De retour du Pérou, j'entame un récit des quelques treks & ascensions que j'y ai effectué.
Tour de l'Alpamayo
Pendant ce voyage, j'avais envie de faire un grand trek seul et en autonomie. L'avantage est une totale liberté d'itinéraire, de durée, de rythme de marche, de lieu de campement ... le bonheur.
Je m'oriente vers le tour de l'Alpamayo dans la cordilliere blanche. Ce choix est guidé par le fait qu'il s'agit d'une des trois plus belles cordillieres du Pérou (les trois plus belles - du moins plus connues: C.Blanche, C.Huayshuah, C.Vilcanota) et aussi par le fait que la navigation y est rendue tres facile grâce à la carte 1/100 000 du club Alpin allemand.
Il s'agit grosso modo de la concaténation de treks classiques de cette région: le classissime trek de Santa Cruz qui longe l'Alpamayo par le sud le trek de Los Cedros qui rejoint Cashapampa à Pomabamba par le nord
Il peut s'effectuer dans un sens ou dans l'autre, le sens retenu ici étant de commencer par l'itinéraire de Santa Cruz pour permettre une meilleure acclimatation à l'altitude. L'itinéraire est inspiré d'un petit topo vu dans le numéro 44 de trek magazine. Il est donné en 9 jours mais j'ai bien l'intention de le "raccourcir" en 8 jours tout en le "prolongeant" de quelques détours :)
Etape 1: Cashampampa (2900m) - Laguna Ichiccocha (3800m)
L'etape commence avec les transports en collectivos de Huaraz jusqu'à Caraz (2 heures environ) et de Caraz jusqu'à Cashapampa (2 heures aussi). J'adore ce type de transport, économique, souvent efficace et qui permet d'être au contact (parfois très rapproché vu le nombre de personnes qui montent 😉 !) de la population.
Les collectivos jusqu'à Caraz sont les petits vans traditionnels tandis que ceux qui montent à Cashampampa sont des voitures classiques. C'est ici que j'ai constaté qu'on pouvait monter à 7 dans une voiture "standard": le conducteur, deux personnes sur le siège avant et quatre à l'arrière ! A l'arrière avec moi, il y'a deux allemands Max & Bernd que j'avais croisé le matin à l'hotel et que je recroiserai régulièrement pendant mon voyage, à commencer pendant ce trek puisqu'ils prévoient de faire le trek de Los Cedros.
A Cashapampa, il n'est pas difficile de trouver le chemin du trek de Santa Cruz puisque les conducteurs de collectivos - qui comprennent bien que les gringos sont venus faire un peu de marche à pied - s'arrêtent au pied du sentier marqué par un panneau. Seule difficulté d'orientation du parcours: savoir qu'après 100m, il faut tourner à gauche et pas à droite .
Au début du sentier, je croise pas mal de personnes qui s'étonnent de la taille de mon sac dont le poids
doit dépasser les quelques 20 kg. Le sentier est bien tracé et très fréquenté (c'est l'autoroute !) par les touristes
en agence et par quelques insectes qui viendront bien gentiment transformer la peau de mes bras en bronzé à poids rouge. Il fait plutôt beau - même si ça se gate -, ça monte gentiment et c'est tant mieux. Avec mon sac et mon acclimatation à deux balles, je marche avec le frein à main, ce qui ne m'empêche pas de doubler tout le monde - super condition physique oblige.
J'arrive au très grand campement de Llammacoral, halte systématique des groupes. Mouais, il est pas tard, et ça sert à rien que je plante ma tente ici histoire de papoter avec les voisins: il y'a tellement de monde et personne ne se parle qu'on se croirait dans le métro parisien 🤪. Autant poursuivre jusqu'à la laguna Illicocha où je devrais trouver de la place pour ma tente d'après un de mes topos.
D'ici au campement m'arrive une petite mésaventure dont je rigole aujourd'hui : je me fais attaquer par une vache !
Non non, je n'hallucine pas: le bovidé - vraissemblablement excité par la rougeur de mes coups de soleils - me charge cornes baissées ! Je le chope par les cornes mais la bestiole à de la force et je tombe en arrière sur le sac à dos. Sa corne se prend dans une bretelle de mon sac et me secoue gentiment au sol. Ouf, le proprio vient à mon secours. Bilan de l'opération: quelques éraflures et plaies aux bras mais surtout le sac à dos bien amoché et la trouille des bêtes à cornes pendant tout le parcours !!
Etape 2: Laguna Ichiccocha (3800m) - Taullipampa (4200m)
Ce matin, le ciel est d'un bleu magnifique. Je peux donc admirer les quelques sommets qui dépasse la falaise
en face du campement (Pucaraju et Quitaraju). Après la lagune JatunCocha, la vue sur le Quitaraju se dégage.
Aujourd'hui encore, le chemin est tranquille. Partit tot, je ne croise personne. Arrivé au lieu dit "Quishuar", je dois bifurquer à droite pour faire un "side trip" au camp sud de l'Alpamayo. Avec mon gros sac et mon acclimatation baclée, j'ai peur de me choper un MAM.
Une petite forêt au pied de la montée m'apporte la solution: je vais planquer mon sac ici. Ce petit détour (3 heures aller/retour environ) vaut le coup: l'Alpamayo coté sud est pas vilain quoique pas transcendant mais surtout le Pucajirca est pas dégueu avec ses ice flutes.
Comme hier, le temps se gâte - dommage - mais ne m'empêche pas d'admirer le Taulliraju depuis le campement de Taullipampa.
Etape 3: Taullipampa (4200m) - Q.Tuctubamba (3800m)
Après deux nuits à 3000, une à 3800 et à 4200 et tres peu de maux de tetes, je me considère comme suffisamment acclimaté pour lâcher le frein à main. Je décide donc de me faire un petit plaisir: je vais me faire deux étapes de 6h théoriques en une seule journée... enfin de l'action. 12h de marche théorique sans compter les arrêts et un lever/coucher du soleil à 6h/18h environ: s'agit de pas trainer. Lever et préparation matinal du sac à dos sans prendre le temps de faire sécher la tente: ca sera pour le déjeuner.
La météo est pas top top et ça ne s'arrangera pas une fois passé le Punta Union.
Le Punta Union représente un dénivellé assez faible: 550m et l'altitude reste raisonnable (4700m environ). Pourtant, j'en chie un sacré coup....mais pourquoi donc ? Alimentation et acclimatation limitées ? Sac à dos chargé ? Sans doute un peu de tout ça.
La descente s'effectue dans la purée de poids et le sentier est mal tracé. Qu'à cela ne tienne, les crottes d'anes servent de balises. En prenant la direction du col de Pucaraju, je quitte l'itinéraire de Santa Cruz pour aborder une zone peu fréquentée. D'une difficulté identique au Punta Union, le Pucaraju m'en fait baver aussi. Heureusement quand je regarde la montre et mon avancement sur la carte, je constate que j'ai explosé les temps de marche du topo trekmag. Le "lâchage de frein à main" a été efficace même si les sensations ne sont pas au rendez vous.
La météo maussage gâche cette étape et tout particulièrement la vue depuis le Pucaraju qui devrait être tout à fait sympathique par beau temps. De l'autre coté du col, les paysages ne sont pas terribles et la descente assez inintéressante. Bien fatigué, j'arrive tant bien que mal à la Q.Tuctubamba où les paysans ne parlent pas un mot d'espagnol. Zut, j'ai pas trouvé de petit Quechua illustré à la FNAC. Qu'à cela ne tienne, signes de la main et sourires sont universels chez les êtres humains. Reste à trouver un campement ce qui est loin d'être facile. Planter la tente dans la pampa ne me paraît pas raisonnable: trop humide; j'opte donc pour un terrain en pente pas terrible au niveau du chemin. Je suis bien naze et décide de fêter ça avec un boeuf Strogonnoff Travellunch... un régal !
Etape 4: Q.Tuctubamba (3800m) - Pomabamba (2900m)
D'après mon topo, l'itinéraire normal devrait me mener à Jacapampa en environ 7 à 8h de marche. Assez court et puis je me verrai bien faire un petit détour par le village de Pomabamba, ne serait ce que pour m'offrir un bon diner et une nuit dans un lit.
Décision prise d'aller à Pomabamba sauf s'il est tard arrivé vers Jacapampa. Avant d'en arriver là, il faut arriver à trouver où se trouve le col de Tupapa. Il n'y a plus de chemin depuis l'entrée dans la Quebrada et deux options se présentent pour le col. C'est bien la seule difficulté de navigation que j'ai rencontrée de tout le parcours. Inutile de sortir la boussole: la carte est excellente et si j'avoue avoir tergiversé, mon choix final penche vers la bonne option: "à droite". Du col, la vue aurait pu être magnifique sur le Taulliraju si la météo était du rendez vous. A Pishgopampa, il n'est vraiment pas tard et je demande le chemin pour Pomabamba. En consultant la carte, ça ne semble pas très loin et il semblerait que ce soit assez plat. En fait, c'est beaucoup plus loin que prévu et le chemin est valloné (sic). Trois heures de marche me seront nécessaires sur ce chemin interminable. Heureusement, il est assez sympathique mais bien moins que la population locale que je croise en nombre et qui me gratifie de grands sourires et de grands "hola gringo !".
Pomabamba est un petit village où il ne faut pas s'attendre au grand confort. Les hospedaje sont très sommaires et réservés aux voyageurs routards. Après 4 jours en montagne, j'enchaîne les petits bonheures: pouvoir boire un jus de pêche, une douche bien chaude aux banos termales, naviguer sur internet (si si...enfin avec une connexion 20Mb/s où "M" signifie "Milli" 😏) et un super Lomo Saltado dans mon diner à 3.5 soles.
Toujours d'après le topo, je devrais avoir une grosse étape jusqu'au pied du col de Mesapata peu après Huillca. Sauf qu'elle est censée démarrer à Jacapampa, et que je suis ... à Pomabamba. Il faut donc que je parte très tôt. Ca tombe bien: ce matin, pas de tente à plier et encore moins à faire sécher. 5h du mat, et je suis sur la route avec l'aide de ma frontale.
Peu après le lever du jour, un jeune péruvien me rejoins. Il marche avec moi vers Jacapampa où il habite. Il m'explique qu'il fait régulièrement le trajet puisqu'il va au collège à Pomabamba. Il fait le trajet à pied aller et retour tous les jours ! Encore aujourd'hui, je reste admiratif quand je pense qu'il m'aura fallu 4 heures de marche à un pas régulier pour rejoindre su casa !
Mais n'y a t'il point de collectivos qui font le trajet:
il me semble avoir vu une route ? Oui me dit t'il... mais trop cher. L'utilisation des collectivos est un privilège que seuls les professeurs peuvent se payer, pas les élèves 😕.
Arrivé au domicile du jeune homme, la famille me fait la fête et m'invite à les rejoindre. Ca me paraît bonne enfant mais il me faut refuser: 4 heures de marche ininterrompue pour ne rejoindre que Jancapampa et la route est longue au moins jusqu'à Huillca. Lorenzo, le cousin de mon premier compagnon de marche s'empresse de me vendre un coca et de me proposer ses services pour marcher un peu avec moi vers le col de Yanacon. J'accepte avec plaisir et lui emboite le pas. Lorenzo s'avère au moins aussi bavard et c'est tant mieux ! Il me raconte son projet de transformer une bergerie de la pampa en hotel.
Pourquoi pas puisque le site au pied des glaciers du Pucajirca est magnifique.
Il est désenclavé par la piste qui relie Jancapampa à Pomabamba et le lieu est de passage pour les randonneurs qui effectuent le trek de Los Cedros. Evidemment, il lui faut de l'argent et donc trouver un travail pour mener à bien son projet. Pourquoi ne travailles tu pas comme muletier demande je à mon jeune interlocuteur de 18 ans ?
Je n'ai pas assez d'argent: il faut payer pour avoir sa licence. Plus tard, en France, j'apprendrai le prix en question: l'équivalent de 130 euros, soit une véritable fortune pour un habitant de cette région !
Revigoré par mon diner et petit déjeuner copieux de Pomabamba, je pète le feu sur la première partie du col de Yanacon. C'est alors que je croise Max & Bernd, étonnés de me voir arrivé jusqu'ici. Les retrouvailles sont super sympathiques. On discute rythme de marche, campements à venir puis nous reprenons nos routes respectives qui promettent d'être longues - surtout pour moi. Le col de Yanacon est interminable et si je pétais le feu, je finis par bruler toutes les calories du diner et du petit déjeuner pour m'éteindre petit à petit. La montée finale représente un effort extrême. Habitué à brûler mes graisses les jours précédents, mon corps a gouté au sucre et il faut de nouveau que je franchisse le "mur du marathon" ce qui me vaut de ne passer pas loin de perdre connaissance deux fois au début de la descente du col. Cette fois ci, je suis encore plus fatigué que lors de la 3e étape. J'établie le campement à Huillca, non sans avoir pris contact préalable avec les habitants d'une bergerie toute proche
(élévage de lamas et d'alpagas).
La nuit, l'utilisation de la lampe frontale m'est interdite. La tente transformée en néon attire tous les chiens de bergeries environnantes qui forment une meute autour de la tente dès que je l'allume 🤪.
