Bonjour à tous!
Je pars cet été en tant que fille au pair en Irlande. Une fois là bas, je partirai avec la famille en Hollande pour trois semaines. Est-ce qu'il me faut des papiers particuliers (visa, passeport...) pour passer de l'irlande à la hollande, et vice versa? Je sais que pour aller de France à l'un de ces 2 pays, ce n'est pas nécessaire, mais je ne suis pas sûre que ce soit la même chose à partir de l'Irlande !
Merci de votre aide...
Caroline
Bonjour!
J'aimerais savoir combien peut couter un billet d'avion Montréal vers les Pays-Bas, je ne sais pas encore ou car je vais peut-être y aller en tant que jeune fille au pair disons pour un départ en mai ou juin?
Merci beaucoup!
J'aimerais savoir combien peut couter un billet d'avion Montréal vers les Pays-Bas, je ne sais pas encore ou car je vais peut-être y aller en tant que jeune fille au pair disons pour un départ en mai ou juin?
Merci beaucoup!
Bonjour,
Je viens de faire une réservation pour un hôtel pas trop cher (170 € quand même pour 2 nuits) dans le Quartier Rouge à l'Hôtel 83. Je pense partir seule et j'aimerais savoir si ce quartier craint vraiment ou pas pour une fille seule ?
Merci de vos réponses
Je viens de faire une réservation pour un hôtel pas trop cher (170 € quand même pour 2 nuits) dans le Quartier Rouge à l'Hôtel 83. Je pense partir seule et j'aimerais savoir si ce quartier craint vraiment ou pas pour une fille seule ?
Merci de vos réponses
Quelqu'un a déjà effectué ce tour, nous serons 2 avec notre petite fille de 10 mois dans sa charrette, nous comptons réaliser ce tour sur 4 à 5 jours
je suis preneur du circuit idéal par rapport au sens, des campings, des bon plans et des curiosités à ne pas rater
merci
Bonjour VFcyclotouristes,
Ma fille part fin Mai pour un ''vélo trip'' entre Amsterdam et Boulogne sur Mer via la Route de la Mer du Nord (LF1).
Je suis à la ''recherche'' de Cartes/Topos Guides en format PDF (ou téléchargeables via Internet). J'ai trouvé, via une vieille discussion de VF, une version de 1995 éditée par le Comité de Tourisme du Nord Pas de Calais.
Je me demandais si il existait une version plus récente.
Merci d'avance pour vos réponses!
Bonsoir,
avec mon mari notre fille de 5ans et notre bébé de 9mois nous comptons faire un petit séjour (5jours) aux pays-bas en mai prochain. Nous comptons nous rendre en voiture à AMSTERDAM et aller visiter Marken, Aalkmar, Zanse Chans...avez-vous d'autre chose à visiter dans le coin interessant pour notre fille de 5ans?
question organisation...nous comptons dormir dans des chambres d'hôtes... donc le matin nous partirons faire 30-40 kms et une fois arrivée à l'hébergement du soir mon mari ferra machine arrière pour rechercher la voiture.
Nous allons faire la demande pour l'association Vrieden op de Hiets...avez-vous des adresses à recommander dans le coin ???
D'avance un grand merci
avec mon mari notre fille de 5ans et notre bébé de 9mois nous comptons faire un petit séjour (5jours) aux pays-bas en mai prochain. Nous comptons nous rendre en voiture à AMSTERDAM et aller visiter Marken, Aalkmar, Zanse Chans...avez-vous d'autre chose à visiter dans le coin interessant pour notre fille de 5ans?
question organisation...nous comptons dormir dans des chambres d'hôtes... donc le matin nous partirons faire 30-40 kms et une fois arrivée à l'hébergement du soir mon mari ferra machine arrière pour rechercher la voiture.
Nous allons faire la demande pour l'association Vrieden op de Hiets...avez-vous des adresses à recommander dans le coin ???
D'avance un grand merci
je suis une fille de 24 ans qui part seule à amsterdam ca craint ou pas? j'attend vos avis et si vous voulez vous joindre a moins y a pas de problème je pars du vendredi 3 aout au lundi 6 aout
Bonjour! Nous sommes deux amis (une fille et un garçon) dans la mi-vingtaine et nous irons visiter Bruxelles et Amsterdam pendant environ 10 jours vers le 22 juillet. Nous sommes des Québécois, alors nous partons de Montréal. Nous ne sommes pas des habitués des voyages, alors j'aimerais avoir vos conseils.
Nous arriverons à Bruxelles, où nous voulons passer quelques jours, et nous aimerions nous rendre à Amsterdam en faisant toutefois un arrêt d'une ou deux journées à Bruges. Il nous faudra ensuite revenir d'Amsterdam à Bruxelles pour prendre notre avion. Pourriez-vous nous guider à savoir le nombre de jours que nous devrions passer dans chacun des endroits? Est-ce une bonne idée de voyager de l'un à l'autre de ces endroits en train? Si oui, avez-vous un site de réservations à me suggérer pour les trains?
Aussi, pour ce qui est de l'hébergement, que nous conseillez-vous? Nous pensions surtout aller dormir dans des auberges jeunesse. En fait, nous cherchons quelque chose à petit prix, mais propre et sécuritaire à la fois.
Finalement, j'ai déjà fait pas mal de recherches à ce sujet, mais si jamais vous avez des endroits à nous suggérer lors de notre séjour, vos suggestions seront les bienvenues!
Je vous remercie!
Nous arriverons à Bruxelles, où nous voulons passer quelques jours, et nous aimerions nous rendre à Amsterdam en faisant toutefois un arrêt d'une ou deux journées à Bruges. Il nous faudra ensuite revenir d'Amsterdam à Bruxelles pour prendre notre avion. Pourriez-vous nous guider à savoir le nombre de jours que nous devrions passer dans chacun des endroits? Est-ce une bonne idée de voyager de l'un à l'autre de ces endroits en train? Si oui, avez-vous un site de réservations à me suggérer pour les trains?
Aussi, pour ce qui est de l'hébergement, que nous conseillez-vous? Nous pensions surtout aller dormir dans des auberges jeunesse. En fait, nous cherchons quelque chose à petit prix, mais propre et sécuritaire à la fois.
Finalement, j'ai déjà fait pas mal de recherches à ce sujet, mais si jamais vous avez des endroits à nous suggérer lors de notre séjour, vos suggestions seront les bienvenues!
Je vous remercie!
bonjour,
je souhaite partir avec mon mari et ma fille a amsterdam en avril ou debut mai, mais je ne trouve pas de vol à moins de 600 à trois en partant de Marseille.. grrrrrr suis venerd...lol..
Est ce quelqu'un aurait un bon plan à tout hasard...??
merci merci
je souhaite partir avec mon mari et ma fille a amsterdam en avril ou debut mai, mais je ne trouve pas de vol à moins de 600 à trois en partant de Marseille.. grrrrrr suis venerd...lol..
Est ce quelqu'un aurait un bon plan à tout hasard...??
merci merci
Bonjour!
Nous allons partir cet été avec notre petite fille aux pays bas à vélo pour environ 2 semaines (y compris le trajet suisse- pays bas en voiture). Nous aimerions bien avoir quelques suggestions d'itinéraires. On aimerait visiter Amsterdam, Rotterdam, faire du vélo dans la campagne et au bord de la mer.
Auriez-vous des endroits chouettes à nous conseiller? Nous pensons prendre la voiture puis nous poser à un endroit et faire un peu de vélo aux alentours puis changer de lieu avec la voiture... Ce sont nos premières vacances avec bébé alors on est assez novices! Toutes idées sont les bienvenues!
Merci à tous!
Mimi et Titi
Mimi et Titi
je désire aller au pays-bas cet été avec ma fille de 9ans j'ai déjâ eu les visas.
en cherchant les billets d'avion les moins chers; j'ai trouvé une campagnie pour bruxelles et ma famille viendra nous récupéra de l'aéroport.
Mais en allant à l'agence à l'agence pour reserver les billets il m'ont dit que j'ai un visa schengen délivré par le pays-bas, la belgique ne permet pas de rentrer dans son territoir avec cette visa.
J'aimerai bien que quelqu'un me donne plus d'informations à ce sujet, et me suggerre d'autres moyens pour accomplir ce voyage.
Bonjour à tous, nous projetons de partir 15 jours à deux avec une petite fille de 3ans, de Dunkerque à Amsterdam en vélo, en laissant notre voiture à Dunkerque, seulement voilà pour le retour il semblerait que ce soit compliqué. Soit énormément de changement et en plus les vélos sont apparemment pas les bienvenus. Avez vous une idée ?
Bonjour, bonsoir
Après avoir parcouru une partie du canal de Nantes à Brest, les bords de Loire, nous aimerions cet été partir sur les chemins en Hollande...
Nous aimerions partir avec notre van pour pouvoir visiter la belgique et ensuite s'arrêter en Hollande et poursuivre notre périple à vélo.
Nous sommes 3, mon ami notre fille de 5 ans et moi. Nous avons des petites questions :
> Pouvons-nous laisser notre van facilement une semaine quelque part ? > Avez vous une idée du budget sur place (nous irons en camping) ? > Et des idées de parcours ? Nous souhaitons rouler plus dans les villages et en campagne. > Nous avons entendu parler de warmshower, comment ça fonctionne ?
Merci, merci Au plaisir d'échanger
Maryline
Après avoir parcouru une partie du canal de Nantes à Brest, les bords de Loire, nous aimerions cet été partir sur les chemins en Hollande...
Nous aimerions partir avec notre van pour pouvoir visiter la belgique et ensuite s'arrêter en Hollande et poursuivre notre périple à vélo.
Nous sommes 3, mon ami notre fille de 5 ans et moi. Nous avons des petites questions :
> Pouvons-nous laisser notre van facilement une semaine quelque part ? > Avez vous une idée du budget sur place (nous irons en camping) ? > Et des idées de parcours ? Nous souhaitons rouler plus dans les villages et en campagne. > Nous avons entendu parler de warmshower, comment ça fonctionne ?
Merci, merci Au plaisir d'échanger
Maryline
je souhaite retrouver une amie hollandaise que J'ai perdu de vue il y a 50 ans, la vie nous ayant séparé
son nom de jeune fille:
Douwine PIERS
Dernière adresse connu:
Sarphatipark 122 AMSTERAM Z
ces parents avaient une résidence secondaire, adresse
Dorpsweg 41 1472 MIDDELIE
Bonjour a tous et toute
Je suis en début de préparatif pour mon futur voyage aux Pays Bas , départ prévue début Avril 2014 , Je part avec ma fille de chez elle qui est de Rennes , nous aimerions nous arrêtées au Havre et Dunkerque et ensuite traversé la Belgique , on aimerais passé par Bruxelles pour ensuite filé sur Rotterdam , Den Haag , Amsterdam et enfin Alkmaar , Seulement le nord de la France je ne connais pas du tous , la Belgique non plus et les Pays Bas encore moins , bien que ça fait des années que je souhaite y allée , surtout avec ma fille, pour allée voir les fleurs et visités . Ça serais en cyclo-camping . Auriez vous des conseilles d’itinéraire , ou je peut me trouvé de la doc , des endroits a ne pas manqués , je prend toute sorte de suggestions , je vous remercie par avance .
