Route des Grandes Alpes
Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.
Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.
Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?
Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!
Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.
Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.
Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.
Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.
Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km
Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !
Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.
Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.
Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.
Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.
La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.
Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.
Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km
La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.
Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.
Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.
Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !
La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !
Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.
Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.
Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !
Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km
Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.
Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.
Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.
Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.
Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.
Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?
Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.
Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km
Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.
Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.
Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.
Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.
Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.
Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.
Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !
Cinquième jour : Modane Valloire 35 km
Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.
Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.
Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!
Sixième jour : Valloire le Laus 71 km
Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.
Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.
Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.
Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.
Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km
Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.
La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.
Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.
Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !
Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.
Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.
La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.
Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km
Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.
Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.
Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.
Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.
Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.
Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km
Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.
De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.
Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.
Dixième jour : col de Turini Nice 50km
C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.
Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.
Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Que voir en Rhône-Alpes ?
Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).
La région Rhône-Alpes est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de l'Ain (01), l'Ardèche (07), la Drôme (26), l'Isère (38), Loire (42), Rhône (69), Savoie (73) et Haute-Savoie (74).
1- AIN (01) Ars-sur-Formans : un lieu de pèlerinage dont la basilique accueille plus de 500 000 personnes par an.Bourg-en-Bresse : la préfecture de l'Ain possède quelques vieux édifices civils ou religieux comme le Monastère royal de Brou.Châtillon-sur-Chalaronne : les vestiges d'un château fort, une vieille halle, un hospice du XVIIIe siècle et des maisons à colombages.Divonne-les-Bains : ville thermale à la frontière suisse, près du lac Léman, connue surtout pour son casino.Ferney-Voltaire : à la frontière suisse, la ville abrite un joli château qui fut pendant longtemps la résidence de Voltaire.Fort l'Ecluse : un bel ouvrage militaire construit à flan de montagne face au site du "défilé de l'Ecluse".Izieu : ce petit village abrite le Mémorial des enfants d'Izieu qui commémore le souvenir de leur arrestation en 1944.Monts Jura : une station de ski née d'un regroupement de communes, proche de Genève.Pérouges : belle cité médiévale classée parmi les plus beaux villages de France. Son architecture bien conservée en fait un lieu très visité.Trévoux : une bourgade classée "ville médiévale" pour les vestiges de son château et plusieurs édifices ou maisons.Villars-les-Dombes : cette commune entourée d'étangs (La Dombes) abrite le Parc des oiseaux qui, avec ses 2 000 espèces de volatiles, est un des sites les plus visités du département.Patrimoine naturel Grottes du Cerdon : des grottes préhistoriques ouvertes au public.Parc naturel régional du Haut-Jura : à la frontière suisse et à cheval sur trois départements (01, 25, 39), c'est un parc montagneux dans lequel on peut notamment randonner.2- ARDÈCHE (07) Aubenas : la principale commune d'Ardèche, avec ses remparts et son petit château, est avant tout une base pour découvrir les environs (Cévennes, Gorges de l'Ardèche, villages médiévaux…).Balazuc : jolie petite bourgade médiévale bien conservée classée parmi les "plus beaux villages de France".Boucieu-le-Roi : c'est un des beaux villages de l'Ardèche.Château de Crussol : une forteresse du Moyen-Age perchée face à Valence et la Vallée du Rhône.Désaignes : joli village ancien avec notamment un château et les restes des remparts qui entouraient autrefois le bourg.Jaujac : pas loin d'Aubenas, le vieux Jaujac est construit sur les pentes d'un ancien volcan.Joyeuse : petite cité médiévale construite autour de son château du XVIe siècle.La Croix de Bauzon : c'est la seule station de ski alpin de l'Ardèche. Pas loin, La Chavade-Bel Air se consacre au ski de fond.Labeaume : un village ancien dans un environnement assez désertique. C'est de là que sont accessibles à pied ou en canoë les gorges du même nom longues d'une dizaine de kilomètres.Largentière : cette toute petite sous-préfecture a conservé son joli cachet médiéval avec notamment son château du XVe siècle.Peaugres : la commune abrite un "parc-safari" pas mal visité.Privas : c'est la moins peuplée de toutes les préfectures de France.Saint-Montan : vieux village médiéval du sud de l'Ardèche avec plusieurs grottes dans ses environs.Tournon-sur-Rhône : petite ville proche de Valence, en bordure du Rhône, avec un château et les vestiges de fortifications.Vals-les- Bains : une ville thermale de style en partie "Belle Epoque" située au sud de l'Ardèche.Viviers : grosse bourgade médiévale construite au pied de sa cathédrale et qui a gardé tout son charme.Vallon Pont d'Arc : cette commune marque le début des Gorges de l'Ardèche. C'est généralement là d'ailleurs que débute la descente des gorges. C'est aussi sur ce village qu'est située la Grotte Chauvet.Vogüé : joli village médiéval en bord de rivière classé parmi les "plus beaux villages de France". C'est de là que part le "Train touristique de l'Ardèche méridionale".Patrimoine naturel Aven d'Orgnac : c'est une des principales grottes ("aven") ouvertes au public de la région des Gorges de l'Ardèche. Elle reçoit pas mal de visiteurs.Bois de Païolive : au sud du département. C'est en fait un site géologique remarquable où se mélangent forêts, gorges, grottes, chaos minéral… On peut y randonner.Cascade du Ray-Pic : cascade d'une trentaine de mètres au nord d'Aubenas, sur la commune de Péreyres.Gorges de l'Ardèche : haut lieu touristique de la région, ces gorges offrent de superbes paysages mais surtout aussi un large choix d'activités sport-nature (randonnée, canoë, raft, spéléo, grimpe, saut à l'élastique…).Grotte Chauvet : moins connue que Lascaux cette grotte ornée n'en est pas moins remarquable pour son patrimoine unique inscrit à l'Unesco. Elle n'est cependant pas ouverte au public qui pourra néanmoins visiter une "réplique" à partir de 2015. Grotte de Saint-Marcel : c'est une des principales grottes ouvertes au public de la région. Elle est située sur la commune de Bidon, au sud de Montélimar.Parc national des Cévennes : avec son voisin des Grands Causses, c'est un des plus vastes parcs de France et un des derniers sites classés à l"UNESCO sous le label "Causses et Cévennes". Il offre un joli paysage de plateaux, de gorges et de vallées qu'on peut découvrir en randonnée.Parc naturel régional des Monts d'Ardèche : joli parc naturel, qui fait également la part belle à la culture locale, dans lequel on peut randonner. C'est là également qu'est situé le Mont Gerbier de Jonc, source de la Loire, dont l'ascension (facile) est devenue un "classique".3- DRÔME (26) Buis les Baronnies : commune du sud du département avec de vieux quartiers, un couvent et les ruines d'une forteresse médiévale dans un hameau voisin. On peut également faire de l'escalade et de petites randonnées dans ses environs.Château de Suze-la-Rousse : mi-château fort mi-château de la Renaissance situé dans la commune du même nom.Crest : cette localité au sud-est de Valence possède le plus haut donjon médiéval d'Europe avec 52 m.Die : sous-préfecture du département aux portes du Vercors. Die a conservé plusieurs témoignages gallo-romains (porte, remparts…) et quelques-uns de l'époque médiévale (cathédrale, tour, maisons).Dieulefit : une commune des environs de Montélimar avec un centre ancien. Elle est aussi connue pour ses potiers.Grignan : joli village ancien, parmi les champs de lavandes, avec son château très visité et sa collégiale. Hauterives : ce village est connu pour le "Palais idéal du facteur Cheval" qui est une référence au niveau de l'art naïf.La Garde-Adhémar : jolie commune qui domine la vallée du Rhône avec également un prieuré roman du XIIe siècle.Le Poët-Laval : ancienne commanderie templière, ce village de la Drôme provençale possède toujours son architecture médiévale.Livron-sur-Drôme : une petite ville au sud de Valence avec une partie ancienne.Mirmande : village perché entre Valence et Montélimar avec un certain cachet typique de la région.Montélimar : entre Provence, Vercors et Ardèche, Montélimar est d'abord connue pour son nougat et, plus localement, pour son beau château des Adhémar.Montbrun-les-Bains : grâce à son cadre au pied du Mont Ventoux et son bâti ancien, c'est un des "plus beaux villages de France" (et une station thermale).Nyons : ville moyenne du sud-est du département avec de vieux quartiers et des édifices datant pour beaucoup de la fin du Moyen-Age.Pierrelate : cette petite ville au sud de Montélimar abrite la "Ferme aux crocodiles" qui demeure le site touristique le plus visité de la Drôme avec près de 300 000 entrées par an.Romans-sur-Isère : à côté de Valence, la ville a conservé des maisons médiévales, sa collégiale et une vieille tour-horloge.Valence : la préfecture de la Drôme possède un assez joli centre-ville.Vassieux-en-Vercors : ce village du Massif du Vercors abrite un mémorial et une nécropole de la Résistance en mémoire de ce qui fut un lieu de maquis lors de la deuxième guerre mondiale.Patrimoine naturel Parc naturel régional du Vercors : à cheval sur la Drôme et l'Isère, le Massif du Vercors est un haut lieu du tourisme apprécié pour ses paysages, sa flore et sa faune alpines, et surtout les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (rando, ski de fond, spéléo, escalade, canyoning). 4- ISÈRE (38) Autrans : grande station de ski du Vercors à quelques kilomètres de Grenoble.Chamrousse : une autre station de sports d'hiver importante située à la périphérie de Grenoble.Crémieu : à l'est de Lyon, Crémieu a conservé une partie de son aspect médiéval avec son château, ses halles, ses petites rues et ses vieilles maisons.Grenoble : au pied des montagnes, la préfecture de l'Isère offre un vieux centre urbain à la visite.L'Alpe d'Huez : pas loin de Grenoble, cette station de sport d'hiver est une des plus grandes de France. Son ascension est également réputée au niveau cyclisme et Tour de France.Lans-en-Vercors : un station du Vercors où on fait aussi bien du ski de fond que de piste.Les Deux Alpes : station de ski de l'Oisans dans laquelle on peut pratiquer aussi le ski sur glacier ou d'été.Les 7 laux : un regroupement de stations de ski du Massif de Belledonne aux portes de Grenoble.Saint-Antoine l'Abbaye : ce village médiéval aux petites ruelles et vieilles bâtisses, dominé par son ancienne abbaye, est classé parmi les "plus beaux villages de France".Vienne : la sous préfecture de l'Isère possède nombre de témoignages de son passé aussi bien antique (avec notamment son théâtre antique) que plus récent.Villard de Lans : une des principales stations de sports d'hiver de l'Isère qui en compte plus d'une trentaine.Voiron : au nord-ouest de Grenoble, Voiron est surtout connue pour abriter l'unique cave de production de la (liqueur) Chartreuse. Cet ensemble de caves accueille chaque année aux alentours de 150 000 visiteurs.Patrimoine naturel Grottes de Choranche : de jolies grottes avec lac et rivière souterraines situées dans le Vercors.Parc national des Ecrins : à cheval sur les Hautes-Alpes et l'Isère, ce superbe parc compte nombre de hauts sommets et de glaciers. Il abrite des populations de chamois, de bouquetins et occasionnellement de loups. Logiquement, on y pratique le ski, l'alpinisme et la randonnée.Parc naturel régional de la Chartreuse : à cheval sur l'Isère et la Savoie, c'est un des grands et beaux parcs des Alpes. On y pratique entre autres la randonnée, l'escalade, la spéléo et le ski.Parc naturel régional du Vercors : sur la Drôme et l'Isère, le Massif du Vercors est un haut lieu du tourisme apprécié pour ses paysages, sa flore et sa faune alpines, et surtout les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (rando, ski de fond, spéléo, escalade, canyoning).5- LOIRE (42) Chamazel : commune au nord-ouest de Saint-Etienne dans les Monts du Forez. Outre accessoirement pour son château fort, on y vient d'abord pour le skiChartreuse de Sainte-Croix en Jarez : bel ensemble religieux du XIIIe siècle dans la commune du même nom.Firminy : cette petite ville est connue avant tout pour abriter le plus grand nombre de réalisations de l'architecte Le Corbusier.Roanne : sous-préfecture et une des agglomérations parmi les plus importantes de la région.Saint-Etienne : préfecture de département, Saint-Etienne offre un centre plus ou moins ancien.Patrimoine naturel Parc naturel régional Livradois-Forez : ce parc à cheval sur deux régions présente de beaux paysages, avec notamment les Monts du Forez, et des possibilités de randonnées ou de ski. On peut également le découvrir en partie grâce au petit train touristique du Livradois-Forez.Parc naturel régional du Pilat : c'est un des plus vieux parcs français à cheval sur les départements de la Loire et du Rhône. On y vient en toute saison pour y pratiquer des activités sport-nature dont la randonnée et le ski alpin ou de fond dans "l'Espace nordique du Haut Pilat" (42). 