Ce n’est pas facile de dire clairement ce que je pense sur le sujet de cette discussion, ou plutôt sue le sujet qui a été soulevé en cours de discussion (et non le sujet initial): les relations Cubains/Canadiens (ou étrangers en général). Je comprends très bien les positions, les frustrations et les opinions de chacun des deux côtés de la discussion. Mon opinion est entre les deux. Je vais essayer de résumer ce que je pense. C’est évidemment basé sur ma propre expérience amoureuse, et sur ce que j’ai vu et observé moi-même ici et à Cuba, et sur les témoignages que j’ai lus (sur Cuba Amor entre autres) ou moi-même entendus. C’est ma propre opinion, et je ne pense pas que je sais tout ou que j’ai la seule expérience valable. Et je ne pense pas que ceux qui ont leur conjoint ici sont "vénérés", simplement que peut-être nous avons une expérience plus "complète" sur le sujet.
Et je tiens surtout à préciser que je donne ici mon opinion générale sur les relations Cubains/Canadiens, et non sur la relation d’une ou plusieurs personnes en particulier. Et mon but n’est pas de convaincre personne de quitter son novio/a ou de faire la morale à qui que ce soit. Juste d’éclairer ceux qui viennent juste de « tomber en amour » avec un Cubain, et peut-être aider d’autres à voir clair… Parce que plus vous lisez, plus vous vous informez, plus vous comprenez, plus vous diminuez votre risque. Et si je dis des choses que vous savez déjà, ne soyez pas insultés, je ne m’adresse pas à vous en particulier, les gens ne sont pas tous au même niveau de connaissances sur Cuba, et plusieurs nous lisent (et nous liront dans le futur) sans écrire ici. Je pense que les gens qui sont amoureux d’un Cubain n’ont surtout pas besoin de se sentir jugés et méprisés mais au contraire compris et respectés. Je me souviens de m’être sentie comme ça aussi et ça n’aide absolument personne. Je le répète, mon but n’est pas de vous convaincre de laisser tomber votre amoureux/se Cubain/e. Juste que les gens soient conscients dans quoi ils s’embarquent.
Alors voici.
Tout d’abord, je pense qu’il faut être conscient que la très vaste majorité des relations entre Cubains et Canadiens sont basées sur une fraude, dans laquelle le Cubain cherche d’abord à obtenir de l’argent et/ou un visa pour sortir de Cuba. Je dis la très vaste majorité, parce que plusieurs personnes semblent dire « C’est risqué comme n’importe quelle autre relation et de toute façon le taux de divorce est 50% donc ce n’est pas plus risqué avec un Cubain ». Je regrette, mais ce n’est pas la réalité que j’observe. Les couples qui marchent il y en a, mais c’est l’exception plutôt que la règle. Est-ce 70%? 80%? 90%? Je ne le sais pas et personne ne le sait. Mais le risque est nettement plus élevé que dans un mariage entre Canadiens, c’est clair. Et ça ne sert à rien de se mettre la tête dans le sable et de nier le risque, au contraire plus vous en êtes conscients et plus vous l'acceptez, plus vous pouvez faire quelque chose pour diminuer votre risque.
Un autre mythe ou croyance répandu est que seules les personnes naïves, peu intelligentes ou qui manquent d’estime d’elles-mêmes se font avoir. C’est faux. Parce que cette croyance est basée sur le postulat que le Cubain fraudeur va toujours laisser voir des indices de malhonnêteté. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. C’est certain que plus vous passez de temps à Cuba (et pas dans un tout inclus!!!), plus vous comprenez l’espagnol (et le dialecte Cubain), plus vous le voyez dans sa famille et avec ses amis, et plus vous diminuez les risques parce que ça rend cela plus difficile pour lui de maintenir l’illusion et de ne jamais se trahir. Mais ça n’élimine jamais complètement le risque. Tant qu’il ne sera pas au Canada, vous ne pourrez pas avoir de certitude sur son honnêteté. Tout ce que vous pouvez dire, c’est « jusqu’ici, je n’ai pas eu de drapeau rouge ». Mais vous ne pourrez jamais être certain, et si vous l’êtes, je dirais que vous êtes probablement encore plus à risque que d’autres. Généralement, les personnes qui ont une attitude de « MON Cubain est différent et il est honnête, j’en suis sûre à 100% » sont justement celles qui se font avoir, parce qu’elles ne voient pas les drapeaux rouges, car elles ne veulent pas les voir… Ceux qui croient au coup de foudre et à l’âme sœur, je m’excuse, mais vous êtes particulièrement à risque de vous faire avoir : il faut être très réaliste et terre à terre!!!
