De retour du Pérou, j'entame un récit des quelques treks & ascensions que j'y ai effectué.
Tour de l'Alpamayo
Pendant ce voyage, j'avais envie de faire un grand trek seul et en autonomie. L'avantage est une totale liberté d'itinéraire, de durée, de rythme de marche, de lieu de campement ... le bonheur.
Je m'oriente vers le tour de l'Alpamayo dans la cordilliere blanche. Ce choix est guidé par le fait qu'il s'agit d'une des trois plus belles cordillieres du Pérou (les trois plus belles - du moins plus connues: C.Blanche, C.Huayshuah, C.Vilcanota) et aussi par le fait que la navigation y est rendue tres facile grâce à la carte 1/100 000 du club Alpin allemand.
Il s'agit grosso modo de la concaténation de treks classiques de cette région: le classissime trek de Santa Cruz qui longe l'Alpamayo par le sud le trek de Los Cedros qui rejoint Cashapampa à Pomabamba par le nord
Il peut s'effectuer dans un sens ou dans l'autre, le sens retenu ici étant de commencer par l'itinéraire de Santa Cruz pour permettre une meilleure acclimatation à l'altitude. L'itinéraire est inspiré d'un petit topo vu dans le numéro 44 de trek magazine. Il est donné en 9 jours mais j'ai bien l'intention de le "raccourcir" en 8 jours tout en le "prolongeant" de quelques détours :)
Etape 1: Cashampampa (2900m) - Laguna Ichiccocha (3800m)
L'etape commence avec les transports en collectivos de Huaraz jusqu'à Caraz (2 heures environ) et de Caraz jusqu'à Cashapampa (2 heures aussi). J'adore ce type de transport, économique, souvent efficace et qui permet d'être au contact (parfois très rapproché vu le nombre de personnes qui montent 😉 !) de la population.
Les collectivos jusqu'à Caraz sont les petits vans traditionnels tandis que ceux qui montent à Cashampampa sont des voitures classiques. C'est ici que j'ai constaté qu'on pouvait monter à 7 dans une voiture "standard": le conducteur, deux personnes sur le siège avant et quatre à l'arrière ! A l'arrière avec moi, il y'a deux allemands Max & Bernd que j'avais croisé le matin à l'hotel et que je recroiserai régulièrement pendant mon voyage, à commencer pendant ce trek puisqu'ils prévoient de faire le trek de Los Cedros.
A Cashapampa, il n'est pas difficile de trouver le chemin du trek de Santa Cruz puisque les conducteurs de collectivos - qui comprennent bien que les gringos sont venus faire un peu de marche à pied - s'arrêtent au pied du sentier marqué par un panneau. Seule difficulté d'orientation du parcours: savoir qu'après 100m, il faut tourner à gauche et pas à droite .
Au début du sentier, je croise pas mal de personnes qui s'étonnent de la taille de mon sac dont le poids
doit dépasser les quelques 20 kg. Le sentier est bien tracé et très fréquenté (c'est l'autoroute !) par les touristes
en agence et par quelques insectes qui viendront bien gentiment transformer la peau de mes bras en bronzé à poids rouge. Il fait plutôt beau - même si ça se gate -, ça monte gentiment et c'est tant mieux. Avec mon sac et mon acclimatation à deux balles, je marche avec le frein à main, ce qui ne m'empêche pas de doubler tout le monde - super condition physique oblige.
J'arrive au très grand campement de Llammacoral, halte systématique des groupes. Mouais, il est pas tard, et ça sert à rien que je plante ma tente ici histoire de papoter avec les voisins: il y'a tellement de monde et personne ne se parle qu'on se croirait dans le métro parisien 🤪. Autant poursuivre jusqu'à la laguna Illicocha où je devrais trouver de la place pour ma tente d'après un de mes topos.
D'ici au campement m'arrive une petite mésaventure dont je rigole aujourd'hui : je me fais attaquer par une vache !
Non non, je n'hallucine pas: le bovidé - vraissemblablement excité par la rougeur de mes coups de soleils - me charge cornes baissées ! Je le chope par les cornes mais la bestiole à de la force et je tombe en arrière sur le sac à dos. Sa corne se prend dans une bretelle de mon sac et me secoue gentiment au sol. Ouf, le proprio vient à mon secours. Bilan de l'opération: quelques éraflures et plaies aux bras mais surtout le sac à dos bien amoché et la trouille des bêtes à cornes pendant tout le parcours !!
Etape 2: Laguna Ichiccocha (3800m) - Taullipampa (4200m)
Ce matin, le ciel est d'un bleu magnifique. Je peux donc admirer les quelques sommets qui dépasse la falaise
en face du campement (Pucaraju et Quitaraju). Après la lagune JatunCocha, la vue sur le Quitaraju se dégage.
Aujourd'hui encore, le chemin est tranquille. Partit tot, je ne croise personne. Arrivé au lieu dit "Quishuar", je dois bifurquer à droite pour faire un "side trip" au camp sud de l'Alpamayo. Avec mon gros sac et mon acclimatation baclée, j'ai peur de me choper un MAM.
Une petite forêt au pied de la montée m'apporte la solution: je vais planquer mon sac ici. Ce petit détour (3 heures aller/retour environ) vaut le coup: l'Alpamayo coté sud est pas vilain quoique pas transcendant mais surtout le Pucajirca est pas dégueu avec ses ice flutes.
Comme hier, le temps se gâte - dommage - mais ne m'empêche pas d'admirer le Taulliraju depuis le campement de Taullipampa.
Etape 3: Taullipampa (4200m) - Q.Tuctubamba (3800m)
Après deux nuits à 3000, une à 3800 et à 4200 et tres peu de maux de tetes, je me considère comme suffisamment acclimaté pour lâcher le frein à main. Je décide donc de me faire un petit plaisir: je vais me faire deux étapes de 6h théoriques en une seule journée... enfin de l'action. 12h de marche théorique sans compter les arrêts et un lever/coucher du soleil à 6h/18h environ: s'agit de pas trainer. Lever et préparation matinal du sac à dos sans prendre le temps de faire sécher la tente: ca sera pour le déjeuner.
La météo est pas top top et ça ne s'arrangera pas une fois passé le Punta Union.
Le Punta Union représente un dénivellé assez faible: 550m et l'altitude reste raisonnable (4700m environ). Pourtant, j'en chie un sacré coup....mais pourquoi donc ? Alimentation et acclimatation limitées ? Sac à dos chargé ? Sans doute un peu de tout ça.
La descente s'effectue dans la purée de poids et le sentier est mal tracé. Qu'à cela ne tienne, les crottes d'anes servent de balises. En prenant la direction du col de Pucaraju, je quitte l'itinéraire de Santa Cruz pour aborder une zone peu fréquentée. D'une difficulté identique au Punta Union, le Pucaraju m'en fait baver aussi. Heureusement quand je regarde la montre et mon avancement sur la carte, je constate que j'ai explosé les temps de marche du topo trekmag. Le "lâchage de frein à main" a été efficace même si les sensations ne sont pas au rendez vous.
La météo maussage gâche cette étape et tout particulièrement la vue depuis le Pucaraju qui devrait être tout à fait sympathique par beau temps. De l'autre coté du col, les paysages ne sont pas terribles et la descente assez inintéressante. Bien fatigué, j'arrive tant bien que mal à la Q.Tuctubamba où les paysans ne parlent pas un mot d'espagnol. Zut, j'ai pas trouvé de petit Quechua illustré à la FNAC. Qu'à cela ne tienne, signes de la main et sourires sont universels chez les êtres humains. Reste à trouver un campement ce qui est loin d'être facile. Planter la tente dans la pampa ne me paraît pas raisonnable: trop humide; j'opte donc pour un terrain en pente pas terrible au niveau du chemin. Je suis bien naze et décide de fêter ça avec un boeuf Strogonnoff Travellunch... un régal !
Etape 4: Q.Tuctubamba (3800m) - Pomabamba (2900m)
D'après mon topo, l'itinéraire normal devrait me mener à Jacapampa en environ 7 à 8h de marche. Assez court et puis je me verrai bien faire un petit détour par le village de Pomabamba, ne serait ce que pour m'offrir un bon diner et une nuit dans un lit.
Décision prise d'aller à Pomabamba sauf s'il est tard arrivé vers Jacapampa. Avant d'en arriver là, il faut arriver à trouver où se trouve le col de Tupapa. Il n'y a plus de chemin depuis l'entrée dans la Quebrada et deux options se présentent pour le col. C'est bien la seule difficulté de navigation que j'ai rencontrée de tout le parcours. Inutile de sortir la boussole: la carte est excellente et si j'avoue avoir tergiversé, mon choix final penche vers la bonne option: "à droite". Du col, la vue aurait pu être magnifique sur le Taulliraju si la météo était du rendez vous. A Pishgopampa, il n'est vraiment pas tard et je demande le chemin pour Pomabamba. En consultant la carte, ça ne semble pas très loin et il semblerait que ce soit assez plat. En fait, c'est beaucoup plus loin que prévu et le chemin est valloné (sic). Trois heures de marche me seront nécessaires sur ce chemin interminable. Heureusement, il est assez sympathique mais bien moins que la population locale que je croise en nombre et qui me gratifie de grands sourires et de grands "hola gringo !".
