Nous préparons mon épouse et moi un voyage de 5 mois en CC entre Ankara en Turkie et Agadir au Maroc .
Le départ serais vers le début novembre 2009 pour se terminer a Agadir fin mars 2010.
J'aimerais connaitre les visas ou documents requis ainsi que les difficultés administratives et autres problèmes évantuels, pour séjourner et traverser la Turquie, la Syrie, le Liban, l'Égypte, la Libye, la Tunisie, l'Algérie et le Maroc.
Vos comentaires et recommandations au sujet de ce voyages seront très appréciés.
Merci pour votre aide.
Well, since the lockdown is dragging on, I’m starting a new travel journal following the one I finished publishing yesterday:
https://voyageforum.com/discussion/voyage-pays-perles-voyage-dans-ouest-americain-d9943984/
This time, after the U.S., we’re heading to the Middle East—Jordan!
And we’re keeping up the good habits: one day’s entry published every day at 5:30 PM! Happy reading, and feel free to leave a comment, question, or remark...
Franck
Franck
Ce week-end la Turquie a été touchée par une vague d'attentat avec des explosions notamment dans une cité balnéaire de la mer méditerranée (Marmaris) faisant 20 blessés dans un minibus dont 10 touristes anglais. A istanbul, de plus faibles bombes dans des poubelles ont explosés.
Sans tomber dans la parano, c'est l'occasion de discuter de la sécurité en Turquie. Ces attentats n'ont pas été revendiqué mais des faits similaires ont eu lieu l'an passé par exemple et avaient été revendiqué par le Faucons de la liberté du Kurdistan.
Que penser des conséquences ? Sur l'ambiance en Turquie après ces faits ?
Sans tomber dans la parano, c'est l'occasion de discuter de la sécurité en Turquie. Ces attentats n'ont pas été revendiqué mais des faits similaires ont eu lieu l'an passé par exemple et avaient été revendiqué par le Faucons de la liberté du Kurdistan.
Que penser des conséquences ? Sur l'ambiance en Turquie après ces faits ?
Un rêve, un défi, une aventure...Arkadaslar (les amis), c'est tout ça que je vais tenter ! Vous devez vous demander ce que je vais faire... Un saut en parachute ? Un vol sur la lune ? Non, rien de tout cela. Mais j'ai décidé de partir pour ce pays devenu un peu le mien, dans mon coeur, par adoption et par passion: La Turquie. 2ans que j'y pense et que j'en rêve ! 2ans où chaque départ là-bas est une délivrance, chaque retour, une torture... 2ans où j'ai appris à apprécier cette terre, à connaître ses gens, sa langue, sa culture... et à les aimer... 2ans où j'ai vu ma vie professionnelle se détériorer alors qu'elle aurait du évoluer, où j'ai vu des collègues tomber en depression ou pire, où j'ai vu un emploi passionnant se convertir en routine, où j'ai vu mensonges et hypocrisies se multiplier au dépend des vraies relations humaines, où j'ai vu des petits cons de chefs frustrés jouer aux rois et s'amuser à descendre les autres, par plaisir... 2ans que je n'ai plus qu'une idée en tête: Vivre là-bas Alors... Comme la vie passe trop vite, comme je ne veux pas avoir de regret, comme je veux prendre soin de moi maintenant et comme personne ne le fera a ma place, je vais partir. Certains me diront que c'est de la folie, que ce n'est pas raisonnable, que je n'ai pas réfléchi, que je ne sais pas ce que je fais... Je répondrais tout simplement que je sais parfaitement que la vie est dure là-bas, que ce n'est sans doute pas un paradis mais que la France ne l'est pas non plus, que je vais certainement galérer comme une malade, mais je préfère galérer là-bas plutot qu'ici, de vivre dans l'ignorance et le manque de respect et de devenir aigrie comme tous ceux que je croise tous les jours. Là-bas, c'est l'Orient, c'est l'Occident, c'est une terre fière, c'est une histoire d'une richesse incroyable... C'est mon aimant, mon rayon de soleil... Alors... Même si je reste à vie une yabanci (étrangère), j'irais là-bas sur cette terre où je me sens bien. Peut-être parce que les racines de ma famille se baladent pas loin de ses frontières... Même si je dois revenir un jour, je n'aurais pas le regret de ne pas avoir essayer...
J'ai peur, j'angoisse, je stresse.. mais... je vais le faire. Je vais essayer de me reconstruire là-bas...
Voilà ce que je voulais vous dire. Vos commentaires, vos messages seront les bienvenus. Je dirais même plus, ils m'aideront beaucoup Bisous a tous
PS: je ferais bientot un blog !
