Ce voyage était tant attendu. Reporté l'an dernier pour graves raisons de santé, notre départ le 25 août était une belle fête dans nos têtes.
J'aurai mis un peu de temps pour rédiger ce carnet mais le retour a été bien chargé (tentative d'excuses). Il a fallu aussi trier les photos, poursuivre le voyage en lisant les magnifiques carnets des autres, et enfin reprendre les notes prises pendant ce beau voyage (et comme dirait mon épouse, les déchiffrer).
Je vais vous proposer très humblement mon retour d'expérience sur nos étapes (il n'y a pas selon moi de "circuit" meilleur que les autres : ce qui est important c'est d'assumer ses choix (car il est impossible de tout voir), ses impasses (car il faut faire des choix) et de profiter de chaque moment vécu (car nous aimons prendre notre temps à chaque étape).Et puis, c''est tellement bien de pouvoir voyager !
Presque à chaque fois que nous annonçons la destination de notre futur voyage, autour de nous la même question : pourquoi ce pays ?
Alors pourquoi la Colombie ?
C'est sûrement parce qu'ils ont vécu des moments difficiles et que le pays est resté longtemps replié sur lui-même, qu'aujourd'hui, le peuple colombien est plus qu'enthousiaste à recevoir chez lui des voyageurs.
Les colombiens sont souriants, chaleureux, curieux et plutôt bienveillants avec les étrangers. Ils se font souvent un plaisir d’aider, de renseigner, ou tout simplement de partager un moment d'échange afin d'en savoir plus sur nous ou nous transmettre un peu de leur culture.
Notre itinéraire :
· Jour 1 : Toulouse / Paris CdG / Bogota
· Jours 2 à 6 : Rincon del Mar
· Jours 6 à 8 : Carthagène des Indes
· Jours 8 à 10 : Medellin
· Jours 10 à 13 : Jardin
· Jours 13 à 15 : Medellin et Santa Fé de Antioquia
· Jours 15 à 19 : Popayan et environs
· Jours 19 à 23 : San Agustin
· Jours 23 à 26 : Tierradentro
· Jours 26 à 29 : Bogota
· Jour 30 : Bogota / Paris CdG / Toulouse
Jours 1 à 6 : Bogota / Rincon del Mar
Et voilà c’est parti ! J’y prends goût à rédiger mes carnets de voyage et à les partager (après ceux du Myanmar, Nicaragua, Andalousie).
Pour notre arrivée à Bogota en fin de journée, j’avais réservé une chambre dans un petit appart/hôtel proche de l’aéroport avec navette gratuite incluse. Sauf qu’en sortant de l’aéroport, personne… Et pas moyen de joindre les propriétaires…
Et là, surprise, première expérience sur l’accueil et la gentillesse des colombiens qui ne se démentira pas de tout notre voyage. Un monsieur qui attendait des voyageurs s’est approché de nous, nous a demandé qui nous attendions et spontanément a pris son téléphone, réussi à joindre le propriétaire et convenu pour nous du lieu où nous pourrions être récupérés pour rejoindre notre logement. Le tout avec un grand sourire et la satisfaction de nous avoir aidés.
Puis le propriétaire et sa fille sont arrivés, tout en excuses, une bonne trentaine de minutes plus tard.
Après une bonne nuit de sommeil, le lendemain matin, c’est le propriétaire et son épouse qui nous ont reconduits à l’aéroport (vol pour Carthagène). Cette dame, en descendant de la voiture, nous a embrassés, comme si nous étions de sa famille ou des amis de longue date, et souhaité un très bon séjour dans son beau pays.
C’est comme cela que notre voyage a commencé !
Je vais donc vous proposer un carnet en dix étapes (et autant de post).
A demain pour la suite et le vrai début de ce long carnet !
Aéroport de Carthagène : après avoir essayé de prendre le metrocar dans une rue proche de l'aéroport pour rejoindre la gare routière, nous nous sommes repliés sur les taxis jaunes (après conseil de quelques personnes interrogées pur savoir où prendre le bus). Réservation via le guichet de l’aéroport. Du coup pas de souci sur le prix de la course, il est indiqué sur le ticket de « réservation », soit 26500 COP.
Déjeuner dans la gare routière avant de prendre le bus pour San Onofre.
A San Onofre, nos bagages ont quasiment été « kidnappés » par un colombien qui nous a quasi imposé le choix de son véhicule pour rejoindre Rincon del Mar. Je m’étais renseigné sur le prix de la course et bien m’en avait pris car ici, il faut négocier ferme et ne pas lâcher. Au final, j’ai bien payé le prix normal (30 000 COP) et non 40 000 comme il me le demandait au départ. A l'arrivée, il réessaiera quand même d'obtenir son prix de départ.
Environ 30 à 45 minutes plus tard, et notre première expérience de piste carrossable colombienne dans une antique Renault 9, nous sommes arrivés à Rincon et avons été déposés devant l’auberge de Rincon del Frances. Accueil chaleureux, formalités remplies et installation dans l’annexe encore en travaux. L’aménagement, notamment de la cuisine sera nécessaire avant la pleine saison, mais globalement nous avons disposé de tout ce qu’il nous fallait. Dommage que pour accéder à une connexion wifi il faille aller dans le bâtiment principal de l’auberge mais cela ne nous a pas gâché le séjour, et pris que quelques minutes en longeant la plage ! Et sitôt installé, sitôt dans l’eau ! Première baignade en eau chaude !
Rincon del Mar : on peut y faire plein d’activités (plongée, pêche, visite des îles, balade à cheval, …). Eh bien nous, nous n’avons quasi rien fait ! Repos, baignade, lecture dans chaise longue ou hamac, promenade sur la plage, le tout entrecoupé de siestes. Il faut dire que notre été avait été très chargé et qu’il fallait recharger les batteries avant de se lancer dans le périple (et bien profiter de la suite). C’est probablement dommage mais le coin est idéal pour ça : ne rien faire et récupérer ! Regarder partir (et/ou revenir) les pêcheurs dans leurs petites barques, regarder jouer les enfants sur la plage, discuter avec d’autres touristes, profiter des couchers de soleil.
Nous avons testé deux restaurants sur la plage dont le pizzaiolo basque repérable au drapeau basque peint sur une marche de son local. On dira qu’il débutait et que nous y avons mangé par solidarité (mon épouse est née à Bayonne), car ses pizzas ne resteront pas gravées dans nos mémoires… le cadre oui ! Tables sur la plage quasi les pieds dans l’eau. En revanche les plats de poisson au restau juste à côté sont savoureux. Pour le midi nous nous sommes préparés de belles et excellentes salades composées avec les tomates et avocats achetés soit à la petite épicerie du village, soit aux marchands ambulants sur la plage !
Notre étape à Rincon del Mar a bien rempli son objectif : récupération. Nous aurions pu y rester deux ou trois jours de plus sans problème mais la suite de notre périple nous attendait ! Et si j’étais écrivain, je pense que ce serait un endroit sympa pour y écrire mon nouveau bouquin… Mais ce n’est pas le cas, alors….
Avec plaisir.
Rincon del Frances.
Vous verrez qu'à Rincon vous aurez la possibilité de rencontrer juste à côté de l'auberge un basque originaire d'Ustaritz.
Ph.
Nous sommes partis de Rincon del Mar le matin vers 9h15 dans une magnifique Renault 9 rehaussée de l’arrière. A l’arrivée à San Onofre, nouvelle discussion sur le prix de la course car après l’orage de la veille au soir, la piste était en assez mauvais état et le chauffeur souhaitait être plus payé. Malgré ma fermeté, il nous a quand même aidés à décharger nos valises et à retenir le bus sur le départ (vers 10h00).
Environ deux heures plus tard nous sommes arrivés à la gare routière de Carthagène. Recherche du guichet de réservation des taxis (toujours pour éviter une mauvaise surprise sur le prix) et nous voilà en direction de notre hôtel dans le quartier de Getsemani. Notre chauffeur de taxi a un peu galéré pour nous déposer devant sa porte, calle del carretero à deux pas de la plaza de la Trinidad. Mais bon nous avons quand même fini par arriver et déposer nos bagages. Trop tôt pour procéder à l’enregistrement, l’employée nous conseille des restaurants à proximité, le gestionnaire étant absent. Notre choix, un peu dû au hasard deviendra notre cantine, à la grande satisfaction du propriétaire : El Buffet de la plazza (au tout début de la calle del Guerrero en partant de la place).
Aparté : pour les repas du soir, nous prendrons l’habitude d’acheter des brochettes au marchand à l’angle de la rue (quasi face au restaurant) et de les manger (accompagnées de fruits et/ou de yaourt achetés dans une épicerie un peu plus loin dans la rue) sur la terrasse de notre hôtel. De cette jolie terrasse nous avions une vue sur le Castillo San Felipe et pouvions entendre toute l’ambiance musicale aux alentours.
Je rembobine ! Donc, ce premier midi, une fois restaurés (menu du jour à 7000 COP : soupe (à la grande surprise de mon épouse, j’ai mangé des soupes (chaudes) le midi par 35 ou 40° alors qu’à la maison ce n’est pour moi qu’un plat d’hiver…), bandera (plusieurs choix, tous très bons dont en particulier celui composé de viande hachée) et limonade maison), nous sommes revenus à notre hôtel situé à environ 100m du restaurant. Après avoir dégusté le café offert par la maison et s’être un peu rafraîchis, nous sommes partis à la découverte du centre historique.
Il est possible de se balader dans cette ville la tête en permanence en l’air en appréciant les beaux balcons de bois et l’architecture coloniale. Mais les sollicitations permanentes nous ont un peu gâché le plaisir : les vendeurs ambulants sont omniprésents (boissons, glaces, fruits, chapeaux, bracelets, lunettes de soleil, photos, …). Le changement est brutal entre le coin paisible et sans bruit (Rincon) d’où nous arrivions et l’animation de Carthagène.
Très vite nous nous sommes réfugiés dans les musées (de l’or, d’art moderne) à la recherche de fraîcheur et de calme. Ces deux musées sont à voir. Le musée de l’or est petit. La présentation des oeuvres est moderne. Les pièces exposées sont belles. Et il est gratuit.
Le musée d’art moderne n’est pas grand (notez la différence !). Il est intéressant mais pas incontournable.
Devant le musée, de nombreuses ‘statues’ en fer de l’artiste Carmona : du barbier au pirate en passant par la partie de cartes. Nous en verrons également d’autres dans une rue à côté de notre hôtel représentant des scènes plus amusantes : homme et chien urinant contre un lampadaire, chien arrachant le fond de culote d’un gamin, guitariste avec un oiseau posé sur la tête de sa guitare, ….
Nous avons beaucoup marché dans les jolies rues cette belle vieille ville, mais aussi sur ses remparts en fin d’après-midi. Nous y avons profité de beaux couchers de soleil sur la mer des Caraïbes, de la brise rafraichissante en fin de journée, et vu des centaines de cerfs-volants pilotés par des petits et grands depuis les douves des fortifications. Les remparts sont également le lieu de rendez-vous des jeunes amoureux qui viennent flirter sur ou au pied des vieux canons ou dans les petites ouvertures. Jolis moments bien romantiques !
Le soir, n’hésitez pas à vous installer devant la porte de l’horloge pour assister au spectacle des danseurs folkloriques. C’est sympa à voir.
Le samedi après-midi, 2eme jour de nos balades dans le centre, nous avons pu également assister à l’arrivée d’un mariage devant la cathédrale. J’avais lu que les colombiennes assument complètement leurs formes (souvent tout en rondeurs…). Et n’hésitent pas à s’habiller très ‘moulant’. Eh bien je le confirme ! Certaines portent des robes longues scintillantes et très moulantes, d’autres des robes tout aussi longues dont le bas est quasi transparent jusqu’au bas des fesses et le haut tout aussi moulant avec des décolletés …. Montée de chaleur !
Côté mec, ce sont plutôt des costumes assez classiques façon smokings beiges. Pour l’époux, c’est surprenant, son pantalon est plutôt court et il ne porte pas de chaussette. Autre surprise quand nous avons vu arriver celle qui devait être sa mère, avec un petit chien arborant un nœud papillon et surtout lorsque nous avons vu que le futur époux rentrait dans la cathédrale, donnant le bras à sa mère (classique !) et portant le petit chien dans l’autre (moins classique !).
Pause fraîcheur chaque après-midi : direction la Geleteria Paradisio où nous dégusterons de bonnes glaces dans un décor de bonbonnière. C’est un peu cher mais bon, on est en vacances tout de même ! Et je ne peux que conseiller leur glace au caramel….
