Bonjour à tous!
Je pars un mois au mali entre fin juillet et mi aout (4 semaines). Le but est de voyager le long ou sur le fleuve Niger.
J'ai plein plein de questions et notamment s'il vaut mieux remonter ou descendre le fleuve en cette saison (niamey/ gao/tombouctou/mopti/bamako ou l'inverse)? Et aussi, y a t-il des endroits non navigables et dans ce cas, quel moyen de transport peu couteux utiliser?
Peut-il y avoir des difficultés à la frontière Mali/niger?
Est-il possible d'acheter une moto pour faire un bout de trajet et de la revendre facilement ensuite? est-ce praticable?
Quel budget prévoir pour 4 semaines en voyage routard?
Peut-on facilement loger chez l'habitant?.......
J'aurai surement plein d'autres questions auxquelles je ne pense pas là maintenant; ce serait super d'échanger avec quelqu'un qui a déjà fait ce trip!
Merci d'avance!
Bonjour,
Je suis Malien et vis actuelement à Kayes la première region du Mali. J'ai un oncle qui vis en France avec sa famille, il compte se rendre au Mali pour ses vacances et compte faire un tour à Teriya Bugu. Vous pensez que c'est bon endroit? mon est marié avec un Fransaise, on me dit que c'est paradis sur terre, on peut améner un invité de marque là bas sans risque?
Merci de vos contributionsss.
Adama Traoré
Je suis Malien et vis actuelement à Kayes la première region du Mali. J'ai un oncle qui vis en France avec sa famille, il compte se rendre au Mali pour ses vacances et compte faire un tour à Teriya Bugu. Vous pensez que c'est bon endroit? mon est marié avec un Fransaise, on me dit que c'est paradis sur terre, on peut améner un invité de marque là bas sans risque?
Merci de vos contributionsss.
Adama Traoré
Le Mali paye les salaires des fonctionnaires: Le président ATT vole au secours de Gbagbo
(Le Nouveau Réveil 24/12/2010) http://news.abidjan.net/h/384538.html
Bonjour.
L'association Pangée à recu le don d'une ambulance, nous allons ammener ce véhicule à Kati, près de Bamako. Nous ne pouvons pas obtenir la carte grise car il faut être agréer pour posseder un "VASP". Le donnadeur nous a fais un papier signé et validé par la mairie nous autorisant à conduire ce véhicule. Qui peut me dire si ce sera suffisant pour traverser Maroc et Mauritanie?
De plus le moteur Peugeot est à injection dircte et on me conseille d'installer un filtre centrifuge pour éviter une panne en cas de gaz-oil de mauvaise qualité. Ce filtre vaut 300 € + montage. Qui peut me dire si c'est vraiment nécessaire ?
Amicalement
jean louis
www.association-pangee.org
bonjour,
je souhaite faire la route bamako-abidjan en transport en commun, puis passer quelques semaines autour de abidjan. quels sont les risques de ce voyage pour un couple de français?
je souhaite faire la route bamako-abidjan en transport en commun, puis passer quelques semaines autour de abidjan. quels sont les risques de ce voyage pour un couple de français?
Echange universitaire au Mali pour trois étudiantes françaises; étudiantes en tourisme. Etudiantes touristes?
Pérégrinations et découvertes en Terres Africaines. Impressions et anecdotes d'une année entre bonheur et p'tits désagréments sur fond de choc culturel.
Au programme: cours à l'université de Bamako et stages au sein d'entreprises culturelles.
Le directeur du département tourisme, Cissé, que visiblement, cela emmerdait de s’occuper de nous, nous a foutu dans les pattes d’Eké. Eké est un ancien étudiant et il était censé nous guider un peu, notamment dans notre recherche de maison. Alors la première chose qu’il a faite, a été de nous présenter un de ses très bons amis : Basuru. On s’est donc retrouvé dans une espèce de bidonville, non loin de la fac, chez le fameux Basuru. Un être exceptionnel, un grand homme de culture, un marabout de génie.
On a rapidement compris que dans ce cas précis, la culture désignait plutôt la culture de la terre, Basuru était en fait un grand cultivateur… Il n’en était pas moins un marabout de génie ! Il nous a tiré les cories à toute les quatre. Tout son talent nous a sauté à la figure lorsqu’il a vu dans le lancer de cories d’Anne-Sophie qu’elle rêvait souvent d’hommes lui faisant l’amour ! C’est tellement vrai qu’on en eu le souffle coupé !
Alors, avant le lancer de cories, on a toutes fait un vœu et pour que celui-ci se réalise, il fallait payer (évidemment) et réaliser des incantations (incantation n’est pas le terme réellement approprié mais je n’arrive pas à mettre le doigt sur le mot qui convient !) Je devais donc sacrifier un poulet, Anne-Sophie devait faire cuire un igname, le manger et en jeter les épluchures sur la route (comme si c’était pas déjà assez crade…), Audrey devait faire la même chose avec un œuf, elle devait également se frotter avec des noix de cola avant de les abandonner dans un trou qui se trouvait devant chez Basuru…, Adéline devait faire des infusions avec des plantes de la montagne et se laver avec. Basuru a gentiment proposé à Audrey d’aller se laver avec les noix de cola dans la « pièce » mitoyenne, proposition qu’Audrey a décliné aussi net ! Et je crois que les noix de cola ont simplement et rapidement terminé dans le trou. On a donc payé et attendu Basuru qui était parti en quête du poulet et autres herbes de la montagne…. On a attendu longtemps, en pleine chaleur et en compagnie de nombreuses mouches. C’était formidablement agréable et on eu beau chercher toutes les excuses possibles et imaginables pour se casser, on a rien trouver de vraiment convaincant et on a été obligé de rester là à attendre…
Finalement, Basuru est revenu. Adéline s’est retrouvé avec mon poulet, Anne-Sophie a hérité des œufs, Audrey de l’igname et moi des herbes de la montagne…. Un marabout de génie je vous dis !
Le directeur du département tourisme, Cissé, que visiblement, cela emmerdait de s’occuper de nous, nous a foutu dans les pattes d’Eké. Eké est un ancien étudiant et il était censé nous guider un peu, notamment dans notre recherche de maison. Alors la première chose qu’il a faite, a été de nous présenter un de ses très bons amis : Basuru. On s’est donc retrouvé dans une espèce de bidonville, non loin de la fac, chez le fameux Basuru. Un être exceptionnel, un grand homme de culture, un marabout de génie.
On a rapidement compris que dans ce cas précis, la culture désignait plutôt la culture de la terre, Basuru était en fait un grand cultivateur… Il n’en était pas moins un marabout de génie ! Il nous a tiré les cories à toute les quatre. Tout son talent nous a sauté à la figure lorsqu’il a vu dans le lancer de cories d’Anne-Sophie qu’elle rêvait souvent d’hommes lui faisant l’amour ! C’est tellement vrai qu’on en eu le souffle coupé !
Alors, avant le lancer de cories, on a toutes fait un vœu et pour que celui-ci se réalise, il fallait payer (évidemment) et réaliser des incantations (incantation n’est pas le terme réellement approprié mais je n’arrive pas à mettre le doigt sur le mot qui convient !) Je devais donc sacrifier un poulet, Anne-Sophie devait faire cuire un igname, le manger et en jeter les épluchures sur la route (comme si c’était pas déjà assez crade…), Audrey devait faire la même chose avec un œuf, elle devait également se frotter avec des noix de cola avant de les abandonner dans un trou qui se trouvait devant chez Basuru…, Adéline devait faire des infusions avec des plantes de la montagne et se laver avec. Basuru a gentiment proposé à Audrey d’aller se laver avec les noix de cola dans la « pièce » mitoyenne, proposition qu’Audrey a décliné aussi net ! Et je crois que les noix de cola ont simplement et rapidement terminé dans le trou. On a donc payé et attendu Basuru qui était parti en quête du poulet et autres herbes de la montagne…. On a attendu longtemps, en pleine chaleur et en compagnie de nombreuses mouches. C’était formidablement agréable et on eu beau chercher toutes les excuses possibles et imaginables pour se casser, on a rien trouver de vraiment convaincant et on a été obligé de rester là à attendre…
Finalement, Basuru est revenu. Adéline s’est retrouvé avec mon poulet, Anne-Sophie a hérité des œufs, Audrey de l’igname et moi des herbes de la montagne…. Un marabout de génie je vous dis !
Bonjour,
Je cherche et recherche et donc utilise le biais du forum en petit plus pour partir au Mali en aout 2009. Je sais que je m'y prend bien tard mais ca fait déjà qqs temps que je cherche à droite et à gauche sachant que j'ai de maigre finance et que je suis donc prête et mêm jai plutot envie de travailler un peu sur le temps du séjour. Je suis éducatrice spécialisé et proche des enfants. Si je pouvais donc trouver une maison d'enfants ou un orphelinat au Mali (pays que j'ai très envie de découvrir, après avoir fait, il y a 7 ans, un chantier de jeunes au Togo). L'afrique m'a toujours bcp attiré et jai plus particulièrement envie de découvrir le Mali et en grande partie tout sa culture artisanale et musicale. Voilà, mon message est très complet mais tout ça pour solliciter une ou plusieurs personnes qui serait susceptible de me donner des pistes, des adresses, des conseils.... davance merci, élise
Je cherche et recherche et donc utilise le biais du forum en petit plus pour partir au Mali en aout 2009. Je sais que je m'y prend bien tard mais ca fait déjà qqs temps que je cherche à droite et à gauche sachant que j'ai de maigre finance et que je suis donc prête et mêm jai plutot envie de travailler un peu sur le temps du séjour. Je suis éducatrice spécialisé et proche des enfants. Si je pouvais donc trouver une maison d'enfants ou un orphelinat au Mali (pays que j'ai très envie de découvrir, après avoir fait, il y a 7 ans, un chantier de jeunes au Togo). L'afrique m'a toujours bcp attiré et jai plus particulièrement envie de découvrir le Mali et en grande partie tout sa culture artisanale et musicale. Voilà, mon message est très complet mais tout ça pour solliciter une ou plusieurs personnes qui serait susceptible de me donner des pistes, des adresses, des conseils.... davance merci, élise
Bonjour a tous,
Avec mon amie nous avons l'intention de partir au Mali au mois d'aout au depart de Paris. 1° Le bille le moins cher que j'ai trouvé est à 665€, connaissez vous d'autre compagnie ou des billet s moins chers 2° nous partirons avec un sac et un budget d'environ 200 à 300€ par personne pour 15 jours, est ce suffisant? 3° Est ce que quelqu'un pourrait nous dire quels endroit visiter les regions a voir? 4° Est ce que des familles pourraient nous heberger ou nous donner des endroit pour dormir, nous aimerions vivre avec vous au plus pres de vous.
En vous remerciant d'avance!! A bientot je l'espere
Avec mon amie nous avons l'intention de partir au Mali au mois d'aout au depart de Paris. 1° Le bille le moins cher que j'ai trouvé est à 665€, connaissez vous d'autre compagnie ou des billet s moins chers 2° nous partirons avec un sac et un budget d'environ 200 à 300€ par personne pour 15 jours, est ce suffisant? 3° Est ce que quelqu'un pourrait nous dire quels endroit visiter les regions a voir? 4° Est ce que des familles pourraient nous heberger ou nous donner des endroit pour dormir, nous aimerions vivre avec vous au plus pres de vous.
En vous remerciant d'avance!! A bientot je l'espere
Apres 6 mois passés au Mali , me voilà de nouveau en France , mais je compte repartir au mois de septembre et ce definitement
Je cherche donc un travail pour m'occuper et subvenir un peu a mes besoins
Vous êtes en séjour à Bamako et/ou dans une autre région du Mali, j'apprécierais recevoir vos ressentis (ambiance), répercussions sur la population en lien avec les élections prochaines, la sécurité pour les étrangers, etc. Merci !😉
J’aimerais faire passer ce voyage pour une vraie aventure, remplie de galères, de bricolage, de moments de désespoir, de chutes, d’engueulades et pourquoi pas du sang et des larmes (je m’emballe je sais) … « malheureusement », tel ne fut pas le cas, et malgré un matériel improbable, des pays peu traversés, c’est bien le récit de vacances que je m’apprête à vous raconter … aucun souci, aucune prise de bec, aucune frayeur (ou presque), bref, que du bonheur.
Chaque chose en son temps, tout d’abord voici un petit aperçu de notre périple de 9 jours et 2500 km dont plus de 1000 de grosses pistes africaines en terre (avec des trous et un peu de sable de temps en temps) qui nous aura amené à rouler dans quatre pays différents.

En pointillé, la piste, les étoiles correspondant aux éprouvants passages de frontière.
PREPARATION
Les motos, mes petites chéries, ont 21 ans et 95000 km chacune, les suspensions sont très fatiguées, le moteur d’une des deux, celle que je prendrai a l’allumage qui mierde (roule sur un cylindre) et elles n’ont pas roulé depuis 3 ans et demi après un long périple qui les ont conduit difficilement mais fièrement de Paris à Bamako. Pour les faire repartir, il fallait un projet et un complice … les deux sont venus naturellement puisque mon principal partenaire de voyage moto « européen » est d’origine togolaise et une grande partie de sa famille réside à Lomé Togo. Il est grand (indispensable pour l’Africa twin), il est résistant, capable d’enchainer les bornes sans broncher et surtout il est cool et n’a presque peur de rien et surtout pas de l’inconnu. En un mot c’est le candidat idéal tout comme l’était Mathieu pour la traversée de la Mauritanie (c’est dur la Mauritanie), il s’appelle Sylvestre dit Coco dit mon gros renoi.
Le projet est là, reste à savoir si les grands-mères Honda redémarrent … Décembre 2010, encore un mariage familial à Bamako, l’occasion rêvé pour se confronter à la dure réalité : motos sous 3 cm de poussière qui tirent la gueule, je leur donne 50% de chance (voire 30 % pour la mienne) … filtre à essence et à air changés, nettoyage effectué, booster en place, reste à pousser le bouton magique … ooooh ça c’est bon, en moins de 10 minutes, elles démarrent … je les essaie, rien à signaler (en tout cas rien de nouveau), les moteurs ne p !ssent pas l’essence, ne s’étouffent pas … j’en reste pour le moins bouche bée, leur réputation d’increvabilité n’est pas usurpé, j’aimerais bien voir la tronche de ma KTM dans 20 ans …
« Coco ? Ouais c’est moi, bon bah tu peux acheter ton matos, c’est parti ! »
J’arrive 3 jours avant le départ officiel dans ma belle famille pour « peaufiner » les deux grosses : changement des roulements de roue arrière pour la mienne, batteries neuves , vidange, changement de pneus arrière pour les deux sans parler du remplacement de quelques vis rouillés par des neuves. Les motos sont prêtes, je tombe malade, je guéris et Coco arrive.

MALI/BURKINA
A la base, nous devions remonter un peu le Mali en longeant le Niger par les pistes pour arriver au pays dogon et sa fabuleuse falaise … c’est un peu un rêve pour moi d’aller la bas en bécane depuis que j’ai visité cet endroit MAGIQUE (deux fois) mais AQMI et l’exécution à gerber des deux français à 400 bornes de la zone engendrent un pression familiale et un stress qui font que nous changeons d’avis, nous irons droit au Sud directement au Burkina. Faire accepter le voyage à ma femme restée seule avec ma fille n’est déjà pas évident, inutile d’en rajouter même si le risque était minime.
6h30, nous disons au revoir à beau papa et belle maman (très inquiets eux aussi) et c’est parti avec au programme 100 bornes de route goudronnée et 200 bornes de piste. C’est un gros programme mine de rien surtout pour Coco qui découvre et la moto et la piste. Pour moi aussi le réapprentissage de la terre se fera en douceur mais très vite, pour nous deux, c’est que du bonheur … roue arrière en permanence en dérapage, éviter les trous, taper une pointe à 120 aaaaah trou TROU BLANG, désolé petite moto désolé … celui qui est derrière (Coco en ce premier jour ensuite ça tournera) se bouffe de la poussière à en vomir et doit laisser une trentaine de secondes d’écart. Les bornes défilent beaucoup plus lentement que sur route … mais le temps passe plus vite. L’inattention est tout simplement interdite, la chaleur omniprésente et la fatigue grandit.


