J’ai enfin réalisé un vieux rêve, celui de visiter la Colombie. Jusqu’ici, le seul pays d’Amérique du Sud que j’avais visité, quelques 4 ou 5 fois, était le Brésil. Pourquoi la Colombie ? Une bonne question, vu qu’il y a d’autres destinations attirantes et populaires, semble-t-il : l’Equateur, le Pérou, la Bolivie entre autres. La réponse la plus simple est qu’il faut bien commencer quelque part.
J’avais cependant d’autres motivations pour choisir la Colombie. C’est un pays réputé pour l’amabilité de ses habitants et pour sa beauté naturelle (mais quel autre pays en Amérique du Sud ne l’est pas ?).
La Colombie est connue pour la pureté de l’Espagnol qu’on y parle, et c’est une langue qui m’a de plus en plus intéressé au fil des années. Puisque nous y sommes, n’oublions pas de mentionner que la Colombie est le pays de Gabriel García Marquez, un auteur que j’ai lu et relu en Français aussi bien qu’en Espagnol (j’ai même lu « Cem Anos de Solidão » en Portugais !). Je sais que la fiction magico-réaliste, dont il est le représentant le plus célèbre, n’est pas du goût de tout le monde, mais je le trouve suffisamment divertissant pour lui pardonner quelques excès d’imagination, et l’idée d’aller voir sur place si je pouvais retrouver la Colombie qu’il décrit dans ses romans me titillait.
Certes, le pays reste encore grevé par une mauvaise réputation sur le plan sécuritaire : la FARC, les cartels, les kidnappings, les vols, les agressions etc. Mais il semble qu’un processus de « nettoyage » de l’environnement social et politique s’est enclenché ces dernières années. Moi-même et mon fils A, qui m’a accompagné dans ce voyage, nous ne sommes d’ailleurs pas des voyageurs néophytes ou inexpérimentés, et le fait que la Colombie n’est pas encore submergée par des vagues de tourisme n’était qu’une raison supplémentaire pour y aller. De plus, le pays est bien assez grand pour qu’on puisse éviter les régions qui restent insécures.
Joignant nos deux agendas, moi et mon fils, nous disposions de 5 semaines et demie pour ce voyage. Nous ne voulions pas couvrir plusieurs pays dans un marathon effréné. Disons-le d’entrée, notre style de voyage n’est pas de « faire » un maximum de sites en un temps record, ni de cocher les cases dites « incontournables ». Ce qui nous intéresse le plus, c’est de rencontrer les gens du pays, et pour A qui est un photographe professionnel, de tirer des portraits de personnes. Cependant, le choix du périple en Colombie nous avait fait inclure quelques derniers jours en Equateur, pour prendre notre vol de retour à Quito.
Je vais commencer par quelques commentaires d’ordre général et quelques statistiques budgétaires et autres, avant de passer à un narratif plus détaillé.
Commentaires généraux et statistiques
Pour les 33 jours passés en Colombie (presque 5 semaines), nous avons parcouru 2600 kms en bus. Voici le résumé du budget par personne :
- Bus : 195 Euros (en moyenne 7.5 Euros pour chaque 100 kms)
- Hôtels et « hostales » : 405 Euros (en moyenne 12 Euros par nuit)
- Repas : 395 Euros (en moyenne 12 Euros par jour)
- Taxis (et quelques téléfériques) : 60 Euros
- Extras : 145 Euros
- Cadeaux : 150 Euros
D’où un total par personne de 1350 Euros, soit une moyenne de 40 Euros par jour.
A cela, il faut ajouter l’avion que nous avons pris de Cartagena à Cali, une distance de quelques 1000 kms, avec LATAM, ce qui nous a coûté 102 Euros par personne.
Quelques commentaires :
- Logement :
o Les prix des hôtels ont pas mal varié, de 15 à plus de 30 Euros par nuit pour une chambre à 2 lits séparés (ci-dessus, je compte les frais coupés en deux). Souvent avec petit déjeuner compris et même une fois, pour 1 jour, en pension complète. Il se peut qu’une chambre double, pour un couple, coûterait un peu moins cher.
- Transport :
o En général, les bus sont en général assez propres et confortables. Les terminaux le sont aussi, ils sont parfois même « nickel ». Ils sont faciles d’usage et nous n’avons jamais eu à attendre plus d’une demi-heure pour prendre le bus suivant.
o Les routes ne sont pas mauvaises, à part quelques exceptions. En revanche, il ne faut pas s’attendre à de belles Nationales Françaises, et nous n’avons jamais vu une seule autoroute.
o Contre toute attente et en dépit de tous les commentaires émis par d’autres voyageurs, nous n’avons jamais trouvé que les gens roulaient mal ou qu’ils étaient frénétiques sur la route.
o Pour ceux qui auraient des critiques concernant les routes et le style de conduite en Colombie, je dirais d’aller voir comment c’est en Inde, ou (pour ce qui est du style de conduite) en Thaïlande !
o Vu l’absence de « Nationales » à la Française et le nombre ahurissant de virages dans les montagnes, les trajets en bus ne sont pas à conseiller pour tout le monde.
o Les paysages qui défilent sont souvent à couper le souffle et on aurait envie de prendre des photos et des vidéos toutes les 2 ou 3 minutes. Tenant compte de mes commentaires positifs sur la qualité des routes et le style de conduite des gens, louer une voiture serait une alternative intéressante au bus, permettant de s’arrêter où on veut et de prendre quelques belles photos, justement.
o Les taxis : nous n’avons jamais eu de problèmes avec les taxis. On nous a toujours scrupuleusement rendu la monnaie (comme partout ailleurs). Les quelques fois où il ne semblait pas y avoir de compteur, nous avons fixé le prix au préalable, parfois avec une petite négociation (mais jamais rien de dramatique). Ah oui, nous avons pris souvent des taxis en pleine rue et même la nuit : aucun problème.
- Repas :
o Les petits déjeuners étaient simples. Typiquement des œufs brouillés ou sur le plat (« huevos revueltos » ou « huevos fritos »), une « arepa » (galette de mais, fade sauf si elle est frite ou grillée), du café. Parfois aussi un jus de fruit.
o Le café est une grande déception en Colombie. A part quelques rarissimes exceptions, le « tinto » est ce qu’il y a de pire dans le genre café soluble dilué au maximum. Je reviendrai là-dessus.
o Pour le midi aussi bien que le soir, surtout de la viande (porc, poulet, bœuf) avec des haricots (« frijoles »), un œuf sur le plat, une « arepa ». Bonne viande. Portions gigantesques pour le prix. Attention aux prises de poids, surtout si on abuse des « bandejas paisas » ! Nourriture copieuse donc, parfois bien goûteuse mais un peu monotone à la longue. Cependant, je vais donner une mention spéciale pour les soupes presque toujours servies en entrée, les « sopitas » : elles sont toujours bonnes et souvent la meilleure partie du repas … bien que souvent un tantinet trop salées à mon goût.
- Extras :
o Bières : que des canettes ou des bouteilles (Club Colombia, Aguila), jamais de pression. Bière acceptable sans plus, mais certes pas cher, le plus souvent à 1 Euro (3500 COP) ou moins.
o Cafés : presque invisible sur le budget. Le « tinto » est servi entre 500 et 1000 COP, c.-à-d. 0.15 à 0.3 Euro. J’allais oublier : sucré d’office 1 fois sur 2 (9 fois sur 10 ?), pouah quelle horreur !
o Les « empanadas », sortes de chaussons faits à partir de farine de maïs et farcis de viande et de légumes, sont ce qui nous a servi de rattrapage quand nous avons fait court sur le petit déjeuner. Vendus très bon marché un peu partout dans la rue et les terminaux routiers, ça cale bien pour quelques heures et ce n’est parfois pas mauvais non plus !
Bonjour,
Quelques informations au retour de Colombie, en complément du message très complet de Slaeinte.
Circuit : Arrivée par avion à Cartagena (depuis Panama), Santa Marta, Medellin, Armenia, Salento, Cocora, Neiva, San Augustin, Pitalito, Popayan, Cali, Armenia, Bogota. 3 semaines, de fin mars à mi avril 2008.
Sécurité : Je pense que les conseils aux voyageurs du MAE sont pertinents, mais trop alarmistes. Quand on regarde la carte des zones déconseillées, tout le pays est en rouge à part Cartagena (qui est en réalité un des endroits où se concentrent les malfaisants, du fait du tourisme plus important). En ce qui concerne les transports, j’ai traversé le pays uniquement en bus (y compris bus de nuit de Santa Marta à Medellin).et pris des taxis dans les villes sans aucun problème Comme dit plus haut il n’y a pas de problème si on ne fait pas n’importe quoi. Du genre : partir en trek sans guide dans une région contrôlée par la guérilla, se balader la nuit dans les Barrios périphériques avec un gros appareil photo autour du cou, changer du liquide dans les rues… Les règles de prudence valables partout sont à respecter avec beaucoup de vigilance, et tout se passe bien.
La meilleure source d’informations finalement, ce sont les habitants : ils savent où on peut aller ou pas. D’ailleurs ils donnent des recommandations d’eux-mêmes sans qu’on leur ait forcément demandé. Vous croiserez beaucoup de gens qui se soucieront de votre sécurité et de votre confort sans que cela ne leur rapporte rien, par simple gentillesse. Dans les villes, la règle générale est de rester dans les hyper centre. C’est en plus là qu’il y a les hébergements et les choses à voir. Eviter les sorties nocturnes, encore qu’il n’y ait pas de règle, j’ai vu (et entendu !!) des voyageurs rentrer dans les hôtels au petit matin bien allumés et pourtant toujours vivants. Les terminaux de bus sont très sécurisés, le point faible, ce sont les abords. C’est là qu’ont lieu les agressions. Il vaut mieux arriver avec un bus (qui entre dans le terminal) ou en taxi qui dépose juste devant. Dans les endroits isolés, il vaut mieux partir avec un guide : il peut être d’une aide précieuse, connaît les risques, et permet de découvrir des choses qu’on ne verrait pas.
Guide : J’avais pris le Petit Futé, assez complet. Remarque sur le LP (qui est évidemment un excellent guide) : tous les voyageurs l’utilisent et se retrouvent sur les adresses recommandées. Quand on veut rencontrer d’autres voyageurs, c’est idéal. Si on cherche autre chose, il faut se débrouiller. Assez souvent, je me suis fait déposer en plein centre ville et j’ai cherché par moi-même.
San Augustin : Bourg très sympa, avec beaucoup de choses à faire et à voir, et toutes les commodités. Il y a pas mal d’hébergements, notamment dans des familles qui louent quelques chambres. Renseignements à l’Office du tourisme. Propositions de circuits à cheval (de 4 heures à 2 jours ou plus) ou en jeep sur une journée, pour faire le tour des sites distants. La découverte des paysages autour est aussi intéressante que les sites. Climat tempéré, belles journées, nuits plus fraiches.
Route PITALITO/POPAYAN : parcours surréaliste en bus sur un chemin de terre au milieu des fincas, des pâtures, des forêts et des montagnes. 7 heures de cahots pour les 150 KM. éprouvant mais passionnant. Il vaut mieux savoir avant ce qui nous attend.
Popayan : Très belle ville, une unité architecturale rare. Ville touristique, un peu comme Cartagena, avec les mêmes inconvénients. Le RV de tous les backpakers est la Casa Familiar, pas cher et superbement située près du centre.
Vélo : la Colombie est un pays de vélo : compétitions, cyclos le dimanche partout sur les routes, magasins de vélos et ateliers de réparation. Avis aux amateurs…en respectant les consignes de sécurité surtout pour les itinéraires.
Argent : on peut utiliser une carte bancaire pour faire des retraits à peu près partout sans problème. Pour le cash le dollar reste la référence, mais on trouve aussi du change pour les euros. Pour un budget moyen, j’étais aux alentours de 45/50 USD par jour, sans faire de folies, mais avec des hébergements corrects.
