Ukraine: Poutine envoie l'armée
by Patrick91230
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Partition, fédéralisation... je ne vois pas de scénario idéal ici.
Je ne crois pas à la partition : Poutine considère que la Russie a récupéré son dû (et ses bases) avec la Crimée, et tout le monde vit avec ça. L'est de l'Ukraine, c'est autre chose. Je n'imagine qu'une fédéralisation comme solution, à l'instar de l'Allemagne dans une version soft, de l'Espagne dans une version plus poussée, voire du Royaume-Uni dans une version extrême. Quel dommage que l'Europe se soit laissée guider par les USA depuis novembre dernier, je suis persuadé que nous avions notre carte à jouer. Espérons maintenant que le sang cessera rapidement de couler.
Je ne crois pas à la partition : Poutine considère que la Russie a récupéré son dû (et ses bases) avec la Crimée, et tout le monde vit avec ça.
Tout le monde vit avec ça? Non. Pour Poutine, la Crimée n'est qu'un lot symbolique de consolation. Des années d'ingérence américaine dans les affaires du monde ont aiguisé son appétit et sa soif de vengeance. Ajoute à ça un peuple Russe (très) patriote, avec un goût malheureusement prononcé pour la bagarre, et gavé de propagande anti-américaine, tu obtiens le cocktail parfait à l'accomplissement du dessein de Poutine. Il veut s'assurer que l'Ukraine ne bascule pas totalement vers l'UE, et la déstabilisation de l'Ukraine de l'Est, qui aboutira sur une fédéralisation ou une partition, est pour lui nécessaire pour y parvenir.
Tout le monde vit avec ça? Non. Pour Poutine, la Crimée n'est qu'un lot symbolique de consolation. Des années d'ingérence américaine dans les affaires du monde ont aiguisé son appétit et sa soif de vengeance. Ajoute à ça un peuple Russe (très) patriote, avec un goût malheureusement prononcé pour la bagarre, et gavé de propagande anti-américaine, tu obtiens le cocktail parfait à l'accomplissement du dessein de Poutine. Il veut s'assurer que l'Ukraine ne bascule pas totalement vers l'UE, et la déstabilisation de l'Ukraine de l'Est, qui aboutira sur une fédéralisation ou une partition, est pour lui nécessaire pour y parvenir.
Honnêtement, je suis choqué par le silence de l’Europe et des US sur ce qui se passe à l'Est. Nos dirigeants laissent Kiev dans la m**** et je trouve ça honteux !
Récits de voyage et conseils pour la préparation d'un tour du monde sur http://tour-monde.fr/
Honnêtement, je suis choqué par le silence de l’Europe et des US sur ce qui se passe à l'Est. Nos dirigeants laissent Kiev dans la m**** et je trouve ça honteux !
L'Europe occidentale a toujours été championne en baissage de culotte. On l'a vu à Munich en 1938, et des pays comme la Pologne ou l'ancienne Tchécoslovaquie se souviennent de ce que ça fait d'être sacrifiés et livrés en pâture à des puissances "cannibales". Comme quoi il y a des tares auxquelles on ne se refait pas. L'UE est très "réticente" à mener une politique musclée contre Moscou, au nom d'intérêts économiques qui seront de toute façon perdus tôt ou tard, et au nom du sacro-saint principe de préférer l'humiliation à la confrontation, même si la première n'empêchera pas la seconde.
Alors, on parlemente, on discute sur des volets progressifs de sanctions symboliques, on "privilégie le dialogue" pour ne pas "braquer" la Russie, en espérant qu'elle s'engagera bravement et sans condition dans la voie de la "désescalade". Et pendant ce temps, en Ukraine, les Russes font ce qu'ils veulent, au mépris du droit des peuples. Et les sanctions occidentales sont toujours aussi impitoyables : aux dernières nouvelles, à Genève, pendant le déjeuner, les Occidentaux ont prévenu Lavrov qu'il serait privé de dessert si la Russie ne s'engageait pas immédiatement vers la voie de la "désescalade".
L'Europe occidentale a toujours été championne en baissage de culotte. On l'a vu à Munich en 1938, et des pays comme la Pologne ou l'ancienne Tchécoslovaquie se souviennent de ce que ça fait d'être sacrifiés et livrés en pâture à des puissances "cannibales". Comme quoi il y a des tares auxquelles on ne se refait pas. L'UE est très "réticente" à mener une politique musclée contre Moscou, au nom d'intérêts économiques qui seront de toute façon perdus tôt ou tard, et au nom du sacro-saint principe de préférer l'humiliation à la confrontation, même si la première n'empêchera pas la seconde.
Alors, on parlemente, on discute sur des volets progressifs de sanctions symboliques, on "privilégie le dialogue" pour ne pas "braquer" la Russie, en espérant qu'elle s'engagera bravement et sans condition dans la voie de la "désescalade". Et pendant ce temps, en Ukraine, les Russes font ce qu'ils veulent, au mépris du droit des peuples. Et les sanctions occidentales sont toujours aussi impitoyables : aux dernières nouvelles, à Genève, pendant le déjeuner, les Occidentaux ont prévenu Lavrov qu'il serait privé de dessert si la Russie ne s'engageait pas immédiatement vers la voie de la "désescalade".
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Tout le monde vit avec ça? Non. Pour Poutine, la Crimée n'est qu'un lot symbolique de consolation. Des années d'ingérence américaine dans les affaires du monde ont aiguisé son appétit et sa soif de vengeance. Ajoute à ça un peuple Russe (très) patriote, avec un goût malheureusement prononcé pour la bagarre, et gavé de propagande anti-américaine, tu obtiens le cocktail parfait à l'accomplissement du dessein de Poutine. Il veut s'assurer que l'Ukraine ne bascule pas totalement vers l'UE, et la déstabilisation de l'Ukraine de l'Est, qui aboutira sur une fédéralisation ou une partition, est pour lui nécessaire pour y parvenir.
Il ne fait aucun doute que Poutine cherche à s'emparer également de l'Ukraine orientale qu'il convoite depuis longtemps en raison de ses industries. La fédéralisation de l'Ukraine, c'est la voie ouverte à la partition, et Poutine le sait très bien. J'adore le culot du Kremlin qui s'arroge le droit de dicter à l'Ukraine ce qu'elle doit faire. Même si monsieur "Verticale du Pouvoir" est assez mal placé pour donner des leçons de fédéralisme à son voisin...
Il ne fait aucun doute que Poutine cherche à s'emparer également de l'Ukraine orientale qu'il convoite depuis longtemps en raison de ses industries. La fédéralisation de l'Ukraine, c'est la voie ouverte à la partition, et Poutine le sait très bien. J'adore le culot du Kremlin qui s'arroge le droit de dicter à l'Ukraine ce qu'elle doit faire. Même si monsieur "Verticale du Pouvoir" est assez mal placé pour donner des leçons de fédéralisme à son voisin...
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Honnêtement, je suis choqué par le silence de l’Europe et des US sur ce qui se passe à l'Est. Nos dirigeants laissent Kiev dans la m**** et je trouve ça honteux !
Excuse-moi mais tu vis sur quelle planète ? de quel silence parles-tu ? Ca fait juste des mois qu'on entend parler de l'Ukraine quotidiennement ! En ce moment, on a tous les jours des reportages et des interventions sur la situation à l'est de l'Ukraine. Si silence il y a, c'est plutôt sur ce qu'il se passe au Venezuela, au Soudan du Sud ou ailleurs.
Excuse-moi mais tu vis sur quelle planète ? de quel silence parles-tu ? Ca fait juste des mois qu'on entend parler de l'Ukraine quotidiennement ! En ce moment, on a tous les jours des reportages et des interventions sur la situation à l'est de l'Ukraine. Si silence il y a, c'est plutôt sur ce qu'il se passe au Venezuela, au Soudan du Sud ou ailleurs.
Il vient d'y avoir une rencontre, enfin, entre dirigeants, mais ces derniers jours, pas grand monde parmi les dirigeants occidentaux n'avait réagi à ce qui se passait dans l'Est.
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Il vient d'y avoir une rencontre, enfin, entre dirigeants, mais ces derniers jours, pas grand monde parmi les dirigeants occidentaux n'avait réagi à ce qui se passait dans l'Est.
Tu racontes vraiment n'importe quoi. Troll...? Bref, ça ne mérite pas de s'étendre.
Pour revenir au sujet qui nous intéresse, l'accord de Lavrov durant ces négociations n'est à mon avis qu'un écran de fumée... les forces pro-russes à l'Est de l'Ukraine ne vont pas baisser les armes comme ça, ni évacuer les bâtiments... Et je vois encore moins les agents infiltrés du GRU rentrer à Moscou...
Tu racontes vraiment n'importe quoi. Troll...? Bref, ça ne mérite pas de s'étendre.
Pour revenir au sujet qui nous intéresse, l'accord de Lavrov durant ces négociations n'est à mon avis qu'un écran de fumée... les forces pro-russes à l'Est de l'Ukraine ne vont pas baisser les armes comme ça, ni évacuer les bâtiments... Et je vois encore moins les agents infiltrés du GRU rentrer à Moscou...
Les jours à venir nous le diront, mais s'il n'y a pas de réelle pression occidentale, je pense effectivement que les Russes vont continuer leurs affaires.
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Pour revenir au sujet qui nous intéresse, l'accord de Lavrov durant ces négociations n'est à mon avis qu'un écran de fumée... les forces pro-russes à l'Est de l'Ukraine ne vont pas baisser les armes comme ça, ni évacuer les bâtiments... Et je vois encore moins les agents infiltrés du GRU rentrer à Moscou...
En attendant, si les Russes avaient voulu annexé l'est de l'Ukraine, ils l'auraient pris en deux jours, comme la Crimée. Ils ne l'ont pas fait, ce qui enlève un argument de poids à tous ceux qui prédisaient une invasion imminente. Par contre, évidemment qu'ils veulent y rester influents. Le débat porte sur la forme de cette influence.
Les "sécessionnistes" évacueront-ils ? Les prochaines heures nous le diront. Elles nous diront également si Lavrov et Poutine ont plus d'influence sur eux que les autorités de Kiev sur leurs propres "révolutionnaires". Parce que je vous rappelle quand même que dans le même temps, des hommes armés continuent d'occuper Maïdan et de surveiller tous les bâtiments officiels qui s'y trouvent. Ca promet pour les élections du 25 mai ! A ce rythme on va finir par les compter sur les doigts d'une main les électeurs qui pourront voter dans un climat paisible.
En attendant, si les Russes avaient voulu annexé l'est de l'Ukraine, ils l'auraient pris en deux jours, comme la Crimée. Ils ne l'ont pas fait, ce qui enlève un argument de poids à tous ceux qui prédisaient une invasion imminente. Par contre, évidemment qu'ils veulent y rester influents. Le débat porte sur la forme de cette influence.
Les "sécessionnistes" évacueront-ils ? Les prochaines heures nous le diront. Elles nous diront également si Lavrov et Poutine ont plus d'influence sur eux que les autorités de Kiev sur leurs propres "révolutionnaires". Parce que je vous rappelle quand même que dans le même temps, des hommes armés continuent d'occuper Maïdan et de surveiller tous les bâtiments officiels qui s'y trouvent. Ca promet pour les élections du 25 mai ! A ce rythme on va finir par les compter sur les doigts d'une main les électeurs qui pourront voter dans un climat paisible.
Excuse-moi mais tu vis sur quelle planète ? de quel silence parles-tu ? Ca fait juste des mois qu'on entend parler de l'Ukraine quotidiennement ! En ce moment, on a tous les jours des reportages et des interventions sur la situation à l'est de l'Ukraine. Si silence il y a, c'est plutôt sur ce qu'il se passe au Venezuela, au Soudan du Sud ou ailleurs.
Je crois que Chrispopof ne parlait pas des médias mais des dirigeants politiques. Certes, on ne peut pas dire qu'ils sont silencieux, mais ils sont très très très modérés face aux Russes qui ont dépassé les bornes depuis longtemps. Des sanctions économiques dures et un soutien accru à tous les mouvements séparatistes en Russie, voilà ce qu'il faudrait faire.
Je crois que Chrispopof ne parlait pas des médias mais des dirigeants politiques. Certes, on ne peut pas dire qu'ils sont silencieux, mais ils sont très très très modérés face aux Russes qui ont dépassé les bornes depuis longtemps. Des sanctions économiques dures et un soutien accru à tous les mouvements séparatistes en Russie, voilà ce qu'il faudrait faire.
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
En attendant, si les Russes avaient voulu annexé l'est de l'Ukraine, ils l'auraient pris en deux jours, comme la Crimée. Ils ne l'ont pas fait, ce qui enlève un argument de poids à tous ceux qui prédisaient une invasion imminente. Par contre, évidemment qu'ils veulent y rester influents. Le débat porte sur la forme de cette influence.
Les Russes n'ont pas encore suffisamment pourri la situation dans l'est de l'Ukraine pour intervenir. Leur jeu est pourtant clair. De toute manière, il y sont déjà présents puisqu'ils ont envoyé des centaines d'agents du GRU se faire passer pour des "insurgés locaux", ironiquement appelés par les Ukrainiens "les petits hommes verts". L'accord ne tiendra pas parce que la Russie n'a jamais respecté ses engagements, c'est une constante chez elle, tradition soviétique oblige, qu'il s'agisse des accords SALT I et II, de la Crimée ou de la guerre en Tchétchénie.
Les "sécessionnistes" évacueront-ils ? Les prochaines heures nous le diront. Elles nous diront également si Lavrov et Poutine ont plus d'influence sur eux que les autorités de Kiev sur leurs propres "révolutionnaires". Parce que je vous rappelle quand même que dans le même temps, des hommes armés continuent d'occuper Maïdan et de surveiller tous les bâtiments officiels qui s'y trouvent. Ca promet pour les élections du 25 mai ! A ce rythme on va finir par les compter sur les doigts d'une main les électeurs qui pourront voter dans un climat paisible.
Ça te va bien de dénoncer la présence d'hommes armés à Maidan pendant les élections du 25 mai... Par contre, qu'un référendum bidon se produise en Crimée, sous la présence de milices illégales et d'une armée étrangère d'occupation, cela ne te pose visiblement aucun problème...
Les Russes n'ont pas encore suffisamment pourri la situation dans l'est de l'Ukraine pour intervenir. Leur jeu est pourtant clair. De toute manière, il y sont déjà présents puisqu'ils ont envoyé des centaines d'agents du GRU se faire passer pour des "insurgés locaux", ironiquement appelés par les Ukrainiens "les petits hommes verts". L'accord ne tiendra pas parce que la Russie n'a jamais respecté ses engagements, c'est une constante chez elle, tradition soviétique oblige, qu'il s'agisse des accords SALT I et II, de la Crimée ou de la guerre en Tchétchénie.
Les "sécessionnistes" évacueront-ils ? Les prochaines heures nous le diront. Elles nous diront également si Lavrov et Poutine ont plus d'influence sur eux que les autorités de Kiev sur leurs propres "révolutionnaires". Parce que je vous rappelle quand même que dans le même temps, des hommes armés continuent d'occuper Maïdan et de surveiller tous les bâtiments officiels qui s'y trouvent. Ca promet pour les élections du 25 mai ! A ce rythme on va finir par les compter sur les doigts d'une main les électeurs qui pourront voter dans un climat paisible.
Ça te va bien de dénoncer la présence d'hommes armés à Maidan pendant les élections du 25 mai... Par contre, qu'un référendum bidon se produise en Crimée, sous la présence de milices illégales et d'une armée étrangère d'occupation, cela ne te pose visiblement aucun problème...
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Les factieux de Maidan qui ont confisqué il y a quelques semaines un mouvement revendicatif en usant de moyens terroristes pour arriver à leurs fins, déclenchent maintenant une opération "anti-terroristes" contre leurs compatriotes de l'est du pays ... voir des cagoulés pourchasser d'autres cagoulés...
ça en deviendrait presque risible !
et comme perspective "démocratique" à venir en mai : remettre en selle un nouveau Président oligarque, formaté, corrompu et archi-milliardaire.
Tout ça pour ça!!! Les ukrainiens de l'est et du sud ont bien raison de ne pas adhérer à cette farce.
et comme perspective "démocratique" à venir en mai : remettre en selle un nouveau Président oligarque, formaté, corrompu et archi-milliardaire.
