Boujour,
J’ai effectué l’été dernier un magnifique voyage en Ouganda.
Pourquoi cette destination ? Eh bien, comme très souvent, j’ai cherché à répondre au “cahier des charges” suivant :
Une destination plus “nature” que “culture” ;
Une possibilité d’hébergement à tarif raisonnable, y compris en dortoir s’il le faut, et des hébergements qu’il n’est pas nécessaire de réserver à l’avance ;
Un climat favorable à l’exploration : de la pluie, oui, mais à petite dose ! ;
Une possibilité de se déplacer en transport collectif.
Même si l’Ouganda est généralement considéré comme une destination assez chère, mes premières recherches m’ont confirmé qu’il était possible de bien apprécier et découvrir le pays sans nécessairement casser sa tirelire. Et comme j’ai trouvé un billet d’avion à tarif raisonnable en dépit de la date tardive de mon achat, je n’ai pas hésité : l’été 2018 serait l’été de l’Ouganda ! 🙂
Je vous relate donc plus bas ce que fut mon voyage à “prix modéré” en Ouganda, en espérant lever les freins que pourraient avoir certains voyageurs moins fortunés.
Le voyage en bref
Je suis partie de Paris avec Brussel Airlines le 20 juillet et j’ai pris un vol de retour le 13 août en toute fin de journée (soit 24 jours sur place). 840€ l’A/R, en ayant réservé un peu moins de 2 mois à l’avance.
Partie seule, j’ai terminé le voyage avec une personne rencontrée au hasard de mes pérégrinations. A noter que contrairement à certaines destinations, il n’est pas si évident de fraterniser avec d’autres voyageurs au fil des étapes, relativement peu de personnes voyageant en individuel et empruntant les transports collectifs. Plusieurs des personnes rencontrées dans les établissements à prix modéré étaient d’ailleurs non pas des touristes mais des travailleurs humanitaires prenant quelques jours de congé.
Les transports :
Tout d'abord, il est à la fois très facile, quoique souvent très inconfortable !, de se déplacer en transport collectif. J'ai fait un mix de plusieurs modes de transport, qui en fait permettent d'aller à peu près partout.
Les matatus (ou taxis) : il s'agit de petits vans qui circulent entre les villes, les villages... C'est le mode de transport le plus usuel et pratique en tant que touristes. Dans le sud-ouest, très peuplé, ils sont très fréquents. Ils s'arrêtent un peu partout pour prendre ou faire descendre des passagers. Et qu'ils soient pleins, ou très pleins... il y aura toujours de la place pour vous. D'où l'inconfort ! Mais je m'y suis fait. Ils ne partent que s'il y a assez de personnes à bord (à moins que vous payiez pour les sièges inoccupés). Mon record ? 7h30 coincé dans un matatu (2h d'attente et 5h30 sur la route).
Les bus longue distance : entre les principales villes. Ils sont vieux mais c'est le transport collectif le plus confortable et peut-être la meilleure façon de s'initier aux videos musicaux ougandais ! Mais j n'ai pu prendre le bus qu'une seule fois pendant tout mon séjour.
Les boda-boda : ce sont les motos taxis. Vous les trouvez partout et ils peuvent vous amener partout. J'ai pris des bodas quasiment tous les jours, soit pour m'amener à destination lorsque je descendais d'un matatu (des trajets très courts ou jusqu'à une quarantaine de kilomètres) ou pour vadrouiller dans une région autour d'un point de chute. Tous ont été très prudents. Je n'ai eu un peu peur qu'une fois, lors de la montée jusqu'au lac Bunyonyi, la chaussée étant mouillée et pleine d'ornières. Il faut demander dans les guests houses : ils en connaissent souvent à qui ils font confiance. Et à Kampala, il est possible de recourir aux Safe Bodas (ils ont même un casque pour le passager...). J'ai même fait des "bodas bodas safaris" en bordure du Queen Elizabeth National Park et en bordure du parc au lac M'buro. C'est vraiment impressionnant de se trouver à côté de troupeaux d'éléphants ou de zèbres sur sa petite moto...
Les voitures partagées : là, si on peut éviter... l'inconfort des matatus n'est rien comparé à ces voitures qui foncent à tombeau ouvert sur les routes. Nous étions 10 dans une voiture "normale"... (alors que nous aurions dû être 12 si je n'avais pas payé pour 3 places !). Je n'ai testé qu'une fois et disons que ce fut suffisant.
Les voitures privées (special hire): vous trouverez toujours des chauffeurs pour vous amener un peu partout. C'est pratique, mais cher. J'ai loué une voiture une fois pour faire des visites en allant de Fort Portal à N'kuruba, mais ce qu'il y avait à visiter ne méritait selon moi pas l'investissement. Exceptionnellement, ce peut être un bon plan.
Bien entendu, il faut savoir que le risque principal pour un voyageur en Ouganda ce n’est ni les hippopotames, ni les crocodiles, ni les moustiques porteur de la malaria, mais bien la route !
Les hébergements
Je n’avais rien réservé à l’avance, sauf les deux premières nuits (et le Safari avec le Red Chilli Hideway). Aucun problème pour trouver des hébergements au fur et à mesure, en arrivant sur place. Les prix sont très variables sans que les différences en terme de qualité semblent toujours justifiées.
Les prix :
C’est évidemment ce qui m’a le plus fait hésiter…
Les écarts entre ce qui est spécifiquement destiné aux touristes étrangers et ce qui est destiné à la population locale sont immenses. Il est donc possible, en ne recourant qu’aux transports collectifs, en logeant dans les petits hôtels destinés à la population locale et en ne faisant aucune activité touristique (parcs, visites…) de maintenir le budget au plus bas. Ce ne fut pas mon choix. C’est pour cette raison que je parle de voyage à prix modéré (et non de voyage à petit budget). En gros, j’ai recherché les hébergements les moins chers possibles, tout en restant à un niveau acceptable de confort et de propreté. Pour les transports, j’ai privilégié les transports collectifs et je n’ai jamais hésité à emprunter un boda boda si nécessaire. Je n’ai fait qu’un seul safari “officiel”, en plus d’un chimp tracking. Mais j’ai également résidé à deux reprises en bordure d’un parc national, ce qui l’a permis d’observer de nombreux animaux.
A noter que les prix des activités, hébergements, transports... mentionnés dans la suite de mon récit ne sont pas exhaustifs. Ils visent avant tout à donner aux futurs voyageurs une idée de ce à quoi ils peuvent s’attendre.
Je ne mentionne pas les pourboires. C’est à chacun de voir. Il faut toutefois savoir que pour la majorité des ougandais qui travaillent avec les touristes, les pourboires constituent une part importante de leurs revenus.
Attention : les prix indiqués le sont soit en Schillings ougandais (UGS), soit en dollars US
En définitive, le fait de voyager avec un budget modéré ne m’a pas donné l’impression de passer à côté de ce que l’Ouganda a à offrir, si ce n’est la découverte des gorilles. J’ai fait le choix de me poser un peu plus longtemps à certains endroits, ce qui l’a conduit à “rater” certains des incontournables du pays, mais cela correspond de toute façon à ma façon de voyager.
L’itinéraire
Kampala (2) / Paraa (Murchison National Park) (2) / Hoima (1) / Fort Portal (2) / Nkuruba (5) / Katwe (2) / Bunyonyi (4) / Lac M’buro (1) / Buggala (2) / Banda (2) / Entebbe (1)
Et maintenant, la suite.......
Bonjour à tous!
Je pars réaliser un projet humanitaire en ostéopathie à partir de décembre en Afrique pendant quelques mois. Normalement je serai reçu par ma tante bonne soeur en RDC (Butembo), mais vu la situation actuelle instable à cause du résultat proche des élections ce n'est pas un plan sûr à 100 pourcents! Au cas où, je recherche donc une autre possibilité d'intervention notamment en Ouganda, Rwanda, Mozambique (ou ailleurs en Afrique australe ou centrale).
Si vous connaissez une assoce, un dispensaire médical, un orphelinat, une mission ou autre structure qui seraient prêts à m'accueillir pour tenter ce nouveau type d' intervention je suis preneur!
Merci d'avance!!!!!!!
Merci d'avance!!!!!!!
Bonjour
Je viens de faire un stage de 4 mois au Rwanda, mon desir est de me rendre en Ouganda durant le mois de juin, jaimerais pouvoir y faire un benevolat durant les deux premieres semaines, de preference me retrouver dans un village, nhesitez pas a me donner toutes vos idees, merci, a bientot sur le forum jespere, miss beth
Je viens de faire un stage de 4 mois au Rwanda, mon desir est de me rendre en Ouganda durant le mois de juin, jaimerais pouvoir y faire un benevolat durant les deux premieres semaines, de preference me retrouver dans un village, nhesitez pas a me donner toutes vos idees, merci, a bientot sur le forum jespere, miss beth
Bonjour,
J'habite en Suisse et je prévoie un voyage en Ouganda avec mon copin fin avril.
Il est en mission humanitaire en Afrique et c'est le seul pays où nous puissions nous rejoindre.
Toutefois j'ai lu et entendu qu'il y avait un risque latent d'attentats...
Si vous y êtes allé ces derniers mois ou que vous y vivez pouvez-vous me donner votre opinion sur le sujet?
Y a-t-il quand même des endroit sécuritaire dans le pays?
C'est un gros dilemme pou moi actuellement et je vous remercie d'avance pour vos réponses!!!
Bonjour,
Jeune diplomée de 23 ans, je suis en train de préparer un grand tour d'Afrique en backpack avec mon compagnon. Nous aimerions beaucoup passer par la RDC, principalement remonter le fleuve congo jusqu'à Kisangani et prendre ensuite la route qui va vers l'Ouganda, mais malheureusement cette route semble assez dangereuse, surtout pour des européens. Auriez vous un avis là dessus, un plan quelquonque?
