Bonjour,
Je projette de faire un tour de l'Amérique du sud en vélo avec mon copain Antoine à partir de janvier 2015. On a choisi ce mode de transport pour pouvoir profiter des paysages au maximum et d'avoir plus de liberté. On a encore quelques questions quant à l'organisation, et je n'ai pas trouvé de réponses en parcourant le forum. On aimerait faire des trek tout au long de notre voyage et on se demande si il est facile d'entreposer nos vélos en sécurité durant nos randonnées à pieds ? Si il y a des personnes qui ont déjà fait des voyages en vélo, comment avez vous fait pour allier voyage à vélo et trek ?
On hésite aussi par rapport aux sacs. Je pense que le plus pratique est d'acheter des sacoches de vélo et peut etre de partir avec des sacs de randonnées vide pour excursions ?
Ayant un budget assez serré, est-il vraiment nécessaire d'acheter un vélo spécifique (500 euros et plus..) ou un "vtt" classique suffit-il ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Amélie
Who are you? Where are you from? Where are you going?
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
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Bonjour à tous!
Simple curiosité: combien de pays avez-vous visité? Et quels sont les pays que vous avez visité plusieurs fois, tellement c'était bien?
Bonne journée
Marliese
Simple curiosité: combien de pays avez-vous visité? Et quels sont les pays que vous avez visité plusieurs fois, tellement c'était bien?
Bonne journée
Marliese
Tout d'abord bonjour à toutes et à tous,
Cela va faire un an que je bosse après avoir obtenu mon Bac. Deux amis ont fait de même. Ayant la chance de vivre encore sous le toit que m'offre mes parents, j'ai pu faire des économies assez conséquentes ( de l'ordre 7000€). Mon but n'est pas de tout dépenser, mon but premier n'est pas le confort mais la découverte c'est pourquoi j'aurais besoin de conseils de voyageurs plus avertis que moi.
Nous sommes deux et disposons de 14 000€ maxi, ayant pour but de visitez la totalité de l'Amérique du Sud. Nous maitrisons l'anglais, l'allemand (j'ai peur que ça ne serve pas..) et mon ami est espagnol. Seul souci le portuguais. La durée du voyage se veut la plus longue possible et le départ des que nous aurons les informations necessaires au voyage la question financière étant réglée. Voici pour les présentations.
Apres avoir passé l'apres midi sur le forum certaines questions sont restées sans réponses (mais j'ai tout de même pu trouver bien des informations.)
J'ai cru comprendre après quelque recherche sur internet que pour payer le moins cher en avion il vallait mieux arriver au Brésil. Ma premiere question est donc d'apres vous par où commencer?
Pour le moyen de locomotion il me semble, toujours d'apres ce que j'ai pu lire, que le bus et eventuellement le train restent les moyens les moins chers. Pensez vous qu'il serait réalisable d'effectuer le voyages en voiture sachant que nous avons tous les deux le permis?
Enfin, j'aurais voulu savoir si 2 ans suffisaient à avoir un aperçu du continent.
Merci par avance pour vos réactions que j'attends avec impatience.
Cela va faire un an que je bosse après avoir obtenu mon Bac. Deux amis ont fait de même. Ayant la chance de vivre encore sous le toit que m'offre mes parents, j'ai pu faire des économies assez conséquentes ( de l'ordre 7000€). Mon but n'est pas de tout dépenser, mon but premier n'est pas le confort mais la découverte c'est pourquoi j'aurais besoin de conseils de voyageurs plus avertis que moi.
Nous sommes deux et disposons de 14 000€ maxi, ayant pour but de visitez la totalité de l'Amérique du Sud. Nous maitrisons l'anglais, l'allemand (j'ai peur que ça ne serve pas..) et mon ami est espagnol. Seul souci le portuguais. La durée du voyage se veut la plus longue possible et le départ des que nous aurons les informations necessaires au voyage la question financière étant réglée. Voici pour les présentations.
Apres avoir passé l'apres midi sur le forum certaines questions sont restées sans réponses (mais j'ai tout de même pu trouver bien des informations.)
J'ai cru comprendre après quelque recherche sur internet que pour payer le moins cher en avion il vallait mieux arriver au Brésil. Ma premiere question est donc d'apres vous par où commencer?
Pour le moyen de locomotion il me semble, toujours d'apres ce que j'ai pu lire, que le bus et eventuellement le train restent les moyens les moins chers. Pensez vous qu'il serait réalisable d'effectuer le voyages en voiture sachant que nous avons tous les deux le permis?
Enfin, j'aurais voulu savoir si 2 ans suffisaient à avoir un aperçu du continent.
Merci par avance pour vos réactions que j'attends avec impatience.
Je cherche à réunir des Séniors ou Retraité(e)s style Routard(e)s pour envisager de voyager ensemble ou simplement échanger des infos sur ce forum.
Si comme moi vous n'aimez pas voyager seuls, mais par contre vous voulez prendre du bon temps et partager des super moments, on peut peut-être dans un premier temps communiquer pour voir si nos profils correspondent.
Plusieurs fois j'ai eu la chance de voyager avec des gens extras et j'ai dans mon sac-à-dos pleins de souvenirs formidables.
Personnellement je conçois le voyage en transports locaux (quelque fois loc de 4x4), hébergements très simples (petits hôtels, aub. de jeunesse ou chez l'habitant), repas sur les marchés ou dans petites gargotes, maximum de contacts avec la population locale et convivialité et solidarité avec mes coéquipier(éres).
Je suis prêt à partir en nov/déc 2014, je n'attends plus que l'occasion se présente !
Enfin ma motivation pour poster ce message: j'ai la chance de partager ma vie avec une femme formidable, son seul défaut : elle déteste les voyages ! Et moi c'est ma passion (Je pense que beaucoup sont dans mon cas!)
Alors si vous vous reconnaissez laissez un message, je suis sûr que nous allons être nombreux à souhaiter faire connaissance.
Cordialement
Didier
Cordialement
Didier
Bonjour, je viens de rentrer d'un voyage merveilleux!
J'ai fait un tour de la Bolivie et du Sud du Pérou avec ma petite soeur (18 et 23 ans).
Nous revenons avec des étoiles pleins les yeux et surout pour vous, des conseils et astuces!!
N'hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d'info!!
Pour moi les incontournables des ces pays et le temps que nous avons passé dans chaque endroit:
- Sucre et Tarabucco le dimanche (5jours) L'agence AVENTURARSE est très sérieuse et propose de nombreuses rando, mais aussi organise le tour de Uyuni à une prix très intéressant. - Potosi, ses mines et la Casa de la Moneda, plus l'église très suprenante au sud de la ville (1 jrs) - Uyuni et le Sud Lipze en 3 jours, jusqu'au Licancabur - La Paz juste pour faire une pause avant le Pérou - Puno et ses iles flottantes (2 jrs) - Cusco, avec le boleto turistoco, possible de visiter de nombreux sites autour de la ville (au total 1 semaine) - Valle Sagrado et Machu Picchu (2 jrs) - Ica et Paracas (2 jrs) visite des caves de pisco, découverte du Pacific et des iles Ballestas "les Mini Galapagos" et de Ica, oasis où l'on peut surfer sur les dunes de sables!! - Arequpa (nous n'avons passé que 2 jrs dans cette ville, mais si vous avez le tps de rester plus, il ya a pas mal de choses à voir autour!) - La Paz (5 jrs env) avec la Valle de la Luna, le Zoo, Tiawanaku, le marché des sorcières - La route de la Mort en VTT l'agence Travel Tracks est très sérieuse et les prix compétitifs - 3 jrs dans la Pampa à Rurrenabaque (tour reservé également par Travel Tracks qui nous avait fait un prix) - Cochabamba (3jrs) - Santa Cruz notre point de chute aller-retour!
VOILA!!!
