Préparation haute randonnée pyrénéenne (HRP) été 2015
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MJ Mjp Veteran ·
Pour les cartes j'avais utilisé des photocopies des cartes dont je disposais (soit IGN 1:25000 ou rando éditions): ceci permet d'alléger substantiellement le poids du sac en ne copiant que les zones concernées et en faisant du recto verso. Pour les secteurs où je ne disposais pas de carte j'ai utilisé celles du topo HRP Véron/Bonneau complétées des explications détaillées de celui-ci et je n'ai pas eu de gros souci d'orientation.
photos de voyages et de randonnées: http://mjpgouret.free.fr itinérances: http://tinetpedro.blogspot.fr/
DE Desman Veteran ·
Il faut cliquer sur la roue crantée à droite, et désactiver le zoom contraint (c'est vrai que cette option par défaut est vraiment enquiquinante !).
« Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. - Soyons l'humanité. Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie. » Victor Hugo

http://www.domainofdamien.eu/GR10/index.html
BO Boqi Veteran ·
- Les 50 000 suffisent. Je trouve qu'en traversée les 25000 donnent des indications superflues et surtout ne donnent pas une vue d'ensemble pour planifier ses étapes. Quand tu enquilles sur une montée, la 25 000 te sert à rien. Faut bien comprendre que l'orientation sur la HRP n'est pas difficile, elle est logique et si on prend la seule précaution qui compte : partir par temps clair, ça roule. Il faut savoir que j'ai rencontré des gens qui ont fait la HRP uniquement avec le topo de Veron sans carte sinon les petites du topo.

- J'ai déjà expliqué sur d'autres fils sur la HRP, pourquoi et comment on peut s'organiser. Par exemple, prendre les 3X500000 jusqu'à Gavarnie, acheter les autres à Gavarnie ou dans la ville plus bas et renvoyer les 3. On peut faire pareil à Mounicou, en faisant du stop vers les villages du vicdessos, pareil quand on arrive en Cerdagne. Personnellement, je me sers des jours de repos pour ce type d'achat, faire du stop et ravitailler en vallée.

-Par ailleurs, j'ai donné les points où on peut avoir besoin d'un piolet dans un post précédent. J'aurai pu rajouter la brèche de roland et les crêtes frontalières pr récupérer Troumouse., mais ceux qui font la HRP, ne font pas la brèche de Roland directement car il est indispensable de descendre à Gavanrie pour ravitailler ou alors, ils s’arrêtent à Gavarnie et font la brèche en 2J AR. ( le précedent point de ravito hors refuge c'est le Somport/Candanchu et le suivant c'est dans 3j à Bielsa ).

Tu vas arriver aux alentours du 10 juillet sur le Carlit, je suis pret à parier qu'il n'y aura pas de neige, et si il y en a elle sera damée par les centaines de randonneurs qui font le Carlit à la journée. Tu risques de rencontrer des petits névés après le refuge de l'etang fourcat pour aller sur Mounicou. Mais vraiment rien de méchant, et ils seront déjà bien entamé. Tu vas plus 'galérer' dans les éboulis de la descente du Carlit face sud et sur les passages en descente un peu délicat au dessus des étangs du picot , mais piolet, crampon y sont inutiles.
CA Campagnou ·
Ca ira, on a compris.. Ca te dirais pas plutôt de parler du sujet de cette discussion ?
BD BDFourmis Regular ·
Ca te dirais pas plutôt de parler du sujet de cette discussion ?

Avec plaisir, Campagnou.

On parle de cartographie ?

Je préconiserais sans hésiter l'emploi de cartes au 25 000, plus adaptées à ton périple et de lecture plus facile, compte tenu de ton niveau en topographie (au vu de tes déclarations en préambule).Tu auras remarqué que mjp et Desman ont également évoqué l'échelle au 25 000.C'est un choix judicieux.

