Complément d'information sur le paludisme en Afrique
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LI
re bonjour! J'ai oublié de préciser que le diagnostic du palu se fait avec ce qui est appelé "la goutte épaisse";il suffit d'un simple prélèvement de sang sur le doigt, par exemple, fait par l'infirmière ou le médecin, et envoyé au labo pour analyse, si le résultat est + seulement, alors vous pouvez prendre un traitement!(qui n'est jamais sans effets indésirables, sauf avec les nouveaux). Ceci pour dire de ne rien prendre, sous prétexte que l'on a des symptomes qui ressembent à ceux du palu!(fièvre, fatigue, maux de tete, de foie ) Autre infos connues mais bonnes à rappeler:le moustique n'aime pas le froid ;donc avec la clim pas de problème, idèm avec l'altitude mais à plus de 2500 M voir 3000 !mètres c'est bon ! enfin un très bon livre que TOUS les grands voyageurs du monde devraient connaitre(entre autres):LE VIDAL DU VOYAGEUR un guide de santé qui traite de lensemble des problèmes spécifiques à chaque pays, chez LAROUSSE DIFFUSION( je n'y ai aucun intérets!).Environ 15euros. JACQUES
Jacques
PL Platypus14 Globetrotter ·
bonjour attention: la clim "ramollit " le moustique mais ne le tue pas précautions quand même
TO Toukoul Veteran ·
re salut.

n'est-ce pas un peu simple ?

si mes souvenirs sont bons, un prélèvement est valable qu'au cours d'un accés fiévreux (bio-énergie du plasmodium sur l'hématie)

Donc en période de latence, je doute de l'efficacité de ce test.

Attendons la réponse d'un hématologue ou autres spécialistes des maladies tropicales.

amicalement.
PL Platypus14 Globetrotter ·
bon, on y va: "Le plasmodium, sa vie, son oeuvre".

Ce charmant parasite change de forme tout le temps, se développe chez le moustique, est transmis à l'homme lors de la piqûre, va se développer et se multiplier dans le foie, change à nouveau de forme, sort du foie et va se loger dans les globules rouges, où il mange l'hémoglobine, se multiplie encore, casse les globules rouges, va en infecter d'autres, puis, après quelques cycles comme ça, finit par changer à nouveau de forme et attend tapi dans les globules rouges qu'un nouveau moustique vienne prélever du sang pour l'infecter. Ce cycle prend du temps (des jours, voire plus) La fièvre, c'est quand un nombre suffisant de globules rouges infectés explosent en même temps sous la pression des parasites qui sont à l'intérieur, donc c'est un moment précis du cycle . A ce moment là, on peut pratiquer un examen sanguin, dit "goutte épaisse", associé à un "frottis sanguin" (je rentre pas dans la technique) qui va permettre de voir les globules rouges qui contiennent le parasite et surtout de les compter, soit en nombre de globules infectés par mm3 de sang, soit en pourcentage de globules infectés par rapport à ceux qui sont sains. Donc, pour que ces examens soient positifs, il faut que l'on soit en période de développement du parasite dans le sang (s'il est dans le foie, on ne verra rien), donc au moment où il y a de la fièvre... Il existe d'autres examens dits immunologiques, peu pratiqués de façon courante. De plus, dans les populations qui vivent en zone impaludée, il se crée une immunité partielle (il faut des années) qui fait que des crises se produisent sans fièvre. Cela détruit les globules rouges, donne des anémies, des augmentation de taille de la rate, des problèmes de retard de croissance importants chez les enfants. C'est un énorme problème de santé publique. Donc, si l'on pratique des frottis/goutte épaisse chez tout le monde en Afrique, on va trouver des parasites chez beaucoup de gens, sans fièvre. Là, compter les globules infectés est important . Pour revenir à la question de départ, il est important si vous avez de la fièvre en pays impaludé (ou au retour+++) de faire rapidement pratiquer ce frottis/goutte épaisse (ça peut se faire même dans les dispensaires ou les petits hôpitaux de secteur). La prise d'un traitement curatif de votre propre initiative ne se conçoit que si vous êtes vraiment loin de toute structure médicale, et il faut vous diriger tout de suite vers une ville équipée. J'insiste. Le risque étant bien évidemment de laisser évoluer une autre maladie qu'un palu. Personnellement, j'ai fait il ya quelques années un superbe accès de fièvre en retour de voyage, tout à fait évocateur de palu. C'était un abcès amibien du foie...
TO Toukoul Veteran ·
merci de me rafraîchir le disque dur cérébral.
LI Livngstone Regular ·
bonjour toukoul! avant tout merci pour la REGAB bien fraiche! A part cela tu as eu combien de crises de palu pour douter du test de la goutte épaisse? .je parle de crises causées par le plasmodium falciparum, les autres parasites:P vivax, P ovale, P malariae étant reconnus comme moins dangereux ?. c'est tout ! jacques Très joli ton symbole mobile.Enfin, pour te dire que l'on peut, avec un peu d'écoute, de tolérance, arriver à communiquer ;la preuve!, Dans les années 78 J'avais acheté :"le droit à la paresse" de paul lafargue ;une révélation, un témoignage, très fort, de ce que je pensais depuis longtemps, tode plus, écrit, si ma mémoire est bonne, en, 1848!! Désolé pour les lecteurs, qui ne vont rien comprendre à ces propos hors sujet, mais, je sais que, toi, tu as tout compris! don't you?? Amicalement, jacques.
Jacques
TO Toukoul Veteran ·
«Paressons en toutes choses, hormis en aimant et en buvant, hormis en paressant.» Lessing.

Pour revenir aux crises de Palu.

J'ai fait un 1ère crise à 6 ou 7 ans.

Mon père en temps que vieux broussard et parti du principe qu'il n'y avait rien à faire sinon répondre de façon symptomatique et prévoir des draps et des pyjamas.

De plus en Asie du Sud-Est à cette époque, on s'en tapait un peu beaucoup des examens sanguins.

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