Tout ça pour ça!!! Les ukrainiens de l'est et du sud ont bien raison de ne pas adhérer à cette farce.
et comme perspective "démocratique" à venir en mai : remettre en selle un nouveau Président oligarque, formaté, corrompu et archi-milliardaire.
Des élections qui ne seraient pas directement truquées par le Kremlin ? Vous avez bien raison de vous offusquer, c'est absolument scandaleux. Il se pourrait même qu'après, les électeurs choisissent eux-mêmes leur représentation politique. Quelle horreur !
Des élections qui ne seraient pas directement truquées par le Kremlin ? Vous avez bien raison de vous offusquer, c'est absolument scandaleux. Il se pourrait même qu'après, les électeurs choisissent eux-mêmes leur représentation politique. Quelle horreur !
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
Il se pourrait même qu'après, les électeurs choisissent eux-mêmes leur représentation politique. Quelle horreur !
Oui parlons-en du "choix" et du "eux-mêmes" :
Dans un pays qui explose de toutes parts, à l'arrêt dans tous les domaines, avec un gouvernement auto-proclamé faible qui voit même des pans entiers de son armée lui tourner le dos, le choix proposé après des mois de manifestation se réduit à une resucée de la feu "révolution orange" entre le milliardaire Poroshenko, bras droit de l'ex Président Iouchetchenko, tu sais le Monsieur qui a fait 5% en fin de mandat et une autre oligarque intrigante, opportuniste et largement corrompue Ioulia Tymochenko ... Le tout financé et orchestré par les inénarrables agences de com et ONG plus ou moins dormantes de l'ouest, sous la bienveillance rassurante et les révolvers de Pravy Sektor / Sbovoda.
Il y a bien longtemps que les aspirations des manifestants ont été enterrées.
Oui parlons-en du "choix" et du "eux-mêmes" :
Dans un pays qui explose de toutes parts, à l'arrêt dans tous les domaines, avec un gouvernement auto-proclamé faible qui voit même des pans entiers de son armée lui tourner le dos, le choix proposé après des mois de manifestation se réduit à une resucée de la feu "révolution orange" entre le milliardaire Poroshenko, bras droit de l'ex Président Iouchetchenko, tu sais le Monsieur qui a fait 5% en fin de mandat et une autre oligarque intrigante, opportuniste et largement corrompue Ioulia Tymochenko ... Le tout financé et orchestré par les inénarrables agences de com et ONG plus ou moins dormantes de l'ouest, sous la bienveillance rassurante et les révolvers de Pravy Sektor / Sbovoda.
Il y a bien longtemps que les aspirations des manifestants ont été enterrées.
Les factieux de Maidan qui ont confisqué il y a quelques semaines un mouvement revendicatif en usant de moyens terroristes pour arriver à leurs fins, déclenchent maintenant une opération "anti-terroristes" contre leurs compatriotes de l'est du pays ... voir des cagoulés pourchasser d'autres cagoulés...
ça en deviendrait presque risible !
Et c'est reparti pour une nouvelle rasade de propagande russe : "factieux de Maidan", "moyens terroristes" etc.
Comparer les révolutionnaires de Maidan aux bandes armées de l'est ukrainien, c'est au mieux de l'innocence, au pire de la malhonnêteté.
Déjà, ceux de Maïdan n'étaient pas cagoulés, mais le plus souvent casqués (pour se protéger des matraques des Berkut) et avaient des masque à gaz (pour se protéger des lacrymo, eh oui ça sert à ça un masque...). Et les pneus qu'ils cramaient, c'était pour faire écran de fumée et ainsi se protéger des snipers d'en face qui les alignaient. Les pro-russes, ils crament les pneus juste pour faire genre, mais il n'y a aucun sniper qui les menace jusqu'à présent !
Quant aux cagoules, il n'y a que les pro-russes qui les portent. Je les comprends : ça la foutrait mal que les soldats russes et les agents du GRU soient démasqués et identifiés. En tout cas, contrairement aux pro-russes, les révolutionnaires de Maidan n'avaient pas peur de se montrer.
et comme perspective "démocratique" à venir en mai : remettre en selle un nouveau Président oligarque, formaté, corrompu et archi-milliardaire.
Le vainqueur des prochaines élections, ça sera vraissemblablement Poroshenko. C'est un milliardaire, certes, mais sa fortune il l'a gagnée de ses propres moyens, grâce à son entreprise de confiserie Roshen. Klichko doit la sienne à ses gants de boxe. Rien à voir avec un Yanukovich qui s'est fait son pactole uniquement en volant l'argent de l'Etat. Sans parler des turpitudes du clan Yanukovich, notamment de son fils Oleksandr, qui a amassé des millions en un temps record, en s'emparant de manière abusive toutes les entreprises rentables, entraînant dans le monde des affaires une atmosphère irrespirable.
Et quel pays a accordé l'asile à toute cette clique de pourritures corrompues jusqu'à la moelle ? La Russie bien évidemment. Il est vrai que Yanukovich fait pâle figure à côté de Poutine qui possède une quarantaine de palais luxueux et je ne sais combien de yachts, d'avions privés, de limousines etc.
Mais contrairement aux Russes, qui adorent se faire dépouiller et être réduits en esclaves vu qu'ils encensent constamment les despotes qui les oppriment (Lénine, Staline, Poutine...), les Ukrainiens n'hésitent pas à se soulever contre un pouvoir autoritaire, corrompu et incompétent. Les révolutionnaires de Maïdan on clairement dit que ce n'était pas pour les politiciens pro-occidentaux qu'ils étaient montés sur les barricades. Surtout pas pour Timoshenko qu'ils méprisent tout particulièrement.
Tout ça pour ça!!! Les ukrainiens de l'est et du sud ont bien raison de ne pas adhérer à cette farce.
Mais ma pauvre vieille, qu'est-ce que tu connais des Ukrainiens de l'est et du sud ? Tu crois qu'ils veulent se rattacher à la Russie ? Tu te trompes. La seule chose à laquelle ils aspirent, c'est à la paix. Et leur principal souci actuellement, c'est la situation économique plus que précaire dans laquelle ils se trouvent. Les pro-russes qui occupent les bâtiments ? Ils ne représentent que quelques centaines d'extrémistes, qui sont en majorité des criminels de droits commun et des soldats russes infiltrés. Tout cela est prouvé. C'est cela la farce.
Et c'est reparti pour une nouvelle rasade de propagande russe : "factieux de Maidan", "moyens terroristes" etc.
Comparer les révolutionnaires de Maidan aux bandes armées de l'est ukrainien, c'est au mieux de l'innocence, au pire de la malhonnêteté.
Déjà, ceux de Maïdan n'étaient pas cagoulés, mais le plus souvent casqués (pour se protéger des matraques des Berkut) et avaient des masque à gaz (pour se protéger des lacrymo, eh oui ça sert à ça un masque...). Et les pneus qu'ils cramaient, c'était pour faire écran de fumée et ainsi se protéger des snipers d'en face qui les alignaient. Les pro-russes, ils crament les pneus juste pour faire genre, mais il n'y a aucun sniper qui les menace jusqu'à présent !
Quant aux cagoules, il n'y a que les pro-russes qui les portent. Je les comprends : ça la foutrait mal que les soldats russes et les agents du GRU soient démasqués et identifiés. En tout cas, contrairement aux pro-russes, les révolutionnaires de Maidan n'avaient pas peur de se montrer.
et comme perspective "démocratique" à venir en mai : remettre en selle un nouveau Président oligarque, formaté, corrompu et archi-milliardaire.
Le vainqueur des prochaines élections, ça sera vraissemblablement Poroshenko. C'est un milliardaire, certes, mais sa fortune il l'a gagnée de ses propres moyens, grâce à son entreprise de confiserie Roshen. Klichko doit la sienne à ses gants de boxe. Rien à voir avec un Yanukovich qui s'est fait son pactole uniquement en volant l'argent de l'Etat. Sans parler des turpitudes du clan Yanukovich, notamment de son fils Oleksandr, qui a amassé des millions en un temps record, en s'emparant de manière abusive toutes les entreprises rentables, entraînant dans le monde des affaires une atmosphère irrespirable.
Et quel pays a accordé l'asile à toute cette clique de pourritures corrompues jusqu'à la moelle ? La Russie bien évidemment. Il est vrai que Yanukovich fait pâle figure à côté de Poutine qui possède une quarantaine de palais luxueux et je ne sais combien de yachts, d'avions privés, de limousines etc.
Mais contrairement aux Russes, qui adorent se faire dépouiller et être réduits en esclaves vu qu'ils encensent constamment les despotes qui les oppriment (Lénine, Staline, Poutine...), les Ukrainiens n'hésitent pas à se soulever contre un pouvoir autoritaire, corrompu et incompétent. Les révolutionnaires de Maïdan on clairement dit que ce n'était pas pour les politiciens pro-occidentaux qu'ils étaient montés sur les barricades. Surtout pas pour Timoshenko qu'ils méprisent tout particulièrement.
Tout ça pour ça!!! Les ukrainiens de l'est et du sud ont bien raison de ne pas adhérer à cette farce.
Mais ma pauvre vieille, qu'est-ce que tu connais des Ukrainiens de l'est et du sud ? Tu crois qu'ils veulent se rattacher à la Russie ? Tu te trompes. La seule chose à laquelle ils aspirent, c'est à la paix. Et leur principal souci actuellement, c'est la situation économique plus que précaire dans laquelle ils se trouvent. Les pro-russes qui occupent les bâtiments ? Ils ne représentent que quelques centaines d'extrémistes, qui sont en majorité des criminels de droits commun et des soldats russes infiltrés. Tout cela est prouvé. C'est cela la farce.
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Oui parlons-en du "choix" et du "eux-mêmes" :
C'est dingue, on dirait que ça te rend insomniaque qu'un peuple puisse décider de son propre avenir sans demander l'avis du Kremlin...
Dans un pays qui explose de toutes parts, à l'arrêt dans tous les domaines,
Ça te va bien de dire ça ! Qui est-ce qui est en train de foutre la merde en Ukraine pour la déstabiliser, la diviser et empêcher la tenue de l'élection présidentielle dans une atmosphère sereine ? Poutine ! Le même qui "a bien joué" selon toi. Très facile après d'accuser le gouvernement de Kiev en versant une larme de crocodile...
avec un gouvernement auto-proclamé faible
Mensonge, c'est un gouvernement provisoire, validé par le parlement.
qui voit même des pans entiers de son armée lui tourner le dos,
Qui est responsable de l'état de déliquescence de l'armée ukrainienne en la laissant pourrir pendant des années ? Ton pote Yanukovich et ses milliards qu'il a détourné de l'Etat. A côté de cela, l'armée compte énormément d'autres handicaps : la forte présence de russophones, donc potentiellement des pro-russes, dans ses effectifs, le manque de combativité dû à l'inexpérience au feu (en 23 ans d'existence, l'Ukraine n'a jamais mené de guerre), et pire que tout le manque de loyauté de certains commandants corrompus (et le plus souvent russophones). L'exemple de Kramatorsk est emblématique : les six blindés que les miliciens pro-russes ont capturés appartenaient à la brigade "Dnepropetrovs'k", "connue pour son incompétence et ses liens avec le régime de Yanukovich"... http://www.lefigaro.fr/international/2014/04/16/01003-20140416ARTFIG00341-l-armee-ukrainienne-laisse-apparaitre-son-amateurisme.php
le choix proposé après des mois de manifestation se réduit à une resucée de la feu "révolution orange" entre le milliardaire Poroshenko, bras droit de l'ex Président Iouchetchenko, tu sais le Monsieur qui a fait 5% en fin de mandat
Cela prouve bien que les Ukrainiens n'hésitent pas à sanctionner un dirigeant s'il se montre incapable. Et ils n'hésiteront pas à redescendre dans la rue si le prochain président fait des conneries. Rien à voir avec les Russes qui glorifient Poutine malgré ses 40 palais, son clan mafieux, son pouvoir ultra-corrompu, sa gestion économique désastreuse, sa politique extérieure qui entraîne la Russie droit dans le mur etc. Les Ukrainiens ne sont pas des Russes, faudra vous y faire. Si cela vous plaît de vous faire entuber par un type qui préfère investir des milliards de pétroroubles dans des JO inutiles ou une armée ultra-moderne plutôt que dans les hôpitaux en état de déliquescence généralisée, c'est votre droit, mais souffrez que d'autres pays refusent de vous suivre dans vos délires.
et une autre oligarque intrigante, opportuniste et largement corrompue Ioulia Tymochenko ...
Les activistes de Maïdan n'en veulent pas de Tymoshenko.
Le tout financé et orchestré par les inénarrables agences de com et ONG plus ou moins dormantes de l'ouest, sous la bienveillance rassurante et les révolvers de Pravy Sektor / Sbovoda.
Et revoilà les ONG de l'ouest et Pravy Sektor. Ça faisait longtemps que tu ne les avais plus replacés...
C'est dingue, on dirait que ça te rend insomniaque qu'un peuple puisse décider de son propre avenir sans demander l'avis du Kremlin...
Dans un pays qui explose de toutes parts, à l'arrêt dans tous les domaines,
Ça te va bien de dire ça ! Qui est-ce qui est en train de foutre la merde en Ukraine pour la déstabiliser, la diviser et empêcher la tenue de l'élection présidentielle dans une atmosphère sereine ? Poutine ! Le même qui "a bien joué" selon toi. Très facile après d'accuser le gouvernement de Kiev en versant une larme de crocodile...
avec un gouvernement auto-proclamé faible
Mensonge, c'est un gouvernement provisoire, validé par le parlement.
qui voit même des pans entiers de son armée lui tourner le dos,
Qui est responsable de l'état de déliquescence de l'armée ukrainienne en la laissant pourrir pendant des années ? Ton pote Yanukovich et ses milliards qu'il a détourné de l'Etat. A côté de cela, l'armée compte énormément d'autres handicaps : la forte présence de russophones, donc potentiellement des pro-russes, dans ses effectifs, le manque de combativité dû à l'inexpérience au feu (en 23 ans d'existence, l'Ukraine n'a jamais mené de guerre), et pire que tout le manque de loyauté de certains commandants corrompus (et le plus souvent russophones). L'exemple de Kramatorsk est emblématique : les six blindés que les miliciens pro-russes ont capturés appartenaient à la brigade "Dnepropetrovs'k", "connue pour son incompétence et ses liens avec le régime de Yanukovich"... http://www.lefigaro.fr/international/2014/04/16/01003-20140416ARTFIG00341-l-armee-ukrainienne-laisse-apparaitre-son-amateurisme.php
le choix proposé après des mois de manifestation se réduit à une resucée de la feu "révolution orange" entre le milliardaire Poroshenko, bras droit de l'ex Président Iouchetchenko, tu sais le Monsieur qui a fait 5% en fin de mandat
Cela prouve bien que les Ukrainiens n'hésitent pas à sanctionner un dirigeant s'il se montre incapable. Et ils n'hésiteront pas à redescendre dans la rue si le prochain président fait des conneries. Rien à voir avec les Russes qui glorifient Poutine malgré ses 40 palais, son clan mafieux, son pouvoir ultra-corrompu, sa gestion économique désastreuse, sa politique extérieure qui entraîne la Russie droit dans le mur etc. Les Ukrainiens ne sont pas des Russes, faudra vous y faire. Si cela vous plaît de vous faire entuber par un type qui préfère investir des milliards de pétroroubles dans des JO inutiles ou une armée ultra-moderne plutôt que dans les hôpitaux en état de déliquescence généralisée, c'est votre droit, mais souffrez que d'autres pays refusent de vous suivre dans vos délires.
et une autre oligarque intrigante, opportuniste et largement corrompue Ioulia Tymochenko ...
Les activistes de Maïdan n'en veulent pas de Tymoshenko.
Le tout financé et orchestré par les inénarrables agences de com et ONG plus ou moins dormantes de l'ouest, sous la bienveillance rassurante et les révolvers de Pravy Sektor / Sbovoda.
Et revoilà les ONG de l'ouest et Pravy Sektor. Ça faisait longtemps que tu ne les avais plus replacés...
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Bonjour,
Mais contrairement aux Russes, qui adorent se faire dépouiller et être réduits en esclaves vu qu'ils encensent constamment les despotes qui les oppriment (Lénine, Staline, Poutine...), les Ukrainiens n'hésitent pas à se soulever contre un pouvoir autoritaire, corrompu et incompétent.
