Les deux otages espagnols détenus par AQMI viennent d'être libérés, en échange de l'extradition vers le Mali d'un ressortissant malien condamné en Mauritanie dans le cadre de l'enlèvement des trois espagnols (le troisième otage, une jeune femme, avait été libéré en mars).
Les catalans vont être contents !! olivia
j'aimerai visiter le Mali, mais pas dans l'inconfort et sac à dos. Avec chauffeur guide parlant français
le programme d'Intermedes ne me plaît pas et ici en Belgique, je n'ai pas vu de voyage groupe, uniquement en Individuel mais le hic, il faut être minimum deux. Mon fils a fait le voyage avec sa femme en décembre 2007 avec Continents Insolites, c'était très bien, mais il faut être deux
salut a tous
je vais essayer de mettre en place avec des amis un periple Mopti, tombouctou, gao, niamey par le fleuve principalement dans le style pirogue stop
j ecoute vos conseils notament sur le transport et l hebergement
merci d avance
on m'a dit hier que c'était pas mal chaud depuis 2 3 jours, sans précision de quoi ni de l'endroit, et qu'il fallait peut être éviter de partir tout de suite.
je fais la route classique pour aller à bamako, via nouakchott, route de l'espoir.
évidemment (je pars dans une semaine, d'ailleurs toujours une place dispo) je pense que ce n'est pratiquement rien, mais si quelqu'un à des informations précise, que je puisse rassurer mes proches.
merci de vos infos
bonjour a tous
je m'adresse a ceux qui aterrise a l'aeroport de mopti/sevare ces prochaines semaine . ma cherie a des envie de produit tipyque french. genre fromage etc... a ceux qui pourrais l'aider a soulager ses spasmes🤪 merci de me contacter
willynomad
je m'adresse a ceux qui aterrise a l'aeroport de mopti/sevare ces prochaines semaine . ma cherie a des envie de produit tipyque french. genre fromage etc... a ceux qui pourrais l'aider a soulager ses spasmes🤪 merci de me contacter
willynomad
Bonjour,
Je ne sais pas si cela se fait trop car je suis nouvelle sur ce forum... 😊 Je rêvais de l'Afrique depuis 20 ans et je suis partie début novembre 15 jours au Mali sur le fleuve Niger et en pays Dogon. C'est un voyage organisé par une asso bordelaise de médiation scientifique sur le thème de l'eau et du fleuve... la Garonne ici bien sûr !!!! mais ils emmènent aussi leurs adhérents sous d'autres cieux...
Ce fut un voyage exceptionnel... riche de paysage, riche de rencontre. On a eu la chance de voyager sur des parties du fleuve non touristique et d'être bien accueillis dans des villages tout au long de notre périple... Évidemment les dernières infos concernant cette région ne nous incitaient pas à partir... on a "simplement" évité Tombouctou...
Et je ne regrette rien et n'oublie rien de la belle ville de Djenné, du fleuve paisible... et des bivouacs... un peu moins paisibles (je leur donnais des noms à chaque fois : le premier, les punaises - oui une petite attaque en règle - le deuxième, les moustiques.... le 3e sur une dune... fut... tranquille, le 4e retour des moustiques... et le 5e et dernier, les crapauds... (et ils ne se taisent qu'à 4h du mat'))... ça donne envie, hein ??? bon il y a aussi le fameux 4x4 dogons... qui n'est jamais tombé en panne, lui, pas comme notre 4x4 entre Konna et le pays Dogon... Je n'oublie et ne regrette rien non plus des rencontres... avec les enfants surtout... ces sourires... Je ne regrette pas les falaises dogons et les sites des telems... mais l'ascension fut un peu difficile (mal de gorge et antibiotiques obligent !)...il me faudrait 3 heures et vous devriez subir mes quelque 1 000 photos pour que je puisse vous raconter à quel point j'ai adoré...
voilà, la situation touristique est un peu difficile au Mali à cause de la médiatisation négative... donc je me permet de faire un peu de pub...alors si ça vous tente pour mi février, contactez l'asso Océan sur Bordeaux... moi malheureusement ni les congés, ni les sou-sous pour avoir la chance de repartir...
Bon vent à tous...
Je ne sais pas si cela se fait trop car je suis nouvelle sur ce forum... 😊 Je rêvais de l'Afrique depuis 20 ans et je suis partie début novembre 15 jours au Mali sur le fleuve Niger et en pays Dogon. C'est un voyage organisé par une asso bordelaise de médiation scientifique sur le thème de l'eau et du fleuve... la Garonne ici bien sûr !!!! mais ils emmènent aussi leurs adhérents sous d'autres cieux...
Ce fut un voyage exceptionnel... riche de paysage, riche de rencontre. On a eu la chance de voyager sur des parties du fleuve non touristique et d'être bien accueillis dans des villages tout au long de notre périple... Évidemment les dernières infos concernant cette région ne nous incitaient pas à partir... on a "simplement" évité Tombouctou...
Et je ne regrette rien et n'oublie rien de la belle ville de Djenné, du fleuve paisible... et des bivouacs... un peu moins paisibles (je leur donnais des noms à chaque fois : le premier, les punaises - oui une petite attaque en règle - le deuxième, les moustiques.... le 3e sur une dune... fut... tranquille, le 4e retour des moustiques... et le 5e et dernier, les crapauds... (et ils ne se taisent qu'à 4h du mat'))... ça donne envie, hein ??? bon il y a aussi le fameux 4x4 dogons... qui n'est jamais tombé en panne, lui, pas comme notre 4x4 entre Konna et le pays Dogon... Je n'oublie et ne regrette rien non plus des rencontres... avec les enfants surtout... ces sourires... Je ne regrette pas les falaises dogons et les sites des telems... mais l'ascension fut un peu difficile (mal de gorge et antibiotiques obligent !)...il me faudrait 3 heures et vous devriez subir mes quelque 1 000 photos pour que je puisse vous raconter à quel point j'ai adoré...
voilà, la situation touristique est un peu difficile au Mali à cause de la médiatisation négative... donc je me permet de faire un peu de pub...alors si ça vous tente pour mi février, contactez l'asso Océan sur Bordeaux... moi malheureusement ni les congés, ni les sou-sous pour avoir la chance de repartir...
Bon vent à tous...
Et bien voili voilou,
Ce post est une spéciale dédicace à tous les Flageurs du Mali, et de Ségou.
Tous ceux qui passent par Ségou doivent se présenter au bureau de contrôle et se soumettre au test d'aptitude pour l'obtention de sa carte d'adhérent à la communauté.
Plusieurs lieux semblent être retenus pour établir une base de flagueurs routards.
L'espace Arianne (de l'espace Kora de bamako), pas mal, select, permet de choisir une clientèle haut de gamme dans un cadre respirant la douceur de dégustation flagante. Musique agréable (quoique forte pour mes portugaises), proche du centre ville et pas trop cher. Il y a de la place aussi pour tous et le comptoir est long...
