[;)]... Désolée, chère Agathe, mais ça n'a pas de prix, ce trophée, vu sa rareté !!!
(et pourtant, ne dit-on pas que ce qui est rare est cher... On n'est pas à une contradiction près !)
Peuple étrange: les voyageuses!
by Pondy
This discussion is in French, the community’s main language.
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
(et pourtant, ne dit-on pas que ce qui est rare est cher... On n'est pas à une contradiction près !)
Dans le genre des syllogismes de Socrates
Ce qui est rare est cher, Un cheval boiteux est rare Donc un cheval boiteux est cher
J'aurais p'tet du remplacer le cheval par un karibou pour que Mado comprenne ! [;)]
Dans le genre des syllogismes de Socrates
Ce qui est rare est cher, Un cheval boiteux est rare Donc un cheval boiteux est cher
J'aurais p'tet du remplacer le cheval par un karibou pour que Mado comprenne ! [;)]
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
Dans le genre des syllogismes de Socrates
Ce qui est rare est cher, Un cheval boiteux est rare Donc un cheval boiteux est cher --
Un jean „limited“ est cher. Et puisque que „limited“ signifie „rare“ en anglais, Mado en déduit qu´un jean rare est cher (elle dirait même très cher au vu de ses relevés de banque) Donc elle est tout à fait d´accord avec cette maxime de Socrates Donc elle ne va pas y passer Noel!
PS1 : pour le gloss, au début elle prenait Bourgeois et Lancôme. Mais depuis qu´elle a lu dans la bible en la matière (qui ne quitte pas sa table de nuit) que Dr Hauschka se penchait bien plus sur les problèmes d´environnement que les autres marques et ne mettait que des composants naturels dans ses cosmétiques, elle a en toute logique refourgué son stock de Lancôme et Bourgeois à sa voisine. Depuis elle porte Dr. Hauschka.
PS2 : Si tout va bien, à demain soir pour la suite du "récit d´un trio.... " !!!!
Ce qui est rare est cher, Un cheval boiteux est rare Donc un cheval boiteux est cher --
Un jean „limited“ est cher. Et puisque que „limited“ signifie „rare“ en anglais, Mado en déduit qu´un jean rare est cher (elle dirait même très cher au vu de ses relevés de banque) Donc elle est tout à fait d´accord avec cette maxime de Socrates Donc elle ne va pas y passer Noel!
PS1 : pour le gloss, au début elle prenait Bourgeois et Lancôme. Mais depuis qu´elle a lu dans la bible en la matière (qui ne quitte pas sa table de nuit) que Dr Hauschka se penchait bien plus sur les problèmes d´environnement que les autres marques et ne mettait que des composants naturels dans ses cosmétiques, elle a en toute logique refourgué son stock de Lancôme et Bourgeois à sa voisine. Depuis elle porte Dr. Hauschka.
PS2 : Si tout va bien, à demain soir pour la suite du "récit d´un trio.... " !!!!
Agathe
Un jean „limited“ est cher.
Et puisque que „limited“ signifie „rare“ en anglais,
Mado en déduit qu´un jean rare est cher (elle dirait même très cher au vu de ses relevés de banque)
Donc elle est tout à fait d´accord avec cette maxime de Socrates
Donc elle ne va pas y passer Noel!
PS1 : pour le gloss, au début elle prenait Bourgeois et Lancôme. Mais depuis qu´elle a lu dans la bible en la matière (qui ne quitte pas sa table de nuit) que Dr Hauschka se penchait bien plus sur les problèmes d´environnement que les autres marques et ne mettait que des composants naturels dans ses cosmétiques, elle a en toute logique refourgué son stock de Lancôme et Bourgeois à sa voisine. Depuis elle porte Dr. Hauschka.
et depuis que Pat Yangguizi lui a parlé, lors de ce déjeuner si agréable, délicieux et ou elle a appris tant de chose sur les médailles militaires de Corée du Nord et les idéologies du Turkmenbashi (elle va pouvoir épater les copines en citant le Rahnama)) dans ce petit resto indien qui ne paye pas de mine mais ou le palak paneer est un régal, de la catastrophe de l'assèchement de la mer d'Aral lié a la culture intensive du coton pendant l'époque soviétique; Mado s'intéresse de plus pres aux efforts écologiques de ses marques préferées. Le jean "limited" affreusement cher mais qui met si bien en valeur ses belles jambes est un Levi's Eco (un bouton en noix de coco, un usage du métal minimisé, des délavages réalisés avec de l'amidon de pomme de terre ou du mimosa... ), en attendant que Diesel et Pépé Jean ne suivent eux aussi la tendance...
PS1 : pour le gloss, au début elle prenait Bourgeois et Lancôme. Mais depuis qu´elle a lu dans la bible en la matière (qui ne quitte pas sa table de nuit) que Dr Hauschka se penchait bien plus sur les problèmes d´environnement que les autres marques et ne mettait que des composants naturels dans ses cosmétiques, elle a en toute logique refourgué son stock de Lancôme et Bourgeois à sa voisine. Depuis elle porte Dr. Hauschka.
et depuis que Pat Yangguizi lui a parlé, lors de ce déjeuner si agréable, délicieux et ou elle a appris tant de chose sur les médailles militaires de Corée du Nord et les idéologies du Turkmenbashi (elle va pouvoir épater les copines en citant le Rahnama)) dans ce petit resto indien qui ne paye pas de mine mais ou le palak paneer est un régal, de la catastrophe de l'assèchement de la mer d'Aral lié a la culture intensive du coton pendant l'époque soviétique; Mado s'intéresse de plus pres aux efforts écologiques de ses marques préferées. Le jean "limited" affreusement cher mais qui met si bien en valeur ses belles jambes est un Levi's Eco (un bouton en noix de coco, un usage du métal minimisé, des délavages réalisés avec de l'amidon de pomme de terre ou du mimosa... ), en attendant que Diesel et Pépé Jean ne suivent eux aussi la tendance...
"Lorsque quelqu’un te blesse, tu devrais l’écrire sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bon pour toi, tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais."
Proverbe Touareg
Où il est question d'Anny, la truculente Mado étant la top priorité de Glatch
__
Après avoir quitté Sophie en laissant d’abord Mado en grande discussion avec Pat Chaiplusl’nom, Anny a réintégré son studio. L’heure des décisions a sonné. Elle ne sait pas encore lesquelles mais elle va s’attabler à sa table (on ne s’attable pas à une armoire) en pin couverte d’éraflures parce qu’elle s’en sert pour découper le saucisson dont elle est friande, et elle va faire une liste. Les listes, ça éclaircit les idées. C’est une championne des colonnes. La colonne « faire » et la colonne « ne pas faire ». Quoi ? Voilà la question.
Elle se sent limite déprime Anny. Elle se dit qu’elle devrait retourner voir son génial thérapeute qui l’avait sortie de sa dépression quand elle s’était fait larguer par Bruno. Les fêtes qui s’annoncent la rendent encore plus morose. L’année dernière, elle avait inventé une excuse pour éviter la Corrèze et les sempiternelles questions de la famille : « Quand nous présentes-tu quelqu’un », « T’as un copain ? » Elle était restée dans son studio. Elle avait acheté six huîtres, s’était percée la paume salement, à la base du pouce et y’avait plein de débris dans ses huîtres. Elle avait acheté une timbale crevettes-œufs durs alors qu’elle déteste la gelée et avait regardé, en buvant une mini-bouteille de champagne Underground et c’était un Kusturica qu’elle n’avait pas aimé. Donc, pas le choix, elle ira un Corrèze, d’ailleurs elle fera un saut dans la forêt pour voir le trou laissé par la chute de l’avion de chasse. C’est juste à côté de chez elle et elle emmènera son neveu. Pour le nouvel an, encore la débine. Les copines restent en famille. Mais cette année, année de décision comme je l’ai dit, elle ne restera pas sous la couette avec le téléphone débranché pour ne pas savoir que personne ne l’appelle à minuit. Elle a appris par un type du bureau, Raoulx, qu’elle peut avoir un séjour à Djerba par Parpara et avec un paiement trois fois sans frais. Voilà une bonne idée. Sa liste avance à petits pas et Anny sent son moral remonter aussi haut que ses seins avec son soutien-gorge Aubade, une sacrée folie mais qui met en valeur ce qu’elle a de mieux. Anny suçote son stylo. Elle rajoute une ligne –ne plus grignoter les rochers Ferrero (ça c’est dans la colonne –ne pas faire-). Allez au cours de salsa, il parait qu’on rencontre plein de Latinos. Arrêter la piscine, elle ne supporte pas, ça sent le chlore et le bonnet lui tire les cheveux. En pensant cheveux, elle rajoute dans la colonne –faire-, laisser pousser mes cheveux parce qu’elle a lu l’enquête dans Cosmopolitan et il s’avère que les hommes préfèrent les cheveux longs à 78 %..
Anny a retrouvé le sourire, elle le sent bien, l’année qui s’annonce sera L’Année, celle qu’on n’oublie pas. Elle laisse le stylo, et va se faire couler un bain. C’est pas glamour parce que c’est une baignoire sabot et qu’elle se sent recroquevillée là-dedans mais en allumant des bougies et en posant des cotons imbibés d’eau de bleuet sur ses yeux elle se sent bien. Elle va mettre Miles Davis en fond sonore et hop, elle va inventer une histoire de Noël pour raconter à son neveu.
Sur ce… à l’année prochaine.
Dom.
Après avoir quitté Sophie en laissant d’abord Mado en grande discussion avec Pat Chaiplusl’nom, Anny a réintégré son studio. L’heure des décisions a sonné. Elle ne sait pas encore lesquelles mais elle va s’attabler à sa table (on ne s’attable pas à une armoire) en pin couverte d’éraflures parce qu’elle s’en sert pour découper le saucisson dont elle est friande, et elle va faire une liste. Les listes, ça éclaircit les idées. C’est une championne des colonnes. La colonne « faire » et la colonne « ne pas faire ». Quoi ? Voilà la question.
Elle se sent limite déprime Anny. Elle se dit qu’elle devrait retourner voir son génial thérapeute qui l’avait sortie de sa dépression quand elle s’était fait larguer par Bruno. Les fêtes qui s’annoncent la rendent encore plus morose. L’année dernière, elle avait inventé une excuse pour éviter la Corrèze et les sempiternelles questions de la famille : « Quand nous présentes-tu quelqu’un », « T’as un copain ? » Elle était restée dans son studio. Elle avait acheté six huîtres, s’était percée la paume salement, à la base du pouce et y’avait plein de débris dans ses huîtres. Elle avait acheté une timbale crevettes-œufs durs alors qu’elle déteste la gelée et avait regardé, en buvant une mini-bouteille de champagne Underground et c’était un Kusturica qu’elle n’avait pas aimé. Donc, pas le choix, elle ira un Corrèze, d’ailleurs elle fera un saut dans la forêt pour voir le trou laissé par la chute de l’avion de chasse. C’est juste à côté de chez elle et elle emmènera son neveu. Pour le nouvel an, encore la débine. Les copines restent en famille. Mais cette année, année de décision comme je l’ai dit, elle ne restera pas sous la couette avec le téléphone débranché pour ne pas savoir que personne ne l’appelle à minuit. Elle a appris par un type du bureau, Raoulx, qu’elle peut avoir un séjour à Djerba par Parpara et avec un paiement trois fois sans frais. Voilà une bonne idée. Sa liste avance à petits pas et Anny sent son moral remonter aussi haut que ses seins avec son soutien-gorge Aubade, une sacrée folie mais qui met en valeur ce qu’elle a de mieux. Anny suçote son stylo. Elle rajoute une ligne –ne plus grignoter les rochers Ferrero (ça c’est dans la colonne –ne pas faire-). Allez au cours de salsa, il parait qu’on rencontre plein de Latinos. Arrêter la piscine, elle ne supporte pas, ça sent le chlore et le bonnet lui tire les cheveux. En pensant cheveux, elle rajoute dans la colonne –faire-, laisser pousser mes cheveux parce qu’elle a lu l’enquête dans Cosmopolitan et il s’avère que les hommes préfèrent les cheveux longs à 78 %..
Anny a retrouvé le sourire, elle le sent bien, l’année qui s’annonce sera L’Année, celle qu’on n’oublie pas. Elle laisse le stylo, et va se faire couler un bain. C’est pas glamour parce que c’est une baignoire sabot et qu’elle se sent recroquevillée là-dedans mais en allumant des bougies et en posant des cotons imbibés d’eau de bleuet sur ses yeux elle se sent bien. Elle va mettre Miles Davis en fond sonore et hop, elle va inventer une histoire de Noël pour raconter à son neveu.
Sur ce… à l’année prochaine.
Dom.
Où il est question d'Anny, la truculente Mado étant la top priorité de Glatch
J´adore quand notre famille s´éparpille. C´est bien vrai, je ne peux/veux pas me mêler de tout... et suis aux anges si on fait vivre leur propre vie à nos personnages secondaires!!!--
Suite de la fin qui n´en finit plus JAMAIS de finir du récit d´un trio de voyageurs
Préambule de remerciements: à ma mère qui m´a donné la vie sans rien attendre en retour… et surtout qui va me prêter ses Canard Enchainé (finalement on va lui offrir un abo, les numéros spéciaux inclus); à ma fille qui n´a pas –trop- râlé tout compte fait, ces deux dernières semaines… contrairement à son habitude… surtout contre le fait de manger tous les soirs la même chose: du pain et du jambon, avec du fromage Kiri les grands soirs; à ma soeur qui a trouvé l´idée de cadeau pour ma mère; à tous les VFistes, petits et grands, qui forment une famille bigarrée mais extrémement accueillante et bon enfant; à vous tous, Génies, qui avez fait vivre „peuple étrange: les voyageuses“ et surtout, surtout… à Pondy d´avoir engendré ces éclats de rire en ligne. Dès que je me suis mouchée, on peut y aller!--
Les Italiens, que Mado ne porte pas dans son coeur (pourtant grand ouvert) racontent que la grappa favorise la digestion. La digestion de nourriture peut-être… mais pas la digestion de question. En tout cas, elle a bien regretté de s´être mis, ce soir là, du mascara. Il a noirci ses yeux quand elle s´est mise à pleurer. Elle voulait mettre du waterproof mais, au dernier moment, elle s´est décidée pour l´autre, celui qui allonge les cils. Résultat : elle a laissé son Osso buco refroidir… le temps qu´elle remettre de l´ordre dans son regard et dans ses idées.
Gérard a été relativement décontenancé, s´imaginant le pire. Se pourrait-il qu´elle se soit vraiment amourachée de cet ethnologue anonyme? Se pourrait-il qu´il se soit leurré sur toute la ligne ? Se serait-il mépris sur le compte de Mado? Serait-elle la sauvage amazone, trop indépendante pour partager quatre murs? Quand elle est revenue des toilettes, elle arborait un sourire désarmé, a pris la main, solide, de son cowboy et cherché ses mots. Quand elle les a trouvé, puis retrouvé par là-même son sens de l´humour, elle lui a dit qu´à part un contrat illimité de mannequin vedette pour Elle, elle ne voit franchement pas ce qui pourrait l´émouvoir le plus, en ce bas-monde, si ce n´est cette proposition de partager la vie d´un pionnier. Elle l´a même accusé de trop bien savoir enrober les mauvaises nouvelles par de moins mauvaises. Qu´il lui fasse faux-bond, alors que la planète entière est réunie autour d´un sapin, l´attriste mais, après tout, elle aura assez d´occasions à partir de janvier pour lui rapeller ses défauts… et les corriger!
Bien sûr qu´elle accepte d´être Calamity Jane, bien sûr qu´elle a mûrement réfléchi aux toilettes, bien sûr que sa décision est irréversible, bien sûr qu´elle commencera à regarder pour les apparts pendant que Gérard sera chez les bédoins. D`ailleurs elle imagine déjà bien leur duplex avec jeux de lumière, cuisine spacieuse, d´ immenses baies vitrées et une terrasse splendide regardant sur les toits de Paris… Au deuxième verre de grappa, Gérard a même demandé à Mado ce qui lui viendrait à l´esprit comme prochaine destination de voyage. Prise par l´effort de ce brainstorming effréné, elle en oublie d´évoquer l´invitation du déjeuner du lendemain midi.
Mais quand on est sur un cumulus doux comme un pull 100% cashemire, pas facile de redescendre sur un parterre en synthétique. Sur le coup de l´émotion, elle a envie d´appeler ses copines… mais Anny s´essaie à un nouveau cours de Salsa. Quant à Sophie, elle passe son temps à lire et relire Chatwin comme elle dit. Mado croit se souvenir qu´elle a déjà lu ce nom quelquepart.--
Je suis en avance sur mon plan de travail. Si c´est pas merveilleux ca… demain je vais pouvoir me tourner les pouces! Vous faites quoi vous tous demain? Bonnes Fêtes même si je me répète!
J´adore quand notre famille s´éparpille. C´est bien vrai, je ne peux/veux pas me mêler de tout... et suis aux anges si on fait vivre leur propre vie à nos personnages secondaires!!!--
Suite de la fin qui n´en finit plus JAMAIS de finir du récit d´un trio de voyageurs
Préambule de remerciements: à ma mère qui m´a donné la vie sans rien attendre en retour… et surtout qui va me prêter ses Canard Enchainé (finalement on va lui offrir un abo, les numéros spéciaux inclus); à ma fille qui n´a pas –trop- râlé tout compte fait, ces deux dernières semaines… contrairement à son habitude… surtout contre le fait de manger tous les soirs la même chose: du pain et du jambon, avec du fromage Kiri les grands soirs; à ma soeur qui a trouvé l´idée de cadeau pour ma mère; à tous les VFistes, petits et grands, qui forment une famille bigarrée mais extrémement accueillante et bon enfant; à vous tous, Génies, qui avez fait vivre „peuple étrange: les voyageuses“ et surtout, surtout… à Pondy d´avoir engendré ces éclats de rire en ligne. Dès que je me suis mouchée, on peut y aller!--
Les Italiens, que Mado ne porte pas dans son coeur (pourtant grand ouvert) racontent que la grappa favorise la digestion. La digestion de nourriture peut-être… mais pas la digestion de question. En tout cas, elle a bien regretté de s´être mis, ce soir là, du mascara. Il a noirci ses yeux quand elle s´est mise à pleurer. Elle voulait mettre du waterproof mais, au dernier moment, elle s´est décidée pour l´autre, celui qui allonge les cils. Résultat : elle a laissé son Osso buco refroidir… le temps qu´elle remettre de l´ordre dans son regard et dans ses idées.
Gérard a été relativement décontenancé, s´imaginant le pire. Se pourrait-il qu´elle se soit vraiment amourachée de cet ethnologue anonyme? Se pourrait-il qu´il se soit leurré sur toute la ligne ? Se serait-il mépris sur le compte de Mado? Serait-elle la sauvage amazone, trop indépendante pour partager quatre murs? Quand elle est revenue des toilettes, elle arborait un sourire désarmé, a pris la main, solide, de son cowboy et cherché ses mots. Quand elle les a trouvé, puis retrouvé par là-même son sens de l´humour, elle lui a dit qu´à part un contrat illimité de mannequin vedette pour Elle, elle ne voit franchement pas ce qui pourrait l´émouvoir le plus, en ce bas-monde, si ce n´est cette proposition de partager la vie d´un pionnier. Elle l´a même accusé de trop bien savoir enrober les mauvaises nouvelles par de moins mauvaises. Qu´il lui fasse faux-bond, alors que la planète entière est réunie autour d´un sapin, l´attriste mais, après tout, elle aura assez d´occasions à partir de janvier pour lui rapeller ses défauts… et les corriger!
Bien sûr qu´elle accepte d´être Calamity Jane, bien sûr qu´elle a mûrement réfléchi aux toilettes, bien sûr que sa décision est irréversible, bien sûr qu´elle commencera à regarder pour les apparts pendant que Gérard sera chez les bédoins. D`ailleurs elle imagine déjà bien leur duplex avec jeux de lumière, cuisine spacieuse, d´ immenses baies vitrées et une terrasse splendide regardant sur les toits de Paris… Au deuxième verre de grappa, Gérard a même demandé à Mado ce qui lui viendrait à l´esprit comme prochaine destination de voyage. Prise par l´effort de ce brainstorming effréné, elle en oublie d´évoquer l´invitation du déjeuner du lendemain midi.
Mais quand on est sur un cumulus doux comme un pull 100% cashemire, pas facile de redescendre sur un parterre en synthétique. Sur le coup de l´émotion, elle a envie d´appeler ses copines… mais Anny s´essaie à un nouveau cours de Salsa. Quant à Sophie, elle passe son temps à lire et relire Chatwin comme elle dit. Mado croit se souvenir qu´elle a déjà lu ce nom quelquepart.--
Je suis en avance sur mon plan de travail. Si c´est pas merveilleux ca… demain je vais pouvoir me tourner les pouces! Vous faites quoi vous tous demain? Bonnes Fêtes même si je me répète!
Agathe
Bonjour toutes et tous,
Nous arrivons dons en cette sacré période de vœux, ou toutes les hypocrisies sont permises, et ou, entre le 31 à minuit et le 01 à 0 heures, on aura le choix entre bousculer des gens scotchés à leur portable, ou embrasser ceux dont la batterie a laché, au risque de propager et décupler l’épidémie de gastro.
Je souhaite donc simplement un bon VF 2008, tout d’abord à l’équipe qui a concu et fait vivre ce site, incontournable, et aux actrices et acteurs qui m’ont permis d’échanger. Pour ceux que j’ai pu rencontrer de visu et de touchu, ca se fera en privé.
Pour le sujet hautement culturel en cours, ma modeste contribution n’aurait pas pu avoir lieu sans un apport extérieur fort.
Je tiens donc à remercier :
- Pondy, qui a initié le sujet, et son orchestre qui l’a fait vivre ! - Ma femme, qui devant mon angoisse de la page blanche a rapidement cherché à la transformer en liste à courses. (« au lieu de rester planté devant ton écran, si tu allais chercher du pain !! », fin de citation). - Mes enfants, car sans eux je ne serais pas leur pere attentionné. - Momo, mon ami de Djerba, qui sait tout, et dont l’autobiographie et ses relevés de Western Union, m’a permis de créer le personnage de Rachid. - Vanessa (fabienne L. pour l’état civil), ma réceptionniste standardiste, dont la revue de presse (Choc, Vert Baudet, Voici, Cosmo, Paru-Vendu édition de Lamotte Beuvron, catalogue Auchan Noel), a été une source de documentation sans fond. - Vanessa (dont nous tairons par pudeur le vrai nom) qui a très bien connu Rachid, en a gardé des séquelles psychologiques et financières, et a fait exploser le budget téléphone international. - Carla B., qui semble avoir compris que je ne suis pas le seul homme sur terre, et qui me laissera peut etre le temps de m’exprimer en 2008. - Laure M. et miss France 2008 dont j’attend toujours les photos dédicacées, pour mettre en PJ, (aucune allusion aves la période de la dinde qu'elle soit farcie ou non !). - Le ministère des Affaires étrangères, dont le site "conseils aux voyageurs" est un recueil de perles, plus désopilantes les unes que les autres. - le personnel au sol d'Air France pour son humour partagé.