Accueil : C’est le meilleur souvenir de la Colombie. Les gens sont globalement très amicaux, ouverts, avec beaucoup d’humour et d’autodérision. Gabriel Garcia Marquez représente assez bien son pays de ce point de vue. C’est vraiment un pays à part.
Les médias mettent le sang et la mort en première page pour vendre du papier. En réduisant l’information à ce quelle a de plus négatif, ils conditionnent inconsciemment notre perception d’un pays avec une partie seulement de la réalité. Particulièrement pour la Colombie, dont on parle rarement en positif. Il faut dépasser les messages qu'on nous a martelés et essayer de se faire une idée neuve et objective. Evidement tout n’est pas rose, et la plus grande prudence reste nécessaire. Mais il faut arrêter aussi de réduire ce pays très attachant aux clichés lancinants qu’on nous sert sans arrêt. L’immense majorité des colombiennes et des colombiens se lève tôt, travaille dur, œuvre au développement du pays, espère que ses problèmes seront bientôt résolus....et offre un accueil adorable aux voyageurs.
A votre disposition,
Pierre
Quelques informations au retour de Colombie, en complément du message très complet de Slaeinte.
Circuit : Arrivée par avion à Cartagena (depuis Panama), Santa Marta, Medellin, Armenia, Salento, Cocora, Neiva, San Augustin, Pitalito, Popayan, Cali, Armenia, Bogota. 3 semaines, de fin mars à mi avril 2008.
Sécurité : Je pense que les conseils aux voyageurs du MAE sont pertinents, mais trop alarmistes. Quand on regarde la carte des zones déconseillées, tout le pays est en rouge à part Cartagena (qui est en réalité un des endroits où se concentrent les malfaisants, du fait du tourisme plus important). En ce qui concerne les transports, j’ai traversé le pays uniquement en bus (y compris bus de nuit de Santa Marta à Medellin).et pris des taxis dans les villes sans aucun problème Comme dit plus haut il n’y a pas de problème si on ne fait pas n’importe quoi. Du genre : partir en trek sans guide dans une région contrôlée par la guérilla, se balader la nuit dans les Barrios périphériques avec un gros appareil photo autour du cou, changer du liquide dans les rues… Les règles de prudence valables partout sont à respecter avec beaucoup de vigilance, et tout se passe bien.
La meilleure source d’informations finalement, ce sont les habitants : ils savent où on peut aller ou pas. D’ailleurs ils donnent des recommandations d’eux-mêmes sans qu’on leur ait forcément demandé. Vous croiserez beaucoup de gens qui se soucieront de votre sécurité et de votre confort sans que cela ne leur rapporte rien, par simple gentillesse. Dans les villes, la règle générale est de rester dans les hyper centre. C’est en plus là qu’il y a les hébergements et les choses à voir. Eviter les sorties nocturnes, encore qu’il n’y ait pas de règle, j’ai vu (et entendu !!) des voyageurs rentrer dans les hôtels au petit matin bien allumés et pourtant toujours vivants. Les terminaux de bus sont très sécurisés, le point faible, ce sont les abords. C’est là qu’ont lieu les agressions. Il vaut mieux arriver avec un bus (qui entre dans le terminal) ou en taxi qui dépose juste devant. Dans les endroits isolés, il vaut mieux partir avec un guide : il peut être d’une aide précieuse, connaît les risques, et permet de découvrir des choses qu’on ne verrait pas.
Guide : J’avais pris le Petit Futé, assez complet. Remarque sur le LP (qui est évidemment un excellent guide) : tous les voyageurs l’utilisent et se retrouvent sur les adresses recommandées. Quand on veut rencontrer d’autres voyageurs, c’est idéal. Si on cherche autre chose, il faut se débrouiller. Assez souvent, je me suis fait déposer en plein centre ville et j’ai cherché par moi-même.
San Augustin : Bourg très sympa, avec beaucoup de choses à faire et à voir, et toutes les commodités. Il y a pas mal d’hébergements, notamment dans des familles qui louent quelques chambres. Renseignements à l’Office du tourisme. Propositions de circuits à cheval (de 4 heures à 2 jours ou plus) ou en jeep sur une journée, pour faire le tour des sites distants. La découverte des paysages autour est aussi intéressante que les sites. Climat tempéré, belles journées, nuits plus fraiches.
Route PITALITO/POPAYAN : parcours surréaliste en bus sur un chemin de terre au milieu des fincas, des pâtures, des forêts et des montagnes. 7 heures de cahots pour les 150 KM. éprouvant mais passionnant. Il vaut mieux savoir avant ce qui nous attend.
Popayan : Très belle ville, une unité architecturale rare. Ville touristique, un peu comme Cartagena, avec les mêmes inconvénients. Le RV de tous les backpakers est la Casa Familiar, pas cher et superbement située près du centre.
Vélo : la Colombie est un pays de vélo : compétitions, cyclos le dimanche partout sur les routes, magasins de vélos et ateliers de réparation. Avis aux amateurs…en respectant les consignes de sécurité surtout pour les itinéraires.
Argent : on peut utiliser une carte bancaire pour faire des retraits à peu près partout sans problème. Pour le cash le dollar reste la référence, mais on trouve aussi du change pour les euros. Pour un budget moyen, j’étais aux alentours de 45/50 USD par jour, sans faire de folies, mais avec des hébergements corrects.
Accueil : C’est le meilleur souvenir de la Colombie. Les gens sont globalement très amicaux, ouverts, avec beaucoup d’humour et d’autodérision. Gabriel Garcia Marquez représente assez bien son pays de ce point de vue. C’est vraiment un pays à part.
Les médias mettent le sang et la mort en première page pour vendre du papier. En réduisant l’information à ce quelle a de plus négatif, ils conditionnent inconsciemment notre perception d’un pays avec une partie seulement de la réalité. Particulièrement pour la Colombie, dont on parle rarement en positif. Il faut dépasser les messages qu'on nous a martelés et essayer de se faire une idée neuve et objective. Evidement tout n’est pas rose, et la plus grande prudence reste nécessaire. Mais il faut arrêter aussi de réduire ce pays très attachant aux clichés lancinants qu’on nous sert sans arrêt. L’immense majorité des colombiennes et des colombiens se lève tôt, travaille dur, œuvre au développement du pays, espère que ses problèmes seront bientôt résolus....et offre un accueil adorable aux voyageurs.
A votre disposition,
Pierre
Que voir en Colombie ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
Au niveau touristique, on peut diviser le pays en quatre avec : - La côte Caraïbe (au nord), - La côte Pacifique (à l'ouest), - Les Andes (au centre), - La région Orénoque-Amazonie (à l'est).
1- CÔTE CARAÏBESAracataca : pour les fans de l'écrivain Gabriel Garcia Marquez, cette petite ville pas loin de la côte lui inspira "Cent ans de solitude". C'est aussi là où il est né.Arboletes : la localité est située à côté d'un volcan de boue dans lequel on peut patauger. C'est devenu une attraction touristique au niveau local.Barranquilla : ville industrielle et commerciale de la côte, surtout connue pour son carnaval.Capurgana : un village de la côte, entouré de jungles (treks possibles), à la frontière du Panama. De belles plages et de la plongée, et surtout un passage obligé pour ceux qui veulent atteindre le Panama en bateau (Puerto Obaldia) en ayant pris au préalable celui qui fait la liaison Turbo-Capurgana.Carthagena : c'est une des plus belles villes coloniales d'Amérique Latine avec de plus de magnifiques plages dans ses environs. Logiquement, elle est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ciudad Perdida : ce superbe et désormais célèbre site archéologique précolombien situé dans la Sierra Nevada est devenu une destination de trek pour nombre de voyageurs.Santa Cruz de Mompox : très belle petite ville pas loin de la côte dont le superbe centre colonial, très bien conservé, lui a permis d'être inscrite au patrimoine de l'UNESCO.Santa Marta : cet important port des Caraïbes est connu pour les plages de ses environs (dont Taganga), la plongée, et surtout la proximité du Parc de Tayrona, de la Sierra Nevada et de la "célèbre" Ciudad Perdida pour lesquels la ville sert souvent de base de découverte.Turbo : passage obligé pour ceux qui veulent se rendre au Panama en faisant en bateau le trajet vers Capurgana puis ensuite, de là, vers Puerto Olbadia de l'autre côté de la frontière.Les îlesIslas del Rosario : petites îles inhabitées - mais très visitées - au large de Cartagena classées parc national (avec l'archipel San Bernardo plus au sud) pour leurs fonds marins. On peut profiter de leurs magnifiques plages et des possibilités de plongée.Providencia : c'est l'autre île (volcanique) associée à San Andres. Moins touristique que cette dernière, elle n'en possède pas moins de supers plages et de bons spots de plongée.San Andres : plus proche du Nicaragua que de la Colombie, San Andres est un haut lieu du tourisme "tout-inclus" grâce à ses plages de carte postale, ses possibilités de plongée et autres activités nautiques. L'île forme avec sa voisine Providencia l'archipel San Andres y Providencia Patrimoine naturelParc national de Tayrona : superbe parc du littoral avec ses paysages, ses plages, ses spots de surf et de plongée, ses montagnes, ses quelques vestiges archéologiques, ses oiseaux et ses possibilités de randonnées. Logique alors que ce soit un des parcs les plus visités du pays.Sierra Nevada de Santa Marta : à quelques kilomètres à peine des côtes, cette montagne possède des sommets à plus de 5 500 m. C'est une zone de treks (notamment à destination de la Ciudad Perdida) et on peut y rencontrer diverses populations aux traditions toujours bien présentes.2- CÔTE PACIFIQUEBuenaventura : c'est le port principal de la côte Pacifique. En saison, on voit des baleines au large.Cali : la grande ville animée de la région Pacifique. On y trouve plusieurs musées et quelques édifices intéressants. A proximité, le Lac Calima est connu pour ses possibilités d'activités nautiques.El Valle : sur la côte nord, des plages, de la pêche, du surf, de la plongée et juste à côté le parc d'Utria avec ses rivières et cascades.Pasto : grande ville au pied du volcan Galeras, dans le sud du pays. Son attrait principal demeure dans ses environs avec plusieurs lacs et les montagnes à découvrir en randonnée.Popayan : magnifique cité coloniale toute blanche située au sud de Cali. A sa périphérie on peut également voir la pyramide précolombienne d'El Morro del Tucan.Tierradentro : ce site archéologique est classé au patrimoine de l'UNESCO pour ses chambres funéraires souterraines.Patrimoine naturelIle Gorgona : au sud, à une cinquantaine de kilomètres des côtes. L'île volcanique qui était autrefois une prison dont on peut encore voir les vestiges est désormais une réserve naturelle appréciée des plongeurs. En juin-juillet on peut également apercevoir des baleines au large.Ile de Malpelo : à 500 km des côtes, la petite île volcanique de Malpelo est classée à l'UNESCO pour sa faune marine dont les requins. Elle ne se visite qu'avec une autorisation.Parc national de Los Katios : à la frontière avec le Panama, au niveau du Darien, l'endroit est classé à l'UNESCO tout comme son homologue panaméen de l'autre côté.3- LES ANDESArmenia : cette grande ville entre Medelin et Cali est au coeur de la région du café qui est d'ailleurs classée à l'UNESCO. A sa périphérie, on peut visiter des plantations et le Parc national du café qui est un espace thématique consacré à la production de celui-ci.Bachichara : un des nombreux villages andins qui a bien conservé son architecture de l'époque coloniale.Bogota : la capitale colombienne est une ville animée avec en plus un vieux quartier historique (La Candelaria) et plusieurs musées dont le très connu Musée de l'or.Bucaramanga : grande ville entre Bogota et le Venezuela surtout intéressante pour ses environs (sites coloniaux, montagnes, activités sport-nature).Cucuta : la ville de plus d'un million d'habitants à la frontière venezuelienne n'est généralement qu'une étape en matière de transports entre les deux pays.Giron : à quelques kilomètres de Bucaramanga, Giron est connue pour son centre datant de l'époque coloniale.Jardin : au sud de Medelin, la grosse bourgade a conservé sa belle architecture coloniale.Manizales : grande ville universitaire à la périphérie de la région du café avec quelques beaux édifices et deux parcs nationaux dans ses environs (Los Nevados et Tatamos).Medellín : c'est la seconde agglomération de Colombie avec plus de 2 millions d'habitants. Elle compte quelques musées dont le plus connu est celui d'Antioquia qui présente des oeuvres de Botero.San Agustín : c'est dans ce village qu'on visite le site archéologique du même nom. Il est classé au patrimoine de l'UNESCO pour ses 300 statues et autres sculptures précolombiennes.San Gil : petite ville du nord, au coeur des Andes, réputée pour toutes les activités sport-nature qu'on peut pratiquer dans ses environs : trek, spéléo, grimpe, kayak, canyoning et surtout raft.Santa Fe de Antioquia : à une cinquantaine de kilomètres au nord de Medelin. La ville a gardé sa magnifique architecture coloniale.Tunja : une grande ville des Andes avec encore nombre de témoignages architecturaux de l'époque espagnole. Juste à côte le Pont de Boyaca est un site historique important car, suite à la bataille qui y eu lieu en 1819, la Colombie obtint son indépendance.Villa de Leyva : superbe gros bourg rural à l'architecture coloniale au nord de Bogota. L'endroit est pas mal visité.Zupaquira : ville au nord de la capitale connue pour sa cathédrale construite à l'intérieur d'une mine de sel. Zupaquira abrite également un "écomusée" consacré au sel et à son extraction.Patrimoine naturelDésert de la Tatacoa : au coeur des Andes, à quelques kilomètres au nord de la ville de Neiva, cette zone désolée abrite nombre de fossiles. Parc national El Cocuy : vaste parc montagneux au sud-est de Bucaramanga, pas loin du Venezuela. On peut y randonner.Parc national Los Nevados : à côté de Manizales, de parc est dominé par le sommet d'un volcan enneigé culminant à plus de 5 000 m. On peut aussi profiter de la Vallée de Cocora dans ce même parc pour randonner, faire du raft ou observer les oiseaux. Le Nevados est un des sites naturels les plus visités de Colombie.4- RÉGION ORÉNOQUE-AMAZONIELeticia : à l'extrême sud du pays, à la frontière avec le Pérou et le Brésil, Leticia est une ville portuaire sur l'Amazone inaccessible par la route. Elle sert de base à la découverte des rios, des parcs amazoniens et des populations qui vivent dans ses environs.Puerto Narino : c'est la seconde bourgade de l'Amazonie. Tout comme Leticia elle est située sur le fleuve Amazone et sert de base à la découverte des alentours.Patrimoine naturelParc national Amacayacu : au nord de Leticia c'est le principal parc de l'Amazonie colombienne au niveau tourisme. On peut y découvrir la forêt, sa faune et sa flore, de même que les populations qui y vivent.5- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Côte Caraïbes : Carthagena; Ciudad Perdida; Islas del Rosario; Parc national de Tayrona; Providencia; San Andres; Santa Cruz de Mompox; Sierra Nevada de Santa Marta. - Côte Pacifique : Popayan. - Les Andes : Bogota; Jardin; Parc national Los Nevados; San Agustín; San Gil; Santa Fe de Antioquia; Tunja; Villa de Leyva. - La région Orénoque-Amazonie : Parc national Amacayacu.
