Bonjour
J'aimerais trouver des cours de tamasheq (Niger) même par correspondance ou des livres. Je vais voir des amis dans le sahara libyen régulièrement. Nous avons commencé un lexique mais lorsque je reviens en France je ne peux continuer. Je sais qu'il y a parfois des differences d'un pays à l'autre c'est pourquoi j'ai précisé le tamasheq utilisé au Niger. Merci pour votre aide.
Bonjour,
je suis actuellement étudiante, j'ai commencé à étudier le haoussa et cette langue m'intéresse beaucoup, d'autant plus que j'aimerais travailler en Afrique plus tard. Où me conseillez-vous donc d'aller pour pratiquer cette langue? Au Niger? Au Nigéria?
J'aimerais avoir l'avis de personnes pratiquant cette langue.
Merci.🙂
Bonjour,
je suis très intéressé par les livres ci-après (en particulier l’ouvrage de Ligers) :
Ligers, Zacharie 1964-67. Les Sorko (Bozo). Maîtres du Niger. Etude ethnographique. 4 vols. Paris : Librairie des cinq continents.
Monteil, Charles 1933. La langue des Bozo. Population de pêcheurs du Niger. Paris : Larose.
Monteil, Charles 1971. Une cité soudanaise : Djenné. Métropole du delta central du Niger. Paris : éditions anthropos. (réimpression de l’édition du 1932)
Müller, Franz-Volker 1990. Flexibel aus Tradition. Strategien wirtschaftlichen und sozialen Handelns im mittleren Nigertal (Mali). München : Trickster. (allemand)
Sundström, Lars 1972. Ecology and symbiosis: Niger water folk. Uppsala. (anglais)
Zemp, Hugo 1971. Musique Dan. La musique dans la pensée et la vie sociale d’une société africaine. Paris : Mouton.
Merci !
hgb
je suis très intéressé par les livres ci-après (en particulier l’ouvrage de Ligers) :
Ligers, Zacharie 1964-67. Les Sorko (Bozo). Maîtres du Niger. Etude ethnographique. 4 vols. Paris : Librairie des cinq continents.
Monteil, Charles 1933. La langue des Bozo. Population de pêcheurs du Niger. Paris : Larose.
Monteil, Charles 1971. Une cité soudanaise : Djenné. Métropole du delta central du Niger. Paris : éditions anthropos. (réimpression de l’édition du 1932)
Müller, Franz-Volker 1990. Flexibel aus Tradition. Strategien wirtschaftlichen und sozialen Handelns im mittleren Nigertal (Mali). München : Trickster. (allemand)
Sundström, Lars 1972. Ecology and symbiosis: Niger water folk. Uppsala. (anglais)
Zemp, Hugo 1971. Musique Dan. La musique dans la pensée et la vie sociale d’une société africaine. Paris : Mouton.
Merci !
hgb
Bonjour cher internautes,
je pends grand plaisir de vous écrire sur ce forum si intéressant et qui aide beaucoup les gens sur des question aussi diverse que varies.
au fait j'ai RDV le 19 janvier a l'ambassade de Etat unis du Niger pour un visa F1, et je voudrais avoir plus des astuce et réponses aux différentes question qui me serons sans doute posées.
par exemple des questions comme:
- Pourquoi allez-vous aux Etats-Unis une étude en langue ? - Pourquoi avoir choisi cet école de langue? - Comment comptez-vous assumer les charges de votre séjour (scolarité, hébergement notamment), - Que comptez-vous faire après vos études (ou à la fin de votre séjour) ? je suis vraiment stressé à l'idée d’être refuser voyiez vous..
- Pourquoi allez-vous aux Etats-Unis une étude en langue ? - Pourquoi avoir choisi cet école de langue? - Comment comptez-vous assumer les charges de votre séjour (scolarité, hébergement notamment), - Que comptez-vous faire après vos études (ou à la fin de votre séjour) ? je suis vraiment stressé à l'idée d’être refuser voyiez vous..
Bonjour à tous.
j'ai un bonheur immense et un gros souci. le bonheur c'est celui d'écouter au quotidien le premier album de ASA mais vu que je ne comprend pas yorouba, ce bonheur est incomplet. Alors s'il y'en a qui peuvent me rendre ce fier service, merci d'avance. j'ai croisé un beninois qui m'en a touché deux mots, mais il n'est vraiment disponible.