Nous arrivons à Sikasso à la tombée de la nuit et nous endormons à 20h30. Demain le Burkina nous attend.
Les formalités maliennes se passent sans souci, reste à faire faire le visa burkinabé … et là surprise, le visa est passé de 15 à 140 euros (vérification ultérieure faite c’est bien le cas) … oui rien que ça … nous n’avons pas tout cet argent et devons retourner au Mali, 80 bornes (goudron) aller-retour pour retirer de l’argent. Les visas faits, à nous le Burkina et passablement énervé par cette augmentation abusée du prix (surtout qu’on y reste qu’un seul jour au Burkina), je commets la (grosse) erreur d’oublier de m’arrêter aux douanes … la gendarmerie nous arrête 100 m plus loin, nous signale notre erreur et c’est à des douaniers passablement en colère que nous avons affaire. On nous fait comprendre qu’il va falloir attendre le chef qui revient dans 2h, que nous risquons une amende de 150 euros chacun, bref c’est la loose totale … surtout que 2h en Afrique peut très bien signifier 5. Pas moyen de discuter, on finit par s’asseoir humblement et on attend. Des motards de la gendarmerie en grosse Béhème plutôt moderne (5 ans) tapent la discute avec nous … le calme et la sérénité incarnés, le « leader » nous rassure, nous raconte sa formation de motard dans la gendarmerie en France … bref une chouette rencontre. Au final le chef des douanes revient « à l’heure » et sans nous adresser la parole nous délivre notre laissez-passer sans PV… cool. Première frontière passée, nous nous arrêtons dormir dans la sympathique ville de Bobo-Dioulasso.
GHANA
Le lendemain, nous arrivons à un petit poste frontière ghanéen. Le Ghana, je ne connais pas, c’est une ancienne colonie anglaise (c’est donc anglophone) et très peu de français s’y rendent. Sur google map, ça a l’air plutôt sympa : parcs naturels avec éléphants, gigantesque lac, petites montagnes, plages de rêve. Leur réputation est également d’avoir une administration très pointilleuse … et c’est exactement ce que nous allons constater. Nous avions fait faire le visa à Paris car impossible de l’obtenir sur place, reste donc à faire passer les motos.
« Votre assurance n’est pas valable dans ce pays ».
Voilà, c’est dit de manière d’ailleurs très sympathique et courtoise. Le chef appelle la hiérarchie pour trouver une solution, celle qui se dessine ne nous convient pas (dépôt de 600 euros que soit disant nous récupérerons à la sortie du territoire … à l’autre bout complet du pays … oui oui bien sûr) et après 4h de discussion, appels à l’ambassade de France (« désolé on peut rien faire »), nous nous apprêtons à faire demi-tour et à repayer 140 euros pour re-rentrer au Burkina … super génial, j’adore.
Même Coco n’y croyait plus sauf qu’en Afrique, le mot impossible n’existe pas (ou disons que c’est rare) et un dernier coup de fil du chef nous apprend que nous avons le feu vert pour le laissez-passer … le gars se sera bien démené pour nous (il adore la France et passe des vacances en famille là-bas) et ça mérite bien une petite photo.

Voici la quantité de cochonneries administratives que nous nous trimballons.

100 km de piste et nous voici à Wa, capitale (plutôt sinistre) de la région (pauvre) Nord Ouest du pays. Le lendemain, direction le Parc national de Mole où nous espérons croiser des éléphants et autres antilopes. La piste est beaucoup moins facile (trous trous trous) mais c’est un vrai régal et Coco fait désormais jeu égal (facile avec un cylindre de plus pfff)… je le suis en attendant l’erreur (sic) et bouffe comme jamais de la poussière.

Encore une fois nous sommes en admiration devant les motos : comment font-elles pour encaisser tout ça ? Nous nous reposons à l’hôtel du parc où les singes et autres phacochères se baladent librement.

Le lendemain, 6h00, marche à pied de 3h dans l’espoir de croiser les grosses bêbêtes … Malheureusement, il aurait fallu prendre le 4x4 et malgré des antilopes, des oiseaux, des singes, des crocos, points d’éléphants en vue hormis leurs gigantesques traces. Tant pis, c’est la vie, on n’est pas dans un zoo.

On repart direction le lac Volta, les km de piste sont désormais avalés facilement, les dépassements de camion sont épiques (on voit RIEN), on se tire la bourre avec quelques 4x4 … c’est juste génial et je me dis que Cyril Després fait un chouette boulot. La savane est constamment en prise avec les flammes volontairement déclenchés par les autochtones.

Les autochtones justement parlons-en, partout durant tout notre voyage, ils auront été adorables, partout la même question « vous venez de France avec çà ?? », jamais envahissant (ça change du Maghreb même si j’adore aussi), toujours souriant, respectueux … c’est ce que j’aimerai toujours en Afrique noire et ce sera vrai dans les 4 pays traversés. Il faut aussi savoir que si vous n’aimez pas focaliser les regards, la moto en Afrique n’est pas pour vous, tout le monde vous regarde partout et tout le temps … parfois, lorsqu’on déboule un peu vite (100/110 km/h) sur la piste, les jeunes se lèvent et vous encouragent comme si vous étiez en course … c’est franchement marrant (et parfois grisant, pas envie de les décevoir mouarf). Bref, après avoir dormi dans la ville très très glauque de Yendi (hôtel pourri mais propre), nous voici sur les bords du lac Volta.

Très représentatif de la réussite ou chance que nous aurons eu tout le voyage, le seul souci mécanique, à savoir une crevaison, se passe à 10m d’un marchand de pneu.

Fort heureusement, je surveille le remontage catastrophique du « mécanicien » sinon je me serais retrouvé avec l’étrier de frein arrière pendouillant sur le côté.
Nous décidons d’arrêter de faire les bourgeois et de camper dans la savane … petit chemin de traverse, on s’arrête et nous constatons que partout, nous sommes entourés de flammes … impossible de dormir ici, trop dangereux et nous décidons donc de demander l’hospitalité dans le premier village croisé. Moins de 3 secondes de discussion et nous avons le feu vert du chef tout souriant pour poser la tente où nous voulons. Tout le village nous regarde, les innombrables enfants nous entourent (sans nous envahir, il faut le souligner, alors qu’on est quand même un peu chez eux !!), on nous offre l’eau pour la « douche » (un seau d’eau comme durant tout le voyage d’ailleurs) et des cacahuètes cueillis localement … super expérience.

Le lendemain, on offre une lampe de poche (précieux en Afrique) et une carte google map plastifiée détaillée de la région où le village apparaît presque (ils étaient fascinés par cette carte) et c’est reparti.
La forêt apparaît, les villes et villages deviennent plus jolis, les petites montagnes se dessinent à l’Est et nous nous dirigeons vers de superbes chutes d’eau.

Le petit truc noir dans l’eau en bas sur la deuxième photo fait 1m90… Plus au Sud, nous grimpons sur le sommet du Ghana, juste à la frontière togolaise… 900 m en 30 minutes par 30 °, carrément exténuant.

La piste recommence et notre destination d’arrivée se rapproche.

Plus que quelques dizaines de km, des barrages, des jumelles ( !!!) fort heureusement dans l’autre sens de circulation et nous apercevons l’océan … nous prenons une piste ensablée qui y mène et nous nous arrêtons, heureux et fiers, admiratifs encore une fois (je sais je me répète) devant la robustesse de nos engins.

Je décide de faire le malin et de rouler dans l’eau pour remonter … échec total et lamentable, avec les pneus gonflés, impossible d’avancer et impossible de remonter … en sueur, nous sommes dans l’obligation de demander de l’aide … ça m’a rappelé la Mauritanie.
Après une nuit dans un hôtel tout droit sorti des années 60, nous nous dirigeons vers Lomé au Togo, ville collée à la frontière avec le Ghana. 4 bureaux pour le Ghana, 5 pour le Togo, des tampons dans tous les sens, le petit papier truc machin qu’il faut amener, en échange tu auras un autre papier qui te permettra de tamponner le bidule sans oublier la feuille qu’on t’a donné au début bien sur.
Mais bon, tout se passe pour une fois bien et nous sommes arrivés, c’est la classe.

Il nous reste 3 jours avant l’avion que nous passerons en famille (Coco tout fier), avec une soirée très alcoolisée et très drôle (du grand grand n’importe quoi) sans oublier les bouchons dantesques (vous avez déjà mis 45 minutes à faire 50 m en moto vous ?)

Voilà c’est fini, les motos sont vidés de leur essence, bien rangées sous la bâche, prête qui sait pour de futurs aventures. Ce fut un voyage merveilleux, très très différent du précédent qui m’a amené à Bamako, moins long, moins dure, ni mieux ni moins bien. Si j’avais su en mettant 1500 euros dans une vieille Africa Twin toute pourrie il y a 5 ans que j’aurais fait tout ça avec, je n’y aurais pas cru … et au final, c’est bien le seul objet auquel je suis attaché.
Les voyages en moto, où comment concilier contact avec la population et liberté totale
Chaque chose en son temps, tout d’abord voici un petit aperçu de notre périple de 9 jours et 2500 km dont plus de 1000 de grosses pistes africaines en terre (avec des trous et un peu de sable de temps en temps) qui nous aura amené à rouler dans quatre pays différents.


En pointillé, la piste, les étoiles correspondant aux éprouvants passages de frontière.
PREPARATION
Les motos, mes petites chéries, ont 21 ans et 95000 km chacune, les suspensions sont très fatiguées, le moteur d’une des deux, celle que je prendrai a l’allumage qui mierde (roule sur un cylindre) et elles n’ont pas roulé depuis 3 ans et demi après un long périple qui les ont conduit difficilement mais fièrement de Paris à Bamako. Pour les faire repartir, il fallait un projet et un complice … les deux sont venus naturellement puisque mon principal partenaire de voyage moto « européen » est d’origine togolaise et une grande partie de sa famille réside à Lomé Togo. Il est grand (indispensable pour l’Africa twin), il est résistant, capable d’enchainer les bornes sans broncher et surtout il est cool et n’a presque peur de rien et surtout pas de l’inconnu. En un mot c’est le candidat idéal tout comme l’était Mathieu pour la traversée de la Mauritanie (c’est dur la Mauritanie), il s’appelle Sylvestre dit Coco dit mon gros renoi.
Le projet est là, reste à savoir si les grands-mères Honda redémarrent … Décembre 2010, encore un mariage familial à Bamako, l’occasion rêvé pour se confronter à la dure réalité : motos sous 3 cm de poussière qui tirent la gueule, je leur donne 50% de chance (voire 30 % pour la mienne) … filtre à essence et à air changés, nettoyage effectué, booster en place, reste à pousser le bouton magique … ooooh ça c’est bon, en moins de 10 minutes, elles démarrent … je les essaie, rien à signaler (en tout cas rien de nouveau), les moteurs ne p !ssent pas l’essence, ne s’étouffent pas … j’en reste pour le moins bouche bée, leur réputation d’increvabilité n’est pas usurpé, j’aimerais bien voir la tronche de ma KTM dans 20 ans …
« Coco ? Ouais c’est moi, bon bah tu peux acheter ton matos, c’est parti ! »
J’arrive 3 jours avant le départ officiel dans ma belle famille pour « peaufiner » les deux grosses : changement des roulements de roue arrière pour la mienne, batteries neuves , vidange, changement de pneus arrière pour les deux sans parler du remplacement de quelques vis rouillés par des neuves. Les motos sont prêtes, je tombe malade, je guéris et Coco arrive.

MALI/BURKINA
A la base, nous devions remonter un peu le Mali en longeant le Niger par les pistes pour arriver au pays dogon et sa fabuleuse falaise … c’est un peu un rêve pour moi d’aller la bas en bécane depuis que j’ai visité cet endroit MAGIQUE (deux fois) mais AQMI et l’exécution à gerber des deux français à 400 bornes de la zone engendrent un pression familiale et un stress qui font que nous changeons d’avis, nous irons droit au Sud directement au Burkina. Faire accepter le voyage à ma femme restée seule avec ma fille n’est déjà pas évident, inutile d’en rajouter même si le risque était minime.
6h30, nous disons au revoir à beau papa et belle maman (très inquiets eux aussi) et c’est parti avec au programme 100 bornes de route goudronnée et 200 bornes de piste. C’est un gros programme mine de rien surtout pour Coco qui découvre et la moto et la piste. Pour moi aussi le réapprentissage de la terre se fera en douceur mais très vite, pour nous deux, c’est que du bonheur … roue arrière en permanence en dérapage, éviter les trous, taper une pointe à 120 aaaaah trou TROU BLANG, désolé petite moto désolé … celui qui est derrière (Coco en ce premier jour ensuite ça tournera) se bouffe de la poussière à en vomir et doit laisser une trentaine de secondes d’écart. Les bornes défilent beaucoup plus lentement que sur route … mais le temps passe plus vite. L’inattention est tout simplement interdite, la chaleur omniprésente et la fatigue grandit.



Nous arrivons à Sikasso à la tombée de la nuit et nous endormons à 20h30. Demain le Burkina nous attend.
Les formalités maliennes se passent sans souci, reste à faire faire le visa burkinabé … et là surprise, le visa est passé de 15 à 140 euros (vérification ultérieure faite c’est bien le cas) … oui rien que ça … nous n’avons pas tout cet argent et devons retourner au Mali, 80 bornes (goudron) aller-retour pour retirer de l’argent. Les visas faits, à nous le Burkina et passablement énervé par cette augmentation abusée du prix (surtout qu’on y reste qu’un seul jour au Burkina), je commets la (grosse) erreur d’oublier de m’arrêter aux douanes … la gendarmerie nous arrête 100 m plus loin, nous signale notre erreur et c’est à des douaniers passablement en colère que nous avons affaire. On nous fait comprendre qu’il va falloir attendre le chef qui revient dans 2h, que nous risquons une amende de 150 euros chacun, bref c’est la loose totale … surtout que 2h en Afrique peut très bien signifier 5. Pas moyen de discuter, on finit par s’asseoir humblement et on attend. Des motards de la gendarmerie en grosse Béhème plutôt moderne (5 ans) tapent la discute avec nous … le calme et la sérénité incarnés, le « leader » nous rassure, nous raconte sa formation de motard dans la gendarmerie en France … bref une chouette rencontre. Au final le chef des douanes revient « à l’heure » et sans nous adresser la parole nous délivre notre laissez-passer sans PV… cool. Première frontière passée, nous nous arrêtons dormir dans la sympathique ville de Bobo-Dioulasso.
GHANA
Le lendemain, nous arrivons à un petit poste frontière ghanéen. Le Ghana, je ne connais pas, c’est une ancienne colonie anglaise (c’est donc anglophone) et très peu de français s’y rendent. Sur google map, ça a l’air plutôt sympa : parcs naturels avec éléphants, gigantesque lac, petites montagnes, plages de rêve. Leur réputation est également d’avoir une administration très pointilleuse … et c’est exactement ce que nous allons constater. Nous avions fait faire le visa à Paris car impossible de l’obtenir sur place, reste donc à faire passer les motos.
« Votre assurance n’est pas valable dans ce pays ».
Voilà, c’est dit de manière d’ailleurs très sympathique et courtoise. Le chef appelle la hiérarchie pour trouver une solution, celle qui se dessine ne nous convient pas (dépôt de 600 euros que soit disant nous récupérerons à la sortie du territoire … à l’autre bout complet du pays … oui oui bien sûr) et après 4h de discussion, appels à l’ambassade de France (« désolé on peut rien faire »), nous nous apprêtons à faire demi-tour et à repayer 140 euros pour re-rentrer au Burkina … super génial, j’adore.
Même Coco n’y croyait plus sauf qu’en Afrique, le mot impossible n’existe pas (ou disons que c’est rare) et un dernier coup de fil du chef nous apprend que nous avons le feu vert pour le laissez-passer … le gars se sera bien démené pour nous (il adore la France et passe des vacances en famille là-bas) et ça mérite bien une petite photo.

Voici la quantité de cochonneries administratives que nous nous trimballons.

100 km de piste et nous voici à Wa, capitale (plutôt sinistre) de la région (pauvre) Nord Ouest du pays. Le lendemain, direction le Parc national de Mole où nous espérons croiser des éléphants et autres antilopes. La piste est beaucoup moins facile (trous trous trous) mais c’est un vrai régal et Coco fait désormais jeu égal (facile avec un cylindre de plus pfff)… je le suis en attendant l’erreur (sic) et bouffe comme jamais de la poussière.

Encore une fois nous sommes en admiration devant les motos : comment font-elles pour encaisser tout ça ? Nous nous reposons à l’hôtel du parc où les singes et autres phacochères se baladent librement.

Le lendemain, 6h00, marche à pied de 3h dans l’espoir de croiser les grosses bêbêtes … Malheureusement, il aurait fallu prendre le 4x4 et malgré des antilopes, des oiseaux, des singes, des crocos, points d’éléphants en vue hormis leurs gigantesques traces. Tant pis, c’est la vie, on n’est pas dans un zoo.

On repart direction le lac Volta, les km de piste sont désormais avalés facilement, les dépassements de camion sont épiques (on voit RIEN), on se tire la bourre avec quelques 4x4 … c’est juste génial et je me dis que Cyril Després fait un chouette boulot. La savane est constamment en prise avec les flammes volontairement déclenchés par les autochtones.

