Bonjour,
Une information pour tous les fans des sites naturels des USA, ceux qui rêvent d'y aller, préparent leur prochain voyage là bas, veulent en partie revivre un de leurs précédents trips dans cette superbe région... donc qui ont toutes les chances de lire ce post dans cette rubrique de VF…, pour vous signaler que le photographe Eric Courtade va présenter en différents endroits de France (Région Parisienne et Province) une conférence / film ayant pour thème "Les Etats Unis : les plus beaux sites naturels" dans le cadre des conférences "Connaissances du Monde" (voir dates et lieux ici)
Le programme en a l'air alléchant et fait bien entendu la part belle à l'Ouest sans s'y limiter : Migration des baleines à Cape Cod, Chutes du Niagara, White Sands, Saguaro NP, Arches, Canyonlands (survol en avion, expédition en 4x4, descente du Colorado en rafting), Lake Powell, Paria Plateau, Antelope Canyon, Coyote Butte/The Wave, Kodachrome Basin, Grand Canyon, Bryce Canyon, Monument Valley, Alaska (Voyage en mer de glace, Survol du Mont McKinley), Cannon Beach, Ruby's Beach, Crater Lake, Yellowstone, Grand Teton, Yosemite, Mono Lake, Vallée de la Mort.
Je ne connais pas personnellement Eric Courtade (ce post est donc totalement désintéressé, je tiens à le préciser !) et je n’ai pas encore assisté à cette conférence (je vais y aller en février) mais je ne prends pas grand risque à vous donner cette information compte tenu de la qualité habituelle des conférences « Connaissances du Monde », des avis positifs qu’a recueillis cette conférence ces derniers mois au Québec (voir ici, peut être que certains forumeurs québequois de VF y ont assisté et pourront donner leur avis) et surtout des magnifiques photos des USA que l’on peut admirer sur le site web d’Eric Courtade (voir ici mais également les dernières nouveautés : Coal Mine Canyon et Red and White dont vous trouverez très peu de photos sur internet car ce lieu est encore confidentiel).
Antoine Maniglier, 23 ans, paraplégique depuis 2008 suite à un grave accident de parapente, a traversé les Etats-Unis pendant l'été avec Florent Demaison, globe-trotter. Au programme : auto-stop, couchsurfing, rencontres et partage. Plus qu'un simple voyage, cette traversée a été l'occasion de réaliser un documentaire sur le handicap et donne lieu, depuis leurs retour, à des conférences et interventions sur le handicap et les problématiques de mobilité.
Film complet en streming, je vous le recommande !https://www.youtube.com/watch?v=2GUKAVZQlR0&feature=player_embedded
Film complet en streming, je vous le recommande !https://www.youtube.com/watch?v=2GUKAVZQlR0&feature=player_embedded
Bonjour
J'ai vu hier, dès sa sortie en France, le film "127 heures" (en Français). Voici, brutes, mes premières réactions (après cependant quelques vérifications sur internet).
J'ai beaucoup aimé le film (à l'exception des 30 secondes de véritable "boucherie" durant lesquelles j'ai dû détourner les yeux, les cris de douleur étant suffisamment descriptifs).
La salle était au 3/4 vide 😕.
Le début est magnifique, avec des images de Canyonland, de très haute qualité, parmi les plus belles que j'en ai vues.
A noter une séquence bike exceptionnelle qui nous fait immanquablement penser à notre Spartiate favori. J'ai aussi été impressionné par une scène époustouflante où le héros se laisse glisser au fond d'un très profond slot canyon, qui est en fait rempli d'eau, comme une piscine de rêve.
Mais cela ne dure que le premier quart du film.
La suite est hyper réaliste, prenante, et instructive.
L'accident a eu lieu dans le Bluejohn Canyon, qui se trouve au sud de Horseshoe Canyon (mais au delà des limites administratives de Canyonland). En fait, il se divise en deux branches, Bluejohn Canyon, orienté Sud - SudOuest, et Little Bluejohn Canyon qui oblique vers le Sud - SudEst.
Le film, ainsi que les infos trouvées sur le net montrent sans ambigüité que ce slot canyon n'est pas accessible aux randonneurs lambda. Un très bon niveau d'escalade, et du matériel adapté parait pour le moins indispensable.
De nombreuses vues du film ont été tournées à proximité du site. On voit en particulier très bien Horseshoe Canyon à plusieurs reprises, avec ses célèbres panneaux de pétroglyphes.
Par contre, les vues aériennes de Bluejohn Canyon ne sont manifestement pas prises là (je pencherais pour une vue au dessus de lower Antelop Canyon, avant qu'il se jette, avec un angle droit, dans la partie de canyon plus large se terminant dans le lac).
De même, compte tenu de la difficulté d'accès, je ne peux pas croire que les scènes principales aient été tournées sur place dans Bluejohn Canyon. Je pense que le rocher et le lieu de l'accident ont été recrés pour le film dans un slot canyon des environs, plus accessible. Mais où ?
Autre "interprétation" : la piscine merveilleuse au fond du slot canyon dans laquelle le héros se jette avec les deux randonneuses, est magnifique, mais invraisemblable, principalement par sa couleur, turquoise, rappelant celle des piscines d'Havasupai. Une eau stagnante, glauque, ou au moins de couleur chocolat aurait été bien plus crédible.
Par ailleurs le panneau "last station before 100 mile" visible au début du film, je n'en connais pas dans cette région de l'Utah, et ne pense pas qu'il y en ait là (mais je peux me tromper). C'est en Australie que ces panneaux sont communs.
Quels enseignements tirer du film ?
Le premier est qu'il est évident que Bluejohn canyon est raisonnablement inaccessible, de par ses difficultés, à la grande majorité des gens (moi le premier). Le second : avant une randonnée périlleuse, il est indispensable de prévenir des personnes (famille, connaissance, hotelier, ranger) susceptibles de s'alarmer en cas de non retour et d'orienter les recherches. Egalement, il est nécessaire d'avoir du matériel de survie de bonne qualité (et non de fabrication chinoise 🤪). De même, il faut une quantité d'eau très large, afin de faire face à divers impondérables. Enfin, la voix ne portant pas dans ce relief, un sifflet strident l'aurait bien aidé…
Dernier enseignement, cet Aron Ralston est clairement quelqu'un de définitivement hors norme, très courageux, mais très sympathique (au moins dans le film).
Pour moi, un film à voir sans faute par tous les amoureux de cette région.
D'ailleurs les quelques spectateurs présents semblaient enthousiasmés, et ne se pressaient pas pour la salle, prolongeant l'ambiance du film.
J'ai vu hier, dès sa sortie en France, le film "127 heures" (en Français). Voici, brutes, mes premières réactions (après cependant quelques vérifications sur internet).
J'ai beaucoup aimé le film (à l'exception des 30 secondes de véritable "boucherie" durant lesquelles j'ai dû détourner les yeux, les cris de douleur étant suffisamment descriptifs).
La salle était au 3/4 vide 😕.
Le début est magnifique, avec des images de Canyonland, de très haute qualité, parmi les plus belles que j'en ai vues.
A noter une séquence bike exceptionnelle qui nous fait immanquablement penser à notre Spartiate favori. J'ai aussi été impressionné par une scène époustouflante où le héros se laisse glisser au fond d'un très profond slot canyon, qui est en fait rempli d'eau, comme une piscine de rêve.
Mais cela ne dure que le premier quart du film.
La suite est hyper réaliste, prenante, et instructive.
L'accident a eu lieu dans le Bluejohn Canyon, qui se trouve au sud de Horseshoe Canyon (mais au delà des limites administratives de Canyonland). En fait, il se divise en deux branches, Bluejohn Canyon, orienté Sud - SudOuest, et Little Bluejohn Canyon qui oblique vers le Sud - SudEst.
Le film, ainsi que les infos trouvées sur le net montrent sans ambigüité que ce slot canyon n'est pas accessible aux randonneurs lambda. Un très bon niveau d'escalade, et du matériel adapté parait pour le moins indispensable.
De nombreuses vues du film ont été tournées à proximité du site. On voit en particulier très bien Horseshoe Canyon à plusieurs reprises, avec ses célèbres panneaux de pétroglyphes.
Par contre, les vues aériennes de Bluejohn Canyon ne sont manifestement pas prises là (je pencherais pour une vue au dessus de lower Antelop Canyon, avant qu'il se jette, avec un angle droit, dans la partie de canyon plus large se terminant dans le lac).
De même, compte tenu de la difficulté d'accès, je ne peux pas croire que les scènes principales aient été tournées sur place dans Bluejohn Canyon. Je pense que le rocher et le lieu de l'accident ont été recrés pour le film dans un slot canyon des environs, plus accessible. Mais où ?