Etape 6: Huillca (4200m)- Alpamayo BC (4400m)
Je fais un bilan de la nourriture qui me reste: de quoi aller au bout, sans plus. La météo n'est toujours pas au rendez vous, ce qui est frustrant, même si je commence à etre habitué. Ce jour ci, je le regrette vraiment car arrivé au col de Gara Gara (4800m), la vue suggérée est étourdissante si ce n'est qu'elle est encombrée par de gros nuages gris. C'est précisément au niveau du passage du col que la météo se dégrade de manière significative. Le vent au sommet y est phénoménal ! Dans la descente, j'essuie un semblant d'averse de neige qui sera la seule précipitation que j'aurais eu de tout le trek malgré un temps souvent maussade.
Au niveau de Jancacurish, il y'a quelques tentes. Pour un peu, depuis Pomabamba, j'avais presque oublié qu'il pouvait y avoir
d'autres trekkeurs :). Il s'agit d'un couple d'américains qui effectue le trek de Los Cedros avec l'appui de l'agence Pony Expeditions. Je connais cette agence - situé à Caraz - de nom pour avoir vu apparaître plusieurs fois son nom dans des topos ou livres type Lonely Planet. Les américains sont sympathiques et leur guide & cuisinière le sont tout autant. On discute un peu avant que je ne prenne la direction du camp de base de l'Alpamayo avec l'espoir d'une amélioration météo dès ce soir. Bingo ! Le ciel se dégage pendant ma montée et il n'ya pratiquement pas un nuage sur le massif de Santa Cruz une fois arrivé au camp. Comme d'habitude depuis que j'ai quitté le parcours du trek de Santa Cruz, je suis seul avec les montagnes, peinard... le pied.
Etape 7: Alpamayo BC (4400m) - Laguna Cullicocha (4650m)
La journée qui m'est promise promets d'etre moins tranquille que la précédente, mais c'est la dernière difficile. Le ciel est limpide: chouette, j'en profite pour remitrailler le Santa Cruz et ce qui est vraissemblablement l'Abasraju avec mon appareil photo.
En redescendant vers Jancacurish, j'admire l'Alpamayo que je n'avais qu'entraperçu la veille. De ce coté, il est absolument magnifique ! De là à affirmer comme l'Unesco qu'il s'agit de la "plus belle montagne du monde", il y'a un monde assurément.
La marche dans la Quebrada Alpamayo est partulièrement longue et c'était prévu: y'a qu'à regarder la carte. C'est un peu le calme avant la tempête. Le col de Los Cedros (Vientunan sur la carte du club alpin allemand) promets d'être long et raide.
Comme prévu, le chemin, relativement plat jusqu'ici change de physionomie. Sur le coup, je me dit "c'est pas possible, c'est vertical" 😮 !!! Bien qu'il ne fasse pas grand beau et malgré l'altitude, j'enfile le short pour l'unique fois de ce trek: je m'attends à suer un bon coup.
La montée du col s'effectue par un chemin en lacet. Ca grimpe, certes, mais forcément aussi raide que je le croyais. Par contre,
la montée est interminable et il n'y a pas de superbe panorama à admirer. D'habitude, je prends du plaisir à en chier, mais aujourd'hui, j'en ai marre. De retour en France, je lirai un récit dans Trek Mag d'un type qui est monté dans le même sens que moi et qui affirme avoir ressenti exactement la même chose 😎. Une fois le sommet atteint, je ne suis pas au bout de mes peines: le chemin n'arrête pas de redescendre et monter, parfois pour passer de "faux cols" avant d'atteindre enfin le dernier col du trek: le col Osoruri.
Puis c'est la descente tranquillou vers la laguna Cullicocha. Comme d'habitude, la météo est nuageuse. Qu'à cela ne tienne, j'ai prévu d'y camper pour en profiter demain matin. Euhhhhh, camper oui mais où ? les environs de la lagune sont un univers de grands rochers lisses ! Ahhh, il y'a un super banc de sable avant d'arriver à la mini station "EDF". Le sable.... pfff pas top pour ma tente tunnel. Je decide alors d'aller solliciter le gardien pour qu'il m'aide à trouver un endroit correct.
Super !Il y'en a un potable quelques metres en dessous des cabanes. Ce soir là encore, c'est le pied: le ciel se dégage et je suis
peinard dans un site absolument magnifique.
Etape 8: Laguna Cullicocha (4650m) - Cashapampa (2900m)
Cette nuit aura été la plus froide de tout le trek: -10°C peut etre mais pas plus froid. La cordilliere blanche est assez proche
de l'equateur et ce n'est pas une cordilliere tres froide.
Ce matin, le ciel est limpide: je vais profiter du site à fond ! Le soleil se lève sur la lagune, c'est magnifique !!!!
Forcément je mitraille de tous les cotés. Pourtant, je regrette aujourd'hui de ne pas avoir plus de photos !
Surtout des photos sur la fin, au moment où je suis parti et où le soleil commencait à rejoindre son zenith:
Difficile de quitter un endroit pareil, mais il faut bien partir d'autant que je n'ai pas envie de dormir à Cashapampa et que j'ignore jusqu'à quelle heure les collectivos circulent jusqu'à Caraz.
Le début du sentier quittant la laguna Cullicoccha est splendide, j'oserai même dire magique 😮. Il s'agit d'un sentier en balcon(j'adore) longeant un canal d'irrigation qui permet d'acheminer l'eau de la lagune en direction du village de Hualcayan.
Après cette section en balcon, on quitte le panorama de la lagune (avec du mal tellement c'est beau ! ) et on plonge vers Hualcayan. On dit souvent du trek de Los Cedros qu'il est très difficile en raison de la montée de Hualcayan vers la lagune... et comprends pourquoi. Ce n'est pas raide, mais c'est long, interminablement long. Je dis ça de la descente mais donc, forcément à la montée, c'est encore pire.
Le village de Hualcayan se fait attendre... une fois arrivé là bas, renseignement pris, il n'y a pas de collectivo pour Cashapampa, il va falloir marcher sous la chaleur jusqu'à Cashapampa. Mmhh encore 2 à 3h de marche, sans ravito puisque j'ai mangé les dernières barres de céréales au petit déj et dans la descente. Pfff... c'était censé être une dernière journée peinard 🙁.
Un peu avant Cashapampa, le chemin recroise la route qui relie Hualcayan à Cashapampa et un collectivo attends... le bonheur, le trek est fini !
Ce trek est magnifique, même s'il n'a pas le parfum des grands treks népalais. Dommage que la météo n'aie pas toujours été au rendez vous. Je regrette en particulier de ne pas avoir eu de temps dégagé au niveau des cols de Pocaraju et Gara Gara. Néanmoins, j'ai tout de même pu voir les montagnes.
Les temps forts... sur la fin: l'Alpamayo coté nord et surtout la laguna Cullicocha avec le Santa Cruz derrière et les sentiers
en balcon qui sont à coté. J'ai mis une photo en A4 dans le couloir de mon studio... plusieurs semaines de retour du Pérou, je m'émerveille encore quand je passe devant.
L'itinéraire tel que je l'ai suivi (8 jours), dans les même conditions (portage, alimentation limitée) est un truc de fou que je ne
recommanderai à personne. A Huaraz, j'affichait une différence de poids supérieure à 5kg sur la balance, et ce non sans m'être
bien hydraté avant !
Voici quelques avis personnels pour les personnes intéressées par un itinéraire similaire:
Les "détours"
- le détour par le camp de base sud de l'Alpamayo vaut le coup... pourvu qu'il fasse beau. Il n'est pas très difficile, et il y'a vraiment moyen de planquer les sacs pour monter léger. A la limite, cela peut aussi faire une alternative de campement à la plaine de Taullipampa... si l'Alpamayo coté sud est banal, le Coeste est vraiment très beau.
le camp de base nord de l'Alpamayo vaut le détour aussi. Il faut absolument préférer ce campement à Jancacurish.
Pomabamba est un village que j'ai trouvé sympathique, même si je sais pour en avoir discuté que cet avis n'est pas partagé par tous. On peut y diner, dormir dans un lit, prendre une douche chaude (au banos termales) et se ravitailler en nourriture.
Par contre, il faut se méfier de la carte ou alors la lire avec soin: le chemin qui y mène depuis Jacapampa n'est pas plat (ça monte et ça descend) et il est très long. Dans le sens de la "montée", j'aurais mis près de 4h de marche de Pomabamba jusqu'à Jacapampa. Je ne conseillerai donc pas forcément d'aller à Pomabamba. Il s'agit toutefois d'une option particulièrement intéressante si on veut "couper" un peu et s'y ravitailler (ça peut permettre de transporter moins de nourriture si on est sur d'y aller).
Les lieux de campement la laguna Icchicocha présente une alternative à Llamacoral le 1er jour. Intéressant si on aime la soltitude.
Llamacoral est tout de même plaisant.
le camp de base sud de l'Alpamayo me semble intéressant (super environnement de montagne) et peut se poser en alternative à Taullipampa, mais cela implique à priori une heure de marche en plus le lendemain
il n'y a pas d'emplacement valable dans la Q.Tuctubamba. Passé le col Pucaraju, mieux vaut se poser à la laguna un peu plus loin
si on mets de coté les chiens, Huillca représente un lieu de campement agréable, même si on peut aussi regretter l'abscence de panorama avec cimes enneigés.
j'ai déjà parlé de l'Alpamato BC nord...
la laguna Cullicocha est splendide ! Il faut absolument y camper. Problème: c'est la midère pour trouver de quoi planter sa tente. J'ai campé quelques mètres en dessous des cabanes: en dessous (descendre les rochers) de la cabane du milieu, on peut trouver une zone de sol terreux à peu près plate. C'est correct mais il y'a de quoi planter trois tentes 2 places, pas plus. Entre la lagune et le col Ososuri, on peut aussi trouver un banc de sable bien plat: de quoi poser une tente 2 places si la tente est muni de piquets capables de bien s'enfoncer dans le sable
Acclimatation à l'altitude.
J'ai choisi de commencer par la partie sud (Santa Cruz) parce qu'elle était moins exigeante du point de vue de l'altitude.
Un premier campement à 3800m, un deuxième à 4200: c'est assez progressif et avec un rythme de marche lent, j'ai à peine essuyé quelques maux de tête. J'avais juste deux nuits à Huaraz et une randonnée à la laguna Churup comme acclimatation. Néanmoins, je pense que les personnes non expérimentés devraient passer plus de temps à Huaraz. Ce sont en particulier un peu de Diamox et un rythme de marche "frein à main tiré" qui ont fait que je n'ai pas eu de soucis.
L'équipement.
Il n'a pas fait un froid phénoménal... pas la peine d'emmener de quoi faire le cercle polaire. Un bémol toutefois: le soir, je me plongeais dans ma tente très rapidement dans mon sac de couchage pour faire la popotte et pour manger. Si on veut se retrouver entre amis sous une tente mess par exemple, mieux vaut avoir de quoi se couvrir.
En ce qui concerne les chaussures, je ne suis pas un adepte des discours "chaussures de rando indispensable". N'empêche, à la descente du col de Punta Union, sur des rochers humides, j'étais bien content d'avoir des semelles Vibram. Pour traverser les ruisseaux, que mes chaussures soient montantes et imperméables. Donc clairement, il vaut mieux être bien chaussé. On peut randonner en baskets certes, mais ce n'est vraiment pas recommandé.
Le sac de couchage... tout dépend si on dors habillé ou pas. Pour dormir dans le plus simple appareil, je dirais un sac "-10 confort". Les non frileux peuvent se contenter d'un "vrai" -5 s'ils mettent une ou deux polaires.
La tente... pas important à priori: peu voire pas de précipitations (en ce qui me concerne du moins) et peu de vent (sauf au sommet de certains cols !).
La navigation
C'est du gateau ! Sur l'itinéraire de Santa Cruz, ce n'est même pas la peine d'avoir une carte. Par la suite, ça se complique un peu mais la seule difficulté que j'ai eu a été de trouver le col de Tupapa. Dons sachez le: dans la pampa, si vous hésitez à partir à droite ou à gauche... c'est vers la droite qu'il faut monter: on finit par recroiser un sentier en approchant du col. Au col faire attention quant même: il y'a deux vallées: c'est la vallée de gauche qu'il faut descendre.
De retour du tour de l'Alpamayo, je souhaite profiter de mon acclimatation pour effectuer une belle ascencion facile:
le très classique Pisco (5750m).
Début septembre, la saison de l'andinisme à Huaraz touche à sa fin et il y'a très peu de départs de groupe des agences.
M'en fous, j'ai pas envie de trainer des touristes en forme physique ou acclimatation insuffisante: je le ferai avec un guide
pour moi tout seul na ! Passage par le bureau des guides donc. En deux temps trois mouvement, je discute autour d'un verre avec un guide diplomé UIAGM: Daniel.
On se mets d'accord pour une ascencion en 2 jours avec départ après demain. 70$/jour c'est un peu cher, quoiqu'un français me racontera avoir payé 140$ pour l'ascencion pour être au sein d'un groupe de 10 personnes. Certes, c'était en 3 jours (je vois pas l'intérêt, en 2 jours c'est peinard), certes c'était tout compris (il faut que je paye ma location de matos, transports et bouffe), mais au total je fais mieux que m'y retrouver !!!
