Communiquer avec les locaux en Asie?
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AT Atila Globetrotter ·
est ce facile de communiquer avec les locaux, en ville, à la campagne, hors des sentiers battus, avez vous des tuyaux pour rendre la communication plus facile ?

Le Français avec certaines personnes âgées (Laos Cambodge Vietnam) L'Anglais avec les personnes dépendantes financièrement du tourisme ( anglais de plage...très compréhensible pour un français mais il faut les sous titres si vous êtes un professionnel de la langue de Shakespeare) Les dessins et les signes........

Il vaut parfois mieux éviter d'essayer d'apprendre les langues locales pour les personnes n'ayant pas l'oreille adéquate. La prononciation pourrait aboutir à de nombreux quiproquos..... D'un autre côté, savoir dire quelques mots surtout mal prononcés déclenchera rires et sourires donc bon accueil😉
WO Wolflarsen Veteran ·
Le foot oui! Fondamental! Pour ceux qui y connaissent qq chose c'est le top.
Pour les sujets d'interet je ne pense pas que les programmes tv soient révélateurs, des marchands de soupe qui font des programmes au rabais juste pour placer leurs plages de pub. Pourquoi aucunes infos internationales? Parce que envoyer des equipes a l'etranger c'est cher et la minute de pub se vendra au meme prix. Apres je veux pas te lancer dans un debat sur la poule ou l'oeuf (en plus c'est inutile, on sait que c'est l'oeuf) mais les derniers qui se sont posés des questions en 65 ne sont malheureusement plus là pour en faire profiter les autres, plus d'un million de citoyens massacrés pour avoir eu des idées politiques et aujourd'hui on commémore encore un soit disant assassinat de 3 généraux.
BO Boumbastic Globetrotter ·
Les Philippins et les indonésiens sont bien plus ouverts sur le monde que les thai par exemple

Ben ils ont peut-être pas eu vraiment le choix pour cause de colonisation non plus 😉😄😏😛
WO Wolflarsen Veteran ·
(coupé)je pense qu'il y a un trauma plus profond que l'on croit qui fait que certains sujets comme la politique sont pas tabou mais un peu quand meme...un million de morts ca laisse un message qui impregne plusieures generations.
WO Wolflarsen Veteran ·
C'est vrai
WO Wolflarsen Veteran ·
Je rebondissais sur cette idée d'influence du bouddhisme mais c'est vrai que la thailande etait un mauvais exemple.
BO Boumbastic Globetrotter ·
Ben c'est surtout que je ne vois pas bien la différence de communication entre eux et les indonésiens (surtout non musulmans), je connais un peu les 2 pays (pas les Philippines sinon ici en Europe) et j'avoue que les intérêts sont un peu les mêmes en général: tout sauf la politique et la philosophie. Mieux vaut un toit de palme, un bol de riz et le sourire de ses amis pour être heureux, chose qu'on a un peu de mal a comprendre en occident (toute proportion gardée, of course 😛). Je caricature un peu mais c'est juste pour faire passer le message, la société de conso est partout même chez les papous 😉
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
C'est un peu comme si un touriste qui ne parle Anglais voulait venir discuter avec des Francais du terroir (non touristique), deja bon courage pour en trouver un qui parle Anglais, un qui parle Anglais autre que basique, et un qui va s'interesser a de grandes conversations avec un touriste. Ca me parait peu probable. - -- Vrai, d'entrée, le "touriste" = personne de passage limité dans le temps, n'a presque aucune chance. Mais la question ne se résume pas aux dits "touristes". Jinjok l'a bien dit plus haut, il vit en Thailande et n'a pas de problèe avec la langue ... ce qui ne l'a cependant pas fait profiter de discussions intéressantes avec les locaux. Donc, il y a autre chose.

Sinon vivant en Indonesie depuis pas mal de temps, meme avec de l'education, en general les sujets politiques, culturels (autres que locaux), ca les passionne pas vraiment. - -- Comme dans d'autres pays d'Asie. Et je ne crois pas que les événements de 1965 en soient vraiment l'explication. La Thailande n'a pas connu de soubresauts aussi douloureux et cependant .... même manque d'intérêt à ce qui se passe ailleurs que chez eux! Pire, il n'y a pas moyen de tenir une discussion de 2 minutes sur les affaires du crû (et cela quand on parle suffisamment la langue locale).