Le seul qui recommande l'échelle au 50 000.....c'est notre boqi international, considérant que le crapahut doit s'effectuer par temps clair.Il faudra le réserver auprès de Météo France ! Plus sérieusement, c'est grotesque et irresponsable: en montagne, la météo peut changer très rapidement dans la journée. Personne ne peut garantir un temps stable du matin au soir et plus généralement au cours du séjour en montagne sur une longue période.Une simple nappe de brouillard peut compliquer l'affaire : il te faudra lire la carte; on en revient au début de la discussion !
CA Campagnou ·
Je pense prendre les cartes au 50000, avec des photocopies du géoportail au 25000 (maintenant que je sais le faire.. Merci Desman !) des zones où je compte passer et où je suis susceptible de passer.. Sinon, ce sont 20 cartes top25 à acheter, 240€, 2kgs... Pas top
BD BDFourmis Regular ·
Tu t'habitueras très vite au confort du 25000 même en photocopies.Le reste est inadapté vu ton niveau.

Maintenant, si c'est lié au budget....

Tu aurais dû te rallier à ceux qui te l'ont proposé. ....seul, sans grande expérience, en mode minimaliste, bref !
DW Dw2 ·
Salut, je suis en utilisant Google translate, je suis désolé - vous aurez à lire entre les lignes .. Je commence à Hendaye le 23 Juin, si la météo est bonne. Où allez-vous commencer? Hendaye ou Banlyus?
Pédiluve ·
Salut, ma réponse est tardive mais elle servira peut être à d'autres qui comme moi vadrouillent sur internet en quête de quelques infos pour finaliser la préparation de la HRP. Je fais la HRP en solitaire et sans contacts voiture prévu à partir du 8 juillet dans le sens Ouest/Est. J'ai déjà fait la traversée Est/Ouest en 3 fois 15 jours (sur 3 étés) en solitaire. Mes remarques: - au début, je n'avais aucune expérience de raid, seulement de la rando dans les PO à la journée. Je n'avais pas de bâtons, un sac ordinaire, des chaussures montantes assez souples, une tente monoplace. Je suis allée de la mer à Vicdessos. Les difficultés: chutes par déséquilibre à cause du poids du sac, erreurs dûes à la fatigue et la chaleur (on devient moins lucide), impossible de manger et se changer à l'abri dans une tente monoplace, difficulté d'orientation dans le brouillard hors sentier (j'ai trouver la sortie mais ce fut long), stress et gestion du moral plus difficile par mauvais temps quand on est seul (sentiment d'être vulnérable, doute, idées noires, catastrophisme, "keskejefoula"??). Il y a des moments de bonheur, des moments de découragement. A deux, c'est moralement plus confortable mais il faut supporter l'autre et ses envies parfois différentes. En solitaire, il faut aussi gérer le "voyage intérieur" et bien s'entendre avec soi-même...le retour à la civilisation est très délicat aussi quand on finit par prendre le rythme (pas de portable qui vibre, pas de facture EDF, pas de panneaux d'interdiction ni d'obligation de rentabilité...). Mais on redécouvre des valeurs (eau courante, chaude, lit moelleux, repas goûteux avec fruits frais). - Au fil du temps et de l'expérience, j'ai changé de sac (un 70l pour portage lourd= plus lourd, mais quel confort au fil des jours), j'ai une tente 2 places (matos au sec, manger à l'abri des moustiques, de la pluie ou du froid: j'ai eu la neige entre le col des Mulets et Wallon en plein juillet) et le confort du bivouac c'est de la fatigue en moins sur le long terme, j'ai des bâtons télescopiques (moins de chute par déséquilibre, articulations et muscles moins agressés, possibilité de sauter des ruisseaux plus larges..). J'utilise des cartes au 50 (au début ça perturbe mais avec l'habitude c'est suffisant mais j'ai ajouté des annotations relevées sur les cartes au 25 (sources, cabanes...) dans certains endroits où l'eau manque (entre Ronceveau et l'Anie). Je ne prends plus le piolet ni crampons, car je suis déjà à 18kg (j'ai du mal à porter plus) et si je constate que la neige devient trop abondante et dure je prendrai par les GR 10 ou 11 (ce que j'ai fait à l'aller bien qu'ayant piolet et crampon- mais seule avec un gros sac et une expérience moyenne ça devient moralement difficile). Bien se connaître, avoir rodé son matos, savoir trouver le passage quand on est hors sentier dans des pentes raides, choisir un bivouac qui ne s'inonde pas, qui n'est pas exposé aux chutes de pierres ou aux coulées de boues en cas d'orage violent, savoir faire demi-tour, sentir venir les orages masqués par un relief, ... donc avoir une bonne expérience est la meilleure garantie de sécurité. Malgré ça, on en apprend à chaque sortie et parfois on n'est pas très fier d'un mauvais choix ou d'un manque d'anticipation (ce que la fatigue favorise). On se fait aussi très mal dans les endroits trop faciles (relâchement de l'attention). Mais voir le danger, analyser les situations est le fruit de longues sorties, faciles au début, puis de plus en plus engagées. Mais le risque ne disparaît jamais, il fait parti de l'aventure. Quand on se lance sur un projet comme la HRP, il faut être capable d'aller seul mais surtout de revenir seul! Chacun doit connaître ses limites et adapter son itinéraire. Inutile de donner des conseils à un inconnu car je ne connais pas ses capacités (Quelqu'un qui descendait de l'Aneto alors que j'y montais m'a par exemple reproché d'être inconsciente de monter si tard-15h au sommet par journée d'été très stable avec sac vidé au maximum- Mais que savait-il de mes compétences en météo et de mes capacités physiques? A 18h30, au refuge, en sirotant ma bière je rigolais bien...j'étais descendue en courant dans les pierriers en mode isard! le type est arrivé vers 11h du soir à la frontale...je n'ai pas fait de commentaire). Et j'évite d'en faire aux autres. Mes remarques sont ici pour dire ce qui ME va bien, je ne suis ni standard ni universelle. A chacun de trouver ses repères. Bonne route à tous sur la HRP !
BD BDFourmis Regular ·
(Quelqu'un qui descendait de l'Aneto alors que j'y montais m'a par exemple reproché d'être inconsciente de monter si tard-15h au sommet par journée d'été très stable avec sac vidé au maximum- Mais que savait-il de mes compétences en météo et de mes capacités physiques? A 18h30, au refuge, en sirotant ma bière je rigolais bien...j'étais descendue en courant dans les pierriers en mode isard! le type est arrivé vers 11h du soir à la frontale...je n'ai pas fait de commentaire