Au lieu de vous apostropher, allez vivre dans la vraie Russie, celle qui souffre et qui doit se taire. La corruption à un haut niveau est présente dans tous les pays de l'ex-URSS et elle est proportionnelle à la richesse naturelle du pays. Cette corruption est dans l'état et ses dirigeants qui ont confisqué toutes les richesses. Poutine est sans doute un des mafieux les plus riches. Un jour les russes feront comme les ukrainiens. A+
Brigitte
Mais contrairement aux Russes, qui adorent se faire dépouiller et être réduits en esclaves vu qu'ils encensent constamment les despotes qui les oppriment (Lénine, Staline, Poutine...), les Ukrainiens n'hésitent pas à se soulever contre un pouvoir autoritaire, corrompu et incompétent.
Au lieu de vous apostropher, allez vivre dans la vraie Russie, celle qui souffre et qui doit se taire. La corruption à un haut niveau est présente dans tous les pays de l'ex-URSS et elle est proportionnelle à la richesse naturelle du pays. Cette corruption est dans l'état et ses dirigeants qui ont confisqué toutes les richesses. Poutine est sans doute un des mafieux les plus riches. Un jour les russes feront comme les ukrainiens. A+
Brigitte
Je ne réponds pas aux goujats et autres vantards.
Un jour les russes feront comme les ukrainiens.
Puissiez-vous avoir raison !
Puissiez-vous avoir raison !
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
Le tout financé et orchestré par les inénarrables agences de com et ONG plus ou moins dormantes de l'ouest, sous la bienveillance rassurante et les révolvers de Pravy Sektor / Sbovoda.
Il y a bien longtemps que les aspirations des manifestants ont été enterrées.
La douleur vous égare, ma chère Natacha. Voir Poutine essayer de se rabibocher avec l'occident, s'étant aperçu que son économie ne survivrait pas à une nouvelle salve de sanctions, doit mettre à mal votre admiration béate du personnage. Pour preuve que sa marge de manoeuvre est des plus réduites, voilà que ce petit homme efface 90% de la dette nord-coréenne dans l'espoir de pouvoir y construire un gazoduc.
On a les alliés qu'on peut.
La douleur vous égare, ma chère Natacha. Voir Poutine essayer de se rabibocher avec l'occident, s'étant aperçu que son économie ne survivrait pas à une nouvelle salve de sanctions, doit mettre à mal votre admiration béate du personnage. Pour preuve que sa marge de manoeuvre est des plus réduites, voilà que ce petit homme efface 90% de la dette nord-coréenne dans l'espoir de pouvoir y construire un gazoduc.
On a les alliés qu'on peut.
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
Ian, je te l'ai déjà dit : quand tu donnes une info, cite ta source.
Ça vous va bien de vous poser en défenseur de la citation de sources
Mais soit, à votre guise :
http://www.themoscowtimes.com/article/494901.html
http://www.theguardian.com/business/2012/sep/18/russia-writes-off-north-korea-debt
Vous nous referez le coup du complot médiatique piloté directement par l'OTAN ou vous avez quelque chose de plus original en main ?
Ça vous va bien de vous poser en défenseur de la citation de sources
Mais soit, à votre guise :
http://www.themoscowtimes.com/article/494901.html
http://www.theguardian.com/business/2012/sep/18/russia-writes-off-north-korea-debt
Vous nous referez le coup du complot médiatique piloté directement par l'OTAN ou vous avez quelque chose de plus original en main ?
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
Les remarques d'un mec qui n'avait toujours pas compris 1 mois après les faits que Ianoukovitch avait signé l'accord de sortie de crise du 21 février (ou 20, ou 22, je sais plus), tu devines bien où je me les mets
Contente-toi de répondre à mes demandes.
Sur ce, Joyeuses Pâques à ceux qui n'écrivent pas des pavés entre 1h et 3h du mat' !
Contente-toi de répondre à mes demandes.
Sur ce, Joyeuses Pâques à ceux qui n'écrivent pas des pavés entre 1h et 3h du mat' !
Contente-toi de répondre à mes demandes.
Et voilà qu'une fois de plus, n'ayant rien à dire, vous vous fendez d'une pique, agrémentée cette fois-ci par la démonstration, s'il en fallait, de votre complexe d'infériorité.
Vous n'avez même pas le panache de vous taire.
Et voilà qu'une fois de plus, n'ayant rien à dire, vous vous fendez d'une pique, agrémentée cette fois-ci par la démonstration, s'il en fallait, de votre complexe d'infériorité.
Vous n'avez même pas le panache de vous taire.
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
Bonjour
Vous ne pourriez pas faire une pause aujourd'hui.
Manger un morceau de "Koulich"
Et vous reposer un peu
Amicalement
Patrick
Un concerné n'est pas obligatoirement un imbécile encerclé
Une fois de plus votre confiance dans les élucubrations du Kremlin s'est avérée mal placée, et vous voudriez que le monde se taise pour vous aider à oublier ?
Si le rappel à la réalité vous est insupportable, "be my guest" : ne vous en infligez pas la lecture.
Si le rappel à la réalité vous est insupportable, "be my guest" : ne vous en infligez pas la lecture.
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
Bonjour
De votre part, je suis surpris que vous n'ayez pas compris.
Je vais expliquer
Dans ce post, je ne pense pas avoir parlé d'élucubration.
Peut-être suivre plusieurs post en même temps ne vous est pas possible.
Dans ce cas, contentez-vous d'un seul
Amicalement
Patrick
Un concerné n'est pas obligatoirement un imbécile encerclé
Vous n'avez pas parlé d'élucubrations, vous les avez répétées (cf. "il n'y a pas de troupes russes le long de la frontière", cf. "il n'y a pas de troupes russes en Crimée" etc, la liste est longue).
Alors soit vous essayez d'exprimée une idée de manière un brin trop cryptique, auquel cas je vous invite à clarifier le propos, soit vous essayez autant que faire se peut de vous défendre de l'évidence qui bat en brèche vos certitudes d'hier, auquel cas je vous invite à ne pas vous infliger sa lecture, cf. supra.
Alors soit vous essayez d'exprimée une idée de manière un brin trop cryptique, auquel cas je vous invite à clarifier le propos, soit vous essayez autant que faire se peut de vous défendre de l'évidence qui bat en brèche vos certitudes d'hier, auquel cas je vous invite à ne pas vous infliger sa lecture, cf. supra.
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
Mais contrairement aux Russes, qui adorent se faire dépouiller et être réduits en esclaves vu qu'ils encensent constamment les despotes qui les oppriment (Lénine, Staline, Poutine...), ...
Rien à voir avec les Russes qui glorifient Poutine malgré ses 40 palais, son clan mafieux, son pouvoir ultra-corrompu...
On a bien compris que pour toi les russes sont de la race des esclaves. Tu as bien trop de haine envers eux pour porter un regard lucide sur cette question ukrainienne. Pour toi les russophones de l'est quelles que soient leurs aspirations et quoi qu'ils fassent seront toujours des terroristes et des imbéciles.
Pour ce qui est des futures élections initiées par un pouvoir factieux, non élu, composé par 1/3 de membres ouvertement nazis, les faits sont là! En guise de "lendemains qui chantent", elles proposent le choix entre 2 oligarques qui par leur itinéraire politique ne représentent rien de nouveau. Bien au contraire, ils sont synonymes d'un passé jalonné d'immobilisme, d'incompétence et de compromissions douteuses. C'est un peu comme si après le 14 juillet 1789, on avait proposé au peuple français le choix entre un Necker usé ou la du Barry.
Si cela vous contente, alors c'est que votre haine de la Russie et des russes l'emporte sur le devenir futur du peuple ukrainien.
Rien à voir avec les Russes qui glorifient Poutine malgré ses 40 palais, son clan mafieux, son pouvoir ultra-corrompu...
On a bien compris que pour toi les russes sont de la race des esclaves. Tu as bien trop de haine envers eux pour porter un regard lucide sur cette question ukrainienne. Pour toi les russophones de l'est quelles que soient leurs aspirations et quoi qu'ils fassent seront toujours des terroristes et des imbéciles.
Pour ce qui est des futures élections initiées par un pouvoir factieux, non élu, composé par 1/3 de membres ouvertement nazis, les faits sont là! En guise de "lendemains qui chantent", elles proposent le choix entre 2 oligarques qui par leur itinéraire politique ne représentent rien de nouveau. Bien au contraire, ils sont synonymes d'un passé jalonné d'immobilisme, d'incompétence et de compromissions douteuses. C'est un peu comme si après le 14 juillet 1789, on avait proposé au peuple français le choix entre un Necker usé ou la du Barry.
Si cela vous contente, alors c'est que votre haine de la Russie et des russes l'emporte sur le devenir futur du peuple ukrainien.
Bonjour
Cela s'appelle retomber sur ses pieds. Vous avez utilisé un mot que je venais d'employer 5 minutes auparavant sur un autre post.
Point de vue désinformation vous avez des qualités, je ne nie pas. Vous avez sans doute de bons employeurs.
Quand on reprend simplement une partie d'une phrase et ne pas citer entièrement la totalité et la replacé hors de son contexte, démontre chez vous, une parfaite adaptation du contrôle des médias.
Citer, par exemple, 10 choses négatives, mais vraies en omettant dans citer 10 ou 20 positives et vraies (ou inversement suivant la tendance à faire émerger) fait sans doute partie de votre culture.
Répondez-moi demain.
Je vous souhaite de bonnes fêtes
Amicalement
Patrick
Un concerné n'est pas obligatoirement un imbécile encerclé
Bonjour
Cela s'appelle retomber sur ses pieds. Vous avez utilisé un mot que je venais d'employer 5 minutes auparavant sur un autre post.
Point de vue désinformation vous avez des qualités, je ne nie pas. Vous avez sans doute de bons employeurs.
Quand on reprend simplement une partie d'une phrase et ne pas citer entièrement la totalité et la replacé hors de son contexte, démontre chez vous, une parfaite adaptation du contrôle des médias.
Citer, par exemple, 10 choses négatives, mais vraies en omettant dans citer 10 ou 20 positives et vraies (ou inversement suivant la tendance à faire émerger) fait sans doute partie de votre culture.
Répondez-moi demain.
Je vous souhaite de bonnes fêtes
Amicalement
Patrick
À ceci je ne répondrais qu'une chose : votre pseudonyme est admirablement bien choisi.
À ceci je ne répondrais qu'une chose : votre pseudonyme est admirablement bien choisi.
Qui veut chasser une migraine n'a qu'à boire toujours du bon
Bonjour,
Au lieu de vous apostropher, allez vivre dans la vraie Russie, celle qui souffre et qui doit se taire. La corruption à un haut niveau est présente dans tous les pays de l'ex-URSS et elle est proportionnelle à la richesse naturelle du pays. Cette corruption est dans l'état et ses dirigeants qui ont confisqué toutes les richesses. Poutine est sans doute un des mafieux les plus riches. Un jour les russes feront comme les ukrainiens. A+
Brigitte
Bonjour Brigitte,
La vraie Russie, je la connais très bien, puisque j'y ai vécu un an et j'y ai été plein de fois. Pareil pour l'Ukraine que je connais très bien également et que j'ai parcouru de long en large. Sans compter le nombre incalculable d'amis russes et ukrainiens que j'ai et avec qui je communique tous les jours. Donc je pense être un peu au courant des réalités de l'ex-URSS.
Le fait est qu'il m'est de plus en plus difficile de discuter avec mes amis russes car sans que je le demande, la discussion dévie inévitablement sur le thème de l'Ukraine et à chaque fois je suis contraint d'entendre leur propagande de merde. Sans parler de leurs mépris et clichés insupportables sur les Ukrainiens. Les Russes sont hypnotisés par le culte à Poutine et ont le crâne tellement bourré de propagande rouge-brune qu'il en viennent à justifier l'inacceptable. C'est le terrible constat que je ne suis pas le seul à faire, loin de là.
Au lieu de vous apostropher, allez vivre dans la vraie Russie, celle qui souffre et qui doit se taire. La corruption à un haut niveau est présente dans tous les pays de l'ex-URSS et elle est proportionnelle à la richesse naturelle du pays. Cette corruption est dans l'état et ses dirigeants qui ont confisqué toutes les richesses. Poutine est sans doute un des mafieux les plus riches. Un jour les russes feront comme les ukrainiens. A+
Brigitte
Bonjour Brigitte,
La vraie Russie, je la connais très bien, puisque j'y ai vécu un an et j'y ai été plein de fois. Pareil pour l'Ukraine que je connais très bien également et que j'ai parcouru de long en large. Sans compter le nombre incalculable d'amis russes et ukrainiens que j'ai et avec qui je communique tous les jours. Donc je pense être un peu au courant des réalités de l'ex-URSS.
Le fait est qu'il m'est de plus en plus difficile de discuter avec mes amis russes car sans que je le demande, la discussion dévie inévitablement sur le thème de l'Ukraine et à chaque fois je suis contraint d'entendre leur propagande de merde. Sans parler de leurs mépris et clichés insupportables sur les Ukrainiens. Les Russes sont hypnotisés par le culte à Poutine et ont le crâne tellement bourré de propagande rouge-brune qu'il en viennent à justifier l'inacceptable. C'est le terrible constat que je ne suis pas le seul à faire, loin de là.
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Sur ce, Joyeuses Pâques à ceux qui n'écrivent pas des pavés entre 1h et 3h du mat' !
Ton attaque pourrie et recyclée confirme que tu n'as plus rien d'intelligent à dire. D'ailleurs, tu n'en as jamais eu.
Ton attaque pourrie et recyclée confirme que tu n'as plus rien d'intelligent à dire. D'ailleurs, tu n'en as jamais eu.
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
On a bien compris que pour toi les russes sont de la race des esclaves.
Épargne-moi ta victimisation déplacée et tes faux procès-d'intention. Je n'ai pas parlé de race. Par contre, ça peut en choquer plus d'un, mais je n'hésite plus à désigner les Russes dans leur ensemble car étant donné que la grande majorité d'entre eux soutient Poutine, il est convenu de parler désormais de responsabilité collective. Et que l'on ne vienne pas me dire qu'ils sont manipulés, car ils ont parfaitement les moyens de s'informer autrement qu'en écoutant les conneries de NeuneuTV-Rossiya1 et j'en passe. S'ils ne le font pas, c'est qu'ils adhèrent à la politique du Kremlin. Et des comme toi, qui sont tellement imbus de fierté nationale qu'ils refusent toute critique constructive de leur pays et qui adopte aussitôt le réflexe pavlovien de la victimisation, j'en ai déjà trop vu. Ce n'est rien d'autre que de l'hystérie collective. Ceci dit pour aller dans ton sens, la russophobie est de plus en plus présente dans les pays limitrophes de la Russie. Tu ne te demandes pas pourquoi ?
Tu as bien trop de haine envers eux pour porter un regard lucide sur cette question ukrainienne.
Sans blague ?! Parce que c'est quoi pour toi un regard lucide ? Dire que "Poutine a bien joué" ou que Maïdan est un "coup de force de Pravy Sektor" ? Ou parler de "ONG dormantes de l'ouest" et des "révolvers de Svoboda" ? Je crois qu'on n'a pas la même définition des mots. Lucide ne veut pas dire poutinien.
Pour toi les russophones de l'est quelles que soient leurs aspirations et quoi qu'ils fassent seront toujours des terroristes et des imbéciles.
Les russophones de l'est non. Mais les connards qui portent une cagoule et qui occupent illégalement les bâtiments administratifs oui.
Pour ce qui est des futures élections initiées par un pouvoir factieux, non élu, composé par 1/3 de membres ouvertement nazis, les faits sont là! En guise de "lendemains qui chantent", elles proposent le choix entre 2 oligarques qui par leur itinéraire politique ne représentent rien de nouveau. Bien au contraire, ils sont synonymes d'un passé jalonné d'immobilisme, d'incompétence et de compromissions douteuses. C'est un peu comme si après le 14 juillet 1789, on avait proposé au peuple français le choix entre un Necker usé ou la du Barry.
Ça sera toujours mieux qu'un ancien taulard, un "zek" comme on dit chez vous, qui vole tout l'argent du peuple et qui vampirise toute l'économie du pays.
Si cela vous contente, alors c'est que votre haine de la Russie et des russes l'emporte sur le devenir futur du peuple ukrainien.
