Bonjour à tous
Tout est ds le titre, j envisage de partir a bahia en mars, est ce que c est une bonne periode ? Est ce que les bresiliens sont encore en vacances donc plages et hotels blindés ou c est plus calme ?
Merci bcp pour vos reponses.
Bonjour à tous
Tout est dans le titre, je n’arrive pas à trancher pour la fin de mon séjour au Brésil en cette fin d’année....
Votre avis ?
Forcément personnel mais ça peut m’aider ...
Merci !
Bonjour, nous allons aux chutes d’Iguaçu du 30 janvier au 4 février 2016. Où est-il préférable de séjourner par rapport au temps de trajet pour rejoindre les chutes: côté argentin ou brésilien ?
Doit-on s'attendre à beaucoup de visiteurs à cette époque de l'année ?
Merci pour vos réponses.
Bonjour,
Nous avons prévu de finir notre périple au Brésil début décembre prochain par 3 jours sur l'Ile de Marajo. J'ai un peu de mal à trouver des avis sur les logements là-bas donc je suis preneuse de bons plans... Je pense que le mieux pour ne pas perdre trop de temps en transport et comme point de départ pratique pour faire des activités est Souré. Me le confirmez vous? Nous aimerions dans l'idéal séjourner dans une Fazenda mais il n'est pas facile de récupérer les adresses et de savoir lesquelles sont biens. J'ai vu qqs avis d'internautes sur la Fazenda Araruna mais ils datent de plus de 6 ou 7 années donc je n'ose pas trop me baser dessus. Savez vous si elle est bien? Connaissez vous d'autres adresses appréciées à Soure. Ce n'est pas un problème pour nous s'il n'y a pas de restaurant dans la fazenda (comme souvent j'imagine) à partir du moment ou il y a en ou nous pouvons aller à pied de la fazenda. Nous recherchons qq chose de calme, d'authentique et si possible pas trop loin d'une plage. Merci davance si vous avez de bons conseils à nous donner. Aurélia
Nous avons prévu de finir notre périple au Brésil début décembre prochain par 3 jours sur l'Ile de Marajo. J'ai un peu de mal à trouver des avis sur les logements là-bas donc je suis preneuse de bons plans... Je pense que le mieux pour ne pas perdre trop de temps en transport et comme point de départ pratique pour faire des activités est Souré. Me le confirmez vous? Nous aimerions dans l'idéal séjourner dans une Fazenda mais il n'est pas facile de récupérer les adresses et de savoir lesquelles sont biens. J'ai vu qqs avis d'internautes sur la Fazenda Araruna mais ils datent de plus de 6 ou 7 années donc je n'ose pas trop me baser dessus. Savez vous si elle est bien? Connaissez vous d'autres adresses appréciées à Soure. Ce n'est pas un problème pour nous s'il n'y a pas de restaurant dans la fazenda (comme souvent j'imagine) à partir du moment ou il y a en ou nous pouvons aller à pied de la fazenda. Nous recherchons qq chose de calme, d'authentique et si possible pas trop loin d'une plage. Merci davance si vous avez de bons conseils à nous donner. Aurélia
Bonjour,
Je suis perdue sur le choix des pousadas sur Rio mais avant tout j'aimerais avoir votre avis sur l'endroit : Santa Tereza?Copacabana?Ipanema ou autres j'y serais en juillet. Aidez moi à trouver la meilleure adresse.
Merci
Merci
Bonjour !
Nous somme un couple de français de 24 ans et nous voudrons louer une voiture au bresil du 1er Aout au 5 aout au bresil
Nous partirons de Sao paulo pour arriver a Rio pour l'ouverture des jeux olympique !
Nous allons longer la cote "Costa verdé" en prennant notre temps et en essayant de voir pas mal de chose ! Si quelqu'un a des conseils sur l’itinéraire a prendre et si il y a des endroits a voir !
Puis sur la location de voiture avez-vous des avis ? des conseils ?
MERCI pour vos reponse ;)
Nous somme un couple de français de 24 ans et nous voudrons louer une voiture au bresil du 1er Aout au 5 aout au bresil
Nous partirons de Sao paulo pour arriver a Rio pour l'ouverture des jeux olympique !
Nous allons longer la cote "Costa verdé" en prennant notre temps et en essayant de voir pas mal de chose ! Si quelqu'un a des conseils sur l’itinéraire a prendre et si il y a des endroits a voir !
Puis sur la location de voiture avez-vous des avis ? des conseils ?
MERCI pour vos reponse ;)
Je me rends en juillet au Bresil pour 3 semaines. J'ai prévu Rio, Iguazu , Le Pantanal ou l'Amazonie ou les 2, Salavador , les lencois?
J'aimerais avoir votre avis sur l'itineraire...En fait j'arrive à Sao Paulo dans la nuit mais je veux y passer qu'une nuit, ensuite peut etre les chutes donc j'essaie de voir par rapport aux billets.
Par ou commencer d'après vous?
Et si vous avez des hôtels sympas à proposer
Merci de votre aide
Bonjour la family!
Ca y'est, billet réservés pour le Brésil ! Départ le 6 Juillet, arrivée à São Paulo.
J'ai quelques idées de parcours et j'aurais aimé échanger avec vous ça je sais que c'est l’hiver à cette saison au Brésil. Nous arriverons donc dans un premier temps à Sao Paulo, là deux options: passer quelques jours là bas et partir pour Rio de suite après, ou faire un détour par les chutes d'Iguazu. Malgré le climat du sud du Brésil en juillet, un petit détour par la bas est il tout de même recommandé ?
Ensuite donc dans tous les cas petit tours à Rio, poser les valises quelques jours, peut être un tour à Ilha Grande, si le temps le permet. Puis ensuite direction Salvador de Bahia pour s'assurer du soleil et de l'eau chaude ! Profiter et découvrir les côtes brésiliennes. Avant un retour sur Rio de Janeiro pour le vol retour le 26 juillet.
Que pensez vous de tout ça ? D'autres étapes à me recommander ? Des incontournables ? Je suis preneurs de tous conseils ! Je voyage la bas en couple, on aimerai évidemment pouvoir profiter au max, sans prendre la pluie pendant tout le séjour 😛
Merci encore à vous tous, en espérant recevoir de nombreux avis ou conseil !
Ca y'est, billet réservés pour le Brésil ! Départ le 6 Juillet, arrivée à São Paulo.
J'ai quelques idées de parcours et j'aurais aimé échanger avec vous ça je sais que c'est l’hiver à cette saison au Brésil. Nous arriverons donc dans un premier temps à Sao Paulo, là deux options: passer quelques jours là bas et partir pour Rio de suite après, ou faire un détour par les chutes d'Iguazu. Malgré le climat du sud du Brésil en juillet, un petit détour par la bas est il tout de même recommandé ?
Ensuite donc dans tous les cas petit tours à Rio, poser les valises quelques jours, peut être un tour à Ilha Grande, si le temps le permet. Puis ensuite direction Salvador de Bahia pour s'assurer du soleil et de l'eau chaude ! Profiter et découvrir les côtes brésiliennes. Avant un retour sur Rio de Janeiro pour le vol retour le 26 juillet.
Que pensez vous de tout ça ? D'autres étapes à me recommander ? Des incontournables ? Je suis preneurs de tous conseils ! Je voyage la bas en couple, on aimerai évidemment pouvoir profiter au max, sans prendre la pluie pendant tout le séjour 😛
Merci encore à vous tous, en espérant recevoir de nombreux avis ou conseil !