Si vous avez des questions, je vous répondrai azvec plaisir!! sinon, BON VOYAGE et profitez en bien!!😉
Sigolène
J'ai fait un tour de la Bolivie et du Sud du Pérou avec ma petite soeur (18 et 23 ans).
Nous revenons avec des étoiles pleins les yeux et surout pour vous, des conseils et astuces!!
N'hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d'info!!
Pour moi les incontournables des ces pays et le temps que nous avons passé dans chaque endroit:
- Sucre et Tarabucco le dimanche (5jours) L'agence AVENTURARSE est très sérieuse et propose de nombreuses rando, mais aussi organise le tour de Uyuni à une prix très intéressant. - Potosi, ses mines et la Casa de la Moneda, plus l'église très suprenante au sud de la ville (1 jrs) - Uyuni et le Sud Lipze en 3 jours, jusqu'au Licancabur - La Paz juste pour faire une pause avant le Pérou - Puno et ses iles flottantes (2 jrs) - Cusco, avec le boleto turistoco, possible de visiter de nombreux sites autour de la ville (au total 1 semaine) - Valle Sagrado et Machu Picchu (2 jrs) - Ica et Paracas (2 jrs) visite des caves de pisco, découverte du Pacific et des iles Ballestas "les Mini Galapagos" et de Ica, oasis où l'on peut surfer sur les dunes de sables!! - Arequpa (nous n'avons passé que 2 jrs dans cette ville, mais si vous avez le tps de rester plus, il ya a pas mal de choses à voir autour!) - La Paz (5 jrs env) avec la Valle de la Luna, le Zoo, Tiawanaku, le marché des sorcières - La route de la Mort en VTT l'agence Travel Tracks est très sérieuse et les prix compétitifs - 3 jrs dans la Pampa à Rurrenabaque (tour reservé également par Travel Tracks qui nous avait fait un prix) - Cochabamba (3jrs) - Santa Cruz notre point de chute aller-retour!
VOILA!!!
Si vous avez des questions, je vous répondrai azvec plaisir!! sinon, BON VOYAGE et profitez en bien!!😉
Sigolène
Hello !!!!
Je pars en octobre prochain avec une amie en Amérique du sud pour 5-6 mois. On voyagera en Equateur, Pérou, Bolivie, Argentine et Chili. Etant étudiantes, notre budgets reste quelque peu restreint... Nous comptions dépenser le moins possibles, en logeant chez l'habitant, dans des auberges de jeunesse, ou alors sous tente lorsque cela est possible. Pourriez-vous m'indiquez combien devons nous compter par jours pour deux personnes, en moyenne, puisque comme chacun le sait les pays cités ci dessus ne sont pas égaux au niveau des coût de la vie. 😉
Un grand merci !!!
De plus, entre le Paraguay et l'Uruguay, quel est le pays le plus "sûr" et le plus interessant ?
Je pars en octobre prochain avec une amie en Amérique du sud pour 5-6 mois. On voyagera en Equateur, Pérou, Bolivie, Argentine et Chili. Etant étudiantes, notre budgets reste quelque peu restreint... Nous comptions dépenser le moins possibles, en logeant chez l'habitant, dans des auberges de jeunesse, ou alors sous tente lorsque cela est possible. Pourriez-vous m'indiquez combien devons nous compter par jours pour deux personnes, en moyenne, puisque comme chacun le sait les pays cités ci dessus ne sont pas égaux au niveau des coût de la vie. 😉
Un grand merci !!!
De plus, entre le Paraguay et l'Uruguay, quel est le pays le plus "sûr" et le plus interessant ?
Salut, je suis nouveau sur le Forum. Je m'appelle Rémy, j'ai 20 balai, bientôt 21, je suis dans la région de Lille.
Ca fait déjà 2 ans que je songe à tout lacher pour faire le tour du Monde à pied. J'ai déjà commencé à préparer la base du voyage. Mon itinéraire bien que pas encore définitif et plutôt vague commence déjà à avoir de la gueule : Les 5 continents seront traversé, je prévois juste assez de blé pour pouvoir traverser les mers et océans (3 voyages si tout se passe bien : Asie - Océanie, Océnie - Amériques et Amériques - Europe.).
La question qui me revient sans cesse c'est "Pourquoi?". J'en sais rien, jai simplement envie, pendant quelques années, d'être totalement libre : voir des étendues de paysages calmes, propres, belles; découvrir des langues, des pays, des coutumes. Etre à la merci de la nature et rien qu'elle. Etre libre quoi. Vous allez certainement penser que je suis encore un de ces illuminés en quête d'un soi-même spirituel. Ben c'est pas faux.
Mon principe est tout simple : plus de 200 pays, plus de 6 milliards d'être humain, des millions de coutumes, de paysages magnifiques, d'animaux, de dangers. Alors pourquoi l'homme reste-t-il dans son pays, dans sa région, dans sa maison, à ne faire que ce qu'il à l'habitude de faire? Je sais que si je me limite à avoir une vie conforme à celle que la société compte me donner je m'en voudrais. Nous avons une moyenne d'âge de 80 ans, mais c'est minuscule à l'échelle de la planête! Alors j'ai pas envie de découvrir les chose via des reportages et des images : je veux les vivre, c'est tout. Si je part pas j'aurais gâcher ma vie c'est sûr. Question de point de vue me direz-vous, le mien est tou vu.
Pour ce qui est des désillusions, pas de soucis je m'y attend bien évidemment, surtout dans les pays dit "évolués", où forcément ce sera pas mieux que la France, mais qu'importe certaines choses méritent d'être vécue et je pense que pour mourir serein il ne faut pas perdre son temps avec les codes sociaux si restrictifs.
Donc voilà, je prépare mon voyage, je partirais sûrment dans 1 ans ou 2, tout dépendra de la façon dont tout ceci s'organise, mais il est clair que ce voyage sera fait.
Eventuellement si des personnes cherche un coéquipier pour un voyage du genre, ou veulent me rejoindre, j'accepte à bras ouvert.🙂
Voilà, je voulais votre avis, bon ou mauvais, moqueur ou enthousiaste, peu m'importe, un avis c'est déjà pas mal🙂
Ca fait déjà 2 ans que je songe à tout lacher pour faire le tour du Monde à pied. J'ai déjà commencé à préparer la base du voyage. Mon itinéraire bien que pas encore définitif et plutôt vague commence déjà à avoir de la gueule : Les 5 continents seront traversé, je prévois juste assez de blé pour pouvoir traverser les mers et océans (3 voyages si tout se passe bien : Asie - Océanie, Océnie - Amériques et Amériques - Europe.).
La question qui me revient sans cesse c'est "Pourquoi?". J'en sais rien, jai simplement envie, pendant quelques années, d'être totalement libre : voir des étendues de paysages calmes, propres, belles; découvrir des langues, des pays, des coutumes. Etre à la merci de la nature et rien qu'elle. Etre libre quoi. Vous allez certainement penser que je suis encore un de ces illuminés en quête d'un soi-même spirituel. Ben c'est pas faux.
Mon principe est tout simple : plus de 200 pays, plus de 6 milliards d'être humain, des millions de coutumes, de paysages magnifiques, d'animaux, de dangers. Alors pourquoi l'homme reste-t-il dans son pays, dans sa région, dans sa maison, à ne faire que ce qu'il à l'habitude de faire? Je sais que si je me limite à avoir une vie conforme à celle que la société compte me donner je m'en voudrais. Nous avons une moyenne d'âge de 80 ans, mais c'est minuscule à l'échelle de la planête! Alors j'ai pas envie de découvrir les chose via des reportages et des images : je veux les vivre, c'est tout. Si je part pas j'aurais gâcher ma vie c'est sûr. Question de point de vue me direz-vous, le mien est tou vu.
Pour ce qui est des désillusions, pas de soucis je m'y attend bien évidemment, surtout dans les pays dit "évolués", où forcément ce sera pas mieux que la France, mais qu'importe certaines choses méritent d'être vécue et je pense que pour mourir serein il ne faut pas perdre son temps avec les codes sociaux si restrictifs.