- © VoyageForum -
Au niveau touristique, on peut diviser le pays en quatre avec : - La côte Caraïbe (au nord), - La côte Pacifique (à l'ouest), - Les Andes (au centre), - La région Orénoque-Amazonie (à l'est).
1- CÔTE CARAÏBESAracataca : pour les fans de l'écrivain Gabriel Garcia Marquez, cette petite ville pas loin de la côte lui inspira "Cent ans de solitude". C'est aussi là où il est né.Arboletes : la localité est située à côté d'un volcan de boue dans lequel on peut patauger. C'est devenu une attraction touristique au niveau local.Barranquilla : ville industrielle et commerciale de la côte, surtout connue pour son carnaval.Capurgana : un village de la côte, entouré de jungles (treks possibles), à la frontière du Panama. De belles plages et de la plongée, et surtout un passage obligé pour ceux qui veulent atteindre le Panama en bateau (Puerto Obaldia) en ayant pris au préalable celui qui fait la liaison Turbo-Capurgana.Carthagena : c'est une des plus belles villes coloniales d'Amérique Latine avec de plus de magnifiques plages dans ses environs. Logiquement, elle est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ciudad Perdida : ce superbe et désormais célèbre site archéologique précolombien situé dans la Sierra Nevada est devenu une destination de trek pour nombre de voyageurs.Santa Cruz de Mompox : très belle petite ville pas loin de la côte dont le superbe centre colonial, très bien conservé, lui a permis d'être inscrite au patrimoine de l'UNESCO.Santa Marta : cet important port des Caraïbes est connu pour les plages de ses environs (dont Taganga), la plongée, et surtout la proximité du Parc de Tayrona, de la Sierra Nevada et de la "célèbre" Ciudad Perdida pour lesquels la ville sert souvent de base de découverte.Turbo : passage obligé pour ceux qui veulent se rendre au Panama en faisant en bateau le trajet vers Capurgana puis ensuite, de là, vers Puerto Olbadia de l'autre côté de la frontière.Les îlesIslas del Rosario : petites îles inhabitées - mais très visitées - au large de Cartagena classées parc national (avec l'archipel San Bernardo plus au sud) pour leurs fonds marins. On peut profiter de leurs magnifiques plages et des possibilités de plongée.Providencia : c'est l'autre île (volcanique) associée à San Andres. Moins touristique que cette dernière, elle n'en possède pas moins de supers plages et de bons spots de plongée.San Andres : plus proche du Nicaragua que de la Colombie, San Andres est un haut lieu du tourisme "tout-inclus" grâce à ses plages de carte postale, ses possibilités de plongée et autres activités nautiques. L'île forme avec sa voisine Providencia l'archipel San Andres y Providencia Patrimoine naturelParc national de Tayrona : superbe parc du littoral avec ses paysages, ses plages, ses spots de surf et de plongée, ses montagnes, ses quelques vestiges archéologiques, ses oiseaux et ses possibilités de randonnées. Logique alors que ce soit un des parcs les plus visités du pays.Sierra Nevada de Santa Marta : à quelques kilomètres à peine des côtes, cette montagne possède des sommets à plus de 5 500 m. C'est une zone de treks (notamment à destination de la Ciudad Perdida) et on peut y rencontrer diverses populations aux traditions toujours bien présentes.2- CÔTE PACIFIQUEBuenaventura : c'est le port principal de la côte Pacifique. En saison, on voit des baleines au large.Cali : la grande ville animée de la région Pacifique. On y trouve plusieurs musées et quelques édifices intéressants. A proximité, le Lac Calima est connu pour ses possibilités d'activités nautiques.El Valle : sur la côte nord, des plages, de la pêche, du surf, de la plongée et juste à côté le parc d'Utria avec ses rivières et cascades.Pasto : grande ville au pied du volcan Galeras, dans le sud du pays. Son attrait principal demeure dans ses environs avec plusieurs lacs et les montagnes à découvrir en randonnée.Popayan : magnifique cité coloniale toute blanche située au sud de Cali. A sa périphérie on peut également voir la pyramide précolombienne d'El Morro del Tucan.Tierradentro : ce site archéologique est classé au patrimoine de l'UNESCO pour ses chambres funéraires souterraines.Patrimoine naturelIle Gorgona : au sud, à une cinquantaine de kilomètres des côtes. L'île volcanique qui était autrefois une prison dont on peut encore voir les vestiges est désormais une réserve naturelle appréciée des plongeurs. En juin-juillet on peut également apercevoir des baleines au large.Ile de Malpelo : à 500 km des côtes, la petite île volcanique de Malpelo est classée à l'UNESCO pour sa faune marine dont les requins. Elle ne se visite qu'avec une autorisation.Parc national de Los Katios : à la frontière avec le Panama, au niveau du Darien, l'endroit est classé à l'UNESCO tout comme son homologue panaméen de l'autre côté.3- LES ANDESArmenia : cette grande ville entre Medelin et Cali est au coeur de la région du café qui est d'ailleurs classée à l'UNESCO. A sa périphérie, on peut visiter des plantations et le Parc national du café qui est un espace thématique consacré à la production de celui-ci.Bachichara : un des nombreux villages andins qui a bien conservé son architecture de l'époque coloniale.Bogota : la capitale colombienne est une ville animée avec en plus un vieux quartier historique (La Candelaria) et plusieurs musées dont le très connu Musée de l'or.Bucaramanga : grande ville entre Bogota et le Venezuela surtout intéressante pour ses environs (sites coloniaux, montagnes, activités sport-nature).Cucuta : la ville de plus d'un million d'habitants à la frontière venezuelienne n'est généralement qu'une étape en matière de transports entre les deux pays.Giron : à quelques kilomètres de Bucaramanga, Giron est connue pour son centre datant de l'époque coloniale.Jardin : au sud de Medelin, la grosse bourgade a conservé sa belle architecture coloniale.Manizales : grande ville universitaire à la périphérie de la région du café avec quelques beaux édifices et deux parcs nationaux dans ses environs (Los Nevados et Tatamos).Medellín : c'est la seconde agglomération de Colombie avec plus de 2 millions d'habitants. Elle compte quelques musées dont le plus connu est celui d'Antioquia qui présente des oeuvres de Botero.San Agustín : c'est dans ce village qu'on visite le site archéologique du même nom. Il est classé au patrimoine de l'UNESCO pour ses 300 statues et autres sculptures précolombiennes.San Gil : petite ville du nord, au coeur des Andes, réputée pour toutes les activités sport-nature qu'on peut pratiquer dans ses environs : trek, spéléo, grimpe, kayak, canyoning et surtout raft.Santa Fe de Antioquia : à une cinquantaine de kilomètres au nord de Medelin. La ville a gardé sa magnifique architecture coloniale.Tunja : une grande ville des Andes avec encore nombre de témoignages architecturaux de l'époque espagnole. Juste à côte le Pont de Boyaca est un site historique important car, suite à la bataille qui y eu lieu en 1819, la Colombie obtint son indépendance.Villa de Leyva : superbe gros bourg rural à l'architecture coloniale au nord de Bogota. L'endroit est pas mal visité.Zupaquira : ville au nord de la capitale connue pour sa cathédrale construite à l'intérieur d'une mine de sel. Zupaquira abrite également un "écomusée" consacré au sel et à son extraction.Patrimoine naturelDésert de la Tatacoa : au coeur des Andes, à quelques kilomètres au nord de la ville de Neiva, cette zone désolée abrite nombre de fossiles. Parc national El Cocuy : vaste parc montagneux au sud-est de Bucaramanga, pas loin du Venezuela. On peut y randonner.Parc national Los Nevados : à côté de Manizales, de parc est dominé par le sommet d'un volcan enneigé culminant à plus de 5 000 m. On peut aussi profiter de la Vallée de Cocora dans ce même parc pour randonner, faire du raft ou observer les oiseaux. Le Nevados est un des sites naturels les plus visités de Colombie.4- RÉGION ORÉNOQUE-AMAZONIELeticia : à l'extrême sud du pays, à la frontière avec le Pérou et le Brésil, Leticia est une ville portuaire sur l'Amazone inaccessible par la route. Elle sert de base à la découverte des rios, des parcs amazoniens et des populations qui vivent dans ses environs.Puerto Narino : c'est la seconde bourgade de l'Amazonie. Tout comme Leticia elle est située sur le fleuve Amazone et sert de base à la découverte des alentours.Patrimoine naturelParc national Amacayacu : au nord de Leticia c'est le principal parc de l'Amazonie colombienne au niveau tourisme. On peut y découvrir la forêt, sa faune et sa flore, de même que les populations qui y vivent.5- LE PLUS APPRÉCIÉ...
- Côte Caraïbes : Carthagena; Ciudad Perdida; Islas del Rosario; Parc national de Tayrona; Providencia; San Andres; Santa Cruz de Mompox; Sierra Nevada de Santa Marta. - Côte Pacifique : Popayan. - Les Andes : Bogota; Jardin; Parc national Los Nevados; San Agustín; San Gil; Santa Fe de Antioquia; Tunja; Villa de Leyva. - La région Orénoque-Amazonie : Parc national Amacayacu.