suite aux infos je pense qu'il est préférable de renoncer à partir pour la turquie
quelque soi la destination. nous sommes tous pére de famille et responsable, il est inutile de prendre des risques pour quelques jours de plaisir, malgré la perte de quelques euros; la vie est plus importante que l' argent qu'importe le fric quant on a une famille..... le plus dur est pour ceux qui restent...prenons soin de ceux qui restent...
pourtant nous étions vraiment partant pour le joy kiris world palace à kemer; nous avons payer depuis 1 mois dans le forum certains savent que grace à eux on étaient sûr de passer un bon moment, c'est le coeur lourd que nous rernonçons à partir tant pis pour eux notre argent on le dépenseras ailleurs...
pourtant nous étions vraiment partant pour le joy kiris world palace à kemer; nous avons payer depuis 1 mois dans le forum certains savent que grace à eux on étaient sûr de passer un bon moment, c'est le coeur lourd que nous rernonçons à partir tant pis pour eux notre argent on le dépenseras ailleurs...
Bonjour chèrs Forumeurs🙂,
Après plusieurs heures de recherche sur le web .. ainsi que dans les discussions de VF.. je m'en remets à votre haute culture touristique et routarde.😛
Je souhaiterai avec une amie m'evader quelques jours à ISTANBUL au début du mois de Juillet, et je vous avoue que j'ai du mal à trouver des tarifs intéressant tant pour les vols que pour l'hotel.
Je vis dans le Sud Est et suis donc avide de lire toutes vos atuces et bons plans pour un p'tit week end via cette destination..
Nous pouvons etre mobile & pouvons donc partir de n'importe quelle ville tant que le tarif est avantageux et interessant...
SVP généraux Forumeurs contribuez à ma profonde envie d'évasion... Je vous en remercie par avance & vous adresse toutes mes salutations.
Après plusieurs heures de recherche sur le web .. ainsi que dans les discussions de VF.. je m'en remets à votre haute culture touristique et routarde.😛
Je souhaiterai avec une amie m'evader quelques jours à ISTANBUL au début du mois de Juillet, et je vous avoue que j'ai du mal à trouver des tarifs intéressant tant pour les vols que pour l'hotel.
Je vis dans le Sud Est et suis donc avide de lire toutes vos atuces et bons plans pour un p'tit week end via cette destination..
Nous pouvons etre mobile & pouvons donc partir de n'importe quelle ville tant que le tarif est avantageux et interessant...
SVP généraux Forumeurs contribuez à ma profonde envie d'évasion... Je vous en remercie par avance & vous adresse toutes mes salutations.
Bonjour!
je prévois partir 3 semaines en cyclotourisme à travers la Turquie. Je suis une femme seule alors j'aimerais savoir s'il y a des principes de base à respecter et si cette destination est dangeureuse pour une femme seule. Je n'ai pas vraiment envie de rester dans les endroits trouristiques et j'aurai probablement à me déplacer dans des régions isolées. Je n'ai pas encore fixé la région, soit centre et ouest ou centre et est.
J'aimerais aussi savoir s'il est préférable de faire un trajet sud-nord ou nord-sud pour les dénivelés?
Merci
Petit Mémo d’un Paris (Orléans) – Istanbul en deux mois (mai et juin : c’est idéal, vers la fin la chaleur est vraiment présente)
Par le sud : Italie, Grèce, Iles Grecques, et la Turquie par la côte méditerranéenne (Sud) puis Konya et la Cappadoce
On a fait des choix de principe
* le plus autonomes possible en repas et couchage
* des trajets en trains ou bus si besoin
* campagne campagne campagne
Matériels On a développé quelques petites idées qui peuvent peut être vous en inspirer d’autres : * photocopies des cartes en double (beaucoup mieux pour écrire dessus et pour l’entente entre partenaires). Nombre de cartes régionales européennes sont consultables et empruntables à la bibliothèque municipale de Paris qui se trouve à Trocadero, ainsi que les guides et autres atlas. * photocopies réduites mémo linguistiques (tiennent roulés dans la poche avant) * bâche + couverture de survie au lieu de tente (de l’air et des étoiles, de la débrouillardise quand la pluie menace) * un truc immangeable mais qui aide à grimper : la musculine, dénichée dans un monastère en Bresse à base de sucre et de viande crue…effet coup de pouce garanti ! On regrette : * d’avoir porté autant d’outils de réparation (on peut compter sur les garages) * les hamacs (peu