A bientôt pour de nouvelles aventures.
Claude
Nous arrivons dons en cette sacré période de vœux, ou toutes les hypocrisies sont permises, et ou, entre le 31 à minuit et le 01 à 0 heures, on aura le choix entre bousculer des gens scotchés à leur portable, ou embrasser ceux dont la batterie a laché, au risque de propager et décupler l’épidémie de gastro.
Je souhaite donc simplement un bon VF 2008, tout d’abord à l’équipe qui a concu et fait vivre ce site, incontournable, et aux actrices et acteurs qui m’ont permis d’échanger. Pour ceux que j’ai pu rencontrer de visu et de touchu, ca se fera en privé.
Pour le sujet hautement culturel en cours, ma modeste contribution n’aurait pas pu avoir lieu sans un apport extérieur fort.
Je tiens donc à remercier :
- Pondy, qui a initié le sujet, et son orchestre qui l’a fait vivre ! - Ma femme, qui devant mon angoisse de la page blanche a rapidement cherché à la transformer en liste à courses. (« au lieu de rester planté devant ton écran, si tu allais chercher du pain !! », fin de citation). - Mes enfants, car sans eux je ne serais pas leur pere attentionné. - Momo, mon ami de Djerba, qui sait tout, et dont l’autobiographie et ses relevés de Western Union, m’a permis de créer le personnage de Rachid. - Vanessa (fabienne L. pour l’état civil), ma réceptionniste standardiste, dont la revue de presse (Choc, Vert Baudet, Voici, Cosmo, Paru-Vendu édition de Lamotte Beuvron, catalogue Auchan Noel), a été une source de documentation sans fond. - Vanessa (dont nous tairons par pudeur le vrai nom) qui a très bien connu Rachid, en a gardé des séquelles psychologiques et financières, et a fait exploser le budget téléphone international. - Carla B., qui semble avoir compris que je ne suis pas le seul homme sur terre, et qui me laissera peut etre le temps de m’exprimer en 2008. - Laure M. et miss France 2008 dont j’attend toujours les photos dédicacées, pour mettre en PJ, (aucune allusion aves la période de la dinde qu'elle soit farcie ou non !). - Le ministère des Affaires étrangères, dont le site "conseils aux voyageurs" est un recueil de perles, plus désopilantes les unes que les autres. - le personnel au sol d'Air France pour son humour partagé.
A bientôt pour de nouvelles aventures.
Claude
En cette période de dinde et de marrons, d'excès, et de crises de foie....
Je souhaite à tous de merveilleux voyages, des rencontres extraordinaires, et plein de bonheur.....et egoïstement, je souhaite de passer encore de me tordre de rire à la lecture de vos textes.
Amusez vous bien, Voyagez bien......que VF résonne de votre expérience et continue d'exister.....
Je souhaite à tous de merveilleux voyages, des rencontres extraordinaires, et plein de bonheur.....et egoïstement, je souhaite de passer encore de me tordre de rire à la lecture de vos textes.
Amusez vous bien, Voyagez bien......que VF résonne de votre expérience et continue d'exister.....
Lectrice silencieuse mais passionnée de ce post initié par Pondy, je vous souhaite, sans hypocrise, de belles fêtes de fin d'année.
Vos plumes à tous et toutes ont une telle envolée qu'il est même difficile d'intervenir, mais en tout cas, bravo pour vos portraits. Vous ne pouvez imaginer tous les sourires que vous provoquez, même si on refuse de ce reconnaître dans certains d'entre eux.
A bientôt peuple étrange de voyageurs.
Vos plumes à tous et toutes ont une telle envolée qu'il est même difficile d'intervenir, mais en tout cas, bravo pour vos portraits. Vous ne pouvez imaginer tous les sourires que vous provoquez, même si on refuse de ce reconnaître dans certains d'entre eux.
A bientôt peuple étrange de voyageurs.
Pascale.
Lectrice silencieuse mais passionnée de ce post initié par Pondy, je vous souhaite, sans hypocrise, de belles fêtes de fin d'année
--
Suite du récit d’ un trio de voyageurs des temps modernes !
Préambule de félicitations : Je trouve extrêmement courageux le coming-out de certains et certaines . Quelques lecteurs... enfin surtout lectrices, jusque là silencieux, sortent de l’ ombre pour les fêtes. A tous, et là en particulier à toi Hialle, qui a osé t’ intéresser à quelque chose d’ aussi futile que le sujet de « peuple étrange…. », je donne l’ exclusivité avant Noël de ce dernier passage de Mado Gérard et Pat. J’ espère que, dans un éclair de lucidité, tu n as pas changé d’ avis entre temps.--
Mado, qui a l’ art des raccourcis sentimentaux, est encore sous le choc de sa quasi demande en mariage mais n’ en perd pas pour autant sa présence d’ esprit. Cette dernière l’ aide à gérer le stress actuel. Elle a frappé chez sa voisine de palier, à qui elle a refilé toute sa réserve inutilisée de gloss… et lui a demandé si, en échange, elle pourrait lui emprunter trois œufs. Elle a une copine qui a découvert le jaune d’ œuf comme masque de beauté lors d’ un voyage en Corée…elle ne sait plus hélas si s’ agit de la Corée du Sud ou du Nord. Elle a la ferme intention de tester la recette miracle avant son rendez-vous de ce midi. Elle a bien prévu de faire une séance d’ abdominaux de dernière minute… qui passe à la trappe, car elle passe finalement plus de temps que prévu avec son masque (entre autre à éliminer les restes d’ œuf séché). Tant pis, elle ne sera qu’ une demi-bombe atomique ce midi. Elle se rattrapera en se montrant sous son meilleur jour spirituel.
Gérard lui, pendant que sa compagne s’ active à devenir la plus belle femme de Paris intra-extra muros, se prépare dans une sorte d’ état second euphorique à son déplacement professionnel à Abu Dhabi. C’ est la première fois qu’ il se rend dans ce coin des Emirats Arabes Unis. S’ il dispose d’ assez de temps, il aimerait également faire un saut à Oman. En tout cas, une chose est sûre, il a déjà l’ intention de ramener à Mado une merveille de collier de corail rouge qui scellerait leur projet de vie commune.
A midi, alors qu’ il espère trouver l’ ambassade d’ Oman encore ouverte, Mado, elle, retrouve Pat au restaurant indien du même quartier, dont elle avait scrupuleusement cherché l’ adresse sur Google-Maps afin de ne pas être en retard. Les retrouvailles sont simples et sans détour. Pat semble avoir repris des couleurs et le goût de vivre. Il se montre brillant, fin, piquant. Mais également charmé et ravi de retrouver la spontanéité de cette personne que le hasard semble s’ acharner à rassembler.
Il lui raconte comment, après une immense déception sentimentale, il a accepté un nouveau défi professionnel qui l’ exile hors de France. Il a fait son nid à Shanghai. C’ est une ville tellement mouvante, fascinante, en plein devenir. Il observe et se tient à l’ écoute d’ une Mado resplendissante qui l’ émeut en lui racontant, qu’ il y a deux semaines, de ça, elle a débranché son téléviseur dans une démarche purement spirituelle, afin de renouer avec les vraies valeurs. Elle évoque aussi son désir incandescent de vouloir quitter son emploi pour accueillir, soigner les personnes en marge d’ une société de «plus en plus dure pour les faibles». Elle sait qu’ il y a des médecins qui soignent dans l’ enfer des bombes, elle n’ aspire à rien de plus que d’ être là pour son prochain. Le tiers-monde n’est pas si loin qu’ on le croit... il est là, deux rues plus loin… elle en est tellement consciente ! La discussion s’ enflammant, Pat ne pensant pas à prendre des nouvelles de Gérard et Mado ne pensant pas en donner, le temps défile ainsi que les naans, les plats de poulet Korma, Biryani, les curry d’ aubergine, de poisson à la noix de coco de Mumbai, les masala bœuf-agneau et autres délices tandoori pour lesquels, en temps normal, il aurait fallu applaudir chaque bouchée.
Mado n’ a pas le choix. Son travail l’ attend avec sa pile de dossiers en retard. Elle a déjà pris sa matinée avec ses dernières RTT. Il faut vraiment qu’ elle quitte le Steve Mcqueen le plus brillant de France. Qui aurait cru, il est allé jusqu' à remarquer son nouveau sac à main, il lui va à merveille, met en valeur sa peau dorée, « souvenir d’Australie sans doute?» que lui s’ est abstenu de rapporter !--
Bonsoir de France. Je me suis réconciliée avec le clavier francais. Ce fut dur. Pour la peine, un petit blanc maconnais bien frais me fait signe qu' il est temps de le goûter avant qu' il ne perde son attrait. Ai-je déjà pensé à vous souhaiter à tous et toutes de bonne et joyeuses fêtes? qu' elles soient traditionnelles ou dépaysantes!
--
Suite du récit d’ un trio de voyageurs des temps modernes !
Préambule de félicitations : Je trouve extrêmement courageux le coming-out de certains et certaines . Quelques lecteurs... enfin surtout lectrices, jusque là silencieux, sortent de l’ ombre pour les fêtes. A tous, et là en particulier à toi Hialle, qui a osé t’ intéresser à quelque chose d’ aussi futile que le sujet de « peuple étrange…. », je donne l’ exclusivité avant Noël de ce dernier passage de Mado Gérard et Pat. J’ espère que, dans un éclair de lucidité, tu n as pas changé d’ avis entre temps.--
Mado, qui a l’ art des raccourcis sentimentaux, est encore sous le choc de sa quasi demande en mariage mais n’ en perd pas pour autant sa présence d’ esprit. Cette dernière l’ aide à gérer le stress actuel. Elle a frappé chez sa voisine de palier, à qui elle a refilé toute sa réserve inutilisée de gloss… et lui a demandé si, en échange, elle pourrait lui emprunter trois œufs. Elle a une copine qui a découvert le jaune d’ œuf comme masque de beauté lors d’ un voyage en Corée…elle ne sait plus hélas si s’ agit de la Corée du Sud ou du Nord. Elle a la ferme intention de tester la recette miracle avant son rendez-vous de ce midi. Elle a bien prévu de faire une séance d’ abdominaux de dernière minute… qui passe à la trappe, car elle passe finalement plus de temps que prévu avec son masque (entre autre à éliminer les restes d’ œuf séché). Tant pis, elle ne sera qu’ une demi-bombe atomique ce midi. Elle se rattrapera en se montrant sous son meilleur jour spirituel.
Gérard lui, pendant que sa compagne s’ active à devenir la plus belle femme de Paris intra-extra muros, se prépare dans une sorte d’ état second euphorique à son déplacement professionnel à Abu Dhabi. C’ est la première fois qu’ il se rend dans ce coin des Emirats Arabes Unis. S’ il dispose d’ assez de temps, il aimerait également faire un saut à Oman. En tout cas, une chose est sûre, il a déjà l’ intention de ramener à Mado une merveille de collier de corail rouge qui scellerait leur projet de vie commune.
A midi, alors qu’ il espère trouver l’ ambassade d’ Oman encore ouverte, Mado, elle, retrouve Pat au restaurant indien du même quartier, dont elle avait scrupuleusement cherché l’ adresse sur Google-Maps afin de ne pas être en retard. Les retrouvailles sont simples et sans détour. Pat semble avoir repris des couleurs et le goût de vivre. Il se montre brillant, fin, piquant. Mais également charmé et ravi de retrouver la spontanéité de cette personne que le hasard semble s’ acharner à rassembler.
Il lui raconte comment, après une immense déception sentimentale, il a accepté un nouveau défi professionnel qui l’ exile hors de France. Il a fait son nid à Shanghai. C’ est une ville tellement mouvante, fascinante, en plein devenir. Il observe et se tient à l’ écoute d’ une Mado resplendissante qui l’ émeut en lui racontant, qu’ il y a deux semaines, de ça, elle a débranché son téléviseur dans une démarche purement spirituelle, afin de renouer avec les vraies valeurs. Elle évoque aussi son désir incandescent de vouloir quitter son emploi pour accueillir, soigner les personnes en marge d’ une société de «plus en plus dure pour les faibles». Elle sait qu’ il y a des médecins qui soignent dans l’ enfer des bombes, elle n’ aspire à rien de plus que d’ être là pour son prochain. Le tiers-monde n’est pas si loin qu’ on le croit... il est là, deux rues plus loin… elle en est tellement consciente ! La discussion s’ enflammant, Pat ne pensant pas à prendre des nouvelles de Gérard et Mado ne pensant pas en donner, le temps défile ainsi que les naans, les plats de poulet Korma, Biryani, les curry d’ aubergine, de poisson à la noix de coco de Mumbai, les masala bœuf-agneau et autres délices tandoori pour lesquels, en temps normal, il aurait fallu applaudir chaque bouchée.
Mado n’ a pas le choix. Son travail l’ attend avec sa pile de dossiers en retard. Elle a déjà pris sa matinée avec ses dernières RTT. Il faut vraiment qu’ elle quitte le Steve Mcqueen le plus brillant de France. Qui aurait cru, il est allé jusqu' à remarquer son nouveau sac à main, il lui va à merveille, met en valeur sa peau dorée, « souvenir d’Australie sans doute?» que lui s’ est abstenu de rapporter !--
Bonsoir de France. Je me suis réconciliée avec le clavier francais. Ce fut dur. Pour la peine, un petit blanc maconnais bien frais me fait signe qu' il est temps de le goûter avant qu' il ne perde son attrait. Ai-je déjà pensé à vous souhaiter à tous et toutes de bonne et joyeuses fêtes? qu' elles soient traditionnelles ou dépaysantes!
Agathe
les naans, les plats de poulet Korma, Biryani, les curry d’ aubergine, de poisson à la noix de coco de Mumbai, les masala bœuf-agneau et autres délices tandoori
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Avec tout ça, le Patrick ne peut plus bouger. Mado va être déçue s'il pique un petit roupillon !!!
La suite, la suite.
Tant pis si tu n'as pas le temps de préparer la bûche, fallait pas commencer [;)][;)]
Timouss
Avec tout ça, le Patrick ne peut plus bouger. Mado va être déçue s'il pique un petit roupillon !!!
La suite, la suite.
Tant pis si tu n'as pas le temps de préparer la bûche, fallait pas commencer [;)][;)]
Timouss
s'il te plaît, Glatch, ne nous laisse pas sur notre faim!
et bonnes fêtes à tous et à toutes !
et bonnes fêtes à tous et à toutes !
Le voyageur roots
S'il ne traverse pas le continent d'ouest en est comme d'autres, qui se sont lancés en 2CV jusqu'à Saïgon... Vraiment cool, les gars! Leur film, qu'il a vu au festival des Globe-trotters en 2004, était bien sympa. Ouais, mais bon... S'il ne fait pas la route de la soie à cheval ou un trip yourte en Asie Centrale; c'est parce qu'il ne se la joue pas Marco Polo. Faut rester humble quand même! Et il n'a, pour le moment, pas encore Ze idée qui fait tilt. Depuis qu'il a été au Rainbow Gathering au Portugal, il se fait appeler Matt. Comme il y avait des gens de toute l'Europe, et des tas de langues différentes, c'était plus facile à prononcer pour tout le monde. Mathieu, faut reconnaître, c'est un peu ringard! Alors, va pour Matt! Quand il a sorti à son frère aîné que c'était une décision irréversible, Laurent a encore fait la grimace. Il n'y a que lui pour tirer une tête pareille! Encore un truc de ouf! Mathieu se demandait, petit, combien ça demandait d'entraînement pour obtenir ce mélange inimitable : on lisait sur son visage à la fois l'agacement, l'ennui, et l'amusement. Ce que Laurent appelait du sarcasme. Matt s'en foutait si le mot précis ne lui venait pas à l'esprit. Et il était bien content de ne pas être un de ces intellos qui avaient tout lu, qui discutaient des heures durant, de philo, de politique, de sujets brûlants d'actualité, mais qui, le jour où il fallait faire pousser des patates, étaient des bons à rien. Incapables d'apprécier un coucher de soleil en silence, ces mecs! Sauf si un génie avait réussi à leur faire fumer quelques pétards... Là, ils deviennent à peu près fréquentables. En tous cas, un peu plus muets. Matt n'a jamais franchement brillé dans sa scolarité. En raccourci, on pourrait même dire qu'il a désespéré pas mal de profs. Mais quand on l'a envoyé sur une voie de garage... il a presque pris ça avec philosophie, bien qu'il ne comprenne pas vraiment ce que le mot veut dire. Il ne sent pas plus con qu'un autre et il est bien content d'avoir échappé à quelques années supplémentaires d'internement et de bourrage de crâne. On peut pas dire qu'il est à fond non plus, en apprentissage, mais au moins, il FAIT quelque chose, pas comme son frère qui parle, qui parle, mais qui est bon à rien et se défile toujours pour ne pas rendre service à la maison, sous prétexte qu'il doit réviser ses cours. L'électricité, la plomberie, la menuiserie, savoir gâcher du ciment, ça peut toujours servir... une thèse sur..., c'est quoi le sujet déjà?..., c'est moins certain. Enfin, chacun sa vie! Matt, qui n'a jamais été très fort en français, a un orthographe approximatif, comme l'ont souligné ses profs successifs. De temps en temps, une fille se moque, et là ça fait mal. Mais en général, les autres, autour de lui, s'en balancent. Il fait peut-être des fautes mais il envoie ses sms en un temps record. Et ça, personne s'en plaint! Il a bien essayé de lire Chatwin et d'autres de la même trempe, que son pote Gérard appelle les écrivains-voyageurs, mais il capte pas tout et c'est carrément long à lire! Le Rainbow, ça a été une révélation. Voilà un truc qui l'a vraiment secoué. C'est là qu'il a compris ce que le mot utopie voulait dire. Et que c'était possible à vivre, aussi. Avec des potes à des potes il avaient fait la traversée en camion jusqu'au Portugal, en se relayant pour conduire et fumer des joints. A l'arrivée, ils sont restés scotchés par ce qu'ils ont découvert: des dizaines et des dizaines de véhicules immatriculés dans toute l'Europe, stationnaient sur le chemin de terre, certains couverts de peintures psychédéliques, ou de tracts idéalistes... il y avait même quelques gros gabarits, comme un bus londonien ré-aménagé. Il n'y avait pas beaucoup de monde dans les parages: les seules personnes qui traînaient avaient des dégaines excentriques, voire bizarres et un peu space, l'air de flotter dans un autre monde. Et au vu du nombre de voitures, il devait y en avoir bien davantage du même style au bout du sentier, qui grimpait dans la colline et menait au campement. Sur le coup, ça lui a foutu la trouille, à Matt. Surtout quand ils ont demandé à quelqu'un s'il y avait beaucoup de monde là-haut et qu'ils l'ont entendu répondre : « Ouais... pas mal. Chsais pas... 2000 ou 3000.personnes... » Matt a eu un peu le vertige. 2000 ou 3000 ??? Où est-ce qu'ils avaient mis les pieds? Ça devait être Woodstock, là haut! Ils ont commencé à grimper. C'était un peu raide mais les gens qu'ils croisaient leur envoyaient des sourires encourageants. Yohann avait apporté un djembé. Il avait entendu dire quil y avait des boeufs pas possible, et qu'à la full moon, c'était carrément du délire. Il ne voulait pas manquer ça, ni l'occasion d'y participer. Déjà en nage, il marchait torse nu en portant fièrement son djembé sur l'épaule, et sifflotait gaiement... Il avait l'air aux anges, surtout quand le regard d'une fille qui descendait en sens inverse s'attardait sur lui. Matt, moins assuré, un peu indécis sur ce qu'il devait ressentir, marchait un peu en retrait et attendait de voir. Finalement, ils ont atteint le haut de la colline. Le camp semblait constitué de petits îlots épars, de tentes et de tipis, entre lesquels circulait une population hétéroclite et bigarrée, largement souriante... dont une majorité de hippies bien barrés... Sans s'enfoncer trop loin au coeur du rassemblement, ils décidèrent de planter leurs tentes. Yohann avait pointé un tipi avec des filles canons et des mecs aux cheveux longs assis autour d'un petit feu de bois où ils faisaient chauffer du thé... L'un d'eux, tenant un « bâton de parole » vachement bien sculpté et décoré de plumes, s'était lancé dans un grand discours sur l'amour inconditionnel ou un truc du genre... Une clochette carillonnait dans le vent à l'entrée du tipi, un shilom passait, et les filles étaient assez légèrement vêtues. Ils s'étaient installés à côté. Pas trop près au cas où ils soient vraiment tous fous... mais suffisamment pour pouvoir profiter du spectacle. Une fois leurs tentes plantées, et quelques mots échangés avec la tribu voisine, ils commencèrent la visite du camp. On leur avait expliqué que le repas avait lieu sur une grande aire dégagée où tout le monde mangeait ensemble et qu'à la fin du repas, chacun donnait ce qu'il voulait pour financer le festin suivant. Il leur suffisait de rappliquer avec gamelles et couverts, et ils seraient servis, comme tout le monde, quand sonnerait l'heure de la pitance. Ensuite chacun faisait sa vaisselle, à l'un des points d'eau.du campement. Matt avait franchement du mal à imaginer que 2 ou 3000 personnes pouvaient manger ensemble, et surtout, qu'il y avait assez de volontaires pour filer du fric pour la bouffe, faire la cuisine, etc... mais la curiosité commençait à l'emporter sur l'appréhension. Il y avait une ambiance unique. Certains se promenaient nu(e)s, y compris quelques femmes enceintes dont l'une avait le ventre peint, il y avait des « ateliers » à droite à gauche : cours de yoga, de poterie, de reïki, ... il passèrent devant un « tipi medecine » dont s'échappaient des odeurs non identifiées, en plus de celle de l'encens... le type qu'il en virent sortir devait en tous cas se prendre pour un vrai roi mage... Quelle dégaine! Matt se retint de pouffer. Il commençait à trouver ça assez marrant. Un seul truc le chiffonnait: depuis qu'ils avaient passé le tableau d'informations où étaient accrochés des tas de petits mots, des dessins, des poèmes, des annonces pour du co-voiturage, et des instructions sur le bon fonctionnement du campement (pas d'appareils électriques, pas de produits toxiques pour la nature, pas de chiens, pas de drogues) où les messages personnels : « Anny où es-tu? On a planté la tente à côté de la cuisine des enfants.Charles et Catherine » cotoyaient les déclarations : «I'm so happy to have met all of you, beautiful people, brothers and sisters of the Rainbow Family. Peace and Love. Danae » Oui, vraiment... y'a un truc qui le chiffonnait... il ne voyait deWC nulle part. Ils avaient bien apperçus des flèches qui en indiquaient la direction, une fois à leur gauche, une fois à leur