Salut à tous ! nous voilà revenus de 3 semaines au pays qu'on a dû quitter encore non sans mal.
Un compte-rendu comme à d'hab ! un peu de lecture ... je n'ai encore pas su faire court tant les choses se bousculent dans la tête ! toutes mes excuses.
Mes impressions personnelles :
Les gens sont toujours aussi accueillants et souriants et ce malgré le contexte de leur vie actuelle.
Un temps magnifique avec la chaleur qui gagnait du terrain un peu partout. On a eu juste 2fois la pluie : à Ambalavao début Octobre puis à Tana mi-Octobre … cette pluie qui soulage des grosses chaleurs montantes ! les soirées encore un peu fraîches sous ce ciel si étoilé !
Pas de problème majeur de sécurité rencontré même si tout le monde est très prudent, le malgache local y compris ; les précautions qui prévalent sont celles déjà citées ici maintes fois : éviter toute ostentation, ne pas tarder dans certains quartiers à pied la nuit tombée, ne pas rouler de nuit même sur RN (quoique nous avons fait des sorties en ville le soir dans Tana et à Antsirabe sans souci mais bien sûr avec des habitués qui connaissent les itinéraires les plus sûrs), ne pas avoir des sommes folles sur soi …
Côté atmosphère social, tout le monde est au bout du rouleau de cette crise politique et économique. Les gens suivent les nouvelles avec intérêt mais sans vraiment plus de mobilisation car tout un chacun est préoccupé par les besoins quotidiens. Partout où nous sommes passés chacun souffre des conséquences de cette sempiternelle crise politique et ses conséquences économiques : du plus grand au plus petit, depuis le marchand de légumes qui essaie de vendre ce qu’il peut à tout prix (le moindre coin de trottoir à Tana déborde de petits étalages de diverses denrées de nouveau) jusqu’au grand exploitant viticole en passant par le fonctionnaire moyen, sans parler du tourisme qui pourtant commençait à manifester quelques petits signes de reprise mais loin d’en être aux flux habituels de la moyenne saison.
Il va sans dire que la corruption reprend de l’ampleur, je dirai plutôt du « raquettage » car tous les moyens sont devenus bons pour se faire un peu d’argent : depuis le petit fonctionnaire au service des passeports (dorénavant obligatoirement biométriques pour tout ressortissant malgache), qui vous fait comprendre que le moindre zèle se paie, jusqu’au douanier qui essaie de trouver la petite noise dans votre valise en passant par la doctoresse qui signe votre fiche de santé à votre arrivée à l’aéroport. Tous n’ont qu’un réflexe : vous réclamer «un souvenir »! ( en malgache « voan-dalana » littéralement un fruit de votre voyage). Il faut préciser que mon mari – européen - n’a pas eu droit à ces demandes ouvertes ; ils s’adressaient tous spécialement à moi et en malgache. Mon mari, lui, a été envahi par ailleurs par les sollicitations de vendeurs d’articles de toute sorte et des enfants malheureusement en mendicité. Face à tout cela il faut rester ZEN : ne pas céder aux petits chantages divers insinués, rester poliment ferme !
La situation sociale est plus que critique et ces tentatives d’agissements de la population sont compréhensibles même si on n’y adhère pas, loin de là. Nous avons connu la période de veille de rentrée scolaire et toutes les mères de familles n’avaient qu’un mot à la bouche : « besoin urgent d’argent pour équiper les enfants dont les listes de fournitures demandées ne connaissent pas la crise » !
Actuellement, une grande angoisse règne silencieusement quant à la prochaine période de soudure des stocks de riz (décembre/janvier) les prix augmentant au fil du temps …
Quant au charivari politique, je m’abstiendrai par décence d’en parler ne serait-ce que par respect de toutes ces gens qui souffrent, et de plus mon regard (de malgache vivant quotidiennement en Europe) ne peut être qu’un tant soit peu extérieur et impropre aux réalités du pays. J’ai cherché à m’informer au mieux auprès de différentes catégories de la population pour avoir une approche la plus concrète de ces réalités ; mais je ne me permettrais pas de juger ou évaluer les opinions et courants divers. Seulement force est de constater que les signes d’un proche avenir stabilisé ne sont pas prêts d’être réunis, malheureusement.
Malgré ces constats quelque peu sombres, ce fut encore un super séjour de 3 semaines à Mada. Après une semaine à l’Ile Maurice, le contraste fut grand et nous avons encore mieux apprécié les particularités de Mada. Nous n’avons qu’une envie c’est d’y retourner encore !
IMPORTANTE Info Pratique : tout ressortissant, porteur d’un passeport malgache, doit obligatoirement dores et déjà se faire établir un passeport biométrique pour ressortir du territoire, auprès du Ministère de l’Intérieur. Pièces nécessaires : outre le formulaire du Ministère dûment rempli, Carte d’Identité Nationale ou Acte de Naissance de moins de 3 mois, Attestation de Résidence (photocopie légalisée pour les cartes de séjour européennes), l’ancien passeport et 3 photos. Coût 60 000 Ar. Délai : 2 jours.
Lu sur midilibre.com. Édition du lundi 5 avril 2010.
Montpellier. « Non, Mada n'est pas dangereuse, venez ! »
http://www.midilibre.com/articles/2010/04/05/MONTPELLIER-Non-Mada-n-39-est-pas-dangereuse-venez-1177165.php5
Montpellier. « Non, Mada n'est pas dangereuse, venez ! »
http://www.midilibre.com/articles/2010/04/05/MONTPELLIER-Non-Mada-n-39-est-pas-dangereuse-venez-1177165.php5
bonjour,
des evenements importants se deroulent à Mada....
suivez la suite et dîtes si cette grande nouvellesva changer quelques choses pour le tourisme dans les mois à venir.
enfin quelques choses se passent à Mada, bien plus important que les descriptions des fleurs endémiques et des sourires des malgaches
c'est ça aussi Mada, même si cela defrise les forumeurs qui ne voient dans la destination Mada que le soleil, ny vehivavy, et less bord de mer.
misaotra betsaka daholo
Bonjour,
Étant amoureux de Mada et souhaitant y résider un jour prochain, je me pose des questions quant à y aller ou pas???🤪 tant l'insécurité y est grandissante de jours en jours!!... Mais que se passe t-il donc???... Que font les autorités????....Si quelqu'un peut m'éclairer, ce serait gentil. (j'affectionne plus particulièrement Tamatave et sa région..)
Merci à tous!..
Juillet 1761, l’Utile, navire de la Compagnie française des Indes Orientales fait naufrage à 500 km à l’est de Madagascar alors qu’il se rend à l’Île Maurice. A son bord 120 hommes d’équipage et de nombreux esclaves malgaches achetés à Foulpointe (Mahavelona). L'équipage et une soixantaine de Malgaches réussissent à rejoindre un îlot désert dont la superficie est d'environ 1 km2. Les autres esclaves, enfermés dans les cales, périssent noyés. L'île est inhabitée (car inhabitable) et abrite uniquement des oiseaux et des tortues de mer. Deux mois après le naufrage, l'équipage parvient à quitter l’île à bord d’une embarcation construite avec le bois de l’épave. Les esclaves sont abandonnés sur place. Quinze ans plus tard, le chevalier de Tromelin, commandant de la Dauphine découvre l’îlot (auquel il donnera son nom). Et ses huit survivants vêtus d’habits de plumes tressées.
Octobre 2006, le GRAN (Groupe de Recherche en Archéologie Navale) entame une série de fouilles sur l’île. Devenue station météo pour Météo- France. Le but de l’expédition « Esclaves oubliés » est de fouiller l'épave et d'essayer de comprendre comment il a été possible de survivre pendant 15 ans sur ce caillou. Ci-dessous le journal de bord de la mission pour ceux que ça intéresse. On peut y suivre l’avancée des découvertes jour après jour. La page qui s'ouvre est celle du 2 novembre, les autres jours sont accessibles en cliquant dans la barre supérieure.
http://www.archeonavale.org/...006/fr/0211_2006.php
Février 2009, Irène Frain publie Les naufragés de l’Île Tromelin. Ce livre est le résultat d’une rencontre entre l’écrivain et Max Guérout, vice-président du GRAN et directeur de la mission. Je dois avouer que je n'ai pas trop aimé la narration. L'histoire est toutefois tellement passionnante et si invraisemblable que j'ai fini par passer outre, j'ai lu le livre presque d'une traite (sans mauvais jeu de mots).
une photo de l'île

Octobre 2006, le GRAN (Groupe de Recherche en Archéologie Navale) entame une série de fouilles sur l’île. Devenue station météo pour Météo- France. Le but de l’expédition « Esclaves oubliés » est de fouiller l'épave et d'essayer de comprendre comment il a été possible de survivre pendant 15 ans sur ce caillou. Ci-dessous le journal de bord de la mission pour ceux que ça intéresse. On peut y suivre l’avancée des découvertes jour après jour. La page qui s'ouvre est celle du 2 novembre, les autres jours sont accessibles en cliquant dans la barre supérieure.
http://www.archeonavale.org/...006/fr/0211_2006.php
Février 2009, Irène Frain publie Les naufragés de l’Île Tromelin. Ce livre est le résultat d’une rencontre entre l’écrivain et Max Guérout, vice-président du GRAN et directeur de la mission. Je dois avouer que je n'ai pas trop aimé la narration. L'histoire est toutefois tellement passionnante et si invraisemblable que j'ai fini par passer outre, j'ai lu le livre presque d'une traite (sans mauvais jeu de mots).
une photo de l'île

