Voyage en pays thaï et lao
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Bruno et moi nous nous intéressons aussi particulièrement à la grande fresque murale qui déroule son récit de panneau en panneau sous les galeries couvertes.

Ouais ouais, c'est cela...hum... Je vais en parler à mon cheval ! 😇





Au pays du tourisme sexuel par excellence, je suis pas sûr que l’allusion soit à propos , si ? 🤪
"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux." Marcel Proust
VO Voyajou Globetrotter ·
Ouais ouais, c'est cela...hum... Je vais en parler à mon cheval ! 😇

Je note que Richard écrit "nous nous intéressons aussi particulièrement à la grande fresque murale". Ton allusion sexiste est donc tout à fait déplacée. 😠 (en plus, elles sont pas canons) 😊
RI RichardXI Regular ·
Pas de dégustation de Lao Lao, la boisson qui rend aveugle... ? 😄

Ca a bien failli ! Mais non. On a été sages 😉 Mais je regrette presque de ne pas avoir goûté.
RI RichardXI Regular ·
A la découverte des villages Kamus Il fait frisquet ce matin pour le petit déjeuner en terrasse au bord de la rivière. Nous avons été d’ailleurs très surpris à Nong Khiaw, par l’importance des amplitudes thermiques, fraîcheur les matins et en soirée et grosses chaleurs en journée. 9 heures, le canot est à quai. Le jeune homme de l’agence nous accueille avec le sourire, Sabaïdii, et nous présente un vieux monsieur à l’allure vénérable mais solide avec ses petites lunettes rondes cerclées de fer dont un des verres est ébréché. Ce sera notre guide. Dans un français relativement correct il nous souhaite la bienvenue et nous explique le déroulement de la journée. On embarque. Dans la fraîcheur de ce petit matin encore brumeux nous frissonnons un peu, mais l’air qui fouette le visage est revigorant. Le canot file le long de la grande artère liquide enserrée par ces montagnes au couvert végétal si dense. Hautes, mais aux sommets arrondis. Elles semblent différentes par leurs formes de celles que nous avons l’habitude de voir chez nous. Je ne sais trop pourquoi mais elles sont emblématiques, pour moi, des paysages naturels du Sud-Est asiatique tels que je les imagine. Réminiscence de films, de photographies ? Premier arrêt au bout d’une bonne demi-heure de navigation. Nous descendons du bateau avec précaution et nous grimpons une forte pente qui nous mène au village. Nous sommes chez les Kamus, une ethnie minoritaire mais encore assez nombreuse dans les montagnes du Nord Laos. Leur langue, différente du Lao, leur mode de vie traditionnel imprégné d’animisme en font un groupe à part, partiellement intégré à la modernité, même si dans le village, les paraboles et les téléphones portables des plus jeunes révèlent des changements inéluctables dans leur mode d’existence.

La présence du guide qui semble bien connaître les habitants nous met en confiance. Nous nous sentons un peu gênés tout de même. Notre présence n’est- elle pas trop intrusive, ne sommes-nous pas en train de visiter « un village d’Indiens » ? Mais les gens n’ont pas l’air perturbés, ils sont accoutumés à ces visites certes fréquentes, mais point encore excessives, du moins pour l’instant. Ils vaquent tranquillement à leurs occupations sans vraiment se soucier de notre arrivée. L’habitat n’est pas très dense, il s’éparpille le long d’une grande allée centrale en terre. Certaines maisons sont bâties avec des matériaux traditionnels, façades en bambou tressé, toit de chaume, mais la plupart ont des soubassements en béton et des couvertures de tôle. Pendant que Bruno et moi-même essayons poliment de suivre les explications de notre guide dans un franglais de plus en plus approximatif, les filles, qui semblent avoir décroché, cherchent davantage à s’intéresser aux scènes de vie du village, aux enfants notamment. Kate de son regard exercé de photographe prend de beaux clichés, notamment celui d’une maman baignant son petit sur le parvis de sa maison. Un peu plus loin des femmes sont en train de cuisiner du riz, à la façon lao, c’est-à-dire très compact et très collant. Une odeur de viande grillée emplit l’air du village, sur un feu de bois cuisent des blancs de poulet couverts d’un « non la », la coiffe conique, très répandue au Vietnam come au Laos. A l’étouffée. La promenade se poursuit, agréable mais un peu frustrante. Personnellement j’aurais aimé en savoir plus sur ces habitants, leur vie quotidienne, leur travail, leur organisation sociale. Mais après tout nous ne sommes pas des ethnologues, et il serait surtout vain de prétendre mieux connaitre des gens avec qui nous n’avons aucune réelle interaction. Sous un arbre deux mamies, assises sur un banc, plutôt une planche de bois, discutent et prennent le soleil. Leur attitude, leurs gestes me font penser à ma mère et à sa copine. Il y a souvent, même dans les voyages les plus lointains des comportements humains qui touchent à l’universel de l’humanité. Je ne sais pourquoi mais cette pensée me réconforte. Au bout de la grande allée se dresse l’école du village. Apparemment c’est l’heure de la récré, les enfants s’ébattent en plein air dans un brouhaha joyeux tout à fait universel, lui aussi. Dans la cour, j’aperçois un espace plat bien aménagé sur lequel jouent de jeunes garçons. C’est un terrain de pétanque ! Un des legs, de la colonisation française. Les Laotiens parait-il, pratiquent avec assiduité ce sport et s’y montrent particulièrement habiles. Il est temps de partir pour le deuxième village un peu plus en amont où nous pourrons déjeuner. Nous espérions prendre un repas peut être partagé dans ce village, mais nous déjeunons finalement dans une guesthouse en surplomb de la rivière, charmante certes mais dédiée aux touristes. Déception tout de même.

