« Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. »
« L’homme n’est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d’hommes, saine d’esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s’appelle une nation. »
Je pense qu'aujourd'hui de grands penseurs tels Jacques Attali veulent désagréger la nation pour faire de nous un ensemble de consommateurs cosmopolites, sans culture (ref: le radis d'Attali), au QI limité, encore plus facilement manipulables.
Cette citation d'Ernest Renan me rappèle une image de la bigoterie de la Bretagne à son époque:
D'un côté sur la grand place de Tréguier la statue du grand homme, et dans un enclos en bas de la ville, près du Jaudy "le Calvaire de la Réparation" pour purifier la ville de la pensée maléfique d'Ernest Renan et servir de pendant à cette statue honnie, située à coté de l'église.
C'est très amusant à visiter, et c'est très édifiant: Vous pouvez vous dire cela a existé!.
Oui.....
Le degré suivant est de réussir à admettre qu'on puisse être de plusieurs nations.... Sans exclusive.
D'ailleurs une très grande majorité des habitants de la Bretagne sont tout à fait français sans problème, pourvu aussi qu'on les laisse être également bretons.
Faudrait quand même pas leur demander de choisir.
On peut aller loin dans la subdivision des groupes d'appartenance/groupes nationaux, jusqu'au niveau du quartier même:
Ainsi dans mon lotissement les habitants de la tranche 1 snobent les habitants de la tranche 2; cela ne les empêchera pas de se taper sur le ventre à l'étranger:
"Ouais, t'es français, t'es de Trifouillis les Oies..."
Non, justement, on ne peut pas faire ça.
Parce que les habitants de la tranche 1 n'ont pas leur histoire, leurs mythes fondateurs, leurs légendes propres, leur langue, et n'adhèrent pas au projet de faire perdurer cet histoire, de la transmettre pour ce qu'elle porte de valeurs.
Les habitants de la tranche 1 ne sont pas une nation...
Michel
On peut aller loin dans la subdivision des groupes d'appartenance/groupes nationaux, jusqu'au niveau du quartier même:
Ainsi dans mon lotissement les habitants de la tranche 1 snobent les habitants de la tranche 2; cela ne les empêchera pas de se taper sur le ventre à l'étranger:
"Ouais, t'es français, t'es de Trifouillis les Oies..."
Bien sûr, mais tel est le formatage français ; ainsi il leur est en effet impossible de distinguer un Etat d'une nation, faute d'en saisir le concept même.
D'une certaine façon ça rend très difficile aux Français d'appréhender le monde, auquel ils ne comprennent rien.
Pas complètement, mais c'est ancré très profondément ; dans les bases de l'enseignement, dans la langue elle-même et son lexique.
On ne peut pas en vouloir aux gens de confondre Etat et nation quand tout est là, dans les mots eux-mêmes, pour qu'on ne fasse pas la distinction.
" D'un côté sur la grand place de Tréguier la statue du grand homme, et dans un enclos en bas de la ville, près du Jaudy "le Calvaire de la Réparation" pour purifier la ville de la pensée maléfique d'Ernest Renan et servir de pendant à cette statue honnie, située à coté de l'église.
C'est très amusant à visiter, et c'est très édifiant: Vous pouvez vous dire cela a existé!."
Et oui cela a existé, car savez-vous que nous avons eu le droit aussi aux missionnaires sous Louis XIII et Louis XIV (ce dernier qui nous envoya aussi la mort et ses massacres pour mater la révoltes des Bonnets Rouges) afin de re-christianiser la Bretagne en prêchant la soumission et la menace du purgatoire ?
Seulement aux côtés des chapelles se trouvent les fontaines , dites miraculeuses où l'on allait implorer tel ou tel saint et pas seulement lors des pardons avec les curés(lesquels ne s'y rendent bien sûr pas à la fontaine païenne!), derrière ces saints là se trouvent d'autres personnes ou d'anciennes divinités. Par exemple à la fontaine de Ste Anne La Palud, derrière cette Santez Anna se trouve Ana la Celte et c'est elle qui se trouve tapie dans l'élément naturel qu'est la source et pas l'autre! (au passage celle d'Auray je ne sais pas trop si elle est si celte que ça?! Romaine ?) .
Les églises aujourd'hui sont bien vides, les curés viennent d'ailleurs , finalement cette bigoterie était elle si solide et ancrée que ça? Je ne suis pas si sûre...
Il y eut aussi quelques batailles rangées entre "rouges" et "blancs", même après Renan.
Je vais aussi vous citer un ancien proverbe:
Kelien ha merien / Mouches et fourmis
Menec'h ha belien / Moines et prêtres
Pevar seurt loened / Quatre sortes de bêtes
Ar gwasañ zo er Bed / Les pires qui soient au Monde.