Le lendemain, rendez vous avec Daniel pour la location du matos et acheter de la nourriture. Daniel me fournit gracieusement piolet et baudrier, reste à louer chaussures et crampons. Aucune difficulté pour trouver du matos d'andinisme à Huaraz, cette ville mérite bien son surnom de "Chamonix des Andes". Je m'inquiétais de savoir si j'allais pouvoir trouver des chaussures à ma taille... aucun problème. "Non, elles sont trop grandes les Asolos là: c'est du 13US, moi c'est du 12 qu'il me faut". J'opte donc pour une paire de Koflach dont le moins qu'on puisse dire est qu'elles ont vécues. Mais elles sont parfaitement à ma taille, fonctionnelles et les crampons sont en très bon état.
On part pour le refuge du Pisco demain.
Jour 1 : Huaraz - refuge du Pisco (4600m)
En accord avec Daniel, on prends les collectivos pour rejoindre Cebollapampa. C'est beaucoup plus économique et sympathique qu'un transport privé. Pendant un arrêt le long de la route, je m'amuse à regarder des cuys couinant dans des sacs à patates. Daniel m'avouera en avoir au moins une soixantaine qui gambadent dans sa demeure.
La montée en collectivo de Yungay à Cebolopampa est assez longuette jusqu'à ce qu'on arrive au point de contrôle des
très jolies lagunes Llanganuco. Faut encore raquer... ouaip mais j'ai déjà mon billet d'entrée dans le parc Huascaran hi hi, rien à payer ce coup ci.
Au détour d'un virage, le collectivo s'arrête: il faut préparer nos sacs surgonglés (matos + nourriture) pour monter au refuge.
La montée est courte et pas trop raide, on a du l'expédier en une heure trente tranquilou ou quelque chose comme ca. Le refuge - tenu par un italien et super propre - me fait penser au refuge Albert 1er dans le massif du Mont Blanc.
On ne sera pas emmerdés par les voisins cette nuit puisque nous serons les seuls à y dormir cette nuit !
Et qui est ce que je croise redescendant du Pisco pour faire une petite pause au refuge ? Max & Bernd (cf Tour de l'Alpamayo) !
Passé le déjeuner, faut occupper l'après midi: discussions météos, un peu d'escalade et de volley ball feront l'affaire.
Jour 2 : Refuge du Pisco (4600m) - sommet (5750m) - Huaraz
Minuit, on prépare le petit déj et les sacs pour partir à 1h du mat. Le ciel est étoilé: il fait grand beau et en plus il fait chaud ! Parti avec quelques polaires, je suis en tee shirt à l'arrivée au pied du glacier. On y rejoint une cordée de 4 péruviens venant de Lima, seule autre cordée sur la montagne en cette belle journée. Sur le glacier, la température change du tout au tout et pour le coup, il faut empiler les polaires. J'ai un peu froid aux mains et aux pieds malgré mes bons gants et mes coques plastiques mais ça ira.
L'ascencion est facile avec très peu de difficultés c'est vrai, mais ça ne me paraît pas idéal comme première ascencion pour un débutant. Ce n'est pas mon cas (enfin presque) puisque je peux mettre en pratique ce que j'ai appris pendant mon stage UCPA "neige et glace" d'il y'a trois mois 😎. Les seules difficultées sont des sauts de crevasses pas très larges (sauf auprès du sommet, il y'en a une qui est mignonne) et un petit mur de 3m environ à 50-55°... zut j'ai pas de photo (une photo est disponible sur un blog du VFiste Fabrizzio : http://fabriceontheroad.blogspot.com/).
Après une ascencion dans de très bonnes conditions de neige (mmmmhh... du bonheur), nous arrivons au sommet pour le lever du soleil. Rrraahhhh, c'est magnifique !!!!! Vue à 360° sur les sommets de la cordilliere blanche: Artesonraju, Alpamayo,
Huandoy, Huascaran etc.
La descente est tout aussi agréable et Daniel me laisse le temps de continuer à mitrailler les sommets environnants et les belles crevasses du glacier.
Il fait toujours grand beau et on descend tranquilou au refuge puis à Cebollapampa.
Bilan
Superbe ascencion, un pied immense ! De tout ce que j'aurais fait au Pérou, il s'agit de loin de ce que j'aurais préféré.
Après coup, je regrette de ne pas avoir profité des supers conditions météo de ces jours là pour tenter le Chopicalqui voisin (un peu plus de 6300m).
Arrivé de nuit et avec beaucoup de retard, il était trop tard pour se préparer hier. Il faut donc faire les derniers achats de nourriture et les préparatifs ce matin... le départ se fait attendre.
J'effectue cette première étape avec les VFistes badiaa, laventurier et turbulette qui ont fait appel aux services d'une agence de Cuzco pour faire le Tour de l'Ausangate.
En sortant de Tinqui, on nous demande un droit de passage de 10 soles. Toujours la même manie de prendre les gringos pour des portes monnaies ambulants. Deux hollandais refusent de payer: ils veulent une justification... qu'ils n'auront pas. Ou du moins pas de vrai justification puisque le brave homme nous ressort le refrain habituel: c'est pour le ramassage des ordures. Ouaip si ce n'est que les personnes qui font le trek sont des amoureux de la nature et ne laisse pas de déchets par terre, ce qui est loin d'être le cas des péruviens et tout particulièrement du guide des mes amis VFistes qui ne se privera pas.
Ce début de trek est très agréable avec un soleil magnifique, une vue tout aussi magnifique sur l'Ausangate. Le chemin est large, monte légèrement et on marche tranquillement. Ca tombe bien, ma tourista de la veille n'est pas terminée et
j'ai les jambes coupées.
Arrivé à Upis, nous ne manquons pas d'aller aux sources d'eau chaudes (2 soles). Il fait toujours beau et cette baignade est un vrai bonheur. Au campement, je fais enfin la connaissance du muletier avec qui j'aurais le plaisir de partager
ce trek. C'est un papy qui s'appelle Simon. Le nom de son cheval n'est pas très original: "Ausangate" 🙂.
Etape 2 : Upis (4400m) - Laguna AuzangateCocha (4500m)
La nuit a été fraiche -6° à vue de nez. Je suis définitivement débarassé de ma tourista et ce coup ci, le trek part pour de bon. Comme hier, le temps est magnifique et le chemin est très plaisant jusqu'à un enchainement de cols: l'Arapa (4700m) et l'Apuchata (4900m). Nous longeons de nombreuses lagunes bordant l'Ausangate auprès desquels nous rencontrons quelques trekkers et des locaux, notamment des éléveurs d'Alpaga bien connus de Simon..
La laguna AuzangateCocha, notre deuxième lieu de campement n'est pas terrible en soi, mais les montagnes environnantes sont très belles. Il n'est pas tard et je décide de faire une petite ballade jusqu'au col Palomani histoire de profiter du beau temps et au cas où le temps ne serait pas dégagé demain.
Etape 3 : Laguna AuzangateCocha (4500m) - Quilleta (4700m)
La nuit a été plus froide qu'hier: cette fois, l'eau a gelé dans les gourdes a l'intérieur de la tente. La météo est tout aussi belle, du moins pour un temps puisque cela va se dégrader au fur et à mesure de la matinée.
Le chemin juste avant Quilleta est assez plat et tranquille. Ce trek est vraiment facile en termes de dénivellé: ce sont vraiment
l'altitude et le froid qui constituent les difficultés.
On arrive encore assez tot (14h comme les deux jours précédent) et je râle un coup auprès de Simon: on ne pourrait pas aller plus loin ? Il me tient le même discours que celui de Genado Crispin à Tinqui: il y'a désormais des lieux de campements pré-établis et le prochain (Murmurani) est trop loin (encore qu'en partant plus tot, c'est jouable). En fait, ce sont les villageois qui imposent des campements près de leur village, histoire d'encaisser un droit de camping. Sur le coup, je suis dégoûté: encore et toujours cette mauvaise habitude des péruviens de prendre les gringos pour des portes monnaies sur pattes ! Finalement, peronne du village n'est venu me demander quoi que soit. Une tente, ça ne valait pas trop le coup ? En tout cas, il n'aurait pas fallu qu'il s'attendent à être reçu avec le sourire 😛!
Etape 4 : Quilleta (4700m) - Murmurani (4900m)
Météo correcte au début mais très nuageuse dès le milieu de matinée. On marche tranquillement, parfois dans des encroits très humides en direction du col du condor, le plus haut de ce trek (5200m). La montée au col est très facile, dommage que les nuages bouchent le panorama.
En descendant le col, on croise nos premières vigognes du trek. Dans les environs de la laguna Sibbinacocha, elles sont particulièrement nombreuses. Plus loin, on croise aussi quelques viscaches que l'on verra en nombre plus important près de la laguna Ccascarra.
Murmurani, le campement de ce soir est près de la laguna Sibbinacocha. Je suis enchanté car la lagune est infiniment plus joli que ne le suggère les photos qui en sont prises. En plus, il y'a un orage au loin et le ciel noir, les quelques couleurs de la lagune et les éclairs qui atterissent dessus forment un paysage étonnant.
Peu après avoir planté nos tentes à quelques mètres du lac, l'orage est sur nous. Le tonnerre et la grêle qui tombe sont phénoménaux ... c'est carrément jouissif d'être au chaud dans ma tente sous ce déluge. J'ai alors une pensée pour le groupe
de trekkers français (Terres d'Aventure me semble t'il) que nous avons vu au loin depuis le col du Condor. Ceux-ci nous rejoindrons bien plus tard, alors que le ciel est dégagé et nous laisse voir les montagnes environnante savec le sol recouvert de grêle.
Etape 5 : Murmurani (4900m) - Laguna Ccascarra (5000m)
Journée de merde, du moins au début. La météo est à chier, il fait froid, Le bourrin n'avance pas, il veut s'arrêter pour bouffer
toutes les 30 secondes et j'ai les boules en me disant que j'aurais pu faire ce trek tout seul. La navigation est décidément
trop facile.
Heureusement, les idées noires se dissipent à l'approche de la laguna Ccascarra. J'ai découvert cette lagune grâce au petit logo
utilisé par le VFiste Vilcanota et à son site web. C'est l'existence de ce site précis qui m'a convaincu de prolonger le tour
de l'Ausangate jusqu'ici... et je ne vais pas être décu. Avant même la lagune, des contrastes de couleurs présentent de très beaux paysages. Et malgré la météo mitigée au moment où nous arrivons, le plateau sur lequel repose la lagune est très beau avec le massif de Montura derrière. Une fois les tentes posées et un orage de grêle passé, le ciel se dégage et j'en profite pour me ballader et mitrailler avant le coucher du soleil.
Etape 6 : Laguna Ccascarra (5000m) - Boca de la Laguna Sibbinacocha (5000m)
Le ciel est dégagé depuis hier à 16h. La conséquence du rayonnement nocturne à cette altitude (près de 5000m) est une
descente des températures terrible pendant la nuit. Jamais je n'ai eu de campement aussi froid. Mon sac de couchage (Valandré Lafayette, les connaisseurs apprécieront) me permet de dormir nu à -10°C. Cette nuit, un tee shirt, une carline et une polaire en plus n'auront pas suffi... j'ai eu froid et je n'ai pas dormi du tout. Au levée du soleil, mes chaussures sont un bloc de glace: impossible de les mettre.
C'est le prix à payer pour un ciel bleu sur un site d'une beauté simple mais étourdissante. Je m'éclate comme un gosse à monter sur les collines, longer la lagune pour mitrailler ces paysages avec mon appareil photo. Des montagnes enneigées qui se reflètent dans un lac, j'adore ça et je m'en donne à coeur joie 🙂!
Le chemin en direction de la "boca" de la lagune Sibbinacocha longe la lagune Ccasccara. Tant mieux, ça me permet de rester plus longtemps sur ce site et de continuer à mitrailler... j'ai pas très envie de partir. Dans un trek en autonomie, j'aurais surement mis moins de temps pour parvenir jusqu'ici et je pense que malgré le froid nocturne, j'aurais passé une nuit supplémentaire ici.
Et ce d'autant plus que le village de Phinaya assez proche permets de se ravitailler en nourriture. Ce village est très sympathique, non pas pour ses habitations avec des toits en tole mais pour la chaleur de ses habitants. Nous prenons un déjeuner chaud (excellent poulet frit) dans une épicerie du village et chaque personne qui vient acheter du pain, de la farine, des bonbons remarque le gringo que je suis et engage la discussion. Une fois à Phinaya et requinqué par cet excellent déjeuner, le chemin est court jusqu'à la boca ("la bouche") de la laguna Sibbinacocha.
Là, Simon m'incite à donner un backshish de 10 soles au gardien de la station électrique pour qu'on puisse camper sur son terrain. Je ne comprends pas forcément l'intérêt puisqu'il y'a manifestement moyen de trouver facilement où camper. La possibilité de discuter avec quelqu'un parlant couramment espagnol et surtout le fait de pouvoir squatter sa maison pour cuisiner au chaud sont semble t'il ses principaux axes de motivation. Point positif: on peut poser nos tentes entre deux batiments ce qui nous mets à l'abri du vent.
Etape 7 : Boca de la Laguna Sibbinacocha (5000m) - Jampa (4600m)
Le retour vers Tinqui était prévu en 3 jours mais j'ai réussi à convaincre Simon de le faire en 2 jours. Cela implique deux grosses journées de marche, la première et la plus grande devant nous mener jusqu'à Jampa. Nous partons donc assez tôt sans prendre le temps de faire sécher les tentes.