Pomabamba est un petit village où il ne faut pas s'attendre au grand confort. Les hospedaje sont très sommaires et réservés aux voyageurs routards. Après 4 jours en montagne, j'enchaîne les petits bonheures: pouvoir boire un jus de pêche, une douche bien chaude aux banos termales, naviguer sur internet (si si...enfin avec une connexion 20Mb/s où "M" signifie "Milli" 😏) et un super Lomo Saltado dans mon diner à 3.5 soles.
Bonjour,
Afin de préparer au mieux notre voyage de 6 mois en Amérique du Sud et faire un maximum de randonnées et trek en autonomie je cherche des infos et des livres d'occasions.
En particulier ceux de Vincent Geus. Si vous en avez d'autres à conseiller comportant des topos-guides je suis évidemment intéressé!
Pour info on souhaite faire: Équateur, Pérou, Bolivie & Argentine.
Merci d'avance!
Ludo
Nous sommes sur le point de partir au Pérou à 3 avec un petit budget. Or il nous semble très intéressant de faire un treck (Santa Cruz ou autres...). Nous sommes débutants mais nous sommes dans l'impossibilité de payer un guide donc je voulais savoir si il était possible de le faire seuls...et où?
De plus, nous cherchons un vol entre Iquitos et Lima à prix réduit, sauriez-vous où il faut s'adresser pour avoir les prix les moins cher?
Bonjour,
ma compagne et moi partons pour un périple de six mois nord Chili, Bolivie, Pérou, Colombie. Nous partons le 3 septembre prochain et rentrons le 2 mars 2013. Mode de déplacement : essentiellement le bus.
En Bolivie (de fin septembre à fin novembre) et Pérou (début décembre à fin janvier) nous avons l'intention de faire quelques randos de plusieurs jours. Nous serons munis d'une tente et du matériel ultra light et confortable requis.
Nous avons 65 ans, c'est pas jeune mais c'est pas définitivement à jeter non plus...Nous pratiquons avec joie la rando dans les Pyrénées (je sais, c'est pas la même altitude que les Andes); sur des parcours annoncés 5h avec dénivelé 800 ou 1000m, on met une heure de plus, voilà tout. Bref, on n'a quand même plus les jambes et le dos de nos vingt ou cinquante ans - pour le coeur et le souffle ça va, ils sont toujours aussi endurants - on récupère moins vite, les contractures se font plus vite sentir et tiennent plus longtemps.
Nous sommes évidemment prêts à prendre un guide si besoin est.
Vu notre début de troisième âge (ben oui, tout arrive !) quels treks nous conseilleriez-vous ? Pour le Salar c'est pas compliqué, on fera comme presque tout le monde : en 4x4 avec une agence à partir de Tupiza.
Nous ne sommes pas des forcenés du sommet à atteindre envers et contre tout (c'est à dire "contre soi-même") : pas résolus à chausser crampons (même si on sait faire) pour franchir un 6000.
Dernière précision : je me débrouille en Espagnol.
Merci pour vos lumières.
Je cherche le livre "pérou" de l'auteur vincent geus.
Introuvable partout, en rupture de stock.
Du coup je cherche un exemplaire d'occasion à racheter !
Un court feedback sur mon voyage en solo au Pérou en aout 2013. Si mon expérience peut profiter a quelqu'un tant mieux.
Lima
arrivée a Lima sans encombre le dimanche 4 aout.
La plaza des armas est jolie , malgré la présence exceptionnelle de policiers partout. je loge pas tres loin de celle-ci a l'hotel espana. un lieu recommandable. je passe deux jours a Lima, c'est peut être un jour de trop , comme bcp de capitale , je ne trouve pas celle-ci super. je décide de partir pour Cusco. je booke avec une agence un vol interne pour un départ le lendemain (prix un peu plus de 100$US)
Cusco
Je quitte donc la grisaille de Lima pour un super temps a Cusco. pas un nuage , la journée je me balade en T shirt.
Un taxi un peu gourmand sur le prix de la course m’emmène dans une guesthouse bien particulière le Loki Hostel. recommandé par le Lonely Planet avec le commentaire suivant: "bon endroit pour manger , boire , faire la fête et des rencontres mais peut etre pas pour dormir". effectivement c'est un lieu de fête avec un grand bar avec animations tous les soirs jusque 2h du mat, c'est un chouette endroit malgré que certaines chambres manquent de calme.
Ils ont leur propre agence de voyage en interne: Loki Travel. j'y booke un tour de la vallée sacrée et un package pour le Machu Picchu de 4 jours pour un départ deux jours après. ça s'appelle "L'inca Jungle Trek" (détails a venir)
Je prend un peu de temps pour visiter la ville, et par le lendemain pour un tour dans la Vallée Sacrée (Pisac , Saqsayhuaman, Ollamtaytambo, ...) malgré de longues heures de bus , je ne regrette pas mon investissement, ce sont de chouettes endroits pour découvrir la civilisation inca.
Inca Jungle Trek
c'est un package que bcp d'agences proposent sur place , mais j'ai particulièrement appréciée le staff de Loki travel.
Il 'agit de rejoindre et visiter le Machu Picchu en 4 jours au travers de plusieurs activités.
-1er jour: montée en bus a 4300m puis descente en Velo sur route jusqu'a la jungle a 2500m. puis marche pour rejoindre un Lodge dans la jungle pour y passer la nuit, possibilité optionnelle et payante de faire du rafting(gare aux moustiques). premiere journee extraordinaire, j'ai particulièrement apprecié le velo , c'est pas tres physique (90% de descente) et tres bien sécurisé. attention toutefois au mal de l'altitude, j'ai pas été concerné mais pour les gens a qui ça arrive, c'est pas très agréable. mais pas possible de savoir si on va être touché avant d'y être.
-2eme jour: Rando de 7heures a la fois dans la jungle et sur des chemins incas. paysages magnifiques. pas trop de difficultés , a part peut être a certains endroits il ne faut pas trop avoir le vertige. Les incas appréciaient apparemment les chemins étroits et a flanc de montagnes. ça se termine par une baignade aux sources d'eau chaudes a Santa Theresa. très relaxant. puis nuit dans un guesthouse sommaire mais confortable.
-3eme jour: Zip line , il s'agit de traverser a plusieurs reprises une rivière en Tyrolienne. sympa malgré que je connaissais deja. puis marche le long du chemin de fer pour rejoindre Agua Calientes dans la soirée. la sensation d'apercevoir les premières pierres du Machu Picchu depuis tout en bas est extraordinaire , tout le monde est euphorique.
souper tôt, puisque lever tôt le lendemain pour l'ascension du sentier menant a la cité inca.
-4eme jour: le grand jour! , lever a 4h pour être a 5h a l’entrée du bas du MP. puis ascension ardue (en tout cas pour moi ) de 1h45 pour atteindre l’entrée du Machu Picchu. grande satisfaction personnelle d’être monté a pied pour decouvrir un lieu qui se mérite. visite de la cité , puis ascension du Machu Picchu Montana (a 3000m) pour avoir un panoramique époustouflant. montée très ardue pour moi ( + de 2h sur des marches bien pentues) mais ça vaut vraiment l'effort. puis retour a Agua Calientes dans l'aprem pour rentrer a Cusco en train + bus.
bilan , je suis ravi de ces 4 jours , ca restera un de mes meilleurs souvenirs de voyages , pourtant je n'en suis vraiment pas a mon premier voyage. j'ai payé 260$us , je ne regrette rien , j'y retourne volontiers demain. bons moments , belles découvertes , belles rencontres...
A suivre , trip de 4 jours dans la jungle , Lac Titicaca , Arequipa et la cote Pacifique.
Bonjour!
Je poste aussi mon message ici après l'avoir mis dans la rubrique Amérique du sud:
J'ai le projet de partir faire un trek au Pérou cet été et je dois commencer à organiser sérieusement le voyage!! Je m'entraîne depuis plusieurs mois pour avoir la condition physique idéale, et j'ai l'intention de marcher sur le chemin de l'Inca.
Je suis donc à la recherche de tous les conseils possibles, en terme de météo (fin juillet, ou août); de matériel à emmener absolument; de conseils de voyage et de couchage. Je souhaite dormir en tente: est-ce possible de planter simplement sa tente sur le bord des chemins, ou y a-t-il des endroits prévus pour? Comment ça fonctionne? Connaissez-vous des agences spécialisées là-dedans?