Je commence d’ailleurs à me poser des questions sur le comportement des gens.... Je fais le tour de mes expériences personnelles :

Indonésie :

- C’était une période pendant laquelle j’ai vécu et travaillé dans une région complètement paumée de l’Indonésie. J’avais des connections. À mon arrivée, j’avais été invité chez un collègue Indonésien vraiment très amical, et nous avions passé une soirée très agréable à discuter de toutes choses, et mon hôte sortait juste d’une crise de malaria ! Mais, fait peut-être significatif, c’était un Batak et les Bataks sont réputés pour être particulièrement ouverts. On les trouve d’ailleurs partout en Indonésie, ils sont plus entreprenants que la moyenne.

- Par la suite, combien de fois je m’étais retrouvé avec les locaux, Indonésiens ou Chinois. Bon, je ne parlais pas bien la langue, en tout cas pas suffisamment pour faire de la philosophie, mais en gros l’impression générale que j’en ai tirée c’est qu’on sourit, on apporte à boire et à manger, on regarde la télé, on ne se dit pas grand-chose.

- J’avais des contacts soutenus avec deux familles chinoises. Chaque fois que je passais dans le chef-lieu de province, on m’invitait et je me rappelle en particulier une grande maison tout en bois et l’une des jeunes filles de la famille, très belle, j’en rêvais ! Mais de même : s’asseoir confortablement, manger et boire qqc, pas un poil de discussion et observer autour de moi le train-train quotidien de la maison…

- Chaque fois que je passais à Jakarta, des membres de l’une ou l’autre de ces deux familles chinoises venaient me chercher pour aller au restaurant et plus tard dans les discos. Certains parlaient assez bien l’anglais et nous pouvions discuter … surtout des affaires. Mais ce qui je crois était le plus important pour eux était de confirmer par leur hospitalité leur relation avec moi, même si cela se résumait à manger et boire ensemble.

Thaïlande :

- Koh Pha Ngan il y a 30 ans, avant l’invasion (…). Deux jeunes Thaïes charmantes qui y faisaient une période de service en tant qu’enseignantes du primaire m’avaient invité dans la famille chinoise qui les logeait. À cette époque, mon thaï était inexistant, mais nous parlions bien anglais les filles et moi. Nous étions autour de cette belle table ronde avec de bonnes choses à manger. Le chef de famille avait dû poser 2 ou 3 questions « de quel pays est-il ? » « quel âge a-t-il ? » « combien de temps reste-t-il ici ? » … ce qui avait formé une discussion d’au moins 5 minutes. Pour le reste, on m’indiquait de goûter à tel ou tel plat, basta !

- Isàán, de nos jours – je connais depuis quelques années un petit village où j’ai une femme absolument charmante. Je me débrouille assez bien en thaï et commence même à comprendre quelques bribes de « phasàá Isàán ». Je bavarde un peu avec les gens de la famille qui sont tous des gens très agréables, mais franchement cela ne va pas très loin. Je me ballade dans le village, les gens m’invitent à m’asseoir avec eux, me posent quelques questions, j’ai des brins de discussion mais jamais plus de quelques minutes et sans jamais toucher à quoi que ce soit de vraiment sérieux.

Je trouve des points communs dans tout ça. Il me semble qu’en premier lieu, les Asiatiques que je connais mettent une grande importance à marquer les positions personnelles respectives, selon une espèce de topologie hiérarchique où chacun trouve sa place, invité, aîné, personne respectée, parent, ami etc… Cela met tout le monde à l’aise et à partir de là, on n’éprouve aucun besoin de se casser la tête avec des discussions difficiles. Des discussions qui paraissent divertissantes à des occidentaux feraient partie des « discussions difficiles » ou « fatigantes ».