Les autochtones justement parlons-en, partout durant tout notre voyage, ils auront été adorables, partout la même question « vous venez de France avec çà ?? », jamais envahissant (ça change du Maghreb même si j’adore aussi), toujours souriant, respectueux … c’est ce que j’aimerai toujours en Afrique noire et ce sera vrai dans les 4 pays traversés. Il faut aussi savoir que si vous n’aimez pas focaliser les regards, la moto en Afrique n’est pas pour vous, tout le monde vous regarde partout et tout le temps … parfois, lorsqu’on déboule un peu vite (100/110 km/h) sur la piste, les jeunes se lèvent et vous encouragent comme si vous étiez en course … c’est franchement marrant (et parfois grisant, pas envie de les décevoir mouarf). Bref, après avoir dormi dans la ville très très glauque de Yendi (hôtel pourri mais propre), nous voici sur les bords du lac Volta.

Très représentatif de la réussite ou chance que nous aurons eu tout le voyage, le seul souci mécanique, à savoir une crevaison, se passe à 10m d’un marchand de pneu.

Fort heureusement, je surveille le remontage catastrophique du « mécanicien » sinon je me serais retrouvé avec l’étrier de frein arrière pendouillant sur le côté.
Nous décidons d’arrêter de faire les bourgeois et de camper dans la savane … petit chemin de traverse, on s’arrête et nous constatons que partout, nous sommes entourés de flammes … impossible de dormir ici, trop dangereux et nous décidons donc de demander l’hospitalité dans le premier village croisé. Moins de 3 secondes de discussion et nous avons le feu vert du chef tout souriant pour poser la tente où nous voulons. Tout le village nous regarde, les innombrables enfants nous entourent (sans nous envahir, il faut le souligner, alors qu’on est quand même un peu chez eux !!), on nous offre l’eau pour la « douche » (un seau d’eau comme durant tout le voyage d’ailleurs) et des cacahuètes cueillis localement … super expérience.

Le lendemain, on offre une lampe de poche (précieux en Afrique) et une carte google map plastifiée détaillée de la région où le village apparaît presque (ils étaient fascinés par cette carte) et c’est reparti.
La forêt apparaît, les villes et villages deviennent plus jolis, les petites montagnes se dessinent à l’Est et nous nous dirigeons vers de superbes chutes d’eau.

Le petit truc noir dans l’eau en bas sur la deuxième photo fait 1m90… Plus au Sud, nous grimpons sur le sommet du Ghana, juste à la frontière togolaise… 900 m en 30 minutes par 30 °, carrément exténuant.

La piste recommence et notre destination d’arrivée se rapproche.

Plus que quelques dizaines de km, des barrages, des jumelles ( !!!) fort heureusement dans l’autre sens de circulation et nous apercevons l’océan … nous prenons une piste ensablée qui y mène et nous nous arrêtons, heureux et fiers, admiratifs encore une fois (je sais je me répète) devant la robustesse de nos engins.

Je décide de faire le malin et de rouler dans l’eau pour remonter … échec total et lamentable, avec les pneus gonflés, impossible d’avancer et impossible de remonter … en sueur, nous sommes dans l’obligation de demander de l’aide … ça m’a rappelé la Mauritanie.
Après une nuit dans un hôtel tout droit sorti des années 60, nous nous dirigeons vers Lomé au Togo, ville collée à la frontière avec le Ghana. 4 bureaux pour le Ghana, 5 pour le Togo, des tampons dans tous les sens, le petit papier truc machin qu’il faut amener, en échange tu auras un autre papier qui te permettra de tamponner le bidule sans oublier la feuille qu’on t’a donné au début bien sur.
Mais bon, tout se passe pour une fois bien et nous sommes arrivés, c’est la classe.

Il nous reste 3 jours avant l’avion que nous passerons en famille (Coco tout fier), avec une soirée très alcoolisée et très drôle (du grand grand n’importe quoi) sans oublier les bouchons dantesques (vous avez déjà mis 45 minutes à faire 50 m en moto vous ?)