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Bonjour,
Je viens d'acheter mon billet d'avion :) Je me suis concocté un petit itinéraire, j'aimerais avoir votre avis svp :)
25 juin, vol Montréal-Bogota; arrivée à Bogota 21h30 26: Bogota 27: Bogota puis départ pour Villavieja (pm?) 28: Villavieja, désert de la Tatacoa (ou le 29?) 29: départ pour San Augustin 30: San Augustin 1er juillet: départ pour Popayan, Tierradentro 5: départ pour Salento, valle de Cocora 8: départ pour Medellin 10: vol Medellin-Nuqui ou Bahia Solano 13: retour Medellin, puis vol pour Cartagena la même journée si possible, sinon 14: vol pour Cartagena 16: Mompox, Aracataca 17: Santa Marta, vol pour Bogota en soirée 18: Bogota 19: vol pour Montréal à 23h
Les jours qui ne sont pas indiqués, ce sont les jours que je passe dans la ville d'arrivée ou dans les environs. Je n'ai pas prévu de longues randonnées, ce n'est pas trop mon truc; une petite journée par ci par là pour grimper un volcan spectaculaire (lequel et quand? J'ai vu le Kawh Ijen et le Bromo l'an dernier) ou me promener quelques heures dans un paysage extraordinaire me suffisent. J'aime les «vieilles pierres» et les endroits atypiques.
Je'ai déjà passé quelques jours dans une petite plantation au Pérou, où j'ai cueilli, torréfié et dégusté café et cacao, donc je ne mets pas la priorité sur les visites de plantation.
Du 14 au 17, ça me semble très (trop) chargé, mais je suis une fan de Gabriel Garcia Marquez depuis tant d'années que ça me paraît inconcevable d'aller en Colombie sans faire ce «pèlerinage».
Quant à la côte pacifique, c'est ma petite folie... $$$; j'aimerais y aller pour les baleines, sauf si c'est vraiment trop pluvieux.
Je n'ai pas un gros budget, voyage solo oblige. Je voyage en bus, de nuit lorsque possible. Je prendrai l'avion si je peux gagner une journée de visite, sinon je ne vois pas vraiment où je pourrai couper. Voilà, vos suggestions sont, comme toujours, les bienvenues. D'avance, merci :)
Je viens d'acheter mon billet d'avion :) Je me suis concocté un petit itinéraire, j'aimerais avoir votre avis svp :)
25 juin, vol Montréal-Bogota; arrivée à Bogota 21h30 26: Bogota 27: Bogota puis départ pour Villavieja (pm?) 28: Villavieja, désert de la Tatacoa (ou le 29?) 29: départ pour San Augustin 30: San Augustin 1er juillet: départ pour Popayan, Tierradentro 5: départ pour Salento, valle de Cocora 8: départ pour Medellin 10: vol Medellin-Nuqui ou Bahia Solano 13: retour Medellin, puis vol pour Cartagena la même journée si possible, sinon 14: vol pour Cartagena 16: Mompox, Aracataca 17: Santa Marta, vol pour Bogota en soirée 18: Bogota 19: vol pour Montréal à 23h
Les jours qui ne sont pas indiqués, ce sont les jours que je passe dans la ville d'arrivée ou dans les environs. Je n'ai pas prévu de longues randonnées, ce n'est pas trop mon truc; une petite journée par ci par là pour grimper un volcan spectaculaire (lequel et quand? J'ai vu le Kawh Ijen et le Bromo l'an dernier) ou me promener quelques heures dans un paysage extraordinaire me suffisent. J'aime les «vieilles pierres» et les endroits atypiques.
Je'ai déjà passé quelques jours dans une petite plantation au Pérou, où j'ai cueilli, torréfié et dégusté café et cacao, donc je ne mets pas la priorité sur les visites de plantation.
Du 14 au 17, ça me semble très (trop) chargé, mais je suis une fan de Gabriel Garcia Marquez depuis tant d'années que ça me paraît inconcevable d'aller en Colombie sans faire ce «pèlerinage».
Quant à la côte pacifique, c'est ma petite folie... $$$; j'aimerais y aller pour les baleines, sauf si c'est vraiment trop pluvieux.
Je n'ai pas un gros budget, voyage solo oblige. Je voyage en bus, de nuit lorsque possible. Je prendrai l'avion si je peux gagner une journée de visite, sinon je ne vois pas vraiment où je pourrai couper. Voilà, vos suggestions sont, comme toujours, les bienvenues. D'avance, merci :)
Pour mieux comprendre mes amis colombiens, et qui sait envisager un voyage dans leur pays, je cherche à lire des récits de voyage dans ce pays (ou tout autre livre "éclairant").
En dehors des romans d'auteurs comme Gabo et Alvaro Mutis, j'ai lu le récit dont le nom m'échappe d'un Anglais qui a mené dans les années 80 une sorte d'enquête sur la cocaïne (d'ailleurs, le bouquin s'appellerait "Colombie Cocaïne", ou l'inverse, que ça ne m'étonnerait pas...).
Bref, toute suggestion est la bienvenue!
Bonjour à tous,
Je rentre d'un séjour de 3 semaines en Colombie (axé sur Bogota, la région des Caraïbes et la région du café), et souhaite vous faire partager ici quelques unes de mes impressions, en espérant qu'elles seront utiles pour ceux qui entreprendraient de visiter ce superbe pays !
Pour commencer, l'extrême gentillesse des Colombiens n'est pas un mythe, ils sont dans leur très grande majorité très chaleureux, prêts à aider et à discuter, jamais je ne me suis senti aussi bien accueilli qu'en Colombie !
En ce qui concerne la sécurité (puisque le sujet revient régulièrement sur le tapis, mais je ne tiens pas à alimenter une quelconque polémique, je ne donne que mon ressenti), je ne me suis jamais senti en danger, et même encore moins que dans les autres pays d'Amérique latine que j'ai visités récemment, où je n'ai pourtant pas ressenti de danger particulier non plus (Mexique, Pérou, Bolivie, Brésil). Evidemment ce n'est pas en restant simplement 3 semaines sur place que je peux tirer des conclusions péremptoires, définitives et généralisables sur ce sujet, mais je tiens par là à répondre à ceux qui hésiteraient à se rendre en Colombie simplement en raison de cette question-là. Je pense honnêtement qu'en suivant les précautions d'usage (valables d'ailleurs pour tous les pays d'Amérique latine et bien d'autres : ne pas afficher ostensiblement sa richesse, ne pas se balader n'importe où ou à n'importe quelle heure, etc.) il y a de très faibles chances qu'il vous arrive quoi que ce soit, même si la probabilité est évidemment plus forte qu'en France. A noter d'alleurs que la police et l'armée sont extrêmement présentes, dans les villes, dans les villages et sur les routes (les effectifs doivent être impressionnants !).
Un petit descriptif rapide de l'itinéraire et de mes impressions lieu par lieu :
BOGOTA : ville immense, où la météo est souvent instable et grise, et qui rappelle curieusement l'Amérique latine bien sûr mais parfois aussi le Royaume-Uni (oui oui ! par la météo, certains immeubles en brique, l'architecture même de certaines maisons). En 2 jours pleins, on a juste eu le temps de faire les "classiques" : quartier ancien de la Candelaria et ses graffitis, Musée de l'Or (superbe), Musée Botero, vue de la ville depuis le Cerro de Monserrate. On a pu aussi, pour mieux connaître la ville et ne pas s'en tenir à la Candelaria, se balader longuement à pied dans d'autres quartiers, notamment Macarena et Chapinero. J'aurais voulu aussi me rendre au marché de Paloquemao, mais le manque de temps et la fatigue m'ont fait renoncer. Nous logions dans le quartier de Macarena, quartier très sympa (avec de très bons restaurants)et assez sûr, qui permet aussi de se rendre facilement à pied aussi bien à la Candelaria et à Monserrate qu'au centre des affaires.
CARTHAGENE : une ville qui m'avait toujours fait rêver, mais dont j'avais très peur qu'elle dégage une ambiance beaucoup trop touristique. Bref je pensais que je n'allais pas aimer ... En définitive, si l'hypercentre historique (le quartier de Calamari) est effectivement un peu trop propret et aseptisé, il n'en reste pas moins superbe et assez agréable, et je n'ai pas trouvé les vendeurs ambulants si pénibles que cela (en tout cas j'ai connu pire). Par ailleurs, les deux autres quartiers anciens, San Diego et Getsemani, bien qu'assez touristiques, laissent entrevoir un peu plus la vie locale et sont très agréables. A ce titre, je conseille de passer au moins une soirée sur la petite place de l'église Santissima Trinidad à Getsemani, où touristes mais aussi locaux sont présents, dans une ambiance à la fois très animée et très agréable. En résumé, Carthagène reste une ville coloniale superbe qu'il faut connaître, son authenticité a certes été compromise par le tourisme mais l'ambiance y reste malgré tout assez agréable.
MOMPOS : un de mes coups de coeur. Une petite ville coloniale difficile d'accès, située un peu à l'intérieur des terres, au bord d'un bras du fleuve Magdalena abandonné par les bateaux de commerce depuis un siècle. Je voulais me rendre à Mompos pour plusieurs raisons : la beauté coloniale de la ville, son côté figé dans le temps, son authenticité (du fait de son isolement ; les touristes étrangers se comptaient d'ailleurs sur les doigts d'une main lors du week end que j'y ai passé) et évidemment le fait que cette ville fasse penser à Macondo, la localité imaginaire dont Gabriel Garcia Marquez retrace l'histoire dans Cent Ans de Solitude. Effectivement le trajet pour s'y rendre comme pour en partir est long et assez pénible (la route est extrêmement mauvaise par moments), mais le périple en lui-même est très intéressant et permet de traverser la Colombie "profonde" de la région Caraïbes. Par ailleurs, d'importants travaux routiers semblaient en cours, donc peut-être que dans les mois qui viendront l'accès à Mompos sera plus aisé (ce qui je l'espère n'affectera pas le charme lié à son isolement). En tout cas Mompos est une petite ville coloniale vraiment superbe, calme et authentique, qui semble comme hors du temps. C'est un véritable plaisir que d'y flâner. On y trouve aussi 5 ou 6 très belles églises colorées, un superbe cimetière, etc.. La présence du fleuve ajoute au charme de Mompos. Nous en avons profité pour faire un tour en bateau de 3-4 heures (pour 25 000 pesos) sur le fleuve et dans la Cienaga Pijino, pour découvrir les milieux "amphibies" entourant Mompos et la faune (oiseaux notamment) qui y vit.
SANTA MARTA : la première ville fondée par les Espagnols, mais il ne reste pas grand chose de la période coloniale, à part une belle cathédrale blanche et quelques bâtiments. Si le front de mer est bien aménagé, la plage du centre ne paraît pas particulièrement propre. Bref la ville n'a pas beaucoup de charme urbanistiquement parlant, certains quartiers comme le quartier du marché ne sont pas très engageants (et sans doute dangereux une fois la nuit tombée), mais l'ambiance y est authentique malgré un tourisme lié au fait que Santa Marta est un bon camp de base pour faire des excursions dans les alentours.
MINCA : à une heure en collectivo de Santa Marta. Petit village situé à 600 m d'altitude, et qui permet de pénétrer un peu dans la Sierra Nevada de Santa Marta. Nous y avons fait une courte excursion d'une journée, juste le temps d'aller au village (sans intérêt) et de marcher (pendant plus d'une heure) jusqu'aux petites chutes d'eau de Pozo Azul. Bon c'est agréable mais à mon sens rien d'impérissable. Difficile cependant de se faire une idée plus précise après un passage assez express de quelques heures !