Donc voilà, je prépare mon voyage, je partirais sûrment dans 1 ans ou 2, tout dépendra de la façon dont tout ceci s'organise, mais il est clair que ce voyage sera fait.
Eventuellement si des personnes cherche un coéquipier pour un voyage du genre, ou veulent me rejoindre, j'accepte à bras ouvert.🙂
Voilà, je voulais votre avis, bon ou mauvais, moqueur ou enthousiaste, peu m'importe, un avis c'est déjà pas mal🙂
Bonjour à tous, je prévois l'année prochaine de traverser l'AS, je pense évidemment au "classico" Lima Ushuaia. Je n'est pas de contraintes professionnelles puisque je vais quitter mon travail 😎 mais j'ai une compagne qui est allergique au vélo et a qui ca ne dit rien du tout de passer les cols Péruviens a 5000 charger comme une bourique, je suis en pleine négociation pour me tirer en solo.
Donc j'ai besoin de données de temps et de KM. Lima Ushuaia ca fait apparemment environ 10 000 km (en évitant les autoroutes, précision à + ou - 1km...). Je pense qu'en 6mois c'est confortable, seulement ca semble en peu long à ma moitié... Du coup maintenant qu'elle est au courant des 6 mois, je lui annoncerai bien 4 mois pour la calmer... Lima - Ushuaia en 4mois est ce faisable? ou dois je racourcir le périple? Et donc partir d'où?
Dur dur les négociations cyclo-matrimoniales...
d'avance merci
Bonjour à tous
Nous comptons partir en janvier-février au Pérou, en Bolivie et en Equateur. Les guides (Routard et autres) et le site des Affaires étrangères sont très alarmistes sur la sécurité des voyageurs. Nous comptons nous déplacer en bus et autres transports locaux et dormir dans des lieux à petits prix.
Nous étions l'année dernière en Ethiopie (un peu difficile) et on aspire à un peu de tranquillité d'esprit et de corps.
Merci pour vos infos.
C&M
Bonjour,
Je suis étudiante en tourisme et pour la rédaction de mon mémoire de fin d’étude, j’ai choisi le thème de l’insécurité en voyage. Ayant moi-même réaliser un tour « Pérou-Bolivie-Equateur », je désirerai avoir votre avis quand à l’insécurité rencontrée lors de vos expériences dans ces pays. Avez-vous eu des problèmes liés à l’instabilité politique ou à la drogue ? Avez-vous subi des préjudices ? Vols, arnaques, intimidation ? A quelles sources de recommandations vous êtes vous fiés pour organiser votre voyage ? (Guide, site web, agences …)
Que conseilleriez-vous aux voyageurs ? (zones à risque, horaires, …) Vos pseudos ne seront bien sûr pas mentionnés dans mon rapport. Merci de votre aide ! Laeti
Je suis étudiante en tourisme et pour la rédaction de mon mémoire de fin d’étude, j’ai choisi le thème de l’insécurité en voyage. Ayant moi-même réaliser un tour « Pérou-Bolivie-Equateur », je désirerai avoir votre avis quand à l’insécurité rencontrée lors de vos expériences dans ces pays. Avez-vous eu des problèmes liés à l’instabilité politique ou à la drogue ? Avez-vous subi des préjudices ? Vols, arnaques, intimidation ? A quelles sources de recommandations vous êtes vous fiés pour organiser votre voyage ? (Guide, site web, agences …)
Que conseilleriez-vous aux voyageurs ? (zones à risque, horaires, …) Vos pseudos ne seront bien sûr pas mentionnés dans mon rapport. Merci de votre aide ! Laeti
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Bonjour tout le monde !
Alors voilà, j'ai décidé de passer le pas et de partir avec mon sac à dos réaliser mon rêve de petite fille : visiter le pays des Incas ! Eh oui, je le reconnais, j'ai été élevé à la sauce des "Mystérieuses Citées d'Or" à tel point que mes animaux en ont souffert : je leur ai donné comme nom Zia, Tao et Esteban ! 🤪
Je pars donc pour Lima en novembre 2010 (ou octobre s'il le faut), pour y rester minimum 1 mois voir plus. Cela dépendra des finances. Je ne sais pas encore si je vais trouver quelqu'un pour venir avec moi mais tant pis !
Après avoir passé des heures sur ce forum (complètement génial!), j'ai décidé qu'il faudrait peut-être envisager de faire un détour par la Bolivie. Pour le parcours, je vais y réfléchir plus tard. Ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est de dormir chez l'habitant, être au contact des gens. Je voudrais savoir si des voyageurs pourraient me donner des conseils, des infos ou même des contacts afin de pouvoir vivre mon périple comme je le souhaite sans trop m'inquiéter.
Merci pour vos réponses.
Alors voilà, j'ai décidé de passer le pas et de partir avec mon sac à dos réaliser mon rêve de petite fille : visiter le pays des Incas ! Eh oui, je le reconnais, j'ai été élevé à la sauce des "Mystérieuses Citées d'Or" à tel point que mes animaux en ont souffert : je leur ai donné comme nom Zia, Tao et Esteban ! 🤪
Je pars donc pour Lima en novembre 2010 (ou octobre s'il le faut), pour y rester minimum 1 mois voir plus. Cela dépendra des finances. Je ne sais pas encore si je vais trouver quelqu'un pour venir avec moi mais tant pis !
Après avoir passé des heures sur ce forum (complètement génial!), j'ai décidé qu'il faudrait peut-être envisager de faire un détour par la Bolivie. Pour le parcours, je vais y réfléchir plus tard. Ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est de dormir chez l'habitant, être au contact des gens. Je voudrais savoir si des voyageurs pourraient me donner des conseils, des infos ou même des contacts afin de pouvoir vivre mon périple comme je le souhaite sans trop m'inquiéter.
Merci pour vos réponses.
Voilà,
Je prévois de partir en Avril 2012, à la découverte de l'Amérique du sud et depuis quelques temps une idée grandi en moi, celle de parcourir le continent à vélo, ce qui serait pour moi ma première expérience de cyclotourisme.
La durée du voyage serais de 8 à 10 mois, en me fixant une moyenne que je pense raisonnable de 60km par jours. Je pense passez le maximum de mes nuits sous tente, et donc de me préparer mes repas.
Je me pose quand même un certain nombre de questions, tout d'abord, pensez vous que mon projet est réalisable pour un premier voyage à vélo ? Ensuite quel type de tente faut-il, pour un voyage de la sorte ? Quel taille ? Et je me demande aussi comment faire pour la nourriture et l'eau ? Que mangez-vous en voyage ?
N'hésitez pas à me donner d'autres conseils, étant novice en la matière toutes les infos sont bonnes à prendre pour moi !
Amicalement,
Yann
La durée du voyage serais de 8 à 10 mois, en me fixant une moyenne que je pense raisonnable de 60km par jours. Je pense passez le maximum de mes nuits sous tente, et donc de me préparer mes repas.
Je me pose quand même un certain nombre de questions, tout d'abord, pensez vous que mon projet est réalisable pour un premier voyage à vélo ? Ensuite quel type de tente faut-il, pour un voyage de la sorte ? Quel taille ? Et je me demande aussi comment faire pour la nourriture et l'eau ? Que mangez-vous en voyage ?
N'hésitez pas à me donner d'autres conseils, étant novice en la matière toutes les infos sont bonnes à prendre pour moi !
Amicalement,
Yann
salut a tous
bon ayant un budget de 5000 euros en tout et pour tout
et pas de date de retour particulieres prevues
je desirais arriver sur ushuaia en fevrier puis partir en remontant etre chili et argentine ensuite la bolivie et le perou
apparemet le passage de panama n est pas evident et plutot risqué
sur le site du routard ils feraient flipper tout ceux voulant passer la frontiere
alors est ce tendu pour le budget que j ai
bref donner moi si le coeur vous en dis des infos
je desire partir toute seule
j ai 24 ans
et l espagol n est pas reelement ma lague maternelle..