WEBMASTER : merci de ne pas déplacer ce post dans la rubrique musique.
j'ai un bonheur immense et un gros souci. le bonheur c'est celui d'écouter au quotidien le premier album de ASA mais vu que je ne comprend pas yorouba, ce bonheur est incomplet. Alors s'il y'en a qui peuvent me rendre ce fier service, merci d'avance. j'ai croisé un beninois qui m'en a touché deux mots, mais il n'est vraiment disponible.
WEBMASTER : merci de ne pas déplacer ce post dans la rubrique musique.
Bonjour à tous,
C'est mon premier messages sur le forum. J'ai pu voir plusieurs des discussions concernant des voyages humanitaires en Afrique mais j'espère trouver plus de conseils et de propositions avec ce message.
Je viens de terminer mes études dans l'informatique (en attente des résultats...) et je voudrais m'engager pour des missions humanitaire dans n'importe quel domaine afin d'aider au maximum... "besoin de visiter l'afrique pour écraser mon ego..."
Je possède une énorme motivation et je voudrais vraiment m'investir pour aider et c'est pour cela que je vous demande de l'aide afin de donner et de consacrer une très grande partie de mon temps pour les autres.
Je vous remercie d'avance pour vos réponses et je suis vraiment ouvert à toute propositions pour cet été et après.
Cordialement, a très bientôt
C'est mon premier messages sur le forum. J'ai pu voir plusieurs des discussions concernant des voyages humanitaires en Afrique mais j'espère trouver plus de conseils et de propositions avec ce message.
Je viens de terminer mes études dans l'informatique (en attente des résultats...) et je voudrais m'engager pour des missions humanitaire dans n'importe quel domaine afin d'aider au maximum... "besoin de visiter l'afrique pour écraser mon ego..."
Je possède une énorme motivation et je voudrais vraiment m'investir pour aider et c'est pour cela que je vous demande de l'aide afin de donner et de consacrer une très grande partie de mon temps pour les autres.
Je vous remercie d'avance pour vos réponses et je suis vraiment ouvert à toute propositions pour cet été et après.
Cordialement, a très bientôt
Bonjour à tous,
J'ai eu plusieurs informations contradictoires sur la possibilité d'obtenir un visa pour le Burkina à la frontière avec le Niger, et je cherche à me le faire confirmer par quelqu'un qui a fait ce trajet récemment.
On m'a dit qu'il était possible d'avoir un visa de 6 jours pour 10 000 cfa à la frontière, qu'il faut ensuite faire prolonger à l'ambassade (mais je reste moins de 6 jours il s'agit d'aller faire la fête à Ouaga et retour à Niamey). D'un autre côté le visa obtenu à Niamey coûterai 40 000 cfa ce qui fait un peu cher pour quelques jours. Et puis il y a le visa entente (Burkina, Niger, Togo, Bénin, Côte d'Ivoire) qui vaut 25 000. Pourquoi de telles différences de prix d'après vous ? On me dit aussi que c'est assez aléatoire à la frontière. Est-ce qu'on peut me le refuser et pour quel motif ? et si quelqu'un pouvait me confirmer le prix ce serait gentil.
Merci à tous, Africalement
J'ai eu plusieurs informations contradictoires sur la possibilité d'obtenir un visa pour le Burkina à la frontière avec le Niger, et je cherche à me le faire confirmer par quelqu'un qui a fait ce trajet récemment.
On m'a dit qu'il était possible d'avoir un visa de 6 jours pour 10 000 cfa à la frontière, qu'il faut ensuite faire prolonger à l'ambassade (mais je reste moins de 6 jours il s'agit d'aller faire la fête à Ouaga et retour à Niamey). D'un autre côté le visa obtenu à Niamey coûterai 40 000 cfa ce qui fait un peu cher pour quelques jours. Et puis il y a le visa entente (Burkina, Niger, Togo, Bénin, Côte d'Ivoire) qui vaut 25 000. Pourquoi de telles différences de prix d'après vous ? On me dit aussi que c'est assez aléatoire à la frontière. Est-ce qu'on peut me le refuser et pour quel motif ? et si quelqu'un pouvait me confirmer le prix ce serait gentil.
Merci à tous, Africalement
Comment faire EL Oued – Tamanrasset – Niamey en transports en public?