6- RHÔNE (69) Lyon : préfecture de région et troisième commune de France, Lyon possède entre autres un superbe centre historique qui est d'ailleurs classé au patrimoine de l'UNESCO.Oingt : ce petit bourg médiéval au nord-ouest de Lyon est classé parmi les "plus beaux villages de France". Saint-Romain-en-Gal : cette commune au sud de Lyon abrite un site archéologique gallo-romain associé à un musée qui lui est consacré.Villefranche-sur-Saône : c'est la sous-préfecture du Rhône et la capitale du Beaujolais. On peut visiter des vignobles dans ses environs.Patrimoine naturel Parc naturel régional du Pilat : c'est un des plus vieux parcs français à cheval sur les départements de la Loire et du Rhône. On y vient en toute saison pour y pratiquer des activités sport-nature dont la randonnée et le ski alpin ou de fond dans "l' Espace nordique du Haut Pilat" (42).7- SAVOIE (73) Aix les Bains : en bordure du lac du Bourget, Aix les Bains est une des principales stations thermales de France. Elle possède encore un certain patrimoine architectural de style "Belle Epoque" et attire nombre de touristes grâce à sa situation entre lac et montagne.Albertville : connue depuis les J.O. de 1992, la ville possède quelques vestiges médiévaux dans son hameau de Conflans. Mais c'est surtout sa position aux pieds des montagnes et parcs des environs qui lui vaut d'accueillir autant de visiteurs.Bonneval-sur-Arc : petit village savoyard de la Vallée de la Maurienne classé parmi les "plus beaux villages de France" grâce à son architecture traditionnelle et son environnement.Bourg Saint-Maurice : proche d'Albertville, la commune abrite la station de ski des Arcs/Paradiski et un bassin de canoë-kayak réputé.Chambéry : malgré des destructions lors de la seconde guerre mondiale, la préfecture de Savoie possède quelques édifices intéressants dans son centre.Château de Miolans : vieille forteresse médiévale perchée sur la commune de Saint-Pierre d'Albigny.Espace Diamant : un regroupement de 5 stations de sports d'hiver de Savoie et Haute-Savoie.Espace Killy : ce domaine skiable savoyard regroupe les station de Tignes et Val d'Isère.Evasion Mont-Blanc : six stations de ski de Savoie et surtout de Haute-Savoie (dont Megève) regroupées ensemble pour offrir plus de 200 pistes.Les Sybelles : c'est l'association de 6 stations de ski du sud du département, dans la Maurienne.Les Trois Vallées : c'est un des plus vastes domaines skiables au monde (600 km de pistes). Le site est en fait le regroupement de plusieurs stations dont la très chic Courchevel, Méribel, Val Thorens, Les Ménuires…Moûtiers : cette commune de quelques milliers d'habitants est avant tout la porte d'accès à la Vallée de la Tarentaise et à plusieurs grandes stations de ski (Méribel, Courchevel…).Paradiski : c'est une des plus importantes stations de sports d'hiver des Alpes née du regroupement d'une dizaine de domaines skiables.Pralognan la Vannoise : ce petit village d'altitude est un lieu apprécié pour les activités sport-nature. On peut ainsi y pratiquer, la randonnée, le VTT, la via ferrata et le ski.Saint-Jean de Maurienne : cette sous-préfecture est située près du parc de la Vanoise et de plusieurs stations de ski.Savoie Grand Revard : petit regroupement de stations de sports d'hiver dans le massif des Bauges.Val Cenis Vanoise : deux stations de ski associées à la frontière italienne.Patrimoine naturel Lac du Bourget : ce grand lac sur les bords duquel est située Aix les Bains est un haut lieu du tourisme local. On y vient pour la plaisance (et de petites croisières en saison), la baignade et même la plongée.Parc national de la Vanoise : limitrophe de l'Italie, ce site offre de très beaux paysages, des possibilités de randonnées et plusieurs stations de ski.Parc naturel régional de la Chartreuse : à cheval sur l'Isère et la Savoie, c'est un des grands et beaux parcs des Alpes. On y pratique entre autres la randonnée, l'escalade, la spéléo et le ski.Parc naturel régional du Massif des Bauges : à cheval sur la Savoie et la Haute Savoie, l'endroit présente avant tout un attrait "culturel" avec un certain patrimoine rural.8- HAUTE-SAVOIE (74) Allinges : une commune avec les vestiges d'un châteaux médiéval et sa chapelle. Annecy : c'est la préfecture de Haute-Savoie, en bordure du lac du même nom. La ville compte un quartier ancien avec le Vieil Annecy.Annemasse : cette ville à la frontière avec la Suisse fait partie de la banlieue de Genève.Chamonix : au pied du Mont Blanc (sommet de l'Europe), la commune est le point de départ des amateurs de randonnées, de ski et d'alpinisme souhaitant découvrir le massif. C'est de là aussi que part le téléphérique de l'Aiguille du Midi.Château de Montrottier : pas loin d'Annecy, à Lovagny, un joli château fort du XIIIe siècle. Sur la même commune, les Gorges du Fier sont de petites gorges étroites et profondes.Espace Diamant : un regroupement de 5 stations de sports d'hiver de Savoie et Haute-Savoie.Evasion Mont-Blanc : six stations de ski de Savoie et surtout de Haute-Savoie (dont Megève) regroupées ensemble pour offrir plus de 200 pistes.Evian-les-Bains : à côté de Thonon, sur le lac Léman, Evian est connue pour son thermalisme et surtout son eau.Grand Massif : ce regroupement de 5 stations de ski offre près de 150 km de pistes.La Clusaz : station de sports d'hiver située à quelques kilomètres à l'est d'Annecy.La Roche sur Foron : petite ville médiévale du centre du département.Le Grand Bornand : une des stations de ski du massif des Aravis.Portes du Soleil : avec 650 km de pistes nées du regroupement de 12 stations (Morzine, Avoriaz, Les Gets…) ce domaine skiable franco-suisse est un des plus importants au monde.Sallanches : une petite ville avec quelques édifices anciens comme sa collégiale ou son vieux pont.Thonon les Bains : sur les bords du lac Léman, cette sous-préfecture possède un centre ancien et en bordure de lac un "village de pêcheur". Thonon est aussi une ville thermale.Yvoire : joli bourg médiéval sur le lac Léman, classé à ce titre parmi les "plus beaux villages de France".Patrimoine naturel Gorges du Pont-du-Diable : d'étroites gorges au sud d'Evian.Lac Léman : ce grand lac frontalier entre la France et la Suisse permet un joli circuit à la découverte des villes et villages qui le bordent. Le Léman est aussi un haut lieu de la plaisance.Massif du Mont-Blanc : ce massif qui domine Chamonix est un haut lieu touristique et d'activités sport-nature (rando, alpinisme, ski…). Parmi les sites remarquables, on peut remarquer l'Aiguille du Midi (accessible en téléphérique), la vallée Blanche, le Glacier d'Argentière et la Mer de Glace plus, bien sûr, le Mont Blanc en lui même avec ses 4 810 m d'altitude. Parc naturel régional du Massif des Bauges : à cheval sur la Savoie et la Haute Savoie, ce parc présente avant tout un attrait "culturel" avec un certain patrimoine rural.Réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges : c'est une zone de découverte de la faune et de la flore alpine à côté de Chamonix et du Mont Blanc. Réserve naturelle de Sixt Fer-à-Cheval : une très jolie réserve naturelle sur laquelle on peut découvrir en randonnée différents lacs (dont celui d'Anterne), plusieurs glaciers et cirques glaciaires (Fer à cheval…), des cascades, de hauts sommets, ou encore le désert du Platé qui est un site karstique.9- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Ain : Pérouges.
Ardèche : Aven d'Orgnac; Balazuc; Gorges de l'Ardèche; Parc national des Cévennes; Vogüé.
Drôme : Hauterives; Montbrun-les-Bains; Parc naturel régional du Vercors.
Isère : Parc national des Ecrins; Parc naturel régional de la Chartreuse; Parc naturel régional du Vercors; Saint-Antoine l'Abbaye.
Loire : Parc naturel régional Livradois-Forez; Parc naturel régional du Pilat.
Rhône : Lyon; Parc naturel régional du Pilat.
Savoie : Bonneval-sur-Arc; Parc national de la Vanoise; Parc naturel régional de la Chartreuse.
Haute-Savoie : Massif du Mont-Blanc; Réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges; Réserve naturelle de Sixt Fer-à-Cheval.
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La région Rhône-Alpes est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de l'Ain (01), l'Ardèche (07), la Drôme (26), l'Isère (38), Loire (42), Rhône (69), Savoie (73) et Haute-Savoie (74).
1- AIN (01) Ars-sur-Formans : un lieu de pèlerinage dont la basilique accueille plus de 500 000 personnes par an.Bourg-en-Bresse : la préfecture de l'Ain possède quelques vieux édifices civils ou religieux comme le Monastère royal de Brou.Châtillon-sur-Chalaronne : les vestiges d'un château fort, une vieille halle, un hospice du XVIIIe siècle et des maisons à colombages.Divonne-les-Bains : ville thermale à la frontière suisse, près du lac Léman, connue surtout pour son casino.Ferney-Voltaire : à la frontière suisse, la ville abrite un joli château qui fut pendant longtemps la résidence de Voltaire.Fort l'Ecluse : un bel ouvrage militaire construit à flan de montagne face au site du "défilé de l'Ecluse".Izieu : ce petit village abrite le Mémorial des enfants d'Izieu qui commémore le souvenir de leur arrestation en 1944.Monts Jura : une station de ski née d'un regroupement de communes, proche de Genève.Pérouges : belle cité médiévale classée parmi les plus beaux villages de France. Son architecture bien conservée en fait un lieu très visité.Trévoux : une bourgade classée "ville médiévale" pour les vestiges de son château et plusieurs édifices ou maisons.Villars-les-Dombes : cette commune entourée d'étangs (La Dombes) abrite le Parc des oiseaux qui, avec ses 2 000 espèces de volatiles, est un des sites les plus visités du département.Patrimoine naturel Grottes du Cerdon : des grottes préhistoriques ouvertes au public.Parc naturel régional du Haut-Jura : à la frontière suisse et à cheval sur trois départements (01, 25, 39), c'est un parc montagneux dans lequel on peut notamment randonner.2- ARDÈCHE (07) Aubenas : la principale commune d'Ardèche, avec ses remparts et son petit château, est avant tout une base pour découvrir les environs (Cévennes, Gorges de l'Ardèche, villages médiévaux…).Balazuc : jolie petite bourgade médiévale bien conservée classée parmi les "plus beaux villages de France".Boucieu-le-Roi : c'est un des beaux villages de l'Ardèche.Château de Crussol : une forteresse du Moyen-Age perchée face à Valence et la Vallée du Rhône.Désaignes : joli village ancien avec notamment un château et les restes des remparts qui entouraient autrefois le bourg.Jaujac : pas loin d'Aubenas, le vieux Jaujac est construit sur les pentes d'un ancien volcan.Joyeuse : petite cité médiévale construite autour de son château du XVIe siècle.La Croix de Bauzon : c'est la seule station de ski alpin de l'Ardèche. Pas loin, La Chavade-Bel Air se consacre au ski de fond.Labeaume : un village ancien dans un environnement assez désertique. C'est de là que sont accessibles à pied ou en canoë les gorges du même nom longues d'une dizaine de kilomètres.Largentière : cette toute petite sous-préfecture a conservé son joli cachet médiéval avec notamment son château du XVe siècle.Peaugres : la commune abrite un "parc-safari" pas mal visité.Privas : c'est la moins peuplée de toutes les préfectures de France.Saint-Montan : vieux village médiéval du sud de l'Ardèche avec plusieurs grottes dans ses environs.Tournon-sur-Rhône : petite ville proche de Valence, en bordure du Rhône, avec un château et les vestiges de fortifications.Vals-les- Bains : une ville thermale de style en partie "Belle Epoque" située au sud de l'Ardèche.Viviers : grosse bourgade médiévale construite au pied de sa cathédrale et qui a gardé tout son charme.Vallon Pont d'Arc : cette commune marque le début des Gorges de l'Ardèche. C'est généralement là d'ailleurs que débute la descente des gorges. C'est aussi sur ce village qu'est située la Grotte Chauvet.Vogüé : joli village médiéval en bord de rivière classé parmi les "plus beaux villages de France". C'est de là que part le "Train touristique de l'Ardèche méridionale".Patrimoine naturel Aven d'Orgnac : c'est une des principales grottes ("aven") ouvertes au public de la région des Gorges de l'Ardèche. Elle reçoit pas mal de visiteurs.Bois de Païolive : au sud du département. C'est en fait un site géologique remarquable où se mélangent forêts, gorges, grottes, chaos minéral… On peut y randonner.Cascade du Ray-Pic : cascade d'une trentaine de mètres au nord d'Aubenas, sur la commune de Péreyres.Gorges de l'Ardèche : haut lieu touristique de la région, ces gorges offrent de superbes paysages mais surtout aussi un large choix d'activités sport-nature (randonnée, canoë, raft, spéléo, grimpe, saut à l'élastique…).Grotte Chauvet : moins connue que Lascaux cette grotte ornée n'en est pas moins remarquable pour son patrimoine unique inscrit à l'Unesco. Elle n'est cependant pas ouverte au public qui pourra néanmoins visiter une "réplique" à partir de 2015. Grotte de Saint-Marcel : c'est une des principales grottes ouvertes au public de la région. Elle est située sur la commune de Bidon, au sud de Montélimar.Parc national des Cévennes : avec son voisin des Grands Causses, c'est un des plus vastes parcs de France et un des derniers sites classés à l"UNESCO sous le label "Causses et Cévennes". Il offre un joli paysage de plateaux, de gorges et de vallées qu'on peut découvrir en randonnée.Parc naturel régional des Monts d'Ardèche : joli parc naturel, qui fait également la part belle à la culture locale, dans lequel on peut randonner. C'est là également qu'est situé le Mont Gerbier de Jonc, source de la Loire, dont l'ascension (facile) est devenue un "classique".3- DRÔME (26) Buis les Baronnies : commune du sud du département avec de vieux quartiers, un couvent et les ruines d'une forteresse médiévale dans un hameau voisin. On peut également faire de l'escalade et de petites randonnées dans ses environs.Château de Suze-la-Rousse : mi-château fort mi-château de la Renaissance situé dans la commune du même nom.Crest : cette localité au sud-est de Valence possède le plus haut donjon médiéval d'Europe avec 52 m.Die : sous-préfecture du département aux portes du Vercors. Die a conservé plusieurs témoignages gallo-romains (porte, remparts…) et quelques-uns de l'époque médiévale (cathédrale, tour, maisons).Dieulefit : une commune des environs de Montélimar avec un centre ancien. Elle est aussi connue pour ses potiers.Grignan : joli village ancien, parmi les champs de lavandes, avec son château très visité et sa collégiale. Hauterives : ce village est connu pour le "Palais idéal du facteur Cheval" qui est une référence au niveau de l'art naïf.La Garde-Adhémar : jolie commune qui domine la vallée du Rhône avec également un prieuré roman du XIIe siècle.Le Poët-Laval : ancienne commanderie templière, ce village de la Drôme provençale possède toujours son architecture médiévale.Livron-sur-Drôme : une petite ville au sud de Valence avec une partie ancienne.Mirmande : village perché entre Valence et Montélimar avec un certain cachet typique de la région.Montélimar : entre Provence, Vercors et Ardèche, Montélimar est d'abord connue pour son nougat et, plus localement, pour son beau château des Adhémar.Montbrun-les-Bains : grâce à son cadre au pied du Mont Ventoux et son bâti ancien, c'est un des "plus beaux villages de France" (et une station thermale).Nyons : ville moyenne du sud-est du département avec de vieux quartiers et des édifices datant pour beaucoup de la fin du Moyen-Age.Pierrelate : cette petite ville au sud de Montélimar abrite la "Ferme aux crocodiles" qui demeure le site touristique le plus visité de la Drôme avec près de 300 000 entrées par an.Romans-sur-Isère : à côté de Valence, la ville a conservé des maisons médiévales, sa collégiale et une vieille tour-horloge.Valence : la préfecture de la Drôme possède un assez joli centre-ville.Vassieux-en-Vercors : ce village du Massif du Vercors abrite un mémorial et une nécropole de la Résistance en mémoire de ce qui fut un lieu de maquis lors de la deuxième guerre mondiale.Patrimoine naturel Parc naturel régional du Vercors : à cheval sur la Drôme et l'Isère, le Massif du Vercors est un haut lieu du tourisme apprécié pour ses paysages, sa flore et sa faune alpines, et surtout les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (rando, ski de fond, spéléo, escalade, canyoning). 