Bonjour à tous
Un grand moment d'émotion m'a envahi ce matin, en suivant en direct sur une chaine d'information, la remontée des premiers mineurs Chiliens bloqués sous terre depuis maintenant plus de 2 mois.
Par ce post, j'aimerais rendre hommage à la volonté, au courage et à la grande patience de ces mineurs, au dévouement et au soutien sans faille de leurs familles et de leurs entourage ainsi qu'à la détermination et au grand professionnalisme de leurs sauveteurs qui n'ont vraiment pas ménagé leurs efforts.
Revenant à la vie après plusieurs semaines d'enfer (une renaissance pour employer leurs propres termes), ces mineurs doivent apprécier d'avoir dès leur sortie de terre, le soutien de leurs familles et de leurs amis, de leur président et de son épouse ainsi que du pays tout entier.
Même si la "machine médiatique" s'est grandement emballée au cours de ce sauvetage, semblant parfois prendre des allures de "grande foire", on peut exceptionnellement la pardonner, la cause étant vraiment très noble !!!
Retenons notre souffle jusqu'à ce que le dernier mineur soit remonté, alors là, oui vraiment...........l'émotion sera à son comble !!!
Viva El Chile !
bonjour à tous
je suis à la recherche d'une maison sympa pour passer 2 nuits à santiago, quartier de bellavista (il me semble que c'est le coin le plus festif de la ville....) ou proche de ce quartier!! un bon rapport qualité/prix....
ensuite, dans le sud à puerto natales et puerto arenas, connaissez vous des endroits sympas pour crécher??
merci de votre aide jy
je suis à la recherche d'une maison sympa pour passer 2 nuits à santiago, quartier de bellavista (il me semble que c'est le coin le plus festif de la ville....) ou proche de ce quartier!! un bon rapport qualité/prix....
ensuite, dans le sud à puerto natales et puerto arenas, connaissez vous des endroits sympas pour crécher??
merci de votre aide jy
Sur ce forum comme sur d autre, on dit que le coût de la vie au Chili est très élève. Permettez moi de dire que je m inscrit en faux contre de telles allégations. Si vous avez déjà eu l occasion de voyager a travers le monde, vous verrez qu au Chili, la vie est très abordable.
La discutions est ouverte.
Bernard
La discutions est ouverte.
Bernard
Bonjour,
Je pars au Chili début janvier 2007, plus précisément dans la Région des Lacs et La Patagonie.
J'ai lu que, pour les hébergements, il y avait quelques fois la possibilité de payer en dollars US, ce qui diminue le coût de 20%, puisque, dans ce cas là les prix HT annoncés ne sont pas assujettis à TVA (20%). J'ai fait quelques réservations (pour les journées de part et d'arrivée des treks, les transits...) dans des B&B de gamme moyenne (en moyenne 40 à 50€ par nuit en chambre double) en utilisant le site de Booking.com. Dans les confirmations de réservations, il est souvent question de dollars, sans formulation vraiment précise, et les explications ne me paraissent pas toujours très claires. Je voudrais aussi éviter, dans la mesure du possible, de changer trop de dollars US et de devoir les re-changer en euros après mon retour.
Est-ce que quelqu'un aurait une expérience dans ce domaine?
D'avance merci pour votre aide - Amicalement Jean-Luc
Est-ce que quelqu'un aurait une expérience dans ce domaine?
D'avance merci pour votre aide - Amicalement Jean-Luc
Bonjour. Je voudrais aider la petite amie de mon fils. Elle est chilienne d'origine, adoptée par des parents français, et a soif de découvrir ses origines. Sachant que sur le plan politique, l'histoire du pays c'est chaud chaud chaud, j'ai pensé que peut-être l'histoire de la vie spirituelle pourrait être plus positive. Quels sont les divinités, les religions majoritaires, initiales même du pays ? Y a-t-il une communauté par exemple Amérindienne forte des pratiques ritualistes guérisseuses ou que sais-je ? Au niveau artistique quels seraient les points forts ? Quelles ont été les impressions des voyageurs y étant allés récemment ? Les conditions de vie du peuple ? Merci d'avance. (C'est super super ce site de partage autour du voyage. Merci à ceux qui l'ont ouvert).
Bonsoir à tous,
Fuyez le Dr Bike situé sur Maipu à l'angle de 14 de Febrero, dans le centre d'Antofagasta ( nord du Chili ) Le gars a réussi les coups suivants sur mon trike :je sors de chez lui 2 pneus sur trois étaient presque à plat ( pas trop grave un coup de pompe et c'est reparti mais quand même ça ne fait pas très sérieux surtout quand j'ai découvert la suite )je lui fait changer la chaîne ( en fait il en faut environs 2 et demi identiques sur un trike par rapport à un vélo droit ) la chaîne est coupée bien trop courte. Bilan je me retrouve dans une cote assez raide sans pouvoir revenir sur le plateau du milieu. Le dérailleur était tendu au maximum. Le gars n'a même pas été foutu d'aligner la vielle chaîne et la nouvelle sur le sol pour la couper à la bonne longueur.Je lui fait dévoiler les 3 roues en lui expliquant que si des rayons cassent, j'en ai en rab que je lui laisse à disposition. Je découvre aujourd'hui ma roue avant gauche qui tourne rond comme une patate avec un rayon cassé et non remplacé !Il trouve moyen de perdre une entretoise qui va entre le roulement et l'étrier du frein à tambour sur une des roues avant alors que je lui avais bien expliqué que cette pièce était très importante et qu'il ne fallait surtout pas la perdre. Il l'a remplacé par un autre truc qui traînait dans son atelier ( ou plutôt son foutoir ) sans rien me dire. Je suis monté au Cerro Paranal en forçant comme un turc sans avancer. Il fallait même que je pédale dans les descentes. J'ai fini par faire du stop et un camion m'a pris sans quoi, je loupais la visite de l'observatoire. Je suis retourné chez lui et en me fâchant très fort, il a remué tout son bazar et a fini par retrouver la pièce perdue. Ouf !
Il n'avait pas serré correctement l'autre roue avant. Il y avait un jeu de 2 ou 3 mm, rien que ça ! Heureusement chez ICE, le montage est bien conçu, l'axe est monté avec un écrou freiné sans quoi, je risquais de perdre une des 2 roues par exemple dans une descente à pleine vitesse ! Je m'en suis rendu compte lors de la descente très raide du Cerro Paranal ( plus de 10 % sur les 3 derniers km ) les freins "broutaient" très fort, je n'avais jamais ressenti une impression pareille avant.Et il se prétend "Doctor" Bike ! J'aurais confié mon trike à un orang-outan, il aurait fait mieux 😠
Pierre.
Le meilleur guide voyage pour le chili ou l'argentine ?
Ulysse Lonely Planet Routard autres ?
Ulysse Lonely Planet Routard autres ?
bonjour à tous.
Nous sommes en train de préparer notre séjour au CHILI cet été, du 1er aout au 13 aout.
au programme :
vol PARIS - Santiago
vol Santiago - Ile de paques (séjour de 4 jours)
vol Ile de paques - Santiago
visite de Valparaiso (séjour 2 à 3 jours)
visite de Santiago (séjour 2 à 3 jours)
Vol santiago - Antofagasta (séjour de 2 à 4 jours, désert de l'Atacama)
Vol Antofagasta - Santiago, puis vol Santiago - Miami (notre seconde destination)
Nous recherchons des vols abordables entre Santiago et Antofagasta, car le trajet par la route prendra trop de temps (il faut compter 40 heures aller retour). Donc, nous avons trouvé une compagnie dénommée PRINCIPAL AIRLINES, qui assure cette liaison à des prix corrects. Connaissez-vous cette compagnie? Nous sommes à la recherche de vos témoignages à ce sujet... tout commentaire sera bienvenu.
Géraldine et Matthieu
Nous recherchons des vols abordables entre Santiago et Antofagasta, car le trajet par la route prendra trop de temps (il faut compter 40 heures aller retour). Donc, nous avons trouvé une compagnie dénommée PRINCIPAL AIRLINES, qui assure cette liaison à des prix corrects. Connaissez-vous cette compagnie? Nous sommes à la recherche de vos témoignages à ce sujet... tout commentaire sera bienvenu.