Je viens d'apprendre que le chemin de l'Inca était en accès assez limité. Ce n'est pas un passage obligé pour moi (l'essentiel étant de marcher dans la montagne et de voir le Macchu Picchu). Est-ce qu'il existe d'autres chemins pratiquables pour ce genre d'aventures?
Pour le moment je n'en suis qu'aux préparatifs, car je devais partir avec un ami qui se défile, donc je vois ce que je peux faire pour partir quand même.
Merci à tous ceux qui pourront me donner ces conseils, si précieux!!🙂
Cordialement
Nous voici revenus de notre périple qui s'est déroulé entre le 22 septembre et le 21 octobre 2018.
Notre programme était à l'origine:
- Vol KLM Marseille- Amsterdam-Lima
- 10 jours région Cuzco : Vallée sacrée, Trek Salkantay en autonomie, Machu Picchu
- Lac Titicaca côtés Pérou et Bolivie
- La Paz
- Sud Lipez et Salar d'Uyuni en autonomie
On va voir qu'on a un peu du changer nos plans contraints et forcés.
Je remercie au passage ce forum et particulièrement cette rubrique de carnets de voyage qui m'a permis d'organiser la partie Salkantay et surtout Sud Lipez (Lolobe et Tberney entre autres).
A mon tour maintenant de rédiger notre carnet qui je l'espère sera utile à d'autres.
Bien sur, si vous avez besoin d'infos complémentaires, n'hésitez pas à me le demander en MP.
Je précise que ces vacances ont été organisés par moi seul, sans agence bien sur. Pour la partie Pérou, j'avais réservé en avance les logements (Bnb pour la plupart). Pour le Sud Lipez, seule la voiture avait été réservée, les hébergements ont été improvisés.
C'est parti.
Je serais au Perou du 1er au 20 mai prochain. J'aimerais faire un trek seul, en autonomie complete pendant environ 10 jours
J'ai trouver ces deux régions: Huayhuash et Ausangate
Pouvez vous me dire si pour l'une des deux il est possible de faire une marche de 8 à 10 jours, et pour l'autre un trek d'environ 5 jours?
Quelles sera la météo à cette période? Température jour/Nuit? Est ce que les risques de neige sont important?
Mon records d'altitude est de 5300m au Zanskar, est c'est que dans l'une de ces deux regions il est possible de franchir un col (plus haut que 5300m) sans assistance et matériel technique?
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
Ca y est, c'est décidé, en juillet ma femme et moi prenons une pause carrière de 6 mois pour voyager entre Pérou Bolivie et Chili. L'objectif serait de faire un maximum de rencontres en parcourant c'est pays à pieds (on n'exclu pas certains transfert en bus ou train...). N'étant jamais parti dans cette région du monde, je voulais savoir si cela est tout à fait utopique ou si c'est faisable. Je vois que souvent des guides sont recommandés pour les trekkings, mais si on part 6 mois on ne pourra pas se payer les services d'un guide pendant longtemps (et ce n'est pas ce que l'on veut non plus). Est-ce envisageable de traverser de grandes régions pendant plusieurs semaines sans risquer de mauvaises rencontres? Est ce qu'on peut compter sur l'accueil de la population si on les aides dans leurs taches quotidiennes (en région rurale principalement)?
Par ailleurs, nous comptons sur ce voyage pour s'investir dans des projets qui se présenteraient à nous, mais nous ne voulons pas partir avec des organisations qui font parfois un business autour de l'humanitaire (je ne dis pas que toute mission humanitaire n'est que pur business loin de là). Si vous pouviez m'éclairer sur la faisabilité d'un tel projet et si vous connaissez des endroit où notre disponibilité et notre temps peuvent servir, n'hésitez pas à m'en faire part.
Notre projet est encore vague, surtout en ce qui concerne l'itinéraire, donc si vous pouviez nous aider à fixer un peu tout cela, ce serait gentil.
😛La semaine dernière j'ai effectué, en individuel, l'ascension du volcan MISTI situé à Arequipa au Pérou. Il culmine à 5822 mètres d'altitude. Si vous souhaitez des infos pour y accéder, je me ferais un plaisir de vous répondre. Aussi si vous voulez des infos d'hôtel, circuit sur le Pérou ou autres, prix des bus, budget à prévoir... je me ferais un plaisir de vous aider dans vos recherches. Je suis un ancien routard, français et vivant au Pérou.
salut nous partons bientot au perou. Nous recherchons des cartes détaillées ainsi que que des topo de trek détaillés, car nous n'avons pas prévu de guide. Merci de vos réponses
voici notre"journal " de voyage. En espérant qu'il peut rendre service. Nous avions les 2 guides incontournables Routard et Lonely planet. Pour moi ils ont un intérêt équivalent et se complètent finalement assez bien.
Généralités
Nous sommes un couple aux environs de 60 ans.
Toutes nos chambres sont « doble con bano » (sauf à Amantani…)
Il faut réclamer le menu qui est affiché à l’extérieur mais rarement proposé à l’intérieur
Routard les villes ne sont pas sales (à l’exception du Rio à sec de Nazca) et il y a dans la campagne comme partout dans le monde des sacs plastique envolés…il y a beaucoup de personnes faisant le ménage et pas seulement dans le centre de Cuzco et de Lima
Les conducteurs de Bus sont excellents et les bus en assez bon état. Une exception un conducteur entre Arequipa et le Canyon de Colca : là c’était n’importe quoi (compagnie Andalucia, mais celui du retour était excellent)
Les fiestas Patrias provoquent pas mal de fermetures (restaus, boutiques)
LP c’est quoi un backpacker (même le correcteur d’orthographe de word n’en veut pas !) : ne serait ce pas un routard (évidemment ça fait désordre de répéter le nom du guide concurrent tous le 10 mots mais cela ressemble à du français.
LP et Routard : une carte un peu « géographique » avec courbes de niveau et ou cultures serait la bienvenue.
Vol Paris Madrid (Iberia) Guayaquil (Lan) Lima (Lan) et retour c’est ce que nous avons trouvé de moins cher. Les enchainements de vols étaient très justes et nous avons eu des problèmes à Madrid à l’aller (on l’a eu de justesse) et au retour (vol parti, attente de 4h)
Lima 23 7
LP112 Le restau Acclahuasi remplace à mon avis Pachamanca au coin de la rue tout près de l’hôtel Espana. Il est bon et copieux (2 plats 2 bières 33S/)
Museo de la Nacion : expo temporaires dans les étages, il ne reste que la grande salle du rez de chaussée (entrée gratuite) avec des pièces superbes mais en tout on y passe 3/4h.
Hotel Espana : délicieusement désuet 50S/. Chambre dans le hall à éviter (bruit). Petit dèj (en sus ) sur la terrasse très sympa (5S/ par pers), mais il peut être trop tôt à 8h10 pour le prendre… !. Au retour la chambre au 1er est parfaitement calme de plus (LP 107) pas du tout défraichie ni rudimentaire Salle de bains presque neuve..
Bus Flores pour Pisco 12S/ par pers.
A Pisco (en reconstruction avec apparemment des rues à éviter surtout la nuit) le restau Eldorado sur la Plaza de armas en face de la cathédrale est à recommander : extrêmement copieux, bon, 2 plats 2 bières (65cl) 45S/
Pisco 24 7
Hôtel San Isidro : accueil très sympathique, cadre agréable : 80S/ petit dej en sus (7S/)
Les personnes qui y font la liaison avec leur « agence Ballestas » sont extrêmement charmants. 45S/ par pers (Ballestas sans Paracas), bus à l’hôtel, 2h de bateau, guide excellent (Anglo espagnol)
Bus Soyuz Pisco(San Clemente rejoint en taxi ) vers Ica 3.5S/ par pers, Ica- Nazca 8S/ par pers RAS
Routard : le désert entre Ica et Pisco ne ressemble guère au Sahara (sur la route), il y a de la végétation presque tout le temps.
à Nazca Hôtel Don Agucho (45$ la nuit) très chouette, jolie déco, personnel sympa, piscine,
pti dèj inclus TRES copieux.
Restau « Los Angeles » 26S : 2 menus entrée, plat, boisson, bon et sympathique.
Nazca 25 7
Routard il manque un plan de Nazca
Restau Nazca Lines 18S/ 2 menus entrée plat (avec peu de viande ) bien
Planétarium 20S/ par pers commentaire anglais très accentué et peu intelligible, très redondant, bof…
Bus Nazca Arequipa de nuit (avec un jour d’attente, fiestas patrias obligent) semi cama 130S/ par pers. Compagnie Ormeno, c’est le même tarif pour les péruviens.
Change dans la rue devant la banque à un taux correct (4S/ pour 1€) assez sûr.
