Bonjour à vous tous !
A lire les discussions sur le forum "Afrique du Nord" on dirait que l'Algérie et son Sahara n'existent pas !
Il faut quand même savoir que le Sahara se trouve essentiellement sur le territoire Algérien ! Il couvre une grande partie du territoire (Algerie = 5x la France) ! Le Hoggar fait la surface de la France en superficie ! Ne parlons pas du reste !
A part l'extrême sud, il ne faut pas négliger le grand Erg Occidental qui est une vraie merveille et unique ! Tant de ballades à chameaux, à pied ou en 4x4 sont possibles (treks, méharées, raids, etc...) pour des moments inoubliables et des paysages féeriques !
Beaucoup d'endroits sont "inédits" et le tourisme de masse se trouve très loin ! Des rencontres avec la population locale existent sans aucune inquiétude ! Les visiteurs sont partout les bienvenus ! On les respecte, aucun harcèlement "touristique", pas de mendicité "touristique", pas d'agressions commerciales (tu achètes tant mieux, tu n'achètes pas tant pis et tout le monde est content... Ce n'est pas le cas dans les pays voisins...), pas de marchandage (le prix est le prix et quand on achète plusieurs objets, le commerçant lui-même propose souvent un petit rabais.... ), etc.... etc.....
SVP pensez un peu plus lors de vos pllanings de voyage au sud de l'Algérie ! Même le Nord est à visiter, mais dans le sud, la population a besoin de vous pour renouer avec un tourisme solidaire !
A très bientôt et soyez les bienvenus !
LILI
bonjour🙂
j'aimerai faire une expedition en caravane dans un desert, le choix est large d'autant plus que je n'y connais rien; l'egypte le maroc et la tunisie m'interesse beaucoup, si quelqu'un a deja fait quelque chose comme ca
j'aimerai faire une expedition en caravane dans un desert, le choix est large d'autant plus que je n'y connais rien; l'egypte le maroc et la tunisie m'interesse beaucoup, si quelqu'un a deja fait quelque chose comme ca
Qui sait si l'aéroport de Laghouat est déservi et, le cas échéant, par qui ?
Merci de votre aide.
Merci de votre aide.
bonjour à tous! je suis membre à partir d'aujourd hui, j'ai un probleme dont je voudrais vous en parler en esperant avoir des avis et pourquoi pas des solutions, j'aime beaucoup partir au sud pendant mes congés, je suis d'alger, et je programme mes congés généralement en hiver ou au printemps, mais à chaque fois meme probleme, en me presentant aux agences de voyages on me demande de constituer un groupe, ce n'est pas evident, j'ai du annuler mon sejour à djanet au mois de décembre à cause de ca, c'est dommage 😕
Je souhaiterai traverser le Grand Erg Occidental, de Laghouat à Timmimoun, à pied ou en méharée, dans un sens ou dans l'autre.
Qui connait un guide ou une agence locale qui pourrait m'aider ?
Merci à vous.
Merci à vous.
Bonjour,
Je souhaiterais savoir si vous avez deja rencontrer des pb lors d'envoi de colis en tunisie (Zarzis).
J'ai deja envoyé des lettres qui ont bien été réceptionnées, mais la je souhaiterais envoyer un colis, et apparement il y a souvent des pb de colis jamais livrés..
Merci de votre retour😉
Je souhaiterais savoir si vous avez deja rencontrer des pb lors d'envoi de colis en tunisie (Zarzis).
J'ai deja envoyé des lettres qui ont bien été réceptionnées, mais la je souhaiterais envoyer un colis, et apparement il y a souvent des pb de colis jamais livrés..
Merci de votre retour😉
J'envisage de me rendre en Algérie en juillet prochain (2007) pour une durée supérieure à quatre semaines. Alger, la Kabylie et Djanet seraient au programme. A ce jour, les tarifs des vols d'Air Algérie et d'Aigle Azur ne sont pas encore disponibles en agence.
D'autres compagnies ont déjà publié leurs tarifs pour cette période mais que pour Alger. Est-il plus intéressant de prendre : 1) un Paris > Alger > Djanet A/R au départ de Paris ou bien… 2) un Paris > Alger A/R en France puis un vol Alger > Djanet A/R à Alger ? La période de juillet n'étant pas la plus touristique pour cette destination.
Concernant le coût de l'hébergement en Kabylie et à Djanet (hôtellerie correcte et pas nécessairement 3 ou 4 étoiles) sur quelle base puis-je tabler ? Même chose pour une méharée au départ de Djanet, prix moyen par personne (sur une base de cinq personnes, deux adultes et trois enfants).
Je suis preneur de conseils comme d'adresses. 😉
D'autres compagnies ont déjà publié leurs tarifs pour cette période mais que pour Alger. Est-il plus intéressant de prendre : 1) un Paris > Alger > Djanet A/R au départ de Paris ou bien… 2) un Paris > Alger A/R en France puis un vol Alger > Djanet A/R à Alger ? La période de juillet n'étant pas la plus touristique pour cette destination.
Concernant le coût de l'hébergement en Kabylie et à Djanet (hôtellerie correcte et pas nécessairement 3 ou 4 étoiles) sur quelle base puis-je tabler ? Même chose pour une méharée au départ de Djanet, prix moyen par personne (sur une base de cinq personnes, deux adultes et trois enfants).
Je suis preneur de conseils comme d'adresses. 😉
bonjour
je prépare un voyage pour visiter un bout du désert Algérien avec camping car et quad (sur remorque)
l'idée serai d arriver en bateau a Oran et suivre le parcours suivant
- Mecheria - Bechar - Beni Abbes - Timoudi - Charouine - El Golea - Ghardaia - Laghouat - Djelfa
et rejoindre Algier pour reprendre le bateau
ce qui va faire une jolie boucles
soit environ 3000 km sur l Algerie
je ne sais pas quel son les formaliter douanieres
si les frontières son ouvertes au tourismes
merci déjà de vos futurs commentaires
je prépare un voyage pour visiter un bout du désert Algérien avec camping car et quad (sur remorque)
l'idée serai d arriver en bateau a Oran et suivre le parcours suivant
- Mecheria - Bechar - Beni Abbes - Timoudi - Charouine - El Golea - Ghardaia - Laghouat - Djelfa
et rejoindre Algier pour reprendre le bateau
ce qui va faire une jolie boucles
soit environ 3000 km sur l Algerie
je ne sais pas quel son les formaliter douanieres
si les frontières son ouvertes au tourismes
merci déjà de vos futurs commentaires
😉Bonjour
Il faut pas croire a ce que disent les medias 🤪 Personne n 'est en mesure d'interdire le tourisme et particulierement dans le grand sud la derniere conference de Monsieur le Minstre du tourisme Algerien a declarer a la T.V Algerienne que L'Algerie encourage le tourisme ainssi que les agences de voyage et les investisseurs dans ce secteur ainssi que les partenaires etrangers et que le gouvernement Algerien veille a la reception du plus grand nombre de touristes.Aucun danger ne se pose
Dailleurs nous enregistrons des vols charters sur l'extreme sud du pays. et Bientot les fetes de Timimoune ou se rassemble des milliers de touristes. l'Algerie est un vaste pays a decouvrir vous avez le souf-le mzab le gourara et beaucoup d'autres regions a voir venez nombreux pour toute information me consulter.
Je vous informe qu'il ya des decouvertes plus importantes que le Tassili et le Hoggar sur le grand Atlas saharien et Tellien.
soyez les bienvenues
😏HOLA
El sahara d'argelia es el mas grande de Africa del norte el gobierno esta ofriendo Actualmente muchas ofertas de viages para visitar el sur hay muchas sitios para ver el souf le mzab gourara el atlas sahraoui i mas como tasili i el hoggar.
motos 4x4 grupos u otros la bienvenida en el sur de ARGELIA en esta Primavera.
Para todos informaciones me consultar repuestas asuradas.
salut a tous je italien et je voudrais savoir coment faire pour avoir une lettre d'invitation en algerie, je conais peut etre un algerien labas qui pourais m'aide mais coment?es que quelqun conait la burocrati locale ?et es que elle est pire que selle de mon pay?
et puis comme ji vais avec mon camion es que il faut faire d'otre paperasse?
merci de m'aide
j'atemp de vpo npuvelle
Bonjour,
Je souhaite partir en janvier 2012 pour faire un tour en Afrique. Je pensais commencer mon voyage par l'Algérie, puis descendre au sud a travers le désert vers le Mali, ensuite Sénégal, et remonter par la Mauritanie et le Maroc. Je ne connais pas du tout ces régions et le dépaysement vas être total. pouvez vous m'aider à organiser, trouver des contacts, m'indiquer ce qu'il faut absolument voir et surtout rendre ce "trip" inoubliable.
J'ai surtout besoin d'informations sur la traversée du désert, je pense le faire en stop camion, est ce encore possible actuellement? Est il possible de me transmettre des points de chute au Sud de l'Algérie et au Mali? Pour la suite du trajet aussi... Et y a t-il des personnes qui serait intéressées pour partager un peu de route et donner ainsi une dimension humaine supplémentaire à ce périple?
Vous qui connaissez, respectez et admirez l'Afrique, j'attends vos histoires, vos bon plan et vos galères.
Ma date butoir de retour en Europe est mi juillet, pour repartir ensuite faire le tour de la méditerranée a vélo!
Merci d'avance
Je souhaite partir en janvier 2012 pour faire un tour en Afrique. Je pensais commencer mon voyage par l'Algérie, puis descendre au sud a travers le désert vers le Mali, ensuite Sénégal, et remonter par la Mauritanie et le Maroc. Je ne connais pas du tout ces régions et le dépaysement vas être total. pouvez vous m'aider à organiser, trouver des contacts, m'indiquer ce qu'il faut absolument voir et surtout rendre ce "trip" inoubliable.
J'ai surtout besoin d'informations sur la traversée du désert, je pense le faire en stop camion, est ce encore possible actuellement? Est il possible de me transmettre des points de chute au Sud de l'Algérie et au Mali? Pour la suite du trajet aussi... Et y a t-il des personnes qui serait intéressées pour partager un peu de route et donner ainsi une dimension humaine supplémentaire à ce périple?
Vous qui connaissez, respectez et admirez l'Afrique, j'attends vos histoires, vos bon plan et vos galères.
Ma date butoir de retour en Europe est mi juillet, pour repartir ensuite faire le tour de la méditerranée a vélo!
Merci d'avance
Bonjour la famille !
Après de joyeuses aventures au Moyen Orient en 2008-2009 (trois gros carnets de voyages ici, ici, ici et là), je reprends enfin la route ! Pour être tout à fait exact, je vais passer quelques semaines de l'autre côté de la Méditerranée (Algérie, Tunisie) pour retrouver les sensations, impressions, le bonheur de la vadrouille. Le voyage en Inde, qui devait avoir lieu en 2010 (mais qui a été repoussé, pour valider le concours de l'agrégation en sciences économiques et sociales), devrait se faire en 2012.. si Dieu le veut :)
Bref en route ! Il y a énormément de choses à voir/à dire me semble-t-il, d'autant plus en cette merveilleuse année de révoltes. Je n'ajoute rien pour ceux qui m'ont déjà lu ; pour les autres (que j'invite à lire, ou à tenter/commencer de lire mes précédents carnets) les choses se font donc en quasi-direct, je me débrouille en arabe, je pars sans vêtements ni bagages comme toujours, seul. On s'efforcera de s'ouvrir aux pays et aux gens rencontrés, histoire d'en cerner les beautés et richesses. Yallah !