Un de mes amis congolais m'a parlé d'une possibilité de voyager avec les convois militaires, mais je ne sais pas à quel point c'est possible?
Merci d'avance,
Cath
Merci d'avance,
Cath
Bonjour à tous,
Passionné par l'Afrique, j'aimerais découvir la partie Est du continent pour y faire de la photographie...j'aimerais en septembre ou octobre 2008 prendre un vol pour Entebbe, Kampala en Ouganga puis me diriger vers le Kenya puis Tanzanie puis Mozambique pour éventuellement réjoindre Madagascar ou j'ai vécu 6 mois. Mon objectif est davantage la rencontre des gens que la visite des tous les parcs naturels. je voyage en sac à dos et matériel de photo. Mon budget ne pourrait pas dépasser 3.000€
Alors mes questions sont : est-ce réalisable du point de vue :financier (j'aime voyager "roots" comme on dit ;-)...en m'accordant qqus visites dans des parcs et un hotel meilleur de temps en temps) pourrait-on me donner une estimation comprenant les billets d'avion sécurité (j'ai bien compris sur ce forum qu'il ne faut pas se référer à l'avis de la diplomatie française car "avec elle on ose même plus retirer de l'argent en france" ;-) dixit un internaute) combien de temps faudrait-il? un pays est-il à éviter et changer ma trajectoire par une plus intéressante... est-il mieux de voyager en bus, en train (s'il y a) en voiture, en vélo, en roller, en rampant, en volant... etc...
Merci à tous, impatient de lire vos remarques et conseils
Passionné par l'Afrique, j'aimerais découvir la partie Est du continent pour y faire de la photographie...j'aimerais en septembre ou octobre 2008 prendre un vol pour Entebbe, Kampala en Ouganga puis me diriger vers le Kenya puis Tanzanie puis Mozambique pour éventuellement réjoindre Madagascar ou j'ai vécu 6 mois. Mon objectif est davantage la rencontre des gens que la visite des tous les parcs naturels. je voyage en sac à dos et matériel de photo. Mon budget ne pourrait pas dépasser 3.000€
Alors mes questions sont : est-ce réalisable du point de vue :financier (j'aime voyager "roots" comme on dit ;-)...en m'accordant qqus visites dans des parcs et un hotel meilleur de temps en temps) pourrait-on me donner une estimation comprenant les billets d'avion sécurité (j'ai bien compris sur ce forum qu'il ne faut pas se référer à l'avis de la diplomatie française car "avec elle on ose même plus retirer de l'argent en france" ;-) dixit un internaute) combien de temps faudrait-il? un pays est-il à éviter et changer ma trajectoire par une plus intéressante... est-il mieux de voyager en bus, en train (s'il y a) en voiture, en vélo, en roller, en rampant, en volant... etc...
Merci à tous, impatient de lire vos remarques et conseils
Wazibire!
A en croire la presse et certaines ONG, la situation dans la nord de l'Ouganda s'améliore depuis l'arrêt des hostilités avec l'Armée révolutionnaire du Seigneur (reste encore à signer un accord de paix...). Pensez-vous qu'un déplacement dans cette partie du pays que presque personne ne visite soit désormais du domaine du possible, si on s'entoure d'un minimum de précautions? Quelqu'un est-il déjà dans le Karamoja? S'il faut une escorte (des gorilles... non, pardon, c'était un clin d'oeil pour ce forum où une question sur deux concerne nos lointains cousins!!!) où puis-je m'adresser? Par ailleurs, savez-vous si la frontière entre l'Ouganda et la RDC, dans le sud du pays cette-fois, , est actuellement ouverte? Quel est le point de passage du côté de Kisoro?
A en croire la presse et certaines ONG, la situation dans la nord de l'Ouganda s'améliore depuis l'arrêt des hostilités avec l'Armée révolutionnaire du Seigneur (reste encore à signer un accord de paix...). Pensez-vous qu'un déplacement dans cette partie du pays que presque personne ne visite soit désormais du domaine du possible, si on s'entoure d'un minimum de précautions? Quelqu'un est-il déjà dans le Karamoja? S'il faut une escorte (des gorilles... non, pardon, c'était un clin d'oeil pour ce forum où une question sur deux concerne nos lointains cousins!!!) où puis-je m'adresser? Par ailleurs, savez-vous si la frontière entre l'Ouganda et la RDC, dans le sud du pays cette-fois, , est actuellement ouverte? Quel est le point de passage du côté de Kisoro?
Bonsoir à tous,
Nous voilà de retour en France après 15 jours passés en Ouganda (février 2020), en selfdrive (sans chauffeur pour les non-bilingues 🤪), sans guide, et sans réservation. Je vous fais part de mon retour d’expérience, d’une forme de compte rendu de voyage, mais surtout d’information que j’aurais aimé trouver AVANT de partir, et que je trouve manquante sur les différents forums de discussion que j’ai arpentés durant mon départ.
Si ça peut aider certain, avec plaisir 🙂
Je vais donc commencer par aborder des aspects pratiques:
ARGENT: À l’aéroport, vous trouverez des bureaux de change (ouvert à 23h lors de notre arrivée, je pense que ça fonctionne h24). Ils prennent les euros ! J’avais changé des euros en dollars, pour les changer à nouveau en shilling ougandais, 2 conversions, 2 fois les frais… Attention: en Ouganda, on n’accepte pas les dollars américains « ancien », que les nouveaux. Ça c’est indiqué dans des guides, mais je me suis fait avoir.
Les cartes Mastercard fonctionnent aussi bien que Visa contrairement à ce que j’ai pu lire. Toutefois, en dehors des parcs nationaux, des villes de Fort Portal / Jinja / Kampala / Entebbe, et d’établissement hôtelier un peu huppé, ça va être difficile de s’en servir. Prévoyez du liquide, anticipez les étapes pour retirer de l’argent, augmentez votre cashflow bancaire avant de partir (montant maximum de retrait par semaine de votre CB).
Il est possible de payer en dollars l’hébergement, certains restaurants, le loueur de voitures. Mais il vaut mieux payer en shilling, ne serait-ce que les petits achats type souvenir ou fruit et légume en bord de route.
VOITURE: Il faut clairement dénoncer la compagnie Alpha Rent A Car. Ce sont les seuls populaires en France, en raison d’un encart publicitaire dans le Petit Futé il y a plusieurs années maintenant. Les témoignages de problème sont nombreux, et nous avons croisé des français sur place qui n’ont eu que des problèmes. Un pépin sur une voiture, ça peut arriver. Mais perdre une roue comme je l’ai lu sur ce forum, ou avoir un véhicule avec le volant à gauche (au lieu d’à droite en Ouganda) comme je l’ai vu sur place, c’est inacceptable.
De plus, il y a beaucoup d’autres compagnies de location de voiture. Je les ai toutes contactées: aucune ne demande des frais de réservation. Seul Alpha Rent en exige (et encore, pas tout le temps, allez comprendre). En vrac, vous trouverez: Rent a Car Uganda Auto Rental Uganda Holiday Car Rentals Selfdrive In Uganda Rent Cars Uganda Your Drive Uganda 4x4 car rentals road trips in east africa Uganda Car Rental Alpha Rent a Car Car Rental Uganda Uganda Self Drive Roadtrip Africa Pour un Landcruiser avec tente sur le toit, les prix varient entre 68$/jours et 140$/jours. Nous avons fait le choix de la compagnie Uganda Car Rental à 90$/jours.
Attention: les loueurs de voitures s’échangent les véhicules entre eux (notre voiture était logotée d’une autre compagnie), et le personnel change souvent. Échangez avec eux, mettez-les à l’épreuve de leur réactivité, soyez exigeant et précis sur vos attentes, faites vous confirmer plusieurs fois les choses.
Attention n°2: alors que nous n’avions rien demandé d’autre que la tente sur le toit et chaise et table de camping, nous avons eu plein d’options en plus (frigo, plein de matos pratique, mais demandé au départ). Bonne nouvelle ? Oui, car nous étions que 2. Mais pas de coffre par conséquent, nos bagages sur les sièges arrière…. Faites attention si vous êtes plus de 2 dans la voiture, à bien le préciser. Histoire que vos enfants (ou amis) puissent avoir une petite place à l’arrière.
CONDUITE: Bien que de plus en plus de routes soient goudronnées, il reste encore beaucoup de routes de terre, qui se transforment en route de boue quand il pleut (et il pleut souvent, même si pas longtemps). Un 4x4 est indispensable. On peut toujours faire autrement (la preuve, les Ougandais ont des voitures classiques, surchargées, pneus lisses…), mais c’est une question de sécurité, et surtout de ne pas gérer des emmerdes en vacance.
Par expérience de conduite, j’ai exigé: un landrover, 2 roues de secours, des pneus 4x4 (et pas des pneus route comme ils font souvent), du matériel de traction (sangle minimum), un compresseur, câbles pour batterie, boite manuelle (pas indispensable), diesel (plus puissant), double réservoir (pas indispensable, mais pratique).
Attention: pour les novices, conduire un 4x4 ça s’apprend. Il faut savoir quand passer en 4 roues motrices (c’est déjà trop tard si vous êtes déjà enlisé), savoir utiliser les vitesses courtes, savoir quand utiliser le différentiel et son blocage… Rien de compliquer, mais un landcruiser en 2 roues motrices, c’est juste une grosse voiture surélevée qui peine à monter un trottoir. Renseignez-vous avant de partir, ça sera plus simple.