Sous le soleil écrasant de l’après-midi nous parcourons tout d’abord les vastes rizières du secteur. En ce mois de janvier, les champs sont déjà moissonnés et les parcelles jaunies servent seulement à l’alimentation du bétail. Le guide nous explique que pendant la saison des pluies certaines fermes isolées sont coupées du monde et vivent en complète autarcie. En retournant vers le village nous tombons sur un groupe de toutes jeunes filles portant des fagots de bois à l’aide d’une sangle entourant leur tête. Eles nous saluent poliment. Un peu à l’écart je repère un temple bouddhiste qui a l’air abandonné. Je demande à notre guide la raison. Je ne saisis pas bien ses explications mais je crois comprendre que les moines ont déserté les lieux faute d’une pratique religieuse régulière de la part des habitants. Un mot revient dans sa bouche « animism ». Les Kamus en effet croient davantage aux esprits de la forêt qu’aux enseignements du Bouddha. La journée a été belle, riche de découvertes, mais longue sous le soleil et nous sommes malgré tout contents de rentrer à notre hôtel. Et nous regrettons un peu que ce guide si gentil n’ait pas su favoriser davantage les contacts avec les villageois. Mais peut-être était-ce trop demander. Nous reprenons le canot en silence dans la lumière du jour finissant. Il fait frais à nouveau… Demain pas de visite, pas d’excursion. Journée libre comme on dit dans les voyages organisés.
DJ Djalma Globetrotter ·
Y a t'il une possibilité de rejoindre le Vietnam par voie terrestre ou faut revenir dans le nord?

On avait fait l'inverse je rechercherai le point de passage entre Kon Tum ( Vietnam) et Attapeu ( Laos) Le poste ouvert c'est Phu Keua / Bo Y https://www.tourdumondiste.com/frontieres-laos
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
DJ Djalma Globetrotter ·
Oui il y a des transports publics on peut aller pratiquement partout.On avait renoncé à la moto après avoir vu plusieurs crevaisons et pannes diverses ! Il y a des bus pour tad fan , tad lo , Paksong etc..Après il y a pas mal de randos + ou - longues pour accéder à de nombreux sites qu'on ne peut voir si on ne randonne pas un minimum.
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
DJ Djalma Globetrotter ·
Tad Fane.. De toutes les chutes de la région c’est effectivement la plus grandiose, la plus spectaculaire. Quand on la découvre au débouché du belvédère et qu’on la voit dégringoler dans un ravin sur plus de 120 mètres, l’effet « waouh » est garanti. Mais le prix de l’entrée s’avère assez élevé

Bonjour,

Tad Fane ( en fait on voit 2 cascades) serait donc devenue payante?!. On logeait juste en face ; rien d'exceptionnel niveau logement mais très belle vue sur la cascade située de l'autre côté du ravin..On y est descendu à pied et remonté de l'autre côté ce qui pouvait se faire plus rapidement avec la tyrolienne qui gâchait déjà un peu le site avec ses nombreux utilisateurs! De tad Fan quelques courtes randos menaient à 2 ou 3 autres cascades dont Tad Champi.



Tad fane "resort"





https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
RI RichardXI Regular ·
La sérénité des lieux transparait dans les photos, ça donne des envies de découvrir ces régions du Laos

Si nous devions retourner au Laos ce serait dans le sud 😉

J.18 : Le Vat Phou à Champassak, le marché de Dao Heuang à Paksé

Nous devions à l’origine combiner deux voyages, Laos puis Cambodge, mais pour les raisons que tout le monde connaît, il a fallu revoir nos plans. Alors, le Vat Phou saura-t-il faire oublier Angkor ?