Il nous faut rejoindre le col du Condor dans une marche particulièrement longue sur une piste carossable.
Une fois de plus, la météo n'est pas terrible et si on excepte les nombreuses vigognes rencontrées le long du parcours.
Arrivés à Quilleta, Simon râle un bon coup: il n'apprécie pas trop qu'on ne s'arrête pas à Quilleta pour camper. Il est vrai que Jampa est un peu plus loin que ce que j'imaginais mais on finit par y arriver. Quelques plaisanteries, un bon repas et Simon retrouve sa bonne humeur. Le gros paquet de ravioles au fromage que j'avais acheté ne résistera pas à son appétit d'ogre, bien aidé par une habitante de la communauté de Jampa.
Etape 8 : Jampa (4600m) - Tinqui (3800m)
Autre lever matinal pour cette dernière journée de marche. Simon a envie d'arriver en début d'après midi et il est particulièrement motivé ! La montée au col est très sportive car Simon carbure au super et comme je prends pas mal de photos (le montagnes sont très belles et le ciel est dégagé), j'ai toujours un temps de retard à combler.
Qu'à cela ne tienne, je le rattraperai dans la descente du col alors que le ciel s'est encore couvert de nuages gris foncés. Après une marche rapide, nous arrivons à Tinqui en début d'après midi comme souhaité.
C'est l'heure du bilan autour d'un 2eme déjeuner: Simon est ravi de notre collaboration tout comme moi. Reste à rentrer à Cuzco, en deux temps: taxi jusqu'à Ocongate (2 soles) et bus jusqu'à Cuzco (15 soles je crois). Le bus - de nuit - sera beaucoup plus rapide qu'à l'aller, même s'il sera tout aussi épique avec les nombreuses personnes dans le couloir et en particulier un soulard qui voudrait que je sois son prof d'anglais... non merci 🤪.
Très beau trek, même si je dois l'avouer, je suis un tout petit peu déçu. Comme pour le tour de l'Alpamayo, la météo n'a pas toujours été au rendez vous mais j'ai eu du beau temps à quelques endroits clés (notamment la laguna Ccascarra !).
L'expérience "muletier" était intéressante et accompagné par Simon, j'ai peut être vu moins le temps passer que tout seul.
Néanmoins, je n'ai pas pu "dessiner" le trek comme je l'entendais. A l'avenir, si j'envisage de faire appel à un muletier, je me laisserai la possibilité de le faire en autonomie si je ne parviens pas à me mettre d'accord sur les étapes du trek : il suffit d'emporter de la nourriture adaptée (barres de céréales hyper caloriques, lyophilisés).
Les temps forts... la laguna Ccascarra ! Si le reste du trek était certes très joli, c'est vraiment grâce à ce site que ce trek
restera comme un bon souvenir.
Les lieux de campement:
- Upis est sympa pour son panorama et ses bains chauds. Les bons marcheurs autonomes pourront eventuellement prolonger
jusqu'à la laguna Jatuncocha pour diminuer le temps de parcours de leur trek
le campement de Murmurani m'a beaucou plus. La laguna Sibinacocha est beaucoup plus belle que ce que montrent les photos, et de l'autre coté, il y'a de beaux paysages de montagne.
trekker jusqu'aux lacs sans camper à la laguna Ccasccara est un crime ! Campement superbe mais d'un froid extreme.
vu de "La Boca", la laguna Sibbinacocha est peut être encore plus belle que de Murmurani. Il n'est pas nécessaire de donner
un backshish au gardien de la "station EDF": en cherchant un peu, on doit pouvoir trouver sans trop de souci dans cette zone.
Acclimatation à l'altitude.
Ce trek est très exigeant au niveau de l'altitude. Sur l'itinéraire que j'ai suivi comme sur le tour de l'Ausangate, le campement
le plus bas est à 4400m. Sur mon itinéraire, il y'a trois campements à près de 5000m ! Quant au tour de l'Ausangate, certains cols sont au dessus de 5000m ! Pour ce trek, je pense qu'une personne non acclimatée devrait passer plusieurs nuits à Cusco (3400m), une nuit à Tinqui (3800m) mais aussi idéalement faire un trek d'acclimatation. Ca n'est pas forcément facile près de Cusco: le trek de Choquequirao par exemple est trop bas. Le trek de l'inca ou du Salkantay (qui mène tous deux au Macchu Picchu) peuvent convenir. A défaut, mieux vaut prendre son temps à Cuzco.
L'équipement.
Ce trek est très froid, incroyablement froid ! Certes, il faut plutôt chaud quand le soleil donne (short, tee shirt possible),
mais quand il ne donne pas ... 🤪. Les nuits sont très froides. Je dirais jusqu'à -10°C en septembre sur le tour de l'Ausangate et plus froid encore aux campements des lagunes Sibbinacocha et Ccascarra. Il faut donc le sac de couchage et les vêtements en conséquence.
Au niveau des chaussures, chaussures de randonnée montantes et imperméables TRES fortement conseillées. En effet, on traverse des ruisseaux et des pampas très très humides.
Pour la nourriture, ravitaillement possible à Phinaya (en dehors du tracé du tour de l'Ausangate).
La navigation
Du gateau pour le tour de l'Ausangate (carte IGN inutile). Pour l'itinéraire des lacs, c'est presque toujours évident.
Il y'a peut être de quoi hésiter au niveau du col du condor, mais ça n'est pas bien méchant. Avec un topo et éventuellement la carte IGN (surtout pour se rassurer), quelqu'un sachant s'orienter s'en tirera vraiment sans soucis ! Guide ou muletier inutile (pour la navigation) sur ce trek.
A peine ai je mis les pieds dans Arequipa que je fais le tour des agences de trek pour prendre des renseignements sur l'ascencion du Chachani et du Coropuna. Ce dernier sommet constitue mon objectif final. Toutefois, j'ai croisé Max & Bernd ce matin qui partent le jour même pour le Chachani. Ca me donne envie de le faire moi même et puis ça fera une bonne acclimatation
pour le Coropuna.
A cette période de l'année, il est difficile de se joindre à des groupes pour faire le Chachani. La plupart des gringos souhaitent faire le Misti voisin. Je finis par m'inscrire pour un départ le lendemain auprès d'une agence sans nom de la Calle Jerusalen.
Jour1: Arequipa - Camp de base du Chachani (5300m)
Christian, le guide super sympa que j'avais croisé la veille passe me chercher à l'hotel. Faut se grouiller: le 4x4 est garé sur le coté et si un flic débarque, c'est l'amende assuré. Bing, ca ne loupe pas: le temps de déposer mes bagages au "deposito" et un flic rédige une contredanse. S'ensuit une discussion amusante entre Christian et le représentant des forces de l'ordre. Une petite piece de 5 soles et tout s'arrange, lol 😏 !
Je fais connaissance avec Emilio, un espagnol super sympa qui sera mon coéquipier pour cette ascencion. Emilio est sportif mais
pas trop acclimaté. Quand il me décrit ce qu'il a fait, je doute qu'il ne parvienne au sommet quoique ce ne soit pas impossible.
Christian ne manque pas de discussion et le long parcours de 4x4 jusqu'au pied du Chachani passe très vite sous fond musical de Manu Chao et Mar de Copas (groupe pop péruvien). Une fois arrivés à destination, le chemin est court jusqu'au camp de base. Reste à planter les tentes, discuter et diner tranquillement, non sans baigner dans la fumée de la Marijuana de Christian (c'est surement pour ça que le terme "tranquillement" me vient à l'esprit 😉).
Jour 2: Camp - Sommet 6050m - Arequipa
Je ne sais pas si c'est le fait de dormir avec Emilio dans une petite tente, mais je n'ai pas eu froid, c'est le moins qu'on puisse dire. Enfin, dormir, c'est un bien grand mot puisque je n'ai pas fermé l'oeil de la courte nuit. Départ prévu à 2h du mat si j'ai bonne mémoire.
Il fait froid sans plus. Arrivés sur un replat, il nous faut chausser les crampons pour traverser des étendues de neige couverts d'ignobles pénitents. Les crampons sont des vrais merdes: des crampons à lanières un peu trop usagés. Emilio a beau se débattre avec, il finit toujours par déchausser. Et finalement, c'est la même chose pour moi. Finalement, un peu paniqués et essuyant des rafales de vents phénoménales, Christian prends la décision de nous faire monter sans crampons... le tout avec nos pauvres chaussures de trek, c'est la fete 😕!
Les agences d'Arequipa sont pénibles: pour diminuer les coûts, elles font toutes monter les touristes avec leurs chaussures de trek et des crampons à lanières. Ca peut le faire (mettre deux paires de chaussettes quand même - n'est ce pas Matavenga ?), mais ça serait infiment plus raissonable de mettre des coques plastiques étant donné le froid qui peut régner sur ce sommet.
Si on fait abstraction des pénitents et des plaques de glace qu'il y'a ça et là, monter en chaussures de trek est somme toute faisable. Ouf, ce n'est pas du suicide... Il faut dire que le sommet n'est pas technique, loin s'en faut. Sur les passages neigeux, on fait ni plus ni moins de la traversée de névés et on grimpe quand le sol est dépourvu de neige, ce qui constitue l'essentiel de l'ascencion, surtout sur la fin.
Plus on approche du sommet, plus Emilio se sent mal. MAM ? Il vomit, ce qui pourrait laisser à penser que oui mais le doute est permis dans la mesure où il n'avait même pas de petit mal de crâne après la nuit à 5300m. Plusieurs fois, il veut abandonner, déclarant qu'il ne peut plus. Dans ces cas là, on dit souvent que le mental déclare que le corps ne peut plus avant qu'effectivement, le corps ne soit plus capable d'avancer. Je me charge de le lui expliquer tout en lui disant que c'est dur pour moi aussi, ce qui a pour effet de le rassurer un peu (il a surement peur d'être un boulet).
C'est vrai que c'est dur, putain 😮 ! Ca grimpe raide, et j'ai beau être super bien acclimaté, l'effort est intense. M'est avis qu'à ces altitudes là, il doit être difficile de rouler des mécaniques. Par orgueil, je me permets quand même de me faire plaisir avec un petit bout droit mené tambourd battant mais sans me mettre dans le rouge. Ahhhh, ça fait du bien 😎 ! Finalement, Emilio grimpe pas si mal et on parviens au sommet vers 7h du mat.
La vue du sommet est pas vilaine sans plus. On n'est pas dans une configuration haute montagne avec les sommets enneigés. Quelques champs de pénitents et les volcans enneigés au loin (Coropuna, Ampato) agrémentent quand même le paysage. Je me contente de quelques photos et d'un morceau de soufre en guise de souvenirs et on descends.
Curieusement, Christian est moins enjoué qu'hier, est ce parce qu'Emilio est tout de même bien malade ? Bof, du coup la descente est longue et chiante, de même que le retour vers Arequipa. Un peu de piment quand même avec le 4x4 : après diverses séances de poussées et de descentes au point mort sur la piste, Christian mettra une bonne heure avant de parvenir à le démarrer.
Bilan
L'ascencion n'est pas très esthétique et après avoir fait le Pisco, je suis franchement déçu de ce coté là. Bon, le coté sympa évidemment, c'est que c'est un premier 6000m. Mais pour un grimpeur ayant déjà franchi cette limite, l'intérêt est limité. Quoique ça peut permettre de parfaire son acclimatation pour un sommet plus important comme le Coropuna. Coropuna où je déciderai de ne pas aller de peur de me taper des pénitents du début à la fin. Erreur ! Max & Bernd - mes deux allemands préférés - iront au sommet et n'en rencontreront pas un seul (sic) !
Dernière semaine de vacances au Pérou, et une fois une croix effectuée sur le Coropuna, il faut que je trouve de quoi occupper cette semaine. Y'a de quoi faire mais je suis lassé et je n'ai pas le temps de faire de grand trek. Je serai bien remonté à Huaraz pour aller dans Huayshuah, mais j'ai pas le temps ou alors il faudrait battre des records... bof.
Direction donc le caynon de Colca. J'opte plus précisément pour une rando dans la vallée du Rio Huaruro décrite dans le livre
de Vincent Geus que je citerai plus loin en Bibliographie.
Etape 1: Cabanaconde (3290m) - Llahuar (2120m)
Le bus La Reyna qui part de 6h d'Arequipa arrive à midi environ à Cabanaconde. Après un déjeuner léger dans des restos de la place, je sors le topo: à droite puis à gauche. Ok pas dur. Le chemin longe le canyon et offre des jolies vues. Je suis assez surpris par le canyon. Certes, il n'est pas transcendant, mais il est beaucoup plus beau que ce que laisse transpirer les photos
visibles dans les livres et sur internet. Il faut dire qu'il est particulièrement immense et difficile à photographier.
La région d'Arequipa est censée être ensoleillée 300j par an. Il faut croire que je suis tombé sur un des 65 restants. Durant les trois jours de rando, la météo sera identique: grand beau le matin, dégradation à partir de la mi-journée et pluie, parfois assez forte.