Je ne peux pas passer sous silence la visite du castillo de San Felipe de Barajas. Il est situé au sommet de la colline San Lazaro (et à moins de 30mn à pied de notre hôtel). Un conseil : n’y allez pas sans une bonne provision d’eau, il fait chaud sur le site (nous, nous les avons achetées dans une supérette située juste à côté du château).
En complément du ticket d’entrée (un peu cher : 25000 COP/pers.)), nous avons également pris l’audio guide (un peu cher aussi (18000/pers.)), et surtout le temps de visiter la citadelle (au rythme des commentaires et des étapes proposées par l’audio guide (en français)). Nous y apprendrons son histoire, mais aussi une partie de celle de la ville, les deux étant étroitement liées. En effet, situé aux portes de la cité coloniales, il s’agit d’un des plus formidables bastions jamais construit par l’armée espagnole. Son but était de protéger la ville des agresseurs arrivant par la mer ou par les terres. Lors de l’époque coloniale, les tentatives d’assaut furent nombreuses, mais sans succès, sauf celle des français qui se livrèrent alors au pillage de la ville et constituèrent le plus grand butin jamais réalisé. Cette prise, due en grande partie à la négligence des espagnols et par le fait qu’ils n’avaient pas pris au sérieux leurs préparatifs rapportés par des espions, a servi de leçon et quelques années plus tard, les anglais payèrent très cher leur tentative d’assaut et durent se retirer bredouilles. Bien que ce soit une armada qui se soit présentée (7 attaquants britanniques pour 1 défenseur), cette fois-ci tout était prêt. Les défenses extérieures ont permis de retenir les assaillants pendant 11 jours et de commencer à les affaiblir voire décimer par les maladies. La région étant marécageuse et infestée de moustiques, la fièvre jaune, la malaria et le paludisme (maladie importée avec la traite des esclaves) ont fortement réduit le nombre d’assaillants. Malgré ces difficultés, une fois forcé le barrage extérieur, l’amiral anglais (en toute modestie et sans aucun doute par excès d’optimisme) a alors fait transmettre un message à Londres pour annoncer la prise de Carthagène et qu’une nouvelle monnaie commémorative pouvait être frappée…Quelques semaines plus tard, les espagnols étaient triomphants et les anglais, laminés, obligés de se retirer.
Sur le site, ne pas rater le petit film dans la jolie petite salle au bout du castillo.
Dernière information sur la ville : c’est de Carthagène qu’est parti le mouvement d’indépendance colombien contre les espagnols. La ville a été libérée et les espagnols l’ont assiégée. Toute la population est restée solidaire face à ce siège, des plus pauvres au plus riches. Au bout de quelques mois, 300 personnes mourraient de faim tous les jours. Mais le 11 novembre 1868 l’indépendance était déclarée. Les autres villes colombiennes ont suivi le mouvement bien plus tard car elles voulaient voir comment le royaume espagnol allait réagir.
Quelques infos sur quelques monuments de la vieille ville que nous avons visités : · L’Horloge Puerto del Reloj
L’Horloge constitue l’entrée principale dans la ville fortifiée, et est ainsi un des lieux emblématiques de Carthagène. Après avoir passé cette entrée, accès à la Plaza de los Coches. · Les Remparts
Durant la période coloniale, la Couronne Espagnole a investi de fortes sommes d’argent dans la construction de remparts afin de protéger l’une des villes les plus riches. Aujourd’hui ces murs représentent au mieux l’architecture militaire alors utilisée. · Plaza Bolivar
Anciennement appelée Plaza de la Inquisicion, c’est aujourd’hui l’un des parcs les plus vivants de Carthagène. On peut s’y reposer à l’ombre des arbres lorsqu’il fait trop chaud, ou apprécier le chant matinal des oiseaux exotiques. · La cathédrale : située tout près du parc de Bolivar et de la place de la Proclamation.
Elle est majestueuse et d'une beauté saisissante. Sa construction a commencé en 1575, mais en 1586, lorsqu'il restait seulement la tour à édifier, le pirate Francis Drake l’a détruite partiellement. La reprise de la construction fut effectuée entre 1598 et 1612 avec l'ajout de la coupole de style florentin tout en haut et de marbre sur la façade principale. · « Las bóvedas », une série de magasins typiques de vente d’artisanat local. · Le temple de Santo Domingo (Saint Dominique) : c’est la plus vieille construction conservée de Cartagena (1550-1560). À l'intérieur une Vierge ornée d'une couronne en or et en émeraude et un Santo Cristo de la Expiración de grande taille. Une des places les plus animées de la ville se trouve en face de l'église (place de Santo Domingo) où l’on peut admirer la sculpture « Gertrudis » de l’artiste Fernando Botero.
Musée d’art moderne : le prolongement de l'édifice de la mairie nous amène sur la l'église de San Pedro Claver où est situé le musée des arts modernes. L'exposition des œuvres s'étend jusqu'au dehors de façon permanente (créations en fer l'artiste Carmona).
Musée de l’or Zenú : situé de l'autre côté du parc de Bolivar tout près de la Cathédrale. De construction coloniale il ressemble à un petit manoir. Il présente des bijoux en or et pierres précieuses de la région et représente très bien la culture Sinú, (indiens présents dans les États de Córdoba, Sucre, Bolivar et Antioquía).
Palais de l’inquisition et musée d’histoire : situé autour du parc de Bolivar, de style baroque et balcons en bois d'une grande splendeur. Cette importante construction fut terminée en 1776.
Jours 9 à 11 : Medellin
Deuxième ville du pays, Medellín est la grande rivale de Bogotá dans bien des domaines. Elle est aussi connue pour avoir été la ville la plus dangereuse au monde et la capitale de la cocaïne dans les années 80 avec Pablo Escobar.
La ville est aujourd’hui moderne (métro aérien, téléphérique, ...), propre et assez sûre (à condition de ne pas faire n’importe quoi !) et elle n’a rien à envier à d’autres grandes métropoles du monde. Elle est située dans une belle vallée et dispose d’un climat si clément, qu’on la surnomme la ville du printemps éternel.
Bon, nous sommes partis de notre hôtel carthaginois en taxi vers 9h00 et, petite arnaque du chauffeur, à l’arrivée à l'aéroport, il a ‘oublié’ de me rendre la monnaie (tout au moins il a fait semblant d’aller chercher le complément) et est parti à peine sorties les valises du coffre et déposées sur le trottoir.
A notre arrivée à Medellin vers 11h, nous prenons un autre taxi (mais que l’aéroport est loin de la ville !) pour rejoindre notre hôtel dans la Candelaria. A l’arrivée il propose de venir nous chercher pour notre départ et promet une remise de 15% sur la course du retour.
L’enregistrement fait, le réceptionniste nous prodigue quelques conseils de visites et nous indique le chemin pour accéder au métro. Car notre première visite à Medellin sera pour le musée d’Antioquia (pour Botero) et juste en face le parc Botero. Botero est non seulement l’artiste le plus célèbre de Colombie, mais c’était un homme d’une grande générosité, puisque tant à Bogota qu’à Medellín il y a des musées qui abritent une partie de ses œuvres et de sa collection personnelle, cédées par l’artiste au pays. Concrètement, en 2000, le Musée d’Antioquia a reçu une donation de 114 peintures (à l’huile, aquarelles et dessins) et 21 œuvres d’artistes internationaux de sa collection personnelle. Enfin, 23 sculptures composent aujourd’hui la Place Botero.
En fin de journée, de retour à notre guesthouse et nous préparons le programme du lendemain : matinée dans le parc botanique et pour l’après-midi le free walk tour Comuna 13.
Comme prévu donc le lendemain matin, nous partons à pied pour le parc botanique. Et comme de bien entendu, je nous embarque à l’opposé… nous finirons donc par prendre le métro. Malheureusement, arrivés sur place, nous trouverons les portes fermées car le site est en train d’être aménagé pour le prochain salon du livre et de la culture. Et bien sûr, tous les sites tout autour sont également fermés. Du coup, nous longeons le parc et prenons la direction du musée Cementario San Pedro. Tous les piliers du métro sont décorés de belles fresques. Plus loin, c’est le coin des laveurs de voiture le long des trottoirs.
Le cimetière, assez rapidement visité, nous repartons en direction du centre-ville et déjeunons tout près du parc Bolivar après avoir longé la rue Junin. Petite pause dans le parc, face à la cathédrale Métropolitana, avant de reprendre le métro et rejoindre notre point de rendez-vous à la station San Jorge. Là mon épouse choisit de partir avec le groupe dont la visite guidée se fera en anglais… Il va falloir que je m’accroche car mon anglais n’est pas au top et un peu rouillé !
Pendant que notre groupe se constitue (un second partira derrière nous pour une visite en espagnol), j’observe une patrouille de 6 ou 7 militaires qui prend position au pied de la colline.
Le ciel est menaçant et très vite après notre départ, l’orage gronde et les premières gouttes tombent. Ces gouttent se transforment rapidement en très gros orage et nous nous réfugions, après négociation de notre guide, dans l’amphithéâtre de la maison de la justice de quartier. Bien à l’abri, elle nous raconte l’histoire de la Comuna 13, de la période où Pablo Escobar y régnait en maître et de l’après. Des règlements de compte à sa mort, de la descente des militaires sur ordre du gouvernement pour pacifier le quartier (descente brutale car du sol et d’hélicoptères ils ont tiré sur tout ce qui bougeait mais aussi arrêtés tous les caïds), de la construction des escalators publics (financement chinois) qui ont permis de désenclaver ce quartier, mais aussi du street art et du développement du tourisme, source d’espoir pour les habitants. Elle nous a aussi demandé de ne rien donner aux enfants car les gains trop faciles n’incitent pas à aller à l’école, à travailler et entraînent inexorablement vers l’argent ‘facile’ et les trafics. Elle nous a parlé de toutes ces mères qui ont défilé dans le quartier pour réclamer la paix. Elle nous a également fait partager son espoir de paix et de développement pour son barrio grâce à l’art (street art, musique et danse), au tourisme et aux activités qu’il génère (petites boutiques d’art, cafés, glaciers…). Nous aurons droit à quelques minutes de danse quasi à mi-parcours par des jeunes assez doués. Elle nous dira aussi que malheureusement les trafics reprennent et que rien n’est définitivement acquis.
Anecdote : de retour en France, nous avons regardé une émission télé sur la Colombie (Echappées belles). A l’étape Medellin, une partie du reportage a été tournée dans la Comuna 13 et dans les escalators nous avons vu passer notre guide reconnaissable à son bob et tee-shirt bleus.
A la fin de la visite, après avoir admiré les peintures, suivi les explications de leur symbolique et profité de la vue panoramique, elle nous donne ses derniers conseils. Aucun souci ou problème de sécurité pour descendre de la colline. Prenez les escalators. En bas, près de la fresque aux éléphants, prenez-le bus qui vous déposera à la station de métro. N’essayez pas de descendre à pied, ce n’est pas la peine de prendre de risques inutiles.
Eh bien vous savez quoi ? On a suivi ses conseils avec tous les « petits » jeunes du groupe (car j’ai oublié de le dire mais nous étions, et de loin, les deux anciens de ce petit groupe sympathique constitué de plusieurs nationalités).
Retour en métro à notre guesthouse vers 19h30 après cette journée bien remplie. Nous mangerons (comme tous les soirs lors de notre étape à Medellin) au restaurant de la guesthouse. Il nous reste à boucler nos valises car demain nous partons pour Jardin.
Est-ce possible de mentionner les coordonnées des auberges, gites, chambres d'hôtes, etc. ou(accent) vous avez posé vos valises avec un bref commentaire?
Pierroro
Quand le moment est arrivé, l'heure est venue! (C.Bobin.)
- et je vous remercie par avance pour votre réponse.
Jours 11 au 14 : Jardin
D’après mes renseignements pris lors de ma préparation du voyage, nous devons pouvoir prendre un bus entre 9h15 et 9h30 et le trajet doit durer entre 3 et 4 heures.
Nous rejoignons la gare routière sud en taxi. Aucun souci pour trouver le guichet et après avoir passé le contrôle de sécurité pour accéder aux quais, notre bus part à l’heure un peu avant 9h30.
Le nom de El Jardín convient parfaitement à cette municipalité située dans le département d'Antioquia, à 134 kilomètres de Medellín. Fondé le 23 mai 1863, ce qui attire de prime abord l'attention dans ce village, c'est son parc principal, El Libertador, agrémenté de petits jardins En son centre il y a une fontaine entourée de huit petits jardins, disposés comme des pétales, où les roses sont abondantes. On y a aussi planté des gaïacs et des fromagers, pour ne mentionner qu’eux. Ce site, qui a été déclaré Monument National en 1985, est l’endroit où les habitants de ce village aiment à se retrouver.