Le danger principal est là : la plupart des personnes qui se sont fait avoir avaient eu des signes, des drapeaux rouges, mais ne les ont pas reconnus comme tels, soit par méconnaissance de la culture et de la réalité cubaine, soit en leur donnant des justifications et excuses. La psyché humaine est très complexe : quand on a des messages contradictoires (Ex : je suis amoureuse de lui vs il m’a menti), cela crée une dissonance et donc un malaise, alors pour éviter ce malaise la psyché modifie la réalité (ex : « il ne m’a pas vraiment menti, c’est moi qui ai mal compris » ou encore « il avait des bons motifs de me mentir, c’était pour me protéger »). C’est très très très difficile, quand on est amoureux, de reconnaître et surtout admettre que les drapeaux rouges existent, et de mettre fin à la relation suite à ces drapeaux rouges. C’est pourquoi la plupart des personnes qui commencent une relation avec un Cubain vont jusqu’au bout, malgré tous les drapeaux rouges, à moins d’avoir une preuve absolue (avec photos à l’appui!) que le Cubain les a manipulées (et encore!...).
Il faut que vous soyez conscients que vous ne pouvez pas analyser la mentalité et la culture Cubaine à partir de vos valeurs et de vos codes Canadiens. Ils n’ont pas les mêmes valeurs, la même culture. Ce qui est inacceptable ici (ex : manipuler et mentir à quelqu’un en lui faisant croire qu’on l’aime, pour obtenir de l’argent), ce qui serait considéré comme un comportement absolument épouvantable et mériterait l’opprobre social ici, est considéré comme normal ou du moins excusable là-bas. Ils vivent dans un pays où il n’y a pas de libertés et où la lutte pour manger est quotidienne. À leurs yeux, cela justifie qu’ils fassent ce qu’ils ont à faire pour s’en sortir. Ils viennent aussi d’une culture où le mensonge est socialement acceptable. Et où la fidélité (sexuelle) n’a absolument aucune importance.
L’autre réalité dont il faut être conscient c’est que même lorsque le Cubain est sincère et vraiment amoureux, le taux d’échec de ces relations est très élevé car une fois rendus ici, les obstacles sont nombreux : l’adaptation d’un immigrant à la société d’accueil, les difficultés financières, la barrière de la langue, les différences culturelles, le mal du pays, tout cela est très très difficile pour un couple et beaucoup ne passent pas à travers. J’en entends plusieurs qui pensent que « nous on s’aime tellement qu’on va passer à travers », mais c’est certain que c’est beaucoup plus facile de penser ça lorsqu’ils sont encore sur l’île et qu’on va les voir en vacances 1 semaine par 3 mois. Si vous pensez que la distance et la paperasse et l’attente sont une dure épreuve pour votre couple, détrompez-vous, ça c’est la partie la plus facile!!! N’importe quel Canadien dont le conjoint est arrivé ici depuis 1 an vous le dira! Parce que quand ils sont là-bas, quand on se voit c’est toujours la lune de miel, la passion, les déclarations d’amour, et la musique, la salsa, le run, bref vous êtes en vacances dans une île paradisiaque et c’est sûr qu’il n’y a aucune difficulté et aucun souci. Mais ce que vous trouviez « cute » et exotique là-bas, c’est une autre histoire rendus ici. Exemples: Là-bas vous payez tout et c’est normal, ça ne vous dérange pas. Mais vous réalisez qu’ici aussi vous allez tout payer pendant plusieurs mois, et que même quand il aura un travail il ne paiera jamais la moitié des dépenses, car il gagnera toujours moins que vous, probablement, et la priorité pour lui sera toujours de payer ses longues distances à Cuba et ses voyages à Cuba et des cadeaux pour sa famille à Cuba… Là-bas, vous trouvez ça super cool et le fun que tout le monde se visite n’importe quand sans prévenir (de toute façon ils n’ont pas le téléphone) et que vous soyez toujours le bienvenu à rester à manger… Mais rendu ici attendez-vous à ce que tous ses amis Cubains débarquent chez vous à l’improviste, n’importe quand à la dernière minute et vous devez leur faire à souper… Bref, il y a beaucoup de sources de chicanes, de malentendus et de tensions, et cela peut user n’importe quel couple.