Vol Nazca
Nous somme démarchés par une « proche de la famille » de l’hôtel pour le vol Nazca : 95$ par pers (rappel haute saison et fiestas patrias) en marchandant….
Pilote très pro, apparemment aeroparacas, mais on a eu l’impression que les avions partaient avec les passagers dont c’est le tour sans se soucier de la compagnie et si on râle ça va plus vite….
LP146 Musée Antonini : 15S/ par pers, bien, beaucoup de panneaux avec une traduction française sur une « photocopie ». taxi 2.5S/ depuis le centre
Restau El Porton Très bien, musique des andes (par un groupe local) à 19h30, ils jouent près de 10 morceaux, ce qui est rare ! Pisco sour 10S/, excellents Ceviche, camarones
Aqueducs de Cantallo prendre le micro bus (c’est écrit dessus) dans Arica, avant le pont vers le Sud (1S/ par pers) entrée 10S/ c’est spectaculaire
Le retour à pied ne fait que 3 ou 4 km (maximum) et est agréable
LP146 : on n’a pas compris où et comment on rentrait dans les aqueducs
LP148 restau Paulita menu à 5S/ mais cuisine très moyenne
Arequipa 27 7
Hotel Casa de Avila 400m de la place d’armes, jardin superbe où on peut descendre son plateau de petit déj(compris dan le prix) ou faire la sieste, 60S/ la nuit.
Balade à Yanahuara /Cayma : jolies rues, jolies églises, prendre à droite juste après le pont la rue qui monte et demander les églises. Presque toutes les rues sont agréables.
Crèperie Zig zag très bien, calme, cadre agréable, service impeccable.
Couvent Santa Catalina : génial, prendre une guide qui parle le français( la notre était très jolie). On a tellement aimé qu’on y est retournés le soir et là c’est très calme, éclairé à la bougie et à la lampe à pétrole, charme fou.
Restau Turko1 OK sans plus, petites portions, service impeccable.
Marché central très propre, très beau(présentation), très coloré, musique près du coin des restos, beaucoup de sourires.
Iglesia de la Compania : voir absolument la chapelle de Saint Ignace (entrée légèrement payante) déco superbe proche de la tapisserie. Los claustros sont superbes et il y a des boutiques avec articles en Alpaga de qualité supérieure (le prix aussi)
Restau la Canasta : cadre (et deux cours derrière) superbes, sandwich OK (3 sortes de pain)
Ne pas oublier de goûter les petits gâteaux sucrés d’Arequipa (antojitos) et les papillotes (chocolat autour d’un caramel autour d’un fruit)
LP176 le Ribs cafe n’est pas du bon côté de la rue.
Routard plan : le Zingaro est à côté du n° 80 (terrasse rétro, Forum), de plus les plats sont plutôt à 25- 30S/
Balade dans le quartier San Lazaro (quartier résidentiel) 3- 4 rues jolies au Nord derrière San Francisco.
Le pisco Sour sur la terrasse de « on the terrace » : il y a un piège : une terrasse au premier niveau des arcades ET une terrasse tout en haut de la maison où la vue est certainement superbe !
Restau le Mixto : sur la terrasse, très bien mais portions très légères pour un prix qui l’est moins.
29 7 Canyon de Colca
Bus Andalucia (40S/ à l’aller, 30 au retour !) pour Cabanaconde. Conducteur dingue.
Se mettre à droite à l’aller (et à gauche au retour) entre Chivay et Cabanaconde.
petite (cause altitude) balade à pied au mirador San Miguel. Vue superbe.
Hotel et restau Valle del fuego menu standard soupe et pollo ou alpaga. Bon. Cadre montagnard, bougies dans la salle commune. Frais. Chambre OK (50S/). Patron adorable, renseigne pour les balades et treks.
30-7 Bus à 6h45 pour Cruz del condor( Andalucia retardé, on a pris Reyna). La foule (200 à 400 personnes.. on dirait le mont saint Michel) reste agglutinée sur les 2 premiers miradors, descendre à droite vers d’autres miradors où il y a (un peu) moins de condors et beaucoup moins de monde mais on les entend voler…magique.
Le boletto turistico (35S/ par pers) qui fait polémique (LP) : il est facile de ne pas le payer dans le bus en sortant de Chivay (il suffit de refuser) mais à Cruz del condor il faut se barrer fissa de l’arrêt de bus et des balcons principaux.
Bus à 9h (Reyna) en arrivant à Yanque on était au moins 120 dans ce bus prévu pour 50 à 60.
LP
R250 le restau « tradicion Colca » n’est pas sur la carretera entre Yanque et Chivay, mais sans doute sur la déviation de Yanque : on a failli mourir de faim sur la route de Chivay….
Chivay le restau Casa Blanca est visiblement fermé.
Le Wipite est très bien, buffet à volonté en LS très bon, 20S/ par pers, et il y a même des lamas (vivants..) dans la cour
LP Les eaux chaudes de Calera (LP c’est mieux de mettre le nom) sont super . Cadre splendide, 10S/ par pers, on peut louer maillot de bain (2S/) et serviette (3S/). Taxi 5 S/ aller
Retour Chivay Arequipa par Andalucia (excellent conducteur !) place réservée à Cabanaconde.
Restau Antojitos de Arequipa 26S : 2 plats boisson, bien et copieux. Il y a une salle à gauche en entrant calme avec vue sur le portail de la compania (joli même le soir)
31 7 Arequipa
Casa Goyeneche : bon guide en espagnol (5S/)
Casa Moral (2*5S/) guide en français bien.
Covento la Recoleta 4 jolis cloitres, musée un peu poussiéreux (quelques jolies pièces : animaux empaillés, poteries)
4 empanadas 8S/ (Antojitos de Arequipa) menu pas cher et bon que l’on déguste dans un fauteuil dans le jardin de l’hôtel au soleil (avec l’eau et les mandarines 10S/ pour 2) !
1- 8 Arequipa Puno
Bus Julsa 25S/ par pers pour un bus 1ère classe tout confort(mais je crois qu’on a fait du remplissage dans un bus en retard). Durée 5h30
Nous étions à Puno à l'hôtel (residencial) Cricarlet: accueil très convivial, disponibilité permanente, conseils avisés, discussions passionnantes avec les patrons, cadre agréable, un seul bémol: pas de chauffage dans les chambres mais il y a un chauffage d'appoint que l'on peut emprunter avant de se coucher et de l'eau très chaude. prix 75S/ par nuit (ptit dej inclus).
Par ailleurs ils sont en relation avec Olga qui vous emmènera pour 2 jours aux Uros et dormir à Amantani chez sa maman avec visite de Taquile le lendemain: là aussi Olga répond à toutes les questions l'accueil est excellent et nous étions 4 (au lieu de plusieurs dizaines pour d'autres groupes). Le soleil couchant au sommet de l'ile est prévu et les deux repas du premier jour et le petit déjeuner sont compris. Pour 80S/ par pers il ne vous restera à payer que le repas du midi du 2ème jour (15S/). C'est vraiment une expérience intéressante.
Olga vient vous rencontrer la veille pour vous présenter le voyage et répondre aux questions.
Cricarlet 160 Calle Santiago Giraldo (à 2 pas du parque Pino) (051) 354 085
Olga (on peut passer par le Cricarlet) (051) 96 72 879
Nous y avons découvert le mate de muna qui aurait les mêmes vertus que le mate de coca.
R 214 Déjeuner au Chifa Shangai (en face du marché) menu (soupe, plat + bière) 8.75S/
R 214 El imperio del sol est détruit
Sillustani taxi 60S/ pour l’après midi. Site superbe et « rafraichissant » au soleil déclinant. Sur la route jolies maisons de pierre avec cour fermée et porte avec arc en plein cintre (on peut visiter si on aime ce genre de contact)
Diner au Ukuku’s (chauffé) très bon, très copieux, 66S/ pour 2 cuys rôtis et de l’eau.
2-8 la cathédrale n’est pas rouge (R216) mais un peu rose, beau portail, beau chevet de 3/4 avant avec porte latérale.
Musée Dreyer : très bien agencé (quelques cartels de plus seraient les bienvenus) et très intéressant.
Café au café casa del Coregidor au soleil à 10h ( et à 16h) dans un cadre reposant
Bateau Yavari (taxi 15S/ AR) visite en espagnol ou en anglais bien faite, intéressante et il y a un côté émouvant. La restauration continue…
Rico Pan 2 tartes salées et 2 empanadas excellents avec 2 bières 25S/
Musée de la coca intéressant : le film est un redite des panneaux, mais pourquoi les cartels sont en anglais uniquement.
Diner au Utumaru menu 20S/ soupe, plat, dessert, maté très bon, salle un peu fraîche.
3 et 4-8 Uros Amantani Taquile
Les villages flottants de Uros à une ½ h de Puno. Les indiens (ici ce sont des Aymaras) naissent, vivent et meures sur leurs iles. Halte intéressante même si elle est assez touristique mais avec Olga on était sur une ile calme.