Salut à toutes et à tous amis voyageurs,
Avec mon épouse et mes trois enfants nous avons l'intention de passer une semaine aux Pays-Bas cet été durant le mois de Juillet. Pour ce qui est de la date de note séjour cette dernière nous est imposée par la patronne de notre fille qui est en formation, la date de ses congés est du dimanche 08 juillet au lundi 16 juillet inclus.
Notre point de chute serait la ville de Rotterdam et ensuite nous voudrions découvrir ce pays (ou une partie) en sachant que notre hôtel serait à Rotterdam.
Nous habitons dans le sud de la France à Salon de Provence (non loin de Marseille) et nous avons un tas de questions qui se bousculent dans nos têtes. Pour commencer quel est le meilleur moyen de transport pour se rendre à Rotterdam, le train, l'avion ou utiliser notre véhicule qui est un monospace ? Mes trois enfants sont âgés de 16, 14 et 8 ans, quel est le moyen le plus économique et à la fois le plus pratique pour nous rendre et découvrir la Hollande ?
Nous avons ces quelques idées comme mode de locomotion pour nous rendre à Rotterdam:
Premier choix: Prendre l'avion de Marseille ou de Paris pour Rotterdam et ensuite louer une voiture pour découvrir le pays (notre hôtel serait toujours à Rotterdam pour tout notre séjour.
Deuxième choix: Prendre notre véhicule et nous rendre à Rotterdam avec ce dernier (mais entre l'essence, la maintenance de la voiture, les péages ce n'est peut-être pas le meilleur choix ?
Troisième choix: Prendre le train de Marseille ou Avignon pour Paris et ensuite prendre un autre train pour Rotterdam et une fois dans cette ville louer une voiture pour partir à la découverte de la Hollande tout en sachant que notre hôtel se trouvera à Rotterdam...
Ensuite la seconde grosse question concerne le choix de l'hôtel car nous sommes cinq adultes et trois enfants, est-ce qu'il est mieux de chercher un hôtel dans la ville même de Rotterdam ou alors dans ses alentours ?
Et pour finir est-ce qu'il faut passer par une agence de voyage ? Est-ce qu'une agence de voyage peut nous trouver la meilleure solution (train, avion, voiture), un hôtel qui serait dans notre budget ? D'un point de vue économique, est-ce qu'il vaut mieux passer par une agence et laisser faire cette dernière pour la location de l'hôtel, du choix du train ou de l'avion, et ensuite de la location de la voiture une fois en Hollande ?
Je me doute que cela fait beaucoup de questions mais nous sommes un peu perdus et toute aide de votre part serait la bienvenue...
Je vous remercie d'avance pour votre aide et vous souhaite de passer un très bon weekend. Olivier
Avec mon épouse et mes trois enfants nous avons l'intention de passer une semaine aux Pays-Bas cet été durant le mois de Juillet. Pour ce qui est de la date de note séjour cette dernière nous est imposée par la patronne de notre fille qui est en formation, la date de ses congés est du dimanche 08 juillet au lundi 16 juillet inclus.
Notre point de chute serait la ville de Rotterdam et ensuite nous voudrions découvrir ce pays (ou une partie) en sachant que notre hôtel serait à Rotterdam.
Nous habitons dans le sud de la France à Salon de Provence (non loin de Marseille) et nous avons un tas de questions qui se bousculent dans nos têtes. Pour commencer quel est le meilleur moyen de transport pour se rendre à Rotterdam, le train, l'avion ou utiliser notre véhicule qui est un monospace ? Mes trois enfants sont âgés de 16, 14 et 8 ans, quel est le moyen le plus économique et à la fois le plus pratique pour nous rendre et découvrir la Hollande ?
Nous avons ces quelques idées comme mode de locomotion pour nous rendre à Rotterdam:
Premier choix: Prendre l'avion de Marseille ou de Paris pour Rotterdam et ensuite louer une voiture pour découvrir le pays (notre hôtel serait toujours à Rotterdam pour tout notre séjour.
Deuxième choix: Prendre notre véhicule et nous rendre à Rotterdam avec ce dernier (mais entre l'essence, la maintenance de la voiture, les péages ce n'est peut-être pas le meilleur choix ?
Troisième choix: Prendre le train de Marseille ou Avignon pour Paris et ensuite prendre un autre train pour Rotterdam et une fois dans cette ville louer une voiture pour partir à la découverte de la Hollande tout en sachant que notre hôtel se trouvera à Rotterdam...
Ensuite la seconde grosse question concerne le choix de l'hôtel car nous sommes cinq adultes et trois enfants, est-ce qu'il est mieux de chercher un hôtel dans la ville même de Rotterdam ou alors dans ses alentours ?
Et pour finir est-ce qu'il faut passer par une agence de voyage ? Est-ce qu'une agence de voyage peut nous trouver la meilleure solution (train, avion, voiture), un hôtel qui serait dans notre budget ? D'un point de vue économique, est-ce qu'il vaut mieux passer par une agence et laisser faire cette dernière pour la location de l'hôtel, du choix du train ou de l'avion, et ensuite de la location de la voiture une fois en Hollande ?
Je me doute que cela fait beaucoup de questions mais nous sommes un peu perdus et toute aide de votre part serait la bienvenue...
Je vous remercie d'avance pour votre aide et vous souhaite de passer un très bon weekend. Olivier
Voila,
Je pars un long weekend à Amsterdam avec mon copain. Mais je n'ai vraiment aucune idée de quoi faire. Je suis une fille, donc j'aime faire du shopping pas cher, nous aimons visiter et sortir. Nous sommes un jeune couple (20 ans) donc je suis à la recherche de toutes infos possibles pour passer le meilleur des weekend :)
Merci
Je pars un long weekend à Amsterdam avec mon copain. Mais je n'ai vraiment aucune idée de quoi faire. Je suis une fille, donc j'aime faire du shopping pas cher, nous aimons visiter et sortir. Nous sommes un jeune couple (20 ans) donc je suis à la recherche de toutes infos possibles pour passer le meilleur des weekend :)
Merci
J'apprends le néérlandais en ce moment, et j'aimerais beaucoup aller faire un petit tour aux Pays-Bas(cet été), bien sûr, Amsterdam, ça doit être très chouette mais je préfère la nature aux grandes villes. Auriez vous des endroits à me conseiller?Qqn serait-il tenté de venir avec moi?(fille, 20ans) mais, ça serait petit budget, camping ou auberge de jeunesse.Merci d'avance pour vos réponses.
Bonjour,
Je cherche des infos pratiques et surtout climatiques sur la Hollande.et surtout profiter de vos experiences: faire. ne pas faire, logement sympa pas cher.
Nous allons partir avec une carriole pour notre fille de 10 mois.
Nous projetons de faire le LF1 mais dans quel sens souffle le vent hollandais?? Ensuite nous pensons emprunter le LF4 puis retour a Amsterdam...Que pensez vous de ce parcours?
Connaissez des guides/cartes a avoir?
Anecdotes, souvenirs, commentaires, je vous ecoute 😉
Cath
Je cherche des infos pratiques et surtout climatiques sur la Hollande.et surtout profiter de vos experiences: faire. ne pas faire, logement sympa pas cher.
Nous allons partir avec une carriole pour notre fille de 10 mois.
Nous projetons de faire le LF1 mais dans quel sens souffle le vent hollandais?? Ensuite nous pensons emprunter le LF4 puis retour a Amsterdam...Que pensez vous de ce parcours?
Connaissez des guides/cartes a avoir?
Anecdotes, souvenirs, commentaires, je vous ecoute 😉
Cath
www.rtbf.be/...sent-pas?id=10346276
Les touristes sont systématiquement lésés au célèbre marché aux fleurs d'Amsterdam, où seulement 1% des bulbes de tulipes vendus fleurissent, selon une enquête diligentée par la municipalité et l'Association royale des producteurs de bulbes (KAVB).
De plus, bien souvent, les couleurs des rares tulipes qui fleurissent ne correspondent pas à celles représentées sur l'emballage du paquet de bulbes. "L'enquête a montré que les consommateurs sont trompés de manière chronique. Des millions de touristes et d'excursionnistes d'un jour sont dupés".
"Il est doncfaux de dire qu'il ne s'agit que de quelques étals", a déclaré le porte-parole, de la municipalité d'Amsterdam - ajoutant que l'enquête avait eu lieu ce printemps, ce qui constituait déjà un "problème" en soi. "Personne ne devrait vendre de bulbes de tulipes au printemps. Aucun fleuriste digne de ce nom ne fait ça aux Pays-Bas", a-t-il affirmé. Les bulbes de tulipes ne devraient être vendus qu'entre août et décembre et plantés avant le début de l'hiver, afin que les fleurs puissent fleurir au printemps.
Les touristes sont systématiquement lésés au célèbre marché aux fleurs d'Amsterdam, où seulement 1% des bulbes de tulipes vendus fleurissent, selon une enquête diligentée par la municipalité et l'Association royale des producteurs de bulbes (KAVB).
De plus, bien souvent, les couleurs des rares tulipes qui fleurissent ne correspondent pas à celles représentées sur l'emballage du paquet de bulbes. "L'enquête a montré que les consommateurs sont trompés de manière chronique. Des millions de touristes et d'excursionnistes d'un jour sont dupés".
"Il est doncfaux de dire qu'il ne s'agit que de quelques étals", a déclaré le porte-parole, de la municipalité d'Amsterdam - ajoutant que l'enquête avait eu lieu ce printemps, ce qui constituait déjà un "problème" en soi. "Personne ne devrait vendre de bulbes de tulipes au printemps. Aucun fleuriste digne de ce nom ne fait ça aux Pays-Bas", a-t-il affirmé. Les bulbes de tulipes ne devraient être vendus qu'entre août et décembre et plantés avant le début de l'hiver, afin que les fleurs puissent fleurir au printemps.
Bonjour à tous
Je devais faire un circuit péniche, vélo en Hollande.
Le tour opérator Zig Zag est en liquidation judiciaire. Donc circuit et billets avion à l, eau....
Je cherche des idées de logement abordables et un plan vacances facile et bon marche. Du 18 avril au 27 avril. Merci pour vos conseils.
Coucou.
Qui part avec cette croisière?
Nous allons arrives la veille sur Amsterdam et ensuite prévoyons de faire douvres, honfleur et malaga par nos propres moyens.
Nous pourrions éventuellement partager nos idées, bon plans ...
Si vous avez déjà fait cette croisière je suis preneuse de bonnes idées.
Mille mercis
Si vous avez déjà fait cette croisière je suis preneuse de bonnes idées.