La route de Markala, le futur bâtiment, je vois pas trop où il se trouve mais cela me semble assez éloigné du centre et pour rallier des âmes perdues qui ne connaissent pas le site ça risque d'être dur!
Enfin "le golf", pas très loin de l'espace Arianne, musique le vendredi et samedi par orchestre et le mardi petits groupes locaux.. avantage : toujours de la glace pour le Bony!! bouffe pas cher et bonne mais parfois en rupture de Flag ce qui m'a souvent frustré 🤪 ! Donc je me remet au Bony ou sinon castel (personne n'est parfait)..
je connais le proprio de Arianne qui peut nous faire décoller ou le prorio du golf qui est aussi un poto et qui nous fera swinguer..
Pour les Tshirts il ne nous reste p^lus qu'a trouver notre logo et savoir quoi mettre devant car derrière on pense aux ânes de Colette (arawani quoi!) et on milite.
L'année dernière des potes toubab on louer une charrue et un âne pour se déplacer dans ségou.. grosse sensation avec des africains qui s'arrêtait pour photographier les toubabs sur la charrue, ça changeait un peu..
bon allez à l'attaque, sachant que Colette est sur place vers le 18 octobre, moi j'y suis vers le 20 décembre mais elle repart pour revenir en janvier.
Faut qu'on s'organise pour faire notre première AG !!
Allez Tchinnnn,
Bonjour, l'un de vous as t-il traversé le Niger (sur un bac) en voiture a cette ville cela permet d'éviter de traverser Bamako pour aller sur Ségou.
merci jlmg
Nous partons mon mari, mon fils de 6 ans et moi pour un bon 6 semaines au Mali.
Notre fils a l'haitude de voyager hors des sentiers battus et a l'habitude de longues marches à la chaleur dans la jungle humide...
N'ayant jamais été en Afrique, j'aimerais avoir l'avis de gens ayant voyagé au Mali.
Nous voyageaons dans le but de découvrir le pays et surtout les gens qui l'habitent. Comme nous le faisons d'habitude, nous prévoyons contribuer dans la mesure du possible (souvent, nous enseignons l'hypnose au médecins et sage-femmes des villages afin qu'ils puissent traiter des blessures, anesthésier sans médicament, etc., nous donnons des médicaments, des fournitures scolaires, etc.)
Ne connaissant pas le Mali, nous aviserons sur place comment nous pourrons contribuer (nous prévoyons poer nos pénates au moins deux semaines en pays Dogon pour ce faire)
Nous avons plusieurs questions...
- Nous apporterons au moins un sac-à-dos ou une valise en supplément pour les choses que nous laisserons aux gens sur place. Si nous arrivons à Bamako, est ce que vous croyez que ce sera problématique d'avoir à trimballer ces valises dans les autobus et autres jusqu'au pays Dogon?
- Avez-vous des suggestions de choses en particulier qui seraientappréciés sur place (médicaments spécifiques, matériel comme des poulies, matériel scolaire, vêtements, etc) Bien sûr nous donnerons les choses aux dispensaires écoles ou à tout autres responsable dans le village qui sera en mesure d'en faire une distribution adéquate)
- Savez-vous si notre fils pourra être accepté des enfants et jouer avec eux dans le village ou nous arrêterons ou sera-t-il traité comme un étranger (le voyage risque d'être long pour lui s'il ne doit demeurer qu'avec nous sans jouer avec d'autres enfants!!!) (nous commencons à nous familiariser avec le Bambara; il devrait pouvoir baragouinner un minimum à son arrivée là-bas)
- Nous partons en juillet... Connaissez-vous la température approxiamtive à cette préiode de l'année en pays Dogon?
Voici notre itinéraire préléminaire (nous partons de Montréal, arrétons à PAris une semaine pour donner un cours d'hypnose, puis prévoyons atterrir à Bamako (peut-être devrions-nous atterir à Mopti... Ce serait peut-être plus simple avec les bagages supplémentaires... Est ce beaucoup plus cher?), j'aimerais avoir votre avis sur la faisabilité de cet itinéraire en juillet (évidemment, si nous arrivons par Mopti, l'ordre des villes sera changée, mais pas la boucle effectuée:
1 semaine Bamako Ségou Ké macina Mopti
2 semaines Pays Dogon (ou nous prévoyons avoir un guide)
1 semaine de transport et de visite (comment voyager en juillet? sur l'eau?) et visite des villages entre le pays Dogon et ces villes Tombouctou Gao (dunes roses) (y a-t-il du danger à aller là-bas avec notre enfant?)
1 semaine entre Gao et Bamako (Visite et transport) Douentza Mopti Djenné San Bla Ségou Bamako
Plus environs une semaine de jeu au cas où...
Le transport entre Gao et Bamako au retour est-il long et pénible?
Merci infiniment de votre aide! Cat
1 semaine Bamako Ségou Ké macina Mopti
2 semaines Pays Dogon (ou nous prévoyons avoir un guide)
1 semaine de transport et de visite (comment voyager en juillet? sur l'eau?) et visite des villages entre le pays Dogon et ces villes Tombouctou Gao (dunes roses) (y a-t-il du danger à aller là-bas avec notre enfant?)
1 semaine entre Gao et Bamako (Visite et transport) Douentza Mopti Djenné San Bla Ségou Bamako
Plus environs une semaine de jeu au cas où...
Le transport entre Gao et Bamako au retour est-il long et pénible?
Merci infiniment de votre aide! Cat
Tranquille ? non pas si tranquille que ça… voyage qui a souvent chamboulé nos repères, nos certitudes et nos habitudes… voyage dont on revient touché par des sourires et des rires, agacé par trop de sollicitations, émerveillé par des paysages splendides, étonné par la présence de l’eau, reposé par des images d’un autre temps, fatigué par la chaleur plombante, ensablé d’une multitude de petits grains que l’on retrouve encore entre les pages de nos livres…
Et Tranquille, c’est surtout le surnom de notre guide !
Vendredi 21 novembre 2008
Nous ne sommes que très peu d’européens dans le vol Aigle Azur qui nous emmène à Bamako, nous avons largement de la place, l’avion ne fait jamais le plein pour privilégier une surcharge de bagages des passagers. Compagnie à recommander, super accueil et bonnes prestations. Sur le tarmac nous descendons de la passerelle dans un four : 30 ° à 20 h ! Joël est à l’arrivée, c’est le frère de Tranquille, le guide qui doit nous accompagner en Pays Dogon. Nous passons notre première nuit chez Fanny et Nico, une auberge de routards, chambre ventilée ou dortoirs en terrasse, sanitaires en commun, beaucoup de motos dans la cour, des jeunes sur les canapés qui fument, qui discutent, qui refont le monde… Pour arriver ici nous avons déjà senti l’Afrique, la chaleur, la poussière, les embouteillages de mobylettes, les petits marchands à nos vitres, les propositions, les boutiques en plein air tout au long du chemin, l’éclairage qui arrive à peine à illuminer les visages et surtout les larges sourires, « bienvenue au Mali ! » Nous aurons chaud toute la nuit !