4- ISÈRE (38) Autrans : grande station de ski du Vercors à quelques kilomètres de Grenoble.Chamrousse : une autre station de sports d'hiver importante située à la périphérie de Grenoble.Crémieu : à l'est de Lyon, Crémieu a conservé une partie de son aspect médiéval avec son château, ses halles, ses petites rues et ses vieilles maisons.Grenoble : au pied des montagnes, la préfecture de l'Isère offre un vieux centre urbain à la visite.L'Alpe d'Huez : pas loin de Grenoble, cette station de sport d'hiver est une des plus grandes de France. Son ascension est également réputée au niveau cyclisme et Tour de France.Lans-en-Vercors : un station du Vercors où on fait aussi bien du ski de fond que de piste.Les Deux Alpes : station de ski de l'Oisans dans laquelle on peut pratiquer aussi le ski sur glacier ou d'été.Les 7 laux : un regroupement de stations de ski du Massif de Belledonne aux portes de Grenoble.Saint-Antoine l'Abbaye : ce village médiéval aux petites ruelles et vieilles bâtisses, dominé par son ancienne abbaye, est classé parmi les "plus beaux villages de France".Vienne : la sous préfecture de l'Isère possède nombre de témoignages de son passé aussi bien antique (avec notamment son théâtre antique) que plus récent.Villard de Lans : une des principales stations de sports d'hiver de l'Isère qui en compte plus d'une trentaine.Voiron : au nord-ouest de Grenoble, Voiron est surtout connue pour abriter l'unique cave de production de la (liqueur) Chartreuse. Cet ensemble de caves accueille chaque année aux alentours de 150 000 visiteurs.Patrimoine naturel Grottes de Choranche : de jolies grottes avec lac et rivière souterraines situées dans le Vercors.Parc national des Ecrins : à cheval sur les Hautes-Alpes et l'Isère, ce superbe parc compte nombre de hauts sommets et de glaciers. Il abrite des populations de chamois, de bouquetins et occasionnellement de loups. Logiquement, on y pratique le ski, l'alpinisme et la randonnée.Parc naturel régional de la Chartreuse : à cheval sur l'Isère et la Savoie, c'est un des grands et beaux parcs des Alpes. On y pratique entre autres la randonnée, l'escalade, la spéléo et le ski.Parc naturel régional du Vercors : sur la Drôme et l'Isère, le Massif du Vercors est un haut lieu du tourisme apprécié pour ses paysages, sa flore et sa faune alpines, et surtout les activités sport-nature qu'on peut y pratiquer (rando, ski de fond, spéléo, escalade, canyoning).5- LOIRE (42) Chamazel : commune au nord-ouest de Saint-Etienne dans les Monts du Forez. Outre accessoirement pour son château fort, on y vient d'abord pour le skiChartreuse de Sainte-Croix en Jarez : bel ensemble religieux du XIIIe siècle dans la commune du même nom.Firminy : cette petite ville est connue avant tout pour abriter le plus grand nombre de réalisations de l'architecte Le Corbusier.Roanne : sous-préfecture et une des agglomérations parmi les plus importantes de la région.Saint-Etienne : préfecture de département, Saint-Etienne offre un centre plus ou moins ancien.Patrimoine naturel Parc naturel régional Livradois-Forez : ce parc à cheval sur deux régions présente de beaux paysages, avec notamment les Monts du Forez, et des possibilités de randonnées ou de ski. On peut également le découvrir en partie grâce au petit train touristique du Livradois-Forez.Parc naturel régional du Pilat : c'est un des plus vieux parcs français à cheval sur les départements de la Loire et du Rhône. On y vient en toute saison pour y pratiquer des activités sport-nature dont la randonnée et le ski alpin ou de fond dans "l'Espace nordique du Haut Pilat" (42). 6- RHÔNE (69) Lyon : préfecture de région et troisième commune de France, Lyon possède entre autres un superbe centre historique qui est d'ailleurs classé au patrimoine de l'UNESCO.Oingt : ce petit bourg médiéval au nord-ouest de Lyon est classé parmi les "plus beaux villages de France". Saint-Romain-en-Gal : cette commune au sud de Lyon abrite un site archéologique gallo-romain associé à un musée qui lui est consacré.Villefranche-sur-Saône : c'est la sous-préfecture du Rhône et la capitale du Beaujolais. On peut visiter des vignobles dans ses environs.Patrimoine naturel Parc naturel régional du Pilat : c'est un des plus vieux parcs français à cheval sur les départements de la Loire et du Rhône. On y vient en toute saison pour y pratiquer des activités sport-nature dont la randonnée et le ski alpin ou de fond dans "l' Espace nordique du Haut Pilat" (42).7- SAVOIE (73) Aix les Bains : en bordure du lac du Bourget, Aix les Bains est une des principales stations thermales de France. Elle possède encore un certain patrimoine architectural de style "Belle Epoque" et attire nombre de touristes grâce à sa situation entre lac et montagne.Albertville : connue depuis les J.O. de 1992, la ville possède quelques vestiges médiévaux dans son hameau de Conflans. Mais c'est surtout sa position aux pieds des montagnes et parcs des environs qui lui vaut d'accueillir autant de visiteurs.Bonneval-sur-Arc : petit village savoyard de la Vallée de la Maurienne classé parmi les "plus beaux villages de France" grâce à son architecture traditionnelle et son environnement.Bourg Saint-Maurice : proche d'Albertville, la commune abrite la station de ski des Arcs/Paradiski et un bassin de canoë-kayak réputé.Chambéry : malgré des destructions lors de la seconde guerre mondiale, la préfecture de Savoie possède quelques édifices intéressants dans son centre.Château de Miolans : vieille forteresse médiévale perchée sur la commune de Saint-Pierre d'Albigny.Espace Diamant : un regroupement de 5 stations de sports d'hiver de Savoie et Haute-Savoie.Espace Killy : ce domaine skiable savoyard regroupe les station de Tignes et Val d'Isère.Evasion Mont-Blanc : six stations de ski de Savoie et surtout de Haute-Savoie (dont Megève) regroupées ensemble pour offrir plus de 200 pistes.Les Sybelles : c'est l'association de 6 stations de ski du sud du département, dans la Maurienne.Les Trois Vallées : c'est un des plus vastes domaines skiables au monde (600 km de pistes). Le site est en fait le regroupement de plusieurs stations dont la très chic Courchevel, Méribel, Val Thorens, Les Ménuires…Moûtiers : cette commune de quelques milliers d'habitants est avant tout la porte d'accès à la Vallée de la Tarentaise et à plusieurs grandes stations de ski (Méribel, Courchevel…).Paradiski : c'est une des plus importantes stations de sports d'hiver des Alpes née du regroupement d'une dizaine de domaines skiables.Pralognan la Vannoise : ce petit village d'altitude est un lieu apprécié pour les activités sport-nature. On peut ainsi y pratiquer, la randonnée, le VTT, la via ferrata et le ski.Saint-Jean de Maurienne : cette sous-préfecture est située près du parc de la Vanoise et de plusieurs stations de ski.Savoie Grand Revard : petit regroupement de stations de sports d'hiver dans le massif des Bauges.Val Cenis Vanoise : deux stations de ski associées à la frontière italienne.Patrimoine naturel Lac du Bourget : ce grand lac sur les bords duquel est située Aix les Bains est un haut lieu du tourisme local. On y vient pour la plaisance (et de petites croisières en saison), la baignade et même la plongée.Parc national de la Vanoise : limitrophe de l'Italie, ce site offre de très beaux paysages, des possibilités de randonnées et plusieurs stations de ski.Parc naturel régional de la Chartreuse : à cheval sur l'Isère et la Savoie, c'est un des grands et beaux parcs des Alpes. On y pratique entre autres la randonnée, l'escalade, la spéléo et le ski.Parc naturel régional du Massif des Bauges : à cheval sur la Savoie et la Haute Savoie, l'endroit présente avant tout un attrait "culturel" avec un certain patrimoine rural.8- HAUTE-SAVOIE (74) Allinges : une commune avec les vestiges d'un châteaux médiéval et sa chapelle. Annecy : c'est la préfecture de Haute-Savoie, en bordure du lac du même nom. La ville compte un quartier ancien avec le Vieil Annecy.Annemasse : cette ville à la frontière avec la Suisse fait partie de la banlieue de Genève.Chamonix : au pied du Mont Blanc (sommet de l'Europe), la commune est le point de départ des amateurs de randonnées, de ski et d'alpinisme souhaitant découvrir le massif. C'est de là aussi que part le téléphérique de l'Aiguille du Midi.Château de Montrottier : pas loin d'Annecy, à Lovagny, un joli château fort du XIIIe siècle. Sur la même commune, les Gorges du Fier sont de petites gorges étroites et profondes.Espace Diamant : un regroupement de 5 stations de sports d'hiver de Savoie et Haute-Savoie.Evasion Mont-Blanc : six stations de ski de Savoie et surtout de Haute-Savoie (dont Megève) regroupées ensemble pour offrir plus de 200 pistes.Evian-les-Bains : à côté de Thonon, sur le lac Léman, Evian est connue pour son thermalisme et surtout son eau.Grand Massif : ce regroupement de 5 stations de ski offre près de 150 km de pistes.La Clusaz : station de sports d'hiver située à quelques kilomètres à l'est d'Annecy.La Roche sur Foron : petite ville médiévale du centre du département.Le Grand Bornand : une des stations de ski du massif des Aravis.Portes du Soleil : avec 650 km de pistes nées du regroupement de 12 stations (Morzine, Avoriaz, Les Gets…) ce domaine skiable franco-suisse est un des plus importants au monde.Sallanches : une petite ville avec quelques édifices anciens comme sa collégiale ou son vieux pont.Thonon les Bains : sur les bords du lac Léman, cette sous-préfecture possède un centre ancien et en bordure de lac un "village de pêcheur". Thonon est aussi une ville thermale.Yvoire : joli bourg médiéval sur le lac Léman, classé à ce titre parmi les "plus beaux villages de France".Patrimoine naturel Gorges du Pont-du-Diable : d'étroites gorges au sud d'Evian.Lac Léman : ce grand lac frontalier entre la France et la Suisse permet un joli circuit à la découverte des villes et villages qui le bordent. Le Léman est aussi un haut lieu de la plaisance.Massif du Mont-Blanc : ce massif qui domine Chamonix est un haut lieu touristique et d'activités sport-nature (rando, alpinisme, ski…). Parmi les sites remarquables, on peut remarquer l'Aiguille du Midi (accessible en téléphérique), la vallée Blanche, le Glacier d'Argentière et la Mer de Glace plus, bien sûr, le Mont Blanc en lui même avec ses 4 810 m d'altitude. Parc naturel régional du Massif des Bauges : à cheval sur la Savoie et la Haute Savoie, ce parc présente avant tout un attrait "culturel" avec un certain patrimoine rural.Réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges : c'est une zone de découverte de la faune et de la flore alpine à côté de Chamonix et du Mont Blanc. Réserve naturelle de Sixt Fer-à-Cheval : une très jolie réserve naturelle sur laquelle on peut découvrir en randonnée différents lacs (dont celui d'Anterne), plusieurs glaciers et cirques glaciaires (Fer à cheval…), des cascades, de hauts sommets, ou encore le désert du Platé qui est un site karstique.9- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Ain : Pérouges.
Ardèche : Aven d'Orgnac; Balazuc; Gorges de l'Ardèche; Parc national des Cévennes; Vogüé.
Drôme : Hauterives; Montbrun-les-Bains; Parc naturel régional du Vercors.
Isère : Parc national des Ecrins; Parc naturel régional de la Chartreuse; Parc naturel régional du Vercors; Saint-Antoine l'Abbaye.
Loire : Parc naturel régional Livradois-Forez; Parc naturel régional du Pilat.
Rhône : Lyon; Parc naturel régional du Pilat.
Savoie : Bonneval-sur-Arc; Parc national de la Vanoise; Parc naturel régional de la Chartreuse.
Haute-Savoie : Massif du Mont-Blanc; Réserve naturelle nationale des Aiguilles Rouges; Réserve naturelle de Sixt Fer-à-Cheval.
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bonjour je demande si quelqu'un connait l'itinéraire de Slovénie a nice par les alpes à vélo merci pour les infos
Bonjour,
J’atterrirai à Lyon au début de juillet et je dois quitter l'aéroport à vélo, chargée de mes sacoches, pour me rendre à Chapareillan, au sud de Chambéry. Quelqu'un a-t-il un itinéraire agréable et sécuritaire à me suggérer? Je ne connais pas du tout la région alors s'il y a des incontournables en route, vous pouvez me les proposer même si ça suppose un petit détour... J'aimerais faire le trajet en deux ou trois jours. Merci!
J’atterrirai à Lyon au début de juillet et je dois quitter l'aéroport à vélo, chargée de mes sacoches, pour me rendre à Chapareillan, au sud de Chambéry. Quelqu'un a-t-il un itinéraire agréable et sécuritaire à me suggérer? Je ne connais pas du tout la région alors s'il y a des incontournables en route, vous pouvez me les proposer même si ça suppose un petit détour... J'aimerais faire le trajet en deux ou trois jours. Merci!
Bonjour !
L'été prochain je veux faire la traversée des Alpes françaises à vélo avec un organisateur afin de ne pas avoir à gérer le transport de mes bagages, mon hébergement, mes repas, etc.
J'hésite entre Vélorizons et LaRébenne. Ils offrent un produit et des prix similaires. Est-ce que l'un est meilleur que l'autre ?
Merci à l'avance !
Bonjour,
Je veux faire la Route des Grandes Alpes les prochain juillet 2012 et j'envisage un hérbergement type chambre d'hôte/gîte d'etape/petit hôtel pas cher pour éviter de voyager avec la tente
Mon itineraire: Génevre-La Clusaz-St-Foy-Tarentaise-La Chambre-Bourg d'Oisans-Briançon et Grenoble
Est-ce que vous pouvez m'aconseiller quelque lieu pas cher pour dormir?
Merci
Je veux faire la Route des Grandes Alpes les prochain juillet 2012 et j'envisage un hérbergement type chambre d'hôte/gîte d'etape/petit hôtel pas cher pour éviter de voyager avec la tente
Mon itineraire: Génevre-La Clusaz-St-Foy-Tarentaise-La Chambre-Bourg d'Oisans-Briançon et Grenoble
Est-ce que vous pouvez m'aconseiller quelque lieu pas cher pour dormir?
Merci
Bonjour,
Je pars début août pour une rando entre Paris et Annecy en VTC.
Sachant que je ne suis ni un super-sportif ni super entrainé (pas pourri non plus !), que je porterai environ 10 ou 12 kg de matériel, quelle distance moyenne quotidienne puis-je raisonablement prévoir?
Merci pour vos avis.
Bonjour
souhaite faire la GTA en été 2010 si vous avez des infos a partager merci et éventuellement participer a cette belle aventure
souhaite faire la GTA en été 2010 si vous avez des infos a partager merci et éventuellement participer a cette belle aventure
Bonjour
L année passée nous sommes allés skier en famille à Bonneval sur arc. Nous avons adoré le village et son ambiance.
Qqun saurait nous conseiller une autre station village avec du charme style Bonneval sur arc?
un grand merci
Je rentre d'un séjour alpin qui s'est déroulé en Tarentaise du 13 au 20 juillet 2019.
Servi par une météo estivale, j'ai pu parcourir de nombreux sentiers de randonnée, alliant sport et contemplation.
Voici résumées, les ballades que j'ai effectuées.
Le col du Grand Renard au départ des Arcs
Dimanche, de bon matin, je quitte mon logement situé à proximité de l'arrêt du funiculaire à destination de Bourg-Saint-Maurice.