utiles) * les sites d’hôtes sur Internet (laborieux, peut être à consulter bien avant de partir) * d’avoir perdu un des crochets qui maintient les sacoches avant Ortlieb au cadre (ils ont tendance à se dévisser avec les vibrations, les vérifier de temps en temps) * que les capes de vélos soient aussi peu isolantes pour le bas du corps * de n’avoir pas persévéré dans les échauffements avant et les étirements après le vélo * que ni en Grèce ni en Turquie il n’y a de capsules à gaz qui se vissent (butagaz only) * d’avoir oublié une fois les têtes de compteurs de kilomètres sur les vélos…les enfants en raffolent… on était bien contents d’avoir eu : * des tendeurs supplémentaires * une moustiquaire * une poche à eau de 10litres vendue au vieux campeur comme douche, qui malgré une fermeture à corriger, permet avant le dernier arrêt, d’embarquer assez de flotte pour la popotte, la vaisselle et se laver. Elle tient dans une petite pochette et peut servir de " machine à laver " au besoin. * du patex et du gaffer * de l’huile de massage à l’arnica * en homéopathie arnica (efforts prolongés, chocs) rhus toxicodendron (avant la tendinite) et apis mellifica (piqûres d’insectes : ah les guêpes qui vous foncent dessus ou qui se prennent dans les cheveux…) j'ai fait quatre chapitres distincts : France, Italie, Grèce, Turquie
Matériels On a développé quelques petites idées qui peuvent peut être vous en inspirer d’autres : * photocopies des cartes en double (beaucoup mieux pour écrire dessus et pour l’entente entre partenaires). Nombre de cartes régionales européennes sont consultables et empruntables à la bibliothèque municipale de Paris qui se trouve à Trocadero, ainsi que les guides et autres atlas. * photocopies réduites mémo linguistiques (tiennent roulés dans la poche avant) * bâche + couverture de survie au lieu de tente (de l’air et des étoiles, de la débrouillardise quand la pluie menace) * un truc immangeable mais qui aide à grimper : la musculine, dénichée dans un monastère en Bresse à base de sucre et de viande crue…effet coup de pouce garanti ! On regrette : * d’avoir porté autant d’outils de réparation (on peut compter sur les garages) * les hamacs (peu utiles) * les sites d’hôtes sur Internet (laborieux, peut être à consulter bien avant de partir) * d’avoir perdu un des crochets qui maintient les sacoches avant Ortlieb au cadre (ils ont tendance à se dévisser avec les vibrations, les vérifier de temps en temps) * que les capes de vélos soient aussi peu isolantes pour le bas du corps * de n’avoir pas persévéré dans les échauffements avant et les étirements après le vélo * que ni en Grèce ni en Turquie il n’y a de capsules à gaz qui se vissent (butagaz only) * d’avoir oublié une fois les têtes de compteurs de kilomètres sur les vélos…les enfants en raffolent… on était bien contents d’avoir eu : * des tendeurs supplémentaires * une moustiquaire * une poche à eau de 10litres vendue au vieux campeur comme douche, qui malgré une fermeture à corriger, permet avant le dernier arrêt, d’embarquer assez de flotte pour la popotte, la vaisselle et se laver. Elle tient dans une petite pochette et peut servir de " machine à laver " au besoin. * du patex et du gaffer * de l’huile de massage à l’arnica * en homéopathie arnica (efforts prolongés, chocs) rhus toxicodendron (avant la tendinite) et apis mellifica (piqûres d’insectes : ah les guêpes qui vous foncent dessus ou qui se prennent dans les cheveux…) j'ai fait quatre chapitres distincts : France, Italie, Grèce, Turquie
Bonjour,
La traverser de la Turquie et de l'Iran en automne/hiver (départ de Bruxelles au moi de septembre) est elle possible, les routes ne sont elle pas fermer, pas trop froid ?
Quelqu'un la déja fait, ou à des renseignements ?
Merci.
Tout de bon.
Y.
La traverser de la Turquie et de l'Iran en automne/hiver (départ de Bruxelles au moi de septembre) est elle possible, les routes ne sont elle pas fermer, pas trop froid ?
Quelqu'un la déja fait, ou à des renseignements ?
Merci.
Tout de bon.
Y.
Bonjour à tous les voyage-forumeurs,
Avec un peu de retard, je poste ces souvenirs de mon trek dans le sud jordanien. En effet, je suis parti là-bas du 2 au 12 décembre 2017 afin de réaliser un rêve de gosse. J'avais 11 ans en mars 1963 lorsque j'ai découvert avec mes parents ce film mythique et son héros de légende Lawrence d'Arabie.