Samedi 22 :
Super bon petit déjeuner en terrasse, jus de papaye, confiture de mangues, nous sommes vite dans le bain ! Moussa, au volant d’un 4x4, va nous conduire jusqu’à Djenné où nous dormirons ce soir. Pour pouvoir rester un peu plus longtemps au Mali nous avons fait le choix d’arriver et de repartir de Bamako, du coup, nous avons fait beaucoup de route, ce qui aurait pu être évité en arrivant à Mopti/Sévaré, cela nous a permis cependant de visiter Ségou au retour, de traverser des régions d’élevages, une forêt protégée avec nos premiers baobabs, de manger dans des gargotes au bord de la route, de s’arrêter dans les marchés colorés des petits villages, de voir la vie des campagnes (la fabrication du charbon de bois, des briques cuites…)… Nous nous arrêtons à San, au bord de la route, pour un repas du midi tardif (il est déjà 14 h) et nous faisons honneur à une grande assiette de riz en sauce. Ce sera LE plat du séjour, les sauces varient, parfois pâtes ou fonio mais ce sera le repas habituel, parfois une délicieuse petite banane ou quelques morceaux de pastèque bien juteuse pour dessert. Vers 17 h nous sommes au bord du Bani, nous attendons le bac pour rejoindre Djenné. La saison des pluies vient de se terminer il y a un mois, il y a encore beaucoup d’eau partout, ici en particulier c’est une région marécageuse, beaucoup de rizières et de plantations de céréales, bien sûr, rien à voir avec le rendement des hectares de la Beauce ou la Brie… il y a encore beaucoup à faire et surtout en premier lieu avoir du matériel, tout est cultivé et récolté par la main des hommes (plus souvent des femmes d’ailleurs !) C’est la fin de l’après-midi, le bac est sur l’autre rive et en attendant, de jeunes enfants nous proposent des petits véhicules qu’ils ont fabriqués avec l’alu des canettes. Près du bord quelques pêcheurs relèvent leurs filets, des femmes finissent la toilette des enfants ou leur lessive quotidienne, le soleil va sombrer dans des couleurs rougeoyantes, au loin deux hippopotames plongent si rapidement dans l’eau fraiche que peu de gens les aperçoivent… De jeunes routards lillois voyagent dans une voiture si délabrée qu’on la prend pour un tas de ferraille, les habitants de Djenné regagnent leur maison, un bus-taxi bien chargé nous suit et tout ce monde s’entasse sur le bac poussif à souhait ! Nous traversons ensuite cette étrange ville ancienne (patrimoine de l’Unesco) par d’étroites ruelles bordées de maison en banco gris, nous apercevons la Mosquée et nous nous arrêtons devant « Le Campement » hôtel tout à fait confortable où nous sommes contents de déguster une bonne Flag bien fraiche ! Après s’être rafraichi nous avons besoin de nous dégourdir un peu les jambes, la nuit est bien tombée, nous allons manger un Tion-Tion (riz et sauce aux oignons !!!) dans un restau local vers la place de la Mosquée. Même le soir nous avons du mal à supporter la chaleur qui nous plombe, normalement il devrait faire plus frais mais ce qu’aucun guide touristique ne dit c’est que vers novembre il y a à nouveau un pic de hautes températures, nous sommes en plein dedans : 35 à 40° dans la journée, à peine moins la nuit ! ça va être chaud pour marcher ! Nuit sous la moustiquaire, l’eau n’est pas loin mais globalement nous n’avons pas été gêné par les moustiques.
Vendredi 21 novembre 2008
Nous ne sommes que très peu d’européens dans le vol Aigle Azur qui nous emmène à Bamako, nous avons largement de la place, l’avion ne fait jamais le plein pour privilégier une surcharge de bagages des passagers. Compagnie à recommander, super accueil et bonnes prestations. Sur le tarmac nous descendons de la passerelle dans un four : 30 ° à 20 h ! Joël est à l’arrivée, c’est le frère de Tranquille, le guide qui doit nous accompagner en Pays Dogon. Nous passons notre première nuit chez Fanny et Nico, une auberge de routards, chambre ventilée ou dortoirs en terrasse, sanitaires en commun, beaucoup de motos dans la cour, des jeunes sur les canapés qui fument, qui discutent, qui refont le monde… Pour arriver ici nous avons déjà senti l’Afrique, la chaleur, la poussière, les embouteillages de mobylettes, les petits marchands à nos vitres, les propositions, les boutiques en plein air tout au long du chemin, l’éclairage qui arrive à peine à illuminer les visages et surtout les larges sourires, « bienvenue au Mali ! » Nous aurons chaud toute la nuit !
Samedi 22 :
Super bon petit déjeuner en terrasse, jus de papaye, confiture de mangues, nous sommes vite dans le bain ! Moussa, au volant d’un 4x4, va nous conduire jusqu’à Djenné où nous dormirons ce soir. Pour pouvoir rester un peu plus longtemps au Mali nous avons fait le choix d’arriver et de repartir de Bamako, du coup, nous avons fait beaucoup de route, ce qui aurait pu être évité en arrivant à Mopti/Sévaré, cela nous a permis cependant de visiter Ségou au retour, de traverser des régions d’élevages, une forêt protégée avec nos premiers baobabs, de manger dans des gargotes au bord de la route, de s’arrêter dans les marchés colorés des petits villages, de voir la vie des campagnes (la fabrication du charbon de bois, des briques cuites…)… Nous nous arrêtons à San, au bord de la route, pour un repas du midi tardif (il est déjà 14 h) et nous faisons honneur à une grande assiette de riz en sauce. Ce sera LE plat du séjour, les sauces varient, parfois pâtes ou fonio mais ce sera le repas habituel, parfois une délicieuse petite banane ou quelques morceaux de pastèque bien juteuse pour dessert. Vers 17 h nous sommes au bord du Bani, nous attendons le bac pour rejoindre Djenné. La saison des pluies vient de se terminer il y a un mois, il y a encore beaucoup d’eau partout, ici en particulier c’est une région marécageuse, beaucoup de rizières et de plantations de céréales, bien sûr, rien à voir avec le rendement des hectares de la Beauce ou la Brie… il y a encore beaucoup à faire et surtout en premier lieu avoir du matériel, tout est cultivé et récolté par la main des hommes (plus souvent des femmes d’ailleurs !) C’est la fin de l’après-midi, le bac est sur l’autre rive et en attendant, de jeunes enfants nous proposent des petits véhicules qu’ils ont fabriqués avec l’alu des canettes. Près du bord quelques pêcheurs relèvent leurs filets, des femmes finissent la toilette des enfants ou leur lessive quotidienne, le soleil va sombrer dans des couleurs rougeoyantes, au loin deux hippopotames plongent si rapidement dans l’eau fraiche que peu de gens les aperçoivent… De jeunes routards lillois voyagent dans une voiture si délabrée qu’on la prend pour un tas de ferraille, les habitants de Djenné regagnent leur maison, un bus-taxi bien chargé nous suit et tout ce monde s’entasse sur le bac poussif à souhait ! Nous traversons ensuite cette étrange ville ancienne (patrimoine de l’Unesco) par d’étroites ruelles bordées de maison en banco gris, nous apercevons la Mosquée et nous nous arrêtons devant « Le Campement » hôtel tout à fait confortable où nous sommes contents de déguster une bonne Flag bien fraiche ! Après s’être rafraichi nous avons besoin de nous dégourdir un peu les jambes, la nuit est bien tombée, nous allons manger un Tion-Tion (riz et sauce aux oignons !!!) dans un restau local vers la place de la Mosquée. Même le soir nous avons du mal à supporter la chaleur qui nous plombe, normalement il devrait faire plus frais mais ce qu’aucun guide touristique ne dit c’est que vers novembre il y a à nouveau un pic de hautes températures, nous sommes en plein dedans : 35 à 40° dans la journée, à peine moins la nuit ! ça va être chaud pour marcher ! Nuit sous la moustiquaire, l’eau n’est pas loin mais globalement nous n’avons pas été gêné par les moustiques.