Bonjour
J aimerais m informer sur le trajet El Oued – Tamanrasset – Niamey
1. Visas : sur la homepage de l ambassade d Algerie en Allemagne ou je vis est ecrit que pour demander un visa pour l Algerie il faut soit une invitation de quelqu un en Algerie soit une reservation d Hotel . En outre il est ecrit que pour aller dans le sud Algerien il faut une invitation d une agence de voyage avec itineraire et duree du sejour . Puis dans le formulaire de demande de visa il est demande en cas de Transit si un visa pour pays de destination (Niger)est déjà obtenu.
Quelle est votre experience avec le visa pour l Algerie ?
1. Au debut j ai pense qu une simple reservation pour une nuit dans un hotel a El Oued suffirait pour avoir le visa mais apparemment ce ne sera pas suffisant. Ou une reservation d Hotel a Tamanrasset suffirait mais si je suis oblige de passer par une agence comment faire ou trouver des agences pas cher et quel itineraire donner ? par exemple un tour a Assekrem suffirait ?
2. et le Visa pour le Niger ? obtenu sans probleme a Tamanrasset ou mieux vaut il l avoir déjà au depart d Allemagne ?
3. je voudrais passer de Tunisie en Algerie et faire le trajet par transports en public pour que ce ne soit pas cher : combien de temps ca prendra et quels sont les couts ?
4. Est-ce que il y a risque que le trajet Tamanrasset Niamey soit impossible du a tensions politiques ?
De père marocain et de mere allemande je possede les 2 passeports et donc en fait je ne dois meme pas avoir besoin de visa pour l Algerie et comme je parle arabe le deplacement en transports en public en Algerie devrait etre faisable. Par contre pour ma femme qui m accompagne le visa pour l Algerie est obligatoire
Merci de tout renseignement
woyahe
Bonjour
J aimerais m informer sur le trajet El Oued – Tamanrasset – Niamey
1. Visas : sur la homepage de l ambassade d Algerie en Allemagne ou je vis est ecrit que pour demander un visa pour l Algerie il faut soit une invitation de quelqu un en Algerie soit une reservation d Hotel . En outre il est ecrit que pour aller dans le sud Algerien il faut une invitation d une agence de voyage avec itineraire et duree du sejour . Puis dans le formulaire de demande de visa il est demande en cas de Transit si un visa pour pays de destination (Niger)est déjà obtenu.
Quelle est votre experience avec le visa pour l Algerie ?
1. Au debut j ai pense qu une simple reservation pour une nuit dans un hotel a El Oued suffirait pour avoir le visa mais apparemment ce ne sera pas suffisant. Ou une reservation d Hotel a Tamanrasset suffirait mais si je suis oblige de passer par une agence comment faire ou trouver des agences pas cher et quel itineraire donner ? par exemple un tour a Assekrem suffirait ?
2. et le Visa pour le Niger ? obtenu sans probleme a Tamanrasset ou mieux vaut il l avoir déjà au depart d Allemagne ?
3. je voudrais passer de Tunisie en Algerie et faire le trajet par transports en public pour que ce ne soit pas cher : combien de temps ca prendra et quels sont les couts ?
4. Est-ce que il y a risque que le trajet Tamanrasset Niamey soit impossible du a tensions politiques ?
De père marocain et de mere allemande je possede les 2 passeports et donc en fait je ne dois meme pas avoir besoin de visa pour l Algerie et comme je parle arabe le deplacement en transports en public en Algerie devrait etre faisable. Par contre pour ma femme qui m accompagne le visa pour l Algerie est obligatoire
Merci de tout renseignement
woyahe
serait il possible d'avoir des infos recentes sur l'etat de la piste entre Tam et Arlit, y a t il des disposition administratives particulières à respecter, merci
Bonjour tout d'abord à tous les amoureux des voyages...
Le vent me portera peut-être prochainement au Niger (dans la capitale) via une association locale (CaSCO)avec laquelle je suis entrée en contact récemment...ce qui n'est pas pour me déplaire, moi qui n'ai pas quitté la ville française depuis plusieurs années! Mon idée serait de m'engager pour un an, le temps de faire connaissance avec ce pays. N'ayant jamais mis pied sur le sol du Niger ni même de l'Afrique noire, je me pose un certain nombre de questions...