A peine descendus du bus, nous prenons contact avec la jeune fille qui tient le bureau de tourisme (au pied de la ‘gare routière’), plaisantons avec elle, notamment sur la météo (l’orage menace et elle nous vend le soleil) puis prenons un taxi pour rejoindre notre joli hôtel un peu à l’extérieur.
Réception chaleureuse. Si on arrive à peu près à comprendre la propriétaire, c’est beaucoup plus compliqué avec son mari. Nous leur donnons notre linge à laver et partons à pied au village pour le déjeuner. Puis on s’installe sur la place du village et prenons notre premier café, histoire de bien s’imprégner de l’ambiance et du rythme de la localité. Nous déambulons ensuite dans les rues, admirons les façades, portes, et balcons. Nous repérons quelques commerces (en prévision du pique-nique du soir), visitons l’église et rentrons assez tôt à l’hôtel.
Après une bonne nuit de repos, une bonne douche chaude et un petit déjeuner consistant (café à volonté, fruits, omelette fromage/jambon, galette de maïs et petite viennoiserie), nous traversons le magnifique jardin de l’hôtel et prenons la direction de la Garucha, le téléphérique local. Cette cabine en bois ressemble plutôt à une caisse suspendue. La montée est rapide et on paye à l’arrivée. De là-haut nous avons une belle vue sur Jardin. Nous redescendons vers le village dans un cadre très champêtre. Juste avant le pont jaune, une petite réplique de ce même pont avec une vierge en son milieu. Et juste après le pont, un chemin descend vers la réserve (Parque natural Jardin de Rocas) où nous irons voir d’étonnants (et très bruyants) oiseaux au plumage orange/rouge avec une sorte de crête sur la tête, les rocas.
De retour au village on s’installe à la terrasse d’un café et entamons une discussion avec une dame assez âgée qui brodait en compagnie de deux copines. Questions habituelles : vous venez d’où, étiez-vous déjà venus en Colombie ou dans un autre pays d’Amérique du Sud, pourquoi la Colombie, combien de temps, est ce que la Colombie vous plaît et les colombiens, où étiez-vous avant de venir à Jardin et après où allez-vous…. Et enfin, vous savez ici, c’est très tranquille, il ne se passe jamais rien !
Pendant toute la discussion, une de ses amies répétait en permanence : mais arrête, ils ne comprennent rien à ce que tu leur dis…
Et nous nous étions bien là, assis sur ces petites chaises, derrière cette petite table, dos au mur, à discuter avec cette vieille dame, à regarder passer les gens et siroter ce bon petit café servi dans d’adorables petites tasses en porcelaine.
Elle est très belle cette place, cernée de cafés tous plus colorés les uns que les autres, avec tous ces gens qui circulent à vélo, en tuck tuck, à cheval, en voiture ou à pied tout simplement. Avec ces enfants qui jouent autour du bassin central, ces pigeons et tout ce monde qui s’installe sur les bancs pour discuter, et regarder passer le temps…
Nous arrivons quand même à décoller et par hasard prenons la calle 10. Tout au bout, nous découvrons un endroit où des oiseaux de toutes les couleurs (bleus, verts, rouges, noirs, marrons) viennent boire et picorer des fruits bien mûrs.
Puis avant que la pluie menaçante ne nous tombe dessus (ici nous aurons une belle averse tous les jours vers 13h), nous nous réfugions dans un restaurant proche de la place. Le hasard fait encore bien les choses car nous nous régalons.
Justine a un petit coup de fatigue et nous décidons de rentrer à l’hôtel pour qu’elle puisse se reposer un peu. Nous prenons même un tuck-tuck pour rentrer.
Sur place nous réservons pour le lendemain la visite d’une finca de café. Le propriétaire, que nous avons toujours autant de mal à comprendre m’indique ensuite le chemin à suivre pour aller voir une cascade située à une quarantaine de minutes à pied de l’hôtel.
Je laisse donc Justine se reposer et part me promener avec ce que j’avais pu ou cru comprendre de ses explications. J’ai dû louper quelque chose car je n’ai jamais trouvé la cascade…. En revanche au bout du chemin (mais après plus d’une heure de marche) je suis arrivé au Cristo Rei qui domine le village. Du coup je peux profiter d’une très belle vue sur les montagnes tout autour, sur le village et la belle place pavée en son milieu.
De retour à l’hôtel, nous repartons pour faire quelques courses pour le pique-nique du soir. Avant de rentrer à l’hôtel nous faisons une pause à la terrasse d’un des bars de la place. Nous souhaitions boire une sorte de limonade locale et finissons par commander une boisson soit disant à la pomme vraiment pas bonne…. Raté pour la boisson mais ce n’est pas grave, nous profitons de ces doux moments sur la place de Jardin.
Soirée très sage passée entre une partie de carte (rami) et à regarder un jeu télévisé (c’est certain en France nous aurions changé de chaîne….).
Le lendemain nous avons rendez-vous à 9h00 pour la visite de la Finca. Départ dans un minibus relativement déglingué et après une vingtaine de minutes de route le chauffeur nous dépose en bas d’une petite côte que son véhicule est incapable de gravir. La finca ( La Florida) est juste au bout de ce chemin. Le propriétaire nous y attend. Et là commence une matinée mémorable, riche en échanges, rires et découvertes.
Ce propriétaire est étonnant, passionné et passionnant. Son café, dégusté sur place, fait partie des meilleurs que je n’ai jamais bu ! Sa préparation est tout un rituel qui nous rappelle la préparation du thé au Maroc. Ici il ne faut surtout pas parler café instantané ou capsules… Ses explications sont claires et précises. Des voisins, à cheval, viennent le voir et partagent avec nous une tasse de café. Nous discutons tous ensemble de beaucoup de choses. Le propriétaire a réalisé des missions pour l’ONU en Egypte et Israël. Son voisin a un de ses fils qui poursuit ses études à Montpellier. Nous les étonnons, alors qu’ils nous parlent équitation, quand nous leur disons, et montrons (photos à l’appui sur ma tablette) que nous sommes montés sur des éléphants avec des bûcherons dans la jungle birmane. Justine les dégoûte quand elle leur montre une photo où je suis en train de croquer un grillon grillé. Non, ce n’est pas pour eux car ici rien ne vaut un beau morceau de viande !
Au cours de la visite, le propriétaire nous explique tout sur la culture du café, la taille des caféiers à 4 ans (à environ 40 à 60 cm du sol) et l’arrachage entre 8 et 10 ans, les cueillettes plusieurs fois par an. Bien sûr ici le café est le meilleur de Colombie grâce au merveilleux climat autour de Jardin et à l’altitude parfaite pour le cultiver…
Il nous équipe (paniers d’osier attachés à notre taille, chapeau) et nous fait cueillir quelques grains. Puis nous les passons dans l’antique machine manuelle à égrainer. Ensuite, il nous explique tout le processus d’extraction, séchage (petite démonstration), et torréfaction. Tout cela vient compléter ce que nous avions appris au Nicaragua.
Nous en moudrons un peu et finirons pat en acheter beaucoup…
Il nous montre aussi tout ce qu’il cultive dans sa finca et s’arrête pour nous montrer un avocat grand comme…deux ou trois grosses mangues. Il nous fait voir, au loin, des nids suspendus immenses, mais aussi de magnifiques oiseaux.
Vers la fin de la visite, sa maman nous a offert un joli et délicieux morceau de gâteau maison accompagné d’une sorte de savoureux milk shake.
Et au moment de partir, il nous fera cadeau à chacun d’un vieux billet porte-bonheur de 1 COP.
Quelle belle matinée !
Le retour au village se fait en tuck-tuck car a priori le minibus est tombé en panne. Nous nous faisons déposer sur la place et partons réserver nos places pour le bus du lendemain à 14h15. Puis nouvelle balade dans les rues du village, où nous faisons le tour de quelques boutiques (Justine est à la recherche de magnets et de souvenirs). Comme tous les jours la pluie menace et nous rentrons à l’hôtel en attendant 16h00 car nous voulons visiter le parc naturel pour y voir ces drôles d’oiseaux, les rocas.
En fin d’après-midi, nous partons pour cette réserve. Nous pensions y voir plein d’espèces d’oiseaux mais en fait il n’y a que des rocas (une bonne douzaine). Ils sont vraiment étonnants mais cette ‘réserve’ est décevante car pas elle n’est ni grande, ni bien entretenue. Bon nous aurons quand même pu voir et entendre ces drôles d’oiseaux.
Au retour nous nous arrêtons pour manger dans un restaurant donnant sur la place. Mauvaise pioche, pas terrible et un peu cher. Sur le chemin de l’hôtel, je suis attiré par les cris et encouragements que nous entendons dans les tribunes du stade. Je convaincs Justine et nous allons nous installer au milieu des villageois. Le match n’a pas beaucoup d’intérêt. Ce sont les commentaires dans les tribunes qui nous amusent. Un supporter d’une des deux équipes vient nous voir, intrigué par notre présence. On échange quelques mots et il repart faire son travail de supporter…. Deux gamins à côté de nous sont tout excités et crient, commentent…. Trop marrants ! Justine finit par se lasser et nous repartons. Au portail de l’hôtel nous sommes attendus par le propriétaire équipé d’une torche qui tient absolument à nous faire voir un roca qui niche dans son jardin. Trop gentil !
Jours 14 à 16 : Medellin / Santa Fé de Antioquia
Dernière matinée à Jardin : petit déjeuner, règlement du séjour et réservation d’une moto taxi pour 11h qui n’arrivera jamais. Du coup le propriétaire a demandé à son fils de nous conduire au village. Nous allons déposer nos valises au comptoir du transporteur et finalement ils nous proposent de partir plus tôt. Nous changeons nos billets, faisons un dernier tour sur la place et nous voilà repartis pour Medellin.
Au départ j’avais prévu que nous irions passer la journée à Guatape. Et finalement, nous irons à Santa Fé (moins de bus à faire dans la journée).
Nous retournons à la même guesthouse et nous aurons même droit à la même chambre.
Pour notre quinzième jour de voyage, nous nous levons relativement tôt pour prendre un bus vers 8h45. Métro jusqu’à la gare routière et guichet N°19 pour aller à Santa Fé (N° 09 pour Guatape).
Arrivés à Santa Fé environ 2 heures plus tard, nous sommes accueillis sur la place du village par un défilé militaire. Bon, ce n’est pas tout à fait notre truc, aussi nous contournons la place et nous baladons dans les jolies petites rues. Nous sommes moyennement emballés par ce village. Il est joli. La place, une fois les militaires partis est belle avec sa jolie fontaine face à l’église.
Nous avons pris un tuck-tuck pour aller voir le pont de l’occident. Ce pont suspendu en bois est sympa. Le chauffeur du tuck-tuck s’arrête un peu avant le pont pour nous prendre en photo puis nous dépose entre les deux premières tours en nous disant qu’il nous attendra de l’autre côté. Là il est possible de monter derrière les deux tours pour accéder à un promontoire / belvédère qui permet de dominer l’œuvre d’art. La vue est sympa.
Ce pont suspendu est composé d’une voie de circulation centrale et de deux accès piétonniers de chaque côté.
Comme prévu nous sommes attendus (il faut bien car nous n’avons encore rien payé) de l’autre côté et nous retraversons le pont en tuck tuck cette fois. Retour au village. Le chauffeur nous dépose devant le musée municipal (entrée gratuite) et nous le libérons (en payant la somme convenue au départ). J’avais essayé de négocier au même prix, en vain, un prolongement de notre balade vers une cascade toute proche. Tant pis.
Déjeuner dans un petit restaurant sur la place, et café un peu plus loin. Là, je me fais interroger par deux jeunes étudiants qui font une enquête auprès des touristes. On s’amuse bien car ils me posent des questions soit que je ne comprends pas, soit pour lesquelles il m’est difficile de répondre du style : sur quelle échelle de revenus vous situez vous de 1 à 7 ? A quoi correspond l’échelle ? Pas de réponse ? En COP, en Dollars ou en Euros ? Ben en COP ! D’autres questions portent sur la ville, sur ce que nous avons visité, etc.
Un peu plus tard nous finissons de faire le tour du village, admirons des scelles de tout prix dans une boutique. Puis nous nous dirigeons vers la gare routière où nous prendrons un minibus qui démarre. Le retour sera plus cher mais plus rapide (1h30).
Et comme nous sommes rentrés plus tôt que prévu à Medellin, on en profite pour faire un tour dans le jardin botanique. La fête du livre et de la culture y bat son plein. Beaucoup de monde. Beaucoup de familles. Beaucoup de stands pour les enfants avec de nombreuses activités : théâtre, contes, travaux manuels de découpage, pliage, collage, … Mais aussi beaucoup de stands de nourriture, boissons, café (bien sûr !), glaces, … Comme quoi la nourriture et la gourmandise sont des valeurs universelles !