Les petites motos (bodas) ne sont pas vraiment un problème. Il ne faut pas trop se préoccuper d’eux, ils se glissent dans la circulation et gèrent très bien leur affaire. Le plus dangereux reste les autres voitures et camions, qui peuvent mordre votre côté de la route sous prétexte d’un dépassement ou d’un obstacle. Il faut gérer ça. La circulation peut être très dense en ville, mais rien d’alarmant non plus. Prendre son mal en patience, s’imposer et faire pareil que les autres, ça reste le meilleur conseil. Une habitude de conduite en heure de pointe dans à Marseille est suffisante pour survivre au chaos ougandais 😆.
NAVIGATION ET TEMPS DE TRAJET: Il n’y a AUCUN panneau de signalisation en Ouganda. Aucune ville indiquée, aucun lodge ou camping fléché. Un vague panneau une fois sur place si vous avez de la chance. Oubliez les cartes papier, aucune n’est à jour (ou en tout cas je n’en ai pas trouvé). Oubliez les maps.me, les cartes ne sont pas assez récentes non plus, on s’est retrouvé en rade entre Entebbe et Kampala dès le premier jour. Oubliez Garmin, la voiture était proposée avec un GPS Garmin, la carte n’était pas à jour (peut-être que la version était ancienne, je ne sais pas).
La très bonne nouvelle, c’est que Google Maps fonctionne très bien. On peut télécharger la carte pour une navigation hors ligne (il faut le faire un plusieurs fois sur iPhone, on ne peut pas télécharger la carte en entier d’un seul coup). Les temps de trajet sont fiables (hors circulation dans Kampala), avec une bonne prise en considération du terrain. Une bonne surprise.
Les temps de trajet sont longs. Très long. Rien d’insurmontable, mais il faut aimer se faire secouer durant des heures. Moi j’adore cette conduite, mais ça peut gâcher les vacances si ce n’est pas votre cas. Quelques exemples de temps de trajet:
Entebbe => Mburo Lake: 5h00, 224km Mburo => Bunyonyi Lake: 5h30, 272km
Encore une fois, Google Maps est assez précis, vous pouvez vous fier aux estimations en rajoutant un peu de marge (météo, pause déjeuner, etc…)
=> CONCLUSION CONDUITE: Pas besoin d’être un pilote du Paris - Dakar pour s’en sortir en Ouganda. Mais il faut aimer la conduite sur piste, et le prendre comme une aventure avec son lot d’imprévu. Nous avons eu un incident sur une route boueuse après une grosse pluie entre Bwindi NP et Queen Elisabeth NP, avec 3 poids lourds enlisés et des voitures tentant leur chance au milieu. Nous sommes restés coincés 1h30. Pour moi c’était une super anecdote, j’ai pu faire de super photo, parler avec des personnes… Pour d’autres, ça peut être vécu comme un enfer, une galère qui gâche les vacances, une angoisse… prenez un chauffeur 😉
CORRUPTION: Les barrages de police sont nombreux, mais globalement ils n’arrêtent pas les touristes. 50km/h en ville, 80km/h sur les routes. Les occasions de faire un excès de vitesse sont rares, donc pas de problème de ce côté-là. Attention, tous les villages ne sont pas clairement délimités à 50km/h, avec un policier qui contrôle pourtant… c’est le seul cas d’excès de vitesse délicat.
Il y a un barrage de police toujours au même endroit, où il y a de la corruption. Voici les données GPS: https://goo.gl/maps/hiENjY9UfC86EZLA6 Ce barrage est indiqué sur différentes applications communautaires, et nous ne sommes pas passés au travers.
Connaissant le barrage, j’ai particulièrement fait attention à ma vitesse. Le policier m’arrête, prétend à un excès de vitesse à 62km/h au lieu de 50km/h. La démarche officiel est de suivre le policier jusqu’à une banque, et de payer devant lui une contravention officielle. Il propose tout de suite si on pense à une autre solution… je vous laisse deviner pourquoi.
Nous avons négocié l’amende de 200 000 shilling (50 euros) à 100 000 (25 euros). À ce prix-là, je n’ai pas cherché plus loin. Nous avons croisé des Belges qui ont négocié à 50 000 shilling 2 jours plus tôt. Une technique qui semble bien fonctionner est de faire semblant de ne pas parler anglais. Le policier s’agace, ne pouvant pas proposer sa transaction corrompue, et vous laisse partir. Bref, à chacun sa technique, au pire ça ne vous coutera pas bien cher, et ça n’est arrivé qu’une seule fois.
SÉCURITÉ: Si on parle de la population, il n’y a rien à craindre en Ouganda. Les gens sont peaceful comme ils le disent eux-mêmes. On vous regarde un peu de travers quand vous arrivez dans un village, mais parce que vous êtes la curiosité de la journée (ou de la semaine). On viendra souvent vous parler, juste pour savoir qui vous êtes, ce que vous faites, d’où vous venez, et puis c’est tout. Les rares fois où nous avons entendu « give me money », un simple « non » a suffi à terminer la discussion. Même dans les villages les plus isolé, on ne vous pousse pas à la consommation, on ne vient pas vous embêter, c’est très agréable. Libre à vous d’en profiter pour échanger ou non avec des locaux. C’était un objectif de voyage pour nous, chacun ses priorités. Nous n’avons jamais assisté à une dispute, à un mouvement de foule, à une bagarre (ça doit bien sûr arriver, je ne dis pas non plus le contraire).
Nous n’avons pas fait le Nord Est du pays, où il semblerait que la population à la frontière du Kenya ait une culture proche des Mazaïs. Ils ont la réputation d’être plus hostiles, d’être armés (mais les Américains aussi, ça n’empêche pas le tourisme), mais nous avons eu des discours contradictoires. À découvrir lors d’un prochain voyage.
10 000 shillings ougandais représentent à peu près 2,50 euros. Les billets les plus courants sont de 10 000, 20 000 et 50 000. Autant vous dire que pour payer un plein d’essence, vous allez sortir de grosse liasse de billets. Là aussi, aucun problème de sécurité. Je me balade toujours avec caméra et appareil photo autour du coup, plus téléphone. Je n’ai jamais eu de problème non plus.
Si on parle d’animaux, il y a une volonté de tout sécuriser dans les parcs… enfin, de mettre des personnes armées pour vous protéger. Les dangers existent (les hippos font des morts, c’est connu), mais ce qui est en réalité une prestation de service pour que le touriste se sente en sécurité peut tourner en paranoïa chez ce même touriste. Si vous dormez avec une tente sur le toit, il n’y a rien à craindre. Et même au sol dans un camping, il n’y a pas grand-chose à craindre. Les singes sont des pics assiettes, donc on ne laisse pas sa voiture ouverte, pas de nourriture dehors, etc…
MALADIES: Je ne suis pas médecin, je vais juste livrer mon expérience. En annonçant notre souhait de voyage en Ouganda, les craintes de notre entourage étaient nombreuses. Je suppose que nous ne sommes pas les seuls.
PALUDISME (malaria): très peu de moustiques à cette période de l’année, le pays est en altitude. Aucune piqûre à déplorer en 15 jours, ni pour ma femme ni pour moi. Les 2 seules zones à moustiques sont à Queen Elisabeth et aux Murchison Falls, au bord de l’eau. Mais on est très loin de la Camargue, on a vu 2 ou 3 moustiques nous tourner autour durant le diner. Les moustiques vecteurs du paludisme piquent que la nuit. Donc au coucher du soleil, on met de la crème, on met des vêtements préalablement imbibés de produit, on dort sous une moustiquaire. Pour ce qui est de la malarone, je vous laisse voir. Moi je ne l’ai pas toléré et ai stoppé au bout de 5 jours (Pr Raoult, si tu nous lis…). Sur une quinzaine de touristes interrogés (touriste européen ou américain, mais pas français), mon expérience me montre que très peu de gens prennent la malarone qui est décrit comme un poison. Je vous laisse voir.
EBOLA: il y a une crise en RDC, à 10km à vol d’oiseau des zones touristiques de l’Est ougandais. Beaucoup d’inquiétude là dessus, mais rien à signaler une fois sur place. Précision de l’OMS: Ebola est contagieux au contact de sécession humaine (vomis, selles, urine, salive, sperme, sang…), uniquement quand la maladie est déclarée (donc quand le patient à 40 de fièvre ne tient plus debout, et est en train de se vider…). Ebola n’est pas contagieux durant la période d’incubation. Bref, je ne minimise pas la dangerosité de cette maladie dramatique, mais sauf voyage humanitaire, la probabilité est plus que faible dans un trip touristique classique.
RAGE: valable dans tous les pays du monde, si vous ne voulez pas de problème, ne touchez pas les animaux. Même le joli petit chat du camping, ou l’adorable chien de l’hôtel. À vous de mesurer derrière votre inquiétude sur le sujet.
BILHARZIOSE: parasite qu’on attrape en se baignant en eau douce. Aucun problème pour l’océan ou les piscines (si correctement entretenu, mais en général ça se voit). Si vous ne voulez pas prendre de risque, ne vous baignez pas dans les lacs et rivières. A priori, le lac Bunyonyi est une curiosité scientifique non expliquée, car absence de bilharziose. Nous n’avons pas eu envie de nous baigner, et je ne sais pas si j’aurais pris le risque dans le cas contraire. À vous de voir.
INTOXICATION: comme dans tous les pays de ce type, ne buvez pas l’eau du robinet. Après, à chacun son inquiétude par rapport à une bonne diarrhée. Nous nous sommes lavé les dents à l’eau du robinet, nous avons mangé local en achetant dans les petits villages, et tout s’est très bien passé. Si vous êtes inquiet, il y a des soupes lyophilisées dans les supermarchés d’Entebbe et Kampala, mais c’est dommage 😄.