Pendant les travaux de la grande pinasse, nous nous étions installé sur une plage près de Mopti, par mis les nomades du fleuve les Bozos, . La plupart bougent au gré du niveau du fleuve et donc, du comportement des poissons. Début mars, l’harmattan c’est calmé, mais un vent qui change fréquemment de direction souffle régulièrement. C’est a cette saison, que les pécheurs passent a Mopti pour vendrent leurs stocks poissons séché ou fumé. En tant que voisin je préfère quand il est sec, mais pour le riz gras, le fumé est succulent. Ils débarquent a toutes heure sur les plages qui entourent mopti a la saison basse, pour parfois monter leurs tente a un mètre de votre pirogue, alors que la plage d’environ milles mètre carré est vide (sa sent le vécu ça !, non ?). Venir en ville c’est l’occasion de retrouver la famille et les amis (les retrouvailles sont a mon avis le meilleur moment de la vie de nomad) d’acheter un nouveaux téléphone cellulaire ou une télévision, réparer ou renouveler le matériel, réparer les filets, et surtout pécher, toujours pêcher. Et un jour, a nouveau sans aucun signe, la famille bozo démonte la tente pour retrouver leurs coins pêche situé du lac Débo à Ségou. La tente du bozo est généralement constituée d’une ossature de bois léger, des nattes et, ou une bâche plastique Il est fréquent a cette période, de voir des pirogues d’une quinzaine de mètres charger de bric et broc, certains voyage avec un petit buffet ou un lit, mais plus régulièrement des poulets, pintades ou canards, mouton, riz, mil, poissons ou les caisses vide mais toujours odorantes, les deux ou trois unique plat et marmite scintillants au soleil, les filets. Et un tas d’autres choses sans noms. Ajouter a cela le père de familles et ses deux ou trois épouses, ces xxx enfants et un ou deux anciens. C’est évident, certains perdent du matériel en route, c’est au raz de l’eau ! (Encore du vécu ça !) Pour compléter ce magnifique tableau l’embarcation est tirée par une voile qui peut être la natte, ou la bâche qui servait d’abri sur la plage, ou une couverture si ce n’est les sacs de riz cousus. Bref tout ce qui est susceptible de prendre le vent et de faire avancer l’affaire, Ces convois filant au vent sont toujours émouvant et me donne envie moi aussi de tirer la corde -et non pas le bout-.
Trois possibilité s’offre a nous, mais le Niger est a mon avis trop large pour une pirogue comme la notre, notre pirogue est pourtant arriver de Bamako par le fleuve et cette année encore une rencontre avec deux canadiennes qui voyageaient avec l’équivalent, mon dit avoir plus tirer que pagayer. Les blancs que j’ai eu à croiser voyageant sur des embarcations de cette taille n’avais, je pense, pas conscience de la taille et la puissance de ce fleuve. Donc la route principale des bozos Mopti Tombouctou ou Mopti Ségou, est proscrite, nous partirons donc sur le Bani, comprenez en langue Bambara, fleuve, petit. En effet ce fleuve est beaucoup moins large que le Niger je dirai, plus intime.
Notre pirogue de sept mètres, superbement relookée par MAD DOG de Marseille -descendu avec la troupe d’artiste EXOBUS- est maintenant équipée d’une voile et d’une planche pour percher. Nous somme quatre pour ce voyage, moi, ma chérie, le petit qui pousse en elle depuis cinq mois, et ma fidèle compagne canine – déjà huit année de vie partagé- j’ai nommé, gamelle, je m’occupe de leur confort en installant un toi amovible qui se démontera en cas de vent contraire et un matelas, qui finalement nous servira d’ombrelle afin qu’il ne trempe pas dans l’eau de la pirogue et passer la nuit au sec, moi je serai essentiellement au bout de la pirogue a pagayer, gouverner ou perché donc je ne prend pas de place, au soleil bronzage assuré. Le chargement des bagages est donc restreint mais il n’est pas nécessaire de promener trop de matériel ou nourritures
Je sais que je trouverais toujours des épices, des féculents et quelques légumes même si les jardins sont assez rares sur cet itinéraire, le bois et le charbon se négocient en route dans les pirogues qui le transportent à Mopti. L’huile de bonne qualité, les épices et deux gamelles, trois avec le chien ! Un petit fourneau, de l’eau minérale pour souhade et le petit et de l’eau de ville pour moi plus un tas d’autre truc pas indispensable mais qui serve quand même. Mais surtout une tente ou nous dormirons en sécurité, tout sa dans a peut près deux mètre carré. Quant aux poissons nous le trouverons sans problème car le Bozo pêche, pêche encore et toujours comme s’il avait pour mission de vider le fleuve de tous ses poissons. Quasiment toujours au travail les pécheurs qui voit beaucoup plus rarement des étrangers passer dans leurs quartier que sur le Niger, sont très heureux de nous vendent ou nous offrir leur prisses, essentiellement des silures dépassant rarement le mètre, et des carpes, que je comparerais plutôt a la perche. Je n’ai pas oublier l’huile, indispensable pour frire et déguster les carpes et la plupart des poissons qui sont bourrer d’arrête. Gaver de poisson frit, en sauce ou encore mouler dans la glaise, d’œuf poché dans une soupe de choux. Un poulet au citron et aubergine était même au menu. Nous pourrions presque nommé ce voyage, « de balade culinaire » mais l’amour était plus fort encore… alors le vent ! Emporte nous.
Le voyage est sans but si ce n’est, une ballade familiale de quelques jours.