Mille mercis
Bonjour ,
j'envisage de faire la côte hollandaise en vélo avec mes enfants l'année prochaine , elles auront alors 8 et 10 ans .
Quelqu un l'a t'il dejà fait avec des enfants ? Quels conseils auriez-vous à donner ?
bonjour,
nous sommes un couple qui voulons visiter Amsterdam fin mai pour 3/4 nuits et nous avons beaucoup de mal à trouver un logement dans les 60/80€ maxi dans le centre ville. Quelqu'un pourrait-il nous donner des conseils ?
merci par avance
Je viens vous consulter à propos d'Amsterdam
pour diminuer les chances de commettre des erreurs, j'aimerais me renseigner auprès de vous.
premièrement, ce mode de location ne m'est pas familier et je doute que je serais en mesure de bien juger ces offres.
nous y serions le 16 / 17 / 18 / pour quitter le 19 Août
Nous sommes 4 adultes du Québec qui veulent visiter Amsterdam et ses environs pas trop éloignés
( puis une partie de la côte vers la Bretagne )
ma fille s'est attardée sur 4 offres sur AirBNB
que pensez-vous de ces offres et voyez-vous ce que je n'ai pas vu
ex: l'une est bonne et moins dispendieuse mais compte tenu de la distance des lieux importants vous me conseillez telle autre bien que plus chère
c'est ce genre d'analyse que j'espère avoir comme réponse
les 4 offres
fr.airbnb.ca/...check_out=2016-08-19
fr.airbnb.ca/...check_out=2016-08-19
fr.airbnb.ca/...check_out=2016-08-19
fr.airbnb.ca/...EVxNKyP#host-profile
merci
pour diminuer les chances de commettre des erreurs, j'aimerais me renseigner auprès de vous.
premièrement, ce mode de location ne m'est pas familier et je doute que je serais en mesure de bien juger ces offres.
nous y serions le 16 / 17 / 18 / pour quitter le 19 Août
Nous sommes 4 adultes du Québec qui veulent visiter Amsterdam et ses environs pas trop éloignés
( puis une partie de la côte vers la Bretagne )
ma fille s'est attardée sur 4 offres sur AirBNB
que pensez-vous de ces offres et voyez-vous ce que je n'ai pas vu
ex: l'une est bonne et moins dispendieuse mais compte tenu de la distance des lieux importants vous me conseillez telle autre bien que plus chère
c'est ce genre d'analyse que j'espère avoir comme réponse
les 4 offres
fr.airbnb.ca/...check_out=2016-08-19
fr.airbnb.ca/...check_out=2016-08-19
fr.airbnb.ca/...check_out=2016-08-19
fr.airbnb.ca/...EVxNKyP#host-profile
merci
A tous les cyclos qui ont parcouru la hollande, nous souhaiterions des conseils pour effectuer un parcours de 2 à 3 semaines, avec 2 enfants de 1 et 3 ans.
1/ Combien de KM ou temps de parcours / jour ?
2/ Lieux pas trop cher pour dormir ? faut il réserver en juin ?
3/ Iténéraires conseillers ?
4/ quel ville d'arrivée privilégié pour débuter le séjour ?
5/ j'ai vu qu'il n'est pas facile d'avoir des infos pour faire voyager les vélos par la SNCF. Avez vous des infos ? Est ce uniquement possible en train couchette ?
Merci d'avance pour vos précieuses expériences
Merci d'avance pour vos précieuses expériences
Bonjour à tous
Il y a beaucoup de message sur ce theme, j'ai donc des difficultés à m'y retrouver...!
Nous sommes 2 et nous comptons nous rendre à Amsterdam 3 jours... nous aimerions reserver une chambre pour 2 dans un hotel ou hauberge bien situé pour faire un max de choses à pieds et à velo...
Pouvez vous me donner le nom d'hotel ou hauberge pas trop cher ( maxi 80 à 100 € / nuit car je sais que c'est assez cher! )
Merci d'avance
ps : sur le forum on parle du flying pig, bull dog et Stayokay Vondelpark ??? sont ils bien ?
Je suis egalement preneur de toutes autres infos...
Encore merci...
Je suis egalement preneur de toutes autres infos...
Encore merci...
Bonjour,
Je compte partir à la mi-avril pour la Hollande pour une voyage axé vers le patin à roues alignées ( "rollers" pour les Français). Je serai seule. Est-ce qu'il est dangereux, pour une femme seule, de s'aventurer sur les pistes cyclables là-bas ? En passant, quelqu'un aurait-il des conseils à me donner sur les pistes à emprunter avec mes patins, des pistes dont le revêtement est plus agréable pour le patin. Je sais que je suis dans une rubrique vélo, mais comme il n'y a pas de rubrique patin...
Au plaisir de vous lire,
Carmen
Je compte partir à la mi-avril pour la Hollande pour une voyage axé vers le patin à roues alignées ( "rollers" pour les Français). Je serai seule. Est-ce qu'il est dangereux, pour une femme seule, de s'aventurer sur les pistes cyclables là-bas ? En passant, quelqu'un aurait-il des conseils à me donner sur les pistes à emprunter avec mes patins, des pistes dont le revêtement est plus agréable pour le patin. Je sais que je suis dans une rubrique vélo, mais comme il n'y a pas de rubrique patin...
Au plaisir de vous lire,
Carmen
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * Découverte d'Amsterdam & de la Hollande * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * du 29 avril au 5 mai 2008 * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
Mardi 29 avril : Pays-Bas, nous voilà !
Il est 13h et des poussières. J’ai aperçu le « Kuip » du Feyenoord, nous venons de passer Rotterdam. Un ciel gris nous accompagne depuis Bruxelles. A la fenêtre, des parcelles de tulipes et des champs à perte de vue : le décor est planté. Les Pays-Bas ne s’appellent pas ainsi par hasard. La Centraal Station annoncée, nous récupérons nos affaires et désertons le Thalys. Il fait bon mais la météo ne présage rien de bien réjouissant. Enfin, pour le moment, il nous faut juste trouver notre logement, situé dans une rue qui fait face à la gare. Au 144 de la Niewezijds Voorburgwal (plus facile à éternuer qu’à prononcer…), nous poussons la porte de l’hôtel Tamara. Un escalier raide et étroit nargue nos pieds. Mon sac sur le dos, j’assure la grimpette. L’ascension s’avère plus compliquée pour Anne, têtue qu’elle est d’avoir emmené une valise lourde comme un âne mort. Ce n’est pourtant pas faute de la supplier avant chaque grand départ d’opter pour un bagage plus pratique, en vain. Au premier étage, une jeune fille nous reçoit dans un anglais parfait. Contre le solde des nuitées, elle nous confie les clés de la chambre, située au 3ème étage. Un lit d’environ 3 m² dans une pièce qui doit en faire guère plus de 6, un minuscule rangement et un lavabo. Un semblant de moquette recouvre le plancher. Faudra pas faire la fine bouche. Du moment que l’on dort bien, on en demandera davantage. Nous tentons d’organiser la pièce comme on peut avant d’aller repérer le quartier. A une dizaine de mètres de l’hôtel se trouve le Magna Plaza, dont la façade imposante ressemble plus à un musée qu’à une galerie commerciale, laquelle se nivelle sur 3 étages. Non loin, nous repérons une supérette siglée « Albert Heijn » (AH pour les intimes), qui sera notre point de ravitaillement durant le séjour. Devant les grilles closes de la Nieuwe Kerk s’étend la Place du Dam. Bordée par le bien terne Palais Royal, nous faisons sa connaissance alors qu’elle est assiégée par une gigantesque fête foraine. Le Monument National, un obélisque en hommage aux victimes de 39-45, trône ici. Nous poursuivons sans but avoué, et c’est sous une pluie de plus en plus insistante que nous arrivons au Begijnhof. J’aurais bien aimé faire quelques clichés, mais les conditions climatiques en décident autrement. Jusqu’en fin d’après-midi, à la merci d’un ciel capricieux, nous avons déambulé dans la ville, utilisant à l’occasion les boutiques de souvenirs comme abri de fortune. Ce ne fut pas une journée mémorable. Ce n’est qu’aux alentours de 19h que les averses cesseront, accordant enfin un peu de liberté à mon numérique. Quelques courses chez AH pour le lendemain puis nous repartons en direction de la gare. Mon objectif s’attarde sur l’immense parking de vélos de Centraal Station. En parlant de deux-roues, une petite parenthèse. Il va falloir s’habituer à leur présence car ici ce sont eux les maîtres des trottoirs et du bitume. On en voit même certains roulant le portable vissé à l’oreille, ou des couples main dans la main ! Si l’on ajoute à cela la circulation automobile, les nombreux tramways et un système de feux tricolores pas toujours très pratique pour le piéton, on peut sans blaguer qualifier la marche à pieds dans Amsterdam de périlleuse pour le non-initié. Il est presque 20h, nous revenons sur nos pas à la recherche d’une table. Dans la rue de notre hôtel, il y en a pour tous les goûts. Un repas rapidement englouti dans un italien ira très bien. Partis le matin même de Paris via Bruxelles, la fatigue commence à se faire sentir. Demain, suite des visites, avec en prime la Fête de la Reine. En espérant que le soleil veuille bien s’y inviter...