En fin de journée nous rentrons à l’hôtel à 2 stations de métro du jardin botanique. J’y fais réserver le taxi pour le lendemain matin à 7h00 (le même qu’à l’aller, on va voir si on a bien droit aux 15% de remise !) car on envisage de prendre le petit déjeuner à l’aéroport.
Jours 16 à 20 : Popayan
Les meilleurs architectes et artisans de l'époque coloniale sont intervenus à Popayán, qui est, avec Carthagène des Indes, l'une des villes les plus importantes de Colombie pour son architecture.
Depuis la période espagnole, de nombreuses communautés religieuses telles que les jésuites, les dominicains, les franciscains, les carmélites et les Augustins ont fait bâtir à Popayán leurs églises ou temples devenus des édifices historiques.
Le mot Popayán provient des dialectes indigènes américains. Il existe plusieurs théories quant à son étymologie. La première affirme que Popayán viendrait de Po (deux), Pa (paille), et Yan (rivière), soit « deux villages aux toits de paille près de la rivière ». Une autre théorie dit que le mot Popayán vient du nom du chef des indigènes Payán, qui aurait vécu sur la Colline des trois Croix. Une troisième théorie, émise par l'historien Arcecio Aragón, attribue l'origine du mot Popayán au langage Quechua : pampa (vallée) et yan (rivière). Cela formerait « le chemin de la rivière » (allusion à la rivière Cauca).
Lorsque nous descendons de notre chambre à la réception, vers 6h50, le taxi est déjà là. Du coup nous partons plus tôt que prévu. En ce dimanche matin, nous sommes surpris, sur la route de l’aéroport, toute en montée, par le nombre de cyclistes. Un voie leur est complétement réservée avec de-ci de-là des toiles de tente aménagées en atelier de réparation ou stand de ravitaillement. A chaque intersection, des volontaires assurent la sécurité des cyclistes. Le vélo est sans conteste un des sports les plus populaires en Colombie !
Arrivés à l’aéroport, pas de mauvaise surprise et sans que je n’ai rien à demander le chauffeur de taxi nous applique bien la ristourne promise.
Finalement nous n’aurons pas le temps de prendre notre petit déjeuner, car comme nous sommes arrivés assez tôt, la personne au comptoir d’enregistrement nous enregistre, sans rien nous demander, sur un vol qui part plus tôt. Notre escale à Bogota va donc être plus longue car il n’y a ensuite qu’un vol pour Popayan à 12h30.
Sur le trajet le chauffeur de taxi a un peu discuté avec nous. Qu’avez-vous visité à Medellin et dans la région. Ah, vous n’êtes pas allés à Guatape ! La prochaine fois ! La route n’est pas bonne pour y aller, elle est bien meilleure pour aller à Santa Fé. Vous allez à Popayan ? Vous allez avoir froid dans le sud en cette saison…
Tous les vols sont à l’heure et on atterrit comme prévu dans le petit aéroport de Popayan vers 14h00. Nous rejoignons notre hôtel en taxi. Formalités d’enregistrement habituelles, installation rapide dans la chambre et direction un petit restaurant conseillé par le propriétaire car nous commençons à avoir faim (car au final nous n’avons pas pris de petit-déjeuner.
Nous gagnons ensuite le centre de Popayan et surprise ! C’est le dernier jour de la fête de la gastronomie ! Il y a des stands de nourriture tout autour de la grande place sous d’immenses chapiteaux. Dans un coin de la place des musiciens et une chanteuse. Nous venons de rater des groupes folkloriques qui se prennent en photo sous les arbres au milieu de la place. Dommage que nous ayons ‘déjà’ mangé, il y a des spécialités locales qui semblent bizarres et que j’aurai bien goûtées.
Le bruit et les odeurs indisposent un peu Justine. On s’arrête à l’office du tourisme pour prendre quelques informations sur la ville et on découvre la possibilité d’y faire un free walk tour. Du coup on s’inscrit pour le lendemain matin à 10h.
Nous nous promenons ensuite tranquillement dans la vieille ville et rentrons à notre hôtel. J’avais repéré une bonne adresse de restaurant lors de ma préparation de cette étape. Et nous y allons pour le repas du soir. Super cadre. Service parfait. Repas excellent mais un peu au-delà de notre budget. Tant pis, pour une fois ! Mais c’est tellement copieux que nous ne prendrons pas de dessert ! La réputation de ce restaurant (La Cosecha Parilla) est méritée même si c’est un peu cher et la salle bruyante (il faut dire qu’elle était bien pleine avec notamment un groupe d’allemands d’une vingtaine de personnes pas discret du tout !).
Premier matin à Popayan. En attendant notre rendez-vous de 10h00, j’avais décidé d’aller changer un peu d’argent. Mais ici une seule banque fait du change, et uniquement des dollars. Nous finissons par trouver le discret bureau de change de la Western Union et j’y change quelques euros. Le taux est quasi identique à celui de l’aéroport de Bogota lors de notre arrivée, donc pas terrible. Tant pis ! La prochaine fois, je retirerai de l’argent à un distributeur !
A 10h nous sommes à notre rendez-vous. Nous avons la chance de pouvoir faire la visite avec une jeune étudiante en français. Elle est adorable. Son français est bon et quand elle hésite, elle nous demande confirmation ou le mot en espagnol. Elle aimerait bien venir terminer l’année prochaine ses études en France mais le coût de la vie la bloque. En fin de matinée, au moment de nous séparer, nous lui laisserons mon adresse mail au cas où le hasard la conduirait vers Toulouse, en lui promettant, si cela lui convient, de l’héberger le temps qu’elle se trouve un logement ou tout au moins pour l’accueillir à son arrivée. Elle semble émue et ravie de notre proposition.
La visite guidée sera très intéressante. Nous visiterons avec elle quelques bâtiments publics, pourrons entrer dans différentes universités (dont la sienne), car ici les universités sont dans le centre-ville et occupent d’anciens édifices coloniaux. Elle nous parlera de la colonisation, de l’esclavagisme (très fort ici), du quasi génocide des « nativos », du racisme qui persiste encore ici des descendants des colons envers les descendants des esclaves ou des indiens natifs. Elle nous évoquera aussi le bonheur de tous de la paix retrouvée dans la région et dans le pays et l’espoir que cela suscite. Elle nous racontera avec beaucoup d’amour et de fierté l’histoire de sa ville blanche, la Jérusalem des Andes. Elle nous expliquera la crise du catholicisme qui s’est accrue ici après le dernier tremblement de terre survenu pendant une messe de la semaine sainte. Ce jour-là la cathédrale était pleine. Et son dôme s’est effondré sur les fidèles faisant 43 morts. Ici les gens n’ont pas compris pourquoi cela était arrivé à ce moment-là et pourquoi Dieu les avait abandonné et même puni de la plus terrible des façons.
Face à cette crise le pape Jean-Paul II est venu à Popayan, y a même fait un cadeau (un énième morceau de la croix du Christ comme nous a dit cette jeune étudiante assez ironique). Rien n’y a fait et le catholicisme est toujours en perte de vitesse au profit des prédicateurs et du protestantisme.
Popayan est également célèbre pour ses processions lors de la semaine sainte, tout comme celles de Timbio, petit village juste à côté. Elles sont, a pirori, tout aussi réputées que celles de Séville. Nous avons visité le musée des arts religieux. Lors de cette visite notre jeune guide nous a expliqué les différences entre les processions andalouses et celles d’ici. Chaque châsse est portée à Séville par environ 50 personnes qui peuvent se remplacer tout au long de la procession. Ici ce ne sont que 8 porteurs et les remplacements ne sont pas possibles. C’est un honneur d’être porteur et ce droit est héréditaire. Un porteur ne peut l’être « que » pendant 32 ans. C’est vers l’âge environ de 50 ans qu’il doit céder sa place à son fils ou à la personne qu’il proposera pour le remplacer. Pour obtenir une place sans être un descendant ou membre de la famille, il faut rendre beaucoup, beaucoup de services. Notre guide nous dira que pour elle cela ressemble quasi à une relation de maître à esclave….
Elle nous parlera aussi du Morro de Tulcan et de la statue qui domine la ville. Drôle d’histoire !
Cette ‘colline’ est en fait une sorte de pyramide mais que les espagnols n’ont jamais voulu « fouiller ». C’est sans doute un tombeau d’un chef indien. A son sommet, initialement, c’est la statue du chef indien qui avait été installé. Celle du colon espagnol fondateur de Popayan était quant à elle installée dans la cathédrale. Mais les descendants des colons espagnols ne supportaient pas qu’un indien puisse dominer un colon. Aussi, une expédition un jour a été montée pour enlever la statue du chef indien qui à ce jour n’a jamais été retrouvée. Et pour combler la place libérée au sommet de cette pyramide pré colombienne, les notables de la ville ont proposé de déplacer la statue équestre du colon fondateur… Notre jeune étudiante était très émue lorsqu’elle nous a raconté cette histoire contemporaine (car cela ne s’est pas passée il y a 100 ans ou plus…). Elle nous a quand même conseillé de monter au sommet en fin de journée pour y admirer un coucher de soleil sur la ville, ce que nous ferons le soir même.
Popayan est également une ville qui a « donné » plusieurs présidents à la Colombie. Plusieurs rues portent leur nom et plusieurs musées/maisons natales peuvent se visiter.
Cette visite guidée aura duré plus de deux heures que nous n’avons pas vu passer. L’après-midi nous poursuivrons l’exploration de la ville (et de ses boutiques…) et en soirée, après le coucher de soleil (nous en avons vu des plus beaux en toute honnêteté) admiré du haut du Morro de Tulcan en compagnie de touristes et de colombiens (cet endroit semble être également un lieu de rendez-vous pour les jeunes amoureux romantiques) nous flânerons autour de la place où les chapiteaux de la fête de la gastronomie sont quasiment tous déjà démontés.
J’allais oublier, en milieu d’après-midi, notre pause goûter chez Mora Castilla. Nous y dégusterons de très bonnes glaces (adresse conseillée par notre jeune guide). Bonne adresse ! Et juste à côté une ‘biscuiterie ‘ traditionnelle, elle aussi réputée. J’y ai acheté une boîte de biscuits… j’ai connu mieux… je n’ai pas dû choisir les meilleurs !
Le lendemain matin, c’est mardi : jour du marché à Silvia.
Nous rejoignons la gare routière en taxi et réservons nos places dans le prochain minibus. Ici l’heure de départ est approximative, il faut que le minibus soit plein… Vite rempli quand même à la fois de touristes (dont un français bavard croisé la veille sur la pyramide) et de colombiens.
Le trajet est assez rapide, environ 1h30 (pour la trentaine de kilomètres à parcourir), et une fois sur place, le dépaysement est très fort. L’émotion aussi. Les indiens sont majoritairement en tenue traditionnelle. Les hommes et les femmes portent une sorte de jupe en laine bleue, un poncho bleu également avec un liseré rouge pour les femmes et de couleur plus sombre pour les hommes, et sont coiffés soit d’un chapeau noir (qui me fait penser de loin aux chapeaux melon), soit, pour les femmes uniquement, d’un chapeau de paille assez plat en forme de galette. Les hommes portent également une écharpe où le rouge est bien présent, en mémoire de leurs anciens (rouge sang) exterminés par les colons espagnols. Dans leur tenue traditionnelle, la couleur bleue est toujours présente car elle symbolise l’eau (les indiens Guambianos étant les « enfants de l’eau »).
Le marché par lui-même est magnifique. Nous y verrons de nombreuses espèces de pommes de terre, des fruits en veux-tu en voilà, des ‘pains’ de panela. Le coin des bouchers est remarquable avec cette tête d’agneau posée sur une table. Le coin des pâtissiers / boulangers est tentant. Plus loin ce sont des vêtements (nous y achèterons un chaud poncho). A l’extérieur ce sont de l’outillage, des chaussures, des chapeaux, des selles qui sont à vendre. Et un peu plus loin des télés et des motos….
Cette matinée au marché passera trop vite ! Quel plaisir de se promener dans ses allées, de regarder les indiens faire leurs achats en essayant de ne pas trop les déranger. Le propriétaire de l’hôtel nous avait demandé de respecter leur croyance : pas de photo sans demander l’autorisation aux personnes car les indiens Guambianos croient qu’en prenant une photo d’eux, on leur enlève leur âme.