Sans parler des petits arrangements entre l'Eglise et la France royale puis républicaine !
www.youtube.com/watch?v=Mcq7Z4YNOwk
(je vous dispense de la 1ere partie)
il faut reconnaitre que les gouvernants français ont été beaucoup plus efficaces que les habsburg ou les rois et caudillos espagnols pour faire croire aux peuples allogènes annexés ( bretons , occitans , basques , corses etc. pour ce qui concerne la france) qu'ils étaient français , autrichiens ou espagnols.
Il faut dire qu'à l'époque où dans l'école de jules ferry les enfants qui disaient un mot dans leur langue maternelle allaient au piquet avec le bonnet d'âne , l'enseignement se faisait en tchèque à prague , en hongrois à budapest , en croate à zagreb , en italien à trieste , tout comme on s'adressait à l'administration dans ces langues dans ces villes
L'histoire doit-elle être une entrave ?
Si reconnaitre et ne pas oublier, est un devoir, une marque de respect... faut-il que les descendants le fassent en grattant les blessures du passé afin qu'elles demeurent à vif ?
Faut-il cheminer avec l'amertume d'un temps que ceux qui s'expriment aujourd’hui n'ont pas forcément connu ?
Et puis... cette obsession de la bouffe, en général, de quand, où et keskonvamanger -surtout si c'est fermé- et keskonboiavec, me semble parfois obscène.
Il y a des moments où la nourriture ne devrait être considérée que comme un carburant (ne pas oublier qu'il fait défaut à beaucoup) tant les autres sens sont comblés.
Il y a des moments où la nourriture ne devrait être considérée que comme un carburant (ne pas oublier qu'il fait défaut à beaucoup) tant les autres sens sont comblés.
En même temps, c'est, pour moi en tout cas, l'un des plaisirs de la vie. Pas question de négliger ça...
les particularismes aboutissent à des régions autonomes, quand ce n'est à des pays inndépendants )
ainsi dans la 1ere catégorie par exemple le schlezwig-holstein, l'ecosse , [..]
l'Ecosse, le Schleswig-Holstein et la France ce sont deux choses différentes...
pour que l'on ait en France des régions autonomes il faudrait totalement modifier la constitution , adopter un système fédéral ( comme par exemple en Allemagne ).
Or le problème qu'il y a en France c'est que l'élection présidentielle est trop sacralisée c'est la culture et les mentalités qui veulent ça...alors que la présidentielle à mon sens n'est pas la plus importante des élections; les régionales sont bien plus importantes.
Puis la France est un pays largement trop centralisé.
Ensuite sans faire de politique avec la suppression de la taxe d'habitation ça ne va pas arranger les choses car les régions seront encore plus tributaires des dotations de l'Etat central plutôt que de profiter des richesses économiques crées localement
Je faisais observer à Choucarde que ses souhaits politiques avaient peu de chance d'être pris en compte par l'économie moderne (j'entends par là: mondialisée). Sans me prononcer sur le fond.
tous les pays démocratiques (sauf la france, mais l'est-elle qui refuse de ratifier la charte des langues minoritaires)
La Démocratie a une définition (et la France une majuscule) et le fait de ratifier ou pas un Traité Européen n'en est pas partie, quel que soit l'intérêt dudit Traité et les motifs du refus de ratification par une instance élue d'un pays souverain. Votre remarque est donc, a minima, paradoxale.
les particularismes aboutissent à des régions autonomes, quand ce n'est à des pays inndépendants)
ainsi dans la 1ere catégorie par exemple le schlezwig-holstein, l'ecosse, la catalogne, euzkadi, le val d'aoste, le sud tyrol, et dans la 2e, par exemple, la slovaquie, les états issus de l'ex yougoslavie, l'irlande, la moldavie
Ces situations sont difficilement comparables (quoi de commun entre l'histoire de l'Écosse, celle des Balkans ou celle du Sud Tyrol?).
Et vous omettez de citer d'autres partitions -car c'est toujours la même musique-, les Soudan, l'Éthiopie et l'Érythrée, l'Inde et le Pakistan, et tant d'autres. Les peuples se portent-ils mieux dans l'entre-soi des particularismes, qu'ils soient religieux, ethniques, linguistiques ou culturels?
Pour ma part, je ne suis pas convaincu que face à la finance mondialisée, qui se joue des frontières, et à la puissance des transnationales des nouvelles technologies, la balkanisation soit le meilleur service à rendre aux peuples.
" La Démocratie a une définition (et la France une majuscule) et le fait de ratifier ou pas un Traité Européen n'en est pas partie, quel que soit l'intérêt dudit Traité et les motifs du refus de ratification par une instance élue d'un pays souverain. Votre remarque est donc, a minima, paradoxale. "
Ah ...
La France est une République avec sa propre conception (souveraine) de la Démocratie.
Précisons , que toutes les Républiques ne sont pas forcément des Démocraties et que toute les Démocraties ne sont pas forcément des Républiques.