Mercredi 30 avril : Vive la Reine ! La nuit a été calme. Depuis la rue, quelques pré-fêtards se sont manifestés, mais pas de quoi troubler notre profond sommeil. Nous délogeons alors qu’il n’est pas encore 9h. La réception est désormais tenue par un type grisonnant, le joint au bec, et qui aime semble-t-il à s’envoler dans des discussions sans fin. Un drôle de personnage. Dehors, les nuages sont toujours aussi menaçants. En guise de petit déjeuner, boissons chaudes et biscuits, dégustés au bord d’un canal. Les rues sont quasiment désertes, et seuls les tintements de vélos se font entendre. Le calme avant la tempête… Puis, comme la veille, nous improvisons une balade. Des stands ont poussé sur les trottoirs, et tout ce qui est orange y est déballé : tee-shirts, écharpes, perruques, gadgets de toutes sortes et chapeaux improbables garnissent les étalages. Aujourd’hui, c’est la « Koninginnedag », traduisez « Jour de la Reine ». Et plus que jamais, la couleur nationale est de sortie. Pour le moment, ce n’est pas encore très animé, mais ça ne devrait pas durer. Nous profitons donc de la quiétude de cette matinée pour longer les canaux et réaliser quelques clichés. 11h. La première barque colorée passe devant nous. Une quarantaine de passagers, dont certains déguisés, laisse présager de la suite. Nous piquons vers Muntplein, envahi par les Amstellodamois et les nombreux visiteurs. Les tenues carnavalesques, plus farfelues les unes que les autres, rivalisent d’originalité. La place est noire (ou plutôt orange) de monde. Dans le canal, sept ou huit énergumènes couleur carotte déboulent sur le « King of Scandinavia », suivis de près par une seconde, puis une troisième embarcation. A bord, les confettis volent, l’alcool coule à flot, et les baffles crachent de la musique électro. Le ton est donné. Un falafel frites grignoté sur le pouce, nous fuyons la cohue pour un coin plus paisible, le quartier de Plantage. Les averses, aussi courtes que fréquentes, rythment cette journée. Les trams sont à l’arrêt en ce jour de festivités, c’est donc à pieds qu’il faut nous y rendre. Même avec un plan entre les mains, nous avons bien du mal à nous orienter. Canaux, ponts, rues, tout se ressemble ici. Je propose à Anne de partir à la recherche du moulin De Gooyer, l’un des rares encore présents dans la capitale. Lorsque nous demandons de l’aide, guide illustré à l’appui, les habitants restent dubitatifs. Un agent de police nous rétorque même un « It’s in Amsterdam ? » Ok, c’est pas dans la fouille. Nous parvenons à atteindre l’objet de notre quête, au prix d’une bonne heure de marche, ponctuée de photos et d’une pause gourmande. Nos pas se dirigent ensuite vers le Musée Maritime Néerlandais (je vous épargne le nom en V.O.) pour apercevoir l’Amsterdam (quel nom original !), réplique d’un trois-mâts du XVIIIème. Nos jambes calent un peu. Nous tirons doucement jusqu’à Centraal puis rejoignons la fête qui bât son plein. C’est à présent une véritable marée humaine qui squatte la ville. Dans certaines ruelles, nous pouvons à peine nous retourner (Ben, tu avais raison…), et c’est avec grand peine que nous fendons les attroupements autour des bistrots. Même les cyclistes n’ont plus aucun pouvoir. Au cœur des canaux, c’est encore bien pire. Le trafic y est si dense que l’on n’aperçoit même plus la surface de l’eau ! Mais visiblement, ça n’a l’air de déranger personne. Devant les ponts trop étroits, les embarcations stagnent les unes contre les autres. Leurs passagers, imbibés pour la plupart, se trémoussent sur de la techno endiablée, bière à la main et pétard à la bouche… La débauche totale, quoi ! Moi qui étais curieux de voir à quoi ressemblait cette fameuse Koninginnedag, je ne suis pas déçu. Tandis que l’on s’éloigne de cette orgie, de timides rayons de lumière transpercent les nuages pour s’offrir à nous. J’ai l’impression que l’on ne voit le soleil que quand il se couche. J’exagère en disant cela, mais force est de constater que depuis notre arrivée nous ne sommes pas très gâtés par la météo. Ce soir, on s’offre un resto indien, une première pour moi. Un régal ! Nous y reviendrons avant la fin du séjour, c’est promis ! Rassasiés et cuits, nous ne veillerons pas tard ce soir-là. La suite, c’est pour demain...
Jeudi 1er mai : Amsterdam au fil de l'eau Il est 8h30. Le petit déjeuner est déjà derrière nous. C’est dans une ville morte que nous entamons la journée. Les camions poubelles ont de quoi s’occuper. Bouteilles vides et déchets jonchent le sol, séquelles de la fiesta de la veille. Pour le moment, il fait beau, mais il ne faut présager de rien, maintenant on sait que ça tourne vite ici. Comme me disait Ben à propos de sa Belgique natale : « S’il ne pleut pas, c’est qu’il a plu ou qu’il va bientôt pleuvoir ». Un adage qui pourrait parfaitement s’appliquer à sa voisine néerlandaise. Le Begijnhof est enfin à nous. C’est dans un silence quasi-religieux qu’Anne et moi baladons dans cette paisible cour intérieure qui abrite l’une des dernières maisons en bois de la ville. Puis nous arrivons au bord du Singel. Sur l’autre rive, les flèches élancées de l’église De Krijtberg attirent notre attention. Nous traversons le canal pour nous y rendre. Alors qu’une messe est sur le point de débuter, nous apprécions quelques instants l’intérieur de l’édifice. Notre chemin nous mène ensuite jusqu’au Bloemenmarkt. De nombreuses variétés de fleurs sont alignées sur ce marché en équilibre au bord de l’eau. Evidement, Anne ne peut résister à l’achat de quelques bulbes. La Munttoren se dresse au bout de l’allée. Sur Rembrandtplein, il est impossible de s’approcher de la statue en bronze du célèbre peintre néerlandais, emprisonnée par une scène et des échafaudages provisoires. Un concert a sans doute été donné ici même hier soir si l’on en juge par la saleté des trottoirs. Après de multiples clichés ayant pour thème les canaux et les pignons, notre route nous conduit naturellement jusqu’au Magere Brug. Il s’agit du plus célèbre pont de la ville, qui enjambe l’Amstel, et permet par son ingénieux système de bascule le passage des bateaux imposants. Justement, en voici un qui s’approche. Anne et moi, tel deux gosses, observons la scène. Puis nous remontons vers la place pavée du Nieuwmarket et le quartier chinois. D’ici, nous accédons à la Zuidekerk. Renseignements pris, nous participons à la visite du clocher. Seul un couple se joint à nous. Au fur et à mesure des étages, nous apercevons le carillon et les énormes cloches que renferme l’édifice. Au sommet, la vue n’est pas aussi belle que nous l’espérions. Les grands bâtiments surgissent au milieu des toitures, mais l’on ne distingue pas très bien le dessin des canaux. Moyennement satisfaits de cette exploration, il est temps pour nous d’aller remplir nos panses dans un resto asiatique. La météo jusqu’ici peu coopérante, nous hésitions à entreprendre une sortie en bateau-mouche. Mais nous décidons tout de même d’explorer la ville depuis les flots. Une sympathique promenade d’une heure, qui permet d’apprécier Amsterdam sous un autre angle, à travers le dédale de canaux qui serpente au cœur de la cité. Malgré de nouvelles petites averses, je réussis à mettre en boîte quelques images de cette virée fluviale. Nous avons ensuite erré le restant de l’après-midi, selon un itinéraire souvent hasardeux uniquement guidés par notre curiosité. C’est dans un fast food proche de la Place du Dam que nous avons pris le dernier repas du jour. En faisant un aller-retour à notre hôtel pour y déposer nos sacs, un magasin aguiche nos regards. Il se nomme HempShopper et propose du cannabis sous toutes les formes possibles et imaginables. Outre les classiques graines, on y trouve également des tisanes, des tablettes de chocolat et même des sucettes. Avis aux amateurs ! La nuit nous a entraîné dans le Quartier Rouge. Les néons des coffees et des sex-shops éclairent cette sombre artère où les prostituées s’exhibent en vitrine. Certaines sont terriblement jeunes. Ici, l’hypocrisie n’est pas de mise et rien ne se fait en catimini. Amsterdam, capitale du sexe, de la drogue, mais avant tout de la tolérance…
Vendredi 2 mai : Lettres de mon moulin... et de mon stade En cette belle matinée, nous abandonnons A’dam pour la première des trois excursions inscrites à notre programme. Un train nous dépose à la petite gare de Koog-Zaandijk, à moins d’une demi-heure de la capitale. C’est à Zaanse Schans que nous nous rendons, site très prisé pour ses typiques moulins à vent hollandais. Le fléchage nous conduit jusqu’au bord du Zaan, puis un bac nous dépose sur l’autre rive en cinq minutes. Nous nous retrouvons dans un cadre idyllique. De jolies maisons d’un autre temps se reflètent dans un paisible cours d’eau. Une cane promène ses petits sous le regard attendri des promeneurs. Anne et moi traînons un peu dans ce petit hameau dépaysant, intrigués par une délicieuse et persistante odeur de chocolat qui flotte dans l’air… A l’écart du village, vaches et moutons paissent au milieu des polders. Nous voici maintenant sur la Kalverringdijk, un sentier en bordure de la rivière sur lequel s’alignent les fameux moulins à vent. Le premier, dénommé « De Kat » (le chat), se dresse devant nos yeux. Moyennant quelques euros, nous pénétrons les entrailles où le mécanisme, composé d’énormes engrenages, relie les ailes à la meule. Des illustrations d’époque agrémentent les lieux. Au niveau supérieur, devant l’enfilade des moulins le long du Zaan, mon numérique ne résiste pas longtemps. Nous flânons ainsi une heure durant dans ce paysage de carte postale où la nature est reine. Canetons en balade ou héron en quête d’une proie, la faune locale ne semble guère importunée par la présence humaine. De retour au village, nous faisons la tournée des rares commerces plantés là. Une fromagerie organise une démonstration sur la fabrication de ses produits. Un musée-boutique dédié au sabot fait étalage de centaines de paires. Il y en a de toutes sortes, pour tous les goûts, pour toutes les bourses. Nous revenons tranquillement jusqu’au quai en prenant soin de ne rien manquer de ce havre de paix. En direction des moulins, un dernier coup d’œil, un dernier cliché, et le bac nous récupère. A Zaandijk, la présence d’une imposante usine à cacao lève le voile sur le mystérieux parfum qui a enchanté nos narines pendant des heures. En gare, le train pour A’dam ne se fait pas attendre bien longtemps. Il est 14h15 déjà à notre arrivée à Centraal. Un casse-croûte acheté sur place fera office de repas. Anne et moi convenons de programmes différents pour l’après-midi. Un petit bout de chemin ensemble, puis ma bien-aimée file vers le quartier des musées tandis que je rejoins Nieuwmarkt. Pour les déplacements en ville, rien ne vaut le tram. Mais lorsqu’il s’agit de gagner la proche banlieue, le métro s’avère incontournable. A la station, je me fais aider d’une employée pour acheter mon ticket, puis j’emprunte la ligne 54 qui me dépose à Strandvliet. Depuis le quai, j’aperçois en contrebas le dôme de l’ArenA. Je passe devant la porte Noord et arrive aux portes de la boutique du club. A l’accueil, l’hôtesse me délivre le billet d’entrée combinant stade et musée. Ses explications empressées dans la langue de Shakespeare sont un peu trop indigestes pour moi (quand Anne n’est pas là, c’est moins facile…). Par chance, l’une de ses collègues maîtrise pas mal le français. Elle m’explique que le musée ferme ses portes à 16h30, heure à laquelle débute le tour de l’ArenA. Un laps de temps assez court, néanmoins suffisant car il n’est pas excessivement grand. Dans les vitrines, des maillots oranges de la sélection nationale côtoient ceux rouges et blancs de l’Ajax. D’ailleurs, un mur entier est tapissé des portraits des joueurs ayant revêtu les deux tuniques, et pas des moindres : Cruyff, Van Basten, Rijkaard, Bergkamp, Seedorf… Des vidéos retraçant les heures glorieuses de l’Ajax passent en boucle sur des écrans. Enfin, exposés au centre de la pièce, les trophées majeurs et les Coupes européennes. C’est déjà l’heure, je redescends dans le hall. Cinquante à soixante personnes patientent là. Cette mêlée se voit scindée en deux groupes par les organisateurs. Les néerlandophones d’un côte, le reste du monde de l’autre. Mon choix est vite fait. Je me retrouve au milieu de compatriotes, d’italiens et d’anglais. La découverte des infrastructures se déroule sous un soleil radieux, chapeautée par un jeune guide qui doit faire preuve d’une bonne dose de patience et d’humour pour maîtriser un groupe quelque peu indiscipliné. Pour ma part, je reste discrètement en queue de peloton pour shooter en toute liberté tous les coins et recoins de cette magnifique enceinte. Je ne prête pas beaucoup d’attention aux infos en anglais qui nous sont délivrées, préférant emmagasiner aux commentaires les images des très esthétiques gradins multicolores. Le circuit nous conduit successivement dans les tribunes, au bord de la pelouse, dans la salle de commande du toit rétractable, pour s’achever dans la salle de presse. Ce bijou ultramoderne, classé tout de même 5 étoiles par l’UEFA, a été inauguré en 1996 et peut accueillir plus de 51.000 supporters lors de matchs de football. Mais il est aussi le théâtre de nombreux concerts et spectacles. Pour la petite histoire, il avait été pensé à l’origine pour les J.O. de 1992, finalement attribués à Barcelone. Il est 17h45 lorsque j’attrape un métro pour rejoindre le centre-ville. Quelques sms échangés avec Anne que je retrouve une heure plus tard sur la pelouse du Museumplein, visiblement ravie de son passage au Musée Van Gogh. Malgré la fatigue, c’est à pieds que nous prenons la direction de l’hôtel, car nous sommes dans un quartier qui nous est encore inconnu. Longeant l’imposant Rijksmuseum, nous atterrissons à Leidseplein, une place animée par la foule et des artistes de rue. Sur Keizersgracht, nous cherchons le 401, adresse d’un musée de photographies qui s’appelle « Huis Marseille » (Maison de Marseille). Il tire son nom d’une tablette de pierre qui orne son front, placée ici par le propriétaire d’origine, et qui représente le Vieux Port. Nous trouvons assez insolite de voir ce petit morceau de la Cité Phocéenne affiché en plein cœur d’Amsterdam. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. C’est à nouveau dans un resto italien que nous rentrons. Il est rempli, mais par chance l’une des dernières tables disponibles nous est destinée, tandis que de nombreux clients potentiels se voient gentiment refoulés à l’entrée peu de temps après notre arrivée. Les pâtes qui nous sont servies ne sont pas les meilleures du monde, mais nos estomacs sont calés, c’est bien là l’essentiel. Une courte pause digestive sur la Place du Dam, enfin vidée de ses manèges suicidaires, et nous regagnons nos pénates. Une nouvelle excursion nous attend demain, l’heure est au repos…
Samedi 3 mai : Les villages de pêcheurs Nos boissons chaudes dans les mains, nous attrapons de justesse le bus n°111. 45 minutes plus tard, au bout de la digue de Kruisbaakweg, il atteint la presqu’île de Marken et nous dépose devant le petit pont de Beatrixbrug qui marque l’entrée du village. Il est encore tôt. Eloignés de la capitale, nous échappons pour le moment à l’afflux touristique. Comme à Zaanse la veille, l’endroit respire la tranquillité. Un troupeau de moutons par-ci, un chat qui se prélasse par-là, un paisible canal sur lequel glissent quelques canards… La vie ici tourne au ralenti. Les nombreuses maisons sur pilotis témoignent des fréquentes inondations dont a été victime le village par le passé. Si certaines ont conservé cette architecture lacustre, d’autres ont aménagé une pièce au rez-de-chaussée. Dans la petite église, les maquettes de bateaux suspendues à la voûte rappellent l’importance du port de Marken. Le port justement, nous y allons. Là aussi, un calme olympien règne en maître. De part et d’autre, une piste cyclable traverse le tapis de verdure pour longer une mer d’huile. Des maisons similaires les unes aux autres sont ordonnées autour des bateaux ancrés. L’une d’entre elles est ouverte au public. Contre une poignée de piécettes, une vieille dame présente aux badauds un intérieur d’époque totalement reconstitué : costumes traditionnels, meubles, vaisselle, accessoires, décoration. Un bel aperçu de la vie d’autrefois. Chez un commerçant voisin, je me procure une jolie paire de sabots décoratifs pour la maison. Des étals de poissons dans une baraque à sandwiches attisent nos appétits, mais pour l’instant nous prenons place à bord du Marken Express. Il est bientôt midi, nous prenons la mer. La traversée n’est pas très longue, et notre destination apparaît doucement à l’horizon. Tandis que la navette s’apprête à accoster, nous avons déjà un aperçu de Volendam. Plus étendue, mais surtout plus fréquentée que sa voisine d’en face. Il y a du monde sur le port, mais également aux terrasses des cafés et restos. Nous achetons de quoi grignoter : moules frites et sandwich au crabe pour Anne, poisson frit pour moi. Nous profitons du joli cadre pour avaler nos repas sur la jetée, au bout de laquelle un héron imperturbable se laisse approcher, pour le plus grand bonheur des touristes et de leurs numériques. La rue la plus calme, Zuideinde, nous amène à la marina. Pas grand-chose à y voir, nous rebroussons chemin. Anne a flashé sur une babiole dans une boutique et elle souhaite y retourner. Je la quitte momentanément pour me rendre vers le petit stade du FC Volendam non loin de là. Un match de jeunes va bientôt commencer. Je monte dans les tribunes pour quelques photos avant de retrouver Anne sur le port. Un petit tour de lèche-vitrines, et je me fais plaisir à mon tour en m’offrant un t-shirt orange estampillé « HOLLAND ». Le genre de fringue que j’avais déjà repéré dans les échoppes amstellodamoises, sauf qu’ici c’est moitié moins cher. Ravis de nos achats, nous prenons Noordeinde. Une artère garnie d’une flopée de « gifts shops » et d’une foule importante. Un autocar tente même une manoeuvre risquée dans cette étroite rue. La sérénité de Marken me semble déjà bien lointaine et me rendrait presque nostalgique. Nous renonçons à avancer, et par une ruelle dérobée nous tombons sur St-Vincentiuskerk, une église dans laquelle nous trouvons le calme pour quelques instants. Nous voici maintenant à la sortie de Volendam. Notre dernière étape est à moins de 3 km de là, nous y allons à pieds. Une balade dans un cadre agréable qui nous amène, au terme de quarante minutes de marche, aux portes d’Edam. Nous filons droit devant, sur Damplein, une place où sont réunis l’office du tourisme, le petit musée de la ville et un inhabituel pont en forme de dos d’âne qui recouvre le canal. Un peu plus loin se dresse la Speeltoren (Tour du Carillon), unique vestige d’une église aujourd’hui disparue, et qui abrite à présent une galerie d’art. Nous terminons par la Grote Kerk. Alors même qu’un marché aux livres se déroule au cœur de cet édifice, Anne et moi faisons le tour des lieux. Les vitraux représentent les armoiries des diverses villes et régions des Pays-Bas. A l’extérieur, un cimetière jouxte l’église. De nouveaux clichés dans l’escarcelle, nous partons à la recherche de l’arrêt de bus le plus proche. Nous ne patientons pas bien longtemps, le premier à se pointer est le bon. Nous rentrons sur A’dam, la boucle est bouclée. 19h et des poussières. La journée a été longue et fatigante. Malgré ça, nous puisons dans nos dernières ressources pour nous aventurer dans le Vondelpark. 48 hectares de pelouses et de bassins font de cet espace vert le véritable poumon de la ville. Il s’anime, les soirs d’été notamment, lorsque musiciens et artistes s’y produisent. Il est aussi lieu de rendez-vous de la jeunesse Amstellodamoise qui vient s’adonner à la consommation de substances plus ou moins douteuses. Un excellent dîner thaï conclura cette belle journée, riche en découvertes et en images…
Dimanche 4 mai : Flower Power Le ciel est clair. En cette matinée, A’dam n’est pas encore tout à fait réveillée. Seul le défilé des trams anime les rues dépeuplées du centre. Sur le Damrak, les bateaux-mouches dorment encore. Nous prenons un petit-déjeuner rapide près de Centraal Station, puis un train nous convie à son bord. La dernière de nos trois excursions nous conduit ainsi à Leiden. A notre arrivée sur place, nous rejoignons une file déjà bien longue qui s’est formée sur le parking des bus. Le 54 chargé de faire la liaison avec Lisse apparaît bientôt, récupérant tout ce beau monde. Une demi-heure plus tard, le chauffeur dépose ses passagers aux portes du Keukenhof. Un immense orgue de Barbarie trône à l’entrée du parc. Sa musique et ses personnages animés charment les plus petits. Il n’est pas encore 10h15, nous attaquons la visite. Pour vous donner une idée, voici quelques chiffres qui filent le vertige (OK, elle était facile celle-là…). Le parc s’étend sur 32 hectares tapissés de 4, 5 millions de tulipes dont une centaine de variétés, ce qui en fait l’attraction touristique la plus importante des Pays-Bas. Ouvert au public seulement deux mois par an en période printanière, il ne faut pas s’étonner de trouver une foule si nombreuse en cette belle journée. Alors que je commence à m’attarder devant les premiers parterres de tulipes, Anne s’impatiente. Bon c’est vrai, je ne vais pas prendre une photo de chaque fleur, sinon on va en avoir pour la vie des rats… Je fais l’effort, malgré la tentation constante de faire un cliché toutes les dix secondes. Il y a tant de couleurs et d’originalité étalées sous nos yeux qu’il serait dommage de ne pas capturer ces belles images. Anne stoppe net devant une baraque en bois. Ici, on peut commander et se faire livrer des bulbes, trop tentant pour ma bien aimée. Pendant qu’elle feuillette le catalogue, je m’éclipse et profite pour shooter tout ce qui m’entoure. Du mauve, du jaune, du rouge, je m’en mets plein les mirettes… et l’objectif. Des pavillons thématiques abritent également des bouquets et des compositions florales magnifiques. Nous passons près d’un lac, où canards et cygnes mendient auprès des visiteurs de quoi grignoter. Après plus de quatre heures à déambuler au milieu de cet océan multicolore, le bus peut nous rapatrier, tandis que les derniers champs de tulipes se dévoilent au bord de la route. Il est encore tôt. Nous profitons du restant de la journée pour rester à Leiden. Cette « Amsterdam miniature », qui a vu naître Rembrandt, n’est pas très prisée des touristes. C’est pourtant une ville charmante dans laquelle nous avons vadrouillé. Le moulin De Valk, planté au bord d’un canal, pose pour moi. L’imposant bâtiment de l’Hôtel de Ville n’est pas mal non plus. Certaines rues sont complètement vides, nous avons l’impression d’être seuls dans les environs. L’église de Pieterskerk est en réfection, nous n’en verrons que les abords. Depuis le pont de Korensbeurbrug, les terrasses flottantes des troquets affichent complet. Nous arrivons au Château de Burcht. Un bien grand mot pour qualifier ce qui n’est en réalité qu’un mur d’enceinte de forme circulaire, érigé sur une butte au centre de la ville. La vue depuis le sommet n’est toutefois pas négligeable. Un dernier détour par un pont à bascule, petite sœur du Magere Brug d’Amsterdam, et nous filons à la gare. De retour dans la capitale, nous tenons notre promesse en dînant à nouveau au resto indien. Rentrés directement à l’hôtel, nous préparons nos bagages. Car demain le voyage prendra fin, quand en soirée nous débarquerons à Marseille. En attendant, c’est la dernière nuit à A’Dam…
Lundi 5 mai : Tot Ziens Holland ! Les bagages déposés à la réception, nous errons une dernière fois dans les alentours. Un joli ciel bleu ensoleillé nous fait l’honneur de sa présence. Lui qui nous avait tant fait défaut au début du séjour s’est bien rattrapé par la suite. Et il est le bienvenue, car ponts, façades et canaux posent pour les ultimes photos du voyage. Des costumes oranges exposés dans une vitrine sont là pour nous rappeler l’insolite Koninginnedag découverte quelques jours auparavant. Dans une librairie du Bloemenmarket, Anne et moi choisissons un livre en français sur Amsterdam. Nous hésitons un petit moment, car les éditions qui nous sont proposés semblent dater d’une vingtaine d’année au moins. Apparemment, il y a belle lurette que les illustrations de ces bouquins n’ont pas été remises au goût du jour. Nous achetons tout de même un exemplaire, dont les photos « vintage » nous amuserons dans le train du retour. De retour vers l’hôtel, nous passons inévitablement par la Place du Dam. Des couronnes de fleurs tricolores s’entassent aux pieds du Monument National, célébrant ainsi l’anniversaire de la fin de la Guerre et de l’occupation nazie. Dans AH, un stock de chocolats et de biscuits, destinés à notre consommation personnelle et celles de nos proches, constituent l’essentiel de nos emplettes. Nous saluons le réceptionniste et quittons définitivement le Tamara pour la gare. Le 13h56 est à l’heure. Tandis que le train laisse Centraal Station derrière lui, nous prenons place et déballons les en-cas prévus pour affronter les trois petites heures qui nous séparent de Bruxelles. Je trie les derniers clichés pour tuer le temps. Moins d’une heure plus tard, comme à l’aller, le Kuip de Rotterdam se montre à la fenêtre. C’est ainsi que la Hollande deviendra bientôt une escapade mémorable dont je retracerai le parcours, relaté par ce récit et un millier d’images... 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂
Mardi 29 avril : Pays-Bas, nous voilà !