Voici l'affiche originale du film. Thomas Edward Lawrence (1888 - 1935) officier britannique a catalysé et conduit la révolte arabe contre l'empire ottoman de 1916 à 1918. Son rêve était de participer à la création d'une nation arabe indépendante. Le film aux sept oscars retrace ses faits de guerre (la guérilla des tribus bédouines) contre les Turcs. Il révèle un jeune acteur exceptionnel venu du théâtre classique londonien, Peter O'Toole. Dès les premiers plans en cinémascope, la beauté du Wadi Rum, le désert de Lawrence, me saute aux yeux et m'envoute. Depuis j'ai tout lu et tout regardé sur ce personnage fascinant et son histoire avec les Bédouins. Et en ce jour de décembre, j'allais enfin rencontrer ces hommes du désert et vivre quelques jours avec eux et comme eux.
Après 5 heures d'un vol sans histoire avec Jordanian airlines, j'atterris à Amman vers 23 h. Je ne verrai rien de la capitale du pays, un taxi me conduit à Madaba, hôtel Dalila, lieu de départ le lendemain à 6 h pour le Wadi Rum.
Dimanche 3 décembre Après 400 kms d'une longue ligne droite traversant les vallées fertiles du nord puis l'aride Wadi Arabia, le minibus stoppe à l'entrée du désert.
À l'instar des parcs américain, le désert du Wadi Rum (la vallée rouge) nécessite un pass payant. Indépendamment des devises qu'il rapporte, tout comme l'autre icône de Jordanie, Pétra, le Wadi Rum est fragile et comme nombre de sites majeurs de part le vaste monde, victime de son (récent) succès. Il n'est pas immense ( 70 kms de long par 30 de large) et l'on ne s'y déplace plus qu'en 4x4. (certes des ballades à dos de dromadaire ou encore de cheval sont possibles...) Au village, notre chauffeur nous attend dans son vieux Nissan délabré pour nous conduire en 3/4 d'heure environ à travers les pistes vers notre premier bivouac.