Autre "interprétation" : la piscine merveilleuse au fond du slot canyon dans laquelle le héros se jette avec les deux randonneuses, est magnifique, mais invraisemblable, principalement par sa couleur, turquoise, rappelant celle des piscines d'Havasupai. Une eau stagnante, glauque, ou au moins de couleur chocolat aurait été bien plus crédible.
Par ailleurs le panneau "last station before 100 mile" visible au début du film, je n'en connais pas dans cette région de l'Utah, et ne pense pas qu'il y en ait là (mais je peux me tromper). C'est en Australie que ces panneaux sont communs.
Quels enseignements tirer du film ?
Le premier est qu'il est évident que Bluejohn canyon est raisonnablement inaccessible, de par ses difficultés, à la grande majorité des gens (moi le premier). Le second : avant une randonnée périlleuse, il est indispensable de prévenir des personnes (famille, connaissance, hotelier, ranger) susceptibles de s'alarmer en cas de non retour et d'orienter les recherches. Egalement, il est nécessaire d'avoir du matériel de survie de bonne qualité (et non de fabrication chinoise 🤪). De même, il faut une quantité d'eau très large, afin de faire face à divers impondérables. Enfin, la voix ne portant pas dans ce relief, un sifflet strident l'aurait bien aidé…
Dernier enseignement, cet Aron Ralston est clairement quelqu'un de définitivement hors norme, très courageux, mais très sympathique (au moins dans le film).
Pour moi, un film à voir sans faute par tous les amoureux de cette région.
D'ailleurs les quelques spectateurs présents semblaient enthousiasmés, et ne se pressaient pas pour la salle, prolongeant l'ambiance du film.
Je viens de tomber par hasard sur la bande annonce du film 127 heures.
D'après les premiers articles, ce film raconterait l'histoire d'Aron Ralston, alpiniste dont le bras est resté coincé dans une fissure.
J'en profite pour demander si quelqu'un a des nouvelles de l'intrépide qui voulait parcourir l'Ouest américain en totale autonomie. A-t-il réalisé son rêve ?
J'en profite pour demander si quelqu'un a des nouvelles de l'intrépide qui voulait parcourir l'Ouest américain en totale autonomie. A-t-il réalisé son rêve ?
J'ai visionné sur ARTE un film assez bien documenté sur le fleuve Colorado et quelques régions traversées que les plus aguerris reconnaîtront.
Voici le lien pour le regarder en différé pendant encore une petite semaine.
http://videos.arte.tv/fr/videos/fleuves_du_monde_1_7_-3333132.html
Ce soir à 20h40 sur arte ne manquez pas l'immanquable: les cheyennes de John Ford, un magnifique western, si ce n'est The western avec des paysages magnifiés et Richard Widmark et James Stewart grandissimes 😇
superbe documentaire à travers un Road Movie entre NYC et Los Angeles, avec de sublimes portraits d'americains de differentes classes sociales.
et que dire de ces moyens de transport !! et des prises de vue !
un pur bonheur 😏
http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=88384.html
http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=88384.html
je voudrais parler de ce film dont vous avez surement entendu parler et qui est sorti dernièrement, "sicko" de michael moore, qui traite du système de santé aux etats unis.
je trouve que ce film est excellent un peu comme les deux autres "bowling for columbine" et "farheneit 9/11".
heureusement qu'il existe des gens comme lui pour mettre en avant les problemes d'une société et essayer de se battre contre ça, a sa manière bien sur.
je sais qu'il n'y a pas vraiment de rapport avec les voyages, mais je demanderais si c'est possible de ne pas supprimer mon post, car c'est un film qui peut interesser pas mal de gens et qui vaut vraiment, vraiment le coup.
merci
sara
Si la grâce existe alors la caméra de Jim Jarmusch l'a délicatement captée dans ce film... balade rêveuse, nonchalante, hypnotique qui déroule du lundi au dimanche et du matin jusqu'au soir la vie tranquille d'un conducteur de bus, poète à ses moments perdus.
Une poésie des petits riens, du temps qui passe et de l'amour fou... Des poèmes sans rimes écrits sur un carnet fatigué et que l'on découvre mot après mot en surimpression sur l'écran chaque fois que l'inspiration lui vient. Quelques lignes minuscules qui offrent l'immense...
Paterson c'est Adam Driver, et c'est aussi la ville où se déroule l'histoire : Paterson, New-Jersey, lieu de naissance d'un poète célèbre William Carlos William... L'amour fou c'est Golshifteh Farahani qui illumine de ses sourires, de sa fantaisie et de sa créativité leur vie toute simple et minutieusement réglée, ritualisée. Il joue avec les mots, elle aime le noir, le blanc, les cercles et les petits trous, se rêve en chanteuse country et se réalise en reine du cupcakes. Aussi exubérante et rieuse que lui est taiseux.
Ils n'ont pas d'enfants mais ils ont un chien qu'il sort tous les soirs à la nuit tombée pour la même promenade qui le conduit toujours vers le même bar nocturne et ses habitués un peu cabossés.
Un bus, des passagers et leurs conversations d'enfants, d'adolescents, de mecs ou de vieilles dames qui lui parviennent par bribes... Un contrôleur plaintif... Une toute jeune poète... Et une rencontre énigmatique, lumineuse, qui conforte, qui transmet et qui redonnera l'envie...
Un film comme un voyage contemplatif souligné par une musique élégante et mélancolique du groupe Sqürl, groupe auquel appartient Jim Jarmusch qui a décidément bien des talents.
Une poésie des petits riens, du temps qui passe et de l'amour fou... Des poèmes sans rimes écrits sur un carnet fatigué et que l'on découvre mot après mot en surimpression sur l'écran chaque fois que l'inspiration lui vient. Quelques lignes minuscules qui offrent l'immense...
Paterson c'est Adam Driver, et c'est aussi la ville où se déroule l'histoire : Paterson, New-Jersey, lieu de naissance d'un poète célèbre William Carlos William... L'amour fou c'est Golshifteh Farahani qui illumine de ses sourires, de sa fantaisie et de sa créativité leur vie toute simple et minutieusement réglée, ritualisée. Il joue avec les mots, elle aime le noir, le blanc, les cercles et les petits trous, se rêve en chanteuse country et se réalise en reine du cupcakes. Aussi exubérante et rieuse que lui est taiseux.
Ils n'ont pas d'enfants mais ils ont un chien qu'il sort tous les soirs à la nuit tombée pour la même promenade qui le conduit toujours vers le même bar nocturne et ses habitués un peu cabossés.
Un bus, des passagers et leurs conversations d'enfants, d'adolescents, de mecs ou de vieilles dames qui lui parviennent par bribes... Un contrôleur plaintif... Une toute jeune poète... Et une rencontre énigmatique, lumineuse, qui conforte, qui transmet et qui redonnera l'envie...
Un film comme un voyage contemplatif souligné par une musique élégante et mélancolique du groupe Sqürl, groupe auquel appartient Jim Jarmusch qui a décidément bien des talents.
😉vu cet après midi, ce film l'ECHANGE, avec Angélina Jolie, magnifique actrice.
Histoire ses années 30 en Amérique, disparition d'un enfant, sur un fond de corruption policière, bien sûr toujours à l'approche d'élections politiques.
A voir, surtout pas avec des enfants, trop cruel.
Mais, suspense, et comme le film est tiré d'une histoire vraie, d'autant plus captivant.
en avant première, AGATHE CLERY, magnifique Valérie Lemercier, dans le rôle d'une bourgeoise raciste, qui va à la suite d'une maladie de peau devenir noire!!!!! Isabelle Nanty y participe. sans doute désopilant, ne sort que le 2 décembre, j'irai.
en avant première, AGATHE CLERY, magnifique Valérie Lemercier, dans le rôle d'une bourgeoise raciste, qui va à la suite d'une maladie de peau devenir noire!!!!! Isabelle Nanty y participe. sans doute désopilant, ne sort que le 2 décembre, j'irai.
Bonjour!
Est-ce-que quelqu'un a deja vu le film les fous de la moto avec John Travolta?
Merci d'avance.
Felix allias b1kuby53.
Je ne suis pas marcheur mais voilà un film qui m'a conquit
Certainement quelques imperfections,
Pas pour les adorateurs de wonderland, car des passages durs et crus
Et si c'etait ce qui faisait la force de son message ?
chacun y trouvera sa réponse
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=216316.html
Après plusieurs années d’errance, d’addiction et l’échec de son couple, Cheryl Strayed prend une décision radicale : elle tourne le dos à son passé et, sans aucune expérience, se lance dans un périple en solitaire de 1700 kilomètres, à pied, avec pour seule compagnie le souvenir de sa mère disparue… Cheryl va affronter ses plus grandes peurs, approcher ses limites, frôler la folie et découvrir sa force.Une femme qui essaye de se reconstruire décide de faire une longue randonnée sur la côte ouest des Etats-Unis.
chacun y trouvera sa réponse
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=216316.html
Après plusieurs années d’errance, d’addiction et l’échec de son couple, Cheryl Strayed prend une décision radicale : elle tourne le dos à son passé et, sans aucune expérience, se lance dans un périple en solitaire de 1700 kilomètres, à pied, avec pour seule compagnie le souvenir de sa mère disparue… Cheryl va affronter ses plus grandes peurs, approcher ses limites, frôler la folie et découvrir sa force.Une femme qui essaye de se reconstruire décide de faire une longue randonnée sur la côte ouest des Etats-Unis.