Que pouvez-vous faire pour diminuer votre risque, pour identifier les drapeaux rouges? Voici en vrac quelques indices :
Si vous pensez que c’est quelqu’un que vous ne pourriez pas attirer ici (soit à cause d’une grande différence d’âge ou d’apparence physique), c’est très mauvais signe. Une différence d’âge de plus de 5-6 ans, surtout quand la femme (Canadienne) est plus vieille que l’homme (Cubain) est un indicateur de risque très élevé. Mais le fait d’être jeune et jolie ne vous met pas à l’abri! Un jinetero peut très bien joindre l’utile à l’agréable en épousant une jeune et jolie yuma s’il peut la convaincre. Pourquoi choisirait-il une vieille, s’il a le choix? Et même si la jeune est moins riche il s’en fout, pour lui toutes les yumas sont riches, et pourvu qu’elle puisse le faire sortir de Cuba c’est ce qui compte. Une prostituée refuserait-elle un client parce qu’il est jeune et beau, s’il a les moyens de payer? Donc gardez quand même les deux yeux ouverts! Le fait que le Cubain travaille dans le tourisme est un facteur de risque, mais ça ne sert pas à grand-chose de le dire puisque la grande majorité des touristes rencontrent seulement des Cubains qui sont dans l’industrie du tourisme. Et le fait qu’il ne travaille pas dans l’industrie du tourisme n’est pas une garantie non plus… Contrairement à plusieurs personnes, je pense que ce facteur n’est pas si important que ça : je connais plusieurs couples qui fonctionnent et dont le Cubain travaillait dans le tourisme. C’est plus une question d’attitude : est-ce que c’est un GO super charismatique qui parle avec tous les touristes et est toujours au-devant d’eux? Ou un petit gêné qui fait sa job mais sans plus? S’il vous demande de l’argent ou des cadeaux, très mauvais signe. Et attention les demandes sont subtiles : un cellulaire pour pouvoir vous appeler, de l’argent pour pouvoir vous écrire des courriels ou encore pour prendre un taxi (aucun Cubain ne va payer un taxi en CUC!!! Il va marcher ou prendre le bus ou payer quelques pesos cubains), des appareils électroniques qui ne sont supposément pas vendus à Cuba, ou encore il vous demande de lui ramener quelque chose en vous disant qu’il va vous le payer, mais il sait bien que rendu là-bas vous ne lui demanderez pas l’argent… Mais attention, souvent ils ne demanderont absolument rien pour ne pas vous faire peur, ils vont attendre que vous soyez mariés et même après. Ils vont simplement accepter les cadeaux que vous leurs faites. Le but n’est pas de vous soutirer beaucoup d’argent mais le gros lot : le visa. S’il disparaît ou n’est pas disponible pendant certaines périodes de temps (il était parti à un training militaire, ou l’internet ne fonctionnait pas, etc.) il est fort possible qu’une autre touriste soit débarquée… Il insiste pour faire changer la date de votre voyage (idem)… Vous arrivez à l’improviste sans le prévenir, et il est content de vous voir mais malheureusement sa grand-mère est malade dans une autre ville et il doit partir pour 3-4 jours… le fait que le Cubain ne semble pas pressé de sortir de Cuba ne veut rien dire : il peut faire semblant de ne pas vouloir quitter son pays pour mieux vous endormir, ou encore il peut être très satisfait de continuer à vivre comme un roi à Cuba en se faisant entretenir par ses nombreuses novias un peu partout! S’il possède des biens qu’il n’a pas pu se payer (cellulaire, mp3, vêtements griffés, etc), c’est qu’une autre touriste lui a donnés. Regardez son non-verbal quand il est avec vous : vous prend-il la main? Vous regarde-t-il dans les yeux? A-t-il un regard absent, quand vous ne le regardez pas? Est-ce qu’il s’assoit orienté vers vous? Est-ce qu’il vous ignore quand il discute avec d’autres cubains? Est-ce qu’il vous inclut dans les conversations?... Est-ce que c’est toujours compliqué, il se cache