Après de joyeuses aventures au Moyen Orient en 2008-2009 (trois gros carnets de voyages ici, ici, ici et là), je reprends enfin la route ! Pour être tout à fait exact, je vais passer quelques semaines de l'autre côté de la Méditerranée (Algérie, Tunisie) pour retrouver les sensations, impressions, le bonheur de la vadrouille. Le voyage en Inde, qui devait avoir lieu en 2010 (mais qui a été repoussé, pour valider le concours de l'agrégation en sciences économiques et sociales), devrait se faire en 2012.. si Dieu le veut :)
Bref en route ! Il y a énormément de choses à voir/à dire me semble-t-il, d'autant plus en cette merveilleuse année de révoltes. Je n'ajoute rien pour ceux qui m'ont déjà lu ; pour les autres (que j'invite à lire, ou à tenter/commencer de lire mes précédents carnets) les choses se font donc en quasi-direct, je me débrouille en arabe, je pars sans vêtements ni bagages comme toujours, seul. On s'efforcera de s'ouvrir aux pays et aux gens rencontrés, histoire d'en cerner les beautés et richesses. Yallah !
Bonjour,
Suite à un voyage en Algérie j’ai rédigé quelques textes relatant des épisodes de ce voyage qui m’ont particulièrement marqués.
Tout ça histoire de faire partager à d’autres voyageurs ce que j’ai vécu. Mais aussi pour donner une idée de voyage : l’Algérie est un pays magnifique et singulier. Les algériens que j’ai rencontrés sont généreux, intelligents. Différents de l’image que l’on peut en avoir ici. A ceux qui hésitent à s’y rendre, je dirais : allez-y ! C’est un pays où le voyageur est vraiment considéré comme tel.
Je voudrais remercier deux membres du forum qui m’ont aidé pour la préparation de ce voyage. Il s’agit de Sourires75 et de Camelito. Grand merci à eux.
Bonne route à tous,
guillaume
L’université populaire de Damous
Damous est une petite ville située à 130 km à l’Est d’Alger, coincée entre mer et montagnes.
A trois heures de l’après midi, nous mangeons des spaghettis avec une sauce tomate maison. Normal, notre hôte, David, est italien. « Ail et huile d’olive que j’ai ramenés d’Italie » précise t-il. Le tout accompagné de vin italien lui aussi. La porte de la petite maison est ouverte. Dehors, le soleil brille généreusement. On entend le ressac des vagues. La mer est à quelques mètres, en contrebas. Les voisins sont à une centaine de mètres, plus haut. Après le café (italien) de rigueur, nous prenons la route de Ténès afin de trouver un port ou un marché. Car nous voulons manger du poisson. Le soleil se couche, la route est sinueuse, les collines qui se jettent dans la mer sont couvertes de pins. L’eau de la mer Méditerranée est d’une belle couleur bleue. La cote des Dahras est vraiment magnifique. Après une vingtaine de km, nous trouvons un petit port, niché dans une crique. Quelques pécheurs sont assis par terre et raccommodent des filets. Leurs yeux sont braqués sur le gros 4X4 brillant et sur les trois occupants au look européen qui en sortent. Peu de paroles échangées. Les pêcheurs semblent être sur la défensive. « On croyait que c’était l’ONU » lâche l’un d’entre eux. Le commerce va mal, la région s’est dépeuplée avec les années de terrorisme. Au moment de reprendre la route de Damous, nous croisons un garde communal qui, fusil à l’épaule, marche sur un sentier, en direction des montagnes. Derrières celles-ci se trouvent la ville de Chlef, qui souffre encore d’une réputation d’insécurité.
Quelques instants plus tard, les rougets grillent. Après le rituel du café, la discussion se poursuit devant des bouteilles de vin et de bière. Thème de la soirée : pourquoi les humains ont-ils besoin de la religion ? Bouzid, kabyle ne croyant pas en Dieu expose sa thèse : « c’est parce qu’il faut aux hommes une béquille, quelque chose à quoi se raccrocher. » Kamel, le chauffeur du jour, a parcouru plus de 200 Km : il s’endort. Mohamed, le gardien de la maison, musulman mais buveur de vin, reste silencieux. David, fort de son expérience de biologiste, expose son idée : « c’est une réaction normale face à l’immensité et la complexité du monde. » La discussion s’achève avec l’explication d’un verset du coran… Notre cerveau agité par les idées et l’alcool sera bercé par le bruit des vagues qui se brisent contre les rochers. Assis devant la maison, face à la mer, on voit les lumières des gros cargos et des petites embarcations de pêche qui mouillent au large. Derrière nous, c’est la montagne et les forets de pins : leur noirceur nous donne l’impression d’être sur une île.
Le matin, odeurs d’iode et de café cohabitent dans la cuisine.
Vers Béjaia
Voilà presque trois heures que nous roulons. Nous avançons plutôt bien car la circulation est faible. Nous sommes pourtant mardi. Mais aujourd’hui c’est le 20 avril, jour du printemps berbère. Dans toute la Kabylie on commémore le 20 avril 1981. Ca tombe bien, nous sommes en Kabylie ! Il y a 23 ans, Mouloud Mammeri se voyait refuser la tenue d’une conférence à Tizi Ouzou. Des émeutes suivirent.
Aujourd’hui, quelques marches pacifiques sont prévues. Et la grève générale décrétée pour l’occasion remporte un franc succès. Depuis Bordj Ménaïel, nous ne voyons plus de commerces ouverts. Les rues de Tizi Ouzou sont désertes, tous les rideaux de fer ont été baissés. Aux endroits où les embouteillages sont (presque) perpétuels, les véhicules circulant se comptent sur les doigts d’une main. Dans les petits villages, le café ou l’épicerie restent ouverts. Mais une atmosphère de week-end flotte dans les ruelles.
Après la ville d’Azazga, la route monte et s’enfonce dans une belle forêt de chênes. Des singes sont groupés autour des véhicules garés au bord du bitume. En ce jour ‘’férié’’, beaucoup d’habitants des villes ont décidé de quitter leur appartement pour aller faire un tour dans la nature. Autant profiter de cet environnement magnifique et du beau soleil qui brille dans un ciel bleu exempt de tout nuage… La route sinueuse découvre de beaux points de vue sur de petites montagnes recouvertes de verdure. Le paysage ainsi que cette atmosphère particulière rendent le trajet très agréable.
Nous trouvons quand même un restaurant ouvert. Caché au bout d’un petit sentier poussiéreux, c’est une cabane faite de morceaux de bois plus ou moins pourris. D’ailleurs, rien n’indique qu’il s’agit d’un restaurant. Nous entrons dans ce lieu sombre dépourvu de fenêtres. Une petite dizaine d’hommes sont assis sur des chaises en plastique, en train de boire ou de manger. D’autres sont accoudés au comptoir : c’est une grande planche de bois brut sentant encore la résine. Nous saluons tout le monde et commandons de la viande et des frites. Nous sirotons une bière pendant que le patron s’affaire devant ces casseroles. Il est trois heures de l’après-midi et il n’a pas été surpris lorsque nous lui avons annoncé que nous voulions manger. C’est prêt et nous nous asseyons devant deux appétissantes assiettes. Perdu en pleine foret, à l’écart de la route, on ne soupçonne pas qu’il existe ici, un lieu convivial ou l’on mange plutôt bien. Inutile de vérifier s’il figure dans un guide touristique. Je regarde ces hommes discuter entre eux. Ils boivent de la bière ou du vin. Un vieux, aveugle, est assis juste en face de moi. Il parle fort même si tous se taisent dès qu’il ouvre la bouche. Apparemment, il raconte une histoire. L’attention se fait de plus en plus vive et le silence de plus en plus profond. Jusqu’à ce que l’assistance (sauf moi car je ne comprend pas le kabyle) éclate de rire. Un peu frustré, je demande la traduction à l’ami qui m’accompagne : « on a resservit à ce vieux un verre de vin. Quelqu’un a payé à sa place. Il est aveugle alors les gens sont sympas avec lui. Il a donc dit que cela lui faisait plaisir, mais que celui qui lui offre du vin devrait aussi le ramener chez lui, car bientôt il ne tiendrait plus debout. »
Finissant mes frites et ma bière, je regarde encore une fois ces hommes. Ils ont le regard franc et semblent heureux d’être ici, ensembles. Ce restaurant est un lieu paisible. Il y a quelques heures encore, j’étais à Alger, dans le bruit, les encombrements, la foule. On se rassemblait devant les vitrines pour admirer les nouveaux téléphones portables. On se tassait dans des bus poussifs. On s’avachissait dans les profonds fauteuils du Hilton. Alors, comment ne pas être content de respirer l’air pur et de côtoyer une autre facette de ce pays ?
Nous avons repris la route à travers la foret. Au fil des kilomètres, les villages se font de plus en plus rares. Les collines de plus en plus abruptes. Puis la route commence sa descente en lacets vers Béjaia. Au bout, on tombe sur la Méditerranée.
Quelques minutes encore et nous allons retrouver les monts des Babors, recouverts d’une végétation luxuriante, l’oued asséché. Les habitants y prennent allègrement du gravier sans se soucier des conséquences en cas de crue.
Arrivée à destination. Je prends mes quartiers dans la chambre du fils cadet. Coup d’œil par la fenêtre : toujours là les bananiers, les poules et les chèvres. Des gosses jouent sur le chemin de terre défoncé.
Désormais, je serais membre de la famille et non invité, m’a t-on prévenu. Tant mieux, je me sens un peu chez moi dans cette belle campagne.
Soirée d’adieux
Ce soir, je dois passer chez Hicham pour récupérer mon sac. Je dormirais chez Amine, qui habite tout près de la gare routière. Demain matin, une fois sorti du lit, je serais dans le bus pour Constantine.
Je monte rapidement à l’étage de la grande maison pour prendre mes affaires. Je me rappelle la soirée d’hier, passée dans cette chambre. Après avoir parlé littérature française avec Mouloud (le père), Yassine (un des fils) a joué de la mandole accompagné de Karim (un cousin de Yassine) à la derbouka. Au programme, des chansons kabyles et du chaabi.