droite, mais pas la moindre cabane... Il allait falloir faire un repérage avant la tombée de la nuit... parce qu'à la lumière des bougies, ce serait vraiment l'aventure! La cuisine des enfants, ça l'avait scié! Sous un abri bien étanche de branches et de feuilles, des cagettes de légumes et de fruits s'alignaient en étagères irrégulières... De grosses marmites chauffaient (mais d'où elles sortaient?) Des adultes épluchaient et coupaient des légumes, touillaient et surveillaient la tambouille. Un genre de coopérative en plein air, quoi... Un peu plus loin, une balançoire et un genre de parcours d'obstacles occupaient des gamins de tous âges et de nationalités variées, sous la houlette d'un adulte qui semblait lui même ne pas avoir fini de grandir... Là, on était chez Robin des Bois! Il suivirent le sentier jusqu'à déboucher sur un grand espace déboisé, en plein soleil, d'où l'on dominait le paysage sur les collines environnantes. Wouaouh! De larges tipis (il n'en avait jamais vu d'aussi grands), où flottaient des drapeaux bariolés, étaient disposés aux extrémités du plateau, laissant un vaste espace libre au centre...: Le « food circle » . C'était donc là qu'ils se retrouvaient tous pour manger!? Impressionnant. De l'autre côté, le campement semblait continuer un peu... On leur avait parlé aussi d'une « piscine » à 30 mn de marche. En fait, une citerne abandonnée et remplie d'eau, grâce aux efforts acharnés de ceux qui avait monté le camp, tirant des tuyaux sur plusieurs kilomètres, avec l'aide d'un paysan du coin qui les fournissait aussi en légumes. On leur avait également indiqué une cascade féérique en contrebas, près du « jardin de scultptures et de mobiles sonores ». Mais où étaient les chiottes? Mystère... Il s'étaient un peu balladés au feeling d'une tente à l'autre... avant de revenir vers la leur et s'affaler un moment. En fin d'après midi, le son d'une conque avait retentit, relayé par le souffle d'une corne et les appels vocaux, d'un bout à l'autre du bois... : « FooOOOOD circle! FoOOOOD CIRcle ». Ça tombait bien, Matt avait une de ces dalles! Ils se dirigèrent comme les autres vers le lieu du festin. Ils confluèrent serait plus exact, parce que, plus on approchait, plus ça ressemblait à une marée humaine... il en sortait de partout... C'était assez excitant, comme avant un concert... Quand ils arrivèrent sur place, il y avait déjà beaucoup de monde, dispersé en un vague cercle indiscipliné, discutant, jouant de la musique, méditant... à première vue, un bordel hallucinant. Puis quelqu'un avait crié quelque chose à pleins poumons, tout le monde s'était mis debout et pris par la main... pour former un vrai grand cercle. Une chanson avait gonflé les poitrines, pris de l'ampleur, et Matt, qui n'en connaissait ni l'air, ni les paroles, s'était retrouvé tout chose, à frisonner, en écoutant ces 2 ou 3000 voix entonner à l'unisson cette ode à la paix, l'amour et la vie au grand air. A cette liesse commune avait succédé quelque chose de beaucoup plus troublant: un son profond, qui semblait monter des entrailles même de la Terre, un son repris par chacun et qui résonnait, vibrait, semblant tourner sans fin dans le cercle, comme si ensemble, ils étaient devenus une seule entité.... un «OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOMMMMMMMMMMMMM». qui mourrut doucement pour laisser place à un silence méditatif. A ce moment-là, il avait bien faillit se laisser aller au fou-rire mais ceux qui étaient autour de lui avaient fermés les yeux... Max et Yohann étaient loin et il ne pouvait pas repérer les autres potes fondus dans la masse. Il ferma les yeux aussi, en jetant fréquemment de petits coups d'oeil furtifs pour voir où on en était, et attendit la suite. La suite, elle le fit sursauter! Ce fut un long cri de sioux, qui déchira le silence, repris aussitôt par 2 ou 3000 poitrines qui semblaient hurler à la lune, et qui se transforma en une sorte d'ovation. Cette fois, il se joignit à l'ensemble, sans faire la fine bouche. Dans une société aux moeurs bien policée, ce genre d'occasion est plutôt rare. Il cria tout son soul... C'était jouissif, douloureux, étrange... Il hurla à s'en brûler les poumons comme un nouveau-né... et tout étonné, réalisa que ça lui faisait du bien. Enfin tout le monde s'assit, quelques uns arrivèrent avec de grandes marmites et commencèrent la distribution le long du cercle. En fait de festin, il y avait un ou deux chapatis plus ou moins cuits ou cramés, une sorte de bouillie appelée « dal » sans goût, et même sans sel... et quelques légumes fondus... mais bon..., au moins, c'était roots... ! A la fin du dîner, des gugusses se levèrent... Guitare, tambourin, harmonica, flûte... un ou deux jongleurs et les autres chantant... ils commencèrent une tournée à l'intérieur du cercle, un chapeau à la main, pour récolter des sous... Renseignement pris, ils faisaient la quête pour payer les repas suivants... Ils appelaient ça : le « Magic hat ». Matt, qui espérait que ça lui permettrait de manger un peu mieux par la suite, se montra généreux... Des petits groupes se formèrent, discutant, fumant, s'enlaçant... L'ambiance était chaleureuse. On entendait parler portuguais, espagnol, italien, grec, anglais, polonais, français... Quel melting-pot! Quelques feux de camp commençaient à flamber... Certains regagnaient déjà leurs tentes dans les bois... Dans un tipi, un guitariste mexicain commençait un boeuf avec une flûtiste autrichienne et un accordéonniste chypriote...sans se laisser distraire par les djembés qui tonnaient dehors... C'était génial... Trois jours plus tard, à la full moon, Matt était déjà tombé amoureux trois fois, avec serré dans ses bras une belle berlinoise dont il avait senti le pouls cardiaque dans la main pendant le food circle, avait pétri des dizaines de chapatis à la cuisine, en rigolant avec un mec trop cool habillé en peau de bête, avait dansé devant le feu au bras d'une ravissante inconnue aux cheveux roux qui répétait que c'était magic et bioutiful, et avait fini par trouver, après s'être un peu perdu et cassé la gueule dans les broussailles durant le jeu de piste, où se situaient les toilettes, comment faire la vaisselle et où se doucher sans complexe devant témoins... Il avait même repéré la fameuse hutte à sudation, où un barge qui avait trop fumé était resté le pied collé à l'une des pierres du foyer, avant de s'appercevoir, en émergeant de sa torpeur, que son pied était gravement brûlé! Pour la grande fête de la pleine lune, la population du campement, où de nouveaux arrivants débarquaient tous les jours à n'importe quelle heure, avait doublé! Ils avaient dû faire deux, puis trois cercles concentriques pour permettre à tout le monde de s'insérer dans la ronde. Matt avait fini par s'habituer au « Om » et à la méditation et ne rechignait plus à y participer. Finalement, c'était plutôt cool. Il appréciait par contre très moyennement les palabres aux bâtons de paroles, les discours spirituels, les radicaux qui traquaient les utilisateurs de torches électriques, de shampoing chimiques, et de dentifrices non-naturels.. mais ça faisait parti du folklore et il se sentait à l'aise. Au début, il les trouvait tous un peu bénis oui-oui. C'était ridicule et surréaliste, d'entendre à chaque fois que le Rainbow c'était « wonderful » « great » et « « Amazing! », exclamations accompagnées d'une expression de béatitude extrême et d'un sourire extra-large. Mais maintenant que ses résistances avaient fondues, il avait lui-même la sensation de baigner dans un océan d'amour. C'était peut-être à son tour de paraître énervant pour les nouveaux venus?! En tous cas, la fille de Bruxelles croisée au matin (vérification faite il était déjà 13H 45 et l'appel au food circle de midi n'avait toujours pas résonné), qui l'avait gratifié d'un baiser sur la bouche en lui lançant « à plus tard »n'avait pas l'air rebutée... ni par son regard radieux (il venait juste de revenir d'une expédition dans les bois, jusqu'au lieu sacré des WC sauvages, et rentrait, soulagé et triomphal, à sa tente); ni par son collier de turquoise et os de yack, que lui avait offert la veille un grand type complètement stone qui quittait le camp, heureux d'offrir son bijou fétiche et plein de bonnes ondes à un frère de la rainbow family... et qui s'était éloigné en braillant de sa voix éraillée: « Love in the universe!!! »... A la fiesta de la full moon, ç'avait été l'apothéose. Pour tout. La bouffe était meilleure et relativement abondante, la méditation intense, les hurlements déchaînés, le spectacle des jongleurs avec cerceaux et quilles enflammées, éblouissant... et la musique voltigeait, dans une liesse indescriptible. Cornemuse, violons, flûtes, guitares, saxophone, djembés... ça dansait dans tous les sens... Les enfants perdaient leurs parents dans la farandole et se retrouvaient au chaud dans le tipi immense qui leur était réservé, au centre duquel, entre de grosses pierres où séchaient chaussettes et chaussures, flambait un grand feu. Au sol, des peaux et des couvertures achevaient de composer un nid douillet, où il était délicieux de s'endormir. Dehors, un espagnol énergique s'était improvisé chef d'orchestre, rassemblant autour de lui deux cent personnes pour une chorale africaine. Il avait divisé l'assemblée en deux groupes, auxquelles il faisait chanter à tour de rôle et à capella, des phrases incompréhensibles qui se terminait en i ou en a ... comme hakuna matata ou politikimani, dans un croisement entre Alpha Blondy et Le roi Lion. Une dizaine de djembés se joignirent au délire. Leurs rythmes, de plus en plus fiévreux, laissaient les torses nus des joueurs ruisselant de sueur, luisant à la lueur dorée des flammes, et leurs ombres démesurées vacillant follement en une sarabande incontrôlable. Enfin, c'est peut-être ce qu'aurait dit Chatwin. Matt, lui, se contentait de penser que, sincèrement, l'ambiance était géniale et que les filles qui dansaient autour du feu faisaient encore grimper la température. Matt est revenu du Rainbow transformé. Il n'a pas vu grand chose du Portugal (à part les incendies de forêts entre Braga en Bragença) mais il a décidé de retourner chaque été au grand Rainbow Gathering européen, ce qui lui fera découvrir un pays différent chaque fois. Et rencontrer plein de gens positifs et authentiques, de tout le continent. Surtout des filles. Mais ne soyons pas sectaires!... Plus tard, peut-être, il ira en solo dans la toundra, et quittera Babylone pour toujours... mais d'ici là, sa bouffée d'air, c'est le Rainbow. Il ne lira sans doute jamais ces lignes, car il se sera endormi dès la troisième taffe sur son pétard ( à peu près à la neuvième ligne du deuxième paragraphe)...
* *********************** Références : Paris-Saïgon en 2CV (Edouard Cortès et Jean-Baptiste Flichy) http://raid2cv.free.fr/pages/Livres/ParisSaigon.htm http://enchemin.typepad.com/en_chemin/2007/02/pariskaboul_en_.html * ** Rainbow Gathering (en anglais): Historique: http://en.wikipedia.org/wiki/Rainbow_Gathering http://en.wikipedia.org/wiki/Rainbow_Family Sites français : http://frenchrainbow.free.fr/ http://frenchrainbow.free.fr/rainbowinfo/rainbowinfofrench.html http://edenlife.iquebec.com/ Photos: http://frenchrainbow2.free.fr/rainbowitalie2002/phitalie.html http://frenchrainbow2.free.fr/chaudaucoeur/chaudaucoeur.html
S'il ne traverse pas le continent d'ouest en est comme d'autres, qui se sont lancés en 2CV jusqu'à Saïgon... Vraiment cool, les gars! Leur film, qu'il a vu au festival des Globe-trotters en 2004, était bien sympa. Ouais, mais bon... S'il ne fait pas la route de la soie à cheval ou un trip yourte en Asie Centrale; c'est parce qu'il ne se la joue pas Marco Polo. Faut rester humble quand même! Et il n'a, pour le moment, pas encore Ze idée qui fait tilt. Depuis qu'il a été au Rainbow Gathering au Portugal, il se fait appeler Matt. Comme il y avait des gens de toute l'Europe, et des tas de langues différentes, c'était plus facile à prononcer pour tout le monde. Mathieu, faut reconnaître, c'est un peu ringard! Alors, va pour Matt! Quand il a sorti à son frère aîné que c'était une décision irréversible, Laurent a encore fait la grimace. Il n'y a que lui pour tirer une tête pareille! Encore un truc de ouf! Mathieu se demandait, petit, combien ça demandait d'entraînement pour obtenir ce mélange inimitable : on lisait sur son visage à la fois l'agacement, l'ennui, et l'amusement. Ce que Laurent appelait du sarcasme. Matt s'en foutait si le mot précis ne lui venait pas à l'esprit. Et il était bien content de ne pas être un de ces intellos qui avaient tout lu, qui discutaient des heures durant, de philo, de politique, de sujets brûlants d'actualité, mais qui, le jour où il fallait faire pousser des patates, étaient des bons à rien. Incapables d'apprécier un coucher de soleil en silence, ces mecs! Sauf si un génie avait réussi à leur faire fumer quelques pétards... Là, ils deviennent à peu près fréquentables. En tous cas, un peu plus muets. Matt n'a jamais franchement brillé dans sa scolarité. En raccourci, on pourrait même dire qu'il a désespéré pas mal de profs. Mais quand on l'a envoyé sur une voie de garage... il a presque pris ça avec philosophie, bien qu'il ne comprenne pas vraiment ce que le mot veut dire. Il ne sent pas plus con qu'un autre et il est bien content d'avoir échappé à quelques années supplémentaires d'internement et de bourrage de crâne. On peut pas dire qu'il est à fond non plus, en apprentissage, mais au moins, il FAIT quelque chose, pas comme son frère qui parle, qui parle, mais qui est bon à rien et se défile toujours pour ne pas rendre service à la maison, sous prétexte qu'il doit réviser ses cours. L'électricité, la plomberie, la menuiserie, savoir gâcher du ciment, ça peut toujours servir... une thèse sur..., c'est quoi le sujet déjà?..., c'est moins certain. Enfin, chacun sa vie! Matt, qui n'a jamais été très fort en français, a un orthographe approximatif, comme l'ont souligné ses profs successifs. De temps en temps, une fille se moque, et là ça fait mal. Mais en général, les autres, autour de lui, s'en balancent. Il fait peut-être des fautes mais il envoie ses sms en un temps record. Et ça, personne s'en plaint! Il a bien essayé de lire Chatwin et d'autres de la même trempe, que son pote Gérard appelle les écrivains-voyageurs, mais il capte pas tout et c'est carrément long à lire! Le Rainbow, ça a été une révélation. Voilà un truc qui l'a vraiment secoué. C'est là qu'il a compris ce que le mot utopie voulait dire. Et que c'était possible à vivre, aussi. Avec des potes à des potes il avaient fait la traversée en camion jusqu'au Portugal, en se relayant pour conduire et fumer des joints. A l'arrivée, ils sont restés scotchés par ce qu'ils ont découvert: des dizaines et des dizaines de véhicules immatriculés dans toute l'Europe, stationnaient sur le chemin de terre, certains couverts de peintures psychédéliques, ou de tracts idéalistes... il y avait même quelques gros gabarits, comme un bus londonien ré-aménagé. Il n'y avait pas beaucoup de monde dans les parages: les seules personnes qui traînaient avaient des dégaines excentriques, voire bizarres et un peu space, l'air de flotter dans un autre monde. Et au vu du nombre de voitures, il devait y en avoir bien davantage du même style au bout du sentier, qui grimpait dans la colline et menait au campement. Sur le coup, ça lui a foutu la trouille, à Matt. Surtout quand ils ont demandé à quelqu'un s'il y avait beaucoup de monde là-haut et qu'ils l'ont entendu répondre : « Ouais... pas mal. Chsais pas... 2000 ou 3000.personnes... » Matt a eu un peu le vertige. 2000 ou 3000 ??? Où est-ce qu'ils avaient mis les pieds? Ça devait être Woodstock, là haut! Ils ont commencé à grimper. C'était un peu raide mais les gens qu'ils croisaient leur envoyaient des sourires encourageants. Yohann avait apporté un djembé. Il avait entendu dire quil y avait des boeufs pas possible, et qu'à la full moon, c'était carrément du délire. Il ne voulait pas manquer ça, ni l'occasion d'y participer. Déjà en nage, il marchait torse nu en portant fièrement son djembé sur l'épaule, et sifflotait gaiement... Il avait l'air aux anges, surtout quand le regard d'une fille qui descendait en sens inverse s'attardait sur lui. Matt, moins assuré, un peu indécis sur ce qu'il devait ressentir, marchait un peu en retrait et attendait de voir. Finalement, ils ont atteint le haut de la colline. Le camp semblait constitué de petits îlots épars, de tentes et de tipis, entre lesquels circulait une population hétéroclite et bigarrée, largement souriante... dont une majorité de hippies bien barrés... Sans s'enfoncer trop loin au coeur du rassemblement, ils décidèrent de planter leurs tentes. Yohann avait pointé un tipi avec des filles canons et des mecs aux cheveux longs assis autour d'un petit feu de bois où ils faisaient chauffer du thé... L'un d'eux, tenant un « bâton de parole » vachement bien sculpté et décoré de plumes, s'était lancé dans un grand discours sur l'amour inconditionnel ou un truc du genre... Une clochette carillonnait dans le vent à l'entrée du tipi, un shilom passait, et les filles étaient assez légèrement vêtues. Ils s'étaient installés à côté. Pas trop près au cas où ils soient vraiment tous fous... mais suffisamment pour pouvoir profiter du spectacle. Une fois leurs tentes plantées, et quelques mots échangés avec la tribu voisine, ils commencèrent la visite du camp. On leur avait expliqué que le repas avait lieu sur une grande aire dégagée où tout le monde mangeait ensemble et qu'à la fin du repas, chacun donnait ce qu'il voulait pour financer le festin suivant. Il leur suffisait de rappliquer avec gamelles et couverts, et ils seraient servis, comme tout le monde, quand sonnerait l'heure de la pitance. Ensuite chacun faisait sa vaisselle, à l'un des points d'eau.du campement. Matt avait franchement du mal à imaginer que 2 ou 3000 personnes pouvaient manger ensemble, et surtout, qu'il y avait assez de volontaires pour filer du fric pour la bouffe, faire la cuisine, etc... mais la curiosité commençait à l'emporter sur l'appréhension. Il y avait une ambiance unique. Certains se promenaient nu(e)s, y compris quelques femmes enceintes dont l'une avait le ventre peint, il y avait des « ateliers » à droite à gauche : cours de yoga, de poterie, de reïki, ... il passèrent devant un « tipi medecine » dont s'échappaient des odeurs non identifiées, en plus de celle de l'encens... le type qu'il en virent sortir devait en tous cas se prendre pour un vrai roi mage... Quelle dégaine! Matt se retint de pouffer. Il commençait à trouver ça assez marrant. Un seul truc le chiffonnait: depuis qu'ils avaient passé le tableau d'informations où étaient accrochés des tas de petits mots, des dessins, des poèmes, des annonces pour du co-voiturage, et des instructions sur le bon fonctionnement du campement (pas d'appareils électriques, pas de produits toxiques pour la nature, pas de chiens, pas de drogues) où les messages personnels : « Anny où es-tu? On a planté la tente à côté de la cuisine des enfants.Charles et Catherine » cotoyaient les déclarations : «I'm so happy to have met all of you, beautiful people, brothers and sisters of the Rainbow Family. Peace and Love. Danae » Oui, vraiment... y'a un truc qui le chiffonnait... il ne voyait deWC nulle part. Ils avaient bien apperçus des flèches qui en indiquaient la direction, une fois à leur gauche, une fois à leur droite, mais pas la moindre cabane... Il allait falloir faire un repérage avant la tombée de la nuit... parce qu'à la lumière des bougies, ce serait vraiment l'aventure! La cuisine des enfants, ça l'avait scié! Sous un abri bien étanche de branches et de feuilles, des cagettes de légumes et de fruits s'alignaient en étagères irrégulières... De grosses marmites chauffaient (mais d'où elles sortaient?) Des adultes épluchaient et coupaient des légumes, touillaient et surveillaient la tambouille. Un genre de coopérative en plein air, quoi... Un peu plus loin, une balançoire et un genre de parcours d'obstacles occupaient des gamins de tous âges et de nationalités variées, sous la houlette d'un adulte qui semblait lui même ne pas avoir fini de grandir... Là, on était chez Robin des Bois! Il suivirent le sentier jusqu'à déboucher sur un grand espace déboisé, en plein soleil, d'où l'on dominait le paysage sur les collines environnantes. Wouaouh! De larges tipis (il n'en avait jamais vu d'aussi grands), où flottaient des drapeaux bariolés, étaient disposés aux extrémités du plateau, laissant un vaste espace libre au centre...: Le « food circle » . C'était donc là qu'ils se retrouvaient tous pour manger!? Impressionnant. De l'autre côté, le campement semblait continuer un peu... On leur avait parlé aussi d'une « piscine » à 30 mn de marche. En fait, une citerne abandonnée et remplie d'eau, grâce aux efforts acharnés de ceux qui avait monté le camp, tirant des tuyaux sur plusieurs kilomètres, avec l'aide d'un paysan du coin qui les fournissait aussi en légumes. On leur avait également indiqué une cascade féérique en contrebas, près du « jardin de scultptures et de mobiles sonores ». Mais où étaient les chiottes? Mystère... Il s'étaient un peu balladés au feeling d'une tente à l'autre... avant de revenir vers la leur et s'affaler un moment. En fin d'après midi, le son d'une conque avait retentit, relayé par le souffle d'une corne et les appels vocaux, d'un bout à l'autre du bois... : « FooOOOOD circle! FoOOOOD CIRcle ». Ça tombait bien, Matt avait une de ces dalles! Ils se dirigèrent comme les autres vers le lieu du festin. Ils confluèrent serait plus exact, parce que, plus on approchait, plus ça ressemblait à une marée humaine... il en sortait de partout... C'était assez excitant, comme avant un concert... Quand ils arrivèrent sur place, il y avait déjà beaucoup de monde, dispersé en un vague cercle