Nous sommes rentrés en début d’après-midi à Popayan. La circulation dans la ville est infernale et gâche le plaisir de se promener dans les rues. Aussi nous nous réfugions après déjeuner à côté de l’office du tourisme dans un « Juan Valdez », sorte de Starbuck local. L’avantage, c’est que l’on peut s’installer dans un patio au calme. L’inconvénient est que c’est assez cher et que le café n’est vraiment pas à notre goût….
Nous terminerons la journée en faisant quelques courses pour notre repas du soir et en achetant de bons petits pains chez un boulanger repéré la veille, et que nous avions étonné par nos achats et commentaires gourmands.
Après une nouvelle bonne nuit de repos (l’hôtel est très calme), nous repartons tranquillement pour la gare routière. Aujourd’hui nous allons à Timbio à environ 15 km de Popayan à la rencontre des femmes qui travaillent et gèrent une coopérative de soie, Colteseda.
L’histoire de cette coopérative est étonnante. Des investisseurs coréens ont tenté d’implanter à Timbio un élevage de vers à soie ayant découvert qu’ils appréciaient beaucoup les feuilles d’une plante locale. Au bout de quelques années, ils se sont retirés (pas assez de rendement). En partant ils ont laissé les vers, quelques cocons et un peu de savoir–faire entre les mains de quelques femmes du village. Celles-ci ont alors décidé de relever le défi, se sont organisées en coopérative et ont tout appris : l’élevage des vers, le dévidage des cocons, le filage de la matière brute, le lavage du fil, sa teinture, son tissage. Les foulards, chemises et autres tissus de Colteseda, aujourd’hui, se vendent bien. Ce petit groupe de femmes de la classe populaire d'un village perdu colombien a même atteint une certaine reconnaissance au niveau international.
Alors ayant appris cette histoire, comment ne pas aller à leur rencontre !
Arrivés dans le village, nous nous faisons déposer par le chauffeur du minibus sur la place centrale. Là nous entrons dans plusieurs commerces pour demander la direction de la fabrique de soie. Et nous finissons par trouver leur boutique atelier de l’autre côté de la Panamerica (pour info quasi en face de la station-service d’où repartent les bus pour Popayan).
A l’entrée, une armoire aux portes vitrées dans laquelle est stockée une partie de leur production. Un bureau sert de comptoir. Et juste derrière deux métiers à tisser.
A peine entrés, deux dames se mettent en quatre pour nous présenter leur production nous questionnent. Comment les avons-nous connues, d’où venons-nous, etc etc.
Quand je leur montre mon guide de voyage personnel avec une photo de l’étole exposée sur leur présentoir, je vous laisse imaginer leur surprise et leur fierté. Et quand je leur dis que je leur ai écrit plusieurs fois sans obtenir de réponse, que nous sommes venus sans savoir si nous pourrions les rencontrer, elles se sont excusées et m’ont dit que les ordinateurs, ce n’était pas leur truc. Leur truc à elle c’est le dur travail manuel : cultiver les plantes, élever les vers, filer, teinter, tisser….
Et lorsque je leur demande s’il serait possible visiter leur finca où elles élèvent les vers à soie… Elles sont surprises. Commencent par nous dire qu’il n’y a rien à voir, que ce n’est pas le bon moment car il n’y a plus de cocon, les vers, en cette période sont juste en train de manger les feuilles. Qu’à cela ne tienne ! J’insiste ! Et elles finissent par accepter.
Comme nous n’avons pas de voiture, un coup de fil et elles réservent un taxi. Avant cela nous procédons à quelques achats, ce qui ne manque pas de les enchanter (il faut dire que Justine se lâche un peu ! et c’est l’endroit idéal pour acheter des cadeaux originaux de Colombie pour notre famille et quelques amis !).
Nos achats mis de côté, nous partons avec deux femmes qui nous racontent plein de choses. La finca est à moins de 10 mn du village. Un bout de terre où cette plante est cultivée par ces femmes courageuses. Une cabane en bois où les vers sont élevés. Elles nous parlent de leur projet d’extension (construction d’une deuxième cabane), de leur fierté d’être propriétaire de cette finca, mais aussi de celle de vivre et d’avoir fait vivre leur famille grâce à leur travail depuis trente ans, d’avoir pu envoyer leurs enfants à l’université. Leur fierté aussi d’avoir pu surmonter et traverser de nombreuses épreuves dont celles liées à la difficile récente histoire du pays avec les FARC installées autour du village.
Puis nous rentrons à la boutique avec le même taxi qui nous avait attendus devant la ferme. Nous réglons la course. Elles nous offrent quelques cocons. Derniers échanges. Beaucoup d’émotion dans leurs propos et dans leur posture. Nous finissons par les laisser à leur travail (une dame n’aura jamais quitté son métier à tisser pendant toute notre visite), nous aussi très heureux d’avoir pu les rencontrer.
De retour à Popayan, après déjeuner, nous décidons de monter au monastère de Belen. A peine arrivée devant la chapelle, la pluie se met à tomber. Nous nous réfugions sous un abri alors que l’orage grossi. C’est le déluge. Nous resterons presque une heure sous cet abri de fortune.
Retour à l’hôtel puis repas du soir dans une sorte de fast food où tout est fait maison. Les plats sont très copieux et heureusement nous avons commandé un petit format. Dernière soirée à Popayan avant le départ demain pour San Agustin
Jours 20 à 24 : San Agustin
Cette étape est prévue pour visiter les richesses naturelles et historiques de San Agustin et de sa région.
Le village de San Agustin, connu pour son parc archéologique inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1995, est l'une des zones archéologiques les plus importantes en Colombie.
Nous partons de Popayan en début de matinée (vers 8h20). Une piste caillouteuse a très vite succédé à la route goudronnée. Et la piste caillouteuse est rapidement devenue une piste très boueuse, résultat sans aucun doute du gros orage de la veille au soir.
Très vite nous sommes bloqués, la circulation étant arrêtée dans les deux sens. La file de véhicules devant nous semble très longue. Dans notre minibus, tout le monde attend patiemment. Nous sortons avec les autres passagers pour nous dégourdir les jambes pendant que le chauffeur est parti se renseigner. Un jeune couple à côté de nous voyage avec un chiot installé dans un carton. Ils finissent par le sortir pour que lui aussi se dégourdisse les pattes. Et environ deux heures plus tard, la circulation commence à reprendre dans l’autre sens pour commencer. C’est alors un défilé de camions, semi-remorques, voitures, motos et même vélos ainsi qu’une succession de camions transportant des bovins. Des passagers de notre minibus nous souffleront que tous ces animaux sont conduits à l’abattoir.
Finalement nous allons pouvoir repartir. Nous comprendrons que nous sommes restés bloqués sur cette piste parce que deux semi-remorques n’arrivaient pas à se croiser sur cette piste en très mauvais état. C’est pourtant l’axe de communication principal reliant Popayan au sud du pays. A peine avons-nous repris la route qu’une passagère demande gentiment au chauffeur, compte-tenu de l’heure, s’il ne serait pas possible de s’arrêter quelque part pour déjeuner.
Nous franchissons le col et pouvons voir le paramo (plaine de haute montagne) et sa végétation atypique. Nous nous arrêtons dans le ‘routier’ du coin et chacun se restaure. Une bonne soupe chaude fait du bien !
8h30 après notre départ de Popayan, le chauffeur nous dépose enfin au croisement entre San Agustin et Pitalito. Il ne nous reste plus que quelques kilomètres à parcourir. Une voiture nous attend avec un guide local à son bord. Nous rejoignons le village et sommes déposés devant le bureau du guide qui nous ‘vend’ les activités que j’avais prévu de faire ici : sortie à cheval le lendemain matin pour aller visiter les sites autour du village (El Tablon, La Chaquira, La Pelota, El Purutal) et pour le surlendemain un circuit en voiture aux alentours de San Agustin pour voir des sites naturels comme l’estrecho del Magdalena, des cascades et les parcs archéologiques autour du village d’Isnos.
Nous rejoignons ensuite notre hôtel à l’extérieur du village avec le chauffeur qui nous attendait à l’arrêt de bus et qui nous fera visiter la région sur le circuit d’une soixantaine de kilomètres.
Nous remplissons les formalités d’enregistrement habituelles, et nous installons dans notre chambre. Puis nous donnons notre linge à laver et commandons le repas du soir et notre petit déjeuner. Nous sommes les seuls clients.
Le repas sera délicieux mais nous aurons froid car il n’y a pas de salle de restaurant, juste un espace couvert ouvert. Et ici les soirées sont fraîches !
Nous espérons une bonne nuit de repos qui sera perturbée au milieu de la nuit par des grosses averses mais surtout par une alarme de voiture que les propriétaires mettront beaucoup de temps à stopper.
Première matinée à San Agustin : à l’heure prévue, nous sommes attendus par un guide avec ses chevaux attachés près du portail de l’hôtel. Nous voilà partis pour une belle matinée et 4h30 environ d’équitation au rythme endiablé… du pas….
Premier arrêt, non prévu au programme, pour assister à la préparation des pains de panela. Je goutte au sirop de cannes à sucre fraîchement pressées. Dans les bacs chauffés, deux hommes remuent en permanence le jus de canne bouillonnant. Le guide nous explique qu’ils doivent remuer ce jus sans arrêt pendant 48 heures à l’aide de grandes ‘louches’ en bois. Lorsque le sirop est prêt, il est alors versé dans un autre bac puis le sucre est moulé, ce qui donnera enfin les sortes de pains de sucre une fois la panela refroidie.
Nous poursuivons ensuite notre tranquille balade équestre au milieu de beaux paysages, de plantations de café, et en observant de beaux oiseaux. Au site del Tablon succèdera celui de la Chaquira. En approchant de ce site, notre guide nous dira qu’ici nous atteindrons le Paradis. Pour lui en effet, à cet endroit, on peut ‘sentir’ un équilibre parfait entre la terre, l’air et l’eau (on peut voir des cascades juste en face). Et la Chaquira, gravée dans la roche fait face à la vallée. C’est vrai, cet endroit est très agréable et je m’y trouve très bien.
Nous rejoignons ensuite nos montures pour aller voir sur les sites de La Pelota et del Purutal les statues précolombiennes ayant conservé leurs couleurs d’origine. C’est superbe !
Il est alors temps de redescendre vers le village pour aller déjeuner après cette magnifique matinée.
Notre guide nous indique un bon restaurant à proximité (el Fogon). Une fois notre repas pris, nous partons visiter le village. Cette visite nous conduit par hasard devant une étonnante sculpture (le Christ aux dents cassées) située devant une basilique en cours de restauration. Puis nous traversons le marché couvert où tout est presque fermé et cherchons notre chemin pour retourner à l’hôtel. On demande, redemande pour finir par se trouver sur la bonne route. Nous ratons finalement le chemin le plus court et prenons la route du parc archéologique sous le soleil. Nous finissons par nous arrêter dans un troquet au bord de la route pour y boire un café (qualité moyenne mais prix assez élevé !). Nous y demandons le chemin de l’hôtel. Après cette dernière indication, nous reprenons notre marche et comprenons que nous avons dû faire un détour de plusieurs kilomètres. Mais tout est bien qui finit bien. Nous retrouvons notre hôtel. Nous entamons des discussions avec la réceptionniste (notamment je cherche à savoir comment nous allons pouvoir rejoindre Tierradentro en transports en commun, le transport privé proposé me paraissant trop cher). Nous nous faisons offrir un café que nous dégustons sur la terrasse devant notre chambre. Il est excellent. Nous commandons également le repas du soir. Et nous serons même servis à la table devant notre chambre ! Comme la veille j’ai commandé une truite. Et comme la veille, je me régale !
Deuxième jour à San Agustin : aujourd’hui c’est le circuit en voiture. N’ayant pas choisi l’option de la visite privée, nous passerons la journée avec une jeune étudiante anglaise et une famille colombienne (un couple et leur bébé accompagnés des grands-parents maternels). La famille colombienne nous expliquera un peu plus tard dans la journée que les colombiens ne voyagent quasi qu’en famille ! Et que la jeune anglaise soit toute seule dépasse largement leur entendement !
La journée nous permettra de visiter quelques beaux sites naturels mais aussi de très beaux parcs archéologiques dont ceux de Alto de los idolos et alto de las Piedras.
Ces parcs archéologiques sont très bien entretenus. L’herbe y est tellement rase qu’on se croirait presque sur un parcours de golf.
Un peu avant d’atteindre le village d’Isnos, nous avons trouvé des personnes (hommes et femmes) en train de nettoyer les bas-côtés de la piste. Au sommet de la côte, juste à l’entrée du village, une dame a arrêté notre voiture en tendant une corde en travers du passage. Péage ! Le chauffeur a été mis à contribution. L’argent récolté permettra ainsi de rémunérer les personnes que nous avons vues en montant au village.