NOURITURE: Enfin un pays d’Afrique où l’on trouve à manger partout (le voyage précédent était la Namibie, c’était plus compliqué). Avocat, choux, tomate, courgette, concombre, courge, manioc, banane, mangue, ananas, papaye, jack fruit…. sont en abondance en bord de route. Ainsi que les chapatis (sorte de galette de pain, comme en Inde). Les prix sont dérisoires (en centimes d’euros). Pour nous, cela suffisait pour petit déjeuner et déjeuner. Pour le diner, les restaurants des lodges et campings proposent entré / plat / dessert pour 10$ par personne. C’était dans notre budget et une solution de confort.
Attention: on ne trouve plus rien à acheter autour du parc de Murchison Falls. Il faut impérativement faire le plein avant.
Pour l’eau, il est difficile de trouver de grosses bouteilles de 5 litres en dehors de Entebbe, Kampala et Fort Portal. Mais pas de problème pour trouver des bouteilles de 1 ou 2 litres. Anticipez également, sinon vous n’allez boire que du Coca ou du Pepsi.
STATION-SERVICE: Ce n’est pas un problème, on en trouve globalement partout, diesel ou essence. Le prix pour le Diesel est à moins d’1 euro le litre… ça va vite quand même, notre voiture fait du 15l au 100km avec un double réservoir de 150 litres… N’attendez pas la réserve, mais pas de problème particulier.
PARCS NATIONAUX: Comme souvent en Afrique, les parcs sont chers, les tarifs calqués sur le Kenya voisin, alors que les prestations ne sont pas comparables (pas du tout même). C’est le jeu, mais il devient frustrant de payer pour tout assez rapidement. Comptez 90$ pour 2 personnes + voitures à Queen Elisabeth et Murchison Falls (40$ par personne plus environ 10$ la voiture). Les gorilles sont très chers, et ça va encore augmenter (dixit un guide croisé sur place). À Bwindi, la simple randonnée de 10km aller / retour pour aller voir une cascade coute 70$ par personne pour une durée entre 1 et 3 heures de marche selon niveau.
HERBERGEMENT: On va parler de ce qu’on connait uniquement. Il est possible, avec une tente sur le toit, de dormir dans les lodges qui accepteront facilement de vous laisser sur le parking, et de vous ouvrir les sanitaires et le restaurant. Environ 10$ par personne par nuit.
Les nuits sont bruyantes: entre les insectes, les oiseaux, la fête de vendredi à dimanche dans les villages, les gardes pour votre sécurité qui déambulent, prévoyez les boules quies en fonction de la légèreté de votre sommeil.
Le camping sauvage n’est absolument pas interdit contrairement à ce que j’ai pu lire à de nombreuses reprisent. Il faut néanmoins prendre le temps de demander l’autorisation, ou prendre le risque de se faire déloger en pleine nuit. Et accepter le bruit de la population: les Ougandais se couchent tard et se lèvent tôt. Il est bien sûr déconseillé par les tours opérateurs qui préfèrent vous vendre un hébergement.
Les lodges peuvent être abordables ou assez cher, en ayant un confort sonore pas meilleur qu’une tente… quitte à ne pas bien dormir, autant que ça ne coute pas cher, c’est mon point de vue.
CLIMAT: La seule information que je possède est pour ma période de voyage. La saison des pluies commence en février, décembre janvier et février sont donc une période sèche. On aura toutefois eu des passages pluvieux 5 jours sur 12 sur place. Nous avons eu chaud, parfois même une chaleur humide (à Bwindi et Murchison Falls), qui ne redescend pas la nuit. Bonnet et veste sont restés dans les valises, pantalons et t-shirts manche longue supportable certains soirs.
Ne vous fatiguez pas à demander la météo sur place, nous n’avons jamais eu une autre réponse que: weather is unpredictable.
NOTRE PARCOURS: Maintenant que j’ai fait un préambule très long, je vous parle un peu du voyage !
Arrivée à Entebbe un samedi soir, 22h30 heure local. Nous avons adopté une stratégie de prendre un hôtel confortable à Entebbe, avec une personne venu nous chercher. Le chauffeur est à l’heure, on attend 40 minutes un autre couple de touriste, l’occasion de laisser nos bagages à ce dernier et d’aller acheter à manger juste à côté, de changer de l’argent dans l’aeroport, et d’acheter une carte SIM pour téléphone et data internet, sécurité supplémentaire.
Je précise à ce stade qu’en dehors de cet hôtel du premier soir et de la location de voiture, les 2 sans aucune confirmation par paiement, nous n’avons rien réservé. Un vague trajet idéal, mais rien de définitif, aucune réservation. C’est notre façon de voyager. Nous n’avons jamais été confronté à des établissements complets. Et nous avions fait la même chose sans problème au mois d’août en Namibie, là où beaucoup prétendent que c’est impossible (également pour Etosha).
Dimanche matin, j’avais donné RDV au loueur de voitures à l’hôtel en début de matinée. De quoi faire le check-in au calme, de charger les bagages, de prendre nos marques. Je n’avais pas exclu d’être déçu par le véhicule et de le refuser. Encore une fois, les agences de locations sont nombreuses, je ne connais pas l’étendue du parc automobile ougandais, mais je refuse de me mettre en danger pour un véhicule vétuste et mal entretenu. Fin de matinée, on quitte l’hôtel avec la voiture qui se révèle parfaite, on fait le point, un stop dans un Mall pour faire acheter de l’eau, et d’autres choses qui ne se révèleront pas très utiles (des pattes et du riz, quelques fruits plus cher et moins bon que sur la route, des bières alors que tous les campings en proposent à bon prix, du produit vaisselle et une éponge - qu’il y avait dans la voiture, mais que nous n’avions pas vu). On prend la route pour le lac Mburo. Nous arrivons suffisamment tôt pour ne pas entrer dans le parc (camping en dehors), mais profiter des environs, faire quelques photos, nous installer confortablement.
Mieux que des mots, des images. Je ne fais pas la promotion de ma vidéo de souvenir de voyage familial, je partage une expérience, point (j’anticipe certaines mauvaises langues sur ce forum comme partout). Si ça vous intéresse, faites-vous plaisir.
Le parcours a donc été Mburo, Bunyonyi, Bundi, Queen Elizabeth, Fort Portal, Murchison Falls, Jinja, Kamapala. Rien de prévu, aucune réservation, on restait plus longtemps si c’était bien, moins longtemps si ça ne nous plaisait pas.
FIN DE SÉJOUR: Héritage familial, je suis stressé de louper un avion. Surtout au retour, il faut rendre la voiture, faire le check out, repackager les valises, arriver en avance, passer les diverses sécurités, et surtout se rendre à l’aéroport…
Bref, on s’est offert un autre luxe: départ vendredi soir 22h00, on a rendu la voiture à Kamapala la veille au soir. 1 journée de moins de location qui paye sans problème la nuit d’hôtel à la capital. Pas grand-chose à visiter à Kampala de mon point de vue, tout en reconnaissant qu’il pleuvait ce vendredi-là et que nous avons profiter de la piscine de l’hôtel toute la journée avant de rentrer et reprendre le travail…
Du coup le transfère vers l’aéroport est géré par l’hôtel qui a l’habitude des horaires et des temps de trajet. Un vendredi soir, il prévoyait 3h au lieu d’1h… Finalement nous aurons mis 1h45. Nous ne regrettons pas cette option, même si j’aurais aimé me promener un peu dans Kampala avec un Boda.
CONCLUSION: La conclusion sera subjective, et n'a donc pas vocation à mettre en garde ou à encourager. Nous avons ADORE l'Ouganda. Parce que nous avions déjà fait des pays plus facile et propice pour voir des animaux (Afrique du Sud, Namibie...) Parce que j'adore conduire, et que me mettre dans une situation délicate n'est pas un problème (sans aller chercher l'extrême non plus) Parce que l'Ouganda est encore un pays mal organisé pour le tourisme, avec ses incohérences et parfois ses excès. Parce qu'on peut y voyager sans avoir tout planifié, et qu'il y a toujours un bout de terrain sur lequel on peut dormir. Parce que rencontrer des gens et comprendre un peu leur culture est un sujet qui nous intéresse.
Je ne conseillerai pas forcément l'Ouganda comme première destination africaine. Ni comme première destination en selfdrive. Il y a plus facile, plus "efficace", plus varié (mais du coup plus grand), plus carrossable... mais de fait, moins authentique.
Nous voilà de retour en France après 15 jours passés en Ouganda (février 2020), en selfdrive (sans chauffeur pour les non-bilingues 🤪), sans guide, et sans réservation. Je vous fais part de mon retour d’expérience, d’une forme de compte rendu de voyage, mais surtout d’information que j’aurais aimé trouver AVANT de partir, et que je trouve manquante sur les différents forums de discussion que j’ai arpentés durant mon départ.
Si ça peut aider certain, avec plaisir 🙂
Je vais donc commencer par aborder des aspects pratiques:
ARGENT: À l’aéroport, vous trouverez des bureaux de change (ouvert à 23h lors de notre arrivée, je pense que ça fonctionne h24). Ils prennent les euros ! J’avais changé des euros en dollars, pour les changer à nouveau en shilling ougandais, 2 conversions, 2 fois les frais… Attention: en Ouganda, on n’accepte pas les dollars américains « ancien », que les nouveaux. Ça c’est indiqué dans des guides, mais je me suis fait avoir.
Les cartes Mastercard fonctionnent aussi bien que Visa contrairement à ce que j’ai pu lire. Toutefois, en dehors des parcs nationaux, des villes de Fort Portal / Jinja / Kampala / Entebbe, et d’établissement hôtelier un peu huppé, ça va être difficile de s’en servir. Prévoyez du liquide, anticipez les étapes pour retirer de l’argent, augmentez votre cashflow bancaire avant de partir (montant maximum de retrait par semaine de votre CB).