indiscipliné, discutant, jouant de la musique, méditant... à première vue, un bordel hallucinant. Puis quelqu'un avait crié quelque chose à pleins poumons, tout le monde s'était mis debout et pris par la main... pour former un vrai grand cercle. Une chanson avait gonflé les poitrines, pris de l'ampleur, et Matt, qui n'en connaissait ni l'air, ni les paroles, s'était retrouvé tout chose, à frisonner, en écoutant ces 2 ou 3000 voix entonner à l'unisson cette ode à la paix, l'amour et la vie au grand air. A cette liesse commune avait succédé quelque chose de beaucoup plus troublant: un son profond, qui semblait monter des entrailles même de la Terre, un son repris par chacun et qui résonnait, vibrait, semblant tourner sans fin dans le cercle, comme si ensemble, ils étaient devenus une seule entité.... un «OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOMMMMMMMMMMMMM». qui mourrut doucement pour laisser place à un silence méditatif. A ce moment-là, il avait bien faillit se laisser aller au fou-rire mais ceux qui étaient autour de lui avaient fermés les yeux... Max et Yohann étaient loin et il ne pouvait pas repérer les autres potes fondus dans la masse. Il ferma les yeux aussi, en jetant fréquemment de petits coups d'oeil furtifs pour voir où on en était, et attendit la suite. La suite, elle le fit sursauter! Ce fut un long cri de sioux, qui déchira le silence, repris aussitôt par 2 ou 3000 poitrines qui semblaient hurler à la lune, et qui se transforma en une sorte d'ovation. Cette fois, il se joignit à l'ensemble, sans faire la fine bouche. Dans une société aux moeurs bien policée, ce genre d'occasion est plutôt rare. Il cria tout son soul... C'était jouissif, douloureux, étrange... Il hurla à s'en brûler les poumons comme un nouveau-né... et tout étonné, réalisa que ça lui faisait du bien. Enfin tout le monde s'assit, quelques uns arrivèrent avec de grandes marmites et commencèrent la distribution le long du cercle. En fait de festin, il y avait un ou deux chapatis plus ou moins cuits ou cramés, une sorte de bouillie appelée « dal » sans goût, et même sans sel... et quelques légumes fondus... mais bon..., au moins, c'était roots... ! A la fin du dîner, des gugusses se levèrent... Guitare, tambourin, harmonica, flûte... un ou deux jongleurs et les autres chantant... ils commencèrent une tournée à l'intérieur du cercle, un chapeau à la main, pour récolter des sous... Renseignement pris, ils faisaient la quête pour payer les repas suivants... Ils appelaient ça : le « Magic hat ». Matt, qui espérait que ça lui permettrait de manger un peu mieux par la suite, se montra généreux... Des petits groupes se formèrent, discutant, fumant, s'enlaçant... L'ambiance était chaleureuse. On entendait parler portuguais, espagnol, italien, grec, anglais, polonais, français... Quel melting-pot! Quelques feux de camp commençaient à flamber... Certains regagnaient déjà leurs tentes dans les bois... Dans un tipi, un guitariste mexicain commençait un boeuf avec une flûtiste autrichienne et un accordéonniste chypriote...sans se laisser distraire par les djembés qui tonnaient dehors... C'était génial... Trois jours plus tard, à la full moon, Matt était déjà tombé amoureux trois fois, avec serré dans ses bras une belle berlinoise dont il avait senti le pouls cardiaque dans la main pendant le food circle, avait pétri des dizaines de chapatis à la cuisine, en rigolant avec un mec trop cool habillé en peau de bête, avait dansé devant le feu au bras d'une ravissante inconnue aux cheveux roux qui répétait que c'était magic et bioutiful, et avait fini par trouver, après s'être un peu perdu et cassé la gueule dans les broussailles durant le jeu de piste, où se situaient les toilettes, comment faire la vaisselle et où se doucher sans complexe devant témoins... Il avait même repéré la fameuse hutte à sudation, où un barge qui avait trop fumé était resté le pied collé à l'une des pierres du foyer, avant de s'appercevoir, en émergeant de sa torpeur, que son pied était gravement brûlé! Pour la grande fête de la pleine lune, la population du campement, où de nouveaux arrivants débarquaient tous les jours à n'importe quelle heure, avait doublé! Ils avaient dû faire deux, puis trois cercles concentriques pour permettre à tout le monde de s'insérer dans la ronde. Matt avait fini par s'habituer au « Om » et à la méditation et ne rechignait plus à y participer. Finalement, c'était plutôt cool. Il appréciait par contre très moyennement les palabres aux bâtons de paroles, les discours spirituels, les radicaux qui traquaient les utilisateurs de torches électriques, de shampoing chimiques, et de dentifrices non-naturels.. mais ça faisait parti du folklore et il se sentait à l'aise. Au début, il les trouvait tous un peu bénis oui-oui. C'était ridicule et surréaliste, d'entendre à chaque fois que le Rainbow c'était « wonderful » « great » et « « Amazing! », exclamations accompagnées d'une expression de béatitude extrême et d'un sourire extra-large. Mais maintenant que ses résistances avaient fondues, il avait lui-même la sensation de baigner dans un océan d'amour. C'était peut-être à son tour de paraître énervant pour les nouveaux venus?! En tous cas, la fille de Bruxelles croisée au matin (vérification faite il était déjà 13H 45 et l'appel au food circle de midi n'avait toujours pas résonné), qui l'avait gratifié d'un baiser sur la bouche en lui lançant « à plus tard »n'avait pas l'air rebutée... ni par son regard radieux (il venait juste de revenir d'une expédition dans les bois, jusqu'au lieu sacré des WC sauvages, et rentrait, soulagé et triomphal, à sa tente); ni par son collier de turquoise et os de yack, que lui avait offert la veille un grand type complètement stone qui quittait le camp, heureux d'offrir son bijou fétiche et plein de bonnes ondes à un frère de la rainbow family... et qui s'était éloigné en braillant de sa voix éraillée: « Love in the universe!!! »... A la fiesta de la full moon, ç'avait été l'apothéose. Pour tout. La bouffe était meilleure et relativement abondante, la méditation intense, les hurlements déchaînés, le spectacle des jongleurs avec cerceaux et quilles enflammées, éblouissant... et la musique voltigeait, dans une liesse indescriptible. Cornemuse, violons, flûtes, guitares, saxophone, djembés... ça dansait dans tous les sens... Les enfants perdaient leurs parents dans la farandole et se retrouvaient au chaud dans le tipi immense qui leur était réservé, au centre duquel, entre de grosses pierres où séchaient chaussettes et chaussures, flambait un grand feu. Au sol, des peaux et des couvertures achevaient de composer un nid douillet, où il était délicieux de s'endormir. Dehors, un espagnol énergique s'était improvisé chef d'orchestre, rassemblant autour de lui deux cent personnes pour une chorale africaine. Il avait divisé l'assemblée en deux groupes, auxquelles il faisait chanter à tour de rôle et à capella, des phrases incompréhensibles qui se terminait en i ou en a ... comme hakuna matata ou politikimani, dans un croisement entre Alpha Blondy et Le roi Lion. Une dizaine de djembés se joignirent au délire. Leurs rythmes, de plus en plus fiévreux, laissaient les torses nus des joueurs ruisselant de sueur, luisant à la lueur dorée des flammes, et leurs ombres démesurées vacillant follement en une sarabande incontrôlable. Enfin, c'est peut-être ce qu'aurait dit Chatwin. Matt, lui, se contentait de penser que, sincèrement, l'ambiance était géniale et que les filles qui dansaient autour du feu faisaient encore grimper la température. Matt est revenu du Rainbow transformé. Il n'a pas vu grand chose du Portugal (à part les incendies de forêts entre Braga en Bragença) mais il a décidé de retourner chaque été au grand Rainbow Gathering européen, ce qui lui fera découvrir un pays différent chaque fois. Et rencontrer plein de gens positifs et authentiques, de tout le continent. Surtout des filles. Mais ne soyons pas sectaires!... Plus tard, peut-être, il ira en solo dans la toundra, et quittera Babylone pour toujours... mais d'ici là, sa bouffée d'air, c'est le Rainbow. Il ne lira sans doute jamais ces lignes, car il se sera endormi dès la troisième taffe sur son pétard ( à peu près à la neuvième ligne du deuxième paragraphe)...
* *********************** Références : Paris-Saïgon en 2CV (Edouard Cortès et Jean-Baptiste Flichy) http://raid2cv.free.fr/pages/Livres/ParisSaigon.htm http://enchemin.typepad.com/en_chemin/2007/02/pariskaboul_en_.html * ** Rainbow Gathering (en anglais): Historique: http://en.wikipedia.org/wiki/Rainbow_Gathering http://en.wikipedia.org/wiki/Rainbow_Family Sites français : http://frenchrainbow.free.fr/ http://frenchrainbow.free.fr/rainbowinfo/rainbowinfofrench.html http://edenlife.iquebec.com/ Photos: http://frenchrainbow2.free.fr/rainbowitalie2002/phitalie.html http://frenchrainbow2.free.fr/chaudaucoeur/chaudaucoeur.html
"Nous, on a le temps
Vous, vous avez l'heure"
dixit un chamelier dans le désert...
Il est assez "hardcore" cet ancien cancre de Matt qui tombe 3 fois amoureux en trois jours!
Il ne s' agirait pas qu' il croise la route de Mado!!!
Mais d' une autre voyageuse "type", pourquoi pas!
Qui se lance?????????????????????????????????????????
On a souvent besoin de volontaires ces derniers temps!
Qui se lance?????????????????????????????????????????
On a souvent besoin de volontaires ces derniers temps!
Agathe
La suite, la suite.
Tant pis si tu n'as pas le temps de préparer la bûche, fallait pas commencer [;)][;)]
s'il te plaît, Glatch, ne nous laisse pas sur notre faim!
--
Merci Timouss! Merci Nachwa! de rester sur le pont du navire alors beaucoup l' ont déserté pour cas de force majeure!
Et ben voyons, "fallait pas commencer"! Ca, c' est facile à dire. Dans la famille des "y a qu' a".... je pioche le "fallait pas". C' est Pondy qui m' a mise au piquet. Pendant ce temps, elle coule de douces journées en famille et se fait servir sa dinde et son champagne par ses enfants et petits enfants pendant que je rame en solitaire.
P O N D Y, R E V I E N S !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
De toute façon, je n' ai aucune idée de la tournure que va prendre notre aventure... comme à chaque fois que j' allume l' ordinateur d' ailleurs! Mais cette fois-ci, j' hésite vraiment en entre un pseudo drame et une comédie légère...
Euh, des préférences???
ps: j ' ai aussi une excuse pour irrégularité de présence les prochains jours. L' ordinateur risque d' être accaparé à compter de cet après-midi par une meute de neuveux, nièces, que sais-je, qui viennent en bus tellement ils sont nombreux, c' est dire! Donc qu' on me pardonne d' avance.
Tant pis si tu n'as pas le temps de préparer la bûche, fallait pas commencer [;)][;)]
s'il te plaît, Glatch, ne nous laisse pas sur notre faim!
--
Merci Timouss! Merci Nachwa! de rester sur le pont du navire alors beaucoup l' ont déserté pour cas de force majeure!
Et ben voyons, "fallait pas commencer"! Ca, c' est facile à dire. Dans la famille des "y a qu' a".... je pioche le "fallait pas". C' est Pondy qui m' a mise au piquet. Pendant ce temps, elle coule de douces journées en famille et se fait servir sa dinde et son champagne par ses enfants et petits enfants pendant que je rame en solitaire.
P O N D Y, R E V I E N S !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
De toute façon, je n' ai aucune idée de la tournure que va prendre notre aventure... comme à chaque fois que j' allume l' ordinateur d' ailleurs! Mais cette fois-ci, j' hésite vraiment en entre un pseudo drame et une comédie légère...
Euh, des préférences???
ps: j ' ai aussi une excuse pour irrégularité de présence les prochains jours. L' ordinateur risque d' être accaparé à compter de cet après-midi par une meute de neuveux, nièces, que sais-je, qui viennent en bus tellement ils sont nombreux, c' est dire! Donc qu' on me pardonne d' avance.
Agathe
- Ma femme, qui devant mon angoisse de la page blanche a rapidement cherché à la transformer en liste à courses. (« au lieu de rester planté devant ton écran, si tu allais chercher du pain !! », fin de citation).
C'est le respect de l' autre qui fait que les couples durent. Je vois que ta femme envisage toutes les possibilités pour que couliez encore ensemble de longs jours tranquilles. Mais elle lit sans doute la presse. Et connait très bien le danger qu' on encourt en allant acheter un bouteille de Ricard! C 'est pour ca que y avait que "pain" sur la liste. Ta femme est une perspicace lucide, voilà tout! Même si, il faut le reconnaitre, Carla B elle aussi est clairvoyante...
Allez, un grand merci pour les éclats de rire et Joyeuses Fêtes Raoulx!
C'est le respect de l' autre qui fait que les couples durent. Je vois que ta femme envisage toutes les possibilités pour que couliez encore ensemble de longs jours tranquilles. Mais elle lit sans doute la presse. Et connait très bien le danger qu' on encourt en allant acheter un bouteille de Ricard! C 'est pour ca que y avait que "pain" sur la liste. Ta femme est une perspicace lucide, voilà tout! Même si, il faut le reconnaitre, Carla B elle aussi est clairvoyante...
Allez, un grand merci pour les éclats de rire et Joyeuses Fêtes Raoulx!
Agathe
l est assez "hardcore" cet ancien cancre de Matt qui tombe 3 fois amoureux en trois jours!
Il ne s' agirait pas qu' il croise la route de Mado!!!
Mais d' une autre voyageuse "type", pourquoi pas!
Qui se lance?????????????????????????????????????????
On a souvent besoin de volontaires ces derniers temps!
Qu'entends-tu par "hardcore"? Qu'est-ce à dire? Et pourquoi sollicites-tu une autre plume? Le portrait ne t'as pas plu? J'arrête d'écrire, si c'est ça...et je retournes à mes marrons...!!!..........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................j'aime pas les marrons! [:(]
Qui se lance?????????????????????????????????????????
On a souvent besoin de volontaires ces derniers temps!
Qu'entends-tu par "hardcore"? Qu'est-ce à dire? Et pourquoi sollicites-tu une autre plume? Le portrait ne t'as pas plu? J'arrête d'écrire, si c'est ça...et je retournes à mes marrons...!!!..........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................j'aime pas les marrons! [:(]
"Nous, on a le temps
Vous, vous avez l'heure"
dixit un chamelier dans le désert...
"mais cette fois-ci j'hésite vraiment entre le pseudo drame et une comédie légère"
n'hésite pas Glatch, les deux, les deux!
n'hésite pas Glatch, les deux, les deux!
ouffff ...!!!!! 2h de lecture !!!
ça y est j'ai tout lu ce que j'ai manqué cette semaine !!!!!!! et oui je fais parti de ceux qui n'ont pas accès au pc au boulot !!!
mais bon c'est tellement bon de tout lire !!! merci à tous pour vos portraits et surtout à toi Glatch pour ton "roman" !!!
j'attends avec impatience la suite [:P][:P][:P][:P][:P][:P][:P][:P][:P]
"joyox chalandes à tô" comme on dis de par chez moi !!
désolé de ne pas participer mais j'ai pas votre verbe ..........j'ai toujours été nul en rédac à l'école !!! [:P][:P][:P][:P][:P]
ça y est j'ai tout lu ce que j'ai manqué cette semaine !!!!!!! et oui je fais parti de ceux qui n'ont pas accès au pc au boulot !!!
mais bon c'est tellement bon de tout lire !!! merci à tous pour vos portraits et surtout à toi Glatch pour ton "roman" !!!
j'attends avec impatience la suite [:P][:P][:P][:P][:P][:P][:P][:P][:P]
"joyox chalandes à tô" comme on dis de par chez moi !!
désolé de ne pas participer mais j'ai pas votre verbe ..........j'ai toujours été nul en rédac à l'école !!! [:P][:P][:P][:P][:P]
A'panga chez les Dogons
http://wapata74.spaces.live.com
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En catimini, et en express, j’ai lu la suite du trio de choc et l’aventure de Matt (quelle verve Eversmile, inutile d’aller t’empiffrer de marrons si tu n’aimes pas, je te donne mon adresse en privé, moi j’aime et toi, tu poursuis..).
Impossible dans les jours qui viennent de venir voir ce qui se passe sur vf.
Mado est au resto avec Pat et dans le même coin que Gérard à l’ambassade d’Oman !!!! Je crains le pire. Anny a donné un coup de fil à Sophie en lui disant qu’elle trouvait étrange de voir Mado vannée alors qu’elle rentre à peine de vacances et en plus au café Klein après le strudel, elle était devenue toute pâle et avait dit « whooo les filles j’ai envie de vomir !!, je cale sur le strudel, j’ai du choper le chicougougnia…, vous savez ce moustique qui rend malade, y’en a sûrement en Australie »
A toi de voir Glatch, tu as un grand champ d'action, je reviens sûr de sûr début janvier et si l’histoire glisse dans les pentes vertigineuses du fond de page, y’aura forcément quelqu’un qui la tirera en première ligne. Alors savoure la fin de l'année en paix
Dom.
Mado est au resto avec Pat et dans le même coin que Gérard à l’ambassade d’Oman !!!! Je crains le pire. Anny a donné un coup de fil à Sophie en lui disant qu’elle trouvait étrange de voir Mado vannée alors qu’elle rentre à peine de vacances et en plus au café Klein après le strudel, elle était devenue toute pâle et avait dit « whooo les filles j’ai envie de vomir !!, je cale sur le strudel, j’ai du choper le chicougougnia…, vous savez ce moustique qui rend malade, y’en a sûrement en Australie »
A toi de voir Glatch, tu as un grand champ d'action, je reviens sûr de sûr début janvier et si l’histoire glisse dans les pentes vertigineuses du fond de page, y’aura forcément quelqu’un qui la tirera en première ligne. Alors savoure la fin de l'année en paix
Dom.
Suite et fin de la 1ère Partie du récit d’ un trio de voyageurs des temps modernes
Préambule d’ explication du titre (plus aucun doute, le dernier en 2007) :
Etant donné les contraintes du calendrier (un poil officiel l’ intro, j’ en suis très fière, généralement je ne sais pas faire)… car il faut bien reconnaître, il va devenir de plus en plus dur de réunir un nombre minimum de participants sur ce forum d’ ici la fin de l’ année, j’ ai décidé de clore ici-même la première partie de notre récit. Ceci laisse présager, j’ en ai bien peur, une deuxième partie. Mais comme on signe nulle part, on ne sera pas obligé de tenir nos engagements (ca aussi, c' est pompeux). On fera en fonction de l’ air du temps et des cris du cœur. D’ ici là, certains vont se shooter au champagne et autres nectars de saison, d’ autres se régaleront de la famille (de ses hauts et ses bas), les plus chanceux seront en voyage ou à la plage, les moins chanceux seront au boulot une fois de plus (c’ est vers ceux-ci que va toute mon affection), les plus allergiques ignoreront superbement les fêtes, les plus solos continueront de chercher la convivialité sur VF…. bref chacun fera comme il l' entend, Sarko ou pas Sarko! Tout ça pour dire qu’ une fois de plus… on y va !--
Mado regagne son bureau, elle a une pensée brève mais tendre pour son cowboy chevauchant sa moto à la poursuite des ambassades bédouines, une pensée curieuse pour ce Pat qui ne cesse de l’ intriguer et de la séduire à son insu (!) depuis leur première rencontre à Sydney et un sentiment de culpabilité extrême par rapport au nombre malhonnête, voire obscène, de calories qu' elle a ingurgité depuis quelques jours. Elle se prescrit sans attendre une cure de tartare d’ algues et de thé vert détoxiquant. Cette perspective lui donne des nausées, mais moins encore que celle immédiate de se remettre à ses dossiers. Elle aura bien mérité de se mettre à son programme minutieux de yoga-méditation-assouplissements pendant les fêtes. Elle débranchera son téléphone le soir du réveillon… du moins si elle en trouve la force.
Gérard, lui, sort énervé de l’ ambassade après une séance laborieuse de demande de visa. Il est en train de se demander s’ il passe casse-croûter un sandwich au comptoir de son bistrot habituel ou s’ il file directement chez lui sans perdre de temps (le plus vite il aura fait son sac et préparé son matériel, le mieux ce sera) quand il tombe nez à nez sur cet ethnologue de malheur. Il aurait du lire son horoscope ce matin (c’ est de l’ auto-dérision bien sûr), mais cette journée est décidément placée sous le signe de la poisse !
«- On dirait que Paris ne compte que deux habitants ! Je viens de passer un excellent moment en compagnie de Mado comme vous le savez, dans un fabuleux restaurant indien et voilà que je manque de vous rentrer dedans! Vous connaissez le « Mumbai» ? C’ est là que je l’ ai invitée en tant que cobaye. Ca va devenir valeur sûre, une adresse incontournable, je m’ en porte garant. J’ ai mangé comme quatre mais je n’ aurais jamais imaginé que Mado avait un si bon appétit. Elle a fini pratiquement tous les plats !! Pour ça, on peut lui faire confiance. Pour les cuisiner, c’ est une autre paire de manches. Elle m’ avait dit en effet qu’ elle vous avait croisé par le plus fou des hasards et qu’ elle avait accepté de se sacrifier pour vos statistiques. C' est une anorexique qui le cache bien!»
Gérard, face à cet oiseau de malheur, suffisant et piailleur, ne trouve rien de mieux que d’ user d' ironie pour ne pas s’ avouer battu et abattu. Cette nouvelle l’ accable au delà de sa volonté. Sa cote de franchise et de confiance en soi est décidément en chute libre, le Dollar à comparer bat des records. Une fois rentré, sans détour par la case comptoir-jambon-beurre, il s’ affaire frénétiquement à plier ses fringues non repassées. Contrairement à son habitude, il s’ est servi un cognac. En journée, généralement, il évite. Son téléphone sonne. Le numéro affiché est celui de la femme qui le prend pour un abruti. Il laisse sonner. Comment peut-il s’ être trompé sur son compte à ce point? En même temps qu’ il finit de plier son sac, il s’ applique à refouler déception, rancœur, jalousie, écoeurement, toute cette palette de sentiments contre lesquels il ne sait plus lutter. Désarmé, il reprend ses forces… et un deuxième verre. Son avion part après-demain. Les minutes n’ ont jamais été aussi longues.