Géraldine et Matthieu
Je suis une jeune femme de 20 ans et j'aimerais beaucoup m'offrir un voyage en solitaire au Chili tout en m'assurant d'etre en sécurité et de connaitre les ressources disponibles qui peuvent facilement m'etres offertes en cas de besoin ou d'urgence. Est-il trop risqué, autant physiquement, moralement et psychologiquement de m'aventurer seule dans ce pays qui m'est peu familié? Est-il plus risqué d'avoir un dur choc culturel et de me retrouver face à une trop grande solitude? Quelle période ou mois de l'année est-il préférable de choisir pour le climat et mon budjet? Quel est le budjet approximatif à prévoir pour un voyage ''sac à dos'' (en dollars Canadien) pour une durée d'environ 4 semaines au Chili (en étant hébergée de préférence dans les auberges jeunesse)? Comment sont les Auberges jeunesses au Chili? En combien de temps serait-il réaliste de pouvoir visiter et explorer tout le pays ou du moins, ses plus beaux endroits? J'aimerais beaucoup entendre les différents témoignages de jeunes ayant osés voyager seul au Chili, que leur expérience se soit bien déroulée ou non. Leur choc culturel, les inquiétudes et les principaux problèmes auxquels ils ont du faire face, les choses et les endroits à éviter, si ils regrettent d'avoir fait ce voyage seul, et plus encore!!
Merci à vous tous, aspirants voyageurs et/ou voyageurs expérimentés!!! 😎
Merci à vous tous, aspirants voyageurs et/ou voyageurs expérimentés!!! 😎
Bonjour à tous
Dans le cadre de notre voyage autour du monde nous devons faire une liaison auckland santiago de chili le 09 mars. Ce vol est reportable mais pas remboursable. NOus envisagions d arriver a santiago et de descendre pour faire la Patagonie, mais cela ets impossible compte tenu des circonstances.Prendre un vol direct de santiago pour relier la patagonie est impossible pour nous pour des raisons persos. nous envisagons donc de monter directement apres etre arrivé a santiago a 7h 30 dans le nord de santiago, a la serena. nous avons du mal a savoir si le nord chili est touche par le seisme meme si apperement non, et aussi s il est simple de trouver un bus a santiago pour monter car les compagnies comme pullman ou turbus ne prennent pas de resa de l etranger. Quelqu un peut il nous renseigner eventuellement a ce sujet, sur le degre de risque de repliques dans le nord de santiago et la situation dans des villes comme la serena ou san pedro de atacama?merci beauoucp, vrziament, car il ne nous reste que trois jours et ici, en nouvelle zelande les infos sont euh comment dire, bien plus locales que internationales!
bonjour!!
je voudrais savoir si quelqu'un a déjà fait le déplacement jusqu'à antofagasta; je suis en train de voir comment y aller pour pas cher!
donc voilà, en bus, si quelqu'un connait le prix ca m'arrangerait 😉
je pense faire lima-arequipa en avion (enfin je dis ça je sais même pas encore si on m'envoie à Lima ou à Arequipa, je prend le plus loin pour être large), et arequipa-tacna en bus et après sur les sites des agences de bus péruviennes je trouve rien, donc voilà.. aidez moi!!! 😄
tacna-antofagasta, en bus, ça coute combien???? merciiii
bye bye
bye bye
Salut a tout le monde!!!!!
Je voudrais juste dire que je me trouve actuellement au chili et que la vie est beaucoup plus chere qu´en argentine et surtout les gens sont vraiment moins acceuillant!!!!!!!Pour ma part je retourne vite en Argentine car je n´en peut plus de pays!!!!!!!J´ai trouve des prix qui etaient equivalent a la france!!!!!!!!
Ca faisait longtemps que je n'étais pas venu de ce coté du forum !
Bon, alors voila, je reviens de quelques jours de la Valle de Elqui, un coin "plus tranquile tu meurs", non loin de La Serena au Chili.
J'y ai fait une rencontre sucrée qui me turlupine encore les babines... La PAPAYE CONFITE !
Ces fruits que je trouve sans grand intéret a leur état naturel (mais ca n'engage que moi !) prennent une dimension EXCEPTIONNELLE quand ils sont confits !!! Apres moultes dégustations et analyses, il apparait évident que les marque Yáñez et Tochi sont de loin les meilleures. Sachez les choisir : en barquette de 6, avec la date d'élaboration la plus récente (elles doivent etre encore un peu molles), prendre les plus grandes papayes, elles ne doivent pas avoir une couleur sombre...
Il ne m'en reste plus qu'une barquette... Il va falloir trouver un substitut !
Psssst : si quelqu'un connait un endroit ou l'on peut en trouver a Paris, je suis preneur pour mon retour !
Bon, alors voila, je reviens de quelques jours de la Valle de Elqui, un coin "plus tranquile tu meurs", non loin de La Serena au Chili.
J'y ai fait une rencontre sucrée qui me turlupine encore les babines... La PAPAYE CONFITE !
Ces fruits que je trouve sans grand intéret a leur état naturel (mais ca n'engage que moi !) prennent une dimension EXCEPTIONNELLE quand ils sont confits !!! Apres moultes dégustations et analyses, il apparait évident que les marque Yáñez et Tochi sont de loin les meilleures. Sachez les choisir : en barquette de 6, avec la date d'élaboration la plus récente (elles doivent etre encore un peu molles), prendre les plus grandes papayes, elles ne doivent pas avoir une couleur sombre...
Il ne m'en reste plus qu'une barquette... Il va falloir trouver un substitut !
Psssst : si quelqu'un connait un endroit ou l'on peut en trouver a Paris, je suis preneur pour mon retour !
Salut les internautes,
A priori il devrait etre super facile de trouver ce type d'info, mais de tps en tps les cellules grises ne suivent pas: je cherche a aller au Chili vers le 22/11 retour avant Noel (15/12?), et aimerais bien trouver un billet type 'pas 25h avec 6 escales'. Voila ce que je cherche.
Et puis aussi je cherche a discuter de ce voyage, parce que le Chili est drolement vaste. Je resterai qq jours a Santiago, et j'irai volontiers la ou la chaleur/fraicheur me souffle, mais avant de me jeter sur des guides papier ou elec, je demande: "euh?.... Qqn connait le Chili? C'est ou que c'est bien???"
Peg-as
A priori il devrait etre super facile de trouver ce type d'info, mais de tps en tps les cellules grises ne suivent pas: je cherche a aller au Chili vers le 22/11 retour avant Noel (15/12?), et aimerais bien trouver un billet type 'pas 25h avec 6 escales'. Voila ce que je cherche.
Et puis aussi je cherche a discuter de ce voyage, parce que le Chili est drolement vaste. Je resterai qq jours a Santiago, et j'irai volontiers la ou la chaleur/fraicheur me souffle, mais avant de me jeter sur des guides papier ou elec, je demande: "euh?.... Qqn connait le Chili? C'est ou que c'est bien???"
Peg-as
Hola!
J'aimerais savoir si c'est un bon plan de voyager en autobus au Chili et en Argentine malgré les distances: est-ce que cela revient à moins cher que l'avion? Et les paysages valent-ils la peine d'être parcourus en bus?
Est-ce faisable en 3 ou 4 semaines de séjour d'aller de Santiago de Chile à Ushuaia en bus et de remonter à Buenos Aires toujours en bus, tout en profitant de quelques étapes sur le chemin (Perito Moreno, Peninsula Valdez...)?
Et pour les chutes d'Iguazu depuis Buenos Aires: bus?
Gracias a todos los que pueden ayudarme. Hasta luego!
Sophie
J'aimerais savoir si c'est un bon plan de voyager en autobus au Chili et en Argentine malgré les distances: est-ce que cela revient à moins cher que l'avion? Et les paysages valent-ils la peine d'être parcourus en bus?
Est-ce faisable en 3 ou 4 semaines de séjour d'aller de Santiago de Chile à Ushuaia en bus et de remonter à Buenos Aires toujours en bus, tout en profitant de quelques étapes sur le chemin (Perito Moreno, Peninsula Valdez...)?
Et pour les chutes d'Iguazu depuis Buenos Aires: bus?
Gracias a todos los que pueden ayudarme. Hasta luego!
Sophie
Bonjour,
nous venons de revenir d'un mois en Argentine et un peu au chili. J'ai beaucoup utliser ce forum et je souhaite faire profiter de notre expérience.