Il est possible de payer en dollars l’hébergement, certains restaurants, le loueur de voitures. Mais il vaut mieux payer en shilling, ne serait-ce que les petits achats type souvenir ou fruit et légume en bord de route.
VOITURE: Il faut clairement dénoncer la compagnie Alpha Rent A Car. Ce sont les seuls populaires en France, en raison d’un encart publicitaire dans le Petit Futé il y a plusieurs années maintenant. Les témoignages de problème sont nombreux, et nous avons croisé des français sur place qui n’ont eu que des problèmes. Un pépin sur une voiture, ça peut arriver. Mais perdre une roue comme je l’ai lu sur ce forum, ou avoir un véhicule avec le volant à gauche (au lieu d’à droite en Ouganda) comme je l’ai vu sur place, c’est inacceptable.
De plus, il y a beaucoup d’autres compagnies de location de voiture. Je les ai toutes contactées: aucune ne demande des frais de réservation. Seul Alpha Rent en exige (et encore, pas tout le temps, allez comprendre). En vrac, vous trouverez: Rent a Car Uganda Auto Rental Uganda Holiday Car Rentals Selfdrive In Uganda Rent Cars Uganda Your Drive Uganda 4x4 car rentals road trips in east africa Uganda Car Rental Alpha Rent a Car Car Rental Uganda Uganda Self Drive Roadtrip Africa Pour un Landcruiser avec tente sur le toit, les prix varient entre 68$/jours et 140$/jours. Nous avons fait le choix de la compagnie Uganda Car Rental à 90$/jours.
Attention: les loueurs de voitures s’échangent les véhicules entre eux (notre voiture était logotée d’une autre compagnie), et le personnel change souvent. Échangez avec eux, mettez-les à l’épreuve de leur réactivité, soyez exigeant et précis sur vos attentes, faites vous confirmer plusieurs fois les choses.
Attention n°2: alors que nous n’avions rien demandé d’autre que la tente sur le toit et chaise et table de camping, nous avons eu plein d’options en plus (frigo, plein de matos pratique, mais demandé au départ). Bonne nouvelle ? Oui, car nous étions que 2. Mais pas de coffre par conséquent, nos bagages sur les sièges arrière…. Faites attention si vous êtes plus de 2 dans la voiture, à bien le préciser. Histoire que vos enfants (ou amis) puissent avoir une petite place à l’arrière.
CONDUITE: Bien que de plus en plus de routes soient goudronnées, il reste encore beaucoup de routes de terre, qui se transforment en route de boue quand il pleut (et il pleut souvent, même si pas longtemps). Un 4x4 est indispensable. On peut toujours faire autrement (la preuve, les Ougandais ont des voitures classiques, surchargées, pneus lisses…), mais c’est une question de sécurité, et surtout de ne pas gérer des emmerdes en vacance.
Par expérience de conduite, j’ai exigé: un landrover, 2 roues de secours, des pneus 4x4 (et pas des pneus route comme ils font souvent), du matériel de traction (sangle minimum), un compresseur, câbles pour batterie, boite manuelle (pas indispensable), diesel (plus puissant), double réservoir (pas indispensable, mais pratique).
Attention: pour les novices, conduire un 4x4 ça s’apprend. Il faut savoir quand passer en 4 roues motrices (c’est déjà trop tard si vous êtes déjà enlisé), savoir utiliser les vitesses courtes, savoir quand utiliser le différentiel et son blocage… Rien de compliquer, mais un landcruiser en 2 roues motrices, c’est juste une grosse voiture surélevée qui peine à monter un trottoir. Renseignez-vous avant de partir, ça sera plus simple.
Les petites motos (bodas) ne sont pas vraiment un problème. Il ne faut pas trop se préoccuper d’eux, ils se glissent dans la circulation et gèrent très bien leur affaire. Le plus dangereux reste les autres voitures et camions, qui peuvent mordre votre côté de la route sous prétexte d’un dépassement ou d’un obstacle. Il faut gérer ça. La circulation peut être très dense en ville, mais rien d’alarmant non plus. Prendre son mal en patience, s’imposer et faire pareil que les autres, ça reste le meilleur conseil. Une habitude de conduite en heure de pointe dans à Marseille est suffisante pour survivre au chaos ougandais 😆.
NAVIGATION ET TEMPS DE TRAJET: Il n’y a AUCUN panneau de signalisation en Ouganda. Aucune ville indiquée, aucun lodge ou camping fléché. Un vague panneau une fois sur place si vous avez de la chance. Oubliez les cartes papier, aucune n’est à jour (ou en tout cas je n’en ai pas trouvé). Oubliez les maps.me, les cartes ne sont pas assez récentes non plus, on s’est retrouvé en rade entre Entebbe et Kampala dès le premier jour. Oubliez Garmin, la voiture était proposée avec un GPS Garmin, la carte n’était pas à jour (peut-être que la version était ancienne, je ne sais pas).
La très bonne nouvelle, c’est que Google Maps fonctionne très bien. On peut télécharger la carte pour une navigation hors ligne (il faut le faire un plusieurs fois sur iPhone, on ne peut pas télécharger la carte en entier d’un seul coup). Les temps de trajet sont fiables (hors circulation dans Kampala), avec une bonne prise en considération du terrain. Une bonne surprise.
Les temps de trajet sont longs. Très long. Rien d’insurmontable, mais il faut aimer se faire secouer durant des heures. Moi j’adore cette conduite, mais ça peut gâcher les vacances si ce n’est pas votre cas. Quelques exemples de temps de trajet:
Entebbe => Mburo Lake: 5h00, 224km Mburo => Bunyonyi Lake: 5h30, 272km
Encore une fois, Google Maps est assez précis, vous pouvez vous fier aux estimations en rajoutant un peu de marge (météo, pause déjeuner, etc…)
=> CONCLUSION CONDUITE: Pas besoin d’être un pilote du Paris - Dakar pour s’en sortir en Ouganda. Mais il faut aimer la conduite sur piste, et le prendre comme une aventure avec son lot d’imprévu. Nous avons eu un incident sur une route boueuse après une grosse pluie entre Bwindi NP et Queen Elisabeth NP, avec 3 poids lourds enlisés et des voitures tentant leur chance au milieu. Nous sommes restés coincés 1h30. Pour moi c’était une super anecdote, j’ai pu faire de super photo, parler avec des personnes… Pour d’autres, ça peut être vécu comme un enfer, une galère qui gâche les vacances, une angoisse… prenez un chauffeur 😉
CORRUPTION: Les barrages de police sont nombreux, mais globalement ils n’arrêtent pas les touristes. 50km/h en ville, 80km/h sur les routes. Les occasions de faire un excès de vitesse sont rares, donc pas de problème de ce côté-là. Attention, tous les villages ne sont pas clairement délimités à 50km/h, avec un policier qui contrôle pourtant… c’est le seul cas d’excès de vitesse délicat.
Il y a un barrage de police toujours au même endroit, où il y a de la corruption. Voici les données GPS: https://goo.gl/maps/hiENjY9UfC86EZLA6 Ce barrage est indiqué sur différentes applications communautaires, et nous ne sommes pas passés au travers.
Connaissant le barrage, j’ai particulièrement fait attention à ma vitesse. Le policier m’arrête, prétend à un excès de vitesse à 62km/h au lieu de 50km/h. La démarche officiel est de suivre le policier jusqu’à une banque, et de payer devant lui une contravention officielle. Il propose tout de suite si on pense à une autre solution… je vous laisse deviner pourquoi.
Nous avons négocié l’amende de 200 000 shilling (50 euros) à 100 000 (25 euros). À ce prix-là, je n’ai pas cherché plus loin. Nous avons croisé des Belges qui ont négocié à 50 000 shilling 2 jours plus tôt. Une technique qui semble bien fonctionner est de faire semblant de ne pas parler anglais. Le policier s’agace, ne pouvant pas proposer sa transaction corrompue, et vous laisse partir. Bref, à chacun sa technique, au pire ça ne vous coutera pas bien cher, et ça n’est arrivé qu’une seule fois.
SÉCURITÉ: Si on parle de la population, il n’y a rien à craindre en Ouganda. Les gens sont peaceful comme ils le disent eux-mêmes. On vous regarde un peu de travers quand vous arrivez dans un village, mais parce que vous êtes la curiosité de la journée (ou de la semaine). On viendra souvent vous parler, juste pour savoir qui vous êtes, ce que vous faites, d’où vous venez, et puis c’est tout. Les rares fois où nous avons entendu « give me money », un simple « non » a suffi à terminer la discussion. Même dans les villages les plus isolé, on ne vous pousse pas à la consommation, on ne vient pas vous embêter, c’est très agréable. Libre à vous d’en profiter pour échanger ou non avec des locaux. C’était un objectif de voyage pour nous, chacun ses priorités. Nous n’avons jamais assisté à une dispute, à un mouvement de foule, à une bagarre (ça doit bien sûr arriver, je ne dis pas non plus le contraire).
Nous n’avons pas fait le Nord Est du pays, où il semblerait que la population à la frontière du Kenya ait une culture proche des Mazaïs. Ils ont la réputation d’être plus hostiles, d’être armés (mais les Américains aussi, ça n’empêche pas le tourisme), mais nous avons eu des discours contradictoires. À découvrir lors d’un prochain voyage.
10 000 shillings ougandais représentent à peu près 2,50 euros. Les billets les plus courants sont de 10 000, 20 000 et 50 000. Autant vous dire que pour payer un plein d’essence, vous allez sortir de grosse liasse de billets. Là aussi, aucun problème de sécurité. Je me balade toujours avec caméra et appareil photo autour du coup, plus téléphone. Je n’ai jamais eu de problème non plus.