Une montée progressive jusqu'aux derniers immeubles de la station conduit à un chemin forestier ombragé.

Passage à côté d'Arcs 1950 puis élévation le long d'une piste jusqu'à un lac. De temps en temps, une clairière permet de profiter de la vue sur le massif voisin qui forme la frontière avec l'Italie.

Le sentier se poursuit agréablement dans les résineux et au lieu-dit le Pré Saint-Esprit il amorce une élévation en direction du massif en longeant le lit du ruisseau de l'Arc. Je dépasse la station et domine rapidement le lac de la Montée.

À main droite, les dents du Peigne et le col des Frettes brillent au soleil et exposent leur carapace de schistes

Un randonneur de rencontre me demande de le photographier. Echange de bons procédés.

Le sentier continue jusqu'au col de Grand Renard au pied des aiguilles Grive et Rousse. La descente s'effectue par un sentier caillouteux. Des chèvres paissent sous la garde vigilante de deux patous.

J'envie au passage le propriétaire de ce joli chalet avec vue été comme hiver sur la vallée de la Tarentaise.

Avec 18 km de sentier et de rocaille pour 948 m de dénivelées positive et négative, ce premier contact avec le massif s'avère plutôt concluant.
De Bourg-Saint-Maurice au fort du Truc
Le ciel s'étant couvert, je choisis d'effectuer une randonnée en partant du fond de la vallée. Je descends en voiture jusqu'à Bourg-Saint-Maurice qui sera le point de départ dans le haut de la ville. Je parcours quelques rues avant d'arriver au ruisseau du Nantes, dont je suis le lit jusqu'à affronter un sentier très raide qui s'élève dans les sous-bois prodiguant une ombre généreuse.

Partir de 800 m dans une ancienne vallée glaciaire c'est affronter les versants abruptes sculptés par l'érosion des glaciers. Je dépasse les petits hameaux du Replat et du Grand Replat. Le fort du Truc a été bâti à la fin du XIXème siècle. Il pouvait accueillir 220 soldats. Situé à 1570 m juste au dessus de Bourg-Saint-Maurice il interdisait l'accès depuis le col de petit Saint-Bernard ainsi que la vallée de l'Isère en amont du bourg. Il protégeait également la batterie de Vulmix. Désarmé en 1915 (l'Italie a rejoint le camp des alliés), il rejouera son rôle efficacement en 1940. L'essentiel du Fort est enterré. Sont visibles les galeries de circulation protégées par des remparts.


Quelques lacets plus tard, je découvre un superbe panorama englobant le fort et Bourg-Saint-Maurice.

La vue s'étend vers la Haute Maurienne...

...et les Arcs

Le sentier se poursuit dans les alpages en direction du fort de la Platte que je prévois de visiter ultérieurement. Le site d'envol de parapentes, constitue le point culminant de cette boucle Le hameau de Grandville offre sa petite chapelle.

Je descends tantôt dans les prés, tantôt sur le chemin. Quelques fermes isolées agrémentent le parcours. Un sentier creux en pente raide procure un itinéraire jusqu'au Villaret.
La suite du séjour dans un prochain message.
Le col du Grand Renard au départ des Arcs
Dimanche, de bon matin, je quitte mon logement situé à proximité de l'arrêt du funiculaire à destination de Bourg-Saint-Maurice.

Une montée progressive jusqu'aux derniers immeubles de la station conduit à un chemin forestier ombragé.

Passage à côté d'Arcs 1950 puis élévation le long d'une piste jusqu'à un lac. De temps en temps, une clairière permet de profiter de la vue sur le massif voisin qui forme la frontière avec l'Italie.

Le sentier se poursuit agréablement dans les résineux et au lieu-dit le Pré Saint-Esprit il amorce une élévation en direction du massif en longeant le lit du ruisseau de l'Arc. Je dépasse la station et domine rapidement le lac de la Montée.

À main droite, les dents du Peigne et le col des Frettes brillent au soleil et exposent leur carapace de schistes

Un randonneur de rencontre me demande de le photographier. Echange de bons procédés.

Le sentier continue jusqu'au col de Grand Renard au pied des aiguilles Grive et Rousse. La descente s'effectue par un sentier caillouteux. Des chèvres paissent sous la garde vigilante de deux patous.

J'envie au passage le propriétaire de ce joli chalet avec vue été comme hiver sur la vallée de la Tarentaise.

Avec 18 km de sentier et de rocaille pour 948 m de dénivelées positive et négative, ce premier contact avec le massif s'avère plutôt concluant.
De Bourg-Saint-Maurice au fort du Truc
Le ciel s'étant couvert, je choisis d'effectuer une randonnée en partant du fond de la vallée. Je descends en voiture jusqu'à Bourg-Saint-Maurice qui sera le point de départ dans le haut de la ville. Je parcours quelques rues avant d'arriver au ruisseau du Nantes, dont je suis le lit jusqu'à affronter un sentier très raide qui s'élève dans les sous-bois prodiguant une ombre généreuse.

Partir de 800 m dans une ancienne vallée glaciaire c'est affronter les versants abruptes sculptés par l'érosion des glaciers. Je dépasse les petits hameaux du Replat et du Grand Replat. Le fort du Truc a été bâti à la fin du XIXème siècle. Il pouvait accueillir 220 soldats. Situé à 1570 m juste au dessus de Bourg-Saint-Maurice il interdisait l'accès depuis le col de petit Saint-Bernard ainsi que la vallée de l'Isère en amont du bourg. Il protégeait également la batterie de Vulmix. Désarmé en 1915 (l'Italie a rejoint le camp des alliés), il rejouera son rôle efficacement en 1940. L'essentiel du Fort est enterré. Sont visibles les galeries de circulation protégées par des remparts.


Quelques lacets plus tard, je découvre un superbe panorama englobant le fort et Bourg-Saint-Maurice.

La vue s'étend vers la Haute Maurienne...

...et les Arcs

Le sentier se poursuit dans les alpages en direction du fort de la Platte que je prévois de visiter ultérieurement. Le site d'envol de parapentes, constitue le point culminant de cette boucle Le hameau de Grandville offre sa petite chapelle.