Le jour du départ nous quittons les plages de Mopti devenu notre lieu d’habitation, pour garer la grande pirogue maintenant bien aménagée au port, mon petit frère Mouta s’en occupera. Nous tirons la voile faite d’une bâche et la magie de la nature fait le reste, l’eau et le vent nous arrache de Mopti, qui défile sous nos yeux jusqu’a se désertifier. Rapidement, le vent tourne, mais c’est en fait plus souvent le fleuve qui a tourné. Les repères ne sont pas évidents sur l’eau avec souvent un horizon a perte de vue. La perche remédie au vent contraire ou absent. Je connais la navigation a la perche pour l’avoir pratiquer durant de nombreux année lorsque j’amenais mon père pêché sur la rivière translucide et très froide en bas de chez nous. Mais on ne naviguais pas avec des pirogues sur la Conie, mais a barque conçu pour ramer. C’est donc sur le trajet que je compléterais mon apprentissage. L’apprentissage de quelques heures une nuit de pleine lune était magique et inoubliable. De nombreux îlots d’herbe verte dégager par le faible niveaux de l’eau nous accueillent pour les bivouacs mais ils créent a force du courant des tourbillons très dur voir impossible pour l’apprenti que je suis a remonter, . Nous faisons donc la connaissance de Ibrahim Maïga, nous arrangeons d’une somme et c’est lui qui en bave avec le « bocala mousso » (perche de fille) que j’ai choisi pour le voyage. Cette perche cassera d’ailleurs plus tard. Et c’est encore Ibrahim qui au retour me cédera la sienne. Un cadeaux précieux car on en trouve difficilement avant Mopti. Malgré quelques coup de vent qui bouscule parfois notre coquille, les risque de couler son minime puisque la profondeur ne dépasse que rarement notre taille, ce qui permet de tiré le convois en cas de difficultés. Il ne faut pas négliger l’amarrage des bagages, qui en cas de coulage quitterait le bateau pour suivre le courant (encore du vécu !). Les ballades dans les villages sont agréables même si nous sommes toujours assaillir par une colonie de petits (vidé le fleuve et faire des enfants, c’est ça la mission ?), il n’est pas toujours évident de rester maître de la situation surtout avec gamelle qui attire particulièrement l’attention par sa petite taille, ces villageois non pour la plupart jamais vu un chien nain, et qui obéi au doit et a l’oeil. Heureusement je gère maintenant beaucoup mieux, à Tombouctou une trentaine de petits nous jetaient des pierres. Les quelques mots maintenant acquis en bambara sont bien sur très utile dans ces moments mais surtout très apprécier, même si le village est peul ou bozo les habitants parle très souvent la langue bambara, et j’ai toujours mes nouvelles fiche pour progresser sur cette langue finalement beaucoup plus simple que nos langues francophone. Les nombreux milans et corbeau qui ne sont pas farouche, nous attrape les cheveux et font quelques frayeurs à gamelle, et quelques hippopotames se font remarquer du bout du nez.
C’est le lait cailler acheter au peul qui va me coucher et gâcher une journée entière. J’aurais tout juste la force de traverser et trouver l’endroit le plus agréable du coin Le lendemain encourager par un bon vent contraire, et une amis qui prend le départ pour la France, nous déciderons de faire demis tour. En une semaine, nous aurons a peine effectué la moitié du chemin pour Djenné, tant mieux la suite nous reste a découvrir. Le vent et quelques heures de perche, cette fois ci dans le sens du courant, et nous arrivons au port ou nous retrouvons notre pinasse. Nous rentrons bien reposer, bronzé, bien nourris et de jolies images pour Souhade. Un arbre magnifique a reçu l’empreinte de notre amour. Lorsque j’ai planté la lame pour y graver un cœur, j’ai fait couler une sève rouge vif qui teinte nos initiales. Que cet arbre centenaire soit un témoin de notre amour éternel. Pour conclure je vous dirais que ces deux fleuves sont très différent sur leurs aspects, la vie et les activités qui si passent, sur la navigation et sur le comportement de la population. Les deux méritent vraiment votre visite.
Le temps de terminer ce récit deux événements se sont produit. Gamelle nous a quitter des gros chien l’on tuer dans un combat très irrégulier, et notre petit garçon est né dans la case au bord du fleuve, il a été baptisé Isa-Igjé, (traduisez l'enfant du fleuve, en sonraïl) mohamed, Maïga.
Willynomad 🙂
Le temps de terminer ce récit deux événements se sont produit. Gamelle nous a quitter des gros chien l’on tuer dans un combat très irrégulier, et notre petit garçon est né dans la case au bord du fleuve, il a été baptisé Isa-Igjé, (traduisez l'enfant du fleuve, en sonraïl) mohamed, Maïga.
Willynomad 🙂
Après avoir organisé une rencontre (très sypma) en Auvergne, pourquoi pas en faire une autre, et pour corser un peu la chose cette fois, au Mali.
J'y serai grosso modo du 1er janvier jusqu'au 15 février prochain, et souhaiterais retrouver des Maliens, voyageurs ou non, et des voyageurs, Maliens ou non (!)
Je ne connais et n'ai pas immaginé tous les détails, mais un petit coin au bord du Niger, pas trop loin de BKO pourrait ombrager quelques refections du monde.
De plus c'est le début de la saison des mangues !
Y aurait il des partants ????
Y aurait il des partants ????
bonjour, je voyage pour la 1ere fois avec mon fils de 6 mois au mali.
as - t - il besoin d'un visa ?
merci
Mon mari postule pour un travail à Segou. Nous sommes donc une petite famille avec un bébé.
Je cherche toutes sortes d'infos pratiques sur cette ville ; si possible de personnes y ayant vécu.
Est-elle agréable à vivre ? Pollution ? Quartiers agréables ? Problèmes ? Quels loyers pour quel confort ? Est-il possible de vivre dans un lieu calme tout en étant dans la ville ? Le pallu est un plus gros problème que ailleurs au Mali ? Existe t-il une pollution des sols ou de l'eau par l'agriculture ? (j'ai lu que toute la région bénéficiait d'une agriculture intensive et de plusieurs industries) J'imagine qu'on vit bien avec un contrat français : 1200 euros net ?
Moi comme mon mari ne sommes pas des "citadins" ; et apprécions la nature et le calme...et nous aspirons entre autre à vivre dans un environnement sain et pas pollué...
Segou est une grande ville...et c'est pourquoi j'hésite un peu à suivre mon mari dans ce projet ?
Merci pour vos réponses
Je cherche toutes sortes d'infos pratiques sur cette ville ; si possible de personnes y ayant vécu.
Est-elle agréable à vivre ? Pollution ? Quartiers agréables ? Problèmes ? Quels loyers pour quel confort ? Est-il possible de vivre dans un lieu calme tout en étant dans la ville ? Le pallu est un plus gros problème que ailleurs au Mali ? Existe t-il une pollution des sols ou de l'eau par l'agriculture ? (j'ai lu que toute la région bénéficiait d'une agriculture intensive et de plusieurs industries) J'imagine qu'on vit bien avec un contrat français : 1200 euros net ?