Mado, elle digère mal le curry de poisson et le fait qu’ elle n’ arrive pas à joindre l’ homme de son western. Elle est cancer. Elle se fie sans condition à ses sentiments, dans les meilleures comme dans les plus noires des situations. Ce n' est pas aujourd' hui, en ce moment même, qu' elle doit baisser les bras, elle le sait. Elle est persuadée être dans ses droits, laisse donc en plan sa pile de dossiers et colle un post-it sur le bureau de son chef : «cas d’ urgence dans la famille, je dois m’ absenter, je rattraperai mes heures après Noël. Bonne fêtes de fin d’ année ! votre Mado». Elle s’ est brossé les dents, a pris son courage à deux mains, son sac de l' autre, puis s’ est précipitée en direction de l’ appart de Gérard.
Elle veut lui dire qu’ elle a mangé à midi avec l’ ethnologue célèbre sans lui en avoir parlé au préalable. Qu’ elle ne sait pas ce qui lui est passé par la tête, que c’ est ridicule d’ avoir cru que la célébrité de ce type pourrait peut-être un jour lui servir, qu’ elle n’ avait aucune raison de lui mentir par omission, qu’ elle ne veut être qu’ une et entière : son amoureuse, la femme de sa vie mouvementée, sa Calamity Jane, la colocataire de son duplex 190 m2- terrasse orientée au sud, sa seule source de bonheur !--
Ca nous laisse un peu sur notre faim, j' en conviens. Je suis comme vous, j' ai aussi hâte de savoir si Mado va arriver à temps pour régler ce différent avec Gérard, si Pat va pouvoir résister aux chants de la sirène total-fashion mais néanmoins attachante. On finit tous l' année sur les rotules. Donc on refait le plein de calories, d' énergie, d' inspiration... et ca repart.
Vos suggestions? Merci d' avance.
Au fait: Bonnes Fêtes!
Préambule d’ explication du titre (plus aucun doute, le dernier en 2007) :
Etant donné les contraintes du calendrier (un poil officiel l’ intro, j’ en suis très fière, généralement je ne sais pas faire)… car il faut bien reconnaître, il va devenir de plus en plus dur de réunir un nombre minimum de participants sur ce forum d’ ici la fin de l’ année, j’ ai décidé de clore ici-même la première partie de notre récit. Ceci laisse présager, j’ en ai bien peur, une deuxième partie. Mais comme on signe nulle part, on ne sera pas obligé de tenir nos engagements (ca aussi, c' est pompeux). On fera en fonction de l’ air du temps et des cris du cœur. D’ ici là, certains vont se shooter au champagne et autres nectars de saison, d’ autres se régaleront de la famille (de ses hauts et ses bas), les plus chanceux seront en voyage ou à la plage, les moins chanceux seront au boulot une fois de plus (c’ est vers ceux-ci que va toute mon affection), les plus allergiques ignoreront superbement les fêtes, les plus solos continueront de chercher la convivialité sur VF…. bref chacun fera comme il l' entend, Sarko ou pas Sarko! Tout ça pour dire qu’ une fois de plus… on y va !--
Mado regagne son bureau, elle a une pensée brève mais tendre pour son cowboy chevauchant sa moto à la poursuite des ambassades bédouines, une pensée curieuse pour ce Pat qui ne cesse de l’ intriguer et de la séduire à son insu (!) depuis leur première rencontre à Sydney et un sentiment de culpabilité extrême par rapport au nombre malhonnête, voire obscène, de calories qu' elle a ingurgité depuis quelques jours. Elle se prescrit sans attendre une cure de tartare d’ algues et de thé vert détoxiquant. Cette perspective lui donne des nausées, mais moins encore que celle immédiate de se remettre à ses dossiers. Elle aura bien mérité de se mettre à son programme minutieux de yoga-méditation-assouplissements pendant les fêtes. Elle débranchera son téléphone le soir du réveillon… du moins si elle en trouve la force.
Gérard, lui, sort énervé de l’ ambassade après une séance laborieuse de demande de visa. Il est en train de se demander s’ il passe casse-croûter un sandwich au comptoir de son bistrot habituel ou s’ il file directement chez lui sans perdre de temps (le plus vite il aura fait son sac et préparé son matériel, le mieux ce sera) quand il tombe nez à nez sur cet ethnologue de malheur. Il aurait du lire son horoscope ce matin (c’ est de l’ auto-dérision bien sûr), mais cette journée est décidément placée sous le signe de la poisse !
«- On dirait que Paris ne compte que deux habitants ! Je viens de passer un excellent moment en compagnie de Mado comme vous le savez, dans un fabuleux restaurant indien et voilà que je manque de vous rentrer dedans! Vous connaissez le « Mumbai» ? C’ est là que je l’ ai invitée en tant que cobaye. Ca va devenir valeur sûre, une adresse incontournable, je m’ en porte garant. J’ ai mangé comme quatre mais je n’ aurais jamais imaginé que Mado avait un si bon appétit. Elle a fini pratiquement tous les plats !! Pour ça, on peut lui faire confiance. Pour les cuisiner, c’ est une autre paire de manches. Elle m’ avait dit en effet qu’ elle vous avait croisé par le plus fou des hasards et qu’ elle avait accepté de se sacrifier pour vos statistiques. C' est une anorexique qui le cache bien!»
Gérard, face à cet oiseau de malheur, suffisant et piailleur, ne trouve rien de mieux que d’ user d' ironie pour ne pas s’ avouer battu et abattu. Cette nouvelle l’ accable au delà de sa volonté. Sa cote de franchise et de confiance en soi est décidément en chute libre, le Dollar à comparer bat des records. Une fois rentré, sans détour par la case comptoir-jambon-beurre, il s’ affaire frénétiquement à plier ses fringues non repassées. Contrairement à son habitude, il s’ est servi un cognac. En journée, généralement, il évite. Son téléphone sonne. Le numéro affiché est celui de la femme qui le prend pour un abruti. Il laisse sonner. Comment peut-il s’ être trompé sur son compte à ce point? En même temps qu’ il finit de plier son sac, il s’ applique à refouler déception, rancœur, jalousie, écoeurement, toute cette palette de sentiments contre lesquels il ne sait plus lutter. Désarmé, il reprend ses forces… et un deuxième verre. Son avion part après-demain. Les minutes n’ ont jamais été aussi longues.
Mado, elle digère mal le curry de poisson et le fait qu’ elle n’ arrive pas à joindre l’ homme de son western. Elle est cancer. Elle se fie sans condition à ses sentiments, dans les meilleures comme dans les plus noires des situations. Ce n' est pas aujourd' hui, en ce moment même, qu' elle doit baisser les bras, elle le sait. Elle est persuadée être dans ses droits, laisse donc en plan sa pile de dossiers et colle un post-it sur le bureau de son chef : «cas d’ urgence dans la famille, je dois m’ absenter, je rattraperai mes heures après Noël. Bonne fêtes de fin d’ année ! votre Mado». Elle s’ est brossé les dents, a pris son courage à deux mains, son sac de l' autre, puis s’ est précipitée en direction de l’ appart de Gérard.
Elle veut lui dire qu’ elle a mangé à midi avec l’ ethnologue célèbre sans lui en avoir parlé au préalable. Qu’ elle ne sait pas ce qui lui est passé par la tête, que c’ est ridicule d’ avoir cru que la célébrité de ce type pourrait peut-être un jour lui servir, qu’ elle n’ avait aucune raison de lui mentir par omission, qu’ elle ne veut être qu’ une et entière : son amoureuse, la femme de sa vie mouvementée, sa Calamity Jane, la colocataire de son duplex 190 m2- terrasse orientée au sud, sa seule source de bonheur !--
Ca nous laisse un peu sur notre faim, j' en conviens. Je suis comme vous, j' ai aussi hâte de savoir si Mado va arriver à temps pour régler ce différent avec Gérard, si Pat va pouvoir résister aux chants de la sirène total-fashion mais néanmoins attachante. On finit tous l' année sur les rotules. Donc on refait le plein de calories, d' énergie, d' inspiration... et ca repart.
Vos suggestions? Merci d' avance.
Au fait: Bonnes Fêtes!
Agathe
Qu'entends-tu par "hardcore"? Qu'est-ce à dire? Et pourquoi sollicites-tu une autre plume?
Le portrait ne t'as pas plu? J'arrête d'écrire, si c'est ça...et je retournes à mes marrons...!!!
--
Mais non: MALENTENDU! Les marrons rendent susceptible, c'est connu. Au contraire, ton Matt est un caractère entier. Mais il lui manque pour être heureux sur VF... une "voyageuse" attitrée. Qui veut le rendre épanoui? Là était mon propos!
Allez, continue à nous promener sur le fil(m) de ton imagination!
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Mais non: MALENTENDU! Les marrons rendent susceptible, c'est connu. Au contraire, ton Matt est un caractère entier. Mais il lui manque pour être heureux sur VF... une "voyageuse" attitrée. Qui veut le rendre épanoui? Là était mon propos!
Allez, continue à nous promener sur le fil(m) de ton imagination!
Agathe
La maison a fait le plein et l'ordi chauffe à fond ; c'est donc en catimini, comme certaines d'entre vous, que je viens aux nouvelles, quand tout le monde est couché, repu et content... enfin j'espère !
Cette ration quotidienne de rire et de bonne humeur m'est devenue indispensable (y'a pire comme drogue !) et devant votre imagination débordante et vos talents d'écriture je me contente maintenant de vous lire.
Merci à vous tous et toutes de continuer ce délire bien sympathique...
Bonnes fêtes pleines de moments merveilleux à consommer sans modération !
Affectueusement, Mamina
Bonnes fêtes pleines de moments merveilleux à consommer sans modération !
Affectueusement, Mamina
La liberté, c'est un cadeau qu'on se fait à soi-même - (L.Gauthier)
mon blog : http://lesvoyagesdemamina.blogspot.com/
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Et,
"A l'an que ven,
Et si noun sian pas mai,
Que noun fuguen pas mens! "
dicton provençal. "à l'an qui vient, et si nous ne sommes pas plus que nous ne soyons pas moins."
dicton provençal. "à l'an qui vient, et si nous ne sommes pas plus que nous ne soyons pas moins."
""Le bonheur, ça n'est pas grand-chose, madame, c'est du chagrin qui se repose."
Léo Férré
ouffff ...!!!!! 2h de lecture !!!
Salut Wapata,
ca nous gène franchement que tu perdes tant de temps que ça d' un coup, mais trop gentil de nous l' avouer!--
et oui je fais parti de ceux qui n'ont pas accès au pc au boulot !!!
Es-tu conscient de ta chance?--
"joyox chalandes à tô"
Frohe Weihnachten !
ps : Mado te le dit en confidence, puisque c' est toi: elle a bien envie de reprendre goût à la vie en 2008 après ses déboires sentimentaux de la fin 2007. Elle a renoncé à son trip algues-yoga. Elle a trouvé une bien meilleure idée pour se remettre sur escarpins!
Salut Wapata,
ca nous gène franchement que tu perdes tant de temps que ça d' un coup, mais trop gentil de nous l' avouer!--
et oui je fais parti de ceux qui n'ont pas accès au pc au boulot !!!
Es-tu conscient de ta chance?--
"joyox chalandes à tô"
Frohe Weihnachten !
ps : Mado te le dit en confidence, puisque c' est toi: elle a bien envie de reprendre goût à la vie en 2008 après ses déboires sentimentaux de la fin 2007. Elle a renoncé à son trip algues-yoga. Elle a trouvé une bien meilleure idée pour se remettre sur escarpins!
Agathe
ça nous gène franchement que tu perdes tant de temps que ça d' un coup, mais trop gentil de nous l' avouer!
Salut Glatch, c'est pas une perde de temps .............. c'est un grand moment de plaisir de vous lire tous !!!
merci pour le scoop !! [;)] j'attends avec impatience la suite !!!!
Salut Glatch, c'est pas une perde de temps .............. c'est un grand moment de plaisir de vous lire tous !!!
merci pour le scoop !! [;)] j'attends avec impatience la suite !!!!
A'panga chez les Dogons
http://wapata74.spaces.live.com
http://wapata74.spaces.live.com
merci pour le scoop !!--
Dites-donc, JOYEUX NOEL à tous!!!
Avant de changer mon jean bleu contre un noir repassé et mes converse rouges pour des noires à lacets dorés, de me passer un coup de gloss transparent (invisible-sur-coupe-de-champagne) et de fond de teint nouvelle génération "Noel limited", je tiens à vous signaler que:
je viens de recevoir un sms hystérique de Mado. Le cadeau de Noel auquel elle a refléchi en dernière minute pour Gérard est qu' elle va le rejoindre par surprise à Abu Dhabi. Elle a réservé son billet sur internet, elle part demain de Roissy avec Qatar Airways. Top confidentiel of course. Elle a déjà repéré un keffieh hors de prix dans la vitrine de Balenciaga. Elle l' a pris, avant les soldes privées, tant pis.
Dans l' effervescence de Noel, elle fait sa valise. Anny et Sophie passent la chercher dans deux heures. Nuit blanche en perspective. Elle se sent pousser des ailes.
De Gérard, pas de nouvelle depuis son départ ce matin. Espérons qu' il s 'est remis de sa cuite au cognac. Et qu' il n' est pas rancunier.--
Suite à ce bref communiqué, je vous salue bien!
Amicalement
Dites-donc, JOYEUX NOEL à tous!!!
Avant de changer mon jean bleu contre un noir repassé et mes converse rouges pour des noires à lacets dorés, de me passer un coup de gloss transparent (invisible-sur-coupe-de-champagne) et de fond de teint nouvelle génération "Noel limited", je tiens à vous signaler que:
je viens de recevoir un sms hystérique de Mado. Le cadeau de Noel auquel elle a refléchi en dernière minute pour Gérard est qu' elle va le rejoindre par surprise à Abu Dhabi. Elle a réservé son billet sur internet, elle part demain de Roissy avec Qatar Airways. Top confidentiel of course. Elle a déjà repéré un keffieh hors de prix dans la vitrine de Balenciaga. Elle l' a pris, avant les soldes privées, tant pis.
Dans l' effervescence de Noel, elle fait sa valise. Anny et Sophie passent la chercher dans deux heures. Nuit blanche en perspective. Elle se sent pousser des ailes.
De Gérard, pas de nouvelle depuis son départ ce matin. Espérons qu' il s 'est remis de sa cuite au cognac. Et qu' il n' est pas rancunier.--
Suite à ce bref communiqué, je vous salue bien!
Amicalement
Agathe
Dites-donc, JOYEUX NOEL à tous!!!
Dites-donc, JOYEUX NOEL à tous!!!
pratique les copier coller !!
Un imelle d'Agadir ! mon pote Jojo qui n'a pas son pareil pour animer la soirée CE, et qui a rejoint son ancien contremaitre à la retraite.
Marcel et Paulette ont été répérés, avec moulte backchichs, il ont été cooptés pour entrer au camping municipal, leur camping car est coincé entre un monstre Allemand et un olivier rachitique, mais la porte ouvre en grand, pas si mal !! dommage d'avoir investi dans un auvent pour ne pas pouvoir le déplier; Marcel s'est inscrit à la soirée pétanque qui doit précéder le réveillon concocté par les femmes, tout au moins celles qui se causent, parce qu'il n'a pas vraiment été évident de faire bouger les sans gène (des belges et des suisses, meme pas chez eux !!!!) pour incruster leur camion. Un voyage ravito bierre a été organisé cet après midi, par ceux qui n'étaient pas coincés, Marcel a veillé sur leur emplacement, il restait du pastis dans la soute, surement un oubli, il avait mal été rangé!. Que leur familles soient rassurées.
Un imelle d'Agadir ! mon pote Jojo qui n'a pas son pareil pour animer la soirée CE, et qui a rejoint son ancien contremaitre à la retraite.
Marcel et Paulette ont été répérés, avec moulte backchichs, il ont été cooptés pour entrer au camping municipal, leur camping car est coincé entre un monstre Allemand et un olivier rachitique, mais la porte ouvre en grand, pas si mal !! dommage d'avoir investi dans un auvent pour ne pas pouvoir le déplier; Marcel s'est inscrit à la soirée pétanque qui doit précéder le réveillon concocté par les femmes, tout au moins celles qui se causent, parce qu'il n'a pas vraiment été évident de faire bouger les sans gène (des belges et des suisses, meme pas chez eux !!!!) pour incruster leur camion. Un voyage ravito bierre a été organisé cet après midi, par ceux qui n'étaient pas coincés, Marcel a veillé sur leur emplacement, il restait du pastis dans la soute, surement un oubli, il avait mal été rangé!. Que leur familles soient rassurées.
Elle a bien fait... ça va être rock'n roll de retrouver Gérard à Abu Dhabi mais je piaffe d'impatience (au moins autant qu'un pur sang arabe) à l'idée de cette folle équipée! Sans doute rêve-t'elle déjà d'un déjeuner à la brasserie Le Vendôme du somptueux Emirates Hotel... et aux soins du spa, avec un massage à quatre mains ( pas celles de Gérard, mais quand même, ça fait rêver!) pour seulement 1000 AED...!!!
Allez, on se dépêche d'avaler les huîtres et on revient lire la suite...!!!
Allez, on se dépêche d'avaler les huîtres et on revient lire la suite...!!!
"Nous, on a le temps
Vous, vous avez l'heure"
dixit un chamelier dans le désert...
Début de la 2ème Partie du récit d’ une famille -à trois jusque là- de voyageurs qui pourrait bien s’ agrandir
Préambule spécial Noël: Très franchement, je ne connais pas les lendemains de cuite au cognac (probablement savoureux) mais mon état personnel est alarmant. Je n’ ose pas déranger les urgences, il paraît qu’ ils sont en manque de personnel. J’ ai repris hier de tous les plats et des tous les vins, ai rempilé ce midi comme si ça ne suffisait pas. Entre temps, il a eu une nuit plus courte qu’ une mini jupe dans laquelle je ne rentre d’ ailleurs plus depuis belle lurette. Assise devant l’ordi, je rentre le ventre pour que je ne sente pas les petits plis de la peau sous le pull près du corps, ca m’ écoeure, autant le dire. Je suis désolée de vous en faire part, mais il faut bien qu’ un forum serve à quelque chose ! Je crains donc que mes neurones ne tournent qu’au ralenti. Mais je me disais qu’ il serait quand même bien d’ intégrer sous peu un nouveau personnage à notre récit. J’ avais un peu envisagé, Eversmile, ton « voyageur Scoumoune »… Je sais, c’ est audacieux, mais qu’ en pensez-vous ? Et si on l’ associait à Anny? Ca fait au moins trois fois que je réclame à cor et à cri des « suggestions » mais vous êtes visiblement tous en grève depuis que Raoulx a fait une proposition fumeuse (fumiste ?). J’ y vais moi, en tout cas.--
En ce moment, le hasard fait hyper mal les choses. Il s’ acharne pour ainsi dire. Chaque fois qu’ Anny et Sophie sont dans le coin, le portable de Mado sonne et c’ est Paulette qui manque de faire une crise d’ épilepsie. Cette fois-ci, elle a besoin en toute urgence des connaissances de sa belle-fille en allemand, du moins ce qui lui en reste depuis son traumatisme du Bac. Elle et Marcel sont toujours au Maroc. Voilà que Marcel manque de créer un incident diplomatique, voire de faire appel au charisme et à la sagesse de Mohammed VI… si le camping-car d’ Allemands, un mastodonte qui leur bloque un coté de l’ emplacement, ne bouge pas sur le champ.
« - Tu ne sais pas, par hasard, ce que je pourrais leur dire pour qu’ ils comprennent, avant que Marcel ne leur mette un coup de parasol ? Ecoute Paulette, ce n’ est vraiment pas le moment là, je suis dans une phase hyper délicate de ma vie sentimentale. Je n’ ai franchement pas la tête aux finesses germaniques. Tu n’ as qu’ à leur dire « Achtung ! raus hier, bitte schön ». Quoi… qu’ est-ce que tu dis? J’ ai rien compris avec le bruit de la télé derrière. Dis leur « raus, sofort, schnell ! ». Il faut que je raccroche, je te rappelle dès que je peux, embrasse Marcel pour moi ! »
Là-dessus, Sophie et Anny ont sonné chez elle. Elles ont une fois de plus passé une de ces fameuses soirées à discussions métaphysiques sur le pourquoi du comment par rapport aux hommes et consommé des cocktails happy hour pour commencer… puis plein tarif. Entre deux éclats de rire, elle ont grignoté et picoré, compté tous les mecs chauves attirants du comptoir, et dans l’ ambiance feutrée de ce bar d’ habitués, branché mais néanmoins propice aux confidences, elles se sont mutuellement raconté tout ce qui était resté jusque là resté tabou. La fin de l’ année approchant et le teneur en alcool des boissons aidant, les derniers verrous ont fini par sauter. Anny a sidéré ses copines. Elle a soit disant rencontré un type sur un forum de rencontres internet et elle part avec lui dans deux semaines à Djerba! Il s’ appellerait Vincent, aurait (d’ après son profil) un « bon physique », et serait par dessus tout « intuitif et sensible ». Anny leur explique que l’ homme le plus « sensible » de la toile s’ est malheureusement fait faucher sa carte bleue sur le parking de Carrefour. C’ est donc elle qui a réservé le 4 étoiles de Djerba. Mado lui dit qu’ elle est inconsciente de faire aveuglément confiance à ce Vincent. D’ ailleurs elle mérite mieux qu’un « bon physique » !
« - Mais bon, je suis quand même ravie que tu sortes de Paris et surtout du 4ème arrondissement ! Mais promets nous de mettre une bombe lacrymo dans ton sac. »
Sophie, quant à elle, est fauchée. Elle a investi la totalité de son treizième mois dans une opération « régime pour mincir vite et bien » : forfait salle de sport, spa, menus diététiques sur mesure, elle s’ y prépare psychiquement depuis six mois. Après quoi elle se mettra en chasse à l’ Homme. D’ ailleurs à ce propos, est-ce que Mado est au courant, si l’ architecte pas mal, le copain de Gérard, est rentré des States ?
