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Louxor - 1 semaine en individuel
Aux environs du 15 Août, à peine revenus de nos vacances de Juillet, je reçois une alerte sur une sUUUUUUUper promo pour Louxor en individuel.

Ah ben oui quand même ! 299€ / Pers pour 7 nuits à l'hôtel Mercure avec le petit-déjeuner inclus et bien sûr l'AR en avion. Ça se refuse ?

Pour avoir déjà fait l'Egypte en croisière organisée, nous nous étions toujours dit qu'il faudrait passer 1 semaine à Louxor et visiter tous seuls à notre rythme pour bien en profiter et sans contraintes.

C'est seulement ensuite qu'on s'intéresse à la météo.

Ça se balade tranquillement entre 43 et 45° tous les jours sur ce mois d'Août ! Bref, on fera comme toujours dans ces cas là : Debout aux aurores et sieste pendant l'APM.

SAMEDI 28 AOÛT 2010 :

Nous récupérons nos billets au comptoir Transavia puis décollage 19h25. Arrivée à Louxor à 00h20.

A partir du moment où tu franchis les portes de l'aéroport, tu vas connaître un étrange phénomène, tu te transformes immédiatement en distributeur d'argent ambulant !

Pour notre groupe qui se dirige vers le bus prévu pour le transfert ( inclus également dans le forfait ), ça démarre très vite puisque le gars qui charge les valises dans le coffre demande 2€ / pers à chacun. Tout le monde donne mais je pose quand même la question au responsable et il me confirme que c'est juste un pourboire ! Ben tiens, 4€ pour chaque couple, c'est 30 L.E en gros, soit le prix d'un taxi. 😇 Mine de rien, ça lui fait 50 ou 60€ en 10mn, c'est pas mal non ?

Ah oui, je t'ai pas dit, il fait encore 30° à cette heure.

DIMANCHE 29 AOÛT 2010

8h30 : Réveil. L'hôtel El-Luxor ( ex Mercure ) n'est pas récent, c'est sûr, mais ça tient encore la route et c'est largement confortable. Le petit-déjeuner buffet est de bonne qualité.

Il est également bien situé proche du centre-ville. On est à 500 m du Temple de Louxor et le débarcadère pour le ferry public qui dessert la rive ouest est à 5mn à pied.



Hormis le Winter Palace, de l'autre côté du temple, l'immense majorité des autres hôtels est beaucoup + au Sud et isolé du centre. Ils ont leurs restaurants, etc ... dans les rues adjacentes mais le marché, le souk etc ... sont bien au centre-ville avec les vrais gens, on va dire.

De notre hôtel, on peut donc y aller à pied tranquillement alors qu'il faudra un taxi ou une calèche depuis les autres.

Alors, on inaugure aussi le quotidien du touriste individuel et tous les taxis et calèches de Louxor qui vont te harceler ou klaxonner toutes les 2mn. Ça prend assez vite la tête ! 😐

Il faut savoir que nous sommes en basse saison et qu'on ne se bouscule pas en ville. De plus, c'est le Ramadan et un certain de nombres de touristes évitent cette période où la vie est au ralenti.

Un taxi qui rôde prés du ferry nous propose ses services pour la rive Ouest. En fait, je ne sais pas trop ce qu'il faut compter. Certains sites francophones qui donnent des noms de chauffeur, t'annoncent la journée à 150-180 L.E ( 25€ ) et la 1/2 à 120 L.E. Parfois, ça tape même à 30€ ( 200 L.E ) c'est largement exagéré.

D'ailleurs, voici la liste des prix affichés par une agence dans notre hôtel avec un service de limousine climatisée.



On retrouve la journée "West Bank" ou Rive Ouest à 150 L.E, soit 20€. Donc pour en revenir à notre loustic, je lui demande un prix pour une matinée de 7h à 12h00. Il attaque à 120 L.E et on finit à 85 L.E sur une 1/2 journée. Ça peut te donner une idée même si on est en basse saison.

En rentrant à l'hôtel, nous testons aussi les boutiques du petit centre commercial Savoy Market à côté. Il y a un frigo dans la chambre donc on fait le plein de boissons car on va boire comme des trous pendant cette semaine. Compte entre 2 et 3 L.E la bouteille de 1,5 litre.

Comme je voulais m'assurer rapidement une journée sur Abydos et Dendéra , j'avais pris contact avec un de ces sites français. C'est une journée importante et il faut s'y prendre la veille pour s'enregistrer auprès des autorités. C'est le chauffeur qui s'en occupera. Le coup du "convoi militaire" c'est bien fini et on peut désormais circuler "librement" avec n'importe quel taxi du moment qu'il ait ce sésame. Prévoir donc une copie de vos passeports avant de venir, ça suffit.

11h00 : Nous avons donc RdV à l'hôtel. Le prix annoncé est de 600 L.E soit 80€ que je règle en €. Une fois sur place, je me suis rendu compte que c'est trop cher ... mais bon j'avais donné mon accord avant donc j'assume. 😕 RdV est donné pour demain matin à 6h00 et ce ne sera même pas lui, car il est déjà pris, mais son frère, lui aussi francophone.

13h00 : Nous retournons au Savoy Market car il y aurait 3 restaurants. Au 1er étage, 4 ou 5 magasins poussiéreux et le Amoun qui donne sur la place devant le Temple de Louxor. 1 table occupée c'est déjà ça ! On prend du Hommous et des falafels en entrée. Un ragoût et un kebab avec les boissons, ça nous fait 100 L.E. C'est juste moyen on va dire. La vue sur la rue est sympa car on voit tous les minibus et la circulation des motos, etc ...

14h45 : On se fait notre petite sieste jusqu'à 17h00.

A peine sortis, nous sommes assaillis par les taxis et les calèches. On a beau leur expliquer qu'on va à 500m de là, ils insistent lourdement. Le pire sont les calèches qui essayent toutes de te fourguer le "Bazar égyptien" vachement authentique et tout le fatras ! Les prix dégringolent à 5 L.E pour n'importe où .....

Il faut savoir que les autorités se sont mises en tête de recréer l'Allée des Sphinx de + de 2 kms qui reliait Louxor et Karnak. Cela entraîne des travaux « pharaoniques » 😎 et la destruction de tout ce qui bouge sur le tracé.



18h00 : TEMPLE DE LOUXOR :



Le ticket est à 50 L.E. C'est un des rares temples qu'on peut visiter de nuit sans se farcir le Son & Lumières avec supplément. Là, c'est le tarif habituel et on échappe à la chaleur tout en profitant des éclairages mettant mieux en valeur l'architecture et les reliefs des murs.

Les groupes visitent au pas de charge. On les voit faire l'AR en moins de 30mn. Ça flashe de partout ... Bien sûr, c'est toujours avec Môman devant le Sphinx, Môman devant l'obélisque, Môman devant ... n'importe quoi en fait. Le + important c'est qu'on puisse prouver qu'on est bien venu ici !



18h25 : Le soleil se couche. Tous les gardiens et employés sortent les bouteilles et la nourriture. Avec cette chaleur de + de 40°, je les plains franchement.

Ce qui est aussi flagrant, c'est que la majorité des européennes ont abandonné l'idée qu'on soit dans un pays musulman. Mini-short, débardeur décolleté à fine bretelle ... bref, la Côte d'Azur ni plus ni moins !



C'est pour qui les 4 Milk-shakes ?



A l'intérieur des temples, tu te dis que tu vas être tranquille, loin des calèches ... c'est sans compter sur les gardiens qui te suivent à la trace pour te montrer tel détail ou le meilleur point de vue pour une photo. Bien sûr, t'as le droit au fameux "Bakchich" dans la minute qui suit.

Alors 1 fois, 2 fois, 3, 4 ... et la 10ème fois quand tu es au fond du temple, on a tendance à envoyer bouler les mecs avant même qu'ils ouvrent la bouche ! Lors de mon 1er séjour, ils étaient seuls mais maintenant, il y a carrément 3 castes à se farcir. Les gardiens habillés en "djellaba" puis les militaires en treillis avec la mitraillette en bandoulière et enfin les policiers, souvent jeunes, en jean-basket et Tshirt avec le colt 45 au ceinturon ou le pistolet-mitrailleur. Tout ce beau monde te veut du bien et n'arrête pas de t'appeler pour venir ici ou là, et pour changer des euros récupérés dans la journée ...

Bref, tu dis non 50 fois au minimum.

T'aimes bien mon nouveau parfum ? 😛



Nous ressortons au bout de 2h00. Le site reste ouvert jusqu'à 22h00 l'été mais il ferme + tôt en hiver ainsi que pendant le Ramadan.

Les conducteurs de calèches nous ont pris la tête toute la journée avec ça, comme quoi le souk était fermé car nous étions pendant une fête catholique donc copte en Égypte. Toujours est-il que c'est bien la foire sur la place en face du Temple.



On est bien loin du Grand Huit et des trains fantômes. Le Top est constitué de balançoires hors d'âge ou de minuscules manèges qu'on fait tourner à la main. Les gens pique-niquent, les enfants courent en hurlant ... une fête quoi.



Juste en face, nous optons pour le Sindbad afin de dîner dans le petit jardin avec la vue sur le Temple de Louxor. L'addition = 65 L.E ( 8€ )

Là aussi, rien de transcendant mais c'est bien situé, rapide et le jardin assez agréable même si le mobilier n'est pas de 1ère jeunesse !

23h00 : Nous repassons par la fête, juste le temps de dire NON une dizaine de fois à des gamins qui ont déjà le réflexe "Touriste = Money" .

On rentre à pied en moins de 10mn à notre hôtel.
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Voyager l'Égypte en 4x4
bonjour nous projetons de rejoindre l egypte par ferry via venise puis de rentrer par jordanie , syrie turquie etc l un d entre vous a t il l experience recente de ce voyage? connaissez vous les conditions actuelles d un voyage avec sa propre voiture en egypte:necessite d un carnet de passage en douane?"taxes" diverses? est il possible de circuler librement et au moins de traverser le sinai pour rejoindre la jordanie?quels sont les conditions et les tarifs du bac entre egypte et jordanie? merçi de votre aide
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Sécurité en Egypte
Quelqu'un peut il nous donner des infos sur la situation en Egypte avec la Guerre prévue par Bush ???

Peut on partir en relative sécurité et circuler librement au Caire et dans l'Egypte (train, bus, etc.) . Comment est la population vis à vis des touristes français ? 🙂
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Taxi entre Louxor et Assouan?
bonjour

Je suis allé en egypte l'an passé et je souhaite y retourner pour aller de louxor a assouan car je n'avais visité à cette epoque que le Caire et louxor. Je m'etais à l'epoque renseigné aupres d'un taxi local qui m'expliquait que n'importe quel taxi n'avait pas forcement le droit de quitter l'aglomeration de louxor pour aller jusqu'à assouan. Savez vous donc s'il est possible aujourd'hui de trouver un taxi à louxor pour aller jsqu'à assouan, en s'arretant bien sur en chemin pou r visiter un ou deux des sites en chemin? Avec les evenements recents, je n'ai aucune idee de la faisabilite merci d'avance
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Retour de l'hôtel Marmara à Hurghada
Nous rentrons de cet hotel, rien a dire tout était impécable, pour le repos si vous avez des questions, ne vous genez pas, j ai plongé 4 jours et j ai encore les yeux tout emmerveillés, que du bonheur
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Croisière en Egypte avec Fram
Bonjour,

Je prévois un voyage en Egypte pour l'année prochaine et j'aimerais connaître votre expérience dans ce domaine. Je suis preneuse de tous renseignements et conseils et en particulier :

Quelle est la meilleure période ? Je compte y aller fin avril début mai. On m'a dit qu'il y avait du vent au printemps, mais jusqu'à quand ?

Quels sont les sites incontournables à visiter ?

Sur les bateaux quelles sont les meilleures cabines et les pires ? Vaut-il mieux être à l'avant ou à l'arrière du bateau ? Sur quel pont ? Plutôt en haut ou en bas ?

Est-ce que quelqu'un a déjà fait cette croisière avec Fram ? Si oui, quelle formule avez-vous choisi ? J'envisage 7 jours de croisière, 4 jours en mer rouge et 3 jours au Caire.
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My experience in Sharm El Sheikh, Egypt – things I wish I’d known
I’m stuck in the airport on a layover, so here’s what I wish I’d known before I left! :)

When I arrived, I got scammed right away at the VODAFONE stand in the airport. They sold me a 20 GB SIM card for 10 €—cash only because their terminal wasn’t working—and it stopped working the next day… After that, I got an Orange SIM in town for 10 €, and it worked perfectly.

I’d booked my airport transfer online with B… for 7 €, but it’s even cheaper on the spot with Indrive—I paid 4 € for the return trip. Indrive helps you avoid getting ripped off, because scamming is basically the national sport here…

Naama Bay, along with Old Sharm, is the heart of the nightlife: a few bars with music and shisha, and tons of shops selling knockoffs. The beach is nice, but there aren’t any corals.

Watch out: the beaches are all paid, costing around 2 to 3 € each time, and you’ll be packed in like sardines on sun loungers that are all squished together! Only hotels have private beaches, often with a shuttle running once or twice a day. Good to know if you’re thinking of renting an apartment…

Another issue with apartments is the food—there’s not much variety in the small supermarkets.

There’s apparently a free beach in Hadaba, but I couldn’t find it. I did find Shark Bay, which is amazing… but it’s a bit far.

At first, I rented an apartment, but I ended up switching to all-inclusive stays at different hotels for the same price…

AVOID booking with STAYFORLONG!!! I booked an all-inclusive stay through them, and when I arrived, the hotel told me it was only half-board! I couldn’t get in touch with them at all… That site is a total scam.