pour être avec vous, il ne peut pas vous présenter comme sa novia, etc.? Il vous fait croire des choses sur les lois à Cuba (ex : il ne peut pas aller dans une casa particular avec vous car il va avoir des problèmes…). Un Cubain qui ne collectionne pas les relations avec les touristes ne devrait pas avoir peur de la police et craindre de se faire embarquer pour jineterisme. Testez-le!!! Allez le voir à l’improviste (et allez directement chez lui, car sur le « resort » tout le staff va l’avertir que vous arrivez, vous ne verrez rien s’il est avec une autre!). Envoyez une amie passer une semaine dans son hôtel et le « cruiser », pour voir son attitude, ou juste l’observer avec les autres touristes. Engagez un détective, il y en a à La Havane. Et ne dites pas que ça coûte trop cher : c’est pas mal moins cher que de le faire venir ici et d’être responsable pour 3 ans!!! Apprenez l’espagnol. Sinon, même s’il parle anglais, vous ne comprenez jamais ce qu’il dit devant vous à d’autres, vous ne pouvez pas avoir de relations d’amitié sincère avec d’autres cubains, avec sa famille, etc. Cela rend d’autant plus facile de vous manipuler puisque vous n’avez qu’une seule source d’information et c’est lui. Posez des questions, sur tout, sur les coutumes, la culture, etc. Le plus vous en savez, mieux vous êtes capables d’identifier les mensonges et les contradictions. Parlez de vos doutes, de vos craintes. S’il est sincère il ne sera pas fâché. S’il vous fait une crise de « c’est ça, tu ne me fais pas confiance », c’est mauvais signe. Ne vous fiez pas sur les autres Cubains : AUCUN ne dénoncera un jinetero à une yuma, même si vous êtes très amis, même s’ils sont très gentils avec vous. Même s’ils vous traitent comme si vous faisiez partie de la famille, ça ne veut rien dire. Quand un jinetero ne veut que le visa et/ou l’argent, toute sa famille et ses amis le savent, et ils ne disent rien, soit parce qu’ils vont en bénéficier directement ou indirectement, soit parce qu’ils se disent que ce n’est pas de leurs affaires (culturellement, un Cubain n’intervient jamais dans la vie amoureuse des autres, et ne va jamais aller dire à une femme par exemple que son mari la trompe. Ça ne se fait pas, tout simplement. Donc, encore moins aller trahir un autre Cubain à une Yuma!!!) Attention : bien des jineteros savent que ces signes sont des drapeaux rouges, donc ils adaptent leur comportement en conséquence. S’ils sont trop généreux pour vous payer des choses, s’ils insistent tout le temps pour dire qu’ils ne sont pas pressés de se marier ou pour dire qu’ils sont heureux à Cuba, si leur famille est trop accueillante avec vous, bref si leur comportement est exagéré et pas naturel, méfiez-vous. Pour eux, le temps n’a aucune valeur. Ils sont très très très patients. Alors si vous vous dites « s’il est avec moi depuis 3 ans ça se peut pas qu’il veuille juste un visa, il en aurait pogné une autre » ou alors « s’il est prêt à faire 15 heures d’autobus pour me voir, c’est parce qu’il m’aime », vous vous basez sur la valeur que nous accordons au temps, ici, mais là-bas le temps n’a aucune importance : ils n’ont que ça à faire, et ils sont habitués… Et surtout, prenez votre TEMPS. Allez à Cuba le plus souvent et le plus longtemps possible. Une semaine dans un tout inclus 4 fois par année, ce n’est pas assez pour connaître quelqu’un, même en 5 ans… Allez dans sa famille, pour des périodes d’au moins 1 mois, plusieurs fois. Et rien ne presse. S’il vous met de la pression pour se marier, c’est mauvais signe.
Bref, soyez attentif à tous les signes de duplicité, de mensonge, car un mensonge insignifiant est souvent là pour camoufler LE gros mensonge… Écoutez la petite voix à l’intérieur de vous lorsqu’elle vous dit que quelque chose cloche. Et il ne suffit pas de l'écouter, il faut ensuite agir.