«- T’ es pas dingue ! C’ est pas du tout ton style, Yann. C’ est comme si tu mettais Fabius et Carla Bruni ensemble par exemple ! Par contre, j’ ai un scoop pour vous, les minettes…. Vous vous rappelez du mec intuitif, cultivé et sensible, bourré d’ humour et plus stylé que Brad Pitt, le type que j’ ai croisé l’ autre fois par hasard dans le café à Strudels ? Ben, figurez vous que l’ ai revu, il m’ a même invité à manger un bout. Depuis, il est littéralement à mes pieds. Sophie, ma poulette, je te le sers sur un plateau dès que je suis rentrée ! Dès que tu es rentrée? rentrée d’ ou? On a raté quelque chose?
Mado était persuadée d’ avoir tenue ses copines au courant de son départ précipité pour Abu Dhabi. Sophie ne sait même pas ou c’ est, elle croyait que c’ était un territoire d’ Outre-mer. Mado raconte qu’ elle angoisse comme jamais, qu’ elle n’a plus vraiment de nouvelles de son cowboy depuis deux jours mais qu’elle lui a envoyé cinq textos embrasés pour lui dire qu’elle l’aimait, comme une dingue, qu’elle devenait folle sans nouvelle, que pour le lui prouver… qu’ elle l’ aimait, elle allait le rejoindre le lendemain dans les Emirats et qu ‘elle espérait qu’il serait à l’aéroport pour l’attendre.
Cette soirée entre copines a été la meilleure qu’ elles aient passé depuis des années. Elles savent qu’ elle peuvent compter les unes sur les autres 24 heures sur 24, 365 jours sur 365. Zéro soucis de ce coté là, les portables sont branchés en permanence.
(…)
A Roissy, par contre, il y a un soucis, et pas qu’un petit. Mado, sans réfléchir, a réservé son vol sur Internet sous le nom de « Mado » au lieu de « Madeleine » comme c’est inscrit sur son passeport. Elle aimerait insulter l’hôtesse de Qatar Airways, d’ autant qu’ elle manque cruellement de sommeil, mais elle sent qu’ elle est cette fois-ci un tout petit peu dans son tord, qu’ un scandale ne lui ferait que perdre du temps. Et puis Gérard est loin. Livrée à elle-même, elle inspire profondément et sort sans trop râler les 100eur nécessaires aux frais de changement du billet. Franchement, qu’ a-t-elle fait aux compagnies aériennes pour qu’elles s’ acharnent toutes comme ça contre elle?--
Rendez-vous demain à Abu Dhabi?
Bonne soirée!
Préambule spécial Noël: Très franchement, je ne connais pas les lendemains de cuite au cognac (probablement savoureux) mais mon état personnel est alarmant. Je n’ ose pas déranger les urgences, il paraît qu’ ils sont en manque de personnel. J’ ai repris hier de tous les plats et des tous les vins, ai rempilé ce midi comme si ça ne suffisait pas. Entre temps, il a eu une nuit plus courte qu’ une mini jupe dans laquelle je ne rentre d’ ailleurs plus depuis belle lurette. Assise devant l’ordi, je rentre le ventre pour que je ne sente pas les petits plis de la peau sous le pull près du corps, ca m’ écoeure, autant le dire. Je suis désolée de vous en faire part, mais il faut bien qu’ un forum serve à quelque chose ! Je crains donc que mes neurones ne tournent qu’au ralenti. Mais je me disais qu’ il serait quand même bien d’ intégrer sous peu un nouveau personnage à notre récit. J’ avais un peu envisagé, Eversmile, ton « voyageur Scoumoune »… Je sais, c’ est audacieux, mais qu’ en pensez-vous ? Et si on l’ associait à Anny? Ca fait au moins trois fois que je réclame à cor et à cri des « suggestions » mais vous êtes visiblement tous en grève depuis que Raoulx a fait une proposition fumeuse (fumiste ?). J’ y vais moi, en tout cas.--
En ce moment, le hasard fait hyper mal les choses. Il s’ acharne pour ainsi dire. Chaque fois qu’ Anny et Sophie sont dans le coin, le portable de Mado sonne et c’ est Paulette qui manque de faire une crise d’ épilepsie. Cette fois-ci, elle a besoin en toute urgence des connaissances de sa belle-fille en allemand, du moins ce qui lui en reste depuis son traumatisme du Bac. Elle et Marcel sont toujours au Maroc. Voilà que Marcel manque de créer un incident diplomatique, voire de faire appel au charisme et à la sagesse de Mohammed VI… si le camping-car d’ Allemands, un mastodonte qui leur bloque un coté de l’ emplacement, ne bouge pas sur le champ.
« - Tu ne sais pas, par hasard, ce que je pourrais leur dire pour qu’ ils comprennent, avant que Marcel ne leur mette un coup de parasol ? Ecoute Paulette, ce n’ est vraiment pas le moment là, je suis dans une phase hyper délicate de ma vie sentimentale. Je n’ ai franchement pas la tête aux finesses germaniques. Tu n’ as qu’ à leur dire « Achtung ! raus hier, bitte schön ». Quoi… qu’ est-ce que tu dis? J’ ai rien compris avec le bruit de la télé derrière. Dis leur « raus, sofort, schnell ! ». Il faut que je raccroche, je te rappelle dès que je peux, embrasse Marcel pour moi ! »
Là-dessus, Sophie et Anny ont sonné chez elle. Elles ont une fois de plus passé une de ces fameuses soirées à discussions métaphysiques sur le pourquoi du comment par rapport aux hommes et consommé des cocktails happy hour pour commencer… puis plein tarif. Entre deux éclats de rire, elle ont grignoté et picoré, compté tous les mecs chauves attirants du comptoir, et dans l’ ambiance feutrée de ce bar d’ habitués, branché mais néanmoins propice aux confidences, elles se sont mutuellement raconté tout ce qui était resté jusque là resté tabou. La fin de l’ année approchant et le teneur en alcool des boissons aidant, les derniers verrous ont fini par sauter. Anny a sidéré ses copines. Elle a soit disant rencontré un type sur un forum de rencontres internet et elle part avec lui dans deux semaines à Djerba! Il s’ appellerait Vincent, aurait (d’ après son profil) un « bon physique », et serait par dessus tout « intuitif et sensible ». Anny leur explique que l’ homme le plus « sensible » de la toile s’ est malheureusement fait faucher sa carte bleue sur le parking de Carrefour. C’ est donc elle qui a réservé le 4 étoiles de Djerba. Mado lui dit qu’ elle est inconsciente de faire aveuglément confiance à ce Vincent. D’ ailleurs elle mérite mieux qu’un « bon physique » !
« - Mais bon, je suis quand même ravie que tu sortes de Paris et surtout du 4ème arrondissement ! Mais promets nous de mettre une bombe lacrymo dans ton sac. »
Sophie, quant à elle, est fauchée. Elle a investi la totalité de son treizième mois dans une opération « régime pour mincir vite et bien » : forfait salle de sport, spa, menus diététiques sur mesure, elle s’ y prépare psychiquement depuis six mois. Après quoi elle se mettra en chasse à l’ Homme. D’ ailleurs à ce propos, est-ce que Mado est au courant, si l’ architecte pas mal, le copain de Gérard, est rentré des States ?
«- T’ es pas dingue ! C’ est pas du tout ton style, Yann. C’ est comme si tu mettais Fabius et Carla Bruni ensemble par exemple ! Par contre, j’ ai un scoop pour vous, les minettes…. Vous vous rappelez du mec intuitif, cultivé et sensible, bourré d’ humour et plus stylé que Brad Pitt, le type que j’ ai croisé l’ autre fois par hasard dans le café à Strudels ? Ben, figurez vous que l’ ai revu, il m’ a même invité à manger un bout. Depuis, il est littéralement à mes pieds. Sophie, ma poulette, je te le sers sur un plateau dès que je suis rentrée ! Dès que tu es rentrée? rentrée d’ ou? On a raté quelque chose?
Mado était persuadée d’ avoir tenue ses copines au courant de son départ précipité pour Abu Dhabi. Sophie ne sait même pas ou c’ est, elle croyait que c’ était un territoire d’ Outre-mer. Mado raconte qu’ elle angoisse comme jamais, qu’ elle n’a plus vraiment de nouvelles de son cowboy depuis deux jours mais qu’elle lui a envoyé cinq textos embrasés pour lui dire qu’elle l’aimait, comme une dingue, qu’elle devenait folle sans nouvelle, que pour le lui prouver… qu’ elle l’ aimait, elle allait le rejoindre le lendemain dans les Emirats et qu ‘elle espérait qu’il serait à l’aéroport pour l’attendre.
Cette soirée entre copines a été la meilleure qu’ elles aient passé depuis des années. Elles savent qu’ elle peuvent compter les unes sur les autres 24 heures sur 24, 365 jours sur 365. Zéro soucis de ce coté là, les portables sont branchés en permanence.
(…)
A Roissy, par contre, il y a un soucis, et pas qu’un petit. Mado, sans réfléchir, a réservé son vol sur Internet sous le nom de « Mado » au lieu de « Madeleine » comme c’est inscrit sur son passeport. Elle aimerait insulter l’hôtesse de Qatar Airways, d’ autant qu’ elle manque cruellement de sommeil, mais elle sent qu’ elle est cette fois-ci un tout petit peu dans son tord, qu’ un scandale ne lui ferait que perdre du temps. Et puis Gérard est loin. Livrée à elle-même, elle inspire profondément et sort sans trop râler les 100eur nécessaires aux frais de changement du billet. Franchement, qu’ a-t-elle fait aux compagnies aériennes pour qu’elles s’ acharnent toutes comme ça contre elle?--
Rendez-vous demain à Abu Dhabi?
Bonne soirée!
Agathe
Suite du récit d’ une famille de voyageurs qui s’ agrandit. On en est à la 2ème partie pour ceux qui n’ auraient pas suivi.
Préambule matinal : comme beaucoup de maisons à cette époque de l’année, la mienne est pleine de la cave (qui se vide à un bon rythme ma foi) au grenier (d’ où j’écris quasiment). Il a deux ordis pour… en gros huit jeunes (je me suis comptée dans la catégorie… et ne suis pas forcée d’entendre les commentaires désobligeants). Les places sont donc chères et il faut se lever tôt, même en vacances, pour faire vivre Mado, Gérard et les autres. Donc le prochain qui va à la boulangerie serait gentil de me ramener un croissant. Vous êtes quoi vous au petit-dej, thé ou café ? On peut y aller ? Ps : ah oui, j’ oubliais, ma mère s’est bien régalée à la lecture du Canard Enchainé. Il paraît que les sondages de Sarko iraient « cahin carla » ! On y va cette fois.--
Mado a dormi dans l’ avion jusqu’à Doha. Il faut dire que la fin 2007 l’ a mise sur les genoux, toute l’ année d’ailleurs si elle y pense bien. De célibataire parisienne mal dans son trench-coat et ses talons, nombriliste, elle s’ est transformée en femme mûre et aimante, à l’aise dans ses tenues sportswear, ouverte sur le monde et ses enjeux. Elle se dirige d’ un pas assuré vers l’ arrivée des bagages tout en conversant en anglais avec un homme. C’ est très certainement un jeune cheikh étant donné son allure. Il est monté à Doha et s’ est assise à coté d’elle. Depuis elle n’ a pas vu le temps passer, ni une fois de plus pensé à son brumisateur d’ eau et ses dragées au gingembre. Contrairement à elle, il s’ exprime parfaitement en anglais. Comme il n’ a qu’ un bagage à main, ils se séparent. Franchement ça arrange bien Mado qui n’aimerait pas que Gérard la voit déjà (ou encore) en grande conversation passionnée avec un homme splendide alors qu’ il se languit d’elle à la sortie. Ils échangent cordialement leurs coordonnées et se promettent de se recontacter dès que possible. Mado a déjà une adresse fiable pour réserver un safari à dos de chameau dans le désert. C’ est déjà ça. Il fait chaud et poisseux, c’ est atroce.
Gérard est bien là, à l’ attendre. Il aimerait avant toute chose comprendre. Comprendre ce qui lui arrive depuis six mois alors qu’il ne se reconnaît plus lui-même. D’ailleurs, est-ce bien lui qui se fait berner et mener en bateau par une femme et qui vient l’accueillir à bras ouverts? (Il en doute mais en ouvrant son passeport, il se reconnaît sur la photo donc ça ne fait plus aucun doute). Comprendre qui est cet ouragan de naturel, de candeur et de fraîcheur perché sur les chaussures les plus chères de Paris. Comprendre pourquoi lui l’homme à ne pas demander une femme en mariage serait tenté toutes les dix minutes de passer la bague à cette main zéro défaut. Comprendre enfin pourquoi il s’est mis à boire du cognac en quantité déraisonnable en plein jour à cause d’une paire… de joues blushée matin et soir! Au moment où il se demande s’il trouvera jamais une réponse à l’une des ces énigmes, elle apparaît, splendide, fraîche, ingénue, plus juvénile que n’importe quelle femme de 38 ans.
« - Mon cowboy ! Tu as reçu mes cinq textos? A ton avis? Ou tu crois que c’est les renseignements généraux qui m’ont mis sur ta piste? Tu viens séduire les 99% d’hommes valides des Emirats ? Je n’ai jamais voulu séduire cet ethnologue célèbre… si c’est à lui que tu fais allusion! Nous n’avons fait que prendre deux kilos en une heure dans le même restaurant pour la même bonne cause de ses statistiques soi-disant déterminantes. Au, il m’a appelée sur mon portable pour me dire qu’il t’avait croisé par hasard en sortant du « Mumbai ». D’après lui, malgré tes grands airs de « je sais tout et je tolère tout », il a bien vu que tu n'étais au courant de rien de tout. Il parait que tu ments très mal. Ecoute, si on discutait de tout ça ailleurs. Je meurs de faim, pas toi ? Ca te tente d'aller manger des mezza dans un coin sympa, sur le port par exemple ? des quoi ? tu veux me faire manger quoi ? Avec cette chaleur, je n’ ai vraiment pas très faim mais bon... je suis prête à tout pour te rendre heureux, même manger des reptiles »--
A tous mes détracteurs, qui prétendent que ces retrouvailles sont un peu tirées par les cheveux, je réponds qu’ils ont entièrement raison ! Mais... si certains croient faire mieux le matin de si bonne heure, sans croissant dans le ventre, il ne faut surtout pas qu’ils se gênent. Je n’ai toujours pas mes suggestions, et encore... quand je parle au pluriel, je suis généreuse, je n’en ai même pas une. Raoulx, tu serais sympa de décréter la fin de la grève. J’ ai besoin d’aide. Un service minimum s'il vous plait!
Préambule matinal : comme beaucoup de maisons à cette époque de l’année, la mienne est pleine de la cave (qui se vide à un bon rythme ma foi) au grenier (d’ où j’écris quasiment). Il a deux ordis pour… en gros huit jeunes (je me suis comptée dans la catégorie… et ne suis pas forcée d’entendre les commentaires désobligeants). Les places sont donc chères et il faut se lever tôt, même en vacances, pour faire vivre Mado, Gérard et les autres. Donc le prochain qui va à la boulangerie serait gentil de me ramener un croissant. Vous êtes quoi vous au petit-dej, thé ou café ? On peut y aller ? Ps : ah oui, j’ oubliais, ma mère s’est bien régalée à la lecture du Canard Enchainé. Il paraît que les sondages de Sarko iraient « cahin carla » ! On y va cette fois.--
Mado a dormi dans l’ avion jusqu’à Doha. Il faut dire que la fin 2007 l’ a mise sur les genoux, toute l’ année d’ailleurs si elle y pense bien. De célibataire parisienne mal dans son trench-coat et ses talons, nombriliste, elle s’ est transformée en femme mûre et aimante, à l’aise dans ses tenues sportswear, ouverte sur le monde et ses enjeux. Elle se dirige d’ un pas assuré vers l’ arrivée des bagages tout en conversant en anglais avec un homme. C’ est très certainement un jeune cheikh étant donné son allure. Il est monté à Doha et s’ est assise à coté d’elle. Depuis elle n’ a pas vu le temps passer, ni une fois de plus pensé à son brumisateur d’ eau et ses dragées au gingembre. Contrairement à elle, il s’ exprime parfaitement en anglais. Comme il n’ a qu’ un bagage à main, ils se séparent. Franchement ça arrange bien Mado qui n’aimerait pas que Gérard la voit déjà (ou encore) en grande conversation passionnée avec un homme splendide alors qu’ il se languit d’elle à la sortie. Ils échangent cordialement leurs coordonnées et se promettent de se recontacter dès que possible. Mado a déjà une adresse fiable pour réserver un safari à dos de chameau dans le désert. C’ est déjà ça. Il fait chaud et poisseux, c’ est atroce.
Gérard est bien là, à l’ attendre. Il aimerait avant toute chose comprendre. Comprendre ce qui lui arrive depuis six mois alors qu’il ne se reconnaît plus lui-même. D’ailleurs, est-ce bien lui qui se fait berner et mener en bateau par une femme et qui vient l’accueillir à bras ouverts? (Il en doute mais en ouvrant son passeport, il se reconnaît sur la photo donc ça ne fait plus aucun doute). Comprendre qui est cet ouragan de naturel, de candeur et de fraîcheur perché sur les chaussures les plus chères de Paris. Comprendre pourquoi lui l’homme à ne pas demander une femme en mariage serait tenté toutes les dix minutes de passer la bague à cette main zéro défaut. Comprendre enfin pourquoi il s’est mis à boire du cognac en quantité déraisonnable en plein jour à cause d’une paire… de joues blushée matin et soir! Au moment où il se demande s’il trouvera jamais une réponse à l’une des ces énigmes, elle apparaît, splendide, fraîche, ingénue, plus juvénile que n’importe quelle femme de 38 ans.
« - Mon cowboy ! Tu as reçu mes cinq textos? A ton avis? Ou tu crois que c’est les renseignements généraux qui m’ont mis sur ta piste? Tu viens séduire les 99% d’hommes valides des Emirats ? Je n’ai jamais voulu séduire cet ethnologue célèbre… si c’est à lui que tu fais allusion! Nous n’avons fait que prendre deux kilos en une heure dans le même restaurant pour la même bonne cause de ses statistiques soi-disant déterminantes. Au, il m’a appelée sur mon portable pour me dire qu’il t’avait croisé par hasard en sortant du « Mumbai ». D’après lui, malgré tes grands airs de « je sais tout et je tolère tout », il a bien vu que tu n'étais au courant de rien de tout. Il parait que tu ments très mal. Ecoute, si on discutait de tout ça ailleurs. Je meurs de faim, pas toi ? Ca te tente d'aller manger des mezza dans un coin sympa, sur le port par exemple ? des quoi ? tu veux me faire manger quoi ? Avec cette chaleur, je n’ ai vraiment pas très faim mais bon... je suis prête à tout pour te rendre heureux, même manger des reptiles »--
A tous mes détracteurs, qui prétendent que ces retrouvailles sont un peu tirées par les cheveux, je réponds qu’ils ont entièrement raison ! Mais... si certains croient faire mieux le matin de si bonne heure, sans croissant dans le ventre, il ne faut surtout pas qu’ils se gênent. Je n’ai toujours pas mes suggestions, et encore... quand je parle au pluriel, je suis généreuse, je n’en ai même pas une. Raoulx, tu serais sympa de décréter la fin de la grève. J’ ai besoin d’aide. Un service minimum s'il vous plait!
Agathe
T’es trop forte Agathe, je vais donc te plagier et faire un pré en bulle.
Après un bref séjour dans la capitale des Gaules, retour dans les montagnes. Avant de repartir dans les vignobles bourguignons je me remets fort péniblement d’une overdose d’huîtres.
Oui-oui je mangerais des huitres sur la tête d’un pouilleux, mais hier y’en a une qui m’a terrassé et elle est restée sur mon estomac comme une morve coincée dans la gorge.. C’est pas poétique tout ça ?
C’est donc, très lourdement que je suis devant l’ordinateur et découvre, impressionnée la vie mouvementée des trois amies et l’enthousiasme incroyable de tous nos amis lecteurs qui transmettent tant d’idées pour que tu poursuives….
__
Anny n’est pas partie à Djerba avec Vincent rencontré sur un forum. Pour deux raisons : même avec un paiement en trois fois sans frais, son compte est si cramoisi que pour une fois la sagesse l’a retenue. La deuxième raison est la méfiance. Même si tout le monde la croit un peu écervelée, elle est rationnelle la petite Anny et elle a annulé sa pré-réservation de l’hôtel quatre étoiles. Après une folle soirée avec Sophie et Mado, où elles ont refait le monde, parlé des hommes surtout et de la vie en général, Anny a bouclé sa valise lors même que Mado s’envolait rejoindre son Gérard dans un petit pays qu’elle a bien du mal à situer sur la carte.
Direction la Corrèze. Son petit village aux portes du Quercy et du Périgord, n’est qu’a dix tours de roues de mobylette de Brive-la-Gaillarde et son séjour fut un pur régal… (je vais vous dire tout de suite pourquoi, inutile de faire durer un suspens qui n’apporte rien). Le père d’Anny est l’instituteur de village. Tous les parents d’élèves apprécient énormément sa disponibilité, sa pédagogie et son sourire bon enfant. Or, Anny venait d’arriver, de poser sa valise sur son étroit lit d’enfant quand la porte a sonné. Elle a dévalé l’escalier et s’est trouvée nez à nez avec un homme immense en salopette verte zippée de l’entrejambe au cou. Il tenait sous son bras, enveloppé dans du papier journal, un énorme bout de barbaque saignante. Une côte de bœuf. On devrait dire d’ailleurs une côte de vache. Parce que, encore dans les campagnes, les paysans tuent une vache dans le dos des services vétérinaires agréés pour l’abattage. C’est pour leur propre consommation et ils n’en n’ont rien à fiche des règles gouvernementales. Ils tuent ainsi, une vache et un cochon et ont de la bidoche pour un an. Donc, revenons à nos moutons, enfin c'est-à-dire à notre vache. Le père d’Anny est si apprécié que Robert lui avait promis une magnifique côte de bœuf en remerciement de ses bons et loyaux services.
Robert bredouille devant la jeune femme si, comment dire, si, si parisienne. Il se sent empoté dans sa tenue de travail et regarde ses bottes de caoutchouc encrottées de gadoue collante. Il a une grande exploitation, il fait du maïs, il a quarante trois vaches, des limousines si promptes à donner un lait excellent (ou de la viande excellente Anny ne se rappelle plus bien) et pour le plaisir, il a trois chevaux. C’est un célibataire séduisant avec une brosse de cheveux dorés. Mais là, tout à trac, il se sent comme un petit garçon. Et Anny? Anny ressent une secousse tellurique si violente, qu’elle s’appuie contre le mur….