In early February, it’s chilly at night but hot in the sun during the day. The pool water is pretty cold, but the sea is fine for swimming.

The corals are incredible! Take advantage of them!!!

That said, once you’re out of the water, there’s not much else to do…
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Retour d'Égypte
😉bonjour et bonne année à tous je reviens de cette merveilleuse contrée qu'est l'Egypte.

Je commencerai par vous raconter mon voyage, donc décollage de Roissy prévu pour 2O heures, ce 26 décembre. Une demie heure avant, annonce, nous ne partirons qu'à 23 heures 30, pas d'explication pour le retard. Départ à minuit, arrivée sur le bateau à 6 heures 30, à Louxor. Le guide nous demande d'être prêts pour 8 heures, pour partir visiter le temple de Karnak. 🙁Donc, pas de valise défaite, pas le temps de changer de vêtement, ni de prendre une douche. Les yeux hagards, j'ai visité le temple, mais ne me demandez pas de vous en dire plus que ce que vous verrez sur les photos, j'étais dans les choux, et n'ai rien écouté.

J'ai juste regardé, mais heureusement quelques jours plus tard, j'ai assisté aux sons et lumières, la reconstitution de l'arrivée du pharaon dans la ville était superbe.

J'ai tout de même retenu que ce temple de Karnak, fut anciennement le grand centre religieux d'Egypte, et grand lieu de culte d'Amon.

Très séduit par l'allée des sphinx, et impressionné par les colonnes, les hièroglyphes et les peintures, conservées après tant d'années.

Photos jointes, la suite demain
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Que visiter en trois semaines en Egypte?
Bonjour

Nous prévoyons aller en Egypte pour 3 semaines a peu pres vers la mi septembre. Quelles sites devrions nous privilégier pour les visites considérant que nous recherchons paysage, culture et un peu de plage vers la fin du voyage..

Des endroits à ne pas manquer, des activités à faire absolument etc.... me donner le nom des villes aussi svp.

Merci pour toutes informations qui nous aidera à planifier notre séjour.
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Egypte et transports en bus + coup de gueule
De retour d'Egypte le 23 octobre j'apprends ce week-end qu'un bus faisant la liaison Assouan - Abou-Simbel a fait des tonneaux et qu'il y a 7 morts et 23 blessés !!!

Nous avons fait ce même voyage, levée à 0h00 départ en convoi à 04h00 et ensuite frayeur de tous les instants en observant la façon imbécile, sinon criminelle de conduire, en pleine nuit sur cette petite route pompeusement baptisée Autoroute.

Au retour deux passagers se manifestent auprès de l'accompagnateur pour lui faire remarquer que le chauffeur montre des symptomes d'endormissement . Sourires 🤪

Il faudra l'intervention d'un de mes amis, chauffeur professionnel, pour qu'enfin les responsables de cette triste équipée interviennent !!!

En dehors du niveau des chauffeurs recrutés je suis révolté de la négligence coupable dont font preuve les agences de voyages qui organisent ces transports. Il n'y a pas d'argument économique valable pour justifier ces errements. Le voyage est facturé 90€ par personne !!! une fortune en Egypte et une escroquerie lorsque l'on compare ce qui est proposé par ailleurs (Luxembourg-Napoli-Luxembourg 150€ par ex.).
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Egypte: payez le juste prix pour vos visas!
Bonjour

Curieux de nature, je suis allé sur plusieurs sites d'agences et j'ai consulté un certain nombre de brochures.

Les T.O. indiquent des frais de visa variant de 18 euros à 35 euros !

Or, il n'y a qu'un seul prix, qui est le prix fixé par le gouvernement égyptien et qui est de 15 $ ou l'équivalent en devises.

Ce montant est d'ailleurs indiqué dans le hall d'arrivée, près des agences bancaires.

Refusez de vous laisser escroquer par vos TO ! Ne payez que le juste prix !

Certains vous diront que la différence, c'est le prix du document sur lequel vous devrez coller vos timbres visas si vous voyagez avec une simple CI, ce qui est faux, ce bout de papier est gratuit.

D'autres diront que c'est le prix du service. Quel service ? Si vous estimez que vous ètes trop fatigués pour faire la file 5 minutes au comptoir de la banque ou que vous ne voulez pas vous-même prendre le papier à un des comptoirs, d'accord, mais de 3 à 20 euros ce service, c'est quand même cher payé !

Et quand les TO prétendent que les visas ne peuvent s'obtenir par leur intermédiaire, c'est faux ! Ne vous laissez pas piéger.

Les TO vous arnaquent déjà assez en vendant les excursions avec des marges bénéficiaires scandaleusement élevées et en vous amenant visiter les prétendues "boutiques officielles -au choix, parfumerie, tapis, albâtre, papyrus ..." mais où ils vous enmènent parce qu'ils ont une plantureuse commission sur vos achats.

Au moins, faites-leur respecter les tarifs officiels pour ces visas.
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Prix du taxi d'Assouan à Abou Simbel pour cinq personnes?
Bonjour,

Qui peut me renseigner pour le prix d'un taxi pour Abou Simbel au départ d'Assouan nous serons cinq adultes,

le TO demande 90 euros par personne soit 450 euros pour cinq, le prix de la visite du site j'ai vu sur le site à 90LE soit 12 euros, je pense que nous pouvons avoir un taxi pour moins cher???

par le TO 78 euros par personne pour le transport me semble excessif !!!

Autre question y a t 'il un arrêt pipi pendant le trajet?
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Peut-on voyager librement en Egypte par la route
Bonjour à tous, Nous voudrions nous rendre en Egypte ( famille de 4 personnes ) Nous arrivons par l'aéroport de Hurghada avec visa à l'arrivèe prix de 20/25$. Projet de voyage du 22 décembre 2014 au 2 janvier 2015 : Hurghada / Marsa Alam / Assouan / Abou Simbel / Assouan / Kom Ombo / Louxor / Safaga / Hurghada. Ce circuit est-il possible librement avec ces moyens de transports : bus , minibus , taxis (504 ou similaire ) , felouque sur le Nil , train.:Comment cela se passe t-il de nos jours ?
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Égypte: transport de Louxor à Assouan, route ou train?
Début mai nous partons à deux visiter l’Egypte et organisons notre voyage par nous-mêmes. Nous arriverons en avion à Louxor, visiterons cet endroit pendant 4 jours et ensuite partirons pour Assouan le 5ème jour puis poursuivrons en avion. Comment réaliser le trajet Louxor - Assouan en 1 jour (ou 2) en nous arrêtant en chemin pour visiter les temples d’ Edfou et de Kom Ombo ? Louer une voiture avec chauffeur nous semble le plus pratique. Avez-vous déjà fait ce trajet par vous-mêmes ? Avez-vous des chauffeurs ou des sociétés à nous recommander ? Quel peut être le prix du voyage ? Comment s’effectue ce voyage : sous escorte ? dans ce cas comment la voiture "décroche t’elle" du convoi à Edfou et à Kom Ombo ? Elle attend le convoi suivant pour continuer sa route ? Quelle est la délai entre chaque convoi ? Merci par avance pour votre aide.
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Se balader en famille en Égypte?
bonjour je suis à la recherche de renseignements car je lis différents avis sur les forums lorsque l on prend un vol sec et uniquement résa hôtels peut on se balader en famille sans être escorté de policiers ou militaires ? Est ce possible par exemple au caire de sortir de l'hôtel et d'aller le soir se balader vers les pyramides ? Nous serons au Mena house donc pas très loin

Il y a 20 ans c'était possible mais je ne suis jamais retournée en egypte depuis donc quelqu'un peut il me donner des renseignements fiables merci
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Mésaventure à Alexandrie
Bonjour !

Je voudrais juste relater une petite mésaventure qui m'est arrivée a Alexandrie le mois dernier . Rien de grave , mais sait-on jamais, je préfère prévenir.

Alors que je me balladais (seul) un matin sur la Corniche, une voiture occupée par 3 personnes s'est arrêtée à mon niveau et m'a fait signe de venir. Croyant naivement à une simple question de curieux où un renseignement je me suis approché. C'est alors que j'ai vu que l'homme devant, à la "place du mort" , portait la chemise blanche de la police. Celui-ci a commencé a me parler (en Arabe) me disant (j'imagine) qu'il était flic en me montrant ses galons sur son épaule. Il m'a dit de monter dans la voiture , ce que j'ai refusé . Il m'a demandé mon passeport ( que j'avais) , mais que j'ai fait semblant de ne pas l'avoir, lui proposant la photocopie de celui-ci, que j'ai toujours sur moi .

Il a continué a parler en Rebeu et m'a attrapé le bras fermement, aidé de l'homme à l'arrière de la voiture qui était sorti pour lui prêter main forte pour me rentrer dans cette voiture .

Il était aux environs de 9h du matin, sur le trottoir opposé a la mer, les commerces étaient encore fermés et peu de monde circulait a pied.

Étant donné qu'il était habillé en flic , qu'il m'a présenté une carte j'ai été pris au dépourvu . Je n'ai pas osé frapper. J'ai eu peur des conséquences.

Je leur ai dit (enfin essayé de leur faire comprendre, car j'ai fait mine de ne pas parler Anglais - bien qu'eux non plus ne semblaient pas parler Anglais) de me rammener à l'hôtel où je résidais afin d'y récupérer mon passeport , ce qu'ils ont acceptés et qui se trouvait à environ 20 minutes à pied.

Une fois la voiture démarrée , le flic est devenu encore plus agressif . Il a commencé à faire de grands signes comme quoi j'étais fou et je fumais et a parler très fort . Il a fait des gestes de piqûre sur son bras et là j'ai commencé à me dire que ça puait lol

J'ai donc commencé aussi à crier et l'insulter en Français .

J'ai sorti mon téléphone et ai simulé un appel. Là, la voiture a ralenti et s'est mise sur le bas côté. J'ai fortement tenté d'ouvrir la porte et ils l'ont dévérouillée, je suis sorti sur la route , et ils ont continué la leur . Fin de l'histoire .

Après renseignements pris auprès de mon hôtel et de l'office du tourisme, les flics ne contrôlent jamais les touristes . Ce que je leur ai immédiatement raconté m'a semblé les laisser dubitatifs et perplexes . Je n'ai eu sur le moment ni le temps , ni la présence d'esprit de noter le numéro de la plaque . Quand bien même, je ne comprends pas l'Arabe de toutes façons .

Donc voilà, tout ça pour dire que si cette histoire se reproduit sur quelqu'un ici, n'ayez crainte et partez. Ne jamais oublier les bases en voyage. On n'a pas son passeport , on ne comprends rien.

Ce message n'a aucunement pour but de faire croire que l'Egypte est un pays dangereux où quoi que ce soit . C'est juste une anecdocte qui m'est arrivée la faute a pas de chance . Mais mieux vaut prévenir que guérir non :-)

Amusez-vous bien
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Voyage individuel en Égypte
Peut -on encore voyager en individuel en Egypte? De nombreux endroits sont inaccessibles aux touristes hors groupes semble-t-il .?. J'y suis allée 3 fois en voyage avec des TO (croisière sur le nil, mer rouge, trek dans le sinaï) et maintenant j'ai envie de voir les sites archéologique plus en détails et à mon rythme. Si vous en avez fait l'expérience, il y a peu de temps, quelles sont vos impressions? Laurence
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Voyage Hurghada - Louxor - Assouan en voiture de location
Bonjour , J'ai reservé une voiture de location pour deux semaines a Hurghada car vol peu cher au depart de Geneve 25 euros , je souhaite des le lendemain de mon arrivée partir pour Louxor ou je veux louer un appart et ensuite de meme a Assouan puis retour ! J' habite au Maroc le plus clair de mon temps et connait la conduite a l-orientale et ce la ne me fait pas trop peur , par contre le déplacement se fait il en convoi partout ou seulement Hurghada Louxor ou pas du tout de convois .je lis des informations différentes . Pouvez vous me donner des renseignements , je n'aima pas les transportys en commun car j'aime bien m'arreter ou je veux enmenner mon eau etc ! Faire un petit détour par une route qui m'interpelle , enfin je pense que vous comprendrez que j'aime bien ma liberté ! J' ai fait beaucoup de pays comme cela un ou deux par an le dernier etant le sénégal ou tout s'est bien passé malgré les bakchichs aux policiers . . . Je pars 20 novembre pour rentrer vers le 10 decembre . Merci pour vos conseils . Denis
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Egypte, février 2006: antiquités et plongées tropicales
19/02/06 -- PHOTOS A LA FIN --

Alors je vais vous dire ce qu'on va faire, on va évacuer tout de suite les détails qui fachent et on n'en parlera plus, d'accord ?