Moi comme mon mari ne sommes pas des "citadins" ; et apprécions la nature et le calme...et nous aspirons entre autre à vivre dans un environnement sain et pas pollué...
Segou est une grande ville...et c'est pourquoi j'hésite un peu à suivre mon mari dans ce projet ?
Merci pour vos réponses
PROVERBE BAMBARA III
NTALEN BAMANANKAN NA III
Misi bè joli to a la ka nònò bò. « La vache laisse le sang en soi pour donner du lait. »
Joli ye fèn ye, min ye dimi taamashiyèn ye, sabu a ka ca ka bò joginda de fè. Nònò dun ye minnifèn nafama ye, balofèn nyuman yèrè don. Misi ka joli to a la ka nònò bò, o kòrò ye ka dimi to a la ka nafa kè, min ye nyuman ye. O ye nyumanyaba ye, min nyògòn man ca. A ka ca nyuman de bè kè ka nyuman sara. Nka ni mògò min sera ka dimi to a la, ka sabali, ka nyuman kè, o de ye baara cè nyi ye, min nyògòn tè.
Le sang, comme on le sait, est un liquide rouge qui circule dans le corps, mais dont la vue donne l’image de la douleur, car il ne sort que par suite d’une blessure. Quant au lait, c’est un bon liquide blanc et mousseux, d’une valeur nutritive incontestable. N’est-ce pas la seule nourriture qui fait vivre le bébé ? Laisser le sang en soi pour offrir le lait constitue donc un très beau geste, car c’est une façon d’oublier le mal dont on souffre pour répandre le bien ...
++++++++++++++++++++++++++++++++
Misi bè joli to a la ka nònò bò. misi – bè – joli – to – a – la – ka – nònò – bò vache – INAC – sang – laisser – elle – à – CONV – lait – faire sortir La vache laisse le sang en soi pour donner du lait.
Joli ye fèn ye, min ye dimi taamashiyèn ye, joli – ye – fèn – ye – min – ye – dimi – taamashiyèn – ye sang – EQ – chose – EQ – REL – EQ – douleur – signe – EQ Le sang est un signe de douleur,
sabu a ka ca ka bò joginda de fè. sabu – a ka ca – ka – bò – jogin-da – de – fè parce que – il est fréquent – CONV – sortir – blesser-bord – FOC – de car il sort souvent par suite d’une blessure.
Nònò dun ye minnifèn nafama ye, balofèn nyuman yèrè don. nònò – dun – ye – min-ni-fèn – nafa-ma – ye – balo-fèn – nyuman – yèrè – don lait – quant à – EQ – boire-ACT-chose – profit-QUAL – EQ – nourrir-chose – bon – même – PRES Quant au lait, il est un liquide utile, et même une nourriture succulente.
Misi ka joli to a la ka nònò bò, misi – ka – joli – to – a – la – ka – nònò – bò vache – CONN – sang – laisser – elle – à – CONV – lait – faire sortir Laisser le sang de la vache en elle pour donner du lait,
o kòrò ye ka dimi to a la ka nafa kè, o kòrò ye – ka – dimi – to – a – la – ka – nafa – kè c.à.d. – CONV – douleur – laisser – elle – à – CONV – profit – faire c’est à dire laisser la douleur en elle pour profiter
min ye nyuman ye. min – ye – nyuman – ye REL – EQ – bon – EQ de ce qui est bon.
O ye nyumanyaba ye, min nyògòn man ca. o – ye – nyuman-ya-ba – ye – min – nyògòn – man – ca DEM – EQ – bon-ABS-grand – EQ – REL – pareil – DESnég – être nombreux C’est un très bon geste dont il n’y en a pas beaucoup.
A ka ca nyuman de bè kè ka nyuman sara. a ka ca – nyuman – de – bè – kè – ka – nyuman – sa-ra il est fréquent – bienfait – FOC – INAC – faire – CONV – bienfait – mourir-AC Il est fréquent que juste le bienfait est en train de mourir.
Nka ni mògò min sera ka dimi to a la, nka – ni – mògò – min – se-ra – ka – dimi – to – a – la mais – si – homme – REL – pouvoir-AC – CONV – douleur – laisser – lui – à Mais si l’homme arrive à laisser la douleur en soi,
ka sabali, ka nyuman kè, ka – sabali – ka – nyuman – kè CONV – patienter – CONV– bienfait – faire à se calmer et faire le bien,
o de ye baara cè nyi ye, min nyògòn tè. o de ye – baara – cè – nyi – ye – min – nyògòn – tè c’est ça que – construire – homme – de qualité – EQ – REL – pareil - EQnég c’est ça que modèle un homme de qualité ...
++++++++++++++++++++++++++++++++
(Abréviations : ABS = suffixe d’abstrait ; AC = marque de prédication de l’accompli ; ACT = suffixe verbal qui indique l’action ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif éloigné ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; QUAL = suffixe dérivatif nominal (de valeur qualitative) ; REL = pronom relatif)
Bonne lecture !
Herbert

Misi bè joli to a la ka nònò bò. « La vache laisse le sang en soi pour donner du lait. »
Joli ye fèn ye, min ye dimi taamashiyèn ye, sabu a ka ca ka bò joginda de fè. Nònò dun ye minnifèn nafama ye, balofèn nyuman yèrè don. Misi ka joli to a la ka nònò bò, o kòrò ye ka dimi to a la ka nafa kè, min ye nyuman ye. O ye nyumanyaba ye, min nyògòn man ca. A ka ca nyuman de bè kè ka nyuman sara. Nka ni mògò min sera ka dimi to a la, ka sabali, ka nyuman kè, o de ye baara cè nyi ye, min nyògòn tè.
Le sang, comme on le sait, est un liquide rouge qui circule dans le corps, mais dont la vue donne l’image de la douleur, car il ne sort que par suite d’une blessure. Quant au lait, c’est un bon liquide blanc et mousseux, d’une valeur nutritive incontestable. N’est-ce pas la seule nourriture qui fait vivre le bébé ? Laisser le sang en soi pour offrir le lait constitue donc un très beau geste, car c’est une façon d’oublier le mal dont on souffre pour répandre le bien ...
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Misi bè joli to a la ka nònò bò. misi – bè – joli – to – a – la – ka – nònò – bò vache – INAC – sang – laisser – elle – à – CONV – lait – faire sortir La vache laisse le sang en soi pour donner du lait.
Joli ye fèn ye, min ye dimi taamashiyèn ye, joli – ye – fèn – ye – min – ye – dimi – taamashiyèn – ye sang – EQ – chose – EQ – REL – EQ – douleur – signe – EQ Le sang est un signe de douleur,
sabu a ka ca ka bò joginda de fè. sabu – a ka ca – ka – bò – jogin-da – de – fè parce que – il est fréquent – CONV – sortir – blesser-bord – FOC – de car il sort souvent par suite d’une blessure.