"Droit de passage" est un film qui faut absolument voir, mais il est sans doute perçu comme un énième polar hollywoodien, alors ne passez pas à côté, évitez cette production en 3D qui pullule, et vous ferez une plongée déconcertante dans l'actualité...française !
"Droit de passage" nous raconte l'histoire de plusieurs personnages, de différentes communautés, qui s'efforcent d'obtenir une carte de résident, puis, finalement, la nationalité américaine. Le premier problème, c'est d'éviter les services d'immigration, et surtout la police chargée de lutter contre. Et les policiers ne mégotent pas !
L'immigration risque de devenir aux U.S.A., comme en France, un enjeu politique, et surtout une instrumentalisation en vue de récupérer des sièges de sénateurs. C'est une réalité que personne n'ignore - surtout quand on voit un état, tel la Floride, où les hispaniques deviennent majoritaires -, mais, lorsque l'immigré obtient la nationalité américaine, il est considéré comme un américain à part entière !
Dans "Droit de passage", il y a un dialogue qui nous renvoit aux derniers propos présidentiels à Grenoble. Harrison Ford, qui joue le rôle d'un policier de l'immigration, discute, au cours de la réception d'une riche famille d'origine iranienne, avec la soeur de son équipier, vouée aux gémonies en raison de sa façon de vivre, de s'habiller, contraire aux traditions culturelles de la famille. A un moment donné, la fille dit au policier : - Moi, je suis né ici, ce n'est pas pareil, mes parents, eux, sont naturalisés. - Maintenant, ce sont des américains comme tous les autres, autant que toi ! lui répond le policier.
Vers la fin, une scène nous renvoit à une prestation de serment, collective, d'une centaine d'immigrants, qui ont obtenu la nationalité américaine. Cela ressemble à une remise de diplômes, c'est festif et sérieux à la fois : ils sont devenus américains !
Cette prestation de serment pose un problème en France. A vrai dire, je ne comprends pas très bien. Pour ma part, j'ai prêté serment devant un tribunal, avant que d'intégrer une administration. Je n'étais pas seul, bien entendu, et à l'énoncé de mon nom j'ai dit : je le jure ! Je vais peut être en choquer certains, mais je ne me suis pas senti humilié, offusqué, amoindri, dévalorisé, stigmatisé par cette prestation de serment.
Que des immigrés adultes font la démarche, consciente et libre, d'obtenir une nationalité, et qui prêtent serment sur la Constitution du pays qui les accueille, c'est à dire qu'ils adhèrent aux valeurs qu'elle véhicule, vraiment, je ne vois pas où est le scandale?
Enfin, allez voir ce film, et, au générique de fin, vous quitterez la salle lentement. Car je suis persuadé que cela vous interpellera, d'une manière ou d'une autre.
"Droit de passage" nous raconte l'histoire de plusieurs personnages, de différentes communautés, qui s'efforcent d'obtenir une carte de résident, puis, finalement, la nationalité américaine. Le premier problème, c'est d'éviter les services d'immigration, et surtout la police chargée de lutter contre. Et les policiers ne mégotent pas !
L'immigration risque de devenir aux U.S.A., comme en France, un enjeu politique, et surtout une instrumentalisation en vue de récupérer des sièges de sénateurs. C'est une réalité que personne n'ignore - surtout quand on voit un état, tel la Floride, où les hispaniques deviennent majoritaires -, mais, lorsque l'immigré obtient la nationalité américaine, il est considéré comme un américain à part entière !
Dans "Droit de passage", il y a un dialogue qui nous renvoit aux derniers propos présidentiels à Grenoble. Harrison Ford, qui joue le rôle d'un policier de l'immigration, discute, au cours de la réception d'une riche famille d'origine iranienne, avec la soeur de son équipier, vouée aux gémonies en raison de sa façon de vivre, de s'habiller, contraire aux traditions culturelles de la famille. A un moment donné, la fille dit au policier : - Moi, je suis né ici, ce n'est pas pareil, mes parents, eux, sont naturalisés. - Maintenant, ce sont des américains comme tous les autres, autant que toi ! lui répond le policier.
Vers la fin, une scène nous renvoit à une prestation de serment, collective, d'une centaine d'immigrants, qui ont obtenu la nationalité américaine. Cela ressemble à une remise de diplômes, c'est festif et sérieux à la fois : ils sont devenus américains !
Cette prestation de serment pose un problème en France. A vrai dire, je ne comprends pas très bien. Pour ma part, j'ai prêté serment devant un tribunal, avant que d'intégrer une administration. Je n'étais pas seul, bien entendu, et à l'énoncé de mon nom j'ai dit : je le jure ! Je vais peut être en choquer certains, mais je ne me suis pas senti humilié, offusqué, amoindri, dévalorisé, stigmatisé par cette prestation de serment.
Que des immigrés adultes font la démarche, consciente et libre, d'obtenir une nationalité, et qui prêtent serment sur la Constitution du pays qui les accueille, c'est à dire qu'ils adhèrent aux valeurs qu'elle véhicule, vraiment, je ne vois pas où est le scandale?
Enfin, allez voir ce film, et, au générique de fin, vous quitterez la salle lentement. Car je suis persuadé que cela vous interpellera, d'une manière ou d'une autre.
C'est très simple : quand je suis sorti de la séance du dernier film de Woody Allen, je me suis senti heureux, heureux d'avoir retrouvé mon vieux camarade qui me donne de ses nouvelles chaque année ; bien sûr, il y a eu des années où il ne montrait pas une grande forme, mais celà n'obèrait pas le plaisir de le voir, et même ce qu'il considère comme son plus mauvais film, "l'énigme du scorpion de jade", ne m'avait pas ôté le goût de le revoir l'année suivante -en espérant un meilleur opus !
Wathever works est un "pur" Allen ! Des critiques ont écrit qu'il radote ! Ah bon ? Un créateur, un artiste, à travers ses oeuvres ne fait que parler de lui même et de ce qui le relie au monde. J'ai beaucoup apprécié sa mise en scène jubilatoire ! Un petit regret : Woody aurait été parfait dans le rôle de Boris, ce vieux grincheux qui hait ce monde de vers de terre !
Bonjour à tous,
Est-ce que quelqu'un se souviendrait du titre d'un film... dont j'ai oublié le nom de l'acteur principal (un type assez musclé, qui ressemble un peu à Patrick Swayze), et dont l'histoire se déroule sur les routes de l'Ouest : un routier enlève sa femme et fait mine de ne jamais l'avoir rencontré.
Merci !
Est-ce que quelqu'un se souviendrait du titre d'un film... dont j'ai oublié le nom de l'acteur principal (un type assez musclé, qui ressemble un peu à Patrick Swayze), et dont l'histoire se déroule sur les routes de l'Ouest : un routier enlève sa femme et fait mine de ne jamais l'avoir rencontré.
Merci !
CHOKE de Clark GREGG, la société américaine névrosée
le synopsis de SNOKE ne se raconte pas..danger pour âmes sensibles ou prudes. Victor, le héros du film, se cherche à travers sa mère malade d'Alzheimer, son travail, comédien dans un parc à thème consacré aux premiers colons, et sa névrose, des réunions d'accros au sexe... Plusieurs niveaux de lecture, Victor passe d'un niveau 1 d'obsession basique avec pratiques récurrentes, à des niveaux de compréhension qu'il a du mal à intégrer, tant son histoire psychanalytique est lourde... en effet, on va découvrir à travers les propos décousus de sa mère, que son père n'est peut-être pas son père... d'où la névrose de Victor, à la recherche de son identité, et de son vrai père...
« le fric, le cul, l'arnaque, la maladie, l'addiction: cette farce existentielle passe au crible tout ce qui fonde une société américaine névrosée »
on sort de ce film rasséréné sur son propre équilibre, et l'on pense à cette réflexion de John BURNSIDE dans MENSONGE SUR MON PERE:
« N'importe quoi en échange d'une vie paisible: la philosophie masculine élémentaire... »
le synopsis de SNOKE ne se raconte pas..danger pour âmes sensibles ou prudes. Victor, le héros du film, se cherche à travers sa mère malade d'Alzheimer, son travail, comédien dans un parc à thème consacré aux premiers colons, et sa névrose, des réunions d'accros au sexe... Plusieurs niveaux de lecture, Victor passe d'un niveau 1 d'obsession basique avec pratiques récurrentes, à des niveaux de compréhension qu'il a du mal à intégrer, tant son histoire psychanalytique est lourde... en effet, on va découvrir à travers les propos décousus de sa mère, que son père n'est peut-être pas son père... d'où la névrose de Victor, à la recherche de son identité, et de son vrai père...