Je ne comprends toujours pas quel est le rapport entre les Russes et l'avenir du peuple ukrainien...
Épargne-moi ta victimisation déplacée et tes faux procès-d'intention. Je n'ai pas parlé de race. Par contre, ça peut en choquer plus d'un, mais je n'hésite plus à désigner les Russes dans leur ensemble car étant donné que la grande majorité d'entre eux soutient Poutine, il est convenu de parler désormais de responsabilité collective. Et que l'on ne vienne pas me dire qu'ils sont manipulés, car ils ont parfaitement les moyens de s'informer autrement qu'en écoutant les conneries de NeuneuTV-Rossiya1 et j'en passe. S'ils ne le font pas, c'est qu'ils adhèrent à la politique du Kremlin. Et des comme toi, qui sont tellement imbus de fierté nationale qu'ils refusent toute critique constructive de leur pays et qui adopte aussitôt le réflexe pavlovien de la victimisation, j'en ai déjà trop vu. Ce n'est rien d'autre que de l'hystérie collective. Ceci dit pour aller dans ton sens, la russophobie est de plus en plus présente dans les pays limitrophes de la Russie. Tu ne te demandes pas pourquoi ?
Tu as bien trop de haine envers eux pour porter un regard lucide sur cette question ukrainienne.
Sans blague ?! Parce que c'est quoi pour toi un regard lucide ? Dire que "Poutine a bien joué" ou que Maïdan est un "coup de force de Pravy Sektor" ? Ou parler de "ONG dormantes de l'ouest" et des "révolvers de Svoboda" ? Je crois qu'on n'a pas la même définition des mots. Lucide ne veut pas dire poutinien.
Pour toi les russophones de l'est quelles que soient leurs aspirations et quoi qu'ils fassent seront toujours des terroristes et des imbéciles.
Les russophones de l'est non. Mais les connards qui portent une cagoule et qui occupent illégalement les bâtiments administratifs oui.
Pour ce qui est des futures élections initiées par un pouvoir factieux, non élu, composé par 1/3 de membres ouvertement nazis, les faits sont là! En guise de "lendemains qui chantent", elles proposent le choix entre 2 oligarques qui par leur itinéraire politique ne représentent rien de nouveau. Bien au contraire, ils sont synonymes d'un passé jalonné d'immobilisme, d'incompétence et de compromissions douteuses. C'est un peu comme si après le 14 juillet 1789, on avait proposé au peuple français le choix entre un Necker usé ou la du Barry.
Ça sera toujours mieux qu'un ancien taulard, un "zek" comme on dit chez vous, qui vole tout l'argent du peuple et qui vampirise toute l'économie du pays.
Si cela vous contente, alors c'est que votre haine de la Russie et des russes l'emporte sur le devenir futur du peuple ukrainien.
Je ne comprends toujours pas quel est le rapport entre les Russes et l'avenir du peuple ukrainien...
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Petit article intéressant d'un chroniqueur anglais du Guardian, Nei Clark :
Je suis dérouté. Il y a quelques semaines, on nous disait en Occident que les gens qui occupaient les bâtiments administratifs en Ukraine – c’était bien. Ces gens, nous disaient nos leaders politiques et observateurs médiatiques éminents, « protestent pour la démocratie ».
Le gouvernement des États-Unis avait alors mis en garde le pouvoir ukrainien sur l’emploi de la force contre ces « protestataires démocrates » – même alors, comme nous avons pu le voir, que certains d’entre eux étaient des néo-nazis qui jetaient sur la milice des « cocktails Molotov », détruisaient des monuments et incendiaient des bâtiments publics.
Aujourd’hui, à peine quelques semaines plus tard, on nous dit qu’à l’inverse, les gens qui occupent des bâtiments administratifs en Ukraine n’ont rien de « protestataires démocrates », mais qu’ils sont des « terroristes » ou des « combattants ».
Pourquoi est-ce que prendre le contrôle de bâtiments administratifs était-ce « bien » en janvier et devenu « très mal » en avril ? Pourquoi est-ce que l’emploi de la force contre les protestataires était parfaitement inadmissible en janvier, mais acceptable aujourd’hui ? Je me répète : je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Cet hiver, les manifestants anti-gouvernementaux en Ukraine ont reçu la visite de plusieurs responsables politiques occidentaux éminents, dont le sénateur américain John McCain et la vice-secrétaire d’État américaine Victoria Nuland, qui leur a distribué des biscuits. Au cours de ces dernières semaines, d’importants mouvements de protestation anti-gouvernementale ont secoué de nombreux pays d’Europe de l’ouest. Mais ils n’ont pas bénéficié d’un tel soutien – ni de la part de ces responsables, ni de celle des grands observateurs médiatiques occidentaux. Les protestataires n’ont pas non plus eu droit à des biscuits gratuits offerts par le Département d’État des États-Unis.
Si McCain et Nuland aimaient tellement les protestations de rue anti-gouvernementales en Europe et y voyaient une forme authentique de « démocratie », n’auraient-ils pas manifesté leur solidarité aussi aux manifestants de Madrid, Rome, Athènes et Paris ?
Il y a quelques semaines, j’ai regardé une interview du secrétaire d’État américainJohn Kerry. Il annonce : « On ne peut pas impunément envahir un autre pays sous un prétexte inventé, pour défendre ses intérêts propres. » Mais il me semble me souvenir que c’est précisément ainsi qu’ont agi les États-Unis au cours des 20 dernières années.
Peut-être ai-je oublié les déclarations sur la possession par l’Irak et l’Iran d’armes de destruction massive ? Peut-être ai-je rêvé, en 2002 et en 2003, que les politiciens et les experts néo-conservateurs prenaient quotidiennement la parole à la télévision pour nous expliquer à nous, bas peuple, que nous devions faire la guerre à l’Irak à cause de la menace que représentait l’arsenal mortel de Saddam ? En quoi est-ce que le vote démocratique en Crimée sur la question du rattachement avec la Russie est-il pire que l’invasion brutale, sanguinaire de l’Irak – invasion qui a fait près d’un million de morts ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
En outre, les politiciens et les experts « médiatiques » occidentaux nous ont dit, de l’air le plus sérieux, que le référendum en Crimée était invalide parce qu’il avait été conduit dans des conditions d’« occupation militaire ». Mais je viens de regarder un reportage sur les élections en Afghanistan, qui se déroulent dans des conditions d’occupation militaire. Des personnalités occidentales, telles que le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen, ont fait l’éloge de la tenue de ces élections, les qualifiant de « moment historique pour l’Afghanistan » et d’immense succès de la « démocratie ». Pourquoi le vote en Crimée est-il écarté du compte, alors que les élections en Afghanistan sont exaltées ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
La Syrie, aussi, laisse très largement perplexe. On nous a dit et on nous dit que les groupes d’islamistes radicaux représentent une menace contre la paix, la sécurité et notre « image du monde » en Occident. Qu’Al-Qaïda et les autres groupes semblables doivent être anéantis, que nous devons mener contre eux une incessante « guerre contre la terreur ». Et pourtant, en Syrie, nos leaders ont pris le parti de ces groupes radicaux dans leur guerre contre un gouvernement laïc, qui respecte les droits des minorités religieuses, notamment des chrétiens.
Quand les bombes d’Al-Qaïda et de leurs alliés explosent en Syrie et tuent des innocents, nos leaders ne le condamnent pas. Ils ne condamnent que le gouvernement syrien laïc, qui lutte contre les islamistes radicaux. Un gouvernement que nos leaders et observateurs médiatiques éminents brûlent de voir renverser. Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Les droits des gays, encore. On nous dit que la Russie est un pays très mauvais et attardé, parce qu’elle a adopté une loi qui interdit la propagande de l’homosexualité auprès des mineurs. Cependant, nos leaders, qui ont boycotté à cause de cette loi les JO d’hiver de Sotchi, se rendent dans les pays du Golfe persique, où les homosexuels peuvent être internés et même condamnés à mort. Et ils y saluent chaleureusement les dirigeants locaux, sans faire mention des droits des gays.
Est-ce que la prison ou la peine de mort pour les gays, ce n’est pas à coup sûr bien pire qu’une loi interdisant la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs ? Pourquoi nos leaders, s’ils sont si sincèrement inquiets des droits des homosexuels, attaquent-ils la Russie et non ces pays où les gays sont mis en prison ou condamnés à mort ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
On nous dit, dans de très nombreux journaux, que le parti d’extrême-droite hongrois Jobbik est très mauvais. Son ascension provoque la plus vive inquiétude, bien que ce parti ne soit pas représenté au gouvernement et qu’il est peu probable qu’il s’y retrouve. Dans le même temps, en Ukraine, les néonazis et les ultranationalistes occupent des postes dans le nouveau gouvernement, que nos leaders soutiennent avec enthousiasme. En février, les néonazis et les représentants de l’extrême-droite ont joué un rôle clé dans le renversement du gouvernement ukrainien démocratiquement élu, dans la « révolution » que l’Occident a saluée. Pourquoi les ultranationalistes et les groupuscules d’extrême droite sont-ils inadmissibles en Hongrie, mais admissibles en Ukraine ?
On nous dit que la Russie est une puissance agressive, impérialiste, et que l’OTAN est soucieux de contrer la « menace » russe. Mais ces jours-ci, j’ai regardé la carte du monde : j’ai vu que la Russie était frontalière d’une multitude d’États entrant dans l’OTAN – une alliance militaire dirigée par les États-Unis, dont les membres, au cours des 15 dernières années, ont bombardé et attaqué de nombreux pays. Mais je n’y ai pas vu un seul pays voisin de l’Amérique, qui ferait partie d’une alliance militaire russe, je n’ai pas vu de bases militaires ou de missiles de la Fédération de Russie dans des pays frontaliers avec les États-Unis ou qui se trouveraient à proximité. Et tout de même, on nous dit que l’« agresseur », c’est la Russie ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Je suis dérouté. Il y a quelques semaines, on nous disait en Occident que les gens qui occupaient les bâtiments administratifs en Ukraine – c’était bien. Ces gens, nous disaient nos leaders politiques et observateurs médiatiques éminents, « protestent pour la démocratie ».
Le gouvernement des États-Unis avait alors mis en garde le pouvoir ukrainien sur l’emploi de la force contre ces « protestataires démocrates » – même alors, comme nous avons pu le voir, que certains d’entre eux étaient des néo-nazis qui jetaient sur la milice des « cocktails Molotov », détruisaient des monuments et incendiaient des bâtiments publics.
Aujourd’hui, à peine quelques semaines plus tard, on nous dit qu’à l’inverse, les gens qui occupent des bâtiments administratifs en Ukraine n’ont rien de « protestataires démocrates », mais qu’ils sont des « terroristes » ou des « combattants ».
Pourquoi est-ce que prendre le contrôle de bâtiments administratifs était-ce « bien » en janvier et devenu « très mal » en avril ? Pourquoi est-ce que l’emploi de la force contre les protestataires était parfaitement inadmissible en janvier, mais acceptable aujourd’hui ? Je me répète : je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Cet hiver, les manifestants anti-gouvernementaux en Ukraine ont reçu la visite de plusieurs responsables politiques occidentaux éminents, dont le sénateur américain John McCain et la vice-secrétaire d’État américaine Victoria Nuland, qui leur a distribué des biscuits. Au cours de ces dernières semaines, d’importants mouvements de protestation anti-gouvernementale ont secoué de nombreux pays d’Europe de l’ouest. Mais ils n’ont pas bénéficié d’un tel soutien – ni de la part de ces responsables, ni de celle des grands observateurs médiatiques occidentaux. Les protestataires n’ont pas non plus eu droit à des biscuits gratuits offerts par le Département d’État des États-Unis.
Si McCain et Nuland aimaient tellement les protestations de rue anti-gouvernementales en Europe et y voyaient une forme authentique de « démocratie », n’auraient-ils pas manifesté leur solidarité aussi aux manifestants de Madrid, Rome, Athènes et Paris ?
Il y a quelques semaines, j’ai regardé une interview du secrétaire d’État américainJohn Kerry. Il annonce : « On ne peut pas impunément envahir un autre pays sous un prétexte inventé, pour défendre ses intérêts propres. » Mais il me semble me souvenir que c’est précisément ainsi qu’ont agi les États-Unis au cours des 20 dernières années.
Peut-être ai-je oublié les déclarations sur la possession par l’Irak et l’Iran d’armes de destruction massive ? Peut-être ai-je rêvé, en 2002 et en 2003, que les politiciens et les experts néo-conservateurs prenaient quotidiennement la parole à la télévision pour nous expliquer à nous, bas peuple, que nous devions faire la guerre à l’Irak à cause de la menace que représentait l’arsenal mortel de Saddam ? En quoi est-ce que le vote démocratique en Crimée sur la question du rattachement avec la Russie est-il pire que l’invasion brutale, sanguinaire de l’Irak – invasion qui a fait près d’un million de morts ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
En outre, les politiciens et les experts « médiatiques » occidentaux nous ont dit, de l’air le plus sérieux, que le référendum en Crimée était invalide parce qu’il avait été conduit dans des conditions d’« occupation militaire ». Mais je viens de regarder un reportage sur les élections en Afghanistan, qui se déroulent dans des conditions d’occupation militaire. Des personnalités occidentales, telles que le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen, ont fait l’éloge de la tenue de ces élections, les qualifiant de « moment historique pour l’Afghanistan » et d’immense succès de la « démocratie ». Pourquoi le vote en Crimée est-il écarté du compte, alors que les élections en Afghanistan sont exaltées ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
La Syrie, aussi, laisse très largement perplexe. On nous a dit et on nous dit que les groupes d’islamistes radicaux représentent une menace contre la paix, la sécurité et notre « image du monde » en Occident. Qu’Al-Qaïda et les autres groupes semblables doivent être anéantis, que nous devons mener contre eux une incessante « guerre contre la terreur ». Et pourtant, en Syrie, nos leaders ont pris le parti de ces groupes radicaux dans leur guerre contre un gouvernement laïc, qui respecte les droits des minorités religieuses, notamment des chrétiens.
Quand les bombes d’Al-Qaïda et de leurs alliés explosent en Syrie et tuent des innocents, nos leaders ne le condamnent pas. Ils ne condamnent que le gouvernement syrien laïc, qui lutte contre les islamistes radicaux. Un gouvernement que nos leaders et observateurs médiatiques éminents brûlent de voir renverser. Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Les droits des gays, encore. On nous dit que la Russie est un pays très mauvais et attardé, parce qu’elle a adopté une loi qui interdit la propagande de l’homosexualité auprès des mineurs. Cependant, nos leaders, qui ont boycotté à cause de cette loi les JO d’hiver de Sotchi, se rendent dans les pays du Golfe persique, où les homosexuels peuvent être internés et même condamnés à mort. Et ils y saluent chaleureusement les dirigeants locaux, sans faire mention des droits des gays.
Est-ce que la prison ou la peine de mort pour les gays, ce n’est pas à coup sûr bien pire qu’une loi interdisant la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs ? Pourquoi nos leaders, s’ils sont si sincèrement inquiets des droits des homosexuels, attaquent-ils la Russie et non ces pays où les gays sont mis en prison ou condamnés à mort ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
On nous dit, dans de très nombreux journaux, que le parti d’extrême-droite hongrois Jobbik est très mauvais. Son ascension provoque la plus vive inquiétude, bien que ce parti ne soit pas représenté au gouvernement et qu’il est peu probable qu’il s’y retrouve. Dans le même temps, en Ukraine, les néonazis et les ultranationalistes occupent des postes dans le nouveau gouvernement, que nos leaders soutiennent avec enthousiasme. En février, les néonazis et les représentants de l’extrême-droite ont joué un rôle clé dans le renversement du gouvernement ukrainien démocratiquement élu, dans la « révolution » que l’Occident a saluée. Pourquoi les ultranationalistes et les groupuscules d’extrême droite sont-ils inadmissibles en Hongrie, mais admissibles en Ukraine ?