Plus haut j'avais posté une vidéo d'une intervention du député Paul Molac au sujet des langues régionales. Je le cite car c'est intéressant:
" L’égalité ne passe évidemment pas par l’unicité culturelle et la langue française. Revenons-en à l’esprit du contrat social : les hommes se rassemblent pour gouverner en dehors de toute appartenance religieuse, culturelle et ethnique. Hélas, chez nous, la notion de République est ethnicisée : on la fait coïncider avec la langue française qui n’est autre qu’un marqueur de l’ethnie française. Cela détourne totalement l’idée de République. On peut même se demander, comme le faisait le très regretté Guy Carcassonne, si la République a besoin d’une langue !
Surtout, les valeurs universelles contenues dans la devise de la République peuvent s’exprimer, et c’est heureux, dans toutes les langues du monde. L’esprit des Lumières nous a appris que certaines valeurs universelles nous lient, au-delà de notre appartenance ethnique, nationale et culturelle, au reste de l’humanité. La défense de la diversité, la reconnaissance de l’égale dignité des cultures et des langues sont des valeurs universelles que la France se doit de prendre en compte. On notera ainsi fort à propos que le monolinguisme français, bien qu’il soit la règle, n’empêche pas la progression de la langue anglaise."
Ici son texte en entier: paulmolac.bzh/...-langues-regionales/
Je ne suis donc pas imprévisible non plus en disant que je suis bien d'accord avec ce Monsieur (réélu haut la main d'ailleurs), mais j'ajoute juste, suite à tes propos, que l'on peut se poser deux questions au moins à ce sujet :
- Qui est donc paradoxal ?
- Qui tente par là à la "balkanisation", ou qui "balkanise" les autres qui ont des particularités culturelles (terme souvent employé d'ailleurs en France dès que l'on ose aborder le simple sujet des langues régionales) ?
« L’homme n’est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d’hommes, saine d’esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s’appelle une nation. »
Je pense qu'aujourd'hui de grands penseurs tels Jacques Attali veulent désagréger la nation pour faire de nous un ensemble de consommateurs cosmopolites, sans culture (ref: le radis d'Attali), au QI limité, encore plus facilement manipulables.
!.
houlala le méchant Attali 😏 !
En affirmant cela je le soupçonne de s'être inspiré de Deleuze ( dans sa légendaire conférence à la FEMIS ) où il parle de sociétés souveraines et sociétés du contrôle
Ce n'est pas Attali qui va faire la société, la société est capable de se prendre en main toute seule...
« Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé,
c'est exact; l'âme d'une nation c'est son Histoire, le fait du "vivre ensemble" au fil du temps.
Bref c'est un peu un truisme ce que j'écris 😉
« L’homme n’est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d’hommes, saine d’esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s’appelle une nation. »
Ce texte est de Renan et non d'Attali.
Je ne voudrais pas m'éloigner trop du sujet qui est égoïstement comment survivre le soir en Bretagne, je voudrais seulement préciser que la société ne se prend pas en main toute seule, elle est manipulée.
J'en veux pour preuve qu'Attali est le Directeur officieux des Ressources Humaines de la République: Il nous a présenté et fait élire un candidat à la Présidence; dans une interview il a annoncé qu'il avait trouvé le suivant, ou plutôt la suivante. Il était très content de son petit effet!
Une autre preuve flagrante de manipulation par exemple est l'incapacité totale de la société d'arrêter le flux migratoire qui date depuis 50 ans maintenant: Tout le monde est contre et ce flux continue malgré tout.
C'est du pain béni pour les employeurs d'Attali pour faire baisser les salaires et créer de la précarité.
Par ailleurs une intervenante me croit obsédé par la nourriture; non, mon problème est de survivre le soir et de profiter à fond des heures de jour (Promenades en mer, randonnées).
Je pense que la solution du problème est d'être en camping, en location saisonnière, ou en camping car, et ainsi on ne dépendra pas du bon vouloir des restaurateurs. Une belle promenade en mer dépasse largement le plaisir d'un bon menu, pour moi.
Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu pas venir d'autres périls?
Tu sais que je ne partage pas ta fougue linguistique. Ce combat linguistique qui est trop souvent le faux-nez d'un combat politique.
Je n'ai parlé ni de République, ni de la devise de la République Française. C'est toi qui glisses ces notions, mine de rien.
Paul Molac? Pourquoi pas, il contribue à la diversité, mais sa référence à « l'ethnie française » est quand même de sinistre mémoire (cf Montandon). Et s'il a été réélu « haut la main » c'est sous l'étiquette En Marche! Combien n'ont pas été réélus sous cette bannière? Il est par ailleurs un navigateur accompli dans les arcanes politiciennes.
Pour répondre à tes deux questions (en remettant mes propos dans leur contexte):
Qui est donc paradoxal ?
Ce qui est paradoxal dans le propos de Mick c'est de contester le caractère de démocratie à un pays au motif qu'une de ses instances élues refuse de ratifier un traité européen. Alors même que c'est l'exercice de la démocratie dudit pays.
Qui tente par là à la "balkanisation"...
Bien que le vocable soit récent, son sens est clair et n'a rien à voir avec la marginalisation, réelle ou supposée, de particularités culturelles.