Nònò dun ye minnifèn nafama ye, balofèn nyuman yèrè don. nònò – dun – ye – min-ni-fèn – nafa-ma – ye – balo-fèn – nyuman – yèrè – don lait – quant à – EQ – boire-ACT-chose – profit-QUAL – EQ – nourrir-chose – bon – même – PRES Quant au lait, il est un liquide utile, et même une nourriture succulente.
Misi ka joli to a la ka nònò bò, misi – ka – joli – to – a – la – ka – nònò – bò vache – CONN – sang – laisser – elle – à – CONV – lait – faire sortir Laisser le sang de la vache en elle pour donner du lait,
o kòrò ye ka dimi to a la ka nafa kè, o kòrò ye – ka – dimi – to – a – la – ka – nafa – kè c.à.d. – CONV – douleur – laisser – elle – à – CONV – profit – faire c’est à dire laisser la douleur en elle pour profiter
min ye nyuman ye. min – ye – nyuman – ye REL – EQ – bon – EQ de ce qui est bon.
O ye nyumanyaba ye, min nyògòn man ca. o – ye – nyuman-ya-ba – ye – min – nyògòn – man – ca DEM – EQ – bon-ABS-grand – EQ – REL – pareil – DESnég – être nombreux C’est un très bon geste dont il n’y en a pas beaucoup.
A ka ca nyuman de bè kè ka nyuman sara. a ka ca – nyuman – de – bè – kè – ka – nyuman – sa-ra il est fréquent – bienfait – FOC – INAC – faire – CONV – bienfait – mourir-AC Il est fréquent que juste le bienfait est en train de mourir.
Nka ni mògò min sera ka dimi to a la, nka – ni – mògò – min – se-ra – ka – dimi – to – a – la mais – si – homme – REL – pouvoir-AC – CONV – douleur – laisser – lui – à Mais si l’homme arrive à laisser la douleur en soi,
ka sabali, ka nyuman kè, ka – sabali – ka – nyuman – kè CONV – patienter – CONV– bienfait – faire à se calmer et faire le bien,
o de ye baara cè nyi ye, min nyògòn tè. o de ye – baara – cè – nyi – ye – min – nyògòn – tè c’est ça que – construire – homme – de qualité – EQ – REL – pareil - EQnég c’est ça que modèle un homme de qualité ...
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(Abréviations : ABS = suffixe d’abstrait ; AC = marque de prédication de l’accompli ; ACT = suffixe verbal qui indique l’action ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif éloigné ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; QUAL = suffixe dérivatif nominal (de valeur qualitative) ; REL = pronom relatif)
Bonne lecture !
Herbert

Proverbes bambara (ntalenw bamanankan na)
Encore 40 proverbes bambara ...
31 : Nyèni man jugu, fò saya. misère / DESnég / méchant / sauf / mort La misère n’est pas grave, seule la mort l’est.
= Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.
32 : Muso diyanyecè de bè nkaranga ci a kesekele kan. femme / amour-homme / FOC / INAC / pou / écraser / son / clitoris / sur C’est seulement le bien-aimé qui peut écraser les poux sur le clitoris de sa femme.
= Il y a des actions répréhensibles ou pénibles que la passion fait entreprendre ou supporter.
(kesekele = clitoris ; désolé, je ne peux pas segmenter – je crois – ce mot composé. Il s’en agit peut-être d’une forme divergente du composé kerekisè . En bambara, il y a bien d’autres synonymes pour "clitoris" qui sont : byèkisè , kere et musoku .)
33 : Kabako dan ye denyèrènin firiyatò ye.. chose extraordinaire / limite / EQ / bébé/ étant en période de viduité / EQ Rien de plus extraordinaire qu’un bébé veuf.
= Il y a des choses extraordinaires, des choses qu’on ne croit pas possibles ou qu’on ne croyait pas possibles. Ce proverbe sert à exprimer un étonnement ou un doute.
34 : Syè min tè bugun a kili kan, a tè tòrò. poule / REL / INACnég / couver / son / œuf / sur / elle / INACnég / éclore La poule qui ne couve pas, ne fera pas éclore ses petits.
= Le débauché invétéré et la putain sont ou rendent souvent stériles.
35 : Don bèè ni a dugujè kan don. jour / tous / et / lendemain matin / voix / PRES A chaque jour ses nouvelles matinales.
= Chaque jour apporte ses nouvelles : tristes et/ou joyeuses.
36 : Dinyè tè kè ka ban. monde / INACnég / faire / CONV / finir On ne finit pas le monde.
= Les humains viennent et passent mais le monde reste. N’essayez pas de faire tout ce que vous voudriez faire dans la vie !
37 : Nyè min ni hèra sira, o tè fili. vue / REL / si / paix / passer la nuit-AC / DEM / INACnég / se tromper Quand quelqu’un a passé une bonne nuit, ça se voit sur son visage.
= Quand une personne est dans la paix, a la conscience tranquille, ça se voit. A l’inverse, on reconnaît celui qui a mal dormi, car il a les yeux rouges.
38 : Faama ka gèsè ye faantan ye. riche / CONN / brosse à dents / EQ / pauvre / EQ Le pauvre est la brosse à dents du riche.
= Il en fait ce qu’il veut, il l’appelle quand il en a besoin.
(gèsè = la brosse à dents traditionnelle des Bambara, faite avec des branchettes de bois vert)
39 : Cèkòròba tulo ka bon, a nyè ka di. homme-vieux-très / oreille / DES / grand / son / œil / DES / bon Les vieux ont de grandes oreilles et de bons yeux.
= On leur apporte beaucoup de renseignements ; certes, ils ne bougent pas de leur concession, mais leurs enfants et petits-enfants les informent sur tout ce qu’ils voient et entendent au village.
40 : Fèn bèè bè taa ka segin sabalibaga ma. chose / toute / INAC / partir / CONV / revenir / patienter-agent / à Tout part de celui qui est patient et tout lui revient.
= Même ce qu’il avait prêté, ce à quoi il avait renoncé, le patient le retrouvera. Donc, il faut savoir patienter, et on atteint sûrement son but.
41 : Kabini ji ye jègè dun, dannaya banna. depuis que / eau / AC / poisson / manger / confiance / finir-AC Depuis que l’eau a mangé le poisson, la confiance a disparu.
= On ne doit jamais faire totalement confiance à quelqu’un, même pas à un ami.
42 : Nyè naani, a ka fisa kuma ye. œil / 4 / il / DES / meilleur / parole / que Quatre yeux sont meilleurs qu’une parole.
= Se voir, c’est mieux que de causer. La présence de l’être aimé est primordiale.
43 : Sanu ni nsira man kan. or / et / laiton / DESnég / égal L’or et le laiton ne sont pas les mêmes.
= Même si l’or et le laiton ont la même fonction, on ne peut comparer une chose de grande valeur à une moindre. En ce qui est les hommes, on ne peut mettre sur le même plan un honnête et un vaurien.