Au menu du jour, l'escalade de l'arche de Burdha. 45 mètres de haut. Nous l'atteindrons après deux heures de grimpette, parfois délicate mais finalement à la portée du plus grand nombre. Non sans quelques pauses pour admirer la beauté sauvage du désert à nos pieds, au fur à mesure que nous grimpons.

Ah, au fait, l'homme en noir s'appelle Ryad et il est policier de son état ( police touristique jordanienne). Lui et son Smith et Wesson calibre .9 nous accompagneront tout au long du séjour comme le veut son employeur, l'état jordanien. Un très agréable flic que je salue ici. Le royaume hachémite ne plaisante pas avec la sécurité de ses touristes. J'en profite pour dire que mes appréhensions au sujet de la sécurité en relation avec la géopolitique de la région se sont vite évanouies. D'autant que dans le Wadi Rum, nous étions seuls au monde pendant cinq jours !






Au bivouac du premier soir nous attendait le traditionnel thé noir à la sauge et cardamone. Un vrai plaisir... dont j'abuserai et qui finira par m’empêcher de dormir.

Le soir autour du feu de camp Aouad, notre cuisinier, avait préparé le mansaf, un plat typiquement jordanien, considéré comme le plat national. Préparé avec des morceaux d'agneau cuits dans une sauce au yaourt fermenté et séché appelé le jamid, il était servi avec du riz. Un délice ! Premier festin, la nuit est tombée depuis une heure, il est sept heures et devant un thé nous écoutons les Bédouins nous conter des légendes du désert...
Lundi 4 décembre Mauvaise nuit dans la minuscule tente. Entortillé dans mon duvet-sarcophage, je n'ai pas fermé l’œil de la nuit. À cause du vent probablement qui faisait claquer l'auvent ; le bas de la tente feulait, on aurait dit un animal rodant autour. Après un robuste p'tit dej, on attaque le premier trek de la semaine. Une belle journée ensoleillée s'annonce. Rashed notre guide bédouin nous informe que nous allons rallier la seconde arche prévue au programme, Um Fruth.

Celle-ci fait une quinzaine de mètres de hauteur et aller faire le zouave sur ce pont de roche rouge que les vents de sable ont mis quelques millions d'années à éroder est un jeu d'enfant.

Nous reprenons notre trek. Marcher dans le sable mou n'est pas de tout repos. Heureusement que la chaleur est supportable. Je songe à tous ceux qui marchent ici en été, cela doit être intenable. Nous nous enfonçons au sud du Wadi Rum dans la direction de la frontière avec l'Arabie Saoudite. Le désert est sublime. Je ne sais pas si les photos lui rendent justice car il faut ajouter aux couleurs chatoyantes une dimension : le silence. Il offre au marcheur les conditions pour se retrouver avec soi-même et méditer. Où vais-je ? Dans quelle étagère ? Toussa, quoi. Ce sont des instants que j'apprécie particulièrement.

Vers la fin de l'après-midi nous nous rendons au Wadi Nuqra, une autre vallée de grès bleu, rose et blanc. Ici le sable est d'une blancheur de poudre d'os.

Rashed nous promet un coucher de soleil inoubliable. Il ne nous ment pas.



Mardi 5 décembre Je dors toujours aussi peu la nuit. Pourtant les bivouacs dans le désert sont ce qui se fait de mieux pour passer de bonnes nuits, bercé par le chant des grillons. Mes amis bédouins dorment eux dehors, sous un buisson épars, à même le sable, roulés dans leurs manteaux en poils de chameau. Je mets ça sur le compte des litres de thé que j'ingurgite. Ici, le thé est partout. Tu croises un berger avec ses chèvres, il t'offre le thé. Et tu ne dois pas refuser. Tu arrives au déjeuner, la théière est sur le feu de bois. Rebelote le soir au bivouac. Je vais calmer le jeu...

Nous traversons des djebels incroyables, d'une taille peu commune, en tout cas un relief que je ne m'attendais pas à rencontrer dans ce désert. Wadi Rum c'est aussi ça. Des parois rocheuses d'un rouge sang s'élèvent de par et d'autre de notre route à des hauteurs vertigineuses. Plus de 900 m parfois ! Des parois trouées d'innombrables niches, un paradis pour les varappeurs parait-il. Ils viennent du monde entier. Aujourd'hui, comme tous les autres jours, nous ne croiserons personne dans le Wadi Sabet.

Avec un peu de retard, je poste ces souvenirs de mon trek dans le sud jordanien. En effet, je suis parti là-bas du 2 au 12 décembre 2017 afin de réaliser un rêve de gosse. J'avais 11 ans en mars 1963 lorsque j'ai découvert avec mes parents ce film mythique et son héros de légende Lawrence d'Arabie.

Voici l'affiche originale du film. Thomas Edward Lawrence (1888 - 1935) officier britannique a catalysé et conduit la révolte arabe contre l'empire ottoman de 1916 à 1918. Son rêve était de participer à la création d'une nation arabe indépendante. Le film aux sept oscars retrace ses faits de guerre (la guérilla des tribus bédouines) contre les Turcs. Il révèle un jeune acteur exceptionnel venu du théâtre classique londonien, Peter O'Toole. Dès les premiers plans en cinémascope, la beauté du Wadi Rum, le désert de Lawrence, me saute aux yeux et m'envoute. Depuis j'ai tout lu et tout regardé sur ce personnage fascinant et son histoire avec les Bédouins. Et en ce jour de décembre, j'allais enfin rencontrer ces hommes du désert et vivre quelques jours avec eux et comme eux.
Après 5 heures d'un vol sans histoire avec Jordanian airlines, j'atterris à Amman vers 23 h. Je ne verrai rien de la capitale du pays, un taxi me conduit à Madaba, hôtel Dalila, lieu de départ le lendemain à 6 h pour le Wadi Rum.
Dimanche 3 décembre Après 400 kms d'une longue ligne droite traversant les vallées fertiles du nord puis l'aride Wadi Arabia, le minibus stoppe à l'entrée du désert.