Si on parle d’animaux, il y a une volonté de tout sécuriser dans les parcs… enfin, de mettre des personnes armées pour vous protéger. Les dangers existent (les hippos font des morts, c’est connu), mais ce qui est en réalité une prestation de service pour que le touriste se sente en sécurité peut tourner en paranoïa chez ce même touriste. Si vous dormez avec une tente sur le toit, il n’y a rien à craindre. Et même au sol dans un camping, il n’y a pas grand-chose à craindre. Les singes sont des pics assiettes, donc on ne laisse pas sa voiture ouverte, pas de nourriture dehors, etc…
MALADIES: Je ne suis pas médecin, je vais juste livrer mon expérience. En annonçant notre souhait de voyage en Ouganda, les craintes de notre entourage étaient nombreuses. Je suppose que nous ne sommes pas les seuls.
PALUDISME (malaria): très peu de moustiques à cette période de l’année, le pays est en altitude. Aucune piqûre à déplorer en 15 jours, ni pour ma femme ni pour moi. Les 2 seules zones à moustiques sont à Queen Elisabeth et aux Murchison Falls, au bord de l’eau. Mais on est très loin de la Camargue, on a vu 2 ou 3 moustiques nous tourner autour durant le diner. Les moustiques vecteurs du paludisme piquent que la nuit. Donc au coucher du soleil, on met de la crème, on met des vêtements préalablement imbibés de produit, on dort sous une moustiquaire. Pour ce qui est de la malarone, je vous laisse voir. Moi je ne l’ai pas toléré et ai stoppé au bout de 5 jours (Pr Raoult, si tu nous lis…). Sur une quinzaine de touristes interrogés (touriste européen ou américain, mais pas français), mon expérience me montre que très peu de gens prennent la malarone qui est décrit comme un poison. Je vous laisse voir.
EBOLA: il y a une crise en RDC, à 10km à vol d’oiseau des zones touristiques de l’Est ougandais. Beaucoup d’inquiétude là dessus, mais rien à signaler une fois sur place. Précision de l’OMS: Ebola est contagieux au contact de sécession humaine (vomis, selles, urine, salive, sperme, sang…), uniquement quand la maladie est déclarée (donc quand le patient à 40 de fièvre ne tient plus debout, et est en train de se vider…). Ebola n’est pas contagieux durant la période d’incubation. Bref, je ne minimise pas la dangerosité de cette maladie dramatique, mais sauf voyage humanitaire, la probabilité est plus que faible dans un trip touristique classique.
RAGE: valable dans tous les pays du monde, si vous ne voulez pas de problème, ne touchez pas les animaux. Même le joli petit chat du camping, ou l’adorable chien de l’hôtel. À vous de mesurer derrière votre inquiétude sur le sujet.
BILHARZIOSE: parasite qu’on attrape en se baignant en eau douce. Aucun problème pour l’océan ou les piscines (si correctement entretenu, mais en général ça se voit). Si vous ne voulez pas prendre de risque, ne vous baignez pas dans les lacs et rivières. A priori, le lac Bunyonyi est une curiosité scientifique non expliquée, car absence de bilharziose. Nous n’avons pas eu envie de nous baigner, et je ne sais pas si j’aurais pris le risque dans le cas contraire. À vous de voir.
INTOXICATION: comme dans tous les pays de ce type, ne buvez pas l’eau du robinet. Après, à chacun son inquiétude par rapport à une bonne diarrhée. Nous nous sommes lavé les dents à l’eau du robinet, nous avons mangé local en achetant dans les petits villages, et tout s’est très bien passé. Si vous êtes inquiet, il y a des soupes lyophilisées dans les supermarchés d’Entebbe et Kampala, mais c’est dommage 😄.
NOURITURE: Enfin un pays d’Afrique où l’on trouve à manger partout (le voyage précédent était la Namibie, c’était plus compliqué). Avocat, choux, tomate, courgette, concombre, courge, manioc, banane, mangue, ananas, papaye, jack fruit…. sont en abondance en bord de route. Ainsi que les chapatis (sorte de galette de pain, comme en Inde). Les prix sont dérisoires (en centimes d’euros). Pour nous, cela suffisait pour petit déjeuner et déjeuner. Pour le diner, les restaurants des lodges et campings proposent entré / plat / dessert pour 10$ par personne. C’était dans notre budget et une solution de confort.
Attention: on ne trouve plus rien à acheter autour du parc de Murchison Falls. Il faut impérativement faire le plein avant.
Pour l’eau, il est difficile de trouver de grosses bouteilles de 5 litres en dehors de Entebbe, Kampala et Fort Portal. Mais pas de problème pour trouver des bouteilles de 1 ou 2 litres. Anticipez également, sinon vous n’allez boire que du Coca ou du Pepsi.
STATION-SERVICE: Ce n’est pas un problème, on en trouve globalement partout, diesel ou essence. Le prix pour le Diesel est à moins d’1 euro le litre… ça va vite quand même, notre voiture fait du 15l au 100km avec un double réservoir de 150 litres… N’attendez pas la réserve, mais pas de problème particulier.
PARCS NATIONAUX: Comme souvent en Afrique, les parcs sont chers, les tarifs calqués sur le Kenya voisin, alors que les prestations ne sont pas comparables (pas du tout même). C’est le jeu, mais il devient frustrant de payer pour tout assez rapidement. Comptez 90$ pour 2 personnes + voitures à Queen Elisabeth et Murchison Falls (40$ par personne plus environ 10$ la voiture). Les gorilles sont très chers, et ça va encore augmenter (dixit un guide croisé sur place). À Bwindi, la simple randonnée de 10km aller / retour pour aller voir une cascade coute 70$ par personne pour une durée entre 1 et 3 heures de marche selon niveau.
HERBERGEMENT: On va parler de ce qu’on connait uniquement. Il est possible, avec une tente sur le toit, de dormir dans les lodges qui accepteront facilement de vous laisser sur le parking, et de vous ouvrir les sanitaires et le restaurant. Environ 10$ par personne par nuit.
Les nuits sont bruyantes: entre les insectes, les oiseaux, la fête de vendredi à dimanche dans les villages, les gardes pour votre sécurité qui déambulent, prévoyez les boules quies en fonction de la légèreté de votre sommeil.
Le camping sauvage n’est absolument pas interdit contrairement à ce que j’ai pu lire à de nombreuses reprisent. Il faut néanmoins prendre le temps de demander l’autorisation, ou prendre le risque de se faire déloger en pleine nuit. Et accepter le bruit de la population: les Ougandais se couchent tard et se lèvent tôt. Il est bien sûr déconseillé par les tours opérateurs qui préfèrent vous vendre un hébergement.
Les lodges peuvent être abordables ou assez cher, en ayant un confort sonore pas meilleur qu’une tente… quitte à ne pas bien dormir, autant que ça ne coute pas cher, c’est mon point de vue.
CLIMAT: La seule information que je possède est pour ma période de voyage. La saison des pluies commence en février, décembre janvier et février sont donc une période sèche. On aura toutefois eu des passages pluvieux 5 jours sur 12 sur place. Nous avons eu chaud, parfois même une chaleur humide (à Bwindi et Murchison Falls), qui ne redescend pas la nuit. Bonnet et veste sont restés dans les valises, pantalons et t-shirts manche longue supportable certains soirs.
Ne vous fatiguez pas à demander la météo sur place, nous n’avons jamais eu une autre réponse que: weather is unpredictable.
NOTRE PARCOURS: Maintenant que j’ai fait un préambule très long, je vous parle un peu du voyage !
Arrivée à Entebbe un samedi soir, 22h30 heure local. Nous avons adopté une stratégie de prendre un hôtel confortable à Entebbe, avec une personne venu nous chercher. Le chauffeur est à l’heure, on attend 40 minutes un autre couple de touriste, l’occasion de laisser nos bagages à ce dernier et d’aller acheter à manger juste à côté, de changer de l’argent dans l’aeroport, et d’acheter une carte SIM pour téléphone et data internet, sécurité supplémentaire.
Je précise à ce stade qu’en dehors de cet hôtel du premier soir et de la location de voiture, les 2 sans aucune confirmation par paiement, nous n’avons rien réservé. Un vague trajet idéal, mais rien de définitif, aucune réservation. C’est notre façon de voyager. Nous n’avons jamais été confronté à des établissements complets. Et nous avions fait la même chose sans problème au mois d’août en Namibie, là où beaucoup prétendent que c’est impossible (également pour Etosha).
Dimanche matin, j’avais donné RDV au loueur de voitures à l’hôtel en début de matinée. De quoi faire le check-in au calme, de charger les bagages, de prendre nos marques. Je n’avais pas exclu d’être déçu par le véhicule et de le refuser. Encore une fois, les agences de locations sont nombreuses, je ne connais pas l’étendue du parc automobile ougandais, mais je refuse de me mettre en danger pour un véhicule vétuste et mal entretenu. Fin de matinée, on quitte l’hôtel avec la voiture qui se révèle parfaite, on fait le point, un stop dans un Mall pour faire acheter de l’eau, et d’autres choses qui ne se révèleront pas très utiles (des pattes et du riz, quelques fruits plus cher et moins bon que sur la route, des bières alors que tous les campings en proposent à bon prix, du produit vaisselle et une éponge - qu’il y avait dans la voiture, mais que nous n’avions pas vu). On prend la route pour le lac Mburo. Nous arrivons suffisamment tôt pour ne pas entrer dans le parc (camping en dehors), mais profiter des environs, faire quelques photos, nous installer confortablement.
Mieux que des mots, des images. Je ne fais pas la promotion de ma vidéo de souvenir de voyage familial, je partage une expérience, point (j’anticipe certaines mauvaises langues sur ce forum comme partout). Si ça vous intéresse, faites-vous plaisir.