Suite aux nombreux messages enthousiastes de voyageurs qui viennent visiter Mada et envisagent d'utiliser "le moins cher du moins cher" dans ce pays si pauvre, je voudrais aborder la question de l'utilisation des bateaux-brousse en mer pour informer sur les risques.
Je suis aux premières loges pour constater les dégâts puisque je réside (partiellement) à Cap Masoala. En effet, la traversée entre Mananara et Cap Masoala enregistre le record absolu de naufrages pour le pays. Moi même l'ayant pratiqué sur un bateau plombé de ciment en sortie d'embouchure de Mananara, j'ai senti le danger de cette traversée qui coupe les vagues du large (en travers) et le vent dominant (en travers). Tous les marins me comprennent ! Une traversée dans ces conditions est précaire. Mais les "clients au voyage savent t'il quel chargement "final" sera à bord ? Il m'est déjà arrivé d'avoir acheté la veille une traversée ... et le matin à l'aube, dans une obscurité partielle, constater que le bateau était si chargé que le plat-bord était à 20 cm d'une eau calme ... que dire d'une vague alors ? 99% de voyageurs de ce forum qui veulent découvrir cette région (la péninsule de MASOALA, Baie d'Antongil, zone allant de Mananara - Maroantsetra à Antalaha envisagent d'utiliser les "bateaux-brousse" pour effectuer certaines traversées maritimes. OUI, les "bateaux-brousse" sont cheep ... au point que je ne vais pas fournir le prix d'une traversée Mananara-Cap Masoala ou Maroantsetra-Cap Masoala à des gens qui ont des euros ... car on se situe en dessous du prix d'un repas chez Macdo. Mais on déplore chaque année plusieurs dizaines (plus de 100) de morts noyés (on retrouve le corps) et disparus (mot poli pour éviter dévorés par les requins). Les médias Malagasy n'en parle pas ou si peu. Nous avions engagé un infirmier compétent et motivé (payé par notre coopérative) pour gérer la case de santé communautaire (que nous avons créé au village) et il a disparu dans un des derniers naufrages en voulant rejoindre Mananara depuis notre village (Cap Masoala). Tout est à recommencer pour former un prof de santé (ça nous a pris 2 ans) ...
Je sais en écrivant ces lignes que je m'expose à recevoir des leçons de "voyageurs d'aventure" qui vont me tacler pour ma couardise. A ceux ci, je réponds par avance que je voyage beaucoup en kayak de mer sur toute cette zone de la baie d'Antongil et beaucoup d'autres à Mada sur de longs parcours, et donc je sais ce que risque veut dire. Je suis "juste prudent".
Pour conclure et apporter une solution "opérationnelle" à celles et ceux qui veulent visiter cette région "au plus près", je recommande : - d'éviter la traversée Mananara - Cap Masoala en bateau-brousse - d'éviter la traversée Sainte Marie - Cap Masoala en bateau-brousse - toujours réserver la veille et observer le chargement du bateau jusqu'à renoncer d'y monter (ce qui m'est déjà arrivé). - disposer de quoi boire et manger pour 6 à 10 heures ... en se protégeant du soleil et dés désydratation... - protéger ses bagages en les emballant car l'eau est partout. - Pour aller à Cap Masoala, le mieux est repartir en de Maroantsetra en "bateaux-brousse", encore qu'il est dommage de ne pas marcher pour découvrir la forêt de Masoala ... la dernière forêt primaire humide (rain-forest) de la grande île. Pour ces questions, voir mes anciens messages sur le secteur. Bon voyage et vivez heureux !
Je suis aux premières loges pour constater les dégâts puisque je réside (partiellement) à Cap Masoala. En effet, la traversée entre Mananara et Cap Masoala enregistre le record absolu de naufrages pour le pays. Moi même l'ayant pratiqué sur un bateau plombé de ciment en sortie d'embouchure de Mananara, j'ai senti le danger de cette traversée qui coupe les vagues du large (en travers) et le vent dominant (en travers). Tous les marins me comprennent ! Une traversée dans ces conditions est précaire. Mais les "clients au voyage savent t'il quel chargement "final" sera à bord ? Il m'est déjà arrivé d'avoir acheté la veille une traversée ... et le matin à l'aube, dans une obscurité partielle, constater que le bateau était si chargé que le plat-bord était à 20 cm d'une eau calme ... que dire d'une vague alors ? 99% de voyageurs de ce forum qui veulent découvrir cette région (la péninsule de MASOALA, Baie d'Antongil, zone allant de Mananara - Maroantsetra à Antalaha envisagent d'utiliser les "bateaux-brousse" pour effectuer certaines traversées maritimes. OUI, les "bateaux-brousse" sont cheep ... au point que je ne vais pas fournir le prix d'une traversée Mananara-Cap Masoala ou Maroantsetra-Cap Masoala à des gens qui ont des euros ... car on se situe en dessous du prix d'un repas chez Macdo. Mais on déplore chaque année plusieurs dizaines (plus de 100) de morts noyés (on retrouve le corps) et disparus (mot poli pour éviter dévorés par les requins). Les médias Malagasy n'en parle pas ou si peu. Nous avions engagé un infirmier compétent et motivé (payé par notre coopérative) pour gérer la case de santé communautaire (que nous avons créé au village) et il a disparu dans un des derniers naufrages en voulant rejoindre Mananara depuis notre village (Cap Masoala). Tout est à recommencer pour former un prof de santé (ça nous a pris 2 ans) ...
Je sais en écrivant ces lignes que je m'expose à recevoir des leçons de "voyageurs d'aventure" qui vont me tacler pour ma couardise. A ceux ci, je réponds par avance que je voyage beaucoup en kayak de mer sur toute cette zone de la baie d'Antongil et beaucoup d'autres à Mada sur de longs parcours, et donc je sais ce que risque veut dire. Je suis "juste prudent".
Pour conclure et apporter une solution "opérationnelle" à celles et ceux qui veulent visiter cette région "au plus près", je recommande : - d'éviter la traversée Mananara - Cap Masoala en bateau-brousse - d'éviter la traversée Sainte Marie - Cap Masoala en bateau-brousse - toujours réserver la veille et observer le chargement du bateau jusqu'à renoncer d'y monter (ce qui m'est déjà arrivé). - disposer de quoi boire et manger pour 6 à 10 heures ... en se protégeant du soleil et dés désydratation... - protéger ses bagages en les emballant car l'eau est partout. - Pour aller à Cap Masoala, le mieux est repartir en de Maroantsetra en "bateaux-brousse", encore qu'il est dommage de ne pas marcher pour découvrir la forêt de Masoala ... la dernière forêt primaire humide (rain-forest) de la grande île. Pour ces questions, voir mes anciens messages sur le secteur. Bon voyage et vivez heureux !
Après les campagnes de fouilles archéologiques, le blog, le film, le roman, la publication scientifique, la toute récente BD... voici l'expo.
Tromelin, l'île des esclaves oubliés. Au musée d'Histoire de Nantes du 17 octobre 2015 au 30 avril 2016. L'exposition sera aussi présentée à Lorient, Bordeaux, Bayonne et Marseille.
http://www.chateaunantes.fr/fr/evenement/tromelin
Tromelin, l'île des esclaves oubliés. Au musée d'Histoire de Nantes du 17 octobre 2015 au 30 avril 2016. L'exposition sera aussi présentée à Lorient, Bordeaux, Bayonne et Marseille.
http://www.chateaunantes.fr/fr/evenement/tromelin
Bonjour à tous,
Je souhaite partir pour juillet afin de faire une descente sur la cote Nord est de Madagascar dans le cadre d'un projet étudiant dans le cadre de l’entrepreneuriat... c'est la 3ème fois que je viens à Madagascar mais je n'ai pas encore visité cette région.
Transports: Il y a t'il une possibilité de longer la cote en boutre de Diégo Suarez à Sambava (et Sambava Maroantsetra). Peut être que certaines marchandises sont acheminées par bateaux. Accepte-il des personnes à bord ? Et combien de temps cela peut prendre ?
Si je dois prendre le taxi Brousse celui-ci descend t'il jusqu'à "Cap Est" ? Quelle est l'état de la route/Piste vers juillet ?
Divers: Est-il possible de visiter la cocoteraie de SOAVOANIO à Sambava ?
Voila ces questions sont diverses mais indispensables pour l'organisation de mon voyage. Merci d'avance pour vos réponses.
A bientôt ! Elvire
Je souhaite partir pour juillet afin de faire une descente sur la cote Nord est de Madagascar dans le cadre d'un projet étudiant dans le cadre de l’entrepreneuriat... c'est la 3ème fois que je viens à Madagascar mais je n'ai pas encore visité cette région.
Transports: Il y a t'il une possibilité de longer la cote en boutre de Diégo Suarez à Sambava (et Sambava Maroantsetra). Peut être que certaines marchandises sont acheminées par bateaux. Accepte-il des personnes à bord ? Et combien de temps cela peut prendre ?
Si je dois prendre le taxi Brousse celui-ci descend t'il jusqu'à "Cap Est" ? Quelle est l'état de la route/Piste vers juillet ?
Divers: Est-il possible de visiter la cocoteraie de SOAVOANIO à Sambava ?
Voila ces questions sont diverses mais indispensables pour l'organisation de mon voyage. Merci d'avance pour vos réponses.
A bientôt ! Elvire
Contribution à la connaissance de Masoala (baie d’Antongil)
Je lis ici les là des questions puis des réponses sur lesquelles j’ai parfois envie d’intervenir mais je me méfie des posts qui dégénèrent... Cette région mérite mieux que toutes les querelles.
Voici donc un résumé pour aborder la région si vous avez envie de la découvrir : Pour commencer et rassurer (s’il le faut) je dis que j’y habite, au village de Cap Masoala. Y venir et en repartir ? Trois villes constituent l’accès de cette zone : Antalaha au nord, Maroantsetra au sud-ouest et Mananara au sud. C’est une zone très «enclavée» et vraiment isolée, d’où son originalité et son caractère... Antalaha : La route «goudronnée» y vient du nord (Sambava) reliée par piste à la côte ouest (Ambanja -Nosy Be - Diego) : c’est «pas de tout repos» pour la partie piste. Pour la partie goudron, il faut 1 h00 entre Sambava et Antalaha. Solution «avion» : 3 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi) entre Tana et soit Sambava, soit Antalaha (mais c’est du pareil au même) + 1 vol par semaine (jeudi) entre Diego et Sambava (très intéressant pour voyager !). Par la mer : Bateau brousse (!) car il n’y a pas de bateau «voyageur» au sens où on l’entend en Europe : c’est possible depuis Toamasina-Mananara mais ... aléatoire question sécurité et chaque année on compte 1, 2 et plus de naufrages avec beaucoup de morts (requins). Pedibus : oui, depuis Maroantsetra mais ce sera développé plus loin dans la partie trek (car il faut déjà «être sur zone»). Un peu de patience. Maroantsetra : La «route nationale 5» qui n’a de route que le nom, est une piste parmi les plus improbables de Madagascar. Le nombre de bacs (souvent en panne) et de ponts (défoncés, voire plus) en font un parcours de 4x4 des plus spectaculaires. Mais c’est un voyage «haut en émotions» et en «découvertes» pour les paysages et l’ambiance «côte-est» que l’on y vit comme nulle part. Pour faire court, elle commence au bac de Ste Marie, à «Soanirana-Ivongo») pour se terminer à Maroantsetra. Des taxi-brousse (pick-up bachés genre Hilux) la pratiquent en 3 jours (+1 pour rejoindre Toamasina sur le goudron maintenant fatigué). Solution «avion» : 4 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi-samedi) entre Tana et Maroantsetra. Vous noterez que (lundi-mardi-jeudi) c’est «commun» avec la desserte de soit Sambava, soit Antalaha : cela permet d’organiser des options intéressantes ? Pour le vol du samedi : Il est aussi très intéressant car bien que ne desservant pas Sambava ou Antalaha ce jour là, il fait une escale à Toamasina à l’aller comme au retour (Tana-Toamasina-Maroantsetra à l’aller et Maroantsetra-Toamasina-Tana au retour) ... ce qui permet de composer un programme différent. Par la mer : Bateau «Mélissa» qui assure la liaison le samedi (quand tout va bien) entre Toamasina-Soanirana-Ivongo-Mananara-Maroantsetra / Le dimanche il repart dans l’autre sens Maroantsetra-Mananara-Soanirana-Ivongo-Toamasina. Cette solution est «jolie sur le papier», mais il ne s’agit que d’une coque «plate» et non d’un bateau prévu pour la mer. Je m’attends donc à un naufrage un jour ou l’autre. Par période de beau temps et de mer calme cela peut se faire, mais pas autrement. Mananara : mêmes indications «route et bateau» que Maroantsetra, mais plus d’avion (j’ai volé sur le dernier avec une équipe de télé de «Thalassa», et je m’en souviens encore, sur Antonov suspendu pour défaut d’assurance et pilote ukrainien non validé) Météo et période «favorable» ? Le sujet est amusant. Plus qu’ailleurs il faut dire qu’il y a deux saisons : la saison des pluies et la saison où il pleut. Après cette blague ... il faut rappeler «quand même» que Maroantsetra partage avec Andapa (pas loin) le «record de pluie» de Mada (entre 8 et 9 m/an quand en Fr on a 1,25 m au plus fort) ... C’est pour cela que la forêt de Masoala «là où la forêt tombe dans la mer» est si belle ... C’est pour cela que la forêt de Masoala est la dernière et seule grande forêt tropicale humide qui reste sur la grande île devenue rouge et plus verte. En fait, plutôt que de penser à la pluie (qui vient toute l’année comme une bénédiction et hélas moins souvent), les voyageurs en pensant «météo» devraient se préoccuper de l’état de la mer qui permet d’effectuer certaines liaisons nécessaires et de leur sécurité. C’est la mer qui compte, pas les gouttes de pluie (très jolies sur les feuilles). Je tente néanmoins un tableau climatique subjectif et très personnel (mais j’y habite quand même, donc je constate et j’observe) : - 15 janvier à 15 avril : période cyclonique avec 1 à 5 cyclones prévus ...C’est la région d’impact «majeur» pour Madagascar. Les dégâts du cyclone «Gafilo» ne sont pas encore réparés. Mais à cette période et «hors alerte cyclone», il fait beau et très chaud ... très très chaud ! La mer est belle (sauf alerte). C’est la période où tous les tour-opérators arrêtent leurs programmation (par peur des cyclones ... et parce-qu’il faut bien prendre des congés aussi). Mais la région est très belle pourvu que l’on ne dépende pas d’un planning et que l’on accepte les évènements climatiques ... Les voyageurs «qui ont le temps» adoreront cette période où il n’y a personne ! Attention : les «rares» hôtels (pour touristes) sont fermés (Tous ceux de Tampolo). - 15 avril à 15 juin: période «intersaison» que l’on appelle automne en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en septembre-octobre en Europe. Attention : il pleut ! Et quand il pleut, c’est fort ! Du coup, on peut se retrouver à marcher dans la boue «fotaka» en malagasy pendant plusieurs jours ... voire plus «si affinités». Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour la croix du sud ! 15 juin à 15 sept : période de «hiver austral» : ben, il fait 25 °c (quand même supportable ?) mais la nuit, j’apprécie la couette ... et surtout, il y a une humidité à 80-90 % qui, même avec la température, fait un «petit froid humide» en plongeant sous les draps. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en été en Europe dans les alpes du nord (j’y habite une partie de l’année pour le ski bien sur). La mer est à cette époque «incertaine» avec des creux de 4m très inconfortables et la navigation est alors dangereuse, impossible. On peut décaler un départ bateau de 1, 2, 3 jours et il faut l’accepter, sinon ne pas venir. Pour moi qui habite les Alpes du nord et pratique l’alpinisme, c’est la même chose que ma prévision de course dérangée en juillet par une neige «imprévue» et du «mauvais temps installé» : rien de plus, sauf la distance et la gestion d’un planning de voyage. MAIS : C’est la période des baleines qui viennent se reproduire dans la baie d’Antongil (réserve de plancton alimentée par les cours d’eau douce des montagnes environnantes, dans une baie profonde de 60 m, longue de 100 km et large de 40 km) - plus encore que près de l’île Ste Marie (qui plus près des routes et plus facile d’accès, plus organisée sur le tourisme et sur le marketing a su imposer son image de «lieu unique» alors que c’est inexact). Les baleines sont là chaque jour de cette période de l’année, on les approche en kayak (pour ma part) et en bateau (à distance respectable et dans l’axe qui convient). Les baleines à Masoala sont un évènement en soi, malgré la pluie, la houle, le vent et les creux de mer qui peuvent en éloigner certains. 15 sept à 15 oct : période «intersaison» que l’on appelle printemps en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des jours de pluie (rares) et du beau temps (presque toujours). La mer est calme (en général) et l’on marche plutôt «à sec». Les baleines sont parties ... Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour le scorpion ! 15 oct à 15 janv : période d’été austral : Beau et chaud ! Mer calme et températures parfois extrêmes ... Les orages sont aussi là pour rafraichir tout le monde, comme des orages d’été. Le ciel est zébré d’éclairs et les circonvolutions des alto-cumulus sont superbes à peindre en aquarelle. C’est une période que j’adore. La navigation y est plus «sécurit» sauf à un avis de tempête qui peut survenir ... (le dérèglement clim en route» se sent très bien sur place). Merci de me faire un "retour" de vos avis pour savoir si je continue ou bien ...
Je lis ici les là des questions puis des réponses sur lesquelles j’ai parfois envie d’intervenir mais je me méfie des posts qui dégénèrent... Cette région mérite mieux que toutes les querelles.
Voici donc un résumé pour aborder la région si vous avez envie de la découvrir : Pour commencer et rassurer (s’il le faut) je dis que j’y habite, au village de Cap Masoala. Y venir et en repartir ? Trois villes constituent l’accès de cette zone : Antalaha au nord, Maroantsetra au sud-ouest et Mananara au sud. C’est une zone très «enclavée» et vraiment isolée, d’où son originalité et son caractère... Antalaha : La route «goudronnée» y vient du nord (Sambava) reliée par piste à la côte ouest (Ambanja -Nosy Be - Diego) : c’est «pas de tout repos» pour la partie piste. Pour la partie goudron, il faut 1 h00 entre Sambava et Antalaha. Solution «avion» : 3 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi) entre Tana et soit Sambava, soit Antalaha (mais c’est du pareil au même) + 1 vol par semaine (jeudi) entre Diego et Sambava (très intéressant pour voyager !). Par la mer : Bateau brousse (!) car il n’y a pas de bateau «voyageur» au sens où on l’entend en Europe : c’est possible depuis Toamasina-Mananara mais ... aléatoire question sécurité et chaque année on compte 1, 2 et plus de naufrages avec beaucoup de morts (requins). Pedibus : oui, depuis Maroantsetra mais ce sera développé plus loin dans la partie trek (car il faut déjà «être sur zone»). Un peu de patience. Maroantsetra : La «route nationale 5» qui n’a de route que le nom, est une piste parmi les plus improbables de Madagascar. Le nombre de bacs (souvent en panne) et de ponts (défoncés, voire plus) en font un parcours de 4x4 des plus spectaculaires. Mais c’est un voyage «haut en émotions» et en «découvertes» pour les paysages et l’ambiance «côte-est» que l’on y vit comme nulle part. Pour faire court, elle commence au bac de Ste Marie, à «Soanirana-Ivongo») pour se terminer à Maroantsetra. Des taxi-brousse (pick-up bachés genre Hilux) la pratiquent en 3 jours (+1 pour rejoindre Toamasina sur le goudron maintenant fatigué). Solution «avion» : 4 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi-samedi) entre Tana et Maroantsetra. Vous noterez que (lundi-mardi-jeudi) c’est «commun» avec la desserte de soit Sambava, soit Antalaha : cela permet d’organiser des options intéressantes ? Pour le vol du samedi : Il est aussi très intéressant car bien que ne desservant pas Sambava ou Antalaha ce jour là, il fait une escale à Toamasina à l’aller comme au retour (Tana-Toamasina-Maroantsetra à l’aller et Maroantsetra-Toamasina-Tana au retour) ... ce qui permet de composer un programme différent. Par la mer : Bateau «Mélissa» qui assure la liaison le samedi (quand tout va bien) entre Toamasina-Soanirana-Ivongo-Mananara-Maroantsetra / Le dimanche il repart dans l’autre sens Maroantsetra-Mananara-Soanirana-Ivongo-Toamasina. Cette solution est «jolie sur le papier», mais il ne s’agit que d’une coque «plate» et non d’un bateau prévu pour la mer. Je m’attends donc à un naufrage un jour ou l’autre. Par période de beau temps et de mer calme cela peut se faire, mais pas autrement. Mananara : mêmes indications «route et bateau» que Maroantsetra, mais plus d’avion (j’ai volé sur le dernier avec une équipe de télé de «Thalassa», et je m’en souviens encore, sur Antonov suspendu pour défaut d’assurance et pilote ukrainien non validé) Météo et période «favorable» ? Le sujet est amusant. Plus qu’ailleurs il faut dire qu’il y a deux saisons : la saison des pluies et la saison où il pleut. Après cette blague ... il faut rappeler «quand même» que Maroantsetra partage avec Andapa (pas loin) le «record de pluie» de Mada (entre 8 et 9 m/an quand en Fr on a 1,25 m au plus fort) ... C’est pour cela que la forêt de Masoala «là où la forêt tombe dans la mer» est si belle ... C’est pour cela que la forêt de Masoala est la dernière et seule grande forêt tropicale humide qui reste sur la grande île devenue rouge et plus verte. En fait, plutôt que de penser à la pluie (qui vient toute l’année comme une bénédiction et hélas moins souvent), les voyageurs en pensant «météo» devraient se préoccuper de l’état de la mer qui permet d’effectuer certaines liaisons nécessaires et de leur sécurité. C’est la mer qui compte, pas les gouttes de pluie (très jolies sur les feuilles). Je tente néanmoins un tableau climatique subjectif et très personnel (mais j’y habite quand même, donc je constate et j’observe) : - 15 janvier à 15 avril : période cyclonique avec 1 à 5 cyclones prévus ...C’est la région d’impact «majeur» pour Madagascar. Les dégâts du cyclone «Gafilo» ne sont pas encore réparés. Mais à cette période et «hors alerte cyclone», il fait beau et très chaud ... très très chaud ! La mer est belle (sauf alerte). C’est la période où tous les tour-opérators arrêtent leurs programmation (par peur des cyclones ... et parce-qu’il faut bien prendre des congés aussi). Mais la région est très belle pourvu que l’on ne dépende pas d’un planning et que l’on accepte les évènements climatiques ... Les voyageurs «qui ont le temps» adoreront cette période où il n’y a personne ! Attention : les «rares» hôtels (pour touristes) sont fermés (Tous ceux de Tampolo). - 15 avril à 15 juin: période «intersaison» que l’on appelle automne en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en septembre-octobre en Europe. Attention : il pleut ! Et quand il pleut, c’est fort ! Du coup, on peut se retrouver à marcher dans la boue «fotaka» en malagasy pendant plusieurs jours ... voire plus «si affinités». Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour la croix du sud ! 15 juin à 15 sept : période de «hiver austral» : ben, il fait 25 °c (quand même supportable ?) mais la nuit, j’apprécie la couette ... et surtout, il y a une humidité à 80-90 % qui, même avec la température, fait un «petit froid humide» en plongeant sous les draps. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en été en Europe dans les alpes du nord (j’y habite une partie de l’année pour le ski bien sur). La mer est à cette époque «incertaine» avec des creux de 4m très inconfortables et la navigation est alors dangereuse, impossible. On peut décaler un départ bateau de 1, 2, 3 jours et il faut l’accepter, sinon ne pas venir. Pour moi qui habite les Alpes du nord et pratique l’alpinisme, c’est la même chose que ma prévision de course dérangée en juillet par une neige «imprévue» et du «mauvais temps installé» : rien de plus, sauf la distance et la gestion d’un planning de voyage. MAIS : C’est la période des baleines qui viennent se reproduire dans la baie d’Antongil (réserve de plancton alimentée par les cours d’eau douce des montagnes environnantes, dans une baie profonde de 60 m, longue de 100 km et large de 40 km) - plus encore que près de l’île Ste Marie (qui plus près des routes et plus facile d’accès, plus organisée sur le tourisme et sur le marketing a su imposer son image de «lieu unique» alors que c’est inexact). Les baleines sont là chaque jour de cette période de l’année, on les approche en kayak (pour ma part) et en bateau (à distance respectable et dans l’axe qui convient). Les baleines à Masoala sont un évènement en soi, malgré la pluie, la houle, le vent et les creux de mer qui peuvent en éloigner certains. 15 sept à 15 oct : période «intersaison» que l’on appelle printemps en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des jours de pluie (rares) et du beau temps (presque toujours). La mer est calme (en général) et l’on marche plutôt «à sec». Les baleines sont parties ... Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour le scorpion ! 15 oct à 15 janv : période d’été austral : Beau et chaud ! Mer calme et températures parfois extrêmes ... Les orages sont aussi là pour rafraichir tout le monde, comme des orages d’été. Le ciel est zébré d’éclairs et les circonvolutions des alto-cumulus sont superbes à peindre en aquarelle. C’est une période que j’adore. La navigation y est plus «sécurit» sauf à un avis de tempête qui peut survenir ... (le dérèglement clim en route» se sent très bien sur place). Merci de me faire un "retour" de vos avis pour savoir si je continue ou bien ...