Et si je puis me permettre, je suis étonné que toi, qui a vu de près d'autres combats autrement cruciaux, tu te réduises à celui-là. 😕
il faut reconnaitre que les gouvernants français ont été beaucoup plus efficaces que les habsburg ou les rois et caudillos espagnols pour faire croire aux peuples allogènes annexés ( bretons , occitans , basques , corses etc. pour ce qui concerne la france) qu'ils étaient français , autrichiens ou espagnols.
Il n'est pas plus de peuple "occitan" que d'Occitanie excepté celle qui a réintégré peu ou prou ses frontières du Languedoc historique.
Le peuple de ma Provence est provençal et rien d'autre.
" Ce combat linguistique qui est trop souvent le faux-nez d'un combat politique."
En effet !! Surtout quand on fait des promesses non tenues, ou fait mine de la tenir en tentant de la faire passer tardivement sachant bien qu'à droite ce serait non (promesse N°56 de François la pluie, lors de sa campagne 2012).
Donc à la fin, il ne faut pas s'étonner que beaucoup en arrive à se dire que c'est le "même panier de crabes"! Et si des politiciens s'en étonnent encore c'est qu'ils sont à la rue en ce qui concerne les désirs des gens, Bretons ou autres.
" Et s'il a été réélu « haut la main » c'est sous l'étiquette En Marche! "
Facile ça !! Paul Molac travaille pour son territoire et chez lui où il est connu et respecté bien avant de rejoindre cette nouvelle étiquette tout en s'affichant clairement régionaliste.
Et il a clairement dit son désaccord quand à la suppression des contrats aidés pour les associations, parmi lesquelles les écoles Diwan.
Ensuite si tu ne vois pas le paradoxe dans la constitution française , ou ne veut pas le voir, c'est ton problème OU ton opinion. Mais ça reste en tous cas du mépris à l'encontre d'un certain nombre de citoyens français. Et en tous cas ça a été très clairement de la marginalisation, et si tu disais le contraire à certains anciens et bien ils en seraient choqués, d'autant que beaucoup regrettent de ne pas avoir transmis la langue pour les motifs bien connus qu'ils ont subit et qu'on leur a mis ans le crâne tout petits (double sentiment de honte donc qu'ils éprouvent aujourd'hui). Et des exemples s'il t'en faut j'en ai à la pelle!
En quoi ça pouvait déranger que les citoyens français soient bilingues, hein...??
Même Jaurès était pour l'enseignement des langues régionales à côté du français , et quand on voit maintenant toutes sortes de guignols hypocrites qui osent se réclamer de lui!! Pfff...!
La pression, et les intérêts électoraux ont fait qu'il y a eu des avancées , timidement.
Il faut un cadre juridique solide pour protéger nos langues car en l'état elles sont à la merci de n'importe quel gouvernement nationaliste ou mentalement replié, et la France n'en n'est plus à l'abri !! Et dernièrement ce pays comme pas mal de ses habitants m'ont d'ailleurs fait très peur.
"Et si je puis me permettre, je suis étonné que toi, qui a vu de près d'autres combats autrement cruciaux, tu te réduises à celui-là. 😕 "
En effet tu te permets là de dire un truc dont tu n'en sais rien ou pas grand chose. Dis toi plutôt que c'est justement aussi parce que j'ai vu d'autres choses ailleurs que ce "combat" là aussi me paraît juste et légitime. Ce n'est pas pour ça que le reste n'est pas important.
Viens au Festival du cinéma l'année prochaine, anciennement nommé festival des minorités (mais ça plaisait pas en haut lieu) , et tu verras si on ne peut pas défendre les nôtres comme celles d'ailleurs!!! Et que "l'entre soi" dont tu nous accuses n'est que du pipeau et le refrain d'une idéologie aujourd'hui désuète.
Permets moi donc aussi de te dire que je te trouve là un brin père la morale, laquelle morale que je connais déjà par cœur car tu es loin d'être le seul à tenter cet espèce d'argument à ce sujet . Que ce combat t'étonnes ne m'étonnes pas plus, tu n'es pas le seul ainsi formaté .
Je ne pense pas devenir provençale si un jour je déménageais à Toulon.
Ni bretonne si j'optais pour Douardenez.
Y serais je donc personna non grata ?
Je comprends qu'on se dise alsacien ou basque ou ... mais ça n a aucun sens dans un monde qui ne veut pas vivre replié sur lui même que de relier ce sentiment à un territoire ou à une autonomie politique.
Les singularismes sont une richesse tant qu'on ne s' y enferme pas.
Oui, ah moi je suis d'accord, une langue est faite pour vivre et mourir, pour se modifier et s'infléchir ; je suis un libéral, moi 🙂.
Par contre, logiquement, je suis aussi pour la fin de toute prétendue "exception culturelle française", pour le droit d'interagir avec tout organisme officiel en anglais, pour le fin des quotas de musique française ici ou là, pour la fin de tout monopole organisé du français.
Fini aussi ces lubies d'intervention de l'Etat sur les langues, les réformes de l'orthographe etc.