Voilà c’est fini, les motos sont vidés de leur essence, bien rangées sous la bâche, prête qui sait pour de futurs aventures. Ce fut un voyage merveilleux, très très différent du précédent qui m’a amené à Bamako, moins long, moins dure, ni mieux ni moins bien. Si j’avais su en mettant 1500 euros dans une vieille Africa Twin toute pourrie il y a 5 ans que j’aurais fait tout ça avec, je n’y aurais pas cru … et au final, c’est bien le seul objet auquel je suis attaché.
Les voyages en moto, où comment concilier contact avec la population et liberté totale
un post sur l'état de la route de l'espoir que j'ai copié depuis le site amisdumali, que j'ai envoyé en primeur.
rien d'alarmant donc..
bonne lecture et pardon d'avance pour les fautes, mais suis un peu cassé par le trajet et pas envie de faire gaffe.
A toute
ben ça y est suis à bko. je suis arrivé hier soir, je te donne donc un max d'infos sur l'état de la situation au 21 décembre 2010.
arrivée au vieux port de Tanger le dimanche 12 décembre, la galère commence. bateau le BIladi au départ de Sète. Tous les véhicules sont parqués ds un hangar et TOUT le monde passe par le porte monnaie avec 100 DH à payer sous peine d'être bloqué toute la journée.. non seulement les douaniers, flics et "facilitateurs" ne s'en cachent pas mais en plus ils annoncent la couleur. Tout en faisant sonner les pièces ds leurs poches, il se partagent le fric sous leurs yeux. j'ai compté ce jour là 20 douaniers et pas moins de flics, plus 2 maitres chiens et un lieutenant colonel qui supervisait l'opération raquet du dimanche 12... au "& décembre ce port ferme définitivement en faveur de Tanger Med nouveau port high tech.. proche de l'autoroute. Ambassade de Mauritanie à Rabat : toujours 340 DH pour visa entrée simple. par contre pour un lundi habituellement surchargé l'année dernière, nous étions à tout casser une centaine... toute nationalité confondue.. Visa déposé au guichet vers 10h30, récupéré à 16h00 pétante le jour même. Il y à l'autoroute jusqu'a Agadir, la sorti définitive est proche de Essaouira, (65km). peu de radar passé Marrakech.. pas de blème au Maroc, Laâyoune très calme mais trèèèèès surveillée par militaires et policiers. contrôles renforcé en a^pprochant de la frontière avec visite de coffre de bagnole. Hotel barbas à 80 km de ma frontière complètement fini et opérationnel. Internet wifi mais HS ce soir là..
passage de la frontière : entrée au poste à 9h25, on roulait en mauritanie vers 14h00. pas de pb particuliers, plus de flics et douaniers que de routard.. flics tranquille, Mauritanie aussi. Le bac à sable du no man's land est toujours là et attend l'ensablement de quelques uns.. Route Nouakchott impeccable, j'ai m^me roulé à 130! peu de contrôle et une seule pompe en service sur la route (total) le gas oil est maintenant à 280 UM en moyenne, voire 283... augmentation il y a 6 jours..
ROUTE de L'ESPOIR...
de NKT à Bougelmint route plus que correcte permettant le 90/100 en faisant gaffe.. moin d'animaux mort sur le bas côté de la route. Contrôles très évasifs.. RAS
Bougelmint est à 120 km de NKT.. jusqu'a là donc tout va bien. Passé ce village, sur environ 10 Km la route est HS avec d'énormes trous et soulèvement de goudron. Ensuite la route redevient top et ça roule même plutot bien.
ALEG : jusque là la route est impeccable. Village au calme, 2 stations sur 4 fonctionnent et le gas oil augmente à 285 UM le litre. ALEG - KIFFA: route impeccable qq trous petits insignifiants en roulant au delà de 80 on les sens mm pas.
KIFFA : à la sortie compter 5km et l'aventure commence. à la sortie de KIFFA il y a environ 12 km de piste réelle, peu roulante (30-40), voire cassante. sur le côté la route est en cours de refonte totale, avec bcp d'engins de chantiers. ça s'active fortement pour rétablir la liaison. à partir de là et jusqu'a Tintane, la fête commence. 35km de moyenne, zig zag, roulage sur le côté, une roue sur la piste et l'autre sur le goudron. ça dure tout le temps et parfois tu dois choisir le trou que tu te prendra car c'est inévitable. patience, patience !! TINTANE : tu comptes 20km et après la route s'améliore très nettement avec un bon 70-80 car surtout faut rester vigilant au freinage, il y a encore des trous par ci par là et entre eux on a tendance à s'assoupir face à la route rectiligne.. et là paf !
puis enfin Ayoun et là qq énormes trous parfois mais franchement ça roule bien. J'ai largué 42 fiches de police sur le trajet. frontières impeccable, pas de blème. douaniers de nioro surchargé ce soir là donc il nous a foutu une paix royale. petit controle poussé à Kati à l'entrée de bko. Visa à Gogui toujours à 10000 + 5000 de taxe car dimanche et le soir de surcroît. Idem pour passavent, 10000 donc 5000 de taxe du dimanche et soir inclus. voilou en espérant que l'infos te convienne. je vais me reposer car on à bombé on the road avec Ibimali, elle en pajero 4x4 et moi en renault scénic. nous avons mis en tout 8 jours TTC... visa inclu. l'autoroute te fais gangner un jour et la pêu de monde à la frontière maure t'en fais gagner un autre en évitant nohadibou.
ben ça y est suis à bko. je suis arrivé hier soir, je te donne donc un max d'infos sur l'état de la situation au 21 décembre 2010.
arrivée au vieux port de Tanger le dimanche 12 décembre, la galère commence. bateau le BIladi au départ de Sète. Tous les véhicules sont parqués ds un hangar et TOUT le monde passe par le porte monnaie avec 100 DH à payer sous peine d'être bloqué toute la journée.. non seulement les douaniers, flics et "facilitateurs" ne s'en cachent pas mais en plus ils annoncent la couleur. Tout en faisant sonner les pièces ds leurs poches, il se partagent le fric sous leurs yeux. j'ai compté ce jour là 20 douaniers et pas moins de flics, plus 2 maitres chiens et un lieutenant colonel qui supervisait l'opération raquet du dimanche 12... au "& décembre ce port ferme définitivement en faveur de Tanger Med nouveau port high tech.. proche de l'autoroute. Ambassade de Mauritanie à Rabat : toujours 340 DH pour visa entrée simple. par contre pour un lundi habituellement surchargé l'année dernière, nous étions à tout casser une centaine... toute nationalité confondue.. Visa déposé au guichet vers 10h30, récupéré à 16h00 pétante le jour même. Il y à l'autoroute jusqu'a Agadir, la sorti définitive est proche de Essaouira, (65km). peu de radar passé Marrakech.. pas de blème au Maroc, Laâyoune très calme mais trèèèèès surveillée par militaires et policiers. contrôles renforcé en a^pprochant de la frontière avec visite de coffre de bagnole. Hotel barbas à 80 km de ma frontière complètement fini et opérationnel. Internet wifi mais HS ce soir là..
passage de la frontière : entrée au poste à 9h25, on roulait en mauritanie vers 14h00. pas de pb particuliers, plus de flics et douaniers que de routard.. flics tranquille, Mauritanie aussi. Le bac à sable du no man's land est toujours là et attend l'ensablement de quelques uns.. Route Nouakchott impeccable, j'ai m^me roulé à 130! peu de contrôle et une seule pompe en service sur la route (total) le gas oil est maintenant à 280 UM en moyenne, voire 283... augmentation il y a 6 jours..
ROUTE de L'ESPOIR...
de NKT à Bougelmint route plus que correcte permettant le 90/100 en faisant gaffe.. moin d'animaux mort sur le bas côté de la route. Contrôles très évasifs.. RAS
Bougelmint est à 120 km de NKT.. jusqu'a là donc tout va bien. Passé ce village, sur environ 10 Km la route est HS avec d'énormes trous et soulèvement de goudron. Ensuite la route redevient top et ça roule même plutot bien.
ALEG : jusque là la route est impeccable. Village au calme, 2 stations sur 4 fonctionnent et le gas oil augmente à 285 UM le litre. ALEG - KIFFA: route impeccable qq trous petits insignifiants en roulant au delà de 80 on les sens mm pas.
KIFFA : à la sortie compter 5km et l'aventure commence. à la sortie de KIFFA il y a environ 12 km de piste réelle, peu roulante (30-40), voire cassante. sur le côté la route est en cours de refonte totale, avec bcp d'engins de chantiers. ça s'active fortement pour rétablir la liaison. à partir de là et jusqu'a Tintane, la fête commence. 35km de moyenne, zig zag, roulage sur le côté, une roue sur la piste et l'autre sur le goudron. ça dure tout le temps et parfois tu dois choisir le trou que tu te prendra car c'est inévitable. patience, patience !! TINTANE : tu comptes 20km et après la route s'améliore très nettement avec un bon 70-80 car surtout faut rester vigilant au freinage, il y a encore des trous par ci par là et entre eux on a tendance à s'assoupir face à la route rectiligne.. et là paf !
puis enfin Ayoun et là qq énormes trous parfois mais franchement ça roule bien. J'ai largué 42 fiches de police sur le trajet. frontières impeccable, pas de blème. douaniers de nioro surchargé ce soir là donc il nous a foutu une paix royale. petit controle poussé à Kati à l'entrée de bko. Visa à Gogui toujours à 10000 + 5000 de taxe car dimanche et le soir de surcroît. Idem pour passavent, 10000 donc 5000 de taxe du dimanche et soir inclus. voilou en espérant que l'infos te convienne. je vais me reposer car on à bombé on the road avec Ibimali, elle en pajero 4x4 et moi en renault scénic. nous avons mis en tout 8 jours TTC... visa inclu. l'autoroute te fais gangner un jour et la pêu de monde à la frontière maure t'en fais gagner un autre en évitant nohadibou.
Bonjour à tous,
Je dois partir début juillet au togo et aurai mon visa pour cette destination. Je prévois de remonter par voie terrestre au Burkina Faso via Sinkassé (sur la route principale) et au Mali par Koro. En cette période d'instabilité intérieure accrue (d'après le site du ministère des affaires étrangères), j'ai besoin de savoir de façon sûre avant de partir s'il est effectivement possible de se procurer ces visas aux frontières ou pas. Pour le visa malien, je peux peut être le prendre à Ouaguadougou, c'est peut être préférable? Autres questions, les visas délivrés aux frontières, si ça se fait tjs, sont des visas temporaires à faire proroger, c'est ça ? L'échéance approchant, je remercie ts ceux qui pourront me répondre au plus vite.
Ciao
Je dois partir début juillet au togo et aurai mon visa pour cette destination. Je prévois de remonter par voie terrestre au Burkina Faso via Sinkassé (sur la route principale) et au Mali par Koro. En cette période d'instabilité intérieure accrue (d'après le site du ministère des affaires étrangères), j'ai besoin de savoir de façon sûre avant de partir s'il est effectivement possible de se procurer ces visas aux frontières ou pas. Pour le visa malien, je peux peut être le prendre à Ouaguadougou, c'est peut être préférable? Autres questions, les visas délivrés aux frontières, si ça se fait tjs, sont des visas temporaires à faire proroger, c'est ça ? L'échéance approchant, je remercie ts ceux qui pourront me répondre au plus vite.
Ciao
Bonjour Papy (HJ61)
Ce message s'adresse plus à vous qu'aux autres forumistes et demande une seule réponse de votre part, bien que personne ne soit exclue.
Dans votre carnet de voyage de 2008, vous écrivez avoir obtenu le visa de l'entente à Bamako. Or quand j'y suis passé en 2007, j'avais cru comprendre que ce visa m'existait plus.
Pouvez faire le point sur ce visa : pays concernés, conditions d'utilisation; où s'adresser à Bamako, avec quels documents se présenter et le prix...
Je pense que votre réponse sera d'intérêt général. Merci infiniment.
Cordialement.
Ce message s'adresse plus à vous qu'aux autres forumistes et demande une seule réponse de votre part, bien que personne ne soit exclue.
Dans votre carnet de voyage de 2008, vous écrivez avoir obtenu le visa de l'entente à Bamako. Or quand j'y suis passé en 2007, j'avais cru comprendre que ce visa m'existait plus.
Pouvez faire le point sur ce visa : pays concernés, conditions d'utilisation; où s'adresser à Bamako, avec quels documents se présenter et le prix...
Je pense que votre réponse sera d'intérêt général. Merci infiniment.
Cordialement.
Bonsoir,
Je dois me rendre bientôt au Mali pour le travail. Je dois rester deux jours à Bamako puis après monter sur Gao avec une halte à Sévaré. Je connais un peu le Mali d’un premier séjour mais seulement le nord et j’étais pris entièrement en charge. Cette fois je serais seul jusqu'à mon arrivée à Gao.
Premièrement, arrivant de nuit et devant rester 2 jours à Bamako, je recherche un hôtel. En connaissez-vous des biens ? De préférence vers le centre-ville ? Je ne recherche pas le super confort ni le luxe des grands hôtels à touriste mais simplement un lieu correcte pour me reposer sans soucis. Comment cela se passe pour le taxi ? Cela fait selon la distance avec un compteur ou en fonction du quartier et à la couleur du client avec de la négoce ? Est-ce cher ? Idem pour la liaison depuis l’aéroport.
Comme je le disais, je dois faire Bamako-Sévaré puis Sévaré-Gao. J’ai lu sur un site que Bamako-Sévaré c’était à peu près 650km et un peu moins pour Sévaré-Gao. Je pensais faire ces trajets en bus mais j’ai peine à trouver des informations valables. Un contact à Bamako m’a dit qu’il fallait 12h pour se rendre à Sévaré. Ce qui m’étonne un peu vu la distance, à moins qu’il ne roule qu’à 50km/h ! On m’a aussi dit de faire du stop et de me faire embarquer par les camionneurs qui font ces liaisons de nuit mais c’est peut-être un peu tenter le diable non ?
Pensez-vous qu’il soit réalisable de partir un soir de Bamako en bus vers 20h/21h et de rouler de nuit pour arriver le matin à Sévaré (je n’ai pas besoin de rester plus d’une demi-journée) puis partir en fin d’après-midi sur le même principe pour être à Gao dans la nuit ? J’ai un ami sûr qui m’attendra à Gao et me conduira.
Comme dit, je peux me représenter les distances mais difficilement les temps de trajets tant je lis tout et son contraire.
Merci d’avance pour votre attention et votre soutien :o)
Je dois me rendre bientôt au Mali pour le travail. Je dois rester deux jours à Bamako puis après monter sur Gao avec une halte à Sévaré. Je connais un peu le Mali d’un premier séjour mais seulement le nord et j’étais pris entièrement en charge. Cette fois je serais seul jusqu'à mon arrivée à Gao.
Premièrement, arrivant de nuit et devant rester 2 jours à Bamako, je recherche un hôtel. En connaissez-vous des biens ? De préférence vers le centre-ville ? Je ne recherche pas le super confort ni le luxe des grands hôtels à touriste mais simplement un lieu correcte pour me reposer sans soucis. Comment cela se passe pour le taxi ? Cela fait selon la distance avec un compteur ou en fonction du quartier et à la couleur du client avec de la négoce ? Est-ce cher ? Idem pour la liaison depuis l’aéroport.
Comme je le disais, je dois faire Bamako-Sévaré puis Sévaré-Gao. J’ai lu sur un site que Bamako-Sévaré c’était à peu près 650km et un peu moins pour Sévaré-Gao. Je pensais faire ces trajets en bus mais j’ai peine à trouver des informations valables. Un contact à Bamako m’a dit qu’il fallait 12h pour se rendre à Sévaré. Ce qui m’étonne un peu vu la distance, à moins qu’il ne roule qu’à 50km/h ! On m’a aussi dit de faire du stop et de me faire embarquer par les camionneurs qui font ces liaisons de nuit mais c’est peut-être un peu tenter le diable non ?
Pensez-vous qu’il soit réalisable de partir un soir de Bamako en bus vers 20h/21h et de rouler de nuit pour arriver le matin à Sévaré (je n’ai pas besoin de rester plus d’une demi-journée) puis partir en fin d’après-midi sur le même principe pour être à Gao dans la nuit ? J’ai un ami sûr qui m’attendra à Gao et me conduira.
Comme dit, je peux me représenter les distances mais difficilement les temps de trajets tant je lis tout et son contraire.
Merci d’avance pour votre attention et votre soutien :o)
« The manuscripts reveal that black Africa had literacy and intellectualism – thus going beyond the mere notion of Africa as a continent of ‹song and dance›» (John O. Hunwick)
LES TRÉSORS DE TOMBOUCTOU
«Le sel vient du nord, l’or du sud et l’argent du pays des Blancs, mais les paroles de Dieu, les choses savantes, les histoires et les jolis contes, on ne les trouve qu’à Tombouctou». C’est ainsi que la ville de Tombouctou était qualifiée par un grand savant du 16e siècle. En effet, la «ville mystérieuse» du Sahara dispose d’un impressionnant patrimoine écrit dont l’originalité reste intimement liée à l’islamisation de la région entamée au 7e siècle de l’ère chrétienne. Tombouctou, foyer intellectuel et universitaire au 16e siècle, était une référence de la grandeur littéraire et scientifique du Soudan. Un livre illustré en grand format, intitulé «The Hidden Treasures of Timbuktu», relate la grande histoire de cette ville légendaire et ouvre la porte à une salle du trésor : d‘exceptionnels manuscrits d’une inestimable valeur historique et de rare beauté. Un hommage aimant et portrait fascinant de la ville de Tombouctou qui relient, de manière imposante, passé et présent ...
Les Européens associent Tombouctou avec le fin fond du monde connu. Mais en réalité, Tombouctou a été un haut lieu du monde austral pendant des siècles, à la fois un centre du commerce transsaharien et un fief de l'érudition islamique, ou selon Léon l’Africain, un «refuge pour érudits». Les routes s'entrecroisaient à cette époque : du nord, venaient les caravanes de sel, l'or, et les esclaves qui transitaient du sud sur le fleuve Niger (et aujourd'hui encore, Tombouctou demeure un point de rencontre entre les populations africaines et les peuples nomades berbères et arabes, un lieu où «se croisent pirogue et chameau»). Les marchands ont attiré les érudits et dès le XVe siècle, la ville de Tombouctou comptait pas moins de cent mille habitants, dont vingt-cinq mille étudiants qui fréquentaient sa célèbre université islamique de Sankoré ; la réputation de l’université («Oxford de l‘Afrique») rayonnait partout dans le monde arabe. On y enseignait, écrivait des livres, reproduits par des copistes et vendus au marché. La ville était alors au centre d’empires importants qui s’étendaient sur des régions plus vastes que le Mali actuel ...
Quelque cent mille manuscrits anciens témoignent aujourd'hui de cette époque. Rédigés en arabe (à l'époque, langue de l'élite dans l'Afrique de l'Ouest), ils couvrent des sujets aussi divers que le droit islamique, la philosophie, la médecine, la climatologie, la philologie et la littérature, l'astronomie, l’optique, les mathématiques, la géomancie, l'histoire du Mali et les sciences coraniques. Les plus anciens sont un manuel de droit islamique datant de 1204, et un coran, écrit sur un parchemin en peau de gazelle, datant aussi du 13e siècle. Et véritables curiosités restent un recueil sur l'intimité, écrit au 14e siècle par Muhamad Tagar al Fullani, ou un manuel du 18e siècle s’apparentant au Kamasutra dans lequel on trouve des positions sexuelles, des remèdes contre l’impuissance et un chapitre intitulé «Etre patient avec les femmes» (ha ha). Un autre manuscrit expose une charte des droits de l’homme, cinq cents ans avant la nôtre. Le contenu des manuscrits de l’historien Ismaël Diadié Haïdara intéresse les climatologues et les astronomes ; ses ancêtres ont noté dans les marges des livres les dates des crues et décrues du fleuve Niger ainsi que celles des événements marquants, comme les tremblements de terre. On y apprend ainsi qu’une pluie de météorites a traversé le ciel saharien en 1583!!! Parmi ces précieux documents, il y a bien sûr de nombreux corans et des écrits religieux, mais aussi des traités de pharmacopée, de savoir-vivre, des actes de commerce, des certificats d'affranchissement d'esclaves, des testaments, etc. Mis bout à bout, ils révèlent tout un pan de l'histoire intime des peuples du Sahara.
On a trouvé ces manuscrits un peu partout dans la région entourant la mythique ville au cours des 20 dernières années : cachés au 19e siècle par les villageois, de peur de les voir pillés, les familles tombouctiennes ont ouvert leurs coffres où sont conservées des calligraphies dorées qui jaunissent. Une découverte majeure car ces manuscrits sont la preuve que «l'Afrique a joué un rôle dans la connaissance islamique pendant près de mille ans», a déclaré un expert islamique allemand responsable de la numérisation des manuscrits à l'université d'Oslo. Les mêmes renferment un savoir perdu que l’on commence à peine à décoder: la mémoire de l’Afrique. Certains proviennent d'Andalousie, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, tandis que d'autres ont été écrits par des auteurs africains à Tombouctou même. Les langues africaines étaient également écrites avec l'alphabet arabe pour le courrier diplomatique et les contrats.
Aujourd’hui, des collections de manuscrits, on en trouve une trentaine à Tombouctou (autres sources rapportent de 60 à 80 collections privées). Celle de l’Institut Ahmed Baba, organisme national financé par l’Afrique du Sud, la Norvège, le Luxembourg et la fondation Ford, aux États-Unis, est de loin la plus importante. Les autres sont conservées dans des bibliothèques privées. Abdelkader Haïdara, 45 ans, a reçu en héritage de son père neuf mille manuscrits, la plus grande collection privée de Tombouctou. Il les a exposés au grand public, initiant une nouvelle tendance: celle selon laquelle les propriétaires privés conservent eux-mêmes leurs trésors plutôt que de les confier à l'Etat malien. «Les familles sont les meilleurs gardiens de leur propre héritage intellectuel», déclare-t-il de manière claire et nette.