Bonjour à tous, quelqu'un sait-il si il y a une navette bateau (officiel et régulière) de Diégo à La Réunion. J'ai demandé à Diégo au port, a l'office du tourisme, hôtels, restos, personne ne sait... Pourtant des réunionnais sont certains que cette traversée bateau existe (mais bien sur eux ont pris l'avion 🤪). Merci de me renseigner. Cordialement. Laurence 🙂
Pour info !
La RN4 est coupée à 200km de Tana en direction de Mahajanga, suite aux intempéries, la chausée c'est effondrée, un transbordement des marchandises et passagers est possible car une petite bande de bitume est restée (voir photo)
Les Taxis-bé font le transbordement de leurs clients, il faut juste un peu de patience le temps que les chauffeurs négocient entre eux !!! 😉
Les autres se reposent sous leurs 4x4 ou leurs camions en attendant ! Mais combien de temps ???
En tout cas les habitants du coins sont ravis et de petites échoppes se sont rapidement montées le long de la route pour ravitaller les naufragés de la route !!!
Bon voyage et n'oubliez pas le proverbe Malgache :
"Si les vazahas ont la montre, les malgaches ont le temps"
La RN4 est coupée à 200km de Tana en direction de Mahajanga, suite aux intempéries, la chausée c'est effondrée, un transbordement des marchandises et passagers est possible car une petite bande de bitume est restée (voir photo)
Les Taxis-bé font le transbordement de leurs clients, il faut juste un peu de patience le temps que les chauffeurs négocient entre eux !!! 😉
Les autres se reposent sous leurs 4x4 ou leurs camions en attendant ! Mais combien de temps ???
En tout cas les habitants du coins sont ravis et de petites échoppes se sont rapidement montées le long de la route pour ravitaller les naufragés de la route !!!
Bon voyage et n'oubliez pas le proverbe Malgache :
"Si les vazahas ont la montre, les malgaches ont le temps"
en août dernier nous avons été à sainte marie pour un séjour inoubliable par contre la traversée en bateau est à déconseiller aux coeurs sensibles, non que la mer soit si terrible, mais les embarcations sont vraiment miteuses. 2h30 de suspens maritime avec tanguage à volonté et jet de vomissures à la carte...
ces bateaux sont prévus pour 15 personnes nous étions 35... assis sur des planches vermoulues avec pompage permanent en fond de cale. le plus dur c'est en arrivant à la passe (arrivée entre mer et embouchure du fleuve) les moteurs manquent de puissance et restent un moment à hésiter avant de prendre la bonne vague de temps en temps ils se retournent? heureusement à cet endroit l'eau est peu profonde mais que de frayeurs enfin ça fait de bons souvenirs à raconter pour les longues soirée d'hiver...la preuve...
si vous aussi avez des témoignages c'est le moment de raconter...
à+
williama
ces bateaux sont prévus pour 15 personnes nous étions 35... assis sur des planches vermoulues avec pompage permanent en fond de cale. le plus dur c'est en arrivant à la passe (arrivée entre mer et embouchure du fleuve) les moteurs manquent de puissance et restent un moment à hésiter avant de prendre la bonne vague de temps en temps ils se retournent? heureusement à cet endroit l'eau est peu profonde mais que de frayeurs enfin ça fait de bons souvenirs à raconter pour les longues soirée d'hiver...la preuve...
si vous aussi avez des témoignages c'est le moment de raconter...
à+
williama
hi there
I’ll be in Antalaha in October and need to get to Maroantsetra. I’ve heard it’s possible by boat, but I can’t find any info about it. So I’m wondering if I’ll have to arrange something with local fishing boats or something else, and whether it’s a risky trip since the sea can get rough on Madagascar’s east coast. Has anyone done this before, or just know anything about it? What do you think?
I’ll be in Antalaha in October and need to get to Maroantsetra. I’ve heard it’s possible by boat, but I can’t find any info about it. So I’m wondering if I’ll have to arrange something with local fishing boats or something else, and whether it’s a risky trip since the sea can get rough on Madagascar’s east coast. Has anyone done this before, or just know anything about it? What do you think?
hey everyone,
I’m planning a trip in July: I’d like to take a minibus from Tana to Mahajanga, then continue on to Antsohihy and Narinda Bay, take time to explore the area (Nosy Lava), and then head back down to Mahajanga if possible by boutre or, if not, by the track if it exists. Just to clarify, I’ve got a bike and all the time in the world.
Has anyone done this or have any info?
Thanks in advance!!
Bonjour à tous,
Je pars le mois prochain, je voudrais aller de Sainte Marie (ou à peu près ...) vers Antalaha et si possible en bateau. Dans différents messages on fait mention de bateaux qui feraient se trajet mais sans beaucoup plus de précisions ... Quelqu'un aurait-il des infos et conseils (périodicité, sécurité, coût, temps, ...) sur ce trajet ? Le but étant de ne pas être obligé de repartir par Tana et de monter jusqu'à Diégo pour aller sur la côte de la Vanille ou de couper par Maroantsetra et la forêt ... Merci à tous. Fili
Je pars le mois prochain, je voudrais aller de Sainte Marie (ou à peu près ...) vers Antalaha et si possible en bateau. Dans différents messages on fait mention de bateaux qui feraient se trajet mais sans beaucoup plus de précisions ... Quelqu'un aurait-il des infos et conseils (périodicité, sécurité, coût, temps, ...) sur ce trajet ? Le but étant de ne pas être obligé de repartir par Tana et de monter jusqu'à Diégo pour aller sur la côte de la Vanille ou de couper par Maroantsetra et la forêt ... Merci à tous. Fili
Bonjour,
Nous sommes un couple cinquantaine avec une fille de 10 ans. Nous avons le projet de nous installer à Madagascar, probablement du coté de Morondava.
Nous souhaitons acquérir une propriété près de la mer pour exploiter entre 5 et 10 bungalows maximum avec petit déjeuner et repas du soir.
Ce petit établissement touristique sera couplé à mon association qui permet à des jeunes filles malgaches bachelières d'entreprendre des études supèrieures dans leur pays, association qui de France a du mal à prendre son envol par manque de relais sur place (seulement 1 étudiante prise en charge par an à l'heure actuelle)... ce qui motive notre future installation à Madagascar.
Nous cherchons toutes sortes d'informations sur Morondava, notamment sur la poursuite de la scolarité de ma fille de 10 ans (elle débutera le collège à notre arrivée là bas), sur les opportunités d'affaires en vente actuellement, sur d'éventuels terrains à acheter... ainsi que des informations sur la vie de tous les jours.
Toutes vos expériences seront riches d'enseignement pour nous...
Nous avons longtemps vécu à l'étranger, en Afrique de l'Ouest et dans le Pacifique notamment et somme conscients des difficultés a venir, mais notre volonté est forte. Merci pour vos conseils.
Bonjour,
après avoir fait un bon morceau de la partie Ouest de Madagascar, des amis et moi aimerions s'attaquer à la partie Nord Est au mois d'octobre, de Tamatave à Diego par la côte Ouest.
La durée du séjour est de 30 jours.
En enlevant la journée de repos à Tana et le départ pour Tamatave le lendemain soir, cela revient à Tamatave-Diego, environ 26 jours en enlevant le retour de Diego à Tana.
Nous aimerions passer 5/6 jours à Diego. Apparemment il est possible de faire Antalaha/Diego en 24h de taxi brousse.
Donc de Tamatave à Antalaha, on peut compter environ 18 jours de traversée. Voilà où en est le programme :
1er jour : Arriver Tamatave. 2éme jour : Départ de Tamatave pour Soanierana Ivongo et prendre le bac pour Manomapana. 3 et 4éme jour : Manompana. 5éme jour : Départ de Manompana pour Mananara. 6éme jour : Départ de Mananara pour Maroentsetra. 7éme et 8éme jour : Trouver le guide au bureau de l'Angap, 2 jours de pause pour préparer l'excursion. 9éme jour: Maroentsetra, bateau jusque Ambanizane. 10éme jour au 17éme jour : Cap Masoala et arriver à Vinanivao. 18éme jour : départde Vinanivao pour Antalaha. Voir si il y a des bateaux de Vinanivao pour Antalaha.
Je me demande si le temps passer dans le taxi-brousse entre Tamatave et Maroentsetra ne serait pas mieux utiliser en partant pour Sainte-Marie de Tamatave et partir en bateau de Sainte-Marie pour Maroentsetra. Qu'en pensez vous?
Merci à vous.
1er jour : Arriver Tamatave. 2éme jour : Départ de Tamatave pour Soanierana Ivongo et prendre le bac pour Manomapana. 3 et 4éme jour : Manompana. 5éme jour : Départ de Manompana pour Mananara. 6éme jour : Départ de Mananara pour Maroentsetra. 7éme et 8éme jour : Trouver le guide au bureau de l'Angap, 2 jours de pause pour préparer l'excursion. 9éme jour: Maroentsetra, bateau jusque Ambanizane. 10éme jour au 17éme jour : Cap Masoala et arriver à Vinanivao. 18éme jour : départde Vinanivao pour Antalaha. Voir si il y a des bateaux de Vinanivao pour Antalaha.
Je me demande si le temps passer dans le taxi-brousse entre Tamatave et Maroentsetra ne serait pas mieux utiliser en partant pour Sainte-Marie de Tamatave et partir en bateau de Sainte-Marie pour Maroentsetra. Qu'en pensez vous?
Merci à vous.
Je suis allé à Mada de nombreuses fois, pas dans un groupe guidé.
Vanille est transporté par mer de Antalah jusqu'à Tamatave. Les mêmes bateaux prennent le fret vers le nord.
Quelqu'un at-il fait un voyage sur un bateau ou cargo de Tamatave à Antalah?
Autre possibilité: est'il un vol par Air Mad: Tamatave > Sambava?
Vanille est transporté par mer de Antalah jusqu'à Tamatave. Les mêmes bateaux prennent le fret vers le nord.
Quelqu'un at-il fait un voyage sur un bateau ou cargo de Tamatave à Antalah?
Autre possibilité: est'il un vol par Air Mad: Tamatave > Sambava?
"Braquage sur la RN4: 1 milliard et 3 millions envolés
Samedi, 09 Août 2014 07:37
La RN4 a été la scène d’acte de banditisme dans la soirée de jeudi. En effet, il était à peine 22h quand une voiture reliant Antananarivo à Mahajanga fut victime d’un barrage de pierres et de tronc d’arbre entre Manerinerina et Ankazobe.
Prise au piège, la voiture a été prise d’assaut par 5 bandits ont surgi d’un point inconnu et ont dépouillé les voyageurs. 1 milliard et 3 millions, c’est la somme qu’ils ont réussi à dérober aux passagers. A l’arrivée d’une autre voiture, les malfaiteurs ont pris la fuite. En cette période de vacances scolaires, ce genre d’attaque risque fort de se multiplier d’ici les jours à venir, les voyageurs sont priés de faire preuve de prudence et d’éviter d’emmener de l’argent liquide pendant les voyages. Quant aux taxi-brousse, il est fortement conseillé de rouler en caravanes afin d’éviter de telles attaques."
NO COMMENT !
hello tt le monde !! je vous signale qu'il est impossible de circuler dans le centre de tananarive à pieds et plus particulièrement place de la libération, toute l'avenue de la libération , le palais de la reine, sans se faire litéralement agressé et détrousser !!! vous ne ferez pas 200 mètres sans que cela arrive actuellement !!
Donc apres mure reflexion nous avons decider de faire toute la cote du nord en partan de maginga, car nous avons un ami la bas et remonter jusqua diego et redesendre sur st marie .Je voulais savoir ou etait les plus jolie site , balade sur cette itinéraire? , il me semblai que les foret de pierre etait ver diego ??Ou voir de grand baobab ? etc.... merci de vos reponse
Partir en voyage à Madagascar nécessite une bonne organisation et la meilleure façon de se renseigner c'est de consulter Voyageforum. En retour, petit compte rendu chronologique de mon périple malgache.
Lundi 15 août 2011 :
- arrivée à l’aéroport à 21h45 : attention à l’épreuve des visas : plus d’1h d’attente pour les derniers de la file ! - Hôtel Le Cheval Blanc car à proximité de l’aéroport (coût : 45 000 + 1 500 Ar, soit 16,45 €).
Mardi 16 août 2011 :
- Notre chauffeur vient nous chercher à l’hôtel : nous sommes passés par l’agence translafatra.com car c’est la moins chère que j’ai trouvé (21 jours de location d’un 4x4 pour 2 520 000 Ar, soit 916 euros + 2 jours de retour à vide offerts). Translafatra est une société qui met en relation les touristes ou hommes d’affaires avec des propriétaires de voitures et s’occupe d’établir le contrat : l’un des chauffeurs que nous avons eu m’a expliqué qu’il prenait 30 % de commission ce qui ne signifie pas forcément d’ailleurs qu’en passant directement par un chauffeur, le tarif soit diminué d’autant. En effet, ceux que j’ai pu contacter m’on proposé des tarifs similaires autour de 120 à 140 000 Ar par jour). Ce tarif ne comprend pas l’essence : nous en avons eu pour 260 euros pour la partie Tana – Tuléar – Tana (à vide) et 300 euros pour la partie Tana (à vide) – Morondova (Les Tsingy) - Tana (à vide). Il faut bien comprendre que l’essence consommé durant le retour à vide est à la charge du client : cela suppose d’avoir suffisamment de liasses de billets à remettre au chauffeur pour qu’il refasse le plein une fois arrivé à destination. La partie location de voiture nous est revenue à environ 1 500 euros tout compris. Les tarifs que j’ai pu demander à différents prestataires (tour opérateur, hôtel, particulier) allaient du simple au double voire plus encore ! Attention : tous les chauffeurs ne font pas guide en même temps : quand le chauffeur est venu nous chercher à l’hôtel, il nous a demandé où était le guide et il semblait décontenancé quand je lui ai dit que nous n’en avions pas pris. Et j’ai d’ailleurs été tout autant agacé que le responsable de Translafatra n’ait pas transmis au chauffeur le programme du séjour que j’ai établi et que je lui avais transmis par internet depuis déjà plusieurs semaines.
- Direction le Jumbo Score (il s’agit d’un supermarché moderne comme on en trouve en France sauf qu’il n’y a personne) pour acheter deux bouteilles de gaz à 18 000 Ar l’unité (il y a aussi des bruleurs c 206 bleuet et bleuet plus à 92 000 Ar).
- Direction Amabatolampy (1h de trajet) : visite de la ville (les arts en alu) ;
- Direction Antsirabe (2 h de trajet) : visite de la ville (arts en cornes de Zébu, marché couvert, les thermes) : un peu décevant ;
- Achat d’une puce Telma pour pouvoir confirmer les hôtels deux ou trois jours avant.
- Hôtel Hasina (coût : 37 500 Ar, soit 13,30 €) : confortable.
Mercredi 17 août 2011 :
- Direction les lacs Andraikiba et Tritriva (3 h de trajet aller retour) : visite (coût 10 €) : le premier lac n’est pas terrible car il n’y a pratiquement plus d’arbres sur les collines alentours. Le second est plus joli mais je trouve que ça n’en vaut pas la peine vu le temps de trajet.
- Direction Ambositra (1h30 de trajet) : pas grand-chose à visiter.
- Hôtel MANIA (coût : 35 000 Ar, soit 12,57 €) : bon hôtel : il faut demander la chambre du dernier étage qui donne sur la ville. A l’entrée, un gars vient nous voir pour nous proposer une visite guidée de la ville : il s’agit de Roger qui nous fera visiter le lendemain les villages Zafimaniry Antoetra et Ifasina (Roger a un cahier avec le descriptif des visites qu’il propose avec notamment la visite d’autres villages mais sur plusieurs jours (jusqu’à 6 jours)).
Pour le tarif, évidemment, après négociation, on passe rapidement du double au simple : ne sachant pas vraiment sur quoi me baser pour déterminer un prix, j’ai pris comme base le tarif officiel demandé pour un jour de rando dans le parc de Ranomafana (j’avais imprimé les tarifs sur internet avant de partir). Je lui ai proposé 20 000 Ar pour la visite des villages et il m’a laissé entendre qu’il acceptait car il n’y avait pas beaucoup de travail actuellement. J’ai donc proposé 30 000 Ar en incluant la visite de la cascade d’Andohariana qui est sur la route. On se rendra compte par la suite que négocier 10 000 Ar de moins est ridicule car cela représente même pas 4 euros mais ce n’est pas évident de tout gérer en même temps dans un contexte si différent.
D’ailleurs, il faut savoir que certains hôtels et restaurants hébergent et nourrissent les chauffeurs gratuitement sauf que tous les hôtels ne le font pas et le chauffeur se retrouve alors à dormir dans sa voiture sur le bord de la route ce qui n’est pas terrible. Donc, lors des réservations d’hôtels, il faut aussi se soucier de savoir où va dormir le chauffeur ! Et c’est aussi un gage de sécurité le lendemain surtout lorsqu’on a compris que la RN7 équivaut chez nous à une petite départementale : il n’y a même pas de ligne blanche au milieu de la route ! Quand deux 4x4 se croisent, ça se passe en partie sur le bas côté…
Jeudi 18 août 2011 :
- Pour atteindre Antoetra, nous avons mis 1h20 : la piste fait 26 km et on peut voir notamment au milieu des rizières des mines d’or sur le bord de la route.
Nous partons directement pour Ifasina : 2h de marche au milieu des herbes hautes sans croiser le moindre touriste. Le village, que l’on aperçoit en contrebas, est assez modeste, coincé au milieu des collines et entourées de rizières. Nous sommes tout de suite entourés d’enfants et dirigés vers la maison du chef du village qui a 89 ans et qui est malade (le chef du village est toujours la personne la plus âgées et non pas le fils du précédent). Nous lui donnons un peu d’argent pour son traitement (notre guide nous dira par la suite que ce n’est pas dans la nature de ces gens que de mentir pour avoir de l’argent).
Après avoir visité le village et observé ces maisons entièrement construites en bois sans clous ni vis, le temps se couvre un peu et nous repartons pour Antoetra que nous atteignons vers 13h et que nous visitons également.
Les paysages traversés sont beaux mais, et nous le comprendrons après, ce n’est qu’un avant goût de ce qui nous attends :)
Sur le retour, nous passerons rapidement (le chauffeur commence à s’inquiéter de voir l’heure filer) à la cascade d’Andohariana : un endroit parfait pour pique niquer.
Puis direction Ranomafana : 3h de route (attention sur les temps de trajet, notre chauffeur est un rapide) ; arrivée de nuit vers 18h (la nuit tombe vers 17h).
- Hôtel Manja (coût 16 € pour un bungalow bien confortable en hauteur (avec moustiquaire).
Vendredi 19 août et samedi 20 août 2011 :
- La veille, nous avons demandé à l’hôtel de contacter un guide pour une rando de 2 jours avec bivouac : ce sera Adrien.
Il s’agit du circuit Vatoharanana (le circuit Vohibato est plutôt réservé aux scientifiques car, d’après notre guide, la partie non commune au circuit Vatoharanana n’apporte rien de plus) : droit d’entrée : 37 000/pers + guidage : 60 000/jours + porteur : 10 000 Ar/jour = 214 000 Ar = 80 € ;
Le départ se fait près du bureau du MNP où attendent les guides pour un éventuel départ.
Il faut savoir que les lémuriens (l’une des principales attractions) sont plus faciles à observer dans la forêt secondaire que dans la forêt primaire car ils ont plus l’habitude de voir passer les touristes. Pour commencer, notre guide nous fait donc faire le parcours Edena qui est une zone de forêt secondaire où les chemins s’entrecroisent pour pouvoir aller rapidement sur la zone où les lémuriens sont repérés (il y a des rabatteurs qui les repèrent et avertissent ensuite les guides (les rabatteurs sont des guides en cours de formation)). Nous avons pu observer des caméléons, le lémur doré, lémur front roux, lémur ventre roux, lémur sifaka, des grenouilles, civette...
Ensuite, nous avons poursuivis dans la forêt primaire jusqu’au camping de Vatoharanana mais il n’y a pas de vue dégagée sur la canopée ce qui est un peu frustrant : nous sommes arrivés vers 13h. Après le repas, nous avons fait une petite balade autour du camp pour essayer d’observer des animaux mais nous n’avons rien vu si ce n’est quelques petits rats sauteurs.
Vers 18 h, nous avons fait une petite visite nocturne où nous avons vu des lucioles, caméléons et autres grenouilles arboricoles.




Le lendemain, nous terminons notre rando : nous sortons de la forêt primaire pour atteindre la forêt secondaire puis les zones cultivées (bananiers, manioc).

Nous atteignons la piscine d’eau chaude de Ranomafana vers 12h.
Petite banane flambée à l’hôtel Manja (où nous avions laissé une partie de nos bagages) pour se remettre et direction Fianar.
- Nous arrivons vers 14h30 à l’hôtel Raza-Otel (coût : 23 000 Ar) : il s’agit d’une chambre d’hôtes mais assez bruyante avec des enfants qui crient pas mal en jouant à la console… : c’était peut être pas le bon jour.
- Nous avons visité la haute ville vers 16 h (avec un enfant qui s’est proposé : à 13 ans, le gamin promène des touristes de toutes nationalités car il parle déjà 4 langues : il y a de quoi se vexer !) et nous sommes redescendus pour manger du croco au restaurant Le Panda.
Dimanche 21 août 2011 :
- Direction Ambavalo (56 km) ;
- Visite de la réserva ANJA (2h de visite : droit d’entrée : 7 000 Ar/pers + guide : 16 000 Ar). Il y a un parcours d’1h, de 2h et un autre de 6h (celui qui consiste à aller au sommet de l’une des deux montagnes). Il s’agit d’une petite réserve (facile d’accès depuis la RN7) coincée entre deux montagnes. La visite de deux heures consiste à évoluer dans un chaos rocheux à la rencontre des lémurs catta. C’est une visite très sympa qui s’apparente à de la varappe et qui permet de faire une étape à mi chemin sur le trajet Fianar – Andringitra.

- Direction l’Andringitra (3 h à 4 h pour 47 km de piste de piste ! Une épreuve en soi), le pays des Betsiléo (« les nombreux invincibles »). Sur le trajet, il y a deux péages : 3 900 Ar pour le premier et 1 000 Ar pour le second.
Sur le chemin, nous prenons un gars en stop : il s’agit de Voavorizy (pas sûr pour l’orthographe) qui cherche à rejoindre le parc car il est guide hors période scolaire (il est l’instituteur du village). On sympathise durant le trajet et on lui demande s’il est d’accord pour venir avec nous. Il nous explique alors qu’il doit en discuter avec les autres guides car il doit avoir leur accord.
En effet, dans ce parc, les guides et les porteurs sont chacun organisés en association et c’est chacun son tour : en principe, il n’est pas possible de choisir.
- Hôtel : Trano gasy (coût : 60 000 Ar = 21 €, pas d’eau chaude, nourriture excellente).
Lundi 22, mardi 23 et mercredi 24 août 2011 :
- Au petit matin (6h30), direction le bureau du MNP qui se trouve juste à côté de l’hôtel pour payer : il s’agit en effet d’un guichet unique. La responsable calcul le prix, établi le devis et réceptionne le prix qu’elle se charge ensuite de délivrer au guide et au porteur.
- Circuit Asaramanitra, Circuit Imarivolanitra, Circuit Diavolana et arrivée par la vallée du Tsaranovo (droits d’entrée 37 000 x 2 + guidage 40 000 + porteur 10 000 x 3 jours + camping 6 000 = 150 000 soit un coût de 55 €).
Nous avons fait dans ce parc parmi les plus belles randonnées de notre séjour à Madagascar (le guide n’y est pas étranger d’ailleurs) : les paysages sont très variés avec des zones sèches (hautes herbes sèches, palmiers), d’autres plus humides (avec bambou et lianes) et même une petite zone de forêt primaire. La diversité des paysages et leur originalité (les cascades du roi et de la reine, le pic Boby, diavolana, la forêt de pierres…), la flore unique donnent l’impression d’explorer un territoire peu connu (en l’occurrence, des autres touristes).

Pourquoi cette vallée s’appelle la vallée de Namoly (qui signifie l’endroit où l’on a tissé) ? Un voleur de zébus, venu d’une vallée voisine, s’approche et entend un bruit : le bruit d’un métier à tisser. Il s’agit d’une femme qui tisse la soie mais ce voleur n’avait jamais entendu auparavant un tel bruit. Il prit peur et s’enfuit sans commettre son forfait. La vallée s’appelle donc désormais Namoly, l’endroit où l’on a tissé.
Début de la rando vers 7h30 pour le circuit Asaramanitra jusqu’à 11h puis début du circuit Imarivolanitra jusqu’au camp en passant par la piscine naturelle pour le pique nique : fin du premier jour vers 15h.


2ème jour : départ vers 6h20 pour le pic Boby (inutile de partir plus tôt car les nuages se dissipent en cours de matinée) et arrivée au sommet vers 9h : le paysage est hallucinant : le vent est terrible et les nuages passent de part et d’autre du pic.

On évolue au milieu de ce labyrinthe de granit. Au sommet, la vue est bouchée mais nous attendons un peu et les nuages commencent à se dissiper.

Nous ne verrons toutefois pas la mer comme cela est paraît-il possible ! 2h pour redescendre au camp et direction Diavolana et le second camp.

Arrivée vers 16h30. Le passage dans la forêt de pierre avec la vue au loin est très surprenant.


En passant sur l’autre versant, on voit les premiers palmiers : on passe d’une zone humide à une zone sèche dès qu’on arrive de l’autre côté : la vallée de Tsaranova.
3ème jour : départ vers 7h44 et fin vers 10h. Il semble assez difficile de faire le jour 2 et 3 en une seule fois car ça oblige à partir très tôt le matin pour le pic Boby avec le risque de ne rien voir une fois arrivé au sommet.
- Direction Ranohira : arrivée vers 15h30 après un arrêt à Ihosy pour un manger un morceau.
- Hôtel Les Toiles de l’Isalo (coût : 68 000 Ar, soit 24 € (petit-déjeuner compris)). Nous demandons à l’hôtel de nous trouver un guide pour une rando de 2 jours : Voici qu’entre en scène Roxy qui nous propose de visiter les canyons des rats et des makis, piscine naturelle, piscines bleue et noire, cascade des nymphes en deux jours avec bivouac pour pas moins de 400 000 Ar, soit 145 euros : il est donc rentré chez lui aussi vite qu’il est arrivé ! Nous sommes donc allés chercher un guide près du bureau MNP et nous rencontrons Thierry qui nous propose le parcours pour 200 000 Ar droits d’entrée compris. Après avoir vu sa photo de guide officiel sur le mur du bureau, je lui verse un acompte de 100 000 Ar, soit 70 € (pour payer notamment le droit d’entrée à l’ouverture du bureau le lendemain) et RDV pris pour 7h30 le lendemain.
Jeudi 25 et Vendredi 26 août 2011 :
- Nous rejoignons notre guide près du bureau MNP et direction le départ de la rando en 4x4 après avoir acheté du pain pour les sandwichs.
- Nous commençons pas le canyon des rats (il n’y a jamais eu de rats mais les Baras voyaient à la tombée de la nuit des lémurs microcèbes qu’ils prenaient pour des rats d’où l’appellation). Ensuite, nous visitons le canyon des makis (= lémurs catta) : le roi des baras y prenait sa douche et le canyon s’appelait donc à l’époque le canyon du roi. Un jour, il vit un maki boire de l’eau à l’emplacement où il prenait habituellement sa douche. Le roi décida que le canyon s’appellerait désormais le canyon des makis.
En fait, on ne visite pas réellement les canyons : on ne fait que passer devant car l’intérieur des canyons n’est pas aménagé pour les touristes.

D’ailleurs, ce qui est vraiment beau, c’est le circuit qui relie le site des canyons avec la cascade des nymphes : le paysage est époustouflant et ressemble beaucoup au Grand Canyon de l’ouest américain. Le paysage est couleur ocre et on a l’impression, à chaque détour de chemin, d’y voir de la tôle rouillée, déchiquetée comme sur ces navires échoués sur le rivage et laissés à l’abandon : c’est très surprenant.


Nous arrivons à la cascade des nymphes vers 14h30 et au camping vers 15h.
Le second jour, nous allons voir les piscines bleue et noire, la piscine naturelle et arrivée au parking vers 13h30. Notre guide ne parle pas beaucoup mais il nous a raconté pas mal de choses sur les Salakava et les bara (ces derniers ont chassé au cours du 16ème siècle les Salakava qui sont allés se réfugier dans la région de Morondova), sur leurs sépultures (les tombes provisoires et celles définitives placées en hauteur), l’utilisation des canyons par les voleurs de zébus pour rendre plus difficile leur traque…
- Hôtel Les Toiles de l’Isalo (coût : 68 000 Ar, soit 24 € (petit-déjeuner compris)).
- Fenêtre de l’Isalo vers 17h pour le coucher de soleil au milieu d’une joyeuse bande de touristes agités et impatients de faire LA photo du couché de soleil devant leurs chauffeurs malgaches médusés.

- Nous avions envisagé de faire le circuit Masalo (en 4x4) le lendemain matin mais notre guide nous a indiqué que c’était pour les personnes qui ne peuvent pas marcher et nous en a dissuadés.
- Pourquoi la grotte des portugais ? : en 1527 (je crois), un navire portugais s’échoua au sud est de Madagascar. Ils entreprirent de traverser la grande île afin de rejoindre leurs compatriotes, ce trajet consistant notamment à traverser le massif de l’Isalo. Bien entendu, leurs provisions se sont très vite épuisées et les naufragés ont donc demandé aux Baras de les aider. Visiblement réticents, l’un des portugais eut l’idée de se marier avec la reine qui accepta. Les baras fournirent des vivres aux portugais qui repartirent et le couple royal eut par la suite des enfants à l’origine d’une des nombreuses sous-ethnies que comptent Madagascar.
Samedi 27 Dimanche 28 août 2011 :
- Départ vers 7h30 pour Mangily et arrivée vers 12h15.
- Pause balnéaire de deux jours

- Hôtel : A la plage, Chez Cécile (coût : 35 000 Ar, soit 12,46 €, bungalow agréable)
- journée pirogue avec au programme sortie masque tuba sur le massif des roses et langoustes grillées sur la plage, farniente sous les cocotiers et jus de fruits frais ;
- Direction Tuléar ;
- Hôtel : Manatane (coût : 35 000 Ar + 15 000 Ar pour transfert aéroport, soit 18 €)
Lundi 29 août 2011 :
- avion à 7h05 pour Morondova (coût : 421 € ; 1 h de trajet) où notre deuxième 4x4 nous attend ;
- Direction Bélo et arrivée vers 11h30 : 1h20 d’attente au bac (20 000 Ar pour la traversée). Arrivée à Bélo vers 13h20. Puis second bac (5 000 Ar) pour une arrivée à Békopaka à 17 h.

- Hôtel Tanankoay (coût 40 000 Ar, soit 14 €, bungalow agréable).
Mardi 30 août 2011 :
- Départ à 6h50 pour le bureau MNP dans l’idée de faire le circuit Anjohimarintsy (les petits Tsingy) sur deux jours avec bivouac tel que prévu sur le site internet. Le responsable nous indique que ce circuit n’existe plus et qu’il n’est plus possible de bivouaquer dans les petits Tsingy.
Du coup, il nous propose les circuits suivants :
- jour 1 : circuit Manambolo (Petits Tsingy);
- jour 2 : circuits Tantely, Andadoany et Ankeligoa, Anjohimaninstsy (Petits Tsingy) ;
- jour 3 : circuits Andamozavaky, Broadway (nouveau), Ranotsara (Grands Tsingy).
Pour le guide, c’est le même principe qu’à l’Andringitra : guichet unique pour le paiement et tour de guide. Au niveau tarif, ça fera pas moins de 290 000 Ar, soit 105 euros (droit d’entrée + guide + piroguier).
Départ pour la rando à 8h en commençant par un petit tour de pirogue et visite de deux petites grottes (qui sont des repères de crocodiles l’hiver) pour voir des stalagmites et stalactites.

On traverse ensuite le fleuve, toujours en pirogue, pour rejoindre la berge opposée et rejoindre le toit des Tsingy (les Vazimbas marchaient dans cet environnement pieds nus sur la pointe des pieds et disaient « Tsingy Tsingy » c'est-à-dire « aïe aïe » d’après notre guide mais plusieurs traductions existent). Nous arrivons au sommet vers 10h30 : la vue est unique en surplomb de la Manambolo, au milieu de ce massif calcaire aux pointes acérées et sans aucun touriste à l’horizon !

Tout est curieux : les perroquets noirs, caméléons, chauves-souris, hirondelles, perruches, lézards (verts, marrons), papillons (diurnes et nocturnes), mangouste, aigrettes, sarcelles…, les pachypodium lamereï, les adenia et autres plantes locales. Le retour se fait en longeant le fleuve en hauteur et en profitant en passant d’une fraicheur bienveillante.
- Arrivée à l’hôtel Tanankoay (coût 40 000 Ar, soit 14 €) vers 14h45.
Mercredi 31 août 2011 :
- Départ à 7h45 par le circuit Tantely (du nom du premier ministre venu inaugurer le site : il paraît qu’il a eu du mal à passer dans le labyrinthe du fait de son surpoids, le tout en costume cravate).

Puis visite de la forêt des Tsingy (dont les Tsingy may qui désignent les Tsingy à petites pointes) suivie des diaclases (avec une descente en rappel dans un puits de 25 m). Nous avons pu voir des Lémurs Sifaka (entièrement blancs contrairement aux lémurs Sifaka à casque noir qu’on peut observer dans la forêt de Kirindy par exemple), toute sorte d’araignées dont la jolie et minuscule gasteracantha, un mille-pattes…

C’est une sorte de parcours aventure ludique.
Jeudi 1er septembre 2011 :
- Journée Grands Tsingy : à faire de préférence après les Petits Tsingy car c’est plus impressionnant d’où le risque d’être déçu si on fait les Petits après même si nous avons vus beaucoup plus d’animaux dans les Petits Tsingy que dans les Grands.
- Départ du village à 6h55 et arrivée au parking à 7h45 avec les circuits Andamozavaky et Ranotsara, les deux sites étant reliés par le nouveau circuit Broadway. Les sites traversés sont uniques et étonnants, on traverse des grottes par des chemins improbables, des cavités transpercées par des racines d’arbres qui font penser à des câbles électriques, des ponts suspendus…


Lorsqu’on sort des grottes pour monter au sommet des Grands Tsingy on est impressionné par ces pics acérés qui montent au ciel et lorsqu’on est au sommet, on est impressionné par la profondeur du site.


Il faut bien intégrer aussi le fait qu’enchainer les trois parcours n’est pas pour tout le monde notamment le circuit Broadway car il y a des passages où il faut monter à la corde à la force des bras, d’autre où il faut se faufiler à travers des boyaux boueux ou poussiéreux, c’est selon...
- Fin du périple vers 15h15.
Vendredi 2 septembre 2011 :
- Direction la Forêt de Kirindy (forêt sèche avec plusieurs variétés de baobabs notamment) qui se situe à environ une heure avant la fameuse Allée des baobabs. Droit d’entrée : 20 000 Ar/pers (valable 3 jours), visite diurne : 12 000 Ar, visite nocturne : 20 000 Ar et bungalow avec sanitaires privés : 52 000 Ar.
- Pendant la visite diurne (à proximité du campement), nous avons observé notamment le lémur Sifaka à casque noir et le Madagascar paradise flycatcher. A notre retour, nous avons pu voir le fameux Fossa (cryptoprocta ferox) qui miaule comme un chat et grogne comme un chien !




- Pendant la visite nocturne, nous avons pu voir plusieurs lémuriens microcèbes.
Samedi 3 septembre 2011 :
- Départ à 4h pour le lever du soleil sur l’allée des baobads : prise de photos pour les souvenirs et direction Morondova où nous arrivons vers 7h30.



- Il n’y a pas grand-chose à y faire en réalité : petite visite en pirogue dans la mangrove puis la presqu’île de Bétania où il n’y a strictement rien à faire sauf cramer au soleil au milieu des enfants qui quémandent argent, bonbons, cahiers et stylo (dans l’ordre au fur et à mesure des refus).
- Hôtel : Trécicogne (coût : 45 500 Ar, soit 16 €) ;
Dimanche 4 septembre 2011 :
- Direction Tana par avion (coût : 354 € ; départ : 7h15 : 1 h de trajet) ;
- Notre troisième véhicule nous attend : une R5 :) (70 000 Ar essence comprise pour la journée). Direction Croc farm qui se trouve juste à côté de l’aéroport : 10 000 Ar/pers. Nous avons attendu jusqu’à 13h30 pour voir les soigneurs nourrir les crocos en leur lançant des poulets ! Il y a un resto dans le parc pour patienter : il est possible de manger notamment du croco.
- Puis visite du marché de la Digne où il est possible d’acheter des instruments de musique surdimensionnés conçus pour les touristes, du poivre à des prix hallucinants (nous avons acheté le notre au supermarché, ça évite les discussions de marchands de tapis), de l’ylang ylang (nous avons préféré l’acheter dans l’un des nombreux Homéopharma)…
- Visite express de la haute ville : sans réelle intérêt car le monument principale a été ravagé par un incendie (se visite en graissant la patte du gardien avec la complicité de jeunes qui fond le pied de grue devant l’entrée principale : 10 000 Ar par pers demandés).
- Hôtel Nioulay (22 500 Ar pour une chambre double sans fenêtre ! Ah il n’y a pas de fenêtre ? Ah vous aviez demandé une chambre avec fenêtre ? Ben oui et puis 4 murs, un lit, une porte et des sanitaires…). Le restaurant est bon mais le service très long (l’hôtel était complet).
Lundi 5 septembre 2011 :
- Direction le rova d’Ambohimanja : intéressant à visiter et cela d’autant plus que le site se trouve en dehors de la ville : l’air y est plus respirable. Une visite guidée nous est proposée et on apprend que le rova est en bois car les vivants doivent vivre dans des maisons construites en matières vivantes. C’est pourquoi, a contrario, les tombeaux sont en pierre sauf pour la famille royale pour qui les ossements sont dans un tombeau en pierre mais surmonté d’une structure en bois pour que leurs âmes demeurent parmi les vivants.
- Resto juste en contrebas : nul.
- Puis visite du parc Tsimbazaza : rien d’extraordinaire sauf éventuellement pour voir un fossa en cage pour ceux qui n’auraient pas pu le voir durant leur séjour.
- Direction l’aéroport pour un vol prévu à 00h55 mais décalé à 2h30 : la seule fausse note de ce magnifique voyage !
Lundi 15 août 2011 :
- arrivée à l’aéroport à 21h45 : attention à l’épreuve des visas : plus d’1h d’attente pour les derniers de la file ! - Hôtel Le Cheval Blanc car à proximité de l’aéroport (coût : 45 000 + 1 500 Ar, soit 16,45 €).
Mardi 16 août 2011 :
- Notre chauffeur vient nous chercher à l’hôtel : nous sommes passés par l’agence translafatra.com car c’est la moins chère que j’ai trouvé (21 jours de location d’un 4x4 pour 2 520 000 Ar, soit 916 euros + 2 jours de retour à vide offerts). Translafatra est une société qui met en relation les touristes ou hommes d’affaires avec des propriétaires de voitures et s’occupe d’établir le contrat : l’un des chauffeurs que nous avons eu m’a expliqué qu’il prenait 30 % de commission ce qui ne signifie pas forcément d’ailleurs qu’en passant directement par un chauffeur, le tarif soit diminué d’autant. En effet, ceux que j’ai pu contacter m’on proposé des tarifs similaires autour de 120 à 140 000 Ar par jour). Ce tarif ne comprend pas l’essence : nous en avons eu pour 260 euros pour la partie Tana – Tuléar – Tana (à vide) et 300 euros pour la partie Tana (à vide) – Morondova (Les Tsingy) - Tana (à vide). Il faut bien comprendre que l’essence consommé durant le retour à vide est à la charge du client : cela suppose d’avoir suffisamment de liasses de billets à remettre au chauffeur pour qu’il refasse le plein une fois arrivé à destination. La partie location de voiture nous est revenue à environ 1 500 euros tout compris. Les tarifs que j’ai pu demander à différents prestataires (tour opérateur, hôtel, particulier) allaient du simple au double voire plus encore ! Attention : tous les chauffeurs ne font pas guide en même temps : quand le chauffeur est venu nous chercher à l’hôtel, il nous a demandé où était le guide et il semblait décontenancé quand je lui ai dit que nous n’en avions pas pris. Et j’ai d’ailleurs été tout autant agacé que le responsable de Translafatra n’ait pas transmis au chauffeur le programme du séjour que j’ai établi et que je lui avais transmis par internet depuis déjà plusieurs semaines.
- Direction le Jumbo Score (il s’agit d’un supermarché moderne comme on en trouve en France sauf qu’il n’y a personne) pour acheter deux bouteilles de gaz à 18 000 Ar l’unité (il y a aussi des bruleurs c 206 bleuet et bleuet plus à 92 000 Ar).
- Direction Amabatolampy (1h de trajet) : visite de la ville (les arts en alu) ;
- Direction Antsirabe (2 h de trajet) : visite de la ville (arts en cornes de Zébu, marché couvert, les thermes) : un peu décevant ;
- Achat d’une puce Telma pour pouvoir confirmer les hôtels deux ou trois jours avant.
- Hôtel Hasina (coût : 37 500 Ar, soit 13,30 €) : confortable.
Mercredi 17 août 2011 :
- Direction les lacs Andraikiba et Tritriva (3 h de trajet aller retour) : visite (coût 10 €) : le premier lac n’est pas terrible car il n’y a pratiquement plus d’arbres sur les collines alentours. Le second est plus joli mais je trouve que ça n’en vaut pas la peine vu le temps de trajet.
- Direction Ambositra (1h30 de trajet) : pas grand-chose à visiter.
- Hôtel MANIA (coût : 35 000 Ar, soit 12,57 €) : bon hôtel : il faut demander la chambre du dernier étage qui donne sur la ville. A l’entrée, un gars vient nous voir pour nous proposer une visite guidée de la ville : il s’agit de Roger qui nous fera visiter le lendemain les villages Zafimaniry Antoetra et Ifasina (Roger a un cahier avec le descriptif des visites qu’il propose avec notamment la visite d’autres villages mais sur plusieurs jours (jusqu’à 6 jours)).
Pour le tarif, évidemment, après négociation, on passe rapidement du double au simple : ne sachant pas vraiment sur quoi me baser pour déterminer un prix, j’ai pris comme base le tarif officiel demandé pour un jour de rando dans le parc de Ranomafana (j’avais imprimé les tarifs sur internet avant de partir). Je lui ai proposé 20 000 Ar pour la visite des villages et il m’a laissé entendre qu’il acceptait car il n’y avait pas beaucoup de travail actuellement. J’ai donc proposé 30 000 Ar en incluant la visite de la cascade d’Andohariana qui est sur la route. On se rendra compte par la suite que négocier 10 000 Ar de moins est ridicule car cela représente même pas 4 euros mais ce n’est pas évident de tout gérer en même temps dans un contexte si différent.
D’ailleurs, il faut savoir que certains hôtels et restaurants hébergent et nourrissent les chauffeurs gratuitement sauf que tous les hôtels ne le font pas et le chauffeur se retrouve alors à dormir dans sa voiture sur le bord de la route ce qui n’est pas terrible. Donc, lors des réservations d’hôtels, il faut aussi se soucier de savoir où va dormir le chauffeur ! Et c’est aussi un gage de sécurité le lendemain surtout lorsqu’on a compris que la RN7 équivaut chez nous à une petite départementale : il n’y a même pas de ligne blanche au milieu de la route ! Quand deux 4x4 se croisent, ça se passe en partie sur le bas côté…
Jeudi 18 août 2011 :
- Pour atteindre Antoetra, nous avons mis 1h20 : la piste fait 26 km et on peut voir notamment au milieu des rizières des mines d’or sur le bord de la route.
Nous partons directement pour Ifasina : 2h de marche au milieu des herbes hautes sans croiser le moindre touriste. Le village, que l’on aperçoit en contrebas, est assez modeste, coincé au milieu des collines et entourées de rizières. Nous sommes tout de suite entourés d’enfants et dirigés vers la maison du chef du village qui a 89 ans et qui est malade (le chef du village est toujours la personne la plus âgées et non pas le fils du précédent). Nous lui donnons un peu d’argent pour son traitement (notre guide nous dira par la suite que ce n’est pas dans la nature de ces gens que de mentir pour avoir de l’argent).
Après avoir visité le village et observé ces maisons entièrement construites en bois sans clous ni vis, le temps se couvre un peu et nous repartons pour Antoetra que nous atteignons vers 13h et que nous visitons également.
Les paysages traversés sont beaux mais, et nous le comprendrons après, ce n’est qu’un avant goût de ce qui nous attends :)
Sur le retour, nous passerons rapidement (le chauffeur commence à s’inquiéter de voir l’heure filer) à la cascade d’Andohariana : un endroit parfait pour pique niquer.
Puis direction Ranomafana : 3h de route (attention sur les temps de trajet, notre chauffeur est un rapide) ; arrivée de nuit vers 18h (la nuit tombe vers 17h).
- Hôtel Manja (coût 16 € pour un bungalow bien confortable en hauteur (avec moustiquaire).
Vendredi 19 août et samedi 20 août 2011 :
- La veille, nous avons demandé à l’hôtel de contacter un guide pour une rando de 2 jours avec bivouac : ce sera Adrien.
Il s’agit du circuit Vatoharanana (le circuit Vohibato est plutôt réservé aux scientifiques car, d’après notre guide, la partie non commune au circuit Vatoharanana n’apporte rien de plus) : droit d’entrée : 37 000/pers + guidage : 60 000/jours + porteur : 10 000 Ar/jour = 214 000 Ar = 80 € ;
Le départ se fait près du bureau du MNP où attendent les guides pour un éventuel départ.
Il faut savoir que les lémuriens (l’une des principales attractions) sont plus faciles à observer dans la forêt secondaire que dans la forêt primaire car ils ont plus l’habitude de voir passer les touristes. Pour commencer, notre guide nous fait donc faire le parcours Edena qui est une zone de forêt secondaire où les chemins s’entrecroisent pour pouvoir aller rapidement sur la zone où les lémuriens sont repérés (il y a des rabatteurs qui les repèrent et avertissent ensuite les guides (les rabatteurs sont des guides en cours de formation)). Nous avons pu observer des caméléons, le lémur doré, lémur front roux, lémur ventre roux, lémur sifaka, des grenouilles, civette...
Ensuite, nous avons poursuivis dans la forêt primaire jusqu’au camping de Vatoharanana mais il n’y a pas de vue dégagée sur la canopée ce qui est un peu frustrant : nous sommes arrivés vers 13h. Après le repas, nous avons fait une petite balade autour du camp pour essayer d’observer des animaux mais nous n’avons rien vu si ce n’est quelques petits rats sauteurs.
Vers 18 h, nous avons fait une petite visite nocturne où nous avons vu des lucioles, caméléons et autres grenouilles arboricoles.




Le lendemain, nous terminons notre rando : nous sortons de la forêt primaire pour atteindre la forêt secondaire puis les zones cultivées (bananiers, manioc).

Nous atteignons la piscine d’eau chaude de Ranomafana vers 12h.
Petite banane flambée à l’hôtel Manja (où nous avions laissé une partie de nos bagages) pour se remettre et direction Fianar.
- Nous arrivons vers 14h30 à l’hôtel Raza-Otel (coût : 23 000 Ar) : il s’agit d’une chambre d’hôtes mais assez bruyante avec des enfants qui crient pas mal en jouant à la console… : c’était peut être pas le bon jour.
- Nous avons visité la haute ville vers 16 h (avec un enfant qui s’est proposé : à 13 ans, le gamin promène des touristes de toutes nationalités car il parle déjà 4 langues : il y a de quoi se vexer !) et nous sommes redescendus pour manger du croco au restaurant Le Panda.
Dimanche 21 août 2011 :
- Direction Ambavalo (56 km) ;
- Visite de la réserva ANJA (2h de visite : droit d’entrée : 7 000 Ar/pers + guide : 16 000 Ar). Il y a un parcours d’1h, de 2h et un autre de 6h (celui qui consiste à aller au sommet de l’une des deux montagnes). Il s’agit d’une petite réserve (facile d’accès depuis la RN7) coincée entre deux montagnes. La visite de deux heures consiste à évoluer dans un chaos rocheux à la rencontre des lémurs catta. C’est une visite très sympa qui s’apparente à de la varappe et qui permet de faire une étape à mi chemin sur le trajet Fianar – Andringitra.

- Direction l’Andringitra (3 h à 4 h pour 47 km de piste de piste ! Une épreuve en soi), le pays des Betsiléo (« les nombreux invincibles »). Sur le trajet, il y a deux péages : 3 900 Ar pour le premier et 1 000 Ar pour le second.
Sur le chemin, nous prenons un gars en stop : il s’agit de Voavorizy (pas sûr pour l’orthographe) qui cherche à rejoindre le parc car il est guide hors période scolaire (il est l’instituteur du village). On sympathise durant le trajet et on lui demande s’il est d’accord pour venir avec nous. Il nous explique alors qu’il doit en discuter avec les autres guides car il doit avoir leur accord.
En effet, dans ce parc, les guides et les porteurs sont chacun organisés en association et c’est chacun son tour : en principe, il n’est pas possible de choisir.
- Hôtel : Trano gasy (coût : 60 000 Ar = 21 €, pas d’eau chaude, nourriture excellente).
Lundi 22, mardi 23 et mercredi 24 août 2011 :
- Au petit matin (6h30), direction le bureau du MNP qui se trouve juste à côté de l’hôtel pour payer : il s’agit en effet d’un guichet unique. La responsable calcul le prix, établi le devis et réceptionne le prix qu’elle se charge ensuite de délivrer au guide et au porteur.
- Circuit Asaramanitra, Circuit Imarivolanitra, Circuit Diavolana et arrivée par la vallée du Tsaranovo (droits d’entrée 37 000 x 2 + guidage 40 000 + porteur 10 000 x 3 jours + camping 6 000 = 150 000 soit un coût de 55 €).
Nous avons fait dans ce parc parmi les plus belles randonnées de notre séjour à Madagascar (le guide n’y est pas étranger d’ailleurs) : les paysages sont très variés avec des zones sèches (hautes herbes sèches, palmiers), d’autres plus humides (avec bambou et lianes) et même une petite zone de forêt primaire. La diversité des paysages et leur originalité (les cascades du roi et de la reine, le pic Boby, diavolana, la forêt de pierres…), la flore unique donnent l’impression d’explorer un territoire peu connu (en l’occurrence, des autres touristes).

Pourquoi cette vallée s’appelle la vallée de Namoly (qui signifie l’endroit où l’on a tissé) ? Un voleur de zébus, venu d’une vallée voisine, s’approche et entend un bruit : le bruit d’un métier à tisser. Il s’agit d’une femme qui tisse la soie mais ce voleur n’avait jamais entendu auparavant un tel bruit. Il prit peur et s’enfuit sans commettre son forfait. La vallée s’appelle donc désormais Namoly, l’endroit où l’on a tissé.
Début de la rando vers 7h30 pour le circuit Asaramanitra jusqu’à 11h puis début du circuit Imarivolanitra jusqu’au camp en passant par la piscine naturelle pour le pique nique : fin du premier jour vers 15h.


2ème jour : départ vers 6h20 pour le pic Boby (inutile de partir plus tôt car les nuages se dissipent en cours de matinée) et arrivée au sommet vers 9h : le paysage est hallucinant : le vent est terrible et les nuages passent de part et d’autre du pic.

On évolue au milieu de ce labyrinthe de granit. Au sommet, la vue est bouchée mais nous attendons un peu et les nuages commencent à se dissiper.

Nous ne verrons toutefois pas la mer comme cela est paraît-il possible ! 2h pour redescendre au camp et direction Diavolana et le second camp.

Arrivée vers 16h30. Le passage dans la forêt de pierre avec la vue au loin est très surprenant.


En passant sur l’autre versant, on voit les premiers palmiers : on passe d’une zone humide à une zone sèche dès qu’on arrive de l’autre côté : la vallée de Tsaranova.
3ème jour : départ vers 7h44 et fin vers 10h. Il semble assez difficile de faire le jour 2 et 3 en une seule fois car ça oblige à partir très tôt le matin pour le pic Boby avec le risque de ne rien voir une fois arrivé au sommet.
- Direction Ranohira : arrivée vers 15h30 après un arrêt à Ihosy pour un manger un morceau.
- Hôtel Les Toiles de l’Isalo (coût : 68 000 Ar, soit 24 € (petit-déjeuner compris)). Nous demandons à l’hôtel de nous trouver un guide pour une rando de 2 jours : Voici qu’entre en scène Roxy qui nous propose de visiter les canyons des rats et des makis, piscine naturelle, piscines bleue et noire, cascade des nymphes en deux jours avec bivouac pour pas moins de 400 000 Ar, soit 145 euros : il est donc rentré chez lui aussi vite qu’il est arrivé ! Nous sommes donc allés chercher un guide près du bureau MNP et nous rencontrons Thierry qui nous propose le parcours pour 200 000 Ar droits d’entrée compris. Après avoir vu sa photo de guide officiel sur le mur du bureau, je lui verse un acompte de 100 000 Ar, soit 70 € (pour payer notamment le droit d’entrée à l’ouverture du bureau le lendemain) et RDV pris pour 7h30 le lendemain.
Jeudi 25 et Vendredi 26 août 2011 :
- Nous rejoignons notre guide près du bureau MNP et direction le départ de la rando en 4x4 après avoir acheté du pain pour les sandwichs.
- Nous commençons pas le canyon des rats (il n’y a jamais eu de rats mais les Baras voyaient à la tombée de la nuit des lémurs microcèbes qu’ils prenaient pour des rats d’où l’appellation). Ensuite, nous visitons le canyon des makis (= lémurs catta) : le roi des baras y prenait sa douche et le canyon s’appelait donc à l’époque le canyon du roi. Un jour, il vit un maki boire de l’eau à l’emplacement où il prenait habituellement sa douche. Le roi décida que le canyon s’appellerait désormais le canyon des makis.
En fait, on ne visite pas réellement les canyons : on ne fait que passer devant car l’intérieur des canyons n’est pas aménagé pour les touristes.

D’ailleurs, ce qui est vraiment beau, c’est le circuit qui relie le site des canyons avec la cascade des nymphes : le paysage est époustouflant et ressemble beaucoup au Grand Canyon de l’ouest américain. Le paysage est couleur ocre et on a l’impression, à chaque détour de chemin, d’y voir de la tôle rouillée, déchiquetée comme sur ces navires échoués sur le rivage et laissés à l’abandon : c’est très surprenant.


Nous arrivons à la cascade des nymphes vers 14h30 et au camping vers 15h.
Le second jour, nous allons voir les piscines bleue et noire, la piscine naturelle et arrivée au parking vers 13h30. Notre guide ne parle pas beaucoup mais il nous a raconté pas mal de choses sur les Salakava et les bara (ces derniers ont chassé au cours du 16ème siècle les Salakava qui sont allés se réfugier dans la région de Morondova), sur leurs sépultures (les tombes provisoires et celles définitives placées en hauteur), l’utilisation des canyons par les voleurs de zébus pour rendre plus difficile leur traque…
- Hôtel Les Toiles de l’Isalo (coût : 68 000 Ar, soit 24 € (petit-déjeuner compris)).
- Fenêtre de l’Isalo vers 17h pour le coucher de soleil au milieu d’une joyeuse bande de touristes agités et impatients de faire LA photo du couché de soleil devant leurs chauffeurs malgaches médusés.

- Nous avions envisagé de faire le circuit Masalo (en 4x4) le lendemain matin mais notre guide nous a indiqué que c’était pour les personnes qui ne peuvent pas marcher et nous en a dissuadés.
- Pourquoi la grotte des portugais ? : en 1527 (je crois), un navire portugais s’échoua au sud est de Madagascar. Ils entreprirent de traverser la grande île afin de rejoindre leurs compatriotes, ce trajet consistant notamment à traverser le massif de l’Isalo. Bien entendu, leurs provisions se sont très vite épuisées et les naufragés ont donc demandé aux Baras de les aider. Visiblement réticents, l’un des portugais eut l’idée de se marier avec la reine qui accepta. Les baras fournirent des vivres aux portugais qui repartirent et le couple royal eut par la suite des enfants à l’origine d’une des nombreuses sous-ethnies que comptent Madagascar.
Samedi 27 Dimanche 28 août 2011 :
- Départ vers 7h30 pour Mangily et arrivée vers 12h15.
- Pause balnéaire de deux jours

- Hôtel : A la plage, Chez Cécile (coût : 35 000 Ar, soit 12,46 €, bungalow agréable)
- journée pirogue avec au programme sortie masque tuba sur le massif des roses et langoustes grillées sur la plage, farniente sous les cocotiers et jus de fruits frais ;
- Direction Tuléar ;
- Hôtel : Manatane (coût : 35 000 Ar + 15 000 Ar pour transfert aéroport, soit 18 €)
Lundi 29 août 2011 :
- avion à 7h05 pour Morondova (coût : 421 € ; 1 h de trajet) où notre deuxième 4x4 nous attend ;
- Direction Bélo et arrivée vers 11h30 : 1h20 d’attente au bac (20 000 Ar pour la traversée). Arrivée à Bélo vers 13h20. Puis second bac (5 000 Ar) pour une arrivée à Békopaka à 17 h.

- Hôtel Tanankoay (coût 40 000 Ar, soit 14 €, bungalow agréable).
Mardi 30 août 2011 :
- Départ à 6h50 pour le bureau MNP dans l’idée de faire le circuit Anjohimarintsy (les petits Tsingy) sur deux jours avec bivouac tel que prévu sur le site internet. Le responsable nous indique que ce circuit n’existe plus et qu’il n’est plus possible de bivouaquer dans les petits Tsingy.
Du coup, il nous propose les circuits suivants :
- jour 1 : circuit Manambolo (Petits Tsingy);
- jour 2 : circuits Tantely, Andadoany et Ankeligoa, Anjohimaninstsy (Petits Tsingy) ;
- jour 3 : circuits Andamozavaky, Broadway (nouveau), Ranotsara (Grands Tsingy).
Pour le guide, c’est le même principe qu’à l’Andringitra : guichet unique pour le paiement et tour de guide. Au niveau tarif, ça fera pas moins de 290 000 Ar, soit 105 euros (droit d’entrée + guide + piroguier).
Départ pour la rando à 8h en commençant par un petit tour de pirogue et visite de deux petites grottes (qui sont des repères de crocodiles l’hiver) pour voir des stalagmites et stalactites.

On traverse ensuite le fleuve, toujours en pirogue, pour rejoindre la berge opposée et rejoindre le toit des Tsingy (les Vazimbas marchaient dans cet environnement pieds nus sur la pointe des pieds et disaient « Tsingy Tsingy » c'est-à-dire « aïe aïe » d’après notre guide mais plusieurs traductions existent). Nous arrivons au sommet vers 10h30 : la vue est unique en surplomb de la Manambolo, au milieu de ce massif calcaire aux pointes acérées et sans aucun touriste à l’horizon !

Tout est curieux : les perroquets noirs, caméléons, chauves-souris, hirondelles, perruches, lézards (verts, marrons), papillons (diurnes et nocturnes), mangouste, aigrettes, sarcelles…, les pachypodium lamereï, les adenia et autres plantes locales. Le retour se fait en longeant le fleuve en hauteur et en profitant en passant d’une fraicheur bienveillante.
- Arrivée à l’hôtel Tanankoay (coût 40 000 Ar, soit 14 €) vers 14h45.
Mercredi 31 août 2011 :
- Départ à 7h45 par le circuit Tantely (du nom du premier ministre venu inaugurer le site : il paraît qu’il a eu du mal à passer dans le labyrinthe du fait de son surpoids, le tout en costume cravate).

Puis visite de la forêt des Tsingy (dont les Tsingy may qui désignent les Tsingy à petites pointes) suivie des diaclases (avec une descente en rappel dans un puits de 25 m). Nous avons pu voir des Lémurs Sifaka (entièrement blancs contrairement aux lémurs Sifaka à casque noir qu’on peut observer dans la forêt de Kirindy par exemple), toute sorte d’araignées dont la jolie et minuscule gasteracantha, un mille-pattes…

C’est une sorte de parcours aventure ludique.
Jeudi 1er septembre 2011 :
- Journée Grands Tsingy : à faire de préférence après les Petits Tsingy car c’est plus impressionnant d’où le risque d’être déçu si on fait les Petits après même si nous avons vus beaucoup plus d’animaux dans les Petits Tsingy que dans les Grands.
- Départ du village à 6h55 et arrivée au parking à 7h45 avec les circuits Andamozavaky et Ranotsara, les deux sites étant reliés par le nouveau circuit Broadway. Les sites traversés sont uniques et étonnants, on traverse des grottes par des chemins improbables, des cavités transpercées par des racines d’arbres qui font penser à des câbles électriques, des ponts suspendus…


Lorsqu’on sort des grottes pour monter au sommet des Grands Tsingy on est impressionné par ces pics acérés qui montent au ciel et lorsqu’on est au sommet, on est impressionné par la profondeur du site.


Il faut bien intégrer aussi le fait qu’enchainer les trois parcours n’est pas pour tout le monde notamment le circuit Broadway car il y a des passages où il faut monter à la corde à la force des bras, d’autre où il faut se faufiler à travers des boyaux boueux ou poussiéreux, c’est selon...
- Fin du périple vers 15h15.
Vendredi 2 septembre 2011 :
- Direction la Forêt de Kirindy (forêt sèche avec plusieurs variétés de baobabs notamment) qui se situe à environ une heure avant la fameuse Allée des baobabs. Droit d’entrée : 20 000 Ar/pers (valable 3 jours), visite diurne : 12 000 Ar, visite nocturne : 20 000 Ar et bungalow avec sanitaires privés : 52 000 Ar.
- Pendant la visite diurne (à proximité du campement), nous avons observé notamment le lémur Sifaka à casque noir et le Madagascar paradise flycatcher. A notre retour, nous avons pu voir le fameux Fossa (cryptoprocta ferox) qui miaule comme un chat et grogne comme un chien !




- Pendant la visite nocturne, nous avons pu voir plusieurs lémuriens microcèbes.
Samedi 3 septembre 2011 :
- Départ à 4h pour le lever du soleil sur l’allée des baobads : prise de photos pour les souvenirs et direction Morondova où nous arrivons vers 7h30.



- Il n’y a pas grand-chose à y faire en réalité : petite visite en pirogue dans la mangrove puis la presqu’île de Bétania où il n’y a strictement rien à faire sauf cramer au soleil au milieu des enfants qui quémandent argent, bonbons, cahiers et stylo (dans l’ordre au fur et à mesure des refus).
- Hôtel : Trécicogne (coût : 45 500 Ar, soit 16 €) ;
Dimanche 4 septembre 2011 :
- Direction Tana par avion (coût : 354 € ; départ : 7h15 : 1 h de trajet) ;
- Notre troisième véhicule nous attend : une R5 :) (70 000 Ar essence comprise pour la journée). Direction Croc farm qui se trouve juste à côté de l’aéroport : 10 000 Ar/pers. Nous avons attendu jusqu’à 13h30 pour voir les soigneurs nourrir les crocos en leur lançant des poulets ! Il y a un resto dans le parc pour patienter : il est possible de manger notamment du croco.
- Puis visite du marché de la Digne où il est possible d’acheter des instruments de musique surdimensionnés conçus pour les touristes, du poivre à des prix hallucinants (nous avons acheté le notre au supermarché, ça évite les discussions de marchands de tapis), de l’ylang ylang (nous avons préféré l’acheter dans l’un des nombreux Homéopharma)…
- Visite express de la haute ville : sans réelle intérêt car le monument principale a été ravagé par un incendie (se visite en graissant la patte du gardien avec la complicité de jeunes qui fond le pied de grue devant l’entrée principale : 10 000 Ar par pers demandés).
- Hôtel Nioulay (22 500 Ar pour une chambre double sans fenêtre ! Ah il n’y a pas de fenêtre ? Ah vous aviez demandé une chambre avec fenêtre ? Ben oui et puis 4 murs, un lit, une porte et des sanitaires…). Le restaurant est bon mais le service très long (l’hôtel était complet).
Lundi 5 septembre 2011 :
- Direction le rova d’Ambohimanja : intéressant à visiter et cela d’autant plus que le site se trouve en dehors de la ville : l’air y est plus respirable. Une visite guidée nous est proposée et on apprend que le rova est en bois car les vivants doivent vivre dans des maisons construites en matières vivantes. C’est pourquoi, a contrario, les tombeaux sont en pierre sauf pour la famille royale pour qui les ossements sont dans un tombeau en pierre mais surmonté d’une structure en bois pour que leurs âmes demeurent parmi les vivants.
- Resto juste en contrebas : nul.
- Puis visite du parc Tsimbazaza : rien d’extraordinaire sauf éventuellement pour voir un fossa en cage pour ceux qui n’auraient pas pu le voir durant leur séjour.
- Direction l’aéroport pour un vol prévu à 00h55 mais décalé à 2h30 : la seule fausse note de ce magnifique voyage !
Bonjour à tous,
Je pars trois semaines à Madagascar en septembre avec mon amie. Nous projetons de longer la côte ouest de Tuléar à Morondava en pirogue vezo, pendant une douzaine de jours, en nous arrêtant notamment à Andavadoaka et Belo-sur-Mer pendant quelques jours.
J'ai lu dans le Routard que le trajet Ifaty-Morombe pouvait être effectué en 4 jours de navigation avec les vents soufflant du Sud (sans compter les éventuels arrêts). Je n'ai en revanche pas d'idée précise du temps de trajet entre Morombe et Morondava. J'ai tablé sur 5 jours de navigation (sans compter les arrêts). Quelqu'un a-t-il réalisé ce trajet et saurait-il me dire si je suis trop optimiste ?
Je suis bien conscient qu'en fonction des vents, il se peut que ce trajet prenne plus de temps que prévu. C'est pourquoi je souhaite savoir s'il existe une solution de repli, qui permettrait d'arrêter le trajet en pirogue à Morombe et d'y attraper un taxi brousse pour Morondava ? J'ai l'impression que les taxi-brousse de Tuléar à Morondava passent par Manja. Alors comment faire pour quitter Morombe par la route ? Est-il possible de louer un 4x4 sur place ?
Merci d'avance pour vos conseils !
Valentin
Je pars trois semaines à Madagascar en septembre avec mon amie. Nous projetons de longer la côte ouest de Tuléar à Morondava en pirogue vezo, pendant une douzaine de jours, en nous arrêtant notamment à Andavadoaka et Belo-sur-Mer pendant quelques jours.
J'ai lu dans le Routard que le trajet Ifaty-Morombe pouvait être effectué en 4 jours de navigation avec les vents soufflant du Sud (sans compter les éventuels arrêts). Je n'ai en revanche pas d'idée précise du temps de trajet entre Morombe et Morondava. J'ai tablé sur 5 jours de navigation (sans compter les arrêts). Quelqu'un a-t-il réalisé ce trajet et saurait-il me dire si je suis trop optimiste ?
Je suis bien conscient qu'en fonction des vents, il se peut que ce trajet prenne plus de temps que prévu. C'est pourquoi je souhaite savoir s'il existe une solution de repli, qui permettrait d'arrêter le trajet en pirogue à Morombe et d'y attraper un taxi brousse pour Morondava ? J'ai l'impression que les taxi-brousse de Tuléar à Morondava passent par Manja. Alors comment faire pour quitter Morombe par la route ? Est-il possible de louer un 4x4 sur place ?
Merci d'avance pour vos conseils !
Valentin
Bonjour à tous,
Je me rends à Madagascar dans un mois avec mon copain et nous allons suivre l'itinéraire de la RN7 depuis Tuléar. Aussi, nous commencerons notre voyage par 3 jours dans le sud (histoire de nous ressourcer au bord du lagon avant de prendre la route).
Nous sommes a priori plus attirés par Anakao (et par la visite de ses environs) mais voilà, il y a un petit problème : nous arriverons à Tuléar à 14h45, il sera donc trop tard pour rejoindre Anakao et nous ne voulons pas rester une nuit à Tuléar pour attendre la navette du lendemain matin.
Deux solutions se présentent à nous :
1) Opter finalement pour Ifaty où nous pourrions rester 3 nuits avant de repartir vers l'Isalo. A ce moment là, nous pensions au Mangily hôtel, d'autres suggestions ?
2) Partir directement à l'hôtel La Mangrove pour une nuit et essayer de rejoindre Anakao le lendemain (sans repasser par Tuléar). Est-ce que l'un d'entre vous a déjà fait ça ? C'est possible de relier La Mangrove - Anakao ? Comment et en combien de temps ? Est-ce qu'il vaut mieux aller à un autre hôtel dans ces environs, plus proche d'un point de départ pour Anakao ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Marie-Anne
Je me rends à Madagascar dans un mois avec mon copain et nous allons suivre l'itinéraire de la RN7 depuis Tuléar. Aussi, nous commencerons notre voyage par 3 jours dans le sud (histoire de nous ressourcer au bord du lagon avant de prendre la route).
Nous sommes a priori plus attirés par Anakao (et par la visite de ses environs) mais voilà, il y a un petit problème : nous arriverons à Tuléar à 14h45, il sera donc trop tard pour rejoindre Anakao et nous ne voulons pas rester une nuit à Tuléar pour attendre la navette du lendemain matin.
Deux solutions se présentent à nous :
1) Opter finalement pour Ifaty où nous pourrions rester 3 nuits avant de repartir vers l'Isalo. A ce moment là, nous pensions au Mangily hôtel, d'autres suggestions ?
2) Partir directement à l'hôtel La Mangrove pour une nuit et essayer de rejoindre Anakao le lendemain (sans repasser par Tuléar). Est-ce que l'un d'entre vous a déjà fait ça ? C'est possible de relier La Mangrove - Anakao ? Comment et en combien de temps ? Est-ce qu'il vaut mieux aller à un autre hôtel dans ces environs, plus proche d'un point de départ pour Anakao ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Marie-Anne
Bonjour,
Ma compagne et moi souhaitons faire Mada en 2 fois 3 mois en sortant du pays pour la réunion entre les deux.
On s'était dit de faire d'abord la boucle nord: Septembre 2008: Tana - Brickavile - Tamatave - Sainte Marie - pointe nord retour Tana.
Decembre 2008: Escale Reunion, Ile Maurice
Mars 2008 : Retour pour une boucle sud Tana - Antsirabe - Fianarantsoa - (train) Manakara - Fort Dauphin - Tulear - Isalo - Tana - puis l'ouest.
Juin : retour Paris
Merci de vos renseignements
On s'était dit de faire d'abord la boucle nord: Septembre 2008: Tana - Brickavile - Tamatave - Sainte Marie - pointe nord retour Tana.
Decembre 2008: Escale Reunion, Ile Maurice
Mars 2008 : Retour pour une boucle sud Tana - Antsirabe - Fianarantsoa - (train) Manakara - Fort Dauphin - Tulear - Isalo - Tana - puis l'ouest.
Juin : retour Paris
Merci de vos renseignements
Bonjour,
J'envisage de réaliser à vélo le parcours Tamatave, Diego Suarez par la cote est de Madagascar en juillet prochain 2007. J'aurai besoin de me faire transporter par voie maritime entre Maroantsetra et Vinanivao (contournement de la presqu'ile du Masoala). Si quelqu'un a des infos sur les possibilités offertes pour réaliser ce transfert, je suis demandeur. En particulier, quel type d'embarcations puis je trouver ? Quel tarifs ? Combien de temps compter pour le transfert ? Quelles conditions météos trouve t'on sur ce secteur en juillet ? Peut on envisager un transfert à la voile sur un boutre ? Merci d'avance pour toute information concernant ce projet...
Jeff
J'envisage de réaliser à vélo le parcours Tamatave, Diego Suarez par la cote est de Madagascar en juillet prochain 2007. J'aurai besoin de me faire transporter par voie maritime entre Maroantsetra et Vinanivao (contournement de la presqu'ile du Masoala). Si quelqu'un a des infos sur les possibilités offertes pour réaliser ce transfert, je suis demandeur. En particulier, quel type d'embarcations puis je trouver ? Quel tarifs ? Combien de temps compter pour le transfert ? Quelles conditions météos trouve t'on sur ce secteur en juillet ? Peut on envisager un transfert à la voile sur un boutre ? Merci d'avance pour toute information concernant ce projet...
Jeff