Les commercants égyptiens sont parmi les gens les plus pénibles qu'il m'ait été donné de rencontrer. C'est tout un poême, de larmes essentiellement : l'un des gimmicks favoris des égyptiens du Caire qui ont un truc à te fourguer (à peu pres une personne sur deux) est : "money is nothing, friendship stays forever". La combine consiste a faire assaut d'amabilites pour t'attirer dans sa boutique, te proposer du thé a la menthe, te montrer des photos de la femme, des enfants et te faire comprendre à quel point les francais comptent dans son coeur et combien toi-même y occupes déjà une place importante. Ne rien lui acheter dans ces conditions friserait l'impolitesse et le mec compte bien entendu sur ce sentiment de culpabilité naissant pour te fourguer sa camelote. On nous a fait le coup deux fois le jour de notre arrivée : une fois pour acheter du concentre de fleur de lotus et l'autre pour une peinture d'Isis sur papyrus. De guerre lasse, j'ai fini par accepter que Khrys l'embarque a la condition expresse d'en faire cadeau une fois rentrés en France. Je ne veux à aucun prix de dorures kitchissimes au-dessus du frigo ! l'addition en Egypte est aussi l'occasion d'une lecon de choses mémorable sur le business oriental : les cacahuètes et les serviettes en papier sont payantes ! sans compter le backchich qui ne semble jamais suffisant. A titre d'exemple, j'ai donne un énorme pourboire (50 livres égyptiennes, soit 7 euros) à des chameliers pour nous avoir trimballés deux minutes autour du temple de Djeser à Saqarra. Ils nous ont alors poursuivi a dos de chameau en exigeant 20 euros !! J'ai compris que mon geste - accorder de manière discétionnaire des pourboires exorbitants - était à l'origine de ce rapport faussé entre autochtones et touristes, exclusivement basé sur l'argent. Depuis je compte la moindre piastre. Dans la même veine une triste remarque : la visite des souks au Caire ou ailleurs se révèle un moment finalement assez pénible car on n'ose pas jeter de regards trop appuyés sur un quelconque étal de peur de voir le marchand nous coller aux basques jusqu'au bout de la rue, ne s'avouant jamais vaincu et te tirant au besoin par le bras si le niveau sonore de ses protestations d'amitieé (hello my friend ! what's your name ? where are you from ? ahhh bonjour ! take a look, no hassle, special price for you, 20 camels for your girlfriend muy bonita ! etc.. etc...) n'a pa suffi à te faire deposer les armes et ouvrir le portefeuille. Même les hoteliers ne sont pas toujours fiables : le nôtre nous rendait systematiquement la monnaie amputée d'un backchich autoritaire. Il nous a aussi proposé de s'occuper lui-meme de nos réservations de train pour nous annoncer ensuite que le Caire-Louxor était complet et que nous serions contraints de passer une nuit supplémentaire dans son charmant établissement. Bien entendu, une fois rendus à la gare Ramses, l'achat des deux billets n'a posé aucun probleme. Dernier exemple de "service" largement ponctionné : une réservation de chauffeur pour la journée d'excursions aux Pyramides qui nous semblait chère (35 euros) s'est trouvée justifiée par le fait que l'un de nos arrêts, Dahchour, se situait a 80 km de Saqarra. Verification faite : 3 km. Bref, évitez le Select Hotel, qui figure pourtant en bonne place sur le "guide du routard". Reflexion faite, evitez le "guide du routard".

Voila. c'est fait ! Parlons maintenant du versant enchanteur des contrées du Nil et, pour ne rien oublier, abordons ce recit dans son ordre chronologique.

La premiere chose que nous ayons faite une fois arrivés avec Khryz dans la capitale égyptienne fut évidemment d'aller visiter le musee égyptologique. Je pense qu'il nous faudra y retourner lors de notre seconde escale au Caire dans une semaine car les merveilles qu'il renferme sont bien trop nombreuses pour être admirées en quelques heures. Ma connaissance de l'Egypte ancienne sera egalement plus affutée à ce moment-là et mon face-à-face avec ses trésors cairotes un peu moins deséquilibré. De ce que j'ai pour le moment retenu, quelques pièces exceptionnelles se détachent immediatement : Le masque d'or de Touthankamon est évidemment LA star incontounable du musée. 11 kilos d'orfèvrerie multimillénaire, or massif, turquoise et lapis-lazuli essentiellement. L'affluence est telle dans cette partie du musée que son accès est limité à 10 minutes par visiteur. 10 minutes inoubliables, d'autant que le trésor se compose de presque 4000 pieces dont les plus beaux joyaux sont réunis autour du masque et des 2 sarcophages en or du jeune Pharaon. Il y a à proximité le trône en or de Toutamkhamon, les 4 chapelles dorées qui s'emboitaient les unes dans les autres dans le tombeau découvert en 1922, son char, ses bijoux, etc... Mais toutes les epoques de l'Egypte antique sont bien entendu representées et les moments d'émotion ne se limitent pas aux atours immortels du neveu d'Amenophis IV. Ce dernier aussi compte parmi les stars du musée en raison du schisme religieux qu'il imposa pendant 20 ans à son peuple en renoncant au polythéisme pour ne plus adorer que le dieu Aton, le dieu-soleil. Il se rebaptisa alors Akhen-Aton. Ce nouveau culte ne lui survecut pas puisque Toutankh-Aton s'empressa de rétablir les différents clerges locaux dans leur fonctions et notamment le plus puissant d'entre eux, celui d'Amon, effacant toutes les cartouches au nom de son oncle Akhenaton et se rebaptisant lui-même Toutamkh-Amon.

( petit intermède : au moment où j'écris ces lignes, mon ordinateur se met a gueuler "Allah Akhbar" sur toutes les notes de la gamme, petit rappel de l'heure imminente de la prière m'explique mon voisin de table. Ca surprend)

Ou en étais-je? ah oui, le shisme Amarnien comme on appelle cette époque troublée de l'histoire égyptienne produisit également une mutation artistique très étonnante dans cette civilisation dont les canons stylistiques ont très peu évolué en plus de 4000 ans.

(ca y est, c'est le muezzin du minaret voisin qui s'y met à son tour. 5 fois par jour, on commence à s'habituer)

Cette mutation est très visible dans la salle consacrée à Amenophis IV : les statues gagnent en réalisme, frisent avec la caricature (lèvres charnues, crânes allongés, hanches hypertrophiées, ventres ronds, ..) et les scènes du quotidien du Pharaon en famille ne sont plus taboues. Malheureusement, les pièces sont assez rares, la plus grande partie des représentations d'Akhenaton ayant ete brisées après sa mort, ultime vengeance pour lui refuser la vie éternelle.

Je me relis et me rends compte que je n'ai jusqu'ici abordé que deux Pharaons, alors que l'Egypte antique compte une trentaine de dynasties de 3200 avant JC jusqu'aux premiers siècles de notre ère !! Ca vous donne une idée de la richesse du fonds du Musee. je vous livre donc pèle-mêle quelques pièces exceptionnelles : la palette du roi Narmer (3200 BC) le montrant en unificateur de haute et basse Egypte. C'est le plus vieux document du musée, trouvé a Saqarra, véritable point de départ de l'Egypte antique et de l'histoire mondiale. La statue du roi Djezzer (2700 BC) qui se trouvait dans un caveau derrière la célèbre pyramide à degrés de Saqqara, la première de l'histoire, oeuvre d'Imhotep, patron des architectes élevé au rang de demi-dieu, devenu chez les grecs une divinite de plein rang sous le nom d'Esculape : Imhotep etait aussi medecin... Les momies d'El Fayoum, datant de l'epoque greco-Romaine : les portaits des défunts sont peints à l'emplacement du visage et sont d'un réalisme incroyable. Véritables photos d'identité du début de notre ère afin que le Bâ, l'âme du mort, ne se trompe pas de momie au retour de ses pérégrinations quotidiennes !! Etc...

Hier, deuxième jour de notre voyage, nous sommes allés faire le tour des pyramides des environs du Caire, accompagnés d'un guide et d'un chauffeur. Nous avons decide de suivre un ordre chronologique en allant tout d'abord présenter nos respects aux habitants mythiques de Saqqara, nécropole royale de la capitale Memphis située quelques kilomètres au sud du Caire moderne. La pyramide à degrés est dans doute la première construction monumentale de l'histoire humaine. Comme les autres pyramides, elle était entourée d'un vaste complexe religieux dont les égyptologues ont reconstitué un portique, un temple et une allée bordée des premières colonnes jamais construites. D'autant plus impressionnante que les scientifiques lui ont rendu sont toit culminant à une quinzaine de mètres, rendant à cette double colonnade toute son aura mystique. Les grecs n'ont pas tout inventé. En bordure du complexe, nous avons visité la pyramide de Teti Ier (2400 BC, 6eme dynastie) et le gardien des lieux nous a pratiquement obligé à prendre des photos du sarcophage - ce qui est interdit - pour pouvoir ensuite réclamer le traditionnel backchich. A côté de la pyramide le mastaba de Ti, confident de Teti. C'etait évidemment un grand privilège de pouvoir construire son tombeau à proximité immédiate de la pyramide du Pharaon, signe évident de l'amitié qui liait les deux hommes. Les bas-reliefs peints que nous avons trouvés à l'intérieur sont stupéfiants de beauté, ils représentent des scènes de la vie quotidienne, toutes sortes d'offrandes, une statue du Kâ (le double immortel du défunt) et quantité de fausses portes pour permettre à ce dernier de circuler sans encombre et de jouir d'une existence heureuse dans l'au-delà.

Apres Saqarra vint le tour de la nécropole de Dahchour, site d'expériences architecturales pour Snefrou, père de Kheops, qui cherchait visiblement la "pyramide parfaite". C'est lui qui le premier supprime les degrés par un revêtement de calcaire uniforme. 2 de ses oeuvres sont visibles a Dahchour : la pyramide rhomboidale dont les angles des arêtes deviennent d'un coup moins aigus à mi-hauteur et la pyramide rouge (99 M de haut, troisième pyramide d'Egypte par sa taille, seulement surpassée par celles de son fils Kheops et de son petit-fils Kephren) à l'interieur de laquelle nous sommes descendus peniblement. Couloir bas et très pentu à la base duquel se sont offerts a notre regard 3 salles funéraires vides de décoration mais pleines d'une très forte odeur d'urine. Romantisme quand tu nous tiens. La remontée fut un calvaire, à l'heure où je vous parle j'en ai encore des courbatures plein les jambes.

Pour finir en beauté nous avons pris notre temps a Gizeh. Le site est tellement connu que je ne vais pas vous faire l’affront de vous en expliquer les tenants et les aboutissants. Pyramides de Kheops, de Kephren (toutes les deux aux alentours de 140M de haut avec des bases de 210 a 230 M de cote, des monstres !), celle de Mykerinos, descendant des deux premiers, plus petite que les deux autres comme si le Pharaon n’avait pas voulu faire d’ombre à ses aieux, et enfin le sphynx, sans nez ni barbe mais 70M de long d’une présence massive et silencieuse. J’ai eu peur qu’il me lance une devinette....

Voila, j’arrête la, j’ai mal aux mains. Sachez simplement que je me trouve actuellement a Louxor avec Khryz et deux suisses dont nous avons fait la connaissance dans le train cettre nuit. Nous revenons d’une visite collective au temple de Louxor. Khryz se repose dans sa chambre. Yohann et Noemie squattent les transats de l"hotel Nefertiti qui nous accueille aujourd’hui. A 17H, on va se faire une ballade en felouque et demain nous avons rendez-vous à midi avec l’un des archéologues qui bossent a Karnak sur le chantier de fouilles du temple. Visite privée sympa dont je vous dirai quelques mots dans ma prochaine bafouille.

D’ici la, que la paix du seigneur soit avec vous.
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Excursions de croisière en mer Rouge depuis le MSC Armonia
Bonjour, Nous partons avec un groupe d'amis le 16 mars pour la croisière mer rouge à bord de l'Armonia MSC.

Cette dernière étant toute récente, il n'y a pas encore de retour d'expérience concernant les excursions que nous avons pour habitude d'organiser nous même, mais qui, sur cette croisière, paraissent plus difficiles à monter en individuel. Merci à celles et à ceux qui partent avant nous, de nous faire part de leur(s) expérience(s). La bateau, nous le connaissons.
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Croisière sur le Nil: possibilité de sortir des groupes ou pas?
Bonjour,

D'avance merci à toutes celles et tous ceux lisant notre demande et ayant la gentillesse de nous répondre.

Cet été, nous ne disposons que d'une semaine pour nous offrir un petit tour quelque part et ce au départ de Lyon (aucune envie de rejoindre Paris pour prendre un vol, cela nous suffit avec celui nous permettant de venir en métropole). Après moult tergiversations, nous envisagons l'Egypte. Après quelques années orientées grands paysages, nous avons envie d'un peu de belles pierres !

Nous sommes très peu fan des voyages organisés et de groupe. Mais pour aller en Egypte, en une semaine, au départ de Lyon, nous n'avons pas le choix. Nous avons deux options: Look et Marmara ou sinon nous n'irons pas cette année. Et comme l'envie est grande... et que les prix nous semblent corrects (entre 750 et 950 euros la semaine selon les prestations).

Nous avons bien compris que les bateaux-hôtels ne sont pas toujours extra. Nous avons dormi dans des endroits plus que sommaire et n'avons pas l'habitude du luxe. Donc cela devrait le faire. Idem pour la nourriture qui n'est guère un de nos objectifs en voyage, surtout pour une semaine.

Après avoir parcouru pas mal de pages de ce forum et de divers sites perso, nous avons quelques interrogations avant de nous lancer dans un type de voyage qui nous fait un peu peur par son côté "tous ensemble au même endroit au même moment".

Question1 En été, devons-nous nous attendre à une quirielle de bateaux-hôtels les uns derrière les autres ou à un faible nombre de bateaux en activité ?

Question 2 Lors des excursions programmées est-il possible de sortir du groupe et de rentrer par ses propres moyens au bateau ? Cela nous permettrait d'avoir plus de temps sur les sites et d'éviter les arrêts gifts-shops et autres ateliers "spécial touristes". Nous savons que ce sera un coût supp.

Question 3 Sur place peut-on trouver des petites agences pour faire en groupe restreint la visite d'Abou Simbel ? Puisque c'est en supplément; nous préfèrerions l'envisager autrement qu'en grand groupe.

Question 4 Dans toutes les croisières, il y a une journée complète de navigation entre Assouan et Louxor. Est-il possible de la remplacer par une excursion entre Assouan et Louxor ou éventuellement un saut au Caire (totale conscience que ce sera un survol absolu) ? Nous n'avons guère envie de passer une journée complète bloqués sur un bateau.

Il y aura probablement d'autres questions par la suite...