Contrairement à la majorité de ses compatriotes dans le Mali francophone, Abdelkader Haïdara, 45 ans, a été élevé en arabe. Sa famille a conservé vivant son héritage arabe et islamique, chaque génération remettant les manuscrits à la génération suivante et ce, depuis le XVIe siècle : son père a étudié au Soudan et en Egypte où il a acheté des manuscrits et les a copiés à la main. A cette époque, bon nombre d'autres familles installées à Tombouctou ont commencé à mettre leurs collections sous clef, les cachant même parfois dans le sable, de peur de les voir confisquées par les colonialistes français. Dans l'ancienne ville royale de Ségou, les Français avaient détourné de précieux manuscrits qui, encore à ce jour, sont conservés à la Bibliothèque nationale de France. Toutefois, Abdelkader Haïdara a passé près de vingt ans à acheter des manuscrits au nom de l'Institut Ahmed Baba dirigé par l'Etat à Tombouctou. Quelque trente mille manuscrits se trouvent archivés là-bas.
Abdelkader Haïdara a été le premier à ouvrir une collection privée en 1993, encourageant d'autres familles à en faire autant. Il en est résulté un véritable boom : les gens sont maintenant de plus en plus conscients de la valeur de leur héritage, y compris sur le plan matériel ...
Il y a un vaste trou dans l’histoire du continent. L’époque des missionnaires européens et des marchands d‘esclaves du 17e au 19e siècle ainsi que celle du colonialisme sont bien documentées. Celles des empires africains qui les ont précédées le sont beaucoup moins. Les Africains eux-mêmes connaissent peu de choses de l’Empire sonraï, ni de la percée de l’islam, apporté par les caravanes arabes. Faire l’histoire de l’Afrique précoloniale, on n’a longtemps même pas osé y penser, puisque les Africains n’avaient pas laissé de sources écrites. En 1963 encore, le fameux historien britannique Hugh Trevor-Roper a résonné de façon lapidaire : «Perhaps in the future, there will be some African history to teach. But at present there is none. There is only the history of Europeans in Africa. The rest is darkness.» Que c’est bizarre : l’histoire de l’Afrique consiste en l’histoire des Européens seulement. Celle des Africains est une tache blanche. Les manuscrits de Tombouctou sont la preuve du contraire. Pour l‘Afrique et les Africain(e)s, il s’agit de la mise au jour d’un grand pan de leur littérature ancienne. Donc, il ne faut plus que l’Afrique se regarde comme un continent misérable, sans histoire ni littérature, bref, sans mémoire écrite. Un tournant dans l’histoire des civilisations : alors, on pourra présenter au monde des connaissances sur l’art, l’histoire, maintes sciences, la culture. Non plus seulement être un continent totalement voué à l’oralité, non plus seulement être quémandeur passif de l’Occident.
La sauvegarde des manuscrits de Tombouctou est un travail de coopération internationale. L’ancien président de l’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, en a fait la première mission culturelle du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), ayant recueilli 25 millions de rands pour la construction d’une grande bibliothèque à Tombouctou. Elle accueille la collection de l’Institut Ahmed Baba, qui étouffe sous les livres. Espérons qu’on parvient à sauver les précieux manuscrits de Tombouctou. Pour exhumer et préserver ce faaaaaaabuleux patrimoine, il ne faut que quelques millions d’euros, une somme assez minable comparée à l’augmentation de capital que vient de réclamer Disneyland Paris à ses actionnaires pour renflouer son parc d’attractions. Finalement «de la nuit de l’oubli émerge ainsi une passionnante histoire de l’Afrique jusqu’à présent ignorée» (Jean-Michel Djian, Le Monde Diplomatique, 2004) ...
Par analogie avec ces uniques trésors tombouctiens, le livre intitulé «The Hidden Treasures of Timbuktu» (titre allemand : «Timbuktu und seine verborgenen Schätze», Frederking & Thaler, München 2009) est un vrai trésor également. Ses auteurs, John O. Hunwick, professeur à l’Institut d’études de la pensée islamique en Afrique (Université de Northwest, Etats-Unis), en collaboration avec son fils, Joseph Hunwick (photos) et Alida Jay Boye, coordonnateur du projet des bibliothèques de Tombouctou, et provenant de l’université d’Oslo, nous présentent un ouvrage sur le «phénomène ‹Tombouctou›», fait à la perfection, et un des plus beaux livres que j’ai jamais gardé dans mes mains : des photos splendides de la ville de Tombouctou, de ses habitants, des bibliothèques en ville et des manuscrits et livres, complétées par des textes détaillés et instructifs.
Un livre qui séduit par respect et humilité face aux peuples du Sahara en général, et aux hommes et femmes de Tombouctou en spécial. De la grande science était depuis toujours le résultat d’une vie et création communes des hommes et des cadres de vie les plus différents – c’est le message que fournit ce livre, par gratuit ...
YouTube : The Hidden Treasures of Timbuktu - Joseph Hunwick Photography (livre)
YouTube : The Hidden Treasures of Timbuktu
Timbuktu Manuscripts Project
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LES TRÉSORS DE TOMBOUCTOU
«Le sel vient du nord, l’or du sud et l’argent du pays des Blancs, mais les paroles de Dieu, les choses savantes, les histoires et les jolis contes, on ne les trouve qu’à Tombouctou». C’est ainsi que la ville de Tombouctou était qualifiée par un grand savant du 16e siècle. En effet, la «ville mystérieuse» du Sahara dispose d’un impressionnant patrimoine écrit dont l’originalité reste intimement liée à l’islamisation de la région entamée au 7e siècle de l’ère chrétienne. Tombouctou, foyer intellectuel et universitaire au 16e siècle, était une référence de la grandeur littéraire et scientifique du Soudan. Un livre illustré en grand format, intitulé «The Hidden Treasures of Timbuktu», relate la grande histoire de cette ville légendaire et ouvre la porte à une salle du trésor : d‘exceptionnels manuscrits d’une inestimable valeur historique et de rare beauté. Un hommage aimant et portrait fascinant de la ville de Tombouctou qui relient, de manière imposante, passé et présent ...
Les Européens associent Tombouctou avec le fin fond du monde connu. Mais en réalité, Tombouctou a été un haut lieu du monde austral pendant des siècles, à la fois un centre du commerce transsaharien et un fief de l'érudition islamique, ou selon Léon l’Africain, un «refuge pour érudits». Les routes s'entrecroisaient à cette époque : du nord, venaient les caravanes de sel, l'or, et les esclaves qui transitaient du sud sur le fleuve Niger (et aujourd'hui encore, Tombouctou demeure un point de rencontre entre les populations africaines et les peuples nomades berbères et arabes, un lieu où «se croisent pirogue et chameau»). Les marchands ont attiré les érudits et dès le XVe siècle, la ville de Tombouctou comptait pas moins de cent mille habitants, dont vingt-cinq mille étudiants qui fréquentaient sa célèbre université islamique de Sankoré ; la réputation de l’université («Oxford de l‘Afrique») rayonnait partout dans le monde arabe. On y enseignait, écrivait des livres, reproduits par des copistes et vendus au marché. La ville était alors au centre d’empires importants qui s’étendaient sur des régions plus vastes que le Mali actuel ...
Quelque cent mille manuscrits anciens témoignent aujourd'hui de cette époque. Rédigés en arabe (à l'époque, langue de l'élite dans l'Afrique de l'Ouest), ils couvrent des sujets aussi divers que le droit islamique, la philosophie, la médecine, la climatologie, la philologie et la littérature, l'astronomie, l’optique, les mathématiques, la géomancie, l'histoire du Mali et les sciences coraniques. Les plus anciens sont un manuel de droit islamique datant de 1204, et un coran, écrit sur un parchemin en peau de gazelle, datant aussi du 13e siècle. Et véritables curiosités restent un recueil sur l'intimité, écrit au 14e siècle par Muhamad Tagar al Fullani, ou un manuel du 18e siècle s’apparentant au Kamasutra dans lequel on trouve des positions sexuelles, des remèdes contre l’impuissance et un chapitre intitulé «Etre patient avec les femmes» (ha ha). Un autre manuscrit expose une charte des droits de l’homme, cinq cents ans avant la nôtre. Le contenu des manuscrits de l’historien Ismaël Diadié Haïdara intéresse les climatologues et les astronomes ; ses ancêtres ont noté dans les marges des livres les dates des crues et décrues du fleuve Niger ainsi que celles des événements marquants, comme les tremblements de terre. On y apprend ainsi qu’une pluie de météorites a traversé le ciel saharien en 1583!!! Parmi ces précieux documents, il y a bien sûr de nombreux corans et des écrits religieux, mais aussi des traités de pharmacopée, de savoir-vivre, des actes de commerce, des certificats d'affranchissement d'esclaves, des testaments, etc. Mis bout à bout, ils révèlent tout un pan de l'histoire intime des peuples du Sahara.
On a trouvé ces manuscrits un peu partout dans la région entourant la mythique ville au cours des 20 dernières années : cachés au 19e siècle par les villageois, de peur de les voir pillés, les familles tombouctiennes ont ouvert leurs coffres où sont conservées des calligraphies dorées qui jaunissent. Une découverte majeure car ces manuscrits sont la preuve que «l'Afrique a joué un rôle dans la connaissance islamique pendant près de mille ans», a déclaré un expert islamique allemand responsable de la numérisation des manuscrits à l'université d'Oslo. Les mêmes renferment un savoir perdu que l’on commence à peine à décoder: la mémoire de l’Afrique. Certains proviennent d'Andalousie, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, tandis que d'autres ont été écrits par des auteurs africains à Tombouctou même. Les langues africaines étaient également écrites avec l'alphabet arabe pour le courrier diplomatique et les contrats.
Aujourd’hui, des collections de manuscrits, on en trouve une trentaine à Tombouctou (autres sources rapportent de 60 à 80 collections privées). Celle de l’Institut Ahmed Baba, organisme national financé par l’Afrique du Sud, la Norvège, le Luxembourg et la fondation Ford, aux États-Unis, est de loin la plus importante. Les autres sont conservées dans des bibliothèques privées. Abdelkader Haïdara, 45 ans, a reçu en héritage de son père neuf mille manuscrits, la plus grande collection privée de Tombouctou. Il les a exposés au grand public, initiant une nouvelle tendance: celle selon laquelle les propriétaires privés conservent eux-mêmes leurs trésors plutôt que de les confier à l'Etat malien. «Les familles sont les meilleurs gardiens de leur propre héritage intellectuel», déclare-t-il de manière claire et nette.
Contrairement à la majorité de ses compatriotes dans le Mali francophone, Abdelkader Haïdara, 45 ans, a été élevé en arabe. Sa famille a conservé vivant son héritage arabe et islamique, chaque génération remettant les manuscrits à la génération suivante et ce, depuis le XVIe siècle : son père a étudié au Soudan et en Egypte où il a acheté des manuscrits et les a copiés à la main. A cette époque, bon nombre d'autres familles installées à Tombouctou ont commencé à mettre leurs collections sous clef, les cachant même parfois dans le sable, de peur de les voir confisquées par les colonialistes français. Dans l'ancienne ville royale de Ségou, les Français avaient détourné de précieux manuscrits qui, encore à ce jour, sont conservés à la Bibliothèque nationale de France. Toutefois, Abdelkader Haïdara a passé près de vingt ans à acheter des manuscrits au nom de l'Institut Ahmed Baba dirigé par l'Etat à Tombouctou. Quelque trente mille manuscrits se trouvent archivés là-bas.
Abdelkader Haïdara a été le premier à ouvrir une collection privée en 1993, encourageant d'autres familles à en faire autant. Il en est résulté un véritable boom : les gens sont maintenant de plus en plus conscients de la valeur de leur héritage, y compris sur le plan matériel ...
Il y a un vaste trou dans l’histoire du continent. L’époque des missionnaires européens et des marchands d‘esclaves du 17e au 19e siècle ainsi que celle du colonialisme sont bien documentées. Celles des empires africains qui les ont précédées le sont beaucoup moins. Les Africains eux-mêmes connaissent peu de choses de l’Empire sonraï, ni de la percée de l’islam, apporté par les caravanes arabes. Faire l’histoire de l’Afrique précoloniale, on n’a longtemps même pas osé y penser, puisque les Africains n’avaient pas laissé de sources écrites. En 1963 encore, le fameux historien britannique Hugh Trevor-Roper a résonné de façon lapidaire : «Perhaps in the future, there will be some African history to teach. But at present there is none. There is only the history of Europeans in Africa. The rest is darkness.» Que c’est bizarre : l’histoire de l’Afrique consiste en l’histoire des Européens seulement. Celle des Africains est une tache blanche. Les manuscrits de Tombouctou sont la preuve du contraire. Pour l‘Afrique et les Africain(e)s, il s’agit de la mise au jour d’un grand pan de leur littérature ancienne. Donc, il ne faut plus que l’Afrique se regarde comme un continent misérable, sans histoire ni littérature, bref, sans mémoire écrite. Un tournant dans l’histoire des civilisations : alors, on pourra présenter au monde des connaissances sur l’art, l’histoire, maintes sciences, la culture. Non plus seulement être un continent totalement voué à l’oralité, non plus seulement être quémandeur passif de l’Occident.
La sauvegarde des manuscrits de Tombouctou est un travail de coopération internationale. L’ancien président de l’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, en a fait la première mission culturelle du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), ayant recueilli 25 millions de rands pour la construction d’une grande bibliothèque à Tombouctou. Elle accueille la collection de l’Institut Ahmed Baba, qui étouffe sous les livres. Espérons qu’on parvient à sauver les précieux manuscrits de Tombouctou. Pour exhumer et préserver ce faaaaaaabuleux patrimoine, il ne faut que quelques millions d’euros, une somme assez minable comparée à l’augmentation de capital que vient de réclamer Disneyland Paris à ses actionnaires pour renflouer son parc d’attractions. Finalement «de la nuit de l’oubli émerge ainsi une passionnante histoire de l’Afrique jusqu’à présent ignorée» (Jean-Michel Djian, Le Monde Diplomatique, 2004) ...
Par analogie avec ces uniques trésors tombouctiens, le livre intitulé «The Hidden Treasures of Timbuktu» (titre allemand : «Timbuktu und seine verborgenen Schätze», Frederking & Thaler, München 2009) est un vrai trésor également. Ses auteurs, John O. Hunwick, professeur à l’Institut d’études de la pensée islamique en Afrique (Université de Northwest, Etats-Unis), en collaboration avec son fils, Joseph Hunwick (photos) et Alida Jay Boye, coordonnateur du projet des bibliothèques de Tombouctou, et provenant de l’université d’Oslo, nous présentent un ouvrage sur le «phénomène ‹Tombouctou›», fait à la perfection, et un des plus beaux livres que j’ai jamais gardé dans mes mains : des photos splendides de la ville de Tombouctou, de ses habitants, des bibliothèques en ville et des manuscrits et livres, complétées par des textes détaillés et instructifs.
Un livre qui séduit par respect et humilité face aux peuples du Sahara en général, et aux hommes et femmes de Tombouctou en spécial. De la grande science était depuis toujours le résultat d’une vie et création communes des hommes et des cadres de vie les plus différents – c’est le message que fournit ce livre, par gratuit ...
YouTube : The Hidden Treasures of Timbuktu - Joseph Hunwick Photography (livre)
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Timbuktu Manuscripts Project
hgb
Bonjour
Je possède un Land Rover Discovery Td5 se moteur BMW 2,5 l 5 cylindres 10 cv climatisé de 2003 (140.000 km) que je souhaite donner à mon fiancé qui est guide indépendant au pays Dogon au Mali. Est-il raisonnable de faire descendre un tel type de véhicule dont la fonction sera notamment le transport de touristes sur pistes..., sachant qu'il comporte quand même pas mal d'électronique (pack électrique, ACE anti roulis, HDC contrôle d'adhérence en descente...) et que les réparations ne pourront se faire qu'à Bamako et encore ( Infos à ce sujet ? Beaucoup de Land Discovery au Mali? Personnellement je n'en ai jamais vu !...) Si je fais descendre le Land je l'équiperai (pare, buffle, sabot de protection, réservoir supplémentaire...) mais bon... Ou bien faut-il que je le revende pour investir dans un Toyota ? On m'a proposé un Toyota Runner 2,5 l climatisé de 1991 avec 260.000 km pour 4200 euros mais je crains pour les frais de réparation et de dédouanement vu l'age du véhicule. Si je revends mon Land Rover, je peux avoir un budget d'environ 10.000 euros et donc essayer de trouver un bon vieux Toyota. Alors que faire ? Je souhaiterais faire descendre ce véhicule (Land ou Toyota) entre novembre et décembre 2010 par la route et recherche un convoyeur pour cela Comment faire le transfert de carte grise entre moi et mon fiancé ? Doit-on faire établir la carte grise au nom du convoyeur ? Dois-je établir un certificat de cession gratuite pour mon fiancé ? etc... Merci pour vos réponses rapides et vos conseils précieux.
Ludmilangelo
Je possède un Land Rover Discovery Td5 se moteur BMW 2,5 l 5 cylindres 10 cv climatisé de 2003 (140.000 km) que je souhaite donner à mon fiancé qui est guide indépendant au pays Dogon au Mali. Est-il raisonnable de faire descendre un tel type de véhicule dont la fonction sera notamment le transport de touristes sur pistes..., sachant qu'il comporte quand même pas mal d'électronique (pack électrique, ACE anti roulis, HDC contrôle d'adhérence en descente...) et que les réparations ne pourront se faire qu'à Bamako et encore ( Infos à ce sujet ? Beaucoup de Land Discovery au Mali? Personnellement je n'en ai jamais vu !...) Si je fais descendre le Land je l'équiperai (pare, buffle, sabot de protection, réservoir supplémentaire...) mais bon... Ou bien faut-il que je le revende pour investir dans un Toyota ? On m'a proposé un Toyota Runner 2,5 l climatisé de 1991 avec 260.000 km pour 4200 euros mais je crains pour les frais de réparation et de dédouanement vu l'age du véhicule. Si je revends mon Land Rover, je peux avoir un budget d'environ 10.000 euros et donc essayer de trouver un bon vieux Toyota. Alors que faire ? Je souhaiterais faire descendre ce véhicule (Land ou Toyota) entre novembre et décembre 2010 par la route et recherche un convoyeur pour cela Comment faire le transfert de carte grise entre moi et mon fiancé ? Doit-on faire établir la carte grise au nom du convoyeur ? Dois-je établir un certificat de cession gratuite pour mon fiancé ? etc... Merci pour vos réponses rapides et vos conseils précieux.
Ludmilangelo
Les deux otages espagnols détenus par AQMI viennent d'être libérés, en échange de l'extradition vers le Mali d'un ressortissant malien condamné en Mauritanie dans le cadre de l'enlèvement des trois espagnols (le troisième otage, une jeune femme, avait été libéré en mars).
Les catalans vont être contents !! olivia
Bonjour,
Je prévois de faire au mois de décembre le parcours: Tanger / Nouakchott / Bamako / Pays Dogon / Ouagadougou. Quelles sont les cartes les plus appropriées pour ce trajet. Quel GPS choisir? et y a-t-il des cartes pour GPS avec des chemins détournés autour de ce parcours? Merci
Je prévois de faire au mois de décembre le parcours: Tanger / Nouakchott / Bamako / Pays Dogon / Ouagadougou. Quelles sont les cartes les plus appropriées pour ce trajet. Quel GPS choisir? et y a-t-il des cartes pour GPS avec des chemins détournés autour de ce parcours? Merci
Bonjour,
nous sommes prêts au départ pour notre voyage 2 semaines du 26 mars au 10 avril : Burkina/ Mali .Nous lisons sur les forums
que la température est très élevée en cette période, est-ce vraiment une chaleur insupportable?? 40°50°degres??
nous allons voyager avec un4x4 climatisé au départ de Ouaga/Bobo/Dogon/Nazinga
merci par avance de vos conseils
Bonjour,
Avec notre petite équipe de bénévole de l'association "Sur la piste" nous aimerions préparer un voyage en octobre - novembre 2009 en direction du Mali, Bamako et plus précisément au pays Dogon.
Nous montons des projets la bas en partenariat avec une association locale du village de Koundou. Plusieurs projets sont en cours dont un qui nécessite d'apporter la bas un peu de matériel (environ 200 kilos).
Nous travaillons sur l introduction et le développement de cuiseur solaire dans les zones désertiques.
Nous avons l intention pour notre prochain voyage la bas de descendre en 4x4 et Moto.
Nous avons pas mal de question encore et de préparation pour etre pret mais il nous parait accessible de le faire.
Nous recherchons des personnes qui seraient intéressé pour partager l aventure avec nous et/ou juste nous donner quelques conseils.
Nous comptons un mois ou plus pour le faire, et ne savons pas encore si nous reviendrons par la route ou en avion. Dans le deuxième cas nous vendrons ou donnerons nos véhicules sur place (prévoir à l avance tout cela pour les papiers)
Pour les véhicules nous sommes en train de chercher une bonne occase pour un nissan patrol 7 places, pour la moto j ai déjà un 650 dominator. Je m entraîne en enduro et sur des terrains de cross avec, beaucoup plus maniable et léger qu'un africa twin.
Voila un peu d'infos sur un projet en cours de préparation. Tous les conseils seront les bienvenues, n'hésitez pas à nous écrire et vous joindre à nous si le projet vous motive.
cordialement Benjamin K
Pour les véhicules nous sommes en train de chercher une bonne occase pour un nissan patrol 7 places, pour la moto j ai déjà un 650 dominator. Je m entraîne en enduro et sur des terrains de cross avec, beaucoup plus maniable et léger qu'un africa twin.
Voila un peu d'infos sur un projet en cours de préparation. Tous les conseils seront les bienvenues, n'hésitez pas à nous écrire et vous joindre à nous si le projet vous motive.
cordialement Benjamin K
bonjour, j'aimerais savoir si au Sénégal et au Mali on peut acheter des produit anti-moustique? ou, combien, comment?
je suis a la recherche d un grossiste pour la creation d une alimentation au mali
grossiste au burkina, ou a bamako
merci de vos remarques
nouvellement diététicienne, je souhaite retourner au mali en janvier, afin de proposer mes services dans un centre de renutrition ou autre stucture qui pourrait avoir besoin de conseils et formation en nutrition. Je pense notamment que les besoins se situent au niveau de l'alimentation des enfants de 0 à 6 ans, et en particulier de la période de sevrage.
je recherche des personnes qui connaissent des centres de renutrition ou autres structures (clinique, orphelinat, pouponnière, associations de femmes)qui peuvent avoir ces besoins afin d'améliorer la prise en charge nutritionnelle des patients, des enfants. afin de former des encadrants à une meilleur connaissance de l'alimentation, de l'équilibre alimentaire (tenant compte de la situation economique et agricole du secteur)
merci pour les infos!
tout autre contact en lien avec l'alimentation, la cuisine est bienvenu
merci pour les infos!
tout autre contact en lien avec l'alimentation, la cuisine est bienvenu
J'aimerais monter une alimentation a Mopti , je suis donc preneuse de toutes informations conçernant cette activitée (fournisseurs, papiers administratifs, etc.......)
Salut a tous,
On me propose un poste a Gao au Mali avec des passages sur Kidal!
Donc les questions d'usages, je ne connais pas du tout le Mali, j'aimerai connaitre les conditions de vie de Gao surtout, population, alimentation, chaleur etc!!
Nous partirons avec mon mari (qui cherchera un travail sur place ou éventuellement faire de la formation en charpente) et notre fille de 6 mois....
Je n'ai pas encore dis oui, ni non plein de détails sont a régler... Alors si certain d'entre vous on des conseils et des bon plans sur la région ca me ferait plaisir de savoir!
Merci a l'avance
On me propose un poste a Gao au Mali avec des passages sur Kidal!
Donc les questions d'usages, je ne connais pas du tout le Mali, j'aimerai connaitre les conditions de vie de Gao surtout, population, alimentation, chaleur etc!!
Nous partirons avec mon mari (qui cherchera un travail sur place ou éventuellement faire de la formation en charpente) et notre fille de 6 mois....
Je n'ai pas encore dis oui, ni non plein de détails sont a régler... Alors si certain d'entre vous on des conseils et des bon plans sur la région ca me ferait plaisir de savoir!
Merci a l'avance
Dumunifènw ni Minnifènw Mali la
(Cuisine et Boissons au Mali)
Je me suis efforcé de dresser une liste aussi complète que possible des termes concernant la « Cuisine Malienne », cuisine saine et savoureuse, mais aussi variée. Tout à fait. Il faut tout de même dire que la cuisine malienne n’a ni "Caille en sarcophage" (si je lis ça, j’ai la nausée) ni "Aiguillettes de canard au caramel d’orange" ni "Pavés de Cabillaud, sauce Saint-Jacques au Chablis" ni "Osso buco de porc aux oignons caramélisés et à l’orange" en réserve mais le Basi (plat de couscous) et le Fakuwoyi (plat de riz à la sonraï) sont bien au goût et remplissent le ventre, sans tout bric-à-brac culinaire ... Ce petit dictionnaire des aliments regroupe environ 170 termes, classés dans les catégories suivantes : 1. fruits, 2. légumes/céréales, 3. ingrédients, 4. viande/poisson, 5. repas/plat, 6. casse-croûte et 7. boissons ....
Concernant un pays comme le Mali (en Afrique de l’Ouest), on ne peut parler de l’alimentation, de la situation nutritionnelle sans parler de la faim. Le Mali est un pays òu la faim, et encore plus la peur de la faim, sont encore des réalités présentes et écrasantes. Le Mali est un pays où la certitude de manger n’est pas garantie pour chacun et pour chaque jour, la présence de la nourriture est quasi obsessionnelle, non seulement dans le quotidien (et surtout dans celui des femmes) – mais aussi dans tous les domaines de la vie sociale (il est typique que le Malien parle d’habitude de Da nyini « chercher de la nourriture » !) et même dans les contes, les récits, les drames, etc. Malgré tout ou plutôt juste pour cela, le Mali est un pays où les premiers mots (après I ni tile ! « Bonjour ! ») qu’apprend l’étranger de passage sont Na dumuni kè ! (« Viens manger ! »).
Un autre trait caractéristique concerne l’importance quant à la quantité de nourriture. Bien nourrir son hôte, c’est insister pour qu’il continue et continue à manger (en tout cas, pour qu’il mange plus, beaucoup plus que le maître et les autres membres de la maison), et, en cas de nécessité, c’est se plaindre de sa faible consommation : dans mon cas, le maître de maison n’accepte jamais mon Ne fara kèlèkèlè ! (« Je suis bien rassasié ! »). Lui-même met la main 5 fois dans le grand plat et arrête ensuite, moi, je vide un plat entier et suis sur le point de craquer mais il me dit I ma foyi dun ! (« Tu n’as rien mangé ! ») et me prie de continuer : A dun ! (« Mange ! »). Et même si je dévorais un hippo, il insisterait sur un deuxième …
Un autre caractère essentiel est que la cuisine est le domaine exclusivement féminin ; il est même très mal considéré qu’un homme vienne rôder autour des marmites. Toute intrusion dans la sphère féminine est ici stigmatisée. A mentionner de plus que la relation cuisine-sexualité est nettement manifeste : c’est toujours le tour de celle de ses épouses de faire la cuisine, avec qui le mari passe la nuit – deux jours de suite et de manière habituelle. Cela veut dire que le tour de cuisine est le tour de natte (= lit conjugal). Ne pas faire l’amour (muguli)*, c’est ne pas faire la cuisine (tobili). Voilà !
La consommation de la nourriture même consiste en quatre doubles opérations : l’arrivée et le retour des plats, le cérémonial de l’eau (toilette des mains), le conditionnement de la nourriture (disposition des aliments), les bénédictions (invitation à manger, remerciement). L’arrivée de la nourriture inaugure le cérémonial du repas. Le plat unique est apporté par la cuisinière (ou par une ou plusieurs filles qui ont secondé dans la cuisine). L’arrivée des terrines est accompagnée soit de la formule Dumuni filè ! (« Voici la nourriture ! »), soit de Dumuni nana ! (« La nourriture est venue ! ») ou de Dumuni mòna ! (« Le repas est prêt ! »). Puis, on déploie la natte, où les participants (hommes et femmes mangent séparément !) s’installent, formant cercle autour du plat, et après la toilette des mains de chacun en faisant circuler la cuvette d’eau, le plus ancien (c’est en règle le dutigi, « maître de maison », s’il est présent, sinon, c’est celui qu’il désigne ou qui agit sous sa responsabilité et sa surveillance) commence à conditionner la nourriture : verser de la sauce sur le riz ou le tô, couper la viande ou le poisson en morceaux et distribuer les morceaux tout autour du récipient, etc. C’est seulement lorsque cette disposition est achevée que le maître de maison, prenant de la main droite le premier morceau au plat commun, prononce au nom de tous la formule Bisimilayi (« Au nom de Dieu ») qui convie à commencer le repas. La nourriture est prise en silence. Chacun s’efforce de manger en respectant la portion de plat qui lui est attribuée par sa place sur la natte. De l’importance : on ne touche les aliments que de la main droite (!!!), on tient les yeux tournés vers le plat, sans regarder les autres, et les doigts serrés, en prenant la nourriture sur l’avant de la main, et on ne boit jamais pendant le repas, jamais. Lorsque l’un des participants est rassasié (a falen don ou a fara) – il serait inconvenant pour un homme qui se respecte de rester le dernier à manger au plat – il boit une gorgée du récipient commun, puis se lève et, tout en se lavant les mains de nouveau, remercie le maître de maison : Abarka ! (« Merci ! »). Celui-ci répond : Abarka Ala ye ! (« Merci à Dieu ! »). Dans « ma » famille, tout enfant est astreint à faire le tour autour de la natte pour remercier chaque participant adulte, même le hôte, moi, et tous répondent au petit de la même manière. Après avoir terminé le repas, on dispose les ustensiles et met les restes de côté qui sont distribués aux pauvres ou aux garibu, les élèves de l’école coranique qui parcourent les quartiers jour par jour pour « chercher de la nourriture », pour dégotter ces restes**. Eux aussi ont faim …
Qu’on me permette de dédier le peu de lignes écrites ici à N Balimamuso Tarawele, Mme Traoré (habitant un petit village bozo au nord du Lac Débo), chère femme et formidable cuisinière dont les plats de riz et à poisson bien saucés, les patates douces, le manioc et … et … et … (le tout délicatement préparé !!!) ont souvent aidé un toubab affamé pour éviter de mourir de faim. ABARKA !
+++++++++++++++++++++++
L’ordre des mots dans ce petit dictionnaire est alphabétique. La structure des articles est en principe la suivante, de gauche à droite : (1) toute entrée principale bambara est indiquée en caractères gras et en italique, (2) l’analyse morphologique entre parenthèses, en séparant un morphème d’un autre par un trait d’union, (3) la source étrangère en chevrons, (4) l’indication de classe lexicale au moyen des abréviations (voir en bas), (5) la traduction française, (6) le nom scientifique en italique et souligné (7) la signification littérale d’un composé ou dérivé entre guillemets, et (8) un synonyme ou un renvoi vers une autre entrée. Les mots subordonnés sont marqués par (–) et mis en italique mais non en gras ; quant à eux, il s’agit le plus souvent de composés nominaux du type déterminatif où le constituant déterminé (= mot-clé bambara) est précédé par un déterminant (pour illustrer, dans le composé misisogo, le constituant déterminé est sogo, le déterminant est misi).
(Abréviations utilisées dans le dictionnaire : an. = origine anglaise ; ar. = origine arabe ; fr. = origine française ; litt. = littéralement ; ma. = origine arabe-maghrébine ; n. = nom ; n.c. = nom composé ; n.co. = nom complexe (ici : nom composé + dérivatif) ; n.d. = nom dérivé ; s.c. = séquence coordinative ; s.n. = syntagme nominal ; syn. = synonyme ; so. = origine sonraï ; Note orthographique : les voyelles semi-ouvertes sont écrites /è/ et /ò/, les nasales vélaire et palatale /ng/ et /ny/).
• Jiridenw (fruits) :
baranda : n. grosse banane qu’on fait cuire ; syn. loko buyaki : n. goyave. Psidium guajava darakase : (voir sòmò) jabibi : n. ananas. Ananassa saliva koko < fr. (noix de) coco > : n. coco lenburu / lemuru : n. citron – lenburuba / lemuruba (< lenburu-ba) : n.d. orange. Citrus sinensis ; litt. « gros citron » loko : (voir baranda) mangoro : n. mangue. Mangifera indica manje : n. papaye. Carica papaya melòn < fr. melon >: n. melon ; syn. tubabunsèrè misika < fr. muscat > : n. (sorte de) mangue namasa : n. banane. Musa paradisiaca nsèrè / nsara : n. pastèque – tubabunsèrè (< tubabu-nsèrè) : n.c. pastèque (européenne) ; syn. melòn nsiraden (< nsira-den) : n.c. fruit du baobab, utilisé p.ex. dans la bouillie de sevrage des bébés (nsira : n. arbre baobab. Adansonia digitata) ntamaro / tamaro : n. datte. Phoenix dactylifera ntomi : n. tamarin. Tamarindus indica obèrizini < fr. aubergine > : n. aubergine ; syn. tubabunkòyò panpòlòmusi < fr. pamplemousse > : n. pamplemousse pomu / pòmu < fr. pomme > : n. pomme rezèn < fr. raisin > : n. raisin serisi < fr. cerise > : n. cerise soro : n. figue sòmò : n. pomme-cajou. Anacardium occidentale ; syn. darakase sunsun : n. pomme cannelle. Annona squamosa tiga / tigè : n. arachide, cacahuète. Arachis hypogaea tubabunkòyò (< tubabu-nkòyò) : (voir obèrizini) woro : n. noix de kola. Cola nitida
• Nakòfènw ni nyò (légumes et céréales) :
alikama < ar. al-qamh > : n. 1. blé, froment ; 2. vermicelle artisanal préparé de farine de blé. Triticum durum bananku (< banan-ku) : n.c. manioc. Manihot esculenta fini : n. fonio. Digitaria exilis je : n. courge, citrouille. Cucurbita maxima kaba : n. maïs. Zea mays ; syn. maanyò karòti < fr. carotte > : n. carotte keninge : n. (variété de) sorgho. Sorghum gambicum kòmitèrè / pomitèrè < fr. pomme de terre > : n. pomme de terre, patate kònkòn < fr. concombre > : n. concombre. Cucumis sativus ku : n. igname. Dioscorea sp. maanyò / mòònyò : (voir kaba) malo : n. riz. Oriza sativa nyamaku (< nyama-ku) : n.c. gingembre (plante). Zingiber officinalis ; syn. jinjinbere nyò : n. 1. mil (petit mil, sorgho) ; 2. céréale (terme générique) – sanyò (< sa-nyò) : n.c. (variété de) mil. Penicillaria spicata salati < fr. salade > : n. salade si : n. karité. Butyrospermum parkii siyò / shò : n. haricot. Vigna unguiculata – tubabusiyò (< tubabu-siyò) : n.c. haricot blanc ; litt. « haricot européen » su / supomu < fr. chou > : n. chou. Brassica oleracea var. capitata tamati < fr. tomate > : n. tomate woso : n. patate douce
• Ndiyalanw (condiments, ingrédients à la sauce) :
fan : n. œuf ; syn. kili – kamifan (< kami-fan) : n.c. œuf de pintade – shèfan (< shè-fan) : n.c. œuf de poule foronto : n. petit piment. Capsicum frutescens – forontobanin (< foronto-ba-nin) : n.d. gros piment. Capsicum annuum ; syn. kèlèkèlè fyèfyè < ar. fiffil > : n. poivre. Piper guineense gan / gwan : n. gombo. Hibiscus esculentus jaba : n. oignon jumbo : n. bouillon-cube Jumbo ; voir aussi maji kèlèkèlè : (voir foronto) kili : (voir fan) kògò / kwa : n. sel – kògòfin (< kògò-fin) : n.c. sel gemme ; litt. « sel noir » – tubabukògò (< tubabu-kògò) : n.c. sel (par opposition au sel gemme) ; litt. « sel européen » layi < fr. ail > : n. ail. Allium sativum loriye < fr. laurier > : n. laurier lògòti : n. concentré de tomate maji : n. bouillon-cube Maggi ; voir aussi jumbo – majinin (< maji-nin) : n.d. bouillon-cube (pièce) ; litt. « petit Maggi » mugu : n. poudre, farine – kabamugu (< kaba-mugu) : n.c. farine de maïs – nyòmugu (< nyò-mugu) : n.c. farine de mil nabulu (< na-bulu) : n.c. feuilles qui servent à préparer la sauce ; litt. « feuille de sauce » nanaye < ar. na’na‘ > : n. menthe. Mentha viridis, M.sp. nèrètu (< nèrè-tu) : n.c. condiment fabriqué des graines de nèrè fermentées (nèrè : n. nèrè de Gambie (arbre). Parkia biglobosa) ; syn. sunbala nkòyò / nkèyè : n. tomate amère, aubergine africaine. Solanum aethiopicum nògòlan (< nògò-lan) : n.d. mucilage (poudre verte utilisée à faire une sauce gluante pour le to) nyèbilennan (< nyè-bilen-nan) : n.co. poudre rouge (vendue au marché pour mettre dans la sauce) pònpòròn / ponporon < fr. poivron > : n. poivron sukaro < ar. sukkar > : n. sucre sunbala : (voir nèrètu) tulu : n. 1. huile ; 2. graisse – bènètulu (< bènè-tulu) : n.c. huile de sésame (bènè : n. sésame (plante). Sesamum indicum) – ntentulu (< nten-tulu) : n.c. huile de palme (nten : n. palmier à huile. Elaeis guineensis) – situlu (< si-tulu) : n.c. beurre de karité – tigatulu (< tiga-tulu) : n.c. huile d’arachide
• Sogo ni jègè (viande et poisson) :
jègè : n. poisson – jègè jalan : s.n. poisson sec – jègè jirannen : s.n. poisson frit – jègè kènè : s.n. poisson frais – jègè wusu(len) : s.n. poisson fumé manògò : n. silure (poisson). Clarias ntèbèn / ntèfèn : n. carpe du Niger. Tilapia saalen / salen : n. capitaine (poisson). Lates niloticus sogo : n. viande – basogo (< ba-sogo) : n.c. viande de chèvre – lèsogo (< lè-sogo) : n.c. viande de porc – misisogo (< misi-sogo): n.c. viande de bœuf – sagasogo (< saga-sogo) : n.c. viande d’agneau – shèsogo / sèsogo (< shè-sogo) : n.c. viande de poule wulujègè (< wulu-jègè) : n.c. poisson-chien. Hydrocynus brevis
• Fanaw (repas, plats, sauces) :
basi : n. couscous (préparé le plus souvent de fonio) còrdi : n. riz à sauce de poisson sec ou fumé, de huile et de condimants divers (cuisine peul) dègè : n. farine délayé, brouet – tigadègè (< tiga-dègè) : n.c. pâte d’arachide – tigadègèna (< tiga-dègè-na): n.c. 1. sauce pour la pâte d’arachide ; 2. pâte d’arachide fakuwoyi < so. fakuhoy > : n. 1. sauce verte foncée, à la base des feuilles du nsòfòn (plante). Corchorus olitorius (cultivée) mais aussi les C. fascicularis et C. tridens (sauvages); 2. plat de riz avec cette sauce (cuisine sonraï) fèènè : n. crème du lait fòyò : n. plat en granules, sorte de couscous (préparée avec le fonio) furufuru : n. petit beignet (au petit-déjeuner) – syòfurufuru (< syò-furufuru): n.c. beignet (à la base de haricots) ganna (< gan-na) : n.c. sauce de gombo jabaji (< jaba-ji) : n.c. sauce à l’oignon kini : n. 1. riz (cuit) ; 2. plat de céréales cuites en grain (surtout le riz) – kini nama : s.n. riz-sauce makòròni < fr. macaroni > : n. pâte, macaroni mòni : n. bouillie (de farine de mil, de maïs et/ou de riz allongée ; au petit-déjeuner) mugufara (< mugu-fara) : n.c. mets préparé à partir de farine de petit mil, de piment et de sel passés à la meule, auxquels on ajoute du sucre, du lait, du beurre na : n. sauce – naji (< na-ji) : n.c. sauce, soupe – najinin (< na-ji-nin) : n.co. l’arôme Maggi ; litt. « petite sauce » nbuuru ani naarè : s.c. tartine beurrée (au petit-déjeuner) nsamè / nsaamè : n. riz au gras ngòmi : n. petite galette (à la pâte de mil, au petit-déjeuner) nyugu / nyuguji : n. « épinard », sauce de feuilles (de plantes diverses) òmèlèti < fr. omelette > : n. omelette sagasaga : n. sauce pour le riz (préparée avec des feuilles de manioc, de patate douce et huile de palme) seri : n. bouillie (de céréales concassées ; au petit-déjeuner) to : n. tô (plat de céréales, à base de farine de sorgho, de mil …)
• sirafanafènw (casse-croûte, snacks) :
bròshèti < fr. brochette > : n. brochette à viande grillée ; syn. sogokala jeninen farini : n. petit beignet (de la farine de blé) pate < fr. pâte > : n. pâte frite (remplie de viande hachée et de chili) sanwisi < an. sandwich > : n. sandwich sogo jirannen (< sogo jiran-nen): s.n. viande cuite ; voir aussi sogo sogokala jeninen (< sogo-kala jeni-nen) : s.n. brochette à viande grillée ; litt. « bâton à viande brûlée » ; syn. bròshèti tiganin (< tiga-nin) : n.d. confiserie (arachide du sucre) ; litt. « petite arachide »
• Minnifènw (boissons) :
atayi < ma. ataay > : n. thé (à la menthe) ; syn. dute, te biyèri < fr. bière > : n. bière capalo : n. bière de mil traditionnelle dabilen / dabilennin (< da-bilen) : n.c. 1. oseille de Guinée (plante herbacée). Hibiscus sabdariffa ; litt. « Hibiscus rouge » ; 2. boisson (« bissap ») préparée à partir des fleurs rouges séchées de cette plante diwèn < fr. du vin > : n. vin dòlò : n. 1. alcool, boisson alcoolisée, liquide « mauvais » ; 2. bière – nyòdòlò (< nyò-dòlò) : n.c. bière de mil – tubabudòlò (< tubabu-dòlò) : n.c. boisson alcoolisée (bière, vin, etc.) ; litt. « boisson européenne » dute / te < fr. du thé / thé > : (voir atayi) flagi : n. Flag (marque de bière au Mali) jabibiji (< jabibi-ji) : n.c. jus d’ananas ji : n. 1. (tout) liquide (terme générique) ; 2. eau ; 3. sauce ; 4. jus – butèlikònòji (< butèli-kònò-ji) : n.c. eau minérale ; litt. « eau dans la bouteille » – ji suma(len) : s.n. eau froide. « Ji suma bè ! » crient les vendeuses d’eau dans les rues – minniji (< min-li-ji) : n.c. eau à boire – worobinèji (< worobinè-ji) : n.c. eau du robinet (worobinè < fr. robinet >) jinjinbere < fr. gingembre > : n. boisson de gingembre ; voir aussi nyamaku jiridenji (< jiri-den-ji) : n.c. jus de fruit (en général) ; litt. « liquide de l’enfant d’arbre » kafe < fr. café > : n. 1. café ; 2. boisson chaude (lipton ou café mais pas le thé malien) kasètèli : n. Castel (marque de bière légendaire au Mali) kokoji (< koko-ji) : n.c. lait de coco ; litt. « liquide de coco » kòka : n. Coca-Cola limònati < fr. limonade > : n. limonade liptòn : n. 1. Lipton (marque de thé, en sachets) ; 2. (mot de code pour) corruption muguji (< mugu-ji) : n.c. boisson préparée à partir de farine de petit miel, de gingembre, de piment et de sucre, éventuellement de glace (région de Koutiala) nbanji / banji (< nban-ji) : n.c. vin de palme ; litt. « liquide du raphia » (nban / ban : n. raphia (arbre). Raphia sudanica) nònò : n. lait – banònò (< ba-nònò) : n.c. lait de chèvre – misinònò (< misi-nònò) : n.c. lait de vache – nònòmugu (< nònò-mugu) : n.c. lait en poudre – nònò kumu : s.n. lait caillé ntomiji (< ntomi-ji) : n.c. jus de tamarin wisiki < an. whisk(e)y > : n. whisky
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Toute suggestion constructive, toute précision nécessaire et aussi toute propositon prometteuse est bienvenue ! Merci d'avance !
VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture !
* quant au terme muguli, il s’agit d’une expression populaire, peut-être un peu crue mais pas salace qui signifie « coït, relation sexuelle avec une femme ». Je ne suis pas sûr qu’elle soit utilisée exclusivement par la jeune génération ou bien au cadre extraconjugal. En tout cas, on entend bien un homme parler de N bèna taa muguli la « Je m’en vais faire l’amour ». Du point de vue linguistique, muguli est une forme déverbative se composant du verbe transitif mugu « déboiter, luxer » et du suffixe déverbatif -li (le même vaut pour dumuni, minni et tobili : dumu / dun « manger » > dumuni / dunni « action de manger, repas » ; min « boire » > minni « action de boire » ; tobi « cuisiner, préparer » > tobili « action de cuisiner, le cooking » ... * *Dumestre 1996
Je me suis efforcé de dresser une liste aussi complète que possible des termes concernant la « Cuisine Malienne », cuisine saine et savoureuse, mais aussi variée. Tout à fait. Il faut tout de même dire que la cuisine malienne n’a ni "Caille en sarcophage" (si je lis ça, j’ai la nausée) ni "Aiguillettes de canard au caramel d’orange" ni "Pavés de Cabillaud, sauce Saint-Jacques au Chablis" ni "Osso buco de porc aux oignons caramélisés et à l’orange" en réserve mais le Basi (plat de couscous) et le Fakuwoyi (plat de riz à la sonraï) sont bien au goût et remplissent le ventre, sans tout bric-à-brac culinaire ... Ce petit dictionnaire des aliments regroupe environ 170 termes, classés dans les catégories suivantes : 1. fruits, 2. légumes/céréales, 3. ingrédients, 4. viande/poisson, 5. repas/plat, 6. casse-croûte et 7. boissons ....