__ Honnêtement j'peux pas faire mieux pour aujourd'hui. Aux lecteurs de taper sur le gogol pour découvrir les attraits touristiques de la Corrèze, qui devient si prisée que les anglais et les suisses achètent des vieilles fermes à restaurer et où nos amis canadiens louent des gîtes pour de brefs séjours qu'on dit, voyons voir... authentiques!
Dom.
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Anny n’est pas partie à Djerba avec Vincent rencontré sur un forum. Pour deux raisons : même avec un paiement en trois fois sans frais, son compte est si cramoisi que pour une fois la sagesse l’a retenue. La deuxième raison est la méfiance. Même si tout le monde la croit un peu écervelée, elle est rationnelle la petite Anny et elle a annulé sa pré-réservation de l’hôtel quatre étoiles. Après une folle soirée avec Sophie et Mado, où elles ont refait le monde, parlé des hommes surtout et de la vie en général, Anny a bouclé sa valise lors même que Mado s’envolait rejoindre son Gérard dans un petit pays qu’elle a bien du mal à situer sur la carte.
Direction la Corrèze. Son petit village aux portes du Quercy et du Périgord, n’est qu’a dix tours de roues de mobylette de Brive-la-Gaillarde et son séjour fut un pur régal… (je vais vous dire tout de suite pourquoi, inutile de faire durer un suspens qui n’apporte rien). Le père d’Anny est l’instituteur de village. Tous les parents d’élèves apprécient énormément sa disponibilité, sa pédagogie et son sourire bon enfant. Or, Anny venait d’arriver, de poser sa valise sur son étroit lit d’enfant quand la porte a sonné. Elle a dévalé l’escalier et s’est trouvée nez à nez avec un homme immense en salopette verte zippée de l’entrejambe au cou. Il tenait sous son bras, enveloppé dans du papier journal, un énorme bout de barbaque saignante. Une côte de bœuf. On devrait dire d’ailleurs une côte de vache. Parce que, encore dans les campagnes, les paysans tuent une vache dans le dos des services vétérinaires agréés pour l’abattage. C’est pour leur propre consommation et ils n’en n’ont rien à fiche des règles gouvernementales. Ils tuent ainsi, une vache et un cochon et ont de la bidoche pour un an. Donc, revenons à nos moutons, enfin c'est-à-dire à notre vache. Le père d’Anny est si apprécié que Robert lui avait promis une magnifique côte de bœuf en remerciement de ses bons et loyaux services.
Robert bredouille devant la jeune femme si, comment dire, si, si parisienne. Il se sent empoté dans sa tenue de travail et regarde ses bottes de caoutchouc encrottées de gadoue collante. Il a une grande exploitation, il fait du maïs, il a quarante trois vaches, des limousines si promptes à donner un lait excellent (ou de la viande excellente Anny ne se rappelle plus bien) et pour le plaisir, il a trois chevaux. C’est un célibataire séduisant avec une brosse de cheveux dorés. Mais là, tout à trac, il se sent comme un petit garçon. Et Anny? Anny ressent une secousse tellurique si violente, qu’elle s’appuie contre le mur….
__ Honnêtement j'peux pas faire mieux pour aujourd'hui. Aux lecteurs de taper sur le gogol pour découvrir les attraits touristiques de la Corrèze, qui devient si prisée que les anglais et les suisses achètent des vieilles fermes à restaurer et où nos amis canadiens louent des gîtes pour de brefs séjours qu'on dit, voyons voir... authentiques!
Dom.
Attends, attends, c'est quoi cette histoire de Robert? Glatch s'est donnée du mal pour trouver un nom à Vincent-la-Scoumoune (c'est bien lui, je me trompe pas, Glatch?) et tu l'envoies sur les roses (corréziennes) en deux lignes! Dommage, ça me semblait bien engagé, sur Djerba! Moi j'ai pas le temps, là... Faut que je me fasse Philippe... Ben, oui, le Philippe qui est toujours absent des réunions de potes... va bien falloir se décider à lui brosser le portrait! C'est en train de mûrir de mon côté, un peu de patience, faut pas pousser mémé dans les orties, non plus (je suis pas en vacances, je vous rappelle!)...
"Nous, on a le temps
Vous, vous avez l'heure"
dixit un chamelier dans le désert...
Coucou les rescapées de la grève,
bien contente de voir que je ne suis pas alone sur le tarmac! Je croyais que tout le monde avait déserté. Y a de la place pour tout le monde... Allez Eversmile, lance ton sujet... tu bosseras plus tard! Et on polémiquera encore plus tard.
Bien à vous
bien contente de voir que je ne suis pas alone sur le tarmac! Je croyais que tout le monde avait déserté. Y a de la place pour tout le monde... Allez Eversmile, lance ton sujet... tu bosseras plus tard! Et on polémiquera encore plus tard.
Bien à vous
Agathe
... bien contente de voir que je ne suis pas alone sur le tarmac! Je croyais que tout le monde avait déserté. ...
Non non, certain(e)s sont silencieux(ses), en apnée devant leur écran, à attendre la suite (et les ramifications) que vous essayez de nous distiller entre deux agapes... L'inspiration est de votre côté, du nôtre nous nous délectons à vous lire ! [:)][:)][:)]
Non non, certain(e)s sont silencieux(ses), en apnée devant leur écran, à attendre la suite (et les ramifications) que vous essayez de nous distiller entre deux agapes... L'inspiration est de votre côté, du nôtre nous nous délectons à vous lire ! [:)][:)][:)]
"Nous méritons toutes nos rencontres ; elles sont accordées à notre destin, et ont une signification qu'il nous appartient de déchiffrer." Mauriac
Ah non les filles, ça ne va plus, là, ça déconne ! Fifi Brindacier qui écrit dans les colonnes de Cosmopolitain, ça le fait pas !
La verve au service du rien-du-tout, ço vo po, ço !!!!!
La forme sans le fond, parler avec talent pour ne rien dire, c'est faire du bruit, c'est... s'ennuyer avec force raffût ?
Ok, je sais: je n'ai qu'à poster un truc, alors.... ou passer mon chemin...[:|]
La voyageuse en attente de voyage... On l'a déjà, celle-là, dans le catalogue ? J'allons z'y pencher...[:)]
La verve au service du rien-du-tout, ço vo po, ço !!!!!
La forme sans le fond, parler avec talent pour ne rien dire, c'est faire du bruit, c'est... s'ennuyer avec force raffût ?Ok, je sais: je n'ai qu'à poster un truc, alors.... ou passer mon chemin...[:|]
La voyageuse en attente de voyage... On l'a déjà, celle-là, dans le catalogue ? J'allons z'y pencher...[:)]
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
La voyageuse en attente de voyage... On l'a déjà, celle-là, dans le catalogue ?
Non, tout le monde nous la réclame ... et tu tombes franchement bien, Pataugas! Moi je suis l'auteur en panne d'inspiration et je crois que je me joins à la grève ci-dessus décrétée. En attendant, pour gagner de quoi vivre demain: un ptit bout...-- Suite du récit d’ une famille de voyageurs qui aimerait bien s’ agrandir… à condition que tout le monde soit d’ accord. Préambule : Il me faut, à ce stade des vacances, squatter un ordi portable. Les places sont chères. Ca barde même. Puis-je vous confier un secret? J’ai un peu peur que Mado ne me déteigne dessus… j’ ai fait un saut dans les boutiques de Lyon cet après-midi… et voilà que j’ ai craqué pour une petit haut soldé 30%, mes jeunes neveux m’ ont forcée à le prendre, il paraitrait que dans cette pièce unique multicolore, je suis « une trop belle gosse ". Tu parles! Cela dit, je fais le constat amer que, malgré tous mes avantages physiques (!!) et les quelques irréductibles de ce forum, les scores sont en baisse. Va-t-il falloir céder aux dictats de l’ audimat? On y va encore cette fois?-- Le temps qu’elle étreigne son Cowboy, qu’elle se plaigne deux fois de la chaleur, qu’ils s’attablent autour d’un tabouleh, Mado avait déjà reçu un texto du cheikh du vol Qatar Airways, lui demandant si elle serait libre dans la soirée. Cette fois elle décide… de raison garder. Et ne répond pas dans la seconde que... oui elle est libre comme l’air et qu’elle accepte volontiers le barbecue au coucher du soleil sous une tente bédouine. Elle écoute Gérard parler, qui lui raconte son arrivée, non sans difficultés, à Abu Dhabi et les débuts prometteurs de sa séance de travail. Difficile de trouver une chambre à moins de 100eur, et encore sans petit dej. Mais à ce rythme là, il aura sans doute fini plus vite que prévu. D’ après Mado, tous les passagers de l’avion sans exception, sont logés au Hilton… il parait que le spa est incontournable, que personne n’a jamais vu mieux. Et que la nourriture y est locale, goûteuse, sans chichis. Mais elle comprend bien que Gérard, pour des contraintes professionnelles, ait accepté de se loger ailleurs. Rien ne les empêchera de prolonger ce séjour d’une petite semaine de détente bien méritée dans un palace si le Hilton est plein. Il parait que ce n' est pas ce qui manque. Mado n’évoque que perles et corail, Gérard lui parle de désert et d’hospitalité bédouine, Mado s’intéresse au cours du pétrôle, Gérard évoque le passé de cet ancien petit port de pêche qui, il y a quarante ans, ressemblait à tout autre chose qu à cette gigantesque ville moderne et étincelante, concentré de banques et de boutiques. Mado est touchée par les propos passionnés de son chevalier mais ravie de noter au passage que les boutiques sont ouvertes quasiment jour et nuit dans ce temple de la consommation exotique. Elle ne pense bien entendu qu’à rapporter un petit souvenir à cette pauvre Paulette qui se débat tant bien que mal dans l’enfer du camping au Maroc. Ndlr : Sur ce, on n’est plus en mesure du tout de « rassurer les familles » puisqu’ on ne sait plus du tout ce qu’il advient de notre couple de campingcaristes. Y a-t-il un vainqueur, français ou allemand, défendeur des frontières d'un emplacement? Raoulx est à Hollywood et encourage les scénaristes californiens dans leurs revendications. On l’aurait même surpris, d’après CNN, en train de partager une pizza avec Sarah Jessica Parker, alors que sa femme le croit à la boulangerie.-- L’auteur de Mado se désespérant peu à peu, ses protagonistes n' étant d'accord sur rien, pas même sur leur destinée, elle pense un peu se mettre au vert... et déjà aller dormir. Les grévistes ont occupé le plateau, Raoulx en tête, revendiquant une augmentation de ses droits d'auteur, la suite est coupée au montage. Zut!
Non, tout le monde nous la réclame ... et tu tombes franchement bien, Pataugas! Moi je suis l'auteur en panne d'inspiration et je crois que je me joins à la grève ci-dessus décrétée. En attendant, pour gagner de quoi vivre demain: un ptit bout...-- Suite du récit d’ une famille de voyageurs qui aimerait bien s’ agrandir… à condition que tout le monde soit d’ accord. Préambule : Il me faut, à ce stade des vacances, squatter un ordi portable. Les places sont chères. Ca barde même. Puis-je vous confier un secret? J’ai un peu peur que Mado ne me déteigne dessus… j’ ai fait un saut dans les boutiques de Lyon cet après-midi… et voilà que j’ ai craqué pour une petit haut soldé 30%, mes jeunes neveux m’ ont forcée à le prendre, il paraitrait que dans cette pièce unique multicolore, je suis « une trop belle gosse ". Tu parles! Cela dit, je fais le constat amer que, malgré tous mes avantages physiques (!!) et les quelques irréductibles de ce forum, les scores sont en baisse. Va-t-il falloir céder aux dictats de l’ audimat? On y va encore cette fois?-- Le temps qu’elle étreigne son Cowboy, qu’elle se plaigne deux fois de la chaleur, qu’ils s’attablent autour d’un tabouleh, Mado avait déjà reçu un texto du cheikh du vol Qatar Airways, lui demandant si elle serait libre dans la soirée. Cette fois elle décide… de raison garder. Et ne répond pas dans la seconde que... oui elle est libre comme l’air et qu’elle accepte volontiers le barbecue au coucher du soleil sous une tente bédouine. Elle écoute Gérard parler, qui lui raconte son arrivée, non sans difficultés, à Abu Dhabi et les débuts prometteurs de sa séance de travail. Difficile de trouver une chambre à moins de 100eur, et encore sans petit dej. Mais à ce rythme là, il aura sans doute fini plus vite que prévu. D’ après Mado, tous les passagers de l’avion sans exception, sont logés au Hilton… il parait que le spa est incontournable, que personne n’a jamais vu mieux. Et que la nourriture y est locale, goûteuse, sans chichis. Mais elle comprend bien que Gérard, pour des contraintes professionnelles, ait accepté de se loger ailleurs. Rien ne les empêchera de prolonger ce séjour d’une petite semaine de détente bien méritée dans un palace si le Hilton est plein. Il parait que ce n' est pas ce qui manque. Mado n’évoque que perles et corail, Gérard lui parle de désert et d’hospitalité bédouine, Mado s’intéresse au cours du pétrôle, Gérard évoque le passé de cet ancien petit port de pêche qui, il y a quarante ans, ressemblait à tout autre chose qu à cette gigantesque ville moderne et étincelante, concentré de banques et de boutiques. Mado est touchée par les propos passionnés de son chevalier mais ravie de noter au passage que les boutiques sont ouvertes quasiment jour et nuit dans ce temple de la consommation exotique. Elle ne pense bien entendu qu’à rapporter un petit souvenir à cette pauvre Paulette qui se débat tant bien que mal dans l’enfer du camping au Maroc. Ndlr : Sur ce, on n’est plus en mesure du tout de « rassurer les familles » puisqu’ on ne sait plus du tout ce qu’il advient de notre couple de campingcaristes. Y a-t-il un vainqueur, français ou allemand, défendeur des frontières d'un emplacement? Raoulx est à Hollywood et encourage les scénaristes californiens dans leurs revendications. On l’aurait même surpris, d’après CNN, en train de partager une pizza avec Sarah Jessica Parker, alors que sa femme le croit à la boulangerie.-- L’auteur de Mado se désespérant peu à peu, ses protagonistes n' étant d'accord sur rien, pas même sur leur destinée, elle pense un peu se mettre au vert... et déjà aller dormir. Les grévistes ont occupé le plateau, Raoulx en tête, revendiquant une augmentation de ses droits d'auteur, la suite est coupée au montage. Zut!
Agathe
T'inquiètes pas, tu as toujours une lectrice assidue... et je suis sûre que je ne suis pas la seule![;)]
Je voudrais moi aussi me lancer dans un portrait de voyageur, mais l'inspiration ne semble toujours pas être arrivée à moi... J'espère que d'autres oseront se lancer?!
C'est pareil pour moi, impossible de me détacher depuis quelques jours de ce feuilleton à rebondissements multiples.
Je suis admirative devant tant d'imagination et de drôlerie. Impossible de prendre le relais je ne ferais pas le poids.
Alors je vous adresse tous mes encouragements à toi, Pondy, Eversmile et Raoulx. On attends la suite avec impatience.
Fabienne
Fabienne
On attends la suite avec impatience.
Fabienne
Merci Fabizan, Merci Gitanita,
vous êtes sûres? y a des trucs bien au cinéma ces temps-ci. Naturellement, au même moment où je cherche le titre d'un film, je ne le retrouve plus, c'est toujours pareil! mais du même réalisateur que celui qui a fait l'excellent "l' esquive", il y a un nouveau film apparemment très chouette qui est sorti. Eversmile, tu devrais savoir le titre, toi!
Sinon, il y la nouveau livre autobiographique de Günter Grass "Pelures d'oignon", qui a fait scandale l'an passé en Allemagne parcequ'il y avoue son passé nazi, lui, l'auteur pacifiste par excellence. Ca peut être bien. Je l'ai dans ma pile de livres à lire, mais je ne vois pas bien quand je le commencerais....
Je n'ai pas lu ler dernier Harry Potter que j'ai déjà mentionné (bien) plus haut, ca peut être sympa ça aussi pour passer le temps... ou un polar de Mankell pour les plus grands, pourquoi pas.
Pour ceux qui préfèrent bosser comme Eversmile et faire du zêle, rien ne les empèche, en tout cas pas moi!
Mais bon, je le vois bien, Mado et Gérard ont un mini coté attachant. Tenez, ce n'est pas dur, le processus d'identification avec Mado fonctionne presque chez moi, c'est dire. Pourtant, je ne suis pas du tout comme ça, mais alors pas du tout! A part pour le pull coloré que je me suis acheté hier, et pas hors de prix, ni Balenciaga, ni Lagerfeld! j' ai beau chercher, AUCUN point commun!!
Question interessante: y a t-il un homme qui se retrouve chez Gérard? Vous pouvez m'écrire en MP, je sais rester discrète!
Bon, je suis absente pour la journée, vais dans le Maconnais, mais j'essaie de nous concocter, mitonner, mijoter, bricoler, rafistoler, voire pondre une suite pour demain... Parole de VFiste!
Ca marche?
Sautations
ps: PONDY, t'es tu bien remise de ton huître rebelle? Quoi de neuf dans la brume de Bourgogne? Ce serait bien que ta famille te lache un peu pour que tu nous consacres un peu de temps pendant que Raoulx roucoule à Hollywood. Que devient Tomas3 au fait? Tiens, il est où Tomas3, à Rome? Coucou Tomas3, tu nous manques aussi, tu t' es largement assez ressourcé, moi j' ai très mal dormi cette nuit et ca ne démange personne alors... Tout le monde rentre à la maison VF! J'allais presque oublier Pat Yangguizi! On lui a sans doute interdit le site VF en Chine... Pat, faut-il s'inquiéter, faire une pétition pour les autorités chinoises ou tout va bien? Je réféchis sérieusement depuis Lyon à ta destinée. Ca n'a pas l'air non plus de t'inquieter plus que ça. On parle beaucoup de tolérance sur VF, de respect de la personne VFiste etc. mais la reconnaissance, on en fait quoi? Hein?
Merci Fabizan, Merci Gitanita,
vous êtes sûres? y a des trucs bien au cinéma ces temps-ci. Naturellement, au même moment où je cherche le titre d'un film, je ne le retrouve plus, c'est toujours pareil! mais du même réalisateur que celui qui a fait l'excellent "l' esquive", il y a un nouveau film apparemment très chouette qui est sorti. Eversmile, tu devrais savoir le titre, toi!
Sinon, il y la nouveau livre autobiographique de Günter Grass "Pelures d'oignon", qui a fait scandale l'an passé en Allemagne parcequ'il y avoue son passé nazi, lui, l'auteur pacifiste par excellence. Ca peut être bien. Je l'ai dans ma pile de livres à lire, mais je ne vois pas bien quand je le commencerais....
Je n'ai pas lu ler dernier Harry Potter que j'ai déjà mentionné (bien) plus haut, ca peut être sympa ça aussi pour passer le temps... ou un polar de Mankell pour les plus grands, pourquoi pas.
Pour ceux qui préfèrent bosser comme Eversmile et faire du zêle, rien ne les empèche, en tout cas pas moi!
Mais bon, je le vois bien, Mado et Gérard ont un mini coté attachant. Tenez, ce n'est pas dur, le processus d'identification avec Mado fonctionne presque chez moi, c'est dire. Pourtant, je ne suis pas du tout comme ça, mais alors pas du tout! A part pour le pull coloré que je me suis acheté hier, et pas hors de prix, ni Balenciaga, ni Lagerfeld! j' ai beau chercher, AUCUN point commun!!
Question interessante: y a t-il un homme qui se retrouve chez Gérard? Vous pouvez m'écrire en MP, je sais rester discrète!
Bon, je suis absente pour la journée, vais dans le Maconnais, mais j'essaie de nous concocter, mitonner, mijoter, bricoler, rafistoler, voire pondre une suite pour demain... Parole de VFiste!
Ca marche?
Sautations
ps: PONDY, t'es tu bien remise de ton huître rebelle? Quoi de neuf dans la brume de Bourgogne? Ce serait bien que ta famille te lache un peu pour que tu nous consacres un peu de temps pendant que Raoulx roucoule à Hollywood. Que devient Tomas3 au fait? Tiens, il est où Tomas3, à Rome? Coucou Tomas3, tu nous manques aussi, tu t' es largement assez ressourcé, moi j' ai très mal dormi cette nuit et ca ne démange personne alors... Tout le monde rentre à la maison VF! J'allais presque oublier Pat Yangguizi! On lui a sans doute interdit le site VF en Chine... Pat, faut-il s'inquiéter, faire une pétition pour les autorités chinoises ou tout va bien? Je réféchis sérieusement depuis Lyon à ta destinée. Ca n'a pas l'air non plus de t'inquieter plus que ça. On parle beaucoup de tolérance sur VF, de respect de la personne VFiste etc. mais la reconnaissance, on en fait quoi? Hein?
Agathe
Bonjour,
La dépèche de Reuter, me signalant à Hollywood, n'était qu'une diversion!! J'ai passé, comme tout le monde, noel, chez ma belle mère, dans un pavillon de banlieue, non équipé d'internet !!! Comme tout le monde, j'ai un peu mal au bide, mais pas tant que le beauf à qui j'ai réussi à squatter la connection (dans un autre pavillon de banlieue)!!
Bonne digestion, les filles, et à bientot sur nos ondes! Bises amicales aux moins farouches.
il m'a été offert une belle paire de charentaises, "la vague" en mouton retourné, elles seront sur EBay dès lundi!
La dépèche de Reuter, me signalant à Hollywood, n'était qu'une diversion!! J'ai passé, comme tout le monde, noel, chez ma belle mère, dans un pavillon de banlieue, non équipé d'internet !!! Comme tout le monde, j'ai un peu mal au bide, mais pas tant que le beauf à qui j'ai réussi à squatter la connection (dans un autre pavillon de banlieue)!!
Bonne digestion, les filles, et à bientot sur nos ondes! Bises amicales aux moins farouches.
il m'a été offert une belle paire de charentaises, "la vague" en mouton retourné, elles seront sur EBay dès lundi!
Naturellement, au même moment où je cherche le titre d'un film, je ne le retrouve plus, c'est toujours pareil! mais du même réalisateur que celui qui a fait l'excellent "l' esquive", il y a un nouveau film apparemment très chouette qui est sorti.
... " La graine et le mulet " de Abdellatif Kechiche
... " La graine et le mulet " de Abdellatif Kechiche
C'est pas "La graine et le mulet" que tu cherches? Du réalisateur Abdelattif Kechiche. A noter qu'il n'est pas seulement réalisateur mais aussi acteur... On devrait d'ailleurs le voir en 2008 à l'affiche d'un film avec ... Robin Wright Penn (et Elodie Bouchez!)