Inutile de nous dire qu'à nous lire, ce type de voyage ne semble pas pour nous, nous en avons conscience (nous l'avons déjà fait, au Mexique, dans des circonstances identiques).

Madikéra www.lesvoyagesdemadikera.fr
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D'Égypte à Israël... la longue route du Caire à Jérusalem
Bonjour,

Je me lance dans cette rubrique pour une première fois...on verra ou ça mène. Je vous ferez voir avec nos yeux et notre vision différente des choses avec des images classiques et humaines.

13 déc. 2011 En 2012 nous avons décidé (la famille, papa, maman et les fistons 11 et 15 à l'époque) d'atterrir au Caire avec quelques idées en têtes et 4 sac à dos. Voyageant avec Royal Air Maroc depuis Montréal, on a vite compris que l'arabe deviendrais la langue d'usage...



Comme nous avions pris soins de réserver notre hôtel..., notre hôte avait pris soins de nous envoyer son chauffeur à l'aéroport. Heureusement car jusqu'à l’hôtel, c'est une concert de klaxon et de cris en arabe. Le folklore surprend les garçons et nous regardent en se disant probablement ou est-ce que vous nous avez amenez ? Arrivé tôt en soirée nous en profitons pour marcher autour de l’hôtel histoire de renifler les saveurs locales.



Tout sent bon mais la barrière de langue nous empêche de savoir exactement qu'est-ce qu'on mange. Heureusement les enfants sont habitués aux aventures et mange de tout. C'est avec la photo que nous saurons plus tard à l'hotel qu'il y a avait du foie dans le sandwich et de chèvre dans le plat pour le reste on en a déduis.

15 déc. 2011 Pour ceux qui se demande ce qui est arrivé avec le 14 déc., on l'a perdu dans le transport transatlantique ! Évidemment nous débutons avec le musée du Caire pour l'histoire et les reliques les plus importantes de l'époque des pharaons. Comme nous sommes qu'à 15 minutes à pieds du musée nous prendrons l'air du Caire...monoxyde de carbone au menu pour déjeuner.

Les enfants me font remarquer que les chauffeurs de camions défis la loi de la gravité en Égypte...!

Le musée est très ancien et n'a rien de sécurisé, on y circule librement et aléatoirement au travers les pièces anciennes et probablement de valeurs inestimables. C'est une surprise totale.







Il y a un nombre incalculable de pièces à voir..le musée est un incontournable ! nous terminerons notre journée avec un stop aux cuisiniers ambulants de la rue avant le repos du soir.

16 déc. 2011 Aujourd'hui, le classique des classiques, nous allons à Gizeh voir les empilades de briques qui tiennent depuis 7 000 ans. Nous utilisons un taxi qui s'exprime en anglais à peu près comme moi avec mon arabe, mais on arrivera à se comprendre sur les conseils donnés par le proprio de l’hôtel Mohamed qui est très serviable d'ailleurs. La signalisation étant bilingue ont devine vite que l'on approche de notre destination.

Nous nous rendons vite compte que l'urbanisation n'est pas au même niveau touristique que le site des pyramides, ,

Une fois arrivé sur place, il faut acquitter les droits d'entrée et acheter (facultatif) un billet supplémentaire pour entrer dans la grande pyramide pour le voir aucuns hiéroglyphes, aucunes peintures murales, aucunes reliques et grimper jusqu'à la chambre du pharaon dont la momie est au musée du Caire...bon on est quitte pour un premier piège à touristes. Comme le site est grand et qu'il fait déjà très chaud à 7h du matin, nous allons louer des montures histoires de ne pas marcher dans le sable mou et brûlant du désert...et oui les pyramides sont au portes du Sahara.

Histoire de faire connaissance !

Après quelques dunes, voici ce qui apparait sous nos yeux, pas sensible de nature mais là....impressionné !

On ne publiera pas la séance de photos, mais il y en a plusieurs...dont celle-ci que j'aime bien.

Après avoir rapporté nos montures nous prendrons le reste de la journée pour récupérer et réapprendre à marcher droit, c'est vraiment pas évident de rester 3h sur un chameau...charmant, rustique et d'ambiance mais c'est pas le confort recherché. Voici quelques clichés pris sur le chemin du retour en stoppant pour goûter les productions locales.





Journée bien rempli, une planification avec le patron de l’hôtel et demain nous prendrons la route des oasis du Sahara pour se rendre à Louxor par la route.

17 déc. 2011 Aujourd'hui comme nous avons du temps nous décidons de prendre la route des oasis pour se rendre à Louxor. Il nous faudra 5 ou 6 jours par le désert. Nous remarquons que le paysage change rapidement de visage au fur et à mesure que l'on s'éloigne du Caire.









On se rend vite compte que le visage urbain est complètement disparu en quelques heure pour laisser place au monde des bédouins. Le temps, l'époque semble avoir arrêté nous arrivons au point de contrôle de l'oasis Bahariya.

Point de contrôle franchi, nous prenons la direction du campement Badr's ou nous seront accueilli avec l'excellent thé local dans une incroyable verdure au beau milieu du désert...

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Egypte: autorisations pour aller dans le désert?
bonjour j'avais demandé des renseignements sur le trajet en train kargha /louxor sur un site d'info en egypte, qui a renvoyé mon message au bureau du tourisme a paris(90, avenue des Champs-Elysées)qui me fait cette reponse "Il n’y a pas de train dans les deserts, les train sont tout au long de la vallee du Nil Pour les voyages dans le deserts contactez www...." drole de reponse, puisqu'il va jusqu'a alexandrie (et ce n'est pas sur le nil!!)... lorsque je lui ai repondu que j'avais lu sur plusieurs guide qu'il y en avait un par semaine, mais que je voulais avoir confirmation du jour, pour organiser mon trajet du caire a louxor par les oasis, voici sa reponse "Les voyages en deserts, vous pouvez pas les faire en individuelle, il vous faut des permis speciales " ce mr Alfons (qui fait pas mal de fautes d'orthographe) au bureau du tourisme egyptien, me semble plus etre employé d'une agence de voyage que d'un office du tourisme!!

quelqu'un pourrait-il me renseigner sur ces divers points ? faut il vraiment une autorisation?c'est la 1ere fois que j'en entends "parler", il y a des bus d'une oasis a l'autre... quid du train de kargha a louxor?ou moyen pour faire ce trajet sans avoir a remonter sur Asyut? merci pour vos reponses
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Utopia Beach
bonjour,

je pars en Egypte à Utopia Beach le 15 janvier.

Qqun y est il déjà allé, et peut il me renseigner sur cet hotel, aiinsi que les températures et les initiations plongées?

merci a tous de votre info 😎

Spykilefou
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Egypte, du désert aux berges du Nil
15 jours en février 2010, hors des sentiers battus en Egypte

La version complète avec toutes les photos se trouve ici: http://sites.google.com/...tauxbergesdunil/home

Préparation du voyage :

Pas toujours facile, parfois décourageant par le manque de réponses ou les difficultés à réserver sans passer par une agence, mais au final, tout s’est déroulé comme sur des roulettes ! (j’ai appris à mon détriment que les prix changent vite, et donc j’ai décidé cette fois-ci de ne pas les indiquer, sauf quelques-uns pour donner un ordre d’idées!)

- Choix de la période février. Les avantages : journées moins chaudes (surtout pour le désert) et prix moins élevé du billet d’avion ! - Les inconvénients : les journées sont plus courtes et les sites ferment plus tôt - Billet d’avion Lyon – Le Caire , prix très intéressants avec Swiss Airlines, le top du top ! (nous avons même pu voir nos différents décollages et atterrissages en direct par l’intermédiaire d’une caméra !) - Vols intérieurs en Egypte : billets réservés par internet sur le site d’Egyptair (il faut indiquer Egypte comme pays d’origine, beaucoup moins cher). Attention, la carte bleue ne doit pas expirer avant le voyage prévu pour pouvoir réserver ! (c’est du vécu….) - Nous avions prévu un voyage en train de nuit « Le Caire-Assouan ». Malgré un site très bien construit, « ABELA » qui s’occupe de gérer les trains ne répond ni aux mails, ni aux fax. C’est à notre hôtel du Caire que j’ai demandé de s’occuper de la réservation, mais cela ne leur est autorisé que 14 jours à l’avance. Ce qui devait arriver, arriva, le train était complet ! Nous avons donc dû nous rabattre sur l’avion à la dernière minute, ce qui implique, un changement dans ce qui était prévu pour le désert (cela n’a posé aucun problèmes, ils se sont adaptés pour nous arranger au maximum), et un voyage en avion beaucoup plus cher que si nous l’avions réservé six mois auparavant, avec des horaires moins faciles ! - Nous avions réservé à l’avance tous les transferts avion – aéroport par l’intermédiaire des hotels. - (Assouan 100 LEG avec Sara Hotel en grand taxi. Le Caire 180LEG en minivan car nous sommes 5, c’est cher, on peut certainement trouver mieux !) - Felouques : les « gréements du Nil ». Il y a peut-être moins cher, mais cette organisation avait été testée et approuvée par de nombreux autres, gage de qualité, ce fut donc notre choix. De plus, c’est géré par une française, Sara, communication facile et très disponible. - Désert : Helal Travel. Nathalie, française, travaille avec lui, toujours disponible pour répondre à toutes sortes de questions. - Des guides trouvés dans des carnets de voyage ou sur des sites (tous francophones) et avec qui on communique par internet. (nous en avons testé finalement un, coordonnées à la fin, et un autre qui appartient à l’équipe de Sara des felouques)

Texte et photos : Gilles et Sylvie

1er jour

Il neige sur Saint Exupéry lorsque nous arrivons à l’aéroport. Nous avons réussi à passer la première épreuve du voyage : traverser sans encombre les différentes grippes et gastros qui nous ont sournoisement cotoyé. La deuxième épreuve se pointe à son tour : allons-nous décoller en pleine tempête de neige, alors que les avions sont bloqués sur Roissy ?! Après un lever à 3h30 par 6°C en-dessous de zéro, nous embarquons dans un avion glacial, pas encore chauffé et nous nous envolons vers Zurich, première étape du trajet. La météo est formelle : nous n’aurons pas de problèmes de neige à Zurich ! En pratique, comme d’habitude, la situation est toute autre. Si l’atterrissage fut une formalité, en revanche le décollage pour le Caire dû attendre le dégivrage de l’aile avec une sorte de karcher géant tant la neige tombait drue. Nous n’avons obtenu aucune place près d’un hublot, c’est donc captivés par nos écrans vidéos individuels que nous atteignons Le Caire. Il y est annoncé +30°C !!! En quatre heures nous sommes passés de l’hiver à l’été. Magique non ? Adieu bonnets, gants et anoraks. Bienvenue aux sandales et à la crème solaire !

L’arrivée sur Le Caire contraste immédiatement avec nos paysages européens : dudésert que du désert et encore le désert. L’organisation est impeccable à l’aéroport pour récupérer nos bagages, acheter nos visas (un peu moins de 15€ par personne), passer la douane et retrouver la personne dépêchée par l’hôtel avec un panneau à notre nom.

Le chauffeur de taxi embarque tous nos bagages sur le passage piéton et…. se prend une amende ! La mine déconfite, il nous rejoint mais ne parvient pas à faire redémarrer son moteur! Nous devons changer de taxi et abandonner notre chauffeur à sa dure situation.

Go to l’hôtel Longchamps à Zamalek, quartier chic du Caire. La traversée de la ville nous laisse une drôle d’impression. Quelques beaux ouvrages, mais surtout des constructions non terminées au milieu de gravats, détritus, tas de terre, ferraille, planches, et tout cela pêle-mêle. Impression d’un grand chantier désordonné. Des magasins de luxe côtoient des petits magasins de fruits vétustes. Au milieu de tout cela, déambulent des femmes voilées, qui parfois ne laissent apparaître que leurs yeux. Pas de doute, autre monde, autre culture ! Il y a vingt ans, lors de notre premier voyage, il y avait peu de femmes voilées. Les temps ont bien changé.

L’hôtel Longchamps où nous arrivons est très agréable, très coquet, avec de belles chambres toutes de charme vêtues. (www.hotellongchamps.com/) Le soir, nous décidons d’aller dîner à deux pas de l’hôtel, aux five bells. Les plats y sont bons, mais pas très copieux et le service, très, mais alors, très long…. Au lit tout le monde, demain nous avons rendez-vous avec Helal qui doit nous mettre sur la route du désert. (Agence pour le désert :Helal Travel, le jardin sous la lune www.helaltravel.com)

2ème jour : « Vous ne me connaissez pas mais moi je vous connais ». Ainsi s’est présenté Helal à l’hôtel , après que nous ayons pris un petit déjeuner copieux dans la superbe salle à manger rouge et jaune. Décidément à chaque rendez-vous nous nous sommes fait surprendre par les égyptiens, toujours en avance sur l’horaire prévu. Nous chargeons les bagages dans le taxi qui va nous emmener rejoindre notre 4X4 à la sortie de la ville. Notre chauffeur invente, mais il n’est pas le seul, la troisième voie lorsqu’il n’en existe que deux. Un grand n’importe quoi qui consiste à avancer le plus vite possible par tous les moyens. Ceci dit, à leur décharge, il semble qu’il n’y ait pas beaucoup d’accrochages et que ceci contribue à rentre le trafic plus fluide … La traversée du Caire laisse une impression très mitigée. Ce n’est pas précisément un champ de ruines, mais un grand chantier sale, débordant de vie, où s’entasse tout ce qui n’est pas fini et tout ce qui n’est pas encore commencé, c'est-à-dire, presque tout ! Des militaires sont partout, à tous les carrefours et le long des rues. Nous apercevons les pyramides dans la brume de la pollution, ce sera pour plus tard !

A la sortie de la ville, nous quittons le volubile Helal et rencontrons notre chauffeur/guide/cuisinier et pour finir bédouin Nashat avec le 4X4 qui nous transportera dans notre périple.

Sur la route, nous passons de multiples sas de contrôle avec des militaires. Il est précieux le désert ? Pour qu’il y ait autant de contrôle, il ne doit pas être si désert que cela …



Nous arrivons dans l’oasis du Fayoum, région très fertile non par son lac salé qui borde ses rives , mais par les boues en provenance du Nil. Nashat nous emmène dans un dédale de ruelles, longeant des maisons de briques blanches plus ou moins en construction, des caniveaux d’eau croupie remplis de bouteilles vides et d’immondices pour débusquer des fruits et légumes à sa convenance : un étal directement dans la rue sur une couverture à même le sol, tenu par une femme (une des rares non voilée), eut sa préférence. Des enfants d’apparence plutôt pauvre en profiteront d’abord timidement puis plus gaillardement pour nous approcher et finalement nous demander de l’argent. Ce seront les seuls au cours de notre voyage . Dans l’oasis, nous croiserons beaucoup de femmes voilées intégralement, de noir vêtues, telles des fantômes. Nous longeons le lac Qarum dont la surface lisse se confond exactement avec la couleur du ciel, effaçant ainsi toute trace de la ligne d’horizon. Nous admirons quelques belles images de bateaux et de pêcheurs qui rangent leurs filets, puis les cultures de fleurs et de jasmin. A la sortie de l’oasis, nous quittons la route goudronnée pour avoir une vue d’ensemble du haut d’un promontoire rocheux puis à nouveau le goudron nous mène, en plein désert, jusqu’au Wadi-El-Hitan, le désert des baleines, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.



Il regroupe la plus grande concentration au monde de squelettes de baleines qui appartiennent à l’ordre le plus ancien de ces dernières, ordre désormais éteint. Certains pourraient s’étonner de trouver des mammifères marins à cet endroit. Pourtant rien de plus normal si l’on en croit les géologues puisque ces terres étaient immergées lors de la Pangée (période pendant laquelle il n’y avait qu’un unique continent). Les restes de ces mammifères, s’ils ne sont pas extrêmement impressionnants, sont fort bien mis en valeur et le chemin explicatif plutôt bien fait dans un écrin minéral de toute beauté. Le rocher de grès est ici élégamment dentelé par le vent. Nous attaquons ce sentier sous un soleil de plomb, après un repas préparé par Nashat et l’homme qui tient l’unique auberge du coin. Côté repas, les plats contiennent beaucoup de crudités, ce qui nous pose un problème, nos estomacs occidentaux n’y sont pas préparés. Comme nous ne pouvons pas faire l’affront de tout laisser, nous y allons du bout des lèvres mais nous le faisons, et chaque jour par la suite un peu plus (ceci dit, certains vont quand même en subir les conséquences un peu plus tard ). Au menu du jour : crudités donc, haricots et oignons écrasés, salade de tomate au fromage blanc (vita de tomato), fromage de chèvre ou brebis , chips et fruits.

Après la balade, nous reprenons la route que nous quittons après quatre ou cinq kilomètres pour un hors piste dans les dunes à la « Paris-Dakar », du moins tel que nous pouvons l’imaginer. Les paysages sont sauvages et à couper le souffle entre roches et dunes. Nous arrivons au pied d’un monolithe de grès qui constituera notre campement. Nashat nous laisse « quartier libre » pendant qu’il installe le camp. Nous ne nous faisons pas prier et nous dirigeons vers un cordon de dunes près de falaises. Ce furent des instants magiques sous la lumière chaude et rasante du soleil couchant. Sur 360 ° tout est agréable à l’œil. Photos, sauts de dunes, recherche du caillou magique… De retour au camp à la nuit tombante, le camp est prêt: un feu allumé, un petit coin de paradis bédouin constitué d’un immense pare-vent adossé à la voiture, des couvertures, des coussins autour d’une table basse de trente centimètres de haut. Au menu: riz et poulet en papillotes, crudités. Et nous buvons notre premier thé bédouin à la menthe, un vrai de vrai préparé par Nashat et que nous attendrons avec plaisir chaque soir ensuite. Nous apprenons quelques jeux de carte à Nashat puis l’espace repas est transformé en quelques minutes en chambre à coucher sous la voute céleste sans lune. Dans des duvets recouverts de couvertures en poils de chameaux, il n’y a aucun risque d’avoir froid, d’autant que les nuits ne furent jamais froides.

3ème jour : Les premières lueurs du jour nous réveillent. . Le spectacle est saisissant de beauté avec une lumière douce qui redonne vie aux reliefs. Robin est debout illico presto pour profiter du « bac à sable ». L’appel du désert est le plus fort et nous partons en exploration, l’appareil photo à la main, pour saisir la beauté de l’instant. Après le petit déjeuner, nous reprenons la piste puis la route interminable vers l’oasis de Bahariya, le tout sur un fond musical local appuyé, un poil lancinant pour nos oreilles peu habituées aux rythmes et aux intonations égyptiennes. Il nous faudra quelques jours pour arriver à distinguer la musique bédouine locale (que nous avons préférée) de celle de la radio.



L’arrivée à Bahariya, au milieu du désert, casse complètement le mythe « tintinesque » de l’oasis. Bawiti en est la ville principale : maisons en construction ou pas finies, détritus partout dans la ville, terrains vagues où s’entassent de la ferraille, des tas de terre ou de cailloux et des immondices. Ici, pour ainsi dire, toutes les femmes portent le voile intégral. Rien de franchement réjouissant, en tout cas vue de notre fenêtre. Nashat quitte la partie habitée et nous amène pique-niquer dans la partie végétale de l’oasis, sous les dattiers, en compagnie des moustiques qui semblent visiblement préférer le casse-croûte français au casse-croûte égyptien (car Nashat n’est pas du tout sollicité par ces dames moustiques !). Quelle luxuriance. Toute cette végétation est rendue possible par des canaux d’irrigation qui sillonnent la palmeraie et qui permettent d’inonder les parcelles. Aux pieds des palmiers qui entretiennent de l’ombre, les égyptiens font pousser toute sorte de cultures. Ces canaux nécessitent un entretien permanent et donc une main d’œuvre assez abondante. Nous finissons notre route après un ravitaillement en essence, vers le désert noir au cœur duquel se situe le campement d’Helal, « le jardin sous la lune ». C’est mignon comme tout avec ses jardins durement gagnés sur le désert, son expo de pierres de ce même désert et ses petites maisons en terre. Nous emménageons dans nos trois chambres coquettes (nous sommes les seuls dans le campement) puis nous filons dans le désert près du camp, pour assister au coucher du dieu Rê. Comble du luxe, ici nous pouvons nous doucher (froide le soir et chaude le matin). Certains ont partagé ce moment avec une araignée gigantesque qui bien qu’ayant la bougeotte, était prête à la cohabitation sereine. Nous enchaînons avec le dîner dans une vaste pièce très accueillante au sol tapissé de couvertures et équipée de coussins et tables basses (30 à 40 cm du sol). Toute l’équipe de bédouins (masculine car nous n’avons qu’entraperçu les femmes) s’est ensuite réunie pour un intermède musical plutôt simple et chaleureux avec trois djembés, une flûte (poussive car elle se bouchait tout le temps), un tambourin et surtout des chants. Certains d’entre eux ont entamé des danses bédouines. Ça ne vaut pas une danse du ventre ont pensé certains mais ce n’est pas du tout le style local … Le moment fut agréable. De retour à nos chambres, Thibaud retrouve une copine de l’araignée à sa porte. Celle- ci aura moins de chance que celle de la douche. Du coup, nous vérifions les coins et recoins de notre propre chambre. En tout cas, tout cela ne nous a pas empêché de passer une douce nuit dans un calme serein.

4ème jour



Lever vers 7h30 suivi d’un petit déjeuner copieux sous une tonnelle. Au programme du jour, le désert noir, ainsi nommé à cause des pierres noires d’origine volcanique qui reposent sur un beau sable jaune. Lorsque l’on marche dessus, le son en est presque cristallin. Qui dit volcan dit cônes. Nous partons en 4 X 4 explorer l’un des cônes, entre groupes rocheux sombres et larges plages de sable. Nashat nous dépose pas trop loin du sommet, au milieu d’une belle langue de sable que nous gravissons pour admirer l’ensemble du paysage. Toutes les pointes placides noires sont autant de volcans qui firent l’animation du secteur. C’est beau, simple et lunaire.



De retour vers l’oasis, nous passons voir la source « magique », une pompe qui puise de l’eau parfaitement limpide et tiède mais un peu sulfureuse à deux cents mètres de profondeur et qui est à l’origine de toute la verdure de cette partie de l’oasis. Autant dire que l’endroit est peut être magique mais en tout cas stratégique ! Après cette douce halte civilisée au « jardin sous la lune », nous reprenons la piste en début d’après midi, sous un soleil de plomb, pour le désert blanc tant attendu. La vallée où nous étions étant bordée d’une falaise qui nous barre la route, il faut faire un certain nombre de kilomètres dans du sable assez mou, en la longeant, avant d’atteindre une sorte de « passe » pour accéder à un plateau. Disons que la « passe » en question n’est non seulement pas indiquée, mais en plus c’est juste une partie de la falaise un peu moins raide et moins haute que le reste, précédée d’une rampe d’accélération. La surprise est totale lorsque Nahat s’est mis à foncer droit vers le mur. D’un coup, le 4x4 est projeté au sommet. Je ne pensais pas qu’une telle montée fut possible avec un véhicule ! La piste qui suit est très changeante. Nashat est un pilote chevronné et semble connaître le désert comme sa poche. Nous naviguons à vue au milieu du sable profond et des monticules.



Nous arrivons à Aqabat, sorte de « monument valley » égyptien, fait d’un sol plat sur lequel sont disposés de gros blocs blancs gigantesques et de dunes rosées magnifiquement sculptées. Un spectacle sublime qui en impose. C’est là que nous installons le campement du soir, au pied d’un bloc rocheux monumental. Comme d’habitude, nous vaquons à nos occupations photographistiques , méditatives ou plus physiques avec les descentes de dunes, pendant que Nashat prépare le camp et le dîner (c’est le seul moment où nous profitons allègrement d’être dorlotés, sinon nous avons décidé de partager la vaisselle et le rangement du camp !) Après dîner et notre thé, nous entamons nos parties de cartes devenues rituelles. Mais ce soir là, un invité non prévu mettra fin inopinément à notre partie : un fennec (ou une fennec ???). Ce petit coquin (nous supposerons donc que c’est un garçon et nous l’appellerons Houcine, c’est le nom bédouin pour fennec) a senti l’odeur du poulet grillé. Court sur pattes, qu’il compense par la taille des oreilles. Il est à la fois farouche et téméraire et vient prendre un bout de poulet entre les doigts de Robin puis file au triple galop pour se cacher ensuite. Nous nous endormons de nouveau sous les étoiles avec du fennec plein les yeux.

5ème jour



Le camp plié, nous faisons route vers le désert blanc. Petit arrêt ludique dans les dunes pour un grand concours de saut avant un passage à la « magic spring » : juste quelques palmiers au milieu du désert, comme dans tintin au pays de l’or noir. Nous profitons de l’eau qui coule naturellement pour remplir les jerricans, faire un petit brin de toilette. La paysage est tantôt totalement plat comme le fond d’un lac séché, tantôt il fait apparaître des monticules blancs, comme sculptés par le vent, lorsque la surface plate est « entamée par l’érosion». Ces structures de calcaire petites au début finissent par prendre des formes fabuleuses. Nous nous arrêtons pour les admirer et sur le sol, l’endroit est rempli de petites pierres noires qui semble être de la pyrite et qui proviennent des failles à l’intérieur de la craie qui caractérise le désert blanc. Certaines cristallisent sous forme d’étoiles, d’autres de tubes, de cônes … Nous en collecterons quelques unes qui intrigueront à chaque fois les douaniers à l’aéroport de part leur structure métallique (on nous a demandé de les mettre en soute pour ne pas prendre de risque).

Nous avons décidé de faire confiance à Nathalie qui travaille pour Helal et de suivre l’itinéraire proposé. Nous n’avons donc pas dormi dans le désert blanc qui pour elle est tellement prisé qu’on est les uns sur les autres. C’est vrai que nous n’avons jamais vu personne dans nos bivouacs et que nous avons dormi dans des endroits toujours superbes. Cela-dit, nous sommes passés dans le désert blanc au zénith (du coup on l’avait pour nous tout seuls vue la chaleur accablante) et nous n’avons pas pu profiter de la douceur de la lumière du soleil couchant ou du levant et pour nous la lumière était très crue. Bon, ce fut fantastique quand même et on a vu que des endroits extras dans le Western désert ce soir là, mais il reste une petite frustration sous forme de dilemme : éviter la « foule » et rater les belles lumières ou l’inverse ??? En tout cas, pour nous le désert est resté … désert !



Nous repartons donc après avoir vu la poule et le chameau (deux structures imposantes et remarquables parmi les monolithes. Nouvel arrêt à une magic spring bondée à la périphérie du désert blanc. Sous les palmiers, il y avait tellement de monde que nous n’avons pas pu y pénétrer (ce qui donne des éléments de réponse à notre dilemme précédent). Les caravanes de chameaux s’y arrêtent toutes pour pique-niquer. Thibaud se met à saigner abondamment du nez à cause de la chaleur.



Nashat nous emmène manger beaucoup plus loin dans le western désert, malgré l’heure tardive. Ouf ! Il y a vraiment trop de monde ici, on n’était pas à l’aise. Nous nous installons pour le pique-nique à l’ombre d’un monument minéral. Assoiffée de désert et de photos, Sylvie repart sous un soleil de plomb pendant que tous les autres restent à l’ombre tant il fait chaud. Grand bien leur en fasse, elle n’était pas tout fraîche au retour ! Nous déjeunons dans la chaleur étouffante et repartons lorsque le soleil est un peu plus bas. Le Western désert est également très attachant (le plus beau diront certains !). On y trouve de grosses structures rocheuses, des bancs de sable et des répliques des blocs blancs comme dans le désert blanc mais en plus arrondis. Ils ressemblent de loin à des petits villages de huttes blanches. Sur la route nous nous arrêtons à un endroit particulièrement fossilifère. Sur le sable ocre sont posés des cailloux noirs « métalliques ». A bien y regarder, la plupart d’entre eux sont des fossiles de coquillages, coraux ( ?), … Dans ce paysage enchanteur, Nashat grimpe une dune au pied d’un bloc énorme qui domine le western désert et arrête son moteur. Notre nouveau camp de nuit est encore judicieusement choisi. La vue est superbe. Il règne une drôle d’ambiance : une brume englobe tout et nous voilera aussi le coucher de soleil. C’est un peu irréel. Nous partons de nouveau en vadrouille au milieu de toutes ces structures qui rappellent des huttes en terre pour certains et des espèces de gros tas de fiente de dinosaure tels que l’on peut les voir dans « Jurassic Park » pour une autre, d’autant que c’est parfois tellement mou que l’on s’y enfonce. Jusqu’où va l’imagination … C’est notre dernier soir et il faut en profiter au maximum. Nous espérons voir de nouveau un « houcine » (tel que nous l’avons surnommé), mais Nashat nous dit qu’il n’y a pas de poulet et que nos chances sont maigres ! Comme d’habitude, nous jouons aux cartes sous les étoiles et la lune. Une truffe courte sur pattes avec deux grandes oreilles s’invite au moment de manger. Celui-ci est encore plus coquin et aventurier que le précédent. A défaut de poulet, nous lui offrons un peu d’eau. Il restera de longues minutes avec nous à aller et venir puis disparaitra dans la nuit sous la lumière des flashs. Cette nuit là fut encore plus chaude que les précédentes. Quel plaisir que de goûter le grand air, d’entendre et de sentir un léger vent nous caresser le visage. Un parfum de liberté et de sérénité…

6ème jour Gilles se lève en premier au lever du soleil pour goûter à la belle lumière toujours tamisée par l’air légèrement brumeux (de poussière et non d’eau !), l’appareil photo à la main. Il tombe nez à truffe avec notre fennec. Celui-ci s’approche, se laisse photographier et prendre des poses diverses certainement pour gagner sa pitance (rusé petit renard). Malgré l’exclusivité du fennec sous la lumière du jour qui aurait pu le rendre célèbre, Gilles réveille le reste de la troupe ébouriffée et turbulente. Pas farouche quand même. Il doit être affamé et recherche un petit quelque chose, mais après divers essais (pain, vache qui rit, confiture), il ne daignera rien accepter hormis un peu d’eau. Nous passerons un bon moment en sa compagnie avant de le voir s’éloigner sur fond de désert ! Merci et longue vie, petit Houcine. La matinée est consacrée à la visite du western désert très attachant avec ses champs de gros champignons blancs disposés harmonieusement. De près, les champignons sont construits d’un bloc blanc habillé de dentelle de roches sculptées. A voir ! Cela devait arriver, nous regagnons le bitume qui nous conduit vers « le jardin sous la lune ». Nous nous arrêtons au passage à la montagne de cristal, sorte de veines, voire grandes fissures remplies de cristaux de quartz.



A notre arrivée au camp, tous les bédouins nous laissent « garder » le campement car c’est jour de prière ! Belle confiance. Après le déjeuner nous partons rejoindre Helal et un taxi pour le Caire à Bawiti. Nous faisons nos adieux chaleureux à Nashat, notre guide, cuisinier et pilote qui a rendu cette aventure passionnante. La route goudronnée et ennuyeuse pour le Caire durera cinq heures. Un tout autre périple nous attend pour la suite du voyage aux antipodes du précédent : de l’eau, de la végétation, du monde. A l’aéroport, un douanier s’émeut de tous nos cailloux métalliques collectés dans le désert, même après lui avoir montré le contenu du sac qui les détenait (rien d’illégal d’ailleurs). Pour un peu nous passerions pour d’odieux trafiquants de pierres précieuses. Au final cela se soldera par un petit billet discrètement remis à sa demande. C’est une autre culture … Notre avion part avec une demie heure de retard, mais le taxi réservé par l’intermédiaire du Sara hotel à Assouan sera bien au rendez-vous. C’est à deux heures du matin que nous nous couchons, enfin ! Demain nous embarquons directement sur la felouque sans avoir le temps de voir ni Assouan, ni le temple de Philae, ni Abu Simbel. Il faut bien faire des choix. Une prochaine fois peut-être….

7ème jour

Pour la felouque, nous nous sommes adressés aux « gréements du Nil », gérés par Sara, une française qui vit désormais en Égypte depuis de longues années. Les gréements du Nil : www.felouques-nil.com

Nous avons rendez-vous avec Karim, notre accompagnateur, à dix heures. Bien entendu, comme les autres, il est en avance. Il nous emmène rejoindre les deux bateaux et toute l’équipe (cinq personnes quand même) qui partagera nos journées durant toute la durée de l’expédition : - Ashur, sera notre cuisinier (grand chef et propriétaire de la felouque), - Ahmada pilotera le bateau à moteur « bateau resto » , ( mais il est en fait juste venu pour voir si tout allait bien et nous a quitté ensuite) - Ahmed, capitaine de la felouque et son mousse Kaled qui feront vraiment partie de notre vie quotidienne, tellement souriants, attachants et avec qui nous serons la totalité du temps sur la felouque - Karim, notre accompagnateur qui nous emmènera dans la plupart des visites. Ils sont en grande majorité nubiens. Beaucoup de monde pour nous tous seuls, mais nous les avons tous aimés et avons beaucoup apprécié de partager quelques moments avec eux, tout comme avec Nashat le bédouin du désert ! Pourquoi deux bateaux me direz-vous ? Il y a en fait une felouque (la nôtre est aux couleurs de Bob Marley), qui se meut par la force d’Eole (ça marche aussi, même si ce n’est pas le bon Dieu) et un bateau à moteur comme lieu de repas et qui transporte tout le nécessaire. En tout cas, la felouque est immédiatement très accueillante avec son grand « tatamis » sur le pont (qui sert aussi de matelas de couchage) et l’espace utilisable important qui fait que l’on a de la place pour vivre et se déplacer. Pour les plus turbulents le footing reste quand même périlleux.

Nous voilà partis pour une longue journée de navigation, par bon vent. La felouque est recouverte de couvertures et de coussins et l’on pouvait se prendre un peu pour Hatchepsout voguant au fil du Nil. Comme nous remontons le vent, qui vient du nord, nous faisons beaucoup de bords et donc les kilomètres se gagnent difficilement. C’est là que Thibaud a décidé de payer son tribu pour la nourriture pas très bien acceptée par son organisme. Il donne à manger aux poissons régulièrement, nourriture à base de karkadet (boisson à base de fleur d’ibiscus) qu’il a gloutonnement avalé sans modération au petit déjeuner. Au moins cela fait des heureux dans la rivière. Comme si cela n’était pas suffisant, Robin de son côté a misé sur des problèmes intestinaux prononcés. Comme il n’y a pas de toilettes à bord, il faut s’arrêter le long des berges. Ce n’est pas trop compliqué comme manœuvre mais c’est juste une question de temps que l’opération prend. Vers seize heures, le vent se met à faiblir, puis à tomber … Certes, même sans vent il y a le courant qui nous est favorable, mais c’est quand même laborieux. A chaque demande de Robin, plié en deux, pour s’arrêter sur les bords du Nil, il fallait repartir « à la rame » avec, en guise de rames, des sortes de grosses planches qui pouvaient pousser un peu notre embarcation de plusieurs tonnes, mais épuisait aussi totalement nos valeureux marins ! Bref, après cette errance de fin de journée nous finissons par arriver enfin à bon port au coucher du soleil.

Le soir, on descend des tentures et cela devient une grande chambre familiale de plein air. Comme cela les étoiles ne sont pas visibles mais on a bien l’impression de dormir dehors ! Une petite tente avec des toilettes est installée sur la rive et une planche pour descendre du bateau (la fameuse rame). La navigation ça creuse et ça fatigue, demain sera un autre jour !

8 ème jour



Ashur nous a préparé un copieux petit déjeuner au menu duquel figurent des crêpes. Quel bonheur ! Au programme, nous partons avec Karim pour le village de Daraw où a lieu un marché aux chameaux tous les samedis et dimanches, parait-il le plus important d’Egypte. En effet, une grande centaine de chameaux attendent de changer de propriétaire sous le contrôle d’un tas d’hommes qui discutent le coup. C’est très exotique ! Ces chameaux arrivent du Soudan, par la piste des quarante jours, soit 1800 kilomètres . C’est vraiment un haut lieu de rassemblement avec un fort rayonnement. Les jeunes seront mangés et les autres deviendront salariés à temps plein payés en nourriture, pour travailler (certains même deviendront bêtes de courses dans des émirats arabes). Le traitement des bêtes nous a paru assez rude à priori mais avec respect, pour ce que nous en avons vu. En tout cas, cela vaut largement le déplacement.



Karim nous emmène ensuite dans le souk du village pour y faire les courses. Sans accompagnateur, nous errons d’abord timidement dans les rues pour prendre quelques clichés. Là aussi nous sommes complètement immergés dans un autre monde. La rue est en terre battue. Des ânes tirant des charrettes ou portant un ou plusieurs humains constituent l’essentiel de la circulation, avec des sortes de vespas chinois à carénage intégral. Les étals surplombés de tentures donnent un aspect chaleureux à l’endroit. C’est l’exotisme complet. Ici, il n’y a pas de touristes et les gens sont sympathiques, plutôt avenant et ne nous sollicitent pas. Prendre des photos n’a pas été un problème, au contraire. Souvent ils nous souriaient ou bombaient le torse fièrement devant l’objectif. Un vrai bon moment. Nous retrouvons ensuite « tous nos gars » de l’équipage en train de coudre ! Et oui, la felouque va avoir une nouvelle voile. Sous les directives d’Ashur, ça va coudre pendant plusieurs jours !



La felouque nous dépose ensuite au temple de Kom Ombo, notre première visite d’un site archéologique. Le temple est dédié à Sobek (le Dieu à la tête de croco) et à Horus (le Dieu à tête de faucon), mais sans guide, il est bien difficile de percevoir toutes les subtilités du site. Malgré notre livre, nous passons forcement à côté de plein de choses intéressantes. Dommage ! En tout cas, les anciens s’y connaissaient en tags incrustés, en architecture et avaient des peintures tenaces qui résistent au temps. Un très bel endroit ! Déjeuner sur le bateau restau, où nous avons la chance de pouvoir goûter un peu tous les jours la cuisine locale, et route en felouque vers notre étape du soir ! Et quelle étape ! Dans une petite bicoque, sur les rives du Nil, un homme est en train d’attiser un feu. C’est un soudanais qui fait un café extraordinaire « à la turque » nous explique notre guide. Nous prenons notre douche avec l’eau du Nil réchauffée et un gobelet, et nous rejoignons tout le monde pour assister à la préparation de cette mixture fabuleuse. Il faut être très patient pour pouvoir goûter ces quelques gouttes de nectar fait main (un bon quart d’heure). Une des caractéristiques du truc, d’après Karim, c’est qu’il n’empêche pas de dormir. Il faut espérer que cela soit vrai car ce qui ressort de la fiole de fin de préparation est concentré et moyennement fluide. Pour ma part, j’ai goutté celui macéré avec du gingembre, et je n’ai pas voulu abuser de peur de ne pas pouvoir dormir, mais Dieu que je le regrette. Lucas a goutté pour la première fois de sa vie du café, et lui, il ne s’y est pas trompé il en a pris deux (petites) tasses (et a d’ailleurs fort bien dormi derrière !). Alors, qu’a t-il de spécial ce café ? Difficile à dire, il n’a aucune amertume, un fort bon goût persistant et il ne ressemble à aucun autre café. Le secret de cette potion en tous cas nous restera étranger … Dommage ! Tout cela provoque une bonne humeur à l’ensemble du groupe. Ashur en profite pour dégainer son djembé et nous voilà partis pour une soirée de musique nubienne. Le scénario est simple: un chanteur improvise une phrase et tout le monde reprend en chœur en tapant dans les mains si affinité. Ce type d’événement musical ne doit pas être rare car ils y prennent visiblement un grand plaisir. Surprise, à un moment ils veulent nous faire plaisir et entonnent « elle descend de la montagne à cheval », avec des paroles remaniées qui évoquent la felouque, puis « alouette, gentille alouette ». « A vous » ! C’est Gilles le musicien de la famille qui « s’y colle » et qui improvise sur alouette, « et la tête » et les plumes » et « les bras » et « les mains ». Il chantait vraiment n’importe quoi, dans le feu de l’improvisation, mais tous reprenaient en cœur et sans se tromper avec force claquements de mains. Nous avons ensuite participé à quelques chants nubiens dont les paroles nous ont échappées, mais fort entraînantes…. Quelle soirée, mais quelle soirée !

9 ème jour

Petit déjeuner toujours excellent et très copieux. Karim nous emmène marcher sur les bords du Nil pour visiter les luxuriants jardins qui le bordent ainsi qu’un village, . La balade commence au milieu des palmiers, dattiers et manguiers. Dans une zone plus aride nous découvrons des ruines de tombes de nobles égyptiens antiques. Sous nos pieds pourraient bien être enfouis des trésors architecturaux, mais faute de crédit, tout cela reste dans le sable. Peut-être est-ce une bonne chose, pour qu’il reste encore de quoi découvrir pour les générations futures. Puis nous atteignons le village de Fares.