Avec la famille colombienne, nous avons échangé sur la conduite en Colombie. Je leur ai demandé s’il y avait un équivalent à nos auto-écoles et à notre permis de conduire. Aussi surprenant que cela puisse paraître, compte-tenu du non-respect systématique du code de la route, eh bien oui ! Sauf que, le sourire au coin des lèvres, le ‘grand-père’ (qui devait approximativement avoir mon âge) m’a répondu que sitôt obtenu (le permis) les colombiens s’empressent de tout oublier… je leur ai alors parlé de notre permis à point et des contrôles (vitesse, état véhicule, alcoolémie, ..) qui pouvaient générer des pertes de point voire de perdre complètement son permis. Il a trouvé l’idée intéressante mais non applicable en Colombie…
A l’entrée de San Agustin en fin de journée, nous sommes arrêtés par des militaires. Ce mini barrage est mis en place pour que des volontaires d’une association puissent collecter des fonds pour les enfants victimes de mines anti personnel.
Enfin le chauffeur nous dépose vers 18h30 à notre hôtel.
Ce fut une très belle journée. Ma crainte, au moment de la réservation, de se faire un peu ‘avoir’ était infondée car, tant la balade à cheval que cette excursion autour de San Agustin ont été très intéressantes et conformes à nos attentes.
La nuit (week-end) sera un peu agitée. L’hôtel s’est rempli de familles colombiennes. Mais ce sont, aux alentours de l’hôtel, la musique, les claquements de portière et discussions qui nous empêcheront de nous endormir rapidement.
Le lendemain (dimanche), dernier jour ici, nous avons prévu de visiter le parc archéologique. Il se situe à proximité de l’hôtel et nous nous y rendons à pied.
Le Parc Archéologique de San Agustin (500 km2) est un lieu hors du commun avec ces centaines de statues dressées, appelées Chinas, la plus impressionnante dépassant les 6 mètres de haut. La visite s’articule autour des principaux sites :
· « Las Mesitas », esplanades artificielles abritant des cryptes, figurines et dolmens funéraires
· le « Bosque de la Estatuas » peuplé de statues représentant pour la plupart des figures masculines anthropomorphes, avec parfois des traits félins
· le « Fuente de Lavapatas », monument religieux gravé dans le lit d’une rivière est considéré comme un site sacré réservé à des cérémonies religieuses.
· El « Alto de Lavapatas » : site le plus ancien de San Agustin (3300 av JC), gardé par d’impressionnantes statues (faisant référence au Double Moi), avec une vue unique sur toute la vallée ainsi que sur les différents sites archéologiques.
Peu de monde sur le site où nous croiserons la famille colombienne de la veille. L’endroit est magnifique, voire magique. Le musée à l’entrée est intéressant. Puis on se promène, en passant par des allées dallées au milieu d’une belle végétation, sur de beaux espaces. Les statues sont souvent très belles avec une mention spéciale pour celle représentant la fécondité et le savoir (oiseau avec dans son bec un serpent) ou celle en forme d’épi de maïs avec des dents de jaguar.
La fontaine de Lavapatas est splendide. Ne pas rater la grenouille qui monte la garde juste avant d’arriver sur le site. Et sur place, sur le très beau pont en bambous (on se croirait presque en Asie), restez tranquillement à observer le site pour y découvrir les différentes gravures.
Au moment de partir nous nous sommes aperçus que nous avons raté le bosquet de las estatuas. Cela aurait été dommage tant nous avons apprécié cette promenade au milieu de végétation.
Nous sommes restés entre 5 et 6 heures dans le parc sans jamais trouver le temps long. Il faut dire que nous aimons prendre notre temps et parfois revenir voir certaines statues qui nous ont particulièrement plu. De retour à l’hôtel nous y dégusterons un bon café (offert par l’hôtel) et nous reposerons en prévision d’une longue journée de transport pour le lendemain.
Jours 24 à 27 : San Andres de Pisimbala (Tierradentro)
Le nom de Tierradentro, qui signifie en espagnol “à l’intérieur des terres”, évoque ce territoire niché au fond d’une vallée isolée située dans les profondeurs de la cordillère des Andes. Dans cette région au paysage exceptionnel de montagnes culminant à plus de 4000 mètres d’altitude, ont évolué des peuples depuis environ 3000 ans.
Tierradentro est un site archéologique unique, classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO depuis 1995, comprenant des objets mobiliers, des pièces de céramique, des outils en pierre, des sculptures monumentales et les nombreux et extraordinaires hypogées, des cavités souterraines creusées dans le sol volcanique pour y abriter un tombeau. Certaines chambres mortuaires peuvent atteindre 12 m de large.
En ce qui concerne la civilisation de Tierradentro, aucune trace d’écriture n’a été retrouvée ni dans les tombes, ni dans les sites environnants. Avant l’arrivée des Espagnols, cette zone était peuplée de près d’une dizaine de cultures indigènes mais les uniques survivants au massacre des Espagnols sont les indigènes Paez. Ils assurent ne pas être les auteurs de ces magnifiques vestiges. Dans tous les cas, les tombes sont datées d’entre le 1er et le 9ème siècle après JC. C’est donc une civilisation mystérieuse, dont on connaît très peu de choses. Qui étaient-ils ? Pourquoi ont-ils disparu ? Ce sont ces questions que n’a pas manqué de nous répéter Leonardo lors de son accueil dans son auberge.
C’est une longue journée de transport avec plusieurs changements qui nous attend au départ de notre hôtel de San Agustin pour rejoindre San Andres de Pisimbila via Pitalito et La Plata. Le plus long sera l’attente de la camioneta à la Plata (environ 3 heures). Nous finirons par arriver à San Andres après 9 heures de trajet et d’attentes. La piste entre La Plata et San Andres est par endroit en très mauvais état. Aucun pont n’est terminé, ce qui fait que nous empruntons des voies de contournement qui descendent vers les rivières. Nous ne le savons pas encore, mais le retour nous paraîtra long, très long et notre connaissance de l’état de la piste nous le fera redouter…
L’arrêt de la camioneta à San Andres est à deux pas de notre auberge. Nous y sommes accueillis chaleureusement par Maria et Leonardo. J’ai réservé à cet endroit pour l’accueil, la réputation du restaurant (domaine de Maria) et pour le confort simple des chambres. Tout bon sur toute la ligne avec en complément l’extrême gentillesse de Maria et Leonardo que nous apprécierons particulièrement le lendemain.
Une fois installés, Leonardo nous a expliqué ce que nous pourrions visiter durant les deux jours pleins que nous avons prévu de passer ici. Nous en ‘salivons’ d’avance. Il nous parle bien sûr des sites du village, mais aussi des sortes de tunnels creusés dans une montagne en forme de pyramide par les colons espagnols sans que personne n’aient compris à quoi ils étaient destinés (car ne débouchant sur rien, n’étant pas terminés). Et il termine sa présentation par le ‘règlement intérieur’ de l’auberge. On mange tôt (vers 18h30, maximum 19h00). Ici la nuit tombe très vite, et il fait assez frais sur la terrasse du restaurant (et les moustiques deviennent en plus vite très envahissants). Mais surtout Maria prépare le repas pour ce créneau horaire. Alors…
Nous nous coucherons donc très tôt et serons d’attaque le lendemain matin pour aller visiter le site de Segovia. L’entrée du parc archéologique se situe à environ 1,5km de l’auberge. A l’entrée du parc nous devons patienter un peu car nous sommes les premiers touristes et il n’y a personne pour nous remette les passeports. Nous visitons ensuite le petit musée (très intéressant). Le jeune gardien nous accompagne dans toutes les salles et répond à nos questions. Une fille d’amis nous a demandé de tourner un film original pour souhaiter les 60 ans de sa mère. C’est décidé, c’est dans le musée que nous le ferons. Nous demandons l’autorisation au gardien. Etonné il nous dit oui du bout des lèvres, puis se prend au jeu et nous conseille. Car tant qu’à faire original nous avons décidé de parler en espagnol. Et il nous corrige sur les expressions, nous propose certaines tournures de phrase… un vrai travail d’équipe. Plusieurs prises seront nécessaires mais nous finissons par valider un mini film pour chacun de nous deux, caché derrière des mannequins en tenue traditionnelle.
Nous retrouverons ce jeune guide plus tard dans la matinée dans d’autres circonstances moins réjouissantes….
Puis nous attaquons la montée, sous un beau et chaud soleil, vers le site de Segovia. Arrivés sur place, nous sommes toujours les seuls touristes. Un gardien se précipite pour nous accueillir et nous ouvre la première tombe. Descente prudente car les marches sont très hautes et un peu glissantes. Deuxième tombe : les marches sont toutes aussi hautes mais se présentent en « pas japonais ». La descente est un peu plus facile. Troisième tombe : les marches sont positionnées le long de la paroi du puits, puits beaucoup plus large que pour la première, du coup il est plus difficile de se retenir aux parois. Je descends le premier avec beaucoup de précaution et une fois en bas, je suis émerveillé par les gravures et couleurs d’origine. Mais je n’ai pas le temps de beaucoup apprécier car j’entends un cri et le temps de me retourner je ne peux que voir Justine tomber lourdement sur la dernière marche… Elle a glissé sur la deuxième marche et est tombée directement en bas du puits, soit une chute d’environ 2 à 3 mètres. Frayeur, douleur ! Elle se relève doucement, un peu sonnée. Le gardien qui s’est précipité et moi l’aidons comme nous pouvons à remonter tant que le coup est chaud (et après avoir contrôlé rapidement son état général et constaté avec soulagement que sa tête n’avait pas cogné contre la paroi ou le sol). Une fois en haut, Justine demande à attendre, fait quelques pas, réalise son autodiagnostic et m’envoie visiter les autres tombes en attendant quelques minutes pour voir comment sa douleur évolue.
Pas vraiment la tête à ça, mais j’obéis. Je crois que toutes les tombes du site sont fantastiques. J’ai fait des photos mécaniquement sans rien vraiment regarder.
Entre temps, le gardien a appelé les secours et d’autres gardiens sont en train de monter avec une civière. Car pour la descente vers l’entrée du parc, Justine aura droit à des porteurs, la pauvre étant incapable de marcher.
La descente sera longue…. En bas (je vous passe sa petite frayeur quand il a fallu passer sur le petit pont à l’entrée duquel il est écrit « une personne à la fois »), la directrice du site nous attend. Elle fait installer Justine dans une chambre du site d’hébergement du parc, le temps que son époux vienne nous chercher avec leur voiture. Ils vont nous accompagner à l’hôpital d’urgence le plus proche.
La ½ heure de piste sera un calvaire, le moindre cahot lui provoquant de fortes douleurs.
En fait d’hôpital d’urgence, nous entrons dans une sorte de dispensaire : un comptoir d’accueil pour l’infirmière, 4 chaises dans un coin pour la salle d’attente, 3 lits dont deux occupés par des personnes perfusées, et un cabinet de consultation pour le médecin. L’équipement est sommaire : un pèse personne et un tensiomètre….
La directrice du parc nous accompagne et nous expliquons à l’infirmière et au médecin la raison de notre venue. Après quelques minutes d’explications et de tracasseries administratives (comment vont-ils bien pouvoir nous enregistrer, leurs documents administratifs ne sont pas prévus pour des touristes sans carte maladie colombienne…). Le médecin procède assez rapidement à une auscultation très sérieuse et professionnelle. Puis administre des piqûres qui devraient calmer la douleur en diagnostiquant : «vous vous en sortez bien, soyez rassurée, ce n’est qu’un coup. Vous allez avoir mal pendant 5 jours environ mais ensuite cela ira mieux ». Il garde toutefois Justine en observation (sans le dire) et nous resterons plusieurs heures dans la salle d’attente. Il voulait sans aucun doute s’assurer que Justine ne fasse pas de malaise, symptôme d’une hémorragie ou commotion pas facilement détectable.
Pendant cette longue attente nous aurons une longue discussion avec un monsieur accompagnant son épouse. Je suis très surpris car il est très au fait des affaires et situations politiques, économiques et sportives de la France et de l’Europe. Il me dira toute son inquiétude de la montée de l’extrême droite en France, cette vieille démocratie, nous demandera si notre président est de droite ou de gauche, nous parlera immigration et des problèmes que cela génère notamment en France et en Allemagne. Et fera le parallèle avec les événements au Venezuela. Il complétera son tour d’horizon par le Brexit. Et bien sûr nous parlerons sport : football, vélo et tour de France. Il nous demandera quel sport nous apprécions, et nous lui avouerons notre préférence pour le rugby et le stade toulousain….