MERCI POUR VOS REPONSES
Bonjour,
ça fait maintenant quelques jours que je farfouille le net pour trouver la configuration que je souhaite pour mon futur vélo de randonnée. Celui-ci me servira pour un voyage à vélo en Amérique du Sud, durant lequel je devrais passer pas mal de temps dans la Cordillère (Equateur, Pérou, bolivie, Chili, Argentine). j'ai donc tenté de sélectionner du matériel plutôt costaud. L'idée est d'acheter les pièces détachées et de le monter moi-même afin de pouvoir sélectionner le matériel que je souhaite, mais aussi et surtout de savoir le monter et le démonter pour l'entretenir correctement en voyage et réparer la casse qui pourrait survenir en cours de route. Comme je n'ai pas beaucoup d'expérience dans le montage de vélo, j'irai probablement me faire aider dans des ateliers associatifs.
Je pense avoir trouver quelquechose d'assez équilibré et je vous sollicite pour avoir votre avis. Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des modifications à proposer ? Est-ce que j'ai oublié des éléments ? Sont-ils tous bien compatibles entre eux ?
Cadre + fourche : Surly Long Haul Trucker, 26", taille 54
Transmission : Groupe Shimano SLX M670 : - Pédalier Shimano SLX FC-M670 (24-32-42), BSA 68/73, avec manivelles 175mm - Boitier de pédalier Shimano Hollowtech II SM-BB70 - Dérailleur arrière Shimano SLX Shadow RD-670, longue chape - Dérailleur avant Shimano SLX FD-M671, collier haut (31,8//34,9) - Cassette Shimano SLX CS-HG81, 10 vitesses, 11-34 - Chaine Shimano SLX CN-HG95 - Paire de Shifter Shimano SLX 3x10 avec pince SL-M670 - Paire de Câbles interne Shimano
Freinage : V-Brake Deore T610 - Etriers Shimano deore LX BR-T670 - Patins Shimano S70C - Paire de Leviers Shimano LX BL-T670-B, 3 doigts - Modulateur de puissance - Paire de Câbles
Périphériques : - Jeu de direction : Ritchey Comp Logic EC34/28,6 - EC34/30, type standard externe, 1 1/8 - Potence : Potence réglable Ergotec Swell Eco pour guidon standard 25,4 mm - Cintre : Guidon papillon Ergotec Contest Traveler + mousse et embouts - Pédales : Plateforme BBB-BPD-32 - Selle : SMP Trekking gel - Tige de selle : Ritchey Trail
Roues : - Jantes : Rigida / Ryde Big Bull 26", 559mm, 36 trous - Moyeu avant : Dynamo Shimano DH-3N31, 36 trous - Moyeu arrière : Shimano Deore XT FH-T780, 135mm, 36 trous - Rayons : Sapim Strong - Ecrous : Sapim - Pneus : Schwalbe Marathon Mondial Evolution Double Defense TravelStar, 26x2,00 - Chambres à air : Schwalbe 26" (AV13), compatible avec des pneus de dimensions 26 x 1.50 à 26 x 2.50 - Fonds de jante : Schwalbe High Pressure 25/559
Accessoires : - Eclairage avant : Busch & Müller Lumotech IQ Avy N LED 2015 - Eclairage arrière : Busch & Müller Toplight Flat S Plus LED - Garde-boues : Stronglight Country 26" (60mm) - Porte bagages avant : Tubus Tara Lowrider - Porte bagages arrière : Tubus Logo Classic - Béquille : Humpert Ergotec Extrem - Rétroviseur : Busch & Müller Cycle Star à tige courte et recourbée, 80mm
Normalement, il ne me manque que sacoches, portes bidon et bidons.
Questions complémentaires : --> Comment déterminer la longueur de la potence ? --> Que pensez-vous de ce jeu de direction ? (je ne connais pas du tout ce type de matériel, donc j'ai pris plus ou moins au hasard) --> Idem pour la tige de selle, je l'ai prise au milieu de tant d'autre ... --> J'envisage de faire monter mes roues chez Komponentix, me confirmez-vous les bons retours que j'ai pu lire ? Savez-vous quel est le prix du montage ? --> J'envisage d'acheter certaines de ces pièces chez Bike Components, sont-ils fiables ? --> J'ai lu qu'il n'était pas facile de fixer une béquille sur un cadre Surly, avez-vous des pistes à ce sujet ?
Cette configuration frise les 1500€, ce qui est la limite que je m'étais fixé au départ.
Voilà voilà, ça fait beaucoup d'interrogations ... je pense ne pas m'être trop planté, mais j'aimerais bien être rassuré avant de passer commande vu l'investissement que cela représente. Merci beaucoup 🙂 Camille
ça fait maintenant quelques jours que je farfouille le net pour trouver la configuration que je souhaite pour mon futur vélo de randonnée. Celui-ci me servira pour un voyage à vélo en Amérique du Sud, durant lequel je devrais passer pas mal de temps dans la Cordillère (Equateur, Pérou, bolivie, Chili, Argentine). j'ai donc tenté de sélectionner du matériel plutôt costaud. L'idée est d'acheter les pièces détachées et de le monter moi-même afin de pouvoir sélectionner le matériel que je souhaite, mais aussi et surtout de savoir le monter et le démonter pour l'entretenir correctement en voyage et réparer la casse qui pourrait survenir en cours de route. Comme je n'ai pas beaucoup d'expérience dans le montage de vélo, j'irai probablement me faire aider dans des ateliers associatifs.
Je pense avoir trouver quelquechose d'assez équilibré et je vous sollicite pour avoir votre avis. Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des modifications à proposer ? Est-ce que j'ai oublié des éléments ? Sont-ils tous bien compatibles entre eux ?
Cadre + fourche : Surly Long Haul Trucker, 26", taille 54
Transmission : Groupe Shimano SLX M670 : - Pédalier Shimano SLX FC-M670 (24-32-42), BSA 68/73, avec manivelles 175mm - Boitier de pédalier Shimano Hollowtech II SM-BB70 - Dérailleur arrière Shimano SLX Shadow RD-670, longue chape - Dérailleur avant Shimano SLX FD-M671, collier haut (31,8//34,9) - Cassette Shimano SLX CS-HG81, 10 vitesses, 11-34 - Chaine Shimano SLX CN-HG95 - Paire de Shifter Shimano SLX 3x10 avec pince SL-M670 - Paire de Câbles interne Shimano
Freinage : V-Brake Deore T610 - Etriers Shimano deore LX BR-T670 - Patins Shimano S70C - Paire de Leviers Shimano LX BL-T670-B, 3 doigts - Modulateur de puissance - Paire de Câbles
Périphériques : - Jeu de direction : Ritchey Comp Logic EC34/28,6 - EC34/30, type standard externe, 1 1/8 - Potence : Potence réglable Ergotec Swell Eco pour guidon standard 25,4 mm - Cintre : Guidon papillon Ergotec Contest Traveler + mousse et embouts - Pédales : Plateforme BBB-BPD-32 - Selle : SMP Trekking gel - Tige de selle : Ritchey Trail
Roues : - Jantes : Rigida / Ryde Big Bull 26", 559mm, 36 trous - Moyeu avant : Dynamo Shimano DH-3N31, 36 trous - Moyeu arrière : Shimano Deore XT FH-T780, 135mm, 36 trous - Rayons : Sapim Strong - Ecrous : Sapim - Pneus : Schwalbe Marathon Mondial Evolution Double Defense TravelStar, 26x2,00 - Chambres à air : Schwalbe 26" (AV13), compatible avec des pneus de dimensions 26 x 1.50 à 26 x 2.50 - Fonds de jante : Schwalbe High Pressure 25/559
Accessoires : - Eclairage avant : Busch & Müller Lumotech IQ Avy N LED 2015 - Eclairage arrière : Busch & Müller Toplight Flat S Plus LED - Garde-boues : Stronglight Country 26" (60mm) - Porte bagages avant : Tubus Tara Lowrider - Porte bagages arrière : Tubus Logo Classic - Béquille : Humpert Ergotec Extrem - Rétroviseur : Busch & Müller Cycle Star à tige courte et recourbée, 80mm
Normalement, il ne me manque que sacoches, portes bidon et bidons.