Il est 13h et des poussières. J’ai aperçu le « Kuip » du Feyenoord, nous venons de passer Rotterdam. Un ciel gris nous accompagne depuis Bruxelles. A la fenêtre, des parcelles de tulipes et des champs à perte de vue : le décor est planté. Les Pays-Bas ne s’appellent pas ainsi par hasard. La Centraal Station annoncée, nous récupérons nos affaires et désertons le Thalys. Il fait bon mais la météo ne présage rien de bien réjouissant. Enfin, pour le moment, il nous faut juste trouver notre logement, situé dans une rue qui fait face à la gare. Au 144 de la Niewezijds Voorburgwal (plus facile à éternuer qu’à prononcer…), nous poussons la porte de l’hôtel Tamara. Un escalier raide et étroit nargue nos pieds. Mon sac sur le dos, j’assure la grimpette. L’ascension s’avère plus compliquée pour Anne, têtue qu’elle est d’avoir emmené une valise lourde comme un âne mort. Ce n’est pourtant pas faute de la supplier avant chaque grand départ d’opter pour un bagage plus pratique, en vain. Au premier étage, une jeune fille nous reçoit dans un anglais parfait. Contre le solde des nuitées, elle nous confie les clés de la chambre, située au 3ème étage. Un lit d’environ 3 m² dans une pièce qui doit en faire guère plus de 6, un minuscule rangement et un lavabo. Un semblant de moquette recouvre le plancher. Faudra pas faire la fine bouche. Du moment que l’on dort bien, on en demandera davantage. Nous tentons d’organiser la pièce comme on peut avant d’aller repérer le quartier. A une dizaine de mètres de l’hôtel se trouve le Magna Plaza, dont la façade imposante ressemble plus à un musée qu’à une galerie commerciale, laquelle se nivelle sur 3 étages. Non loin, nous repérons une supérette siglée « Albert Heijn » (AH pour les intimes), qui sera notre point de ravitaillement durant le séjour. Devant les grilles closes de la Nieuwe Kerk s’étend la Place du Dam. Bordée par le bien terne Palais Royal, nous faisons sa connaissance alors qu’elle est assiégée par une gigantesque fête foraine. Le Monument National, un obélisque en hommage aux victimes de 39-45, trône ici. Nous poursuivons sans but avoué, et c’est sous une pluie de plus en plus insistante que nous arrivons au Begijnhof. J’aurais bien aimé faire quelques clichés, mais les conditions climatiques en décident autrement. Jusqu’en fin d’après-midi, à la merci d’un ciel capricieux, nous avons déambulé dans la ville, utilisant à l’occasion les boutiques de souvenirs comme abri de fortune. Ce ne fut pas une journée mémorable. Ce n’est qu’aux alentours de 19h que les averses cesseront, accordant enfin un peu de liberté à mon numérique. Quelques courses chez AH pour le lendemain puis nous repartons en direction de la gare. Mon objectif s’attarde sur l’immense parking de vélos de Centraal Station. En parlant de deux-roues, une petite parenthèse. Il va falloir s’habituer à leur présence car ici ce sont eux les maîtres des trottoirs et du bitume. On en voit même certains roulant le portable vissé à l’oreille, ou des couples main dans la main ! Si l’on ajoute à cela la circulation automobile, les nombreux tramways et un système de feux tricolores pas toujours très pratique pour le piéton, on peut sans blaguer qualifier la marche à pieds dans Amsterdam de périlleuse pour le non-initié. Il est presque 20h, nous revenons sur nos pas à la recherche d’une table. Dans la rue de notre hôtel, il y en a pour tous les goûts. Un repas rapidement englouti dans un italien ira très bien. Partis le matin même de Paris via Bruxelles, la fatigue commence à se faire sentir. Demain, suite des visites, avec en prime la Fête de la Reine. En espérant que le soleil veuille bien s’y inviter...
Mercredi 30 avril : Vive la Reine ! La nuit a été calme. Depuis la rue, quelques pré-fêtards se sont manifestés, mais pas de quoi troubler notre profond sommeil. Nous délogeons alors qu’il n’est pas encore 9h. La réception est désormais tenue par un type grisonnant, le joint au bec, et qui aime semble-t-il à s’envoler dans des discussions sans fin. Un drôle de personnage. Dehors, les nuages sont toujours aussi menaçants. En guise de petit déjeuner, boissons chaudes et biscuits, dégustés au bord d’un canal. Les rues sont quasiment désertes, et seuls les tintements de vélos se font entendre. Le calme avant la tempête… Puis, comme la veille, nous improvisons une balade. Des stands ont poussé sur les trottoirs, et tout ce qui est orange y est déballé : tee-shirts, écharpes, perruques, gadgets de toutes sortes et chapeaux improbables garnissent les étalages. Aujourd’hui, c’est la « Koninginnedag », traduisez « Jour de la Reine ». Et plus que jamais, la couleur nationale est de sortie. Pour le moment, ce n’est pas encore très animé, mais ça ne devrait pas durer. Nous profitons donc de la quiétude de cette matinée pour longer les canaux et réaliser quelques clichés. 11h. La première barque colorée passe devant nous. Une quarantaine de passagers, dont certains déguisés, laisse présager de la suite. Nous piquons vers Muntplein, envahi par les Amstellodamois et les nombreux visiteurs. Les tenues carnavalesques, plus farfelues les unes que les autres, rivalisent d’originalité. La place est noire (ou plutôt orange) de monde. Dans le canal, sept ou huit énergumènes couleur carotte déboulent sur le « King of Scandinavia », suivis de près par une seconde, puis une troisième embarcation. A bord, les confettis volent, l’alcool coule à flot, et les baffles crachent de la musique électro. Le ton est donné. Un falafel frites grignoté sur le pouce, nous fuyons la cohue pour un coin plus paisible, le quartier de Plantage. Les averses, aussi courtes que fréquentes, rythment cette journée. Les trams sont à l’arrêt en ce jour de festivités, c’est donc à pieds qu’il faut nous y rendre. Même avec un plan entre les mains, nous avons bien du mal à nous orienter. Canaux, ponts, rues, tout se ressemble ici. Je propose à Anne de partir à la recherche du moulin De Gooyer, l’un des rares encore présents dans la capitale. Lorsque nous demandons de l’aide, guide illustré à l’appui, les habitants restent dubitatifs. Un agent de police nous rétorque même un « It’s in Amsterdam ? » Ok, c’est pas dans la fouille. Nous parvenons à atteindre l’objet de notre quête, au prix d’une bonne heure de marche, ponctuée de photos et d’une pause gourmande. Nos pas se dirigent ensuite vers le Musée Maritime Néerlandais (je vous épargne le nom en V.O.) pour apercevoir l’Amsterdam (quel nom original !), réplique d’un trois-mâts du XVIIIème. Nos jambes calent un peu. Nous tirons doucement jusqu’à Centraal puis rejoignons la fête qui bât son plein. C’est à présent une véritable marée humaine qui squatte la ville. Dans certaines ruelles, nous pouvons à peine nous retourner (Ben, tu avais raison…), et c’est avec grand peine que nous fendons les attroupements autour des bistrots. Même les cyclistes n’ont plus aucun pouvoir. Au cœur des canaux, c’est encore bien pire. Le trafic y est si dense que l’on n’aperçoit même plus la surface de l’eau ! Mais visiblement, ça n’a l’air de déranger personne. Devant les ponts trop étroits, les embarcations stagnent les unes contre les autres. Leurs passagers, imbibés pour la plupart, se trémoussent sur de la techno endiablée, bière à la main et pétard à la bouche… La débauche totale, quoi ! Moi qui étais curieux de voir à quoi ressemblait cette fameuse Koninginnedag, je ne suis pas déçu. Tandis que l’on s’éloigne de cette orgie, de timides rayons de lumière transpercent les nuages pour s’offrir à nous. J’ai l’impression que l’on ne voit le soleil que quand il se couche. J’exagère en disant cela, mais force est de constater que depuis notre arrivée nous ne sommes pas très gâtés par la météo. Ce soir, on s’offre un resto indien, une première pour moi. Un régal ! Nous y reviendrons avant la fin du séjour, c’est promis ! Rassasiés et cuits, nous ne veillerons pas tard ce soir-là. La suite, c’est pour demain...
