Bonjour à tous et à toutes,
Comme je suis incapable de me décider seule, je prends avis sur le forum pour pouvoir enfin finir mon itinéraire après un bon nombre de cheveux arrachés....à force de lire, construire et déconstruire!
Alors, nous arriverons le 15 avril, nous partirons dégourdir nos gambettes dans le nord de luzon puis nous reviendrons à manille par le bus de nuit le 19 au soir. Du coup, nous souhaitons des le matin du 20 nous envoler pour une autre ile...nous recherchons de beaux endroits, de l'authenticité, des tortues avec qui patauger, croiser quelques dauphins et quelques belles plages pour flâner et user nos masques et tuba....voilà vous savez tout! Notre vol retour est prévu le 26 avril à 00h45.
Merci merci à vous qui me conseillerez
A bientôt
Bonjour,
Je vais au mariage de mon frère à Hong Kong en décembre 2013. Toutes la famille se retrouve et on désire se retrouver entre cousins (25-40 ans + 2 enfants) pour fêter Noël 1 semaine. On pensait louer une villa (10-15 personnes), visiter (un peu), faire de la plongée, être cool , ...😛😛
On avait penser à la Thaïlande et on vient récemment de me parler des Philippines.
Qu'en pensez vous et avez vous des adresses à me proposer?
Dans l'attente de vos réponses,
Boi
Je vais au mariage de mon frère à Hong Kong en décembre 2013. Toutes la famille se retrouve et on désire se retrouver entre cousins (25-40 ans + 2 enfants) pour fêter Noël 1 semaine. On pensait louer une villa (10-15 personnes), visiter (un peu), faire de la plongée, être cool , ...😛😛
On avait penser à la Thaïlande et on vient récemment de me parler des Philippines.
Qu'en pensez vous et avez vous des adresses à me proposer?
Dans l'attente de vos réponses,
Boi
Bonjour à tous!
Je suis nouveaux sur ce forum alors une petite présentation s'impose.
J'ai 23 ans, étudiant en sociologie et amoureux du voyage, j'ai décidé de partir cet été aux Philippines avec ma copine. Ayant déjà fait de nombreux voyages en asie (Inde, Thailande, Vietnam, Cambodge) et sur d'autres continents, les philippines m'ont attirées car ce pays semble à part. Religion majoritairement catholique, colonisation espagnole relativement tardive, la vie, la population et le pays me paraissent se démarquer par rapport aux autres "classiques" de l'asie du Sud Est.
Alors voila, partant d'ici un bon mois, je m'adresse à vous pour glâner l'une ou l'autre information utile.
En effet, je ne me suis pas encore réellement penché sur le trajet que nous allons sillonner. J'ai quelques vagues idées et quelques notes dans mon lonely planet mais sans plus. Nous comptons faire un séjour à la fois reposant (plages, farniente, hamac et cocktails :p) mais également un peu plus aventureux (trek, jungle, grottes...). Les possibilités sont tellement vastes et en quarantes jours, je pense que nous aurons l'occasion de découvrir pas mal d'endroits. Mais lesquels?
Alors lancez vous, en prenant en compte quelques critères : Nous partons en juillet, donc niveau climat, j'imagine que ca joue pas mal. Nous comptons faire ce voyage en mode "routard" (-> sac à dos, petit budget). Ayant l'habitude de voyager, je n'aime pas trop me retrouver dans les endroits style "club med" ;)
Merci d'avance pour vos réponses, bons plans, etc.!!
Adrien
Je suis nouveaux sur ce forum alors une petite présentation s'impose.
J'ai 23 ans, étudiant en sociologie et amoureux du voyage, j'ai décidé de partir cet été aux Philippines avec ma copine. Ayant déjà fait de nombreux voyages en asie (Inde, Thailande, Vietnam, Cambodge) et sur d'autres continents, les philippines m'ont attirées car ce pays semble à part. Religion majoritairement catholique, colonisation espagnole relativement tardive, la vie, la population et le pays me paraissent se démarquer par rapport aux autres "classiques" de l'asie du Sud Est.
Alors voila, partant d'ici un bon mois, je m'adresse à vous pour glâner l'une ou l'autre information utile.
En effet, je ne me suis pas encore réellement penché sur le trajet que nous allons sillonner. J'ai quelques vagues idées et quelques notes dans mon lonely planet mais sans plus. Nous comptons faire un séjour à la fois reposant (plages, farniente, hamac et cocktails :p) mais également un peu plus aventureux (trek, jungle, grottes...). Les possibilités sont tellement vastes et en quarantes jours, je pense que nous aurons l'occasion de découvrir pas mal d'endroits. Mais lesquels?
Alors lancez vous, en prenant en compte quelques critères : Nous partons en juillet, donc niveau climat, j'imagine que ca joue pas mal. Nous comptons faire ce voyage en mode "routard" (-> sac à dos, petit budget). Ayant l'habitude de voyager, je n'aime pas trop me retrouver dans les endroits style "club med" ;)
Merci d'avance pour vos réponses, bons plans, etc.!!
Adrien
Salut a tous
Nous partons chaque annees moi ( jerem 34 ) , ma femme ( orel 30 ) et nos 2 enfants ( sayann 8 et naya 6 ) en voyage pendant 4 mois du 15 janvier au 15 mai
Nous avons deja visité plusieurs fois la thailande , l inde , bali , la malaisie , gili , le mexique et cette anne nous avons decidé de partir 2 mois aux philippines et puis 2 mois en indo ( raja ampat ) .
Nous sommes TOUS a fond de snorkelling , petit trek , water falls , faraniente , plage idyllique , camping a la robinson crusoe , peche ...
Nous sommes donc a la recherche de bon plan ( Bonne GH , resto , belle plage, crique idylique , bon snork , belle plongée , ile a ne pas manquer ..... ) pour les philipines car vut le nombre d iles , et meme en ayant le lonely planet , on est un peu perdu .
Faut il un visa pour rester 2 mois et suis je obliger de le faire a manille .
Si jamais vous avez des enfants ( ou pas d'ailleur ) et que vous etes aux philippines a cette periode on pourrait aussi pourquoi pas , passer un bout de temps ensemble.
En tout cas , j adore ce forum , meme quand on est pas en voyage on a l esprit qui , lui , voyage . COOL
A bientot , Backpaper ...
Jerem Familly
Nous partons chaque annees moi ( jerem 34 ) , ma femme ( orel 30 ) et nos 2 enfants ( sayann 8 et naya 6 ) en voyage pendant 4 mois du 15 janvier au 15 mai
Nous avons deja visité plusieurs fois la thailande , l inde , bali , la malaisie , gili , le mexique et cette anne nous avons decidé de partir 2 mois aux philippines et puis 2 mois en indo ( raja ampat ) .
Nous sommes TOUS a fond de snorkelling , petit trek , water falls , faraniente , plage idyllique , camping a la robinson crusoe , peche ...
Nous sommes donc a la recherche de bon plan ( Bonne GH , resto , belle plage, crique idylique , bon snork , belle plongée , ile a ne pas manquer ..... ) pour les philipines car vut le nombre d iles , et meme en ayant le lonely planet , on est un peu perdu .
Faut il un visa pour rester 2 mois et suis je obliger de le faire a manille .
Si jamais vous avez des enfants ( ou pas d'ailleur ) et que vous etes aux philippines a cette periode on pourrait aussi pourquoi pas , passer un bout de temps ensemble.
En tout cas , j adore ce forum , meme quand on est pas en voyage on a l esprit qui , lui , voyage . COOL
A bientot , Backpaper ...
Jerem Familly
Bonjour, nous sommes une famille de quatre avec deux enfants de 9 et 16 ans. Nous prévoyons un voyage aux Philippines pour juillet et août 2010. Ce n'est pas la meilleur période et voulons éviter au maximun, la méteo capricieuse... Nous éviterons donc le nord de Manille. Nous aimons voyager simplement, éviter la foule et privilégier le contact avec les Philippins. Nous ne sommes pas plongeurs mais adorons le snorkeling et la voile. Nous voulons nous laisser du temps pour les imprévus et des coups de coeur!
Nous pensons partir pour 25 jours à Palawan. Vol Manille- Puerto Princesa... remonter au nord, faire un tour de quelques jours de bangka... dans les Bacuit, quelques infos ?? de El Nido rejoindre Coron et Busuanga, est ce sympa ?
Nous rejoindrons Manille pour cette première partie du voyage et laissons mon mari et mon grand qui reparte en France.
Pour notre seconde partie ( un petit mois ), nous pensons rejoindre les Visayas: Bohol pour une semaine, ensuite bateau pour une semaine à Siquiyor . Et, une semaine au paradis... mais où... cela ne manque pas non: des idées ? Nous nous laissons une semaine pour rejoindre Davao chez la famille d'une amie.
Qu'en pensez vous ? Quel budget doit on prévoir pour nous quatre ... sans les vols : nourriture, et logement simple (50€/ quatre) ? Avez vous des infos... endroits insolites...coup de coeur !
Merci beaucoup
Bonjour cher voyageur, 🙂
La question est quand vous recommander el-nido coron, il faut absolument faire manille coron ensuite el-nido et revenir a coron?? il a un avion qui dessert manille el-nido mais tres cher !!!nous disposons de 10 jours dans les ile(12jours en tout avec l'arriver et depart). Nous pensions faire puerto princesa et monter jusqua coron pour aller reprendre l'avion, mais étant donner la lenteur du pays nous sommes tres confus!!!
Aidez nous svp nous sommes un peu trop mèler dans tout ca!!!🤪
Merci!!!
Bonjour,
Dans le cadre de notre voyage au long cours, nous arrivons demain aux philippines pour y passer 6 semaines. Nous voulons profiter des philippines pour nous reposer et faire de la plongée/snorkeling.
Voici pour l'instant l'itinéraire que nous avons prévu sachant que si on nous propose mieux, on est preneur des avis éclairés de ceux qui connaissent bien :D
Arrivée à Cébu le 9/02 On pense dormir à la Teo Fel Pension mais si vous avez une adresse basique, propre et pas cher, on prend ! 10/02 : direction Apo Island. On resterait 5 jours (plongée + balade sur l'île) 15/02 : direction Siquijor pour 6 jours (farniente, scooter pour découvrir l'île et plongée) 21/02 : direction bohol pour 6 jours (chocolate hill, tarsiers, île de Panglao) 27/02 : stop de 3j à Cébu city car nous rejoignions un ami 2/03 : direction Camiguin pour 4 jours 6 ou 7/03 : direction Palawan pour faire en 7 ou 8 jours El Nido et Coron (si on peut Busanga) 14 : départ pour Luzon pour faire les rizières Banaue - Batad puis surment le volcan Taal avant de revenir sur Manille 19 : Manille 20 : vol de départ
Que pensez-vous de cet itinéraire, sachant que nous avons envie de prendre le temps de nous reposer ? Si vous avez des hôtels propres à petits budget (et sympa) à nous conseiller, on est preneur également !
Pour l'instant nous pensons faire les trajets dans les Visayas par bus + bateau. Puis prendre un vol entre cébu et Camigiun - retour Cébu pour prendre un vol vers Palawan puis un vol PP vers Manille.
On sera sur Siquijor pour le Nouvel An Chinois et on a rien réservé encore. Pensez-vous que c'est jouable ou que les hôtels seront plein ?
Sinon on est preneur de tous les lieux sympa et pas forcément trop touristiques que vous pouvez nous recommander. Et si jamais vous êtes dispo pour boire un verre au moment de notre passage, on sera ravi de rencontrer du monde sur place :D
Par avance merci :)
Voici pour l'instant l'itinéraire que nous avons prévu sachant que si on nous propose mieux, on est preneur des avis éclairés de ceux qui connaissent bien :D
Arrivée à Cébu le 9/02 On pense dormir à la Teo Fel Pension mais si vous avez une adresse basique, propre et pas cher, on prend ! 10/02 : direction Apo Island. On resterait 5 jours (plongée + balade sur l'île) 15/02 : direction Siquijor pour 6 jours (farniente, scooter pour découvrir l'île et plongée) 21/02 : direction bohol pour 6 jours (chocolate hill, tarsiers, île de Panglao) 27/02 : stop de 3j à Cébu city car nous rejoignions un ami 2/03 : direction Camiguin pour 4 jours 6 ou 7/03 : direction Palawan pour faire en 7 ou 8 jours El Nido et Coron (si on peut Busanga) 14 : départ pour Luzon pour faire les rizières Banaue - Batad puis surment le volcan Taal avant de revenir sur Manille 19 : Manille 20 : vol de départ
Que pensez-vous de cet itinéraire, sachant que nous avons envie de prendre le temps de nous reposer ? Si vous avez des hôtels propres à petits budget (et sympa) à nous conseiller, on est preneur également !
Pour l'instant nous pensons faire les trajets dans les Visayas par bus + bateau. Puis prendre un vol entre cébu et Camigiun - retour Cébu pour prendre un vol vers Palawan puis un vol PP vers Manille.
On sera sur Siquijor pour le Nouvel An Chinois et on a rien réservé encore. Pensez-vous que c'est jouable ou que les hôtels seront plein ?
Sinon on est preneur de tous les lieux sympa et pas forcément trop touristiques que vous pouvez nous recommander. Et si jamais vous êtes dispo pour boire un verre au moment de notre passage, on sera ravi de rencontrer du monde sur place :D
Par avance merci :)
Bonjour à tous,
j'envisage de faire un trek sur le mont Mayon au mois de janvier, j'aimerais savoir si quelqu'un aurait des réponses aux questions suivantes :
peut-on faire l'ascension au mois de janvier? est-ce facile de trouver un guide / groupe et est-ce dispendieux? est-ce qu'un guide est nécessaire et est-il dispendieux?
Merci à tous!
j'envisage de faire un trek sur le mont Mayon au mois de janvier, j'aimerais savoir si quelqu'un aurait des réponses aux questions suivantes :
peut-on faire l'ascension au mois de janvier? est-ce facile de trouver un guide / groupe et est-ce dispendieux? est-ce qu'un guide est nécessaire et est-il dispendieux?
Merci à tous!
Bonjour à tous !
Tout d'abord une petite présentation: Je m'appel Pierre-Olivier, j'ai 21 ans et ayant été toujours un peu vadrouilleur j'ai décidé de partir avec mon amie pour un voyage de six mois! Nous sommes sur la route depuis bientôt 3 mois et sommes enfin arrivés en asie du sud est, région du globe qui m'a toujours fascinée. je me suis inscris sur ce site exprès pour pouvoir vous demander des infos sur les Philippines, en effet c'est le premier pays qui pose tant de soucis puisque tout à l'air génial à faire et il est difficile de se décider...
Nous volons depuis le vietnam jusqu'à Manille le 8 et attérissons le 9 mai et c'est tout ce que nous avons de prévu ! Je lis partout que telle ile est superbe, que tel site est incontournable mais aussi que telle partie est envahit pas des hordes d'américains sans scrupules bref c'est un cauchemard de planifier notre itineraire tellement il y a d'avis différents sur ce beau pays.
Nous partons du pays le 24 de manille pour kuala lumpur ce qui nous laisse seulement deux semaines à exploiter. Nos centre d'intérêts vont du trek à la glandouille les pieds dans l'eau en passant par la manufacture d'encens traditionnel (si si hier à Hue au vietnam) mais je dois avouer vouloir prendre mon temps et profiter du littoral.
Si je viens demander votre aide c'est aussi que nous avons un budget à tenir et que les philippines semblent etre chères pour les néophytes. Comme dans chaque pays il y a les arnaques des premiers jours mais de ce que je lis j'ai tout de meme l'impression que c'est un pays généralement onéreux. À titre d'exemple nous vivons plus ou moins depuis le debut du voyage à 30€ logement + nourriture / jour. Ma question est donc, est ce possible et si oui comment? Les auberges et guesthouses sont 3 à 4 fois plus cheres qu'au vietnam par exemple (4€/personne environ au vietnam).
Notre budget étant difficilement négociable puisqu'il reste plus de trois mois de voyage, où nous consseillez vous d'aller. En tant que backpacker nous n'avons pas tellement d'exigence niveau confort si ce n'est l'hygiène.
J'ai bien conscience qu'il y a plétore de messages de ce type, itineraire super pour pas chère mais je dois être perdu devant tant de belles photos, de récits extraordinaires mais aussi de budget montant a des prix hallucinants.
Je m'excuse d'avance pour mes fautes, je vous ecris depuis un mobile, pas de place pour l'ordi dans le sac ;)
Bonne journée à vous, en esperant vous lire.
Po et Léna
Tout d'abord une petite présentation: Je m'appel Pierre-Olivier, j'ai 21 ans et ayant été toujours un peu vadrouilleur j'ai décidé de partir avec mon amie pour un voyage de six mois! Nous sommes sur la route depuis bientôt 3 mois et sommes enfin arrivés en asie du sud est, région du globe qui m'a toujours fascinée. je me suis inscris sur ce site exprès pour pouvoir vous demander des infos sur les Philippines, en effet c'est le premier pays qui pose tant de soucis puisque tout à l'air génial à faire et il est difficile de se décider...
Nous volons depuis le vietnam jusqu'à Manille le 8 et attérissons le 9 mai et c'est tout ce que nous avons de prévu ! Je lis partout que telle ile est superbe, que tel site est incontournable mais aussi que telle partie est envahit pas des hordes d'américains sans scrupules bref c'est un cauchemard de planifier notre itineraire tellement il y a d'avis différents sur ce beau pays.
Nous partons du pays le 24 de manille pour kuala lumpur ce qui nous laisse seulement deux semaines à exploiter. Nos centre d'intérêts vont du trek à la glandouille les pieds dans l'eau en passant par la manufacture d'encens traditionnel (si si hier à Hue au vietnam) mais je dois avouer vouloir prendre mon temps et profiter du littoral.
Si je viens demander votre aide c'est aussi que nous avons un budget à tenir et que les philippines semblent etre chères pour les néophytes. Comme dans chaque pays il y a les arnaques des premiers jours mais de ce que je lis j'ai tout de meme l'impression que c'est un pays généralement onéreux. À titre d'exemple nous vivons plus ou moins depuis le debut du voyage à 30€ logement + nourriture / jour. Ma question est donc, est ce possible et si oui comment? Les auberges et guesthouses sont 3 à 4 fois plus cheres qu'au vietnam par exemple (4€/personne environ au vietnam).
Notre budget étant difficilement négociable puisqu'il reste plus de trois mois de voyage, où nous consseillez vous d'aller. En tant que backpacker nous n'avons pas tellement d'exigence niveau confort si ce n'est l'hygiène.
J'ai bien conscience qu'il y a plétore de messages de ce type, itineraire super pour pas chère mais je dois être perdu devant tant de belles photos, de récits extraordinaires mais aussi de budget montant a des prix hallucinants.
Je m'excuse d'avance pour mes fautes, je vous ecris depuis un mobile, pas de place pour l'ordi dans le sac ;)
Bonne journée à vous, en esperant vous lire.