Questions complémentaires : --> Comment déterminer la longueur de la potence ? --> Que pensez-vous de ce jeu de direction ? (je ne connais pas du tout ce type de matériel, donc j'ai pris plus ou moins au hasard) --> Idem pour la tige de selle, je l'ai prise au milieu de tant d'autre ... --> J'envisage de faire monter mes roues chez Komponentix, me confirmez-vous les bons retours que j'ai pu lire ? Savez-vous quel est le prix du montage ? --> J'envisage d'acheter certaines de ces pièces chez Bike Components, sont-ils fiables ? --> J'ai lu qu'il n'était pas facile de fixer une béquille sur un cadre Surly, avez-vous des pistes à ce sujet ?
Cette configuration frise les 1500€, ce qui est la limite que je m'étais fixé au départ.
Voilà voilà, ça fait beaucoup d'interrogations ... je pense ne pas m'être trop planté, mais j'aimerais bien être rassuré avant de passer commande vu l'investissement que cela représente. Merci beaucoup 🙂 Camille
Bonjour,
Je suis en pleine peche aux infos. Je suis actuellement a Bogota - Colombie (je suis franco colombien). Je compte partir d'ici un mois (mi -juillet) en velo pour rejoindre l'Argentine. Mon itineraire grosso modo : Colombie, Equateur, Perou, Bolivie...ensuite, l'idee est de faire Sud Bresil, Uruguay, Argentine et Chili. En realite, depuis la Bolivie, plusieurs options s'ouvrent. Je n'ai pas d'ordre. Je pense quitter la Bolivie vers fin Novembre. Ensuite...Quid du Paraguay:
Qui connait le Paraguay a velo ? Niveau relief cela parait monotone, mais pour le reste je n'ai pas trop d'info.
PLANNING : Depart mi juillet 2010 de Bogota et retour (fevrier, mars, avril...Mai 2011 maxi) en avion depuis Buenos Aires ou Santiago Chili pour revenir a Bogota.
1. Quelqu'un a une idee du budget (hors avion), en tenant en compte d'un bivouac ou d'un coin non marchandée pour environ 70% des nuits ( en Colombie, aucun hebergement marchand...) ? 3000 euros ?
2. Comment sont les routes, fortes differences entre les pays ?
3. Je ne pense pas descendre jusqu'a Ushaia, trop loin, mais jusqu'ou cela vaut la peine de descendre en Patagonie ? Les 7 lac, le Lago Buenos Aires, PN Torres del Paine...?
4. Je voyagerai seul, donc tous les conseils pour un cycliste en solo sont les bienvenus...
5. Comment alimentez-vous telephone, appareil photo...? Dynamo adaptable ?
Merci a tous pour les infos que vous pouvez m'apporter.
Et bon courage a Angelique...
Gabriel
Je suis en pleine peche aux infos. Je suis actuellement a Bogota - Colombie (je suis franco colombien). Je compte partir d'ici un mois (mi -juillet) en velo pour rejoindre l'Argentine. Mon itineraire grosso modo : Colombie, Equateur, Perou, Bolivie...ensuite, l'idee est de faire Sud Bresil, Uruguay, Argentine et Chili. En realite, depuis la Bolivie, plusieurs options s'ouvrent. Je n'ai pas d'ordre. Je pense quitter la Bolivie vers fin Novembre. Ensuite...Quid du Paraguay:
Qui connait le Paraguay a velo ? Niveau relief cela parait monotone, mais pour le reste je n'ai pas trop d'info.
PLANNING : Depart mi juillet 2010 de Bogota et retour (fevrier, mars, avril...Mai 2011 maxi) en avion depuis Buenos Aires ou Santiago Chili pour revenir a Bogota.
1. Quelqu'un a une idee du budget (hors avion), en tenant en compte d'un bivouac ou d'un coin non marchandée pour environ 70% des nuits ( en Colombie, aucun hebergement marchand...) ? 3000 euros ?
2. Comment sont les routes, fortes differences entre les pays ?
3. Je ne pense pas descendre jusqu'a Ushaia, trop loin, mais jusqu'ou cela vaut la peine de descendre en Patagonie ? Les 7 lac, le Lago Buenos Aires, PN Torres del Paine...?
4. Je voyagerai seul, donc tous les conseils pour un cycliste en solo sont les bienvenus...
5. Comment alimentez-vous telephone, appareil photo...? Dynamo adaptable ?
Merci a tous pour les infos que vous pouvez m'apporter.
Et bon courage a Angelique...
Gabriel

Bonjour,
mon vélo est actuellement monté avec des Schwable Marathon en tringle souple (26 x2.00). En passant à Decath, j'ai vu ceux-ci: http://www.schwalbe.com/fr/tour-reader/marathon.html en tringle rigide et en 26 x 1.75 pour environ 25 euros pièce. Je suis tenté malgré le poids (850 g environ)
Merci pour vos retours,
Pierre 🙂
mon vélo est actuellement monté avec des Schwable Marathon en tringle souple (26 x2.00). En passant à Decath, j'ai vu ceux-ci: http://www.schwalbe.com/fr/tour-reader/marathon.html en tringle rigide et en 26 x 1.75 pour environ 25 euros pièce. Je suis tenté malgré le poids (850 g environ)
Merci pour vos retours,
Pierre 🙂
Bonjour,
Je suis à la recherche d’informations pour le projet suivants.
Ma compagne et moi-même partirons en juillet 2011 pour 12 mois traverser les Amériques à vélo, en partant de Calgary canada et pour arriver à Ushuaia Argentine. Soit selon mes estimations 18000 km. Les différents pays traversés seront les suivants : canada – USA – Mexique – Guatemala – El Salvador – Honduras – Nicaragua – Costa Rica – panama – Equateur – Pérou – Bolivie – argentine – chili.
Nous comptons vivre simplement, faire notre popote, loger sous notre tente ou chez une personne accueillante et occasionnellement un p’tit resto et un p’tit hôtel pour bien se décrasser
Alors si vous avez des remarques, commentaires suggestions, critiques… ou des expériences à partager…
J’ai pas mal bouquiné sur le sujet et également surfé , mais il reste des zones d’ombres :
- Comment estimer au mieux les distances a parcourir ? j’ai pour les usa fait un parcours sur google map et pour les autres pays j’ai tracer des traits sur une carte et multiplié cette distance par 1, 5.
- 18000 km en an est-ce raisonnable ou ambitieux ?
- Comment savoir le cout de la vie des pays traversés (nourritures et petit extras resto hotel…)
Bonjour,
Cela fait plusieurs mois que je fais des recherches pour faire un tour du monde (et des années que j'en rêve🙂).
Je souhaite faire un tour du monde en vélo couché pour un départ mi-septembre 2013. Afin d'éviter de faire des erreurs j'aimerai vous le présenté et que vous me donniez vos avis.
Mon trajet approximatif est le suivant : septembre : Népal octobre : Bangladesh novembre : Birmanie décembre: Thaïlande + laos janvier : Cambodge février : Australie mars:chili avril chili+Bolivie mai : Pérou juin Zambie juillet Tanzanie aout:kenya
Tous d'abord, d'un point de vue climatique cela vous semble-t-il faisable ? (j'ai essayé de faire le parcours avec : "ou, quand partir en 2012")
Je prévois de dormir chez l'habitant en demandant l'autorisation de planter ma tente près de chez eux ou en couchsurfing. Certains de ces pays présentent-ils des difficultés ou des restrictions pour " dormir chez l'habitant " ?
j'ai prévu un budget vie quotidienne de 10€/j en moyenne.
je suis ouvert à tous commentaires. amicalement jonathan
ps: Pour ceux qui voudraient plus de détails, mon blog en cours de construction: espoirkine.fr
Je souhaite faire un tour du monde en vélo couché pour un départ mi-septembre 2013. Afin d'éviter de faire des erreurs j'aimerai vous le présenté et que vous me donniez vos avis.