À l'instar des parcs américain, le désert du Wadi Rum (la vallée rouge) nécessite un pass payant. Indépendamment des devises qu'il rapporte, tout comme l'autre icône de Jordanie, Pétra, le Wadi Rum est fragile et comme nombre de sites majeurs de part le vaste monde, victime de son (récent) succès. Il n'est pas immense ( 70 kms de long par 30 de large) et l'on ne s'y déplace plus qu'en 4x4. (certes des ballades à dos de dromadaire ou encore de cheval sont possibles...) Au village, notre chauffeur nous attend dans son vieux Nissan délabré pour nous conduire en 3/4 d'heure environ à travers les pistes vers notre premier bivouac.

Au menu du jour, l'escalade de l'arche de Burdha. 45 mètres de haut. Nous l'atteindrons après deux heures de grimpette, parfois délicate mais finalement à la portée du plus grand nombre. Non sans quelques pauses pour admirer la beauté sauvage du désert à nos pieds, au fur à mesure que nous grimpons.

Ah, au fait, l'homme en noir s'appelle Ryad et il est policier de son état ( police touristique jordanienne). Lui et son Smith et Wesson calibre .9 nous accompagneront tout au long du séjour comme le veut son employeur, l'état jordanien. Un très agréable flic que je salue ici. Le royaume hachémite ne plaisante pas avec la sécurité de ses touristes. J'en profite pour dire que mes appréhensions au sujet de la sécurité en relation avec la géopolitique de la région se sont vite évanouies. D'autant que dans le Wadi Rum, nous étions seuls au monde pendant cinq jours !






Au bivouac du premier soir nous attendait le traditionnel thé noir à la sauge et cardamone. Un vrai plaisir... dont j'abuserai et qui finira par m’empêcher de dormir.

Le soir autour du feu de camp Aouad, notre cuisinier, avait préparé le mansaf, un plat typiquement jordanien, considéré comme le plat national. Préparé avec des morceaux d'agneau cuits dans une sauce au yaourt fermenté et séché appelé le jamid, il était servi avec du riz. Un délice ! Premier festin, la nuit est tombée depuis une heure, il est sept heures et devant un thé nous écoutons les Bédouins nous conter des légendes du désert...
Lundi 4 décembre Mauvaise nuit dans la minuscule tente. Entortillé dans mon duvet-sarcophage, je n'ai pas fermé l’œil de la nuit. À cause du vent probablement qui faisait claquer l'auvent ; le bas de la tente feulait, on aurait dit un animal rodant autour. Après un robuste p'tit dej, on attaque le premier trek de la semaine. Une belle journée ensoleillée s'annonce. Rashed notre guide bédouin nous informe que nous allons rallier la seconde arche prévue au programme, Um Fruth.

Celle-ci fait une quinzaine de mètres de hauteur et aller faire le zouave sur ce pont de roche rouge que les vents de sable ont mis quelques millions d'années à éroder est un jeu d'enfant.

Nous reprenons notre trek. Marcher dans le sable mou n'est pas de tout repos. Heureusement que la chaleur est supportable. Je songe à tous ceux qui marchent ici en été, cela doit être intenable. Nous nous enfonçons au sud du Wadi Rum dans la direction de la frontière avec l'Arabie Saoudite. Le désert est sublime. Je ne sais pas si les photos lui rendent justice car il faut ajouter aux couleurs chatoyantes une dimension : le silence. Il offre au marcheur les conditions pour se retrouver avec soi-même et méditer. Où vais-je ? Dans quelle étagère ? Toussa, quoi. Ce sont des instants que j'apprécie particulièrement.

Vers la fin de l'après-midi nous nous rendons au Wadi Nuqra, une autre vallée de grès bleu, rose et blanc. Ici le sable est d'une blancheur de poudre d'os.