PARQUE TAYRONA : très touristique, mais à faire (l'entrée est à une heure en collectivo de Santa Marta). Un bon moyen de concilier jungle et plage. La jungle est assez variée, avec des plantes parfois assez étonnantes, on y aperçoit en très grand nombre de gros lézards et parfois des singes. En ce qui concerne les plages, elles sont très belles, mais attention les amateurs d'eaux cristallines, transparentes et calmes (ce que je ne suis pas) pourraient être déçus. Les courants sont forts et beaucoup de plages sont d'ailleurs interdites à la baignade. J'ai justement aimé le côté sauvage de ces plages, qui combinent palmiers et fortes vagues allant se fracasser sur les rochers. Il faut parfois beaucoup marcher entre les différentes plages, ce qui peut être particulièrement exténuant (notamment entre Canaveral et Arrecifes), il me paraît donc déconseillé de vouloir faire le parc en une journée et de ne pas y passer la nuit. Il vaut mieux aussi se charger le moins possible ! Après un vol Santa Marta-Medellin, direction la région d'Antioquia !
JARDIN ***** : l'énorme coup de coeur de ce voyage. Un village situé à 3h de route au Sud de Medellin, évoqué en quelques lignes seulement dans les différents guides et même carrément absent de l'édition en cours du Lonely Planet !!! Un endroit superbe et authentique, qu'on a envie de garder pour soi comme un secret afin d'éviter qu'il ne devienne trop touristique ! Selon moi c'est le village idéal pour faire la région du café en Colombie (même s'il ne se trouve pas officiellement dans l'Eje Cafetero), bien plus que Salento (qui est un village bien plus marqué par le tourisme, moins joli, et où les plantations de café ne sont finalement pas si présentes que cela). On y retrouve un peu le même genre d'architecture qu'à Salento (et autres villages de ces régions : façades blanches avec balcons, fenêtres, volets et portes en bois très colorées), mais de façon plus importante et avec une place principale tout simplement divine, la plus belle place de village qui m'ait été donné de voir (place dominée par ailleurs par une belle église néogothique). Cette place principale est en plus extrêmement animée et souvent noire de monde, de jour comme de nuit, avec, le week end, les "cowboys" des environs qui viennent parader sur leurs chevaux et s'arrêter boire des verres dans l'un des innombrables bars que l'on peut trouver sur la place. On y croise aussi de superbes "chivas". Bref on peut passer des heures sur cette place à observer l'animation et la vie locales ! Le cadre est superbe : un écrin de verdure et de montagne, avec aussi bien des prairies que des plantations de café et des bananiers en abondance ! Les activités sont nombreuses, à tel point que malgré 3 nuits sur place nous sommes loins d'avoir tout fait : téléphérique et "garrucha" (caisse en bois destiné aux transports locaux) pour observer de beaux points de vue sur le village depuis les hauteurs ; observations d'oiseaux (certains très étonnants) ; aller manger dans une "truchera" des environs (restaurants spécialisés dans la truite qu'on peut éventuellement pêcher soi-même), balade à pied ou à vélo dans les environs (mais attention il faut être sportif car il y a beaucoup de montées et de descentes) ; balades à cheval ; chutes d'eau comme la Cueva del Esplendor ; visite d'une plantation de café ; etc..
MEDELLIN : ville où je regrette de ne pas avoir pu passer plus de temps. La ville s'insère dans un superbe cadre verdoyant de montagnes. Le centre n'est pas des plus agréables mais doit pouvoir s'apprécier davantage avec une connaissance plus affinée du lieu et éventuellement une visite guidée. Le quartier riche, ombragé et "trendy" d'El Poblado est quant à lui très agréable, idéal pour se loger et sortir le soir. Cette ville, je pense, ne s'apprécie pleinement que si on prend en compte ses mutations récentes, qui lui ont permis de passer de "ville la plus dangereuse du monde" à une sorte de laboratoire visant à un mieux-être urbain (téléphériques et escalators extérieurs pour mieux relier les quartiers défavorisés des hauteurs au reste de la ville, etc.). Bref, bien que n'étant pas du tout fan des visites guidées, j'aurais aimé avoir eu le temps d'en faire une afin de mieux comprendre les mutations de cette ville.
PIEDRA DEL PENOL ET GUATAPE : je voulais au départ faire une excursion d'une journée depuis Medellin afin de visiter Santa Fe de Antioquia. Nous nous sommes finalement rendus à la Piedra del Penol et à Guatape. La Piedra del Pienol (sorte de pain de sucre assez incongru dans le paysage) offre une très belle vue sur les campagnes environnantes en partie inondées il y a quelques années par la mise en place d'une retenue d'eau. Pour moi cependant il n'y a rien d'exceptionnel ou de particulièrement inoubliable. En ce qui concerne le village de Guatape situé juste à côté, le côté un peu "Disney" des "zocalos" qu'on trouve sur les maisons me rebutait un peu a priori, trouvant cela un peu artificiel. Finalement j'ai trouvé le village très agréable par son côté insolite et coloré.
MANIZALES ET LE PARC NATUREL LOS NEVADOS : malgré un beau site montagnard assez particulier, la ville de Manizales ne m'a pas paru d'un grand intérêt. Elle peut surtout servir de point de départ pour rayonner dans les environs (parc Los Nevados et éventuellement plantations de café autour du village de Chinchina, si on n'en a pas déjà visitées auparavant : avec les environs de Jardin, c'est pour moi effectivement autour de Manizales qu'on trouve les plus beaux paysages liés au café). Ayant déjà visité une plantation de café près de Jardin, Manizales a donc servi d'étape uniquement pour faire une excursion dans le Parc Los Nevados. J'ai longtemps hésité sur le moyen de la faire, ne disposant que d'une seule journée. Les moyens de transports publics jusqu'au parc ne semblant pas vraiment exister, et comme on est en montagne, passer par un guide et/ou une agence semblait préférable. Les possibilités classiques sont de monter jusqu'aux abords du sommet du Nevado del Ruiz en van (mais le fait d'avoir un contact limité avec la nature ne me tentait guère) ou, après un trajet en van, de faire une randonnée de quelques heures autour du Nevado de Santa Isabel (mais cela impliquait de se lever extrêmement tôt et d'avoir un niveau de fatigue pas trop important, ce qui n'était pas évident après plusieurs jours de voyage bien remplis). J'ai donc finalement opté, par le biais d'une agence, pour une descente à vélo depuis les abords du sommet du Nevado del Ruiz jusqu'aux environs de Manizales. Cela a été une solution très agréable, un peu physique mais pas trop, permettant de profiter de 3 étages de végétation différents : le paramo et ses frailejones, la forêt, les prairies d'élevage.
SALENTO : comme je l'ai dit, j'ai largement préféré Jardin. Salento est un village très touristique (en tout cas le week end), les boutiques de souvenirs abondent sur la rue principale ; les plantations de café occupent finalement une place réduite dans la campagne environnante, où ce sont les prairies qui dominent d'assez loin, ce qui fait du coup que Salento me paraît assez peu réprésentatif de la "région du café" colombienne. Il n'en demeure pas moins que j'ai beaucoup aimé Salento malgré tout. Le côté touristique n'empêche pas la préservation d'une certaine authenticité, l'ambiance est agréable et bon enfant. J'ai pu aussi y tester (comme beaucoup d'autres "gringos" j'imagine !) le jeu du tejo. Les paysages de prairies sont superbes et la brume, souvent présente, enveloppe le paysage d'un côté mystérieux qui lui donne beaucoup de charme. Enfin c'est à côté de Salento que se trouve la célèbre vallée de Cocora, où, au milieu de prairies de montagnes, s'insèrent des palmiers de cire perchés sur des troncs vertigineux. Un des paysages les plus insolites qu'il m'ait été donné de voir.
Voilà, désolé pour la longueur de ces quelques impressions. Si vous avez des remarques ou questions, n'hésitez pas !
Je rentre d'un séjour de 3 semaines en Colombie (axé sur Bogota, la région des Caraïbes et la région du café), et souhaite vous faire partager ici quelques unes de mes impressions, en espérant qu'elles seront utiles pour ceux qui entreprendraient de visiter ce superbe pays !
Pour commencer, l'extrême gentillesse des Colombiens n'est pas un mythe, ils sont dans leur très grande majorité très chaleureux, prêts à aider et à discuter, jamais je ne me suis senti aussi bien accueilli qu'en Colombie !
En ce qui concerne la sécurité (puisque le sujet revient régulièrement sur le tapis, mais je ne tiens pas à alimenter une quelconque polémique, je ne donne que mon ressenti), je ne me suis jamais senti en danger, et même encore moins que dans les autres pays d'Amérique latine que j'ai visités récemment, où je n'ai pourtant pas ressenti de danger particulier non plus (Mexique, Pérou, Bolivie, Brésil). Evidemment ce n'est pas en restant simplement 3 semaines sur place que je peux tirer des conclusions péremptoires, définitives et généralisables sur ce sujet, mais je tiens par là à répondre à ceux qui hésiteraient à se rendre en Colombie simplement en raison de cette question-là. Je pense honnêtement qu'en suivant les précautions d'usage (valables d'ailleurs pour tous les pays d'Amérique latine et bien d'autres : ne pas afficher ostensiblement sa richesse, ne pas se balader n'importe où ou à n'importe quelle heure, etc.) il y a de très faibles chances qu'il vous arrive quoi que ce soit, même si la probabilité est évidemment plus forte qu'en France. A noter d'alleurs que la police et l'armée sont extrêmement présentes, dans les villes, dans les villages et sur les routes (les effectifs doivent être impressionnants !).
Un petit descriptif rapide de l'itinéraire et de mes impressions lieu par lieu :
BOGOTA : ville immense, où la météo est souvent instable et grise, et qui rappelle curieusement l'Amérique latine bien sûr mais parfois aussi le Royaume-Uni (oui oui ! par la météo, certains immeubles en brique, l'architecture même de certaines maisons). En 2 jours pleins, on a juste eu le temps de faire les "classiques" : quartier ancien de la Candelaria et ses graffitis, Musée de l'Or (superbe), Musée Botero, vue de la ville depuis le Cerro de Monserrate. On a pu aussi, pour mieux connaître la ville et ne pas s'en tenir à la Candelaria, se balader longuement à pied dans d'autres quartiers, notamment Macarena et Chapinero. J'aurais voulu aussi me rendre au marché de Paloquemao, mais le manque de temps et la fatigue m'ont fait renoncer. Nous logions dans le quartier de Macarena, quartier très sympa (avec de très bons restaurants)et assez sûr, qui permet aussi de se rendre facilement à pied aussi bien à la Candelaria et à Monserrate qu'au centre des affaires.
CARTHAGENE : une ville qui m'avait toujours fait rêver, mais dont j'avais très peur qu'elle dégage une ambiance beaucoup trop touristique. Bref je pensais que je n'allais pas aimer ... En définitive, si l'hypercentre historique (le quartier de Calamari) est effectivement un peu trop propret et aseptisé, il n'en reste pas moins superbe et assez agréable, et je n'ai pas trouvé les vendeurs ambulants si pénibles que cela (en tout cas j'ai connu pire). Par ailleurs, les deux autres quartiers anciens, San Diego et Getsemani, bien qu'assez touristiques, laissent entrevoir un peu plus la vie locale et sont très agréables. A ce titre, je conseille de passer au moins une soirée sur la petite place de l'église Santissima Trinidad à Getsemani, où touristes mais aussi locaux sont présents, dans une ambiance à la fois très animée et très agréable. En résumé, Carthagène reste une ville coloniale superbe qu'il faut connaître, son authenticité a certes été compromise par le tourisme mais l'ambiance y reste malgré tout assez agréable.