« le fric, le cul, l'arnaque, la maladie, l'addiction: cette farce existentielle passe au crible tout ce qui fonde une société américaine névrosée »
on sort de ce film rasséréné sur son propre équilibre, et l'on pense à cette réflexion de John BURNSIDE dans MENSONGE SUR MON PERE:
« N'importe quoi en échange d'une vie paisible: la philosophie masculine élémentaire... »
TWO LOVERS DE JAMES GRAY
pour foule sentimentale et + sans modération. Figurez-vous qu'après « Little Odessa », James Gray a encore frappé, avec un petit chef d'oeuvre d'aventure sentimentale noire( à ne pas mettre dans tous les coeurs sensibles) Synopsis du film: Joaquin PHOENIX( quel nom curieux pour cet acteur et quel symbole dans le film) éreinté par un précédent amour impossible(...) retourne vivre chez Papa, Maman ( en milieu odessien juif new-yorkais, plantez-moi le décor) décor tristounet, chambre ne verrouillant pas, (une passion secrète la photo, comme vf pour certains..) quotidien banal avec avenir banal, la réalité.... et une fiancée que lui impose le milieu familial mais voilà, que de l'autre côté de la cour, une voisine, Gwyneth Paltrow, que je ne décrirai pas de peur de donner des fantasmes de glacon aux lecteurs de vf) qui lui propose d'abord de partager ses problèmes( elle a une liaison impossible avec un homme marié...) puis bientôt son portable et ses textos. Joaquin PHOENIX vit désormais aux vibrations de son portable et aux coups d'enthousiasme que lui procure sa liaison (torride et animale....jusque sur les toits de l'immeuble) il construit dans sa tête un univers probable avec sa belle, alors que les réalités de la « famille » le rappellent constamment( avenir, enfant, sécurité etc...) la belle Gwyneth le conduit, consciemment ou non ? au bord de la réalité: ils vont partir ensemble, reconstruire leur vie etc... il rentre complètement dedans, achète un bijou à la belle... et j'en passe... le départ est prévu le jour où la fiancée raisonnable est présentée aux parents, et Joaquin PHOENIX a déjà franchi les étages, son sac au bas de l'immeuble, quand la Belle PALTROW lui annonce que, non, finalement, elle ne viendra pas, l'amant marié s'est finalement décidé à quitter se femme pour elle.
Que pensez-vous que JOAQUIN PHOENIX va faire ? vous le saurez si vous allez voir le film de james GRAY.
pour foule sentimentale et + sans modération. Figurez-vous qu'après « Little Odessa », James Gray a encore frappé, avec un petit chef d'oeuvre d'aventure sentimentale noire( à ne pas mettre dans tous les coeurs sensibles) Synopsis du film: Joaquin PHOENIX( quel nom curieux pour cet acteur et quel symbole dans le film) éreinté par un précédent amour impossible(...) retourne vivre chez Papa, Maman ( en milieu odessien juif new-yorkais, plantez-moi le décor) décor tristounet, chambre ne verrouillant pas, (une passion secrète la photo, comme vf pour certains..) quotidien banal avec avenir banal, la réalité.... et une fiancée que lui impose le milieu familial mais voilà, que de l'autre côté de la cour, une voisine, Gwyneth Paltrow, que je ne décrirai pas de peur de donner des fantasmes de glacon aux lecteurs de vf) qui lui propose d'abord de partager ses problèmes( elle a une liaison impossible avec un homme marié...) puis bientôt son portable et ses textos. Joaquin PHOENIX vit désormais aux vibrations de son portable et aux coups d'enthousiasme que lui procure sa liaison (torride et animale....jusque sur les toits de l'immeuble) il construit dans sa tête un univers probable avec sa belle, alors que les réalités de la « famille » le rappellent constamment( avenir, enfant, sécurité etc...) la belle Gwyneth le conduit, consciemment ou non ? au bord de la réalité: ils vont partir ensemble, reconstruire leur vie etc... il rentre complètement dedans, achète un bijou à la belle... et j'en passe... le départ est prévu le jour où la fiancée raisonnable est présentée aux parents, et Joaquin PHOENIX a déjà franchi les étages, son sac au bas de l'immeuble, quand la Belle PALTROW lui annonce que, non, finalement, elle ne viendra pas, l'amant marié s'est finalement décidé à quitter se femme pour elle.
Que pensez-vous que JOAQUIN PHOENIX va faire ? vous le saurez si vous allez voir le film de james GRAY.
Bonjour,
Après avoir réalisé mon carnet de voyage(mi-août), je vous propose à présent un petit film (enfin pas si petit puisqu'il fait quand même 23 mn, je n'ai pas réussit à faire moins, trop enthousiaste surement).
Ce film ne peut se regarder que sur un ordinateur.
http://youtu.be/w8cPsQuDX8k
Bon visionnage.
Ce film ne peut se regarder que sur un ordinateur.
http://youtu.be/w8cPsQuDX8k
Bon visionnage.
Bonjour,
information un peu tardive pour les aficionados, mais on ne sait jamais avec le jeu des redifs.
Hier soir, sur RTL9, il y avait un western avec Gregory Peck : l'or de mackenna (thème musical par Johnny Hallyday) où l'on peut voir quelques vues de Bryce Canyon, de Monument Valley et le final dans le canyon de Chelly avec Spider Rock. Et surement d'autres lieux (Factory Buttes ?) que nous n'avons pas reconnus;
Hier soir, sur RTL9, il y avait un western avec Gregory Peck : l'or de mackenna (thème musical par Johnny Hallyday) où l'on peut voir quelques vues de Bryce Canyon, de Monument Valley et le final dans le canyon de Chelly avec Spider Rock. Et surement d'autres lieux (Factory Buttes ?) que nous n'avons pas reconnus;
Bonjour!
J'aimerais savoir si quelqu'un a deja vu le film "Les bandes de sauvages" avec John Travolta? Si oui, est-ce-que ca en vaut la peine? Parce-que nous avons l'intentions d'en louer un.
Merci d'avance.
Felix allias b1kuby53.
J'attendais le film de Wong Kar Wai avec d'autant plus d'impatience que je suis une fan de Ashes of Time, Chungking Express et Fallen Angels... que In the mood for love m'avait laissé sur ma faim, malgré son esthétique superbe et sa musique entêtante; et 2046, m'avait paru trop éthéré et énigmatique pour combler tout à fait mon attente.
Allez savoir pourquoi... cette fois, la magie n'a pas pris. Est-ce parce que je savais que ce n'était plus Christopher Doyle à la photo? Les fleurs en plastique m'ont semblé soudain trop voyantes et de mauvais goût, les ralentis un plagiat raté de ce que j'avais vu dans les films précédents, les gros plans sur les visages trop répétitifs, impropres à montrer une émotion qui ne veut pas naître...
Non pas que Jude Law s'offre mal à la caméra; il n'est jamais aussi exquis qu'en coeur fêlé! Non pas que Rachel Weisz manque d'énergie en garce colérique et brisée, non pas que Nathalie Portman manque de chien dans son interprétation (c'est elle que j'ai trouvé la plus solaire)... Ni encore, que David Stratairn joue de mauvaise grâce un rôle ingrat; il est impeccable. La seule que j'ai trouvé un peu fade, c'est Norah Jones, à une exception près... un sourire esquissé à la faveur du sommeil, autant dire une milliseconde du film...
Mais l'ensemble m'a paru manquer d'étincelle et de poésie.
Comme si, après avoir agité des clefs du paradis en pierres précieuses, WKW agitait maintenant des clefs en toc devant nos mirettes...
Dommage. J'aurais adoré me laisser emporter...
J'espère qu'il y en a qui ont aîmé le film?! A en croire la presse, les critiques assermentés y ont trouvé leur bonheur... Pour ma part, je me prend à souhaiter le retour de Christopher Doyle, et à espérer que WKW recommence à filmer des visages asiatiques, sur lesquels les émotions retenues, dans un raffinement subtil, offrent une palette plus intense, profonde, mystérieuse, sur lesquels, elles vibrent avant même qu'on entende un mot, sur lesquelles elles explosent de façon exacerbée, radicale, lorsqu'elles sont exprimées... nous jettant en patûre à une émotion brute.