3h pour Amantani, sur le pont supérieur du bateau (un peu venté) superbe navigation.
Repas chez la mère d’Olga, puis soleil couchant sur le sommet le plus calme de l’ile : à gauche en montant (le pachatata). Repas du soir puis dodo dans la maison assez fraiche (mais avec les 4 couvertures et un pull on supporte) petit dèj très complet ( jus de fruit, crêpe…). Il est conseillé d’apporter quelques aliments de base à la maman d’Olga (farine, bougies, sucre, allumettes, ….)
1h de bateau jusqu’à Taquile, on monte au sommet de l’ile où est le village par un chemin en pente « douce » (plus facile en tous cas que les 450 marches de montée par l’autre port !).Ce jour là il y avait des danses en l’honneur de San Santiago (plusieurs jours de suite en fait). Déjeuner dans un restau au dessus de la place avec une jolie vue et retour par l’autre port (450 marches en descente c’est mieux).
Retour en fin d’après midi à Puno.
LP et Routard : on n a pas trouvé le restau El Sol interior avec le plan (mais je n’ai pas vérifié avec l’adresse)
Les euros se changent assez facilement dans les lieux touristiques (bureaux de change ou dans la rue).
Le change est mauvais à Puno (4S/ pour 1 €): nous l’avons trouvé bon (4.2) à Lima, et à Arequipa (le taux y est affiché dans la rue !) mauvais partout ailleurs (3.95, 4)(écart de 5 à 7% quand même ). A l’aéroport de Lima il est acceptable (pour un aéroport) 4.05.
5-8 Puno Cuzco : avec Inka express. (2 bus affrétés, réservation 3 j à l’avance il ne restait pas beaucoup de place) 90S/ par pers (il faut payer en plus 3 entrées : Pucara, Raqchi, Andahuaylillas). C’est cher mais la prestation est correcte (des boissons sont comprises).
Arrêt à Pucara, visite guidée du musée intéressante sur la culture Pucara. mais il ya bcp de monde dans un tout petit musée.
R p44 : Hé les ptis loups il faut se mettre à jour : la civilisation de Caral (près deBaranca) n’est même pas citée alors qu’ils faisaient des pyramides il y a 5000 ans (come les Égyptiens en gros…)
Attention à l’arrêt à Sicuani ne buvez pas au restau : petite bière 8S/ petite eau 4S/….
Raqchi super intéressant
Andahuaylillas belles fresques mais visite un peu rapide (normal dans un voyage organisé)
Note globale 8/10 guide bien..
L’inconvénient c’est qu’on débarque dans la gare routière Inka et que là il faut négocier serré le taxi car il n’y a guère de concurrence.
6-8 Cuzco
On peut visiter les églises le matin avant la première messe gratuitement et c’est d ‘ailleurs beaucoup plus calme.
Gare Huanchac ( billet pour Macchu Picchu)
R149 mettez donc la gare sur votre plan, il y a la place dans la coin en bas à droite.
Il vaut mieux y arriver tôt, il y a la queue même si on a réservé par mail (sur le site on ne peut pas payer par carte mais en envoyant un courriel à l’avance on obtient une réservation à confirmer sur place au moins 24h avant).
En râlant auprès du gars qui distribue les tickets, après un peu d’attente, on devient prioritaire, et si on « insiste » auprès d’un garde ça marche aussi : on l’a vu faire !
Boletto turistico 130S/ (tout augmente) : pas d’église (fort chères, Cathédrale 25S/, compania 15S/), plusieurs sites (mais pas Qoricancha (seulement le musée y afférant)) et le spectacle de danses folkloriques. Je n’ai pas fait le calcul mais il faut visiter pas mal de sites pour l’amortir ( et surtout sortir de Cuzco).
Merced : entrée 6S/ (tout augmente) visite guidée intéressante en espagnol, il y a maintenant à voir la cellule du père Francisco Salamanca sorte de Fra Angelico qui est resté plusieurs dizaines d’années dans sa cellule en ne sortant que le vendredi saint, et qui y a réalisé des fresques de toute beauté et d’une fraicheur extra. Il confessait depuis sa cellule ; à notre sens elles méritent 3 *.
Ecole des beaux arts joli patio, œuvres exposées intéressantes : sur Marques Mantas en venant de la plaza de armas vers San Francisco à gauche avant San Francisco.
Maison Garcilaso de la Vega (museo historico regional) intéressant sans plus (Boleto turistico) quelques meubles
Qoricancha : très beau et noir de monde mais n’est pas dans le bolet T.
R 149 plan erreur de frappe Poricancha
Nous sommes tombés par hasard sur des ruines Inca : entrée par l’instituto cultural qui est dans Maruti presqu’en face d’Arequipa : gratuit, il s’agit des fondations de tout le quartier entre Maruti et piazza de Santo Domingo, avec quelques traces de vie dans les habitations, c’est fort intéressant.
Chocolat (très bon) au cafe cultural Manu dans Arequipa juste avant la petite place de Santa Catalina dans une cour habitée et calme. Il est lié à un projet écologico-humanitaire (à vérifier mon espagnol est hésitant) où on vous donne des livres et albums photo à feuilleter : excellent pour une pause.
Danses folkloriques (centro Qosqo de arte nativo) dans le BT. Bien, une petite heure, arriver en avance (une 1/2h si on veut être devant) c’est vite plein.
R162 le restau Tango Beef n’existe pas à l’adresse indiquée, Papillon (à gauche de la cathédrale sur la plaza de A. est très bien, il y a des tables pour 2 (ou 3 ?) dans le balcon fermé qui domine la place (jolie vue). 48S/ 2 plats 2 bières excellents avec musique assez bonne.
7-8 notre hôtel : Casa de Campesina chambre OK 76 S/ avec p’ti dej, bien situé au pied de San Blas et proche de presque tout.
Taxi 140 S/ peu négocié pour aller à Ollantaytambo via Chinchero, Moray, las Salineras.
Chinchero (B.T.) : marché croupion mais calme, église ouverte mais TRES mal éclairée d’où quasi impossibilité de voir les fresques. Terrasses superbes. Village mignon.
Moray (B.T.) saisissant, superbe
Las Salineras (hors B.T.) 5S/ magnifique, étonnant mais quelles conditions de travail !
Ollantaytambo
Restau sur la place Sonccolay pas cher et sympa
Ruines (dans B.T.) impressionnant et beaucoup de monde le soir (mais personne à 9h)
Restau KB (dans la rue qui va de la place aux ruines face à la rue qui descend à la gare) 14S/ le poulet riz très bon, chauffé.
Train pour M.P. 205, 75 S/ (par pers) aller backpacker retour vistadome (celui ci sans intérêt par rapport à l’autre un peu moins cher, il est plus inconfortable et en plus est arrivé en retard.)
Bus pour monter (et descendre) 40 S/
Entrée à M.P. 122 S/
L’arnaque est évidemment sur le train où il y a 30 km à faire en 1h30 (voir 2 h au retour) !
R193 Hostal El Inca pas très propre, mais pour 7h de dodo ça peut aller. Erreur sur le plan il est de l’autre côté de la rivière (et du pont) en face donc de Viracocha. Il manque au moins 2 passerelles sur le plan dont celle qui conduit à l’hôtel. (Le plan est tellement mal fait et incomplet qu’on a cherché l’hôtel pendant plus d’un ¼ d’heure).
Les premiers bus partent à 5h30, en étant à 5h à l’arrêt on était les 114è et 115è dans le 4è bus (il y en a une dizaine). Ouverture des ruines à 6h, à 6h10 on était dedans. En allant au bout (en passant par le mirador et la place sacrée et intihuatana) et en revenant tranquillement on a été tranquilles pendant environ 3h, après c’est le métro à certains endroits. Le soleil est arrivé vers 10h. La balade au pont de l’inca prend 20’ (aller) et est tranquille.
Aguas Calientes
Piscine chaude agréable entrée 10 S/ (tiens ça n’a pas augmenté) serviette dans la piscine 3S/.
Internet (3S/ la 1/2h négocié facile à 1S/), temps de réponse corrects (pour des opérations simples)
R195 Restau Indio Feliz : notre meilleur repas au Pérou, des saveurs originales, une fraicheur évidente, un accueil agréable tout cela a un prix : 44, 50S/ le menu. Le mélange tarte à l’orange, mousse au chocolat est à conseiller, l’avocat également.
Ollantaytambo
Hotel Munay Tika 85S/, très bien, décor agréable, jardin joli, excellent et copieux petit déjeuner
9-8 collectivo 1S/ pour Urubamba, le départ n’est pas (LP254) sur la plaza de armas, mais sur la placette devant le marché sur la rue du départ vers Urubamba.