Fini les songes, il faut y aller. Mon barda est jeté dans le coffre de la 206. Je salut Mouloud, Yassine et Souad (une des filles), les remercie pour l’hébergement, les repas etc... Mais Hicham, qui doit me « taxier » jusque chez mon nouvel hôte, ne se décide pas à partir. Qu’est-ce qu’il attend ? La mère vient me dire au revoir, puis c’est la petite Nawel (la cadette) qui est là avec un grand sourire. Quelques minutes encore à rester planté devant la maison et je m’aperçois que toute la famille est réunie sur le seuil de porte pour me faire ses adieux. Tous ont l’air triste de me voir partir. Je ne peux pas longtemps résister : j’ai le cœur gros et les larmes qui montent, inexorablement. Pourtant, je ne peux pas rester éternellement à Béjaia ! Je suis là pour voyager, pas pour m’encroûter ! Mais devant tous ces yeux tournés vers moi, je me demande pourquoi je vais à Constantine. Encore des poignées de mains. Prenant un air solennel, Mouloud m’assure que j’ai une deuxième famille ici et que je peux revenir quand je veux. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?
Dix minutes après, je suis dans une autre famille. La maîtresse de maison a préparé un succulent couscous et veut que je mange, que je mange encore et encore.
Son fils Amine m’amènera à la gare routière le lendemain, à six heures du matin. Le souvenir de tous les visages aperçus la veille m’accompagnera pendant tout le long voyage en bus. Ils m’accompagnent encore aujourd’hui …
Où suis-je ?
Dans le hall du théâtre, l’ambiance est celle de ‘’l’avant spectacle’’. Toutes les personnes qui patientent sont bien habillées. Plusieurs d’entre elles s’apostrophent. On parle un français châtié : « comment allez-vous cher ami ? » « Avez vous fait bon voyage ? » A travers les baies vitrées sales, on voit la rue. A cette heure là, l’activité se meurt. Des hommes sont négligemment assis sur les marches du théâtre. La plupart portent des vêtements sales. Les changeurs d’argent et les vendeurs de téléphones portables ont déserté la grande place toute proche.
Vingt heures, le concert va commencer. Une petite foule se dirige vers les places de l’orchestre. Un lourd lustre éclaire péniblement la salle. La décoration est pâle, les couleurs des peintures sont un peu fanées. Les dorures sont légèrement moisies. Il s’agit d’un vrai petit opéra en miniature. Sans doute construit au temps de la colonisation française. Des personnes se placent au 1er balcon, d’autres, dans la baignoire. Dans une ambiance très cordiale et légèrement guindée. Pas d’agitation, politesse presque exagérée.
Sur la scène, de lourd tapis ont été installés. Sur ces derniers s’installent trois femmes parées de voiles fins, bleus et brillants. Le spectacle va débuter et les applaudissements accompagnent l’entrée d’Athmane Baly. Sa profession est médecin, mais il est plus connu en tant que joueur de luth et chanteur. Il habite Djanet (sud est de l’Algérie) depuis toujours. L’artiste propose au public un voyage dans le grand sud algérien.
Lorsque la musique commence à raisonner dans le vieux théâtre, la magie opère et tout le monde est transporté vers la région du Tassilli. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes frappent dans leurs mains et sont debout. Fini la bienséance de tout à l’heure ! Entre chaque morceau, Athmane Baly raconte une histoire. Le plus souvent vraies, ces anecdotes sont à la base de sa poésie. Il raconte en tamashek puis traduit en français. Silence. Ses doigts caressent les cordes du luth et nous nous retrouvons instantanément à 1500 kilomètres plus au sud. Je me pose la question : ou suis-je ? Dans un théâtre français ? A Constantine ? A Djanet ? Sensation étrange qu me poursuit jusqu’à la fin du récital.
A 22h30, les rues sont désertes et tristes. Je suis à Constantine, c’est sûr. Ce petit voyage musical était très agréable. Mais l’imagination ne me suffit pas : six heures de bus sont au programme de demain, cinq heures le surlendemain et ensuite, ce sera le grand départ pour le désert. Un vrai voyage dans l’espace. Sans musique. Le ‘’chef’’ de cette petite ‘’expédition’’ l’a certifié : il n’y a pas d’autoradio dans le 4X4. « Nous écouterons le bruit des quarts métalliques qui s’entrechoquent à chaque irrégularité du bitume » s’amuse t-il. Avec le sable, un lecteur de CD risque d’être rapidement hors d’usage.
Une journée sur la RN1
A 6h05, un soleil rouge est juste au-dessus de l’horizon. Je regarde par la baie vitrée cette ville dite « blanche » qui devient de plus en plus lumineuse. Ce lever de soleil, vu depuis le 10ème et dernier étage d’un immeuble situé sur les hauteurs d’Alger, à une saveur très particulière. Aujourd’hui, c’est cap au sud, par la transsaharienne. En 12 heures nous passerons de la mer au désert, des plages aux dunes, des champs de blé au reg…. Le soleil est mon compagnon de la matinée, il me caresse doucement le bras. Il disparaît lorsque nous passons dans les gorges de Chiffa, longues de 9 km et couvertes d’une végétation dense. La route suit le tracé de l’oued qui a creusé cette fabuleuse entaille. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas tous les 200 mètres un blindé de l’armée posté là, seulement pour gâcher le paysage ! Mais la nuit, mieux vaut éviter de circuler à cet endroit.
A Médéa, nous contemplons les montagnes, les cultures parsemées de coquelicots, des forets de résineux. J’emmagasine la splendide couleur verte de ce paysage en prévision des jours à venir. Ici ou là un mirador, des maisons abandonnées : vestiges bien récents, qui ne se visitent pas.
Le soleil, toujours lui, est déjà très haut lorsque nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger. A l’ombre d’un arbre, tout près d’un café abandonné. Autour de nous s’étend la steppe. Des touffes d’herbe émergent du sable. Plus que quelques kilomètres et nous arriverons à Laghouat.
Cette lande morne et uniforme s’achève au village de Berriane, situé un peu avant Ghardaia. Les murs en pisé rouge, les enfants avec la peau presque noire qui jouent sur le bord de la route, les palmiers par centaines, l’eau qui ruisselle dans de petites rigoles, le sable, de plus en plus présent. Le Sud arrive, doucement mais sûrement.
Je n’aurais jamais imaginé boire du vin, assis sur une dune, derrière une église. Et pourtant, c’est ce que je suis en train de faire ! L’église est celle d’El Golea, ville situé à 900 Km au sud d’Alger. Nous fêtons notre entrée dans le désert. Les dunes sont juste derrière l’édifice religieux. Un avant goût du grand erg occidental, qui commence quelques kilomètres plus loin. Le lendemain matin, une lumière douce enveloppe l’étendue de sable, les palmiers et le clocher rougeâtre… Réveil dans un autre monde, très différent de la région d’Alger ou de la kabylie. Sommes-nous encore en Algérie ?
M’Guiden plage
Quelques minutes à s’amuser dans les premières dunes du grand erg occidental, à une trentaine de km au sud d’El Golea : voilà la seule distraction de la matinée. Maintenant, un sol jaune uniformément plat s’étend sur des kilomètres. Rien qui puisse accrocher le regard. Pas une touffe d’herbe, ni une grosse pierre. Ca n’en finit pas, les 200 kilomètres sont interminables. En outre, la route est peu fréquentée. Le silence s’est imposé dans l’habitacle de la ‘’Toy’’. Plongé dans un demi-sommeil, nous nous arrêtons en face d’un café aux portes clauses. Aujourd’hui c’est la fête de Mouloud et ce jour est férié. La présence du café nous indique que nous sommes arrivé au village de M’Guiden, situé à 215 kilomètres d’El Golea et à 130 kilomètres de Timimoun. Les habitations sont un peu éloignées de la route. Autour de deux cafés et de l’habituelle caserne, rien. Seulement le ruban de bitume qui s’étire à perte de vue. Le 2ème café est ouvert. Nous buvons un thé en regardant la décoration originale : photos de New York et de Long Island, de Dauphins, de bord de mer. Ici, la première vague est à 1000 kilomètres et il est vain de chercher l’ombre d’un arbre. Le silence règne aussi dans le café. On mange quelques gâteaux on se rafraîchit le visage avec l’eau brûlante qui coule d’un robinet placé dehors. Une fois sur la route, le policier posté au barrage, nous fait signe d’y aller après avoir vérifié de visu que nous sommes tous algériens… Timimoun n’est pas très loin. 130 kilomètres seulement, mais 130 km de vide, de plat. On peut toujours s’assoupir en rêvant à une île de Polynésie ou à une sirène...
Adrar la kabyle
Adrar est située à 1500 km au sud ouest d’Alger au milieu d’une région du Sahara dénommée le Touat.
Après avoir fait 50 km de route, nous apercevons cette ville. Un barrage de police est dressé à l’entrée de la ville. Nous passons puis longeons l’université Patrice Lumumba. Des bus garés devant la fac déversent les étudiants sur des trottoirs poussiéreux. Adrar a été construite par les français. Avant l’installation d’une caserne au début du siècle, seuls existaient des villages. Celui de Timmi, qui se trouve dorénavant dans la banlieue du chef lieu de wilaya est un village caractéristique de la région du Touat. Dans les rues tortueuses et étroites passent des rigoles destinées à l’alimentation en eau des maisons et des palmeraies. La couleur rouge des murs contraste avec le vert des palmiers ou le jaune des haïks couvrant les femmes. Dans Adrar, les rues sont larges et se coupent à angle droit. La place centrale, immense et déserte, est bétonnée. L’entrée d’un des deux marchés est l’imitation d’un mur de bordj. Quelques maisons ne sont plus que des gravats. Les pluies torrentielles tombées peu avant notre arrivée ont fait beaucoup de dégâts. Aux sorties de la ville se dressent des camps de toiles de tente ou logent des sinistrés qui ont perdu leur habitation.
Nous entrons dans un café afin d’y prendre un petit déjeuné. Ce matin, nous n’avons pu prendre qu’un maigre café, notre maison, isolée en plein désert, est privée d’eau et d’électricité suite au grand vent de sable qui a soufflé la veille. A cette heure matinale, la terrasse du café est déserte. A l’intérieur, surprise ! Dans un coin de la pièce est accrochée une photo de Lounès Matoub. Plusieurs posters à l’effigie du chanteur kabyle trônent près du comptoir ou de la télé. Le patron nous salue en kabyle. Il est venu ici il y a deux ans pour monter un café. « Avant mon arrivée, il n’y avait rien ici explique t-il. J’ai construit la terrasse, mis des fleurs et des plantes. Maintenant, c’est agréable. » Baptisé JSK2, du nom de l’équipe de foot kabyle Jeunesse Sportive de Kabylie (2 parce que la ville compte déjà un café JSK) les tables se remplissent au fur et à mesure que l’heure avance.