Bonjour,
Avec ma compagne nous partons en janvier 2018 au Brésil pendant 2 semaines. Nous arrivons à Rio, et nous irons jusqu'aux chutes d'Iguazu.
Nous pensons rester 3/4 jours à Rio et nous arrêter à Paraty, mais autrement nous ne savons pas trop quels endroits faire entre Rio et les chutes.
Avez-vous des conseils à nous donner ?
Merci d'avance 🙂
Romain et Julie.
Avec ma compagne nous partons en janvier 2018 au Brésil pendant 2 semaines. Nous arrivons à Rio, et nous irons jusqu'aux chutes d'Iguazu.
Nous pensons rester 3/4 jours à Rio et nous arrêter à Paraty, mais autrement nous ne savons pas trop quels endroits faire entre Rio et les chutes.
Avez-vous des conseils à nous donner ?
Merci d'avance 🙂
Romain et Julie.
Bonjour,
Je souhaite passer 3 nuits à Ilha Grande, et la pousada qu'on m'avait conseillée, La pousada Naturalia, est complète.... Si vous avez d'autres pousada à me recommander...je suis preneuse!!! Budget de 50euros env. la nuit pour 2, avec pdj. Un cadre un peu sympa et pas en plein centre du village....merci!!!!
Je souhaite passer 3 nuits à Ilha Grande, et la pousada qu'on m'avait conseillée, La pousada Naturalia, est complète.... Si vous avez d'autres pousada à me recommander...je suis preneuse!!! Budget de 50euros env. la nuit pour 2, avec pdj. Un cadre un peu sympa et pas en plein centre du village....merci!!!!
J'arriverai le 18 Oct aux chutes d'Iguazu et partirai pour Montevideo le 20 Oct. Cependant, il y a un vol direct Iguazu-Montevideo le 21 Octobre. Y a-t-il des choses intéressantes à faire à Iguazu pour y séjourner une journée additionnelle. Merci
Bonjour
J'aimerais savoir ce qui est interessant à visiter au Salvador ;est ce que 5 jours sont suffisants? Pouvez vous me recommander une poussada .
Je vous remercie pour vos conseils
Bonjour à tous !! nouvelle sur le forum je viens vers vous pour vous demander des conseils sur un futur voyage au Bresil 😎!!
J'envisage de partir avec mon mari et un couple d'amis en Avril 2014 !! c'est loin mais je pense qu'un voyage comme celui là se prépare longtemps à l'avance !!
D'aprés ce que j'ai pu voir j'atterrirai à Rio mais nous pouvons atterrir ailleurs je pense , donc quelques jours dans cette ville, ensuite je voulais savoir ce que vous me conseiller comme itinéraire sachant que nous aurons environ 15 jours de vacances !!! je voulais savoir comment se déplacer de ville en ville !!!! est ce que louer une voiture n'est pas dangereux ni trop couteux ? sinon on m'a parlé de petits vols !!! comment se renseigner sur les prix et sur quels sites ?
Etant donné les tarifs des hôtels que j'ai pu voir sur le web, nous envisageons de louer des appartements qu'en pensez vous ? peut être pouvez vous nous conseiller des loueurs mieux que d'autres !!!
Comme vous pouvez le voir nous en sommes qu'aux prémices de l'organisation, et nous avons un itinéraire à faire au mieux pour en voir un maximum !!!
Voilà vous savez tout !!! j'espère que vous pourrez m'aider !! merci d'avance à tous😉 !!!!!
Bonjour
Je reviens des Lençois.
Extraordinaire, MAIS cette année, ils sont secs... il n'y a que la LAGOA verde qui est remplie.
Vu que le voyage est qd même long (sao luis / barreirinhas 4h, puis barreirinhas lençois 1H30 en 4X4, je préfère le signaler.
Slts
Vu que le voyage est qd même long (sao luis / barreirinhas 4h, puis barreirinhas lençois 1H30 en 4X4, je préfère le signaler.
Slts
Samedi 26 janvier
Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.
Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.
Dimanche 27 janvier
Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.
Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.
On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…
L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.
La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.
Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.
« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.
La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.
Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.
On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.
Lundi 28 janvier
Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.
Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.
Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.
On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.
On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.
De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.
« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »
Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.
En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.
Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.
On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.
Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.
À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.
Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.
Demain, c’est juré, on se calme.
Mardi 29 janvier
Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.
On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.
Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.
Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.
Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.
Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.
En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.
C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.
On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.
Mercredi 30 janvier
Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.
On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.
En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.
Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…
Jeudi 31 janvier
Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.
On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.
Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.
Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.
À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.
Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.
Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.
On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.
Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.
Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».
Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.
On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.
Vendredi 1er février
On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.
Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.
En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.
La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.
On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.
Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.
À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.
Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.
Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.
On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.
Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !
Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.
Samedi 2 février
Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.
On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.
Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.
La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.
Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.
La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.
De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…
L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.
On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…
Des visites culturelles comme ça, on en redemande.
À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.
En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…
Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.
Dimanche 3 février
C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?
Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.
Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.
Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !
L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.
Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.
Dimanche 27 janvier
Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.
Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.
On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…
L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.
La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.
Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.
« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.
La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.
Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.
On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.
Lundi 28 janvier
Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.
Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.
Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.
On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.
On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.
De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.
« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »
Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.
En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.
Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.
On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.
Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.
À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.
Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.
Demain, c’est juré, on se calme.
Mardi 29 janvier
Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.
On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.
Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.
Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.
Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.
Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.
En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.
C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.
On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.
Mercredi 30 janvier
Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.
On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.
En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.
Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…
Jeudi 31 janvier
Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.
On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.
Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.
Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.
À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.
Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.
Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.
On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.
Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.
Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».
Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.
On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.
Vendredi 1er février
On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.
Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.
En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.
La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.
On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.
Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.
À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.
Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.
Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.
On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.
Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !
Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.
Samedi 2 février
Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.
On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.
Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.
La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.
Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.
La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.
De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…
L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.
On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…
Des visites culturelles comme ça, on en redemande.
À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.
En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…
Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.
Dimanche 3 février
C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?
Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.
Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.
Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !
L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Bonjour,
J'ai réservé mon billet pour Rio pour une arrivée le 18 septembre et un retour le 8 octobre. J'ai une idée d'itinéraire mais rien de fixé j'ai encore rien réservé.
Arrivée a Rio le 18 mais comme je ne compte pas y rester je vais prendre un vol intérieur pour Salvador. Il part du même aèroport c'est donc un gain de temps.
18/09 Salvador (2-3 jours) 21/09 Départ pour une des iles (Morro do Sao paolo ou Boipeba) a déterminer. 22/09 Retour a Salvador pour assister au match Vitoria - Gremio (Si c'est en journée) 22/09 Départ pour Lençois de nuit 24/09 Retour a Salvador de nuit 25/09 Vol pour Santarem 25/09 Santarem. Je compte faire une journée a Alter do Chao + petite croisière sur les fleuves environnants. Une nuit en lodge dans la forêt + ?? 28/09 Vol pour Campo Grande 28/09 Deux nuits en lodge dans le Pantanal plus peut être une journée (repos ou activité selon la forme a Campo Grande) Deux Options. Option A 01/10 Vol pour foz de iguaçu 02/10 Bus de nuit pour Curitiba (3 jours dont une nuit a Paranagua) 05/10 Départ pour Rio (Bus ou vol) Option B 30/09 ou 01/10 Bus de nuit de Campo Grande pour Curitiba (+1 nuit a Paranagua) 04/10 Tenter de trouver une destination a mi trajet entre Curitiba et Rio et le faire en deux voyage de nuit.
Voila ça me laisse 3 jours a Rio pour terminer.
Qu'en pensez vous ? j'hésite pour Iguaçu, j'ai vraiment envie d'y aller mais le temps est compté et ca augmenterait le budget de 2 ou 300€ minimum. Si je ne vais pas a Iguaçu je peux éventuellement rester un jours de plus a Santarem et décaler tout d'un jour jusqu’à Curitiba.