Jeudi 1er mai : Amsterdam au fil de l'eau Il est 8h30. Le petit déjeuner est déjà derrière nous. C’est dans une ville morte que nous entamons la journée. Les camions poubelles ont de quoi s’occuper. Bouteilles vides et déchets jonchent le sol, séquelles de la fiesta de la veille. Pour le moment, il fait beau, mais il ne faut présager de rien, maintenant on sait que ça tourne vite ici. Comme me disait Ben à propos de sa Belgique natale : « S’il ne pleut pas, c’est qu’il a plu ou qu’il va bientôt pleuvoir ». Un adage qui pourrait parfaitement s’appliquer à sa voisine néerlandaise. Le Begijnhof est enfin à nous. C’est dans un silence quasi-religieux qu’Anne et moi baladons dans cette paisible cour intérieure qui abrite l’une des dernières maisons en bois de la ville. Puis nous arrivons au bord du Singel. Sur l’autre rive, les flèches élancées de l’église De Krijtberg attirent notre attention. Nous traversons le canal pour nous y rendre. Alors qu’une messe est sur le point de débuter, nous apprécions quelques instants l’intérieur de l’édifice. Notre chemin nous mène ensuite jusqu’au Bloemenmarkt. De nombreuses variétés de fleurs sont alignées sur ce marché en équilibre au bord de l’eau. Evidement, Anne ne peut résister à l’achat de quelques bulbes. La Munttoren se dresse au bout de l’allée. Sur Rembrandtplein, il est impossible de s’approcher de la statue en bronze du célèbre peintre néerlandais, emprisonnée par une scène et des échafaudages provisoires. Un concert a sans doute été donné ici même hier soir si l’on en juge par la saleté des trottoirs. Après de multiples clichés ayant pour thème les canaux et les pignons, notre route nous conduit naturellement jusqu’au Magere Brug. Il s’agit du plus célèbre pont de la ville, qui enjambe l’Amstel, et permet par son ingénieux système de bascule le passage des bateaux imposants. Justement, en voici un qui s’approche. Anne et moi, tel deux gosses, observons la scène. Puis nous remontons vers la place pavée du Nieuwmarket et le quartier chinois. D’ici, nous accédons à la Zuidekerk. Renseignements pris, nous participons à la visite du clocher. Seul un couple se joint à nous. Au fur et à mesure des étages, nous apercevons le carillon et les énormes cloches que renferme l’édifice. Au sommet, la vue n’est pas aussi belle que nous l’espérions. Les grands bâtiments surgissent au milieu des toitures, mais l’on ne distingue pas très bien le dessin des canaux. Moyennement satisfaits de cette exploration, il est temps pour nous d’aller remplir nos panses dans un resto asiatique. La météo jusqu’ici peu coopérante, nous hésitions à entreprendre une sortie en bateau-mouche. Mais nous décidons tout de même d’explorer la ville depuis les flots. Une sympathique promenade d’une heure, qui permet d’apprécier Amsterdam sous un autre angle, à travers le dédale de canaux qui serpente au cœur de la cité. Malgré de nouvelles petites averses, je réussis à mettre en boîte quelques images de cette virée fluviale. Nous avons ensuite erré le restant de l’après-midi, selon un itinéraire souvent hasardeux uniquement guidés par notre curiosité. C’est dans un fast food proche de la Place du Dam que nous avons pris le dernier repas du jour. En faisant un aller-retour à notre hôtel pour y déposer nos sacs, un magasin aguiche nos regards. Il se nomme HempShopper et propose du cannabis sous toutes les formes possibles et imaginables. Outre les classiques graines, on y trouve également des tisanes, des tablettes de chocolat et même des sucettes. Avis aux amateurs ! La nuit nous a entraîné dans le Quartier Rouge. Les néons des coffees et des sex-shops éclairent cette sombre artère où les prostituées s’exhibent en vitrine. Certaines sont terriblement jeunes. Ici, l’hypocrisie n’est pas de mise et rien ne se fait en catimini. Amsterdam, capitale du sexe, de la drogue, mais avant tout de la tolérance…
Vendredi 2 mai : Lettres de mon moulin... et de mon stade En cette belle matinée, nous abandonnons A’dam pour la première des trois excursions inscrites à notre programme. Un train nous dépose à la petite gare de Koog-Zaandijk, à moins d’une demi-heure de la capitale. C’est à Zaanse Schans que nous nous rendons, site très prisé pour ses typiques moulins à vent hollandais. Le fléchage nous conduit jusqu’au bord du Zaan, puis un bac nous dépose sur l’autre rive en cinq minutes. Nous nous retrouvons dans un cadre idyllique. De jolies maisons d’un autre temps se reflètent dans un paisible cours d’eau. Une cane promène ses petits sous le regard attendri des promeneurs. Anne et moi traînons un peu dans ce petit hameau dépaysant, intrigués par une délicieuse et persistante odeur de chocolat qui flotte dans l’air… A l’écart du village, vaches et moutons paissent au milieu des polders. Nous voici maintenant sur la Kalverringdijk, un sentier en bordure de la rivière sur lequel s’alignent les fameux moulins à vent. Le premier, dénommé « De Kat » (le chat), se dresse devant nos yeux. Moyennant quelques euros, nous pénétrons les entrailles où le mécanisme, composé d’énormes engrenages, relie les ailes à la meule. Des illustrations d’époque agrémentent les lieux. Au niveau supérieur, devant l’enfilade des moulins le long du Zaan, mon numérique ne résiste pas longtemps. Nous flânons ainsi une heure durant dans ce paysage de carte postale où la nature est reine. Canetons en balade ou héron en quête d’une proie, la faune locale ne semble guère importunée par la présence humaine. De retour au village, nous faisons la tournée des rares commerces plantés là. Une fromagerie organise une démonstration sur la fabrication de ses produits. Un musée-boutique dédié au sabot fait étalage de centaines de paires. Il y en a de toutes sortes, pour tous les goûts, pour toutes les bourses. Nous revenons tranquillement jusqu’au quai en prenant soin de ne rien manquer de ce havre de paix. En direction des moulins, un dernier coup d’œil, un dernier cliché, et le bac nous récupère. A Zaandijk, la présence d’une imposante usine à cacao lève le voile sur le mystérieux parfum qui a enchanté nos narines pendant des heures. En gare, le train pour A’dam ne se fait pas attendre bien longtemps. Il est 14h15 déjà à notre arrivée à Centraal. Un casse-croûte acheté sur place fera office de repas. Anne et moi convenons de programmes différents pour l’après-midi. Un petit bout de chemin ensemble, puis ma bien-aimée file vers le quartier des musées tandis que je rejoins Nieuwmarkt. Pour les déplacements en ville, rien ne vaut le tram. Mais lorsqu’il s’agit de gagner la proche banlieue, le métro s’avère incontournable. A la station, je me fais aider d’une employée pour acheter mon ticket, puis j’emprunte la ligne 54 qui me dépose à Strandvliet. Depuis le quai, j’aperçois en contrebas le dôme de l’ArenA. Je passe devant la porte Noord et arrive aux portes de la boutique du club. A l’accueil, l’hôtesse me délivre le billet d’entrée combinant stade et musée. Ses explications empressées dans la langue de Shakespeare sont un peu trop indigestes pour moi (quand Anne n’est pas là, c’est moins facile…). Par chance, l’une de ses collègues maîtrise pas mal le français. Elle m’explique que le musée ferme ses portes à 16h30, heure à laquelle débute le tour de l’ArenA. Un laps de temps assez court, néanmoins suffisant car il n’est pas excessivement grand. Dans les vitrines, des maillots oranges de la sélection nationale côtoient ceux rouges et blancs de l’Ajax. D’ailleurs, un mur entier est tapissé des portraits des joueurs ayant revêtu les deux tuniques, et pas des moindres : Cruyff, Van Basten, Rijkaard, Bergkamp, Seedorf… Des vidéos retraçant les heures glorieuses de l’Ajax passent en boucle sur des écrans. Enfin, exposés au centre de la pièce, les trophées majeurs et les Coupes européennes. C’est déjà l’heure, je redescends dans le hall. Cinquante à soixante personnes patientent là. Cette mêlée se voit scindée en deux groupes par les organisateurs. Les néerlandophones d’un côte, le reste du monde de l’autre. Mon choix est vite fait. Je me retrouve au milieu de compatriotes, d’italiens et d’anglais. La découverte des infrastructures se déroule sous un soleil radieux, chapeautée par un jeune guide qui doit faire preuve d’une bonne dose de patience et d’humour pour maîtriser un groupe quelque peu indiscipliné. Pour ma part, je reste discrètement en queue de peloton pour shooter en toute liberté tous les coins et recoins de cette magnifique enceinte. Je ne prête pas beaucoup d’attention aux infos en anglais qui nous sont délivrées, préférant emmagasiner aux commentaires les images des très esthétiques gradins multicolores. Le circuit nous conduit successivement dans les tribunes, au bord de la pelouse, dans la salle de commande du toit rétractable, pour s’achever dans la salle de presse. Ce bijou ultramoderne, classé tout de même 5 étoiles par l’UEFA, a été inauguré en 1996 et peut accueillir plus de 51.000 supporters lors de matchs de football. Mais il est aussi le théâtre de nombreux concerts et spectacles. Pour la petite histoire, il avait été pensé à l’origine pour les J.O. de 1992, finalement attribués à Barcelone. Il est 17h45 lorsque j’attrape un métro pour rejoindre le centre-ville. Quelques sms échangés avec Anne que je retrouve une heure plus tard sur la pelouse du Museumplein, visiblement ravie de son passage au Musée Van Gogh. Malgré la fatigue, c’est à pieds que nous prenons la direction de l’hôtel, car nous sommes dans un quartier qui nous est encore inconnu. Longeant l’imposant Rijksmuseum, nous atterrissons à Leidseplein, une place animée par la foule et des artistes de rue. Sur Keizersgracht, nous cherchons le 401, adresse d’un musée de photographies qui s’appelle « Huis Marseille » (Maison de Marseille). Il tire son nom d’une tablette de pierre qui orne son front, placée ici par le propriétaire d’origine, et qui représente le Vieux Port. Nous trouvons assez insolite de voir ce petit morceau de la Cité Phocéenne affiché en plein cœur d’Amsterdam. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. C’est à nouveau dans un resto italien que nous rentrons. Il est rempli, mais par chance l’une des dernières tables disponibles nous est destinée, tandis que de nombreux clients potentiels se voient gentiment refoulés à l’entrée peu de temps après notre arrivée. Les pâtes qui nous sont servies ne sont pas les meilleures du monde, mais nos estomacs sont calés, c’est bien là l’essentiel. Une courte pause digestive sur la Place du Dam, enfin vidée de ses manèges suicidaires, et nous regagnons nos pénates. Une nouvelle excursion nous attend demain, l’heure est au repos…