Bonjour, Ce monsieur avait parfaitement raison de vous rappeler qu'on ne monte pas en altitude à cette heure aussi tardive, de surcroît seule.C'est un des fondamentaux de l'alpinisme, même facile. Dans une pratique normale et responsable de la montagne, à 15h00 on doit être déjà de retour au refuge.Ce n'est pas une question de compétence en météo ou de capacité physique mais de non prise de conscience des conséquences d'une blessure, malaise, pb technique, etc à cette altitude.
Pédiluve ·
HRP terminée en 40 jours. Plutôt beau temps, seulement 3 journées avec des orages dès le matin (tous les autres ont éclaté le soir ou la nuit), deux jours de brouillard total et 2 jours de pluie forte sans orage....soit une petite semaine de vrai mauvais temps. Le plus dur: garder un bon moral, surtout après Font Romeu (où on pense "c'est presque fini" mais il reste encore un bon morceau avec des étapes longues, de la chaleur, des orages en crête le dernier jour...). Au total, 19 jours de bivouac, le reste en cabane, gîte ou refuge...où je ne suis pas toujours arrivée avant 15h ! Dans la réalité, ce n'est pas si simple de plier l'étape avant 15h, même en partant au petit jour (et même à la frontale deux fois). Et de toute façon, ça ne protège de rien (ni des orages du matin, ni des risques de chute). Il n'y a pas de règle d'or : on doit adapter l'horaire tous les jours en fonction de la météo, du terrain, de sa forme. Mais pour ça, il faut être capable de lire le ciel, lire le relief, se connaître parfaitement, voir les dangers...c'est aussi la garantie d'une HRP en solitaire réussie!
DE Desman Veteran ·
Vrabo ! 😉

As-tu strictement suivi le parcours HRP ?
« Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. - Soyons l'humanité. Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie. » Victor Hugo