Basta les obligations (d'ailleurs ridicules) de traduire les messages publicitaires en français.
Là, je suis d'accord ; toi aussi ?
Michel
Il faut un cadre juridique solide pour protéger nos langues
Pourquoi muséifier le langage ?
Le breton, le français le... sont des moyens de communication de leur temps.
Ils n'existaient pas avant hier, ils n'existeront plus après demain.
Personne ne parle de l'anglais d'Oxford 🙂.
La France, c'est assez simple, a comme spécialité de se voir universelle, et d'exiger des autres ce qu'elle se refuse à elle-même.
Cette étrange tendance vaut aussi pour les droits de l'Homme et les libertés individuelles : mauvais élève de l'Europe, éternel dérogatoire des obligations internationales qu'elle prétend promouvoir, elle est toujours là pour prétendre donner des leçons et s'ériger en modèle (face récemment à la Pologne, par exemple).
C'est parfaitement choquant quand cela concerne la langue.
Michel
Tant que ce n'est pas le norvégien, langue écorcheuse d'oreilles alsaco normandes, qui remplace le français, peu m importe !
Et puis l'anglais d'oxford est déjà une langue morte...😏
Le breton, le français le... sont des moyens de communication de leur temps.
Ils n'existaient pas avant hier, ils n'existeront plus après demain.
Ce que tu écris est très juste. D'ailleurs, les jeunes générations, elles en pensent quoi de tout ça ? Ont-elles envie d'apprendre le Platt, le Basque ou le Breton ?
Formaté... nouveau qualificatif pour désigner ceux qui émettent une opinion différente, une divergence d'idées.
Le formaté des cultivés, c'est le troll des autres forumistes, un genre d'insulte... à l'intelligence.
Choucarde, je trouve ton discours fanatique terrifiant...
Lorsque tu écris : Et dernièrement ce pays comme pas mal de ses habitants m'ont d'ailleurs fait très peur... je suppose que tu dois être à l'heure actuelle soulagée.
Mais dans cette discussion où les alliés objectifs émettent des opinions diverses et variées sur La Fraannnce, où les discours glissent dangereusement vers un extrême momentanément assoupi... j'aimerai en être certaine. 😕
La honte des anciens... est-ce un moteur assez puissant, assez objectif, pour se frayer un chemin dans le monde tel qu'il est ?
Le discours de Choucarde est fanatique ?
🤪...
Est-ce que je peux demander... En quoi ?
Qu'est-ce qui t'ennuie tant dans ce qu'elle écrit ?
Où est le problème ?
Il est très pondéré son discours ; enfin je trouve.
Il y a des moments où la nourriture ne devrait être considérée que comme un carburant (ne pas oublier qu'il fait défaut à beaucoup) tant les autres sens sont comblés.
Je dirais plutôt QUAND les autres sens sont comblés.
" La honte des anciens... est-ce un moteur assez puissant, assez objectif, pour se frayer un chemin dans le monde tel qu'il est ?"
Un moteur , je ne sais pas, en tous cas l'exemple du ñ nous ramène encore à l'histoire et à l'interdiction des prénoms bretons (si tu mettais un prénom breton à ton enfant il n'avait pas d'état civil et donc pas d'existence aux yeux de l'Etat, donc loi faite pour faire disparaître aussi les prénoms, et ce n'est pas si vieux que ça).
"le monde tel qu'il est "
Tel qu'il est ou tel que vous le voyez ?
Mariecurry plus haut qui se pose la question avec Attila du pourquoi vouloir parler une langue régionale de nos jours " dans le monde tel qu'il est" ?
Au passage il faut vous rappeler Mesdames que bien des pays au monde reconnaissent depuis des lustres plusieurs langues .
Parler une autre langue, qu'elle soit bretonne ou anglaise ou autre est une ouverture d'esprit sur le monde, une richesse , une autre vision de percevoir celui ci. Une autre façon de penser (c'est peut être voire sans doute cela qui dérange tant l'Etat français). Apprendre une autre langue facilite l'apprentissage d'autres ensuite et en particulier par le bilinguisme précoce.
Et puis les gens sont ce qu'ils sont, avec leurs langues, leurs cultures, leur histoire.
Par exemple pour que tu perçois mieux: il y a deux mots en français du côté masculin pour
exprimer le sexe de la personne (garçon) et pour désigner l'enfant de quelqu'un (fils), alors qu'il n'y en a qu'un pour la femme (fille).
En breton il y a égalité de traitement des deux genres. "Plac'h" désigne la personne de sexe féminin dont le masculin est "paotr", et "merc'h" l'enfant de telle personne dont le masculin est "mab".
Et ce n'est pas tout, Mesdames, concernant la part féministe importante en langue bretonne et en Bretagne, et autres "particularités" comme les canards et l'herbe et les arbres qui chez nous sont bleus! Et comme je ne vais pas vous faire un cours évidemment, et que d'autres langues ont aussi leurs richesses, c'est juste pour vous faire comprendre que le monde ne se perçoit pas qu'en français, la France non plus d'ailleurs. Quand bien même certains rêvent d'une francophonie politique et même d'une annexion de la Wallonie, d'autres de murs et de suppressions des anglicismes (fanatisme là aussi ! Alors oui soulagée des pires, juste un bref instant)...