Concernant un pays comme le Mali (en Afrique de l’Ouest), on ne peut parler de l’alimentation, de la situation nutritionnelle sans parler de la faim. Le Mali est un pays òu la faim, et encore plus la peur de la faim, sont encore des réalités présentes et écrasantes. Le Mali est un pays où la certitude de manger n’est pas garantie pour chacun et pour chaque jour, la présence de la nourriture est quasi obsessionnelle, non seulement dans le quotidien (et surtout dans celui des femmes) – mais aussi dans tous les domaines de la vie sociale (il est typique que le Malien parle d’habitude de Da nyini « chercher de la nourriture » !) et même dans les contes, les récits, les drames, etc. Malgré tout ou plutôt juste pour cela, le Mali est un pays où les premiers mots (après I ni tile ! « Bonjour ! ») qu’apprend l’étranger de passage sont Na dumuni kè ! (« Viens manger ! »).
Un autre trait caractéristique concerne l’importance quant à la quantité de nourriture. Bien nourrir son hôte, c’est insister pour qu’il continue et continue à manger (en tout cas, pour qu’il mange plus, beaucoup plus que le maître et les autres membres de la maison), et, en cas de nécessité, c’est se plaindre de sa faible consommation : dans mon cas, le maître de maison n’accepte jamais mon Ne fara kèlèkèlè ! (« Je suis bien rassasié ! »). Lui-même met la main 5 fois dans le grand plat et arrête ensuite, moi, je vide un plat entier et suis sur le point de craquer mais il me dit I ma foyi dun ! (« Tu n’as rien mangé ! ») et me prie de continuer : A dun ! (« Mange ! »). Et même si je dévorais un hippo, il insisterait sur un deuxième …
Un autre caractère essentiel est que la cuisine est le domaine exclusivement féminin ; il est même très mal considéré qu’un homme vienne rôder autour des marmites. Toute intrusion dans la sphère féminine est ici stigmatisée. A mentionner de plus que la relation cuisine-sexualité est nettement manifeste : c’est toujours le tour de celle de ses épouses de faire la cuisine, avec qui le mari passe la nuit – deux jours de suite et de manière habituelle. Cela veut dire que le tour de cuisine est le tour de natte (= lit conjugal). Ne pas faire l’amour (muguli)*, c’est ne pas faire la cuisine (tobili). Voilà !
La consommation de la nourriture même consiste en quatre doubles opérations : l’arrivée et le retour des plats, le cérémonial de l’eau (toilette des mains), le conditionnement de la nourriture (disposition des aliments), les bénédictions (invitation à manger, remerciement). L’arrivée de la nourriture inaugure le cérémonial du repas. Le plat unique est apporté par la cuisinière (ou par une ou plusieurs filles qui ont secondé dans la cuisine). L’arrivée des terrines est accompagnée soit de la formule Dumuni filè ! (« Voici la nourriture ! »), soit de Dumuni nana ! (« La nourriture est venue ! ») ou de Dumuni mòna ! (« Le repas est prêt ! »). Puis, on déploie la natte, où les participants (hommes et femmes mangent séparément !) s’installent, formant cercle autour du plat, et après la toilette des mains de chacun en faisant circuler la cuvette d’eau, le plus ancien (c’est en règle le dutigi, « maître de maison », s’il est présent, sinon, c’est celui qu’il désigne ou qui agit sous sa responsabilité et sa surveillance) commence à conditionner la nourriture : verser de la sauce sur le riz ou le tô, couper la viande ou le poisson en morceaux et distribuer les morceaux tout autour du récipient, etc. C’est seulement lorsque cette disposition est achevée que le maître de maison, prenant de la main droite le premier morceau au plat commun, prononce au nom de tous la formule Bisimilayi (« Au nom de Dieu ») qui convie à commencer le repas. La nourriture est prise en silence. Chacun s’efforce de manger en respectant la portion de plat qui lui est attribuée par sa place sur la natte. De l’importance : on ne touche les aliments que de la main droite (!!!), on tient les yeux tournés vers le plat, sans regarder les autres, et les doigts serrés, en prenant la nourriture sur l’avant de la main, et on ne boit jamais pendant le repas, jamais. Lorsque l’un des participants est rassasié (a falen don ou a fara) – il serait inconvenant pour un homme qui se respecte de rester le dernier à manger au plat – il boit une gorgée du récipient commun, puis se lève et, tout en se lavant les mains de nouveau, remercie le maître de maison : Abarka ! (« Merci ! »). Celui-ci répond : Abarka Ala ye ! (« Merci à Dieu ! »). Dans « ma » famille, tout enfant est astreint à faire le tour autour de la natte pour remercier chaque participant adulte, même le hôte, moi, et tous répondent au petit de la même manière. Après avoir terminé le repas, on dispose les ustensiles et met les restes de côté qui sont distribués aux pauvres ou aux garibu, les élèves de l’école coranique qui parcourent les quartiers jour par jour pour « chercher de la nourriture », pour dégotter ces restes**. Eux aussi ont faim …
Qu’on me permette de dédier le peu de lignes écrites ici à N Balimamuso Tarawele, Mme Traoré (habitant un petit village bozo au nord du Lac Débo), chère femme et formidable cuisinière dont les plats de riz et à poisson bien saucés, les patates douces, le manioc et … et … et … (le tout délicatement préparé !!!) ont souvent aidé un toubab affamé pour éviter de mourir de faim. ABARKA !
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L’ordre des mots dans ce petit dictionnaire est alphabétique. La structure des articles est en principe la suivante, de gauche à droite : (1) toute entrée principale bambara est indiquée en caractères gras et en italique, (2) l’analyse morphologique entre parenthèses, en séparant un morphème d’un autre par un trait d’union, (3) la source étrangère en chevrons, (4) l’indication de classe lexicale au moyen des abréviations (voir en bas), (5) la traduction française, (6) le nom scientifique en italique et souligné (7) la signification littérale d’un composé ou dérivé entre guillemets, et (8) un synonyme ou un renvoi vers une autre entrée. Les mots subordonnés sont marqués par (–) et mis en italique mais non en gras ; quant à eux, il s’agit le plus souvent de composés nominaux du type déterminatif où le constituant déterminé (= mot-clé bambara) est précédé par un déterminant (pour illustrer, dans le composé misisogo, le constituant déterminé est sogo, le déterminant est misi).
(Abréviations utilisées dans le dictionnaire : an. = origine anglaise ; ar. = origine arabe ; fr. = origine française ; litt. = littéralement ; ma. = origine arabe-maghrébine ; n. = nom ; n.c. = nom composé ; n.co. = nom complexe (ici : nom composé + dérivatif) ; n.d. = nom dérivé ; s.c. = séquence coordinative ; s.n. = syntagme nominal ; syn. = synonyme ; so. = origine sonraï ; Note orthographique : les voyelles semi-ouvertes sont écrites /è/ et /ò/, les nasales vélaire et palatale /ng/ et /ny/).
• Jiridenw (fruits) :
baranda : n. grosse banane qu’on fait cuire ; syn. loko buyaki : n. goyave. Psidium guajava darakase : (voir sòmò) jabibi : n. ananas. Ananassa saliva koko < fr. (noix de) coco > : n. coco lenburu / lemuru : n. citron – lenburuba / lemuruba (< lenburu-ba) : n.d. orange. Citrus sinensis ; litt. « gros citron » loko : (voir baranda) mangoro : n. mangue. Mangifera indica manje : n. papaye. Carica papaya melòn < fr. melon >: n. melon ; syn. tubabunsèrè misika < fr. muscat > : n. (sorte de) mangue namasa : n. banane. Musa paradisiaca nsèrè / nsara : n. pastèque – tubabunsèrè (< tubabu-nsèrè) : n.c. pastèque (européenne) ; syn. melòn nsiraden (< nsira-den) : n.c. fruit du baobab, utilisé p.ex. dans la bouillie de sevrage des bébés (nsira : n. arbre baobab. Adansonia digitata) ntamaro / tamaro : n. datte. Phoenix dactylifera ntomi : n. tamarin. Tamarindus indica obèrizini < fr. aubergine > : n. aubergine ; syn. tubabunkòyò panpòlòmusi < fr. pamplemousse > : n. pamplemousse pomu / pòmu < fr. pomme > : n. pomme rezèn < fr. raisin > : n. raisin serisi < fr. cerise > : n. cerise soro : n. figue sòmò : n. pomme-cajou. Anacardium occidentale ; syn. darakase sunsun : n. pomme cannelle. Annona squamosa tiga / tigè : n. arachide, cacahuète. Arachis hypogaea tubabunkòyò (< tubabu-nkòyò) : (voir obèrizini) woro : n. noix de kola. Cola nitida
• Nakòfènw ni nyò (légumes et céréales) :
alikama < ar. al-qamh > : n. 1. blé, froment ; 2. vermicelle artisanal préparé de farine de blé. Triticum durum bananku (< banan-ku) : n.c. manioc. Manihot esculenta fini : n. fonio. Digitaria exilis je : n. courge, citrouille. Cucurbita maxima kaba : n. maïs. Zea mays ; syn. maanyò karòti < fr. carotte > : n. carotte keninge : n. (variété de) sorgho. Sorghum gambicum kòmitèrè / pomitèrè < fr. pomme de terre > : n. pomme de terre, patate kònkòn < fr. concombre > : n. concombre. Cucumis sativus ku : n. igname. Dioscorea sp. maanyò / mòònyò : (voir kaba) malo : n. riz. Oriza sativa nyamaku (< nyama-ku) : n.c. gingembre (plante). Zingiber officinalis ; syn. jinjinbere nyò : n. 1. mil (petit mil, sorgho) ; 2. céréale (terme générique) – sanyò (< sa-nyò) : n.c. (variété de) mil. Penicillaria spicata salati < fr. salade > : n. salade si : n. karité. Butyrospermum parkii siyò / shò : n. haricot. Vigna unguiculata – tubabusiyò (< tubabu-siyò) : n.c. haricot blanc ; litt. « haricot européen » su / supomu < fr. chou > : n. chou. Brassica oleracea var. capitata tamati < fr. tomate > : n. tomate woso : n. patate douce
• Ndiyalanw (condiments, ingrédients à la sauce) :
fan : n. œuf ; syn. kili – kamifan (< kami-fan) : n.c. œuf de pintade – shèfan (< shè-fan) : n.c. œuf de poule foronto : n. petit piment. Capsicum frutescens – forontobanin (< foronto-ba-nin) : n.d. gros piment. Capsicum annuum ; syn. kèlèkèlè fyèfyè < ar. fiffil > : n. poivre. Piper guineense gan / gwan : n. gombo. Hibiscus esculentus jaba : n. oignon jumbo : n. bouillon-cube Jumbo ; voir aussi maji kèlèkèlè : (voir foronto) kili : (voir fan) kògò / kwa : n. sel – kògòfin (< kògò-fin) : n.c. sel gemme ; litt. « sel noir » – tubabukògò (< tubabu-kògò) : n.c. sel (par opposition au sel gemme) ; litt. « sel européen » layi < fr. ail > : n. ail. Allium sativum loriye < fr. laurier > : n. laurier lògòti : n. concentré de tomate maji : n. bouillon-cube Maggi ; voir aussi jumbo – majinin (< maji-nin) : n.d. bouillon-cube (pièce) ; litt. « petit Maggi » mugu : n. poudre, farine – kabamugu (< kaba-mugu) : n.c. farine de maïs – nyòmugu (< nyò-mugu) : n.c. farine de mil nabulu (< na-bulu) : n.c. feuilles qui servent à préparer la sauce ; litt. « feuille de sauce » nanaye < ar. na’na‘ > : n. menthe. Mentha viridis, M.sp. nèrètu (< nèrè-tu) : n.c. condiment fabriqué des graines de nèrè fermentées (nèrè : n. nèrè de Gambie (arbre). Parkia biglobosa) ; syn. sunbala nkòyò / nkèyè : n. tomate amère, aubergine africaine. Solanum aethiopicum nògòlan (< nògò-lan) : n.d. mucilage (poudre verte utilisée à faire une sauce gluante pour le to) nyèbilennan (< nyè-bilen-nan) : n.co. poudre rouge (vendue au marché pour mettre dans la sauce) pònpòròn / ponporon < fr. poivron > : n. poivron sukaro < ar. sukkar > : n. sucre sunbala : (voir nèrètu) tulu : n. 1. huile ; 2. graisse – bènètulu (< bènè-tulu) : n.c. huile de sésame (bènè : n. sésame (plante). Sesamum indicum) – ntentulu (< nten-tulu) : n.c. huile de palme (nten : n. palmier à huile. Elaeis guineensis) – situlu (< si-tulu) : n.c. beurre de karité – tigatulu (< tiga-tulu) : n.c. huile d’arachide
• Sogo ni jègè (viande et poisson) :
jègè : n. poisson – jègè jalan : s.n. poisson sec – jègè jirannen : s.n. poisson frit – jègè kènè : s.n. poisson frais – jègè wusu(len) : s.n. poisson fumé manògò : n. silure (poisson). Clarias ntèbèn / ntèfèn : n. carpe du Niger. Tilapia saalen / salen : n. capitaine (poisson). Lates niloticus sogo : n. viande – basogo (< ba-sogo) : n.c. viande de chèvre – lèsogo (< lè-sogo) : n.c. viande de porc – misisogo (< misi-sogo): n.c. viande de bœuf – sagasogo (< saga-sogo) : n.c. viande d’agneau – shèsogo / sèsogo (< shè-sogo) : n.c. viande de poule wulujègè (< wulu-jègè) : n.c. poisson-chien. Hydrocynus brevis
• Fanaw (repas, plats, sauces) :
basi : n. couscous (préparé le plus souvent de fonio) còrdi : n. riz à sauce de poisson sec ou fumé, de huile et de condimants divers (cuisine peul) dègè : n. farine délayé, brouet – tigadègè (< tiga-dègè) : n.c. pâte d’arachide – tigadègèna (< tiga-dègè-na): n.c. 1. sauce pour la pâte d’arachide ; 2. pâte d’arachide fakuwoyi < so. fakuhoy > : n. 1. sauce verte foncée, à la base des feuilles du nsòfòn (plante). Corchorus olitorius (cultivée) mais aussi les C. fascicularis et C. tridens (sauvages); 2. plat de riz avec cette sauce (cuisine sonraï) fèènè : n. crème du lait fòyò : n. plat en granules, sorte de couscous (préparée avec le fonio) furufuru : n. petit beignet (au petit-déjeuner) – syòfurufuru (< syò-furufuru): n.c. beignet (à la base de haricots) ganna (< gan-na) : n.c. sauce de gombo jabaji (< jaba-ji) : n.c. sauce à l’oignon kini : n. 1. riz (cuit) ; 2. plat de céréales cuites en grain (surtout le riz) – kini nama : s.n. riz-sauce makòròni < fr. macaroni > : n. pâte, macaroni mòni : n. bouillie (de farine de mil, de maïs et/ou de riz allongée ; au petit-déjeuner) mugufara (< mugu-fara) : n.c. mets préparé à partir de farine de petit mil, de piment et de sel passés à la meule, auxquels on ajoute du sucre, du lait, du beurre na : n. sauce – naji (< na-ji) : n.c. sauce, soupe – najinin (< na-ji-nin) : n.co. l’arôme Maggi ; litt. « petite sauce » nbuuru ani naarè : s.c. tartine beurrée (au petit-déjeuner) nsamè / nsaamè : n. riz au gras ngòmi : n. petite galette (à la pâte de mil, au petit-déjeuner) nyugu / nyuguji : n. « épinard », sauce de feuilles (de plantes diverses) òmèlèti < fr. omelette > : n. omelette sagasaga : n. sauce pour le riz (préparée avec des feuilles de manioc, de patate douce et huile de palme) seri : n. bouillie (de céréales concassées ; au petit-déjeuner) to : n. tô (plat de céréales, à base de farine de sorgho, de mil …)
• sirafanafènw (casse-croûte, snacks) :
bròshèti < fr. brochette > : n. brochette à viande grillée ; syn. sogokala jeninen farini : n. petit beignet (de la farine de blé) pate < fr. pâte > : n. pâte frite (remplie de viande hachée et de chili) sanwisi < an. sandwich > : n. sandwich sogo jirannen (< sogo jiran-nen): s.n. viande cuite ; voir aussi sogo sogokala jeninen (< sogo-kala jeni-nen) : s.n. brochette à viande grillée ; litt. « bâton à viande brûlée » ; syn. bròshèti tiganin (< tiga-nin) : n.d. confiserie (arachide du sucre) ; litt. « petite arachide »
• Minnifènw (boissons) :
atayi < ma. ataay > : n. thé (à la menthe) ; syn. dute, te biyèri < fr. bière > : n. bière capalo : n. bière de mil traditionnelle dabilen / dabilennin (< da-bilen) : n.c. 1. oseille de Guinée (plante herbacée). Hibiscus sabdariffa ; litt. « Hibiscus rouge » ; 2. boisson (« bissap ») préparée à partir des fleurs rouges séchées de cette plante diwèn < fr. du vin > : n. vin dòlò : n. 1. alcool, boisson alcoolisée, liquide « mauvais » ; 2. bière – nyòdòlò (< nyò-dòlò) : n.c. bière de mil – tubabudòlò (< tubabu-dòlò) : n.c. boisson alcoolisée (bière, vin, etc.) ; litt. « boisson européenne » dute / te < fr. du thé / thé > : (voir atayi) flagi : n. Flag (marque de bière au Mali) jabibiji (< jabibi-ji) : n.c. jus d’ananas ji : n. 1. (tout) liquide (terme générique) ; 2. eau ; 3. sauce ; 4. jus – butèlikònòji (< butèli-kònò-ji) : n.c. eau minérale ; litt. « eau dans la bouteille » – ji suma(len) : s.n. eau froide. « Ji suma bè ! » crient les vendeuses d’eau dans les rues – minniji (< min-li-ji) : n.c. eau à boire – worobinèji (< worobinè-ji) : n.c. eau du robinet (worobinè < fr. robinet >) jinjinbere < fr. gingembre > : n. boisson de gingembre ; voir aussi nyamaku jiridenji (< jiri-den-ji) : n.c. jus de fruit (en général) ; litt. « liquide de l’enfant d’arbre » kafe < fr. café > : n. 1. café ; 2. boisson chaude (lipton ou café mais pas le thé malien) kasètèli : n. Castel (marque de bière légendaire au Mali) kokoji (< koko-ji) : n.c. lait de coco ; litt. « liquide de coco » kòka : n. Coca-Cola limònati < fr. limonade > : n. limonade liptòn : n. 1. Lipton (marque de thé, en sachets) ; 2. (mot de code pour) corruption muguji (< mugu-ji) : n.c. boisson préparée à partir de farine de petit miel, de gingembre, de piment et de sucre, éventuellement de glace (région de Koutiala) nbanji / banji (< nban-ji) : n.c. vin de palme ; litt. « liquide du raphia » (nban / ban : n. raphia (arbre). Raphia sudanica) nònò : n. lait – banònò (< ba-nònò) : n.c. lait de chèvre – misinònò (< misi-nònò) : n.c. lait de vache – nònòmugu (< nònò-mugu) : n.c. lait en poudre – nònò kumu : s.n. lait caillé ntomiji (< ntomi-ji) : n.c. jus de tamarin wisiki < an. whisk(e)y > : n. whisky
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Toute suggestion constructive, toute précision nécessaire et aussi toute propositon prometteuse est bienvenue ! Merci d'avance !
VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture !
* quant au terme muguli, il s’agit d’une expression populaire, peut-être un peu crue mais pas salace qui signifie « coït, relation sexuelle avec une femme ». Je ne suis pas sûr qu’elle soit utilisée exclusivement par la jeune génération ou bien au cadre extraconjugal. En tout cas, on entend bien un homme parler de N bèna taa muguli la « Je m’en vais faire l’amour ». Du point de vue linguistique, muguli est une forme déverbative se composant du verbe transitif mugu « déboiter, luxer » et du suffixe déverbatif -li (le même vaut pour dumuni, minni et tobili : dumu / dun « manger » > dumuni / dunni « action de manger, repas » ; min « boire » > minni « action de boire » ; tobi « cuisiner, préparer » > tobili « action de cuisiner, le cooking » ... * *Dumestre 1996
Bonjour à tous et toutes,
J'ai comme projet de partir seule quelques mois a partir de fevrier au Mali ou au Burkina.
Découvrir mais surtout pour me rendre utile.
Je recherche des écoles, associations, orphelinats ou autre où je pourrais aider au quotidien, donner des cours aux enfants ou meme apporter mes connaissances (je suis couturiere et dessinatrice).
J'adore les enfants et j'aimerai bcp passer du temps avec eux mais je reste ouverte aux autres propositions
merci à tous .....
PROVERBE BAMBARA II
NTALEN BAMANANKAN NA II
Tònò fila tè sòrò shèfan kelen na. « Il n’est pas possible de tirer deux profits d’un seul œuf. »
Ni shè lamarala b’a fè ka shèden sòrò, a b’a to shèfan ka tòrò shèba fè. Nka n’a ye shèfan kènè tobi k’a dun, shèdenko bè dabila. O de ye tònò fila tè se ka sòrò shèfan kelen na. Ni suruku k’a bè sogo fila gèn, a fila bèè bè laban ka taa k’a dan. Nin ye waajuli ye ka taa mògò natabaw ma, minw b’a fè ka fèn nyini, min tè se ka sòrò.
Si la mère poule pond et si l’on désire avoir des poussins, il faut laisser éclore les œufs. Mais si l’on mange les œufs frais, il ne sera pas possible d’avoir des poussins. C’est ce qu’affirme la sentence « l’impossibilité de tirer deux profits d’un seul œuf ». C’est comme l’histoire de suivre deux lièvres à la fois. On risque de les perdre tous les deux. Il ne faut donc pas tenter l’impossible.
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Tònò fila tè sòrò shèfan kelen na. tònò – fila – tè – sòrò – shè-fan – kelen – na gain – 2 – INACnég – gagner – poule-œuf – 1 – de On ne gagne pas deux profits d’un seul œuf.
Ni shè lamarala b’a fè ka shèden sòrò, ni – shè – lamara-la – bè a fè – ka – shè-den – sòrò si – poule – conserver-agent – vouloir – CONV – poule-enfant – gagner Si la mère poule souhaite avoir des poussins,
a b’a to shèfan ka tòrò shèba fè. a – bè – a – to – shè-fan – ka – tòrò – shè-ba – fè il – INAC – le – laisser – poule-œuf – CONV – éclore – poule-mère – par il faut tolérer qu’elle puisse éclore des œufs.
Nka n’a ye shèfan kènè tobi k’a dun, nka – ni – a – ye – shè-fan – kènè – tobi – ka – a – dun mais – si – il – AC – poule-œuf – frais – cuisiner – CONV – le – manger Mais si l’on prépare les œufs frais pour les manger,
shèdenko bè dabila. shè-den-ko – bè – dabila poule-enfant-chose – INAC – arrêter on ne gagne pas des poussins.
O de ye tònò fila tè se ka sòrò shèfan kelen na. o de ye – tònò – fila – tè – se – ka – sòrò – shè-fan – kelen – na c’est ça que – gain - 2 – INACnég – pouvoir – CONV – gagner – poule-œuf – 1 – de C’est ça qu’on ne peut pas tirer deux profits d’un seul œuf.
Ni suruku k’a bè sogo fila gèn, ni – suruku – ko – a – bè – sogo – fila – gèn si – hyène – dire – elle – INAC – gibier – 2 – chasser Si la hyène dit qu’elle chasse deux gibiers,
a fila bèè bè laban ka taa k’a dan. a – fila – bèè – bè – laban – ka – taa – ka – a – dan il – 2 – tous – INAC – achever – CONV – partir – CONV – le – compter elle risque de ne pas attraper ni l’un ni l’autre.
Nin ye waajuli ye ka taa mògò natabaw ma, nin – ye – waajuli – ye – ka – taa – nata-ba-w – ma DEM – EQ – exhortation – EQ – CONV – partir – désir-AUG-PL – à C’est une exhortation pour ceux qui sont trop avare,
minw b’a fè ka fèn nyini, min tè se ka sòrò. min-w – bè a fè – ka – fèn – nyini – min – tè – se – ka – sòrò REL-PL – vouloir – CONV – chose – chercher – REL – INACnég – pouvoir – CONV – gagner qui veulent chercher et qui n’arrivent pas à gagner.
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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; AUG = marque augmentative ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif rapproché ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PL = marque du pluriel ; REL = pronom relatif)
Bonne lecture !
Herbert