Après avoir bu un ‘’crème’’ (un café au lait), passage au Taxiphone d’a coté. Tiens, j’ai déjà vu cette photo quelque part… C’est encore Lounès Matoub ! Au moment de payer la communication, je regarde les cartes postales à vendre. Des cartes de Tizi Ouzou, du Djurdjura, de Bejaia. Le patron du Taxiphone vient de Kabylie lui aussi. Il m’explique les raisons de sa venue : « au Nord, tu ne trouves pas de travail et au Sud, les habitants ne savent pas tenir un commerce. Tu peux y monter ton affaire et en vivre pas trop mal. Ici, la vie est un peu moins chère qu’au Nord. »
Quelques heures plus tard, retour à la terrasse du JSK2 en compagnie de plusieurs autres ‘’expatriés’’ ayant un commerce ou une plantation dans la région. On discute de la chaleur qui, en ce début mai, commence à arriver. « Dans deux mois nous serons chez nous, sûr et certain. C’est impossible de rester ici l’été. Trop chaud, et puis, notre pays nous manque tellement… » dit l’un d’entre eux, songeur. 1500 kilomètres nous séparent des montagnes kabyles.
Comme si un autre temps surgissait
Un petit village. Quelques faibles ampoules orange éclairent ici où là les rues entièrement recouvertes de sable. On avance dans une demi obscurité, croisant des silhouettes de femmes silencieuses, ressentant le souffle d’enfants qui courent. Nous suivons Abderhamane à travers un labyrinthe fait de murs de pisé rouge. La chaleur de la journée s’est estompée. Nous passons une petite porte en fer et entrons dans un jardin. Sur le sol, entre quelques palmiers et tout prêt d’un bassin, des tapis sont installés. Nous nous déchaussons et nous asseyons. Le silence se fait. On entend l’eau couler doucement dans le bassin. Entre les feuilles des palmiers, on aperçoit les étoiles qui commencent à apparaître. La maison se trouve juste à coté, a demi enterrée dans le sol. Plus loin c’est encore le jardin. Plongé dans l’obscurité, il garde ses mystères… Le couscous se prépare, l’eau du thé va bientôt bouillir, nous sommes allongés, goûtant à ce moment de calme. On se laisse aller doucement à la rêverie. Bien être et bonheur de se retrouver dans un endroit qui semble tout droit sorti d’une légende. Un peu les mille et une nuits.
Des dattes en guise d’entrée. Abderhamane nous donne davantage de précisons sur cette maison : « elle appartient à ma belle-famille. C’est une belle maison dotée d’un grand jardin. Malheureusement pas entretenu comme il le faudrait. En revanche, nous prenons soin de cette demeure, qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. C’est une maison de notable, elle est grande et il y a quelques dizaines d’année, c’était le grand luxe de posséder une demeure comme celle-ci. Mais tout est fragile. Certaines règles de base sont à respecter : ne pas faire de réparation ou d’agrandissement n’importe comment. Faire attention à l’usage de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Ne pas laisser s’abîmer les murs. Il s’agit de simples précautions. Mais elles ne sont plus respectées. Car c’est un peu contraignant. Aujourd’hui, les gens veulent avoir du temps libre. La conservation des habitations traditionnelles demande un peu de temps. Si cet entretient est bâclé, la bâtisse risque de s’effondrer au premières pluies fortes. C’est ce qui s’est passé récemment. »
Les enfants apportent le couscous dans un grand plat en bois appelé ksab. Tout le monde piochera dedans. Puis c’est au tour du thé. La nuit est devenue bien noire, les histoires liées au désert s’enchaînent. Souvenirs d’égarement, de rencontres, de trouvailles… Quelques blagues aussi, sur la religion ou le sexe. Abderhamane évoque une journée passée dans la demeure d’un homme raffiné. Celui-ci prenait le thé plusieurs fois par jour. A chaque fois dans un lieu différent défini à l’avance. C’était il y a 15 ans, et notre ôte ignore si cet homme riche et oisif est encore en vie.
Les montres sont rangées au fond de nos sacs. Ce soir, nous n’avons plus de montres, mais nous avons le temps. Les étoiles ont bougé depuis tout à l’heure : c’est un rythme qui convient bien à cet endroit.
Lorsque nous sortons du jardin, nous retrouvons la rue comme nous l’avions laissée. Une petite fête vient de se terminer et toutes les familles rentrent chez elles sans se presser.
Sur la route du retour à notre lieu de villégiature, le compteur est bloqué sur 100 km/h. Dans la lumière des phares apparaît une bicoque carrée et sans fenêtres. C’est là que nous passons nos nuits. Ceux qui choisissent de dormir à l’intérieur doivent supporter la chaleur. Ceux qui préfèrent la terrasse se préparent à supporter les hurlements des renards. Je regrette de n’être pas rester dans le jardin, quels doux rêves aurais-je pu faire !
Suite à un voyage en Algérie j’ai rédigé quelques textes relatant des épisodes de ce voyage qui m’ont particulièrement marqués.
Tout ça histoire de faire partager à d’autres voyageurs ce que j’ai vécu. Mais aussi pour donner une idée de voyage : l’Algérie est un pays magnifique et singulier. Les algériens que j’ai rencontrés sont généreux, intelligents. Différents de l’image que l’on peut en avoir ici. A ceux qui hésitent à s’y rendre, je dirais : allez-y ! C’est un pays où le voyageur est vraiment considéré comme tel.
Je voudrais remercier deux membres du forum qui m’ont aidé pour la préparation de ce voyage. Il s’agit de Sourires75 et de Camelito. Grand merci à eux.
Bonne route à tous,
guillaume
L’université populaire de Damous
Damous est une petite ville située à 130 km à l’Est d’Alger, coincée entre mer et montagnes.
A trois heures de l’après midi, nous mangeons des spaghettis avec une sauce tomate maison. Normal, notre hôte, David, est italien. « Ail et huile d’olive que j’ai ramenés d’Italie » précise t-il. Le tout accompagné de vin italien lui aussi. La porte de la petite maison est ouverte. Dehors, le soleil brille généreusement. On entend le ressac des vagues. La mer est à quelques mètres, en contrebas. Les voisins sont à une centaine de mètres, plus haut. Après le café (italien) de rigueur, nous prenons la route de Ténès afin de trouver un port ou un marché. Car nous voulons manger du poisson. Le soleil se couche, la route est sinueuse, les collines qui se jettent dans la mer sont couvertes de pins. L’eau de la mer Méditerranée est d’une belle couleur bleue. La cote des Dahras est vraiment magnifique. Après une vingtaine de km, nous trouvons un petit port, niché dans une crique. Quelques pécheurs sont assis par terre et raccommodent des filets. Leurs yeux sont braqués sur le gros 4X4 brillant et sur les trois occupants au look européen qui en sortent. Peu de paroles échangées. Les pêcheurs semblent être sur la défensive. « On croyait que c’était l’ONU » lâche l’un d’entre eux. Le commerce va mal, la région s’est dépeuplée avec les années de terrorisme. Au moment de reprendre la route de Damous, nous croisons un garde communal qui, fusil à l’épaule, marche sur un sentier, en direction des montagnes. Derrières celles-ci se trouvent la ville de Chlef, qui souffre encore d’une réputation d’insécurité.
Quelques instants plus tard, les rougets grillent. Après le rituel du café, la discussion se poursuit devant des bouteilles de vin et de bière. Thème de la soirée : pourquoi les humains ont-ils besoin de la religion ? Bouzid, kabyle ne croyant pas en Dieu expose sa thèse : « c’est parce qu’il faut aux hommes une béquille, quelque chose à quoi se raccrocher. » Kamel, le chauffeur du jour, a parcouru plus de 200 Km : il s’endort. Mohamed, le gardien de la maison, musulman mais buveur de vin, reste silencieux. David, fort de son expérience de biologiste, expose son idée : « c’est une réaction normale face à l’immensité et la complexité du monde. » La discussion s’achève avec l’explication d’un verset du coran… Notre cerveau agité par les idées et l’alcool sera bercé par le bruit des vagues qui se brisent contre les rochers. Assis devant la maison, face à la mer, on voit les lumières des gros cargos et des petites embarcations de pêche qui mouillent au large. Derrière nous, c’est la montagne et les forets de pins : leur noirceur nous donne l’impression d’être sur une île.
Le matin, odeurs d’iode et de café cohabitent dans la cuisine.
Vers Béjaia
Voilà presque trois heures que nous roulons. Nous avançons plutôt bien car la circulation est faible. Nous sommes pourtant mardi. Mais aujourd’hui c’est le 20 avril, jour du printemps berbère. Dans toute la Kabylie on commémore le 20 avril 1981. Ca tombe bien, nous sommes en Kabylie ! Il y a 23 ans, Mouloud Mammeri se voyait refuser la tenue d’une conférence à Tizi Ouzou. Des émeutes suivirent.
Aujourd’hui, quelques marches pacifiques sont prévues. Et la grève générale décrétée pour l’occasion remporte un franc succès. Depuis Bordj Ménaïel, nous ne voyons plus de commerces ouverts. Les rues de Tizi Ouzou sont désertes, tous les rideaux de fer ont été baissés. Aux endroits où les embouteillages sont (presque) perpétuels, les véhicules circulant se comptent sur les doigts d’une main. Dans les petits villages, le café ou l’épicerie restent ouverts. Mais une atmosphère de week-end flotte dans les ruelles.
Après la ville d’Azazga, la route monte et s’enfonce dans une belle forêt de chênes. Des singes sont groupés autour des véhicules garés au bord du bitume. En ce jour ‘’férié’’, beaucoup d’habitants des villes ont décidé de quitter leur appartement pour aller faire un tour dans la nature. Autant profiter de cet environnement magnifique et du beau soleil qui brille dans un ciel bleu exempt de tout nuage… La route sinueuse découvre de beaux points de vue sur de petites montagnes recouvertes de verdure. Le paysage ainsi que cette atmosphère particulière rendent le trajet très agréable.
Nous trouvons quand même un restaurant ouvert. Caché au bout d’un petit sentier poussiéreux, c’est une cabane faite de morceaux de bois plus ou moins pourris. D’ailleurs, rien n’indique qu’il s’agit d’un restaurant. Nous entrons dans ce lieu sombre dépourvu de fenêtres. Une petite dizaine d’hommes sont assis sur des chaises en plastique, en train de boire ou de manger. D’autres sont accoudés au comptoir : c’est une grande planche de bois brut sentant encore la résine. Nous saluons tout le monde et commandons de la viande et des frites. Nous sirotons une bière pendant que le patron s’affaire devant ces casseroles. Il est trois heures de l’après-midi et il n’a pas été surpris lorsque nous lui avons annoncé que nous voulions manger. C’est prêt et nous nous asseyons devant deux appétissantes assiettes. Perdu en pleine foret, à l’écart de la route, on ne soupçonne pas qu’il existe ici, un lieu convivial ou l’on mange plutôt bien. Inutile de vérifier s’il figure dans un guide touristique. Je regarde ces hommes discuter entre eux. Ils boivent de la bière ou du vin. Un vieux, aveugle, est assis juste en face de moi. Il parle fort même si tous se taisent dès qu’il ouvre la bouche. Apparemment, il raconte une histoire. L’attention se fait de plus en plus vive et le silence de plus en plus profond. Jusqu’à ce que l’assistance (sauf moi car je ne comprend pas le kabyle) éclate de rire. Un peu frustré, je demande la traduction à l’ami qui m’accompagne : « on a resservit à ce vieux un verre de vin. Quelqu’un a payé à sa place. Il est aveugle alors les gens sont sympas avec lui. Il a donc dit que cela lui faisait plaisir, mais que celui qui lui offre du vin devrait aussi le ramener chez lui, car bientôt il ne tiendrait plus debout. »
Finissant mes frites et ma bière, je regarde encore une fois ces hommes. Ils ont le regard franc et semblent heureux d’être ici, ensembles. Ce restaurant est un lieu paisible. Il y a quelques heures encore, j’étais à Alger, dans le bruit, les encombrements, la foule. On se rassemblait devant les vitrines pour admirer les nouveaux téléphones portables. On se tassait dans des bus poussifs. On s’avachissait dans les profonds fauteuils du Hilton. Alors, comment ne pas être content de respirer l’air pur et de côtoyer une autre facette de ce pays ?