Le sentier qui descend jusqu'à Llahuar est très facile à trouver, d'autant qu'on trouve ça et là des flèches blanches sur les rochers. J'arrive à Llahuar sous un ciel gris et une pluie fine. Claudio le super sympathique propriétaire d'un hospedaje me montre ma chambre. Avec son aspect "case aux caraibes", ses deux grands lits et son sol en petit cailloux, elle est vraiment extra, de même que l'hospedaje en général (piscine d'eau chaude, salle à manger etc.)
Etape 2: Llahuar (2120m) - Cascade du Huaruro (3O00m) - Sangalle (2220m)
Une longue journée puisque je compte effectuer les jours 2 et 3 du topo de Vincent Geus en une seule journée. Sur le papier, cela représente 9h30 de marche. Tout cette journée s'effectue sur des sentiers en balcon, ce que j'aime tout particulièrement d'autant que les vues sur les gorges du rio huaruro et le colca sont appréciables.
Dans cette région du Pérou, les gens que je croise sont particulièrement sympathiques sans pour autant y trouver un intérêt commercial. Ils me demandent souvent d'où je viens, me souhaite la bienvenue au Pérou, tout cela est bien agréable.
Une information: le village de Fure - plutôt mignon - a pas mal évolué. Il est désormais très facile de s'y ravitailler en nourriture et de s'y loger (hospedaje). Il peut donc être une étape de trek très agréable.
Etape 3: Sangalle (2220m) - Cabanaconde (3290m)
Et une petite montée de 1000m de dénivellée, une 😎. Pendant presque toute la randonnée, on voit cette montée en lacets de loin. Elle représente 1000m de dénivellée en lacets et sans replats. Elle peut se réveler impressionnante mais elle n'est vraiment pas raide. En prenant un bon rythme, elle se monte vraiment très tranquillement et rapidement d'autant qu'en général, on ne porte pas de chargement important.
Le chemin est assez plaisant avec la vue sur le Colca. Seul la fin (le replat avant Cabanaconde) est assez pénible avec un chemin souvent très sale (ordures).
Bilan
Trek relativement facile, même si j'ai "gonflé" la deuxième journée. Les paysages sont très jolis sans être transcendants. En revanche, j'ai vraiment apprécié les hébergements - vraiments extras - et l'accueil des péruviens croisés sur le chemin.
Il y'a beaucoup de livres sur le trek au Pérou. En voici une liste non exhaustive.
(*) Les andes du Pacifique à l'Amazonie (francais)
Auteurs S.Payan, V.Geus.
Editions Glénat.
ISBN: 2723442748
Critique:
Livre général sur le trekking dans les Andes. En ce qui concerne le Pérou, le livre aborde les grands treks classiques: Santa Cruz, Huayhuash, Ausangate. Un itinéraire intéressant est présenté sur la cordilliere Vilcanota.
Les topos ne sont pas très détaillés mais sont assez pertinents. Ils présentent d'ailleurs souvent des camps "alternatifs"
aux camps classiques. Un bon livre mais dépassé par le livre "Pérou" plus récent et du même auteur (V.Geus).
(*) Pérou (francais)
Auteur: V.Geus.
Editions La Boussole
ISBN: 2915592136
Critique:
Excellent livre avec plus de 200 pages entièrement consacrées aux treks au Pérou !
Le livre est récent (2006), et de très nombreux topos - dont certains sont assez originaux - sont présentés.
Les topos ne sont pas ultra détaillés, mais suffisamment dans la plupart des cas pour qu'on retrouve son chemin sans carte précise des lieux. Au delà des itinéraires, le livre aborde l'histoire du Pérou, sa cuisine, sa culture et donne des indications sur quelques hotels restaurants à Huaraz, Cuzco, Arequipa etc.
Incontestablement, LA référence des livres de treks au Pérou !
(*) Lonely Planet : Trekking in the Central Andes (anglais)
ISBN: 1740594312
Critique:
Un bon livre en anglais dans la lignée des Lonely Planet classiques. Celui-ci est entièrement dédiés aux treks dans les Andes
(hors Patagonie). On peut regretter que les itinéraires retenues soient très classiques (exemple: aucun autre itinéraire
que le tour de l'Ausangate n'est présenté en ce qui concerne la cordillere Vilcanota).
(*) Peru and Bolivia: The Bradt Trekking Guide (anglais)
Auteur: Bradt
Editions "Guide Bradt Publications"
ISBN: 1841620335
Critique:
Une référence, mais qui a pris un coup de vieux (dernière édition en 2002). Les topos sont très détaillés et c'est un livre plaisant à lire pour qui maîtrise la langue de Shakespeare. Ils présentent de nombreuses variantes plus ou moins originales. Par exemple, il y'a de nombreux itinéraires alternatifs au tour de l'Ausangate dans la cordillere Vilcanota (par Pitumarca, etc.). Mais en même temps, en le lisant, il ne semble pas possible (du moins ce n'est pas abordé) de faire le tour de la lagune Sibbinacocha...
Un gros manque d'actualisation. Ce livre est toutefois intéressant pour les passionnés de trek en source d'inspiration pour faire
des itinéraires originaux.
Salut
je viens de parcourir rapidement ton récit...
Merci beaucoup pour les infos ! Je suis allé au Pérou et en Bolivie il y a 3 ans, donc je ne pense pas les utiliser...
Mais bravo pour ces détails, qui faciliteront la tâche à de nombreux trekkers !!
Encore merci.
@sch, lapresse2, maxicool: merci à vous pour vos messages
@maxicool: je te félicite aussi pour ton récit sur l'ouzbékistan et le kirghizistan (future destination probable de treks), que j'avais lu avec plaisir. C'est d'ailleurs précisément ton carnet de voyage qui m'a donnée en envie de faire celui-ci.
@lapresse2: ce récit peut effectivement être une source d'inspiration mais que cela ne t'empêche pas de faire tes propres itinéraires. Il y'a vraiment de quoi faire au Pérou. Par exemple, la vallée qui remonte de Pitec n'est pas très connu et serait magnifique m'a t'on dit. La cordillere Apolobamba coté péruvien n'est quasiment pas visitée etc.
chapeau pour tous ces treks!! quel marcheur cet animallll 😉
merci pour ce récit où l'on ressent tes sensations fortes vécues, on s'y croirait! cela donne envie de se lancer!
par contre de sangalle à cabaconde, heu c'est pas super facile non plus!!😉
par contre de sangalle à cabaconde, heu c'est pas super facile non plus!!😉
Mais non... c'est impressionnant mais franchement, en prenant du rythme et sans s'arrêter toutes les 5 minutes, ça se monte tranquillement. Tu devais être troublé par une charmante péruvienne... 😉
salut sam
"nourriture adaptée (barres de céréales hyper caloriques)" nous on carburait a la banane et au pain, (100m/1/2 banane)c'est pas lourd, ca cale bien et sucre lent
t'aurais pas trouver mon couteau a Jampa?
quand je te le disais que seul c'etait faisable! tu voulais pas croire la vieille, hein?
par contre, ca y est ça degenere aussi, on te fait payer le campement? Pourvu que ca n'arrive pas aux oreilles des pyrénées...
a+
Banane & pain ? C'est ce que j'ai bouffé au Pisco. C'est simple, mais c'est bon.
Par contre, la banane pèse un peu et c'est pas terrible coté conservation.
Non je n'ai pas trouvé ton couteau 😉.
A propos de la faisabilité seul, t'es sûr que tu ne confonds pas avec quelqu'un d'autre ?? Je n'ai pas souvenir d'avoir douté de cela, mais ma mémoire n'est pas infaillible 🙂.
Cela dit attention: il y'a quand même une grande différence entre le tour de l'Ausangate et le prolongement par les lacs. La navigation sur le tour classique est on ne peut plus facile, par delà les lacs, c'est un peu plus compliqué (même si ça reste parfaitement raisonnable pour quelqu'un sachant s'orienter).
Non... je n'ai pas payé le campement. A écouter mon muletier j'aurais du, mais personne n'est venu 🙂.
Salut Sam !
Tes photos sont magnifique. Ca en dit long sur la beauté réelle de ces lieux !!
Je te recontact pour ton projet de rencontre de trekers du 10 décembre.
Quoique j'ai une interrogation sur la définition du mot "trek"...
Est-ce que marcher 500 km en ligne droite dans le sahara, avec un dromadaire et quelques chameliers pour compagnons, c'est un trek ?
A+
Sam (eh oui 😉)
Quoique j'ai une interrogation sur la définition du mot "trek"...
Faut te renseigner sur l'étymologie de ce mot, voilà tu es assez proche d'une bonne réponse (mot-clé : histoire de la colonisation de l'Afrique du Sud par les Européens > Groote Trek, voortrekker, trekboeren). Le mot date du néerlandais et y existe même aujourd'hui :
trek = randonnée
trekken ou een trek maken = faire une randonnée
Le mot moderne du domaine touristique trek dont tu parles, est bien sûr adapté selon le tourisme moderne. En tout cas, sa signification n'a rien à faire avec un certain nombre de kilomètres accomplis !
Sam, ne pose pas cette question à un caravanier de Tombouctou ! Il se moquerait de toi ...
ooh, intéressant - je vais suivre ce tuyau mais je doute un peu. Je crois plutôt au tuyau : néerlandais > afrikaans > anglais (treck) ...
Entre-temps, ce mot est devenu "banal" - tout le monde l'utilise même pour une promenade (p.ex. "trek de 3 jours au pays Dogon").
Moi, je plaide pour l'usage des mots touaregs, p.ex. Azalai (caravane de sel Tombouctou - Taoudenni) ou Tarhalamt (caravane de sel à Fachi et Bilma) ou un autre. Je suis sûr que le mot "trek" ne correspond pas du tout à un mot touareg en question face à un tel "voyage" ...
As-tu fait ton cours avec les Kel Ewey, le triangle Timia - Bilma - Kano (transhumance touareg/haoussa) ?! J'en rêve ...
Salut Hery,
En effet, pour les caravanes et les méharées au long cours, notamment celles qui suivent les (ex) pistes caravanières, les termes bèrbères sont mieux adaptés. Il ne me semble pas que le "treq" de l'arabe soit présent chez les Imazighen, touaregs et autres bèrbères. Ce sont des langues très différentes.
Sinon, je n'ai jamais fait le tour que tu mentionnes. Je me suis pour le moment contenté de l'Aïr. Mais je souhaite prochainement faire un parcours entre N'Guigmi et Bilma. Et si ça va bien, la suite sera Tombouctou-Ouarzazate. Incha Allah.
Sam
PS : un proverbe que j'aime bien ; tu as l'air de bien les aimer aussi : si ceux partis au puits ne sont pas encore rentrés, c'est que les calebasses ne sont pas encore pleines 😉
La question de savoir ce qu'est un "trek" a déjà été abordé sur VF.
En tout cas, j'ai beaucoup aimé vos débats étymologiques à toi et à Hery 🙂.
Quant à savoir si une ligne droite de 500km dans le désert est un trek: OUUIIIII.
D'ailleurs, les histoires de trek dans le désert que tu pourras me raconter (le 10/12) m'intéressent au plus haut point... je n'y connais rien.
Le peu que j'ai marché dans le sable, ça ma paru abominablement pénible.
à cause du débat de "trek", j'ai presque oublié de dire que je trouve ton reportage ainsi que tes photos super, voire gigantesque ... (autre superlatif ?)
Ta contribution m'encourage de me rendre un jour vers l'amérique du Sud (le Pérou et la Patagonie) mais à ce moment, mon amour pour le Mali reste encore trop fort !!!
>>à cause du débat de "trek", j'ai presque oublié de dire que je trouve ton reportage ainsi que tes photos super, voire >>gigantesque ... (autre superlatif ?)
Oouuuh là, mais tu vas me faire rougir là 😊😊😊 😉.
N'exagérons rien quand même 😉. En tout cas merci !
Suite à une judicieuse suggestion, je mets une carte de l'itinéraire du tour de l'Alpamayo.
Numérisé avec un appareil photo, ça vaut ce que ça vaut en termes de qualité d'image 😊.
j'ai tout lu d'un trait... ça m'a rappelé des moments grandioses ce trek de l'Alpamayo. (sans parler du Chachani, du Colca, du Pisco .... j'en ai la larme à l'oeil)
J'ai beaucoup ris lors de es commentaires sur l'interminable montée vers le col Osoruri et cette insoutenable descente sur Hualcayan.😛
Effectivement la solution de l'autonomie complète n'est a recommander qu'aux fadas... j'ai fais ce trek en 4, 5 jours de Vaqueria a Hualcayan et la balance marquait également ses 5kg de moins...🤪
Damned, c'est quand qu'on se le fait dans l'autre sens ??😉
Bravo pour ce magnifique périple et également pour avoir pris la peine de partager ton expérience avec tous les V.Feux.
Merci pour ton message. De même, j'ai eu l'occasion de bien apprécier ton blog.
D'après mes souvenirs, tu as pu avoir une vue dégagée au niveau du col de Gara Gara... veinard 😉, moi c'était bouché 😕.
La montée vers le col Osoruri est assez ignoble effectivement, elle fait l'unaminité 😏.
Si c'était à refaire, je le referrai avec plaisir, toujours en autonomie complète mais en emportant plus de bouffe et en en donnant un peu moins à la population locale 😉.