Mariecurry plus haut qui se pose la question avec Attila du pourquoi vouloir parler une langue régionale de nos jours " dans le monde tel qu'il est" ?
Au passage il faut vous rappeler Mesdames que bien des pays au monde reconnaissent depuis des lustres plusieurs langues.
Parler une autre langue, qu'elle soit bretonne ou anglaise ou autre est une ouverture d'esprit sur le monde, une richesse, une autre vision de percevoir celui ci. Une autre façon de penser (c'est peut être voire sans doute cela qui dérange tant l'Etat français). Apprendre une autre langue facilite l'apprentissage d'autres ensuite et en particulier par le bilinguisme précoce.
Et puis les gens sont ce qu'ils sont, avec leurs langues, leurs cultures, leur histoire.
Une langue ne s'apprend pas à l'école . Elle se parle tout naturellement en famille. Si ce n'est pas le cas c'est fichu.Le Breton ne se parle pratiquement nulle part.Je ne suis pas resté très longtemps en Bretagne mais je n'ai jamais entendu une seule conversation en breton dans un bar du Morbihan ou du Finistère tandis qu'à la même époque on parlait l'Alsacien en Alsace .Lorsque j'étais gamin j'ai côtoyé des enfants de paysans des montagnes qui avant d'aller à l'école primaire ne parlaient que l'Alsacien et pratiquement pas un mot de français .Une langue morte ne reviendra pas vivante parce quelques individus ont décidé de l'enseigner à l'école!
Ajoutons à ce sujet quelques petites choses.
Il n'y a pas "un monde" que nos langues respectives s'efforceraient de formaliser, de dire, de montrer, de décrire.
Il y a des des langues différentes, qui toutes sont porteuses d'une certaine vision du monde ; on ne "voit" pas le monde pareil en français et en bretons ; on ne voit pas les couleurs pareillement, on en voit pas les rapports sociaux pareillement, on ne dit pas les sons non plus de la même manière. Chaque langue est porteuse d'une vision du monde, d'un imaginaire, d'un ensemble de possibles, de potentiel, d'opportunités et de talents à développer.
Interdire une langue, c'est éteindre une lumière, c'est un potentiel qui ne se révélera pas.
A ceux qui ont fait en sorte que je sois privé des langues de mes grands parents, interdits ou dissuadés de me les transmettre, je veux transmettre une nouvelle rassurante ; je n'aurais certainement pas été talentueux au point d'en faire quelque chose.
Je sais, par contre, que mille et un talents ont été ainsi interdits, brimés, bridés, par dogmatisme, par idéologie.
Une idéologie dont je sais très bien, aujourd'hui, quoi penser ; je sais qu'être prisonnier du monolinguisme dogmatique ne rend sans doute pas plus fort, mais assurément plus pauvre de culture.
Michel
Le breton, le français le... sont des moyens de communication de leur temps.
Ils n'existaient pas avant hier, ils n'existeront plus après demain.
Ce que tu écris est très juste. D'ailleurs, les jeunes générations, elles en pensent quoi de tout ça ? Ont-elles envie d'apprendre le Platt, le Basque ou le Breton ?
L'éradication des langues régionales et donc du breton par l'Etat aux XIX° et XX° siécles est au contraire un excellent contre-exemple.
Parlées à la maison, ces langues ont été éteintes par et à l'école.
Une langue ne s'apprend pas à l'école . Elle se parle tout naturellement en famille. Si ce n'est pas le cas c'est fichu.
bien des pays au monde reconnaissent depuis des lustres plusieurs langues.
Je vis, aussi, dans un pays qui reconnaît depuis un peu plus de vingt ans onze langues officielles. Le sort des Vendas, des Tsongas ou des Ndébélés-du-sud n'en semble guère amélioré et pour tout dire, ils semblent s'en battre le balafon.
Mesdames,
Cette émission de la RTB (B comme Belge) s'achève comme elle a commencé, sur des sujets cruciaux. Entre la fermeture des restaurants en Bretagne et celle de ses élites autoproclamées, nous espérons que vous passerez vos prochaines vacances à Knokke-le-Zoute. Nous y avons aussi des animations folkloriques et de plus talentueux trublions. (Malheureusement, toutes les stations balnéaires belges sont en Flandre où il faut s'attendre parfois à un folklore un peu moins reluisant.)
vimeo.com/35330358
Nous ne saurions nous quitter sans écouter Radio Bro Gwened. Programmation musicale éclectique de qualité, peu de bolo bolo (mais il prononcent Fañch et non Fanch), classe internationale.
www.radio-bro-gwened.com/
Merci aux globules blancs qui ont fait ici leur travail.