Po et Léna
Bonjour à tous, 😏😏
Notre voyage approche, nous partons dans 2 semaines pour presque 4 semaines aux Philippines. Je cherche à établir un itinéraire dans les Visayas : nous aimons la nature (forêt, cascades, rivières, montagnes, rizières...) et garderons quelques jours à la fin de notre périple pour le farniente en bord de mer (snorkeling). Alors, je cherche une ou 2 îles qui nous raviraient pour sa nature! J'ai vu Panay et Negros, la 2ème, je pense répond bien à nos attentes, mais Panay, je n'ai pas trop d'info sur les sites naturels. Est-ce que quelqu'un connait cette île? Comment sont ses paysages? ses villages? Je pense que Palawan aurait été celle qui nous aurait le plus plu, mais cause palu, nous n'irons pas, alors, y a t-il un équivalent à Palawan? Merci de vos précieux conseils😇
Notre voyage approche, nous partons dans 2 semaines pour presque 4 semaines aux Philippines. Je cherche à établir un itinéraire dans les Visayas : nous aimons la nature (forêt, cascades, rivières, montagnes, rizières...) et garderons quelques jours à la fin de notre périple pour le farniente en bord de mer (snorkeling). Alors, je cherche une ou 2 îles qui nous raviraient pour sa nature! J'ai vu Panay et Negros, la 2ème, je pense répond bien à nos attentes, mais Panay, je n'ai pas trop d'info sur les sites naturels. Est-ce que quelqu'un connait cette île? Comment sont ses paysages? ses villages? Je pense que Palawan aurait été celle qui nous aurait le plus plu, mais cause palu, nous n'irons pas, alors, y a t-il un équivalent à Palawan? Merci de vos précieux conseils😇
Bonjour,
C'est la 1ere fois que nous voulons partir aux Philippines mais nous ne connaissons pas du tout. Ayant fais la Thaïlande par 2 fois nous connaissons un peu la culture asiatique.
Pour ceux qui ont fait les Philippines que nous conseillerez vous pour un premier voyage ? Trajet ? Hôtel ? Visites ?
C'est histoire de dégrossir un peu.
Et côté budget est ce le même que budget pour la Thaïlande ?
Merci d'avance à vous
C'est la 1ere fois que nous voulons partir aux Philippines mais nous ne connaissons pas du tout. Ayant fais la Thaïlande par 2 fois nous connaissons un peu la culture asiatique.
Pour ceux qui ont fait les Philippines que nous conseillerez vous pour un premier voyage ? Trajet ? Hôtel ? Visites ?
C'est histoire de dégrossir un peu.
Et côté budget est ce le même que budget pour la Thaïlande ?
Merci d'avance à vous
Bonjour à tous!
Je voudrais savoir si l'un d'entre vous est allé et en Malaisie (surtout Bornéo) et aux Philippines. En fait, je voudrais une idée de la différence du cout de la vie (trek, chambres, transports). On hésite entre les deux puisque la Malaisie a l'air beaucoup plus cher......et on a un petit budget. On part 6 semaines. Nous sommes allés en Indonésie, est-ce que les Philippines sont comparables au niveau des prix? De plus, on dit que les philippines sont le joyau oublié de l'Asie du sud est...quels sont vos impressions? Notre billet est déjà acheter direction Bangkok mais après....on ne sait pas trop! Merci beaucoup! Daphnée
Je voudrais savoir si l'un d'entre vous est allé et en Malaisie (surtout Bornéo) et aux Philippines. En fait, je voudrais une idée de la différence du cout de la vie (trek, chambres, transports). On hésite entre les deux puisque la Malaisie a l'air beaucoup plus cher......et on a un petit budget. On part 6 semaines. Nous sommes allés en Indonésie, est-ce que les Philippines sont comparables au niveau des prix? De plus, on dit que les philippines sont le joyau oublié de l'Asie du sud est...quels sont vos impressions? Notre billet est déjà acheter direction Bangkok mais après....on ne sait pas trop! Merci beaucoup! Daphnée
Bonjour a tous,
Un VF m'avais donne des tuyaux sur les PHILIPPINES et je ne les retrouve plus. Desolee de t'avoir fait perdre du temps, et le pire je ne me rappel plus du nom du VF, c'est pas BIEN je sais.😊
Je suis allee voir les posts, J'ai edite tes carnets de voyage LEPIAF, ainsi que d'autres.
Maintenant je passe aux questions, a votre bon coeur pour les reponses :
1) Est-ce qu'il y a des temples ou eglises ou vieille pierre a visiter genre SUKHOTAI, ANGKOR WAT ?
2) Un petit trajet, pour environ 3 semaines, j'ai une copine qui vient avec moi au debut, et elle, et bien, elle bosse, po de chance, moi je rentrerai en France vers le mois de juillet 2008, donc on repartira de MANILLE pour BKK le 15 decembre, afin de passer une tite semaine BKK et KOH CHANG.
3) Les endroits a surtout ne pas rater.
4) pour la plonge pas possible pour nous deux.
5) Des endroits sympa pour faite la fete le soir
6) Des carnavals donc entre les 17 novembre et 15 decembre 2006
C'est tout pour aujoud'hui
MERCI D'AVANCE
Amical
Je projete de parcourir du nord au sud les Philipinnes (pas itineraire precis encore) en mai et juin .Il fera donc chaud et humide avec pour corrolaire un risque de dengue, de pallu et de meningite japonaise en Zone rurale notament (d'apres les recomandations medicales de prevention des maladies liees au voyage).Qu en est il vraiment ?? Mai et juin sont ils de mauvais mois pour aller sur les Philipinnes? MERCI D'AVANCE ...🙂
Bonjour,
Je voudrais faire à l'hiver 2010-2011 un voyage au Philippines. Durant ce voyage je prévois de rester 1 semaine ( sans compter les 2 jours du trajet depuis Manille) dans les rizières à Banaue. J'ai cherché et je n'est pas trouvé de réponse sur le forum. Est t-il possible d'arriver à banaue, de trouver un guide pour 5 jours, d'aller en Jeepney à Bangaan et de faire un trek en passant pas batad, cambulo, pula, bocos jusqu'à Banaue. Je pense que cela est faisable en 3-4 jours ? Est t'il possible de continuer le trek jusqu'à Hapao et Hungduan, pour faire une boucle ? en combien de temps ? ou il faut absolument prendre un transport pour si rendre. Quand on est avec un guide, peut-on dormir dans un hôtel ou équivalent, ou forcément chez l'habitant avec le guide ?
Merci beaucoup.
Nicolas
Je voudrais faire à l'hiver 2010-2011 un voyage au Philippines. Durant ce voyage je prévois de rester 1 semaine ( sans compter les 2 jours du trajet depuis Manille) dans les rizières à Banaue. J'ai cherché et je n'est pas trouvé de réponse sur le forum. Est t-il possible d'arriver à banaue, de trouver un guide pour 5 jours, d'aller en Jeepney à Bangaan et de faire un trek en passant pas batad, cambulo, pula, bocos jusqu'à Banaue. Je pense que cela est faisable en 3-4 jours ? Est t'il possible de continuer le trek jusqu'à Hapao et Hungduan, pour faire une boucle ? en combien de temps ? ou il faut absolument prendre un transport pour si rendre. Quand on est avec un guide, peut-on dormir dans un hôtel ou équivalent, ou forcément chez l'habitant avec le guide ?
Merci beaucoup.
Nicolas
...Sur le Westerdam de Holland America Line
Bonjour et bienvenue à tous pour embarquer avec nous dans cette longue croisière !
C’est une fois de plus un itinéraire hors du commun, riche et varié qui a été la raison de notre choix pour cette croisière. Ajouter à cela un prix particulièrement attractif, 4800 euros la cabine extérieure, au milieu du bateau, pont 4, avec une grande baie vitrée fixe, pour 28 jours de croisière et de découvertes.
Deux semaines avant le départ les prix avaient encore baissés, et une cabine balcon était disponible à quelques cabines de celle que j’avais réservée pour à peine plus cher. J’ai demandé à payer la différence pour l’obtenir mais Un Ocean De Croisiere, l’intermédiaire de HAL en France a refusé. Pourtant les canadiens avec qui nous partons se sont vus proposer un « upgrade » par la compagnie. Autant dire que je n’étais pas très contente.
L’itinéraire :
Shanghai (Chine, 2 jours), Qingdao (Chine), Tianjin (Pékin, Chine, 2 jours), Nagasaki (Japon), Jeju (Corée du Sud), Séoul (Corée du Sud), Kagoshima (Japon), Shanghai (2 jours), Fukuoka (Japon), Busan (Corée du Sud), Naha (Okinawa, Japon), Ishigaki (Sakishima Islands, Japon), Hualien (Taiwan), Keelung (Taiwan), Kaohsiung (Taiwan), Manille (Philippines), Hong Kong (Chine)

La croisière commence le 17 février mais dès le 13 février nous partons pour Shanghai afin de profiter de quelques jours sur place pour découvrir la ville que nous ne connaissons pas et que j’ai hâte de voir.
Le dernier vol du soir à Marseille est bondé pour rejoindre les différents vols de nuit au départ de Roissy. Le vol direct depuis CDG pour Shanghai passe rapidement, après Auckland, Shanghai ne parait pas bien loin.
Dès notre arrivée dans l’aérogare nous sommes harponnés par un pseudo représentant des hôtels, il a les badges de plusieurs grandes chaînes épinglées sur sa veste et essaie de se faire passer pour le responsable des transferts des hôtels. Il m’enlève ma valise des mains et je suis obligée de courir pour le rattraper et la récupérer. Il essaie de nous vendre un taxi à 850 ¥ (110€), beaucoup trop cher, ce n’est pas le prix que j’ai vu sur le net avant de partir.
Nous arrivons à nous en débarrasser et aussitôt un autre nous accoste avec le même procédé, cette fois c’est 550 ¥ rapidement tombés à 350 ¥ mais je cramponne ma valise et nous le semons dans les escalators.
Pour finir nous arrivons à trouver un stand officiel de taxi à l’extérieur où le prix est de 340 ¥ (44€), il y a aussi des taxis à prendre librement mais je suis méfiante. J’ai par la suite appris que c’était au minimum 320 ¥ quand on quittait l’aéroport pour aller en ville.
Tout au long de notre séjour nous avons à de multiples reprises pris les taxis qui fourmillent dans la ville. Ils fonctionnent très bien, avec un compteur et le prix est modique. Nous n’avons jamais eu aucun problème. Mais quand on arrive à l’aéroport ou pour aller au terminal de croisière, c’est une autre histoire…
Nous arrivons à notre hôtel à 20h45, c’est un Hôtel Boutique superbe. Une rose et des chocolats nous attendent dans la chambre qui est immense et très belle. Des « snacks » sont offerts gracieusement tous les soirs de 22h à 23h30. En réalité c’est un petit repas composé de soupe, de riz et de pâtes cuisinées à la chinoises, le tout très bon. Des boissons sont disponibles, dont du thé à la rose délicieux.
Bonjour et bienvenue à tous pour embarquer avec nous dans cette longue croisière !
C’est une fois de plus un itinéraire hors du commun, riche et varié qui a été la raison de notre choix pour cette croisière. Ajouter à cela un prix particulièrement attractif, 4800 euros la cabine extérieure, au milieu du bateau, pont 4, avec une grande baie vitrée fixe, pour 28 jours de croisière et de découvertes.
Deux semaines avant le départ les prix avaient encore baissés, et une cabine balcon était disponible à quelques cabines de celle que j’avais réservée pour à peine plus cher. J’ai demandé à payer la différence pour l’obtenir mais Un Ocean De Croisiere, l’intermédiaire de HAL en France a refusé. Pourtant les canadiens avec qui nous partons se sont vus proposer un « upgrade » par la compagnie. Autant dire que je n’étais pas très contente.
L’itinéraire :
Shanghai (Chine, 2 jours), Qingdao (Chine), Tianjin (Pékin, Chine, 2 jours), Nagasaki (Japon), Jeju (Corée du Sud), Séoul (Corée du Sud), Kagoshima (Japon), Shanghai (2 jours), Fukuoka (Japon), Busan (Corée du Sud), Naha (Okinawa, Japon), Ishigaki (Sakishima Islands, Japon), Hualien (Taiwan), Keelung (Taiwan), Kaohsiung (Taiwan), Manille (Philippines), Hong Kong (Chine)

La croisière commence le 17 février mais dès le 13 février nous partons pour Shanghai afin de profiter de quelques jours sur place pour découvrir la ville que nous ne connaissons pas et que j’ai hâte de voir.
Le dernier vol du soir à Marseille est bondé pour rejoindre les différents vols de nuit au départ de Roissy. Le vol direct depuis CDG pour Shanghai passe rapidement, après Auckland, Shanghai ne parait pas bien loin.
Dès notre arrivée dans l’aérogare nous sommes harponnés par un pseudo représentant des hôtels, il a les badges de plusieurs grandes chaînes épinglées sur sa veste et essaie de se faire passer pour le responsable des transferts des hôtels. Il m’enlève ma valise des mains et je suis obligée de courir pour le rattraper et la récupérer. Il essaie de nous vendre un taxi à 850 ¥ (110€), beaucoup trop cher, ce n’est pas le prix que j’ai vu sur le net avant de partir.
Nous arrivons à nous en débarrasser et aussitôt un autre nous accoste avec le même procédé, cette fois c’est 550 ¥ rapidement tombés à 350 ¥ mais je cramponne ma valise et nous le semons dans les escalators.
Pour finir nous arrivons à trouver un stand officiel de taxi à l’extérieur où le prix est de 340 ¥ (44€), il y a aussi des taxis à prendre librement mais je suis méfiante. J’ai par la suite appris que c’était au minimum 320 ¥ quand on quittait l’aéroport pour aller en ville.
Tout au long de notre séjour nous avons à de multiples reprises pris les taxis qui fourmillent dans la ville. Ils fonctionnent très bien, avec un compteur et le prix est modique. Nous n’avons jamais eu aucun problème. Mais quand on arrive à l’aéroport ou pour aller au terminal de croisière, c’est une autre histoire…
Nous arrivons à notre hôtel à 20h45, c’est un Hôtel Boutique superbe. Une rose et des chocolats nous attendent dans la chambre qui est immense et très belle. Des « snacks » sont offerts gracieusement tous les soirs de 22h à 23h30. En réalité c’est un petit repas composé de soupe, de riz et de pâtes cuisinées à la chinoises, le tout très bon. Des boissons sont disponibles, dont du thé à la rose délicieux.
Bonjour à tous,
Je pars du 5 août au 24 août 2011 aux Phillipines avec mon copain, soit 18 jours... Nous avons 25 ans, nous voyageons avec juste nos sacs à dos, le confort est loin d'être notre priorité, tout ce que nous voulons c'est découvrir des sites, paysages magnifiques, faire des plongées (voir raies, requins, récifs...), des randos, voyager à pieds en bateaux, en moto, découvrir la population et éviter les endroits à touristes ....bref voyager!!
Je n'ai pas encore d'idées définies de notre itinéraire mais je souhaite: aller à Coron pour faire les lacs, puis decendre vers el Nido notamment dans la baie de Bacuit..... puis aller dans les visayas et faire bohol, ile de panglao, de balicasag, ile d'apo, de siquijor....
Mes questions sont: 1° la météo n'est elle pas trop mauvaise dans le Nord de Palawan au mois d'août ( on m'a surtout dit que les visayas étaient un peu épargnées de la mousson)...cela vaut-il le coût d'aller à Palawan malgré la mousson?? 2° quels sites/lieux me conseillez vous dans les visayas pour plonger, voir des paysages magnifiques, faire des petites randos, rencontrer des locaux?? 3°je serai potentiellement intéressée pour aller voir les récifs de Tubbataha, mais est-ce la saison pour y aller? et peut-on y aller sans y passer une semaine et payer 1000 dollars comme cela est noté dans les guides??
Enfin pensez-vous que cela est trop juste de faire une partie de palawan et une partie des visayas en 18 jours??car je n'ai pas envie de perdre trop de temps dans les transports...
Je vous remercie d'avance
Je pars du 5 août au 24 août 2011 aux Phillipines avec mon copain, soit 18 jours... Nous avons 25 ans, nous voyageons avec juste nos sacs à dos, le confort est loin d'être notre priorité, tout ce que nous voulons c'est découvrir des sites, paysages magnifiques, faire des plongées (voir raies, requins, récifs...), des randos, voyager à pieds en bateaux, en moto, découvrir la population et éviter les endroits à touristes ....bref voyager!!
Je n'ai pas encore d'idées définies de notre itinéraire mais je souhaite: aller à Coron pour faire les lacs, puis decendre vers el Nido notamment dans la baie de Bacuit..... puis aller dans les visayas et faire bohol, ile de panglao, de balicasag, ile d'apo, de siquijor....
Mes questions sont: 1° la météo n'est elle pas trop mauvaise dans le Nord de Palawan au mois d'août ( on m'a surtout dit que les visayas étaient un peu épargnées de la mousson)...cela vaut-il le coût d'aller à Palawan malgré la mousson?? 2° quels sites/lieux me conseillez vous dans les visayas pour plonger, voir des paysages magnifiques, faire des petites randos, rencontrer des locaux?? 3°je serai potentiellement intéressée pour aller voir les récifs de Tubbataha, mais est-ce la saison pour y aller? et peut-on y aller sans y passer une semaine et payer 1000 dollars comme cela est noté dans les guides??
Enfin pensez-vous que cela est trop juste de faire une partie de palawan et une partie des visayas en 18 jours??car je n'ai pas envie de perdre trop de temps dans les transports...
Je vous remercie d'avance
Hello les voyageurs :)
J'avais posé un paquet de questions ici sur les Philippines et vous m'aviez pas mal aidé :) Maintenant que nous sommes revenus, je peux partager avec vous ce que ça a donné 😉
Nos carnets de voyage précédents :
3 semaines au Myanmar Un mois au Laos Que faire à Hoi An : suivez le guide (activités, restaurants, logement, etc)
Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, les Philippines, Singapour et nous sommes actuellement en Indonésie 🙂
Le contexte : - Du 5 mars au 20 avril 2017 - En couple - 7ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂
Sommaire du carnet : - La vidéo récap' - Moalboal - Dumaguete & Apo Island - Siquijor - Bohol - Camiguin - Port Barton (Palawan) - Coron (Palawan) - Le bilan (en chiffre et en lettres, avec des cartes et tout et tout) - Vos critiques et insultes 😉
Allez c'est parti :)
J'avais posé un paquet de questions ici sur les Philippines et vous m'aviez pas mal aidé :) Maintenant que nous sommes revenus, je peux partager avec vous ce que ça a donné 😉
Nos carnets de voyage précédents :
3 semaines au Myanmar Un mois au Laos Que faire à Hoi An : suivez le guide (activités, restaurants, logement, etc)
Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, les Philippines, Singapour et nous sommes actuellement en Indonésie 🙂
Le contexte : - Du 5 mars au 20 avril 2017 - En couple - 7ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂
Sommaire du carnet : - La vidéo récap' - Moalboal - Dumaguete & Apo Island - Siquijor - Bohol - Camiguin - Port Barton (Palawan) - Coron (Palawan) - Le bilan (en chiffre et en lettres, avec des cartes et tout et tout) - Vos critiques et insultes 😉
Allez c'est parti :)
Bonjour,
Depuis six mois, je voyage à travers l’Asie du Sud Est. Actuellement, je suis à Jakarta. Fin avril, je dois passer aux Philippines. A ce moment-là, je serai certainement à Kalimatan (Bornéo) ou à Sulawesi (Célèbes). Et ma première destination aux Philippines sera sans doute Mindanao. Je me demande s’il y a des aéroports (ou des ports, bien sûr) internationaux, avec passage de la douane, etc… dans ces régions. Ça m’ennuierait de devoir retourner prendre l’avion à Jakarta, pour Manille.
Si quelqu’un peut m’aider à trouver la solution, grand merci.
Sincèrement à tous,
Marceldudu
Bonjour,
Nous partons en février prochain aux Philippines pour rendre visite à mon frère qui est expat' à Manille.
Nous partons avec nos 3 enfants de 11, 8 et 6 ans. Du coup, on veut visiter mais pas barouder.
Nous allons passer 5 jours à Manille chez mon frère et visiter la ville et les alentours.
Puis nous souhaitons passer 9 nuits au même endroit... mais où ? on pensait Boracay mais on est ouvert à toute autre proposition. Donc on voudrait savoir ce que nous pouvons y faire pendant 9 jours. Plage OK, mais on ne veut pas faire que ça. Y a t il des choses à visiter aux alentours de Boracay ?
Autrement où pourrions nous aller qui soit intéressent et reposant à la fois et surtout accessible avec des enfants ?
Merci pour vos réponses
😎
😎
Bonjour, un petit compte rendu de mon merveilleux sejour aux Philippines( le 2eme) qui m aura conduit a Manille, Siquijor, Mindoro, Palawan, Boracay, Cebu et Camotes.
Manille: Peu d`intérêt, super polluée, je suis reste chez un ami a Makati, le seul truc qui m a plu c`est le couche de soleil sur l esplanade de Manille, très beau.
Siquijor: comme l`an dernier je suis reste a la très sympathique Villa Marmarine du cote de Larena, 500P la chambre, personnel EXTRA, proprio tjr super, que dire de l`ile, un très bon endroit pour se détendre et commencer a apprécier le début du sejour. J`y retournerais.
Mindoro:J y suis alle pour le Festoche du Malasimbo du cote de Puerto galera, décevant niveau musical car très peu de musique traditionnelle au final, mais très bonne ambiance. Je suis reste sur White beach que j ai beaucoup apprécié, 600P pr les chambres premier prix en bord de plage vers le bout de la plage. L ambiance y est festive mais ça reste dans le raisonnable et dans la décence contrairement a Sabang qui n a aucun intérêt.
Palawan:Cela devait être un de mes must des Philippines, j avais prévu 2 semaines sur cette ile de PuertoP a Coron et bien ce fut trop court! j en redemande, c était magique, a voir et a revoir.
Puerto P: Tres sympa bien que le trafic soit dense en fin d après midi, on est reste au Lucky Garden Guest House, 1000P la chambre avec a/c et télé, personnel sympa et la GH est situ dans une petite rue peut être 500m après l aéroport donc on était au calme. On a fait le island Hopping sur Honda Bay 1500p (transport/bateau/repas pour 3 iles + un spot de snorkelling) ATTENTION car ça c était sur le papier, la réalité c est qu une fois dans le bus on nous annonce que 2 iles sur les 3 sont inaccessibles dues a des rénovations d on ne sait quoi du coup on est juste allé sur le reef et sur Pandan island (qui était très bien) mais on aura eu qu une demi journée d excursion au lieu de la journée entière, pas très commerçant. Kalui restaurant: un vrai délice surtout la Tubataha salad, pour un prix dérisoire. Plage: Nactabon beach au nord de Puerto
Sabang: Tres sympa, on est allé voir la fameuse Underground river (300P) qui ne m aura pas marquée plus que ça par contre le Trek pour y arriver (2h a travers jungle) est vraiment chouette. Guest House: Je me rappelle plus le nom mais c`était la toute dernière quand vous longez la plage (1000P le bungalow) Électricité de 18h a 21h , 22h des fois, ne faites pas comme nous apportez votre lampe torche.
Port Barton: Coup de cœur pour ce petit village de pécheurs a l attitude non nonchalante, pourtant on ne peut pas dire que le village regorge d activités, mais l atmosphère, les locaux, son isolement et le cadre enchanteur fait qu on se sent tout de suite comme chez soi et on ne veux plus en partir. GH: Elsas beach resort: Tres bien, chambre pour 2 ou 3 a 1000P, très bons Mojitos, bémol pour l invasion de scarabées durant la nuit.
El Nido: encore génial décidément palawan serait elle l ile parfaite?? Island Hopping: Tour A 650P, super a faire absolument, Miniloc Island avec ses 2 lagons est magnifique, le plus incroyable restant évidement la pureté et la clarete de l`eau et le gar du bateau s arrangeait pour se retrouver en premier sur tous les spots :) Tour C 800P: grosse déception pour le tour C réputé être l`un des meilleur. Trop de monde, tous les bateaux en même temps au même endroit, le problème est que les spots du tour C sont petits (hidden et secret beach) donc on était vraiment les uns sur les autres.
Manille: Peu d`intérêt, super polluée, je suis reste chez un ami a Makati, le seul truc qui m a plu c`est le couche de soleil sur l esplanade de Manille, très beau.
Siquijor: comme l`an dernier je suis reste a la très sympathique Villa Marmarine du cote de Larena, 500P la chambre, personnel EXTRA, proprio tjr super, que dire de l`ile, un très bon endroit pour se détendre et commencer a apprécier le début du sejour. J`y retournerais.
Mindoro:J y suis alle pour le Festoche du Malasimbo du cote de Puerto galera, décevant niveau musical car très peu de musique traditionnelle au final, mais très bonne ambiance. Je suis reste sur White beach que j ai beaucoup apprécié, 600P pr les chambres premier prix en bord de plage vers le bout de la plage. L ambiance y est festive mais ça reste dans le raisonnable et dans la décence contrairement a Sabang qui n a aucun intérêt.
Palawan:Cela devait être un de mes must des Philippines, j avais prévu 2 semaines sur cette ile de PuertoP a Coron et bien ce fut trop court! j en redemande, c était magique, a voir et a revoir.
Puerto P: Tres sympa bien que le trafic soit dense en fin d après midi, on est reste au Lucky Garden Guest House, 1000P la chambre avec a/c et télé, personnel sympa et la GH est situ dans une petite rue peut être 500m après l aéroport donc on était au calme. On a fait le island Hopping sur Honda Bay 1500p (transport/bateau/repas pour 3 iles + un spot de snorkelling) ATTENTION car ça c était sur le papier, la réalité c est qu une fois dans le bus on nous annonce que 2 iles sur les 3 sont inaccessibles dues a des rénovations d on ne sait quoi du coup on est juste allé sur le reef et sur Pandan island (qui était très bien) mais on aura eu qu une demi journée d excursion au lieu de la journée entière, pas très commerçant. Kalui restaurant: un vrai délice surtout la Tubataha salad, pour un prix dérisoire. Plage: Nactabon beach au nord de Puerto
Sabang: Tres sympa, on est allé voir la fameuse Underground river (300P) qui ne m aura pas marquée plus que ça par contre le Trek pour y arriver (2h a travers jungle) est vraiment chouette. Guest House: Je me rappelle plus le nom mais c`était la toute dernière quand vous longez la plage (1000P le bungalow) Électricité de 18h a 21h , 22h des fois, ne faites pas comme nous apportez votre lampe torche.
Port Barton: Coup de cœur pour ce petit village de pécheurs a l attitude non nonchalante, pourtant on ne peut pas dire que le village regorge d activités, mais l atmosphère, les locaux, son isolement et le cadre enchanteur fait qu on se sent tout de suite comme chez soi et on ne veux plus en partir. GH: Elsas beach resort: Tres bien, chambre pour 2 ou 3 a 1000P, très bons Mojitos, bémol pour l invasion de scarabées durant la nuit.
El Nido: encore génial décidément palawan serait elle l ile parfaite?? Island Hopping: Tour A 650P, super a faire absolument, Miniloc Island avec ses 2 lagons est magnifique, le plus incroyable restant évidement la pureté et la clarete de l`eau et le gar du bateau s arrangeait pour se retrouver en premier sur tous les spots :) Tour C 800P: grosse déception pour le tour C réputé être l`un des meilleur. Trop de monde, tous les bateaux en même temps au même endroit, le problème est que les spots du tour C sont petits (hidden et secret beach) donc on était vraiment les uns sur les autres.
Bonjour,
Je fais appel à votre aide par rapport à ma situation ; sans doute des membres de ce forum ont-ils été dans une situation similaire ?
Je suis français et réside en France. Ma copine est philippine et vit aux Philippines. Je viens juste d'apprendre qu'elle est enceinte d'un mois.
Nous souhaitons nous installer ensemble en France le plus rapidement possible afin qu'elle puisse accoucher ici. Je sais que c'est une très longue série de procédures que d'obtenir un visa pour une philippine. Et le timing est justement très serré. La procédure la plus logique serait pour elle d'obtenir un visa long séjour en vue de se marier. Mais est-ce que nous aurons assez de temps avant son accouchement ? Est-ce que le visa long séjour "normal' est plus rapide à obtenir ? Le fait qu'elle soit enceinte peut-il accélérer les choses ? Pourra-ton le renouveler facilement sur place? Me conseillez-vous de m'orienter sur une carte de séjour temporaire (sûrement plus facile à obtenir qu'une carte de résident permanent) et changer le type de son titre de séjour ultérieurement ?... Peut-être que je complique els choses.. Et aussi, une fois en France. Le fait qu'elle soit philippine lui donnera-t-il autant d'aides qu'une citoyenne française après son accouchement ? La nationalité de notre bébé ? Enfin, ça c'est encore une autre histoire...
Désolé pour ce message un peu décousu, je suis à la fois très heureux mais aussi un peu perdu... C'était pas du tout prévu comme ça ! Enfin surtout aussi vite !
J'envisage de retourner aux Philippines très bientôt, mais pour une durée limitée du fait de ma profession. Je ne définirai la date de mon départ que lorsque j'en saurai beaucoup plus sur toutes les formalités. Je ne veux pas précipiter les choses (même si mon message en a tout l'air), mais je ne veux pas perdre de temps non plus. Je ne sais juste pas par où commencer... Et j'aimerais qu'elle soit en France maintenant !
Merci d'avance pour tous vos conseils et les infos que vous pourrez m'apporter ;)
Je fais appel à votre aide par rapport à ma situation ; sans doute des membres de ce forum ont-ils été dans une situation similaire ?
Je suis français et réside en France. Ma copine est philippine et vit aux Philippines. Je viens juste d'apprendre qu'elle est enceinte d'un mois.
Nous souhaitons nous installer ensemble en France le plus rapidement possible afin qu'elle puisse accoucher ici. Je sais que c'est une très longue série de procédures que d'obtenir un visa pour une philippine. Et le timing est justement très serré. La procédure la plus logique serait pour elle d'obtenir un visa long séjour en vue de se marier. Mais est-ce que nous aurons assez de temps avant son accouchement ? Est-ce que le visa long séjour "normal' est plus rapide à obtenir ? Le fait qu'elle soit enceinte peut-il accélérer les choses ? Pourra-ton le renouveler facilement sur place? Me conseillez-vous de m'orienter sur une carte de séjour temporaire (sûrement plus facile à obtenir qu'une carte de résident permanent) et changer le type de son titre de séjour ultérieurement ?... Peut-être que je complique els choses.. Et aussi, une fois en France. Le fait qu'elle soit philippine lui donnera-t-il autant d'aides qu'une citoyenne française après son accouchement ? La nationalité de notre bébé ? Enfin, ça c'est encore une autre histoire...
Désolé pour ce message un peu décousu, je suis à la fois très heureux mais aussi un peu perdu... C'était pas du tout prévu comme ça ! Enfin surtout aussi vite !
J'envisage de retourner aux Philippines très bientôt, mais pour une durée limitée du fait de ma profession. Je ne définirai la date de mon départ que lorsque j'en saurai beaucoup plus sur toutes les formalités. Je ne veux pas précipiter les choses (même si mon message en a tout l'air), mais je ne veux pas perdre de temps non plus. Je ne sais juste pas par où commencer... Et j'aimerais qu'elle soit en France maintenant !
Merci d'avance pour tous vos conseils et les infos que vous pourrez m'apporter ;)
Bonjour,
Premier post pour moi :) Rapide présentation, je m'appelle Léa, j'ai 28 ans et je prévoie un voyages de deux semaines aux Philippines début mai.
J'en suis au début de la préparation de mon itinéraire et je me pose des questions sur Masbate. Je n'ai trouvé que très peu d'information sur le sujet. Certains d'entres vous y ont été récemment ? Qu'en avez-vous pensé ? Quelles sont les activités à faire ?
Merci par avance, je reposterai surement pour un avis sur mon itinéraire :)
A bientôt
Léa
Premier post pour moi :) Rapide présentation, je m'appelle Léa, j'ai 28 ans et je prévoie un voyages de deux semaines aux Philippines début mai.
J'en suis au début de la préparation de mon itinéraire et je me pose des questions sur Masbate. Je n'ai trouvé que très peu d'information sur le sujet. Certains d'entres vous y ont été récemment ? Qu'en avez-vous pensé ? Quelles sont les activités à faire ?
Merci par avance, je reposterai surement pour un avis sur mon itinéraire :)
A bientôt
Léa
Je pars rendre visite à ma soeur à Singapour et de là bas nous envisageons de partir aux philippines pour 6 jours (notre première visite) dans environ deux semaines (j'espère qu'on aura du beau temps). Nous hésitions entre Palawan et Cebu/Bohol, et c'est finalement la seconde destination qu'on a choisi, sans raison particulière il faut dire, en mode un peu à l'arrache :)
Arrivée à 6h00 du matin à Cebu, avec devant nous 5 nuits et 6 jours, départ le 6eme jour à 20h de Cebu.
J'ai scruté les posts évoquant cette partie du pays, et je me rends compte qu'il y a différents endroits/îles aussi attrayants les uns que les autres ( Dumaguete, Siquijor, Bantayan, Camotes, Sumilon, Camiguin, ...) et qu'avec seulement 6 petits jours, il va falloir faire des choix.
L'idée étant de voir différents paysages (plages paradisiaques, foret, chutes d'eau, snorkeling voire plongée, ...) et de s'en prendre plein les yeux.
- Pour les chutes d'eau, entre celle de Kawagasan à Cebu et Mag Aso à Bohol, laquelle serait la meilleure ? -Pour la plongée, pour quelqu'un qui n'en a jamais fait, est ce possible en 6 jours ? En gros, en réservant une 1/2 journée pour ça, ou alors ça va demander plus de temps avec des séances d'apprentissage, etc... ? - Pour les belles plages, j'ai pensé à Dumaluan à Panglao. Puisque Bantayan et Anda paraissent plus isolés, et Alona peut être trop fréquentée. Bon choix ? - J'ai vu beaucoup d'avis positifs sur Dumaguete et Siquijor, mais ça me semble compliqué de les faire les deux en 6 jours. S'il y a la place d'en faire une, faut-il privilégier Siquijor ? D'ailleurs y a t-il des navettes fréquentes de ferrys entre Cebu/Siquijor et Bohol/Siquijor ?
Programme en cours de construction :) Cebu (2 jours) -- Visite Chutes de Kawagasan / Moalboal -- Osbol / Détroit du Tanon : Dauphins et/ou requins baleine ... ou autre activité ?
Siquijor (1 jour) ?
Bohol (2/3 jours) -- Visite de Chocolate hills, Tarsier et peut être remontée Lobok River -- Panglao : Sortie vers Bacasilag + Damaluan beach en fin de journée -- Matinée sur place à Damaluan Beach pour une dernière baignade et retour à Cebu l'après midi pour l'avion à 20h
L'idée étant de profiter au maximum de ces 6 jours tout en étant conscient de ne pas pouvoir tout faire. Vos avis et conseils sont donc le bienvenue.
Merci d'avance !
Arrivée à 6h00 du matin à Cebu, avec devant nous 5 nuits et 6 jours, départ le 6eme jour à 20h de Cebu.
J'ai scruté les posts évoquant cette partie du pays, et je me rends compte qu'il y a différents endroits/îles aussi attrayants les uns que les autres ( Dumaguete, Siquijor, Bantayan, Camotes, Sumilon, Camiguin, ...) et qu'avec seulement 6 petits jours, il va falloir faire des choix.
L'idée étant de voir différents paysages (plages paradisiaques, foret, chutes d'eau, snorkeling voire plongée, ...) et de s'en prendre plein les yeux.
- Pour les chutes d'eau, entre celle de Kawagasan à Cebu et Mag Aso à Bohol, laquelle serait la meilleure ? -Pour la plongée, pour quelqu'un qui n'en a jamais fait, est ce possible en 6 jours ? En gros, en réservant une 1/2 journée pour ça, ou alors ça va demander plus de temps avec des séances d'apprentissage, etc... ? - Pour les belles plages, j'ai pensé à Dumaluan à Panglao. Puisque Bantayan et Anda paraissent plus isolés, et Alona peut être trop fréquentée. Bon choix ? - J'ai vu beaucoup d'avis positifs sur Dumaguete et Siquijor, mais ça me semble compliqué de les faire les deux en 6 jours. S'il y a la place d'en faire une, faut-il privilégier Siquijor ? D'ailleurs y a t-il des navettes fréquentes de ferrys entre Cebu/Siquijor et Bohol/Siquijor ?
Programme en cours de construction :) Cebu (2 jours) -- Visite Chutes de Kawagasan / Moalboal -- Osbol / Détroit du Tanon : Dauphins et/ou requins baleine ... ou autre activité ?
Siquijor (1 jour) ?
Bohol (2/3 jours) -- Visite de Chocolate hills, Tarsier et peut être remontée Lobok River -- Panglao : Sortie vers Bacasilag + Damaluan beach en fin de journée -- Matinée sur place à Damaluan Beach pour une dernière baignade et retour à Cebu l'après midi pour l'avion à 20h
L'idée étant de profiter au maximum de ces 6 jours tout en étant conscient de ne pas pouvoir tout faire. Vos avis et conseils sont donc le bienvenue.
Merci d'avance !
Bonjour à tous,
Tout d'abord merci pour ce forum qui est une mine d'or d'information!
Nous sommes 4 au départ de Hong Kong a vouloir partir sur Palawan et particulièrement El Nido mi-décembre.
Voici l'itinéraire que nous prévoyons de faire :
13/12 : Départ hong kong et arrivée à manila dans la soirée. 14/12 : Manila puerto Princesa (le vol Manila>El Nido coutant 60€.....) 14/12 : En route vers El Nido : j'ai lu que ça prenai une journée depuis Puerto Princesa => Quel coin sympa pour domir entre puerto Princesa et El Nido ? Que pensez vous de Port Barton ? 15/12 : Journée à Port Barton (en suposant qu'on choisisse cet endroit comme "escale") 16/12 : départ de port Barton et arrivée à El Nido 17/12 : El Nido 18/12 : El Nido 19/12 :départ de El nido et arrivée à Puerto princesa dans la soirée. 20/12 : Puerto princesa 21/12 : Retour à Hong Kong
Que pensez vous de cet itinéraire? Est-ce réalisable au niveau des temps de parcours ? Merci beaucoup!
Benoit
Nous sommes 4 au départ de Hong Kong a vouloir partir sur Palawan et particulièrement El Nido mi-décembre.
Voici l'itinéraire que nous prévoyons de faire :
13/12 : Départ hong kong et arrivée à manila dans la soirée. 14/12 : Manila puerto Princesa (le vol Manila>El Nido coutant 60€.....) 14/12 : En route vers El Nido : j'ai lu que ça prenai une journée depuis Puerto Princesa => Quel coin sympa pour domir entre puerto Princesa et El Nido ? Que pensez vous de Port Barton ? 15/12 : Journée à Port Barton (en suposant qu'on choisisse cet endroit comme "escale") 16/12 : départ de port Barton et arrivée à El Nido 17/12 : El Nido 18/12 : El Nido 19/12 :départ de El nido et arrivée à Puerto princesa dans la soirée. 20/12 : Puerto princesa 21/12 : Retour à Hong Kong
Que pensez vous de cet itinéraire? Est-ce réalisable au niveau des temps de parcours ? Merci beaucoup!
Benoit
Bonjour à tous je pars 3 semaines du 10 nov au 1 dec aux philippines nous sommes deux femmes sac sur le dos soit 20 JOURS pleins sur place
Itineraire: Banaue - Bohol - Palawan ou inversement nous ne savons pas encore. Je souhaiterais savoir quel budget prévoir/pers à cette période qui n'est pas la haute saison.
Nous avons déjà nos billets A/R Paris - Manille payés à un tarif très raisonnable 658 EUROS A/R/Pers, nous ne voulons pas spécialement nous privé mais ne cherchons pas le luxe pour autant, pour les hotels, guesthouse, on cherche la bonne ambiance, sympa et cool sans chichi et s'il y a un accès wifi c'est un plus mais pas obligé à chaque fois. Pour la nourriture nous ne sommes pas compliquées, locale de préférence avec une bonne bière et cadre agréable....😉
Nous ne sommes pas des plongeuses, mais espérons aller voir les lagons de Palawan masque et tuba seront parfait pour nous, si le temps s'y prête c'est toujours la petite inquiétude qui nous guette. Il nous faudra un guide pour les rizières en terrasse
Pour les transport il aura le bus vers banaue, et les vols intérieurs vers bohol et palawan plus transport locaux
Voili voilou en gros, sachant pertinemment que ça peut changer une fois sur place Nous voulons profiter d'un pays qui à l'air superbe, dépaysement et coutumes, partager de bons moments, mon anglais n'est pas au top mais je vais m'y remettre pour mieux me faire comprendre sur place car je pars avec ma mère qui n'ai pas beaucoup mieux que moi.😄
AU PLAISIR DE VOUS LIRE et si vous avez des conseils, rectification, sur itinéraire ou autre nous sommes preneuse Merci
Itineraire: Banaue - Bohol - Palawan ou inversement nous ne savons pas encore. Je souhaiterais savoir quel budget prévoir/pers à cette période qui n'est pas la haute saison.
Nous avons déjà nos billets A/R Paris - Manille payés à un tarif très raisonnable 658 EUROS A/R/Pers, nous ne voulons pas spécialement nous privé mais ne cherchons pas le luxe pour autant, pour les hotels, guesthouse, on cherche la bonne ambiance, sympa et cool sans chichi et s'il y a un accès wifi c'est un plus mais pas obligé à chaque fois. Pour la nourriture nous ne sommes pas compliquées, locale de préférence avec une bonne bière et cadre agréable....😉
Nous ne sommes pas des plongeuses, mais espérons aller voir les lagons de Palawan masque et tuba seront parfait pour nous, si le temps s'y prête c'est toujours la petite inquiétude qui nous guette. Il nous faudra un guide pour les rizières en terrasse
Pour les transport il aura le bus vers banaue, et les vols intérieurs vers bohol et palawan plus transport locaux
Voili voilou en gros, sachant pertinemment que ça peut changer une fois sur place Nous voulons profiter d'un pays qui à l'air superbe, dépaysement et coutumes, partager de bons moments, mon anglais n'est pas au top mais je vais m'y remettre pour mieux me faire comprendre sur place car je pars avec ma mère qui n'ai pas beaucoup mieux que moi.😄
AU PLAISIR DE VOUS LIRE et si vous avez des conseils, rectification, sur itinéraire ou autre nous sommes preneuse Merci
bonjour
nous sommes une groupe de six et partons pour les phillipines du 22 fevrier au 9 mars
je voudrais avoir votre avis sur notre trajet
arrivée le 23 à 9h35, nous avons contacté un guide à banaue qui nous assure le transfert jusqu'à la ville+ nuit à banaue+trek 2 jours dont une nuit à batad et retour à banaue le 25 au soir (prix du package :93 euros/ personne tt compris cad hébergement transport nourriture guide)
le 25 au soir, nuit sur banaue
le 26 transfert sur sagada par bus ou jeepney, après midi sur sagada pour visiter les grottes, nuit sur sagada
le 27: transfert sur manille via baguio, j'ai noté qu'il y avait des départs depuis sagada jusqu' à 13 heures, arrêt pour diner à baguio et retour de nuit sur manille
le 28 transfert sur palawan et nuit à puerto princesa
1 mars: jeepney ou van privée pour port barton et capnica island
2 mars retour sur port barton et nuit au greenview resort
les derniers jours seront consacrés au repos total à el nido cad le 3,4,5,6 et retour le 7 pour manille via un vol depuis el nido ( seair a t'il repris les vols?)
qu'en pensez vous? Bien sûr il y a bcp de transport au début mais nous 'avons que 15 jours et voulons en profiter au max
merci d'avance pour vos avis ou suggestions
Le soleil se lève sur bohol.
Nous aussi, avec Marie et Yo', on se lève et, à la différence du soleil, on ne se couchera pas là.
On est pas omnicient, un endroit à la fois.
En ce matin contrairement à la veille, ce n'est pas moi qui m'occupe du réveil. Et d'une, je ne suis pas celui qui a sollicité cette escapade à Boracai, donc si on rate l'avion, ce n'est pas moi que ça va ennuyer le plus; et de deux, vu le retour de flammes que j'ai pris la veille avec mon réveil musical, je ne suis pas près de me recreuser la tête pour qu'on émerge en musique. je me lève donc comme une fleur qui n'a comme responsabilité que celle de s'ouvrir en harmonie avec le soleil. Pas question que je me presse, je n'en fais qu'à ma tête de cochon.
En milieu de matinée, on prend un bateau de Bohol à Cebu City. A bord, le roulis fait qu'on est tous un peu comateux. Mais c'est sans conséquences hormis le fait qu'on puisse replonger dans le sommeil quelques temps. Le bateau est presque vide, ce serait presque gaché si on ne prenait pas nos aises. Marie profite de la climatisation à l'intérieur. Yo' et moi, on est à l'arrière à apprécier le vent, en tout cas le temps de s'endormir, alongé en travers de quatre sièges pour Yo', c'est plaisir! Puis, on arrive à Cebu. Le décor urbain et gris a remplacé la carte postale, comme lors de l'aller vers Bohol, la visite de Cebu City est une visite éclair, juste le temps de monter dans un taxi pour nous conduire à l'aéroport et le tour de la ville est joué. Cebu City ne s'est pas refaîte une beauté depuis 48h, ça ne nous fait pas plus d'arguments pour y salir nos semelles. On arrive à l'aéroport. Là, le jeu consiste en une nouvelle prise de tête de la versaillaise qui n'en est même pas une. Elle n'y est pas née, elle n'y a jamais vécu, mais ça ne m'étonnerait pas qu'elle soit sympathisante. Un peu tout le contraire de l'ami Sylvano qui est un versaillais de souche et qui fait tout pour s'en cacher. Pas étonnant qu'on ait des atomes crochus... Tous les avions en destination de Boracai n'autorise que dix kilos de bagages en soute. Si tu dépasses cette limite, on ne jète pas tes affaires par dessus bord mais on te rançonne de quelques euros ce qui reste anectodique du fait du prix dérisoire du billet d'avion. Et bien la Marie, ça l'emmerde cette situation. Ca l'emmerde à tel point qu'elle se lance dans l'empilement caractérisé du maximum de vêtements qu'elle peut porter sur ses larges épaules. Deux voire trois paires de chaussettes, au moins trois T-shirts, un short sous le pantalon, le remplacement de ses tongs par ses chaussures de marche, quelques foulards, un pull et le tour est joué. Pour un peu, elle pourrait jouer dans une pub pour Michelin! C'est d'autant plus intelligent qu'à l'extérieur il fait dans les 35°, bref... C'est comme ça qu'on va enregistrer nos bagages. Le couperet tombe. Mon gros sac fait un peu plus de quinze kilos, je suis bon pour payer la surtaxe. C'est pas grave, j'étais au courant bien à l'avance, pas de quoi pourrir mon voyage. Pour Yo', je ne me souviens plus de quel côté de la balance il se trouve mais, de tout état de cause, pas de quoi non plus lui faire perdre le sourire. Quant à Marie et sa stratégie de l'esquimau sous les tropiques, et bien ce n'est même pas suffisant!! C'était bien la peine!!! Elle doit aussi s'acquitter de quelque menue monnaie et elle, ça ne l'a fait pas marrer. Car maintenant son sac est parti rejoindre les soutes, elle n'a d'autre choix que de garder sur elle l'équipement pour supporter des températures négatives. Dommage Eliane!!
Dans l'avion, on se débrouille tous pour avoir un siège près d'un hublot. Il faut dire que j'ai fait un lobbying forcené auprès de mes camarades afin que chacun puisse en profiter pleinement. Les vols au dessus des Philippines ont ceci de particulier qu'il y a toujours quelque chose à se mettre sous la rétine. Des récifs de corail au montagnes et volcans menaçant, c'est toujours une explosion de couleurs au delà de tout soupçon qui prend en plus toute son ampleur quand on sait que comme on vole dans des avions à hélices, l'altitude en vol n'est jamais suffisamment élevée pour voir la terre comme un point. Et bien tout ça, ça ne suffit pas, pas à Yo'. A peine a-t-on décollé que le p'tit père me demande mon MP3 pour regarder un film. "Mais t'es pas bien? Le film il est là en bas et en technicolor!! Tu ne vas te coller devant un écran de dix centimètres de large alors que le hublot est au moins quatre fois plus grand? Si?" Et bien si. Ce sera à moi de lui dire quand il faut regarder. C'est pas bien grave et ça me fait plaisir de pouvoir satisfaire aux désirs de mon pote, mais quand même, voler au dessus d'un archipel de 7000 îles, c'est quand même pas tous les jours!!! Sacré Yo'!! Je n'irais pas dire qu'avec la Marie ils font la paire mais là-dessus, ça ressemble à un truc qu'elle aurait très bien pû faire. Méfiance... Pendant ce temps, les montagnes nous défient, les rivières se jètent dans la mer, les îles désertent. Comme ça pendant une heure à l'issue de laquelle, le capitaine prend la parole, Boracai est juste en dessous. Ca nous donne l'occasion de découvrir vue du ciel ce qui sera notre nouveau lieu de villégiature. De là haut, l'île est minuscule, droite comme un "i" et ourlée de plages dont on devine que le sable ne blesse pas la voute plantaire. On peut voir également que Boracai est loin d'être une île abandonnée vue le nombre de constructions qu'elle abrite. Mais ça, on le savait avant de venir ce qui devrait atténuer le choc, Boracai, malgé sa taille liliputienne, est la première destination balnéaire des Philippines.
A la sortie de l'avion, on s'en rend très vite compte. Une armée de tricycle attend le passager aérien. On est pas les premiers, pas des explorateurs. On prend le premier qui se présente. Pas la peine pour le chauffeur de nous demander où on va, c'est ici pour tout le monde pareil. Il faut d'abord faire trois minutes de route pour rejoindre une jetée. De là, il faut embarquer sur un bateau et traverser le court bras de mer qui séparent Boracai de Panay, sa voisine bien plus étendue sur laquelle on a atterri. Ca prend au total une demie heure à tout casser.
On est maintenant à Boracai et ne reste plus qu'à savoir où descendre. Il faut dire que je frémis encore en repensant à l'arrivée à Bohol et à la blague comme quoi il faut deux heures montre en main pour trouver un hotel. Que diantre, si ça se reproduit, je me fais hara-kiri, c'est une promesse!! Mais aujourd'hui pas la peine d'en arriver là, Marie s'est faite laisser dire qu'il y a un chouette hotel dans le coin par quelqu'un qu'elle a croisé un peu avant nous, et comme elle a les coordonnées, c'est sans mal que le chauffeur d'un nouveau tricycle nous y conduit. A l'arrivée, on est quand même en pleins doutes. C'est propre mais c'est cher, même pour bibi. On ne sait pas encore que Boracai est aussi l'île la plus chère du pays. Plus de touristes, plus de pépettes! On est donc là avec Yo' à se demander ce qu'on fait. Marie, de son côté, part visiter le dortoir réservé aux filles et quand elle revient, elle a déjà décidé, elle y reste!! Elle qui nous avait fait un sketch à Bohol, elle qui nous a trainé à Boracai, elle traine dans la boue ce qui fait du voyage un sport collectif!! Mais soit. Si tu veux n'en faire qu'à ta tronche, c'est ton choix, prends la chambre et fous nous la paix!! La demoiselle disparait. Avec Yo', on est perplexe. Non pas à cause de Marie mais sur ce qu'on fait. Rester? Partir? C'est alors que la patronne de la GH nous fait, comme le Parrain, une proposition qu'on ne peut pas refuser, un tarif bien en accord avec nos accoutrements bohèmes loin de la versaillaise. Comme un poisson affamé, on est ferré. C'est aussi là qu'on pose nos sacs à condition pour nous de ne pas révèler à qui que ce soit, et notamment à Marie, les termes de notre union tarifaire. C'est donc dans un sourire complice avec la patronne qu'on scelle l'accord. Avec Yo', on prend nos quartiers dans un des dortoirs pour nous, les hommes, et on s'en félicite. Il faut dire que c'est un dortoit avec quatre lits et quatre ventilateurs dans lequel on est pour l'instant tous seuls, ça nous fait de la place à revendre ce qui, pour le prix, est pas loin d'être inconcevable. En plus, il y a le Wifi ce qui n'est pour déplaire à personne à commencer par Yo' qui se fait une petite scéance internet. Moi, internet, ce sera pour plus tard, j'ai quand même envie de voir la plage qui fait la fierté et qui trone en première page de tous les catalogues touristiques des Philippines. Et même s'il fait déjà nuit, c'est pas bien grave, ça me donnera toujours de quoi méditer avant la journée ensoleillé de demain. Je pars en séquence découverte. Notre GH est séparée de la plage de quelques dizaines de mètres. Le chemin qu'il faut emprunter est sombre et exigu. C'est à l'inverse total de ce qui ce passe de l'autre côté, côté sable. Là, c'est l'hallu'. Pour se retrouver les pieds dans l'eau, il faut d'abord traverser un chemin sablonneux éclairé comme à Las Vegas. Ce chemin longe la plage et est une enfilade de bars, de restaurants, d'hotels, d'épiceries, de centres de plongée, de magasins de souvenirs, de stands de massages et de tatouages, tout pour contenter un touriste plagiste lambda. Ca fait un peu peur la première fois!! Puis, il faut aussi traverser tous les bars et restaurants qui ont un emplacement sur le sable. Au milieu des tables, des chaises longues, des palmiers, il faut se frayer un chemin, pas chose facile! Ca pourrait aussi être effrayant mais je remarque une chose qui me flatte dans le sens du poil : tous ces établissements ont un doux parfum relaxant, ça boit sur des tables basses assis sur le sable ou sur de longues chaises confortables ou encore mieux sur des poufs géants, ça dîne sous les palmiers, le tout avec des éclairages tamisés qui ne gachent rien. L'ambiance de l'île n'a rien d'Ibiza. Ca a beau, certes, être très fréquenté, mais comme il n'y a pas un batiment qui dépasse la hauteur des arbres, tout reste à échelle humaine. Et puis enfin, quand on a dépassé tout le rideau de débit de boissons et de nourriture, on y est, White Sand Beach est là, immense, comptable en kilomètres. C'est facile à voir, même de nuit, les établissements se suivent à perte de vue derrière les palmiers. Sans aller jusqu'au bout car, à un moment, il va falloir que je rentre chercher Yo', je me lance dans une petite marche le long de la grande bleu en anticipant le fait qu'elle soit turquoise. Une heure tout au plus, puis je retourne à la maison. Là, je récupère Yo' au passage et comme on est pas des chiens, on va voir Marie pour savoir si elle veut se joindre à nous. Et bien non! En définitive, la pauvre ne se sent pas très bien et préfère passer la soirée dans son dortoir. Qu'à celà ne tienne, c'est pas plus gênant que ça pour ne pas dire autre chose. D'ailleurs, en retournant à la plage avec le Yo', je commence à m'épancher sur le fait que plus le temps fait son oeuvre et plus Marie et moi, c'est loin de faire deux et que j'en suis désolé car je suis persuadé que elle et lui, c'est une amitié forte qui les lie. Et bien patatra!!! Yo' me fait la même révélation!!! De la Marie, lui aussi il en a plus qu'assez!! Résultat, on part dans un rire complice, ravis de voir que l'un et l'autre, on est sur la même longueur d'onde, partis pour une soirée où qui se ressemble s'assemble.
Après que Yohann est à son tour jaugé la plage, il est grand temps de festoyer et de rire encore de qui vous devinez. On sait, on est vraiment des sales gosses. Les pieds dans le sable, les assiettes s'additionnent. L'addition, s'il vous plait. Plus loin sur la plage, il y a un spectacle de feu qui bat son plein. Ca tournoie dans tous les sens, les accrobates ont du talent. Personnellement des "fire shows", j'en ai déjà vu quelques uns depuis que je suis en errance autour du monde, mais pour le Yo', c'est la première fois. Il convient donc de s'en ravir. Il doit y avoir six ou sept danseurs, quelques garçons, quelques filles. Tous les deux, on commence à s'assoir sur le sable afin d'être aux premières loges. Puis comme la soirée bat son plein, on convient qu'il serait de bon aloi de s'assoir en terrasse, toujours sur le sable, du bar devant lequel les artistes s'expriment. Un cocktail chacun, pas de mal à se faire du bien. Autour de nous, il y a quelques touristes, tous philippins, on est donc les seuls blancos. Je dis ça avec le sourire car Yo' est un type tout ce qu'il y a de plus métissé. Il a des origines de partout à travers le globe, n'a rien d'un Jean-Pierre, ce qui fait que blanco ne s'applique que parce que c'est un parigo au milieu des philippins. Le spectacle se poursuit. Plus ça va et plus on sympathise avec les manieurs de feu. Ils sont tous vraiment bon esprit et à chaque fois maintenant que l'un en finit pour un temps avec son numéro, il vient s'assoir à notre table. J'ai rarement vu meilleur comité d'accueuil, comité qui reste même avec nous une fois le spectacle complêtement achevé. Les verres s'enchainent dans une ambiance tropicale. Parfois on les fait rire, parfois il nous font rire, mais le plus souvent on rigole tous ensemble. En fait, le feeling passe tellement bien qu'ils nous proposent de les accompagner pour la suite de leur soirée. Ils ont fini de travailler, place à la détente.
La détente pour les philippins à Boracai, en tout cas pour ceux avec qui on délire ce soir, c'est d'aller voir un concours de beauté. Rasoir me direz vous. Et vous auriez raison s'il ne s'agissait d'un concours un peu plus particulier que ce que j'avais en tête : ce soir, on note les travestis. Le concours se déroule dans un immense espace qui tient autant du bar que de la salle de spectacle. Au centre se dresse une large scène sur laquelle les "concurrentes" défilent et les "maîtresses" de cérémonie tantôt détendent l'atmosphère, tantôt l'enflamment. Ces hotesses, qui ont apparemment fêtées leur vingtième printemps voilà belle lurette, sont les diablesses en chef de la soirée. Elles ne connaissent aucune limite. Elles enchainent les blagues "de très bon gout" tout au long du spectacle en en rajoutant parfois, mimant l'acte préliminaire ou sexuel avec tout ce qui leur tombe sous la main : un aspirateur, un extincteur. C'est pas très distingué mais en tout cas, c'est illarant! Les candidates, elles, sont au nombre de trois. La première a carrément l'air d'une professionnelle. Elle concilie la vulgarité avec le fait qu'on ne peut pas s'y tromper, c'est un bonhomme avec une pomme d'Adam et tout et tout. Quelle élégance, quelle "grasse"!! La deuxième semble tout droit tombée du nid. Elle est extrèmement timide ce qui en fait une cible de choix pour les présentatrices incendiaires, et semble tout juste majeure. La troisième, c'est là que ça se complique, est un canon de beauté. Grande, fine, des jambes interminables posées sur un sourire étincelant et ravageur. Nuls doutes que c'est elle qui va gagner. Bien plus de doute, en revanche, sur le fait que c'est, pas c'était, un homme. C'est là tout l'objet du concours. C'est un coup à remettre en question tout ce que vous savez de l'homme et de la femme!! Une fois les présentations faites, le concours débute réellement. Premier défilé, première tenue, de petites jupettes aguichantes. Dans la salle, intégralement peuplée de locaux à l'exception, encore une fois, de Yo' et moi, ça rit, ça applaudit, ça vit. A notre table, ça vit aussi, tellement que Yo' est en train d'enlasser sa voisine Septer, manipulatrice de batons enflammés sur la plage, enlasser voire embrasser goulument avant même la deuxième acte. De mon côté, j'ai aussi une voisine, Micky (Mickaela) et celle-ci est également du genre plutôt entreprenante. Sa main ne cesse de toucher la mienne, et après quelques temps nos doigts se mélangent. Difficile de résister, la gamine est trop sexy, trop sympa, et puis c'est une danseuse depuis huit ans. Une danseuse... Deuxième défilé, deuxième tenue, c'est l'heure des maillots de bain une pièce. Yo' est toujours parti dans un numéro d'échanges culturels façon bouche contre bouche. Moi, j'entame les dernières paroles avant de moi aussi passer à table. Rien de tel que quelques mots bien sentis pour encore faire monter la température. Troisième défilé, troisième tenue, toujours annoncés par les maîtresses de cérémonie avec une grande pudeur (est-ce que vous voulez en voir plus? J'entends rien!!) : les maillots de bains deux pièces larges comme Dédé à coudre. Pour Yo', on maintient le cap. Pour moi, je me lance enfin dans la farandole des langues non sans avoir dit à ma compagnonne pas nonne : "Mais j'suis timide..."
A la fin du spectacle, le jury a rendu son verdict. Etrangement, on a le droit à une égalité, certes le canon a gagné mais il doit aussi partager sa courrone de roi-reine de beauté avec la candidate numéro un. C'est à n'y rien comprendre. Entre Yo' et moi, c'est aussi un ae-xequo. Chacun part bras dessus bras dessous avec sa cavalière. Et la soirée ne fait que commencer. Il a beau être déjà une heure du matin, on est encore convié à une fête d'anniversaire qui n'a pas encore commencée et qui devrait se tenir sur le toit d'un bar restaurant du bord de plage. Y'a pire. En fait, c'est un copain de Micky qui travaille là qu'on va célèbrer. Le temps qu'il ferme la boutique et le toit est à nous. En attendant, tout le monde est sur la plage à faire ce qu'il a à faire. Je passe l'heure qui suit à être collé bouche contre bouche avec ma mignonne. Tout se déroule parfaitement bien sauf que pendant qu'elle m'embrasse, la môme n'arrête pas de m'aspirer la lèvre à m'en faire mal. Je ne comprends rien et me vois obliger de lui demander ce que c'est que cette nouvelle mode qui fait que tout le monde va vite se retrouver avec des lèvres gonflées de sang à la manière d'un suçon. Jusqu'à preuve du contraire (je vous attends les filles, prouvez moi le contraire), on ne fait pas ça en France! - "Attends mais tu ne sais pas embrasser ou quoi?!? Tout le monde fait ça ici!! - Moi, pas savoir embrasser? C'est pourtant une de mes occupations préférées quand je peux et personne ne s'en est jamais plaint, bien au contraire!! Et puis, je ne sais peut-être pas embrasser comme un philippin soit, mais si on appelle un french kiss un french kiss, ça ne peut pas m'être étranger, ça fait même partie de mon patrimoine génétique. En plus, habitant à Paris, ville parmi les villes les plus romantiques au monde, c'est peut-être toi qui devrait faire un stage!! Elle a réveillé la bête, comment veux-tu que je réagisses? Notre première dispute, bref feu de paille vite soufflé dans un nouveau baiser au clair de lune avec la mer pour témoin. Comment aurait-il pû en être autrement?
On aurait pû continuer comme ça jusqu'au petit matin mais la soirée avance au rythme où les copains-copines commencent à monter sur la terrasse du bar. Il doit être pas loin de 3h du matin et la fête d'anniversaire commence, on est reçu comme des membres de la famille. Il y a de la nourriture à profusion, de la boisson en caisses et des rires, beaucoup de rires. Apparemment, on est pas les seuls à avoir pris de l'avance. Yo' est là avec Septer mais peu après le début, je les vois qui s'éclipsent, les coquins... Yo' va enfin pouvoir passer à l'action, lui qui me dit depuis une semaine qu'il est en rût. Nous, avec Mickaela, c'est l'un contre l'autre que la soirée défile. Les rares moments où ça s'interrompt, c'est pour participer à des jeux à boire avec tous ceux qui nous entourent. Ca se passe selon un principe simple : chacun prend une bouteille de bière pleine, la descend aussi vite que possible et si tu es le premier à en venir à bout, tu as gagné, tu as le droit d'embrasser qui tu veux. Etrange rituel. Bien évidemment, moi, j'ai perdu. Et d'une je ne suis pas un buveur de bière et de deux, je suis connu pour être un coureur de fond et non un sprinter. En plus, j'ai déjà une cavalière, pas besoin d'en avoir davantage.
Pour Yo', ça aurait pû être la même. Il aurait pû s'en tenir là. Mais non, il a choisi de franchir la ligne. Apparemment mal lui en a pris. Quand il revient à la soirée, il fait vraiment une petite mine, comme s'il était passé sous une échelle un vendredi 13 attaché à un chat noir. Il a pourtant eu ce qu'il a voulu, je n'y comprends rien. En fait, c'est tout simple. Je me souviens quand lors du concours de beauté, j'étais resté abassourdi par le fait que parfois il est réellement impossible de savoir ce qui ce cache sous les jupes des filles. Pour Yo', c'est la même chose, abassourdi. Et blême. Et désabusé... Même s'il n'a pas été jusqu'au bout des investigations qu'il aurait été sage de mener, il en est sûr, Septer c'est pas une biche. Il est donc maintenant qu'il sait, impossible pour lui de se trouver ne serait-ce qu'à distance respectable du bichon. Déjà sur le même toit, c'est un tour de force. Il est amer et c'est rien de le dire. Pour un peu, il est blanco. Il est même tellement énervé qu'il essaye de me convaincre que Micky n'est pas non plus ce qu'elle dit qu'elle est. Le doute est alors de mise. Quoi faire? Douloureuse question... Je jète un coup d'oeil à ma chère et évalue. Mais non, je reste convaincu du bien-fondé de ma relation restée au dessus du niveau de la ceinture. Je vous engage d'ailleurs à évaluer par vous même son profil sur facebook dans la liste de mes ami(e)s.
La soirée se termine ainsi. Le soleil va se lever dans peu de temps. La lumière commence à remplir la plage que l'on peut commencer à admirer depuis le toit du bar. Tout le monde est fatigué ou tendu ou les deux, il est temps de rentrer reprendre des forces en attendant d'y voir vraiment clair. Je raccompagne Micky jusqu'à la porte de son hotel main dans la main. Yo' est aussi là ainsi que Prosper sans contact physique. Je dis "à demain", Yo' pense "adieu". L'avenir nous le dira.
Le réveil de 13h est douloureux. Douloureux à cause du mal au crane qu'a laissé cette soirée alcoolisée pour tous les deux, douloureux à cause de l'amertume dont Yo' est encore rempli. Moi, je suis toujours quelque part entre doute et certitude. D'une part, j'essaye de me convaincre que Mickaela n'est pas Mickael, d'autre part, c'est impossible vu ce que vit mon Yo' sans l'avoir senti venir. Mais plus ça va et plus je pense être dans le vrai, dès le réveil, je me connecte à facebook et découvre l'invitation de ma belle. C'est l'occasion de voir son profil ainsi que les photos qui l'illustrent. C'est bien la même personne que j'ai "fréquenté" hier, pas de moustache, pas de barbe, pas de pomme d'Adam, on est bon!!! Je peux donc aller sur la plage l'esprit léger. Là, comme on est en pleine heure de pointe, on peut réellement appréhender la plage. Elle est à deux visages. Le premier est coloré comme un arc en ciel menant au paradis. Le sable est d'une blancheur incroyable, blancheur qui se fond du vert au bleu à mesure que l'on s'enfonce vers les profondeurs de la mer qui est à faire rêver quand on travaille encore à la caisse de la Bank of Tokyo et qu'on a comme seul horizon trois épaisseurs de plexiglass qui vous séparent de murs marrons éclairés aux néons. Les palmiers sont une douce enfilade à perte de vue, comme pour faire de l'endroit le stéréotype parfait de la plage de rêve. Le second cependant est le côté obscur. La couleur prédominante y est le noir, comme dans "noir de monde", à trop additionner les couleurs voilà ce qu'on récolte. A l'heure où on débarque, c'est la marée haute. L'eau remonte loin sur la rive et les quelques mètres de large qui restent au sec sont eux noyés sous un flot de touristes alanguis au soleil, de jetskis près à être louer, de capitaines de bateaux près à vous emmener pour une heure ou une journée faire le tour des îles alentours, de vendeurs en tous genres. Quel côté choisir? Pas difficile de répondre. Comme d'habitude, le côté clair a ma préférence. Nous aussi donc, on lézarde au soleil. Nous aussi, on barbotte comme des idiots. Nous aussi, on s'extasie. C'est notre vrai premier jour, on ne va pas se priver et ce jusqu'au coucher de soleil qui innonde la plage d'une lumière magnifique, un régal! C'est ensuite l'heure de penser à manger. Mais avant cela, il faut qu'on repasse à la GH pour se changer et qu'éventuellement on s'enquiert du sort de Marie dont c'est déjà le dernier soir à Boracai. Quand on revient, elle est là à nous attendre, c'est charmant. Avec Yo', on est acculé dans un coin, on ne peut rien faire d'autre que d'accepter de dîner en tête à tête à tête à tête. Quatre têtes au total car Marie s'est faite une potesse qui partage son dortoir et elle vient aussi avec nous croiser le fer de nos fourchettes. Aucun problème particulier enfin pour le moment car Yo' est très préoccupé. La soirée d'hier a laissé de telles traces qu'il a dors et déjà été conclu qu'on ne l'évoque sous aucun prétexte, quel qu'il soit, même en cas de danger de mort. Et pour que cette mission discrétion se présente sous les meilleurs hospices, il faut absolument que quand on rejoint la plage, on n'aille pas vers la droite, c'est à dire vers l'endroit où se tenait le fire show la veille. Il va donc falloir trouver un prétexte. C'est pas compliqué. A peine débarqués sur le sable, Yo' et moi menons le bal, on tourne les talons vers la direction souhaitée. Mais Marie, qui ne l'entend pas de cette oreille, a bien envie d'y aller à droite. Yo' se lance alors dans un plaidoyé : - "Attends on ne va pas encore aller par là! Avec Brice, hier soir, on a déjà écumé tous les bars se trouvant dans cette direction et d'après ce qu'on peut t'en dire, c'était pas top. Ce soir, on aimerait bien aller de l'autre côté pour changer et c'est pas négociable!!" Bien joué le professionnel du camouflage de preuve!! Il ne leur a laissées aucunes options, c'est ce qu'on appelle un champion. On file donc vers la gauche jusqu'à un restaurant mongol, sans doute perdu sur la route d'Oulan Bator... Mais passons... Comme c'est la dernière de Marie, tout se passe au mieux, les sourires sont de mise, et Prosper est invisible. Ca devrait soulager Yo' mais le pauvre ne peut se défaire de l'idée que s'il la croise, c'est l'univers tout entier qui va imploser. A chaque fois qu'il a un moment loin de la présence féminine, il ne cesse de me répéter qu'il faut qu'il rentre, que ce soir, c'est pas son soir. Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage... Ainsi, c'est alors qu'on est presque encore en train de macher que Yo' réclame l'addition et rentre à la maison se mettre à l'abri pour de bon. Pas un dernier verre, rien. C'est le premier à faire ses adieux à Marie. Moi, je n'ai pas d'alibi valable et comme en plus, je passe une bonne soirée, je préfère rester avec les miss pour un dernier verre de l'amitié. Un verre pas plus. Je suis aidé en cela par le fait que, alors qu'on est attablé, Marie repère dans la foule un ancien camarade d'unversité. Ca y est, j'ai aussi mon alibi, je les laisse rattraper le temps perdu et m'éclipse discrètement. Il est alors autour de 23h. De l'autre côté de la plage, le fire show bat son plein, je vais tenter de revoir ma môme. Mais quand j'y arrive, tous les artistes sont là sauf celle qui évidemment m'intéresse. Tant pis, on verra bien demain.
Demain donc, qui est maintenant aujourd'hui, est un nouvel hymne à Epicure. C'est pour nous, les deux parisiens qui restent, une nouvelle journée à se faire sauter la ceinture en tout bien tout honneur et à apprécier la vie de chateau de sable. C'est le premier jour sans Marie qui a quand même pris la peine de nous réveiller, bien trop tôt, pour nous saluer. Pour notre petit binome, c'est à nouveau des jours où on a plus rien à cacher qui s'annoncent, il n'y a plus de problèmes de secrets à entretenir, seulement l'éclate, l'éclate et encore l'éclate. Le soir venu, comme on est libéré du fardeau, on peut donc retourner tous les deux au fire show sans qu'il y ait de malaises. L'erreur est consommée, les souvenirs consumés. Et Micky est toujours absente. Quand je demande à Prosper (NDLR : j'écris Prosper et pas Septer car je ne me souviens jamais de son prénom. La seule chose que je sais, c'est que ça rime avec Prosper, alors ça marche et Yo' sait de qui je parle sans que j'ai besoin de préciser "le type qui avait ta langue dans sa bouche"; c'est éminemment plus diplomatique) où elle est, il me répond que Micky est partie sur Panay, son île natale qui est la grande en face de Boracai. Elle est malade et sa mère a insisté pour qu'elle aille à l'hopital. L'avant-veille, je m'en étais déjà rendu compte sans que ça me repousse, la petite couvait un sérieux rhume et était toute chaude même sans que j'y mettes du mien. Elle est partie, tant pis, peut-être sera-t-elle de retour avant que moi aussi, j'en vienne à lever le camp, on verra bien. Résultat, je suis bredouille. Prosper l'a bien compris et essaye maintenant de me faire du gringue. Sans succès, j'en rigole encore. Le type ne doute vraiment de rien et voyant que Yo' était maintenant plus que détaché, il tente encore sa chance. Deux p'tits français dans la même semaine, c'est sans doute inespéré pour le pauvre Prosper! Pauvre de ma solitude mais riche de cette journée sous le soleil, à croire qu'on ne peut pas tout avoir, on reste quand même regarder le spectacle orchestré par nos nouveaux potes. Mais l'ambiance n'y est plus... Même malgré un nouveau verre, il n'y a pas à dire, c'est retombé. C'est ainsi qu'il est minuit quand on rentre. On est toujours les seuls dans notre dortoir de quatre lits et quatre ventilateurs. Le premier est un détail, le deuxième salvateur.
Quand le soleil se relève inexorablement, c'est maintenant notre quatrième jour à Boracai. La plage principale, White Sand Beach, on peut dire qu'on en a soupé, il est grand temps d'aller se baigner ailleurs. On convient donc d'aller explorer l'autre côté de l'île, ça devrait nous faire une chouette ballade. On s'équipe donc pour passer une journée dehors en prenant tout ce qui peut être vital quand on ne sait même pas combien de temps ça risque de nous prendre. Or, en un quart d'heure montre en main, le tour est joué, l'autre rive est conquise. Là, il n'y a pas l'ombre d'un bar, pas une serviette sur la plage, rien mise à part quelques enfants qui jouent. Comment est-ce possible? Comment croire que nous ne sommes qu'à quelques encablures des hordes de corps huilés de crème solaire vendue à des prix prohibitifs dans des superettes peu scrupuleuses? C'est franchement inconcevable ce qui, au bout du compte, décuple notre bonheur d'avoir redécouvert la tranquilité. On peut donc se mettre à l'eau sans crainte de se voir heurter par un jetski, et en plus, il n'y a même pas d'oursins!! Si c'est pas malheureux... Et comme si ça ne suffisait pas, dès qu'on commence à s'immerger, les enfants viennent nous rejoindre pleins de curiosité. Là commence vraiment la partie de plaisir. Avec Yo', on fait tout ce qu'on peut imaginer pour les distraire. On plonge dans l'eau depuis le pont des bateaux qui sont amarrés là et les enfants font de même. On les fait monter sur nos épaules pour ensuite les jeter le plus haut possible. C'est tout le panel de comment distraire un enfant qui y passe. En plus, si ça les distrait, ça nous distrait aussi, tout le monde est gagnant! Ca dure comme ça plus d'une heure si bien qu'à la fin, je suis usé. Les enfants, eux, ils n'en ont que faire. Ils ont à leur disposition un clown qui fait aussi catapulte et ils n'ont jamais envie que ça se termine. Moi si. Les gamins m'a tuer. Jusqu'au retour sur le sable, j'ai beau leur dire qu'il faut que je fasses une pause sous peine de syncope, ils s'aggripent à tout ce qu'ils peuvent pour me faire rester dans l'eau. J'en ai à peu près trois par bras, deux par jambes, et cinq ou six qui s'accrochent à mon cou à la limite de m'étrangler. Increvables les gamins, bon courage aux parents d'octuplés!!! Mais ça reste la fête quand même, le soleil brille et il y a des sourires partout où je regarde. Ca compense largement le fait que je sois un vieil homme repu. D'autant qu'en plus, liberté chérie, je te prends comme tu es, avec Yo', on décide d'un retour à la GH pour satisfaire à une sieste réparatrice. Pendant trois heures!!! Quinze gamins, trois heures, il fallait bien ça. Au réveil, c'est exactement le moment du coucher de soleil. Yo' est trop crevé pour m'y accompagner, c'est en solitaire que je vais apprécier le spectacle. Magique. Le mot n'est pas trop fort. Et une fois fini, comme j'ai encore du temps avant de retrouver mon double, je ne crache pas dans la soupe et à la place, me fais faire un massage d'une heure. Un coucher de soleil, un massage, il y a des fois où on fait bien de se lever!!
La soirée qui suit n'est pas violente. On est encore sous le coup d'avoir été broyés par une armée de shtroumpfs. C'est donc par une petite promenade tranquille le long de la plage qu'on finit la journée. Le tout est de garder les forces qui nous restent, demain on a prévu de louer des vélos et, étant donnée la chaleur qu'il fait, on va en avoir besoin, pas la peine de les gaspiller. On sait aussi qu'aujourd'hui, jour de fête, c'est l'anniversaire de Prosper, et ça ne fait pas franchement envie!!!
Après donc une bonne nuit réparatrice, on concentre tout ce qu'on a d'énergie et on se lance à l'assault de Boracai, cette fois dans le sens de la longueur. Pour l'orgueuil c'est mieux, le sens de la largeur en vélo ne nous aurait valu que trois minutes de pédalage. Notre itinéraire suit la seule route de l'île. On aurait pû avoir le choix en passant par la plage en faisant fi du fait que c'est soi disant interdit, mais comme la marée est haute, c'est vite vu. Il n'y a déjà pas beaucoup de place pour prendre ses aises quand on est un piéton alors je vous dis pas quand on est un cycliste!! C'est un coup à ramasser une poignée d'allemands dans ses rayons!!! C'est ainsi parti sur la route walonnée. Eu égard à ma grande expérience cycliste dans les rues parisiennes, ça ne devrait être qu'une partie de plaisir. Mais dès les premiers coups de pédales passés, j'ouvre les vannes, c'est les grandes eaux qui reviennent, je coule à robinet ouvert. Toute la chaussée est offerte au soleil brulant et moi en dessous, j'en bave, j'en coule. Les descentes ont beau apporté leur lot de vent dans le visage, ce n'est jamais suffisamment long ou suffisamment frais pour que ça m'octroie un quelconque effet bénéfique. Qui plus est, on a beau savoir que ce serait au programme du jour depuis la veille, on a pas été fichu de s'acheter de grandes bouteilles d'eau pour étancher ce qui peut encore l'être. Mon royaume pour une bouteille d'eau, voilà tout ce à quoi je pense. La mer, la plage, les palmiers ne sont plus une carte postale, c'est juste le décor de mon agonie.
Puis, après avoir déjà perdu trois kilos, on peut enfin laisser reposer nos montures. On est arrivé à notre première étape, Kuta Beach. En un éclair, on est dans l'eau, plus dans la sueur, merveilleuse sensation de fraicheur. Il y a là quelques touristes philippins qui s'amusent dans les petites vagues. Ils sont déjà loins quand on pense qu'il est temps de partir se chercher une boisson fraiche. On sait que dès qu'on va quitter les eaux translucides, le soleil va encore nous faire mijoter à feu vif. Dure réalité. Pas si dure quand on sait qu'on a que la plage à traverser pour s'offrir l'objet de nos désirs mais dure quand même. Une fois dans le bar, c'est au litre qu'on descend les consommations. C'est comme une récompense, comme la bouteille de champagne offerte aux vainqueurs d'étape. C'est sucré, frais à s'en bruler la gorge, c'est plaisir! Mais, comme on habite pas là et que l'odyssée cycliste n'en est encore qu'à son presque commencement, il faut se remettre le pied à l'étrier, refaire monter la pression dans cette cocotte minute qu'est mon enveloppe charnelle. De nouvelles montées, de nouvelles descentes, puis sur le bas-côté un panneau écrit à la main qui indique "Bat Cave", la grotte aux chauves-souris. Une grotte? super! D'autant que ça doit être à l'abri de la chaleur, c'est exactement ce qu'il nous faut. Seulement, pour aller à la Bat Cave, il faut encore quitter la route principale et s'aventurer loin de l'asphalte sur des chemins plus prévus pour des zébus que pour les frèles pneus sensés nous porter jusque là. Mais soit, puisqu'il faut en passer par là, qu'il en soit ainsi! S'il faut faire hurler à la mort nos engins, qu'ils hurlent donc, là-bas devant, il fait frais et c'est tout ce qui compte! Au bord du chemin sur lequel on se démène maintenant, on croise deux locaux qui paressent à l'ombre. On se dit bonjour comme c'est la coutume et les deux types se proposent d'être nos guides en précisant bien que c'est nécessaire si on veut d'une part trouver la grotte et d'autre part en sortir vivant. J'exagère un poil mais c'est la dramaturgie qui veut ça... Nous, en bonne tête de bois, on ne nous la fait pas. Un guide obligatoire? Tu ne serais pas en train de nous la faire à l'envers? Regarde nous donc partir pour voir un peu si c'est obligatoire!! De toute façon, sur le chemin, il y a toujours d'autres locaux à qui on peut demander notre route si vraiment on est perdu; et puis comme il n'y a qu'une seule direction possible, c'est pas encore aujourd'hui qu'on va se perdre! D'ailleurs, on finit par trouver comme des grands le petit sentier qui mène à la grotte en taillant à travers la forêt. Il faut laisser là les vélos, non sans avoir donner au préalable à un gamin quelques roupies comme pour s'acquitter d'un ticket de parking. C'est pas bien méchant, de toutes façons, on est arrivé, je sens la fraicheur à portée de tir.
On est à pieds. La forêt devant nous est dense au possible et le sentier y serpente dans une nouvelle montée. Tout autour, les cris d'animaux plus bizarres les uns que les autres contribuent à créer une ambiance aventureuse. Il n'y avait pas d'autres vélos sur le "parking", pas de voitures, rien. Il n'y a qu'un pas à dire qu'on est seuls au monde. Après quelques minutes à enjamber les arbres, à chasser les moustiques trop collant, on y est, la bouche de la grotte est grande ouverte devant mes yeux un brin inquiets. L'atmosphère est lourde et chargée d'humidité. Pour entrer dans la grotte, c'est déjà tout un numéro d'équilibriste. Les rochers glissants jonchent le sol, il faut les escalader un à un pour appréhender ce qui nous attend à l'intérieur. Et à l'intérieur justement, c'est toujours le même chaos minéral sauf que cette fois, ça ne descend plus en pente douce mais en presque vertical, les rochers ne sont plus petits et humides, ils sont énormes et mouillés, la lumière très vite s'estompe pour laisser la place à ce qui pourrait très bien être un puit sans fond vers les portes de l'enfer. C'est donc clair et net, je suis inquiet. J'en fais part à Mr Yo'. Lui, compréhensif en écoutant mes doutes devant le peut-être Everest qu'il nous faut descendre pour mener à bien notre aventure, propose de reprendre le chemin qui poursuivait encore sa course jusqu'un peu plus haut dans la montagne. Merci de proposer un plan B! Qu'on aille donc voir!! En effet, il avait raison, ça poursuit plus haut jusqu'à une seconde entrée. Là, même si c'est toujours un peu casse-croutes, c'est quand même un peu plus accessible. On se jète donc dans la gueule du monstre. Prenant bien garde de ne pas glisser, on descend petit à petit jusqu'à atteindre le bout du tunnel. De là, on voit encore l'entrée, ça n'était pas si profond que ça. Mais, d'un autre côté, il faut se rendre à l'évidence, cette grotte n'est pas la Bat Cave, c'est la P'tite Cave et c'est tout! Pas l'ombre d'une chauve-souris, pas d'odeurs de fientes, c'est pas bon, c'était l'autre, et merde... Personnellement, la vue de la première cave n'a laissé qu'une trace indélébile en forme de sens interdit. Je ne le sens pas, pas du tout même. Quand on repasse devant la première entrée, je sais que ce n'est pas pour moi, pas aujourd'hui. Mais Yo', lui, il est motivé pour deux. Ca ne lui fait pas peur, ou en tout cas pas plus que ça. Il décide donc de partir en solo, moi en lui ayant bien précisé qu'il était indispensable qu'on reste au moins en contact sonore. Si par malheur quelque chose arrivait, que je l'entendes au moins crier pourrait faire la différence. Il s'élance. Petit à petit il s'enfonce. Il s'enfonce tellement qu'après peu de temps, je n'arrive plus à le voir, caché qu'il est derrière les rochers qu'il descend avec prudence. Seule sa voix est toujours là, jusque là tout roule même si ce n'est pas une partie de plaisir. Il descend jusqu'au point où on ne voit plus assez pour progresser. C'est qu'en bons touristes, comme j'en ai maintenant l'habitude chaque fois que je finis dans une grotte, personne n'a anticipé qu'il serait de bon ton de partir avec une lampe de poche. Il est obligé de rebrousser chemin, c'est déjà suffisamment téméraire que d'être descendu si loin. Mais l'aide extérieur n'est pas loin... Alors qu'il entame sa remontée, des voix se font entendre dans la forêt et s'amplifient. Il s'agit d'un couple d'asiatiques qui fait les choses biens, puisqu'ils sont eux accompagnés d'un guide. Ils sont déterminés à explorer la grotte, moi, toujours pas. C'est à leur tour de s'enfoncer et quand ils rejoignent le Yo', ils le prennent sous leur aile, c'est gentil à eux. Moi, je continue donc à sècher pendant la petite heure que dure leur évolution acrobatique. Au retour, Yo' est tout excité. Il a vu des quantités de chauves souris mais ça ne s'est pas arrêté là, loin s'en faut. Tout en bas de la grotte, il y avait un petit lac. Yo' qui avait bien chaud, a senti en lui l'envie d'aller faire trempette. Le guide, voyant ça, n'a pû que le prévenir du danger qui le guettait : le lac est infesté de serpents. C'était vrai! D'après ce que m'a dit Yohann, sitôt dit, sitôt braqué sa lampe à la surface de l'eau. Là, nageant en attendant quelques proies, pleins de serpents rayés de bleu et de blanc, le pauvre en aurait mouillé son maillot de bain sans mettre se tremper un orteil. Et moi, avec tout ça, c'est pas du soulagement mais de la déception qui me gagne. Moi aussi, je voulais les voir les serpents!! Tant pis ou peut-être tant mieux, avec ma gaucherie légendaire, j'aurais aussi vite pû tomber dans le lac par accident comme on tombe dans une piscine avec tous ses effets personnels!! C'est mi-figue mi-raisin sec que je quitte la Bat Cave. Je sais d'avance que ça ne va pas durer surtout pour le côté sec.
A peine retourné sur le vélo, la fontaine reprend. La Bat Cave étant le point le plus loin auquel on peut se rendre depuis chez nous, j'en déduis qu'on est sur le retour. Un retour peinard, c'est ça qu'il nous faut, c'est à ça qu'on s'attache. Une nouvelle pause boisson fraiche et sucrée plus tard, on s'accorde une nouvelle baignade depuis une nouvelle plage pas loin d'être déserte. Là, je garde mon T-shirt pour aller à l'eau. De toutes façons, il est déjà trempé, ça ne peut pas être pire; le soleil est toujours brulant, un T-shirt, ça vaut une bonne crème solaire indice 60! Je ne trempe plus dans mon jus mais dans la grande bleue, c'est beaucoup mieux. Cette petite baignade nous a tout requinqué. Pour un peu, je pourrais retrouver mes jambes d'antan. Dommage, la plage depuis laquelle on se baigne est à un rocher de distance de White Sand Beach. En trois coups de pédale en longeant la mer, les bars recommencent à s'enfiler, on est arrivé. Il est 17h et quelques, c'est en plus l'heure de l'apéritif, bien que White Sand soit peuplée comme jamais, on peut quand même trouver des motifs de statisfaction! On laisse donc nos vélos se remettre sur le sable et on s'installe à la "Kasbah". Le choix a été vite vu car les tenanciers ont le bon gout de mettre des canapés remplis de coussins à même le sable avec comme seule perspective l'océan. Qui plus est, ils ont un concept de l'happy hour excellent, tout tient de la chance, c'est à pile ou face. Si tu tombes pile, tu ne perds pas la face et tu gagnes à boire ton cocktail gratuitement. Si tu perds, tu raques, c'est que t'as pas de veine. Avec Yo', on se fait donc servir deux cocktails couteux avant de voir si on est heureux au jeu. Yo' commence et perds. Je suis et perds aussi. Mais dans ces cas là, le revers de la médaille, c'est que malheureux au jeu... C'est bien de pouvoir se donner bonne conscience en se faisant délester de son pognon! Et comme si ça ne suffisait pas, on a eu droit à de la bonne musique, à un coucher de soleil de folie, à avoir du sable entre les orteils.
Maintenant qu'il fait nuit, il faut rendre les vélos. Contrairement au matin, la marée est basse, les baigneurs sont partis prendre des douches, on a tout loisir de rentrer côté plage. Ca file tout seul, le clapot de l'eau nous accompagne, c'est plat, c'est nettement plus exaltant.
La soirée qui suit est, bien que ce soit la dernière ensemble, tranquille; je suis encore rincé d'un nouveau réveil à 9h. Avec Yo', on se remémore les jours heureux où on partageait tout du lever au coucher.On s'endors comme des bébés à l'heure où d'habitude on a plutôt un verre à la main. A partir de maintenant, Boracai promet d'être plus studieuse.
Le réveil de 10h sonne les aux revoirs. On a juste le temps d'engouffrer le petit déjeuner que Yohann doit partir. Et à l'issue, ça y est, ça faisait un bail que ça n'était pas arrivé, je revoyage en solo ce que j'appréhende un peu. Ca ne veut pas dire que ça m'effraie mais simplement que jusqu'alors, Boracai était un terrain de jeu, et maintenant ça va se transformer en salle de classe.
En ce matin contrairement à la veille, ce n'est pas moi qui m'occupe du réveil. Et d'une, je ne suis pas celui qui a sollicité cette escapade à Boracai, donc si on rate l'avion, ce n'est pas moi que ça va ennuyer le plus; et de deux, vu le retour de flammes que j'ai pris la veille avec mon réveil musical, je ne suis pas près de me recreuser la tête pour qu'on émerge en musique. je me lève donc comme une fleur qui n'a comme responsabilité que celle de s'ouvrir en harmonie avec le soleil. Pas question que je me presse, je n'en fais qu'à ma tête de cochon.
En milieu de matinée, on prend un bateau de Bohol à Cebu City. A bord, le roulis fait qu'on est tous un peu comateux. Mais c'est sans conséquences hormis le fait qu'on puisse replonger dans le sommeil quelques temps. Le bateau est presque vide, ce serait presque gaché si on ne prenait pas nos aises. Marie profite de la climatisation à l'intérieur. Yo' et moi, on est à l'arrière à apprécier le vent, en tout cas le temps de s'endormir, alongé en travers de quatre sièges pour Yo', c'est plaisir! Puis, on arrive à Cebu. Le décor urbain et gris a remplacé la carte postale, comme lors de l'aller vers Bohol, la visite de Cebu City est une visite éclair, juste le temps de monter dans un taxi pour nous conduire à l'aéroport et le tour de la ville est joué. Cebu City ne s'est pas refaîte une beauté depuis 48h, ça ne nous fait pas plus d'arguments pour y salir nos semelles. On arrive à l'aéroport. Là, le jeu consiste en une nouvelle prise de tête de la versaillaise qui n'en est même pas une. Elle n'y est pas née, elle n'y a jamais vécu, mais ça ne m'étonnerait pas qu'elle soit sympathisante. Un peu tout le contraire de l'ami Sylvano qui est un versaillais de souche et qui fait tout pour s'en cacher. Pas étonnant qu'on ait des atomes crochus... Tous les avions en destination de Boracai n'autorise que dix kilos de bagages en soute. Si tu dépasses cette limite, on ne jète pas tes affaires par dessus bord mais on te rançonne de quelques euros ce qui reste anectodique du fait du prix dérisoire du billet d'avion. Et bien la Marie, ça l'emmerde cette situation. Ca l'emmerde à tel point qu'elle se lance dans l'empilement caractérisé du maximum de vêtements qu'elle peut porter sur ses larges épaules. Deux voire trois paires de chaussettes, au moins trois T-shirts, un short sous le pantalon, le remplacement de ses tongs par ses chaussures de marche, quelques foulards, un pull et le tour est joué. Pour un peu, elle pourrait jouer dans une pub pour Michelin! C'est d'autant plus intelligent qu'à l'extérieur il fait dans les 35°, bref... C'est comme ça qu'on va enregistrer nos bagages. Le couperet tombe. Mon gros sac fait un peu plus de quinze kilos, je suis bon pour payer la surtaxe. C'est pas grave, j'étais au courant bien à l'avance, pas de quoi pourrir mon voyage. Pour Yo', je ne me souviens plus de quel côté de la balance il se trouve mais, de tout état de cause, pas de quoi non plus lui faire perdre le sourire. Quant à Marie et sa stratégie de l'esquimau sous les tropiques, et bien ce n'est même pas suffisant!! C'était bien la peine!!! Elle doit aussi s'acquitter de quelque menue monnaie et elle, ça ne l'a fait pas marrer. Car maintenant son sac est parti rejoindre les soutes, elle n'a d'autre choix que de garder sur elle l'équipement pour supporter des températures négatives. Dommage Eliane!!
Dans l'avion, on se débrouille tous pour avoir un siège près d'un hublot. Il faut dire que j'ai fait un lobbying forcené auprès de mes camarades afin que chacun puisse en profiter pleinement. Les vols au dessus des Philippines ont ceci de particulier qu'il y a toujours quelque chose à se mettre sous la rétine. Des récifs de corail au montagnes et volcans menaçant, c'est toujours une explosion de couleurs au delà de tout soupçon qui prend en plus toute son ampleur quand on sait que comme on vole dans des avions à hélices, l'altitude en vol n'est jamais suffisamment élevée pour voir la terre comme un point. Et bien tout ça, ça ne suffit pas, pas à Yo'. A peine a-t-on décollé que le p'tit père me demande mon MP3 pour regarder un film. "Mais t'es pas bien? Le film il est là en bas et en technicolor!! Tu ne vas te coller devant un écran de dix centimètres de large alors que le hublot est au moins quatre fois plus grand? Si?" Et bien si. Ce sera à moi de lui dire quand il faut regarder. C'est pas bien grave et ça me fait plaisir de pouvoir satisfaire aux désirs de mon pote, mais quand même, voler au dessus d'un archipel de 7000 îles, c'est quand même pas tous les jours!!! Sacré Yo'!! Je n'irais pas dire qu'avec la Marie ils font la paire mais là-dessus, ça ressemble à un truc qu'elle aurait très bien pû faire. Méfiance... Pendant ce temps, les montagnes nous défient, les rivières se jètent dans la mer, les îles désertent. Comme ça pendant une heure à l'issue de laquelle, le capitaine prend la parole, Boracai est juste en dessous. Ca nous donne l'occasion de découvrir vue du ciel ce qui sera notre nouveau lieu de villégiature. De là haut, l'île est minuscule, droite comme un "i" et ourlée de plages dont on devine que le sable ne blesse pas la voute plantaire. On peut voir également que Boracai est loin d'être une île abandonnée vue le nombre de constructions qu'elle abrite. Mais ça, on le savait avant de venir ce qui devrait atténuer le choc, Boracai, malgé sa taille liliputienne, est la première destination balnéaire des Philippines.
A la sortie de l'avion, on s'en rend très vite compte. Une armée de tricycle attend le passager aérien. On est pas les premiers, pas des explorateurs. On prend le premier qui se présente. Pas la peine pour le chauffeur de nous demander où on va, c'est ici pour tout le monde pareil. Il faut d'abord faire trois minutes de route pour rejoindre une jetée. De là, il faut embarquer sur un bateau et traverser le court bras de mer qui séparent Boracai de Panay, sa voisine bien plus étendue sur laquelle on a atterri. Ca prend au total une demie heure à tout casser.