Là, j'ai eu l'impression de voir une succession de clichés. Filmé par un metteur en scène talentueux, certes, et sous la houlette d'un directeur de la photo chevronné ( n'assassinons pas trop vite Darius Khondji!)... mais pas une oeuvre majeure.
Il a peut-être gagné ses galons à Hollywood... mais les gaspiller à Las Vegas, c'est un peu cheap...
A voir quand même...
J'espère qu'il y en a qui ont aîmé le film?! A en croire la presse, les critiques assermentés y ont trouvé leur bonheur... Pour ma part, je me prend à souhaiter le retour de Christopher Doyle, et à espérer que WKW recommence à filmer des visages asiatiques, sur lesquels les émotions retenues, dans un raffinement subtil, offrent une palette plus intense, profonde, mystérieuse, sur lesquels, elles vibrent avant même qu'on entende un mot, sur lesquelles elles explosent de façon exacerbée, radicale, lorsqu'elles sont exprimées... nous jettant en patûre à une émotion brute.
Là, j'ai eu l'impression de voir une succession de clichés. Filmé par un metteur en scène talentueux, certes, et sous la houlette d'un directeur de la photo chevronné ( n'assassinons pas trop vite Darius Khondji!)... mais pas une oeuvre majeure.
Il a peut-être gagné ses galons à Hollywood... mais les gaspiller à Las Vegas, c'est un peu cheap...
A voir quand même...
"Un conte d'hiver", le film de Despleschin est actuellement en compétition à Cannes. Il pourrait avoir quelque chose pour la mise en scène, parce que ce bonheur de filmer, de diriger des acteurs tous très bon, saute aux yeux. Mais ce film est si...français ! Brillant ! Une histoire hors du temps, sauf que j'ai souvent regardé ma montre durant la projection....ouh, c'est lonnnng !!!!
"Teeth", un petit film américain, qui paye pas de mine, et qui dit beaucoup de choses sur le puritanisme américain. Si je vous dis qu'un critique a parlé de "Les dents du vagin", pas besoin d'épiloguer sur ce thème très freudien et qui, semble-til, traverse toutes les civilisations. Les scènes cruciales m'ont fait fait beaucoup rire, malgré leur côté "gore" - ou peut-être à cause de ça ! Mais voilà, le cinéma américain ose - ne parlons pas des grosses productions-, ose inventer des scénarios, et les scénarios sont le gros problème du cinéma français ! Ce n'est pas que le thème n'a pas déjà ét�� traité, car je me souviens d'une histoire de Cami, bien oublié, qui racontait l'aventure d'un explorateur fait prisonnier par une tribu cannibale : tous les membres de l'expédition sont passés à la casserole, sauf lui ! Parce que la reine est tombé amoureuse de lui et l'ammène dans sa couche ; l'explorateur, flatté, la reine étant jolie, quoique doté d'un léger embonpoint, commence à l'entreprendre, mais à l'instant que tout le monde imagine, il se retire aussitôt, ayant senti une petite douleur, bon, il recommence, et cette fois il hurle de douleur tant il a eu mal - "Que se passe-t-il, oh ma reine ?" Et la reine de dire...
"Je suis enceinte !"
...des États-Unis. Hey oui! J'aimerais savoir si quelqu'un a un livre à me suggérer (ou film peut-être) sur des roadtrips dans des villes américaines, la vie des gens pendant le voyage, la vision de chacun des voyageurs, etc..
Si quelqu'un connait ça, serait l'fun de pouvoir m'en suggérer!
Merci!
Si quelqu'un connait ça, serait l'fun de pouvoir m'en suggérer!
Merci!
Vous connaissez la région des Badlands dans le Dakota du Sud. Vous avez programmé ce site pour votre prochain voyage dans l’ouest américain. Ou vous rêvez d’y aller pour une première fois. Ce film est fait pour vous.


bonsoir.... aux cinéphiles en particulier..
la semaine dernière , en janvier, vient de sortir aux USA un thriller Gold (2016 film)
long overdue à mon avis et comme on dit là bas…
un film inspiré d’une escroquerie incroyable des années 90, elle- même inspirée d’un ancienne pratique de prospecteurs - escrocs…. , née et en tous cas développée pendant la ‘’ ruée vers l’or de Californie de 1848… à disons 1858
pratique qui fait partie intégrale du paysage du Old West même si elle n’a pas disparu avec lui… le mine salting
pratique que j’ai décrite dans un post de 2009 par le biais d’ une ou deux histoires vécues de mine salting, laquelle pratique consiste à faire croire à un acheteur potentiel que le terrain ou la mine que l’on contrôle est riche en or (ou autre chose) en y disséminant un peu du métal ( or, argent, cuivre, uranium) pour appâter l’acheteur. Par exemple à l'aide d'un fusil de chasse 🙂!
l’expression évoque le geste de quelqu’un qui viendrait saupoudrer les terrains avec une salière mais remonterait en fait à l’époque coloniale quand le sel était une valeur de base et les colons de la côte l’extrayaient en faisant bouillir de l’eau fortement salée de puits…...un propriété dotée d’un puits d’eau salée avait donc une plus-value...c’est pourquoi le vendeur ajoutait, discrètement, un peu de sel à l’eau qu’il venait de puiser ….
pour comprendre le sens du film, si vous décidez d’aller le voir, il peut être intéressant de lire au préalable l’extrait ci-dessous de mon ancien post de 2009 ...
Histoires de prospecteurs d’hier et d’aujourd’hui : l'escroquerie minière du siècle!
l'évocation de la petite manipulation, artisanale, de mon ami Ralph et de sa brosse aux brins de cuivre et l'actualité financière encore récente du scandale Madoff m'ont remis en mémoire une escroquerie, unique par son ampleur, vraiment incroyable et basée sur la technique du ''salting''.
Elle était en bonne place dans la presse du côté ouest de l’Atlantique, il y a seulement quelques années et a mis en scène une petite compagnie de Calgary, Bre-X. De ce côté ci, sauf chez les géologues , on en a peu ou pas parlé et, bien que ce ne soit pas, pour moi, une histoire vécue, je ne peux pas résister à l’envie de la faire mieux connaître tant elle m’a ‘’diverti’’. Moins peut être un ancien collègue Canadien qui, bien qu’il ne s’en soit pas vanté, a probablement cédé à la fièvre de l’or et dont les titres ont maintenant moins de valeur que ceux de l’emprunt russe du début du XX ème siècle--
Une parenthèse pour comprendre le sel de l’histoire (si l’on ose dire) Le géologue minier- prospecteur, de par sa profession a parfois une opportunité toute particulière de franchir la ligne jaune, basculer dans le domaine délictuel: il est souvent le tout premier, avant même sa direction, à être au courant d'une découverte minière et donc à même d'acquérir à bas prix des actions qui sont susceptibles de s'envoler quelques jours plus tard : il se rend alors coupable de ‘’ insider trading’’. En Français on appelle çà un délit d'initié. Cà peut lui coûter son job, une place sur une liste noire et des poursuites... s’il est pris bien sûr.
Le délit d’initié est une chose- on peut le rencontrer dans pas mal d’activités humaines- mais le pratiquer, en jouant sur un des mythes éternels poursuivi par l’homme, en relançant la fièvre de l’or sur du vent, en investissant dans l’achat d’un peu de poudre d’or , un culot monstre et de judicieux communiqués de presse, çà a bien plus d’allure !! Je trouve. Quitte à escroquer… escroquons dans la tradition et avec panache que diable.. Menés à grande échelle comme dans cette histoire la manipulation et le ''salting'' laissent pantois ... Madoff a battu des records dans le domaine de la manipulation financière, quelqu’un chez Bre-X a fait de même dans le domaine de la fraude minière et, par conséquence directe, boursière ce qui était bien sûr l’objectif. Madoff a volatilisé (pliff ! pliff ! pliff !) plusieurs dizaines de milliards sur plusieurs dizaines d’années, Bre-X ‘’seulement’’ quelques milliards (pliff !) mais sur, disons, trois ans ce qui, rapporté à l’année, est aussi une ‘’belle’ performance. Dans cette affaire la naiveté des tiers qui on fait confiance à Bre-X, je veux dire de ceux qui étaient censés avoir un regard critique, a atteint des sommets déroutants
L’escroquerie minière du siècle tragi comédie en 9 actes : distribution des rôles principaux
Le géologue : M.G. ingénieur Philippin
Le chef-géologue : J.F. supérieur du précédent. Personnage truculent, haut en couleurs, verbe haut également, digne d’une bande dessinée
Le président : D.W. supérieur du précédent. Homme d’Affaires (sic !) à la limite de la banqueroute au moment ou débute l’histoire.
Acte 1/. L'affaire commence en 1987 en Indonésie, à Busang, en pays Dayak : une 'junior company'' (c'est à dire une compagnie que vous et moi avec un groupe d'amis pouvons fonder la semaine prochaine ou presque, avec un peu d’argent) réalise 18 sondages sur un prospect minier à la recherche d'or; ils n'en trouvent pratiquement pas
Acte 2/. La "junior company"' propose son affaire à plusieurs ''majors' (grosses compagnies canadiennes, américaines, australiennes) qui envoient des géologues expertiser le site... C'est un bide, vraiment un bide… personne n'en veut. Bof !!! L'affaire est abandonnée.
Acte 3/. 1992 : une autre "junior company", Bre-X de Calgary, entre en scène. J.F. son chef géologue, envoie sur place, pour ‘’trouver quelque chose à vendre’’ M.G. qu’il connaît depuis des années, de précédentes collaborations en Indonésie même et à qui il vient de demander de rejoindre l’équipe.
Acte 4/. M.G. rentre avec des échantillons riches en or et une évaluation positive du potentiel du ‘’gisement ‘’ de Busang
Acte 5/. D.W. qui se trouve alors presque complètement fauché et menacé de banqueroute s'envole vers Djakarta retrouver J.F. qui s'est déjà rendu sur place. Certains disent qu’il a dû emprunter pour ce premier voyage. La magouille apparemment se prépare… mais à l’initiative de qui? On ne sait pas trop. J’ai bien sûr ma petite idée !
Acte 6/. En 1993 un contrat est signé, Bre-X lève des fonds, achète la propriété et réalise de nouveaux forages. Le chef local est...M.G. lui-même bien sûr (sinon la combine ferait long feu) L'action Bre-X oscille alors autour de 40 cents!! (penny stock market au Canada).
M.G. envoie les échantillons de sondages à un laboratoire Canadien reconnu et fiable. A noter que si l’analyse est faite au Canada, la préparation des échantillons, donc le broyage, est réalisé sur place en Indonésie, et c'est bien sûr à ce niveau que le salting, par adjonction de poudre aurifère d’origine diverse, va se produire.
Acte 7/. On a touché le bonanza!!! les résultats d'analyse sont superbes. Les commentaires ont dû être chauds dans les bureaux à Calgary. Le champagne de Californie a dû couler à flots.... D'autres résultats arrivent et confortent la découverte Les premiers communiqués de presse commencent à faire grimper les actions.
Acte 8/. En 1995 à Busang, notre compère M.G. voyant que la pompe est amorcée, en rajoute une couche ou plutôt une dose.... Des milliers d’ échantillons sont analysés et c'est l'affolement boursier A Toronto, à Montreal, à Calgary, à New York. On parle d’une des plus grosses mines d’or du monde en gestation… Tout le monde veut des actions, des particuliers bien sûr mais aussi des fonds de placements dont plusieurs fonds de retraites Canadiens... Bre-X a grimpé de 40 cents au départ à 296 dollars!!.
La société, qui valait des pennies et qui en réalité vaut toujours des pennies, est maintenant capitalisée à plus de 6 milliards de dollars. Les ordinateurs (des géostastiticiens) tournent à en faire chauffer les disques durs pour estimer la quantité d’or présente à Busang... Un cabinet bien connu et réputé donne sa propre estimation potentielle du gisement: près de 25 milliards US!!
Ouh là... là, çà commence à être chaud, vraiment chaud. Le Président Suharto entre dans la danse, il en voudrait bien sa part... le reste de sa famille aussi.
Pendant ce temps nos trois compères, à ce niveau on n'ose plus parler de Pieds Nickelés, ce n'est plus de l'artisanat, c'est de l'industrie, donc disons nos trois chevaliers d'industrie, MG, JF et DW ne se sont pas appauvris . MG la cheville ouvrière de l'aventure, pèserait au moins une trentaine de millions de dollars. JF lui certainement bien plus puisqu’il vendra pour 87 millions de dollars d’action Bre-X à l’automne 1996 juste avant la débâcle ; comme par hasard bien sûr. DW on ne sait pas.
Acte 9/. Au début de 1997 l'action est à son plus haut niveau,
En mars, MG dont les nouveaux moyens financiers devaient lui permettre sans trop de peine de nourrir ses quatre épouses... se jette par la portière d'un hélicoptère au dessus de la jungle indonésienne... peut-être l’a-t-on un peu aidé. On retrouvera son corps, quatre jours plus tard presque entièrement mangé par les animaux. Il sera identifié par deux molaires et l’empreinte d’un pouce…hum ! est- ce bien son corps que l’on a retrouvé ou coule-t-il des jours paisibles quelque part ? par exemple au Brésil pays d’où une de ses épouses dit avoir reçu un virement en…2006
Une compagnie américaine, associé pressenti de Bre-X pour développer le gisement est un plus curieuse que tout le monde, elle fait analyser ses propres échantillons. Les échantillons sont amenés sous garde armée au laboratoire et là... c'est la catastrophe: l'or est présent en quantités insignifiantes (retour aux conclusions d'avant 1992)
La fraude est débusquée.. bien entendu tout les actionnaires veulent vendre. l'action tombe de 296 dollars à trois cents, les actionnaires on tout perdu... et c'est la banqueroute
Epilogue
DW file aux Bahamas où il meurt l’année suivante c'est-à-dire en 1998 en protestant de son innocence. De mort naturelle dit-on, mais peu après que des truands armés et masqués aient tenté de lui soutirer son argent.
Poursuivi pour la fraude JF qui lui a établi résidence aux îles Caiman proteste aussi de son innocence: il n'est pas prouvé qu'il en ait eu connaissance ! C'est la conclusion sérieuse atteinte au tribunal. Tout çà serait donc la faute de MG qui a été bouffé par les cochons sauvages depuis. Il n'était vraiment pas très curieux de ce que bricolaient ses subordonnés ce chef-géologue . Pour moi cette ‘’ignorance’’ est encore plus incroyable que toute la manipulation boursière qui en a suivi.
Egalement poursuivi pour délit d'initié il est reconnu innocent là dessus aussi en 2007.
Conclusion :si vous avez un jour besoin d’un bon avocat, demandez lui donc le nom du sien, il doit être diablement efficace!!!
Moralité de l'histoire: y’ en a pas !.
Mais bon sang, il y a, par contre, là matière à concocter un film passionnant.
Or, exotisme, jungle, village de Dayaks perdu dans cette jungle, avec plein de petits cochons qui courent dans tous les sens, bonnes œuvres de Bre-X qui y apporte électricité et autres signes de progrès, héro aux multiples épouses, tractations au Palais présidentiel, et même dit-on intervention d’un ancien Président US auprès de Suharto, micros dans les chambres d’hôtels des cinq étoiIes de Djakarta, détectives privés embusqués au bar, espionite, contre-mesures électroniques, écrans d’ordinateurs qui moulinent les chiffres, cambriolage des bureaux de Calgary, incendie (bien malencontreux) du laboratoire censé abriter les échantillons aurifères stockés en Indonésie, ambiance…puis chute depuis un hélicoptère, corps dévoré par les cochons ou disparition mystérieuse, fuite sous les tropiques….
Tout cela représente déjà pas mal d’ingrédients qui devraient pouvoir être arrangés à la sauce hollywodienne de manière à faire un bon film d’aventures ….
En effet ne vient-on pas d’apprendre que l’affaire Madoff va être portée au cinéma. Pourquoi pas l’affaire Busang ? mais…. avec une conclusion différente SVP, j'aime bien les histoires qui ont un fin morale..
Pour ceux que cette affaire à peine croyable intéresse: il existe trois livres, tous Canadiens, dont les deux qui suivent. Gold today, gone tomorrow par Vivian Danielson et James White aux presses du Northern Miner, Canada The Bre-X Fraud by Douglas Goold and Andrew Willis, McClelland and Stewart...
La suite de l’ histoire commence en 2008-2009 un scénariste professionnel, regardant chez lui la TV, tombe par pur hasard sur un reportage concernant l’histoire … dont il n’avait jamais entendu parler auparavant. Il n’en croit pas ses yeux et ses oreilles et en comprend de suite l’intérêt pour le cinéma Le film est ensuite réalisé par l’auteur de ‘’ Le loup de Wall Street’’. Il sort le 27 janvier 2017
la semaine dernière , en janvier, vient de sortir aux USA un thriller Gold (2016 film)
long overdue à mon avis et comme on dit là bas…
un film inspiré d’une escroquerie incroyable des années 90, elle- même inspirée d’un ancienne pratique de prospecteurs - escrocs…. , née et en tous cas développée pendant la ‘’ ruée vers l’or de Californie de 1848… à disons 1858
pratique qui fait partie intégrale du paysage du Old West même si elle n’a pas disparu avec lui… le mine salting
pratique que j’ai décrite dans un post de 2009 par le biais d’ une ou deux histoires vécues de mine salting, laquelle pratique consiste à faire croire à un acheteur potentiel que le terrain ou la mine que l’on contrôle est riche en or (ou autre chose) en y disséminant un peu du métal ( or, argent, cuivre, uranium) pour appâter l’acheteur. Par exemple à l'aide d'un fusil de chasse 🙂!
l’expression évoque le geste de quelqu’un qui viendrait saupoudrer les terrains avec une salière mais remonterait en fait à l’époque coloniale quand le sel était une valeur de base et les colons de la côte l’extrayaient en faisant bouillir de l’eau fortement salée de puits…...un propriété dotée d’un puits d’eau salée avait donc une plus-value...c’est pourquoi le vendeur ajoutait, discrètement, un peu de sel à l’eau qu’il venait de puiser ….
pour comprendre le sens du film, si vous décidez d’aller le voir, il peut être intéressant de lire au préalable l’extrait ci-dessous de mon ancien post de 2009 ...