LP254 la distance jusqu’à la gare sur le plan d’Ollantaytambo est archi fausse : les 300m de la calle Ventiderio à la gare sont en réalité 1 km (au moins) (dur dur après une journée à M.P.)
Bus d’Urubamba à Cuzco 3, 5S/ (gare proche de Coricancha)
On a mangé nos empanadas, (achetés au Buen Pastor dans cuesta San Blas) dans un petit jardin ombragé par des eucalyptus avec vue imprenable sur la ville tout en haut de San Blas derrière l’église à gauche non loin de la pension Alemana.
Pour le café la Paccha dans Tandapata 676 B (à 2 pas de l’église de San Blas) offre un patio en plein soleil (on peut aussi y manger mais on n’a pas goûté)
On est monté à San Cristobal où la vue sur Cuzco est superbe au soleil couchant.
Dîner à Granja Heidi, cuesta San Blas en bas en face de l’hospedaje San Blas : excellent accueil, bonne cuisine, cadre agréable, bon vin péruvien, très bonnes pâtisseries.
Dodo à l’hospedaje San Blas : bien, patio sympa avec cheminée pour le p’ti dèj, chambres impeccables, 105 S/ la nuit avec P.D.
10-8
Visite de la cathédrale à 7h
Le bus pour Pisac se prend en bas de Tullumaya 4.4S/ pour 2.
Les ruines sont extra : de 9h à 11h il n’y a personne surtout en haut où on s’est fait conduire en taxi (15S/ pour monter en haut, 11S/ pour descendre d’en bas des ruines. Ensuite c’est la cohue au temple du soleil.
Marché du Dimanche sans grand intérêt, mêmes produits, même prix qu’à Cuzco à l’heure du repas il y avait plus de vendeurs de souvenirs que de touristes…..
Qenqo : intéressant mais ne vaut pas le voyage à lui tout seul, mais Sacsayhuaman oui ! voir la colline du Rodadero et ses curieux reliefs et d’où on a la vue sur l’entièreté du mur.
Pour revenir à Cuzco à pied il faut prendre le chemin qui part dans le ravin entre Sacsay. Et le Cristo blanco.
Visite gratuite de la merced et de la compania après 18h.
Inka Cafe : il y fait chaud, bon et copieux.
11-8
Taxi pour l’aéroport 10S/ à 6h.
Vol TACA pour Lima impeccable (se mettre à droite pour voir les montagnes enneigées.)
Taxi pour la plaza de armas 20S/
La visite guidée de San Francisco (5S/) est intéressante mais un peu rapide.
Parque Muralla (LP97) Bof
Repas à l’Eau Vive menu 15S/ très bon, cadre reposant, clientèle d’habitués, service impeccable, petites sœurs de toutes nationalités, toutes parlent le français(R118). On y retournera demain soir (difficile de trouver un troquet ouvert le soir dans le centre ) à la carte (plus cher ) c’est délicieux . L’accueil est très « accueillant », on échange avec la communauté « les travailleuses missionnaires », qui aident les familles en difficulté à reprendre pied.
Balade architecturale dans le centre : maisons et églises
Calle Lampa à Ucayall, Azangaro(San Pedro)à parque universitario, Panteon, Pachiteaà Plaza francia, Jiron de la unionà plaza de armas, Iglesias Merced, San Agustin, Recoleta. Un p’ti tour dans Ucayall mais à l’ouest après Rufino Torico on nous a conseillé de faire demi tour…On doit pouvoir améliorer l’itinéraire en y passant du temps mais il y a beaucoup à voir (fenêtres, portes, couleurs, bas reliefs). A l’évidence un effort de peinture multicolore est fait et beaucoup de maisons art nouveau matinées d’un peu d’ art déco sont remarquables. (tout cela nous a fait penser un peu à Prague) .
R117 118 pour manger on est allés à Aires Peruvianas sympa mais très bruyant on est repartis, Heidi semble fermé le soir.
LP112 On a atterri à Villa Natura excellents spaghettis (tallarines) al dente avec plein de légumes et une tortilla aux épinards tout aussi bonne 20S/ avec une eau (on boit pas que de la bière)
12-8 contrairement à Cuzco la cathédrale n’est pas ouverte avant les visites.
Microbus sur Avancay vers le museo arqueologico de pueblo libre : très intéressant, calme, bien présenté par civilisation et par thème, quelques belles pièces, et on l’apprécie bien à la fin pour faire une révision.
Micro bus pour la Punta (en fait pour la Perla mais à 200m de la Punta !)
R130 La Punta (beaucoup de couleur sur les maisons à l’entrée) sur sa côte ouest ressemble plus à Menton ou à Nice avec villas et immeubles avec vue sur mer, le long d’une promenade piétonne aménagée, qu’a un village de pêcheurs (qu’on a guère vu …). Excellent restau Don Giuseppe tout au bout (Av Grau n°30) donnant sur la place : menu du jour 12S/ :copieux ceviche et plat de poisson sauté avec papas et bananes ou 15S/ pour des langoustines délicieuses. Accueil souriant, clientèle de retraités habitués.
Microbus de La Punta à San Isidro : Huaca huallamarca étonnante pyramide d’adobe en pleine ville (il y a le même genre à Miraflores (Huaca pucllana).
Microbus de San Isidro à Miraflores balade sur la falaise au bord de la mer et café dans le cafe cafe du centre com Larco Mar (terrasse avec vue sur mer)
Tous les microbus sont à 1S/ par pers (environ)
Le taxi de l’Hotel Espana pour l’aéroport est à 17S/ . A l’aller 25 ou 30 mais il nous attendait à la descente de l’avion (passage de la douane rapide).
For our latest 3-week family trip (yes, the kids are growing up, and two of them are about to enter the working world), we’re heading to South America!
For our first time on this continent, I had planned a classic 3-week loop in Peru.
But since we won’t be returning to this part of the world anytime soon, I thought: why not follow in the footsteps of Franck, aka Bibouns51, who, in 18 days, didn’t just stick to Peru but also added two of the planet’s most stunning landscapes to his itinerary... the Salar de Uyuni in Bolivia and its neighbor, the fabulous Atacama Desert in northern Chile !!
So, I set about the tricky task of limiting the regions we’d visit in Peru to those we considered must-sees, to avoid rushing too much. The visit schedules were optimized, including several comfortable overnight buses that have the huge advantage of letting us hop between regions.
So, we’re off on a somewhat adventurous trip with three domestic flights (two on the first day and one on the last), two overnight buses for quick hops, several car rentals, the services of a few drivers to make the trip more comfortable, and even a tour operator for crossing the Salar...
Our main concern is altitude sickness, and we’re bringing Diamox, aspirin, etc., just in case.
Our second worry before departure was not even getting off the ground... Yes, for once, we’re leaving from France—Marseille, to be exact. The week before our departure, with the surprise air traffic controllers’ strike, I remembered why we usually prefer to leave from abroad, like Turin or Barcelona... In the end, it wasn’t the air traffic controllers who made us nervous but the early July wildfires that paralyzed the airport a few days before our departure. Fortunately, the fires were quickly brought under control, and on the big day, everything was smooth sailing!
Detailed itinerary (which changed on Day 1 due to departure hiccups):
Day 0: Flight Marseille - Madrid - Lima
PERU
Theoretical and abandoned Day 1: Flight Lima - Cuzco and visit Cuzco (Puka Pukara, Tambomachay, Cristo Blanco Observatory, Sacsayhuaman sunset) - Night in Cuzco
Day 2: Taxi -> Chinchero - Moray - Maras Salt Mines - Ollantaytambo - Train to Aguas Calientes
Day 3: Machu Picchu - Return train to Ollantaytambo
Day 4: 2-day taxi -> Pisac - Tipon - Andahuaylillas - Huaro - Night in San Pedro
Day 5: Palcoyo - Checacupe - Vinicunca - Return and night in Cuzco
Day 6: Day in Cuzco (catch-up on Sacsayhuaman, San Blas district, Temple of the Sun) - Overnight bus to Arequipa
Day 7: Rental car -> On the road to Colca Canyon, night in Cabanaconde
Day 8: Descent to the bottom of Colca Canyon, night at Oasis Sangalle
Day 9: Ascent from the canyon - Maca - Chivay - Return and night in Arequipa
Day 10: Visit Arequipa (Santa Catalina Convent, La Recoleta Church and Monastery, La Compañía Church, Cathedral) - Overnight bus to Puno
Day 11: Lake Titicaca - Night in Puno
BOLIVIA
Day 12: Shared taxi -> Road to La Paz, visit downtown La Paz - Night 1 in La Paz
Day 13: Moon Valley and Las Animas Valley - Night 2 in La Paz
Day 14: Day in La Paz - Night 3 in La Paz
Day 15: Flight to Uyuni - Day 1 of Salar de Uyuni tour - Night at the edge of the Salar
Day 16: Crossing the Lipez region and lagoons - Night near Laguna Colorada
Day 17: Sol de Mañana
CHILE
Day 17 cont.: Pre-booked transfer to SPDA - 4x4 rental - Pukara de Quitor - Stargazing tour - Night 1 in SPDA
Day 18: Death Valley and Moon Valley - Night 2 in SPDA
Day 19: Miscanti and Miniques Lagoons, Salar de Aguas Calientes and its Piedra Roja, Tebenquiche Lagoon and Quebrada del Diablo - Night 3 in SPDA
Day 20: Rainbow Valley and swim in the Puritama River - Night 4 in SPDA
Day 21: Tebenquiche Lagoon - Bus to Calama - Flight to Santiago
Day 22: Return Santiago - Madrid - Marseille
Day 0 - 11/07: Destination Lima
Our first flight from Marseille went smoothly to our Iberia layover in Madrid.