Je descends tantôt dans les prés, tantôt sur le chemin. Quelques fermes isolées agrémentent le parcours. Un sentier creux en pente raide procure un itinéraire jusqu'au Villaret.
La suite du séjour dans un prochain message.Bonjour,
Je recherche un sejour au ski en hotel club.
Il faudrait que ce club comporte des clubs enfants ( 15, 13, 10, 2 ans) dans les alpes...
Nous recherchons une station familliale all inclusive si possible pour la semaine du 28fevrier.
merci de me donner vos avis pour une station sympa avec des enfants
avec mes remerciements,
merci de me donner vos avis pour une station sympa avec des enfants
avec mes remerciements,
Bonjour
Je prépare une rando pour cet été, en itinérant.
Je pensais d’abord au tour du Mont Thabor, et finalement bifurque vers le tour de la haute Maurienne, que l'on pourra rallonger par le tour des cerces ou du Thabor.
Voici le premier essaie de la trace:
https://www.visugpx.com/IkymZu2YXl
Quelqu'un l'à fait? Y a t'il des options sympa, ravito, est ce bien? Je prends toutes les infos.
Merci pour votre aide.
Bonjour à tous,
Voila on se décide à combler un vieux rêve, skier une ou deux semaines en janvier 2011 dans les alpes françaises. Venant du Québec, c'est un voyage qui risque de s'annoncer assez onéreux et j'aimerais savoir quelle stations en Savoie ou Haute Savoie est le top pour skier en famille. Sans vouloir me vanter, je suis de calibre expert - niveau trois de l'alliance des moniteurs de ski du Canada, il y a 4 niveau. Mon épouse sans être une experte confirmée est en mesure de skier presque tout incluant, pour ceux qui connaissent, le front four à Stowe, ce qui n'est pas rien! Les enfants, 7 et 9 ans lors du voyage, rien ne les arrêtes, ils skient partout et, le plus important, en contrôle. Un père moniteur, ça parrait! Et ils font déjà de la compétition!
Nous recherchons un centre qui offre une très grande variété de terrain, de la neige garanti, des activit��s pour enfants après le ski. Ils ne prendront pas de leçon, donc la localisation de l'ESF n'est pas une variable à prendre en considération. L'offre de restauration n'est pas importante, nous privilégions la formule appartement et de prendre nos petits déjeuner et diner à l'appartement, question finance. Nous n'aurons pas de voiture, alors cela prend une petite épicerie et un accès à un remonte pente tout près qui nous permet aussi de revenir en cas de manque de neige. Existe-t-il une formule club plus abordable que Club Med? Cela pourrait être aussi une option envisageable.
Quel domaine skiable - Les trois vallées, Paradiski, Tignes / Val d'Isère ou les Portes du Soleil serait le plus appropriés selon vous et quelle village dans le domaine serait, encore selon vous le mieux. Nous préférons les petits villages pitoresques ou une architecture plus traditionnelle aux grand ensemble de béton que l'on retrouve parfois en montagne mais nous pouvons aussi nous en accomoder bien que ça ne soit pas notre premier choix. Y-a-t-il un autre domaine skiable qui m'échape?
Merci pour vos réponses et bonne journée!
Voila on se décide à combler un vieux rêve, skier une ou deux semaines en janvier 2011 dans les alpes françaises. Venant du Québec, c'est un voyage qui risque de s'annoncer assez onéreux et j'aimerais savoir quelle stations en Savoie ou Haute Savoie est le top pour skier en famille. Sans vouloir me vanter, je suis de calibre expert - niveau trois de l'alliance des moniteurs de ski du Canada, il y a 4 niveau. Mon épouse sans être une experte confirmée est en mesure de skier presque tout incluant, pour ceux qui connaissent, le front four à Stowe, ce qui n'est pas rien! Les enfants, 7 et 9 ans lors du voyage, rien ne les arrêtes, ils skient partout et, le plus important, en contrôle. Un père moniteur, ça parrait! Et ils font déjà de la compétition!
Nous recherchons un centre qui offre une très grande variété de terrain, de la neige garanti, des activit��s pour enfants après le ski. Ils ne prendront pas de leçon, donc la localisation de l'ESF n'est pas une variable à prendre en considération. L'offre de restauration n'est pas importante, nous privilégions la formule appartement et de prendre nos petits déjeuner et diner à l'appartement, question finance. Nous n'aurons pas de voiture, alors cela prend une petite épicerie et un accès à un remonte pente tout près qui nous permet aussi de revenir en cas de manque de neige. Existe-t-il une formule club plus abordable que Club Med? Cela pourrait être aussi une option envisageable.
Quel domaine skiable - Les trois vallées, Paradiski, Tignes / Val d'Isère ou les Portes du Soleil serait le plus appropriés selon vous et quelle village dans le domaine serait, encore selon vous le mieux. Nous préférons les petits villages pitoresques ou une architecture plus traditionnelle aux grand ensemble de béton que l'on retrouve parfois en montagne mais nous pouvons aussi nous en accomoder bien que ça ne soit pas notre premier choix. Y-a-t-il un autre domaine skiable qui m'échape?
Merci pour vos réponses et bonne journée!
Je viens d'effectuer un séjour dans les Alpes, dans la vallée de la Haute Maurienne dans le Parc national de la Vanoise.
Ce sera l'occasion d'une série de randonnées savoyardes.
Pour la semaine du 17 au 24 août, j'ai choisi un logement dans la petite station alpine de la Norma.
Idéalement située en hauteur au dessus de Modane elle offre un rayonnement possible vers de nombreuses destinations pédestres.
J'arrive samedi à 15h00 accueilli par Stéphanie dans un gentil studio offrant un magnifique panorama sur le massif de la Norma.
La pointe de la norma
Dimanche, je quitte mon logement à 7h00 et je me dirige vers là forêt de résineux. Tout respire le calme. Même la lune est encore présente alors que le soleil commence à illuminer les sommets.

Le pied du massif apparaît rapidement et c'est dans l'obscurité des sapins que j'affronte une série de lacets qui me conduisent 800 mètres plus haut.

Le sentier s'élève le long du ruisseau de Saint -Antoine qui avec le temps à creusé une profonde gorge.

Les bifurcations s'enchaînent mais heureusement les panneaux de signalisation sont bien situés.

Le bruit de la cascade va crescendo. Par endroit l'érosion a creusé des fenêtres qui offrent une vue sur le torrent.

Un gouffre expose sa gueule béante au bord du sentier.

Je dépasse la bifurcation vers la télécabine du Mezelet. Un peu plus loin une cabane a fait les frais d'une avalanche.

Une trouée dans la forêt laisse apercevoir le haut de la vallée de Saint -Antoine décorée de formes bizarres.

Le chalet de l'ONF offre un cadre idéal pour pique niquer mais ce n'est pas encore l'heure.

À 2105 m, j'émerge de la forêt au lieu-dit le Plan. La forêt disparaît pour laisser la place à une végétation d'alpage dans le cirque glaciaire de Saint-Antoine.

Un pause bien méritée après 2h30 de marche. Le lieu est propice à la contemplation. Une source improvisée permet de se désaltérer.

Le parcours se poursuit hors sentier afin de rejoindre une piste.

Elle s'élève en lacets offrant une vue spectaculaire sur le massif de la Belle Plinier dont la pointe culmine à 3086 m.

Chaque lacet offre un paysage particulier : - Le bas de la vallée de la Maurienne.

- Modane qui occupe toute la vallée de l'Arc.

La piste se termine à côté d'un dispositif GAZEX destiné à déclencher les avalanches au moyen d'un mélange gazeux oxygène/propane à l'intérieur d'un tube métallique dont les ouvertures émergent du massif.

La pointe de la Norma culmine au sommet d'un impressionnant pierrier qui luit sous le soleil radieux.

Une bonne heure de marche est encore nécessaire le long des méandres d'une tracé balisée de cairns.

Le sommet est matérialisé par une haute pyramide. Un panorama à 360° embrasse les massifs du Mont-Blanc et du Thabor.

Après une descente de 3h00 le long d'un parcours équivalent c'est 18 km de randonnée pour 1744 m de dénivelées positive et négative que j'aurai accompli.
La suite de mon séjour dans un prochain message
Dominique
La pointe de la norma
Dimanche, je quitte mon logement à 7h00 et je me dirige vers là forêt de résineux. Tout respire le calme. Même la lune est encore présente alors que le soleil commence à illuminer les sommets.

Le pied du massif apparaît rapidement et c'est dans l'obscurité des sapins que j'affronte une série de lacets qui me conduisent 800 mètres plus haut.

Le sentier s'élève le long du ruisseau de Saint -Antoine qui avec le temps à creusé une profonde gorge.

Les bifurcations s'enchaînent mais heureusement les panneaux de signalisation sont bien situés.

Le bruit de la cascade va crescendo. Par endroit l'érosion a creusé des fenêtres qui offrent une vue sur le torrent.

Un gouffre expose sa gueule béante au bord du sentier.

Je dépasse la bifurcation vers la télécabine du Mezelet. Un peu plus loin une cabane a fait les frais d'une avalanche.

Une trouée dans la forêt laisse apercevoir le haut de la vallée de Saint -Antoine décorée de formes bizarres.

Le chalet de l'ONF offre un cadre idéal pour pique niquer mais ce n'est pas encore l'heure.

À 2105 m, j'émerge de la forêt au lieu-dit le Plan. La forêt disparaît pour laisser la place à une végétation d'alpage dans le cirque glaciaire de Saint-Antoine.

Un pause bien méritée après 2h30 de marche. Le lieu est propice à la contemplation. Une source improvisée permet de se désaltérer.

Le parcours se poursuit hors sentier afin de rejoindre une piste.

Elle s'élève en lacets offrant une vue spectaculaire sur le massif de la Belle Plinier dont la pointe culmine à 3086 m.

Chaque lacet offre un paysage particulier : - Le bas de la vallée de la Maurienne.

- Modane qui occupe toute la vallée de l'Arc.

La piste se termine à côté d'un dispositif GAZEX destiné à déclencher les avalanches au moyen d'un mélange gazeux oxygène/propane à l'intérieur d'un tube métallique dont les ouvertures émergent du massif.

La pointe de la Norma culmine au sommet d'un impressionnant pierrier qui luit sous le soleil radieux.

Une bonne heure de marche est encore nécessaire le long des méandres d'une tracé balisée de cairns.

Le sommet est matérialisé par une haute pyramide. Un panorama à 360° embrasse les massifs du Mont-Blanc et du Thabor.

Après une descente de 3h00 le long d'un parcours équivalent c'est 18 km de randonnée pour 1744 m de dénivelées positive et négative que j'aurai accompli.
La suite de mon séjour dans un prochain message
Dominique
bonjour,
du 12 au 19 septembre j envisage de passer une semaine en ardeche... je pense louer un mobil home et visiter a velo ce departement fort agréable... j aimerais connaitre l endroit idéal du departement ou il faudrait que je loue pour profiter pleinement du sejour. je compte partir avec un velo de route et un vtt, faire aussi de la randonnée pedestre et pourquoi pas du canoé si d ici la il reste de l eau 😎 bref, si quelqu un peut me guider dans mon choix ce serait très sympa... Je pars seul, si ça interesse quelqu un ou quelqu une mp :)
merci
du 12 au 19 septembre j envisage de passer une semaine en ardeche... je pense louer un mobil home et visiter a velo ce departement fort agréable... j aimerais connaitre l endroit idéal du departement ou il faudrait que je loue pour profiter pleinement du sejour. je compte partir avec un velo de route et un vtt, faire aussi de la randonnée pedestre et pourquoi pas du canoé si d ici la il reste de l eau 😎 bref, si quelqu un peut me guider dans mon choix ce serait très sympa... Je pars seul, si ça interesse quelqu un ou quelqu une mp :)
merci
Je rentre d'une virée de quelques jours à travers la France en moto, et je pense utile pour chacun d'avoir quelques idées d'adresses à découvrir. En fait, j'ai articulé mon séjour autour de 3 endroits, j'ai dormi 3 nuits dans chaque. Ils sont très différents l'un de l'autre, alors, micro blabla pour chacun !
Le premier, en-dessus de l'Isère, près de Bourg-St-Maurice, chercher une localité par ailleurs très sympa, nommée Aime. Sur les hauteurs, 1'300m environ, un hameau, Montvilliers. Une raclette fantastique, un patron accueillant, ambiance montagne mais chaleur agréable, plein de sports, j'ai découvert l'hydrospeed, le cayak, puis la randonnée avec des ânes, plein de possibilités en vélo, chouette !
Le second, pleine Ardèche, mais loin des foules de Vallon-Pt-d'Arc, direction Berrias-Casteljau, chercher "Le Gueret". Endroit génial, plein de trucs à visiter, chambres et appartements très agréables, une excellente expérience. Et il faut profiter de découvrir la descente du Chassezac, bien plus sympa que celle de l'Ardèche, possible même avec des mouflets très jeunes.
Le troisième, juste avant de rentrer chez moi, nord du Puy-de-Dôme, à 15Km de Thiers et de son musée de la coûtellerie, un endroit vraiment extraordinaire, un accueil fantastique, des chambres au confort, à la taille, et à la décoration époustouflante. Dans un parc magnifique, loin du monde, une tranquillité vraiment absolue, néanmoins à 10km de l'autoroute ! Domaine de Montvianeix, en plus une table gastronomique de bon aloi.
Un p'tit Suisse qui dit merci à la France !!!
I’ve lived in Savoie long enough to tell you one thing: Vanoise National Park isn’t just a pretty postcard. Here, nature is vast, untamed, and incredibly alive. Whether you're visiting for a holiday or live in a nearby valley, here are my top picks you shouldn’t miss.
Sleeping in a mountain hut—the best way to experience the mountains
Hiking in Vanoise National Park is already magical, but spending a night in a refuge? That’s sacred. I recommend the glacier tour, a 4- to 7-day trek with stops at huts like L’Arpont, Dent Parrachée, or Leisse. The food’s great, you’ll meet other hikers, and in the early morning, when the sun lights up the peaks, I guarantee you won’t be thinking about your emails. Even a single night at Refuge du Fond d’Aussois or La Valette is enough to unplug.
High-altitude lakes: when the peaks reflect in the water
High-altitude lakes are a bit like my madeleine de Proust. I love climbing up early in the morning when everything’s still quiet. Lac Blanc, starting from Termignon, is a pretty accessible hike, often punctuated by the whistling of marmots. Wilder, Lac de la Glière near Champagny-en-Vanoise is one of my favorite spots for a picnic far from everything.

Glacial valleys—my breath of fresh air
I often go there to reconnect with the mountains, especially when I want a spectacular setting without hours of climbing. The Orgère valley, starting from Saint-André in Maurienne, is a gem. Easy to access, super wild, with its Swiss pine trees and singing streams... You’re instantly immersed in the alpine atmosphere. A little higher up, from Val Cenis/Termignon, I recommend the Cirque du Génépy. It’s an old glacial landscape just the way we love it: rocks smoothed by ice, near-total silence, and a real sense of the end of the world.
Glacier mountaineering at the heart of the ice
For the more athletic (and always with a guide, of course), climbing the Grande Casse, 3,855 m, remains a legendary goal. I’ve only done it once, but what a rush! You’ll need crampons, an ice axe, and good fitness, but the view up there is indescribable. There are also more accessible glacial routes around Pointe de la Réchasse or the Dôme de Chasseforêt.
Gateways to Vanoise National Park
Bonneval-sur-Arc... this little village perched at 1,835 meters, I never get tired of it. It’s kept its charm: stone houses, slate roofs, fountains... It’s simple, everything’s beautiful. It’s also a great base for hiking in the park. And then there’s Pralognan-la-Vanoise, my favorite gateway. It’s a mountain village just the way I like them—quiet streets, typical chalets, and above all, direct access to incredible landscapes.
Sleeping in a mountain hut—the best way to experience the mountains
Hiking in Vanoise National Park is already magical, but spending a night in a refuge? That’s sacred. I recommend the glacier tour, a 4- to 7-day trek with stops at huts like L’Arpont, Dent Parrachée, or Leisse. The food’s great, you’ll meet other hikers, and in the early morning, when the sun lights up the peaks, I guarantee you won’t be thinking about your emails. Even a single night at Refuge du Fond d’Aussois or La Valette is enough to unplug.
High-altitude lakes: when the peaks reflect in the water
High-altitude lakes are a bit like my madeleine de Proust. I love climbing up early in the morning when everything’s still quiet. Lac Blanc, starting from Termignon, is a pretty accessible hike, often punctuated by the whistling of marmots. Wilder, Lac de la Glière near Champagny-en-Vanoise is one of my favorite spots for a picnic far from everything.

Glacial valleys—my breath of fresh air
I often go there to reconnect with the mountains, especially when I want a spectacular setting without hours of climbing. The Orgère valley, starting from Saint-André in Maurienne, is a gem. Easy to access, super wild, with its Swiss pine trees and singing streams... You’re instantly immersed in the alpine atmosphere. A little higher up, from Val Cenis/Termignon, I recommend the Cirque du Génépy. It’s an old glacial landscape just the way we love it: rocks smoothed by ice, near-total silence, and a real sense of the end of the world.
Glacier mountaineering at the heart of the ice
For the more athletic (and always with a guide, of course), climbing the Grande Casse, 3,855 m, remains a legendary goal. I’ve only done it once, but what a rush! You’ll need crampons, an ice axe, and good fitness, but the view up there is indescribable. There are also more accessible glacial routes around Pointe de la Réchasse or the Dôme de Chasseforêt.
Gateways to Vanoise National Park
Bonneval-sur-Arc... this little village perched at 1,835 meters, I never get tired of it. It’s kept its charm: stone houses, slate roofs, fountains... It’s simple, everything’s beautiful. It’s also a great base for hiking in the park. And then there’s Pralognan-la-Vanoise, my favorite gateway. It’s a mountain village just the way I like them—quiet streets, typical chalets, and above all, direct access to incredible landscapes.
Bonjour, nous envisageons un séjour de 2 semaines dans les alpes , en juin 2016. Nous souhaitons scinder notre séjour en 2 , et passer 1 semaine en chalet d'alpage, dans 2 parcs.
Nous souhaitons être en haute montagne, faire des ballades et rando d'1 a 2h ( avec un bb de 1 an...). Nous ne souhaitons pas être en foret.
Nous envisageons le parc de la vanoise, mais je ne sais quel autre parc choisir? ( les ecrins? les bauges?)
Bref , nous ne sommes pas de france métropolitaine et tous les conseils seront bons a prendre!
Merci
Bref , nous ne sommes pas de france métropolitaine et tous les conseils seront bons a prendre!
Merci
Les grands projets se préparent, et souvent bien en avance. Plus le temps du départ approche, plus les doutes se font prégnants. Est-ce possible, est-ce que je ne tire pas trop sur la ficelle ? Mais d’expérience on sait que lorsque l’action est engagée, l’esprit se libère quelque peu, et les incertitudes reléguées au second plan, fournissent le piment de l’aventure.
Dans un premier temps, quelques semaines avant de se lancer dans une nouvelle virée lointaine, nous décidons d’un tour de chauffe avec André, l’un de mes deux camarades engagés dans ce beau projet, plein d’incertitudes, 3000 km et 3 sommets dont deux 6000 en autonomie à vélo à travers le désert d’Atacama entre Argentine et Chili, que nous prévoyons de débuter fin septembre.
Volcan Tuzgle
Volcan San Francisco
Volcan Socompa
Cette expérience préparatoire va consister en un tour dans les Alpes, entre France et Italie, sur une distance de 600 km et 13 000 m de dénivelé en 9 jours, mais en configuration « lourde ». C’est-à-dire avec pas mal de matériel pour tester et voir ce que l’on peut améliorer avant le départ pour un séjour de longue durée dans les déserts andins. Nous voulons aussi éprouver les sensations en étant très chargés sur des montées longues. Je dois dire que je n’ai jamais voyagé si lourdement lesté en Europe !
Itinéraire de ces 9 jours
Dans toute entreprise humaine, le plus important est incontestablement le facteur humain. « Il n’y a de richesse que d’hommes », cette fameuse formule de Jean Bodin, philosophe du XVIème siècle, s’accorde bien, je pense, avec le voyage engagé à vélo. De la cohésion d’un groupe on est en mesure d’espérer la réussite, alors que chacun des éléments seul pourrait être amené à renoncer.
Mais il est nécessaire que se crée une cohésion, une vraie dynamique d’équipe. Cette courte équipée a aussi pour vocation à favoriser cette symbiose. De l’importance de l’entente dans les aventures risquées, outre le fait que l’on n’y arriverait pas sans participation active de chacun, lorsque cette symbiose s’est effectivement réalisée, on rentre avec des amis pour la vie. Et là, à mon sens c’est le plus beau des cadeaux que le voyage apporte.
Autant le contact avec les populations locales, même dans les coins reculés, où il n’y a pas grand monde, reste superficiel pour une multitude de raisons, autant la relation avec vos compagnons dans l’adversité se renforce et crée de vrais liens forts et durables. Donc, après une première phase de connaissance statique de trois jours en mars, où nous avons préparé notre voyage, bien qu’ayant gravi quelques cols des Vosges sous la neige, nous nous lançons dans une seconde dynamique, où chacun pourra évaluer le fonctionnement de l’autre, sans attendre de se retrouver dans le milieu hostile du désert et des hautes altitudes des Andes.
Nous voilà donc sur le départ pour 9 jours dans cette pré-aventure. Nous itinéraire enchaîne une succession de belles côtes bien raides, avec quelques portions de pistes, où il faudra pousser les vélos sur des kilomètres, et même quelques passages dans les prairies d’altitude du Queyras.
Sans l’avoir fait exprès, la période coïncide avec un créneau de canicule, où les 35 voire 40 degrés seront atteints tous les jours. Cela tombe bien, car ces conditions sur la « ruta 40 » en Argentine et dans la partie chilienne de l’itinéraire nous les connaîtrons. Ce qui va me permettre d’apprendre d’André quelques astuces pour lutter contre ces conditions difficiles, afin de se protéger la tête de la surchauffe. Je me méfie de ces chaleurs terribles, car j’étais passé près du coup du chaleur dans une traversée torride il y a 5 ans. Et cela peut s’abattre sur vous presque sans préavis, en particulier lorsqu’il est impossible de trouver un peu d’ombre.
Premier jour : Orpierre jusqu’aux environs de Corps : 96 km 1759 m de dénivelé à travers le Dévoluy, col de Festre et col du Noyer Départ matinal de ce magnifique village d’Orpierre, dominé de son impressionnant Quiquillon, piton calcaire de 200 m de haut, haut-lieu de l’escalade, rendez-vous de toute l’Europe en dehors de la saison chaude.
Quiquillon d'Orpierre
A 6 heures du matin nous roulons. L’air est frais. Une légère humidité, résultant du rafraîchissement très relatif de la nuit, avive les senteurs des plantes de Provence, toujours très odoriférantes. Le trafic est quasi nul. Nous chercherons tout au long de notre parcours à éviter les routes passantes, cependant sans toujours y arriver. Certaines jonctions de fond de vallée ne seront pas très agréables. Mais en ce premier matin, nous nous débrouillons assez bien. Les 30 kilomètres, en direction du pied du col de Festre, nous conduisent par des routes détournées et désertes, qui évitent l’axe très passant de la vallée du Buëch, puis celui qui mène à Veynes.
La première difficulté, le col de Festre offre une montée d’une quinzaine de km et 800 m de dénivelé. Cette entrée dans le massif du Dévoluy est magnifique. Sur notre droite les majestueuses parois du pic de Bure et de la crête des Bergers prennent de l’ampleur au fur et à mesure de notre progression.
Chaque fois que je les contemple, je pense à deux très grands alpinistes qui ont fréquenté ces lieux, et y ont tracé des itinéraires de haut vol. Tout d’abord René Desmaison universellement connu pour les très nombreuses escalades extrêmes qu’il effectua, mais aussi Jean Couzy, grimpeur talentueux, parmi les meilleurs, en outre polytechnicien. Mais hélas, en 1958 il fut victime d‘une chute de pierre dans cette magnifique face étincelante de la crête des Bergers, ce qui mit fin à une carrière qui promettait encore beaucoup de beaux exploits intellectuels et sportifs.
Pic de Bure
Crête des Bergers
Avec un vélo lourdement chargé et un entraînement presque nul, ayant préféré aller à la pêche à la truite depuis le 15 mars, je me traîne, j’ai même des débuts de crampe, ce qui m’arrive très rarement, très mauvais signe dans un col somme toute pas très difficile. Mon compagnon, par contre, caracole tranquillement devant. J’espère seulement qu’il ne va pas trop s’ennuyer à m’attendre dans ces débuts laborieux. Je sais par expérience que la forme vient assez rapidement au fil du temps, mais 9 jours c’est court, trop court. On verra bien, pour le moment, simplement chercher à appuyer au maximum sur les pédales en évitant l’explosion.
mon vélo pour pays "civilisés"
Enfin, le col est atteint. Nous y faisons une halte dans le restaurant qui matérialise le lieu. Une entrecôte grillée requinque son homme. Bien qu’ayant demandé une cuisson « bleue », elle m’est servie pour le moins bien cuite. Mais ne faisons pas le difficile.
Dévoluy, massif calcaire
Nous reprenons notre chevauchée en direction de Super-Dévoluy et du col du Noyer. Pour y parvenir, il faut au préalable franchir le col de Roupes à 1430 m d’altitude. Une fois au sommet, une descente assez courte mène au pied du col du Noyer.
Col de Rioupes
Dans un village nous faisons le plein de nos bidons. Deux jeunes grimpeurs belges en font de même. Nous engageons la conversation et parlons des escalades marquantes des environs, et puis aussi du Verdon et de ses « lignes » mythiques, ULA, la Demande, les Ecureuils… Aïe cela me rappelle des souvenirs qui remontent maintenant à 40 ans, voire un peu plus ! Nous avons une vue de toute beauté sur les montagnes de cet impressionnant massif calcaire du Dévoluy, en particulier sur le pilier Desmaison au pic de Bure, qui de profil s’impose à nous sur 600 m de hauteur, deux tours Eiffel empilées !
Pilier Desmaison Pic de Bure
Un signe du passé
L’effet fatigue commence à se faire sentir sérieusement en cette première journée, au cours de la montée du col du Noyer. Il culmine à 1664 m.