Mais en bout de ligne, même s'il n'y a jamais eu de drapeau rouge, il reste une très bonne possibilité de se faire avoir et il faut en être très conscient. Et évaluer si on est capable d'assumer le risque, émotivement, financièrement et psychologiquement. Il faut être une personne solide psychologiquement pour passer à travers, même quand le Cubain est honnête. Alors pour s’en sortir s’il est un fraudeur, il faut vraiment être fait « fort » !! Quand j’entends quelqu’un qui a eu des drapeaux rouges dire « je vais continuer parce que j’aime mieux me faire avoir que de ne pas aller jusqu’au bout ou de ne pas savoir avec certitude » ou un raisonnement similaire, je me dis que cette personne n’a pas vu de près la détresse des gens qui ont vécu ça. Parce que ce n’est pas une peine d’amour ordinaire, de se rendre compte que la personne qu’on a tellement aimée nous a menti depuis le début et ne nous a jamais aimé. Si la personne avait déjà une estime de soi fragile, ça peut la détruire complètement.
Aussi, posez-vous des questions sur votre propre motivation dans cette relation. Pourquoi êtes-vous avec lui/elle? Pourquoi est-il spécial? Êtes-vous capable de départager, dans ce qui vous attire de lui, ce qui est dû à sa personne vs ce qui est dû au cadre paradis tropical/vacances/exotisme? Est-ce qu’il a le même niveau intellectuel que vous? A-t-il les mêmes valeurs? Est-il rendu à la même place dans la vie? A-t-il les mêmes projets de vie? À quoi pourrait ressembler la vie au Canada avec lui? Avez-vous les mêmes intérêts, les mêmes passions?... Bref, s’il était ici, est-ce que vous seriez avec lui et est-ce que vous seriez prête à l’épouser?
Juste pour que vous sachiez mon expérience, mon mari est ici depuis 6 mois et ça va bien, même si l'adaptation a été assez difficile, ça va mieux maintenant mais c'est encore du travail, beaucoup de travail! On est amoureux et j'ai été très chanceuse, il est sincère et il m'a épousée par amour et non pour le visa. Je n’ai pas suivi moi-même tous les conseils que je donne ci-dessus et j’ai été très chanceuse!!! Mais avant qu'il arrive je n'étais pas certaine qu'il était sincère, je le croyais mais j'étais très consciente qu'il y avait un risque et même dans les débuts quand il est arrivé j'étais un peu inquiète... Et pourtant, je n'avais aucun des facteurs de risques. Et je n'ai jamais, jamais eu de "drapeaux rouges", tout a toujours été très clair et facile, il n'y a jamais eu d'histoires compliquées ou de cachoteries... Et malgré tout cela j'étais inquiète quand même car j'ai vu plusieurs histoires de filles qui se sont fait avoir et qui elles non plus n'avaient aucun signe!
Oui il y en a des belles histoires, j’en vis une (du moins jusqu’à maintenant!) et j’en connais plusieurs autres. Mais toutes les personnes que je connais personnellement et qui ont des relations qui marchent, vous diraient à peu près la même chose que moi, du moins je le crois.
AMEN!!!
Je rajouterais juste une chose: Ne faites par expres pour développer une relation avec un Cubain, ou n'importe qui vivant à l'étranger et ayant une culture différente... La relation à distance, le processus d'immigration, l'attente, les doutes, la peur, puis l'adaptation, la réalisation des différences culturelles, l'apprentissage de la vie à deux quand on vient de deux milieux complètement différents, la dépendance de son conjoint quand il arrive, et même des mois et des mois plus tard...
À moins de vous dire que vous ne pouvez pas vivre sans le revoir... SAUVEZ-VOUS!!!😏 J'adore mon mari, il est ici depuis 8 mois et on s'aime, mais c'est difficile, parfois un peu, parfois beaucoup, et même si je ne l'échangerais pas pour un autre, je me dis que je devais être vraiment masochiste pour me mettre dans cette situation... Dites-vous bien qu'une fois rendu ici, le/la Cubain/e n'est pas plus exotique, romantique ou renversant que la majorité des Québécois. C'est juste une personne comme une autre, avec ses défauts et ses qualités.