Merci
Didier
J'ai réservé mon billet pour Rio pour une arrivée le 18 septembre et un retour le 8 octobre. J'ai une idée d'itinéraire mais rien de fixé j'ai encore rien réservé.
Arrivée a Rio le 18 mais comme je ne compte pas y rester je vais prendre un vol intérieur pour Salvador. Il part du même aèroport c'est donc un gain de temps.
18/09 Salvador (2-3 jours) 21/09 Départ pour une des iles (Morro do Sao paolo ou Boipeba) a déterminer. 22/09 Retour a Salvador pour assister au match Vitoria - Gremio (Si c'est en journée) 22/09 Départ pour Lençois de nuit 24/09 Retour a Salvador de nuit 25/09 Vol pour Santarem 25/09 Santarem. Je compte faire une journée a Alter do Chao + petite croisière sur les fleuves environnants. Une nuit en lodge dans la forêt + ?? 28/09 Vol pour Campo Grande 28/09 Deux nuits en lodge dans le Pantanal plus peut être une journée (repos ou activité selon la forme a Campo Grande) Deux Options. Option A 01/10 Vol pour foz de iguaçu 02/10 Bus de nuit pour Curitiba (3 jours dont une nuit a Paranagua) 05/10 Départ pour Rio (Bus ou vol) Option B 30/09 ou 01/10 Bus de nuit de Campo Grande pour Curitiba (+1 nuit a Paranagua) 04/10 Tenter de trouver une destination a mi trajet entre Curitiba et Rio et le faire en deux voyage de nuit.
Voila ça me laisse 3 jours a Rio pour terminer.
Qu'en pensez vous ? j'hésite pour Iguaçu, j'ai vraiment envie d'y aller mais le temps est compté et ca augmenterait le budget de 2 ou 300€ minimum. Si je ne vais pas a Iguaçu je peux éventuellement rester un jours de plus a Santarem et décaler tout d'un jour jusqu’à Curitiba.
Merci
Didier
Bonjour,
Nous allons passer 3 nuits sur Ilha Grande le weekend en novembre mais nous hésitons pour le logement : Vila do Abraao (sûrement trop de touristes à notre goût...) ou carrément la plage d'Araçatiba. Nous aimons le calme, la nature, donc nous avons un penchant pour Araçatiba mais nous ne voulons pas non plus être trop isolés pour les activités (snorkeling, randonnée, belles plages, sorties en bâteau...)
Savez-vous si nous pouvons louer un bateau de pêcheur sur cette plage pour se déplacer vers les autres plages ? Pouvons-nous aller jusqu'au lagoa Azul (je ne me rends pas bien compte de la grandeur de l'île) ? Quelles activités ou excursions pouvons-nous faire depuis cette plage ?
Merci pour vos réponses ! 😉
Bonjour à tous,
Je souhaite partir au Brésil pour 10 à 15 jours prochainement. J’hésite entre préparer moi-même mon itinéraire (mais pour l’instant ma connaissance du pays est pour ainsi dire… nulle !) ou faire appel à une agence qui propose des circuits. Mais existe-t-il des agences qui proposent des circuits sans vol ? Et financièrement, quelle est la solution la plus avantageuse ? En parlant finance d’ailleurs, hors vol, quel budget (à la louche bien sûr) faut-il compter pour un séjour de 2 semaines au Brésil ? Comme vous pouvez le constater, j’en suis vraiment au tout début de mes recherches et préparatifs (demande de passeport déposée ce matin) mais je compte bien approfondir tout cela très vite en me documentant à la médiathèque, sur internet et aussi avec votre aide précieuse. 😉
Merci d'avance!
Je souhaite partir au Brésil pour 10 à 15 jours prochainement. J’hésite entre préparer moi-même mon itinéraire (mais pour l’instant ma connaissance du pays est pour ainsi dire… nulle !) ou faire appel à une agence qui propose des circuits. Mais existe-t-il des agences qui proposent des circuits sans vol ? Et financièrement, quelle est la solution la plus avantageuse ? En parlant finance d’ailleurs, hors vol, quel budget (à la louche bien sûr) faut-il compter pour un séjour de 2 semaines au Brésil ? Comme vous pouvez le constater, j’en suis vraiment au tout début de mes recherches et préparatifs (demande de passeport déposée ce matin) mais je compte bien approfondir tout cela très vite en me documentant à la médiathèque, sur internet et aussi avec votre aide précieuse. 😉
Merci d'avance!
Bonsoir,
Après de multiples recherches sur les forums je n'arrive toujours pas à trouver mon bonheur, d'où ce message...
Avec mon amie nous partons 3 semaines au Brésil cet été : Arrivée à Salvador le 14/07/2017. 2 vols intérieurs : salvador/fortaleza le 21/07 et Sao Luis/Salvador le 02/08. Départ de Salvador le 04/08/2017. Nous avons donc une semaine dans la région de Salvador et 12 jours entre Fortaleza (et alentours) et Sao luis.
Mon plus grand souhait serait de trouver des coins vraiment méconnus des touristes, des petits coins de paradis bien gardés (j'espère que vous les dévoilerez...). En effet, j'ai toujours réussi à trouver mon bonheur à chacun de mes voyages sur les forums, avec des destinations exceptionnelles à l'écart de tout.
J'aimerais donc que vous m'aidiez à trouver ces destinations tant rêvées... Je suis bien conscient qu'il y a des passages obligatoires comme Lencois. Mais je ne sais pas si nous allons aller à Jericoacoara vu la description que j'ai pu en lire sur certains forums.
J'ai déja lu pas mal de choses sur la chapada diamantina, les iles au sud de salvador, le delta du parnaiba, ...mais aucune sur des endroits un peu secrets et loin du tumulte touristique...
J'espère que ce que je cherche existe...
Par avance merci pour vos conseils.
Bonne soirée.
Après de multiples recherches sur les forums je n'arrive toujours pas à trouver mon bonheur, d'où ce message...
Avec mon amie nous partons 3 semaines au Brésil cet été : Arrivée à Salvador le 14/07/2017. 2 vols intérieurs : salvador/fortaleza le 21/07 et Sao Luis/Salvador le 02/08. Départ de Salvador le 04/08/2017. Nous avons donc une semaine dans la région de Salvador et 12 jours entre Fortaleza (et alentours) et Sao luis.
Mon plus grand souhait serait de trouver des coins vraiment méconnus des touristes, des petits coins de paradis bien gardés (j'espère que vous les dévoilerez...). En effet, j'ai toujours réussi à trouver mon bonheur à chacun de mes voyages sur les forums, avec des destinations exceptionnelles à l'écart de tout.
J'aimerais donc que vous m'aidiez à trouver ces destinations tant rêvées... Je suis bien conscient qu'il y a des passages obligatoires comme Lencois. Mais je ne sais pas si nous allons aller à Jericoacoara vu la description que j'ai pu en lire sur certains forums.
J'ai déja lu pas mal de choses sur la chapada diamantina, les iles au sud de salvador, le delta du parnaiba, ...mais aucune sur des endroits un peu secrets et loin du tumulte touristique...
J'espère que ce que je cherche existe...
Par avance merci pour vos conseils.
Bonne soirée.