Bravo pour ce superbe carnet venant du Perou, cela remet du baûme au coeur de se retrouver si loin, si haut, grace à toi. J'ai tout de même une toute petite remarque à voir avec toi, la Laguna Cascana que tu décrits si bien se nomme Cascana et non pas Cascarra, ou alors c'est moi qui fait une erreur depuis 1998, mais après vérification il s'agit bien de Cascana. Tu es tombé sous le charme de ce lieu et je dois dire que moi aussi. C'est fabuleux de voir les nids des Foulques tels que je les ai vu huit ans en AR. Tu as fait des photos quasiment au même endroit que moi, as tu vu si l'endroit où tu t'es posé était toujours marqué d'un cairn 😎?
L'Ausangate est une superbe montagne et la face Est, un véritable appel à aller tout la haut. C'est le père du guide que j'avais qui en a fait la première ascension, fallait être gonflé tout de même à l'époque car il ne possédait pas le matos d'aujourd'hui.
La fameuse lagune s'orthographie des deux façons.
Par exemple, je trouve bien "Ccascarra" dans le livre de Vincent Geus dont j'ai cité la référence plus haut.
La carte 28u de l'IGN Perou indique effectivement "Ccascana".
Cette lagune est effectivement magnifique. Si je la connaissais avant d'aller voir ton site web (http://monsite.wanadoo.fr/peroubdeg60 ), celui-ci n'a fait que renforcer mon envie d'aller là bas.
Je te remercie donc à mon tour 😉 !
Personnellement, l'Ausangate n'est pas le sommet de ces environs qui m'a fait le plus envie.
C'est plutôt le Montura qui est le point culminant des sommets dominant la lagune Ccascana (pour l'orthographe, on va considérer que c'est l'IGN Perou et toi qui avez raison 🙂) que j'ai trouvé magnifique et qui m'a bien fait envie.
Superbe !!!
merci beaucoup d'avoir mis en ligne la description du Tour de l'Alpamayo, elle m'a mis l'eau à la bouche: je pars dans trois jours, et après un premier trek dans le sud (cachora / choquequirao / Aguas calientes), direction Huaraz et je m'y attaque en autonomie complète...
j'ai retrouvé le petit topo dont tu parlais dans Trekmag, ce sera le fil conducteur avec tes annotations (notamment pour les bivouacs alternatifs)
J'ai une petite question: la gestion de l'eau, j'ai lu quelque part (peut etre sur le blog de Fabrizzio) que c'etait limite par moment, as tu qqes infos à ce sujet?
Merci d'avance,
🙂
Je lis ton message bien trop tard puisque tu es vraissemblablement parti mais je réponds quand même à ta question.
Il n'y a pas vraiment de problème d'eau sur cette boucle en ce sens qu'il n'y a pas ce qu'on pourrait qualifier
d'"étape de la soif". On trouve toujours tot ou tard de quoi se ravitailler. Par contre, il est vrai qu'il y'a certaines zones qui n'ont pas beaucoup d'eau et notamment de l'eau non stagnante. Je pense en particulier aux alentours du col punta union où c'est assez sec. Mieux vaut avoir toujours un peu de réserve sous peine de devoir jouer au chameau 😛.
un bonjour d aguas calientes,
merci bcp pour l info,
en fait ta reponse tombe a pic, puisque je ne demarre le tour de l alpamayo que dans trois jours ( je sors tout juste d une semaine de trek entre cachora / choquequirao / machu Picchu);
je vais donc laisser le jerrycan de 20 litres et les chameaux a Huaraz 😉
encore merci
jm
Bonjour, comme je vois que vous avez une certaine expérience dans les treck, je voulais vous demander si celui de Santa Cruz est réalisable sans guide pour des débutants? Nous partons à 3 avec un petit budget qui nous empêche de payer un guide.
Merci.
PS : je voulais commencer a faire du trekking et je m'etais prepare. Je n'ai pu terminer la ballade au x casces de Gocta et j'ai mis 6 heures pour le canyon de Colca.
Je crois que c'est un probleme de souffle sinon quoi...?
* si c'est vous le Samuel qui a laisse un commentaire sur mon blog. Merci.
Il y´a beaucoup de personnes qui font du trek un objectif majeur de voyage. Quand tu seras de retour a Paris, je t´invite pourquoi pas a aller une fois aux "soirees treks": http://www.lessoireestrek.org/.
Ton petit blog ? Mais je l´adore car tu as de l´humour et tu dis ce que tu penses sans detour 🙂. C´est bien moi qui ai mis un commentaire sur le cuy. Je me souviens de ton recit sur les cascades de gocta et il m´a bien fait marrer car si mes souvenirs sont exacts, ton guide te declare que le chemin est plat et - j´y suis alle ce mois de juillet - comme tu dis, ca monte et ca descend tout le temps 😏 !
Probleme de souffle, je ne sais pas, faudrait que tu en discutes avec un medecin.
PS: je suis a Lima en ce moment, et il faudra que je descende vers Buenos Aires en bus d´ici fin aout (passage par la Bolivie). Qui sait, on aura peut etre l´occasion de se croiser...
je trouve ton blog vraiment très bien e j'ai adore le lire (tu préfères cela ? 😉) pour moi c'est un monde tout nouveau et j'aurais aime mais bon, on ne peut pas tout et le rêve c'est une partie de la vie, n'est-ce pas ? Oui je vaiss aller voir un docteur, je vais me renseigne s'il y a des randonnées aplat. J'ai quand meme fait Tierra dentro dans le sud coolmbien, un petit bijou méconnu, facile et avec un guide extra, un jeune appele Cayo. je suis en train d'écrire l'article lentement car c'est un de mes meilleurs souvenirs de voyage.
ton commentaire sur le blog m'a vraiment beaucoup touche😊 c'était quelque chose depuis longtemps et la le sujet était idéal. On me dit ou pense que je n'ai pas d'humour...c'est sans doute que nous avons un humour différent. quant a dire ce que je pense c'est le cas le plus souvent, avec quelques réserves car ma famille lit le blog et un forum auquel j'appartiens me lit aussi peut-être mais comme j'en suis modo si je dis tout ce que je pense ca pourrait faire des dégâts🤪
malheureusement je n'ai pas d'aide et les débuts ont été laborieux. Si tua slu le premier message c'était clair que je voulais faire un blog libre qui ne soit pas strictement l'itinéraire. ca n'a pas été trop facile sur la route mais je pense avoir un peu le temps maintenant. paradoxalement au moment ou je commence a maitriser un peu la technique c'est la matière des textes qui risque de me faire défaut (mauvaise mémoire)
Tu connais sans doute Lima, sinon je pourrais te recommander un petit hôtel extra a 60 soles PD compris a 3 pates de maison du parque kennedy dans miraflores, donc idéalement siute c'est petit et tres famille pas de touristes.
Hotel Schell, calle Schell. Il ne paie pas de mine mais pour moi ca va. 10% de reduc si tu restes une semaine . 2 PC et des jeunes très-très sympas a l'accueil.
j'adore le hawaiana, c'est un restaurant avec un buffet marin (10/12 espèces de ceviche), un 1000 feuilles de crevettes entre autre, le paradis, 35 soles, le samedi sinon 60 soles le dimanche. bref, ze ruin lol
William est un de mes rares bons copains. c'est le gérants du Café Café sur le parque kennedy. Il est tres chaleureux et je crois que ca lui ferait plaisir si tu allais le saluer. de la part de jean, le français qui lui a envoyer la recette du cocktail : l'INCAZTECA. Il a ete le premier a la recevoir. Il a un très bon pisco sour.
J'aime aussi passer une soirée a Larcomar. ce n'est pas très VF mais j'aime, finalement c'est Lima et un certain Pérou aussi, non ?
Ce que tu dis a propos de l'humour m'a touche car souvent on me dit que je n'en n'ai pas ...c'est sans doute que nous avons un humour différent. quant a dire ce que je pense c'est le cas le plus souvent, avec quelques réserves carr ma famille lit et un forum ou l'on me lit aussi alors...
J'ai bien aime le site de Pachacamac près de Lima, une sorte de Sillustani, je vux dire paisible et face à la mer. pas extravagant mais toute une ambiance
Merci pour le tuyau des soirées treks je vais le noter, ca sera sympa.
Meme si j´ai ete m´y ballader une fois ou deux, je ne suis pas un fan de miraflores, je prefere de tres loin le centre historique. En general, je creche a l´hotel europa pres de l´iglesia san francisco: 18 soles la simple sans salle de bain. Y´a moins cher dans le centre (possibilite de trouver a 15 soles propre et salle de bain prive inclue), mais j´aime bien l´endroit tout pres de la plaza de armas et du mercado central.
Je prends bonne note du hawaiana 🙂, faudrait que j´aille y dejeuner. Par contre, j´ai peur de ne pas avoir le temps: direction huancayo demain (ma vraie destination etant une cordillere paumee: la cord pariacaca) et quand je reviendrais a Lima, y´a de bonnes chances que prenne assez vite le bus vers La Paz.
Caramba... J'ai presque tous les Trek Magazine, mais pas le no 44... et il est épuisé.
J'aurai tout mon temps au pérou... congé sabbatique oblige. Et je devrais être hyper bien acclimaté car je viendrai du Népal et du Ladakh. Je me demandais si sur ce trek on pouvait monter encore plus près du camp sud de l'Alpamayo, quitte à y passer la journée. Ou est-ce que ça devient vite de la vraie haute montagne.
Qu'est ce que tu appelles le "camp sud" ?
Ma question peut paraitre stupide, mais s'agit t'il du camp au nord de l'alpamayo (coté trek de los cedros) ou bien au sud (coté trek de santa cruz).
Coté santa cruz: pas grand intérêt.
Coté los cedros: ca vaut vraiment le coup de remonter vers le 1er camp et un peu plus haut. Je n'ai pas été très haut au dessus du 1er camp, mais je pense qu'il y'a de la marge avant d'atteindre la haute montagne.
Je mets en PJ deux kml (fichiers de waypoints sur google earth) de ce que j'appelle le "camp 1" et le "high camp". Les vues en 3D autour de l'alpamayo sont vraiment très nettes (et correspondent bien à la réalité 🙂).
Avec mes waypoints (attentions: ils sont tres approximatifs car je viens de les faire au jugé avec google earth. Ce ne sont pas des vrais waypoints de ces camps !), tu peux voir que le "camp 1" est très éloigné de la haute montagne. Mais aussi que si tu continues dans la vallee dans laquelle il est, tu t'orientes plus vers le santa cruz que vers l'alpamayo.
Le "high camp" offre une vue extraordinaire mais je n'y suis pas allé et j'ignore si la voie normale passe par une continuation de la vallee en direction du santa cruz puis passage de col ou bien s'il faut revenir vers l'alpamayo et se taper le glacier ultra crevasse qui en descend. Cette info devrait pouvoir se trouver facilement via des sites comme summit post. Après, à moins effectivement de faire la haute montagne pour rejoindre le high camp, je pense que cette route est sans interet en termes de rando.
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It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
Avant notre Départ
La préparation de ce voyage a commencé 9 mois avant notre départ au mois de Juin. Pour ceux qui veulent faire un circuit similaire, il est important de réserver les hébergements très tôt, surtout dans les campsites de l'Okavango et de Savuti au risque de ne pas avoir de place.
Présentation
Après avoir fait la Zambie il y a 3 ans ainsi que la Namibie et l'ouest du Botswana il y a 1,5 ans, le choix s’est porté cette année sur le Zimbabwe (Hwange NP) et la moitié nord du Botswana.
Le vol depuis Paris est à destination de Victoria Falls avec Ethiopians airlines et une escale à Addis Ababa. Location d'un 4x4 chez Bushlore à Kasane avec deux tentes sur le toit puisque nous sommes 4 pour ce périple. La compagnie Bushlore vient nous chercher à notre guesthouse pour aller récupérer notre 4x4 et surtout nous faire une présentation de la voiture et de son équipement. Faites vraiment attention à ce que l'on vous dit car cela peut s'avérer primordial en cas de problème comme ce sera notre cas pendant le voyage.
Notre Parcours
Nous sommes arrivés le 12 juin à midi à destination. A l'aéroport de Victoria Falls dès l'arrivée nous faisons l'acquisition de notre Visa à "Double Entrée" que j'avais au préalable réservé sur internet sur le site https://www.evisa.gov.zw/ .
Comme notre véhicule est positionné au Botswana, nous devons nous y rendre depuis Victoria Falls en franchissant pour la première fois la frontière entre le Zimbabwe et le Botswana.
Le lendemain matin, la compagnie Bushlore vient nous chercher à notre guesthouse pour aller récupérer notre 4x4. A la fin des formalités, nous prenons la route direction le Zimbabwe et la ville de Victoria Falls.
Le matin réveil matinal pour être aux chutes Victoria au lever du soleil. Superbe paysage mais comme nous sommes au début de la saison sèche, il y a beaucoup d'eau dans le Zambèze et donc un débit important aux chutes. Ceci ne permet pas d'en apprécier toute la beauté.
En début d'après-midi , nous partons pour Hwange NP dans lequel nous restons 4 jours. Deux jours à Gwango campsite près de Dete et ensuite deux jours à Robins Camp. Nous pensions voir plus d'animaux à Robins, en fait cela n'a pas été le cas. A Hwange, nous n'avons pas vu de prédateurs mais quand même une multitude de mammifères ( buffles, éléphants girafes, zèbres et antilopes).