Nous avons repris la route à travers la foret. Au fil des kilomètres, les villages se font de plus en plus rares. Les collines de plus en plus abruptes. Puis la route commence sa descente en lacets vers Béjaia. Au bout, on tombe sur la Méditerranée.
Quelques minutes encore et nous allons retrouver les monts des Babors, recouverts d’une végétation luxuriante, l’oued asséché. Les habitants y prennent allègrement du gravier sans se soucier des conséquences en cas de crue.
Arrivée à destination. Je prends mes quartiers dans la chambre du fils cadet. Coup d’œil par la fenêtre : toujours là les bananiers, les poules et les chèvres. Des gosses jouent sur le chemin de terre défoncé.
Désormais, je serais membre de la famille et non invité, m’a t-on prévenu. Tant mieux, je me sens un peu chez moi dans cette belle campagne.
Soirée d’adieux
Ce soir, je dois passer chez Hicham pour récupérer mon sac. Je dormirais chez Amine, qui habite tout près de la gare routière. Demain matin, une fois sorti du lit, je serais dans le bus pour Constantine.
Je monte rapidement à l’étage de la grande maison pour prendre mes affaires. Je me rappelle la soirée d’hier, passée dans cette chambre. Après avoir parlé littérature française avec Mouloud (le père), Yassine (un des fils) a joué de la mandole accompagné de Karim (un cousin de Yassine) à la derbouka. Au programme, des chansons kabyles et du chaabi.
Fini les songes, il faut y aller. Mon barda est jeté dans le coffre de la 206. Je salut Mouloud, Yassine et Souad (une des filles), les remercie pour l’hébergement, les repas etc... Mais Hicham, qui doit me « taxier » jusque chez mon nouvel hôte, ne se décide pas à partir. Qu’est-ce qu’il attend ? La mère vient me dire au revoir, puis c’est la petite Nawel (la cadette) qui est là avec un grand sourire. Quelques minutes encore à rester planté devant la maison et je m’aperçois que toute la famille est réunie sur le seuil de porte pour me faire ses adieux. Tous ont l’air triste de me voir partir. Je ne peux pas longtemps résister : j’ai le cœur gros et les larmes qui montent, inexorablement. Pourtant, je ne peux pas rester éternellement à Béjaia ! Je suis là pour voyager, pas pour m’encroûter ! Mais devant tous ces yeux tournés vers moi, je me demande pourquoi je vais à Constantine. Encore des poignées de mains. Prenant un air solennel, Mouloud m’assure que j’ai une deuxième famille ici et que je peux revenir quand je veux. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?
Dix minutes après, je suis dans une autre famille. La maîtresse de maison a préparé un succulent couscous et veut que je mange, que je mange encore et encore.
Son fils Amine m’amènera à la gare routière le lendemain, à six heures du matin. Le souvenir de tous les visages aperçus la veille m’accompagnera pendant tout le long voyage en bus. Ils m’accompagnent encore aujourd’hui …
Où suis-je ?
Dans le hall du théâtre, l’ambiance est celle de ‘’l’avant spectacle’’. Toutes les personnes qui patientent sont bien habillées. Plusieurs d’entre elles s’apostrophent. On parle un français châtié : « comment allez-vous cher ami ? » « Avez vous fait bon voyage ? » A travers les baies vitrées sales, on voit la rue. A cette heure là, l’activité se meurt. Des hommes sont négligemment assis sur les marches du théâtre. La plupart portent des vêtements sales. Les changeurs d’argent et les vendeurs de téléphones portables ont déserté la grande place toute proche.
Vingt heures, le concert va commencer. Une petite foule se dirige vers les places de l’orchestre. Un lourd lustre éclaire péniblement la salle. La décoration est pâle, les couleurs des peintures sont un peu fanées. Les dorures sont légèrement moisies. Il s’agit d’un vrai petit opéra en miniature. Sans doute construit au temps de la colonisation française. Des personnes se placent au 1er balcon, d’autres, dans la baignoire. Dans une ambiance très cordiale et légèrement guindée. Pas d’agitation, politesse presque exagérée.
Sur la scène, de lourd tapis ont été installés. Sur ces derniers s’installent trois femmes parées de voiles fins, bleus et brillants. Le spectacle va débuter et les applaudissements accompagnent l’entrée d’Athmane Baly. Sa profession est médecin, mais il est plus connu en tant que joueur de luth et chanteur. Il habite Djanet (sud est de l’Algérie) depuis toujours. L’artiste propose au public un voyage dans le grand sud algérien.
Lorsque la musique commence à raisonner dans le vieux théâtre, la magie opère et tout le monde est transporté vers la région du Tassilli. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes frappent dans leurs mains et sont debout. Fini la bienséance de tout à l’heure ! Entre chaque morceau, Athmane Baly raconte une histoire. Le plus souvent vraies, ces anecdotes sont à la base de sa poésie. Il raconte en tamashek puis traduit en français. Silence. Ses doigts caressent les cordes du luth et nous nous retrouvons instantanément à 1500 kilomètres plus au sud. Je me pose la question : ou suis-je ? Dans un théâtre français ? A Constantine ? A Djanet ? Sensation étrange qu me poursuit jusqu’à la fin du récital.
A 22h30, les rues sont désertes et tristes. Je suis à Constantine, c’est sûr. Ce petit voyage musical était très agréable. Mais l’imagination ne me suffit pas : six heures de bus sont au programme de demain, cinq heures le surlendemain et ensuite, ce sera le grand départ pour le désert. Un vrai voyage dans l’espace. Sans musique. Le ‘’chef’’ de cette petite ‘’expédition’’ l’a certifié : il n’y a pas d’autoradio dans le 4X4. « Nous écouterons le bruit des quarts métalliques qui s’entrechoquent à chaque irrégularité du bitume » s’amuse t-il. Avec le sable, un lecteur de CD risque d’être rapidement hors d’usage.
Une journée sur la RN1
A 6h05, un soleil rouge est juste au-dessus de l’horizon. Je regarde par la baie vitrée cette ville dite « blanche » qui devient de plus en plus lumineuse. Ce lever de soleil, vu depuis le 10ème et dernier étage d’un immeuble situé sur les hauteurs d’Alger, à une saveur très particulière. Aujourd’hui, c’est cap au sud, par la transsaharienne. En 12 heures nous passerons de la mer au désert, des plages aux dunes, des champs de blé au reg…. Le soleil est mon compagnon de la matinée, il me caresse doucement le bras. Il disparaît lorsque nous passons dans les gorges de Chiffa, longues de 9 km et couvertes d’une végétation dense. La route suit le tracé de l’oued qui a creusé cette fabuleuse entaille. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas tous les 200 mètres un blindé de l’armée posté là, seulement pour gâcher le paysage ! Mais la nuit, mieux vaut éviter de circuler à cet endroit.
A Médéa, nous contemplons les montagnes, les cultures parsemées de coquelicots, des forets de résineux. J’emmagasine la splendide couleur verte de ce paysage en prévision des jours à venir. Ici ou là un mirador, des maisons abandonnées : vestiges bien récents, qui ne se visitent pas.
Le soleil, toujours lui, est déjà très haut lorsque nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger. A l’ombre d’un arbre, tout près d’un café abandonné. Autour de nous s’étend la steppe. Des touffes d’herbe émergent du sable. Plus que quelques kilomètres et nous arriverons à Laghouat.
Cette lande morne et uniforme s’achève au village de Berriane, situé un peu avant Ghardaia. Les murs en pisé rouge, les enfants avec la peau presque noire qui jouent sur le bord de la route, les palmiers par centaines, l’eau qui ruisselle dans de petites rigoles, le sable, de plus en plus présent. Le Sud arrive, doucement mais sûrement.
Je n’aurais jamais imaginé boire du vin, assis sur une dune, derrière une église. Et pourtant, c’est ce que je suis en train de faire ! L’église est celle d’El Golea, ville situé à 900 Km au sud d’Alger. Nous fêtons notre entrée dans le désert. Les dunes sont juste derrière l’édifice religieux. Un avant goût du grand erg occidental, qui commence quelques kilomètres plus loin. Le lendemain matin, une lumière douce enveloppe l’étendue de sable, les palmiers et le clocher rougeâtre… Réveil dans un autre monde, très différent de la région d’Alger ou de la kabylie. Sommes-nous encore en Algérie ?
M’Guiden plage
Quelques minutes à s’amuser dans les premières dunes du grand erg occidental, à une trentaine de km au sud d’El Golea : voilà la seule distraction de la matinée. Maintenant, un sol jaune uniformément plat s’étend sur des kilomètres. Rien qui puisse accrocher le regard. Pas une touffe d’herbe, ni une grosse pierre. Ca n’en finit pas, les 200 kilomètres sont interminables. En outre, la route est peu fréquentée. Le silence s’est imposé dans l’habitacle de la ‘’Toy’’. Plongé dans un demi-sommeil, nous nous arrêtons en face d’un café aux portes clauses. Aujourd’hui c’est la fête de Mouloud et ce jour est férié. La présence du café nous indique que nous sommes arrivé au village de M’Guiden, situé à 215 kilomètres d’El Golea et à 130 kilomètres de Timimoun. Les habitations sont un peu éloignées de la route. Autour de deux cafés et de l’habituelle caserne, rien. Seulement le ruban de bitume qui s’étire à perte de vue. Le 2ème café est ouvert. Nous buvons un thé en regardant la décoration originale : photos de New York et de Long Island, de Dauphins, de bord de mer. Ici, la première vague est à 1000 kilomètres et il est vain de chercher l’ombre d’un arbre. Le silence règne aussi dans le café. On mange quelques gâteaux on se rafraîchit le visage avec l’eau brûlante qui coule d’un robinet placé dehors. Une fois sur la route, le policier posté au barrage, nous fait signe d’y aller après avoir vérifié de visu que nous sommes tous algériens… Timimoun n’est pas très loin. 130 kilomètres seulement, mais 130 km de vide, de plat. On peut toujours s’assoupir en rêvant à une île de Polynésie ou à une sirène...
Adrar la kabyle
Adrar est située à 1500 km au sud ouest d’Alger au milieu d’une région du Sahara dénommée le Touat.