Samedi 3 mai : Les villages de pêcheurs Nos boissons chaudes dans les mains, nous attrapons de justesse le bus n°111. 45 minutes plus tard, au bout de la digue de Kruisbaakweg, il atteint la presqu’île de Marken et nous dépose devant le petit pont de Beatrixbrug qui marque l’entrée du village. Il est encore tôt. Eloignés de la capitale, nous échappons pour le moment à l’afflux touristique. Comme à Zaanse la veille, l’endroit respire la tranquillité. Un troupeau de moutons par-ci, un chat qui se prélasse par-là, un paisible canal sur lequel glissent quelques canards… La vie ici tourne au ralenti. Les nombreuses maisons sur pilotis témoignent des fréquentes inondations dont a été victime le village par le passé. Si certaines ont conservé cette architecture lacustre, d’autres ont aménagé une pièce au rez-de-chaussée. Dans la petite église, les maquettes de bateaux suspendues à la voûte rappellent l’importance du port de Marken. Le port justement, nous y allons. Là aussi, un calme olympien règne en maître. De part et d’autre, une piste cyclable traverse le tapis de verdure pour longer une mer d’huile. Des maisons similaires les unes aux autres sont ordonnées autour des bateaux ancrés. L’une d’entre elles est ouverte au public. Contre une poignée de piécettes, une vieille dame présente aux badauds un intérieur d’époque totalement reconstitué : costumes traditionnels, meubles, vaisselle, accessoires, décoration. Un bel aperçu de la vie d’autrefois. Chez un commerçant voisin, je me procure une jolie paire de sabots décoratifs pour la maison. Des étals de poissons dans une baraque à sandwiches attisent nos appétits, mais pour l’instant nous prenons place à bord du Marken Express. Il est bientôt midi, nous prenons la mer. La traversée n’est pas très longue, et notre destination apparaît doucement à l’horizon. Tandis que la navette s’apprête à accoster, nous avons déjà un aperçu de Volendam. Plus étendue, mais surtout plus fréquentée que sa voisine d’en face. Il y a du monde sur le port, mais également aux terrasses des cafés et restos. Nous achetons de quoi grignoter : moules frites et sandwich au crabe pour Anne, poisson frit pour moi. Nous profitons du joli cadre pour avaler nos repas sur la jetée, au bout de laquelle un héron imperturbable se laisse approcher, pour le plus grand bonheur des touristes et de leurs numériques. La rue la plus calme, Zuideinde, nous amène à la marina. Pas grand-chose à y voir, nous rebroussons chemin. Anne a flashé sur une babiole dans une boutique et elle souhaite y retourner. Je la quitte momentanément pour me rendre vers le petit stade du FC Volendam non loin de là. Un match de jeunes va bientôt commencer. Je monte dans les tribunes pour quelques photos avant de retrouver Anne sur le port. Un petit tour de lèche-vitrines, et je me fais plaisir à mon tour en m’offrant un t-shirt orange estampillé « HOLLAND ». Le genre de fringue que j’avais déjà repéré dans les échoppes amstellodamoises, sauf qu’ici c’est moitié moins cher. Ravis de nos achats, nous prenons Noordeinde. Une artère garnie d’une flopée de « gifts shops » et d’une foule importante. Un autocar tente même une manoeuvre risquée dans cette étroite rue. La sérénité de Marken me semble déjà bien lointaine et me rendrait presque nostalgique. Nous renonçons à avancer, et par une ruelle dérobée nous tombons sur St-Vincentiuskerk, une église dans laquelle nous trouvons le calme pour quelques instants. Nous voici maintenant à la sortie de Volendam. Notre dernière étape est à moins de 3 km de là, nous y allons à pieds. Une balade dans un cadre agréable qui nous amène, au terme de quarante minutes de marche, aux portes d’Edam. Nous filons droit devant, sur Damplein, une place où sont réunis l’office du tourisme, le petit musée de la ville et un inhabituel pont en forme de dos d’âne qui recouvre le canal. Un peu plus loin se dresse la Speeltoren (Tour du Carillon), unique vestige d’une église aujourd’hui disparue, et qui abrite à présent une galerie d’art. Nous terminons par la Grote Kerk. Alors même qu’un marché aux livres se déroule au cœur de cet édifice, Anne et moi faisons le tour des lieux. Les vitraux représentent les armoiries des diverses villes et régions des Pays-Bas. A l’extérieur, un cimetière jouxte l’église. De nouveaux clichés dans l’escarcelle, nous partons à la recherche de l’arrêt de bus le plus proche. Nous ne patientons pas bien longtemps, le premier à se pointer est le bon. Nous rentrons sur A’dam, la boucle est bouclée. 19h et des poussières. La journée a été longue et fatigante. Malgré ça, nous puisons dans nos dernières ressources pour nous aventurer dans le Vondelpark. 48 hectares de pelouses et de bassins font de cet espace vert le véritable poumon de la ville. Il s’anime, les soirs d’été notamment, lorsque musiciens et artistes s’y produisent. Il est aussi lieu de rendez-vous de la jeunesse Amstellodamoise qui vient s’adonner à la consommation de substances plus ou moins douteuses. Un excellent dîner thaï conclura cette belle journée, riche en découvertes et en images…
Dimanche 4 mai : Flower Power Le ciel est clair. En cette matinée, A’dam n’est pas encore tout à fait réveillée. Seul le défilé des trams anime les rues dépeuplées du centre. Sur le Damrak, les bateaux-mouches dorment encore. Nous prenons un petit-déjeuner rapide près de Centraal Station, puis un train nous convie à son bord. La dernière de nos trois excursions nous conduit ainsi à Leiden. A notre arrivée sur place, nous rejoignons une file déjà bien longue qui s’est formée sur le parking des bus. Le 54 chargé de faire la liaison avec Lisse apparaît bientôt, récupérant tout ce beau monde. Une demi-heure plus tard, le chauffeur dépose ses passagers aux portes du Keukenhof. Un immense orgue de Barbarie trône à l’entrée du parc. Sa musique et ses personnages animés charment les plus petits. Il n’est pas encore 10h15, nous attaquons la visite. Pour vous donner une idée, voici quelques chiffres qui filent le vertige (OK, elle était facile celle-là…). Le parc s’étend sur 32 hectares tapissés de 4, 5 millions de tulipes dont une centaine de variétés, ce qui en fait l’attraction touristique la plus importante des Pays-Bas. Ouvert au public seulement deux mois par an en période printanière, il ne faut pas s’étonner de trouver une foule si nombreuse en cette belle journée. Alors que je commence à m’attarder devant les premiers parterres de tulipes, Anne s’impatiente. Bon c’est vrai, je ne vais pas prendre une photo de chaque fleur, sinon on va en avoir pour la vie des rats… Je fais l’effort, malgré la tentation constante de faire un cliché toutes les dix secondes. Il y a tant de couleurs et d’originalité étalées sous nos yeux qu’il serait dommage de ne pas capturer ces belles images. Anne stoppe net devant une baraque en bois. Ici, on peut commander et se faire livrer des bulbes, trop tentant pour ma bien aimée. Pendant qu’elle feuillette le catalogue, je m’éclipse et profite pour shooter tout ce qui m’entoure. Du mauve, du jaune, du rouge, je m’en mets plein les mirettes… et l’objectif. Des pavillons thématiques abritent également des bouquets et des compositions florales magnifiques. Nous passons près d’un lac, où canards et cygnes mendient auprès des visiteurs de quoi grignoter. Après plus de quatre heures à déambuler au milieu de cet océan multicolore, le bus peut nous rapatrier, tandis que les derniers champs de tulipes se dévoilent au bord de la route. Il est encore tôt. Nous profitons du restant de la journée pour rester à Leiden. Cette « Amsterdam miniature », qui a vu naître Rembrandt, n’est pas très prisée des touristes. C’est pourtant une ville charmante dans laquelle nous avons vadrouillé. Le moulin De Valk, planté au bord d’un canal, pose pour moi. L’imposant bâtiment de l’Hôtel de Ville n’est pas mal non plus. Certaines rues sont complètement vides, nous avons l’impression d’être seuls dans les environs. L’église de Pieterskerk est en réfection, nous n’en verrons que les abords. Depuis le pont de Korensbeurbrug, les terrasses flottantes des troquets affichent complet. Nous arrivons au Château de Burcht. Un bien grand mot pour qualifier ce qui n’est en réalité qu’un mur d’enceinte de forme circulaire, érigé sur une butte au centre de la ville. La vue depuis le sommet n’est toutefois pas négligeable. Un dernier détour par un pont à bascule, petite sœur du Magere Brug d’Amsterdam, et nous filons à la gare. De retour dans la capitale, nous tenons notre promesse en dînant à nouveau au resto indien. Rentrés directement à l’hôtel, nous préparons nos bagages. Car demain le voyage prendra fin, quand en soirée nous débarquerons à Marseille. En attendant, c’est la dernière nuit à A’Dam…
Lundi 5 mai : Tot Ziens Holland ! Les bagages déposés à la réception, nous errons une dernière fois dans les alentours. Un joli ciel bleu ensoleillé nous fait l’honneur de sa présence. Lui qui nous avait tant fait défaut au début du séjour s’est bien rattrapé par la suite. Et il est le bienvenue, car ponts, façades et canaux posent pour les ultimes photos du voyage. Des costumes oranges exposés dans une vitrine sont là pour nous rappeler l’insolite Koninginnedag découverte quelques jours auparavant. Dans une librairie du Bloemenmarket, Anne et moi choisissons un livre en français sur Amsterdam. Nous hésitons un petit moment, car les éditions qui nous sont proposés semblent dater d’une vingtaine d’année au moins. Apparemment, il y a belle lurette que les illustrations de ces bouquins n’ont pas été remises au goût du jour. Nous achetons tout de même un exemplaire, dont les photos « vintage » nous amuserons dans le train du retour. De retour vers l’hôtel, nous passons inévitablement par la Place du Dam. Des couronnes de fleurs tricolores s’entassent aux pieds du Monument National, célébrant ainsi l’anniversaire de la fin de la Guerre et de l’occupation nazie. Dans AH, un stock de chocolats et de biscuits, destinés à notre consommation personnelle et celles de nos proches, constituent l’essentiel de nos emplettes. Nous saluons le réceptionniste et quittons définitivement le Tamara pour la gare. Le 13h56 est à l’heure. Tandis que le train laisse Centraal Station derrière lui, nous prenons place et déballons les en-cas prévus pour affronter les trois petites heures qui nous séparent de Bruxelles. Je trie les derniers clichés pour tuer le temps. Moins d’une heure plus tard, comme à l’aller, le Kuip de Rotterdam se montre à la fenêtre. C’est ainsi que la Hollande deviendra bientôt une escapade mémorable dont je retracerai le parcours, relaté par ce récit et un millier d’images... 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂










