Je trouve votre remarque désagréable et j'accepterais vos excuses
C'est une plaisanterie? T'es-tu au moins relu, pour comprendre l'énormité de l'ânerie (je persiste) que tu proférais?
Tu écrivais: "sachez que la fin de l'argentique était programmée faute d'argent dans le monde on allait le récupérer, dans les bains des photographes" ==> même en tenant compte de ta ponctuation quelque peu défaillante, cela signifie clairement: si le numérique n'avait pas connu son avènement, la photographie dans le monde, puisqu'elle était uniquement basée sur les sels d'argent, allait disparaître (et avec elle le cinéma, par-dessus le marché), tout le monde le savait (c'était "programmé"), mais chose curieuse, personne n'en parlait...
C'est d'une absurdité sans nom, permets-moi de le dire ouvertement.
Quelques faits, donc, afin de corriger l'erreur:
1. Le fait qu'on consomme dans le monde davantage d'argent qu'on n'en produit date d'il y a bien longtemps et n'est pas une vérité constante année après année.
2. Ce fait n'a jamais inquiété personne, à telle enseigne que le cours de l'argent-métal, pendant toutes les années où le numérique connaissait son avènement (années 90 et 2000), est resté quasiment stable, entre 200 et 300 dollars l'once (source: site Bullion Vault sur cette page:
http://or.bullionvault.fr/Cours-De-L-Argent-Metal.do —cours sur 20 ans).
3. Le fait que le numérique se répande de plus en plus aurait dû, logiquement, entraîner une baisse des cours puisque la demande diminuait. Or, c'est précisément à partir de 2006 que les cours ont commencé à s'envoler, allant jusqu'à près de 1500 dollars l'once en mars 2011. On constate donc que, plus le numérique remplaçait l'argentique, plus le cours de l'argent montait, ce qui prouve bien que les deux sont décorrélés.
4. Je ne nie pas qu'on récupérait des sels d'argent dans les grands labos photo (les bijoutiers récupèrent bien la poussière d'or), mais je constate que, dans le même temps, la production du métal n'a pas cessé d'augmenter, passant de quelque 10.000 tonnes par an en 1980, à près de 25.000 tonnes aujourd'hui! Et qu'on ne nous dise pas que c'est pour faire face aux besoins de l'industrie de la photographie argentique...
5. L'argent n'est pas aujourd'hui un métal rare, et ne l'a jamais été. Ce n'est pas un hasard si, sur des budgets d'étudiants, on offrait (et on offre encore) à sa bien-aimée un bijou en argent plutôt qu'en or... Si, aujourd'hui, certains affirment qu'il pourrait devenir rare, ce n'est pas avant un horizon de 10 ans au moins, et cette prédiction ressemble fort à celles de ceux qui nous affirment qu'on est en train de pomper les dernières gouttes de pétrole (ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas recycler).
Conclusion:
Écrire que "la fin de l'argentique était programmée" pour cause de pénurie d'argent-métal était une ânerie. CQFD.
P.S.: tu aurais dû écrire "j'accepterai vos excuses", pas "j'accepterais". Dans ton esprit, quand tu l'as écrit, c'était un futur, pas un conditionnel. Même si, dans les faits... 😉