In Madrid, just after getting off the plane around 8 PM, and as we were walking through the terminal, we got a rude awakening!!
We saw the word "Cancelled" next to our flight number on the display boards. Thinking it must be a glitch, we checked another screen, but the system was stubborn, and the same dreaded word appeared !
So, we headed to the Iberia counter, where an agent confirmed that our Friday evening flight was canceled and rescheduled for the next morning. The reason? A breakdown and no replacement plane, even though we were in Madrid, Iberia’s home base!
To make matters worse, I remembered our super-tight schedule, planned to the minute, with no buffer day in Lima. Since I’m a bit phobic of megacities and hadn’t found anything appealing in the Peruvian capital in our guidebooks, we’d planned to leave Lima as soon as possible for Cusco, the heart of the Sacred Valley, to spend our first day there.
Bad idea, because we already knew the 4-hour buffer wouldn’t be enough, and we’d miss the domestic flight, which was, of course, non-refundable and non-changeable. So, we had to call LATAM from Madrid to find another flight for Saturday evening and negotiate a rate to recover some of our initial outlay.
After an hour on the phone with customer service, several endless holds, and three failed attempts to dictate our credit card number over the phone to a Spaniard speaking English with a thick accent, we finally managed to confirm the transaction, securing our new flight tickets for a moderate extra cost of just 150 € total.
At first, we were pretty bummed about losing a day and incurring extra fees to reschedule the domestic flight, but then, when we learned from an Iberia customer service rep that we’d receive the max compensation of 600 € per traveler, we even ended up grinning... because 3000 € in refunds for only losing the first day in Cusco? We’d sign up for that 10 times over!!
Iberia then took care of us, putting us up in a hotel where we had dinner before a short 5-hour night and an early morning departure. I took the opportunity to improvise a quick day of sightseeing in Lima, focusing on the Barranco and Miraflores districts.
Bonjour à tous,
je suis etudiant et fini mon cursus en juin 2010. J'envisages donc de partir un mois au pérou en juillet 2010 pour découvrir la culture, l'environnement....
j'organise dès maintenant mon séjour. J'ai cependant qlq dificulté pour mon itineraire car je ne sais pas qu'elles sont les endroit à "ne pas louper". Je ne recherche aucun confort, simplement en prendre plein la vue! Pourriez vous me faire part de vos experiences et me dire ce qu'il faut voir?
En ce qui concerne les transport sur place pourriez vous me guider également (ex: comment allez de lima à cuzco?)? Est ce que ces choses là se voit sur place ou est ce que je peux repérer les transport dès à présent?
Si vous avez autre chose à me conseiller, des petites astuces je suis preneur :-)
Merci à ceux qui prendront le temps de me répondre
bonne continuation à tous
J'ai l'intention de randonner en aout septembre dans la cordillere huayhuash et cordillére blanche. J'ai pour habitute de randonner en solidaire en autonomie, sans porteurs, palanquin, anes, mulets, chevaux, yachs, chameaux et autres camélidés.
Là voila donc ma question que qu'est que je là pose ici... Semblerait que sur ce trek en particulier et sur d'autres aussi, les individus voyageant sans avoir recours a une agence seraient particulierement sollicités et parfois d'une maniere a la limite de l'agression physique. Des taxes diverses et variés autant qu'injustifié a hauteur d'une centaine d'euro pour un trek d'une dizaine de jours, seraient scandaleusement preleve sur un nombre plethorique de points de péage. Ceci dans le but de garantir votre securité et en toute illegalité. Quelqu'un ayant parcouru recemment ces vallées sauvages et paisibles pourrait t'il avoir l'amabilité de confirmer, infirmer voire nuancer la validité de cette information.
Bonjour
Je cherche a savoir si quelqu'un a déjà effectuer la cordillère du nord au sud, pour avoir un topo ou si cela est vraiment réalisable??????????
Si il faut prévoir un peu d'alpinisme ou pas?????????
Bref tout ce qui pourrait m'aider.
Je devrait partir au début juin. Cela sera bien ou pas pour la météo??????????
Merci pour tout et si quelqu'un a les carte de cette cordillère a me vendre cela m'arrangerais
Arno
Bonjour à tous,
Je prévois de partir l'été prochain (2009) en circuit pour le Sud du Pérou (du genre 23/07-18/08).
J'aimerais avoir des renseignements sur l'avion, le circuit...
1) Je vois actuellement des billets à 1150€ via Madrid (Lan).
Question : Est-ce que je peux espérer trouver moins cher?? So oui à quelle période (Décembre, janvier, Avril?)
J'ai cru comprendre qu'au mieux ce serait 1000€ pour cette période...
2) Après beaucoup de lectures, nous prévoyons un itinéraire assez classique: Lima (visite de ville) Paracas et îles Ballestas Pisco (Atelier, distilleries?) puis Nasca (cimetière de Chauchillas) Arequipa (visite de ville) Canyon de la Colca (Altiplano, Aguada Blanca?, Chivay) Puno (site de Pukara, viracocha, Andahuaylilas, lac Titicaca Taquile Uros?) Cusco (visite de ville, Tambomachay, Puka Pukara, vallée des incas Pisaq Ollantaytambo, Machu Picchu)
Le lien Cusco-Machu Picchu via la vallée sacrée est à décider. L'économique bus+5h de marche paraît fatiguant en AR... mais le tout train est cher et ne m'inspire guère... Peut-être Puerto Maldonado... Retour vers Lima par avion
Questions : 3 semaines et demi sont-elles suffisantes? trop longues? (dans ce cas, est-ce que ça vaut le coup d'aller en Bolivie?) Puerto Maldonado vaut-il le coup? Il semble qu'Iquitos soit + sympa mais aussi plus loin et donc trop court sur la durée du séjour? Je me suis basé sur un circuit de Pérou insolite. Ils proposent un circuit de base 15j (sans l'amazonie) transport-logement seuls à 550€ environ et un autre à 1400€ de 20j (le même plus amazonie avec toutes les excursions comprises). Ca me paraît de bonne qualité mais plutôt cher pour nous.
J'ai également vu des chose sur Arvel voyages, Adeo, Nomades mais c'est du pareil au même (2600€ avec avion).
Est-il envisageable de se débrouiller seuls? Trouve-t-on des hôtels facilement? Les transports sont-ils bien organisés (gare simples à trouver, horaires pas trop tordus)? Est-il possible de trouver sur place des excursions style canyon du Colca? Tout ça en plein été (Français bien sûr).
Faut-il réserver avant de partir l'avion (Lima Cusco) ou ce n'est pas nécessaire?
L'objectif n'est pas d'être en galère et de ne pas pouvoir faire ce qu'on veut par manque de réservertion/organisation préalable.
Désolé pour la longueur et les questions qui recouvrent certaines déjà posées.
Merci d'avance pour tous vos renseignements/réponses/avis.
Je ne suis ni de sa famille ni de sa maison d'édition, je suis en préparation d'un voyage au Pérou en mai prochain et j'ai cherché le livre de Vincent Geus assez longtemps, trouvable à des prix délirants sur le Net, donc je me permets de vous l'indiquer : son livre "treks au Pérou" a été réédité, chez Glénat, pour la somme de 23 euros.
Avec une amie, nous avons décidé de partir 1 mois au Pérou puis 3 semaines au Brésil, de début Octobreà fin Novembre.
On comptait faire un trek de 3 ou 4 jours à Tambopata au Pérou (proche de Puerto Maldonado), mais le Pantanal au Brésil semble être un incontournable qui m'a été conseillé plusieurs fois (sur ce forum notamment).
Alors je sais que c'est une question assez subjective, mais selon l'expérience de chacun est-ce que ça vaut le coup de faire les 2 treks, ou faut-il en privilégier un?
J'ai également quelques questions sur le Pantanal, car j'ai un peu de mal à trouver les informations...
On n'a encore aucune idée de quoi faire niveau excursions et avec quelle agence (on est plutôt tentées par pirogue/bateau, vélo, à pied ou encore à cheval), ni combien de temps rester (est-ce que 4 jours seraient suffisants?), où loger, s'il faut réserver et surtout à quel prix peut-on s'en sortir pour 2 (nourriture, hébergement et excursions comprises), sachant qu'on a un budget assez restreint...
(ça fait beaucoup de questions désolée^^)
Du coup je fais appel à ce super réseau qu'est le forum pour nous venir en aide!
Tout expérience ou conseil est bon à prendre!! :)
Voila le projet s'affine de jour en jour mai il reste encore qques points a éclaircir notamment le trek que nous avions prévu moi et mon amie en fin de séjour.
Donc pour résumé, après deux semaine de ballades et de visites dans le sud du pérou on pensait remonter dans la cordillère blanche ou la cordillère huayhuash! mais laquelle choisir!!! 🤪
voila ce que l'on cherche: un trek de 4-5 jours, sportif (ça ne nou fé pa peur on aime ça) mais pas non plus insurmontable 😉sachant qu'on sera en haute altitude (ça n'a rien a voir avec les montagnes de ché moi dans lesquelles jé labitude de crapauter!!) qu'on aura déja pas mal de km dans les jambes, mais l'avantage c kon sera déja acclimater!!! mais je reste kan même sur l'idéee quen chié un minimum permet par la suite den garder de trè bon souvenir (expérience vécue!!!)
Donc après avoir consulté de nbreux site et de nbreux forum jé réussi à glaner qqes infos...😇
Dans la cordillère blanche...
_le trek Llanganuco -santa cruz a lair super mai seul hic c quon le fera en aout donc horde de touriste obligé😠, je me trompe pas? votre avis minteresse!!!
_ensuite jé entendu parler du trek camp nord de l'Alpamayo vers pomabamba justement sur voyage forum il y a qqes infos mai c pa trè précis, alors si des personnes en sont revenu sain et sauf je veux bien connaitre le récit de leur avnture!!
_après il existe dotre trek mlai qui dure une dizaine de jours et ça ça rentrera pas dans notre programme!!!
_est ce que vs en connaissez dotre des trek de 4-5 jours, je vous écoute!!!!
trek dans la cordillère Huayhuash...
_jé découvert un trek qui part de huaraz qui passe par (les gdes étapes) matacancha, lagune jahuacocha, lagune solterococha et rasaqcocha, punta yaucha, jahuacocha, llamac, huaraz
_ jen ai pas dotre dans mon répertoire alors... !!!
voila je sai que le mail est assez long, mai jé encore une ou deux questions je comptais faire c trek sans laide dun guide mai ac un muletier, estceque c dangereu ou faisable.
je me doute que le chemin n'est pas balisé, mais estcekil est quen meme facile de si retrouver???
et je pensai me procurai des carte sur place mai ni a t il pas moyen de les consulter sur internet ou alor se les procurer en damandan a lambassade française implanté au pérou???!
jespère que vs avez compris lessentiel du message jé limpression ke c un peu mélangé tt ce que jécri!!!! jaten vos réponse (jespère nbreuse)
merci davance et vive les trek!!!! 😎🙂
nous souhaitons faire un petit trek de 4 jours dans la cordillère blanche. on m'a parlé de Vaqueria-cashapampa ou bien sur de santa Cruz. Que me conseillez vous? Si vous avez d'autres plans sympa, je suis preneuse
D'autre part, pensez vous que l'on puisse faire Cusco-Lima (en avion) et lima-Huaraz (en bus) dans la même journée?
j aimerais savoir si qqn connait un guide de randonnee qui se prenomme Victor et qui est base a Huaraz, mais qui se deplace au Perou selon les besoins des clients.
Je me suis fait approcher par lui, mais je ne sais pas trop quoi en penser.
Je voyage seule (une fille) et je me demande si je devrais le contacter pour une treck pres de Cuzco.
Il m a montre pleins de bons mots de clients et clientes passees, donc peut etre que vous etes un de ceux (elles)-ci.
Bonjour,
Je pars la semaine prochaine au Pérou et j'ai prévu de faire un trek de 5/6 jours autour de Huaraz.
D'après tout ce que j'ai lu, le trek de Huayhuash me tente beaucoup, mais il se fait en 10 jours!!! J'ai trop peu de temps pour le faire en entier, existe il des variantes, pour pouvoir le faire en 5 ou 6 jour maximum?
Ma priorité étant de faire un trek où il y ait le moins de touristes possible, j'aimerai donc savoir si ce trek est trés parcouru?!?
De plus j'aimerai seulement prendre un muletier, mais pas de guide, est ce possible? Si vous avez des adresses, ou le nom de muletier que vous connaissez ... je suis preneuse!!!
j'ai très envie de faire le trek de 17jr de zig zag tour de l'almapayao et huascaran "au pied des geants" mais il y a un hic c'est le passage de 3000 à 4650 du J3 au J4!!!!! carrément affolant!!! soit il y a une erreur dans leur topo soit....bref je ne trouve pas trace sur le net de leur trek.
qqn a-t-il fait ce trek?
que pouvez vous m'en dire?
quel niveau de difficulté?
merci d'avance
nadine
Suis a Chachapoyas, Peru, donc pas acces aux infos genre *Lonely Planet*, et manque de temps et de courage pour sillonner le Net... si je pose des questions repetees, je m excuse donc d avance!
Une petite question qui me tracasse : comment se presentent les treks dans ces deux cordilleres, la Blanca et Huayhuash? en prenant celui des Annas en reference par exemple, y a-t-il des lodges tout le long du chemin, des gargotes, le chemin est-il bien balise, quels sont les frais auxquels s attendre (taxes des communautes, de l Etat)...? des mini-brochures topographiques comme celles des Annas sont-elles dispos? bref, faisable en inde total, avec un sac a dos de cours et sans trop de vetements techniques? je pense notamment aux treks classiques de Santa Cruz, et celui de dix jours dans la Cordillera Huayhuash.
(precision : je pense arriver directement du Nord, de Cajamarca, par les terres interieures, du coup pas de *pause logistique* preliminaire a Huaraz)
Bon, comme le titre l'indique, moi et ma dulcinée comptons faire un voyage dans la zone Pérou / Bolivie l'été prochain, sachant que les billets d'avion pour y aller et en revenir ne posent strictement aucun problème, ni financier, ni temporel : nous avons plein de temps et grâce à une connaissance travaillant à Air France, des billets à un prix franchement raisonnable. Par contre, une fois sur place, effectivement, le mieux serait de limiter les dépenses, nous ne sommes pas difficiles...
Alors je voudrais récolter le plus d'avis, d'opinions ou d'expériences possibles... Qu'est ce qu'il y a à faire ? Quelles ont été vos impressions ? Qu'est ce qui vaut la peine, coûte que coûte ? Quels sont les attrape-touristes sans intérêt ? Enfin, quels itinéraires proposez-vous éventuellement, sachant qu'on peut arriver à lima, la paz, ou cuzco, et repartir de n'importe quelle de ces villes, n'importe quand... Nous voudrions bien sûr en voir le plus possible, mais est-il raisonnable de vouloir coupler Perou et Bolivie ( l'idée vient du guide du routard, qui édite un livre sur les deux pays en même temps )... Donc que faire ? Quel budget compter aussi ? Est-il possible de se déplacer en train ou en bus, ou autres moyens peu onéreux ( du moins je l'espère ? )
Doit-on avoir la carte internationale d'étudiant ou celle éditée par notre fac est-elle suffisante ? Enfin bref, toutes les informations, propositions, idées ou pistes de recherche sont les bienvenues ! J'ai épluché déjà les discussions au sujet du Pérou, notamment du chemin des Incas, mais bon, on sait jamais, les choses peuvent changer bien vite !
Bonjour,
Je pars au mois de juillet, avec une amie, rejoindre nos filles au Pérou pour un petit périple touristique d'environ 3 semaines dans le sud Pérou (Cuzco- Titicaca- Arequipa). Quelques randonnées au programme, certainement à la journée.
Aventurière dans l'âme, et la plus sportive du petit groupe, je compléterai bien ce voyage d'agrément par un trek de plusieurs jours dans les montagnes andines.
J'ai commencé à regarder les discussions sur les forums mais ils datent de quelques années.
Et je me pose les questions suivantes:
- cela vaut-il vraiment le coup de remonter vers Huaras (question du coût du trajet) pour faire un trek dans cette région de la cordillère ou connaissez-vous des treks intéressants dans la région d'Arequipa hormis les canyons ?
- dans ces contrées, être une femme seule pose-t-il question et plus encore, en haute cordillère, partir seule relève-t-il de l'inconscience ?
Merci à tous ceux et celles qui m'apporteront leur retour d'expérience.
Marie