Nous y sommes
Une descente vertigineuse nous conduit dans la vallée du Drac, rivière impétueuse qui charrie en permanence ou presque des eaux boueuses.
Le Drac
Nous allons bivouaquer à l’orée d’un champ. Le paysan propriétaire du terrain, nous ayant gentiment donné l’autorisation de nous installer. Il va même rester un bon moment à discuter avec nous. Une pluie d’orage généreuse aura la politesse d’attendre, avant de s’abattre, que nos tentes soient montées et que notre riz ait eu le temps de cuire et d’être mangé. Elle sera assez violente, présage d’un lendemain sans nuages.
Premier bivouac
Dans un premier temps, quelques semaines avant de se lancer dans une nouvelle virée lointaine, nous décidons d’un tour de chauffe avec André, l’un de mes deux camarades engagés dans ce beau projet, plein d’incertitudes, 3000 km et 3 sommets dont deux 6000 en autonomie à vélo à travers le désert d’Atacama entre Argentine et Chili, que nous prévoyons de débuter fin septembre.
Volcan Tuzgle
Volcan San Francisco
Volcan SocompaCette expérience préparatoire va consister en un tour dans les Alpes, entre France et Italie, sur une distance de 600 km et 13 000 m de dénivelé en 9 jours, mais en configuration « lourde ». C’est-à-dire avec pas mal de matériel pour tester et voir ce que l’on peut améliorer avant le départ pour un séjour de longue durée dans les déserts andins. Nous voulons aussi éprouver les sensations en étant très chargés sur des montées longues. Je dois dire que je n’ai jamais voyagé si lourdement lesté en Europe !
Itinéraire de ces 9 joursDans toute entreprise humaine, le plus important est incontestablement le facteur humain. « Il n’y a de richesse que d’hommes », cette fameuse formule de Jean Bodin, philosophe du XVIème siècle, s’accorde bien, je pense, avec le voyage engagé à vélo. De la cohésion d’un groupe on est en mesure d’espérer la réussite, alors que chacun des éléments seul pourrait être amené à renoncer.
Mais il est nécessaire que se crée une cohésion, une vraie dynamique d’équipe. Cette courte équipée a aussi pour vocation à favoriser cette symbiose. De l’importance de l’entente dans les aventures risquées, outre le fait que l’on n’y arriverait pas sans participation active de chacun, lorsque cette symbiose s’est effectivement réalisée, on rentre avec des amis pour la vie. Et là, à mon sens c’est le plus beau des cadeaux que le voyage apporte.
Autant le contact avec les populations locales, même dans les coins reculés, où il n’y a pas grand monde, reste superficiel pour une multitude de raisons, autant la relation avec vos compagnons dans l’adversité se renforce et crée de vrais liens forts et durables. Donc, après une première phase de connaissance statique de trois jours en mars, où nous avons préparé notre voyage, bien qu’ayant gravi quelques cols des Vosges sous la neige, nous nous lançons dans une seconde dynamique, où chacun pourra évaluer le fonctionnement de l’autre, sans attendre de se retrouver dans le milieu hostile du désert et des hautes altitudes des Andes.
Nous voilà donc sur le départ pour 9 jours dans cette pré-aventure. Nous itinéraire enchaîne une succession de belles côtes bien raides, avec quelques portions de pistes, où il faudra pousser les vélos sur des kilomètres, et même quelques passages dans les prairies d’altitude du Queyras.
Sans l’avoir fait exprès, la période coïncide avec un créneau de canicule, où les 35 voire 40 degrés seront atteints tous les jours. Cela tombe bien, car ces conditions sur la « ruta 40 » en Argentine et dans la partie chilienne de l’itinéraire nous les connaîtrons. Ce qui va me permettre d’apprendre d’André quelques astuces pour lutter contre ces conditions difficiles, afin de se protéger la tête de la surchauffe. Je me méfie de ces chaleurs terribles, car j’étais passé près du coup du chaleur dans une traversée torride il y a 5 ans. Et cela peut s’abattre sur vous presque sans préavis, en particulier lorsqu’il est impossible de trouver un peu d’ombre.
Premier jour : Orpierre jusqu’aux environs de Corps : 96 km 1759 m de dénivelé à travers le Dévoluy, col de Festre et col du Noyer Départ matinal de ce magnifique village d’Orpierre, dominé de son impressionnant Quiquillon, piton calcaire de 200 m de haut, haut-lieu de l’escalade, rendez-vous de toute l’Europe en dehors de la saison chaude.
Quiquillon d'OrpierreA 6 heures du matin nous roulons. L’air est frais. Une légère humidité, résultant du rafraîchissement très relatif de la nuit, avive les senteurs des plantes de Provence, toujours très odoriférantes. Le trafic est quasi nul. Nous chercherons tout au long de notre parcours à éviter les routes passantes, cependant sans toujours y arriver. Certaines jonctions de fond de vallée ne seront pas très agréables. Mais en ce premier matin, nous nous débrouillons assez bien. Les 30 kilomètres, en direction du pied du col de Festre, nous conduisent par des routes détournées et désertes, qui évitent l’axe très passant de la vallée du Buëch, puis celui qui mène à Veynes.
La première difficulté, le col de Festre offre une montée d’une quinzaine de km et 800 m de dénivelé. Cette entrée dans le massif du Dévoluy est magnifique. Sur notre droite les majestueuses parois du pic de Bure et de la crête des Bergers prennent de l’ampleur au fur et à mesure de notre progression.
Chaque fois que je les contemple, je pense à deux très grands alpinistes qui ont fréquenté ces lieux, et y ont tracé des itinéraires de haut vol. Tout d’abord René Desmaison universellement connu pour les très nombreuses escalades extrêmes qu’il effectua, mais aussi Jean Couzy, grimpeur talentueux, parmi les meilleurs, en outre polytechnicien. Mais hélas, en 1958 il fut victime d‘une chute de pierre dans cette magnifique face étincelante de la crête des Bergers, ce qui mit fin à une carrière qui promettait encore beaucoup de beaux exploits intellectuels et sportifs.
Pic de Bure
Crête des BergersAvec un vélo lourdement chargé et un entraînement presque nul, ayant préféré aller à la pêche à la truite depuis le 15 mars, je me traîne, j’ai même des débuts de crampe, ce qui m’arrive très rarement, très mauvais signe dans un col somme toute pas très difficile. Mon compagnon, par contre, caracole tranquillement devant. J’espère seulement qu’il ne va pas trop s’ennuyer à m’attendre dans ces débuts laborieux. Je sais par expérience que la forme vient assez rapidement au fil du temps, mais 9 jours c’est court, trop court. On verra bien, pour le moment, simplement chercher à appuyer au maximum sur les pédales en évitant l’explosion.
mon vélo pour pays "civilisés"Enfin, le col est atteint. Nous y faisons une halte dans le restaurant qui matérialise le lieu. Une entrecôte grillée requinque son homme. Bien qu’ayant demandé une cuisson « bleue », elle m’est servie pour le moins bien cuite. Mais ne faisons pas le difficile.

Dévoluy, massif calcaireNous reprenons notre chevauchée en direction de Super-Dévoluy et du col du Noyer. Pour y parvenir, il faut au préalable franchir le col de Roupes à 1430 m d’altitude. Une fois au sommet, une descente assez courte mène au pied du col du Noyer.
Col de RioupesDans un village nous faisons le plein de nos bidons. Deux jeunes grimpeurs belges en font de même. Nous engageons la conversation et parlons des escalades marquantes des environs, et puis aussi du Verdon et de ses « lignes » mythiques, ULA, la Demande, les Ecureuils… Aïe cela me rappelle des souvenirs qui remontent maintenant à 40 ans, voire un peu plus ! Nous avons une vue de toute beauté sur les montagnes de cet impressionnant massif calcaire du Dévoluy, en particulier sur le pilier Desmaison au pic de Bure, qui de profil s’impose à nous sur 600 m de hauteur, deux tours Eiffel empilées !
Pilier Desmaison Pic de Bure
Un signe du passéL’effet fatigue commence à se faire sentir sérieusement en cette première journée, au cours de la montée du col du Noyer. Il culmine à 1664 m.