Finalement, en fin d’après-midi, le médecin prescrit des médicaments que j’irai acheter à la droguerie à côté de l’hôpital. Je peux ensuite aller régler les soins et le personnel est embêté car leur système informatique est en panne et ils ne peuvent pas me délivrer de reçu. Ce n’est vraiment pas mon souci aussi nous convenons que si l’informatique est réparée le lendemain, ils n’auront qu’à téléphoner au parc archéologique où je passerai dans la journée.
Nous rentrons ensuite avec la directrice du parc qui nous fait déposer à notre auberge. Là elle raconte tout à Maria. Elle se précipite dans sa cuisine après avoir bien pris soin de Justine pour aller nous chercher une part de gâteau et un très bon jus de fruits maison.
Le soir, elle nous apportera une bassine d’eau chaude salée pour que je puisse passer une compresse humide sur les côtes et la hanche de Justine dont la couleur vire doucement du bleu au noir. L’effet apaisant sera provisoire mais réel.
Après une nuit difficile, le lever est compliqué. Il est urgent de prendre les médicaments prescrits par le médecin pour calmer la douleur. Le petit déjeuner pris, Justine insiste pour que je puisse aller voir les autres sites dans la montagne ne pouvant rien faire pour elle en restant à ses côtés et Maria apportant toute son attention sur elle.
Je pars donc pour une randonnée de 5 heures environ. Le point de départ est au ras de la terrasse du restaurant de l’auberge. Environ une demi-heure plus tard j’arrive sur le premier site. Un gardien attend les visiteurs. Je suis le premier de la journée, il est environ 9h30. Comme la veille, il m’ouvre les tombes et je m’émerveille face à la finesse des gravures et aux couleurs de certaines d’entre elles.
Puis je pars vers les tombes situées tout en haut de la montagne. Avant de me laisser partir, le gardien s’est assuré que j’avais prévu une provision d’eau suffisante. La montée, parfois difficile, est assez longue (entre 1h30 et 2 heures). Les paysages traversés sont très beaux. Et je ne croiserai personne tout au long de cette randonnée, sauf un cheval en travers d’un chemin. J’apercevrai au loin, à flanc de montagne, un paysan dans son champ de cannes à sucre et bananiers, remonter la pente un régime de bananes sur l’épaule. A un autre endroit c’est un chien qui m’accompagnera sur une dizaine de mètres. Et puis c’est tout….
Tout en haut, sur la crête la vue est splendide. Une petite brise s’est levée et il fait bon (après la chaleur de la montée). Je prends mon temps et récupère un peu. Je profite au maximum de ces beaux paysages tout en pensant en permanence à Justine qui malheureusement ne peut pas profiter de tout ça. Le site de tombe est à peine aménagé. Pas de gardien ici. Certaines tombes ne sont pas accessibles, les marches pour y descendre étant trop raides ou d’accès trop difficiles pour moi. Celles où je peux descendre ne contiennent rien de particulier sauf de gros insectes noirs accrochés aux voutes. Je ne les ai pas vus dans les premières tombes visitées mais ensuite, à chaque fois que j’y ai prêté attention, il y en avait… ce n’est pas mon truc et n’étant pas Indiana Jones, je suis du coup très prudent. Les dernières tombes sont couvertes et aménagées. L’intérieur est à voir : alternance croissants de lune rouge et noir, salamandres également rouges et noires que l’on peut distinguer. Leonardo m’avait parlé de cette tombe, unique dans sa décoration dans la région.
En sortant de cette tombe, je vois arriver par l’autre chemin d’accès (celui que je vais prendre pour la descente) un touriste, qui se met à hurler en me voyant. Je suis la première personne qu’il croise de la matinée. Nous commençons à échanger en anglais (c’est un anglais vivant à Miami qui traverse la Colombie en moto). Il s’aperçoit assez vite que cette langue est un peu compliquée pour moi (même si j’avais l’impression de plutôt bien m’en sortir…) et du coup il me propose de poursuivre notre conversation en espagnol. Il me parle de son voyage (6 mois). Nous comparons nos itinéraires et nous apercevons que nous sommes passés tous les deux à Silvia. Il me montre alors sur son téléphone un montage vidéo qu’il y a fait en moto et à pied avec sa GoPro. Le résultat est vraiment très sympa.
Au terme de ces échanges, il part à la visite des tombes du site. De mon côté j’attaque la descente. Le paysage de ce côté est tout aussi beau. La descente durera quasi autant que la montée. Je ferai une petite pause pique-nique (barres de céréales et oranges sauvages cueillies en chemin) avant d’atteindre l’entrée du parc archéologique, point de départ dans l’autre sens de cette belle randonnée.
Il faut être en assez bonne condition physique pour la faire car c’est long et par endroit c’est un peu difficile.
A l’entrée du parc je retrouve notre jeune gardien de la veille qui bien sûr me reconnaît et me demande immédiatement des nouvelles de Justine. Il me propose ensuite d’aller visiter le deuxième site que nous n’avions pas pu voir la veille, au-dessus de celui de Segovia. Mais là j’en ai plein les pattes et lui dit que c’est sûrement dommage mai que non, je vais rentrer à San Andrès voir mon épouse. En rentrant je fais tout de même un petit crochet (après avoir refusé une proposition d’un jeune motard de me remonter au village) pour aller voir le petit site des statues. Bon après avoir vu ceux de San Agustin, ici cela ne vaut pas le détour. Mais ça, on le sait après !
Je prends un autre chemin pour rentrer. Du coup je me trouve face à l’église en restauration. J’en fais le tour. La place est animée avec plein d’anciens qui discutent. Un peu plus loin c’est la sortie de l’école avec la camionnette de ramassage scolaire qui se remplit (dedans et dehors, certaines gamines s’installant sur les marches pieds).
A l’auberge, je retrouve Justine installée sur la terrasse du restaurant qui m’attend en bouquinant. Elle souhaite partir marcher un peu et du coup nous visitons le petit atelier artisanal de l’autre côté de la rue et partons faire le tour de l’église. Les vieux sont toujours là et nous saluent gaiement.
En rentrant je pars à la recherche de Maria pour lui offrir quelques sachets de pruneaux d’Agen pour la remercier de sa gentillesse. Le cadeau l’émeut. Sans savoir ce que c’est car elle ne connaît pas cette spécialité régionale.
Puis Leonardo rentre de sa journée de travail et nous nous mettons à papoter avec lui. Après avoir pris des nouvelles de Justine, il nous raconte son histoire, celle de Maria, celle de l’auberge et du restaurant. Il nous parle de la période des FARC installées tout autour du village dans la montagne, des fois où ils venaient manger chez lui. Mais aussi des affrontements avec l’armée quand elle se rapprochait du village.
Puis la nuit est tombée assez vite et comme d’habitude nous mangeons de bonne heure. Avant de regagner doucement notre chambre de l’autre côté de la rue.
Nouvelle nuit difficile. Peu de temps avant de prendre la camioneta, Maria appelle la société de transport pour savoir si nous pourrons (ou tout au moins Justine) s’installer dans la cabine. Impossible. La camioneta est pleine et au mieux nous aurons une place sur une banquette du plateau à l’arrière. Ou alors il faut attendre la suivante, celle de 11h00. Nous demandons alors s’il n’est pas possible de partir avec un chauffeur privé. Maria appelle. Et la voiture arrive assez rapidement.
Il nous faudra deux heures pour rejoindre la gare routière de La Plata. Le chauffeur fera très doucement pour éviter des cahots trop violents. Mais cela reste une piste en mauvais état… et donc ce sera un vrai calvaire pour Justine.
Pendant ce trajet nous apprendrons qu’aucun pont n’est terminé car l’entreprise de travaux publics qui a gagné le marché n’a pas eu assez d’argent pour les terminer, une partie s’étant évaporée… mais pas pour tout le monde… Il nous dira aussi que l’étant s’est engagé à goudronner la route entre San Agustin et San Andrès, mais sur 20 ans….
Arrivés à la gare routière, il nous aidera à porter nos bagages et nous conduira au guichet de bus pour Neiva. Là nous prendrons un billet avec la même compagnie jusqu’à Bogota.
Minibus jusqu’à Neiva puis bus tout confort pour les 300 derniers kilomètres. Justine appréciera moyennement le tout confort, non pas à cause du bus, ni des 6 heures de trajet, mais plutôt à cause de l’état des routes, notamment les derniers kilomètres dans Bogota.
Malheureusement à Bogota nous tomberons sur un chauffeur de taxi pas très dégourdi. Infoutu de trouver notre hôtel, il faudra que je le guide (merci Google Maps). Et infoutu de prendre correctement la bonne rue à sens unique, il nous déposera au croisement le plus proche à une vingtaine de mètres de l’hôtel.
Enfin arrivés, nous sommes accueillis chaleureusement et n’avons qu’une hâte c’est de nous installer dans notre chambre que j’avais fort heureusement réservée au rez-de-chaussée. Nous demandons de l’eau chaude pour nous faire une tisane et le réceptionniste de nuit s’empresse pour satisfaire notre demande.
Salut Philippe!
..et merci pour ce retour qui nous remet en tête de bien beaux souvenirs!
"Tout bon sur toute la ligne avec en complément l’extrême gentillesse de Maria et Leonardo que nous apprécierons particulièrement le lendemain."
Nous aussi avons particulièrement apprécié la générosité des gérants de "la Portada":
Une grande disponibilité, un accueil tout en sourire et une bonne cuisine...J'imagine leur bienveillance auprès de Justine après sa malheureuse glissade!
J'ai une question: tu évoques Maria et Léonardo. Nous n'avons pas de souvenir de Maria, mais de l'épouse de Leonardo qui se nomme Eva.
s'agit-il de deux personnes différentes ou y-a-t il confusion sur le prénom?
En consultant la publication de commentaires relatifs à la Portada c'est le prénom d'Eva qui revient.
"Leonardo Valencia and his wife Eva treat you like family. They are both exceptionally nice and friendly."
En pièce jointe, deux photos : Eva et Léonardo.
Tu sauras me dire s'il s'agit de la même personne.
Bonjour, il s'agit bien des mêmes personnes. Soit Eva a deux prénoms, soit Leonardo est taquin car au dos du plan de Tierradentro où il nous avait dessiné la colline en forme de pyramide percée de deux tunnels par les espagnols, il nous avait écrit son prénom et celui de Maria...
Eva, Maria, ... va savoir ! Ce qui est sûr c'est qu'elle est très gentille et la renommée de sa cuisine méritée !
Bon dimanche.
Ph.
Dernière étape et dernier post pour ce carnet de voyage 2018
Jours 27 à 30 : Bogota
Capitale politique, économique et culturelle de la Colombie, Santa Fé de Bogota, se situe à 2 625 mètres d’altitude en moyenne, au pied de la chaîne orientale de la Cordillère des Andes. C’est aujourd’hui une vaste métropole de près de 7 millions d’habitants, dotée d’un riche patrimoine culturel et historique.
La ville offre de nombreuses possibilités de sorties : quartiers historiques, musées, architecture, shopping (artisanat, centres commerciaux, marchés aux puces), restaurants, city-tours thématiques...
Compte-tenu des circonstances, il est évident que nous ne visiterons pas tout ce que j’avais prévu dans et autour de Bogota.
Après un très bon petit déjeuner, Justine n’est pas en forme pour entreprendre quoique ce soit. Nous décidons qu’elle restera au repos dans la chambre ou dans le patio intérieur pendant que je monterai au Monserrate.
Je fais réserver un taxi par la jeune réceptionniste. Déposé près du funiculaire, je m’aperçois que je n’ai pas de monnaie et uniquement des billets de 50 000 COP. Le chauffeur de taxi me propose de m’attendre et d’aller acheter mon billet de funiculaire puis de revenir le payer. Belle confiance ! Je fais donc ce qu’il m’a dit. Il m‘attend très patiemment car il y avait beaucoup de monde devant moi pour acheter le ticket.
Une fois ma dette réglée, je rejoins la file d’attente puis monte dans le funiculaire. Lente montée au cours de laquelle on découvre progressivement une belle vue de la capitale.
En haut, il y a beaucoup de monde : de nombreux groupes scolaires et de tout aussi nombreux touristes. Cela me change de San Andrès ! Je ne peux manquer de faire un rapprochement entre ce site de pèlerinage et Notre Dame de la Garde à Marseille : une vue sur toute la ville et une basilique lieu de ferveur et croyance religieuse. La grande différence entre les deux est l’espace de boutiques ‘artisanales’ pour touristes ici à Bogota.
Je ferai la descente en téléphérique avec une vue plongeante sur la ville.