Histoires de prospecteurs d’hier et d’aujourd’hui : l'escroquerie minière du siècle!
l'évocation de la petite manipulation, artisanale, de mon ami Ralph et de sa brosse aux brins de cuivre et l'actualité financière encore récente du scandale Madoff m'ont remis en mémoire une escroquerie, unique par son ampleur, vraiment incroyable et basée sur la technique du ''salting''.
Elle était en bonne place dans la presse du côté ouest de l’Atlantique, il y a seulement quelques années et a mis en scène une petite compagnie de Calgary, Bre-X. De ce côté ci, sauf chez les géologues , on en a peu ou pas parlé et, bien que ce ne soit pas, pour moi, une histoire vécue, je ne peux pas résister à l’envie de la faire mieux connaître tant elle m’a ‘’diverti’’. Moins peut être un ancien collègue Canadien qui, bien qu’il ne s’en soit pas vanté, a probablement cédé à la fièvre de l’or et dont les titres ont maintenant moins de valeur que ceux de l’emprunt russe du début du XX ème siècle--
Une parenthèse pour comprendre le sel de l’histoire (si l’on ose dire) Le géologue minier- prospecteur, de par sa profession a parfois une opportunité toute particulière de franchir la ligne jaune, basculer dans le domaine délictuel: il est souvent le tout premier, avant même sa direction, à être au courant d'une découverte minière et donc à même d'acquérir à bas prix des actions qui sont susceptibles de s'envoler quelques jours plus tard : il se rend alors coupable de ‘’ insider trading’’. En Français on appelle çà un délit d'initié. Cà peut lui coûter son job, une place sur une liste noire et des poursuites... s’il est pris bien sûr.
Le délit d’initié est une chose- on peut le rencontrer dans pas mal d’activités humaines- mais le pratiquer, en jouant sur un des mythes éternels poursuivi par l’homme, en relançant la fièvre de l’or sur du vent, en investissant dans l’achat d’un peu de poudre d’or , un culot monstre et de judicieux communiqués de presse, çà a bien plus d’allure !! Je trouve. Quitte à escroquer… escroquons dans la tradition et avec panache que diable.. Menés à grande échelle comme dans cette histoire la manipulation et le ''salting'' laissent pantois ... Madoff a battu des records dans le domaine de la manipulation financière, quelqu’un chez Bre-X a fait de même dans le domaine de la fraude minière et, par conséquence directe, boursière ce qui était bien sûr l’objectif. Madoff a volatilisé (pliff ! pliff ! pliff !) plusieurs dizaines de milliards sur plusieurs dizaines d’années, Bre-X ‘’seulement’’ quelques milliards (pliff !) mais sur, disons, trois ans ce qui, rapporté à l’année, est aussi une ‘’belle’ performance. Dans cette affaire la naiveté des tiers qui on fait confiance à Bre-X, je veux dire de ceux qui étaient censés avoir un regard critique, a atteint des sommets déroutants
L’escroquerie minière du siècle tragi comédie en 9 actes : distribution des rôles principaux
Le géologue : M.G. ingénieur Philippin
Le chef-géologue : J.F. supérieur du précédent. Personnage truculent, haut en couleurs, verbe haut également, digne d’une bande dessinée
Le président : D.W. supérieur du précédent. Homme d’Affaires (sic !) à la limite de la banqueroute au moment ou débute l’histoire.
Acte 1/. L'affaire commence en 1987 en Indonésie, à Busang, en pays Dayak : une 'junior company'' (c'est à dire une compagnie que vous et moi avec un groupe d'amis pouvons fonder la semaine prochaine ou presque, avec un peu d’argent) réalise 18 sondages sur un prospect minier à la recherche d'or; ils n'en trouvent pratiquement pas
Acte 2/. La "junior company"' propose son affaire à plusieurs ''majors' (grosses compagnies canadiennes, américaines, australiennes) qui envoient des géologues expertiser le site... C'est un bide, vraiment un bide… personne n'en veut. Bof !!! L'affaire est abandonnée.
Acte 3/. 1992 : une autre "junior company", Bre-X de Calgary, entre en scène. J.F. son chef géologue, envoie sur place, pour ‘’trouver quelque chose à vendre’’ M.G. qu’il connaît depuis des années, de précédentes collaborations en Indonésie même et à qui il vient de demander de rejoindre l’équipe.
Acte 4/. M.G. rentre avec des échantillons riches en or et une évaluation positive du potentiel du ‘’gisement ‘’ de Busang
Acte 5/. D.W. qui se trouve alors presque complètement fauché et menacé de banqueroute s'envole vers Djakarta retrouver J.F. qui s'est déjà rendu sur place. Certains disent qu’il a dû emprunter pour ce premier voyage. La magouille apparemment se prépare… mais à l’initiative de qui? On ne sait pas trop. J’ai bien sûr ma petite idée !
Acte 6/. En 1993 un contrat est signé, Bre-X lève des fonds, achète la propriété et réalise de nouveaux forages. Le chef local est...M.G. lui-même bien sûr (sinon la combine ferait long feu) L'action Bre-X oscille alors autour de 40 cents!! (penny stock market au Canada).
M.G. envoie les échantillons de sondages à un laboratoire Canadien reconnu et fiable. A noter que si l’analyse est faite au Canada, la préparation des échantillons, donc le broyage, est réalisé sur place en Indonésie, et c'est bien sûr à ce niveau que le salting, par adjonction de poudre aurifère d’origine diverse, va se produire.
Acte 7/. On a touché le bonanza!!! les résultats d'analyse sont superbes. Les commentaires ont dû être chauds dans les bureaux à Calgary. Le champagne de Californie a dû couler à flots.... D'autres résultats arrivent et confortent la découverte Les premiers communiqués de presse commencent à faire grimper les actions.
Acte 8/. En 1995 à Busang, notre compère M.G. voyant que la pompe est amorcée, en rajoute une couche ou plutôt une dose.... Des milliers d’ échantillons sont analysés et c'est l'affolement boursier A Toronto, à Montreal, à Calgary, à New York. On parle d’une des plus grosses mines d’or du monde en gestation… Tout le monde veut des actions, des particuliers bien sûr mais aussi des fonds de placements dont plusieurs fonds de retraites Canadiens... Bre-X a grimpé de 40 cents au départ à 296 dollars!!.
La société, qui valait des pennies et qui en réalité vaut toujours des pennies, est maintenant capitalisée à plus de 6 milliards de dollars. Les ordinateurs (des géostastiticiens) tournent à en faire chauffer les disques durs pour estimer la quantité d’or présente à Busang... Un cabinet bien connu et réputé donne sa propre estimation potentielle du gisement: près de 25 milliards US!!
Ouh là... là, çà commence à être chaud, vraiment chaud. Le Président Suharto entre dans la danse, il en voudrait bien sa part... le reste de sa famille aussi.
Pendant ce temps nos trois compères, à ce niveau on n'ose plus parler de Pieds Nickelés, ce n'est plus de l'artisanat, c'est de l'industrie, donc disons nos trois chevaliers d'industrie, MG, JF et DW ne se sont pas appauvris . MG la cheville ouvrière de l'aventure, pèserait au moins une trentaine de millions de dollars. JF lui certainement bien plus puisqu’il vendra pour 87 millions de dollars d’action Bre-X à l’automne 1996 juste avant la débâcle ; comme par hasard bien sûr. DW on ne sait pas.