Celui-ci a la particularité de regrouper une grande concentration de gens très croyants et dont beaucoup ont fait le pèlerinage à La Mecque. Les murs de leur maison « parlent » de cet événement marquant au travers de dessins et de textes. Ils inscrivent notamment le nom de tous ceux qui y ont été et qui portent désormais le titre très honorifique de « hadj ». Ce village est visiblement très prospère, d’après Karim, grâce au commerce des dattes et des aides gouvernementales pour l’irrigation. Nous prendrons plaisir à le découvrir, avec encore des gens bien sympathiques. De retour à la felouque, Karim nous propose de nous baigner dans le Nil. C’est vrai qu’à cet endroit l’eau semble claire, et le soleil bien lourd. Aaaarrrgh ! Que faire ! Le Nil est réputé (et nous avons pu le constater) comme très sale, véhiculant la bilharziose. Et d’un autre côté, comment expliquer à notre équipage qui se baigne tous les jours dedans que ça n’est pas propre pour nous. Seul Robin s’y est partiellement trempé (lâcheurs de parents) pour jouer avec Kaled. A mon avis, le troisième bras qui lui pousse maintenant ne provient pas de cela …

Petit à petit et un peu plus chaque jour, la felouque se transforme en tripot. On s’affronte entre Français et Egyptiens au jeu de « UNO », au « siga »(sorte de morpion égyptien plus intéressant ) ou « Abalone », et petit à petit notre vocabulaire égyptien s’étoffe : « arami » (tricheur)…

Un petit mot sur le thé que l’on nous amène régulièrement sur la felouque. «Combien de sucres dans ton thé ? » demande Karim à Robin. « Comme celui de Kaled hier» répond-il. Tout le monde explose de rire, car Kaled, comme les autres, le boit « à l’égyptienne », c'est-à-dire avec quatre sucres (dans une petite tasse !). Robin ne s’y est pas trompé ! Bon, en Egypte, tu as le droit de le boire à l’égyptienne, mais en France, tu reprendras des coutumes françaises mon garçon !



Le soir nous nous amarrons au quai des carrières du Djebel Silsileh, carrières pharaoniques de grès qui ont servi notamment à la construction des pyramides (le granit venant d’Assouan).Nous les visitons en compagnie de Karim qui nous explique la technique utilisée. La vue sur le Nil est belle et nous découvrons également quelques tombes encore bien colorées. Sur la rive opposée, les carrières sont inaccessibles et un mois auparavant, selon lui, des fouilles ont été effectuées pour trouver un chemin sous le Nil reliant les deux carrières. Ce fut un échec (à par des quais qui furent trouvés) !

De retour à la felouque, nous retrouvons l’équipage toujours affairé à coudre la voile. Ils travaillent jusqu’à la nuit. Nous contribuons au travail en fournissant de la lumière et en enfilant les aiguilles de fils de coton. Cette nouvelle voile, nous ne la verrons malheureusement pas en place avant notre départ ! Une dahabeya (bateau a deux voiles triangulaires nécessitant beaucoup de vent pour naviguer) a eu l’idée de venir accoster pour la nuit à côté de notre felouque. A cela rien à redire. Pour entretenir le confort des quatre personnes sur l’embarcation, le capitaine laisse tourner le gros moteur du bateau qui le tracte pour remonter le Nil, pour produire de l’électricité. Résultat, nous en avons subi le bruit et l’odeur toute la nuit. Ashur s’est bien déplacé deux fois au cours de la nuit pour demander du silence, mais sans succès. On a tous des poches sous les yeux le lendemain et de la haine envers qui vous savez !!!!!!

10 ème jour



Réveil très très matinal donc ce matin-là. Une randonnée de trois heures nous attend dans le désert du Wadi -El Chott. Karim nous présente Ahmed et son âne Aziza pour Robin, si on le souhaite. Robin n’a pas besoin d’âne, c’est un bon marcheur, mais nous avons à cœur de faire travailler le jeune Ahmed. Le désert mérite bien entendu son titre. Dès que l’on s’éloigne un peu des abords du Nil, le sable et la pierre reprennent immédiatement le dessus. Le soleil tape dur et pourtant on n’est que fin février ! Nous découvrons des « graffitis » du personnel travaillant pour Hatchepsout ou peut-être même des brouillons. La balade est sympa, la vue est belle. Nous quittons Aziza et son maître et regagnons notre felouque pour rejoindre notre bivouac du soir, après un très bon déjeuner et une belle navigation remplie de nombreuses parties de cartes. Les rives défilent sous nos yeux, bande de verdure regorgeant de vie sur un arrière plan figé de désert aride. Pour ceux qui ne jouent pas aux cartes, l’heure est à la contemplation. Robin n’a qu’un rêve, être mousse sur le bateau, aider, mais aider pour de vrai. Un matin, il se lève en disant « maman , tomorrow will be » (phrase répondue quand il a demandé à replier et à attacher la voile) « cela veut dire que c’est aujourd’hui ? » Ahmed et Kaled vont jouer le jeu et ne manqueront pas de lui faire plaisir. Capitano a été son surnom. Il a barré, replié et est monté au mât comme Kaled l’intrépide …. Lucas lui aussi fut capitaine à son tour. En récompense, Ahmed lui offrit le collier qu’il portait toujours en provenance du Brésil. Désormais notre capitaine sans bateau le porte tous les jours. Notre base du soir est encore un endroit très attrayant sur une petite île toute de verdure vêtue. Nous regardons les pêcheurs du Nil rentrer au soleil couchant. L’instant est magique. La lumière est métallique. Le silence est juste troublé par les chants émanant de plusieurs mosquées qui marquent l’heure de la prière. Karim nous explique que dans chaque village, il y en a entre cinq et sept mosquées! Ce n’est donc pas de l’écho que nous entendons mais les chants mêlés de plusieurs sources qui s’harmonisent entre elles. Ashur se lève tous les matins à cinq heures pour la prière, mais nous ne l’apprendrons qu’à la fin, car bien que dormant dans la cabine sur notre felouque, il a toujours été d’une grande discrétion.

Ce soir est notre dernier soir sur la felouque. Ashur lance quelques chants soutenus par son Djembé puis Karim enchaîne avec tout un panel d’énigmes. On voit que les Égyptiens ne passent pas tout leur temps le soir devant la télé. Ils savent s’occuper facilement en société (au moins c’est notre interprétation). Ahmed, hélas, ne partage pas notre soirée, car il a eu visiblement des mots avec Ashur sur l’endroit où accoster, et depuis le matin, il boude et refuse tout repas ou collation préparé par Ashur. Nous apprenons que Kaled, lui, va venir en France dans deux mois pour y disputer des championnats de boxe. Il est étudiant et travaille sur la felouque pendant ses vacances. Il pratique la boxe dans son école et il est déjà champion de pas mal de pays du Moyen Orient. Du coup, il a déjà beaucoup voyagé à vingt ans. Même s’il affronte des français, notre cœur sera pour lui. Bonne chance Kaled ! Robin s’endort au cours de la soirée et se met à rêver tout haut : « Chokkran » l’entend-on dire. Il rêve en arabe maintenant. Je crois que ça y est, l’Égypte l’a adopté !

11 ème jour

Nous nous levons très tôt : 6h30. Gloups, nous devons faire nos adieux à tous. C’est pas facile, on s’attache vite. Karim nous emmène dans le bateau à moteur jusqu’à Edfou et Ahmed nous accompagne. Il a lui aussi visiblement le cœur gros de nous quitter car il a bien sympathisé avec les enfants. Nous lui laissons notre jeu de UNO en souvenir.

Nous rejoignons Mohamed, guide francophone dépêché par Sara. Il doit nous faire visiter le temple d’Edfou . Cela fait tout drôle de reparler français et nous avons bien du mal à ne pas glisser des phrases en anglais. Le guide est bien, le temple aussi, mais c’est le jour d’arrêt de tous les gros bateaux en provenance de Louxor. Là, c’est vraiment trop : sept rangées de cinq ou six bateaux attendent sur le quai et ont déversé leurs flots de touristes dans le temple d’Edfou. Après la solitude du désert et la tranquillité de la felouque, nous avons du mal avec la foule et nous n’apprécions pas Edfou à sa juste valeur. Notre guide nous ramène ensuite jusqu’à Louxor que nous atteignons vers midi. Il y a quelques temps, il fallait voyager en convoi. C’est maintenant chose oubliée et nous avons donc circulé très librement. Nous nous installons à l’hôtel Saint Joseph, pas trop mal noté sur « tripadvisor ». Les enfants apprécient particulièrement la piscine sur la terrasse qui domine Louxor et le Nil. La vue est sympa, même si quelques constructions peu harmonieuses (dont le club med) nous gâchent un peu la vue. Quel plaisir de prendre une douche simplement (c’est vrai que sur la felouque l’opération était viable mais pas simple). Nous avions décidé de visiter par nos propres moyens Karnak l’après-midi, puis Louxor le soir, sous l’éclairage artificiel. Au dernier moment, nous changeons d’avis car sans guide, nous passons à côté de beaucoup de choses. Du coup nous sollicitons Mohamed notre guide d’Edfou pour les deux sites. Après un peu de marchandage (dont je crois, il n’est pas sorti perdant) l’affaire fut conclue.



A Karnak, nous décidons de visiter le musée à ciel ouvert avec la chapelle rouge d’Hachepsout, lieu recommandé par Sara. Il faut prendre un ticket en plus mais nous ne l’avons pas regretté (attirés pour avoir pas mal bouquiné sur la vie de la seule femme pharaon). Que dire de Karnak qui est déjà tellement célèbre ? Et bien que cela est impressionnant ! La forêt de pylônes nous ramène à la taille de lilliputiens. La lumière joue à cache-cache avec les alignements et les perspectives. « Vu mon sens de l’orientation, j’aurais du penser à jeter des petits cailloux pour ne pas me perdre » dit Sylvie ! Nous marchons dans les pas des pharaons, au milieu d’une vie grouillante comme il y a quelques siècles, mais les revenants feraient certainement des bonds en voyant les touristes partout profaner ce qui fut hautement sacré il y eut un temps et qui est retourné maintenant à l’état de construction imposante. . Le temps a raison de tout … (petit intermède philosophique). Nous quittons Karnak en longeant la « fameuse » route des sphinx qui va ouvrir sous peu. Elle doit relier Louxor à Karnak sur trois kilomètres mais elle nous laisse un sentiment mitigé. Nous voyons plus de socles que de sphinx et surtout de nombreuses maisons détruites et d’édifices pour déterrer les « trésors d’antan. En fait, pour faire les fouilles, les gens ont été déplacés, délogés et souvent, pas relogés. Ce chantier en tout cas ne fait pas l’unanimité et le maire de la ville a du faire face à de grosses manifestations. Le jeu en vaut-il la chandelle ?



Après la grosse chaleur de Karnak, nous retournons faire un plouf dans la piscine de l’hôtel en attendant le soir. Nous retrouvons notre guide en soirée au temple de Louxor, en empruntant une calèche (exotique et à peine plus cher qu’un taxi si on négocie bien). Eclairé de nuit, c’est vraiment très beau. Louxor est un temple qui a la particularité d’héberger une mosquée et une partie chrétienne. En tout cas, ça conserve ! Les explications de Mohamed nous permettront de bien apprécier tous les secrets symboliques que renferment ces édifices. « Ceci-dit » fait remarquer Gilles, «la religion pharaonique, un poil ésotérique et très contraignante, a empêché toute diversité dans l’expression artistique». Nous terminerons la soirée au « Sofra » restaurant, pas très loin du temple, au milieu des coussins, des décorations orientales et d’une petite table ronde, très sympa .

12 ème jour

C’est dans le site d’un passionné de Louxor et de l’Egypte, Christian, qui fait partie aussi de Voyage Forum, que fut trouvé notre guide du jour, Ahmed Fingan. Adresse de son site : http://louxoregypte.be/site/

Ahmed, comme presque tous les égyptiens, a plusieurs travails à son arc, car un ne suffit pas à vivre. Il est aussi journaliste. Pour un prix, me semble-t-il modique (50€, voiture comprise), il nous a pris en charge du matin jusqu’en fin d’après-midi pour nous faire visiter, selon notre désir, la rive ouest de Louxor : le royaume des morts. Nous l’avons beaucoup apprécié, de part sa culture, sa discrétion et toutes ses explications qu’elles soient de l’époque pharaonique ou de l’époque actuelle. Il nous a fait un petit peu appréhender les us et coutumes actuels. Nous ne pouvons que chaudement le recommander. Il essaie désormais aussi de monter une agence de voyages organisatrice de trips en felouque ou excursions dans le désert… latasse1974@yahoo.fr



Nous commençons par le temple d’Hatchepsout qui nous est chère après avoir presque tous lu « la dame du Nil » : du coup, ça rend le temple encore plus vivant. De bonne heure, nous l’avons à nous tous seuls et ça ne gâche rien. Là encore, nous sommes impressionnés par le nombre de chantiers de fouilles (comme dans chaque site visité auparavant). Ça creuse dans tous les coins. Sur places, des égyptiens sont en train de restaurer très minutieusement des vestiges, à coup de pinceau ou de seringue. Un travail de patience et de longue haleine.