Nous y sommesUne descente vertigineuse nous conduit dans la vallée du Drac, rivière impétueuse qui charrie en permanence ou presque des eaux boueuses.
Le DracNous allons bivouaquer à l’orée d’un champ. Le paysan propriétaire du terrain, nous ayant gentiment donné l’autorisation de nous installer. Il va même rester un bon moment à discuter avec nous. Une pluie d’orage généreuse aura la politesse d’attendre, avant de s’abattre, que nos tentes soient montées et que notre riz ait eu le temps de cuire et d’être mangé. Elle sera assez violente, présage d’un lendemain sans nuages.
Premier bivouacBonjour,
Je compte me balader fin octobre avec mon père sur le plateau du Vercors dont je ne connais que le Grand Veymont par beau temps en été...
J'ai mijoté le parcours suivant et j'aimerais profiter de votre expérience pour éclaircir certains points que je note en gras. Merci à tous ceux qui pouront maider. Nous pensons prendre une tente qui me semble être un facteur de sécurité si on se perd dans le mauvais temps (et peut-être aussi de confort car j'ai cru comprendre que certaines cabanes étaient "habitées😄) et allons essayer d'éviter au maximum la "civilisation" Il y a beaucoup de détails puisque c'est le "plan" que j'ai envoyé à mon père pour qu'il s'y retrouve... Les distances sont calculées à la louche, sans doute un peu surestimées (j'espère!)
PROJET VERCORS 2011
De Châtillon en Diois (au sud) au Parking des Allières à Lans en Vercors au Nord, en 6 jours.
J0 : se retrouver sur ce parking, y laisser une voiture et aller avec l'autre à Châtillon en Diois, en déposant un ravitaillement (avec de l'eau!) à Darbounouse ou à défaut sur la route à l'ouest du Pot du Play. Si trop tard on a le temps de faire ça le lendemain vu que l'étape sera courte (mais dure!) Darbounouse est-il accessible avec une voiture normale (il semble s'agir d'une piste forestière) Je pense cacher le ravitaillement dans des rochers ou???
J1 : de Châtillon en Diois (575 m) aux cabanes de Châtillon (1758 m) 6 km, +1200 m. Eau 10 mn avant d'arriver aux cabanes à Baume Rousse. Cabane : http://www.refuges.info/point/80/cabane-non-gardee/vercors/cabane-de-chatillon/ Source : http://www.refuges.info/point/1444/point-d-eau/vercors/source-de-baume-rousse/
J2 : Vers le refuge de Chaumailloux (1669 m) 15 km 6h00 Il y a de l'eau tout près. Eau en route à la fontaine des Bachassons (3,5 km avant le refuge) Cabane : http://www.refuges.info/point/18/cabane-non-gardee/vercors/refuge-de-chamailloux/ Sources : http://www.refuges.info/point/1215/point-d-eau/vercors/fontaine-des-bachassons/ http://www.refuges.info/point/1967/point-d-eau/vercors/source-chevaliere/
J3 : Vers le refuge de la Jasse du Play(14,5 km) eau à 870 m ou la Fontaine de la Chau (12 km) ou la cabane de Tiolache du milieu (16,5 km) +/- eau à la Fontaine de Tiolache à 620 m En passant par un sentier secondaire directement plein nord vers la carrière romaine (4 km), l'arbre taillé, la Fontaine des Bachassons (5,5 km), la cabane des Aiguillettes (6,5 km), le Grand Veymont 2341 m avec descente vers le Pas de la Ville au nord (10 km) Cabanes :http://www.refuges.info/point/28/cabane-non-gardee/vercors/refuge-de-la-jasse-du-play/ http://www.refuges.info/point/29/cabane-non-gardee/vercors/refuge-de-tiolache-du-milieu/ Sources : http://www.refuges.info/point/1228/point-d-eau/vercors/fontaine-du-pas-des-bachassons/ http://www.refuges.info/point/1702/point-d-eau/vercors/fontaine-de-la-chau/ http://www.refuges.info/point/1198/point-d-eau/vercors/fontaine-du-play/ http://www.refuges.info/point/1200/point-d-eau/vercors/fontaine-de-tiolache/
J4 : ravitaillement au Pot du Play ou à Darbounouse puis vers cabane de Carrette Fontaine de la Chau - Pot du Play : 9 km, 3h Puis Darbounouse : +3 km, 45' Puis cabane de Carrette +2,5 km, 45' eau pas sûre, peut-être dans la glacière ? A VOIR Eau pour le soir à Carrette et le lendemain à porter sur 2,5 ou 5 km selon point de ravitaillement quasi sans dénivelée. Cabane : http://www.refuges.info/point/104/cabane-non-gardee/vercors/cabane-de-carrette/ Source : http://www.refuges.info/point/1179/point-d-eau/vercors/fontaine-de-carrette/
J5 : vers la cabane des Clos (1600 m) située sur le balcon est en contrebas de la Grande Moucherolle. Permet d'éviter les pistes et remontées de Corrençon (même s'il y en a aussi un peu côté est) par le pas Ernadant (+500 m, 2 km) Est-ce dangereux d'envisager le balcon est en cas de brouillard. Est-ce plus dangereux que les crêtes? J'ai lu qu'on pouvait aussi suivre les crêtes du Pas Ernardant au pas de la Balme : j'imagine que c'est plus long et plus fatigant mais plus beau? Nan? puis balcon est jusqu'à la fontaine des Sarrazins +6 km puis la cabane des Clos +2 km. En tout +500 m, 10 km. Il y a de l'eau à la cabane des Clos. Cabane : http://www.refuges.info/point/32/cabane-non-gardee/vercors/baraque-des-clos/ Source : http://www.refuges.info/point/1965/point-d-eau/vercors/fontaine-des-sarrazins/
J6 : vers Allières 17 km par le pas de l'Oeille (1960 m) (+360m, 2 km, glissant) J'ai lu qu'il y avait un risque d'éboulement : quelques cailloux ou un pan de falaise? puis la cabane de Roybon (1450 m) + 5 km, eau. Puis par le chemin du Tour des 4 montagnes, +7 km jusqu'au gîte d'étape de Allières.
Il me semble que la répartition des sources se prête mieux à un parcours du sud vers le nord mais en fait je n'en sais rien : des avis? J'aime bien avoir le soleil dans le dos mais s'il y a du mistral on aura le vent dans le pif! Et pour la succession des paysages, que conseillez-vous? On aime les paysages un peu lunaires et les horizons dégagés, moins la forêt...
Au cas où on passerait pas par le balcon est pour contourner la Grande Moucherolle, il nous faudrait donc passer par le versant ouest mais nous aurons alors des difficultés pour trouver de l'eau. La carte IGN montre un petit lac (genre réserve d'eau pour les canosn à neige) mais sur Google Earth je ne vois rien (c'est dans l'ombre de la montagne) : ce petit plan d'eau existe-t-il ou pas? Est-il facilement accessible (pas au fond d'un ravin quoi...)
Merci!!!
Marie
J'ai mijoté le parcours suivant et j'aimerais profiter de votre expérience pour éclaircir certains points que je note en gras. Merci à tous ceux qui pouront maider. Nous pensons prendre une tente qui me semble être un facteur de sécurité si on se perd dans le mauvais temps (et peut-être aussi de confort car j'ai cru comprendre que certaines cabanes étaient "habitées😄) et allons essayer d'éviter au maximum la "civilisation" Il y a beaucoup de détails puisque c'est le "plan" que j'ai envoyé à mon père pour qu'il s'y retrouve... Les distances sont calculées à la louche, sans doute un peu surestimées (j'espère!)
PROJET VERCORS 2011
De Châtillon en Diois (au sud) au Parking des Allières à Lans en Vercors au Nord, en 6 jours.
J0 : se retrouver sur ce parking, y laisser une voiture et aller avec l'autre à Châtillon en Diois, en déposant un ravitaillement (avec de l'eau!) à Darbounouse ou à défaut sur la route à l'ouest du Pot du Play. Si trop tard on a le temps de faire ça le lendemain vu que l'étape sera courte (mais dure!) Darbounouse est-il accessible avec une voiture normale (il semble s'agir d'une piste forestière) Je pense cacher le ravitaillement dans des rochers ou???
J1 : de Châtillon en Diois (575 m) aux cabanes de Châtillon (1758 m) 6 km, +1200 m. Eau 10 mn avant d'arriver aux cabanes à Baume Rousse. Cabane : http://www.refuges.info/point/80/cabane-non-gardee/vercors/cabane-de-chatillon/ Source : http://www.refuges.info/point/1444/point-d-eau/vercors/source-de-baume-rousse/
J2 : Vers le refuge de Chaumailloux (1669 m) 15 km 6h00 Il y a de l'eau tout près. Eau en route à la fontaine des Bachassons (3,5 km avant le refuge) Cabane : http://www.refuges.info/point/18/cabane-non-gardee/vercors/refuge-de-chamailloux/ Sources : http://www.refuges.info/point/1215/point-d-eau/vercors/fontaine-des-bachassons/ http://www.refuges.info/point/1967/point-d-eau/vercors/source-chevaliere/
J3 : Vers le refuge de la Jasse du Play(14,5 km) eau à 870 m ou la Fontaine de la Chau (12 km) ou la cabane de Tiolache du milieu (16,5 km) +/- eau à la Fontaine de Tiolache à 620 m En passant par un sentier secondaire directement plein nord vers la carrière romaine (4 km), l'arbre taillé, la Fontaine des Bachassons (5,5 km), la cabane des Aiguillettes (6,5 km), le Grand Veymont 2341 m avec descente vers le Pas de la Ville au nord (10 km) Cabanes :http://www.refuges.info/point/28/cabane-non-gardee/vercors/refuge-de-la-jasse-du-play/ http://www.refuges.info/point/29/cabane-non-gardee/vercors/refuge-de-tiolache-du-milieu/ Sources : http://www.refuges.info/point/1228/point-d-eau/vercors/fontaine-du-pas-des-bachassons/ http://www.refuges.info/point/1702/point-d-eau/vercors/fontaine-de-la-chau/ http://www.refuges.info/point/1198/point-d-eau/vercors/fontaine-du-play/ http://www.refuges.info/point/1200/point-d-eau/vercors/fontaine-de-tiolache/
J4 : ravitaillement au Pot du Play ou à Darbounouse puis vers cabane de Carrette Fontaine de la Chau - Pot du Play : 9 km, 3h Puis Darbounouse : +3 km, 45' Puis cabane de Carrette +2,5 km, 45' eau pas sûre, peut-être dans la glacière ? A VOIR Eau pour le soir à Carrette et le lendemain à porter sur 2,5 ou 5 km selon point de ravitaillement quasi sans dénivelée. Cabane : http://www.refuges.info/point/104/cabane-non-gardee/vercors/cabane-de-carrette/ Source : http://www.refuges.info/point/1179/point-d-eau/vercors/fontaine-de-carrette/
J5 : vers la cabane des Clos (1600 m) située sur le balcon est en contrebas de la Grande Moucherolle. Permet d'éviter les pistes et remontées de Corrençon (même s'il y en a aussi un peu côté est) par le pas Ernadant (+500 m, 2 km) Est-ce dangereux d'envisager le balcon est en cas de brouillard. Est-ce plus dangereux que les crêtes? J'ai lu qu'on pouvait aussi suivre les crêtes du Pas Ernardant au pas de la Balme : j'imagine que c'est plus long et plus fatigant mais plus beau? Nan? puis balcon est jusqu'à la fontaine des Sarrazins +6 km puis la cabane des Clos +2 km. En tout +500 m, 10 km. Il y a de l'eau à la cabane des Clos. Cabane : http://www.refuges.info/point/32/cabane-non-gardee/vercors/baraque-des-clos/ Source : http://www.refuges.info/point/1965/point-d-eau/vercors/fontaine-des-sarrazins/
J6 : vers Allières 17 km par le pas de l'Oeille (1960 m) (+360m, 2 km, glissant) J'ai lu qu'il y avait un risque d'éboulement : quelques cailloux ou un pan de falaise? puis la cabane de Roybon (1450 m) + 5 km, eau. Puis par le chemin du Tour des 4 montagnes, +7 km jusqu'au gîte d'étape de Allières.
Il me semble que la répartition des sources se prête mieux à un parcours du sud vers le nord mais en fait je n'en sais rien : des avis? J'aime bien avoir le soleil dans le dos mais s'il y a du mistral on aura le vent dans le pif! Et pour la succession des paysages, que conseillez-vous? On aime les paysages un peu lunaires et les horizons dégagés, moins la forêt...
Au cas où on passerait pas par le balcon est pour contourner la Grande Moucherolle, il nous faudrait donc passer par le versant ouest mais nous aurons alors des difficultés pour trouver de l'eau. La carte IGN montre un petit lac (genre réserve d'eau pour les canosn à neige) mais sur Google Earth je ne vois rien (c'est dans l'ombre de la montagne) : ce petit plan d'eau existe-t-il ou pas? Est-il facilement accessible (pas au fond d'un ravin quoi...)
Merci!!!
Marie
bonjour!
cela fait 2 ans de suite que je vais faire de la rando a pralognan dans le parc national de la vanoise et c'est génial! je conseil a tous ceux qui aiment la nature et les grands espaces de s'y rendre!!! cette année je n'y vais pas et cela va me manquer! si vous souhaitez des infos sur quelques balades n'hesitez pas....
cela fait 2 ans de suite que je vais faire de la rando a pralognan dans le parc national de la vanoise et c'est génial! je conseil a tous ceux qui aiment la nature et les grands espaces de s'y rendre!!! cette année je n'y vais pas et cela va me manquer! si vous souhaitez des infos sur quelques balades n'hesitez pas....
Bonjour à tous,
Nous allons faire un voyage de deux semaines à Vallon-Pont-d'Arc durant les vacances de Pâques. Nous ne connaissons aucun endroit dans ce coin-là, si ce n'est le Pont d'Arc et les Gorges de l'Ardèche ! Nous souhaiterions rayonner dans le coin et nous adorons les vieilles pierres, surtout les petits villages. Seule contrainte : le lieu de visite doit être à une heure trente maximum de route de Vallon. Nous pensions déjà faire le Pont du Gard, Avignon et les Gorges, mais après ? Et quelqu'un connaît-il Vaison-la-Romaine, Entraigues-sur-Volane, Séguret ou Pernes-les-Fontaines ? Merci de votre aide ! 🙂
J'aimerais aller en juillet et aout dans les stations alpines de Savoie, ( La Plagne, Tignes, Val d'Isere, Flaine, Arc 2000, )
est ce que quelqu'un pourez m'indiquer si les parkings sont payant.
Bonjour à tous,
Je pars en Ardèche au mois de juillet. Je pense me rendre à Vallon Pont d'Arc. Il paraît que c'est pas mal... Qu'en pensez-vous? Bons plans, visites, activités, ...? Est-ce que quelqu'un connaît le camping internationnal à SALAVAS-VALLON PONT D'ARC?
Merci d'avance
Je pars en Ardèche au mois de juillet. Je pense me rendre à Vallon Pont d'Arc. Il paraît que c'est pas mal... Qu'en pensez-vous? Bons plans, visites, activités, ...? Est-ce que quelqu'un connaît le camping internationnal à SALAVAS-VALLON PONT D'ARC?
Merci d'avance
Several years ago, I discovered the Val Cenis resort. It was love at first sight, and I’ve been going back whenever I can. Plus, the Haute Maurienne valley is stunning, and you can take the opportunity to visit Bessans and Bonneval-sur-Arc. It’s truly a beautiful place where authenticity is preserved, perfect for spending a few days in the mountains during winter and skiing. I wrote an article about this resort on my blog:
https://www.hunza.pro/2025/01/vacances-d-hiver-a-val-cenis-ski-rando-et-decouverte-de-la-vallee-de-la-haute-maurienne.html
Bonjour
Nous devons voyager en camping car la semaine du 17 au 22 août. Nous pensions visiter le sud de l'Ardèche Ruoms Vallon Pont d Arc Labeaume...
Il semble que la région accueille beaucoup de monde cette année (encore plus qu'habituellement) et que les stationnement sur aires et parking gratuits soient difficiles.
Avez-vous des informations utiles sur la destination? des bons plans?
Merci à ceux qui prendront le temps de me répondre 🙂
bonjour
je cherche des lieux de baignade avec des enfants dans le Sud de l'Ardèche, la dernière semaine de juillet.
Alors j'ai vu qu'il y avait le Pont d'Arc, le cirque de Gens. mais je me doute qu'il y aura du monde là bas.
j'ai par ailleurs vu le forum suivant : https://voyageforum.com/v.f?post=9071432;search_string=gorge%20ardeche%20baignade qui m'a donné des infos
bon voilà, ça c'est pour le constat.
De là je me pose plusieurs questions,
est-ce qu'il y a d'autres coins de baignade, facilement accessibles avec des enfants, sans que ce soit trop bondé, à 1h d'Orange max ?
savez-vous si à cause du Covid il y a eu des mesures qui vont être prises pour gérer l'afflux ?
merci pour votre aide
Marcin
je cherche des lieux de baignade avec des enfants dans le Sud de l'Ardèche, la dernière semaine de juillet.
Alors j'ai vu qu'il y avait le Pont d'Arc, le cirque de Gens. mais je me doute qu'il y aura du monde là bas.
j'ai par ailleurs vu le forum suivant : https://voyageforum.com/v.f?post=9071432;search_string=gorge%20ardeche%20baignade qui m'a donné des infos
bon voilà, ça c'est pour le constat.
De là je me pose plusieurs questions,
est-ce qu'il y a d'autres coins de baignade, facilement accessibles avec des enfants, sans que ce soit trop bondé, à 1h d'Orange max ?
savez-vous si à cause du Covid il y a eu des mesures qui vont être prises pour gérer l'afflux ?
merci pour votre aide
Marcin
Bonjour à tous,
nous souhaiterions aller en Ardèche la semaine du 25 aout avec un bébé qui aura 13 mois à ce moment là.
Auriez vous des recommandations d'hébergement?
J'ai repéré Vallée Pont d'Arc comme point de chute. Je sais que nous ne serons pas seuls mais cela me semble le plus central.
Si vous avez des conseils sur quoi faire ou ne pas faire ça m'intéresse aussi!😇
nous souhaiterions aller en Ardèche la semaine du 25 aout avec un bébé qui aura 13 mois à ce moment là.
Auriez vous des recommandations d'hébergement?
J'ai repéré Vallée Pont d'Arc comme point de chute. Je sais que nous ne serons pas seuls mais cela me semble le plus central.
Si vous avez des conseils sur quoi faire ou ne pas faire ça m'intéresse aussi!😇
bonjour a tous,
je pars normalement mi-mai pour une virée à vélo et je voudrais passer par les gorges de l’Ardèche dans le sens Saint-martin d’Ardèche --> vallon pont d'arc .
est-ce dangereux comme j'ai pu le lire ou juste en période estivale ? ça mont dur parait-il ?
merci a tous
je pars normalement mi-mai pour une virée à vélo et je voudrais passer par les gorges de l’Ardèche dans le sens Saint-martin d’Ardèche --> vallon pont d'arc .
est-ce dangereux comme j'ai pu le lire ou juste en période estivale ? ça mont dur parait-il ?
merci a tous