On est maintenant à Boracai et ne reste plus qu'à savoir où descendre. Il faut dire que je frémis encore en repensant à l'arrivée à Bohol et à la blague comme quoi il faut deux heures montre en main pour trouver un hotel. Que diantre, si ça se reproduit, je me fais hara-kiri, c'est une promesse!! Mais aujourd'hui pas la peine d'en arriver là, Marie s'est faite laisser dire qu'il y a un chouette hotel dans le coin par quelqu'un qu'elle a croisé un peu avant nous, et comme elle a les coordonnées, c'est sans mal que le chauffeur d'un nouveau tricycle nous y conduit. A l'arrivée, on est quand même en pleins doutes. C'est propre mais c'est cher, même pour bibi. On ne sait pas encore que Boracai est aussi l'île la plus chère du pays. Plus de touristes, plus de pépettes! On est donc là avec Yo' à se demander ce qu'on fait. Marie, de son côté, part visiter le dortoir réservé aux filles et quand elle revient, elle a déjà décidé, elle y reste!! Elle qui nous avait fait un sketch à Bohol, elle qui nous a trainé à Boracai, elle traine dans la boue ce qui fait du voyage un sport collectif!! Mais soit. Si tu veux n'en faire qu'à ta tronche, c'est ton choix, prends la chambre et fous nous la paix!! La demoiselle disparait. Avec Yo', on est perplexe. Non pas à cause de Marie mais sur ce qu'on fait. Rester? Partir? C'est alors que la patronne de la GH nous fait, comme le Parrain, une proposition qu'on ne peut pas refuser, un tarif bien en accord avec nos accoutrements bohèmes loin de la versaillaise. Comme un poisson affamé, on est ferré. C'est aussi là qu'on pose nos sacs à condition pour nous de ne pas révèler à qui que ce soit, et notamment à Marie, les termes de notre union tarifaire. C'est donc dans un sourire complice avec la patronne qu'on scelle l'accord. Avec Yo', on prend nos quartiers dans un des dortoirs pour nous, les hommes, et on s'en félicite. Il faut dire que c'est un dortoit avec quatre lits et quatre ventilateurs dans lequel on est pour l'instant tous seuls, ça nous fait de la place à revendre ce qui, pour le prix, est pas loin d'être inconcevable. En plus, il y a le Wifi ce qui n'est pour déplaire à personne à commencer par Yo' qui se fait une petite scéance internet. Moi, internet, ce sera pour plus tard, j'ai quand même envie de voir la plage qui fait la fierté et qui trone en première page de tous les catalogues touristiques des Philippines. Et même s'il fait déjà nuit, c'est pas bien grave, ça me donnera toujours de quoi méditer avant la journée ensoleillé de demain. Je pars en séquence découverte. Notre GH est séparée de la plage de quelques dizaines de mètres. Le chemin qu'il faut emprunter est sombre et exigu. C'est à l'inverse total de ce qui ce passe de l'autre côté, côté sable. Là, c'est l'hallu'. Pour se retrouver les pieds dans l'eau, il faut d'abord traverser un chemin sablonneux éclairé comme à Las Vegas. Ce chemin longe la plage et est une enfilade de bars, de restaurants, d'hotels, d'épiceries, de centres de plongée, de magasins de souvenirs, de stands de massages et de tatouages, tout pour contenter un touriste plagiste lambda. Ca fait un peu peur la première fois!! Puis, il faut aussi traverser tous les bars et restaurants qui ont un emplacement sur le sable. Au milieu des tables, des chaises longues, des palmiers, il faut se frayer un chemin, pas chose facile! Ca pourrait aussi être effrayant mais je remarque une chose qui me flatte dans le sens du poil : tous ces établissements ont un doux parfum relaxant, ça boit sur des tables basses assis sur le sable ou sur de longues chaises confortables ou encore mieux sur des poufs géants, ça dîne sous les palmiers, le tout avec des éclairages tamisés qui ne gachent rien. L'ambiance de l'île n'a rien d'Ibiza. Ca a beau, certes, être très fréquenté, mais comme il n'y a pas un batiment qui dépasse la hauteur des arbres, tout reste à échelle humaine. Et puis enfin, quand on a dépassé tout le rideau de débit de boissons et de nourriture, on y est, White Sand Beach est là, immense, comptable en kilomètres. C'est facile à voir, même de nuit, les établissements se suivent à perte de vue derrière les palmiers. Sans aller jusqu'au bout car, à un moment, il va falloir que je rentre chercher Yo', je me lance dans une petite marche le long de la grande bleu en anticipant le fait qu'elle soit turquoise. Une heure tout au plus, puis je retourne à la maison. Là, je récupère Yo' au passage et comme on est pas des chiens, on va voir Marie pour savoir si elle veut se joindre à nous. Et bien non! En définitive, la pauvre ne se sent pas très bien et préfère passer la soirée dans son dortoir. Qu'à celà ne tienne, c'est pas plus gênant que ça pour ne pas dire autre chose. D'ailleurs, en retournant à la plage avec le Yo', je commence à m'épancher sur le fait que plus le temps fait son oeuvre et plus Marie et moi, c'est loin de faire deux et que j'en suis désolé car je suis persuadé que elle et lui, c'est une amitié forte qui les lie. Et bien patatra!!! Yo' me fait la même révélation!!! De la Marie, lui aussi il en a plus qu'assez!! Résultat, on part dans un rire complice, ravis de voir que l'un et l'autre, on est sur la même longueur d'onde, partis pour une soirée où qui se ressemble s'assemble.
Après que Yohann est à son tour jaugé la plage, il est grand temps de festoyer et de rire encore de qui vous devinez. On sait, on est vraiment des sales gosses. Les pieds dans le sable, les assiettes s'additionnent. L'addition, s'il vous plait. Plus loin sur la plage, il y a un spectacle de feu qui bat son plein. Ca tournoie dans tous les sens, les accrobates ont du talent. Personnellement des "fire shows", j'en ai déjà vu quelques uns depuis que je suis en errance autour du monde, mais pour le Yo', c'est la première fois. Il convient donc de s'en ravir. Il doit y avoir six ou sept danseurs, quelques garçons, quelques filles. Tous les deux, on commence à s'assoir sur le sable afin d'être aux premières loges. Puis comme la soirée bat son plein, on convient qu'il serait de bon aloi de s'assoir en terrasse, toujours sur le sable, du bar devant lequel les artistes s'expriment. Un cocktail chacun, pas de mal à se faire du bien. Autour de nous, il y a quelques touristes, tous philippins, on est donc les seuls blancos. Je dis ça avec le sourire car Yo' est un type tout ce qu'il y a de plus métissé. Il a des origines de partout à travers le globe, n'a rien d'un Jean-Pierre, ce qui fait que blanco ne s'applique que parce que c'est un parigo au milieu des philippins. Le spectacle se poursuit. Plus ça va et plus on sympathise avec les manieurs de feu. Ils sont tous vraiment bon esprit et à chaque fois maintenant que l'un en finit pour un temps avec son numéro, il vient s'assoir à notre table. J'ai rarement vu meilleur comité d'accueuil, comité qui reste même avec nous une fois le spectacle complêtement achevé. Les verres s'enchainent dans une ambiance tropicale. Parfois on les fait rire, parfois il nous font rire, mais le plus souvent on rigole tous ensemble. En fait, le feeling passe tellement bien qu'ils nous proposent de les accompagner pour la suite de leur soirée. Ils ont fini de travailler, place à la détente.
La détente pour les philippins à Boracai, en tout cas pour ceux avec qui on délire ce soir, c'est d'aller voir un concours de beauté. Rasoir me direz vous. Et vous auriez raison s'il ne s'agissait d'un concours un peu plus particulier que ce que j'avais en tête : ce soir, on note les travestis. Le concours se déroule dans un immense espace qui tient autant du bar que de la salle de spectacle. Au centre se dresse une large scène sur laquelle les "concurrentes" défilent et les "maîtresses" de cérémonie tantôt détendent l'atmosphère, tantôt l'enflamment. Ces hotesses, qui ont apparemment fêtées leur vingtième printemps voilà belle lurette, sont les diablesses en chef de la soirée. Elles ne connaissent aucune limite. Elles enchainent les blagues "de très bon gout" tout au long du spectacle en en rajoutant parfois, mimant l'acte préliminaire ou sexuel avec tout ce qui leur tombe sous la main : un aspirateur, un extincteur. C'est pas très distingué mais en tout cas, c'est illarant! Les candidates, elles, sont au nombre de trois. La première a carrément l'air d'une professionnelle. Elle concilie la vulgarité avec le fait qu'on ne peut pas s'y tromper, c'est un bonhomme avec une pomme d'Adam et tout et tout. Quelle élégance, quelle "grasse"!! La deuxième semble tout droit tombée du nid. Elle est extrèmement timide ce qui en fait une cible de choix pour les présentatrices incendiaires, et semble tout juste majeure. La troisième, c'est là que ça se complique, est un canon de beauté. Grande, fine, des jambes interminables posées sur un sourire étincelant et ravageur. Nuls doutes que c'est elle qui va gagner. Bien plus de doute, en revanche, sur le fait que c'est, pas c'était, un homme. C'est là tout l'objet du concours. C'est un coup à remettre en question tout ce que vous savez de l'homme et de la femme!! Une fois les présentations faites, le concours débute réellement. Premier défilé, première tenue, de petites jupettes aguichantes. Dans la salle, intégralement peuplée de locaux à l'exception, encore une fois, de Yo' et moi, ça rit, ça applaudit, ça vit. A notre table, ça vit aussi, tellement que Yo' est en train d'enlasser sa voisine Septer, manipulatrice de batons enflammés sur la plage, enlasser voire embrasser goulument avant même la deuxième acte. De mon côté, j'ai aussi une voisine, Micky (Mickaela) et celle-ci est également du genre plutôt entreprenante. Sa main ne cesse de toucher la mienne, et après quelques temps nos doigts se mélangent. Difficile de résister, la gamine est trop sexy, trop sympa, et puis c'est une danseuse depuis huit ans. Une danseuse... Deuxième défilé, deuxième tenue, c'est l'heure des maillots de bain une pièce. Yo' est toujours parti dans un numéro d'échanges culturels façon bouche contre bouche. Moi, j'entame les dernières paroles avant de moi aussi passer à table. Rien de tel que quelques mots bien sentis pour encore faire monter la température. Troisième défilé, troisième tenue, toujours annoncés par les maîtresses de cérémonie avec une grande pudeur (est-ce que vous voulez en voir plus? J'entends rien!!) : les maillots de bains deux pièces larges comme Dédé à coudre. Pour Yo', on maintient le cap. Pour moi, je me lance enfin dans la farandole des langues non sans avoir dit à ma compagnonne pas nonne : "Mais j'suis timide..."
A la fin du spectacle, le jury a rendu son verdict. Etrangement, on a le droit à une égalité, certes le canon a gagné mais il doit aussi partager sa courrone de roi-reine de beauté avec la candidate numéro un. C'est à n'y rien comprendre. Entre Yo' et moi, c'est aussi un ae-xequo. Chacun part bras dessus bras dessous avec sa cavalière. Et la soirée ne fait que commencer. Il a beau être déjà une heure du matin, on est encore convié à une fête d'anniversaire qui n'a pas encore commencée et qui devrait se tenir sur le toit d'un bar restaurant du bord de plage. Y'a pire. En fait, c'est un copain de Micky qui travaille là qu'on va célèbrer. Le temps qu'il ferme la boutique et le toit est à nous. En attendant, tout le monde est sur la plage à faire ce qu'il a à faire. Je passe l'heure qui suit à être collé bouche contre bouche avec ma mignonne. Tout se déroule parfaitement bien sauf que pendant qu'elle m'embrasse, la môme n'arrête pas de m'aspirer la lèvre à m'en faire mal. Je ne comprends rien et me vois obliger de lui demander ce que c'est que cette nouvelle mode qui fait que tout le monde va vite se retrouver avec des lèvres gonflées de sang à la manière d'un suçon. Jusqu'à preuve du contraire (je vous attends les filles, prouvez moi le contraire), on ne fait pas ça en France! - "Attends mais tu ne sais pas embrasser ou quoi?!? Tout le monde fait ça ici!! - Moi, pas savoir embrasser? C'est pourtant une de mes occupations préférées quand je peux et personne ne s'en est jamais plaint, bien au contraire!! Et puis, je ne sais peut-être pas embrasser comme un philippin soit, mais si on appelle un french kiss un french kiss, ça ne peut pas m'être étranger, ça fait même partie de mon patrimoine génétique. En plus, habitant à Paris, ville parmi les villes les plus romantiques au monde, c'est peut-être toi qui devrait faire un stage!! Elle a réveillé la bête, comment veux-tu que je réagisses? Notre première dispute, bref feu de paille vite soufflé dans un nouveau baiser au clair de lune avec la mer pour témoin. Comment aurait-il pû en être autrement?
On aurait pû continuer comme ça jusqu'au petit matin mais la soirée avance au rythme où les copains-copines commencent à monter sur la terrasse du bar. Il doit être pas loin de 3h du matin et la fête d'anniversaire commence, on est reçu comme des membres de la famille. Il y a de la nourriture à profusion, de la boisson en caisses et des rires, beaucoup de rires. Apparemment, on est pas les seuls à avoir pris de l'avance. Yo' est là avec Septer mais peu après le début, je les vois qui s'éclipsent, les coquins... Yo' va enfin pouvoir passer à l'action, lui qui me dit depuis une semaine qu'il est en rût. Nous, avec Mickaela, c'est l'un contre l'autre que la soirée défile. Les rares moments où ça s'interrompt, c'est pour participer à des jeux à boire avec tous ceux qui nous entourent. Ca se passe selon un principe simple : chacun prend une bouteille de bière pleine, la descend aussi vite que possible et si tu es le premier à en venir à bout, tu as gagné, tu as le droit d'embrasser qui tu veux. Etrange rituel. Bien évidemment, moi, j'ai perdu. Et d'une je ne suis pas un buveur de bière et de deux, je suis connu pour être un coureur de fond et non un sprinter. En plus, j'ai déjà une cavalière, pas besoin d'en avoir davantage.
Pour Yo', ça aurait pû être la même. Il aurait pû s'en tenir là. Mais non, il a choisi de franchir la ligne. Apparemment mal lui en a pris. Quand il revient à la soirée, il fait vraiment une petite mine, comme s'il était passé sous une échelle un vendredi 13 attaché à un chat noir. Il a pourtant eu ce qu'il a voulu, je n'y comprends rien. En fait, c'est tout simple. Je me souviens quand lors du concours de beauté, j'étais resté abassourdi par le fait que parfois il est réellement impossible de savoir ce qui ce cache sous les jupes des filles. Pour Yo', c'est la même chose, abassourdi. Et blême. Et désabusé... Même s'il n'a pas été jusqu'au bout des investigations qu'il aurait été sage de mener, il en est sûr, Septer c'est pas une biche. Il est donc maintenant qu'il sait, impossible pour lui de se trouver ne serait-ce qu'à distance respectable du bichon. Déjà sur le même toit, c'est un tour de force. Il est amer et c'est rien de le dire. Pour un peu, il est blanco. Il est même tellement énervé qu'il essaye de me convaincre que Micky n'est pas non plus ce qu'elle dit qu'elle est. Le doute est alors de mise. Quoi faire? Douloureuse question... Je jète un coup d'oeil à ma chère et évalue. Mais non, je reste convaincu du bien-fondé de ma relation restée au dessus du niveau de la ceinture. Je vous engage d'ailleurs à évaluer par vous même son profil sur facebook dans la liste de mes ami(e)s.
La soirée se termine ainsi. Le soleil va se lever dans peu de temps. La lumière commence à remplir la plage que l'on peut commencer à admirer depuis le toit du bar. Tout le monde est fatigué ou tendu ou les deux, il est temps de rentrer reprendre des forces en attendant d'y voir vraiment clair. Je raccompagne Micky jusqu'à la porte de son hotel main dans la main. Yo' est aussi là ainsi que Prosper sans contact physique. Je dis "à demain", Yo' pense "adieu". L'avenir nous le dira.
Le réveil de 13h est douloureux. Douloureux à cause du mal au crane qu'a laissé cette soirée alcoolisée pour tous les deux, douloureux à cause de l'amertume dont Yo' est encore rempli. Moi, je suis toujours quelque part entre doute et certitude. D'une part, j'essaye de me convaincre que Mickaela n'est pas Mickael, d'autre part, c'est impossible vu ce que vit mon Yo' sans l'avoir senti venir. Mais plus ça va et plus je pense être dans le vrai, dès le réveil, je me connecte à facebook et découvre l'invitation de ma belle. C'est l'occasion de voir son profil ainsi que les photos qui l'illustrent. C'est bien la même personne que j'ai "fréquenté" hier, pas de moustache, pas de barbe, pas de pomme d'Adam, on est bon!!! Je peux donc aller sur la plage l'esprit léger. Là, comme on est en pleine heure de pointe, on peut réellement appréhender la plage. Elle est à deux visages. Le premier est coloré comme un arc en ciel menant au paradis. Le sable est d'une blancheur incroyable, blancheur qui se fond du vert au bleu à mesure que l'on s'enfonce vers les profondeurs de la mer qui est à faire rêver quand on travaille encore à la caisse de la Bank of Tokyo et qu'on a comme seul horizon trois épaisseurs de plexiglass qui vous séparent de murs marrons éclairés aux néons. Les palmiers sont une douce enfilade à perte de vue, comme pour faire de l'endroit le stéréotype parfait de la plage de rêve. Le second cependant est le côté obscur. La couleur prédominante y est le noir, comme dans "noir de monde", à trop additionner les couleurs voilà ce qu'on récolte. A l'heure où on débarque, c'est la marée haute. L'eau remonte loin sur la rive et les quelques mètres de large qui restent au sec sont eux noyés sous un flot de touristes alanguis au soleil, de jetskis près à être louer, de capitaines de bateaux près à vous emmener pour une heure ou une journée faire le tour des îles alentours, de vendeurs en tous genres. Quel côté choisir? Pas difficile de répondre. Comme d'habitude, le côté clair a ma préférence. Nous aussi donc, on lézarde au soleil. Nous aussi, on barbotte comme des idiots. Nous aussi, on s'extasie. C'est notre vrai premier jour, on ne va pas se priver et ce jusqu'au coucher de soleil qui innonde la plage d'une lumière magnifique, un régal! C'est ensuite l'heure de penser à manger. Mais avant cela, il faut qu'on repasse à la GH pour se changer et qu'éventuellement on s'enquiert du sort de Marie dont c'est déjà le dernier soir à Boracai. Quand on revient, elle est là à nous attendre, c'est charmant. Avec Yo', on est acculé dans un coin, on ne peut rien faire d'autre que d'accepter de dîner en tête à tête à tête à tête. Quatre têtes au total car Marie s'est faite une potesse qui partage son dortoir et elle vient aussi avec nous croiser le fer de nos fourchettes. Aucun problème particulier enfin pour le moment car Yo' est très préoccupé. La soirée d'hier a laissé de telles traces qu'il a dors et déjà été conclu qu'on ne l'évoque sous aucun prétexte, quel qu'il soit, même en cas de danger de mort. Et pour que cette mission discrétion se présente sous les meilleurs hospices, il faut absolument que quand on rejoint la plage, on n'aille pas vers la droite, c'est à dire vers l'endroit où se tenait le fire show la veille. Il va donc falloir trouver un prétexte. C'est pas compliqué. A peine débarqués sur le sable, Yo' et moi menons le bal, on tourne les talons vers la direction souhaitée. Mais Marie, qui ne l'entend pas de cette oreille, a bien envie d'y aller à droite. Yo' se lance alors dans un plaidoyé : - "Attends on ne va pas encore aller par là! Avec Brice, hier soir, on a déjà écumé tous les bars se trouvant dans cette direction et d'après ce qu'on peut t'en dire, c'était pas top. Ce soir, on aimerait bien aller de l'autre côté pour changer et c'est pas négociable!!" Bien joué le professionnel du camouflage de preuve!! Il ne leur a laissées aucunes options, c'est ce qu'on appelle un champion. On file donc vers la gauche jusqu'à un restaurant mongol, sans doute perdu sur la route d'Oulan Bator... Mais passons... Comme c'est la dernière de Marie, tout se passe au mieux, les sourires sont de mise, et Prosper est invisible. Ca devrait soulager Yo' mais le pauvre ne peut se défaire de l'idée que s'il la croise, c'est l'univers tout entier qui va imploser. A chaque fois qu'il a un moment loin de la présence féminine, il ne cesse de me répéter qu'il faut qu'il rentre, que ce soir, c'est pas son soir. Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, mais l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage... Ainsi, c'est alors qu'on est presque encore en train de macher que Yo' réclame l'addition et rentre à la maison se mettre à l'abri pour de bon. Pas un dernier verre, rien. C'est le premier à faire ses adieux à Marie. Moi, je n'ai pas d'alibi valable et comme en plus, je passe une bonne soirée, je préfère rester avec les miss pour un dernier verre de l'amitié. Un verre pas plus. Je suis aidé en cela par le fait que, alors qu'on est attablé, Marie repère dans la foule un ancien camarade d'unversité. Ca y est, j'ai aussi mon alibi, je les laisse rattraper le temps perdu et m'éclipse discrètement. Il est alors autour de 23h. De l'autre côté de la plage, le fire show bat son plein, je vais tenter de revoir ma môme. Mais quand j'y arrive, tous les artistes sont là sauf celle qui évidemment m'intéresse. Tant pis, on verra bien demain.