Après avoir fait 50 km de route, nous apercevons cette ville. Un barrage de police est dressé à l’entrée de la ville. Nous passons puis longeons l’université Patrice Lumumba. Des bus garés devant la fac déversent les étudiants sur des trottoirs poussiéreux. Adrar a été construite par les français. Avant l’installation d’une caserne au début du siècle, seuls existaient des villages. Celui de Timmi, qui se trouve dorénavant dans la banlieue du chef lieu de wilaya est un village caractéristique de la région du Touat. Dans les rues tortueuses et étroites passent des rigoles destinées à l’alimentation en eau des maisons et des palmeraies. La couleur rouge des murs contraste avec le vert des palmiers ou le jaune des haïks couvrant les femmes. Dans Adrar, les rues sont larges et se coupent à angle droit. La place centrale, immense et déserte, est bétonnée. L’entrée d’un des deux marchés est l’imitation d’un mur de bordj. Quelques maisons ne sont plus que des gravats. Les pluies torrentielles tombées peu avant notre arrivée ont fait beaucoup de dégâts. Aux sorties de la ville se dressent des camps de toiles de tente ou logent des sinistrés qui ont perdu leur habitation.
Nous entrons dans un café afin d’y prendre un petit déjeuné. Ce matin, nous n’avons pu prendre qu’un maigre café, notre maison, isolée en plein désert, est privée d’eau et d’électricité suite au grand vent de sable qui a soufflé la veille. A cette heure matinale, la terrasse du café est déserte. A l’intérieur, surprise ! Dans un coin de la pièce est accrochée une photo de Lounès Matoub. Plusieurs posters à l’effigie du chanteur kabyle trônent près du comptoir ou de la télé. Le patron nous salue en kabyle. Il est venu ici il y a deux ans pour monter un café. « Avant mon arrivée, il n’y avait rien ici explique t-il. J’ai construit la terrasse, mis des fleurs et des plantes. Maintenant, c’est agréable. » Baptisé JSK2, du nom de l’équipe de foot kabyle Jeunesse Sportive de Kabylie (2 parce que la ville compte déjà un café JSK) les tables se remplissent au fur et à mesure que l’heure avance.
Après avoir bu un ‘’crème’’ (un café au lait), passage au Taxiphone d’a coté. Tiens, j’ai déjà vu cette photo quelque part… C’est encore Lounès Matoub ! Au moment de payer la communication, je regarde les cartes postales à vendre. Des cartes de Tizi Ouzou, du Djurdjura, de Bejaia. Le patron du Taxiphone vient de Kabylie lui aussi. Il m’explique les raisons de sa venue : « au Nord, tu ne trouves pas de travail et au Sud, les habitants ne savent pas tenir un commerce. Tu peux y monter ton affaire et en vivre pas trop mal. Ici, la vie est un peu moins chère qu’au Nord. »
Quelques heures plus tard, retour à la terrasse du JSK2 en compagnie de plusieurs autres ‘’expatriés’’ ayant un commerce ou une plantation dans la région. On discute de la chaleur qui, en ce début mai, commence à arriver. « Dans deux mois nous serons chez nous, sûr et certain. C’est impossible de rester ici l’été. Trop chaud, et puis, notre pays nous manque tellement… » dit l’un d’entre eux, songeur. 1500 kilomètres nous séparent des montagnes kabyles.
Comme si un autre temps surgissait
Un petit village. Quelques faibles ampoules orange éclairent ici où là les rues entièrement recouvertes de sable. On avance dans une demi obscurité, croisant des silhouettes de femmes silencieuses, ressentant le souffle d’enfants qui courent. Nous suivons Abderhamane à travers un labyrinthe fait de murs de pisé rouge. La chaleur de la journée s’est estompée. Nous passons une petite porte en fer et entrons dans un jardin. Sur le sol, entre quelques palmiers et tout prêt d’un bassin, des tapis sont installés. Nous nous déchaussons et nous asseyons. Le silence se fait. On entend l’eau couler doucement dans le bassin. Entre les feuilles des palmiers, on aperçoit les étoiles qui commencent à apparaître. La maison se trouve juste à coté, a demi enterrée dans le sol. Plus loin c’est encore le jardin. Plongé dans l’obscurité, il garde ses mystères… Le couscous se prépare, l’eau du thé va bientôt bouillir, nous sommes allongés, goûtant à ce moment de calme. On se laisse aller doucement à la rêverie. Bien être et bonheur de se retrouver dans un endroit qui semble tout droit sorti d’une légende. Un peu les mille et une nuits.
Des dattes en guise d’entrée. Abderhamane nous donne davantage de précisons sur cette maison : « elle appartient à ma belle-famille. C’est une belle maison dotée d’un grand jardin. Malheureusement pas entretenu comme il le faudrait. En revanche, nous prenons soin de cette demeure, qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. C’est une maison de notable, elle est grande et il y a quelques dizaines d’année, c’était le grand luxe de posséder une demeure comme celle-ci. Mais tout est fragile. Certaines règles de base sont à respecter : ne pas faire de réparation ou d’agrandissement n’importe comment. Faire attention à l’usage de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Ne pas laisser s’abîmer les murs. Il s’agit de simples précautions. Mais elles ne sont plus respectées. Car c’est un peu contraignant. Aujourd’hui, les gens veulent avoir du temps libre. La conservation des habitations traditionnelles demande un peu de temps. Si cet entretient est bâclé, la bâtisse risque de s’effondrer au premières pluies fortes. C’est ce qui s’est passé récemment. »
Les enfants apportent le couscous dans un grand plat en bois appelé ksab. Tout le monde piochera dedans. Puis c’est au tour du thé. La nuit est devenue bien noire, les histoires liées au désert s’enchaînent. Souvenirs d’égarement, de rencontres, de trouvailles… Quelques blagues aussi, sur la religion ou le sexe. Abderhamane évoque une journée passée dans la demeure d’un homme raffiné. Celui-ci prenait le thé plusieurs fois par jour. A chaque fois dans un lieu différent défini à l’avance. C’était il y a 15 ans, et notre ôte ignore si cet homme riche et oisif est encore en vie.
Les montres sont rangées au fond de nos sacs. Ce soir, nous n’avons plus de montres, mais nous avons le temps. Les étoiles ont bougé depuis tout à l’heure : c’est un rythme qui convient bien à cet endroit.
Lorsque nous sortons du jardin, nous retrouvons la rue comme nous l’avions laissée. Une petite fête vient de se terminer et toutes les familles rentrent chez elles sans se presser.
Sur la route du retour à notre lieu de villégiature, le compteur est bloqué sur 100 km/h. Dans la lumière des phares apparaît une bicoque carrée et sans fenêtres. C’est là que nous passons nos nuits. Ceux qui choisissent de dormir à l’intérieur doivent supporter la chaleur. Ceux qui préfèrent la terrasse se préparent à supporter les hurlements des renards. Je regrette de n’être pas rester dans le jardin, quels doux rêves aurais-je pu faire !
Pour les discussions annexes, c'est par ici ! 😉
Bonjour
Je vais faire l'ascension du Mafadi, le plus haut sommet d'Afrique du Sud dans le Drakensberg, départ le 25 avril 2020. C'est une expédition de 4 jours - 3 nuits, avec guide. Je recherche des compagnons de voyage. Si vous êtes intéressé(e)s, merci de me le faire savoir.
Pour info, je serai dans le Drakensberg du 16 au 28 avril. Quelques jours dans le Royal Natal National Park, basée au Thendele campsite, ensuite, quelques jours dans le parc de Monts Cowl. Je compte faire Sterkhorn. Enfin, je me rendrai à Injisuthi pour faire le Mafadi.
Je voyage seule, donc si vous êtes dans le coin ou planifiez de faire le meme genre de hikes, faites moi signe!
Merci!
Katja
Je vais faire l'ascension du Mafadi, le plus haut sommet d'Afrique du Sud dans le Drakensberg, départ le 25 avril 2020. C'est une expédition de 4 jours - 3 nuits, avec guide. Je recherche des compagnons de voyage. Si vous êtes intéressé(e)s, merci de me le faire savoir.
Pour info, je serai dans le Drakensberg du 16 au 28 avril. Quelques jours dans le Royal Natal National Park, basée au Thendele campsite, ensuite, quelques jours dans le parc de Monts Cowl. Je compte faire Sterkhorn. Enfin, je me rendrai à Injisuthi pour faire le Mafadi.
Je voyage seule, donc si vous êtes dans le coin ou planifiez de faire le meme genre de hikes, faites moi signe!
Merci!
Katja
bonjour à tous, je pars au Nepal au printemps prochain et j'aimerais réalisé l'ascension du chulu west avec un guide local. Cependant toutes les agences de trekking vu sur internet sont hors de prix et de plus ils proposent une expédition entre 18 et 22 jours !!
j'ai a mon actifs les plus hauts sommets des alpes... je pense avoir une bonne condition physique pour réduire le temps de l’expédition par 2. d'ou vient ma question
serait-il de trouver sur place un guide ou plusieurs pour faire l'ascension en moins de 10 jours ?
Salut à tous,
Voici le compte-rendu photos/texte de mon expédition réalisée en Sultanat d'Oman au mois de février. Il s'agissait de réaliser, avec mon fidèle prototype de kayak gonflable, le tour de la péninsule du Musandam, le verrou stratégique du Golfe persique situé juste en dessous des côtes iraniennes.
jcrabiller.free.fr/...usandam/musandam.htm
N'hésitez pas à commenter et/ou poser vos questions.
Bonjour,
Après une mini croisière de plongée en mer rouge, j'aurai une journée à "tuer" avant de rentrer en avion sur Paris, en étant basé à Sharm el Sheik.
En zonant sur internet, j'ai vu qu'il existait à priori des expéditions en une journée (obligatoire pour moi) vers Petra (que je rêve de voir, même rapidement) depuis Sharm. Avec départ très tot dans la nuit et retour tard.
Quelqu'un l'a-t-il déjà fait ? Avec qui? pour quel tarif? Faut il réserver en avance avec une agence sur internet ou vaut il mieux s'y prendre sur place ?
Toute info est bienvenue !
Merci bcp Morgan
Après une mini croisière de plongée en mer rouge, j'aurai une journée à "tuer" avant de rentrer en avion sur Paris, en étant basé à Sharm el Sheik.
En zonant sur internet, j'ai vu qu'il existait à priori des expéditions en une journée (obligatoire pour moi) vers Petra (que je rêve de voir, même rapidement) depuis Sharm. Avec départ très tot dans la nuit et retour tard.
Quelqu'un l'a-t-il déjà fait ? Avec qui? pour quel tarif? Faut il réserver en avance avec une agence sur internet ou vaut il mieux s'y prendre sur place ?
Toute info est bienvenue !
Merci bcp Morgan

Bien le bonjour à toutes et à tous, 🙂
Je me permets de vous demandez conseils quant à notre prochaine expédition. La période n'a pas encore été bloquée mais il se peut que ça se fasse au printemps.