M'attelant à construire mon projet, je recherche en ce moment réponse à des questions d'ordre pratique: à quelle assurance souscrire (pour être la mieux couverte sans payer des sommes astronomiques!)? Qu'en est -il des moyens de communication sur place: le téléphone portable est-il approprié? Quel délai pour le courrier postal? Quelle couverture médicale (certains prétendent qu'il vaut mieux ne pas multiplier les vaccins car certains ne sont pas au point)? Toutes ces interrogations paraissent très autoprotectrices, j'en ai bien conscience...(peut-être que l'expérience en Afrique me fera penser autrement) Je pense aussi qu'un minuimum est nécessaire.
Je reste par ailleurs intéressée par vos témoignages et le vécu qui a été les vôtres dans les pays d'Afrique Noire.
A vos claviers, si le coeur vous en dit! Merci!
Le vent me portera peut-être prochainement au Niger (dans la capitale) via une association locale (CaSCO)avec laquelle je suis entrée en contact récemment...ce qui n'est pas pour me déplaire, moi qui n'ai pas quitté la ville française depuis plusieurs années! Mon idée serait de m'engager pour un an, le temps de faire connaissance avec ce pays. N'ayant jamais mis pied sur le sol du Niger ni même de l'Afrique noire, je me pose un certain nombre de questions...
M'attelant à construire mon projet, je recherche en ce moment réponse à des questions d'ordre pratique: à quelle assurance souscrire (pour être la mieux couverte sans payer des sommes astronomiques!)? Qu'en est -il des moyens de communication sur place: le téléphone portable est-il approprié? Quel délai pour le courrier postal? Quelle couverture médicale (certains prétendent qu'il vaut mieux ne pas multiplier les vaccins car certains ne sont pas au point)? Toutes ces interrogations paraissent très autoprotectrices, j'en ai bien conscience...(peut-être que l'expérience en Afrique me fera penser autrement) Je pense aussi qu'un minuimum est nécessaire.
Je reste par ailleurs intéressée par vos témoignages et le vécu qui a été les vôtres dans les pays d'Afrique Noire.
A vos claviers, si le coeur vous en dit! Merci!
Bonjour tout le monde,
Depuis mon voyage au Niger il y a quelques années je rêve d'apprendre le haoussa. J'habite à Strasbourg... et bien sûr le Haoussa n'est pas proposé à la fac dans cette ville... Quelle est la meilleure façon selon vous d'apprendre le Haoussa en Alsace? Existe-t-il des programmes d'enseignement à distance? des cours privés? Une idée?
Merci!!
Depuis mon voyage au Niger il y a quelques années je rêve d'apprendre le haoussa. J'habite à Strasbourg... et bien sûr le Haoussa n'est pas proposé à la fac dans cette ville... Quelle est la meilleure façon selon vous d'apprendre le Haoussa en Alsace? Existe-t-il des programmes d'enseignement à distance? des cours privés? Une idée?
Merci!!
Bonjour
Quelqu'un connait-il la route ou piste qui relie Agadez à Iferouane ? Bonne ou mauvaise ? Y-t-a-til des taxis collectifs ? Avec de l'attente longue ou pas ? Et côté billet d'avion, y-a-til moins cher que Point Afrique ?
Le truc c'est que nous aimerions nous poser quelques jours dans un village où se déroule une fête traditionnelle (A Iferouane par ex fin décembre mais peut-être ailleurs) avec notre fille de 4 ans et donc je n'y partirai peutêtre pas si cette piste était trop mauvaise ou aléatoire...
Merci de vos infos et éventuellement si vous connaissez d'autres évènements à cette période dans un pays d'afrique saharien ... n'hésitez pas à m'en parler
Merci à tous et bons voyages
Sandrine
Quelqu'un connait-il la route ou piste qui relie Agadez à Iferouane ? Bonne ou mauvaise ? Y-t-a-til des taxis collectifs ? Avec de l'attente longue ou pas ? Et côté billet d'avion, y-a-til moins cher que Point Afrique ?
Le truc c'est que nous aimerions nous poser quelques jours dans un village où se déroule une fête traditionnelle (A Iferouane par ex fin décembre mais peut-être ailleurs) avec notre fille de 4 ans et donc je n'y partirai peutêtre pas si cette piste était trop mauvaise ou aléatoire...