Il est même possible que les gens trouveraient grossier de pousser la discussion. Une chose me frappe, c’est le sens de l’espace personnel. Les Asiatiques que je connais ne se touchent pas sans arrêt les uns les autres comme les occidentaux le font. Il y a bien sûr des gestes affectifs – les hommes de la famille me passent le bras autour de la taille, me mettent la main sur l’épaule – mais pas question de bonnes poignées de mains ou de grandes tapes dans le dos (ce serait particulièrement grossier). De la même façon, pousser une discussion un peu sérieuse serait peut-être violer les frontières d’une autre dimension de l’espace personnel.

J’élucubre … mes excuses pour avoir été un peu long, mais je trouve le sujet intéressant !
OB Obeoandpai Globetrotter ·
(coupé)je pense qu'il y a un trauma plus profond que l'on croit qui fait que certains sujets comme la politique sont pas tabou mais un peu quand meme...un million de morts ca laisse un message qui impregne plusieures generations.

Ce n'est pas une question comptable, c'est une certaine pudeur . Mon épouse Thaïlandaise qui à vecu le Tsunami et à aidé les survivant d'entre les morts, Quand je lui demande de m'expliquer, c'est "Mai pout" (je ne veux pas en parler)

Ce qui n'empêche pas le devoir de mémoire collective:

commémoration du 7e anniversaire du tsunami
WO Wolflarsen Veteran ·
Permet moi de ne pas etre d'accord. Je te parle d'un meurtre de masse a la rwandaise, à l'heure actuelle en indo on crache chaque année sur un million de mort en préférant commemorrer trois généraux d'opérette.je ne vois pas trop ou est le devoir de mémoire ni la pudeur(ni meme la décence). Je ne cherche pas à minimiser les désastres du tsunami mais je ne suis pas sur du rapport. Pour le reste je développerai le jour ou je serai devant un vrai clavier parce que la c'est compliqué avec un phone.
HE Henridusud Globetrotter ·
Thaïlande :

Il est même possible que les gens trouveraient grossier de pousser la discussion.

Très souvent entendu quand je cherche à approfondir les choses, même de la vie courante : "Pourquoi tu penses trop ?

En revanche, j'ai des discussions sur tous les sujets avec mes amis proches, sur la politique, l'art, les élites. Mais ce sont pour la plupart des gens qui ont fait des études poussées et sont allés à l'étranger. Avec beaucoup d'autres, la conversation tourne autour de l'argent (beaucoup), des peines de cœur, de la nourriture (une constante), et pas vraiment grand chose d'autre...
OB Obeoandpai Globetrotter ·
Permet moi de ne pas etre d'accord.

C'est la vocation du forum J'espere que la nouvelle année t'apporteras un vrai clavier

😏
OB Obeoandpai Globetrotter ·
En revanche, j'ai des discussions sur tous les sujets avec mes amis proches, sur la politique, l'art, les élites. Mais ce sont pour la plupart des gens qui ont fait des études poussées et sont allés à l'étranger.

Une bonne approche pour confirmer tes (justes) propos:

TERRE DE MOUSSON

🙂
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Pourquoi tu penses trop?

Tout a fait! Me femme me dit souvent "Yaa kit lai lai!" "Ne pense pas trop!"

Tout se passe dans la situation, chacun a sa place, c'est tres zen d'une certaine maniere
HE Henridusud Globetrotter ·
😏 Je pense trop parce que je fais des projets, des business plans, des prévisions raisonnables avant de me lancer dans des affaires notamment...Parfois le sentiment que pour beaucoup de Thaïs, même dans les affaires, le court terme est dans une heure, le moyen terme demain, le long terme dans une semaine...Au delà.... La notion d'amortissement est par exemple assez difficile à expliquer...
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
Oh, comme je te comprends! Frustration est un mot faible..... Et moi de faire des plans pour la maison. Et les gens, ma femme en premier, de dire "super!" ... Pour absolument ne pas en tenir compte lors des travaux, d'ou certains desastres dont on a du mal a se sortir des annees plus tard.

S'agit-il d'une colossale paresse intellectuelle?
ZE Zebio Regular ·
Peut-être...dans tous les cas, quiconque a assisté au déroulement d'une journée d'école en Thaïlande comprendra vite d’où vient le problème (au moins en partie). Les militaires, on les forme pas à réfléchir. Et des militaires, c'est ce à quoi ressemblent étrangement les pauvres écoliers du pays du sourire.