Description de l'idée : avec un ami nous souhaitons nous perdre au fin fond de la Scandinavie, je pense que nous irons en stop et sac à dos, puis, une fois le camp de base trouvé, nous souhaitons fabriquer un radeau pour rejoindre une embouchure marine.
Sur notre voyage nous voulons essentiellement nous nourrir de ce que nous offre dame nature en prenant quelques denrées de base (farine, céréales, etc...).
Voilà pour le projet, niveau délais si on peux partir 1 mois ça serait top. Encore à définir. Maintenant les questions :
>1/ Quelle région se prête le mieux à ce type d'aventure ( forêt sauvage, eau calme, pas ou peu de civilisation) ?
>2/ Je pense que notre alimentation sera essentiellement à base de poisson, mais quel est le type de végétation que l'on peut trouver pour se nourrir par là haut ?
>3/ Si vous avez des conseils en tout genre je suis preneur. Mais évitez les recommandations de prudence, je précise que j'ai pas mal d'expérience en matière de nature et de survie donc ce n'est pas un coup de tête à se lancer dans l'inconnu. J'ai juste besoin de connaitre les éléments pour me retrouver dans un endroit propice sans perte de temps.
Merci pour votre attention, à vous la parole ! 😉
Bonjour,
À près avoir pris connaissance des nombreuses infos sur le forum, il me reste qq questions..
-ma fille étudiante là-bas me réclame du sancisson.... je sais qu'à priori c'est impossible, mais s'il est emballé sous vide n'est-ce pas envisageable ?
- j'ai lu que le "solid cheese" , c'était possible, sous vide ?
- petits œufs de Pâques en paquet industriel ?
Quelqu'un peut-il m'aider à traduire en anglais ce que je dois écrire sur le papier de la douane: " emballé sous vide", fromage à pâte dure sous vide ....
Merci pour votre aide 🙂
Bonjour je m'en vais au Nicaragua en solo backpack et j'aimerais faire des expéditions comme monter le volcan cerro negro et volcan san cristobal. Auriez vous une place à me conseiller pour faire la monter accompagner d'un guide ainsi qu'embarquer dans un groupe. J'aimerais faire la descente en volcano boarding.
Bonjour familles voyageuses
Est-ce que certain d'entre vous ont vécu une expéditions de 3-4-5 jours qui serait possible de faire avec les enfants et qui serait transcendante? Mes gars ont 8 et 10 ans.
dormir dans le désert, boire des cactus, caravane en Chameau, combattre des ninjas raspouts, musique à la belle étoile, ...
Bonjour j'aurai besoin de votre aide les amis j'ai un trajet en motoneige et je prévoit en apprendre plus sur les population qui y habite et j'aimerais visiter des endroits (musée, Site historique .... ) pour en apprendre plus sur la région. Voici mon itinéraire j'aimerais avoir des information sur la population et sur des endroit à visiter (en hiver)
Trois-rivière ensuite St-gabriel de brandon ensuite Mont tremblant ensuite maniwaki ensuite senneterre (ou les environ) ensuite Chibougamau ensuite Mont valin ensuite Baie comeau ensuite Sainte-marie
Merci Guillaume
Trois-rivière ensuite St-gabriel de brandon ensuite Mont tremblant ensuite maniwaki ensuite senneterre (ou les environ) ensuite Chibougamau ensuite Mont valin ensuite Baie comeau ensuite Sainte-marie
Merci Guillaume
Bonjour les spécialistes, voici notre 3e et dernier « post » sur le sujet. Les 2 premiers étant pour mettre nos idée en place et recevoir de l’infos générales. Celui-ci nous servira de :
Plate-forme de préparation finale d’expédition.
INFOS GÉNÉRALES
- But : Safari photo au Kenya et Tanzanie - Transport aérien : Arrivée / départ de Nairobi donc une boucle (déjà acheté) - Passagers : Famille de 2 adultes + 2 ados (13 et 17 ans) - Type de voyageurs : Sac à dos sans contrainte (confort, nourriture) - Période : du 21 déc. 2014 au 4 fév. 2015 (45 jours)
CHOIX D’AGENCES
- Greatzone Safari, - Corto Safari, - Leboo Safari, (liens enlevés)
Q: Laquelle de ces agences est la mieux adapté pour un circuit personnalisé, avec un rapport fiabilité des véhicules /honnêteté des prestations/connaissances faunes et flores/contacts avec les petits villages ? Q : Est-ce essentiel que le 4x4 possède un radio CB pour les communications internes dans les parcs ? Q : Est-ce qu'il y a un assurance en particulier qu'il faut prendre des agences ou notre assurance-voyage suffit ? Q : Nous ne prendrons pas nos visas avant de partir (plus du double $$$ par l'ambassade) donc nous prendrons à l'arrivée à Nairobi. et pour traverser en Tanzanie on peut faire à la frontière ? Q : Nous ne savons plus s'il y a vaccins obligatoire, fièvre jaune oui ou non ? et en prévention un autre ?
ITINÉRAIRE KENYA
- J1-2 Canada – Kenya, J3-4 Nairobi, j5 vers Samburu, j6 Samburu, j7 vers Baringo, j8 Baringo, j9 vers Nakuru, j10 Nakuru, j11 vers Masai Mara, j12-13-14 Masai Mara, j15 Lac Natron, j16 vers Amboseli, j17 Amboseli, j18-19 Tsavo Est et Ouest.
ITINÉRAIRE TANZANIE
- J20 Arusha, J21 vers Ngorongoro, j22-23 Ngorongoro, j24 vers Serengeti, j25-26-27 Serengeti, j28-29 vers Kigoma, j30 vers Gombe ou Mahale, j31-32 Gombe ou Mahale, j33-34 vers Selous, j35-36 Selous, j37 vers Dar El Salam, j38-39-40-41-42 Mafia Island, j43-44 vers Nairobi, j45 Vol de retour.
Q : Est-ce que cet itinéraire tiens la route et s’il faudrait couper ou ajouter, ou faut-il modifier ? Q : Nous pensons réaliser le triangle Arusha, Kigoma, Dar El Salam en transport public ou privé mais pas par agence à moins quel soit raisonnable. Quelqu’un peut me donner les temps de transport entre ces 3 points ? Q : Quel est le prix moyen pour un vol de brousse ? Q : Quel est la partie la plus facile d’accès et la plus bel du Lac Natron côté Kenya ou Tanzanie ? Q : Avec l'itinéraire que vous connaissez, Manyara et Tarangire sont-ils incontournables, ou s'il y a des espèces que nous ne pourrions voir ailleurs ou paysages ?
SAFARI PHOTO
-Éléphant, buffle, lion, léopard, guépard, hyène, rhinocéros blanc et noir, hippopotame, lycaon, phacochère, girafe, zèbre, gnou, antilope, spring bok, Koudou, oryx, babouin, chimpanzé, pangolin, mangouste.
-Autruche, flamant rose, aigle, calao, vautour, marabout, grand héron, pélican, hornbill.
-Crocodile, caméléon de Jackson, python, mambas, cobra, gecko, tortue
-Macro photo au programme également
Nous savons qu’il nous sera difficile de réalisé 100% des cibles prévu mais nous savons que nos chance sont bonnes dans le nord pour les oryx et koudou. Pour les oiseaux nous comptons réaliser une bonne récolte au lac Baringo. Le lac Natron devrait nous donner une variété intéressante aussi. Le reste des mammifères devraient nous apparaître dans les différents parcs. Nous trouverons les Lycaons à Selous.
Q : Quels sont les meilleurs sites pour photographier le rhinocéros, le calao, le hombrill, le pangolin, le caméléon et les serpents ? Q : Quel parc choisir pour l’expédition au chimpanzé, Gombe ou Mahale ? Q : Qu'est-ce qu'un pourboire raisonnable pour un chauffeur-guide et/ou un spotteur/pisteur ? Q : Combien de pourboire offrir afin de motivé une trouvaille particulière genre le caméléon de Jackson, un mambas, un léopard avec sa proie dans un arbre, une chasse-poursuite par exemple ?
Pour l'instant il y a beaucoup à combler, mais je suis sur que d'autres questions viendrons. Merci à tous les connaisseurs.
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INFOS GÉNÉRALES
- But : Safari photo au Kenya et Tanzanie - Transport aérien : Arrivée / départ de Nairobi donc une boucle (déjà acheté) - Passagers : Famille de 2 adultes + 2 ados (13 et 17 ans) - Type de voyageurs : Sac à dos sans contrainte (confort, nourriture) - Période : du 21 déc. 2014 au 4 fév. 2015 (45 jours)
CHOIX D’AGENCES
- Greatzone Safari, - Corto Safari, - Leboo Safari, (liens enlevés)
Q: Laquelle de ces agences est la mieux adapté pour un circuit personnalisé, avec un rapport fiabilité des véhicules /honnêteté des prestations/connaissances faunes et flores/contacts avec les petits villages ? Q : Est-ce essentiel que le 4x4 possède un radio CB pour les communications internes dans les parcs ? Q : Est-ce qu'il y a un assurance en particulier qu'il faut prendre des agences ou notre assurance-voyage suffit ? Q : Nous ne prendrons pas nos visas avant de partir (plus du double $$$ par l'ambassade) donc nous prendrons à l'arrivée à Nairobi. et pour traverser en Tanzanie on peut faire à la frontière ? Q : Nous ne savons plus s'il y a vaccins obligatoire, fièvre jaune oui ou non ? et en prévention un autre ?
ITINÉRAIRE KENYA
- J1-2 Canada – Kenya, J3-4 Nairobi, j5 vers Samburu, j6 Samburu, j7 vers Baringo, j8 Baringo, j9 vers Nakuru, j10 Nakuru, j11 vers Masai Mara, j12-13-14 Masai Mara, j15 Lac Natron, j16 vers Amboseli, j17 Amboseli, j18-19 Tsavo Est et Ouest.
ITINÉRAIRE TANZANIE
- J20 Arusha, J21 vers Ngorongoro, j22-23 Ngorongoro, j24 vers Serengeti, j25-26-27 Serengeti, j28-29 vers Kigoma, j30 vers Gombe ou Mahale, j31-32 Gombe ou Mahale, j33-34 vers Selous, j35-36 Selous, j37 vers Dar El Salam, j38-39-40-41-42 Mafia Island, j43-44 vers Nairobi, j45 Vol de retour.
Q : Est-ce que cet itinéraire tiens la route et s’il faudrait couper ou ajouter, ou faut-il modifier ? Q : Nous pensons réaliser le triangle Arusha, Kigoma, Dar El Salam en transport public ou privé mais pas par agence à moins quel soit raisonnable. Quelqu’un peut me donner les temps de transport entre ces 3 points ? Q : Quel est le prix moyen pour un vol de brousse ? Q : Quel est la partie la plus facile d’accès et la plus bel du Lac Natron côté Kenya ou Tanzanie ? Q : Avec l'itinéraire que vous connaissez, Manyara et Tarangire sont-ils incontournables, ou s'il y a des espèces que nous ne pourrions voir ailleurs ou paysages ?