Bonjour,
nous allons en amerique du sud a partir du mois d avril mai. Nous voulons faire le pantanal mais nous ne savons pas ou.
quelles sont les differences entre le pantanal bolivien et bresilien?
le pantanal du bresil est il plus beau? ou en bolivie? nous pensons que visiter le pantanal en bolivie doit etre moins cher? mais est ce aussi bien?
aves vous des bonnes adresses ou guides a nous conseiller? (sachant que nous voyageons a petits budgets)
merci
nous allons en amerique du sud a partir du mois d avril mai. Nous voulons faire le pantanal mais nous ne savons pas ou.
quelles sont les differences entre le pantanal bolivien et bresilien?
le pantanal du bresil est il plus beau? ou en bolivie? nous pensons que visiter le pantanal en bolivie doit etre moins cher? mais est ce aussi bien?
aves vous des bonnes adresses ou guides a nous conseiller? (sachant que nous voyageons a petits budgets)
merci
Bonjour, je suis toute nouvelle sur le forum et voila mon dileme. Je prepare mes vacances pour le mois de fevrier et j'hesite en le bresil et les maldives qui sont deux destination qui n'on rien a voir l'une avec l'autre, depuis toujour je reve d'aller a rio mais la voila une envie de maldives?Que me conseillez vous?Je partirais du 16/02/12 au25/02/12 merci par avance......
Hola...
Est ce possible d'aller au carnaval sans se ruiner en hotel... y a t il des bons plans surs et pas chers pr le carnaval ou encore mieux des ogements chez l habitant sont ils envisageables...? Nous sommes 2 et nous prenons tous les conseils et bons plans...
Merci...
Est ce possible d'aller au carnaval sans se ruiner en hotel... y a t il des bons plans surs et pas chers pr le carnaval ou encore mieux des ogements chez l habitant sont ils envisageables...? Nous sommes 2 et nous prenons tous les conseils et bons plans...
Merci...
Bonjour !
Je dois partir pour une durée de 10 jours à Rio en Octobre avec mon conjoint mais il est très inquiet et ne veut plus y aller depuis qu'il a lu ceci http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/bresil-12219/
Si une personne y est partie récemment dites moi comment s'est passé votre séjour (que je le rassure ou non ^^), les pièges et endroits à éviter, etc...
Merci d'avance.
Je dois partir pour une durée de 10 jours à Rio en Octobre avec mon conjoint mais il est très inquiet et ne veut plus y aller depuis qu'il a lu ceci http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/bresil-12219/
Si une personne y est partie récemment dites moi comment s'est passé votre séjour (que je le rassure ou non ^^), les pièges et endroits à éviter, etc...
Merci d'avance.
Bonjour. Basés à Rio, nous souhaiterions, mon épouse et moi, visiter Paraty et ilha grande dans la foulée, le tout en deux nuits. Soit, départ de la gare routière 8h, arrivée à Paraty vers midi, visite l'après-midi et transfert sur Ilha grande pour 2 nuits. Puis retour sur RIO.
Questions : 1er : 2 nuits est-ce jouable et suffisant ?
2eme : A quelles villes prendre le bateau pour l'aller et pour le retour ?
Si des internautes ont des infos sur la question, nous sommes preneurs.
Merci à tous de toute manière.
Bonjour à tous,
Enfin, je commence à concrétiser mon voyage solo au Brésil ( pour ce début d'année 2013 )😎
Afin d'éviter de me perdre dans le flot de possibilités du Brésil, de me frustrer ou trop charger mon programme, j'ai "piqué" un itinéraire proposé par une agence de voyage qui me parait tout à fait faisable - eux le programment en 13 jours moi je peux être un peu plus flexible.
Voici l'itinéraire mais surtout mes questions:
Rio - Paraty - (jusque là ça va, je suppose qu'il y a des liaisons de bus régulières...) Paraty - Foz Da Igacu : L'agence mentionne que le voyage se passe en bus de nuit--> une telle liaison existe-t-elle ou s'agit-il d'un bus de l'agence? Si non comment puis-je rejoindre Foz Da Iguacu, suis-je obligée de passer par Sao Paulo (seule...) Foz Da Igacu - Bonito: même chose existe-t-il un bus de nuit entre ces deux villes? Excursion Pantanal Campo Grande - Rio : vol interne
C'est un itinéraire dans les grandes lignes, donc si je rate qqc un peu à gauche, à droite, en haut, en bas, c'est avec plaisir que je ferai les crochets vers ces destinations!
D'autres précisions:
Profil: Jeune femme qui voyagerai probablement seule à moins de rencontrer des compagnons de route. Budget: Je ferai attention à mon budget (auberge de jeunesse et manger sur le pouce) mais je peux toutefois me permettre un ou deux vols internes si cela est plus pratique et surtout plus sécurisant- j'essaie de m'y prendre tôt afin de bénéficier de vols (tant le vol international que interne) à prix intéressants Timing; Je serai en fait en tout entre 3 semaines et 1 mois au Brésil mais j'ai la chance d'être accueillie dans la région de Rio par des connaissances avec qui je découvrirai Rio et probablement la région d'Ouro Preto car ils habitent entre ces deux villes - à la grosse louche, une dizaine de jour avec eux et une bonne quinzaine pour la boucle décrite ci-dessus.
Que pensez-vous de mon programme? Vous pensez que je peux m'en sortir avec 1500€ sur place (hors avion) ? Mon itinéraire est-il faisable en solo via les transports en commun?
Ce n'est pas la 1ère fois que je fais appel aux avis des voyageurs de ce forum et je n'ai jamais été déçue alors déjà un grand merci pour vos réponses!
Alexine
Enfin, je commence à concrétiser mon voyage solo au Brésil ( pour ce début d'année 2013 )😎
Afin d'éviter de me perdre dans le flot de possibilités du Brésil, de me frustrer ou trop charger mon programme, j'ai "piqué" un itinéraire proposé par une agence de voyage qui me parait tout à fait faisable - eux le programment en 13 jours moi je peux être un peu plus flexible.
Voici l'itinéraire mais surtout mes questions:
Rio - Paraty - (jusque là ça va, je suppose qu'il y a des liaisons de bus régulières...) Paraty - Foz Da Igacu : L'agence mentionne que le voyage se passe en bus de nuit--> une telle liaison existe-t-elle ou s'agit-il d'un bus de l'agence? Si non comment puis-je rejoindre Foz Da Iguacu, suis-je obligée de passer par Sao Paulo (seule...) Foz Da Igacu - Bonito: même chose existe-t-il un bus de nuit entre ces deux villes? Excursion Pantanal Campo Grande - Rio : vol interne
C'est un itinéraire dans les grandes lignes, donc si je rate qqc un peu à gauche, à droite, en haut, en bas, c'est avec plaisir que je ferai les crochets vers ces destinations!
D'autres précisions:
Profil: Jeune femme qui voyagerai probablement seule à moins de rencontrer des compagnons de route. Budget: Je ferai attention à mon budget (auberge de jeunesse et manger sur le pouce) mais je peux toutefois me permettre un ou deux vols internes si cela est plus pratique et surtout plus sécurisant- j'essaie de m'y prendre tôt afin de bénéficier de vols (tant le vol international que interne) à prix intéressants Timing; Je serai en fait en tout entre 3 semaines et 1 mois au Brésil mais j'ai la chance d'être accueillie dans la région de Rio par des connaissances avec qui je découvrirai Rio et probablement la région d'Ouro Preto car ils habitent entre ces deux villes - à la grosse louche, une dizaine de jour avec eux et une bonne quinzaine pour la boucle décrite ci-dessus.
Que pensez-vous de mon programme? Vous pensez que je peux m'en sortir avec 1500€ sur place (hors avion) ? Mon itinéraire est-il faisable en solo via les transports en commun?
