Douala, les anglophones la surnomment "the armpit of Africa". Le dessous de bras de l'Afrique...
Il faut bien reconnaître que le climat est lourd et humide. Pour y avoir séjourné 2 mois durant l'été, j'ai compris... Sur 60 jours, peut être 55 jours de pluie. Chaleur et humidité saturée.
A Yaoundé, on respire un peu mieux. L'altitude dégage le ciel.
L'une et l'autre sont des villes ennuyeuses. Evidemment, Douala vit 24/24, mais il faut aimer sortir, boire, et faire des rencontres d'un soir. Douala la commercante est plus "m'as tu vu" que Yaoundé, l'administrative. Beaucoup d'expatriés dans les deux villes, mais surtout à Douala. La mentalité est disons... spéciale. Pour certains, les colonies ne sont pas mortes.
Sinon, ce pays est un modèle de gâchis. Riche en pétrole, en ressources minières, au potentiel agricole important, au potentiel énergétique (hydroélectricité) gigantesque, ce pays va à veau-l'eau. Les revenus pétroliers sont hors budget de l'Etat. Biya a osé expliquer, il y a cela longtemps maintenant, que c'était pour le bien des camerounais, afin de "ne pas tomber dans la facilité". Pour le coup, ils ne sont pas tombés dans la facilité du tout. Par contre, le jour ou popol quittera le trône -pardon-, la présidence, il n'aura pas a s'inquieter pour financer ses vieux jours et le train de vie de sa famille.
Coté tourisme, je suis d'accord, le Nord est la partie la plus interessante. La région du Mont Cameroun a ses charmes également. Kribi, sur la cote, moi j'adhere pas. Et puis aller visiter les pygmés en remontant la rivière, qui vous attendent en rang d'oignon, ca manque un peu d'authenticité.