On nous dit que la Russie est une puissance agressive, impérialiste, et que l’OTAN est soucieux de contrer la « menace » russe. Mais ces jours-ci, j’ai regardé la carte du monde : j’ai vu que la Russie était frontalière d’une multitude d’États entrant dans l’OTAN – une alliance militaire dirigée par les États-Unis, dont les membres, au cours des 15 dernières années, ont bombardé et attaqué de nombreux pays. Mais je n’y ai pas vu un seul pays voisin de l’Amérique, qui ferait partie d’une alliance militaire russe, je n’ai pas vu de bases militaires ou de missiles de la Fédération de Russie dans des pays frontaliers avec les États-Unis ou qui se trouveraient à proximité. Et tout de même, on nous dit que l’« agresseur », c’est la Russie ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Bonjour,
Petit article, pas sans intérêts:
Alors que l'est de l'Ukraine semble sombrer dans le chaos et l'anarchie, le spectre d'une invasion par la Russie se fait de plus en plus menaçant. Le Président Vladimir Poutine vient d'en appeler à une Ukraine neutre et fédérée, soit une Ukraine vulnérable à la coercition du Kremlin et susceptible d'y être un jour rattachée. Et avec l'occupation, à Donetsk, Louhansk et Kharkiv, de bâtiments gouvernementaux par des émeutiers cagoulés, armés et pro-russes –et des dizaines de milliers de soldats russes amassés à la frontière– les enjeux n'ont jamais été aussi considérables. Mais face à toutes les angoisses légitimes que peut susciter Poutine et son éventuelle idée d'envoyer les chars russes envahir Ukraine, la concrétisation d'un tel projet relèverait d'une erreur monumentale. Pour la Russie, les coûts de l'annexion de la Crimée sont d'ores et déjà énormes. A lui tout seul, Poutine a réussi à mettre en péril la fragile économie russe; à s'attirer mépris, soupçons et humiliations de la part de la communauté internationale; à faire sortir l'Europe de son coma stratégique; à faire revivre son heure de gloire à l'Otan et à stimuler la concurrence étrangère sur l'une des rares marchandises que la Russie sait produire et vendre: le gaz naturel. Si Poutine pensait qu'en s'emparant de la Crimée, il allait tenir le reste de l'Europe de l'Est en respect, il récolte l'exact inverse: loin de se prosterner devant Moscou, toute la région ne cesse d'exacerber des sentiments anti-russes et pro-Otan. Dans les pas des mauvais stratèges Pour autant, Poutine n'a visiblement pas assimilé la leçon. Ou peut-être pense-t-il avoir déjà fait et subi le plus dur, et qu'obtenir maintenant l'est de l'Ukraine mérite son petit supplément d'opprobre. Mais ce serait un énorme faux-pas stratégique –dans ce cas, des calamités d'une ampleur encore inégalée s’abattront sur le peuple russe. Le problème, c'est que tous les signes pointent dans une même direction: Poutine semble s'apprêter à marcher dans les pas des plus mauvais stratèges de l'histoire et ses prises de décision se fondent, manifestement, sur des traits de caractère aussi familiers que funestes. Les responsables d'énormes erreurs stratégiques sont souvent affligés d'un orgueil démesuré. Qu'on pense à Napoléon en 1812 ou à Hitler en 1941, les deux dirigeants se trouvaient aux lendemains d'une série de victoires militaires décisives qui les avait dotés d'un sentiment d'invincibilité, si ce n'est d'avoir le destin entre leurs mains. Tous deux, bien sûr, décidèrent d'envahir la Russie, un choix qui se solda par la perte d'armées colossales. L'arrogance de Poutine ne se fonde pas sur des victoires militaires, mais sur la conviction qu'il sait comment s'y prendre pour intimider les voisins de la Russie. Il a occupé deux provinces en Géorgie, diligenté une cyberguerre contre l'Estonie, menacé la Pologne avec des ogives nucléaires, joué sur la dépendance des pays clients du gaz russe, et cherché à enflammer les minorités russophones ici ou là. Manifestement, pour lui, l'annexion de la Crimée est un sacré triomphe –aveugle qu'il est à tous les problèmes qu'il se sera auto-infligé avec une telle manœuvre–, une victoire qui renforce sa certitude de tirer l'intégralité des ficelles, sa conviction d'être l'auteur d'un scénario dans lequel le monde entier jouera docilement les rôles qu'il lui aura assignés. Ce genre de confiance absurde est une faille cognitive classique, fortement corrélée avec un potentiel à commettre de bonnes grosses maladresses. Par ailleurs, les responsables d'énormes erreurs stratégiques sont souvent motivés par de la rancune, le sentiment d'avoir des factures à faire payer, voire des visions messianiques prophétisant des gains futurs, remportés grâce à leur toute-puissance militaire. Pour Hitler, les vastes étendues d'Europe de l'Est étaient l'espace vital et agricole des Allemands, d'où l'invasion, en toute logique, de l'Union soviétique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, quand le Japon décide de prendre part aux hostilités, son Premier ministre, Hideki Tōjō, est persuadé d'être titulaire d'un droit divin lui commandant de soumettre la majorité de l'Asie sous son joug. Des échecs, et la disparition des responsables Idem pour les Généraux argentins qui, en 1982, s'estiment en droit d'attaquer la Grande-Bretagne pour récupérer les îles des Malouines, territoire à leurs yeux sacré. Sans oublier l'Union soviétique qui, en 1979, a la folie des grandeurs et se sent obligée de protéger militairement l'embryon de communisme qui semble alors naître en Afghanistan. Autant d'erreurs de jugement qui se solderont non seulement par la défaite, mais par la disparition pure et simple de leurs instigateurs. Du côté de Poutine, le cahier de doléances est lui aussi chargé: l'élargissement de l'Otan; les interventions occidentales au Kosovo, en Irak et en Libye; l'abrogation américaine du traité ABM; et ce qu'il estime être des ingérences dans la politique intérieure de la Russie. Sa vision consiste à ressusciter un maximum de l'ancienne Union soviétique –à l'exception de la guerre contre l'Otan. Un mélange d'orgueil et de rancune qui pourrait le pousser à jouer encore davantage avec l'avenir de la Russie. Les mauvais stratèges ont aussi pour habitude de sous-estimer la volonté, les capacités et les options de leurs adversaires, tout comme les difficultés opérationnelles auxquelles leurs propres troupes seront confrontées. Ils ont toujours en tête l'idée une victoire rapide. La liste d'exemples s'étend quasiment à perte de vue. En 1812, Napoléon se trompe sur la tactique des Russes: il s'attend à gagner facilement une bataille héroïque près de la frontière, pas d'être traîné dans le bourbier des steppes russes et de subir une défaite totale. En 1917, les généraux allemands sous-estiment complètement la volonté et la capacité des Américains à prendre part aux hostilités et sont persuadés que leurs U-boots auront le temps d'affamer la Grande-Bretagne et de forcer son obédience, grâce à des torpillages de cargos civils. Selon Hitler, l’Etat soviétique décrépi allait s'effondrer du moment où il se déciderait à en «pousser la porte». En 1979, la Chine envahit le Vietnam et s'attend à un succès rapide, oubliant le fait que les Vietnamiens sont déjà venus à bout de la France et des Etats-Unis au cours des décennies précédentes. En 1982, la junte argentine ignore l'éventualité que Margaret Thatcher, Première ministre britannique, puisse choisir d'envoyer des troupes pour récupérer les Malouines. Sans oublier, bien sûr, 2003 et les Etats-Unis qui mésestiment le coût et la durée d'une occupation de l'Irak. De même, Poutine est capable de sous-estimer la réaction de l'Occident (et de ses partisans, à l'intérieur de la Russie) à une invasion de l'Ukraine. Des vues à court terme Les erreurs surviennent aussi quand leurs auteurs se focalisent sur des gains à court terme, sans les confronter à leurs possibles conséquences à long terme. Les dirigeants japonais pensaient pouvoir asseoir leur hégémonie sur l'Asie de l'Est avant que les Etats-Unis réussissent à se relever de Pearl Harbor et de la destruction de leur flotte. Le Politburo soviétique était persuadé de pouvoir stabiliser l'Afghanistan, sans imaginer une seconde que leur intervention militaire puisse avoir l'effet inverse. Et, en envahissant l'Irak, les Etats-Unis pensaient à une victoire rapide, sourds qu'ils étaient aux mises en garde envisageant l'apparition d'une insurrection longue, sanglante et coûteuse. Aujourd'hui, Poutine croit sans doute avoir une fenêtre de tir en Ukraine, mais saisit-il les dommages tenaces que subira la Russie si jamais les sanctions occidentales venaient à se durcir? Des risques stratégiques sont parfois pris pour solidifier une autorité personnelle et intérieure. Pour la junte argentine, le débarquement des Malouines allait les transformer en héros et assurer leur longévité; en réalité, la manœuvre accéléra leur disgrâce. La popularité de Poutine –malgré les jeux de Sotchi– était très basse avant l'annexion de la Crimée; depuis, elle a considérablement remonté. N'importe quel politique devrait savoir que de telles tendances ne sont pas faites pour durer: Poutine choisira-t-il le coup d'éclat, histoire de surfer sur la vague du nationalisme russe? Choisira-t-il le coup de fouet donné à sa prospérité politique immédiate, aux dépens du mal que cela pourra faire à son pays? Des invasions de la Russie décidées par Napoléon et Hitler, à l'invasion soviétique en Afghanistan, de l'attaque chinoise contre le Vietnam, en passant par la mésaventure des Etats-Unis en Irak, l'histoire nous enseigne une leçon –pas une simple leçon de tactique ou de stratégie, mais une leçon de prévoyance: la nécessité d'envisager tout ce qui est susceptible de mal se passer. De la même manière, Poutine calculera peut-être que l'Occident aura peur de s'impliquer ou que l'armée russe ne fera qu'une bouchée de l'ukrainienne, mais l'histoire ne s'arrête pas là. Les Ukrainiens pourraient très bien se lancer dans une guerre non-conventionnelle, comparable à celle que les Afghans livrèrent aux occupants soviétiques. L'Otan pourrait ne pas envoyer de troupes pour défendre l'Ukraine, comme il n'a pas voulu en envoyer en Hongrie, en Tchécoslovaquie ou en Pologne pendant la Guerre froide. Mais une invasion russe de l'Ukraine stimulera les budgets militaires de l'Occident, des dépenses que la Russie, avec son économie bien plus fragile, ne pourra pas égaler, même pas en rêve. Reste une dernière et dangereuse analogie. Dans presque tous les faux-pas que nous avons étudiés, les institutions, conseillers ou commandants encadrant les preneurs de décision n'ont pas voulu ou n'ont pas pu dire la vérité au pouvoir –que ce soit par idolâtrie (Napoléon), peur (Hitler), intimidation (des généraux japonais), pensée unique (les soviétiques) ou loyauté (Bush). Réduire les oppositions au silence, décourager les débats, mépriser les doutes, montrer qui est le chef et manifester ostensiblement sa détermination sont d'autres ingrédients, courants, d'erreurs stratégiques. Avec son entourage réduit et soumis, Poutine suit, là encore, la recette à la lettre. Cette recette est sur la table et tout le monde peut l'observer. Les parallèles entre les plus grandes maladresses historiques et les intentions actuelles de Poutine sont suffisamment nombreux pour susciter l'angoisse. On peut néanmoins espérer que Poutine, et ceux qui l'entourent, apprendront des erreurs de leurs prédécesseurs et résisteront à l'envie d'envahir l'Ukraine. Une telle manœuvre ne fera qu'isoler la Russie et paupériser les Russes. Si Poutine se pense capable de changer le cours de l'histoire, reste que le passé trouve toujours de drôles de moyens pour façonner l'avenir. David C. Gompert (Rand Corporation) et Hans Binnendijk (Center of Transaltlantic Relations)
A+
Brigitte
Petit article, pas sans intérêts:
Alors que l'est de l'Ukraine semble sombrer dans le chaos et l'anarchie, le spectre d'une invasion par la Russie se fait de plus en plus menaçant. Le Président Vladimir Poutine vient d'en appeler à une Ukraine neutre et fédérée, soit une Ukraine vulnérable à la coercition du Kremlin et susceptible d'y être un jour rattachée. Et avec l'occupation, à Donetsk, Louhansk et Kharkiv, de bâtiments gouvernementaux par des émeutiers cagoulés, armés et pro-russes –et des dizaines de milliers de soldats russes amassés à la frontière– les enjeux n'ont jamais été aussi considérables. Mais face à toutes les angoisses légitimes que peut susciter Poutine et son éventuelle idée d'envoyer les chars russes envahir Ukraine, la concrétisation d'un tel projet relèverait d'une erreur monumentale. Pour la Russie, les coûts de l'annexion de la Crimée sont d'ores et déjà énormes. A lui tout seul, Poutine a réussi à mettre en péril la fragile économie russe; à s'attirer mépris, soupçons et humiliations de la part de la communauté internationale; à faire sortir l'Europe de son coma stratégique; à faire revivre son heure de gloire à l'Otan et à stimuler la concurrence étrangère sur l'une des rares marchandises que la Russie sait produire et vendre: le gaz naturel. Si Poutine pensait qu'en s'emparant de la Crimée, il allait tenir le reste de l'Europe de l'Est en respect, il récolte l'exact inverse: loin de se prosterner devant Moscou, toute la région ne cesse d'exacerber des sentiments anti-russes et pro-Otan. Dans les pas des mauvais stratèges Pour autant, Poutine n'a visiblement pas assimilé la leçon. Ou peut-être pense-t-il avoir déjà fait et subi le plus dur, et qu'obtenir maintenant l'est de l'Ukraine mérite son petit supplément d'opprobre. Mais ce serait un énorme faux-pas stratégique –dans ce cas, des calamités d'une ampleur encore inégalée s’abattront sur le peuple russe. Le problème, c'est que tous les signes pointent dans une même direction: Poutine semble s'apprêter à marcher dans les pas des plus mauvais stratèges de l'histoire et ses prises de décision se fondent, manifestement, sur des traits de caractère aussi familiers que funestes. Les responsables d'énormes erreurs stratégiques sont souvent affligés d'un orgueil démesuré. Qu'on pense à Napoléon en 1812 ou à Hitler en 1941, les deux dirigeants se trouvaient aux lendemains d'une série de victoires militaires décisives qui les avait dotés d'un sentiment d'invincibilité, si ce n'est d'avoir le destin entre leurs mains. Tous deux, bien sûr, décidèrent d'envahir la Russie, un choix qui se solda par la perte d'armées colossales. L'arrogance de Poutine ne se fonde pas sur des victoires militaires, mais sur la conviction qu'il sait comment s'y prendre pour intimider les voisins de la Russie. Il a occupé deux provinces en Géorgie, diligenté une cyberguerre contre l'Estonie, menacé la Pologne avec des ogives nucléaires, joué sur la dépendance des pays clients du gaz russe, et cherché à enflammer les minorités russophones ici ou là. Manifestement, pour lui, l'annexion de la Crimée est un sacré triomphe –aveugle qu'il est à tous les problèmes qu'il se sera auto-infligé avec une telle manœuvre–, une victoire qui renforce sa certitude de tirer l'intégralité des ficelles, sa conviction d'être l'auteur d'un scénario dans lequel le monde entier jouera docilement les rôles qu'il lui aura assignés. Ce genre de confiance absurde est une faille cognitive classique, fortement corrélée avec un potentiel à commettre de bonnes grosses maladresses. Par ailleurs, les responsables d'énormes erreurs stratégiques sont souvent motivés par de la rancune, le sentiment d'avoir des factures à faire payer, voire des visions messianiques prophétisant des gains futurs, remportés grâce à leur toute-puissance militaire. Pour Hitler, les vastes étendues d'Europe de l'Est étaient l'espace vital et agricole des Allemands, d'où l'invasion, en toute logique, de l'Union soviétique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, quand le Japon décide de prendre part aux hostilités, son Premier ministre, Hideki Tōjō, est persuadé d'être titulaire d'un droit divin lui commandant de soumettre la majorité de l'Asie sous son joug. Des échecs, et la disparition des responsables Idem pour les Généraux argentins qui, en 1982, s'estiment en droit d'attaquer la Grande-Bretagne pour récupérer les îles des Malouines, territoire à leurs yeux sacré. Sans oublier l'Union soviétique qui, en 1979, a la folie des grandeurs et se sent obligée de protéger militairement l'embryon de communisme qui semble alors naître en Afghanistan. Autant d'erreurs de jugement qui se solderont non seulement par la défaite, mais par la disparition pure et simple de leurs instigateurs. Du côté de Poutine, le cahier