MOMPOS : un de mes coups de coeur. Une petite ville coloniale difficile d'accès, située un peu à l'intérieur des terres, au bord d'un bras du fleuve Magdalena abandonné par les bateaux de commerce depuis un siècle. Je voulais me rendre à Mompos pour plusieurs raisons : la beauté coloniale de la ville, son côté figé dans le temps, son authenticité (du fait de son isolement ; les touristes étrangers se comptaient d'ailleurs sur les doigts d'une main lors du week end que j'y ai passé) et évidemment le fait que cette ville fasse penser à Macondo, la localité imaginaire dont Gabriel Garcia Marquez retrace l'histoire dans Cent Ans de Solitude. Effectivement le trajet pour s'y rendre comme pour en partir est long et assez pénible (la route est extrêmement mauvaise par moments), mais le périple en lui-même est très intéressant et permet de traverser la Colombie "profonde" de la région Caraïbes. Par ailleurs, d'importants travaux routiers semblaient en cours, donc peut-être que dans les mois qui viendront l'accès à Mompos sera plus aisé (ce qui je l'espère n'affectera pas le charme lié à son isolement). En tout cas Mompos est une petite ville coloniale vraiment superbe, calme et authentique, qui semble comme hors du temps. C'est un véritable plaisir que d'y flâner. On y trouve aussi 5 ou 6 très belles églises colorées, un superbe cimetière, etc.. La présence du fleuve ajoute au charme de Mompos. Nous en avons profité pour faire un tour en bateau de 3-4 heures (pour 25 000 pesos) sur le fleuve et dans la Cienaga Pijino, pour découvrir les milieux "amphibies" entourant Mompos et la faune (oiseaux notamment) qui y vit.
SANTA MARTA : la première ville fondée par les Espagnols, mais il ne reste pas grand chose de la période coloniale, à part une belle cathédrale blanche et quelques bâtiments. Si le front de mer est bien aménagé, la plage du centre ne paraît pas particulièrement propre. Bref la ville n'a pas beaucoup de charme urbanistiquement parlant, certains quartiers comme le quartier du marché ne sont pas très engageants (et sans doute dangereux une fois la nuit tombée), mais l'ambiance y est authentique malgré un tourisme lié au fait que Santa Marta est un bon camp de base pour faire des excursions dans les alentours.
MINCA : à une heure en collectivo de Santa Marta. Petit village situé à 600 m d'altitude, et qui permet de pénétrer un peu dans la Sierra Nevada de Santa Marta. Nous y avons fait une courte excursion d'une journée, juste le temps d'aller au village (sans intérêt) et de marcher (pendant plus d'une heure) jusqu'aux petites chutes d'eau de Pozo Azul. Bon c'est agréable mais à mon sens rien d'impérissable. Difficile cependant de se faire une idée plus précise après un passage assez express de quelques heures !
PARQUE TAYRONA : très touristique, mais à faire (l'entrée est à une heure en collectivo de Santa Marta). Un bon moyen de concilier jungle et plage. La jungle est assez variée, avec des plantes parfois assez étonnantes, on y aperçoit en très grand nombre de gros lézards et parfois des singes. En ce qui concerne les plages, elles sont très belles, mais attention les amateurs d'eaux cristallines, transparentes et calmes (ce que je ne suis pas) pourraient être déçus. Les courants sont forts et beaucoup de plages sont d'ailleurs interdites à la baignade. J'ai justement aimé le côté sauvage de ces plages, qui combinent palmiers et fortes vagues allant se fracasser sur les rochers. Il faut parfois beaucoup marcher entre les différentes plages, ce qui peut être particulièrement exténuant (notamment entre Canaveral et Arrecifes), il me paraît donc déconseillé de vouloir faire le parc en une journée et de ne pas y passer la nuit. Il vaut mieux aussi se charger le moins possible ! Après un vol Santa Marta-Medellin, direction la région d'Antioquia !
JARDIN ***** : l'énorme coup de coeur de ce voyage. Un village situé à 3h de route au Sud de Medellin, évoqué en quelques lignes seulement dans les différents guides et même carrément absent de l'édition en cours du Lonely Planet !!! Un endroit superbe et authentique, qu'on a envie de garder pour soi comme un secret afin d'éviter qu'il ne devienne trop touristique ! Selon moi c'est le village idéal pour faire la région du café en Colombie (même s'il ne se trouve pas officiellement dans l'Eje Cafetero), bien plus que Salento (qui est un village bien plus marqué par le tourisme, moins joli, et où les plantations de café ne sont finalement pas si présentes que cela). On y retrouve un peu le même genre d'architecture qu'à Salento (et autres villages de ces régions : façades blanches avec balcons, fenêtres, volets et portes en bois très colorées), mais de façon plus importante et avec une place principale tout simplement divine, la plus belle place de village qui m'ait été donné de voir (place dominée par ailleurs par une belle église néogothique). Cette place principale est en plus extrêmement animée et souvent noire de monde, de jour comme de nuit, avec, le week end, les "cowboys" des environs qui viennent parader sur leurs chevaux et s'arrêter boire des verres dans l'un des innombrables bars que l'on peut trouver sur la place. On y croise aussi de superbes "chivas". Bref on peut passer des heures sur cette place à observer l'animation et la vie locales ! Le cadre est superbe : un écrin de verdure et de montagne, avec aussi bien des prairies que des plantations de café et des bananiers en abondance ! Les activités sont nombreuses, à tel point que malgré 3 nuits sur place nous sommes loins d'avoir tout fait : téléphérique et "garrucha" (caisse en bois destiné aux transports locaux) pour observer de beaux points de vue sur le village depuis les hauteurs ; observations d'oiseaux (certains très étonnants) ; aller manger dans une "truchera" des environs (restaurants spécialisés dans la truite qu'on peut éventuellement pêcher soi-même), balade à pied ou à vélo dans les environs (mais attention il faut être sportif car il y a beaucoup de montées et de descentes) ; balades à cheval ; chutes d'eau comme la Cueva del Esplendor ; visite d'une plantation de café ; etc..
MEDELLIN : ville où je regrette de ne pas avoir pu passer plus de temps. La ville s'insère dans un superbe cadre verdoyant de montagnes. Le centre n'est pas des plus agréables mais doit pouvoir s'apprécier davantage avec une connaissance plus affinée du lieu et éventuellement une visite guidée. Le quartier riche, ombragé et "trendy" d'El Poblado est quant à lui très agréable, idéal pour se loger et sortir le soir. Cette ville, je pense, ne s'apprécie pleinement que si on prend en compte ses mutations récentes, qui lui ont permis de passer de "ville la plus dangereuse du monde" à une sorte de laboratoire visant à un mieux-être urbain (téléphériques et escalators extérieurs pour mieux relier les quartiers défavorisés des hauteurs au reste de la ville, etc.). Bref, bien que n'étant pas du tout fan des visites guidées, j'aurais aimé avoir eu le temps d'en faire une afin de mieux comprendre les mutations de cette ville.
PIEDRA DEL PENOL ET GUATAPE : je voulais au départ faire une excursion d'une journée depuis Medellin afin de visiter Santa Fe de Antioquia. Nous nous sommes finalement rendus à la Piedra del Penol et à Guatape. La Piedra del Pienol (sorte de pain de sucre assez incongru dans le paysage) offre une très belle vue sur les campagnes environnantes en partie inondées il y a quelques années par la mise en place d'une retenue d'eau. Pour moi cependant il n'y a rien d'exceptionnel ou de particulièrement inoubliable. En ce qui concerne le village de Guatape situé juste à côté, le côté un peu "Disney" des "zocalos" qu'on trouve sur les maisons me rebutait un peu a priori, trouvant cela un peu artificiel. Finalement j'ai trouvé le village très agréable par son côté insolite et coloré.
MANIZALES ET LE PARC NATUREL LOS NEVADOS : malgré un beau site montagnard assez particulier, la ville de Manizales ne m'a pas paru d'un grand intérêt. Elle peut surtout servir de point de départ pour rayonner dans les environs (parc Los Nevados et éventuellement plantations de café autour du village de Chinchina, si on n'en a pas déjà visitées auparavant : avec les environs de Jardin, c'est pour moi effectivement autour de Manizales qu'on trouve les plus beaux paysages liés au café). Ayant déjà visité une plantation de café près de Jardin, Manizales a donc servi d'étape uniquement pour faire une excursion dans le Parc Los Nevados. J'ai longtemps hésité sur le moyen de la faire, ne disposant que d'une seule journée. Les moyens de transports publics jusqu'au parc ne semblant pas vraiment exister, et comme on est en montagne, passer par un guide et/ou une agence semblait préférable. Les possibilités classiques sont de monter jusqu'aux abords du sommet du Nevado del Ruiz en van (mais le fait d'avoir un contact limité avec la nature ne me tentait guère) ou, après un trajet en van, de faire une randonnée de quelques heures autour du Nevado de Santa Isabel (mais cela impliquait de se lever extrêmement tôt et d'avoir un niveau de fatigue pas trop important, ce qui n'était pas évident après plusieurs jours de voyage bien remplis). J'ai donc finalement opté, par le biais d'une agence, pour une descente à vélo depuis les abords du sommet du Nevado del Ruiz jusqu'aux environs de Manizales. Cela a été une solution très agréable, un peu physique mais pas trop, permettant de profiter de 3 étages de végétation différents : le paramo et ses frailejones, la forêt, les prairies d'élevage.
SALENTO : comme je l'ai dit, j'ai largement préféré Jardin. Salento est un village très touristique (en tout cas le week end), les boutiques de souvenirs abondent sur la rue principale ; les plantations de café occupent finalement une place réduite dans la campagne environnante, où ce sont les prairies qui dominent d'assez loin, ce qui fait du coup que Salento me paraît assez peu réprésentatif de la "région du café" colombienne. Il n'en demeure pas moins que j'ai beaucoup aimé Salento malgré tout. Le côté touristique n'empêche pas la préservation d'une certaine authenticité, l'ambiance est agréable et bon enfant. J'ai pu aussi y tester (comme beaucoup d'autres "gringos" j'imagine !) le jeu du tejo. Les paysages de prairies sont superbes et la brume, souvent présente, enveloppe le paysage d'un côté mystérieux qui lui donne beaucoup de charme. Enfin c'est à côté de Salento que se trouve la célèbre vallée de Cocora, où, au milieu de prairies de montagnes, s'insèrent des palmiers de cire perchés sur des troncs vertigineux. Un des paysages les plus insolites qu'il m'ait été donné de voir.
Voilà, désolé pour la longueur de ces quelques impressions. Si vous avez des remarques ou questions, n'hésitez pas !
Lorsque j'ai dit à ma famille et mes amis que je partais pour deux mois en Colombie, j'ai eu toutes sortes de réactions. J'ai tout autant entendu de « super, j’aimerais vraiment être à ta place » que de « tu es fou, tu vas te faire enlever à coup sûr ». Et au final, je suis bien revenu, sans aucun problème. C’est en outre ce dernier type de remarque qui m’a donné envie de relater mon expérience colombienne. Je vois sur ce forum et ailleurs de nombreux commentaires de gens qui paraissent incroyablement effrayés par la Colombie (parmi tout un tas d’autres pays) et qui se posent énormément de questions très variées, bien que la thématique de la sécurité soit le plus souvent abordée.
Je n’ai pas la prétention de décrire la Colombie en un post sur ce forum comme par magie, non seulement parce que mon séjour n’a été que de deux mois, mais aussi parce que je n’ai évidemment pas parcouru le pays dans son intégralité, loin de là. Mais j’aimerais éclaircir la vue bien noircie de certaines personnes qui ne voient de la Colombie que ce qu’ils veulent bien, et rassurer toutes les autres qui hésitent à y passer du temps, quelle qu’en soit la durée.
Je suis parti en Colombie du 5 mai 2011 au 6 juillet 2011. C’est certes presque deux ans plus tard que je raconte mon expérience, mais mes souvenirs sont encore tous frais ! Je vais tenter d’expliquer mon séjour et mes impressions en catégories, et non pas en fonction de leur déroulement. Je vais le faire en plusieurs post à la suite puisque sur un seul, ça fait trop chargé.
1. Bref aperçu historique 2. Géographie générale et climat 3. Politique actuelle et sécurité 4. Culture 5. Lieux visités et alentours - 1. Bogotá - 2. Villa de Leyva - 3. Santa Marta 6. Transports 7. Alimentation et restauration 8. Coût de la vie
1. Bref aperçu historique
Je m’excuse d’avance auprès des grands historiens pour les bonds historiques et la brièveté de l’histoire colombienne dont je vais parler.