Le parcours a donc été Mburo, Bunyonyi, Bundi, Queen Elizabeth, Fort Portal, Murchison Falls, Jinja, Kamapala. Rien de prévu, aucune réservation, on restait plus longtemps si c’était bien, moins longtemps si ça ne nous plaisait pas.
FIN DE SÉJOUR: Héritage familial, je suis stressé de louper un avion. Surtout au retour, il faut rendre la voiture, faire le check out, repackager les valises, arriver en avance, passer les diverses sécurités, et surtout se rendre à l’aéroport…
Bref, on s’est offert un autre luxe: départ vendredi soir 22h00, on a rendu la voiture à Kamapala la veille au soir. 1 journée de moins de location qui paye sans problème la nuit d’hôtel à la capital. Pas grand-chose à visiter à Kampala de mon point de vue, tout en reconnaissant qu’il pleuvait ce vendredi-là et que nous avons profiter de la piscine de l’hôtel toute la journée avant de rentrer et reprendre le travail…
Du coup le transfère vers l’aéroport est géré par l’hôtel qui a l’habitude des horaires et des temps de trajet. Un vendredi soir, il prévoyait 3h au lieu d’1h… Finalement nous aurons mis 1h45. Nous ne regrettons pas cette option, même si j’aurais aimé me promener un peu dans Kampala avec un Boda.
CONCLUSION: La conclusion sera subjective, et n'a donc pas vocation à mettre en garde ou à encourager. Nous avons ADORE l'Ouganda. Parce que nous avions déjà fait des pays plus facile et propice pour voir des animaux (Afrique du Sud, Namibie...) Parce que j'adore conduire, et que me mettre dans une situation délicate n'est pas un problème (sans aller chercher l'extrême non plus) Parce que l'Ouganda est encore un pays mal organisé pour le tourisme, avec ses incohérences et parfois ses excès. Parce qu'on peut y voyager sans avoir tout planifié, et qu'il y a toujours un bout de terrain sur lequel on peut dormir. Parce que rencontrer des gens et comprendre un peu leur culture est un sujet qui nous intéresse.
Je ne conseillerai pas forcément l'Ouganda comme première destination africaine. Ni comme première destination en selfdrive. Il y a plus facile, plus "efficace", plus varié (mais du coup plus grand), plus carrossable... mais de fait, moins authentique.
Bonjour à tous,
Je souhaite rentrer au Soudan en venant d'Ouganda, puis aller vers Juba. Est-ce possible? La frontière est-elle ouverte? J'imagine qu'il faut un visa soudanais avant. Quelqu'un sait-il s'il est possible de l'obtenir à Kampala? Sinon un retour d'expérience des gens l'ayant obtenu a Paris me serait bien utile. Merci d'avance pour vos réponses,
Adrien
Je souhaite rentrer au Soudan en venant d'Ouganda, puis aller vers Juba. Est-ce possible? La frontière est-elle ouverte? J'imagine qu'il faut un visa soudanais avant. Quelqu'un sait-il s'il est possible de l'obtenir à Kampala? Sinon un retour d'expérience des gens l'ayant obtenu a Paris me serait bien utile. Merci d'avance pour vos réponses,
Adrien
je relance un sujet laissé sans réponse. personne n'a rien à dire sur ce pays ?!!. personne n'y est allé ou connais du monde qui...
beaucoup de sites sont en anglais, mais si vous aviez des pistes. mon copain est originaire de là bas, j'ai bien l'intention d'y aller, peut-être même de m'investir dans une ONG là bas, donc toutes vos remarques sont les bienvenues.
Bonjour,
Je vais partir bientôt pour le Liberia pour une mission humanitaire de courte durée. Etant déjà sur place je me demande si c’est possible ou pas de prolonger mon séjour sur place de quelques jours pour visiter le pays.
Je m’interroge notamment vis-à-vis de la sécurité en tant qu’occidental et voyageant en solitaire. Je voudrais connaître l’avis des personnes déjà sur place ou des personnes qu’ayant visité le pays récemment. En fait les responsables de la fondation qui organise la mission humanitaire m’ont déconseillé formellement de prolonger ma mission par un séjour touristique sans l’accompagnement des guides locaux. Je voudrais donc avoir un deuxième avis.
Je vous remercie par avance
Juan
Je vais partir bientôt pour le Liberia pour une mission humanitaire de courte durée. Etant déjà sur place je me demande si c’est possible ou pas de prolonger mon séjour sur place de quelques jours pour visiter le pays.
Je m’interroge notamment vis-à-vis de la sécurité en tant qu’occidental et voyageant en solitaire. Je voudrais connaître l’avis des personnes déjà sur place ou des personnes qu’ayant visité le pays récemment. En fait les responsables de la fondation qui organise la mission humanitaire m’ont déconseillé formellement de prolonger ma mission par un séjour touristique sans l’accompagnement des guides locaux. Je voudrais donc avoir un deuxième avis.
Je vous remercie par avance
Juan
Air France vient d'annoncer la "suspension provisoire"' de ses vols vers le Sierra Leone s'ajoutant ainsi à la liste des transporteurs qui ne souhaitent plus desservir ce pays, ainsi que le Liberia et accessoirement la Guinée.
Lire la suite...
Je reviens d'une petite semaine passée à Monrovia, la capitale du Libéria, pour un boulot.
Je vous en parle, parce qu'on a pas souvent l'occasion de se retrouver dans ce genre d'endroit, en tout cas en ce qui me concerne.
L'Afrique anglophone, je connaissais pas du tout. Quant au Libéria, c'est le pays des enfants soldats et de la guerre civile perpétuelle. Aujourd'hui cette période est belle et bien terminée, du moins on peut l'espérer. Les Libériens ont élu fin 2005 la première femme président de la république, Ellen Johnson Sirleaf, et elle chôme pas pour l'avenir de son pays. Un pays réellement cassé par 14 années de guerre civile. À voir Monrovia, j'imagine que le reste du pays doit être dans un piteux état.
Je devais faire des prises de vue pour un projet urbanistique au coeur de la capitale. Avec le réalisateur, j'ai donc fait des plans un peu partout en ville, le plus possible à des endroits un peu élevés, pour avoir de la perspective. J'ai donc pas mal sillonné Monrovia, et je voulais vous donner en vrac mes impressions.
D'abord, la sécurité relative de la ville est pour moi due à la présence de l'ONU, on peut le dire. Je n'avais jamais encore vu l'ONU sur le terrain, mais là ça m'a impressionné. Pour la population, je pense que c'est le signe que le reste du monde ne les oublie pas, et c'est déjà beaucoup. Ils assurent la sécurité dans la ville en appuyant la police et l'armée, et donnent aussi un cadre à toutes les ONG présentes sur le terrain. Il assurent aussi tous les transports aériens en hélico vers la province, au départ de l'aéroport qui était autrefois dévolu aux lignes intérieures. Les casques bleus tiennent aussi l'aéroport international (un tout petit bâtiment desservi par 4-5 compagnies, dont Brussels Airlines, une des deux compagnies européenne à desservir Monrovia), et disposent des check-points sur les routes autour de la ville, et aussi à l'intérieur même de la ville.
Les ONG sont très présentes, et viennent d'un peu partout. La Croix Rouge internationale, MSF, MDM, Oxfam, mais aussi de nombreuses missions de pays européens, qui donnent des 4X4 ou travaillent sur différents programmes, USAID bien sûr, qui participe à de nombreux projet. Il faut dire que les USA, qui ont toujours été présents historiquement, sont les seuls à être restés tout au long de la guerre, gardant leur ambassade retranchée comme unique présence étrangère dans la ville (je crois).
L'eau potable est distribuée dans des gros réservoirs en plastique installés un peu partout, où la population vient se servir. L'état commence tout juste la réparation du réseau d'eau courante, mais il y a un travail de titan à accomplir avant que toute la ville puisse être raccordée, les tuyaux étant dans un état déplorable. C'est assez étrange, cette impression que tout vient juste de recommencer. Ainsi l'éclairage public de la ville vient juste d'être remis en service il y a 6 mois, après plus de 15 ans!
Nous recherchions des points élevés, pour avoir un maximum de vues cavalières, et comme nous ne pouvions pas filmer depuis les ministères (les seuls bâtiments encore en état sont souvent occupés par des ministères), nous sommes rentrés dans plusieurs édifices assez impressionnants. Ces immeubles, notamment l'ancien siège d'un parti politique, complètement vide, et l'ancien hôtel le plus select de tout le continent, complètement squatté, ont tous une allure fantomatique. Il ne reste généralement que la structure en béton armé, le reste ayant été entièrement pillé et/ou brûlé. Les impacts de balles et de tirs de mortiers sont les stigmates indélébiles de cette guerre qui a tout ravagé. La fin de la guerre s'est passée à Monrovia, entre juin et août 2003, et ça a bien charclé, à tel point que les habitants appellent cette période qui a connu 3 attaques particulièrement sanglante "Worl war I, II and III".
On a vu des dizaines et des dizaines d'églises différentes, vraisemblablement évangéliques et montées par des faux religieux sans scrupules (selon notre driver).
Le combat engagé contre la corruption par la présidente est une des tâches les plus ardues à mener, et ici comme ailleurs, les petits pouvoirs donnent à leur détenteur le culot d'essayer de grapiller les dollars faciles. Finalement, la seule vraie corruption à laquelle nous avons été confrontée était le fait d'un flic en faction à un carrefour. Le responsable de la sécurité de l'aéroport de l'ONU a bien essayé, mais a laissé tomber.
Question insécurité, la plupart des bâtiments à peu près en forme sont protégés par des fils de fer barbelés, pour dissuader les voleurs éventuels. Des agents de sécurité veillent un peu partout sur les entrées d'hôtels, sur les restaurants. On sent quand même que la population doit se garantir d'une insécurité probable, même si nous n'avons eu aucun problème à ce niveau. Bon, en même temps, on n'a pas cherché les complications en se balladant la nuit dans la ville.