Mon trajet approximatif est le suivant : septembre : Népal octobre : Bangladesh novembre : Birmanie décembre: Thaïlande + laos janvier : Cambodge février : Australie mars:chili avril chili+Bolivie mai : Pérou juin Zambie juillet Tanzanie aout:kenya
Tous d'abord, d'un point de vue climatique cela vous semble-t-il faisable ? (j'ai essayé de faire le parcours avec : "ou, quand partir en 2012")
Je prévois de dormir chez l'habitant en demandant l'autorisation de planter ma tente près de chez eux ou en couchsurfing. Certains de ces pays présentent-ils des difficultés ou des restrictions pour " dormir chez l'habitant " ?
j'ai prévu un budget vie quotidienne de 10€/j en moyenne.
je suis ouvert à tous commentaires. amicalement jonathan
ps: Pour ceux qui voudraient plus de détails, mon blog en cours de construction: espoirkine.fr
Bonjour à tous,
Mon copain et moi prévoyons de partir pour un voyage au long cours à vélo (couché) et, si possible, sans avion à partir de septembre 2011.
Nous pensons nous rendre en Guyane Française en cargo puis faire le tour de l'Amérique du sud dans le sens anti-horlogique. Celà donnerait plus ou moins le programme suivant:
Septembre: Cargo (15j) + Guyane Française Octobre-Novembre-Décembre: Brésil Janvier: Chili-Argentine Février: Chili-Argentie (Sud) Mars-Avril: Chili-Argentine Mai: Bolivie Juin-juillet: Pérou Août: Equateur Septembre: Colombie
Qu'en pensez-vous? Devons-nous redouter plus le vent dans ce sens que dans l'autre?
Les timings vous semblent-ils réalistes sachant que nous souhaitons prendre le temps de découvrir les régions traversées et d'aller à la rencontre des gens?
Auriez-vous des conseils particuliers?
Je n'ai lu quasi que du négatif sur le Brésil à vélo... n'y a-t-il pas des routes secondaires où nous serions plus en sécurité?
(C'est encore assez vague mais nous n'en sommes qu'au début de la préparation)
Merci d'avance pour vos réponses.
Angélique
Mon copain et moi prévoyons de partir pour un voyage au long cours à vélo (couché) et, si possible, sans avion à partir de septembre 2011.
Nous pensons nous rendre en Guyane Française en cargo puis faire le tour de l'Amérique du sud dans le sens anti-horlogique. Celà donnerait plus ou moins le programme suivant:
Septembre: Cargo (15j) + Guyane Française Octobre-Novembre-Décembre: Brésil Janvier: Chili-Argentine Février: Chili-Argentie (Sud) Mars-Avril: Chili-Argentine Mai: Bolivie Juin-juillet: Pérou Août: Equateur Septembre: Colombie
Qu'en pensez-vous? Devons-nous redouter plus le vent dans ce sens que dans l'autre?
Les timings vous semblent-ils réalistes sachant que nous souhaitons prendre le temps de découvrir les régions traversées et d'aller à la rencontre des gens?
Auriez-vous des conseils particuliers?
Je n'ai lu quasi que du négatif sur le Brésil à vélo... n'y a-t-il pas des routes secondaires où nous serions plus en sécurité?
(C'est encore assez vague mais nous n'en sommes qu'au début de la préparation)
Merci d'avance pour vos réponses.
Angélique
... pour un voyage à vélo en amérique du sud durant 4 mois, dont 1 mois en Bolivie où le risque de tomber sur des meutes est fréquent. j'me tâte toujours à me faire vacciner contre la rage ?!
merciiiiiii
turbu
Je tiens simplement à faire une remarque, après avoir compris à quel point le Pérou est la destination touristique par excellence d'Amérique du sud. J'ai toujours l'impression que les gens veulent vivre une aventure dans des régions éloignées, comme des aventuriers ou des conquistadores, pour revenir à l'unique endroit non-exploré et faire d'eux même des grand explorateurs. Mais se rendent-il compte à quel point le Pérou est depuis longtemps la "gringo trail" de l'amérique latine? L'endroit où les hordes de touristes et de voyages organisés débarquent, et marche en rang dans les lieux touristiques comme à Disney World 😄. Les bandits aussi l'ont compris, ce qui fait du Pérou une destination plus dangereuse pour le vol et les agressions que la Colombie ou le Vénézuela.
Ce phénomène de masse apporte son lot de problèmes. Entre-autre, ne jamais avoir la possibilité de marcher sans se faire vendre pleins de gugusses aux 2 coins de rue, et autres trucs non-plaisants des lieux hyper touristiques. De plus, arriver au sommet du Machu Picchu et s'attendre de voir la brume et le mystère planner, pour finalement découvrir des hordes de touristes prendres de photos et embrasser les roches qui dégagent une "énergie mystique", à en donner mal au coeur.
Quand je voyage, j'ai envie de décrocher, de partir dans un monde non-fake (donc non touristique le plus possible car : qui dit tourisme de masse, dit fake nécessairement). Pourquoi pas visiter des endroits pour les gens, et sans toujours suivre les 3-4 "must-see" des guides de voyage. Les pays resteraient peut-être plus authentique de cette façon. J'ai préféré aller en Équateur au lieu d'aller au Pérou, pour éviter les hordes de touristes, et je ne pense pas que ce soit un mauvais choix nécessairement.
L'idée est simplement de trouver des façons différentes et originales de voyager, et de découvrir de vrais endroits qui en valent la peine, pas nécessairement grandiose comme le Machu Picchu, mais qui peuvent offrir une plus grande satisfaction personnelle au vogayeur.
Lors de mon voyage en inde, j'ai préféré de beaucoup manger chez l'habitant à Varanasi et partager des moments magiques que de visiter le Taj Mahal, même si j'y suis allé parce que mon copain voulait absolument le voir. La visite de ce monument était agréable mais non essentielle, vraiment.
Je vais surment me faire dire que le Pérou n'est pas un pays plein de hordes de touristes et blablabla par tous ceux qui y sont allé, mais je ne crois pas être très loin de la vérité en disant que tout la bas est over-raté, comparativement au reste de l'amérique du sud qui mérite une plus grand attention.
JS
Ce phénomène de masse apporte son lot de problèmes. Entre-autre, ne jamais avoir la possibilité de marcher sans se faire vendre pleins de gugusses aux 2 coins de rue, et autres trucs non-plaisants des lieux hyper touristiques. De plus, arriver au sommet du Machu Picchu et s'attendre de voir la brume et le mystère planner, pour finalement découvrir des hordes de touristes prendres de photos et embrasser les roches qui dégagent une "énergie mystique", à en donner mal au coeur.
Quand je voyage, j'ai envie de décrocher, de partir dans un monde non-fake (donc non touristique le plus possible car : qui dit tourisme de masse, dit fake nécessairement). Pourquoi pas visiter des endroits pour les gens, et sans toujours suivre les 3-4 "must-see" des guides de voyage. Les pays resteraient peut-être plus authentique de cette façon. J'ai préféré aller en Équateur au lieu d'aller au Pérou, pour éviter les hordes de touristes, et je ne pense pas que ce soit un mauvais choix nécessairement.
L'idée est simplement de trouver des façons différentes et originales de voyager, et de découvrir de vrais endroits qui en valent la peine, pas nécessairement grandiose comme le Machu Picchu, mais qui peuvent offrir une plus grande satisfaction personnelle au vogayeur.
Lors de mon voyage en inde, j'ai préféré de beaucoup manger chez l'habitant à Varanasi et partager des moments magiques que de visiter le Taj Mahal, même si j'y suis allé parce que mon copain voulait absolument le voir. La visite de ce monument était agréable mais non essentielle, vraiment.