Rashed nous promet un coucher de soleil inoubliable. Il ne nous ment pas.



Mardi 5 décembre Je dors toujours aussi peu la nuit. Pourtant les bivouacs dans le désert sont ce qui se fait de mieux pour passer de bonnes nuits, bercé par le chant des grillons. Mes amis bédouins dorment eux dehors, sous un buisson épars, à même le sable, roulés dans leurs manteaux en poils de chameau. Je mets ça sur le compte des litres de thé que j'ingurgite. Ici, le thé est partout. Tu croises un berger avec ses chèvres, il t'offre le thé. Et tu ne dois pas refuser. Tu arrives au déjeuner, la théière est sur le feu de bois. Rebelote le soir au bivouac. Je vais calmer le jeu...

Nous traversons des djebels incroyables, d'une taille peu commune, en tout cas un relief que je ne m'attendais pas à rencontrer dans ce désert. Wadi Rum c'est aussi ça. Des parois rocheuses d'un rouge sang s'élèvent de par et d'autre de notre route à des hauteurs vertigineuses. Plus de 900 m parfois ! Des parois trouées d'innombrables niches, un paradis pour les varappeurs parait-il. Ils viennent du monde entier. Aujourd'hui, comme tous les autres jours, nous ne croiserons personne dans le Wadi Sabet.