À ma connaissance, les plus anciennes traces de civilisation de Colombie datent du Vème siècle av.J.-C. Jusqu’aux invasions espagnoles des XVème et XVIème siècles, un nombre incalculable de tribus coexistent et s’entrecroisent, depuis les Tchibtchas dans les environs de Bogotá jusqu’aux très connus Incas dans les Andes, au Sud-Ouest. En 1499, un certain Alonso de Ojeda découvrit l’actuelle Colombie et la revendiqua au nom du Royaume d’Espagne. Attirés par des promesses de richesses, nombreux ont alors été les espagnols à quitter leur terre natale pour s’installer en Amérique du Sud. La Colombie connu un fort engouement en particulier pour ses richesses minières, or et émeraudes, et les européens se servirent dans les masses d’amérindiens pour faire office d’esclaves gratuits. Bien évidemment, cette conquête ne se fit pas sans effusion de sang, et les conquistadors, mieux armés et plus organisés que les autochtones, aussi nombreux pussent-ils être, les massacrèrent. Les maladies importées d’Europe continuèrent de décimer des populations déjà fragilisées par les conquêtes successives (à noter qu’inversement, de nombreux européens souffrirent des maladies présentes en Amérique du Sud). Comme dans l’ensemble des Amériques, la traite des noirs eue lieu. Un intense métissage se créa alors petit à petit, issu des croisements générationnels entre les différentes cultures et origines. On donna le nom de Vice-royauté de Nouvelle-Grenade a une zone géographique qui s’étendait alors de l’Équateur jusqu’au Venezuela, incluant la Colombie et le Panama. En faisant un gigantesque bond dans le futur, le 10 juillet 1810 (un peu à la même époque où notre bon vieux Napoléon se faisait du mauvais sang), une assemblée fut élue par les habitants de la capitale, qui commencèrent à défier l’autorité souveraine du colon espagnol. On proclama l’indépendance en 1813 et la République de Colombie fut officialisée le 17 janvier 1819. Simón Bolívar fut déclaré président, notamment en raison du grand rôle qu’il avait joué (il est pour la plupart des pays d’Amérique du Sud un symbole extrême de liberté). Ce n’est qu’en 1830 que ce que l’on nomme alors la Grande Colombie implose pour donner naissance aux pays que nous connaissons aujourd’hui (1903 pour le Panama). Curieusement, pendant longtemps, la Colombie fut l’un des pays souffrant le moins des problèmes de dictature et de prises de pouvoir par coups d’état. Les premiers grands problèmes politiques colombiens débutent avec ce que l’on nomme El Bogotazo en 1948, en raison de l’assassinat d’un candidat aux élections présidentielles. Il s’agit alors, initialement, d’un vaste mouvement populaire de protestation suivi de violentes répressions. Naissant à Bogotá, le conflit s’étend peu à peu aux autres villes et finit par couvrir le pays entier. Jusqu’en 1960, c’est alors la période dite de La Violencia, une longue guerre civile au cours de laquelle mourront, selon Le Monde Diplomatique, quelques 300.000 personnes. Durant cet interminable conflit, les milices privées (futurs FARC) connaîtront un essor fulgurant, de même que les premiers mouvements guérilleros gauchistes et communistes, tout ceci en opposition aux militaires. Avec un coup d’état de Rojas Pinilla, général, en 1953, on tente de rétablir une démocratie correcte et de remettre à flot un pays mouvementé. C’est véritablement à partir de cette date que les groupes armés fleuriront, fermement opposés à un pouvoir militaire. Le général est renversé en 1957, et s’établit un régime particulier sans élections mais avec une alternance des partis libéraux et conservateurs. Les paramilitaires sont crées dans les années 60 afin de contrer les actions de ceux que l’on nomme les guérilleros. Ce contexte spécial et tendu sur l’échiquier politique, allié aux problèmes récurrents d’insurrections, favorisa grandement le développement du narcotrafic, élément que l’on retient malheureusement le plus souvent à propos de la Colombie. En 1991, une nouvelle constitution est adoptée et provoque un renouveau historique en Colombie tout en ouvrant la porte aux négociations avec les groupes rebelles (sans toutefois le résoudre – suite Politique actuelle et sécurité).
Je suis parti en Colombie du 5 mai 2011 au 6 juillet 2011. C’est certes presque deux ans plus tard que je raconte mon expérience, mais mes souvenirs sont encore tous frais ! Je vais tenter d’expliquer mon séjour et mes impressions en catégories, et non pas en fonction de leur déroulement. Je vais le faire en plusieurs post à la suite puisque sur un seul, ça fait trop chargé.
1. Bref aperçu historique 2. Géographie générale et climat 3. Politique actuelle et sécurité 4. Culture 5. Lieux visités et alentours - 1. Bogotá - 2. Villa de Leyva - 3. Santa Marta 6. Transports 7. Alimentation et restauration 8. Coût de la vie
1. Bref aperçu historique
Je m’excuse d’avance auprès des grands historiens pour les bonds historiques et la brièveté de l’histoire colombienne dont je vais parler.
À ma connaissance, les plus anciennes traces de civilisation de Colombie datent du Vème siècle av.J.-C. Jusqu’aux invasions espagnoles des XVème et XVIème siècles, un nombre incalculable de tribus coexistent et s’entrecroisent, depuis les Tchibtchas dans les environs de Bogotá jusqu’aux très connus Incas dans les Andes, au Sud-Ouest. En 1499, un certain Alonso de Ojeda découvrit l’actuelle Colombie et la revendiqua au nom du Royaume d’Espagne. Attirés par des promesses de richesses, nombreux ont alors été les espagnols à quitter leur terre natale pour s’installer en Amérique du Sud. La Colombie connu un fort engouement en particulier pour ses richesses minières, or et émeraudes, et les européens se servirent dans les masses d’amérindiens pour faire office d’esclaves gratuits. Bien évidemment, cette conquête ne se fit pas sans effusion de sang, et les conquistadors, mieux armés et plus organisés que les autochtones, aussi nombreux pussent-ils être, les massacrèrent. Les maladies importées d’Europe continuèrent de décimer des populations déjà fragilisées par les conquêtes successives (à noter qu’inversement, de nombreux européens souffrirent des maladies présentes en Amérique du Sud). Comme dans l’ensemble des Amériques, la traite des noirs eue lieu. Un intense métissage se créa alors petit à petit, issu des croisements générationnels entre les différentes cultures et origines. On donna le nom de Vice-royauté de Nouvelle-Grenade a une zone géographique qui s’étendait alors de l’Équateur jusqu’au Venezuela, incluant la Colombie et le Panama. En faisant un gigantesque bond dans le futur, le 10 juillet 1810 (un peu à la même époque où notre bon vieux Napoléon se faisait du mauvais sang), une assemblée fut élue par les habitants de la capitale, qui commencèrent à défier l’autorité souveraine du colon espagnol. On proclama l’indépendance en 1813 et la République de Colombie fut officialisée le 17 janvier 1819. Simón Bolívar fut déclaré président, notamment en raison du grand rôle qu’il avait joué (il est pour la plupart des pays d’Amérique du Sud un symbole extrême de liberté). Ce n’est qu’en 1830 que ce que l’on nomme alors la Grande Colombie implose pour donner naissance aux pays que nous connaissons aujourd’hui (1903 pour le Panama). Curieusement, pendant longtemps, la Colombie fut l’un des pays souffrant le moins des problèmes de dictature et de prises de pouvoir par coups d’état. Les premiers grands problèmes politiques colombiens débutent avec ce que l’on nomme El Bogotazo en 1948, en raison de l’assassinat d’un candidat aux élections présidentielles. Il s’agit alors, initialement, d’un vaste mouvement populaire de protestation suivi de violentes répressions. Naissant à Bogotá, le conflit s’étend peu à peu aux autres villes et finit par couvrir le pays entier. Jusqu’en 1960, c’est alors la période dite de La Violencia, une longue guerre civile au cours de laquelle mourront, selon Le Monde Diplomatique, quelques 300.000 personnes. Durant cet interminable conflit, les milices privées (futurs FARC) connaîtront un essor fulgurant, de même que les premiers mouvements guérilleros gauchistes et communistes, tout ceci en opposition aux militaires. Avec un coup d’état de Rojas Pinilla, général, en 1953, on tente de rétablir une démocratie correcte et de remettre à flot un pays mouvementé. C’est véritablement à partir de cette date que les groupes armés fleuriront, fermement opposés à un pouvoir militaire. Le général est renversé en 1957, et s’établit un régime particulier sans élections mais avec une alternance des partis libéraux et conservateurs. Les paramilitaires sont crées dans les années 60 afin de contrer les actions de ceux que l’on nomme les guérilleros. Ce contexte spécial et tendu sur l’échiquier politique, allié aux problèmes récurrents d’insurrections, favorisa grandement le développement du narcotrafic, élément que l’on retient malheureusement le plus souvent à propos de la Colombie. En 1991, une nouvelle constitution est adoptée et provoque un renouveau historique en Colombie tout en ouvrant la porte aux négociations avec les groupes rebelles (sans toutefois le résoudre – suite Politique actuelle et sécurité).
After about 12 hours of flying from Toulouse (via Paris), we landed in Bogotá six years after our first trip to Colombia. This time, our journey will be very different, with only this stop in the Colombian capital in common.
Our travel itinerary
Bogotá / La Macarena (Caño Cristales) / Villa de Leyva / Barichara / San Gil / Girón / Mompox / Ciénaga and the Santa Marta lagoon / Minca / Los Naranjos (Tayrona Park) / Bogotá.
Step 1: Bogotá (and Nemecon)
Bogotá (1/3)
This morning, we had a meet-up with Flora from Aventure Colombia, who helped me organize one of our stops, a few transfers, and tomorrow’s day trip, the program of which I changed at the last minute after deciding to skip the visit to the Salt Cathedral of Zipaquirá. Flora is a kind and lovely person, always available, and she did everything to answer my questions and give me advice.
She’s a local contact I highly recommend. Flora can help you plan your trip, whether you want a fully organized tour or, like us, just need assistance with a specific stop or one or more transfers between cities.
We left Flora after setting a meet-up for our return to Bogotá in a month. As we walked out of her agency, we headed to the wonderful Gold Museum, located just a hundred meters away. I was excited to revisit this amazing museum.
Note: Free entry for those over 60, regardless of nationality. Just show your passport.
Like six years ago, I was amazed by its museography, the beauty of the pieces on display, and that breathtaking shamanic room.


About two hours later, we decided to walk (careful, it’s a climb!) to the Monserrate cable car (3152m). Long wait to buy tickets and board the cable car! Once we arrived, a few raindrops, an impressive panoramic view of Bogotá’s vastness, a quick visit to the basilica (a pilgrimage site for Colombians), a walk through the tourist market, and at the top, plenty of small restaurants where we had our first Colombian meal. After our hearty lunch, we were lucky to see the sun return! No line for the descent. We then headed back to the hotel because Justine wanted to rest and recover from the trip. As for me, I continued my walk. I discovered a really nice craft market recommended by Flora, Pasaje Rivas, returned to Bolívar Square, and wandered through different streets, including the main pedestrian avenue (Calle 7), where there’s always something to see.

Tomorrow, a change of scenery as we head out for a hike in a small desert (Desierto de Chueca), located about 2 hours from Bogotá in the village of Nemecon. For this outing from Bogotá, with Flora’s help, we booked a car with a driver for the day. Flora also took care of booking the guide (since the site can only be visited with one). Nemecon (2/3) Today, we went to Nemecon to hike about 7.5 km in the ‘Desert of Checua.’ It’s nothing like sandy deserts! Instead, it’s geological formations sculpted by time, wind, and water. After two hours on the road—almost one of them spent navigating traffic jams with cars, trucks, buses, and a continuous flow of motorcycles on either side of our taxi—we reached Nemecon! The village center is really (too?) quiet. We met up with Deisy and headed toward the ‘desert,’ about twenty minutes away on a bumpy dirt road. Once there, a quick briefing, and off we went! Deisy didn’t stop talking (in Spanish) for over 3 hours!!! She told us so much about her region (flower farming, water management, traditions, songs, etc.), the origin of the site, and even mentioned Antonio Banderas, who filmed *The 33* in the village’s salt mine (the story of the survival of 33 Chilean miners after a collapse in their copper and gold mine). One hour of walking to reach the site, one hour to explore it, and one hour to return.