Je vais surment me faire dire que le Pérou n'est pas un pays plein de hordes de touristes et blablabla par tous ceux qui y sont allé, mais je ne crois pas être très loin de la vérité en disant que tout la bas est over-raté, comparativement au reste de l'amérique du sud qui mérite une plus grand attention.
JS
Bonjour à tous !
Enfin je vais pouvoir assouvir mes envies de voyages ! En effet je compte traverser l'Amérique du Sud en 5 mois ( de Avril à Septembre ) à vélo et seul. L'idée serait de partir de Maracaïbo pour terminer à Ushuaia .. J'ai 20 ans, je suis sportif, aventurier et débrouillard. Comme l'indique le titre de cette discussion, dans mon périple, je compte traverser l'Amazonie. 😉😉 Ma toute première question serait , cela vous parait-il possible? En effet, se pose la question des routes(y en a t il ?), des animaux sauvages en tout genre ( vilains piranhas et araignées sanglantes...), la nourriture pour la traversée.. Enfin voilà, mon voyage est prévu pour Avril, donc assez loin encore. Egalement, n'hésitez pas à me dire quels endroits vous ont ému lors de vos voyages sur l'Amérique du sud, quels sont ceux qui vous paraissent incontournables selon vous ... Le sujet de ma discussion est certes très large mais j'espère de tout cœur que vous pourrez m'aider grâce à vos expériences vécus!! Merci !
Enfin je vais pouvoir assouvir mes envies de voyages ! En effet je compte traverser l'Amérique du Sud en 5 mois ( de Avril à Septembre ) à vélo et seul. L'idée serait de partir de Maracaïbo pour terminer à Ushuaia .. J'ai 20 ans, je suis sportif, aventurier et débrouillard. Comme l'indique le titre de cette discussion, dans mon périple, je compte traverser l'Amazonie. 😉😉 Ma toute première question serait , cela vous parait-il possible? En effet, se pose la question des routes(y en a t il ?), des animaux sauvages en tout genre ( vilains piranhas et araignées sanglantes...), la nourriture pour la traversée.. Enfin voilà, mon voyage est prévu pour Avril, donc assez loin encore. Egalement, n'hésitez pas à me dire quels endroits vous ont ému lors de vos voyages sur l'Amérique du sud, quels sont ceux qui vous paraissent incontournables selon vous ... Le sujet de ma discussion est certes très large mais j'espère de tout cœur que vous pourrez m'aider grâce à vos expériences vécus!! Merci !
Bonjour à tous!
Déjà bientôt 3 ans que nous sommes rentrés de notre voyage en Amérique du Sud... il est temps de recommencer à rêver! Ce n'est clairement pas pour tout de suite... sans doute dans 5 ans... mais comme "préparer", c'est déjà voyager un peu, je me mets à rêver devant les cartes et j'aurais quelques questions!
(Et puis je me dis que si ça ne finissait pas par nous servir, ça servira à d'autres ;-) Je retombe encore sur des questions que j'avais posées il y a quelques années quand je fais certaines recherches!)
Bon alors l'idée c'est un voyage en famille (probablement 2 enfants, qui auront probablement 7 ans et 4,5 ans au moment du départ), avec vélos couchés pour les parents, et vélos droits enfants tractés grâce à des follow me pour les enfants.
Alors voici le "pré-projet" avec les questions:
1) Départ en octobre de Belgique jusqu'à Marseille à vélo
2) Croisière de repositionnement entre Marseille et Santos (Brésil, port à côté de Sao Polo) ou Buenos Aires départ fin novembre, arrivée vers le 10-15 décembre. --> Quel itinéraire serait préférable? Est-ce qu'il est intéressant de rouler entre Santos et Buenos Aires à vélo? (Et n'y fait-il pas beaucoup trop chaud à cette saison?)
3) Bus de Buenos Aires à "quelque part en Patagonie" --> 3A) Faire étape à Puerto Madryn pour couper le trajet de bus en 2 et aller voir les animaux? --> 3B) Ushuaia - El Calafate: intéressant? Pas trop difficile avec enfants? Il me semble que c'est plutôt déconseillé dans ce sens, non? (De toute façon, on ne l'envisage que si on ne va pas au Brésil, question de se caler sur les saisons) --> 3C) Si on "zappe" l'extrême sud, est-ce intéressant de commencer à El Calafate? Ou bien "mieux" de commencer à El Chalten (quitte à faire un aller-retour en bus pour aller montrer le Perito Moreno aux enfants... nous l'avons déjà vu) --> 3D) El Chalten - Villa O Higgins, faisable avec des enfants et notre configuration de vélo? (En prenant au besoin plus de temps que les autres cyclos)
4) Remontée de la carretera australe "jusqu'au bout" --> Faut-il absolument prendre la traversée en bateau pour revenir vers Puerto Montt ou bien ça passe en longeant le fjord "estero reloncavi" pour arriver au Lago Llanquihue à Ensenada?
5) Remontée jusqu'en Colombie? Encore beaucoup de questions... mais j'en ai déjà posé bien assez pour ce post et ça nous mène déjà bien assez loin :-p
Merci d'avance pour vos réponses, pistes...
Angélique
Déjà bientôt 3 ans que nous sommes rentrés de notre voyage en Amérique du Sud... il est temps de recommencer à rêver! Ce n'est clairement pas pour tout de suite... sans doute dans 5 ans... mais comme "préparer", c'est déjà voyager un peu, je me mets à rêver devant les cartes et j'aurais quelques questions!
(Et puis je me dis que si ça ne finissait pas par nous servir, ça servira à d'autres ;-) Je retombe encore sur des questions que j'avais posées il y a quelques années quand je fais certaines recherches!)
Bon alors l'idée c'est un voyage en famille (probablement 2 enfants, qui auront probablement 7 ans et 4,5 ans au moment du départ), avec vélos couchés pour les parents, et vélos droits enfants tractés grâce à des follow me pour les enfants.
Alors voici le "pré-projet" avec les questions:
1) Départ en octobre de Belgique jusqu'à Marseille à vélo
2) Croisière de repositionnement entre Marseille et Santos (Brésil, port à côté de Sao Polo) ou Buenos Aires départ fin novembre, arrivée vers le 10-15 décembre. --> Quel itinéraire serait préférable? Est-ce qu'il est intéressant de rouler entre Santos et Buenos Aires à vélo? (Et n'y fait-il pas beaucoup trop chaud à cette saison?)
3) Bus de Buenos Aires à "quelque part en Patagonie" --> 3A) Faire étape à Puerto Madryn pour couper le trajet de bus en 2 et aller voir les animaux? --> 3B) Ushuaia - El Calafate: intéressant? Pas trop difficile avec enfants? Il me semble que c'est plutôt déconseillé dans ce sens, non? (De toute façon, on ne l'envisage que si on ne va pas au Brésil, question de se caler sur les saisons) --> 3C) Si on "zappe" l'extrême sud, est-ce intéressant de commencer à El Calafate? Ou bien "mieux" de commencer à El Chalten (quitte à faire un aller-retour en bus pour aller montrer le Perito Moreno aux enfants... nous l'avons déjà vu) --> 3D) El Chalten - Villa O Higgins, faisable avec des enfants et notre configuration de vélo? (En prenant au besoin plus de temps que les autres cyclos)
4) Remontée de la carretera australe "jusqu'au bout" --> Faut-il absolument prendre la traversée en bateau pour revenir vers Puerto Montt ou bien ça passe en longeant le fjord "estero reloncavi" pour arriver au Lago Llanquihue à Ensenada?
5) Remontée jusqu'en Colombie? Encore beaucoup de questions... mais j'en ai déjà posé bien assez pour ce post et ça nous mène déjà bien assez loin :-p
Merci d'avance pour vos réponses, pistes...