Après avoir bien profité et des lieux et des explications d’Ahmed, nous nous dirigeons vers Deir El-Medineh, le village des artisans de la nécropole thébaine. Ceux-là n’étaient pas des esclaves comme il a souvent été dit, mais des ouvriers bien payés. Pendant leur temps libre, ils travaillaient à leur propre tombe et usaient de tout leur savoir-faire. Nous en avons visité certaines, mais sans appareil photo et sans guide comme l’oblige la réglementation. Du coup, Ahmed nous donne les explications à l’aide de photos et de cartes postales avant d’entrer. Pratique ! Il fera de même pour la vallée des rois, puisque c’est le même topo. Les tombes sont des merveilles. Les styles sont très différenciés et les couleurs sont d’une fraicheur qui laisse perplexe quant à leur âge ! Les artisans gardaient aussi sur place des brouillons, des comptes-rendus de leurs travaux, des factures, tout cela sur des plaques d’argile qui ont été fort utiles aux archéologues. Sur le même site, nous visitons le temple d’Hathor, restauré depuis peu (il y reste même hélas quelques échafaudages). Un bien bel endroit également.



Quatrième étape du jour, le temple de Ramses III, Medinet Habou. Il est grand, beau (comme tous les pharaons) , mais est-ce vraiment un être recommandable ?. Il s’est approprié certaines constructions en y ajoutant juste sa signature et en effaçant la précédente – pratique courante à priori. Pour ne pas subir la même chose, Ramses III a gravé ses hiéroglyphes très profondément (10 à 15 bon centimètres). On est loin de la finesse des reliefs d’Hatchepsout. Quelques fresques remarquables reproduisent de charmantes pratiques de l’époque : les prisonniers de guerre se voyaient amputés de leurs mains et de leurs bijoux de famille. C’est le genre de truc qui motive les guerriers au combat j’imagine. Bref, Ramses III était visiblement un rustre, mais a t-on le droit de parler de la sorte d’un pharaon ? Petit soupçon de délicatesse dans ce monde de brute, il a quand même inventé les premières toilettes de l’histoire, « à la turque » (on devrait dire à l’égyptienne !)

Ventre vide n’a point d’oreille dit le proverbe. C’est ce qui nous est arrivé au sortir du temple. Nous allons dans le premier resto que nous trouvons mais c’est assez cher sans un énorme souvenir.

Cinquième étape : la vallée des rois. En arrivant sur le site, une tempête de poussière s’est levée, avec un vent assez violent. Le ciel s’obscurcit et devient opaque. Nous devons nous abriter à chaque instant et protéger nos yeux et nos voies respiratoires. Là encore nous ne sommes pas autorisés à prendre des photos. Nous visitons la tombe de Thoutmosis III, le beau-fils d’Hatchepsout. Ce charmant garçon l’aimait tellement qu’il a essayé d’effacer son nom de tous les monuments. C’est beau la famille. Très belle tombe en tout cas avec un style tout personnel. Nous enchaînons avec celle de Ramses III (le rustre !!!) et la double tombe de Taousert et Sethnakht.Quelle beauté ces tombes. La couleur semble parfois fraiche de la veille et la gravure d’une grande précision. Plus le temps avance, plus le nuage de poussière assombrit et jaunit le ciel. Nous nous arrêtons aux colosses de Memnon, en réfection, dans une atmosphère surnaturelle de vent de sable. Nous quittons Ahmed Fingan (fingan signifie tasse pour le thé) que nous remercions encore pour la qualité de ses explications et notre chauffeur de taxi à qui nous donnons rendez-vous à cinq heures du matin pour nous emmener à l’aéroport le lendemain. Ce fut une très bonne journée, riche et bien remplie. De retour à l’hôtel, nous oublions la piscine pour nous détendre car c’est la tempête à Louxor. De toute façon nous avons quelques emplettes à faire avant le départ. Go pour les souks !



Les vendeurs sont roublards, c’est de bonne guerre, mais pas trop insistants et en aucun cas agressifs. Nous y passons une bonne heure bien agréable. Nous allons ce soir-là manger chez « Maxime », le restaurant de Sara des felouques, qui a semble-t-il bonne réputation. Nous partons en calèche après avoir fait répéter au conducteur « chaque close de notre contrat oral». Nous avons sur le sujet été prévenu qu’il faut énormément se méfier avec eux. Bingo ! Pendant le trajet il est très lourd avec ses « oulala mama » à tire-larigot. Et puis l’immanquable se produit. Il nous réclame plus, hausse le ton et devient agressif. Nous lui répondons que tout était convenu, la destination, le nombre de passagers et le prix. Mais il hausse fortement le ton dans la rue. Nous laissons la somme prévue sur le siège et avons finalement gain de cause. Ce sera le seul personnage avec lequel nous aurons eu un différent durant tout le voyage. Il est atypique ce restaurant, avec une façade que l’on peut qualifier d’immeuble « gothique » ou « médiéval ? ». A recommander (bien qu’un poil long sur les desserts car semble t-il il manquait un ingrédient).

13 ème jour – va-t-il nous porter chance ?

Lever aux aurores (4h30) et direction l’aéroport. Nos cailloux métalliques font encore sensation à la douane mais finissent par passer sans problème et l’avion n’a quasiment pas de retard. La tempête de sable continue comme la veille, mais cela ne semble pas gêner les réacteurs. A l’arrivée un van doit nous emmener directement aux pyramides où nous devons retrouver Fadi, un guide recommandé dans un carnet de voyageur. La journée va être longue et nous n’avons pas de temps à perdre ! Il fallait bien qu’il y ait un grain de sable dans toute cette mécanique fort bien huilée depuis le début du voyage. C’est un coup du 13 diront certains ! Le chauffeur de taxi est bien là, mais lui veut nous emmener à l’hôtel et pas aux pyramides tel que c’était prévu ! Un coup de fil à l’hôtel à la personne qui a géré tout ça puis le temps de reboucler avec la compagnie et le problème est finalement réglé. Ouf ! Nous appelons Fadi pour le prévenir de notre retard. « Je vous attendais hier » répond-il. « Aujourd’hui, je suis au travail ! ». Damned, après enquête, il s’est trompé de jour (il s’excusera mille fois par la suite, mais en attendant…. ) Et nous voilà partis pour les pyramides avec un chauffeur taciturne, qui ne parle pas vraiment anglais, dans une voiture bien trop grande pour nous puisque nous devions être sept et sans connaître quoique ce soit à ce que nous allions voir puisque nous devions être escortés et guidés (bon, pour les pyramides, on avait quelques idées quand même). Dans ce cas, nous dégainons une carte maîtresse : le « guide du routard ». Nous traversons de nouveau le Caire, pour la troisième fois, mais cette fois-ci, l’ambiance a changée : la veille il y a eu une pluie diluvienne accompagnée de grêle (ce qui est plutôt rare) et nous roulons dans l’eau qui s’accumule dans toutes les parties basses des routes (parfois trente à quarante centimètres). Ici il n’y a pas d’assainissement pour ce type de situation! Ahmed nous avait dit à Louxor pendant la tempête de sable, qu’ils attendaient des inondations vers Assouan et le Sinaï. Et bien, nous, nous aurons des photos des pyramides avec des nuages et des flaques d’eau devant, ça n’est pas si commun !



On a beau les avoir vues sous toutes les coutures en photo, elles sont quand même très impressionnantes ces bon sang de pyramides. Nous prenons notre temps pour les voir. Puis, pendant qu’une partie de la famille ira se balader à dos de chameau (ce qui n’apporte pas grand-chose si ce n’est une vue générale du site – les chameliers étaient également tout juste agréables) l’autre descendra pendant ce temps dans la pyramide de Khéphren. Un peu de déception par rapport aux souvenirs d’il y a vingt ans. Certes les pyramides sont toujours aussi hautes et impressionnantes, mais on n’y accède plus librement et un énorme truc moche (c’est un musée) a été construit à la base de l’une d’elle gâchant considérablement le paysage. Idem pour le matou, heu, je veux dire le sphinx. On ne peut même plus aller entre ses pattes, on est obligé de le voir de haut ! Un peu agaçant tout ça d’autant que tous les monuments se payent plutôt chers ! Nous sommes juste à l’heure de visite de la pyramide de Kheops (seulement deux fois 150 personnes dans la journée – après elles s’écroulent ?), mais comme les sites ferment à seize heures, nous n’aurions pas le temps d’aller ailleurs.



Nous sautons le repas de midi pour ne pas perdre de temps et partons pour Saqqarah et sa fameuse pyramide à degrés du roi Djoser, la plus ancienne. Ok, c’est haut mais moins impressionnant quand même qu’à Guizèh. Nous voulions aussi visiter la tombe superbe de Mérérouka comme cela était prévu initialement avec notre guide. Elle est fermée ! Nous descendons dans le mastaba de Ti, très jolie tombe pleine de scènes finement ciselées et colorées de la vie quotidienne égyptienne (photos interdites à nouveau) puis dans la pyramide de Téti. Nous croisons un couple de français qui a vécu dix ans en Égypte et qui est furieux après le chef des antiquités égyptiennes. Les sites sont, d’après eux, de plus en plus chers et de moins en moins accessibles, ce que nous confirmons. Les plus belles tombes étaient fermées. Nous finissons cette journée harassante au pas de course dans le musée Imothep (très bien mis en valeur) , juste avant sa fermeture. De belles pièces, mais ce n’est qu’un avant goût de ce que nous verrons le lendemain au musée du Caire.

Le soir venu, nous faisons simple : pizzeria « Thomas », le restau branché du coin. On y mange de bonnes pizzas, avec beaucoup de monde dans une ambiance finalement assez feutrée. Après une bonne nuit de sommeil (de nouveau à l’hôtel Longchamps), nous partons pour notre ultime expédition : le musée des antiquités égyptiennes du Caire. Nous sommes aux portes juste avant l’ouverture ce qui nous permet dès celles-ci ouvertes de filer à l’espace Toutankhamon, réputé souvent bondé. Nous serons presque seuls pour admirer le fameux masque sous toutes ses coutures, ce qui vaut, avec les sarcophages en poupées russes de l’époque, à eux seuls le déplacement. Même si ce musée ne met pas toutes ses pièces en valeur et donne un minimum d’explication (parfois uniquement en arabe – mais est-ce fait exprès pour inciter à prendre un des nombreux guides qui proposent leur service dans toutes les langues à l’entrée ? ), on y peut y passer de longues heures sans se lasser. A voir absolument ! Nous décidons de ne pas visiter la salle des momies pour deux raisons : Nous avons une certaine pudeur et les laissons à leur tranquillité et puis, il faut de nouveau payer en plus de l’entrée du musée, et ça devient vraiment très cher. Les antiquités égyptiennes en Egypte, ça va finir par être comme du caviar ! De retour à notre hôtel, nous savons que c’est fini, nous vivons nos dernières heures dans ce pays très attachant. Toutes les journées ont été un dépaysement total. Nous avons oublié notre quotidien et avons l’impression d’être partis des lustres. Quel voyage ! C’est un autre monde parallèle au nôtre. Ce voyage fut une de nos plus belles destinations que nous ne pouvons que conseiller à tous. C’est l’été au milieu de l’hiver !

Le retour fut presque une formalité jusqu’à Zurich. Petite anecdote vécue à l’aéroport du Caire où nous dépensions nos dernières livres : la caissière était en train de déchirer une carte postale allemande pour récupérer le timbre et coincer les boutons de ses tiroirs avec les lambeaux. « Nous espérons que les nôtres ne subirons pas le même traitement » lui lançons nous. Le simple sourire en retour ne nous a pas vraiment rassuré (mais nos cartes sont arrivées). Peut-être avait-elle une dent contre les allemands ! Notre arrivée à Lyon était prévue samedi 27 mars vers 22H30. La fin du vol fut, comment dire, quelque peu agitée, voir franchement périlleuse. Alors que nous sommes sur le point d’atterrir, dans de fortes turbulences, le pilote remet les gaz à fond et pointe le nez de l’appareil vers le ciel. C’est lorsque l’hôtesse nous a annoncé que le commandant de bord voulait nous parler que l’on a commencé à comprendre que tout ce rodéo n’était pas normal. Lors de la deuxième approche, après une bonne demie heure de tour de piste, à part une sorte de surfeur décoloré et bodybuildé derrière nous qui n’arrêtait pas de parler comme un expert des difficultés que le pilote rencontrait, un silence glacial s’était installé dans la cabine, entrecoupé des grincements lugubres de la carlingue. Lorsque les roues ont touché le sol, la performance du pilote fut saluée par une impressionnante salve d’applaudissements suivie de gros soupirs de soulagement. Nous le saurons bien vite, au sol sévissait la tempête Xynthia !

Divers liens qui peuvent être utiles :

Pour le désert : Helal Travelwww.helaltravel.com Le Caire : hotel Longchampswww.hotellongchamps.com Pour les felouques : Les gréements du Nilwww.felouques-nil.com Assouan : Sara Hotel www.sarahotel-aswan.com Hotel Saint Joseph à Louxor : reserve par l’intermédiaire de Expedia.fr

Ahmed Fingan, guide à Louxor : http://louxorguide.com latasse1974@yahoo.fr Mine de renseignements, le site de Christian : http://louxoregypte.be/site/

Pour que les enfants au-dessus de 12 ans bénéficient du tarif étudiant sur les sites (très intéressant car les sites sont hors de prix !) : carte internationale d’étudiantwww.isic.fr (13€ par enfant) J’avais pris la même en tant que professeur (18€)

Guides utilisés : le guide du routard et guide bleu

Et beaucoup de contacts par mail avec sara des felouques et Nathalie de Helal Travel…
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Partir ou pas en Egypte?
Bonjour aux menbres de voyage forum Nous devons partir mon epoux et moi méme en Egypte ( sharm el sheick) le 19/ mars prochain , pensez vous aux vues des conjonctures actuelles , que nous devrions annuler notre voyage !!!!😠 Merci d avance pour vos precieuses réponses !!! Pascale
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