Notre trajet en bref :
Arrivée à Buenos Aires Départ pour Ushuaia : ville et parc de la terre de feu croisiére de 5 jours d'Ushuaïa à Punta Arenas (Chili) : Cap Horn et de nombreux glaciers chiliens; Punta Arenas Punta Arenas à El Calafate (Argentine) en bus Glacier Perito Moreno avec marche sur celui-ci El Calafate à El Chalten en bus : marche jusqu'au Fitz Roy (26 kms), jusqu'au Cerro Torre(20 kms) et aux belvédres et cascades (17 kms) El Chalten à El Calafate en bus puis avion jusqu'à Mendoza via Cordoba Location de voiture à Mendoza : Vignobles de la vallée de Uco Upsallata et parc national Aconcagua et retour par la route des « caracoles » Sanctuaire de la difunta Correia et nuit à San Augustin del valle fertil parcs naturels Ischigualasto et Tampalaya, nuit à Villa Union Laguna Brava Villa Union à Mendoza via San Jose de Jachal et Rodéo Avion jusqu'à Iguazu via Cordoba 2 jours à Iguazu (les côtés argentins puis brésiliens) bus jusqu'à San Ignacio Mini : visite de la mission visite des 2 réductions jésuites du Paraguay (Trinidad et Jesus de Taravangue) 2 missions Santa Anna et Loreto puis bus jusqu'à Posadas puis bus de nuit jusqu'à Buenos Aires 2 jours à Buenos Aires et une journée à Colonia del Sacramento en Uruguay.
Nous ne sommes pas allés au Nord Ouest (Salta), car c'était la saison des pluies. Nous y retournerons une autre fois.
Ce qui est facile : Voyager en Argentine ou au chili est très facile tant en avion qu'en bus, très confortables. Aucun probléme en avion que ce soit avec Latam ou Austral. Pour les trajets de nuit c'est un peu plus cher mais les places « cama » qui s'inclinenet à 160° sont très confortables. Le repas du soir est fourni. Nous avions organisé via internet beaucoup de choses depuis la france à l'avance pariant que le peso aprés sa chute jusqu'à l'été ne bougerait plus ce qui s'est révéle exact sauf la derniére semaine ou il a chuté de 43 à 46. Nous avons logé quasi uniquement dans des logements via air bnb. C'est beaucoup moins cher que des hotels surtout dans les villes (30 euros environ la nuit en moyenne pour 2). Nous avions aussi réservé les avions avant de partir car au début c'était encore les vacances en Argentine. A Buenos Aires, les transports en commun sont très efficaces. Il faut acheter une carte magnétique que l'on peut facilement recharger (SUBE), elle est valable dans le métro et les bus très nombreux et fréquents. Circuler en voiture est aisé et ne pose pas de probléme même dans une ville comme Mendoza. L'essence est peu fréquente mais un peu plus présente que ce que nous pensions au moins dans le Cuyo. On reste cependant pendant 100 kms sans voir d'habitations ce qui nous change beaucoup de l'Europe. L'essence dans le Cuyo coûtait un peu moins d'1 euro ce qui est fort cher pour les argentins Les argentins aident facilement les étrangers. Nous n'avons jamais ressenti de sentiments d'insécurité durant tout notre voyage, y compris en se promenant dans tout La Boca. Il ya certes des endroits pauvres (L'extrémité de San Telmo et La Boca) mais vraiment par rapport à ce que nous avions pu lire ! Manger est très simple ausssi, nombreux restaurants et aussi des boulangeries qui vendent des tourtes à faire réchauffer, stands à empanadas aussi. Il vaut mieux cependant aimer la viande car l'asado demeure la référence absolue. En Patagonie les légumes et les fruits sont rarissimes il faut dire que le trajet est fort long pour y parvenir. Ailleurs à cet saison on trouve facilmeent des fruits locaux (pêches et raisins excellents). Cependant l'argentin est un carnivore ce n'est pas un mythe. Viande parfois excellent par contre.
Ce qui est moins facile :
Changer de l'argent : Les argentins se ruent dans les banques dès le 1er de chaque mois et au moins jusqu'au 15. Cela génére de très longues attentes. Certes les queues sont très organisées et bien faites mais cela peut durer au moins une heure voire plus. On peut retrouver les mêmes queues devant les distributeurs surtout dans les petites villes (ainsi à San Ignacio mini). Les distributeurs posent problémes car on ne peut retirer que 8000 pesos à la fois et le gouvernement préleve une taxe conséquente à chaque fois ce qui rend le retrait fort cher d'où la necessité de partir avec pas mal de liquide, A Buenos Aires, il est très difficile de trouver des banques qui changent autrement qu'à leur client. Si vous logez chez l'habitant il est possible, parfois, de changer avec le loueur sur 1 jour ou deux. Donc il faut aller dans des bureaux de change où le taux est beaucoup moins intéressant. A B.A les meilleurs taux étaient chez les changeurs de la place San Martin plus qu'à Florida. Rares propositions (à Florida) dans la rue. Tous les argentins noous ont dit de se méfier. Donc changez un maximum en fin de mois dans une banque.
L'Argentine est un pays demeuré assez bureaucratique (pas le Chili), des controles de police sur les routes dont on se demande bien à quoi ils servent, des controles phytosanitaires aussi (parfois payants), des péages y compris à Buenos Aires sur certains autoroutes. Beaucoup de tampons (un reste du péronisme?)
Assez peu de gens, voire très peu, parlent anglais et cela nous a surpris donc au moins comprendre l'espagnol aide énormément. Le parler un peu est encore mieux.
Envoyer des cartes postales s'avére quasi impossible. Les argentins ont perdu l'usage du mot timbre qu'il ne connaisse plus. Donc inutile d'aller dans une poste en acheter (en outre il y a toujours la queue), soit vous pouvez venir avec la carte et si elle est écrite on vous mettra un collant imprimé ou à Buenos Aires dans les grandes postes vous aurez un guivhet « philatélique » où on vous vendra des timbres. Très peu de boites aux lettres y compris à l'extérieur des postes sauf dans le microcentro de B.A. En outre le prix d'uncourrier est prohibitif. En mars 2019, il faut compter 4 euros pour l'Europe ! Donc la voie électronique est le salut.
Nombreuses queues : en dehors des banques en début de mois, il y a aussi d'autres queues, auxdistributeurs de billets, pour prendre les bus. Ce qui est agréable c'est que c'est toujours très organisé, soit par de beux rangs soit avec des tickets avec un numéro (magasins, banques, postes, etc..). Au ébut cela surprend mais c'est au fond assez pratique ainsi.
Le climat en Patagonie et en terre de feu peut être fort frais ce n'est pas gênnat mais il faut un minimum d'équipement. Or nous avons vu des touristes vouloir aller sur le glavier en tenue de course à pied sans pantalon ni veste imperméable. 3 couches sont le minimum. Ainsi on profite vraiment des paysages
Au total, ce n'est pas grand chose et n'altére nullement le bonheur du voyage mais autant le savoir.
Ce qui nous a le plus séduit
Même si c'est difficile de choisir car c'est vraiment beau partout.
La croisiére d'Ushuaia à Punta Arenas. Certes c'est cher mais c'est vraiment extraordinaire, débarquer au cap Horn, prendre le zodiac pour approcher et débarquer prés des galaciers chiliens de la cordillére Darwin. El Chalten : voir le soleil colorer en orange le Fitz Roy au petit matin, pique niquer prés des lacs au pied du Fitz Roy ou du Cerro Torre. Y rester une heure puis tout à coup le vent se léve et il faut partir.
Le parc national Aconcagua : le plus haut sommet d'Amérique sous le soleil dns un ciel d'une pureté absolue.
Laguna Brava : monter à 4400 métres au milieu des roches de toutes les couleurs puis apercevoir la lagune blanche au milieu des sommets à 6000 métres, y marcher et voir les flamants roses.
Le bord des routes droites avec les autels populaires à Gauchito Gil ou la Difunta Correia.
Les chutes d'Iguazu sous le soleil et avec une eau claire. Evitez si possible de vous y rendre durant des vacances scolaires au Brésil. (Mardi gras pour nous) car les brésiliens sont alors très nombreux ce qui n'empêche pas de voir mais ralentit fortement de maniére inutile la visite. Ou alors arrivez tôt (8h00) quand c'est possible).
Les réductions jésuites du Pragauay
Flaner en prenant son temps à Buenos Aires, ville très agréable
Ce qui ne nous a pas plu : Rien. Le cimetiére de la Recoleta nous a un peu déçu. Nous avons préféré celui de Punta Arenas,
Voilà l'essentiel. Si vous avez des questions, n'hesitez pas.
Notre trajet en bref :
Arrivée à Buenos Aires Départ pour Ushuaia : ville et parc de la terre de feu croisiére de 5 jours d'Ushuaïa à Punta Arenas (Chili) : Cap Horn et de nombreux glaciers chiliens; Punta Arenas Punta Arenas à El Calafate (Argentine) en bus Glacier Perito Moreno avec marche sur celui-ci El Calafate à El Chalten en bus : marche jusqu'au Fitz Roy (26 kms), jusqu'au Cerro Torre(20 kms) et aux belvédres et cascades (17 kms) El Chalten à El Calafate en bus puis avion jusqu'à Mendoza via Cordoba Location de voiture à Mendoza : Vignobles de la vallée de Uco Upsallata et parc national Aconcagua et retour par la route des « caracoles » Sanctuaire de la difunta Correia et nuit à San Augustin del valle fertil parcs naturels Ischigualasto et Tampalaya, nuit à Villa Union Laguna Brava Villa Union à Mendoza via San Jose de Jachal et Rodéo Avion jusqu'à Iguazu via Cordoba 2 jours à Iguazu (les côtés argentins puis brésiliens) bus jusqu'à San Ignacio Mini : visite de la mission visite des 2 réductions jésuites du Paraguay (Trinidad et Jesus de Taravangue) 2 missions Santa Anna et Loreto puis bus jusqu'à Posadas puis bus de nuit jusqu'à Buenos Aires 2 jours à Buenos Aires et une journée à Colonia del Sacramento en Uruguay.
Nous ne sommes pas allés au Nord Ouest (Salta), car c'était la saison des pluies. Nous y retournerons une autre fois.
Ce qui est facile : Voyager en Argentine ou au chili est très facile tant en avion qu'en bus, très confortables. Aucun probléme en avion que ce soit avec Latam ou Austral. Pour les trajets de nuit c'est un peu plus cher mais les places « cama » qui s'inclinenet à 160° sont très confortables. Le repas du soir est fourni. Nous avions organisé via internet beaucoup de choses depuis la france à l'avance pariant que le peso aprés sa chute jusqu'à l'été ne bougerait plus ce qui s'est révéle exact sauf la derniére semaine ou il a chuté de 43 à 46. Nous avons logé quasi uniquement dans des logements via air bnb. C'est beaucoup moins cher que des hotels surtout dans les villes (30 euros environ la nuit en moyenne pour 2). Nous avions aussi réservé les avions avant de partir car au début c'était encore les vacances en Argentine. A Buenos Aires, les transports en commun sont très efficaces. Il faut acheter une carte magnétique que l'on peut facilement recharger (SUBE), elle est valable dans le métro et les bus très nombreux et fréquents. Circuler en voiture est aisé et ne pose pas de probléme même dans une ville comme Mendoza. L'essence est peu fréquente mais un peu plus présente que ce que nous pensions au moins dans le Cuyo. On reste cependant pendant 100 kms sans voir d'habitations ce qui nous change beaucoup de l'Europe. L'essence dans le Cuyo coûtait un peu moins d'1 euro ce qui est fort cher pour les argentins Les argentins aident facilement les étrangers. Nous n'avons jamais ressenti de sentiments d'insécurité durant tout notre voyage, y compris en se promenant dans tout La Boca. Il ya certes des endroits pauvres (L'extrémité de San Telmo et La Boca) mais vraiment par rapport à ce que nous avions pu lire ! Manger est très simple ausssi, nombreux restaurants et aussi des boulangeries qui vendent des tourtes à faire réchauffer, stands à empanadas aussi. Il vaut mieux cependant aimer la viande car l'asado demeure la référence absolue. En Patagonie les légumes et les fruits sont rarissimes il faut dire que le trajet est fort long pour y parvenir. Ailleurs à cet saison on trouve facilmeent des fruits locaux (pêches et raisins excellents). Cependant l'argentin est un carnivore ce n'est pas un mythe. Viande parfois excellent par contre.
Ce qui est moins facile :
Changer de l'argent : Les argentins se ruent dans les banques dès le 1er de chaque mois et au moins jusqu'au 15. Cela génére de très longues attentes. Certes les queues sont très organisées et bien faites mais cela peut durer au moins une heure voire plus. On peut retrouver les mêmes queues devant les distributeurs surtout dans les petites villes (ainsi à San Ignacio mini). Les distributeurs posent problémes car on ne peut retirer que 8000 pesos à la fois et le gouvernement préleve une taxe conséquente à chaque fois ce qui rend le retrait fort cher d'où la necessité de partir avec pas mal de liquide, A Buenos Aires, il est très difficile de trouver des banques qui changent autrement qu'à leur client. Si vous logez chez l'habitant il est possible, parfois, de changer avec le loueur sur 1 jour ou deux. Donc il faut aller dans des bureaux de change où le taux est beaucoup moins intéressant. A B.A les meilleurs taux étaient chez les changeurs de la place San Martin plus qu'à Florida. Rares propositions (à Florida) dans la rue. Tous les argentins noous ont dit de se méfier. Donc changez un maximum en fin de mois dans une banque.
L'Argentine est un pays demeuré assez bureaucratique (pas le Chili), des controles de police sur les routes dont on se demande bien à quoi ils servent, des controles phytosanitaires aussi (parfois payants), des péages y compris à Buenos Aires sur certains autoroutes. Beaucoup de tampons (un reste du péronisme?)
Assez peu de gens, voire très peu, parlent anglais et cela nous a surpris donc au moins comprendre l'espagnol aide énormément. Le parler un peu est encore mieux.
Envoyer des cartes postales s'avére quasi impossible. Les argentins ont perdu l'usage du mot timbre qu'il ne connaisse plus. Donc inutile d'aller dans une poste en acheter (en outre il y a toujours la queue), soit vous pouvez venir avec la carte et si elle est écrite on vous mettra un collant imprimé ou à Buenos Aires dans les grandes postes vous aurez un guivhet « philatélique » où on vous vendra des timbres. Très peu de boites aux lettres y compris à l'extérieur des postes sauf dans le microcentro de B.A. En outre le prix d'uncourrier est prohibitif. En mars 2019, il faut compter 4 euros pour l'Europe ! Donc la voie électronique est le salut.
Nombreuses queues : en dehors des banques en début de mois, il y a aussi d'autres queues, auxdistributeurs de billets, pour prendre les bus. Ce qui est agréable c'est que c'est toujours très organisé, soit par de beux rangs soit avec des tickets avec un numéro (magasins, banques, postes, etc..). Au ébut cela surprend mais c'est au fond assez pratique ainsi.
Le climat en Patagonie et en terre de feu peut être fort frais ce n'est pas gênnat mais il faut un minimum d'équipement. Or nous avons vu des touristes vouloir aller sur le glavier en tenue de course à pied sans pantalon ni veste imperméable. 3 couches sont le minimum. Ainsi on profite vraiment des paysages
Au total, ce n'est pas grand chose et n'altére nullement le bonheur du voyage mais autant le savoir.
Ce qui nous a le plus séduit
Même si c'est difficile de choisir car c'est vraiment beau partout.
La croisiére d'Ushuaia à Punta Arenas. Certes c'est cher mais c'est vraiment extraordinaire, débarquer au cap Horn, prendre le zodiac pour approcher et débarquer prés des galaciers chiliens de la cordillére Darwin. El Chalten : voir le soleil colorer en orange le Fitz Roy au petit matin, pique niquer prés des lacs au pied du Fitz Roy ou du Cerro Torre. Y rester une heure puis tout à coup le vent se léve et il faut partir.
Le parc national Aconcagua : le plus haut sommet d'Amérique sous le soleil dns un ciel d'une pureté absolue.
Laguna Brava : monter à 4400 métres au milieu des roches de toutes les couleurs puis apercevoir la lagune blanche au milieu des sommets à 6000 métres, y marcher et voir les flamants roses.
Le bord des routes droites avec les autels populaires à Gauchito Gil ou la Difunta Correia.
Les chutes d'Iguazu sous le soleil et avec une eau claire. Evitez si possible de vous y rendre durant des vacances scolaires au Brésil. (Mardi gras pour nous) car les brésiliens sont alors très nombreux ce qui n'empêche pas de voir mais ralentit fortement de maniére inutile la visite. Ou alors arrivez tôt (8h00) quand c'est possible).
Les réductions jésuites du Pragauay
Flaner en prenant son temps à Buenos Aires, ville très agréable
Ce qui ne nous a pas plu : Rien. Le cimetiére de la Recoleta nous a un peu déçu. Nous avons préféré celui de Punta Arenas,
Voilà l'essentiel. Si vous avez des questions, n'hesitez pas.
Notre traversée du Sud Lipez à vélo Novembre 2013
Préparer un voyage à travers les déserts de l’Amérique du Sud, pourquoi ? Le Dakar à la télé, entre les camions, les motos et les voitures à fond à travers le désert de l’Atacama, un arrêt sur image, le journaliste focalise sur un cycliste lourdement chargé, qui avance à son rythme à travers ce désert hostile. Pour les coureurs mécanisés trois heures pour monter un col, pour lui, ils réalisent qu’il lui faudra trois jours. Les exigences de base de notre condition humaine se posent de façon immédiate à lui, l’eau les aliments, l’absence d’assistance technique. Quels seront les souvenirs les plus forts et durables que chacun gardera de ce désert le plus vaste et le plus aride du monde ? Ces coureurs privilégiés qui ont besoin de vastes sommes d’argent pour assouvir une passion certes exigeante et exaltante mais pas à la portée de tous, ou alors ce cycliste seul parti avec pas grand-chose, dont l’engagement financier principal aura été le prix du billet d’avion le conduisant d’Espagne en Amérique ? Chacun est libre d’apporter sa propre réponse, en ce qui me concerne je n’hésite pas et je penche pour le cycliste. Cela dit, je trouve les images de course automobile dans ces coins reculés absolument magnifiques et les capacités techniques des ingénieurs prodigieuses. Mais au-delà de ces considérations mécaniques, ma philosophie de la vie me conduit inexorablement à choisir la lenteur et l’engagement physique en autonomie, ce qui rend toute sa grandeur et son immensité à notre planète. Tout l’argent du monde ne permettra jamais d’apporter le bonheur procuré par cette confrontation aux éléments les plus hostiles de notre planète, armé seulement de sa passion et de sa force physique et morale. Ces remarques me semblent primordiales pour comprendre pourquoi on s’engage dans des trajets longs et aléatoires dans les régions les plus hostiles de la planète. La journée il y fait chaud et la nuit il y fait fréquemment moins dix, voire moins. Les destinations de tourisme de masse ne sont pas recherchées, mais au contraire une envie d’apprendre à se connaître face à la nature de notre planète, dans les régions où elle se montre la plus rude et particulièrement inhospitalière. C’est quoi être écologiste ? Vouloir remplacer l’énergie nucléaire par une autre source de production électrique pour assouvir son envie de confort, ou cette aspiration à vivre (momentanément) dans une forme de dénuement face aux rigueurs de notre planète ? Chacun sa définition. Mais j’en conviens l’avion que l’on utilise pour s’y rendre n’est pas très écologique ! Voilà mon état d’esprit lorsque je fais défiler les cartes d’Amérique du Sud sur l’écran de mon ordinateur dans la préparation de mon prochain périple, tout en écoutant des voies splendides de chanteuses canadiennes. Toujours derrière mon bureau, je ressens déjà la sensation de la fatigue dans les jambes, la poussière dans le nez soulevée par un vent brutal et rageur qui règne en maître dans ces régions de dix heures du matin jusqu’à la tombée de la nuit, l’attaque des rayons solaires de longues heures durant à plus de quatre mille mètres d’altitude, exposé aux ultra-violets. Mon envie ne fait que se renforcer à ces pensées, je sais que je vais partir, malgré l’incompréhension de mes proches, qui se sentent abandonnés ne pouvant imaginer toute la puissance de l’envie de vivre qui m’anime et me submerge. Oui les risques, il y en a certainement, la mort par manque d’eau perdu dans la fournaise de sable, l’accident de la route, un vélo c’est vulnérable, une vie est aussi fragile qu’une coquille d’œuf qui se brise, rependant son contenu. La différence, l’œuf ne réfléchit pas, l’homme conscient de sa faiblesse reste aux aguets et avec un peu d’intuition, d’anticipation, de réflexion et d’humilité, de chance, voire de crainte et de peur peut triompher de sa vulnérabilité.
Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée du sud Lipez, désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama, représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve, du fait des longs passages où il faut pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire, qui se situe entre 4000 et 5OOO mètres d’altitude. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement aride, le plus sec du monde. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau. Avant de se lancer dans cette traversée qui dure au minimum une dizaine de jours, toutes ces questions viennent à l’esprit. Bien évidemment le doute naît. Sera-t-on à la hauteur de l’épreuve ? Avons-nous sérieusement préparé l’itinéraire et anticipé les embûches qui nous attendent ? Les provisions seront-elles suffisantes ? Le matériel de bivouac est-il assez performant pour protéger des grands froids ? La tente sera-t-elle assez résistante contre le vent violent ? Mais voilà, justement ce sont toutes ces questions et ces incertitudes qui font surgir l’envie irrépressible de se confronter à cette immensité désertique. Cela explique pourquoi nous nous retrouvons Flora et moi, après un périple depuis Arica, sur l’île d’Incahuasi au milieu du salar d’Uyuni le plus vaste du monde, prêts à nous lancer dans l’aventure, qui va durer dix jours. En ce lieu extraordinaire où je situe le départ de cette traversée mythique, nous passons une nuit étonnante avec deux cyclistes, qui se trouvent aussi là par le hasard de la route. Le premier, Javier l’Espagnol qui vient justement de vivre cette expérience du sud Lipez et qui en parle avec des trémolos d’effroi dans la voix. Le second, Hugues, l’Anglais passera d’abord par la ville d’Uyuni avant de se tenter l’aventure.
1er jour Île d’Incahuasi à Colcha K 60 km Au matin, nous nous séparons de nos nouveaux amis, bien conscients d’avoir vécu un grand moment de communication entre amoureux de sensations fortes à vélo. Pour nous l’aventure commence par 50 kilomètres à rouler dans l’un des cadres les plus insolites de la planète, la partie sud du salar d’Uyuni. On reste stupéfait au milieu de cette grande étendue blanche entourée de hautes montagnes. Le silence est seulement perturbé par le crissement de nos pneus sur le sel. La vue porte à plus de cent kilomètres. Nous avançons facilement, donc assez rapidement. Presque à regret nous voyons le point de sortie approcher. Nous savourons d’autant plus notre plaisir, que nous savons qu’il s’agit de la partie la plus facile de notre itinéraire. Comment retranscrire ce que nous éprouvons en écoutant nos pneus bruire sur le sel dans cet air immobile du matin, alors que dans quelques heures le vent sera déchaîné, et alors toute quiétude aura déserté ce lieu. C’est tout le corps qui entre en harmonie avec les vibrations des roues en mouvement. La surface est changeante, elle peut être très lisse, plus rugueuse, parsemée de petites aspérités pointues ou faite d’immenses hexagones jusqu’à perte de vue. Cette surface figée s’apparente à la surface d’une mer qui elle aussi au gré des conditions météorologiques prend toutes sortes d’aspects. Nous restons très attentifs, afin de graver au plus profond de notre mémoire toutes ces émotions et sensations qui montent en nous, car la féerie du salar s’interrompt dès qu’on en aborde les confins. La piste de sortie se dessine, tout d’abord comme un fin trait noir dans le lointain. Au fur et à mesure que nous nous en rapprochons ses vraies dimensions se révèlent. Il s’agit d’une large piste surélevée, qui s’étire sur trois kilomètres. En effet, les abords du salar sont mouvants entre sel et sable, qui se disputent la suprématie. Vouloir sortir hors de la piste aménagée contraindrait à des efforts surhumains à pousser son vélo dans des zones inconsistantes. Il est donc bien préférable d’utiliser ce chemin d’accès. Dès que nous l’abordons, nous retrouvons la consistance habituelle des routes de ces coins perdus de Bolivie. Afin de minimiser ses efforts, il est impératif d’avoir l’intuition du passage le moins mauvais à prendre entre sable, tôle ondulée et cailloux. On n’y parvient pas toujours malgré les déplacements de droite et gauche permanents, et l’on se retrouve à forcer comme une bête sur les pédales, cherchant à se dégager d’un banc de sable, ou alors on se retrouve piégé à être secoué fortement sur une succession de vaguelettes, qui se révèlent une véritable entrave à la progression. Parfois il nous faut même pousser nos montures. Mais malgré tout nous avançons. Nous rejoignons le village de Colcha K. Peu avant ce hameau nous doublons un couple de Suisses à vélo, mais de plus ils traînent leurs deux enfants de trois et cinq ans, le plus petit dans une carriole et la plus grande sur un petit vélo accroché derrière celui de sa mère. Tout à fait incroyable, ils sont en train de traverser l’Amérique du sud et comptent aller jusqu’à la Terre de Feu. Le village dans lequel nous entrons est tout en longueur, épousant la forme de la gorge qui l’abrite. Cette première étape a été assez facile en comparaison de ce qui nous attend, bien que nous ayons fait quelques tours et détours en limite de salar à la recherche de la piste la plus praticable. Il est quatorze heures et la chaleur devient pesante. Nous sommes heureux de trouver un logement. Cela nous évite de monter la tente dans la touffeur, le vent et la poussière. Ce village calme nous apparaît comme un havre de paix dans l’enfer de sécheresse et de chaleur de l’Atacama. Nous réalisons clairement que nous sommes à la veille d’un combat d’au moins une semaine pour tracer notre voie à travers ces immensités de sable de lave et de lagunes entourées de hauts volcans. Le moral est bon, Flora a un mental d’acier. C’est probablement son métier de professeur de sport et d’entraîneuse d’une équipe de handball qui permet cela. Je suis bien content de cela, car c’est un atout prépondérant lorsqu’on se lance dans un défi difficile d’être bien accompagné, par quelqu’un qui ne se pose pas de questions et qui fonce et avec d’autant plus d’obstination que la difficulté est grande. Nous montons sur les hauteurs du village. Les immensités du salar d’Uyuni et du sud Lipez nous saisissent par leur beauté, leur étrangeté et aussi par leur hostilité dans cette ambiance de vent et de poussière, pays rude aux contrastes forts dans des espaces vastes difficilement évaluables. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que ce désert sans fin nous sommes venus pour le traverser à la force des mollets. Nos certitudes sont un peu ébranlées devant ce spectacle sauvage. Mais pourquoi douter, cette première étape s’est remarquablement bien passée, alors pourquoi pas le reste ? On se pose cependant la question de la solidité de notre constance devant l’adversité à venir. Laissant là nos doutes nous retournons sur la place d’armes du village dans un petit restaurant qui nous sert un superbe poulet accompagné d’une bonne ration de riz. Rien de tel que le ventre bien plein pour arrêter de gamberger. Sur la table d’à côté, alors que nous sommes en train de savourer notre plat, plusieurs personnes arrivent avec une grande carcasse de lama et se mettent à la découper à l’aide de grands couteaux. Nos mines étonnées les font franchement rigoler et c’est avec bonne humeur qu’ils se prêtent au jeu des photos. Mais ce n’est pas particulièrement appétissant pour nous petits occidentaux aux habitudes policées !
Préparer un voyage à travers les déserts de l’Amérique du Sud, pourquoi ? Le Dakar à la télé, entre les camions, les motos et les voitures à fond à travers le désert de l’Atacama, un arrêt sur image, le journaliste focalise sur un cycliste lourdement chargé, qui avance à son rythme à travers ce désert hostile. Pour les coureurs mécanisés trois heures pour monter un col, pour lui, ils réalisent qu’il lui faudra trois jours. Les exigences de base de notre condition humaine se posent de façon immédiate à lui, l’eau les aliments, l’absence d’assistance technique. Quels seront les souvenirs les plus forts et durables que chacun gardera de ce désert le plus vaste et le plus aride du monde ? Ces coureurs privilégiés qui ont besoin de vastes sommes d’argent pour assouvir une passion certes exigeante et exaltante mais pas à la portée de tous, ou alors ce cycliste seul parti avec pas grand-chose, dont l’engagement financier principal aura été le prix du billet d’avion le conduisant d’Espagne en Amérique ? Chacun est libre d’apporter sa propre réponse, en ce qui me concerne je n’hésite pas et je penche pour le cycliste. Cela dit, je trouve les images de course automobile dans ces coins reculés absolument magnifiques et les capacités techniques des ingénieurs prodigieuses. Mais au-delà de ces considérations mécaniques, ma philosophie de la vie me conduit inexorablement à choisir la lenteur et l’engagement physique en autonomie, ce qui rend toute sa grandeur et son immensité à notre planète. Tout l’argent du monde ne permettra jamais d’apporter le bonheur procuré par cette confrontation aux éléments les plus hostiles de notre planète, armé seulement de sa passion et de sa force physique et morale. Ces remarques me semblent primordiales pour comprendre pourquoi on s’engage dans des trajets longs et aléatoires dans les régions les plus hostiles de la planète. La journée il y fait chaud et la nuit il y fait fréquemment moins dix, voire moins. Les destinations de tourisme de masse ne sont pas recherchées, mais au contraire une envie d’apprendre à se connaître face à la nature de notre planète, dans les régions où elle se montre la plus rude et particulièrement inhospitalière. C’est quoi être écologiste ? Vouloir remplacer l’énergie nucléaire par une autre source de production électrique pour assouvir son envie de confort, ou cette aspiration à vivre (momentanément) dans une forme de dénuement face aux rigueurs de notre planète ? Chacun sa définition. Mais j’en conviens l’avion que l’on utilise pour s’y rendre n’est pas très écologique ! Voilà mon état d’esprit lorsque je fais défiler les cartes d’Amérique du Sud sur l’écran de mon ordinateur dans la préparation de mon prochain périple, tout en écoutant des voies splendides de chanteuses canadiennes. Toujours derrière mon bureau, je ressens déjà la sensation de la fatigue dans les jambes, la poussière dans le nez soulevée par un vent brutal et rageur qui règne en maître dans ces régions de dix heures du matin jusqu’à la tombée de la nuit, l’attaque des rayons solaires de longues heures durant à plus de quatre mille mètres d’altitude, exposé aux ultra-violets. Mon envie ne fait que se renforcer à ces pensées, je sais que je vais partir, malgré l’incompréhension de mes proches, qui se sentent abandonnés ne pouvant imaginer toute la puissance de l’envie de vivre qui m’anime et me submerge. Oui les risques, il y en a certainement, la mort par manque d’eau perdu dans la fournaise de sable, l’accident de la route, un vélo c’est vulnérable, une vie est aussi fragile qu’une coquille d’œuf qui se brise, rependant son contenu. La différence, l’œuf ne réfléchit pas, l’homme conscient de sa faiblesse reste aux aguets et avec un peu d’intuition, d’anticipation, de réflexion et d’humilité, de chance, voire de crainte et de peur peut triompher de sa vulnérabilité.
Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée du sud Lipez, désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama, représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve, du fait des longs passages où il faut pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire, qui se situe entre 4000 et 5OOO mètres d’altitude. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement aride, le plus sec du monde. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau. Avant de se lancer dans cette traversée qui dure au minimum une dizaine de jours, toutes ces questions viennent à l’esprit. Bien évidemment le doute naît. Sera-t-on à la hauteur de l’épreuve ? Avons-nous sérieusement préparé l’itinéraire et anticipé les embûches qui nous attendent ? Les provisions seront-elles suffisantes ? Le matériel de bivouac est-il assez performant pour protéger des grands froids ? La tente sera-t-elle assez résistante contre le vent violent ? Mais voilà, justement ce sont toutes ces questions et ces incertitudes qui font surgir l’envie irrépressible de se confronter à cette immensité désertique. Cela explique pourquoi nous nous retrouvons Flora et moi, après un périple depuis Arica, sur l’île d’Incahuasi au milieu du salar d’Uyuni le plus vaste du monde, prêts à nous lancer dans l’aventure, qui va durer dix jours. En ce lieu extraordinaire où je situe le départ de cette traversée mythique, nous passons une nuit étonnante avec deux cyclistes, qui se trouvent aussi là par le hasard de la route. Le premier, Javier l’Espagnol qui vient justement de vivre cette expérience du sud Lipez et qui en parle avec des trémolos d’effroi dans la voix. Le second, Hugues, l’Anglais passera d’abord par la ville d’Uyuni avant de se tenter l’aventure.