Demain donc, qui est maintenant aujourd'hui, est un nouvel hymne à Epicure. C'est pour nous, les deux parisiens qui restent, une nouvelle journée à se faire sauter la ceinture en tout bien tout honneur et à apprécier la vie de chateau de sable. C'est le premier jour sans Marie qui a quand même pris la peine de nous réveiller, bien trop tôt, pour nous saluer. Pour notre petit binome, c'est à nouveau des jours où on a plus rien à cacher qui s'annoncent, il n'y a plus de problèmes de secrets à entretenir, seulement l'éclate, l'éclate et encore l'éclate. Le soir venu, comme on est libéré du fardeau, on peut donc retourner tous les deux au fire show sans qu'il y ait de malaises. L'erreur est consommée, les souvenirs consumés. Et Micky est toujours absente. Quand je demande à Prosper (NDLR : j'écris Prosper et pas Septer car je ne me souviens jamais de son prénom. La seule chose que je sais, c'est que ça rime avec Prosper, alors ça marche et Yo' sait de qui je parle sans que j'ai besoin de préciser "le type qui avait ta langue dans sa bouche"; c'est éminemment plus diplomatique) où elle est, il me répond que Micky est partie sur Panay, son île natale qui est la grande en face de Boracai. Elle est malade et sa mère a insisté pour qu'elle aille à l'hopital. L'avant-veille, je m'en étais déjà rendu compte sans que ça me repousse, la petite couvait un sérieux rhume et était toute chaude même sans que j'y mettes du mien. Elle est partie, tant pis, peut-être sera-t-elle de retour avant que moi aussi, j'en vienne à lever le camp, on verra bien. Résultat, je suis bredouille. Prosper l'a bien compris et essaye maintenant de me faire du gringue. Sans succès, j'en rigole encore. Le type ne doute vraiment de rien et voyant que Yo' était maintenant plus que détaché, il tente encore sa chance. Deux p'tits français dans la même semaine, c'est sans doute inespéré pour le pauvre Prosper! Pauvre de ma solitude mais riche de cette journée sous le soleil, à croire qu'on ne peut pas tout avoir, on reste quand même regarder le spectacle orchestré par nos nouveaux potes. Mais l'ambiance n'y est plus... Même malgré un nouveau verre, il n'y a pas à dire, c'est retombé. C'est ainsi qu'il est minuit quand on rentre. On est toujours les seuls dans notre dortoir de quatre lits et quatre ventilateurs. Le premier est un détail, le deuxième salvateur.
Quand le soleil se relève inexorablement, c'est maintenant notre quatrième jour à Boracai. La plage principale, White Sand Beach, on peut dire qu'on en a soupé, il est grand temps d'aller se baigner ailleurs. On convient donc d'aller explorer l'autre côté de l'île, ça devrait nous faire une chouette ballade. On s'équipe donc pour passer une journée dehors en prenant tout ce qui peut être vital quand on ne sait même pas combien de temps ça risque de nous prendre. Or, en un quart d'heure montre en main, le tour est joué, l'autre rive est conquise. Là, il n'y a pas l'ombre d'un bar, pas une serviette sur la plage, rien mise à part quelques enfants qui jouent. Comment est-ce possible? Comment croire que nous ne sommes qu'à quelques encablures des hordes de corps huilés de crème solaire vendue à des prix prohibitifs dans des superettes peu scrupuleuses? C'est franchement inconcevable ce qui, au bout du compte, décuple notre bonheur d'avoir redécouvert la tranquilité. On peut donc se mettre à l'eau sans crainte de se voir heurter par un jetski, et en plus, il n'y a même pas d'oursins!! Si c'est pas malheureux... Et comme si ça ne suffisait pas, dès qu'on commence à s'immerger, les enfants viennent nous rejoindre pleins de curiosité. Là commence vraiment la partie de plaisir. Avec Yo', on fait tout ce qu'on peut imaginer pour les distraire. On plonge dans l'eau depuis le pont des bateaux qui sont amarrés là et les enfants font de même. On les fait monter sur nos épaules pour ensuite les jeter le plus haut possible. C'est tout le panel de comment distraire un enfant qui y passe. En plus, si ça les distrait, ça nous distrait aussi, tout le monde est gagnant! Ca dure comme ça plus d'une heure si bien qu'à la fin, je suis usé. Les enfants, eux, ils n'en ont que faire. Ils ont à leur disposition un clown qui fait aussi catapulte et ils n'ont jamais envie que ça se termine. Moi si. Les gamins m'a tuer. Jusqu'au retour sur le sable, j'ai beau leur dire qu'il faut que je fasses une pause sous peine de syncope, ils s'aggripent à tout ce qu'ils peuvent pour me faire rester dans l'eau. J'en ai à peu près trois par bras, deux par jambes, et cinq ou six qui s'accrochent à mon cou à la limite de m'étrangler. Increvables les gamins, bon courage aux parents d'octuplés!!! Mais ça reste la fête quand même, le soleil brille et il y a des sourires partout où je regarde. Ca compense largement le fait que je sois un vieil homme repu. D'autant qu'en plus, liberté chérie, je te prends comme tu es, avec Yo', on décide d'un retour à la GH pour satisfaire à une sieste réparatrice. Pendant trois heures!!! Quinze gamins, trois heures, il fallait bien ça. Au réveil, c'est exactement le moment du coucher de soleil. Yo' est trop crevé pour m'y accompagner, c'est en solitaire que je vais apprécier le spectacle. Magique. Le mot n'est pas trop fort. Et une fois fini, comme j'ai encore du temps avant de retrouver mon double, je ne crache pas dans la soupe et à la place, me fais faire un massage d'une heure. Un coucher de soleil, un massage, il y a des fois où on fait bien de se lever!!
La soirée qui suit n'est pas violente. On est encore sous le coup d'avoir été broyés par une armée de shtroumpfs. C'est donc par une petite promenade tranquille le long de la plage qu'on finit la journée. Le tout est de garder les forces qui nous restent, demain on a prévu de louer des vélos et, étant donnée la chaleur qu'il fait, on va en avoir besoin, pas la peine de les gaspiller. On sait aussi qu'aujourd'hui, jour de fête, c'est l'anniversaire de Prosper, et ça ne fait pas franchement envie!!!
Après donc une bonne nuit réparatrice, on concentre tout ce qu'on a d'énergie et on se lance à l'assault de Boracai, cette fois dans le sens de la longueur. Pour l'orgueuil c'est mieux, le sens de la largeur en vélo ne nous aurait valu que trois minutes de pédalage. Notre itinéraire suit la seule route de l'île. On aurait pû avoir le choix en passant par la plage en faisant fi du fait que c'est soi disant interdit, mais comme la marée est haute, c'est vite vu. Il n'y a déjà pas beaucoup de place pour prendre ses aises quand on est un piéton alors je vous dis pas quand on est un cycliste!! C'est un coup à ramasser une poignée d'allemands dans ses rayons!!! C'est ainsi parti sur la route walonnée. Eu égard à ma grande expérience cycliste dans les rues parisiennes, ça ne devrait être qu'une partie de plaisir. Mais dès les premiers coups de pédales passés, j'ouvre les vannes, c'est les grandes eaux qui reviennent, je coule à robinet ouvert. Toute la chaussée est offerte au soleil brulant et moi en dessous, j'en bave, j'en coule. Les descentes ont beau apporté leur lot de vent dans le visage, ce n'est jamais suffisamment long ou suffisamment frais pour que ça m'octroie un quelconque effet bénéfique. Qui plus est, on a beau savoir que ce serait au programme du jour depuis la veille, on a pas été fichu de s'acheter de grandes bouteilles d'eau pour étancher ce qui peut encore l'être. Mon royaume pour une bouteille d'eau, voilà tout ce à quoi je pense. La mer, la plage, les palmiers ne sont plus une carte postale, c'est juste le décor de mon agonie.
Puis, après avoir déjà perdu trois kilos, on peut enfin laisser reposer nos montures. On est arrivé à notre première étape, Kuta Beach. En un éclair, on est dans l'eau, plus dans la sueur, merveilleuse sensation de fraicheur. Il y a là quelques touristes philippins qui s'amusent dans les petites vagues. Ils sont déjà loins quand on pense qu'il est temps de partir se chercher une boisson fraiche. On sait que dès qu'on va quitter les eaux translucides, le soleil va encore nous faire mijoter à feu vif. Dure réalité. Pas si dure quand on sait qu'on a que la plage à traverser pour s'offrir l'objet de nos désirs mais dure quand même. Une fois dans le bar, c'est au litre qu'on descend les consommations. C'est comme une récompense, comme la bouteille de champagne offerte aux vainqueurs d'étape. C'est sucré, frais à s'en bruler la gorge, c'est plaisir! Mais, comme on habite pas là et que l'odyssée cycliste n'en est encore qu'à son presque commencement, il faut se remettre le pied à l'étrier, refaire monter la pression dans cette cocotte minute qu'est mon enveloppe charnelle. De nouvelles montées, de nouvelles descentes, puis sur le bas-côté un panneau écrit à la main qui indique "Bat Cave", la grotte aux chauves-souris. Une grotte? super! D'autant que ça doit être à l'abri de la chaleur, c'est exactement ce qu'il nous faut. Seulement, pour aller à la Bat Cave, il faut encore quitter la route principale et s'aventurer loin de l'asphalte sur des chemins plus prévus pour des zébus que pour les frèles pneus sensés nous porter jusque là. Mais soit, puisqu'il faut en passer par là, qu'il en soit ainsi! S'il faut faire hurler à la mort nos engins, qu'ils hurlent donc, là-bas devant, il fait frais et c'est tout ce qui compte! Au bord du chemin sur lequel on se démène maintenant, on croise deux locaux qui paressent à l'ombre. On se dit bonjour comme c'est la coutume et les deux types se proposent d'être nos guides en précisant bien que c'est nécessaire si on veut d'une part trouver la grotte et d'autre part en sortir vivant. J'exagère un poil mais c'est la dramaturgie qui veut ça... Nous, en bonne tête de bois, on ne nous la fait pas. Un guide obligatoire? Tu ne serais pas en train de nous la faire à l'envers? Regarde nous donc partir pour voir un peu si c'est obligatoire!! De toute façon, sur le chemin, il y a toujours d'autres locaux à qui on peut demander notre route si vraiment on est perdu; et puis comme il n'y a qu'une seule direction possible, c'est pas encore aujourd'hui qu'on va se perdre! D'ailleurs, on finit par trouver comme des grands le petit sentier qui mène à la grotte en taillant à travers la forêt. Il faut laisser là les vélos, non sans avoir donner au préalable à un gamin quelques roupies comme pour s'acquitter d'un ticket de parking. C'est pas bien méchant, de toutes façons, on est arrivé, je sens la fraicheur à portée de tir.
On est à pieds. La forêt devant nous est dense au possible et le sentier y serpente dans une nouvelle montée. Tout autour, les cris d'animaux plus bizarres les uns que les autres contribuent à créer une ambiance aventureuse. Il n'y avait pas d'autres vélos sur le "parking", pas de voitures, rien. Il n'y a qu'un pas à dire qu'on est seuls au monde. Après quelques minutes à enjamber les arbres, à chasser les moustiques trop collant, on y est, la bouche de la grotte est grande ouverte devant mes yeux un brin inquiets. L'atmosphère est lourde et chargée d'humidité. Pour entrer dans la grotte, c'est déjà tout un numéro d'équilibriste. Les rochers glissants jonchent le sol, il faut les escalader un à un pour appréhender ce qui nous attend à l'intérieur. Et à l'intérieur justement, c'est toujours le même chaos minéral sauf que cette fois, ça ne descend plus en pente douce mais en presque vertical, les rochers ne sont plus petits et humides, ils sont énormes et mouillés, la lumière très vite s'estompe pour laisser la place à ce qui pourrait très bien être un puit sans fond vers les portes de l'enfer. C'est donc clair et net, je suis inquiet. J'en fais part à Mr Yo'. Lui, compréhensif en écoutant mes doutes devant le peut-être Everest qu'il nous faut descendre pour mener à bien notre aventure, propose de reprendre le chemin qui poursuivait encore sa course jusqu'un peu plus haut dans la montagne. Merci de proposer un plan B! Qu'on aille donc voir!! En effet, il avait raison, ça poursuit plus haut jusqu'à une seconde entrée. Là, même si c'est toujours un peu casse-croutes, c'est quand même un peu plus accessible. On se jète donc dans la gueule du monstre. Prenant bien garde de ne pas glisser, on descend petit à petit jusqu'à atteindre le bout du tunnel. De là, on voit encore l'entrée, ça n'était pas si profond que ça. Mais, d'un autre côté, il faut se rendre à l'évidence, cette grotte n'est pas la Bat Cave, c'est la P'tite Cave et c'est tout! Pas l'ombre d'une chauve-souris, pas d'odeurs de fientes, c'est pas bon, c'était l'autre, et merde... Personnellement, la vue de la première cave n'a laissé qu'une trace indélébile en forme de sens interdit. Je ne le sens pas, pas du tout même. Quand on repasse devant la première entrée, je sais que ce n'est pas pour moi, pas aujourd'hui. Mais Yo', lui, il est motivé pour deux. Ca ne lui fait pas peur, ou en tout cas pas plus que ça. Il décide donc de partir en solo, moi en lui ayant bien précisé qu'il était indispensable qu'on reste au moins en contact sonore. Si par malheur quelque chose arrivait, que je l'entendes au moins crier pourrait faire la différence. Il s'élance. Petit à petit il s'enfonce. Il s'enfonce tellement qu'après peu de temps, je n'arrive plus à le voir, caché qu'il est derrière les rochers qu'il descend avec prudence. Seule sa voix est toujours là, jusque là tout roule même si ce n'est pas une partie de plaisir. Il descend jusqu'au point où on ne voit plus assez pour progresser. C'est qu'en bons touristes, comme j'en ai maintenant l'habitude chaque fois que je finis dans une grotte, personne n'a anticipé qu'il serait de bon ton de partir avec une lampe de poche. Il est obligé de rebrousser chemin, c'est déjà suffisamment téméraire que d'être descendu si loin. Mais l'aide extérieur n'est pas loin... Alors qu'il entame sa remontée, des voix se font entendre dans la forêt et s'amplifient. Il s'agit d'un couple d'asiatiques qui fait les choses biens, puisqu'ils sont eux accompagnés d'un guide. Ils sont déterminés à explorer la grotte, moi, toujours pas. C'est à leur tour de s'enfoncer et quand ils rejoignent le Yo', ils le prennent sous leur aile, c'est gentil à eux. Moi, je continue donc à sècher pendant la petite heure que dure leur évolution acrobatique. Au retour, Yo' est tout excité. Il a vu des quantités de chauves souris mais ça ne s'est pas arrêté là, loin s'en faut. Tout en bas de la grotte, il y avait un petit lac. Yo' qui avait bien chaud, a senti en lui l'envie d'aller faire trempette. Le guide, voyant ça, n'a pû que le prévenir du danger qui le guettait : le lac est infesté de serpents. C'était vrai! D'après ce que m'a dit Yohann, sitôt dit, sitôt braqué sa lampe à la surface de l'eau. Là, nageant en attendant quelques proies, pleins de serpents rayés de bleu et de blanc, le pauvre en aurait mouillé son maillot de bain sans mettre se tremper un orteil. Et moi, avec tout ça, c'est pas du soulagement mais de la déception qui me gagne. Moi aussi, je voulais les voir les serpents!! Tant pis ou peut-être tant mieux, avec ma gaucherie légendaire, j'aurais aussi vite pû tomber dans le lac par accident comme on tombe dans une piscine avec tous ses effets personnels!! C'est mi-figue mi-raisin sec que je quitte la Bat Cave. Je sais d'avance que ça ne va pas durer surtout pour le côté sec.
A peine retourné sur le vélo, la fontaine reprend. La Bat Cave étant le point le plus loin auquel on peut se rendre depuis chez nous, j'en déduis qu'on est sur le retour. Un retour peinard, c'est ça qu'il nous faut, c'est à ça qu'on s'attache. Une nouvelle pause boisson fraiche et sucrée plus tard, on s'accorde une nouvelle baignade depuis une nouvelle plage pas loin d'être déserte. Là, je garde mon T-shirt pour aller à l'eau. De toutes façons, il est déjà trempé, ça ne peut pas être pire; le soleil est toujours brulant, un T-shirt, ça vaut une bonne crème solaire indice 60! Je ne trempe plus dans mon jus mais dans la grande bleue, c'est beaucoup mieux. Cette petite baignade nous a tout requinqué. Pour un peu, je pourrais retrouver mes jambes d'antan. Dommage, la plage depuis laquelle on se baigne est à un rocher de distance de White Sand Beach. En trois coups de pédale en longeant la mer, les bars recommencent à s'enfiler, on est arrivé. Il est 17h et quelques, c'est en plus l'heure de l'apéritif, bien que White Sand soit peuplée comme jamais, on peut quand même trouver des motifs de statisfaction! On laisse donc nos vélos se remettre sur le sable et on s'installe à la "Kasbah". Le choix a été vite vu car les tenanciers ont le bon gout de mettre des canapés remplis de coussins à même le sable avec comme seule perspective l'océan. Qui plus est, ils ont un concept de l'happy hour excellent, tout tient de la chance, c'est à pile ou face. Si tu tombes pile, tu ne perds pas la face et tu gagnes à boire ton cocktail gratuitement. Si tu perds, tu raques, c'est que t'as pas de veine. Avec Yo', on se fait donc servir deux cocktails couteux avant de voir si on est heureux au jeu. Yo' commence et perds. Je suis et perds aussi. Mais dans ces cas là, le revers de la médaille, c'est que malheureux au jeu... C'est bien de pouvoir se donner bonne conscience en se faisant délester de son pognon! Et comme si ça ne suffisait pas, on a eu droit à de la bonne musique, à un coucher de soleil de folie, à avoir du sable entre les orteils.
Maintenant qu'il fait nuit, il faut rendre les vélos. Contrairement au matin, la marée est basse, les baigneurs sont partis prendre des douches, on a tout loisir de rentrer côté plage. Ca file tout seul, le clapot de l'eau nous accompagne, c'est plat, c'est nettement plus exaltant.
La soirée qui suit est, bien que ce soit la dernière ensemble, tranquille; je suis encore rincé d'un nouveau réveil à 9h. Avec Yo', on se remémore les jours heureux où on partageait tout du lever au coucher.On s'endors comme des bébés à l'heure où d'habitude on a plutôt un verre à la main. A partir de maintenant, Boracai promet d'être plus studieuse.
Le réveil de 10h sonne les aux revoirs. On a juste le temps d'engouffrer le petit déjeuner que Yohann doit partir. Et à l'issue, ça y est, ça faisait un bail que ça n'était pas arrivé, je revoyage en solo ce que j'appréhende un peu. Ca ne veut pas dire que ça m'effraie mais simplement que jusqu'alors, Boracai était un terrain de jeu, et maintenant ça va se transformer en salle de classe.
Bonjour,
je pars aux Philippines avec mon copain au mois d'aout 2011 (vacances scolaires obligent...). Mais depuis la premiere fois ou nous avions regardé les billets, les prix ont beaucoup augmenté!!!... Pensez vous qu'il y a une periode de l'annee ou ils vont redescendre? Nous sommes preneurs de tout autre conseil pour l'achat des billets ou autre!!
Merci a vous
🙂