de doléances est lui aussi chargé: l'élargissement de l'Otan; les interventions occidentales au Kosovo, en Irak et en Libye; l'abrogation américaine du traité ABM; et ce qu'il estime être des ingérences dans la politique intérieure de la Russie. Sa vision consiste à ressusciter un maximum de l'ancienne Union soviétique –à l'exception de la guerre contre l'Otan. Un mélange d'orgueil et de rancune qui pourrait le pousser à jouer encore davantage avec l'avenir de la Russie. Les mauvais stratèges ont aussi pour habitude de sous-estimer la volonté, les capacités et les options de leurs adversaires, tout comme les difficultés opérationnelles auxquelles leurs propres troupes seront confrontées. Ils ont toujours en tête l'idée une victoire rapide. La liste d'exemples s'étend quasiment à perte de vue. En 1812, Napoléon se trompe sur la tactique des Russes: il s'attend à gagner facilement une bataille héroïque près de la frontière, pas d'être traîné dans le bourbier des steppes russes et de subir une défaite totale. En 1917, les généraux allemands sous-estiment complètement la volonté et la capacité des Américains à prendre part aux hostilités et sont persuadés que leurs U-boots auront le temps d'affamer la Grande-Bretagne et de forcer son obédience, grâce à des torpillages de cargos civils. Selon Hitler, l’Etat soviétique décrépi allait s'effondrer du moment où il se déciderait à en «pousser la porte». En 1979, la Chine envahit le Vietnam et s'attend à un succès rapide, oubliant le fait que les Vietnamiens sont déjà venus à bout de la France et des Etats-Unis au cours des décennies précédentes. En 1982, la junte argentine ignore l'éventualité que Margaret Thatcher, Première ministre britannique, puisse choisir d'envoyer des troupes pour récupérer les Malouines. Sans oublier, bien sûr, 2003 et les Etats-Unis qui mésestiment le coût et la durée d'une occupation de l'Irak. De même, Poutine est capable de sous-estimer la réaction de l'Occident (et de ses partisans, à l'intérieur de la Russie) à une invasion de l'Ukraine. Des vues à court terme Les erreurs surviennent aussi quand leurs auteurs se focalisent sur des gains à court terme, sans les confronter à leurs possibles conséquences à long terme. Les dirigeants japonais pensaient pouvoir asseoir leur hégémonie sur l'Asie de l'Est avant que les Etats-Unis réussissent à se relever de Pearl Harbor et de la destruction de leur flotte. Le Politburo soviétique était persuadé de pouvoir stabiliser l'Afghanistan, sans imaginer une seconde que leur intervention militaire puisse avoir l'effet inverse. Et, en envahissant l'Irak, les Etats-Unis pensaient à une victoire rapide, sourds qu'ils étaient aux mises en garde envisageant l'apparition d'une insurrection longue, sanglante et coûteuse. Aujourd'hui, Poutine croit sans doute avoir une fenêtre de tir en Ukraine, mais saisit-il les dommages tenaces que subira la Russie si jamais les sanctions occidentales venaient à se durcir? Des risques stratégiques sont parfois pris pour solidifier une autorité personnelle et intérieure. Pour la junte argentine, le débarquement des Malouines allait les transformer en héros et assurer leur longévité; en réalité, la manœuvre accéléra leur disgrâce. La popularité de Poutine –malgré les jeux de Sotchi– était très basse avant l'annexion de la Crimée; depuis, elle a considérablement remonté. N'importe quel politique devrait savoir que de telles tendances ne sont pas faites pour durer: Poutine choisira-t-il le coup d'éclat, histoire de surfer sur la vague du nationalisme russe? Choisira-t-il le coup de fouet donné à sa prospérité politique immédiate, aux dépens du mal que cela pourra faire à son pays? Des invasions de la Russie décidées par Napoléon et Hitler, à l'invasion soviétique en Afghanistan, de l'attaque chinoise contre le Vietnam, en passant par la mésaventure des Etats-Unis en Irak, l'histoire nous enseigne une leçon –pas une simple leçon de tactique ou de stratégie, mais une leçon de prévoyance: la nécessité d'envisager tout ce qui est susceptible de mal se passer. De la même manière, Poutine calculera peut-être que l'Occident aura peur de s'impliquer ou que l'armée russe ne fera qu'une bouchée de l'ukrainienne, mais l'histoire ne s'arrête pas là. Les Ukrainiens pourraient très bien se lancer dans une guerre non-conventionnelle, comparable à celle que les Afghans livrèrent aux occupants soviétiques. L'Otan pourrait ne pas envoyer de troupes pour défendre l'Ukraine, comme il n'a pas voulu en envoyer en Hongrie, en Tchécoslovaquie ou en Pologne pendant la Guerre froide. Mais une invasion russe de l'Ukraine stimulera les budgets militaires de l'Occident, des dépenses que la Russie, avec son économie bien plus fragile, ne pourra pas égaler, même pas en rêve. Reste une dernière et dangereuse analogie. Dans presque tous les faux-pas que nous avons étudiés, les institutions, conseillers ou commandants encadrant les preneurs de décision n'ont pas voulu ou n'ont pas pu dire la vérité au pouvoir –que ce soit par idolâtrie (Napoléon), peur (Hitler), intimidation (des généraux japonais), pensée unique (les soviétiques) ou loyauté (Bush). Réduire les oppositions au silence, décourager les débats, mépriser les doutes, montrer qui est le chef et manifester ostensiblement sa détermination sont d'autres ingrédients, courants, d'erreurs stratégiques. Avec son entourage réduit et soumis, Poutine suit, là encore, la recette à la lettre. Cette recette est sur la table et tout le monde peut l'observer. Les parallèles entre les plus grandes maladresses historiques et les intentions actuelles de Poutine sont suffisamment nombreux pour susciter l'angoisse. On peut néanmoins espérer que Poutine, et ceux qui l'entourent, apprendront des erreurs de leurs prédécesseurs et résisteront à l'envie d'envahir l'Ukraine. Une telle manœuvre ne fera qu'isoler la Russie et paupériser les Russes. Si Poutine se pense capable de changer le cours de l'histoire, reste que le passé trouve toujours de drôles de moyens pour façonner l'avenir. David C. Gompert (Rand Corporation) et Hans Binnendijk (Center of Transaltlantic Relations)
A+
Brigitte
Je ne réponds pas aux goujats et autres vantards.
Petit article intéressant d'un chroniqueur anglais du Guardian, Nei Clark
C'est un très bon condensé sur les contradictions, les arrières-pensées et autres hypocrisies du camp occidental sur bien des sujets qui fâchent en ce moment.
A noter au passage que les médias britanniques et allemands offrent une information bien plus diversifiée sur l'Ukraine que le glacis de l'information en France.
C'est un très bon condensé sur les contradictions, les arrières-pensées et autres hypocrisies du camp occidental sur bien des sujets qui fâchent en ce moment.
A noter au passage que les médias britanniques et allemands offrent une information bien plus diversifiée sur l'Ukraine que le glacis de l'information en France.
Petit article, pas sans intérêts:
Mouais. Le passage ci-dessous, c'est quand même du grand n'importe quoi :
Les Ukrainiens pourraient très bien se lancer dans une guerre non-conventionnelle, comparable à celle que les Afghans livrèrent aux occupants soviétiques.
On sent les lobbyistes qui veulent leur part du gâteau (le gâteau étant l'accroissement des dépenses militaires, donc des conseils et stratégies en tout genre, y compris les plus farfelues).
Mouais. Le passage ci-dessous, c'est quand même du grand n'importe quoi :
Les Ukrainiens pourraient très bien se lancer dans une guerre non-conventionnelle, comparable à celle que les Afghans livrèrent aux occupants soviétiques.
On sent les lobbyistes qui veulent leur part du gâteau (le gâteau étant l'accroissement des dépenses militaires, donc des conseils et stratégies en tout genre, y compris les plus farfelues).
Très beau condensé de conneries en effet ton article. Je suis persuadé que son auteur est un coco, ou un facho...
Je suis dérouté. Il y a quelques semaines, on nous disait en Occident que les gens qui occupaient les bâtiments administratifs en Ukraine – c’était bien. Ces gens, nous disaient nos leaders politiques et observateurs médiatiques éminents, « protestent pour la démocratie ».
Le gouvernement des États-Unis avait alors mis en garde le pouvoir ukrainien sur l’emploi de la force contre ces « protestataires démocrates » – même alors, comme nous avons pu le voir, que certains d’entre eux étaient des néo-nazis qui jetaient sur la milice des « cocktails Molotov », détruisaient des monuments et incendiaient des bâtiments publics.
Aujourd’hui, à peine quelques semaines plus tard, on nous dit qu’à l’inverse, les gens qui occupent des bâtiments administratifs en Ukraine n’ont rien de « protestataires démocrates », mais qu’ils sont des « terroristes » ou des « combattants ».
Pourquoi est-ce que prendre le contrôle de bâtiments administratifs était-ce « bien » en janvier et devenu « très mal » en avril ? Pourquoi est-ce que l’emploi de la force contre les protestataires était parfaitement inadmissible en janvier, mais acceptable aujourd’hui ? Je me répète : je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Se borner à comparer l'incomparable sans tenir compte des nuances est un classique de l'escroquerie intellectuelle. Les occupations de bâtiments administratifs par les pro-Maïdan se sont faites suite à la répression brutale des manifestants pacifiques par les Berkut, véritables cerbères au services d'un pouvoir mafieux et corrompu qui venait d'instaurer toute une série de lois liberticides.
L'occupation des bâtiments administratifs par les pro-russe (en fait des soldats russes et des hommes du GRU) n'a pas d'autre motif que de vouloir déstabiliser le pays dans le but de le morceler. A aucun moment les nouvelles autorités de Kiev n'avaient proféré des menaces ou entamé d'actions répressives et liberticides contre les pro-russes. Au contraire elles ont tout fait pour apaiser les tensions, bien que ces milices se soient déjà rendues coupables d'exactions (tabassages de civils et d'activistes pro-Maïdan, enlèvements de journalistes, torture et exécution de deux élus locaux !!!). Cette mauvaise foi des pro-russes devient hallucinante !
Cet hiver, les manifestants anti-gouvernementaux en Ukraine ont reçu la visite de plusieurs responsables politiques occidentaux éminents, dont le sénateur américain John McCain et la vice-secrétaire d’État américaine Victoria Nuland, qui leur a distribué des biscuits. Au cours de ces dernières semaines, d’importants mouvements de protestation anti-gouvernementale ont secoué de nombreux pays d’Europe de l’ouest. Mais ils n’ont pas bénéficié d’un tel soutien – ni de la part de ces responsables, ni de celle des grands observateurs médiatiques occidentaux. Les protestataires n’ont pas non plus eu droit à des biscuits gratuits offerts par le Département d’État des États-Unis. Si McCain et Nuland aimaient tellement les protestations de rue anti-gouvernementales en Europe et y voyaient une forme authentique de « démocratie », n’auraient-ils pas manifesté leur solidarité aussi aux manifestants de Madrid, Rome, Athènes et Paris ?
A la différence de l'Ukraine, les protestations antigouvernementales en Europe de l'Ouest n'ont pas fait l'objet de répressions féroces avec un bilan de plus de 100 morts ! Et les forces gouvernementales des pays occidentaux n'ont pas utilisé de snipers contre la population civile, ni fait appel à des "titushki" ! Il n'y a pas eu d'enlèvements d'activistes et de journalistes !
Il y a quelques semaines, j’ai regardé une interview du secrétaire d’État américainJohn Kerry. Il annonce : « On ne peut pas impunément envahir un autre pays sous un prétexte inventé, pour défendre ses intérêts propres. » Mais il me semble me souvenir que c’est précisément ainsi qu’ont agi les États-Unis au cours des 20 dernières années.
Peut-être ai-je oublié les déclarations sur la possession par l’Irak et l’Iran d’armes de destruction massive ? Peut-être ai-je rêvé, en 2002 et en 2003, que les politiciens et les experts néo-conservateurs prenaient quotidiennement la parole à la télévision pour nous expliquer à nous, bas peuple, que nous devions faire la guerre à l’Irak à cause de la menace que représentait l’arsenal mortel de Saddam ?
Premièrement, l'invasion américaine de l'Irak a été très vivement condamnée par les médias et l'opinion publique occidentaux et a suscité à l'époque des manifestations monstres dans toute l'Europe et aux USA. Qui manifeste actuellement en France contre l'annexion de la Crimée ? Personne. Les manifestations anti-Bush ont pu se réaliser sans incidents. En Russie, les rares manifestations contre l'invasion de la Crimée et contre la guerre avec l'Ukraine ont fait immédiatement l'objet d'une répression impitoyable.
Deuxièmement, la France, l'Allemagne et la Russie avaient formé une coalition contre la politique de Bush en Irak. L'auteur fait bien de citer John Kerry... Sauf que ce crétin oublie que Kerry, candidat démocrate en 2004, s'était toujours opposé à l'invasion de l'Irak et avait démoli tous les arguments fallacieux de Bush, notamment l'histoire des ADM.
Troisièmement, l'invasion américaine de l'Irak ne justifie pas que les Russes puissent faire pareil avec la Crimée.
Enfin quatrièmement, c'était contre une dictature que les Américains étaient intervenus. Une dictature dont le chef était responsable de génocide et de plusieurs crimes contre l'humanité, notamment le gazage et massacre de milliers de Kurdes. Actuellement, on est en train de découvrir de nombreux charniers de l'époque Saddam au Kurdistan irakien. Personnellement, concernant l'Irak, je pense que la coalition n'a pas fait son boulot pendant la 1ère Guerre du Golfe en 1991. Or elle avait parfaitement les moyens de renverser Saddam Hussein en appuyant les soulèvements simultanés des Kurdes au Nord et des chiites au Sud. Bref une fois de plus, rien à voir avec le nouveau gouvernement ukrainien, dont les seuls torts sont la faiblesse, la naïveté et l'inexpérience. Sinon, il n'y a eu aucune exaction en Crimée et à aucun moment les russophones n'ont fait l'objet de menaces, ni n'ont subi de violences.
En quoi est-ce que le vote démocratique en Crimée sur la question du rattachement avec la Russie est-il pire que l’invasion brutale, sanguinaire de l’Irak – invasion qui a fait près d’un million de morts ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Dire que le vote en Crimée est démocratique, c'est du pur foutage de gueule. Pas de doute, ton journalistes est un coco. La farce que les Russes appellent "référendum pour le rattachement" s'est réalisée en l'absence des listes électorales qui se trouvent à Kiev. Si bien que n'importe qui a pu y participer, avec un taux de participation record, dépassant les 100% !!! Le tout validé par des "observateurs internationaux" hyper-crédibles : des politiciens russes, des volontaires tchétniks serbes, et quelques Européens sympathisants de partis d'extrême-droite et d'extrême-gauche. Les observateurs de l'OSCE étant bloqués par les soldats russes à la "frontière" de la Crimée...
En outre, les politiciens et les experts « médiatiques » occidentaux nous ont dit, de l’air le plus sérieux, que le référendum en Crimée était invalide parce qu’il avait été conduit dans des conditions d’« occupation militaire ». Mais je viens de regarder un reportage sur les élections en Afghanistan, qui se déroulent dans des conditions d’occupation militaire. Des personnalités occidentales, telles que le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen, ont fait l’éloge de la tenue de ces élections, les qualifiant de « moment historique pour l’Afghanistan » et d’immense succès de la « démocratie ». Pourquoi le vote en Crimée est-il écarté du compte, alors que les élections en Afghanistan sont exaltées ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Parce que l'Afghanistan est soumis à la menace constante des Talibans, qui ont menacé de mort tous ceux qui iraient voter. Ce qui n'est pas le cas de la Crimée.
La Syrie, aussi, laisse très largement perplexe. On nous a dit et on nous dit que les groupes d’islamistes radicaux représentent une menace contre la paix, la sécurité et notre « image du monde » en Occident. Qu’Al-Qaïda et les autres groupes semblables doivent être anéantis, que nous devons mener contre eux une incessante « guerre contre la terreur ». Et pourtant, en Syrie, nos leaders ont pris le parti de ces groupes radicaux dans leur guerre contre un gouvernement laïc, qui respecte les droits des minorités religieuses, notamment des chrétiens.