Ce n'est pas la 1ère fois que je fais appel aux avis des voyageurs de ce forum et je n'ai jamais été déçue alors déjà un grand merci pour vos réponses!
Alexine
Bonjour!
je reviens sur le forum apres avoir peaufiné mon projet. Nous sommes deux couples qui désirent visiter Rio sur deux semaines. Conscients que cela sera trop long sur place et à la lecture des nombreux sujets sur ce forum, nous aimerions visiter les chutes d'Igazu et peut-être Sao Paolo. Par contre nous sommes horrifiés par les durées de vol entre Paris et Rio qui peuvent aller jusqu'à 54h !!!(site expédia).
Nous avions penser passer par eux pour obtenir un package vol+hotel et pensions que leurs tarifs seraient concurrenciels mais en fait nous avons peur d'être entravés dans nos déplacements et de perdre les nuits que nous consacreront à Igazu .
Nous sommes un peu perdus dans nos reflexions et je compte sur certains routards avisés pour m'aider à y voir plus clair !!!
Quelle compagnie ? Des recommandations d'hotels ? Un fil conducteur des visites sur 14 jours ?
Notre budget est assez serré mais nous pourrions consacrer environ 1500€ pour vol et hébergement par personne !!
Merci de votre aide !
Bonjour,
A la veille de notre départ du Brésil, je profite d’un moment de repos pour livrer quelques infos pratiques pour l’organisation d’un séjour de 4 semaines dans ce pays si grandiose.
Voyage au Brésil (14 juillet-11 août) Contexte : 1er contact avec le Brésil, 2 adultes ne parlant que très peu le portugais (ce qui a son importance au Brésil) Principales étapes : Rio-Foz do Iguaçu-Ilha Grande-Paraty-Sao Paulo-Tiradentes-Inhotim-Ouro Preto-Congonhas-Petrópolis-Brasilia-Salvador Préparation du voyage : Guide Evasion, LP et Routard le guide Evasion bien pratique pour ses itinéraires clés en main et le LP pour ses info détaillées Choix des hôtels : Airbnb Trajet : à pied et transports en commun (Rio, Brasilia, Salvador) et pour le reste en voiture de location (agence Alamo, Unidas)
Budget
Budget vols (2 personnes) : vol Paris-Rio-Paris : 1595,28 € ; vol Rio-Iguazu-Rio : 349,98 €; vol Rio-Brasilia : 71,72€ vol Brasilia-Salvador : 156,96 € vol Salvador-Rio : 133,3€ Budget hébergements : 1421 € pour 27 nuits (soit 53 €/nuits) Budget voiture de location : 155 € pour 13 jours (12 €/jour) Budget divers (visite, essence, taxi, alimentation, gifts…) : 1100 € pour 29 jours (soit 38 €/jour) coût assez comparable à la France.
en gros 2500 € par personne pour 29 jours
Retour sur la location par Airbnb C’était notre premier voyage intégralement réservé sur le site Airbnb et franchement rien à redire. Nous avions loué des appartements entiers, minimum T3 (avec cuisine), avec WIFI, clim, machine à laver (parfois)…et c’était très confortable. La moyenne de nuitée était de 53 euros (ce qui est bien inférieur à prestation comparable aux hôtels). Les difficultés de communication que je redoutais avec les propriétaires ont été rapidement surmontées. Les clés des appartements étaient le plus souvent laissées à la réception des immeubles à la conciergerie. Nous avons eu besoin qu’à une seule occasion d’appeler par téléphone un propriétaire. Nous avons trouvé ce système très pratique et les locations très confortables. La sécurité est omniprésente dans les immeubles résidentiels (caméra, garde à l’entrée, double voire triple porte). A refaire.
Retour sur les transports Voyager au Brésil, c’est assez souvent faire de longs déplacements et donc immanquablement avec des temps de transport en conséquence. Les temps de transit en avion (au total 3 vols intérieurs) étaient bien gérés et nous ont permis de souffler un peu. Les aéroports où nous sommes allés étaient très modernes et sécures. La location de la voiture pour le trajet Rio-Costa Verde-Sao Paulo-Ouro Preto-Rio était très appropriée. Les routes du Brésil sont bien entretenues en général. Il faut être vigilant aux nombreux « lombada » équivalents de nos dos d’ânes qui sont très fréquents sur toutes les routes y compris en fin de rodavia (autoroute) et principalement en ville souvent mal signalés. Cela nécessite d’adopter une conduite bien souple. Les frais de péages et d’essence sont assez raisonnables. Également fréquents, les « fiscalização » (contrôles automatiques) qui sont bien signalés. Nous avions une voiture « flex » comme généralement pour les voitures de location et nous avons utilisé de l’éthanol le plus souvent sans aucun problème (moyenne à 1 euros le litre contre 1,5 à 2 euros pour le gasolina équivalent de notre super). C’est dans le Minas Gerais que nous avons connu les routes les plus difficiles mais restant bien praticables (terre battue ou gravier et bien sûr dénivelé très conséquent/impressionnant). Nous avons utilisé un GPS via l’appli Maps.me et les cartes du Brésil téléchargées en amont du voyage et utilisées hors ligne très utile pour les trajets en voiture et surtout à pied dans la ville. Les transports en commun et les taxis ont été également régulièrement utilisés, sans aucune difficulté (paiement en cash à prévoir).
Retour sur les Etapes :
15-juil Rio (1/4) Corcovado, Copacabana, Ipanema, Leblon Matin : Trajet en metro/bus vers le funiculaire, direction le Corcovado AM : découverte de Copacabana, fort et plage d’Ipenama 16-juil Rio (2/4) : quartier Flamengo et trajet à pied vers le Pao de Açucar AM : Centre Rio (Cathédrale métropolitaine) 17-juil Rio (3/4) : Centro Mosteiro et igreja de Sao Bento Puis marche vers Igreja Ns da Candelaria, Centro cultural Banco do Brasil, Casa França-Brasil… AM : Santa Terasa & Lapa via le tramway ""le bonde" 18-juil Rio (4/4) : Musée de demain Museu de Arte moderna puis Igreja Gloria do Outeio puis museu da Republica 19-juil Rio-Foz do Iguaçu AM : chute côté brésilien (trajet en taxi pour gagner du temps avant fermeture) 20-juil Foz do Iguaçu : chute côté argentin (trajet en bus via Puerto Iguazu) 21-juil Iguaçu-Rio-Ilha Grande : Matin : Vol Foz do Iguaçu/Rio de Janeiro Location voiture aeroport et route vers Ilha Grande puis bateau vers Angra dos Reis 22-juil Ilha Grande –Paraty : Matin rando à Ilha Grande ; reprise bateau à 17h30 et route vers Paraty 23-juil Paraty : tobogan Tarzan, chutes d’eau et visite distillerie de cachaca Maria Izabel et fin de journée dans le centre-ville historique 24-juil Paraty : plages de Trindade et Paraty Mirim 25-juil Paraty-Sao Paulo : lever de soleil sur plage Paraty, route 4,5 h et balade à pied dans le quartier Jardim Paulista (visite du MASP gratuit) 26-juil Sao Paulo : parque Ibirapuera (MAC, MAM, planétarium) et retour dans le centre-ville 27-juil Sao Paulo : quartier Madalena (Beco do Batman notamment) et retour dans le centre-ville pour panorama à l’immeuble Coban 28-juil Sao Paulo-Tiradentes : route 7 h de route, visite en fin de journée de Tiradentes (achat billet de train historique) 29-juil Tiradentes : train Maria Fumaca A/R Sao del Rei Visite de Sao Joao del Rei 30-juil Tiradentes-Inhotim-Ouro Preto : route (3 h) puis visite toute la journée d’Inhotim Centro de Arte 31-juil Ouro Preto : visite quartier Tiradentes, Pilar, Santa Efigenia 01-août Ouro-Preto-Congonhas-Petropolis : Route vers Congonhas (visite Basila do Bom Jesus de Matosinhos) et Route vers Petropolis 02-août Petropolis : visite du palais impérial et balade à pied dans la ville (nombreuses villas, musée à visiter) 03-août Petropolis-Rio-Brasilia : check out voiture location et vol 04-août Brasilia : l'Eixo Monumental (Museum Nacional, Catedral Metropolitana), Santuario dom bosco, Parque Citade, Memorial JK et panorama tour de télévision 05-août Brasilia : Balade à pied jusqu'à la Praça dos Très Poderes et visite des différents palais 06-août Brasilia : Cerimônia da troca da bandeira (1er dimanche du mois), Templo da Boa Vontade 07-août Brasilia-Salvador : Vol Brasilia-Salvador et balade dans le quartier Pelourinho 08-août Salvador : centre historique Pelourinho 09-août Salvador : quartier Vitoria (Museu de Arte da Bahia) et retour vers le MAM 10-août Salvador : quartier Bonfim et Barra, Spectacle au Teatro San Miguel (Balé Folclórico da Bahia) 11-août Salvador-Rio-Paris
Itinéraire bien équilibré : nombre de jours suffisants dans les grandes métropoles, manque d’un jour à Inhotim Centro de Arte. Nous avons écourté le séjour à Ouro Preto d’une journée sans regret, au profit de Petrópolis qui mériterait d’être mieux connue.
Points négatifs
Flop 2 des sites : Iguazu côté argentin (pour sa foule), Salvador (pour le sentiment d’insécurité quasi permanent et la décrépitude dès que l’on s’écarte du circuit touristique) Difficulté de communication : Il vaut mieux maitriser quelques rudiments de portugais. L’anglais est assez peu et généralement pas parlé ni compris, hormis dans les grands sites touristiques. Les visites guidées étaient le plus souvent en portugais et très peu de panneaux d’information sont traduits. L’appli Google translate nous a bien aidé (penser à télécharger les dico pour une utilisation hors ligne). Chute d’Iguazu côté argentin : Nous avons été très étonnés du nombre de visiteurs du côté argentin, site véritablement débordé, avec des temps d’attente très conséquents. La visite a été éprouvante. Sur l’ensemble des chemins, nous avons retrouvé cette foule. Au final, le côté brésilien était bien plus agréable. Le climat hivernal à ce moment de l’année dans le Mina Gerais et à Foz Iguazu (entre 5 et 10°C) : prévoir vêtements en conséquence avec des logements pas toujours équipés. Le coût de la vie qui est comparable à la France alors qu’on pourrait s’attendre dans un pays en développement à un coût moindre.
Points positifs
Top 5 des sites : Rio, Inhotim Centro de Arte, Paraty, Brasilia et Petrópolis Gros coup de cœur pour l’Inhotim Centro de Arte qui vaut le temps de trajet : prévoir au moins une journée complète (voire 2 jours) de visite et l’utilisation de voiturettes électriques pour les déplacements à l’intérieur. Tout est très pratique au Brésil : les transports sont très simples à organiser y compris location de voiture, le WIFI est présent dans de nombreux lieux et très souvent gratuits, les paiements s’effectuent en carte bleue sans aucun souci et il est aisé de trouver du cash. Sentiment important de sécurité : les lieux visites sont le plus souvent très sécurisés (caméras omniprésentes, nombreux vigiles, policiers et militaires). Il vaut mieux éviter de fréquenter à pied les centres villes des mégapoles après 18h et en WE. Sentiment plus mitigé à Salvador où les demandes et regards sont plus pressants. Le faible tourisme dans la plupart des lieux : hormis les sites très connus de Rio et Salvador, le séjour s’est déroulé dans une ambiance très brésilienne, entourée de la population locale. La diversité est peut-être la caractéristique d’un voyage au Brésil : nature et grands espaces, architecture avant-gardiste, art omniprésent avec musées à profusion et intégration de l’art dans l’espace urbain, musique omniprésente, histoire, religions et spiritualité.
Au final, un voyage que nous avons beaucoup apprécié. A mi-chemin entre modernité et authenticité, le Brésil s’avère être une destination pittoresque, véritable carrefour d’expériences et de sensations.
Voilà si ce feedback vous a intéressé et éventuellement aidé, merci de me laisser un message. Si vous avez des questions complémentaires, n'hésitez pas.
Arnaud
A la veille de notre départ du Brésil, je profite d’un moment de repos pour livrer quelques infos pratiques pour l’organisation d’un séjour de 4 semaines dans ce pays si grandiose.
Voyage au Brésil (14 juillet-11 août) Contexte : 1er contact avec le Brésil, 2 adultes ne parlant que très peu le portugais (ce qui a son importance au Brésil) Principales étapes : Rio-Foz do Iguaçu-Ilha Grande-Paraty-Sao Paulo-Tiradentes-Inhotim-Ouro Preto-Congonhas-Petrópolis-Brasilia-Salvador Préparation du voyage : Guide Evasion, LP et Routard le guide Evasion bien pratique pour ses itinéraires clés en main et le LP pour ses info détaillées Choix des hôtels : Airbnb Trajet : à pied et transports en commun (Rio, Brasilia, Salvador) et pour le reste en voiture de location (agence Alamo, Unidas)
Budget
Budget vols (2 personnes) : vol Paris-Rio-Paris : 1595,28 € ; vol Rio-Iguazu-Rio : 349,98 €; vol Rio-Brasilia : 71,72€ vol Brasilia-Salvador : 156,96 € vol Salvador-Rio : 133,3€ Budget hébergements : 1421 € pour 27 nuits (soit 53 €/nuits) Budget voiture de location : 155 € pour 13 jours (12 €/jour) Budget divers (visite, essence, taxi, alimentation, gifts…) : 1100 € pour 29 jours (soit 38 €/jour) coût assez comparable à la France.
en gros 2500 € par personne pour 29 jours
Retour sur la location par Airbnb C’était notre premier voyage intégralement réservé sur le site Airbnb et franchement rien à redire. Nous avions loué des appartements entiers, minimum T3 (avec cuisine), avec WIFI, clim, machine à laver (parfois)…et c’était très confortable. La moyenne de nuitée était de 53 euros (ce qui est bien inférieur à prestation comparable aux hôtels). Les difficultés de communication que je redoutais avec les propriétaires ont été rapidement surmontées. Les clés des appartements étaient le plus souvent laissées à la réception des immeubles à la conciergerie. Nous avons eu besoin qu’à une seule occasion d’appeler par téléphone un propriétaire. Nous avons trouvé ce système très pratique et les locations très confortables. La sécurité est omniprésente dans les immeubles résidentiels (caméra, garde à l’entrée, double voire triple porte). A refaire.
Retour sur les transports Voyager au Brésil, c’est assez souvent faire de longs déplacements et donc immanquablement avec des temps de transport en conséquence. Les temps de transit en avion (au total 3 vols intérieurs) étaient bien gérés et nous ont permis de souffler un peu. Les aéroports où nous sommes allés étaient très modernes et sécures. La location de la voiture pour le trajet Rio-Costa Verde-Sao Paulo-Ouro Preto-Rio était très appropriée. Les routes du Brésil sont bien entretenues en général. Il faut être vigilant aux nombreux « lombada » équivalents de nos dos d’ânes qui sont très fréquents sur toutes les routes y compris en fin de rodavia (autoroute) et principalement en ville souvent mal signalés. Cela nécessite d’adopter une conduite bien souple. Les frais de péages et d’essence sont assez raisonnables. Également fréquents, les « fiscalização » (contrôles automatiques) qui sont bien signalés. Nous avions une voiture « flex » comme généralement pour les voitures de location et nous avons utilisé de l’éthanol le plus souvent sans aucun problème (moyenne à 1 euros le litre contre 1,5 à 2 euros pour le gasolina équivalent de notre super). C’est dans le Minas Gerais que nous avons connu les routes les plus difficiles mais restant bien praticables (terre battue ou gravier et bien sûr dénivelé très conséquent/impressionnant). Nous avons utilisé un GPS via l’appli Maps.me et les cartes du Brésil téléchargées en amont du voyage et utilisées hors ligne très utile pour les trajets en voiture et surtout à pied dans la ville. Les transports en commun et les taxis ont été également régulièrement utilisés, sans aucune difficulté (paiement en cash à prévoir).
Retour sur les Etapes :
15-juil Rio (1/4) Corcovado, Copacabana, Ipanema, Leblon Matin : Trajet en metro/bus vers le funiculaire, direction le Corcovado AM : découverte de Copacabana, fort et plage d’Ipenama 16-juil Rio (2/4) : quartier Flamengo et trajet à pied vers le Pao de Açucar AM : Centre Rio (Cathédrale métropolitaine) 17-juil Rio (3/4) : Centro Mosteiro et igreja de Sao Bento Puis marche vers Igreja Ns da Candelaria, Centro cultural Banco do Brasil, Casa França-Brasil… AM : Santa Terasa & Lapa via le tramway ""le bonde" 18-juil Rio (4/4) : Musée de demain Museu de Arte moderna puis Igreja Gloria do Outeio puis museu da Republica 19-juil Rio-Foz do Iguaçu AM : chute côté brésilien (trajet en taxi pour gagner du temps avant fermeture) 20-juil Foz do Iguaçu : chute côté argentin (trajet en bus via Puerto Iguazu) 21-juil Iguaçu-Rio-Ilha Grande : Matin : Vol Foz do Iguaçu/Rio de Janeiro Location voiture aeroport et route vers Ilha Grande puis bateau vers Angra dos Reis 22-juil Ilha Grande –Paraty : Matin rando à Ilha Grande ; reprise bateau à 17h30 et route vers Paraty 23-juil Paraty : tobogan Tarzan, chutes d’eau et visite distillerie de cachaca Maria Izabel et fin de journée dans le centre-ville historique 24-juil Paraty : plages de Trindade et Paraty Mirim 25-juil Paraty-Sao Paulo : lever de soleil sur plage Paraty, route 4,5 h et balade à pied dans le quartier Jardim Paulista (visite du MASP gratuit) 26-juil Sao Paulo : parque Ibirapuera (MAC, MAM, planétarium) et retour dans le centre-ville 27-juil Sao Paulo : quartier Madalena (Beco do Batman notamment) et retour dans le centre-ville pour panorama à l’immeuble Coban 28-juil Sao Paulo-Tiradentes : route 7 h de route, visite en fin de journée de Tiradentes (achat billet de train historique) 29-juil Tiradentes : train Maria Fumaca A/R Sao del Rei Visite de Sao Joao del Rei 30-juil Tiradentes-Inhotim-Ouro Preto : route (3 h) puis visite toute la journée d’Inhotim Centro de Arte 31-juil Ouro Preto : visite quartier Tiradentes, Pilar, Santa Efigenia 01-août Ouro-Preto-Congonhas-Petropolis : Route vers Congonhas (visite Basila do Bom Jesus de Matosinhos) et Route vers Petropolis 02-août Petropolis : visite du palais impérial et balade à pied dans la ville (nombreuses villas, musée à visiter) 03-août Petropolis-Rio-Brasilia : check out voiture location et vol 04-août Brasilia : l'Eixo Monumental (Museum Nacional, Catedral Metropolitana), Santuario dom bosco, Parque Citade, Memorial JK et panorama tour de télévision 05-août Brasilia : Balade à pied jusqu'à la Praça dos Très Poderes et visite des différents palais 06-août Brasilia : Cerimônia da troca da bandeira (1er dimanche du mois), Templo da Boa Vontade 07-août Brasilia-Salvador : Vol Brasilia-Salvador et balade dans le quartier Pelourinho 08-août Salvador : centre historique Pelourinho 09-août Salvador : quartier Vitoria (Museu de Arte da Bahia) et retour vers le MAM 10-août Salvador : quartier Bonfim et Barra, Spectacle au Teatro San Miguel (Balé Folclórico da Bahia) 11-août Salvador-Rio-Paris
Itinéraire bien équilibré : nombre de jours suffisants dans les grandes métropoles, manque d’un jour à Inhotim Centro de Arte. Nous avons écourté le séjour à Ouro Preto d’une journée sans regret, au profit de Petrópolis qui mériterait d’être mieux connue.
Points négatifs
Flop 2 des sites : Iguazu côté argentin (pour sa foule), Salvador (pour le sentiment d’insécurité quasi permanent et la décrépitude dès que l’on s’écarte du circuit touristique) Difficulté de communication : Il vaut mieux maitriser quelques rudiments de portugais. L’anglais est assez peu et généralement pas parlé ni compris, hormis dans les grands sites touristiques. Les visites guidées étaient le plus souvent en portugais et très peu de panneaux d’information sont traduits. L’appli Google translate nous a bien aidé (penser à télécharger les dico pour une utilisation hors ligne). Chute d’Iguazu côté argentin : Nous avons été très étonnés du nombre de visiteurs du côté argentin, site véritablement débordé, avec des temps d’attente très conséquents. La visite a été éprouvante. Sur l’ensemble des chemins, nous avons retrouvé cette foule. Au final, le côté brésilien était bien plus agréable. Le climat hivernal à ce moment de l’année dans le Mina Gerais et à Foz Iguazu (entre 5 et 10°C) : prévoir vêtements en conséquence avec des logements pas toujours équipés. Le coût de la vie qui est comparable à la France alors qu’on pourrait s’attendre dans un pays en développement à un coût moindre.
Points positifs
Top 5 des sites : Rio, Inhotim Centro de Arte, Paraty, Brasilia et Petrópolis Gros coup de cœur pour l’Inhotim Centro de Arte qui vaut le temps de trajet : prévoir au moins une journée complète (voire 2 jours) de visite et l’utilisation de voiturettes électriques pour les déplacements à l’intérieur. Tout est très pratique au Brésil : les transports sont très simples à organiser y compris location de voiture, le WIFI est présent dans de nombreux lieux et très souvent gratuits, les paiements s’effectuent en carte bleue sans aucun souci et il est aisé de trouver du cash. Sentiment important de sécurité : les lieux visites sont le plus souvent très sécurisés (caméras omniprésentes, nombreux vigiles, policiers et militaires). Il vaut mieux éviter de fréquenter à pied les centres villes des mégapoles après 18h et en WE. Sentiment plus mitigé à Salvador où les demandes et regards sont plus pressants. Le faible tourisme dans la plupart des lieux : hormis les sites très connus de Rio et Salvador, le séjour s’est déroulé dans une ambiance très brésilienne, entourée de la population locale. La diversité est peut-être la caractéristique d’un voyage au Brésil : nature et grands espaces, architecture avant-gardiste, art omniprésent avec musées à profusion et intégration de l’art dans l’espace urbain, musique omniprésente, histoire, religions et spiritualité.
Au final, un voyage que nous avons beaucoup apprécié. A mi-chemin entre modernité et authenticité, le Brésil s’avère être une destination pittoresque, véritable carrefour d’expériences et de sensations.
Voilà si ce feedback vous a intéressé et éventuellement aidé, merci de me laisser un message. Si vous avez des questions complémentaires, n'hésitez pas.
Arnaud
Bonjour tout le monde,
Voilà je suis actuellement entrain de préparer un voyage de 15 jours pour le mois d'octobre dans l'une des deux destinations précédentes mais j'ai du mal à me décider..
En effet, je compte partir pour la 1ère fois en Amérique du Sud, seul et j'ai peur de me retrouver solo dans l'une de ces 2 destinations.Ayant voyagé plusieurs fois en thailande, je ne me suis jamais senti seul à aucun moment et j'ai toujours été très bien accueilli.J'aimerais retrouver un peu de cette ambiance là, avec des gens ouvert au dialogue, etc...
-Concernant le Brésil(Rio principalement), ce qui me fait hésiter c'est la langue car je ne parle pas du tout un mot de portugais et le prix du billet(200€ d'écart avec la Colombie).Et je me demande s'il y a pas mal d'endroits ou rencontrer du monde...De plus, le budget me semble pas mal élevé également.
-Concernant la Colombie(Bogota, Medellin, carthagène des Indes);je me débrouille bien en espagnol, donc cela fait un plus.J'ai également comparé le prix des hôtels et il y en a pour tous les goûts., ce qui allège pas mal le budget.En revanche, ce qui me freine le plus c'est la sécurité surtout que j'ai l'impression que ça bouge pas mal le soir avec les bars, discothèque, etc...
Pour résumé, Je recherche une destination correcte(niveau budget), des gens sympas avec qui faire la fête et avec un minimum de sécurité.Donc si quelqu'un peut éclairer ma lanterne.
ps:je parle bien l'anglais
Merci à tous.
Voilà je suis actuellement entrain de préparer un voyage de 15 jours pour le mois d'octobre dans l'une des deux destinations précédentes mais j'ai du mal à me décider..
En effet, je compte partir pour la 1ère fois en Amérique du Sud, seul et j'ai peur de me retrouver solo dans l'une de ces 2 destinations.Ayant voyagé plusieurs fois en thailande, je ne me suis jamais senti seul à aucun moment et j'ai toujours été très bien accueilli.J'aimerais retrouver un peu de cette ambiance là, avec des gens ouvert au dialogue, etc...
-Concernant le Brésil(Rio principalement), ce qui me fait hésiter c'est la langue car je ne parle pas du tout un mot de portugais et le prix du billet(200€ d'écart avec la Colombie).Et je me demande s'il y a pas mal d'endroits ou rencontrer du monde...De plus, le budget me semble pas mal élevé également.
-Concernant la Colombie(Bogota, Medellin, carthagène des Indes);je me débrouille bien en espagnol, donc cela fait un plus.J'ai également comparé le prix des hôtels et il y en a pour tous les goûts., ce qui allège pas mal le budget.En revanche, ce qui me freine le plus c'est la sécurité surtout que j'ai l'impression que ça bouge pas mal le soir avec les bars, discothèque, etc...
Pour résumé, Je recherche une destination correcte(niveau budget), des gens sympas avec qui faire la fête et avec un minimum de sécurité.Donc si quelqu'un peut éclairer ma lanterne.
ps:je parle bien l'anglais
Merci à tous.
Bjour la communauté
je dois sejourner 10 jours à rio de J en mars pour un mariage Que faire à rio et aux alentours en dehors des grands classiques? afin de sortir des chemins battus: lieux, bars sympas, petits restos, guesthouses, magasins artisanals, musées étranges, les bons plans en gral etc; en dehors si possible des de boite de nuit, bar à filles, ni surf, ni deltaplane😉
Merci d'avance
je dois sejourner 10 jours à rio de J en mars pour un mariage Que faire à rio et aux alentours en dehors des grands classiques? afin de sortir des chemins battus: lieux, bars sympas, petits restos, guesthouses, magasins artisanals, musées étranges, les bons plans en gral etc; en dehors si possible des de boite de nuit, bar à filles, ni surf, ni deltaplane😉
Merci d'avance
Hello les amis voyageurs !
Grâce à vous précieux conseils lors de mes précédents trips en Pérou/ Bolivie et Kyrgyz/Kazakh, j'ai réalisé des très beaux voyages et des activités inoubliables, ....UN GRAND MERCI !!
J'aurai besoin de votre aide précieuse concernant l'organisation de mon trip en Amérique Latine, en particuliers, Brésil, Argentine et Uruguay.
J'ai à peu prés 4 semaines (20 août - 20 sept 2015) et je pense à ce parcours (avec des vols en interne pour épargner ma femme les Bus ;( !! ) : Paris - USHUAIA : 1j USHUAIA : 4.5 j Buenos : 4.5 j Montevideo : 2 j IGUAZU : 2.5 les 2 côtés BR/ARG SAO PAOLO : 2.5 (j'ai un vieux pote rencontré au Machu Picchu et j'ai promis de lui rendre visite d'où le détour !) RIO : 6.5 Salvador De Bahia : 2.5 j Paris
J'aurais besoin de vos conseils précieux avant de booker le billet aller retour et les vols en interne. Si vous pensez que certains villes ne valent pas le détour (Montevideo, Salvador, ..) ou réduire la durée de séjour, n'hésitez pas à me le signaler sachant que tout est relatif d'une personne à l'autre. D'autre part, j'aimerais bien faire des treks à Ushuaia ou dans les autres villes citées dans mon parcours (Trek 2/3 jours en pleine nature). Aussi si vous avez des idées, activités ou villes qui valent le détour ou dans lesquels il faudra séjourner, n'hésitez pas à me le préciser.
Je vous remercie pour votre aide précieuse chers amoureux de la Latina America !!
En vous remerciant, Voyageurement, Imad
Grâce à vous précieux conseils lors de mes précédents trips en Pérou/ Bolivie et Kyrgyz/Kazakh, j'ai réalisé des très beaux voyages et des activités inoubliables, ....UN GRAND MERCI !!
J'aurai besoin de votre aide précieuse concernant l'organisation de mon trip en Amérique Latine, en particuliers, Brésil, Argentine et Uruguay.
J'ai à peu prés 4 semaines (20 août - 20 sept 2015) et je pense à ce parcours (avec des vols en interne pour épargner ma femme les Bus ;( !! ) : Paris - USHUAIA : 1j USHUAIA : 4.5 j Buenos : 4.5 j Montevideo : 2 j IGUAZU : 2.5 les 2 côtés BR/ARG SAO PAOLO : 2.5 (j'ai un vieux pote rencontré au Machu Picchu et j'ai promis de lui rendre visite d'où le détour !) RIO : 6.5 Salvador De Bahia : 2.5 j Paris
J'aurais besoin de vos conseils précieux avant de booker le billet aller retour et les vols en interne. Si vous pensez que certains villes ne valent pas le détour (Montevideo, Salvador, ..) ou réduire la durée de séjour, n'hésitez pas à me le signaler sachant que tout est relatif d'une personne à l'autre. D'autre part, j'aimerais bien faire des treks à Ushuaia ou dans les autres villes citées dans mon parcours (Trek 2/3 jours en pleine nature). Aussi si vous avez des idées, activités ou villes qui valent le détour ou dans lesquels il faudra séjourner, n'hésitez pas à me le préciser.
Je vous remercie pour votre aide précieuse chers amoureux de la Latina America !!
En vous remerciant, Voyageurement, Imad