Merhaba, Bonjour !
J'ai commencé la création d'un blog pour mon futur voyage à Istanbul, fin juin, avec 3 amis Je vous invite à nous suivre bientot dans nos errances stambouliotes ! http://istanbul200706.canalblog.com/
En fait, ce voyage est un peu un défi pour moi. Après plusieurs voyages solo, je deviens la "guide" (dans la mesure de mes modestes connaissances) de mon petit groupe. C'est assez excitant de passer de l'autre coté de la barrière, mais aussi un peu stressant... 😛
Bref, tous vos commentaire seront les bienvenus !
Görüsürüz ! A très bientot donc !
Caroline
J'ai commencé la création d'un blog pour mon futur voyage à Istanbul, fin juin, avec 3 amis Je vous invite à nous suivre bientot dans nos errances stambouliotes ! http://istanbul200706.canalblog.com/
En fait, ce voyage est un peu un défi pour moi. Après plusieurs voyages solo, je deviens la "guide" (dans la mesure de mes modestes connaissances) de mon petit groupe. C'est assez excitant de passer de l'autre coté de la barrière, mais aussi un peu stressant... 😛
Bref, tous vos commentaire seront les bienvenus !
Görüsürüz ! A très bientot donc !
Caroline
C’est ailleurs, loin des habitudes quotidiennes, de la routine du travail, que je vous invite à découvrir ‘’la route de la soie’’ à de Paris à Istanbul (100 jours) en premier étape, et pourquoi pas encore plus loin. En 100 jours d’Istanbul à Tashkent (ouzbekistan) en deuxième étapes. Plus qu’une aventure, c’est un rêve à réaliser afin d’apprécier, voir, rencontrer d’autres personnes, d’autres cultures, toujours pour étancher cette soif de découverte.
Je désire montrer l'exemple au jeune collégien de la banlieue parisienne, qu'on peut accomplir ses rêves jusqu'au bout et de réaliser ses projets malgré la difficultés rencontrées. En adoptant le vélo pliant Brompton Bicycle comme mode de transport, j’ouvre leur cœur et libère mon sens pour faire le chemin de ‘’la route de la soie’’. Un véritable exploit sportif à réaliser, un défi, pour accomplir ce qui peut sembler irréalisable. Un désir de transmettre une passion, celle de voyager à vélo, un amour de la nature belle et surprenante, elle qui éveille sans cesse notre curiosité.
Par l’intermédiaire de ce blog http://laroutedelasoieenvelo.blogspot.com/ régulièrement mise à jour, mon avancée pourra être suivie avec entrain et ainsi rythmé par des histoires, des photos ou encore des vidéo mis sur youtube. Comment résister à cette faim inassouvie, à une telle Invitation au voyage ? Comment ne pas être déjà transporté par les charmes aussi multiples et divers des paysages Européens et de l’orient, de la campagne, à la faune et la flore, en passant par les villes féeriques remplies de mouvements, de couleurs, à l’art Austro- hongrois, aux chants et danses Balkannes, aux différents arts culinaires…aux d’épices et de couleurs d’Istanbul à Téhéran. Et la deuxième étape Istanbul à tashkent. De ce fabuleux parcours où l’on revient ébloui, bouleversé où l’émotion est peut-être encore plus forte à l’arrivée où la sensibilité au monde est plus grande. Ainsi, je souhaite qu’une chose : faire partager cette expérience à tous les curieux, ceux dont cette histoire fait déjà rêver. Enfin ceci n’est possible que grâce à votre soutien matériel et à votre appui financier pour qu’un projet ne soit pas qu’une idée mais une réalité, pour que celui-ci se réalise dans les meilleures conditions.
C’est plus qu’une aventure, un rêve à réaliser.
Je désire montrer l'exemple au jeune collégien de la banlieue parisienne, qu'on peut accomplir ses rêves jusqu'au bout et de réaliser ses projets malgré la difficultés rencontrées. En adoptant le vélo pliant Brompton Bicycle comme mode de transport, j’ouvre leur cœur et libère mon sens pour faire le chemin de ‘’la route de la soie’’. Un véritable exploit sportif à réaliser, un défi, pour accomplir ce qui peut sembler irréalisable. Un désir de transmettre une passion, celle de voyager à vélo, un amour de la nature belle et surprenante, elle qui éveille sans cesse notre curiosité.
Par l’intermédiaire de ce blog http://laroutedelasoieenvelo.blogspot.com/ régulièrement mise à jour, mon avancée pourra être suivie avec entrain et ainsi rythmé par des histoires, des photos ou encore des vidéo mis sur youtube. Comment résister à cette faim inassouvie, à une telle Invitation au voyage ? Comment ne pas être déjà transporté par les charmes aussi multiples et divers des paysages Européens et de l’orient, de la campagne, à la faune et la flore, en passant par les villes féeriques remplies de mouvements, de couleurs, à l’art Austro- hongrois, aux chants et danses Balkannes, aux différents arts culinaires…aux d’épices et de couleurs d’Istanbul à Téhéran. Et la deuxième étape Istanbul à tashkent. De ce fabuleux parcours où l’on revient ébloui, bouleversé où l’émotion est peut-être encore plus forte à l’arrivée où la sensibilité au monde est plus grande. Ainsi, je souhaite qu’une chose : faire partager cette expérience à tous les curieux, ceux dont cette histoire fait déjà rêver. Enfin ceci n’est possible que grâce à votre soutien matériel et à votre appui financier pour qu’un projet ne soit pas qu’une idée mais une réalité, pour que celui-ci se réalise dans les meilleures conditions.
C’est plus qu’une aventure, un rêve à réaliser.
Bonjour,
J'écris un article sur les différences des gestes dans les cultures différente. Je voudrais demander si quelqu'un sait comment les gens montrent un geste accord (O'kay) en Turquie? Je sais que en Turquie ce symbole est un insult et signifie que vous êtes un homosexue. Mais le geste est représenté pas de la même manière que O'kay et je ne sais pas exactement comment.
Je serais heurese si quelqu'un pouvait m'aider. Merci a l'avance! 🙂
J'écris un article sur les différences des gestes dans les cultures différente. Je voudrais demander si quelqu'un sait comment les gens montrent un geste accord (O'kay) en Turquie? Je sais que en Turquie ce symbole est un insult et signifie que vous êtes un homosexue. Mais le geste est représenté pas de la même manière que O'kay et je ne sais pas exactement comment.
Je serais heurese si quelqu'un pouvait m'aider. Merci a l'avance! 🙂
Bonjour!
Je pars dans moins de deux semaines pour la Turquie et mon itinéraire des premiers jours est fait, mais je m'arrête pour quelques jours dans la région de Fetiye et de là je veux me rendre en Cappadoce puis faire un tour à Safranboule avant de rentrer à Istanbul. Mon temps et mon budget sont très limité, je voyage seule et je n'ai pas de permis de conduire, auriez-vous des itinéraires et moyens de transport à me suggérer? Je sais que c'est fou mais je veux faire cet itinéraire en 4 jours, est-ce raisonnable? Serait-il mieux de faire le trajet en sens inverse?
Aussi, si vous avez des suggestions pour la Cappadoce...
Merci!
Marie-P