Merci de vos infos et éventuellement si vous connaissez d'autres évènements à cette période dans un pays d'afrique saharien ... n'hésitez pas à m'en parler
Merci à tous et bons voyages
Sandrine
Salut à tous ! Voici une tranche de vie, une tranche d'attente entre Timia et Agadez. Trois semaines pour faire 220 km... C'est une bonne moyenne 😉
Sam
++++++++++++++++++++++++++++++
Ces jours là furent ceux d’une bien longue attente. Celle du véhicule qui doit nous conduire, Kader et moi, sur le chemin du retour vers El Meki. Attente qui n’aura pas duré moins de dix jours. Attente durant laquelle chaque jour nous emportons une natte, une théière et un peu de charbon sous un arbre en bordure de l’oued. Le thé est bouilli de multiples fois, puis on le fait copieusement mousser, avant de le servir. Le premier, le second et le troisième verre. L’attente file encore un peu, et puis on recommence. D’un bout à l’autre de la journée. Nous voyons le soleil se lever chaque matin, puis s’écraser à la nuit tombante sur le sommet des montagnes. La solitude et le silence se font de plus en plus présents dans cet îlot de verdure blotti au cœur de l’Aïr. Aucun contact avec l’extérieur n’est possible. La dernière ligne téléphonique a été coupée il y a deux ans. Depuis, plus rien. Seul le vent dans les feuillages vient parfois troubler la paix des lieux. Nous savons que l’attente pourrait durer un mois. Qu’importe. Je savoure la beauté des lieux. Le crépuscule fait naître des reliefs insoupçonnés, et les couleurs se multiplient à l’infini. Jaune, ocre, rouge, orangés… quelques taches vertes et le bleu pâle du ciel. L’harmonie est parfaite. Ces lieux sont magiques. Je me sens de plus en plus appartenir à cette terre aride, étouffante, où la liberté ne connaît pas de limites. Le désert a semé en moi une graine que le nomadisme arrose continuellement.
Soudain le bruit d’un moteur poussif déchire le silence. Un vieux Berliet, vestige de la colonisation, se traîne tel un amas de tôles cousues, cornées, pliées sur un châssis rouillé. Il est déjà peuplé d’hommes et de femmes, jardiniers ou bergères, d’enfants et de chèvres, juchés sur des sacs d’oignons, des ballots de paille et des fûts d’huile de palme. Il faut encore y loger une moto, deux cartons de poules, des pieux en bois, trois sacs de dattes et une dizaine de passagers. Malgré l’inconfort manifeste, chacun cherche à se nicher dans les bagages pour un voyage qui, finalement, ne durera pas.
Le camion pousse un dernier soupir cinq kilomètres après le départ, au beau milieu d’un vaste plateau noirci de basalte. Nous attendons d’abord à l’ombre du camion que le chauffeur et son mécanicien diagnostiquent la panne. Il y en aura visiblement pour longtemps. J'ai beau leur offrir mes services, je suis étranger, et par conséquent dispensé de travaux mécaniques pour aujourd'hui.
Je décide alors de m’éloigner à quelques centaines de mètres, sous un acacia m’offrant une ombre hésitante. J’aime désormais attendre. J’aime le désert. Je laisse mon esprit se perdre dans les cailloux, à la recherche d’un quelconque signe de vie, même des plus infimes. Dieu a créé le désert, infiniment vide, pour pouvoir y déambuler en paix dit un adage Touareg. Et moi, bête que je suis, je fouille l’horizon des yeux, espérant l’y trouver.
En fin de journée, constatant que le camion est aux trois quarts démonté sur la piste, je prépare du thé pour mes compagnons de route. Quelle surprise pour eux de se voir servir le thé par un blanc. De mémoire de touareg, cela ne s’est pas vu très souvent. Puis nous ingurgitons quelques louches de bouillie de mil, des dattes et du fromage. A la nuit tombée, voyant que le camion ne repartira pas, chacun écarte les cailloux pour y loger une natte et s’endormir. Il ne servirait à rien de retourner à Timia, pourtant distant de quelques kilomètres. Nous n’y trouverions ni mécanicien, ni véhicule de remplacement. Et puis le chemin à parcourir est devant nous.
Nous quittons les lieux à pieds le lendemain matin, pour le village suivant, distant d’une quinzaine de kilomètres. Là s’y trouve le camion d’une ONG locale qu’il nous sera permis d’utiliser pour poursuivre le voyage.
Nous nous écartons à tout moment de la piste pour rejoindre les campements des différents passagers. Les incohérents et laborieux zigzags du véhicule rendent ce périple épuisant. Le soleil, vertical et implacable, ne nous laisse pas le moindre repos. En attendant l’ombre salvatrice du crépuscule, chacun se camouffle de son mieux sous un épais turban de coton.