Une fois en bas je cherche un taxi et tombe sur un Uber. Je négocie le prix de la course et il me dépose près de la place centrale. Au moment de payer, il refuse mon billet de 50000 (oui je sais encore un !). C’est un faux ! Je ne sais pas où j’ai bien pu me le faire refiler… Probablement un commerçant qui a refusé mon billet (un bon) et qui m’a rendu, sans que je fasse attention, une fausse coupure à la place. Assez classique je crois comme arnaque !
Je fais le tour de la place, repère le musée Botero et rentre à l’hôtel. Justine m’y attend, un peu reposée. Nous partons déjeuner puis visiter le musée (entrée gratuite). Il est très beau (de très belles œuvres léguées par Botero à son pays tirées de sa collection privée). Mais Justine n’est pas en forme pour tout apprécier. Nous partons ensuite sur la place, puis attirés par de la musique nous longeons la rue du palais présidentiel. A un moment je ne fais pas attention. Je monte sur un trottoir et continue à avancer tout en lui parlant mais aussi intrigué par cette musique militaire. Sauf que Justine est restée bloquée devant le trottoir, car elle n’arrivait pas toute seule à y monter dessus…. Et quand je me suis aperçu qu’elle n’était plus à côté de moi, lorsque je me suis retourné, j’ai vu un militaire (garde devant le palais présidentiel) qui avait repoussé son fusil mitrailleur dans le dos et qui l’aidait à franchir l’obstacle. Je me suis vraiment senti bête et me suis excusé auprès de Justine et du militaire que nous avons beaucoup remercié (et lui souriait).
Au final nous verrons la fin de la relève de la garde présidentielle (a priori tous les jours vers 16h, donc rien d'exceptionnel !) et ferons le tour du palais. Nous visiterons une église en face du palais. L’intérieur est splendide.
Là Justine demande grâce et nous rentrons à l’hôtel.
Nous pique-niquerons dans le patio. Justine ne se sentait pas le courage de ressortir le soir.
Après une nuit de relatif repos, le lendemain matin nous partons à la recherche d’une pharmacie pour lui acheter une ceinture qui lui permettrait de serrer ses côtes. Mais il n’y a pas de pharmacie autour de l’hôtel. On demande ‘un cinturon por las costas’ sans succès auprès de plusieurs drogueries. A l’une d’entre elle, le droguiste finit par me dire que nous ne trouverons pas ça dans une droguerie mais plutôt dans une « farmatodo ». Il m’indique où trouver la plus proche. Je raccompagne alors Justine à l’hôtel. Grâce à ses indications, je trouve assez facilement. La pharmacienne m’oriente vers des ceintures abdominales en rayon. Puis je rentre à l’hôtel et repère au passage comment rejoindre le musée de l’or depuis l’hôtel par le chemin le plus court.
Justine m’attend. Elle refuse que je la conduise à l’hôpital de la ville et essaie de supporter la ceinture. Elle n’y arrivera pas car trop large. Si elle lui soulage un peu le mal aux côtes, en revanche cela lui procure une trop forte douleur au niveau des hanches. Dur !
La matinée est passée et nous partons déjeuner au même petit restaurant que la veille. Puis nous prenons la direction de ce merveilleux musée de l’or. C’est sans aucun doute un des plus beaux musées que nous ayons visité. Les poteries et les pièces en or sont splendides. La présentation de l’ensemble est moderne. Les explications sont claires. Nous y resterons plusieurs heures. Le final dans la salle des offrandes est exceptionnel !
A la sortie du musée, nous nous arrêtons à la terrasse d’un café. Juste à côté une guitariste (plus très jeune) joue quelques morceaux avec plus ou moins de talent et beaucoup de grimaces à chaque accord. Puis nous passons par une rue commerçante et animée où nous voyons passer une bande de jeunes percussionnistes suivie par une foule assez nombreuse qui les filme et/ou danse. Sympa. Plus loin nous voyons une enfilade de joueurs d’échecs.
Puis Justine commence à fatiguer et il est temps de rentrer.
En passant devant une boulangerie proche de l’hôtel, elle souhaite s’acheter une petite « douceur ». A l’intérieur, nous voyons un étalage de viennoiseries. La jeune vendeuse nous propose un pan con chocolate. Alors là, ni une ni deux, je la reprends et lui dit qu’en France on dit « chocolatine’ (n'en déplaise aux "gens du nord"). Et la voilà en train d’essayer de dire « chocolatine » et moi de la reprendre et de l’aider dans de grands éclats de rire (elle finira par dire un acceptable ‘tchocolatiné’. Nous lui en achèterons une et quelques pâtisseries pour notre pique-nique du soir que nous prendrons dans le patio de l’hôtel, au calme et au repos (mais aussi au froid car les soirées et les nuits sont fraîches à Bogota).
Comme il est encore tôt, Justine souhaitant se reposer, je suis parti faire un tour dans le quartier pour voir les jolies rues de la Candelaria et notamment celles couvertes de fresques murales. Je pourrai ainsi découvrir, au hasard de ma balade, la fameuse place del Chorro de Quevedo et la petite rue pavée qui en descend. J’y verrai le non moins célèbre petit café El Gato Gris et un peu plus loin ces petites boutiques installées dans des conteneurs aux parois recouvertes de fresques. Tout ce quartier (comme beaucoup d’autres en fait dans Bogota) est couvert de fresques murales dont certaines sont de vraies bandes dessinées !
De retour à l’hôtel, je dis à Justine que le lendemain, avant de partir pour l’aéroport, il faudra que je l’amène voir cette très sympa place del Chorro de Quevedo et cette non moins étrange toute petite rue pavée qui en descend.
Le lendemain matin, pour notre dernier jour à Bogota, je convaincs Justine de m’accompagner au marché aux puces d’Usaquen. En fait de marché aux puces, il s’agit d’un très grand marché artisanal. Nous sommes séduits par la qualité, l’originalité et la beauté de nombreux stands. Et bien sûr nous craquerons encore un peu et ferons quelques achats.
En ce dimanche, nous verrons, comme à Medellin, des voies de grandes artères réservées aux cyclistes. Et la même organisation : des bénévoles aux croisements assurant la sécurité, des stands de ravitaillement et d'autres organisés en atelier de réparation.
Au retour, je demande au taxi de nous déposer à côté de la place del Chorro de Quevedo. Nous déjeunerons dans un restaurant à côté del Gato Gris puis descendrons cette fameuse rue pavée. Mais Justine n’a qu’une hâte : récupérer nos bagages à l'hôtel et rejoindre l’aéroport pour que je tente de changer nos billets pour le vol de retour dans une classe plus confortable.
C’est ce que nous ferons. Nous y arriverons quasiment 8 heures avant notre vol. Mais comme notre compagnie aérienne ne dispose pas de comptoir permanent, il faudra attendre l’ouverture des enregistrements 3 heures avant le vol pour pouvoir changer nos billets.
En attendant, nous dégusterons de bonnes gaufres, et testerons plusieurs sièges des espaces d’attente du hall des départs. Nous aurons aussi droit à une colombienne très désagréable qui refusera de se déplacer d’un siège pour que je puisse m’asseoir à côté de Justine (elle restera même sourde aux reproches d’autres colombiens qui n’apprécieront pas son comportement).
Puis nous pourrons enfin nous enregistrer et nous installer confortablement pour les dernières heures dans le salon d’attente de la compagnie.
Au moment d’embarquer, Justine est appelée par une hôtesse… Allons bon ! Que se passe-t-il encore ?!
Son bagage a été tiré au sort et il faut se rendre dans la salle de fouille à l’autre bout de l’aéroport. Bien sûr je l’accompagne. Nous rejoignons une dizaine de passagers. Et nous attendons. Le temps passe et la porte devant laquelle tout le monde patiente reste toujours fermée. Finalement, un militaire (ou douanier) finit par appeler le premier passager à contrôler. De longues minutes plus tard, les contrôles s’enchaînent et quasiment à l’heure où nous aurions dû décoller, c’est le tour de Justine. Je ne peux pas l’accompagner au-delà de la porte d’entrée de la salle de contrôle. Nous avons beau leur expliquer qu’elle ne peut pas se baisser, qu’elle ne pourra pas ouvrir seule sa valise, rien n’y fait. Ils nous expliquent qu’eux l’aideront. Ouverture de la valise, vidage. Ouverture des paquets de souvenir. Tout y passe ! Au moment de tout remballer, Justine leur rappelle qu’elle ne peut pas les aider. Alors, tant bien que mal, ils remettent tout dedans et s’assoient dessus pour la fermer….
Pendant ce temps, j’attends de l’autre côté de la porte et note que l’heure de départ est passée. Un steward de la compagnie est venu aux nouvelles puis est reparti m’assurant que le vol nous attendra mais qu’il faudra se dépêcher pour revenir à la porte d’embarquement.
Une fois Justine sortie, nous rejoignons donc cette porte le plus vite possible mais Justine n’en peut plus et avance comme elle peut...
Nous embarquerons les derniers et le vol décollera avec près de 45 minutes de retard.
Retard qui sera comblé à notre arrivée à Roissy.
De retour à la maison, le lendemain Justine ira chez notre médecin et le surlendemain passera des radios (côtes et hanches). Diagnostic : 3 côtes cassées….
Aujourd’hui, tout cela ne sont que de douloureux souvenirs pour elle (même si la douleur est encore là selon les mouvements qu’elle doit faire).
Ce voyage restera quand même un très beau souvenir tant pour ce que nous avons pu visiter que pour toutes les rencontres que nous avons pu faire à chaque étape. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix de destination. Nous ne pouvons qu’encourager tous ceux qui hésitent encore à aller visiter ce pays, à franchir le cap tant les colombiens veulent montrer que la réalité de leur pays n’est pas celle de sa réputation. Le pays est beau, sûr et les colombiens très accueillants. Et ils font tout ce qu’ils peuvent pour que notre séjour chez eux soit agréable et donne envie aux visiteurs de transmettre cette réalité autour d’eux.
Le plus gros risque de venir en Colombie, c'est de vouloir y rester (slogan du ministère colombien du tourisme)
Merci pour ce carnet détaillé...
J'ai visité la Colombie voici presque deux ans. Un circuit différent (pas de Medellin ni de Tierradento ni de Rincon) mais avec des étapes communes (San Agustin, Carthagène, Popayan et fatalement Bogota) et des étapes que je conseille vivement comme Mompox et le parc de Tayrona mais aussi Cali - moche mais chaleureuse).
De tous les pays d'amérique latine que j'ai eu la chance de visiter, c'est en Colombie que je me suis senti le mieux accueilli.
Les infrastructures sont plutôt bonnes, l'offre d'hôtels ou de restos est intéressante, seules certaines routes sont vraiment en mauvais état... Vu les distances, les vols intérieurs sont pertinents et assez bon marché (il y a des low costs).
Ce pays est immense et très varié, même si tout n'est pas encore accessible et donc que des secrets semblent encore bien gardés, et je le recommande vivement.
Quant à la sécurité, il faut évidemment être prudent (on ne se balade pas seul au milieu de la nuit à Bogota ou Cali...) mais je n'ai pas eu de sentiment d'insécurité.
Le climat est capricieux. Les averses et orages sont fréquents partout. Mais cela ne dure pas longtemps.
Bonjour Philippe
Merci pour ton journal de voyage, tellement détaillé.
J'ai vraiment apprécié... Quelle inspiration !
Ma femme et moi envisageons un voyage de 4 semaines en Colombie l'hiver prochain ( février/marts 2020 ).
Il me reste à la convaincre qu'il n'est pas dangereux d'y voyager, si toutefois nous prenons nos précautions ( en évitant entre autre, de se balader la nuit dans les villes ).
Moi aussi, comme d'autres membres de ce forum, j'apprécierai si tu avais la possibilité de m'envoyer les coordonnées des auberges, gites, chambres d'hôtes, hotels etc., avec éventuellement le prix des chambres où tu as résidé pendant ton périple en Colombie.
Merci d'avance
Sincères salutations du Danemark
Jeannot
P.S. je me suis permis de te tutoyer. Ici, au Danemark, on tutoie tout le monde.... sauf les membres de la famille royale....
bonjour Philippe,
Merci beaucoup pour votre récit riche de détails qui vont bien m'aider pour notre voyage en février prochain . je n'ai pas encore tout finalisé au niveau hébergements. pourriez vous m'envoyer vos contacts ? je vous remercie. cathy
Bonjour,
avec plaisir mais quels contacts souhaites tu que je t'envoie ?
Et pour quelles étapes ?
L'echange pourra ensuite se faire par mrssages privés car pas de 'pub' sur le forum.
Bonne préparation,
Ph.
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If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...