Malgré une certaine tension, les gens sont super, et nous avons fait quelques rencontres. Personne ne nous a jamais fermé la porte. On n'a jamais été réellement importunés. On a fait attention, responsablement. On se déplaçait en voiture, avec notre chauffeur, qui débroussaillait le terrain avant qu'on ne sorte de la voiture avec pied et caméra. Maintenant que nous sommes rentrés, je lis divers articles pas rassurants du tout, mais on a vraiment pris nos précautions.
Comme dans chaque pays où je me rend, j'ai cherché la présence chinoise. Je l'ai trouvée très vite, puisqu'ici comme ailleurs, les chinois occupent le terrain. Le président chinois, de passage quatre jours avant notre arrivée, a effacé les dettes libériennes envers la Chine. Comme au Sénégal, la Chine a offert au pays un stade de foot flambant neuf, fournissant matériaux et ouvriers pour mener à bien l'opération en un temps record. J'ai vu quelques chinois en ville, et aussi un ou deux restaurants. Dans le tout nouveau centre de télécommunications, visité par la présidente, j'ai aussi vu les idéogrammes sur les serveurs tout neufs de la salle des machines. Toujours dans le coin, les chinois prennent de plus en plus l'avantage, investissent et se placent. Ils sont bien présents, et se payent une bonne presse à peu de frais. Ce n'est bien sûr pas le cas des français, qui n'ont toujours pas trouvé le moyen d'ouvrir ne serait-ce qu'un consulat, alors même que de nombreux pays l'ont déjà fait. La présence française, selon un de nos compatriotes rencontré là-bas, se résume à une soixantaine de personnes dans tout le pays. Les Libanais, eux aussi, et comme dans beaucoup d'endroits, sont présents, et font du commerce ou du service. Leur présence est dit-on très ancienne.
En termes pratique, l'hôtel dans lequel nous avons dormi, le GMJ, situé dans une des artères principales, était un peu limite eu égard à son prix (125€/nuit), mais la clim était au point, l'eau courante et le personnel avenant. Et surtout, c'est un hôtel bien central, en face d'un webcafé à la cool et d'un endroit où sortir boire des coups.
Si ce n'était pas pour travailler, je vois pas pourquoi je serais allé à Monrovia, mais une chose est sûre, je ne regrette pas d'y avoir mis les pieds. J'imagine qu'il faudra patienter un peu avant que le pays ne s'ouvre réellement, et que l'endroit soit à nouveau une destination de villégiature. Mais ça pourrait être très agréable. D'ici là, quel boulot!!!
L'Afrique anglophone, je connaissais pas du tout. Quant au Libéria, c'est le pays des enfants soldats et de la guerre civile perpétuelle. Aujourd'hui cette période est belle et bien terminée, du moins on peut l'espérer. Les Libériens ont élu fin 2005 la première femme président de la république, Ellen Johnson Sirleaf, et elle chôme pas pour l'avenir de son pays. Un pays réellement cassé par 14 années de guerre civile. À voir Monrovia, j'imagine que le reste du pays doit être dans un piteux état.
Je devais faire des prises de vue pour un projet urbanistique au coeur de la capitale. Avec le réalisateur, j'ai donc fait des plans un peu partout en ville, le plus possible à des endroits un peu élevés, pour avoir de la perspective. J'ai donc pas mal sillonné Monrovia, et je voulais vous donner en vrac mes impressions.
D'abord, la sécurité relative de la ville est pour moi due à la présence de l'ONU, on peut le dire. Je n'avais jamais encore vu l'ONU sur le terrain, mais là ça m'a impressionné. Pour la population, je pense que c'est le signe que le reste du monde ne les oublie pas, et c'est déjà beaucoup. Ils assurent la sécurité dans la ville en appuyant la police et l'armée, et donnent aussi un cadre à toutes les ONG présentes sur le terrain. Il assurent aussi tous les transports aériens en hélico vers la province, au départ de l'aéroport qui était autrefois dévolu aux lignes intérieures. Les casques bleus tiennent aussi l'aéroport international (un tout petit bâtiment desservi par 4-5 compagnies, dont Brussels Airlines, une des deux compagnies européenne à desservir Monrovia), et disposent des check-points sur les routes autour de la ville, et aussi à l'intérieur même de la ville.
Les ONG sont très présentes, et viennent d'un peu partout. La Croix Rouge internationale, MSF, MDM, Oxfam, mais aussi de nombreuses missions de pays européens, qui donnent des 4X4 ou travaillent sur différents programmes, USAID bien sûr, qui participe à de nombreux projet. Il faut dire que les USA, qui ont toujours été présents historiquement, sont les seuls à être restés tout au long de la guerre, gardant leur ambassade retranchée comme unique présence étrangère dans la ville (je crois).
L'eau potable est distribuée dans des gros réservoirs en plastique installés un peu partout, où la population vient se servir. L'état commence tout juste la réparation du réseau d'eau courante, mais il y a un travail de titan à accomplir avant que toute la ville puisse être raccordée, les tuyaux étant dans un état déplorable. C'est assez étrange, cette impression que tout vient juste de recommencer. Ainsi l'éclairage public de la ville vient juste d'être remis en service il y a 6 mois, après plus de 15 ans!
Nous recherchions des points élevés, pour avoir un maximum de vues cavalières, et comme nous ne pouvions pas filmer depuis les ministères (les seuls bâtiments encore en état sont souvent occupés par des ministères), nous sommes rentrés dans plusieurs édifices assez impressionnants. Ces immeubles, notamment l'ancien siège d'un parti politique, complètement vide, et l'ancien hôtel le plus select de tout le continent, complètement squatté, ont tous une allure fantomatique. Il ne reste généralement que la structure en béton armé, le reste ayant été entièrement pillé et/ou brûlé. Les impacts de balles et de tirs de mortiers sont les stigmates indélébiles de cette guerre qui a tout ravagé. La fin de la guerre s'est passée à Monrovia, entre juin et août 2003, et ça a bien charclé, à tel point que les habitants appellent cette période qui a connu 3 attaques particulièrement sanglante "Worl war I, II and III".
On a vu des dizaines et des dizaines d'églises différentes, vraisemblablement évangéliques et montées par des faux religieux sans scrupules (selon notre driver).
Le combat engagé contre la corruption par la présidente est une des tâches les plus ardues à mener, et ici comme ailleurs, les petits pouvoirs donnent à leur détenteur le culot d'essayer de grapiller les dollars faciles. Finalement, la seule vraie corruption à laquelle nous avons été confrontée était le fait d'un flic en faction à un carrefour. Le responsable de la sécurité de l'aéroport de l'ONU a bien essayé, mais a laissé tomber.
Question insécurité, la plupart des bâtiments à peu près en forme sont protégés par des fils de fer barbelés, pour dissuader les voleurs éventuels. Des agents de sécurité veillent un peu partout sur les entrées d'hôtels, sur les restaurants. On sent quand même que la population doit se garantir d'une insécurité probable, même si nous n'avons eu aucun problème à ce niveau. Bon, en même temps, on n'a pas cherché les complications en se balladant la nuit dans la ville.
Malgré une certaine tension, les gens sont super, et nous avons fait quelques rencontres. Personne ne nous a jamais fermé la porte. On n'a jamais été réellement importunés. On a fait attention, responsablement. On se déplaçait en voiture, avec notre chauffeur, qui débroussaillait le terrain avant qu'on ne sorte de la voiture avec pied et caméra. Maintenant que nous sommes rentrés, je lis divers articles pas rassurants du tout, mais on a vraiment pris nos précautions.
Comme dans chaque pays où je me rend, j'ai cherché la présence chinoise. Je l'ai trouvée très vite, puisqu'ici comme ailleurs, les chinois occupent le terrain. Le président chinois, de passage quatre jours avant notre arrivée, a effacé les dettes libériennes envers la Chine. Comme au Sénégal, la Chine a offert au pays un stade de foot flambant neuf, fournissant matériaux et ouvriers pour mener à bien l'opération en un temps record. J'ai vu quelques chinois en ville, et aussi un ou deux restaurants. Dans le tout nouveau centre de télécommunications, visité par la présidente, j'ai aussi vu les idéogrammes sur les serveurs tout neufs de la salle des machines. Toujours dans le coin, les chinois prennent de plus en plus l'avantage, investissent et se placent. Ils sont bien présents, et se payent une bonne presse à peu de frais. Ce n'est bien sûr pas le cas des français, qui n'ont toujours pas trouvé le moyen d'ouvrir ne serait-ce qu'un consulat, alors même que de nombreux pays l'ont déjà fait. La présence française, selon un de nos compatriotes rencontré là-bas, se résume à une soixantaine de personnes dans tout le pays. Les Libanais, eux aussi, et comme dans beaucoup d'endroits, sont présents, et font du commerce ou du service. Leur présence est dit-on très ancienne.
En termes pratique, l'hôtel dans lequel nous avons dormi, le GMJ, situé dans une des artères principales, était un peu limite eu égard à son prix (125€/nuit), mais la clim était au point, l'eau courante et le personnel avenant. Et surtout, c'est un hôtel bien central, en face d'un webcafé à la cool et d'un endroit où sortir boire des coups.
Si ce n'était pas pour travailler, je vois pas pourquoi je serais allé à Monrovia, mais une chose est sûre, je ne regrette pas d'y avoir mis les pieds. J'imagine qu'il faudra patienter un peu avant que le pays ne s'ouvre réellement, et que l'endroit soit à nouveau une destination de villégiature. Mais ça pourrait être très agréable. D'ici là, quel boulot!!!