Parce que le régime syrien est à l'origine du conflit en ayant ouvert le feu sur des manifestants au départs pacifistes. Et il a commis de nombreux massacres, exactions et crimes contre l'humanité à répétition dont il ne se cache même plus. Des rapports accablants, trouvés chez d'anciens geôliers déserteurs, montrent des milliers de photos d'exécutions sommaires de détenus et d'opposants par les sbires du régime. Sans parler des milliers de femmes systématiquement violées. Les minorités chrétiennes, elles ont été instrumentalisées par le régime, dont l'armée s'est montrée très passive face aux djihadistes à Maaloula.
Quand les bombes d’Al-Qaïda et de leurs alliés explosent en Syrie et tuent des innocents, nos leaders ne le condamnent pas. Ils ne condamnent que le gouvernement syrien laïc, qui lutte contre les islamistes radicaux. Un gouvernement que nos leaders et observateurs médiatiques éminents brûlent de voir renverser. Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Ce que la propagande syrienne ne dit pas, c'est que la plupart de ces islamistes radicaux croupissaient en taule avant les hostilités, mais ils ont tous été libérés par le régime pour qu'ils aillent déstabiliser la rébellion nationaliste et laïque de l'ASL. La collusion entre l'armée syrienne et les djihadistes de l'EIIL (les pires de tous) ne fait plus aucun doute.
Les droits des gays, encore. On nous dit que la Russie est un pays très mauvais et attardé, parce qu’elle a adopté une loi qui interdit la propagande de l’homosexualité auprès des mineurs. Cependant, nos leaders, qui ont boycotté à cause de cette loi les JO d’hiver de Sotchi, se rendent dans les pays du Golfe persique, où les homosexuels peuvent être internés et même condamnés à mort. Et ils y saluent chaleureusement les dirigeants locaux, sans faire mention des droits des gays.
Est-ce que la prison ou la peine de mort pour les gays, ce n’est pas à coup sûr bien pire qu’une loi interdisant la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs ? Pourquoi nos leaders, s’ils sont si sincèrement inquiets des droits des homosexuels, attaquent-ils la Russie et non ces pays où les gays sont mis en prison ou condamnés à mort ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Oui, ça par contre, je suis d'accord.
On nous dit, dans de très nombreux journaux, que le parti d’extrême-droite hongrois Jobbik est très mauvais. Son ascension provoque la plus vive inquiétude, bien que ce parti ne soit pas représenté au gouvernement et qu’il est peu probable qu’il s’y retrouve. Dans le même temps, en Ukraine, les néonazis et les ultranationalistes occupent des postes dans le nouveau gouvernement, que nos leaders soutiennent avec enthousiasme. En février, les néonazis et les représentants de l’extrême-droite ont joué un rôle clé dans le renversement du gouvernement ukrainien démocratiquement élu, dans la « révolution » que l’Occident a saluée. Pourquoi les ultranationalistes et les groupuscules d’extrême droite sont-ils inadmissibles en Hongrie, mais admissibles en Ukraine ?
L'extrême-droite ukrainienne fait l'objet de vives inquiétudes en Occident, la preuve, les médias en parlent. Mais comme l'extrême-droite ukrainienne a été partie prenante dans la révolution, le gouvernement provisoire n'a pas eu d'autre choix que de leur attribuer des ministères, qui ont toutefois une importance toute relative, excepté celui de la défense, dont le ministre ultra-nationaliste a démissionné... Toutefois, malgré la présence d'éléments extrémistes, le gouvernement de Kiev ne s'est rendu coupable d'aucun crime et à aucun moment n'a constitué une menace pour les autorités. Rien à voir avec les pro-russes, ces gentils petits "héros contre le fascisme"... qui ont déjà commencé à s'en prendre aux juifs à Donets'k, et aux Tatars en Crimée...
Ça me rappelle la Yougoslavie ça. Avec d'un côté les "méchants oustachis croates" qui luttaient pour l'indépendance, et les "gentils Serbes" qui commettaient des massacres et des épurations ethniques au nom de la "lutte contre les méchants fascistes oustachis"...
On nous dit que la Russie est une puissance agressive, impérialiste, et que l’OTAN est soucieux de contrer la « menace » russe. Mais ces jours-ci, j’ai regardé la carte du monde : j’ai vu que la Russie était frontalière d’une multitude d’États entrant dans l’OTAN – une alliance militaire dirigée par les États-Unis, dont les membres, au cours des 15 dernières années, ont bombardé et attaqué de nombreux pays. Mais je n’y ai pas vu un seul pays voisin de l’Amérique, qui ferait partie d’une alliance militaire russe, je n’ai pas vu de bases militaires ou de missiles de la Fédération de Russie dans des pays frontaliers avec les États-Unis ou qui se trouveraient à proximité. Et tout de même, on nous dit que l’« agresseur », c’est la Russie ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Il n'y a pas d'alliance militaire russe tout simplement. Je rappelle que l'URSS a perdu la guerre froide et son alliance (le Pacte de Varsovie) s'est dissoute. Il n'empêche que même sans alliance, la Russie est capable de nuire à ses voisins, la preuve.
Je suis dérouté. Il y a quelques semaines, on nous disait en Occident que les gens qui occupaient les bâtiments administratifs en Ukraine – c’était bien. Ces gens, nous disaient nos leaders politiques et observateurs médiatiques éminents, « protestent pour la démocratie ».
Le gouvernement des États-Unis avait alors mis en garde le pouvoir ukrainien sur l’emploi de la force contre ces « protestataires démocrates » – même alors, comme nous avons pu le voir, que certains d’entre eux étaient des néo-nazis qui jetaient sur la milice des « cocktails Molotov », détruisaient des monuments et incendiaient des bâtiments publics.
Aujourd’hui, à peine quelques semaines plus tard, on nous dit qu’à l’inverse, les gens qui occupent des bâtiments administratifs en Ukraine n’ont rien de « protestataires démocrates », mais qu’ils sont des « terroristes » ou des « combattants ».
Pourquoi est-ce que prendre le contrôle de bâtiments administratifs était-ce « bien » en janvier et devenu « très mal » en avril ? Pourquoi est-ce que l’emploi de la force contre les protestataires était parfaitement inadmissible en janvier, mais acceptable aujourd’hui ? Je me répète : je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Se borner à comparer l'incomparable sans tenir compte des nuances est un classique de l'escroquerie intellectuelle. Les occupations de bâtiments administratifs par les pro-Maïdan se sont faites suite à la répression brutale des manifestants pacifiques par les Berkut, véritables cerbères au services d'un pouvoir mafieux et corrompu qui venait d'instaurer toute une série de lois liberticides.
L'occupation des bâtiments administratifs par les pro-russe (en fait des soldats russes et des hommes du GRU) n'a pas d'autre motif que de vouloir déstabiliser le pays dans le but de le morceler. A aucun moment les nouvelles autorités de Kiev n'avaient proféré des menaces ou entamé d'actions répressives et liberticides contre les pro-russes. Au contraire elles ont tout fait pour apaiser les tensions, bien que ces milices se soient déjà rendues coupables d'exactions (tabassages de civils et d'activistes pro-Maïdan, enlèvements de journalistes, torture et exécution de deux élus locaux !!!). Cette mauvaise foi des pro-russes devient hallucinante !
Cet hiver, les manifestants anti-gouvernementaux en Ukraine ont reçu la visite de plusieurs responsables politiques occidentaux éminents, dont le sénateur américain John McCain et la vice-secrétaire d’État américaine Victoria Nuland, qui leur a distribué des biscuits. Au cours de ces dernières semaines, d’importants mouvements de protestation anti-gouvernementale ont secoué de nombreux pays d’Europe de l’ouest. Mais ils n’ont pas bénéficié d’un tel soutien – ni de la part de ces responsables, ni de celle des grands observateurs médiatiques occidentaux. Les protestataires n’ont pas non plus eu droit à des biscuits gratuits offerts par le Département d’État des États-Unis. Si McCain et Nuland aimaient tellement les protestations de rue anti-gouvernementales en Europe et y voyaient une forme authentique de « démocratie », n’auraient-ils pas manifesté leur solidarité aussi aux manifestants de Madrid, Rome, Athènes et Paris ?
A la différence de l'Ukraine, les protestations antigouvernementales en Europe de l'Ouest n'ont pas fait l'objet de répressions féroces avec un bilan de plus de 100 morts ! Et les forces gouvernementales des pays occidentaux n'ont pas utilisé de snipers contre la population civile, ni fait appel à des "titushki" ! Il n'y a pas eu d'enlèvements d'activistes et de journalistes !
Il y a quelques semaines, j’ai regardé une interview du secrétaire d’État américainJohn Kerry. Il annonce : « On ne peut pas impunément envahir un autre pays sous un prétexte inventé, pour défendre ses intérêts propres. » Mais il me semble me souvenir que c’est précisément ainsi qu’ont agi les États-Unis au cours des 20 dernières années.
Peut-être ai-je oublié les déclarations sur la possession par l’Irak et l’Iran d’armes de destruction massive ? Peut-être ai-je rêvé, en 2002 et en 2003, que les politiciens et les experts néo-conservateurs prenaient quotidiennement la parole à la télévision pour nous expliquer à nous, bas peuple, que nous devions faire la guerre à l’Irak à cause de la menace que représentait l’arsenal mortel de Saddam ?
Premièrement, l'invasion américaine de l'Irak a été très vivement condamnée par les médias et l'opinion publique occidentaux et a suscité à l'époque des manifestations monstres dans toute l'Europe et aux USA. Qui manifeste actuellement en France contre l'annexion de la Crimée ? Personne. Les manifestations anti-Bush ont pu se réaliser sans incidents. En Russie, les rares manifestations contre l'invasion de la Crimée et contre la guerre avec l'Ukraine ont fait immédiatement l'objet d'une répression impitoyable.
Deuxièmement, la France, l'Allemagne et la Russie avaient formé une coalition contre la politique de Bush en Irak. L'auteur fait bien de citer John Kerry... Sauf que ce crétin oublie que Kerry, candidat démocrate en 2004, s'était toujours opposé à l'invasion de l'Irak et avait démoli tous les arguments fallacieux de Bush, notamment l'histoire des ADM.
Troisièmement, l'invasion américaine de l'Irak ne justifie pas que les Russes puissent faire pareil avec la Crimée.
Enfin quatrièmement, c'était contre une dictature que les Américains étaient intervenus. Une dictature dont le chef était responsable de génocide et de plusieurs crimes contre l'humanité, notamment le gazage et massacre de milliers de Kurdes. Actuellement, on est en train de découvrir de nombreux charniers de l'époque Saddam au Kurdistan irakien. Personnellement, concernant l'Irak, je pense que la coalition n'a pas fait son boulot pendant la 1ère Guerre du Golfe en 1991. Or elle avait parfaitement les moyens de renverser Saddam Hussein en appuyant les soulèvements simultanés des Kurdes au Nord et des chiites au Sud. Bref une fois de plus, rien à voir avec le nouveau gouvernement ukrainien, dont les seuls torts sont la faiblesse, la naïveté et l'inexpérience. Sinon, il n'y a eu aucune exaction en Crimée et à aucun moment les russophones n'ont fait l'objet de menaces, ni n'ont subi de violences.
En quoi est-ce que le vote démocratique en Crimée sur la question du rattachement avec la Russie est-il pire que l’invasion brutale, sanguinaire de l’Irak – invasion qui a fait près d’un million de morts ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Dire que le vote en Crimée est démocratique, c'est du pur foutage de gueule. Pas de doute, ton journalistes est un coco. La farce que les Russes appellent "référendum pour le rattachement" s'est réalisée en l'absence des listes électorales qui se trouvent à Kiev. Si bien que n'importe qui a pu y participer, avec un taux de participation record, dépassant les 100% !!! Le tout validé par des "observateurs internationaux" hyper-crédibles : des politiciens russes, des volontaires tchétniks serbes, et quelques Européens sympathisants de partis d'extrême-droite et d'extrême-gauche. Les observateurs de l'OSCE étant bloqués par les soldats russes à la "frontière" de la Crimée...
En outre, les politiciens et les experts « médiatiques » occidentaux nous ont dit, de l’air le plus sérieux, que le référendum en Crimée était invalide parce qu’il avait été conduit dans des conditions d’« occupation militaire ». Mais je viens de regarder un reportage sur les élections en Afghanistan, qui se déroulent dans des conditions d’occupation militaire. Des personnalités occidentales, telles que le secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen, ont fait l’éloge de la tenue de ces élections, les qualifiant de « moment historique pour l’Afghanistan » et d’immense succès de la « démocratie ». Pourquoi le vote en Crimée est-il écarté du compte, alors que les élections en Afghanistan sont exaltées ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Parce que l'Afghanistan est soumis à la menace constante des Talibans, qui ont menacé de mort tous ceux qui iraient voter. Ce qui n'est pas le cas de la Crimée.
La Syrie, aussi, laisse très largement perplexe. On nous a dit et on nous dit que les groupes d’islamistes radicaux représentent une menace contre la paix, la sécurité et notre « image du monde » en Occident. Qu’Al-Qaïda et les autres groupes semblables doivent être anéantis, que nous devons mener contre eux une incessante « guerre contre la terreur ». Et pourtant, en Syrie, nos leaders ont pris le parti de ces groupes radicaux dans leur guerre contre un gouvernement laïc, qui respecte les droits des minorités religieuses, notamment des chrétiens.
Parce que le régime syrien est à l'origine du conflit en ayant ouvert le feu sur des manifestants au départs pacifistes. Et il a commis de nombreux massacres, exactions et crimes contre l'humanité à répétition dont il ne se cache même plus. Des rapports accablants, trouvés chez d'anciens geôliers déserteurs, montrent des milliers de photos d'exécutions sommaires de détenus et d'opposants par les sbires du régime. Sans parler des milliers de femmes systématiquement violées. Les minorités chrétiennes, elles ont été instrumentalisées par le régime, dont l'armée s'est montrée très passive face aux djihadistes à Maaloula.
Quand les bombes d’Al-Qaïda et de leurs alliés explosent en Syrie et tuent des innocents, nos leaders ne le condamnent pas. Ils ne condamnent que le gouvernement syrien laïc, qui lutte contre les islamistes radicaux. Un gouvernement que nos leaders et observateurs médiatiques éminents brûlent de voir renverser. Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Ce que la propagande syrienne ne dit pas, c'est que la plupart de ces islamistes radicaux croupissaient en taule avant les hostilités, mais ils ont tous été libérés par le régime pour qu'ils aillent déstabiliser la rébellion nationaliste et laïque de l'ASL. La collusion entre l'armée syrienne et les djihadistes de l'EIIL (les pires de tous) ne fait plus aucun doute.
Les droits des gays, encore. On nous dit que la Russie est un pays très mauvais et attardé, parce qu’elle a adopté une loi qui interdit la propagande de l’homosexualité auprès des mineurs. Cependant, nos leaders, qui ont boycotté à cause de cette loi les JO d’hiver de Sotchi, se rendent dans les pays du Golfe persique, où les homosexuels peuvent être internés et même condamnés à mort. Et ils y saluent chaleureusement les dirigeants locaux, sans faire mention des droits des gays.
Est-ce que la prison ou la peine de mort pour les gays, ce n’est pas à coup sûr bien pire qu’une loi interdisant la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs ? Pourquoi nos leaders, s’ils sont si sincèrement inquiets des droits des homosexuels, attaquent-ils la Russie et non ces pays où les gays sont mis en prison ou condamnés à mort ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Oui, ça par contre, je suis d'accord.
On nous dit, dans de très nombreux journaux, que le parti d’extrême-droite hongrois Jobbik est très mauvais. Son ascension provoque la plus vive inquiétude, bien que ce parti ne soit pas représenté au gouvernement et qu’il est peu probable qu’il s’y retrouve. Dans le même temps, en Ukraine, les néonazis et les ultranationalistes occupent des postes dans le nouveau gouvernement, que nos leaders soutiennent avec enthousiasme. En février, les néonazis et les représentants de l’extrême-droite ont joué un rôle clé dans le renversement du gouvernement ukrainien démocratiquement élu, dans la « révolution » que l’Occident a saluée. Pourquoi les ultranationalistes et les groupuscules d’extrême droite sont-ils inadmissibles en Hongrie, mais admissibles en Ukraine ?