Après cette incursion de quelques jours au Zimbabwe, nous retraversons la frontière à Pandamatenga pour retourner au Botswana. Une escale au Nata lodge pour une bonne nuit de repos car il est fatigant de conduire sur la piste.
Nous quittons Nata pour nous diriger vers Nxai Pan, la piste est sablonneuse mais c'est relativement facile. Nous faisons un petit crochet pour aller admirer quelques beaux spécimens de baobabs à "Baines Baobabs". Ensuite nous reprenons la piste pour nous rendre dans notre campsite le Nxai pan South camp. Il faut savoir que beaucoup de campsites au Botswana ne sont pas clôturés (sauf la partie douches toilettes) et que donc les animaux peuvent se promener librement au sein du camp. Quelques précautions sont donc à prévoir surtout à la nuit tombée.
Après cette halte dans le pan de Nxai, nous reprenons la route pour Maun. Nous avons décidé de faire une halte à Maun avant de rejoindre Moremi et le delta de l'Okavango pour trois raisons. La première était que nous devions faire le plein de vivres et d'essence pour les 5 prochains jours, la seconde parce que notre réfrigérateur est en panne (heureusement bushlore à une succursale à Maun) et la troisième que le trajet de Nxai à notre camp de Xakanaxa dans le delta aurait pris trop de temps. J'évite toujours de conduire à la nuit tombée.
Nous arrivons donc le 21 Juin en début d'après-midi dans notre camp de Xakanaxa. Ne voulant pas perdre de temps nous réservons une balade en bateau sur le delta de l'Okavango, départ à 16h00 pour une durée de 2 heures pour assister au coucher de soleil. Pour ceux que cela intéresse à droite de l'emplacement Xakanaxa X1 , il y a un panneau pour faire des balades en bateau. La personne qui les organise est très pro et pratique des prix sans commune mesure avec ceux des lodges.
Une belle balade dans le delta et un superbe coucher de soleil. Il est bien plus reposant d'être en bateau plutôt que sur la piste. Ce qui ne nous empêche pas de faire le matin et en fin d'après-midi le lendemain des self-drive avec notre véhicule.
Voici venu le moment de quitter la zone du delta pour nous diriger vers Savuti, une région bien plus sèche. Et c'est là que commence la partie la plus difficile de notre voyage. Tout d'abord, nous décidons de remonter par Khwai , la saison des pluies est terminée mais la zone est marécageuse. Cela nous oblige à traverser quelques petites zones d'eau que nous sondons pour vérifier que nous pouvons les franchir. Heureusement sur la route un panneau nous indique la route à suivre pour rester plus ou moins au sec. Nous arrivons à Khwai sans encombre et c'est ensuite que nous avons commis une erreur majeure. Au lieu de suivre la piste principale pour remonter vers Mababe Gate et rejoindre Savuti Camp, nous avons pris une piste rectiligne qui remonte plein nord et ensuite une piste sur la droite pour rejoindre notre camp. Erreur de jugement puisque nous nous sommes ensablés, une roue arrière enfoncée à mi-hauteur dans le sable et une autre à l'avant qui ne touche plus le sol. Au point de connaitre une véritable peur de ne pouvoir nous en sortir, le tout sur une piste déserte et à vingt kilomètres de notre point de chute quand la nuit va tomber dans deux heures. Là où ma recommandation d'être attentif aux instructions relatives au véhicule prend tout son sens puisqu'il a fallu utiliser le cric de levage afin de résoudre le problème. Bilan : nous arrivons au camp site de Savuti peu avant la nuit ( Distance : 146,3 km, Durée : 9 heures, 56 minutes et 3 secondes, Vitesse moyenne : 14,7 km/h , trace prise avec Osmand ). A la réception, la personne ne comprend pas par ou nous sommes passées, car en effet nous n'avons franchi aucune porte d'entrée de la réserve de Savuti.
Le lendemain matin personne n'a envie de conduire et nous faisons donc un game drive avec un guide. Je ne sais pas si c'est une forme de récompense mais la sortie est formidable. Nous avons le plaisir de voir trois lions et surtout une troupe de lycaons que nous avons le temps d'admirer et de photographier. Le lendemain, nous faisons un petit self drive et nous retrouvons un des lions de la veille qui se désaltère à un point d'eau. Fin de notre aventure à Savuti.
Nous partons maintenant vers Kasane. Nous restituons notre voiture et nous nous installons pour nos deux dernières nuits à Kasane. Le lendemain matin, comme nous n'avons plus de voiture, nous décidons donc de faire un dernier game drive matinal à Chobe NP qui se révèle là aussi plutôt réussi avec le suivi de deux lions qui sont frères et beaucoup d'autres mammifères. Le seul inconvénient de Chobe est qu'il y a beaucoup de touristes , cela nous change des autres parcs que nous avons faits. Ceci dit nous sommes nous-mêmes des vacanciers donc ... Le soir, nous faisons une ultime balade en bateau sur la rivière Chobe pour finir en beauté avec un très beau coucher de soleil.
Une bonne nuit de sommeil et pleins de merveilleux souvenirs, de paysages, d'animaux et d'émotions mais il est temps de repartir. Nous partons tôt le matin avec la même compagnie de taxi qu'à l'aller afin de franchir une dernière fois la frontière vers le Zimbabwe pour rejoindre l'aéroport d'où nous décollons pour rentrer en France.
Nous avons atterri à Victoria Falls au Zimbabwe et sommes allés directement au Botswana à Kasane pour récupérer notre voiture.
Notre véhicule est un 4X4 car en Zambie, il est pratiquement impossible d'utiliser autre chose surtout dans les parcs nationaux. J'ai déjà eu le plaisir de visiter le parc national de South Luangwa, c'est une des motivations pour ce voyage, la principale raison étant de voyager en Afrique avec un de mes fils.
Première étape Livingstone au bord du fleuve Zambèze, sur la route nous découvrons un restaurant très agréable chez Socrates avec un patron super sympathique (d'ailleurs à notre retour nous y ferons une autre escale). Nous faisons notre première nuit dans le tente de toit après un superbe coucher de soleil, accompagné du grognement des hippos dans le fleuve.
Le lendemain départ de bonne heure, direction Kafue NP. En fait les départ seront toujours de bonne heure, lever entre 5h00 et 5h30 du matin et départ une heure plus tard. Kafue est un parc méconnu, il est essentiellement boisé, les animaux sont craintifs car peu habitués à la présence humaine. Nous avons traversé le parc du sud vers le nord et avons croisé la route de diverses antilopes. Aux abords du lac Itezhi-Tezhi, on trouve des plaines et une faune plus facile à observer.
Après Kafue, direction South Luangwa. Ce trajet nécessite de faire des étapes à Mumbwa et Petauke. Deux étapes agréables où nous avons trouvé des lodges (cela change un peu de la tente sur le toit de la voiture) à des prix abordables et rencontré des personnes accueillantes.
South Luangwa est pour ma part le plus beau parc de Zambie, la rivière est magnifique, les paysages superbes et on y trouve une grande diversité animale y compris bien sûr les grands fauves. Un conseil pour ceux qui comme nous ne sont pas accompagnés d'un guide, si vous restez plusieurs jours aux abords du parc, n'hésitez pas à faire un "game drive" et ainsi repérer les endroits où se trouvent les animaux, afin d'y retourner le lendemain avec votre propre véhicule. Bien sûr en saison sèche, il faut privilégier les points d'eau pour voir les animaux et aussi avoir de la chance. La population d'éléphant est en croissance et nous avons eu la chance de voir au petit matin la traversée de la Luangwa par un soixante d'éléphants répartis sur plusieurs groupe. South Luangwa est le point le plus à l'ouest de notre voyage, nous repartons vers l'est afin de nous rendre dans le Lower Zambezi.
Le Lower Zambezi est la partie Zambienne de Mana Pools coté Zimbabwe. C'est sur le Zambèze que nous avons fait une balade en bateau pour voir les éléphants, hippos, crocodiles et une multitude d'oiseaux qui vivent au bord de l'eau et sur les diverses îles du fleuve. Le coucher de soleil est là aussi magnifique.
Pour notre découverte du parc, nous avons longé les cours d'eau en parallèle du Zambèze surtout sur la partie ouest (voir notre trajet). Le Lower est le dernier parc que nous visitons, la dernière étape de notre circuit sera les chutes Victoria.
Victoria Falls ou Mosi-Oa-Tunya (la fumée qui gronde), ces chutes sont véritablement impressionnantes même pendant la saison sèche. Nous avons vu les chutes à partir des deux pays, en Zambie pour la perspective globale et le pont qui sert de frontière, au Zimbabwe pour être au plus prés des chutes les plus spectaculaires.
C'est la fin de notre voyage, qui malgré l'explosion d'une roue sur la route aura été sans problèmes majeurs. La Zambie, un bien beau pays qui nous projette dans une nature sauvage et encore préservée.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots...
decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
Hello and welcome aboard this new travel journal!
We’re heading off to Ireland together—a country I’ve wanted to explore for a very long time.
The moment has finally arrived.
We’ll be traveling as a family—my wife, my husband, and our 7-year-old daughter.
Here’s our itinerary:
24/07: Flight from Marseille to Dublin, overnight in Dublin
25/07: Dublin, overnight in Dublin
26/07: Dublin, overnight in Dublin
27/07: Pick up rental car, drive to Dingle, overnight near Tralee on the peninsula
28/07: Visit the Ring of Kerry
29/07: Adare, Bunratty Castle, Galway, overnight in Outheragh, near Galway
30/07: Cliffs of Moher, overnight in Outheragh
31/07: Connemara, overnight in Outheragh
01/08: Drive to Sligo via Westport and Downpatrick Head, overnight in Sligo
02/08: Slieve League, Silver Strand Beach, Glencolmcille, overnight in Sligo
03/08: Drive to Derry via Glenveagh National Park, overnight in Derry
04/08: Giant’s Causeway, Dunluce Castle, Portrush, Derry, overnight in Derry
05/08: Drive to Belfast, visit Belfast, overnight in Lisburn (Belfast suburbs)
06/08: Game of Thrones filming locations: Dark Hedges, Carrick-a-Rede, Ballintoy, etc., overnight in Lisburn
07/08: Drive to the Wicklow Mountains, visit Wicklow Mountains National Park, overnight in Blessington
08/08: Drive back to Dublin and return to Marseille.
Cost breakdown:
Flights:
Outbound flights with KLM via Amsterdam for 3: 175 € + 40,000 Flying Blue miles (so essentially a free ticket)
Return flight with Aer Lingus for 3: 489 €
Rental car:
10 days booked with Enterprise via Carigami: 443 € including zero-excess insurance.
Accommodation:
Dublin: 3 nights at Maldron Hotel New Cross: 394 €
Tralee: 2 nights in a caravan (Ocean Trail Oasis): 292 €
Outheragh: 3 nights Airbnb, family room with private bathroom: 430 €
Sligo: 2 nights at Clayton Hotel: 456 €
Derry: 2 nights at Belfray Inn: 255 €
Lisburn: 2 nights at Temple Golf Club: 232 €
Blessington: 1 night at Baltyboys Lodges B&B: 158 €
That brings our total to 3,325 € for three.
On the ground, visits, fuel, and food cost around 2,500 €.
So this was quite an expensive trip.
A few price examples:
1 liter of unleaded fuel: 1.89 €
3-day pass in Dublin: 18 €
1 scoop of ice cream: 5 to 6.5 €
Castle visit: 15 € per person
A coffee: 3-4 €
A glass of wine at a restaurant: 8-10 €
A half-pint of Guinness: 7-12 €
Now, here’s the day-by-day account of our adventure in Ireland:
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
Hello everyone, I’m happy to welcome you to this new travel journal.
We’re heading to Costa Rica together—a Central American destination that dreams are made of for many French travelers and attracts crowds from France.
It was the country’s wild nature and safety that convinced us to go, since we’re traveling with our 7-year-old little one.
We didn’t have much vacation time in February 2026 (only 12 days), so we optimized as much as possible.
Here’s the itinerary:
Wednesday, February 11: Flight from Marseille to San Jose via Paris and Atlanta
Thursday, February 12: Pick up the car, drive to Poas Volcano, visit La Paz Waterfall Gardens
Friday, February 13: Poas Volcano and drive to Manuel Antonio
Saturday, February 14: Manuel Antonio National Park
Sunday, February 15: Nauyaca Waterfall and Playa Linda
Monday, February 16: Drive to Monte Verde and Santa Elena Reserve
Tuesday, February 17: El Tigre Waterfall Reserve and Treetopia Park
Wednesday, February 18: Monte Verde Reserve with a guide and drive to La Fortuna
Thursday, February 19: Sloth guided tour, Observatory Lodge Park
Friday, February 20: Arenal Volcano National Park, Termalistas del Arenal hot springs, and night tour
Saturday, February 21: Return to San Jose, flight to Paris via Atlanta
Sunday, February 22: Arrival in Paris and flight to Marseille.
That gives us a solid 9 days in the country.
Budget breakdown:
Costa Rica is an expensive country, but no more so than France. However, almost all hikes and waterfalls are paid entry, which can really add up.
For meals, sodas (6–10 €) are cheaper than restaurants (10–20 € per dish).