Tònò fila tè sòrò shèfan kelen na. « Il n’est pas possible de tirer deux profits d’un seul œuf. »
Ni shè lamarala b’a fè ka shèden sòrò, a b’a to shèfan ka tòrò shèba fè. Nka n’a ye shèfan kènè tobi k’a dun, shèdenko bè dabila. O de ye tònò fila tè se ka sòrò shèfan kelen na. Ni suruku k’a bè sogo fila gèn, a fila bèè bè laban ka taa k’a dan. Nin ye waajuli ye ka taa mògò natabaw ma, minw b’a fè ka fèn nyini, min tè se ka sòrò.
Si la mère poule pond et si l’on désire avoir des poussins, il faut laisser éclore les œufs. Mais si l’on mange les œufs frais, il ne sera pas possible d’avoir des poussins. C’est ce qu’affirme la sentence « l’impossibilité de tirer deux profits d’un seul œuf ». C’est comme l’histoire de suivre deux lièvres à la fois. On risque de les perdre tous les deux. Il ne faut donc pas tenter l’impossible.
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Tònò fila tè sòrò shèfan kelen na. tònò – fila – tè – sòrò – shè-fan – kelen – na gain – 2 – INACnég – gagner – poule-œuf – 1 – de On ne gagne pas deux profits d’un seul œuf.
Ni shè lamarala b’a fè ka shèden sòrò, ni – shè – lamara-la – bè a fè – ka – shè-den – sòrò si – poule – conserver-agent – vouloir – CONV – poule-enfant – gagner Si la mère poule souhaite avoir des poussins,
a b’a to shèfan ka tòrò shèba fè. a – bè – a – to – shè-fan – ka – tòrò – shè-ba – fè il – INAC – le – laisser – poule-œuf – CONV – éclore – poule-mère – par il faut tolérer qu’elle puisse éclore des œufs.
Nka n’a ye shèfan kènè tobi k’a dun, nka – ni – a – ye – shè-fan – kènè – tobi – ka – a – dun mais – si – il – AC – poule-œuf – frais – cuisiner – CONV – le – manger Mais si l’on prépare les œufs frais pour les manger,
shèdenko bè dabila. shè-den-ko – bè – dabila poule-enfant-chose – INAC – arrêter on ne gagne pas des poussins.
O de ye tònò fila tè se ka sòrò shèfan kelen na. o de ye – tònò – fila – tè – se – ka – sòrò – shè-fan – kelen – na c’est ça que – gain - 2 – INACnég – pouvoir – CONV – gagner – poule-œuf – 1 – de C’est ça qu’on ne peut pas tirer deux profits d’un seul œuf.
Ni suruku k’a bè sogo fila gèn, ni – suruku – ko – a – bè – sogo – fila – gèn si – hyène – dire – elle – INAC – gibier – 2 – chasser Si la hyène dit qu’elle chasse deux gibiers,
a fila bèè bè laban ka taa k’a dan. a – fila – bèè – bè – laban – ka – taa – ka – a – dan il – 2 – tous – INAC – achever – CONV – partir – CONV – le – compter elle risque de ne pas attraper ni l’un ni l’autre.
Nin ye waajuli ye ka taa mògò natabaw ma, nin – ye – waajuli – ye – ka – taa – nata-ba-w – ma DEM – EQ – exhortation – EQ – CONV – partir – désir-AUG-PL – à C’est une exhortation pour ceux qui sont trop avare,
minw b’a fè ka fèn nyini, min tè se ka sòrò. min-w – bè a fè – ka – fèn – nyini – min – tè – se – ka – sòrò REL-PL – vouloir – CONV – chose – chercher – REL – INACnég – pouvoir – CONV – gagner qui veulent chercher et qui n’arrivent pas à gagner.
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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; AUG = marque augmentative ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif rapproché ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PL = marque du pluriel ; REL = pronom relatif)
Bonne lecture !
Herbert