La nuit tombe à peine lorsque nous nous arrêtons au milieu d’un vaste plateau, entouré de sombres montagnes. Le feu est allumé, et le repas fait d’un gruau de mil, de dattes et de fromage rapidement préparé. Malgré la bonne humeur qui s’était installée parmi les passagers, les femmes ne mangent pas avec les hommes. C’est l’usage qui le veut. Chacun son feu. Et puis le marabout d’un village voisin vient accompagner la prière de la nuit. Je savoure la splendeur de cette mosquée aux murs de vent, dont le minaret imaginaire vient se perdre dans les étoiles. Aujourd’hui, le sol de notre couche est sablonneux. Un luxe, comparé aux cailloux des jours précédents.
A El Meki, il nous faudra de nouveau patienter une semaine avant de voir passer un camion en partance pour Agadez. De nouveau le thé, le silence et le vent agrémentent nos journées. L’environnement volcanique et caillouteux est certes moins poétique, mais les promenades sur les crêtes environnantes et les baignades dans la guelta ne manquent pas de charme. Il demeure pourtant bien difficile de pousser un Touareg à une promenade sans but. Les montagnes ne sont pas des cavernes qu'on explore ou des sommets qu'on atteint. Elles ne sont que des amies qui nous observent, des voisines bienveillantes que l'on ne saurait déranger.
La vie humaine est devenue presque contre-nature, dans un univers à ce point minéral. Comment survit-on sans eau ni végétation ? Où sont les cultures et les animaux ? Les puits ? Le marché est chétif. Autant que les enfants et le bétail. Chaque grain de maïs est compté, mangé ou troqué. Je laisse avant le départ quelques cadeaux à mes hôtes : une cassette et des piles, des fruits, quelques photos, et un baiser pour Fatimata, même si mes amis sont bien peu habitués à une telle débauche de sentiments.
Dès lors, le voyage se passe sans encombres. Une fois n’est pas coutume.
Il fait déjà nuit au moment où le camion pénètre sur la plaine précédent Agadez. Trente kilomètres avant notre arrivée, nous en voyons déjà les lumières. Tel un bateau secoué par les vagues de l’océan, l’impatience se lit dans tous les regards tournés vers le port. La croisière fut longue et agitée, et je me réjouis de ce retour à la civilisation. Du sommet du camion, je jouit encore quelques instants de la tiédeur du vent tentant d’arracher mon turban. Tout au fond de moi-même, je comprends qu’un peu de sable s’est déposé, pour probablement ne jamais repartir. Quelque chose a changé.
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Ces jours là furent ceux d’une bien longue attente. Celle du véhicule qui doit nous conduire, Kader et moi, sur le chemin du retour vers El Meki. Attente qui n’aura pas duré moins de dix jours. Attente durant laquelle chaque jour nous emportons une natte, une théière et un peu de charbon sous un arbre en bordure de l’oued. Le thé est bouilli de multiples fois, puis on le fait copieusement mousser, avant de le servir. Le premier, le second et le troisième verre. L’attente file encore un peu, et puis on recommence. D’un bout à l’autre de la journée. Nous voyons le soleil se lever chaque matin, puis s’écraser à la nuit tombante sur le sommet des montagnes. La solitude et le silence se font de plus en plus présents dans cet îlot de verdure blotti au cœur de l’Aïr. Aucun contact avec l’extérieur n’est possible. La dernière ligne téléphonique a été coupée il y a deux ans. Depuis, plus rien. Seul le vent dans les feuillages vient parfois troubler la paix des lieux. Nous savons que l’attente pourrait durer un mois. Qu’importe. Je savoure la beauté des lieux. Le crépuscule fait naître des reliefs insoupçonnés, et les couleurs se multiplient à l’infini. Jaune, ocre, rouge, orangés… quelques taches vertes et le bleu pâle du ciel. L’harmonie est parfaite. Ces lieux sont magiques. Je me sens de plus en plus appartenir à cette terre aride, étouffante, où la liberté ne connaît pas de limites. Le désert a semé en moi une graine que le nomadisme arrose continuellement.
Soudain le bruit d’un moteur poussif déchire le silence. Un vieux Berliet, vestige de la colonisation, se traîne tel un amas de tôles cousues, cornées, pliées sur un châssis rouillé. Il est déjà peuplé d’hommes et de femmes, jardiniers ou bergères, d’enfants et de chèvres, juchés sur des sacs d’oignons, des ballots de paille et des fûts d’huile de palme. Il faut encore y loger une moto, deux cartons de poules, des pieux en bois, trois sacs de dattes et une dizaine de passagers. Malgré l’inconfort manifeste, chacun cherche à se nicher dans les bagages pour un voyage qui, finalement, ne durera pas.