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Pédiluve ·
J'ai suivi plus ou moins l'itinéraire classique ou ses variantes, en fonction de ce que j'avais déjà fait à l'aller. Dans la partie basque, j'ai tenté quelques variantes par le sud pour éviter le goudron dont j'avais le souvenir peu plaisant (Aldudes/ col Lepoeder surtout). J'ai donc suivi le GR 11. Mais son itinéraire a changé, donc j'ai improvisé au sud de Roncevales, plein Est...Pas mal (bonnes pistes ou sentiers en forêt, plutôt agréable, mais plus long que la HRP d'environ une 1/2 journée). Parfois, c'est un peu galère car sur la carte j'avais une piste et en réalité il y en a trois ou quatre...avec noms basques seulement (alors que les noms sont en français et espagnol sur la carte!). Donc pour éviter de perdre du temps, il faut retracer avant de partir en faisant quelques recherches sur Internet pour avoir les noms ou les dernières modifications de pistes. Comme j'avais la tente et ma bouffe, j'ai aussi éviter le crochet par les chalets d'Iraty: après les crêtes d'Urkulu je suis partie directement plein Est sans passer par Okabe (descente par un bon sentier puis remontée vers l'Orhy toujours par sentier). Là, j'ai repris ma 1/2 journée ! Ensuite, itinéraire classique en passant presque toujours par les options "sud" (j'avais fait par le nord à l'aller). Un bon plan au Balaïtous: option sud par Respomusso mais ensuite éviter la longue remontée vers la Fache en passant par le col de Cambalès qui se rattrape facilement en marchant Nord moins d'une heure. ça évite un gros crochet par le nord tout en passant par Cambalès où la vue est splendide (option beau temps bien sûr!). Après la hourquette d'Alans, j'ai tenté aussi une version sud par le cirque de Pineta (très beau) puis l'ancien GR 11 (mais il n'existe que sur la carte, il n'est plus balisé et a été déplacé) pour revenir sur Parzan (descente sur Parzan par piste- c'est toujours mieux que la route internationale de l'itinéraire Nord). Autre variante, involontaire j'avoue mais finalement excellente: après Alos d'Isil, col de Curios. J'ai oublié un peu vite que la montée n'était pas finie (il faut encore aller au col de Calberante) et je suis partie un peu vite sur un bon sentier qui attire l’œil fatigué...après un petit moment je commence à m'apercevoir que le relief ne correspond plus à ce que j'attends. Je m'arrête pour faire le point...réalise mon erreur. Comme j'ai déjà pas mal heures dans les pattes et que je ne veux pas faire demi-tour, je trouve un itinéraire bis, qui se révèle excellent, très sauvage et qui tombe directement à Noarre (je pense même plus rapide que par E.Pujol). De Currios, partir vers le col del Forn puis descente vers le "refuge" de la piète del prat (station de ski de Tavascan- attention le refuge est un bar-resto fermé la nuit, ouvert de 9 à 19h). En Andorre, j'ai préféré passer par Juclar et l'Hospitalet car c'est un coin que j'adore et ça évite les paysages pelés et les vues sur les immeubles et autres routes fréquentées du Pas de la Casa. Du coup, je ne suis pas aller au Carlit puisque cet itinéraire débouche sur la vallée de la Grava (ou alors il faut faire un crochet, mais comme je suis du coin, j'irai un autre jour et hors saison). En Cerdagne, je ne suis pas remontée par la vallée d'Eynes mais par la vallée de l'Orry (à l'Est du Cambre d'Ase, en passant par Planès). Je la trouve plus jolie et en plus le bivouac à l'Estagnol, en fond de vallée, est très sympa. Voilà pour mes variantes. Je signale aussi un très bon plan à La Pierre st Martin: au bar-resto "le teïde", dans la galerie marchande de la station, ils ont réussi à me trouver un appartement pour la journée et la nuit (j'ai fait une journée de repos): avec le repas et le petit déj au bar ça ne m'a pas coûté plus cher qu'en refuge et j'ai eu un studio pour moi toute seule où j'ai pu ronfler tout l'après-midi! En plus, il y a une machine à laver et sèche linge dans la galerie. Donc je suis repartie fraîche, propre et le ventre plein:ah!

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