Acte 9/. Au début de 1997 l'action est à son plus haut niveau,
En mars, MG dont les nouveaux moyens financiers devaient lui permettre sans trop de peine de nourrir ses quatre épouses... se jette par la portière d'un hélicoptère au dessus de la jungle indonésienne... peut-être l’a-t-on un peu aidé. On retrouvera son corps, quatre jours plus tard presque entièrement mangé par les animaux. Il sera identifié par deux molaires et l’empreinte d’un pouce…hum ! est- ce bien son corps que l’on a retrouvé ou coule-t-il des jours paisibles quelque part ? par exemple au Brésil pays d’où une de ses épouses dit avoir reçu un virement en…2006
Une compagnie américaine, associé pressenti de Bre-X pour développer le gisement est un plus curieuse que tout le monde, elle fait analyser ses propres échantillons. Les échantillons sont amenés sous garde armée au laboratoire et là... c'est la catastrophe: l'or est présent en quantités insignifiantes (retour aux conclusions d'avant 1992)
La fraude est débusquée.. bien entendu tout les actionnaires veulent vendre. l'action tombe de 296 dollars à trois cents, les actionnaires on tout perdu... et c'est la banqueroute
Epilogue
DW file aux Bahamas où il meurt l’année suivante c'est-à-dire en 1998 en protestant de son innocence. De mort naturelle dit-on, mais peu après que des truands armés et masqués aient tenté de lui soutirer son argent.
Poursuivi pour la fraude JF qui lui a établi résidence aux îles Caiman proteste aussi de son innocence: il n'est pas prouvé qu'il en ait eu connaissance ! C'est la conclusion sérieuse atteinte au tribunal. Tout çà serait donc la faute de MG qui a été bouffé par les cochons sauvages depuis. Il n'était vraiment pas très curieux de ce que bricolaient ses subordonnés ce chef-géologue . Pour moi cette ‘’ignorance’’ est encore plus incroyable que toute la manipulation boursière qui en a suivi.
Egalement poursuivi pour délit d'initié il est reconnu innocent là dessus aussi en 2007.
Conclusion :si vous avez un jour besoin d’un bon avocat, demandez lui donc le nom du sien, il doit être diablement efficace!!!
Moralité de l'histoire: y’ en a pas !.
Mais bon sang, il y a, par contre, là matière à concocter un film passionnant.
Or, exotisme, jungle, village de Dayaks perdu dans cette jungle, avec plein de petits cochons qui courent dans tous les sens, bonnes œuvres de Bre-X qui y apporte électricité et autres signes de progrès, héro aux multiples épouses, tractations au Palais présidentiel, et même dit-on intervention d’un ancien Président US auprès de Suharto, micros dans les chambres d’hôtels des cinq étoiIes de Djakarta, détectives privés embusqués au bar, espionite, contre-mesures électroniques, écrans d’ordinateurs qui moulinent les chiffres, cambriolage des bureaux de Calgary, incendie (bien malencontreux) du laboratoire censé abriter les échantillons aurifères stockés en Indonésie, ambiance…puis chute depuis un hélicoptère, corps dévoré par les cochons ou disparition mystérieuse, fuite sous les tropiques….
Tout cela représente déjà pas mal d’ingrédients qui devraient pouvoir être arrangés à la sauce hollywodienne de manière à faire un bon film d’aventures ….
En effet ne vient-on pas d’apprendre que l’affaire Madoff va être portée au cinéma. Pourquoi pas l’affaire Busang ? mais…. avec une conclusion différente SVP, j'aime bien les histoires qui ont un fin morale..
Pour ceux que cette affaire à peine croyable intéresse: il existe trois livres, tous Canadiens, dont les deux qui suivent. Gold today, gone tomorrow par Vivian Danielson et James White aux presses du Northern Miner, Canada The Bre-X Fraud by Douglas Goold and Andrew Willis, McClelland and Stewart...
La suite de l’ histoire commence en 2008-2009 un scénariste professionnel, regardant chez lui la TV, tombe par pur hasard sur un reportage concernant l’histoire … dont il n’avait jamais entendu parler auparavant. Il n’en croit pas ses yeux et ses oreilles et en comprend de suite l’intérêt pour le cinéma Le film est ensuite réalisé par l’auteur de ‘’ Le loup de Wall Street’’. Il sort le 27 janvier 2017
Bonjour,
Je vous conseille d'aller voir le documentaire Grand Canyon qui passe en ce moment à la Géode (dôme Imax) au nord de Paris, près de la Cité des Sciences et de L'Industrie. Ce film était déjà diffusé aux USA.
Un film époustouflant, spectaculaire qui rend bien la réalité de ce site unique. Avec comme fil conducteur, le Colorado et toute la problématique de l'eau dans ces régions désertiques du grand Ouest Américain.
Un rappel sur la présence millénaire des populations indiennes et de leur adaptation à ce lieu ingrat. Sont montrés Chaco Canyon et Nankoweap granaries pour un exemple de la culture des anasazis.
Les images de Havasupai sont aussi de toute beauté.
Allez y autant pour la beauté des falaises vertigineuses, les images bluffantes de descente en raft, kayak et même canot, ou enfin pour les sites archéologiques uniques.
Enfin pour les spécialistes de la randonnée dans les slots canyons, un flash flood a été filmé en images accélérées. Images fortes à méditer sans retenue pour qui s'y aventure sans prendre la météo.
Et en plus en allant dans la rubrique Loisir Spectacles d'un site de ventes événementielles, vous pouvez obtenir des réductions importantes.
Bruno
Je vous conseille d'aller voir le documentaire Grand Canyon qui passe en ce moment à la Géode (dôme Imax) au nord de Paris, près de la Cité des Sciences et de L'Industrie. Ce film était déjà diffusé aux USA.
Un film époustouflant, spectaculaire qui rend bien la réalité de ce site unique. Avec comme fil conducteur, le Colorado et toute la problématique de l'eau dans ces régions désertiques du grand Ouest Américain.
Un rappel sur la présence millénaire des populations indiennes et de leur adaptation à ce lieu ingrat. Sont montrés Chaco Canyon et Nankoweap granaries pour un exemple de la culture des anasazis.
Les images de Havasupai sont aussi de toute beauté.
Allez y autant pour la beauté des falaises vertigineuses, les images bluffantes de descente en raft, kayak et même canot, ou enfin pour les sites archéologiques uniques.
Enfin pour les spécialistes de la randonnée dans les slots canyons, un flash flood a été filmé en images accélérées. Images fortes à méditer sans retenue pour qui s'y aventure sans prendre la météo.
Et en plus en allant dans la rubrique Loisir Spectacles d'un site de ventes événementielles, vous pouvez obtenir des réductions importantes.
Bruno
Bonjour à tous,
après 3 voyages aux USA (N-O, S-O et N-E), je muri le projet de partir à la découverte du Deep South.
Comme je le fais lorsque je prépare un voyage j'aime voir des films, lire des livres ou écouter de la musique qui se rapporte à ces régions.
Je fais donc appelle à la science des forumeurs. Si vous avez toutes sortes de films, livres ou chansons qui permettrait de découvrir ou donner envie de visiter certains lieux.
Les états que je pense privilégier dans ce voyage serait la Louisiane, Mississippi, Alabama, Géorgie, Floride et éventuellement South-Carolina. Je suis donc prenneur de tous films, ou livre (pas des guides de voyages ;-) ) qui mettrait en avant ces régions du Deep South mystérieux.
Je me réjouis de lire vos réponses.
D'avance merci beaucoup.
Benjamin
Benjamin
Bonjour,
nous partons en octobre prochain pour un road trip "classique" dans l'ouest américain San Francisco > Yosemite > Death Valley > LV > Page > Grand Canyon > Los Angeles. Avant de partir, pour se mettre dans le bain, on aimerait (re)voir des films mythiques (ou non...) qui se déroulent sur notre chemin.
Pour l'instant, en vrac, on a prévu : * "Bagdad Café" tourné au Bagdad Café sur la route 66. * "L'évadé d'Alcatraz" et "Mission Alcatraz" à... Alcatraz * "The Game" à San Francisco * "Casino" pour LV * La série "Entourage" se déroulant majoritairement à LA
A Los Angeles, ce n'est pas les films qui manquent, auriez vous des idées de bon/beau film s'y déroulant ?
Niveau western, on n'y connait pas grand chose, des idées de films mythique ayant pour décor l'ouest américain ?
Merci d'avance :)
nous partons en octobre prochain pour un road trip "classique" dans l'ouest américain San Francisco > Yosemite > Death Valley > LV > Page > Grand Canyon > Los Angeles. Avant de partir, pour se mettre dans le bain, on aimerait (re)voir des films mythiques (ou non...) qui se déroulent sur notre chemin.
Pour l'instant, en vrac, on a prévu : * "Bagdad Café" tourné au Bagdad Café sur la route 66. * "L'évadé d'Alcatraz" et "Mission Alcatraz" à... Alcatraz * "The Game" à San Francisco * "Casino" pour LV * La série "Entourage" se déroulant majoritairement à LA
A Los Angeles, ce n'est pas les films qui manquent, auriez vous des idées de bon/beau film s'y déroulant ?
Niveau western, on n'y connait pas grand chose, des idées de films mythique ayant pour décor l'ouest américain ?
Merci d'avance :)