1er jour Île d’Incahuasi à Colcha K 60 km Au matin, nous nous séparons de nos nouveaux amis, bien conscients d’avoir vécu un grand moment de communication entre amoureux de sensations fortes à vélo. Pour nous l’aventure commence par 50 kilomètres à rouler dans l’un des cadres les plus insolites de la planète, la partie sud du salar d’Uyuni. On reste stupéfait au milieu de cette grande étendue blanche entourée de hautes montagnes. Le silence est seulement perturbé par le crissement de nos pneus sur le sel. La vue porte à plus de cent kilomètres. Nous avançons facilement, donc assez rapidement. Presque à regret nous voyons le point de sortie approcher. Nous savourons d’autant plus notre plaisir, que nous savons qu’il s’agit de la partie la plus facile de notre itinéraire. Comment retranscrire ce que nous éprouvons en écoutant nos pneus bruire sur le sel dans cet air immobile du matin, alors que dans quelques heures le vent sera déchaîné, et alors toute quiétude aura déserté ce lieu. C’est tout le corps qui entre en harmonie avec les vibrations des roues en mouvement. La surface est changeante, elle peut être très lisse, plus rugueuse, parsemée de petites aspérités pointues ou faite d’immenses hexagones jusqu’à perte de vue. Cette surface figée s’apparente à la surface d’une mer qui elle aussi au gré des conditions météorologiques prend toutes sortes d’aspects. Nous restons très attentifs, afin de graver au plus profond de notre mémoire toutes ces émotions et sensations qui montent en nous, car la féerie du salar s’interrompt dès qu’on en aborde les confins. La piste de sortie se dessine, tout d’abord comme un fin trait noir dans le lointain. Au fur et à mesure que nous nous en rapprochons ses vraies dimensions se révèlent. Il s’agit d’une large piste surélevée, qui s’étire sur trois kilomètres. En effet, les abords du salar sont mouvants entre sel et sable, qui se disputent la suprématie. Vouloir sortir hors de la piste aménagée contraindrait à des efforts surhumains à pousser son vélo dans des zones inconsistantes. Il est donc bien préférable d’utiliser ce chemin d’accès. Dès que nous l’abordons, nous retrouvons la consistance habituelle des routes de ces coins perdus de Bolivie. Afin de minimiser ses efforts, il est impératif d’avoir l’intuition du passage le moins mauvais à prendre entre sable, tôle ondulée et cailloux. On n’y parvient pas toujours malgré les déplacements de droite et gauche permanents, et l’on se retrouve à forcer comme une bête sur les pédales, cherchant à se dégager d’un banc de sable, ou alors on se retrouve piégé à être secoué fortement sur une succession de vaguelettes, qui se révèlent une véritable entrave à la progression. Parfois il nous faut même pousser nos montures. Mais malgré tout nous avançons. Nous rejoignons le village de Colcha K. Peu avant ce hameau nous doublons un couple de Suisses à vélo, mais de plus ils traînent leurs deux enfants de trois et cinq ans, le plus petit dans une carriole et la plus grande sur un petit vélo accroché derrière celui de sa mère. Tout à fait incroyable, ils sont en train de traverser l’Amérique du sud et comptent aller jusqu’à la Terre de Feu. Le village dans lequel nous entrons est tout en longueur, épousant la forme de la gorge qui l’abrite. Cette première étape a été assez facile en comparaison de ce qui nous attend, bien que nous ayons fait quelques tours et détours en limite de salar à la recherche de la piste la plus praticable. Il est quatorze heures et la chaleur devient pesante. Nous sommes heureux de trouver un logement. Cela nous évite de monter la tente dans la touffeur, le vent et la poussière. Ce village calme nous apparaît comme un havre de paix dans l’enfer de sécheresse et de chaleur de l’Atacama. Nous réalisons clairement que nous sommes à la veille d’un combat d’au moins une semaine pour tracer notre voie à travers ces immensités de sable de lave et de lagunes entourées de hauts volcans. Le moral est bon, Flora a un mental d’acier. C’est probablement son métier de professeur de sport et d’entraîneuse d’une équipe de handball qui permet cela. Je suis bien content de cela, car c’est un atout prépondérant lorsqu’on se lance dans un défi difficile d’être bien accompagné, par quelqu’un qui ne se pose pas de questions et qui fonce et avec d’autant plus d’obstination que la difficulté est grande. Nous montons sur les hauteurs du village. Les immensités du salar d’Uyuni et du sud Lipez nous saisissent par leur beauté, leur étrangeté et aussi par leur hostilité dans cette ambiance de vent et de poussière, pays rude aux contrastes forts dans des espaces vastes difficilement évaluables. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que ce désert sans fin nous sommes venus pour le traverser à la force des mollets. Nos certitudes sont un peu ébranlées devant ce spectacle sauvage. Mais pourquoi douter, cette première étape s’est remarquablement bien passée, alors pourquoi pas le reste ? On se pose cependant la question de la solidité de notre constance devant l’adversité à venir. Laissant là nos doutes nous retournons sur la place d’armes du village dans un petit restaurant qui nous sert un superbe poulet accompagné d’une bonne ration de riz. Rien de tel que le ventre bien plein pour arrêter de gamberger. Sur la table d’à côté, alors que nous sommes en train de savourer notre plat, plusieurs personnes arrivent avec une grande carcasse de lama et se mettent à la découper à l’aide de grands couteaux. Nos mines étonnées les font franchement rigoler et c’est avec bonne humeur qu’ils se prêtent au jeu des photos. Mais ce n’est pas particulièrement appétissant pour nous petits occidentaux aux habitudes policées !
Ecrivain voyageur, amoureux des immensités patagonnes et des peuples qui y vécurent, Jean Raspail a écrit quelques très beaux livres sur le sujet, tels que "Qui se souvient des hommes" et "Adios Tierra del fuego".
Pour rédiger le roman "Moi Antoine de Tounens, roi de Patagonie", il s’est glissé dans la peau de ce fils de paysan Périgourdin ayant vécu sa curieuse existence au milieu du XIXème siècle. Ce qui rend ce récit d’autant plus exceptionnel, c’est qu’Orélie-Antoine de Tounens, roi de Patagonie n’est pas une invention littéraire. Il a bel et bien existé et ce livre, s’il est certes romancé, n’en suit pas moins très fidèlement le cheminement de cet homme hors du commun…
Voyant dès son plus jeune âge les signes de sa royale destinée dans les choses les plus insignifiantes de la vie, Antoine Thounem (il réussira à faire transformer son nom de famille en un plus élégant "de Tounens") est persuadé qu’il règnera un jour sur ses Terres de Patagonie, dont il observe des heures durant les contours et les reliefs sur son livre de géographie - ouvrage qu’il conservera jusqu’à la mort. Son père, décelant en lui une intelligence supérieure à celle de ses autres enfants, se saigne pour lui offrir des études supérieures qui permettent à Antoine de s’extraire de sa condition paysanne en faisant un début de carrière relativement prometteur dans le notariat à Périgueux. Mais las ; Tounens se voit roi, et roi il sera ! Il liquide donc tout, endette son frère en lui empruntant une très grosse somme d’argent et part, seul, pour son royaume sous les moqueries ou, au mieux, l’incompréhension de ses proches… dont certains d'entre eux furent proclamés ministres du royaume de Patagonie, le plus souvent à leur l’insu !
Habillé comme un monarque et équipé de sa malle royale remplie de drapeaux, de pièces de monnaies qu’il fit frapper à son effigie, de décorations à remettre à ses plus vaillants sujets et autres attributs royaux, Orélie-Antoine (son nouveau prénom royal) se rapproche, toujours plus lentement, de la Patagonie, un peu comme s’il craignait de l’atteindre un jour et que cette rencontre marque la fin de son rêve. Car tout mythomane qu’il est, Antoine de Tounens n’en est pas pour autant fou. Parsemée de brefs mais violents éclairs de lucidité, sa vie au Chili et en Argentine ne sera qu’une succession de désillusions dont on se demande s’il en est conscient quand il les balaye toutes du revers de son royal manteau : il envoie la constitution de son royaume à tous les journaux, mais aucun ne la fait paraître (sauf un, le jour équivalent à notre 1er avril), il se fait voler son argent par un valet trop zélé, aucun "officiel" ne souhaite le rencontrer, etc.
L’argent ne tombant pas du ciel, à l’issue de longs mois d’une vie à ne rien faire d’autre que de rêver sa vie en organisant à distance son pays patagon, Antoine de Tounens devient un pauvre hère réduit à loger dans une miteuse pension d’une petite ville d’Araucanie (région des lacs au Chili). A l’issue d’une première et brève rencontre avec ses sujets (qui sera pratiquement la seule de sa vie), son obstination finira par l’entraîner en prison, où il passera de longs mois dans un cachot insalubre. Tiré de sa geôle par le consul français, il est rapatrié en France où plus personne ne l’attend et où il vivra à Paris une vie misérable, mais… toujours à préparer son grand retour sur ses terres de Patagonie !
S’en suivront d’autres voyages, tous plus insensés que les autres, avant de finalement rentrer définitivement en France, sans avoir jamais régné, pour finir sa vie misérablement hébergé par ses neveux dans la ferme périgourdine.
Personnage complexe, tour à tour attendrissant, énervant, drôle et triste, Tounens est avant tout un homme incroyablement seul, prisonnier d’un rêve fou qu’il poursuivra jusqu’au crépuscule de sa vie, moment où il rédigera sa biographie, s’avouant à demi mots sa mythomanie.
Un très beau livre, écrit avec virtuosité et dont le seul reproche qu'on puisse lui faire est sa trop courte dernière partie qui escamote trop les dernières années de la vie d’Orélie-Antoine de Tounens, roi de Patagonie…
« (…) car j’avais fui. C’est une constante de mon existence. Toute ma vie s’est passée à courir après le rêve, et sitôt qu’il prenait vaguement forme, je m’enfuyais, épouvanté, de peur de le voir se briser sous mes yeux et cette fois définitivement. Ah, j’ai vraiment tout raté… »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_de_Tounens
Voyant dès son plus jeune âge les signes de sa royale destinée dans les choses les plus insignifiantes de la vie, Antoine Thounem (il réussira à faire transformer son nom de famille en un plus élégant "de Tounens") est persuadé qu’il règnera un jour sur ses Terres de Patagonie, dont il observe des heures durant les contours et les reliefs sur son livre de géographie - ouvrage qu’il conservera jusqu’à la mort. Son père, décelant en lui une intelligence supérieure à celle de ses autres enfants, se saigne pour lui offrir des études supérieures qui permettent à Antoine de s’extraire de sa condition paysanne en faisant un début de carrière relativement prometteur dans le notariat à Périgueux. Mais las ; Tounens se voit roi, et roi il sera ! Il liquide donc tout, endette son frère en lui empruntant une très grosse somme d’argent et part, seul, pour son royaume sous les moqueries ou, au mieux, l’incompréhension de ses proches… dont certains d'entre eux furent proclamés ministres du royaume de Patagonie, le plus souvent à leur l’insu !
Habillé comme un monarque et équipé de sa malle royale remplie de drapeaux, de pièces de monnaies qu’il fit frapper à son effigie, de décorations à remettre à ses plus vaillants sujets et autres attributs royaux, Orélie-Antoine (son nouveau prénom royal) se rapproche, toujours plus lentement, de la Patagonie, un peu comme s’il craignait de l’atteindre un jour et que cette rencontre marque la fin de son rêve. Car tout mythomane qu’il est, Antoine de Tounens n’en est pas pour autant fou. Parsemée de brefs mais violents éclairs de lucidité, sa vie au Chili et en Argentine ne sera qu’une succession de désillusions dont on se demande s’il en est conscient quand il les balaye toutes du revers de son royal manteau : il envoie la constitution de son royaume à tous les journaux, mais aucun ne la fait paraître (sauf un, le jour équivalent à notre 1er avril), il se fait voler son argent par un valet trop zélé, aucun "officiel" ne souhaite le rencontrer, etc.
L’argent ne tombant pas du ciel, à l’issue de longs mois d’une vie à ne rien faire d’autre que de rêver sa vie en organisant à distance son pays patagon, Antoine de Tounens devient un pauvre hère réduit à loger dans une miteuse pension d’une petite ville d’Araucanie (région des lacs au Chili). A l’issue d’une première et brève rencontre avec ses sujets (qui sera pratiquement la seule de sa vie), son obstination finira par l’entraîner en prison, où il passera de longs mois dans un cachot insalubre. Tiré de sa geôle par le consul français, il est rapatrié en France où plus personne ne l’attend et où il vivra à Paris une vie misérable, mais… toujours à préparer son grand retour sur ses terres de Patagonie !
S’en suivront d’autres voyages, tous plus insensés que les autres, avant de finalement rentrer définitivement en France, sans avoir jamais régné, pour finir sa vie misérablement hébergé par ses neveux dans la ferme périgourdine.
Personnage complexe, tour à tour attendrissant, énervant, drôle et triste, Tounens est avant tout un homme incroyablement seul, prisonnier d’un rêve fou qu’il poursuivra jusqu’au crépuscule de sa vie, moment où il rédigera sa biographie, s’avouant à demi mots sa mythomanie.
Un très beau livre, écrit avec virtuosité et dont le seul reproche qu'on puisse lui faire est sa trop courte dernière partie qui escamote trop les dernières années de la vie d’Orélie-Antoine de Tounens, roi de Patagonie…
« (…) car j’avais fui. C’est une constante de mon existence. Toute ma vie s’est passée à courir après le rêve, et sitôt qu’il prenait vaguement forme, je m’enfuyais, épouvanté, de peur de le voir se briser sous mes yeux et cette fois définitivement. Ah, j’ai vraiment tout raté… »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_de_Tounens
Bonjour,
Ce message s’adresse à tous ceux qui ont déjà voyagés en Argentine et au Chili durant les 3 mois cités ci-dessus.
Pour toutes les villes d’Argentine et quelques villes du chili Santiago, Valparaiso, San Pedro De Atacama.
1) Pour cette période : Avez-vous réservez vos hôtels à l’avance dans vos voyages ou vous avez trouvé facilement un hôtel en étant sur place ?
2) Pour la location d’une voiture : Avez-vous réservez votre voiture à l’avance dans une agence ou vous avez trouvé facilement une voiture à louer en étant sur place ?
Lieux de location de voiture: Puerto Madryn, Bariloche, Salta, San Pedro De Atacma
Merci de votre réponse.
Paul
Nous sommes 2 personnes.
Hola todos,
Mi polola (ma copine) chilienne va venir faire son premier tour d’Europe cet été
- Son passeport est quasi prêt - L’attestation d’accueil, je m’en charge - Le billet d’avion ; elle cherche encore l’option, la moins chère - Les sous elle est en train de les gagner - L’assurance sera prise.
Elle stresse un peu de venir car elle connaît le cas d’argentin (même régime touriste sans visa) qui malgré toutes ces pièces ont eu quelques difficultés à passer les services d’immigration, voire qui se sont fait refouler depuis l’aéroport Madrid.
Mes questions: Si vous avez des amis chiliens venus récemment en France en tant que touristes, comment cela s’est-il passé ? Atterrir à Madrid (pécuniairement l’option la meilleure marché), serait-ce plus délicat, sachant que l’hébergeant est en France ? Les ressources financières qu’il lui faut justifier, sont ils en espèce ? En justificatif bancaire (ça existe?) ? J’ai lu qu’il existe une possibilité de proroger le séjour d’encore 3 mois, est-ce facile ?Muchas gracias Felipe
Mi polola (ma copine) chilienne va venir faire son premier tour d’Europe cet été
- Son passeport est quasi prêt - L’attestation d’accueil, je m’en charge - Le billet d’avion ; elle cherche encore l’option, la moins chère - Les sous elle est en train de les gagner - L’assurance sera prise.
Elle stresse un peu de venir car elle connaît le cas d’argentin (même régime touriste sans visa) qui malgré toutes ces pièces ont eu quelques difficultés à passer les services d’immigration, voire qui se sont fait refouler depuis l’aéroport Madrid.
Mes questions: Si vous avez des amis chiliens venus récemment en France en tant que touristes, comment cela s’est-il passé ? Atterrir à Madrid (pécuniairement l’option la meilleure marché), serait-ce plus délicat, sachant que l’hébergeant est en France ? Les ressources financières qu’il lui faut justifier, sont ils en espèce ? En justificatif bancaire (ça existe?) ? J’ai lu qu’il existe une possibilité de proroger le séjour d’encore 3 mois, est-ce facile ?Muchas gracias Felipe
Bonjour,
je pars au chili en juin et je vais y effectuer un stage de 6 mois. Puis je pars en Equateur faire un autre stage et après je vais faire un voyage en Amérique du Sud mais je sais pas trop où... Je pense donc rentrer en France fin août 2010. Je pensais prendre un billet d'avion Paris-Santiago en aller simple, puis le retour quand je saurais d'où. Mais je ne sais pas si je vais réussir à rentrer dans le pays sans vol aller retour. J'ai envoyé un mail au consulat français et il m'est revenu en erreur 2 fois! Quelqu'un est-il entré au Chili avec un vol aller simple? Ou est-il possible de prendre un billet retour 13 mois à l'avance et de changer au dernier moment la ville de départ? Ou prendre un aller-retour et perdre le retour? Qu'est-ce qui vous pense le mieux?
Merci d'avance pour vos réponses!
je pars au chili en juin et je vais y effectuer un stage de 6 mois. Puis je pars en Equateur faire un autre stage et après je vais faire un voyage en Amérique du Sud mais je sais pas trop où... Je pense donc rentrer en France fin août 2010. Je pensais prendre un billet d'avion Paris-Santiago en aller simple, puis le retour quand je saurais d'où. Mais je ne sais pas si je vais réussir à rentrer dans le pays sans vol aller retour. J'ai envoyé un mail au consulat français et il m'est revenu en erreur 2 fois! Quelqu'un est-il entré au Chili avec un vol aller simple? Ou est-il possible de prendre un billet retour 13 mois à l'avance et de changer au dernier moment la ville de départ? Ou prendre un aller-retour et perdre le retour? Qu'est-ce qui vous pense le mieux?
Merci d'avance pour vos réponses!