L'extrême-droite ukrainienne fait l'objet de vives inquiétudes en Occident, la preuve, les médias en parlent. Mais comme l'extrême-droite ukrainienne a été partie prenante dans la révolution, le gouvernement provisoire n'a pas eu d'autre choix que de leur attribuer des ministères, qui ont toutefois une importance toute relative, excepté celui de la défense, dont le ministre ultra-nationaliste a démissionné... Toutefois, malgré la présence d'éléments extrémistes, le gouvernement de Kiev ne s'est rendu coupable d'aucun crime et à aucun moment n'a constitué une menace pour les autorités. Rien à voir avec les pro-russes, ces gentils petits "héros contre le fascisme"... qui ont déjà commencé à s'en prendre aux juifs à Donets'k, et aux Tatars en Crimée...
Ça me rappelle la Yougoslavie ça. Avec d'un côté les "méchants oustachis croates" qui luttaient pour l'indépendance, et les "gentils Serbes" qui commettaient des massacres et des épurations ethniques au nom de la "lutte contre les méchants fascistes oustachis"...
On nous dit que la Russie est une puissance agressive, impérialiste, et que l’OTAN est soucieux de contrer la « menace » russe. Mais ces jours-ci, j’ai regardé la carte du monde : j’ai vu que la Russie était frontalière d’une multitude d’États entrant dans l’OTAN – une alliance militaire dirigée par les États-Unis, dont les membres, au cours des 15 dernières années, ont bombardé et attaqué de nombreux pays. Mais je n’y ai pas vu un seul pays voisin de l’Amérique, qui ferait partie d’une alliance militaire russe, je n’ai pas vu de bases militaires ou de missiles de la Fédération de Russie dans des pays frontaliers avec les États-Unis ou qui se trouveraient à proximité. Et tout de même, on nous dit que l’« agresseur », c’est la Russie ? Je suis dérouté. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer ?
Il n'y a pas d'alliance militaire russe tout simplement. Je rappelle que l'URSS a perdu la guerre froide et son alliance (le Pacte de Varsovie) s'est dissoute. Il n'empêche que même sans alliance, la Russie est capable de nuire à ses voisins, la preuve.
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Un jour les russes feront comme les ukrainiens.
A+
Brigitte
Si ce que dit ce lien est vrai, alors il y a de l'espoir : http://elise.com.ua/?p=15242
Brigitte
Si ce que dit ce lien est vrai, alors il y a de l'espoir : http://elise.com.ua/?p=15242
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Un jour les russes feront comme les ukrainiens.
A+
Brigitte
Si ce que dit ce lien est vrai, alors il y a de l'espoir : http://elise.com.ua/?p=15242
J'en doute fortement. J'avais encore de l'espoir il y a 6 mois de cela, en parlant à mes amis Russes. Je leur parle maintenant, et la propagande qui aiguise leur patriotisme m'a fait perdre cet espoir. Même parmi les jeunes éduqués, ayant voyagé etc.
Brigitte
Si ce que dit ce lien est vrai, alors il y a de l'espoir : http://elise.com.ua/?p=15242
J'en doute fortement. J'avais encore de l'espoir il y a 6 mois de cela, en parlant à mes amis Russes. Je leur parle maintenant, et la propagande qui aiguise leur patriotisme m'a fait perdre cet espoir. Même parmi les jeunes éduqués, ayant voyagé etc.
la propagande qui aiguise leur patriotisme m'a fait perdre cet espoir. Même parmi les jeunes éduqués, ayant voyagé etc.
Mais de quel espoir parles-tu ? A moins que tu ne sois russe toi-même, laisse les vivre leur vie comme ils l'entendent ! Qui es-tu pour leur dire qu'ils devraient faire ceci ou cela ? Le jour où ils auront envie de se soulever, ils le feront, et si ce jour n'arrive pas, c'est que leur vie leur convient. Et je dis ça en étant très satisfait de mon mode de vie occidental et en ne voulant le changer pour rien au monde. Simplement, arrêtez de vouloir imposer un mode de vie à la terre entière.
Mais de quel espoir parles-tu ? A moins que tu ne sois russe toi-même, laisse les vivre leur vie comme ils l'entendent ! Qui es-tu pour leur dire qu'ils devraient faire ceci ou cela ? Le jour où ils auront envie de se soulever, ils le feront, et si ce jour n'arrive pas, c'est que leur vie leur convient. Et je dis ça en étant très satisfait de mon mode de vie occidental et en ne voulant le changer pour rien au monde. Simplement, arrêtez de vouloir imposer un mode de vie à la terre entière.
la propagande qui aiguise leur patriotisme m'a fait perdre cet espoir. Même parmi les jeunes éduqués, ayant voyagé etc.
Mais de quel espoir parles-tu ? A moins que tu ne sois russe toi-même, laisse les vivre leur vie comme ils l'entendent ! Qui es-tu pour leur dire qu'ils devraient faire ceci ou cela ? Le jour où ils auront envie de se soulever, ils le feront, et si ce jour n'arrive pas, c'est que leur vie leur convient. Et je dis ça en étant très satisfait de mon mode de vie occidental et en ne voulant le changer pour rien au monde. Simplement, arrêtez de vouloir imposer un mode de vie à la terre entière.
Imposer un mode de vie? Les laisser vivre comme ils veulent? Mais tu as passé du temps en Russie? Notamment dans les grandes villes, où la plupart des gens vivent? Le mode de vie des actifs est similaire à celui qu'on peut trouver dans les métropoles occidentales. Je ne parle même pas de Moscou ou de St Pet... On n'est pas en 1975, où on pouvait encore opposer le mode de vie occidental au mode de vie soviétique! Et concernant ce qui ne convient pas aux Russes, la liste est longue: corruption généralisée, état pitoyable des infrastructures publiques, coût et qualité de la vie, j'en passe et des meilleures. Le mode de vie occidental n'est évidemment pas exempt de défauts, et les Russes l'ont très (trop) vite adopté, surtout dans ses excès, mais bon nombre de choses qui sont normales en Occident feraient le plus grand bien aux Russes.
Pour revenir à l'espoir dont je parlais, j'avais l'espoir qu'une fois la génération des plus de 50 ans décédée, les jeunes de 30 ans, notamment ceux qui n'ont plus beaucoup de souvenirs des dures années 90, et qui sont éduqués, se soulèvent. Mais quand je parle à cette catégorie de personnes maintenant, j'ai de la peine à garder cet espoir.
Mais de quel espoir parles-tu ? A moins que tu ne sois russe toi-même, laisse les vivre leur vie comme ils l'entendent ! Qui es-tu pour leur dire qu'ils devraient faire ceci ou cela ? Le jour où ils auront envie de se soulever, ils le feront, et si ce jour n'arrive pas, c'est que leur vie leur convient. Et je dis ça en étant très satisfait de mon mode de vie occidental et en ne voulant le changer pour rien au monde. Simplement, arrêtez de vouloir imposer un mode de vie à la terre entière.
Imposer un mode de vie? Les laisser vivre comme ils veulent? Mais tu as passé du temps en Russie? Notamment dans les grandes villes, où la plupart des gens vivent? Le mode de vie des actifs est similaire à celui qu'on peut trouver dans les métropoles occidentales. Je ne parle même pas de Moscou ou de St Pet... On n'est pas en 1975, où on pouvait encore opposer le mode de vie occidental au mode de vie soviétique! Et concernant ce qui ne convient pas aux Russes, la liste est longue: corruption généralisée, état pitoyable des infrastructures publiques, coût et qualité de la vie, j'en passe et des meilleures. Le mode de vie occidental n'est évidemment pas exempt de défauts, et les Russes l'ont très (trop) vite adopté, surtout dans ses excès, mais bon nombre de choses qui sont normales en Occident feraient le plus grand bien aux Russes.
Pour revenir à l'espoir dont je parlais, j'avais l'espoir qu'une fois la génération des plus de 50 ans décédée, les jeunes de 30 ans, notamment ceux qui n'ont plus beaucoup de souvenirs des dures années 90, et qui sont éduqués, se soulèvent. Mais quand je parle à cette catégorie de personnes maintenant, j'ai de la peine à garder cet espoir.
Pour revenir à l'espoir dont je parlais, j'avais l'espoir qu'une fois la génération des plus de 50 ans décédée, les jeunes de 30 ans, notamment ceux qui n'ont plus beaucoup de souvenirs des dures années 90, et qui sont éduqués, se soulèvent. Mais quand je parle à cette catégorie de personnes maintenant, j'ai de la peine à garder cet espoir.
Donc je repose ma question : et alors ? Laisse les Russes choisir la manière dont ils veulent vivre, et sous quelle autorité. Ce qui ne te plait pas à toi leur plait peut-être à eux, et c'est bien le plus important non ?
Donc je repose ma question : et alors ? Laisse les Russes choisir la manière dont ils veulent vivre, et sous quelle autorité. Ce qui ne te plait pas à toi leur plait peut-être à eux, et c'est bien le plus important non ?
Mais de quel espoir parles-tu ? A moins que tu ne sois russe toi-même, laisse les vivre leur vie comme ils l'entendent ! Qui es-tu pour leur dire qu'ils devraient faire ceci ou cela ? Le jour où ils auront envie de se soulever, ils le feront, et si ce jour n'arrive pas, c'est que leur vie leur convient. Et je dis ça en étant très satisfait de mon mode de vie occidental et en ne voulant le changer pour rien au monde. Simplement, arrêtez de vouloir imposer un mode de vie à la terre entière.
Personne ne leur empêche de vivre le mode de vie qu'ils veulent dès l'instant qu'ils ne cherchent pas à imposer le leur à leurs voisins (Belarus', Ukraine, Géorgie, Kazakhstan etc.). Mode de vie de plus en plus contesté par les Russes eux-mêmes d'ailleurs.
Personne ne leur empêche de vivre le mode de vie qu'ils veulent dès l'instant qu'ils ne cherchent pas à imposer le leur à leurs voisins (Belarus', Ukraine, Géorgie, Kazakhstan etc.). Mode de vie de plus en plus contesté par les Russes eux-mêmes d'ailleurs.
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Si ce que dit ce lien est vrai, alors il y a de l'espoir : http://elise.com.ua/?p=15242
Je réponds par morceaux, VF n'acceptant pas le cyrillique que j'avais cité...:
L'auteur se trompe à mon avis. Le chiffre de 69% n'a vraiment pas l'air bidonné, quand on parle aux Russes et les écoute.
Qui sortirait dans la rue?? Qui serait prêt à venir des jours durant sur Triumfalnaya ou Pushkinskaya Ploshad?? Des anarchistes? Quelques bobos ou djeunss révolutionnaires? Il ne suffirait pas que les mêmes qui ont manifesté l'année dernière ressortent: ils seront tout de suite discrédités, comme Poutine l'a fait. Il faudrait une population similaire à celle de Kiev.
La plupart des Russes trouve normal que la Russie ait "récupéré" la Crimée, et cette conviction est LARGEMENT accentuée par la propagande 24/24 des médias. A propos de l'Est de l'Ukraine, peu de Russes sont réellement conscients que leur gouvernement déstabilise actuellement la région, la plupart pense à une guerre civile déclenchée par Kiev... peu de raisons donc de sortir dans la rue contre Poutine!!
Je réponds par morceaux, VF n'acceptant pas le cyrillique que j'avais cité...:
L'auteur se trompe à mon avis. Le chiffre de 69% n'a vraiment pas l'air bidonné, quand on parle aux Russes et les écoute.
Qui sortirait dans la rue?? Qui serait prêt à venir des jours durant sur Triumfalnaya ou Pushkinskaya Ploshad?? Des anarchistes? Quelques bobos ou djeunss révolutionnaires? Il ne suffirait pas que les mêmes qui ont manifesté l'année dernière ressortent: ils seront tout de suite discrédités, comme Poutine l'a fait. Il faudrait une population similaire à celle de Kiev.
La plupart des Russes trouve normal que la Russie ait "récupéré" la Crimée, et cette conviction est LARGEMENT accentuée par la propagande 24/24 des médias. A propos de l'Est de l'Ukraine, peu de Russes sont réellement conscients que leur gouvernement déstabilise actuellement la région, la plupart pense à une guerre civile déclenchée par Kiev... peu de raisons donc de sortir dans la rue contre Poutine!!
Donc je repose ma question : et alors ? Laisse les Russes choisir la manière dont ils veulent vivre, et sous quelle autorité. Ce qui ne te plait pas à toi leur plait peut-être à eux, et c'est bien le plus important non ?
Alors pourquoi la Russie ne laisse pas les Ukrainiens choisir leur propre voie ?
Alors pourquoi la Russie ne laisse pas les Ukrainiens choisir leur propre voie ?
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
L'auteur se trompe à mon avis. Le chiffre de 69% n'a vraiment pas l'air bidonné, quand on parle aux Russes et les écoute.
Qui sortirait dans la rue?? Qui serait prêt à venir des jours durant sur Triumfalnaya ou Pushkinskaya Ploshad?? Des anarchistes? Quelques bobos ou djeunss révolutionnaires? Il ne suffirait pas que les mêmes qui ont manifesté l'année dernière ressortent: ils seront tout de suite discrédités, comme Poutine l'a fait. Il faudrait une population similaire à celle de Kiev.
La seule chose qui rendra les Russes lucides, c'est la situation économique catastrophique dans laquelle Poutine les entraînera inévitablement. Car un empire, c'est très cher à financer. Rien que l'annexion de la Crimée commence déjà à plomber le budget du Kremlin.
La plupart des Russes trouve normal que la Russie ait "récupéré" la Crimée, et cette conviction est LARGEMENT accentuée par la propagande 24/24 des médias. A propos de l'Est de l'Ukraine, peu de Russes sont réellement conscients que leur gouvernement déstabilise actuellement la région, la plupart pense à une guerre civile déclenchée par Kiev... peu de raisons donc de sortir dans la rue contre Poutine!!
Ce qui m'inquiète le plus, c'est que même les Russes émigrés en Europe, donc théoriquement en dehors de l'emprise des médias russes, sont derrière Poutine, par fierté nationale. Il est souvent impossible de parler avec eux tant ils ne veulent rien comprendre. Comme il s'agit de leur patrie, ils sont prêts à tout accepter d'elle, même l'inacceptable. Ils finissent par tout justifier avec la mauvaise foi la plus écoeurante : l'annexion de la Crimée, l'attitude inadmissibles des pro-russes et j'en passe. Satanika en est un excellent exemple.
Qui sortirait dans la rue?? Qui serait prêt à venir des jours durant sur Triumfalnaya ou Pushkinskaya Ploshad?? Des anarchistes? Quelques bobos ou djeunss révolutionnaires? Il ne suffirait pas que les mêmes qui ont manifesté l'année dernière ressortent: ils seront tout de suite discrédités, comme Poutine l'a fait. Il faudrait une population similaire à celle de Kiev.
La seule chose qui rendra les Russes lucides, c'est la situation économique catastrophique dans laquelle Poutine les entraînera inévitablement. Car un empire, c'est très cher à financer. Rien que l'annexion de la Crimée commence déjà à plomber le budget du Kremlin.
La plupart des Russes trouve normal que la Russie ait "récupéré" la Crimée, et cette conviction est LARGEMENT accentuée par la propagande 24/24 des médias. A propos de l'Est de l'Ukraine, peu de Russes sont réellement conscients que leur gouvernement déstabilise actuellement la région, la plupart pense à une guerre civile déclenchée par Kiev... peu de raisons donc de sortir dans la rue contre Poutine!!
Ce qui m'inquiète le plus, c'est que même les Russes émigrés en Europe, donc théoriquement en dehors de l'emprise des médias russes, sont derrière Poutine, par fierté nationale. Il est souvent impossible de parler avec eux tant ils ne veulent rien comprendre. Comme il s'agit de leur patrie, ils sont prêts à tout accepter d'elle, même l'inacceptable. Ils finissent par tout justifier avec la mauvaise foi la plus écoeurante : l'annexion de la Crimée, l'attitude inadmissibles des pro-russes et j'en passe. Satanika en est un excellent exemple.
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Jusqu'à preuve du contraire (à moins qu'il n'y ait eu entre temps une élection qui m'a échappé), la dernière expression démocratique des Ukrainiens date de l'élection présidentielle qui a porté Ianoukovitch au pouvoir, que personne n'a contestée, durant laquelle aucun pays étranger n'a interféré et à laquelle TOUT LE PEUPLE UKRAINIEN a pu participer. Ce qui n'est le cas ni de Maïdan, ni des mouvements qui se développent actuellement à l'est. C'est un fait et il est irréfutable.
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