Angélique
Bonjour a tous,
je suis a finaliser mon voyages pour mes 60 ans avec ma conjointe , nous partirons de Laval au Québec a Ushuaïa en Argentine en vélo , ce périple se fera au travers 14 pays , la durée minimum sera de 12 mois , plusieurs objectif sont visé , en autre de montrer que quelque soit l' age on peut accomplir ses rêves , discuter avec les gens locaux et voir les possibilités de projets présent et futur pour l' environnement, la protection de cette planète, l' équité , Passer plus de temps dans les endroit coup de coeur , Donc au rythme des rencontres et des endroits nous voulons avoir le temps d' apprivoiser et de saisir toute les nuances de ces pays.
Nous ferons un blog pour que les gens nous suivent sur la route , étant bilingue Français et Anglais avec une excellente base en espagnol les contacts de feront aisément . Nous avons fait beaucoup de voyage au fils des ans maintenant nous sommes au point ou nous partirons sans date précise de retour , Il se peut même que nous regardions les possibilités de travail comme guide ou en éco volontariat et tourisme .
Si nous revenons ce sera pour rencontrer les personnes et partager notre expérience et démontrer que tout est possible quand on y croit et que jeunes et moins jeunes ont encore beaucoup a apporter a cette société .
La richesse sera celle des liens établis , des pays visités , des paysages vue,
merci
Gilles et Louise😏
je suis a finaliser mon voyages pour mes 60 ans avec ma conjointe , nous partirons de Laval au Québec a Ushuaïa en Argentine en vélo , ce périple se fera au travers 14 pays , la durée minimum sera de 12 mois , plusieurs objectif sont visé , en autre de montrer que quelque soit l' age on peut accomplir ses rêves , discuter avec les gens locaux et voir les possibilités de projets présent et futur pour l' environnement, la protection de cette planète, l' équité , Passer plus de temps dans les endroit coup de coeur , Donc au rythme des rencontres et des endroits nous voulons avoir le temps d' apprivoiser et de saisir toute les nuances de ces pays.
Nous ferons un blog pour que les gens nous suivent sur la route , étant bilingue Français et Anglais avec une excellente base en espagnol les contacts de feront aisément . Nous avons fait beaucoup de voyage au fils des ans maintenant nous sommes au point ou nous partirons sans date précise de retour , Il se peut même que nous regardions les possibilités de travail comme guide ou en éco volontariat et tourisme .
Si nous revenons ce sera pour rencontrer les personnes et partager notre expérience et démontrer que tout est possible quand on y croit et que jeunes et moins jeunes ont encore beaucoup a apporter a cette société .
La richesse sera celle des liens établis , des pays visités , des paysages vue,
merci
Gilles et Louise😏
bonjour
Je pars pour un tdm de deux à trois ans en mars 2013. Je me renseigne pour les assurances nécessaires pour soi même (rapatriement, prise en charge, remboursemant, assistance ....) pour le vélo , existe -t-il une assurance pour le vol du vélo (et je me demande si c'est vraiment nécessaire!).
J'ai surtout besoin d'avoir des adresses d'assurances spécialisées pour un tdm.
Bonjour à tous,
Mon ami et moi partons pour un voyage de 6 à 8 mois en Amérique du Sud en septembre. (feuille de route prévisionnelle : sud du Vénézuela, Cuba, Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie). La question qui se pose : est il nécessaire de se munir d'une tente ? Car les randos ne seront que ponctuelles, nous pourrons aussi choisir l'option camping mais je ne suis pas sure que dans ces pays il en existe beaucoup (plutot Chili et Argentine ...). N'est il pas plus judicieux de louer le materiel avec le risque qu'il ne soit pas de bonne qualité mais ce qui nous évite de nous alourdir (car qui dit tente dit matelas, etc...) ?
Merci pour vos réponses !
Mon ami et moi partons pour un voyage de 6 à 8 mois en Amérique du Sud en septembre. (feuille de route prévisionnelle : sud du Vénézuela, Cuba, Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie). La question qui se pose : est il nécessaire de se munir d'une tente ? Car les randos ne seront que ponctuelles, nous pourrons aussi choisir l'option camping mais je ne suis pas sure que dans ces pays il en existe beaucoup (plutot Chili et Argentine ...). N'est il pas plus judicieux de louer le materiel avec le risque qu'il ne soit pas de bonne qualité mais ce qui nous évite de nous alourdir (car qui dit tente dit matelas, etc...) ?
Merci pour vos réponses !
Olà !
depuis quelques temps déjà, l'envie de partir en Amérique du Sud nous titille fortement mon ami et moi. Lui a déjà passé 1 an en itinérance en Australie, moi 3 mois en Asie (Laos + Thaïlande). Nous projetons de partir pour l'Amérique du Sud entre septembre et octobre.
Notre budget : environ 10 000€ pour 2 hors billets d'avion. Nous estimons pouvoir tenir environ 6 mois là-bas, en sachant que l'idée est avant tout de sortir des sentiers battus, d'être vraiment à la rencontre des gens, de prendre le temps de partager et découvrir les cultures que nous croiserons sur notre chemin. Nous espérons du coup pour voir être utile, et passer du temps dans certains endroit en volontariat. Je parle espagnol, et lui apprendrai du coup sur le début de notre voyage, ca devrait nous faciliter la tâche.
Les pays que nous avons en tête : Equateur, Perou, Bolivie, Chili, Argentine, et partie Amazonienne du Brésil (Rio Negro, Manaus, ... là où il y aura le moins de moustiques :) )
Seulement voilà : notre budget est-il bien estimé ? En sachant que nous savons l'un comme l'autre ce que c'est que de voyager avec un budg serré, et que nous prévoyons d'emmener une tente de trek pour économiser le logement dans certains endroits et se tourner vers le woofing et couchsurfing.
Et l'autre question fatidique : par où commencer en fonction de cette période ? Nous partirions à la mi-septembre, le retour, on sait pas trop. Plus de temps nous pourrons tenir avec notre budget, plus on sera content ! Mais du coup vaut-il mieux commencer par le Nord ? le Sud ? Dans quelle ville / pays est-il le plus économique d'atterrir (nous partons de France).
Merci par avance de partager votre vécu et vos conseils !
depuis quelques temps déjà, l'envie de partir en Amérique du Sud nous titille fortement mon ami et moi. Lui a déjà passé 1 an en itinérance en Australie, moi 3 mois en Asie (Laos + Thaïlande). Nous projetons de partir pour l'Amérique du Sud entre septembre et octobre.
Notre budget : environ 10 000€ pour 2 hors billets d'avion. Nous estimons pouvoir tenir environ 6 mois là-bas, en sachant que l'idée est avant tout de sortir des sentiers battus, d'être vraiment à la rencontre des gens, de prendre le temps de partager et découvrir les cultures que nous croiserons sur notre chemin. Nous espérons du coup pour voir être utile, et passer du temps dans certains endroit en volontariat. Je parle espagnol, et lui apprendrai du coup sur le début de notre voyage, ca devrait nous faciliter la tâche.
Les pays que nous avons en tête : Equateur, Perou, Bolivie, Chili, Argentine, et partie Amazonienne du Brésil (Rio Negro, Manaus, ... là où il y aura le moins de moustiques :) )
Seulement voilà : notre budget est-il bien estimé ? En sachant que nous savons l'un comme l'autre ce que c'est que de voyager avec un budg serré, et que nous prévoyons d'emmener une tente de trek pour économiser le logement dans certains endroits et se tourner vers le woofing et couchsurfing.
Et l'autre question fatidique : par où commencer en fonction de cette période ? Nous partirions à la mi-septembre, le retour, on sait pas trop. Plus de temps nous pourrons tenir avec notre budget, plus on sera content ! Mais du coup vaut-il mieux commencer par le Nord ? le Sud ? Dans quelle ville / pays est-il le plus économique d'atterrir (nous partons de France).
Merci par avance de partager votre vécu et vos conseils !