SAFARI PHOTO
-Éléphant, buffle, lion, léopard, guépard, hyène, rhinocéros blanc et noir, hippopotame, lycaon, phacochère, girafe, zèbre, gnou, antilope, spring bok, Koudou, oryx, babouin, chimpanzé, pangolin, mangouste.
-Autruche, flamant rose, aigle, calao, vautour, marabout, grand héron, pélican, hornbill.
-Crocodile, caméléon de Jackson, python, mambas, cobra, gecko, tortue
-Macro photo au programme également
Nous savons qu’il nous sera difficile de réalisé 100% des cibles prévu mais nous savons que nos chance sont bonnes dans le nord pour les oryx et koudou. Pour les oiseaux nous comptons réaliser une bonne récolte au lac Baringo. Le lac Natron devrait nous donner une variété intéressante aussi. Le reste des mammifères devraient nous apparaître dans les différents parcs. Nous trouverons les Lycaons à Selous.
Q : Quels sont les meilleurs sites pour photographier le rhinocéros, le calao, le hombrill, le pangolin, le caméléon et les serpents ? Q : Quel parc choisir pour l’expédition au chimpanzé, Gombe ou Mahale ? Q : Qu'est-ce qu'un pourboire raisonnable pour un chauffeur-guide et/ou un spotteur/pisteur ? Q : Combien de pourboire offrir afin de motivé une trouvaille particulière genre le caméléon de Jackson, un mambas, un léopard avec sa proie dans un arbre, une chasse-poursuite par exemple ?
Pour l'instant il y a beaucoup à combler, mais je suis sur que d'autres questions viendrons. Merci à tous les connaisseurs.
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En 2013 je recherchais une destination spéciale pour un séjour loin de la pollution et de la fureur humaine. Mon choix s'est alors posé sur l'exploration du Groenland...
Bonjour,
En 2013 je recherchais une destination spéciale pour un séjour loin de la pollution et de la fureur humaine, mon choix s'est posé sur l'exploration du Groenland. J'ai contacté la Compagnie du Ponant, société de transport maritime basée à Marseille qui s'est occupée de tout, pas de problèmes de bagages ni d'égarement dans un terminal surchargé. 13 au 23 août 2013 pour une escapade entre les glaces de l'Arctique, atterrissage à Keflavik en Islande direction le port de commerce de Reykjavik pour l'embarquement à bord du navire LE BOREAL. L'accueil de l'équipage était fort sympathique, le navire de transport pas trop imposant, je n'aime pas les monstres hôteliers des mers. La suite prestige bien spacieuse, confortable et très lumineuse avec ses 2 balcon sur tribord, le majordome s'est bien occupé de nous avec quelques petits gâteaux chaque fin de soirée pour nous ouvrir l’appétit. Le personnel naviguant est polyglotte, en majorité d'îles et de provinces françaises. Le navire est silencieux pas de bruit de la propulsion qui est électrique, la sensation de caresse et le ressac de la mer sur la coque. Côté gastronomie, nos estomacs se sont bien régalés avec les petits plats du chef étoilé français Gérard Germain, pâtisseries et viennoiseries des maîtres pâtissiers et boulangers français. La cave était aussi particulièrement bien garnie avec une sommelière tout sourire au palais très pointu. En cette fin d'été, les glaces de l'Arctique sont fondues, très peu de mammifères marins ou terrestres à l'horizon, il faut remonter plus vers le Nord-ouest pour trouver les phoques barbus, ours polaires et baleines en grand nombre. Iceberg en masse dans le baie d'Ilulissat.
L'age moyen des croisiéristes, était assez avancé, beaucoup de passagers américains et asiatiques qui ne favorisent ni l'échange ni le contact. Nous avons passé un très bon séjour et revenus avec souvenirs et prises de vues. Une belle escapade glacée pour ceux qui recherchent la découverte et le rafraîchissement. Cette aventure nous a donné le virus des glaces, nous repartons fin août pour une autre aventure qui nous mènera de Kangerlussuaq au Groenland à Anadyr en Sibérie Orientale, un périple vers les Terres du Nord-Ouest, le long des côtes nord du Canada et de l'Alaska, à bord de l'AUSTRAL de la Compagnie du Ponant
En 2013 je recherchais une destination spéciale pour un séjour loin de la pollution et de la fureur humaine, mon choix s'est posé sur l'exploration du Groenland. J'ai contacté la Compagnie du Ponant, société de transport maritime basée à Marseille qui s'est occupée de tout, pas de problèmes de bagages ni d'égarement dans un terminal surchargé. 13 au 23 août 2013 pour une escapade entre les glaces de l'Arctique, atterrissage à Keflavik en Islande direction le port de commerce de Reykjavik pour l'embarquement à bord du navire LE BOREAL. L'accueil de l'équipage était fort sympathique, le navire de transport pas trop imposant, je n'aime pas les monstres hôteliers des mers. La suite prestige bien spacieuse, confortable et très lumineuse avec ses 2 balcon sur tribord, le majordome s'est bien occupé de nous avec quelques petits gâteaux chaque fin de soirée pour nous ouvrir l’appétit. Le personnel naviguant est polyglotte, en majorité d'îles et de provinces françaises. Le navire est silencieux pas de bruit de la propulsion qui est électrique, la sensation de caresse et le ressac de la mer sur la coque. Côté gastronomie, nos estomacs se sont bien régalés avec les petits plats du chef étoilé français Gérard Germain, pâtisseries et viennoiseries des maîtres pâtissiers et boulangers français. La cave était aussi particulièrement bien garnie avec une sommelière tout sourire au palais très pointu. En cette fin d'été, les glaces de l'Arctique sont fondues, très peu de mammifères marins ou terrestres à l'horizon, il faut remonter plus vers le Nord-ouest pour trouver les phoques barbus, ours polaires et baleines en grand nombre. Iceberg en masse dans le baie d'Ilulissat.
L'age moyen des croisiéristes, était assez avancé, beaucoup de passagers américains et asiatiques qui ne favorisent ni l'échange ni le contact. Nous avons passé un très bon séjour et revenus avec souvenirs et prises de vues. Une belle escapade glacée pour ceux qui recherchent la découverte et le rafraîchissement. Cette aventure nous a donné le virus des glaces, nous repartons fin août pour une autre aventure qui nous mènera de Kangerlussuaq au Groenland à Anadyr en Sibérie Orientale, un périple vers les Terres du Nord-Ouest, le long des côtes nord du Canada et de l'Alaska, à bord de l'AUSTRAL de la Compagnie du Ponant
Bonjour,
Nous prévoyons de partir en Colombie en aout pour trois semaines. Nous serions très intéressés par une expédition en Amazonie. J'ai essayé de contacter quelques agences de voyages mais les prix sont extrêmement chers. Y êtes vous déjà allez? Cela vaut-il le coup? Peut-on trouver des guides sur places? Tous conseils, commentaires ou avis sont les bienvenus!
Merci!
Nous prévoyons de partir en Colombie en aout pour trois semaines. Nous serions très intéressés par une expédition en Amazonie. J'ai essayé de contacter quelques agences de voyages mais les prix sont extrêmement chers. Y êtes vous déjà allez? Cela vaut-il le coup? Peut-on trouver des guides sur places? Tous conseils, commentaires ou avis sont les bienvenus!
Merci!
Bonjour à tous,
Paul Baudry, Guillaume Orsal, le Dr. Verdier, cardiologue du sport, et moi-même, préparons une expédition en Bolivie intitulée : "6000 mètres avec le cœur d'un autre". Nous avons déjà reçu le soutien de France ADOT77, association pour la promotion du don d'organe.
Parallèlement, nous avons monté un dossier de candidature pour une bourse aux expéditions organisée par le fabriquant d'équipement de montagne Millet : le "Millet Expédition Project" (MXP)
Nos objectifs : aller le plus haut possible en altitude avec un cœur greffé (si possible 6000 mètres et pourquoi pas le record actuellement de 6120 mètres), promouvoir le don d'organe et encourager les patients engagés dans le processus de la greffe.
Il se trouve que notre dossier de candidature au projet MXP a été présélectionné avec 9 autres, et que la sélection finale aura lieu le 19 avril à Annecy, l’évènement étant retransmis sur la chaîne de télévision TV8-mont blanc.
En tant qu'élément contributeur au vote du jury désignant le ou les dossiers primés, les organisateurs du MXP ont lancé un concours, "l'expe du grand public", qui consiste à compter le nombre de votes obtenus par chacun des projets candidats.
Aussi, je vous sollicite tout simplement pour cliquer sur Facebook via le lien qui figure dans le message ci-dessous pour le projet "Bolivie 2013", si vous adhérez bien-sûr à celui-ci.
https://www.facebook.com/milletmountainbyexperience/app_138778399475757.
Vous pouvez également le faire suivre à vos amis, famille, etc... pour démultiplier le nombre de votes !
D'avance merci pour votre soutien. A vos clics, Alain Dutrévis
PS : la vidéo de présentation du projet est visible sur le lien suivant : https://vimeo.com/61307986
Paul Baudry, Guillaume Orsal, le Dr. Verdier, cardiologue du sport, et moi-même, préparons une expédition en Bolivie intitulée : "6000 mètres avec le cœur d'un autre". Nous avons déjà reçu le soutien de France ADOT77, association pour la promotion du don d'organe.
Parallèlement, nous avons monté un dossier de candidature pour une bourse aux expéditions organisée par le fabriquant d'équipement de montagne Millet : le "Millet Expédition Project" (MXP)
Nos objectifs : aller le plus haut possible en altitude avec un cœur greffé (si possible 6000 mètres et pourquoi pas le record actuellement de 6120 mètres), promouvoir le don d'organe et encourager les patients engagés dans le processus de la greffe.
Il se trouve que notre dossier de candidature au projet MXP a été présélectionné avec 9 autres, et que la sélection finale aura lieu le 19 avril à Annecy, l’évènement étant retransmis sur la chaîne de télévision TV8-mont blanc.
En tant qu'élément contributeur au vote du jury désignant le ou les dossiers primés, les organisateurs du MXP ont lancé un concours, "l'expe du grand public", qui consiste à compter le nombre de votes obtenus par chacun des projets candidats.
Aussi, je vous sollicite tout simplement pour cliquer sur Facebook via le lien qui figure dans le message ci-dessous pour le projet "Bolivie 2013", si vous adhérez bien-sûr à celui-ci.
https://www.facebook.com/milletmountainbyexperience/app_138778399475757.
Vous pouvez également le faire suivre à vos amis, famille, etc... pour démultiplier le nombre de votes !
D'avance merci pour votre soutien. A vos clics, Alain Dutrévis
PS : la vidéo de présentation du projet est visible sur le lien suivant : https://vimeo.com/61307986
Je pars au maroc debut janvier,
Je cherche une excursion a faire dans le desert du merzouga, avec une nuit.
Janvier est une bonne periode pour ce type excursion?
Connaissez-vous des auberges/hotels/entreprise qui en organisent? le prix et ce qui est inclu?
Merci
pau.
Merci
pau.