L'éradication des langues régionales et donc du breton par l'Etat aux XIX° et XX° siécles est au contraire un excellent contre-exemple.
Tu parles d'éradication c'est donc que le breton est pratiquement éteint. Si l'état y est pour quelque chose et c'est sans doute vrai, ça ne doit pas être la seule raison sinon pourquoi le basque est-il toujours parlé ? Le Corse et l'alsacien aussi mais déjà un peu moins.
Je parle d'éradication car telle était l'intention.
Michel
L'éradication des langues régionales et donc du breton par l'Etat aux XIX° et XX° siécles est au contraire un excellent contre-exemple.
Tu parles d'éradication c'est donc que le breton est pratiquement éteint. Si l'état y est pour quelque chose et c'est sans doute vrai, ça ne doit pas être la seule raison sinon pourquoi le Basque est-il toujours parlé ? Le Corse et l'alsacien aussi mais déjà un peu moins.
Une langue morte ne reviendra pas vivante parce quelques individus ont décidé de l'enseigner à l'école!
L'hébreu
Là c'est différent.Des juifs ne parlant pas hebreu décidant d'aller vivre en Israël apprendrons l'hébreu à "l'école" tout comme un réfugié soudanais ou lybien apprendra le français pour s'intégrer dans la société. Sinon je ne vois pas d'autres cas à part peut être quelques religieux minoritaires pour qui l'hebreu est la langue du Judaïsme comme le latin l'était il n'y a pas si longtemps pour les chrétiens.
PS: Avant la création de l'état d'Israël les juifs de Palestine parlaient un hebreu ancien ou l'araméen( langue origine) depuis plus de 3000ans
L'hébreu était une langue totalement morte; elle a été ressuscitée par l'Etat d'Israel pour en faire sa langue officielle. Je suis peut être de mauvaise fois, car il ne s'est pas s'agit de "quelques individus" mais de tout un peuple qui a participé à cette résurrection.
Pour les juifs de la diaspora dont la grande majorité parlaient Yiddish oui et ils ont été obligés de se mettre à l'hébreu( et le yiddish est ainsi devenu une langue morte faute de locuteurs) mais pour ceux qui vivaient en Palestine depuis des centaines de générations non ils parlaient bien l' hébreu mais certainement pas tous et pas l'hébreu "moderne". L'araméen surtout et aussi l'arabe et d'autres dialectes locaux étaient également parlés mais l'hébreu existait, sans doute pas dans sa forme actuelle...Les langues évoluent; le grec d'Aristote n'a rien à voir ou presque avec le grec d'aujourd'hui! De même le vieux français serait totalement incompris par nos concitoyens de nos jours. Dans quelques années on parlera peut être un breton appris à l'école qui n'aura rien à voir avec le breton de nos grand parents!😏
Mariecurry plus haut qui se pose la question avec Attila du pourquoi vouloir parler une langue régionale de nos jours " dans le monde tel qu'il est" ?
Je ne sais pas, je pose la question. Qu'en pensent les gamins aujourd'hui ? Mon filleul a suivi une filière bilingue français-breton dès la maternelle. Il a décidé, tout comme sa soeur l'avait fait avant lui, d'arrêter le breton au collège. Et de le remplacer par l'espagnol. Le monde tel qu'il est, le monde d'aujourd'hui, c'est internet, c'est pouvoir communiquer en live avec l'autre bout du monde. Apprendre le breton ne lui semblait guère utile. Je ne fais pas de cet exemple une généralité, attention. Ça m'amène juste à m'interroger sur ce besoin de conservation que nous (les vieux?) avons.
Parler une autre langue, qu'elle soit bretonne ou anglaise ou autre est une ouverture d'esprit sur le monde, une richesse, une autre vision de percevoir celui ci. Une autre façon de penser (c'est peut être voire sans doute cela qui dérange tant l'Etat français). Apprendre une autre langue facilite l'apprentissage d'autres ensuite et en particulier par le bilinguisme précoce.
Tu me fais un procés immérité 😕. J'ai la chance (enfin je le vois comme ça) d'être née dans une famille où du côté maternel comme du côté paternel on parle des langues maternelles autres que le français. C'est le cas de beaucoup de Lorrains issus des vagues d'immigration qui se sont succédées dans la région.
"Le Breton ne se parle pratiquement nulle part.Je ne suis pas resté très longtemps en Bretagne mais je n'ai jamais entendu une seule conversation en breton dans un bar du Morbihan ou du Finistère tandis qu'à la même époque on parlait l'Alsacien en Alsace."
Encore une fois si tu ne l'as pas entendu, sur un court terme en plus, ça ne signifie pas que la langue n'était plus parlée.
Moi j'ai entendu le breton , sur le port, dans ma famille, chez ma grand-mère dans son café, les vieux marins et les paysans parlaient tous breton... entre eux le plus souvent hélas!