Le camion pousse un dernier soupir cinq kilomètres après le départ, au beau milieu d’un vaste plateau noirci de basalte. Nous attendons d’abord à l’ombre du camion que le chauffeur et son mécanicien diagnostiquent la panne. Il y en aura visiblement pour longtemps. J'ai beau leur offrir mes services, je suis étranger, et par conséquent dispensé de travaux mécaniques pour aujourd'hui.
Je décide alors de m’éloigner à quelques centaines de mètres, sous un acacia m’offrant une ombre hésitante. J’aime désormais attendre. J’aime le désert. Je laisse mon esprit se perdre dans les cailloux, à la recherche d’un quelconque signe de vie, même des plus infimes. Dieu a créé le désert, infiniment vide, pour pouvoir y déambuler en paix dit un adage Touareg. Et moi, bête que je suis, je fouille l’horizon des yeux, espérant l’y trouver.
En fin de journée, constatant que le camion est aux trois quarts démonté sur la piste, je prépare du thé pour mes compagnons de route. Quelle surprise pour eux de se voir servir le thé par un blanc. De mémoire de touareg, cela ne s’est pas vu très souvent. Puis nous ingurgitons quelques louches de bouillie de mil, des dattes et du fromage. A la nuit tombée, voyant que le camion ne repartira pas, chacun écarte les cailloux pour y loger une natte et s’endormir. Il ne servirait à rien de retourner à Timia, pourtant distant de quelques kilomètres. Nous n’y trouverions ni mécanicien, ni véhicule de remplacement. Et puis le chemin à parcourir est devant nous.
Nous quittons les lieux à pieds le lendemain matin, pour le village suivant, distant d’une quinzaine de kilomètres. Là s’y trouve le camion d’une ONG locale qu’il nous sera permis d’utiliser pour poursuivre le voyage.
Nous nous écartons à tout moment de la piste pour rejoindre les campements des différents passagers. Les incohérents et laborieux zigzags du véhicule rendent ce périple épuisant. Le soleil, vertical et implacable, ne nous laisse pas le moindre repos. En attendant l’ombre salvatrice du crépuscule, chacun se camouffle de son mieux sous un épais turban de coton.
La nuit tombe à peine lorsque nous nous arrêtons au milieu d’un vaste plateau, entouré de sombres montagnes. Le feu est allumé, et le repas fait d’un gruau de mil, de dattes et de fromage rapidement préparé. Malgré la bonne humeur qui s’était installée parmi les passagers, les femmes ne mangent pas avec les hommes. C’est l’usage qui le veut. Chacun son feu. Et puis le marabout d’un village voisin vient accompagner la prière de la nuit. Je savoure la splendeur de cette mosquée aux murs de vent, dont le minaret imaginaire vient se perdre dans les étoiles. Aujourd’hui, le sol de notre couche est sablonneux. Un luxe, comparé aux cailloux des jours précédents.
A El Meki, il nous faudra de nouveau patienter une semaine avant de voir passer un camion en partance pour Agadez. De nouveau le thé, le silence et le vent agrémentent nos journées. L’environnement volcanique et caillouteux est certes moins poétique, mais les promenades sur les crêtes environnantes et les baignades dans la guelta ne manquent pas de charme. Il demeure pourtant bien difficile de pousser un Touareg à une promenade sans but. Les montagnes ne sont pas des cavernes qu'on explore ou des sommets qu'on atteint. Elles ne sont que des amies qui nous observent, des voisines bienveillantes que l'on ne saurait déranger.
La vie humaine est devenue presque contre-nature, dans un univers à ce point minéral. Comment survit-on sans eau ni végétation ? Où sont les cultures et les animaux ? Les puits ? Le marché est chétif. Autant que les enfants et le bétail. Chaque grain de maïs est compté, mangé ou troqué. Je laisse avant le départ quelques cadeaux à mes hôtes : une cassette et des piles, des fruits, quelques photos, et un baiser pour Fatimata, même si mes amis sont bien peu habitués à une telle débauche de sentiments.
Dès lors, le voyage se passe sans encombres. Une fois n’est pas coutume.