The advantage of this non-stop chatter was that it forced us to brush up on our Spanish at lightning speed. I even wondered if the effort to concentrate wasn’t more exhausting than the physical effort! Especially since on the way back, I got an oral quiz. Deisy wanted to make sure I remembered some of the information she’d given me during the visit: why is this rock white, that one red, and that one black? Back in the village, we had lunch at a restaurant recommended by Deisy before visiting the Nemecon salt mine. Before entering, a guide spent a good half-hour explaining the origin of the salt and the presence of many fossils in the area. Again, concentrating was tough because all the comments were exclusively in Spanish! An hour and a half wandering through the tunnels with a ‘lovely miner’s helmet’ on our heads!



We met our driver at the mine entrance. The return to Bogotá was a bit faster, but traffic in the city center was still heavy! We arrived in front of our hotel between 8:00 and 8:30 PM. It’s been a pretty intense start to the trip! Tonight, our legs are tired. Hopefully, tomorrow will be a bit more relaxed! Bogotá (3/3) We started the day by visiting the Santa Clara Church Museum, located next to the presidential palace. Alejandra (from the local agency ‘Gaia Tours Colombia,’ which organized our stay in Caño Cristales (La Macarena)) had recommended this visit for its rich mural paintings.

A few hundred meters further, after crossing the Plaza Mayor again, we visited the cultural complex housing the Botero Museum, the Mint Museum, and the Bank of the Republic Art Museum. Note that entry is free for all three museums. Botero Museum: There are fewer works by Botero here than in the Medellín museum, but more paintings and sculptures by other artists, all from Botero’s private collection (donated to Colombia). Mint Museum: We limited ourselves to visiting one room (on Flora’s advice) where three gold and gemstone monstrances and a Christ with a crown of emerald thorns are displayed. Photos are not allowed. Art Museum: We visited two temporary exhibitions. Lunchtime came quickly. We had a good meal at a reasonably priced small restaurant in the La Candelaria micro-district, near the Chorro de Quevedo square. We decided to spend the afternoon wandering the streets and alleys of the historic center to discover local street art.

We also passed through very lively pedestrian streets. I also decided to revisit Pasaje Rivas to show Justine all the shops selling more or less artisanal products. Tomorrow morning, we fly to La Macarena at 10:30 AM. Not to dance (you’d be surprised if I told you we were going to take a South American dance class, right?!), but to visit the fabulous Caño Cristales, a river naturally colored by aquatic plants. The planned program includes hiking, horseback riding, canoeing, and swimming among these plants. This site was long inaccessible because the area was controlled by the FARC. Access and tourism development became possible after agreements and amnesty measures between the Colombian government and paramilitary groups. As in other regions, former FARC members have been able to transition into various tourism-related activities.


About two hours later, we decided to walk (careful, it’s a climb!) to the Monserrate cable car (3152m). Long wait to buy tickets and board the cable car! Once we arrived, a few raindrops, an impressive panoramic view of Bogotá’s vastness, a quick visit to the basilica (a pilgrimage site for Colombians), a walk through the tourist market, and at the top, plenty of small restaurants where we had our first Colombian meal. After our hearty lunch, we were lucky to see the sun return! No line for the descent. We then headed back to the hotel because Justine wanted to rest and recover from the trip. As for me, I continued my walk. I discovered a really nice craft market recommended by Flora, Pasaje Rivas, returned to Bolívar Square, and wandered through different streets, including the main pedestrian avenue (Calle 7), where there’s always something to see.

Tomorrow, a change of scenery as we head out for a hike in a small desert (Desierto de Chueca), located about 2 hours from Bogotá in the village of Nemecon. For this outing from Bogotá, with Flora’s help, we booked a car with a driver for the day. Flora also took care of booking the guide (since the site can only be visited with one). Nemecon (2/3) Today, we went to Nemecon to hike about 7.5 km in the ‘Desert of Checua.’ It’s nothing like sandy deserts! Instead, it’s geological formations sculpted by time, wind, and water. After two hours on the road—almost one of them spent navigating traffic jams with cars, trucks, buses, and a continuous flow of motorcycles on either side of our taxi—we reached Nemecon! The village center is really (too?) quiet. We met up with Deisy and headed toward the ‘desert,’ about twenty minutes away on a bumpy dirt road. Once there, a quick briefing, and off we went! Deisy didn’t stop talking (in Spanish) for over 3 hours!!! She told us so much about her region (flower farming, water management, traditions, songs, etc.), the origin of the site, and even mentioned Antonio Banderas, who filmed *The 33* in the village’s salt mine (the story of the survival of 33 Chilean miners after a collapse in their copper and gold mine). One hour of walking to reach the site, one hour to explore it, and one hour to return.


The advantage of this non-stop chatter was that it forced us to brush up on our Spanish at lightning speed. I even wondered if the effort to concentrate wasn’t more exhausting than the physical effort! Especially since on the way back, I got an oral quiz. Deisy wanted to make sure I remembered some of the information she’d given me during the visit: why is this rock white, that one red, and that one black? Back in the village, we had lunch at a restaurant recommended by Deisy before visiting the Nemecon salt mine. Before entering, a guide spent a good half-hour explaining the origin of the salt and the presence of many fossils in the area. Again, concentrating was tough because all the comments were exclusively in Spanish! An hour and a half wandering through the tunnels with a ‘lovely miner’s helmet’ on our heads!



We met our driver at the mine entrance. The return to Bogotá was a bit faster, but traffic in the city center was still heavy! We arrived in front of our hotel between 8:00 and 8:30 PM. It’s been a pretty intense start to the trip! Tonight, our legs are tired. Hopefully, tomorrow will be a bit more relaxed! Bogotá (3/3) We started the day by visiting the Santa Clara Church Museum, located next to the presidential palace. Alejandra (from the local agency ‘Gaia Tours Colombia,’ which organized our stay in Caño Cristales (La Macarena)) had recommended this visit for its rich mural paintings.

A few hundred meters further, after crossing the Plaza Mayor again, we visited the cultural complex housing the Botero Museum, the Mint Museum, and the Bank of the Republic Art Museum. Note that entry is free for all three museums. Botero Museum: There are fewer works by Botero here than in the Medellín museum, but more paintings and sculptures by other artists, all from Botero’s private collection (donated to Colombia). Mint Museum: We limited ourselves to visiting one room (on Flora’s advice) where three gold and gemstone monstrances and a Christ with a crown of emerald thorns are displayed. Photos are not allowed. Art Museum: We visited two temporary exhibitions. Lunchtime came quickly. We had a good meal at a reasonably priced small restaurant in the La Candelaria micro-district, near the Chorro de Quevedo square. We decided to spend the afternoon wandering the streets and alleys of the historic center to discover local street art.

We also passed through very lively pedestrian streets. I also decided to revisit Pasaje Rivas to show Justine all the shops selling more or less artisanal products. Tomorrow morning, we fly to La Macarena at 10:30 AM. Not to dance (you’d be surprised if I told you we were going to take a South American dance class, right?!), but to visit the fabulous Caño Cristales, a river naturally colored by aquatic plants. The planned program includes hiking, horseback riding, canoeing, and swimming among these plants. This site was long inaccessible because the area was controlled by the FARC. Access and tourism development became possible after agreements and amnesty measures between the Colombian government and paramilitary groups. As in other regions, former FARC members have been able to transition into various tourism-related activities.
Bonjour,
Je suis en pleine peche aux infos. Je suis actuellement a Bogota - Colombie (je suis franco colombien). Je compte partir d'ici un mois (mi -juillet) en velo pour rejoindre l'Argentine. Mon itineraire grosso modo : Colombie, Equateur, Perou, Bolivie...ensuite, l'idee est de faire Sud Bresil, Uruguay, Argentine et Chili. En realite, depuis la Bolivie, plusieurs options s'ouvrent. Je n'ai pas d'ordre. Je pense quitter la Bolivie vers fin Novembre. Ensuite...Quid du Paraguay:
Qui connait le Paraguay a velo ? Niveau relief cela parait monotone, mais pour le reste je n'ai pas trop d'info.
PLANNING : Depart mi juillet 2010 de Bogota et retour (fevrier, mars, avril...Mai 2011 maxi) en avion depuis Buenos Aires ou Santiago Chili pour revenir a Bogota.
1. Quelqu'un a une idee du budget (hors avion), en tenant en compte d'un bivouac ou d'un coin non marchandée pour environ 70% des nuits ( en Colombie, aucun hebergement marchand...) ? 3000 euros ?
2. Comment sont les routes, fortes differences entre les pays ?
3. Je ne pense pas descendre jusqu'a Ushaia, trop loin, mais jusqu'ou cela vaut la peine de descendre en Patagonie ? Les 7 lac, le Lago Buenos Aires, PN Torres del Paine...?
4. Je voyagerai seul, donc tous les conseils pour un cycliste en solo sont les bienvenus...
5. Comment alimentez-vous telephone, appareil photo...? Dynamo adaptable ?
Merci a tous pour les infos que vous pouvez m'apporter.
Et bon courage a Angelique...
Gabriel
Je suis en pleine peche aux infos. Je suis actuellement a Bogota - Colombie (je suis franco colombien). Je compte partir d'ici un mois (mi -juillet) en velo pour rejoindre l'Argentine. Mon itineraire grosso modo : Colombie, Equateur, Perou, Bolivie...ensuite, l'idee est de faire Sud Bresil, Uruguay, Argentine et Chili. En realite, depuis la Bolivie, plusieurs options s'ouvrent. Je n'ai pas d'ordre. Je pense quitter la Bolivie vers fin Novembre. Ensuite...Quid du Paraguay:
Qui connait le Paraguay a velo ? Niveau relief cela parait monotone, mais pour le reste je n'ai pas trop d'info.
PLANNING : Depart mi juillet 2010 de Bogota et retour (fevrier, mars, avril...Mai 2011 maxi) en avion depuis Buenos Aires ou Santiago Chili pour revenir a Bogota.
1. Quelqu'un a une idee du budget (hors avion), en tenant en compte d'un bivouac ou d'un coin non marchandée pour environ 70% des nuits ( en Colombie, aucun hebergement marchand...) ? 3000 euros ?
2. Comment sont les routes, fortes differences entre les pays ?
3. Je ne pense pas descendre jusqu'a Ushaia, trop loin, mais jusqu'ou cela vaut la peine de descendre en Patagonie ? Les 7 lac, le Lago Buenos Aires, PN Torres del Paine...?
4. Je voyagerai seul, donc tous les conseils pour un cycliste en solo sont les bienvenus...
5. Comment alimentez-vous telephone, appareil photo...? Dynamo adaptable ?
Merci a tous pour les infos que vous pouvez m'apporter.
Et bon courage a Angelique...
Gabriel

allo !!!! je tiens plus en place je pars dans 2 jours et c est mon deuxieme voyage!!!(l an dernier c etait sosua et c etait moche)
je sens que je vais m eclater ce voyage ci!!! j ai vraiment envie de m amuser!!!
je pars 2 semaines avec mon copain!!! dans 2 hotels differents premiere semaine au marazul et le 25 on transfere a l aquarium!!!
je me demande qui sera là !!!! repondez moi!!!! qu on ait le temps de s echanger des details!!!! si trop tard je vous souhate bon voyage!!!!
kat_woman_9@hotmail.com
je sens que je vais m eclater ce voyage ci!!! j ai vraiment envie de m amuser!!!
je pars 2 semaines avec mon copain!!! dans 2 hotels differents premiere semaine au marazul et le 25 on transfere a l aquarium!!!
je me demande qui sera là !!!! repondez moi!!!! qu on ait le temps de s echanger des details!!!! si trop tard je vous souhate bon voyage!!!!
kat_woman_9@hotmail.com