Une fois, pa 'oan bihan, quand j'étais petite, alors que j'étais chez mes deux tantes qui étaient en train de parler brezhoneg devant moi "pourquoi moi je parle pas breton?" . Et l'une d'elles de me répondre "c'est fini, ça, c'est fini!" et d'aller vite s'affairer comme si c'était une question qui la dérangeait. Oui...mais encore, "mais pourquoi" ? "Parce que sinon tu apprendras mal le français et on se moquera de toi à l'école et tu ne trouveras pas de travail". Voilà! J'avais eu la réponse, même si j'avais du mal à comprendre tout ça. Défense donc de parler aux enfants en breton, pour leur bien pensaient ils. Or quand j'ai eu lu de vieux courriers écrits par mes aïeux bretonnants de naissance, il n'y avait aucune faute, et ils étaient pourtant bilingues. L'une de mes tantes me disait parfois des choses en breton, quand l'autre n'était pas là. Ensuite ils sont partis et en grandissant j'avais même oublié que j'avais su des choses en breton, parce que tu vois quand tu es petit tu es un vrai enregistreur! Mais de quel monde venait cette langue? De quel pays ? Je t'assure que tu te poses vraiment des questions assez vite.
Une langue se perd et s'oublie vite, il suffit de constater dans certains coins des gens qui te disent qu'ici on n'a jamais parlé breton ou peut être un grand père par là...alors que tous les noms de lieux dits sont bretons et qu'ils usent de mots bretons et de bretonnismes quand ils parlent! Incroyable!
C'est une langue qui s'est faite discrète et peu transmise donc. Alors aujourd'hui il faut peut être chercher pour entendre le breton maternel, mais on l'entend encore parfois ici et là, dans certains coins, à la campagne le plus souvent (j'en connais) et en particulier je trouve dans le Kreiz Breizh. Et dans les fêtes bretonnes , les festoù noz ha deiz, les cercles ou bagadoù ou dans les festivals comme les Vieilles Charrues ou encore le Hellfest (si si!! https://www.amazon.fr/breton-Guide-conversation-pour-%C3%A9dition/dp/2754085149 )!
Aujourd'hui tu as des parents qui parlent le breton à la maison , certains s'y sont mis et ont leurs enfants en bilingues, d'autres ont été à Diwan et ont y leurs enfants. Lesquels ne sont pas enfermés dans leur monde, tout au contraire même de ce que certaines mauvaises langues peuvent dire (et sans jeu de mots)! Ou encore certains parents non bretonnants qui ont juste compris l'intérêt du bilinguisme, et là tu as aussi des enfants qui poursuivent au Collège et Lycée Diwan .
Ensuite je pense qu'on ne peut pas comparer avec l'Alsace de par sa position frontalière, parfois mouvante. Mais qui a permis que la langue s'entende plus couramment. Tu ne peux pas comparer non plus avec des régions plus isolées dans les terres il y a quelques décennies.
Le breton n'est pas une langue morte puisqu'il y avait encore quelques 200 000 locuteurs il y a 10 ans. Mais avec la disparition des plus vieux la chute s'accélère forcément, certains annoncent un chiffre de 160 000 aujourd'hui.
Tatra a raison on a flingué cette langue à l'école en y collant sur les gens toutes sortes de clichés honteux liés à son origine dite "étrangère" . De quel droit faire ça, sinon par volonté d'unicité et doctrine ethniciste, c'est inhumain. Donc aujourd'hui oui , il y a de la demande et même des offres d'emplois! Et on ne va pas se laisser faire avec cette suppression de contrats aidés, le jeune nouveau président de région, dauphin de Le Drian doit déjà crouler sous les protestations , et on attend aussi que se bouge Capitaine Jean-Yves et De Rugy qui sont bien placés quand même. Sinon à quoi bon voter à part pour seul intérêt d'éviter le pire ?
De même imagine un touriste qui te demande ce que veut dire tel nom de lieu ou tels mots, c'est quand même mieux de pouvoir leur répondre non ? Car heureusement il y en a qui sont curieux et qui trouvent ça bien, ça leur envoie un air d'évasion. Et comme on dit en rigolant: en plus c'est pas loin de la France!
Hep brezhoneg, Breizh ebet! Sans le breton, plus de Bretagne !
" Tu me fais un procés immérité 😕. J'ai la chance (enfin je le vois comme ça) d'être née dans une famille où du côté maternel comme du côté paternel on parle des langues maternelles autres que le français. C'est le cas de beaucoup de Lorrains issus des vagues d'immigration qui se sont succédées dans la région."
Et bien désolée! Je n'ai pas lu que tu étais concernée.
Mais encore une fois le monde "tel qui est"+ les coms d'Attila m'ont parasité ton message. Tatra a mieux exprimé ce que je voulais dire et je le rejoins là dessus.
Oui comme tes enfants il y en a qui lâchent , mais d'autres continuent. D'autres lâhent et reprennent un jour car en passant par divers chemins ou horizons, on finit souvent par revenir à la source, encore plus intéressés par elle car enrichis des autres .
Internet est bien sûr l'outil incontournable, les jeunes l'ont bien comprit y compris les jeunes bretonnants.
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?