Il n'y a pas si longtemps, des gamins d'une école de Chiang Mai faisaient leur défilé scolaire annuel déguisés en nazis. Ça n'a choqué personne, ni avant, ni pendant, à part un prof étranger. Forcément, à part les couleurs, c'était exactement la même chose que ce qui se fait habituellement, et partout.

Mais j'avoue être encore sous le choc de l'atmosphère fin d'année...fanfares, parades, drapeaux, compétitions entre écoles et autres. On m'excusera donc pour ces propos quelque peu négatifs.
PI Pignon75018 Regular ·
Vrai, d'entrée, le "touriste" = personne de passage limité dans le temps, n'a presque aucune chance. Mais la question ne se résume pas aux dits "touristes". Jinjok l'a bien dit plus haut, il vit en Thailande et n'a pas de problèe avec la langue ... ce qui ne l'a cependant pas fait profiter de discussions intéressantes avec les locaux. Donc, il y a autre chose.

Ce qui est remarquable dans ce fil, c'est le nombre de personnes qui oublient que la communication s'établit d'autant mieux qu'il y a empathie avec "l'Etranger". Or, à la lecture de leurs messages, on comprend assez bien pourquoi les locaux ne souhaitent pas approfondir leurs échanges avec eux.😎 Je ne connais pas suffisamment le reste de l'Asie (je garde ça pour ma retraite!) mais j'ai rencontré beaucoup de Thaïs de toutes conditions sociales: ce sont en grande majorité des gens discrets qui ne feront pas le 1er pas, mais qui apprécient les échanges pour peu qu'on les sollicite. Et bien des personnes sont très ouvertes sur "l'Occident" (souvent mythifié) et regrettent de ne pas avoir les outils suffisants pour approfondir la conversation quotidienne. Au-delà des préjugés, j'ai pu remarquer aussi de quelle manière ils "sentent" le farang, avant même que celui-ci ait ouvert la bouche. Manière de dire que si on n'arrive pas à communiquer avec des Etrangers, se poser d'abord des questions sur soi-même, ça peut aussi être utile.😉 (ça m'est arrivé aussi de discuter dans un songthaew plein de touristes de toutes origines: les seuls à ne pas participer à la conversation et à faire la tronche: c' étaient les autres Français!)
JI Jinjok Regular ·
Ce qui est aussi remarquable concernant les touristes qui visitent la Thaïlande c'est leur naïveté en ce qui concerne les thaïs et leur apparente affabilité. Ici le sourire n'a pas le même sens que chez nous, et n'entrez pas en conflit avec un thaï car sous leur apparence bon-enfant se cache parfois une nature très violente. En ce qui me concerne je n'ai jamais eu d'ennui en plus de vingt ans ici mais j'ai pu assister à des scènes à faire froid dans le dos.

Ouverts sur l'Occident, ...ne pas oublier aussi que ce qui les intéresse en premier lieu c'est le contenu de votre porte-monnaie, ils pensent que l'argent pousse sur les arbres en occident. Et ils ne sentent pas plus le "farang" qu'un autre, c'est votre interprétation. Bien sûr qu'on peut discuter avec tout le monde, ils aiment bien causer, mais ce ne sera que de banalités ou alors des plaisanteries.

Je rejoins tout à fait le commentaire de Zebio plus haut, les écoliers thaïs ne sont pas formés à se forger un esprit critique ou à s'intéresser par eux-mêmes à un sujet. On leur apprend à répéter et à assimiler la matière. Et une bonne partie s'en fout royalement car de toute façon ils passeront à la classe suivante même s'ils n'en ont pas les capacités, on ne peut pas leur faire perdre la face. Aussi une caractéristique de la société thaïlandaise: ne pas perdre la face.

Vous allez peut-être trouver mon commentaire injuste ou je ne sais quoi mais je vis ici, dans la campagne entouré uniquement de thaïs, et j'ai des yeux pour voir le fonctionnement de cette société.
GE GeorgesOZ Globetrotter ·
On m'excusera donc pour ces propos quelque peu négatifs. - -- Je t'excuse, je sais de quoi tu parles....

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