Flights:
We chose Delta Airlines for the price: Marseille to San Jose was 740 € per person (modifiable, with checked baggage and seat selection included).
Other direct flights from Europe were priced between 1200 € and 1600 € with more restrictive conditions.
That’s 2220 € for the family.
Accommodations:
Alajuela, first night: 139 € (1 night) at Rodeo Estancia Boutique Hotel, with personalized airport pickup, transfer to the hotel, and a briefing from Vert Costa Rica agency the next day.
Poas: 66 € (1 night) at Cabañas Tierra Fértil (entire apartment).
Manuel Antonio: 394 € (3 nights) at La Palapa Ecolodge (hotel in the jungle).
Monte Verde: Chalet Aloha Monteverde Cloud Forest (2 bedrooms): 125 € (2 nights).
La Fortuna: Arenal Dream Garden (1 bedroom): 217 € (3 nights).
Total: 941 €.
Car rental:
I went through Vert Costa Rica agency (Vincent is a French expat who set up the agency in Costa Rica and makes great YouTube videos with useful tips).
I rented a 4x4 that was delivered to the hotel the day after arrival and returned at the airport before the flight. The total was 772 €, including full insurance (zero deductible), a child seat, and a phone with a Costa Rican SIM and WhatsApp. The rental company was Poas Rent a Car. The vehicle was well-maintained—no complaints.
Gas: 100 € for the whole trip (3 fill-ups).
Activities:
To get discounts, I bought the pass offered by Vincent, which paid for itself after just one activity. It cost me 30 € (promo since I rented the car through him).
Prices are for 3 people. I’ve added stars to rate them:
La Paz Waterfall Gardens ****: 112 €
Poas Volcano National Park *: 33 €
Manuel Antonio National Park ****: 35 €
Nauyaca Waterfall ***: 25 €
Santa Elena Reserve **: 45 €
El Tigre Waterfall Reserve ****: 141 € (with meal)
Treetopia (ziplining, suspension bridges) **: 250 €
Guided tour of Monte Verde Reserve ***: 113 €
Sloth guided tour (with breakfast) ***: 115 €
Arenal Observatory Lodge (with meal) ****: 102 €
Arenal Volcano National Park *: 34 €
Termalistas del Arenal ****: 20 €
Night tour ***: 116 €
Total: 1171 €.
Meals: 600 €
My favorite restaurants:
Poas: Food court Mercaditas in Fraijanes
Manuel Antonio (near La Palapa): La Langosta and also El Patio
Near Nauyaca Waterfall: Ricar2 el Avión
Between Manuel Antonio and Monte Verde: Soda D’Calle
Santa Elena: HG’s Food
Guadalupe (between Monte Verde and La Fortuna): Soda Río Piedras
Arenal Observatory Lodge restaurant
Arenal Oasis Ecolodge restaurant
Other expenses: 300 € (groceries for breakfast, drinks, ice cream, souvenirs, etc.)
Total overall: 6065 € (about 2020 € per person).
Now, here’s the day-by-day account of this beautiful trip.
In early March, full of carefree joy and happy to return to Morocco, we landed in Marrakech under the sun.
We spent just one night in Marrakech at the Hôtel Toulousain, as we did on our previous trip. And we booked our 3 nights for the end of our trip, the second half of March... Ouch! Ouch! Ouch! But we’re not there yet...
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley.
We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us.
The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level.
We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!
A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!
We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there.
First day full of promise!
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
Hi everyone,
We (two adults, 74 and 70 years old) had already shared a travel journal about our first trip to the Philippines in February/March 2019 on this forum (https://voyageforum.com/v.f?post=9377175;search_string=carnet%20philippines). We had visited Manila, the Banaue rice terraces, Sagada, the Visayas (Bohol, Siquijor, Dumaguette), and on our way back to Luzon, the Taal volcano before returning to France. Delighted by this trip, organized by the French-speaking agency Alizé, we decided to further explore this beautiful country, this time focusing on Coron and Palawan.
Before writing this journal, I should mention that these are personal comments and don’t reflect any differing opinions. Without any literary or photographic talent, I’ll stick to the facts and share a few details about the visits, hotels, and restaurants.
Preparations
We decided to return in mid-January 2025 and consulted three French-speaking tour operators to create a trip based on our wishes (places to visit, type of accommodation) and budget. Comparing three operators helped us weigh their advice and make our choices. Only our first operator respected the budget, a second came close, and the third proposed a slightly more upscale trip. In the end, we chose the agency from our first trip. Our discussions helped refine our itinerary, and when we reviewed it point by point, the document provided was perfect, full of great tips. The most debated point was a 3-day, 2-night cruise between Coron and Palawan. We were tempted but worried about being the only "older" travelers among younger people and feared two uncomfortable nights. Reassured by our tour operator, we finally opted for this "exploration." We’ll come back to that later.
Once the choice was made and dates set, we booked our international flights with Cathay Pacific for 750 € per person, which offers the best schedules (short layovers) at an acceptable price for flights arriving in Cebu. Our trip started on February 25 and returned to Paris on March 15.
International flights
The round-trip flights went smoothly. Cathay does the job well, without frills. The service quality seems to have slightly declined compared to our previous trips with them. Hong Kong Airport is huge but very practical.
Note that not all airlines serve Cebu.
Recommendation: Fill out your Philippine entry form within 72 hours before your flight. This can prevent issues with the airline (possible boarding refusal) and saves a lot of time upon arrival (see the Philippine embassy website).
Domestic flights
For our two domestic flights—Cebu to Coron and Puerto Princesa to Cebu—our tour operator chose Philippine Airlines and their propeller planes. No problems there.
Day 1:
We landed around 12 PM (local time) after 17 hours of travel. A driver was waiting for us at the airport exit and took us to our hotel, intentionally chosen near the airport (Mandaue, about 10 minutes away) to help us recover and get a good night’s sleep before our early morning domestic flight the next day. The Mayoo Hotel, reasonably priced, was perfect for this. Large, beautiful room in a new building—clean, comfortable, with a spa. We could relax by the pool on the 16th floor and enjoy the city view. The breakfast was exceptional, and the staff was smiling, attentive, and helpful. An ATM in the lobby allowed for withdrawals. However, the hotel is in a neighborhood with nothing to see or do. We dined at the Korean restaurant K-GOGI across from the hotel—a real attraction and a great discovery.
Day 2:
After a restful night, we were driven to the airport around 6:30 AM for an 8:10 AM flight from Cebu to Busuanga (Coron).
The flight was uneventful. Upon arrival, we paid 200 pesos per person for the Coron tourist fee before a 40-minute transfer to our hotel: Natura Resort, located outside the city in a secluded spot. The setting is stunning—a beautifully maintained tropical garden, a pleasant pool, and the option to book massages. The cottages are tropical-style with thatched roofs, simple and unpretentious.
The owner, who speaks French, told us that given the heat and our ages, climbing the 721 steps to the top of Mount Tapyas wasn’t necessary. She gave us a few rooftop recommendations to watch the sunset over Coron Bay. After a good swim in the pool and a meal at the resort’s pleasant restaurant, we hired a tricycle to go into town. We were told it costs 150 pesos one way, and depending on the return time, it could exceed 250 pesos. But our driver gave us his WhatsApp number and charged the same price regardless of the time. He just earned two days’ worth of customers.
He dropped us off at the port where bangkas (local boats) gather for day trips. It was the end of the day, so there was a rush. A few shops around the port sold waterproof bags for marine excursions at reasonable prices (compared to back home), after some bargaining. We wandered the town’s alleys looking for the Top Hotel, whose rooftop is famous. Indeed, it’s perfectly located to admire the sunset and enjoy a refreshing drink.
We dined nearby at a small Chinese restaurant, then just had to call our driver to head back.
The night wasn’t entirely restful—our hotel had a soundtrack of all the countryside animals, and it seemed they had no set bedtime! :
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
Hi everyone,
Way back when, before the internet and all that, there were Larousse encyclopedias, and in the proper names section, I came across a photo of Samarkand. Just the name made me dream. I kept it in the back of my mind for later, and last winter, I revisited the idea. Within a few weeks, I managed to plan our 16-day getaway. Oh, I didn’t do it all by myself—I used a travel agency to handle the flights, accommodations, transportation, and local guide. It was a custom trip for three people, tailored to what we wanted to do, what we wanted to see, within the time we’d chosen, at our own pace.
The main goal of the trip was to visit the three iconic cities of architectural art in Uzbekistan (just for the sheer beauty of it) and, very secondarily, to take a break with a short hike.
We left in early May, flying from Toulouse to Istanbul, then to Tashkent:
- One day in Tashkent, 2 nights,
- By car (6 hours) to the Fergana region: Margilan (silk and pottery), 2 nights, with a guide,
- Back to Tashkent, then a flight to Khiva, 2 nights, 1 day with a guide, 1 day on our own,
- Train to Bukhara (6 hours, sleeper cars), 3 nights, 1 day with a guide, 1 day on our own,
- Train to Samarkand, 2 nights, 1 day with a guide,
- By car to Tersak, 1 night with a local family, short hike, same guide,
- By car to Shakhrisabz (Tamerlane’s hometown), then back to Samarkand,
- Samarkand, 2 more nights,
- Train back to Tashkent, final night, and return home.
What I took away from this Silk Road trip:
- A completely safe country in May—don’t go later because of the heat,
- The warm welcome and easy connection with Uzbeks, a multicultural people,
- A constant puzzle with currency exchange (how much is that in euros? ) 1 € = 14,000 sums,
- Logistics handled by a local agency—top-notch,
- Delicious meals at a very reasonable price,
- Total awe in Khiva and Samarkand (palaces, mausoleums, mosques, madrasas),
- The length of the trip, which let us wander and take our time.
A few photos, but not too many—I don’t want to spoil the joy of discovery!
After a first trip to South Africa in 2009 that enchanted us, we decided to return to this part of the world this year.
Given how much I enjoy reading others' travel journals, I'm mustering up the courage to try my hand at this kind of exercise (which I'm not used to at all 😕).
Thanks, of course, to everyone who answered my questions and helped finalize this trip...
So, it's decided—it'll be Southern Africa... but where, with only two weeks of vacation?
Victoria Falls, which we had to cancel in 2009 due to turbulent Zimbabwean elections, was automatically back on the itinerary (yes, I know some say "the falls, meh," but I wanted to see them 😛!). We added South Luangwa and ultimately swapped Chobe and Hwange for Lesotho.
We have no experience driving a 4x4, which limited our routes in both countries, especially since it's not yet the dry season... but that didn’t stop us from bringing back amazing memories.
Sunday, April 14: After a smooth flight (and even quite comfortable in BA’s brand-new 747), we land early in the morning in Johannesburg.
We pick up the car (a little Micra) and off we go toward Clarens, our first stop. We get back into the swing of driving (moving over to the right—sorry, to the left—to let others pass, flashing lights, hazard signals, "thank you," "you’re welcome"...).
I was expecting a small town, but Clarens looks more like a village: a large grassy square,
a few cars,
and dirt roads as soon as you leave the main street.
Still, we found the same quality of South African B&Bs here. We stayed at Patcham Place (the little white speck in the photo above is our Micra!).
We end the afternoon with a walk around Clarens and its surroundings. No doubt about it—it’s autumn...
Monday, April 15: We set off for Lesotho on nearly deserted roads, heading toward Malealea.
We quickly cross the border at Caledon Poort, and the atmosphere changes: more people on the roadside, animals, scattered huts... and lots of traffic police!
We still managed to get stopped four times! Mostly, after checking our driver’s license, it was just to chat for ten minutes or so (police aren’t like that back home!). Well, one officer wanted to fine us for not waiting for him to wave us through after I stopped at a stop sign. After some tough negotiations, he let us go 😇.
We leave the main road and find ourselves in wilder landscapes.
The road narrows until it becomes a dirt track. A short climb to the gates of paradise:
... and then it’s just a matter of descending toward Malealea.
Malealea is like a village within a village. You’ll find different types of accommodations, a canteen-style restaurant (no menu choices, but the food is great, and it’s a fun way to chat with others around big tables), and lots of activities offered in partnership with the locals.
We’re shown different rondavels to choose from... we pick this one:
Simple but clean and functional, with a private bathroom.
On the bed, "real" Basotho blankets.
We decided to stay two nights to have a full day there.
Tuesday, April 16: We opted for a four-hour pony trek to the waterfall—nothing difficult, everything is done at a walking pace, with just a few "slightly" steep climbs and descents where you have to trust the Basotho ponies (no worries, they’re sure-footed 😏).
The landscapes are truly stunning:
We walk down to the waterfall (which isn’t anything special—it’s the trek itself that’s worth it) and take the return path...
... crossing through Malealea village again.
We spend the rest of the day exploring the area, reading in the sun, and sipping marula coffee on the bar terrace.
We really loved the family atmosphere in Malealea and how the locals were involved in the activities.
Wednesday, April 17: We hit the road again toward Katse. The owner of Malealea advised us against taking our car through Theba Tseka (I know Chris did it last year around the same time, but since we’re not very adventurous, we’ll go back through Maseru and Leribe—oh well, we’ll just take the same route back from Katse).
Quick aside unrelated to the story: putting together a travel journal is taking even longer than I thought 🤪... so, the rest will come a little later...