La vie au Salvador
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YO
Hola todos,

Je vis en Espagne depuis bientôt 3 ans, dans le sud, j'ai 29 ans. Ma copine etant salvadoreniene, nous comptons aller résider au Salvador, d'ici un an. Pour cela, j'aimerai avoir deux trois infos: La recherche d'emplois, y'a t-il des ONG qui recrutent? l'ambassade de france? une chambre de commerce, ou même encore une chambre de commerce Franco-Salvadoreniene? je travaille actuelement dans une entreprise espagnol, pour chercher des socios en Amerique Latine, dans le but de monter des consortium et nous presenter a des appels d'offre de l'Union Europeenne, la Banque Mondiale, la Banque Interamericaine de Developpement, bref cela touche au comerce international, de même qu'au Dévloppement (nous travaillons beaucoup avec des ONG Americo Latines). Les salaires? je suis habitué aux salaires andalous, qui sont bien plus faible que dans le reste de l'Europe, mais comment sont les salaires au Salvador, je ne m'attend pas non plus à de gros salaires, mais peux t-on éspérer un 1000 dollars le mois? Les loyers, est - il facil de trouver une location sympa meublée, ou tout le monde est propriétaire? Enfin, la sécurité, theme récurent j'avoue, mais peut - on se balader a Santa Ana ou San Slavdore, la nuit, dans le centre, se balader seul, dans la journée en voiture, sans risque d'agression? en évitant les quartiers chaud j'en conÇoit. Question un peu banale, et le danger est partout dans nimporte quel pays, mais au Salvador plus qu'ailleurs ou c'est seulement une mauvais image cliché que l'on se fait? Enfin la vie en générale, est elle sympa? car j'avoue que même si j'ai l'habitude de ne plus vivre en france depuis 6 ans maintenant, cela fait un sacré changement, et donc des aprehensions, merci pour toutes vos réponses et vos conseils.

Hasta luego.

Yohann.
NI Nikol ·
Salut!

J'ai passé un mois à San Salvador lors des élections comme observatrice. Niveau boulot, je ne peux pas trop te répondre, il y a des ONG, mais c'est plutôt du volontariat avec rénumération symbolique (genre couvrir les coûts de la vie sur place, parfois un peu plus - quand c'est plus, c'est en fait une ONG européenne ou des Etats-Unis qui prend en charge le financement). Et puis, je ne suis pas sûre que tu correspondes vraiment au candidat idéal, en principe, ils cherchent des gens qui militent et qui ont de l'expérience dans le domaine politique ou social ou environnemental - les banques, c'est pas vraiment leur truc... Et travailler avec la Banque mondiale pas forcément une bonne référence. Du moins pour les ONG que je connais. Les programmes d'ajustement structurel, c'est pas vraiment apprécié par là-bas. Et j'avoue que ça me surprend un peu, ton énumération: travailler dans une ONG ou dans und chambre de commerce... parce que c'est franchement pas la même chose, pas la même motivation...

POur ce qui est de la sécurité: se balader dans le centre la nuit, t'oublie! Le centre, en principe, est tabou pour les "celes" (=les européens) et la plupart des gens de la classe moyenne évitent le centre même de jour. Ceci dit, j'y suis allée plusieurs fois, et je n'ai jamais eu de problèmes. Mais c'est d'une part une question de chance (ou malchance) et d'autre part ça dépend aussi de comment tu bouges, de la tête que tu as, des gens avec qui tu te balades. En voiture, je ne sais pas, j'étais presque toujours en bus. On a passé une fois de nuit en voiture, sans problèmes. Mais de façon générale, il y a plus personne dans les rues dès qu'il fait nuit. Lorsqu'on allait boire une bière le soir, on prenait le taxi pour rentrer, bien que nous habitions à moins de 15 minutes à pied...

Ceux qui ont les moyens vivent dans des "quated community": la rue est fermée par une barrière avec un garde, armé bien sûr, ne laissant entrer que les riverains, la maison est derrière une enceinte, toutes les fenêtres ont des grilles... Moi, ça m'a pas mal choqué: vivre en cage, ne jamais sortir seule de la cage (en principe du moins), passer de la cage au monde artificiel des "shopping malls", où on peut non seulement acheter des t-shirts coûtant x-fois le salaire mensuel de celle qui l'a produit dans les maquilas, mais aussi prendre un verre sur une terrasse ou faire un petit tour en min-train, etc. Et ces shopping malls sont toujours entourés de bidonvilles. Bon, je pourrais écrire des pages et des pages sur ce sujet... Bref: tout le monde (c'est-à-dire tant les gens qui y sont nés que ceux qui y passent quelques mois) m'a dit qu'au Salvador, c'est bien plus dangereux qu'ailleurs et mon expérience me l'a assez confirmé, même si je pense que cette ségrégation ne résoud rien, au contraire.

Bon, je n'écris pas cela pour te dégouter! Franchement, j'ai aussi rencontré plein de gens qui m'ont beaucoup impressionné et j'ai appris plein de choses. Une expérience inoubliable.

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