Vat Phou, le « temple de la montagne » en Lao, forme un immense complexe religieux bâti par les Khmers entre le VIIe et le XIIIe siècle. D’abord sanctuaire hindou dédié à Shiva, il devint bouddhiste, lorsque les Khmers adoptèrent, à partir du XIV siècle les croyances theravada. Le site, même s’il n’a pas les dimensions, ni la majesté de son voisin cambodgien reste tout de même impressionnant. Il s’organise à partir d’une plaine à la végétation rase, puis s’élève progressivement vers la montagne sacrée du Phou Khao.

Nous suivons le parcours comme dans une procession. Elle débute au seuil d’une grande allée bordée de bassins rituels et jalonnée de stèles en forme de lingams. Sur un vaste terre-plein herbeux, deux temples jumeaux de grès rose figés par le temps se font face. Quelques marches nous mènent ensuite sur une première esplanade à l’atmosphère assez hétéroclite : des touristes déjà assoiffés, portables à la main, des fidèles déposant des offrandes au pied d’un bouddha, une femme en train de cuisiner sur des tréteaux, des moines occupés à débroussailler les alentours. C’est un lieu assez étrange finalement, calcifié par les épaisseurs des temps anciens et vivifié par les réalités du présent. Nous attaquons ensuite l’ascension vers le temple principal. La montée est rude, 100 mètres de dénivelé tout de même. La grimpette s’effectue sous un soleil déjà ardent, mais dans la douce odeur des frangipaniers qui offrent çà et là quelques points d’ombre. Et, d’escaliers disjoints en terrasses salutaires, nous finissons par arriver au sommet. Vue magnifique à 180 degrés sur la vaste plaine qui s’allonge jusqu’au Mékong. D’ici on comprend mieux l’organisation du site : un parcours sacré qui, depuis les bassins rituels scintillants de lumière, s’élève par paliers jusqu’au pied de la montagne, où trône un peu de guingois, le vénérable temple de Shiva. Nous passons un long moment sur le large replat, assis sur des rochers, à discuter de tout et de rien en profitant du spectacle qui s’offre à l’horizon. Ce sont nos dernières heures au Laos, une fin de voyage, même s’il reste quelques jours à passer sur les plages de Thaïlande. Plus de visites à programmer, de rendez-vous à organiser : nous prenons le temps…

De retour à Paksé, nous décidons de flâner dans le grand marché de la ville, le Dao Heuang Market. Nous déjeunons d’abord sous la grande halle centrale avant de baguenauder parmi les étals. Depuis que nous voyageons ensemble tous les quatre, la visite des marchés fait partie de ces moments privilégiés qui nous permettent souvent de mieux percevoir l’identité d’un pays.

Dernière soirée au Laos. L’hôtel étant assez éloigné du centre, une navette est mise obligeamment à la disposition de la clientèle. Elle nous dépose d’abord devant un restaurant à la devanture illuminée comme un arbre de Noël, remplie de touristes occidentaux. « No, no, local food, local food ! ». Le chauffeur a compris et nous transporte dans un autre quartier en bordure du Mékong. Il nous arrête au seuil d’une grande esplanade, très illuminée elle aussi, couverte de petits kiosques proposant de la cuisine de rue. Dans le fond, une scène ouverte où des musiciens viennent tour à tour chanter, jouer un morceau de guitare. L’ambiance est décontractée, avec beaucoup de jeunes attablés, venus passer ici une partie de la soirée. Lao beer pour tous les quatre, histoire de fêter dignement la fin de notre séjour au Laos. L’aventure n’est certes pas tout à fait terminée puisqu’il nous reste quelques jours encore à passer sur les plages de Thaïlande, mais nous sommes arrivés au bout de notre périple laotien et nous avons le sentiment d’un voyage réussi. Les odeurs de soupe et de grillade mêlées qui s’échappent des comptoirs nous mettent en appétit et chacun d’entre nous se disperse autour de la place pour faire ses choix. Photo biere J’accompagne Bruno. Il a repéré un petit étal au fumet de viande grillée. « Fais-moi confiance », me dit-il, « je sens qu’on va se régaler ». Mais je ne suis pas convaincu et pour la première fois du séjour, je laisse tomber mon copain pour commander un peu plus loin une soupe façon thaï. Heureuse intuition ! Mon plat est délicieux. Pas celui de Bruno qui mastique avec abattement une viande de canard caoutchouteuse et sans goût aucun. Mauvaise pioche. Le séjour s’achève ainsi sur une note gustative désastreuse…pour lui.

Demain, looongue journée de transport : deux avions jusqu’à Bangkok, et 2h30 encore en taxi de l’aéroport aux plages de Haad Chao Samran.

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