J'espère que d'ici là j'aurais quand même cinq minutes pour le portrait de Philippe. Je ne préfère pas bosser; je signale...d'ailleurs, j'en profite pour péciser que j'accepte le mécénat pour financer mes prochains voyages, ça m'évitera de faire "du zèle" ... c'est à dire des heures sup. Et accessoirement, j'aurais davantage de temps pour me consacrer à l'écriture. Avis aux amateur(e)s!
J'espère que d'ici là j'aurais quand même cinq minutes pour le portrait de Philippe. Je ne préfère pas bosser; je signale...d'ailleurs, j'en profite pour péciser que j'accepte le mécénat pour financer mes prochains voyages, ça m'évitera de faire "du zèle" ... c'est à dire des heures sup. Et accessoirement, j'aurais davantage de temps pour me consacrer à l'écriture. Avis aux amateur(e)s!
"Nous, on a le temps
Vous, vous avez l'heure"
dixit un chamelier dans le désert...
Lire tes post m'amuse parfois, ton beau frere (pour ne pas parler comme les jeunes) Ben nous pauvres ignorants, dans nos campagnes, nous avons changés les habitudes, nous ne passont pas nos réveillons chez nos belle-mères. Internet nous l'avons, mais nous n'en sommes pas esclaves au point d'utiliser la connexion (squatter ne doit pas etre légale) . Nous devons manger plus sain qu'en banlieue, personne n'a été malade, malgré un bon repas. Quant à ton cadeau que tu à reçu, la personne qui te l'a offert (j'espère que l'an prochain tu feras une lettre au père noel) si elle le trouve sur le site que tu cites (no pub) lui fera un plaisir énorme. Donner tes (vulgaires charentaises au restos du coeur)il eut été plus digne que les vendre à ton seul profit. ou pourquoi pas les échangées contre des babouches. Il ne suffit pas d'avoir étudier pour etre intelligent, tout dépend quand tu a appris et dans quel but (ceçi en réponse d'un post que tu as déposé à propos du rapport certificat d'études 68 et d'un bac plus 6, en 2007) Tout ceci est sans méchancetées, mais dans le but de te faire comprendre que tes visions de la vie ne sont pas paroles d'évangile ni du coran.
Suite du récit d’ un trio de voyageurs qui si quelqu’un se bouge devrait s’agrandir. 2ème partie.
Préambule d’effroi : Franchement, j’aime bien rire… mais ce que je cite là ma glace plutôt le sang. "Benazir Bhutto, tuée jeudi 27 décembre dans un attentat suicide au Pakistan."
Une femme, dirigeante politique qui plus est, qui s’ est battue toute sa vie pour ses idées, qui a lutté pour défendre la modernité en laquelle elle croyait, envers et contre les extrémistes et autres « djihadistes » a été assassinée hier par ceux là même qui la redoutaient. Ils lui ont déjà tiré dans le cou puis il l’ont fait exploser avec au moins 20 autres personnes. Alors, je nous trouve bien ridicules tout à coup de ne pas nous tolérer souvent (je sais c’est d’un banal!) et surtout… surtout ! je me trouve franchement futile armée de ma Mado et de mon Gérard. Ce serait tellement prétentieux de vouloir dédier un passage du «récit », comme je le fais parfois par plaisanterie ici, à Benazir. Mais je peux au moins lui rendre hommage. Si je n’ai pas la force de ces femmes qui vont jusqu’aux extrêmes pour faire vivre leurs convictions, j’ai au moins une énorme admiration, mêlée de crainte, pour elles. Mais je suis certaine que cette femme avait de l’humour, autant que du courage. Peut-être même qu’elle lisait secrètement ce forum, allez savoir ! En tout, non pas de gaîté de cœur, mais persuadée que la drôlerie et le dérision nous font avancer (c’est tout au moins ma vision personnelle, moi qui n’adhère à aucun club religieux quel qu’il soit!)… ben, je continue.--
Le téléphone de Mado a sonné. «- Madeleine, c’est Monsieur Moreau ici. Bonjour, comment ça va ? Dites-moi, où êtes-vous? J’ai un post-it incompréhensible sous les yeux que j’ai trouvé en rentrant des Emirats et une pile d’un mètre de dossiers non bouclés! Ah, Monsieur Moreau, c’est vous… Vous dites que vous étiez dans les Emirats? Pas possible ! Vous n’allez jamais me croire, c’est là que je suis. Vous étiez où précisément? Arrêtez de me prendre pour un abruti ! Vous n’êtes pas du tout du style à partir en dernière minute, et encore moins dans ce coin du monde. Je vous connais trop bien pour ça, vous hurlez quand vous voyez une araignée à trois mètres, alors dans le désert, arrêtez! Je vous jure que je suis partie précipitamment à Abu Dhabi, Monsieur Moreau, pour une affaire très complexe. Je vous expliquerai… vous étiez dans quel hôtel exactement? J’étais à Mascate, à l’hôtel Chedi. Où ça ? A Mascate, c’est à Oman, plein Est de là où vous prétendez vous trouver précisément. Mais il ne vous est sans doute pas venu à l'idée d’ouvrir un atlas avant de vous embarquer. Bon, écoutez-moi, je vous accorde exceptionnellement ces quelques jours. Mais vous me promettez de rattraper tout le retard dès votre retour… et éventuellement de venir tester un nouveau restau indien avec moi… J’ai besoin d’un avis compétent pour un déjeuner d’affaire. Ce serait pas le « Mumbai», votre restau, par hasard? Si, ça alors, ne me dites pas que vous y êtes déjà allée, il a ouvert la semaine dernière ! Vous pouvez foncer, Monsieur Moreau, c’est une valeur sûre et bientôt incontournable à Paris! «Incontournable », vous êtes aller pécher ce mot où, dites moi ? Ca ne vous ressemble pas du tout… tout est contournable avec vous d’habitude! Et puis c’est quoi le bruit que j’entends là derrière vous ? Des chameaux qui hennissent, je suis sur un chameau là. On a réservé un safari de deux jours. C’est splendide, ces animaux sont les plus doux du monde, les paysages sont ahurissants, Monsieur Moreau. Vous trouverez une assistante et une femme métamorphosée quand vous me verrez ! «On»? je ne sais pas qui est ce «on» Madeleine, mais franchement, il doit être bien écervelé voire désaxé pour emmener là-bas Miss Floride. Les chameaux ne hennissent pas, ils blatèrent. Bon, je vous attends la semaine prochaine au bureau. Ne maltraitez pas trop ces ruminants, soyez clémente avec eux au moins. Bon voyage. Merci, monsieur Moreau, vous pouvez compter sur moi, comme toujours. »
Voilà dix minutes que Mado se tortille sur le chameau tout en téléphonant. Son dessous, (un string Diesel mauve) est des plus incommodes et relativement inadapté à ce genre de pratique sportive exotique. Et puis il fait de plus en plus chaud et le keffieh acheté en vitesse à Paris n’est pas non plus l’idéal, elle aurait du prendre une casquette en toile claire.
Gérard, lui, est sidéré qu’on puisse laisser son portable branché alors que le désert est à respecter, à vivre, à écouter et à respirer. Mado lui raconte le coup de fil avec son patron. Il manque de s’étouffer quand elle l’informe, lui aussi, de ses vagues projets de démission. Elle est soi-disant depuis bien trop longtemps à ce poste d’assistante de direction qui la dévore. Et voudrait retrouver le vrai sens de la vie dans une activité plus noble, de façon à pouvoir se regarder sans ciller chaque matin dans la glace. Gérard lui demande de bien vouloir attendre au moins le temps d’avoir emménagé avec lui... avant de vouloir perdre son temps à ne pas gagner d’argent ! Ils discuteront de tout ça à un autre moment. En attendant, ce serait parfait si elle se concentrait sur la beauté et la magie du décor.
« - Et puis les chameaux ne hennissent pas! Ceci au cas où tu aurais remarquer que tu n’es pas sur un pur-sang ! Oh, ça va, ça va. Ca fait deux fois qu’on me le fait remarquer en deux minutes. Je ne suis pas une spécialiste du Moyen-Orient ! Si toi, je te demande qui est Vanessa Bruno ou ce que veut dire la « glam attitude », tu serais bien embêté. Chacun son truc. On mange quand?"--
Bon, on a avancé un petit bout avant de se retrouver au Chedi de Mascate. Précisons que je n’ai jamais mis mes Converse ni à Abu Dhabi ni à Oman. Donc on ne m’en voudra pas d’en parler de façon très superficielle. J’ ai une collègue, que le confort n’effraie pas… qui passe régulièrement ses vacances à l’hôtel Chedi. Il paraît que le prix n’est pas exagéré pour la beauté du lieu !!!!!! Sinon, ma présence va un peu s’estomper jusqu’au 1er janvier. De la visite allemande à compter de demain. On va visiter Lyon et ses environs du matin au soir. Donc il me restera peu de temps pour « le récit… ». Je verrai ce que la lève-tôt que je suis peut éventuellement faire… aux aurores.
Dans un registre complètement différent… mais toujours dans le domaine de la plaisanterie, j’ai trois grands beaux et jeunes neveux tous plus ou moins tarés de foot. Voilà le refrain que je me suis coltinée hier lors d’un repas de famille des plus animés :
« Vous êtes notre fierté Marines et Blancs allez Et nous serons Toujours à vos cotés Quoi qu’il advienne Ce soir Nous garderons espoir Marine et Blanc, ton Kop est là »
Un autre pour le fun ?
« Bordelais écoutez ce qu’on va chanter Bordelais Bordelais Bordelais Notre amour n’a pas de frontière Nous ferions le (temps d’arrêt !) tour de la terre Car notre maillot au scapulaire Est un maillot légendaire »
Ne parlons pas des couplets railleurs par rapport aux Lyonnais ou aux Marseillais.
Vous comprendrez donc le pourquoi du comment! A chacun sa frivolité.
Préambule d’effroi : Franchement, j’aime bien rire… mais ce que je cite là ma glace plutôt le sang. "Benazir Bhutto, tuée jeudi 27 décembre dans un attentat suicide au Pakistan."
Une femme, dirigeante politique qui plus est, qui s’ est battue toute sa vie pour ses idées, qui a lutté pour défendre la modernité en laquelle elle croyait, envers et contre les extrémistes et autres « djihadistes » a été assassinée hier par ceux là même qui la redoutaient. Ils lui ont déjà tiré dans le cou puis il l’ont fait exploser avec au moins 20 autres personnes. Alors, je nous trouve bien ridicules tout à coup de ne pas nous tolérer souvent (je sais c’est d’un banal!) et surtout… surtout ! je me trouve franchement futile armée de ma Mado et de mon Gérard. Ce serait tellement prétentieux de vouloir dédier un passage du «récit », comme je le fais parfois par plaisanterie ici, à Benazir. Mais je peux au moins lui rendre hommage. Si je n’ai pas la force de ces femmes qui vont jusqu’aux extrêmes pour faire vivre leurs convictions, j’ai au moins une énorme admiration, mêlée de crainte, pour elles. Mais je suis certaine que cette femme avait de l’humour, autant que du courage. Peut-être même qu’elle lisait secrètement ce forum, allez savoir ! En tout, non pas de gaîté de cœur, mais persuadée que la drôlerie et le dérision nous font avancer (c’est tout au moins ma vision personnelle, moi qui n’adhère à aucun club religieux quel qu’il soit!)… ben, je continue.--
Le téléphone de Mado a sonné. «- Madeleine, c’est Monsieur Moreau ici. Bonjour, comment ça va ? Dites-moi, où êtes-vous? J’ai un post-it incompréhensible sous les yeux que j’ai trouvé en rentrant des Emirats et une pile d’un mètre de dossiers non bouclés! Ah, Monsieur Moreau, c’est vous… Vous dites que vous étiez dans les Emirats? Pas possible ! Vous n’allez jamais me croire, c’est là que je suis. Vous étiez où précisément? Arrêtez de me prendre pour un abruti ! Vous n’êtes pas du tout du style à partir en dernière minute, et encore moins dans ce coin du monde. Je vous connais trop bien pour ça, vous hurlez quand vous voyez une araignée à trois mètres, alors dans le désert, arrêtez! Je vous jure que je suis partie précipitamment à Abu Dhabi, Monsieur Moreau, pour une affaire très complexe. Je vous expliquerai… vous étiez dans quel hôtel exactement? J’étais à Mascate, à l’hôtel Chedi. Où ça ? A Mascate, c’est à Oman, plein Est de là où vous prétendez vous trouver précisément. Mais il ne vous est sans doute pas venu à l'idée d’ouvrir un atlas avant de vous embarquer. Bon, écoutez-moi, je vous accorde exceptionnellement ces quelques jours. Mais vous me promettez de rattraper tout le retard dès votre retour… et éventuellement de venir tester un nouveau restau indien avec moi… J’ai besoin d’un avis compétent pour un déjeuner d’affaire. Ce serait pas le « Mumbai», votre restau, par hasard? Si, ça alors, ne me dites pas que vous y êtes déjà allée, il a ouvert la semaine dernière ! Vous pouvez foncer, Monsieur Moreau, c’est une valeur sûre et bientôt incontournable à Paris! «Incontournable », vous êtes aller pécher ce mot où, dites moi ? Ca ne vous ressemble pas du tout… tout est contournable avec vous d’habitude! Et puis c’est quoi le bruit que j’entends là derrière vous ? Des chameaux qui hennissent, je suis sur un chameau là. On a réservé un safari de deux jours. C’est splendide, ces animaux sont les plus doux du monde, les paysages sont ahurissants, Monsieur Moreau. Vous trouverez une assistante et une femme métamorphosée quand vous me verrez ! «On»? je ne sais pas qui est ce «on» Madeleine, mais franchement, il doit être bien écervelé voire désaxé pour emmener là-bas Miss Floride. Les chameaux ne hennissent pas, ils blatèrent. Bon, je vous attends la semaine prochaine au bureau. Ne maltraitez pas trop ces ruminants, soyez clémente avec eux au moins. Bon voyage. Merci, monsieur Moreau, vous pouvez compter sur moi, comme toujours. »
Voilà dix minutes que Mado se tortille sur le chameau tout en téléphonant. Son dessous, (un string Diesel mauve) est des plus incommodes et relativement inadapté à ce genre de pratique sportive exotique. Et puis il fait de plus en plus chaud et le keffieh acheté en vitesse à Paris n’est pas non plus l’idéal, elle aurait du prendre une casquette en toile claire.
Gérard, lui, est sidéré qu’on puisse laisser son portable branché alors que le désert est à respecter, à vivre, à écouter et à respirer. Mado lui raconte le coup de fil avec son patron. Il manque de s’étouffer quand elle l’informe, lui aussi, de ses vagues projets de démission. Elle est soi-disant depuis bien trop longtemps à ce poste d’assistante de direction qui la dévore. Et voudrait retrouver le vrai sens de la vie dans une activité plus noble, de façon à pouvoir se regarder sans ciller chaque matin dans la glace. Gérard lui demande de bien vouloir attendre au moins le temps d’avoir emménagé avec lui... avant de vouloir perdre son temps à ne pas gagner d’argent ! Ils discuteront de tout ça à un autre moment. En attendant, ce serait parfait si elle se concentrait sur la beauté et la magie du décor.
« - Et puis les chameaux ne hennissent pas! Ceci au cas où tu aurais remarquer que tu n’es pas sur un pur-sang ! Oh, ça va, ça va. Ca fait deux fois qu’on me le fait remarquer en deux minutes. Je ne suis pas une spécialiste du Moyen-Orient ! Si toi, je te demande qui est Vanessa Bruno ou ce que veut dire la « glam attitude », tu serais bien embêté. Chacun son truc. On mange quand?"--
Bon, on a avancé un petit bout avant de se retrouver au Chedi de Mascate. Précisons que je n’ai jamais mis mes Converse ni à Abu Dhabi ni à Oman. Donc on ne m’en voudra pas d’en parler de façon très superficielle. J’ ai une collègue, que le confort n’effraie pas… qui passe régulièrement ses vacances à l’hôtel Chedi. Il paraît que le prix n’est pas exagéré pour la beauté du lieu !!!!!! Sinon, ma présence va un peu s’estomper jusqu’au 1er janvier. De la visite allemande à compter de demain. On va visiter Lyon et ses environs du matin au soir. Donc il me restera peu de temps pour « le récit… ». Je verrai ce que la lève-tôt que je suis peut éventuellement faire… aux aurores.
Dans un registre complètement différent… mais toujours dans le domaine de la plaisanterie, j’ai trois grands beaux et jeunes neveux tous plus ou moins tarés de foot. Voilà le refrain que je me suis coltinée hier lors d’un repas de famille des plus animés :
« Vous êtes notre fierté Marines et Blancs allez Et nous serons Toujours à vos cotés Quoi qu’il advienne Ce soir Nous garderons espoir Marine et Blanc, ton Kop est là »
Un autre pour le fun ?
« Bordelais écoutez ce qu’on va chanter Bordelais Bordelais Bordelais Notre amour n’a pas de frontière Nous ferions le (temps d’arrêt !) tour de la terre Car notre maillot au scapulaire Est un maillot légendaire »
Ne parlons pas des couplets railleurs par rapport aux Lyonnais ou aux Marseillais.
Vous comprendrez donc le pourquoi du comment! A chacun sa frivolité.
Agathe
Mado a appris la nouvelle par téléphone. Elle a cru que c'était Brigitte Bardot, ( B.B ; les initiales sont les mêmes que celles de Benazir Bhutto) qui venait d'être assassinée. Avec la friture sur la ligne, dans sa communication avec Annie, elle n'a pas compris comment Brigitte Bardot se retrouvait au Pakistan, mais elle ne s'est pas posé trop longtemps la question. Intensément troublée (qui allait reprendre le flambeau dans la lutte pour la protection des animaux?) elle a préféré transmettre l'info a Gérard, car ce n'est pas parce qu'on est à l'autre bout du monde qu'on a pas le droit d'être au courant des choses importantes. Et puis, comme le chameau venait de se mettre à genoux au même moment, elle en a déduit qu'il chancellait lui aussi sous le coup de l'émotion, et que ce serait peut-être à elle, Mado, de faire quelque chose, à son tour, pour ces pauvres créatures... Les chameaux sont des ingrats, c'est bien connu et c'est Gérard, qui s'était approché pour murmurer quelque chose à l'oreille de sa belle, pendant que Mado, pied à terre, se penchait sur l'encolure de sa bête pour lui faire un bisou, qui a reçu en pleine face le crachat du camélidé... Mado, croyant que le chameau était malade, a senti sa vocation naissante se raffermir. Et si sa compassion, qui va d'abord à l'animal, l'empêche de voir la rage peinte sur le visage de Gérard, c'est surtout parce qu'on voit mal le visage de Gérard caché derrière le vomi qui dégouline...
- --
C'est tout ce que j'ai pu faire... Que Brigitte Bardot, ses fans; la famille et les partisans de l'autre B. B. me pardonnent tous... (vous aussi, lecteurs du forum): manier l'humour comme une arme contre les bombes n'est pas évident...
"Nous, on a le temps
Vous, vous avez l'heure"
dixit un chamelier dans le désert...
C'est tout ce que j'ai pu faire...
Ben, étant donné que tu es censée bosser, Eversmile, en attendant le sponsor qui te permette de vivre ta vie, c'est déjà super! Donc merci.
Par contre pour tous les autres pantouflards de ce forum, j'aimerais mettre les points sur le I: je n'ai pas besoin (comme beaucoup), financièrement s'entend, de VF pour vivre. Je gagne des ponts d'or grâce à mon boulot comme beaucoup d'entre vous aussi. D'ailleurs, c'est pas dur, je regarde tous les jours sur le site de Madonna pour voir ce qu'elle met à sa fille et j'achète les mêmes trucs à la mienne. Ca me permet de claquer un peu du fric à bon escient. Bolloré est un ami. Tout ca pour dire, que le salaire que me verse VF importe peu.
Mais QUAND MÊME! je fais des efforts au moins. Pendant ce temps, toute l'équipe s'est défilée. J'ai bien peur qu'une huître ait définitivement eu raison de Pondy. Raoulx a démenti le communiqué REUTER mais ce n'est pas le premier à le faire, il y en a eu d'autres avant lui qui se sont payé la tronche des lecteurs à force de démentis. Tomas3 est en conférence avec l'Empereur Constantin 1er dans l'Archibasilique de St-Jean-de-Latran, bon ok, c'est une excuse valable, mais on n'en finit plus! Pat Yangguizi ne répond plus depuis longtemps à nos appels, il se moque de son devenir. Et les Patoune, Mamina64 et toute la clique? Envolées!
Je vous préviens, j'ai tenu la permanence jusqu'à aujourdhui... Mais je colle à ce moment même un post-it sur la porte de Mon bureau VF "partie vexée pour quelque temps"
Ben, étant donné que tu es censée bosser, Eversmile, en attendant le sponsor qui te permette de vivre ta vie, c'est déjà super! Donc merci.
Par contre pour tous les autres pantouflards de ce forum, j'aimerais mettre les points sur le I: je n'ai pas besoin (comme beaucoup), financièrement s'entend, de VF pour vivre. Je gagne des ponts d'or grâce à mon boulot comme beaucoup d'entre vous aussi. D'ailleurs, c'est pas dur, je regarde tous les jours sur le site de Madonna pour voir ce qu'elle met à sa fille et j'achète les mêmes trucs à la mienne. Ca me permet de claquer un peu du fric à bon escient. Bolloré est un ami. Tout ca pour dire, que le salaire que me verse VF importe peu.
Mais QUAND MÊME! je fais des efforts au moins. Pendant ce temps, toute l'équipe s'est défilée. J'ai bien peur qu'une huître ait définitivement eu raison de Pondy. Raoulx a démenti le communiqué REUTER mais ce n'est pas le premier à le faire, il y en a eu d'autres avant lui qui se sont payé la tronche des lecteurs à force de démentis. Tomas3 est en conférence avec l'Empereur Constantin 1er dans l'Archibasilique de St-Jean-de-Latran, bon ok, c'est une excuse valable, mais on n'en finit plus! Pat Yangguizi ne répond plus depuis longtemps à nos appels, il se moque de son devenir. Et les Patoune, Mamina64 et toute la clique? Envolées!
Je vous préviens, j'ai tenu la permanence jusqu'à aujourdhui... Mais je colle à ce moment même un post-it sur la porte de Mon bureau VF "partie vexée pour quelque temps"
Agathe
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