Il fait déjà nuit au moment où le camion pénètre sur la plaine précédent Agadez. Trente kilomètres avant notre arrivée, nous en voyons déjà les lumières. Tel un bateau secoué par les vagues de l’océan, l’impatience se lit dans tous les regards tournés vers le port. La croisière fut longue et agitée, et je me réjouis de ce retour à la civilisation. Du sommet du camion, je jouit encore quelques instants de la tiédeur du vent tentant d’arracher mon turban. Tout au fond de moi-même, je comprends qu’un peu de sable s’est déposé, pour probablement ne jamais repartir. Quelque chose a changé.
Bonjour à tous,
J'ai un projet qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps: traverser l'Afrique à Vélo. Cependant il y a un léger problème pour passer de l'Afrique de l'ouest à l'Afrique centrale. Si je m'en tiens aux informations disponibles sur le site des ambassades de France, une escorte policière est obligatoire au Niger (indispensable ?), et indispensable au Nigeria, pour les raisons que l'on peut imaginer. Mais qu'en est-il dans la réalité ? Que me conseillez-vous à part prendre l'avion ? Sachant que je suis un homme, 28 ans, grand et très courtois, avec un certain humour.
Merci d'avance pour vos réponses !
J'ai un projet qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps: traverser l'Afrique à Vélo. Cependant il y a un léger problème pour passer de l'Afrique de l'ouest à l'Afrique centrale. Si je m'en tiens aux informations disponibles sur le site des ambassades de France, une escorte policière est obligatoire au Niger (indispensable ?), et indispensable au Nigeria, pour les raisons que l'on peut imaginer. Mais qu'en est-il dans la réalité ? Que me conseillez-vous à part prendre l'avion ? Sachant que je suis un homme, 28 ans, grand et très courtois, avec un certain humour.
Merci d'avance pour vos réponses !
Bonjour, Nous aimerions faire la route de Gao (via Bechar, Reganne, Gao) Cette route est-elle possible en ce moment ou pas ? je pense particulièrement à la rebellion Touareg qui sévit notamment plutôt vers l'est (In Guezzam). Merci pour vos réponses.
c´est possible de fer la route, en velo, du sud de Niger et aller par le nord du lac tchad a N´djamena? Je crois que il y a bitume j´usqua N´gigmi. apres il y a piste a Mao. beaucoup de sable? probleme a la frontiere? c´est a folie?
Bonjour!
Dans une semaine je pars au Niger avec une copine, et finalement l'ami d'ami touareg qui devait nous accompagner ne pourra pas le faire. Je pense donc que nous prendrons le car Niamey/Agadez, puis sur place (ou à Iferouane) nous chercherons un guide pour nous emmener quatre ou cinq jours dans le désert, en bordure de l'Aïr.
Ma question est donc : Est-ce que quelqu'un a une agence touareg, un guide à nous recommander? C'est un peu tard, et du coup je pense que ça va être de l'impro, mais si du moins qqn peut me dire quels sont les tarifs par jour et par personne (4x4, guide, essence, repas...), ça serait sympa! 😉 Comme ça on aura un ordre d'idée et on risquera moins de se faire arnaquer.
Merci beaucoup!
Sandra.
Bonjour, voilà , je souhaiterais traverser l'algérie au mois de Juillet 2012 entre le 1er et le 7 juillet... En effet je compte rejoindre le niger et le bénin, je recherche toutes informations récentes concernant la traversée de l'algérie....formalités au port de marseille, formalités a Alger et pour le reste déplacement a linterieur du pays. Merci
salut à tous, je dois me rendre à niamey en décembre, partant de Douala (cameroun). le prix d'un vol pour niamey est assez élevé avec les compagnies disponibles, alors il m'a été recommandé de prendre un billet douala-cotonou (qui est assez bas), et de cotonou il parait que je puisse prendre un bus ou le train pour niamey.
je voudrais donc des précisions sur l'itinéraire exact à partir de cotonou...
est-ce que j'aurais besoin d'un visa pour passer au niger?
merci
🙂
j'ai le projet d'aller au Niger par l'Algérie ou la Lybie et je cherche des informations pour savoir quelle sera la solution la moins compliquée au niveau des formalités !... Je suis intéressé par l'expérience de ceux qui ont fait récemment ce parcours (l'un ou l'autre): difficultés administratives (invitation, changements des plaques, taxes diverses, etc...) et difficultés des pistes. Merci d'avance pour vous conseils !