44 : Kòròtòbaga tè syè kantigè. se presser-agent / INACnég / poule / cou-couper Celui qui est pressé n’égorgera pas la poule.
= L’impatience va au devant d’échecs.
45 : Bugòli tè mògò masiri ye. frapper-action / EQnég / homme / ornement / EQ Recevoir une rossée n’est pas une parure d’homme.
= Un noble ne devrait pas voler.
46 : "Na yan !" kòrò ka di. viens / ici / sens / DES / bon "Viens ici !" est (une parole) de bonne augure.
= On tire toujours profit de quelqu���un qui appelle, soit c’est pour donner, soit c’est pour informer. Ce proverbe s’adresse à celui qui hésite à répondre à l’appel.
47 : Sarati bè nèkun kan. promesse / SIT / langue / sur La promesse est sur la langue.
= Il faut tenir sa parole, ne pas l’oublier.
48 : Misijugu tè nònò bò, a bè tòw ta bòn. vache-méchant / INACnég / lait / faire sortir / elle / INAC / autres / celui de / renverser Une méchante vache ne donne pas de lait et renverse celui des autres.
= Aucun profit à tirer d’une personne méchante, en plus, il faut s’en méfier. Elle ne pense qu’à nuire aux autres.
49 : Dinyè ka jugu dinyèden ma. monde / DES / mauvais / jouisseur / à Le monde est funeste au libertin.
= La vie dissolue a ses revers : maladies, sida, stérilité ...
50 : Sinyè kelen tè togo da. fois / 1 / INAC / hutte / créer On ne construit pas une hutte en une seule fois.
= Il faut du temps pour faire une œuvre importante. Ce proverbe correspond à notre « Rome n’a pas été construit en un jour » (en allemand « Rom wurde nicht an einem Tag erbaut »).
51 : Kanu di bè don kanungunu kònò. amour / miel / INAC / entrer / amour-ruche / dans Le miel de l’amour entre dans la ruche de l’amour.
= Quand on aime quelqu’un, on ne veut rien faire sans lui, on lui dit tout.
52 : Fanga de ka teli jo ye. pouvoir / FOC / DES / rapide / droit / que La force est plus rapide que le droit.
= Le puissant se croit tout permis et le fait savoir.
53 : Nyèjuguya ka fisa sonyali ye. parasitisme / DES / meilleur / vol Mieux vaut quémander que de voler.
= Mendier n’est pas mauvais, voler oui.
54 : Saya ka jugu, nka banajugu ye i jugu sago ye. mort / DES / mauvais / mais / maladie-grave/ EQ / ton / ennemi / volonté / EQ La mort est terrible, mais la maladie grave est le souhait de ton ennemi.
= Rien de plus agréable à ton ennemi que d’apprendre ton humiliation.
55 : Bololankolon nèkun ye daro ye. main-vide / langue / EQ / clochette / EQ La langue du pauvre est comme une clochette.
= Quoiqu’il puisse dire, on n’en tient pas compte ; de plus, ce n’est pas lui qui pourra régler les affaires, faute de moyens.
56 : Ko bèè ni a sababu don. chose / toute / et / sa / raison / PRES Chaque événement a sa cause.
= Il n’y a pas de fait sans cause.
57 : Fali sara, boci banna. âne / mourir-AC / pet / finir-AC L’âne est mort, il n’y aura plus de pets.
= Quand une personne vicieuse et importune disparaît, on ne sera plus victime de ses mauvais comportements.
58 : Boli kojugu ye siran ye. fuite / trop / EQ / crainte / EQ C’est la peur qui fait fuir à toute vitesse.
= On fuit ce dont on redoute les conséquences.
59 : Ala tè mògò sigilen sòn. Dieu / INACnég / homme / assis / consentir Dieu n’accorde pas ses bienfaits à qui reste assis.
= Le paresseux ne peut espérer aucun profit ni soutien. Il ne faut pas soutenir la paresse.
60 : Jègè jigi ye ji ye. poisson / chose sur laquelle on s’appuie / EQ / eau /EQ Le refuge du poisson, c’est l’eau.
= On trouve les meilleurs appuis dans son propre milieu.
61 : Taa man gèlèn, na-ni-a-ye de ka gèlèn. partir / DESnég / difficile / venir-et-le-avec / FOC / DES / difficile Partir n’est pas difficile, mais revenir avec quelque chose c’est ça qui est difficile.
= Entreprendre c’est assez facile, réussir c’est plus difficile.
62 : Jula tè a dògòjugu lakali. colporteur / INACnég / son / marché-mauvais / raconter Le colporteur ne raconte jamais de ses échecs commerciaux.
= Il ne faut pas raconter ses échecs, de peur qu’on ne vous prenne pour une personne stupide. Vous savez, le vantard ne parle pas de ses échecs.
63 : I ye gòngòrò fili tile ma. tu / AC / pierre / jeter / soleil / à Tu as lancé un caillou sur le soleil.
= Il ne faut pas se fatiguer en vain.
64 : Kurun dan ye cèncèn ye. pirogue / limite / EQ / sable / EQ La pirogue ne peut aller plus loin que la berge sableuse.
= On ne peut pas dépasser ses capacités.
65 : Syèkili ka di, syèden ka di, o fila tè nyè. poule-œuf / DES / bon / poule-enfant / DES / bon / DEM / 2 / INACnég / être bon L’œuf de poule est appétissant, le poulet aussi, mais on ne peut pas avoir les deux.
= On ne peut pas tirer deux profits d’une même chose.
66 : Soden tè sòngò sòrò a woloyòrò. cheval-enfant / INACnég / prix / gagner / son / naître-lieu Le poulain ne se vend pas très cher là où il est né.
= Personne n’est apprécié à sa vraie valeur là où il vit habituellement. Ou, comme on dit chez nous « Nul n’est prophète en son pays ».
67 : Kojugu ye karamògò ye. action-mauvais / EQ / enseignant / EQ Une expérience malheureuse est un (bon) maître.
= On apprend par ses fautes. Les conséquences de nos mauvaises actions servent de leçon.
68 : Don o don, to man di. jour / CONN / jour / to / DESnég / bon (Servir) du "to" tous les jours finit par dégoûter.
= On ne peut être égal à soi-même tous les jours.
(to = plat de céréales, et particulièrement le "to" de mil, plat national du Mali)
69 : Dinyè ye kalanso ye. monde / EQ / apprendre-maison / EQ La vie est une école.
= Le monde est un endroit où on apprend chaque jour.
70 : Danni bè fòlò kelen na. compter-action / INAC / commencer / 1 / à On commence à compter par "un".
= Il faut commencer par l’origine, par le début. Ce proverbe sert à inviter quelqu’un à respecter l’ordre, l’hiérarchie.
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(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif de valeur anaphorique ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
A suivre ...
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
Encore 40 proverbes bambara ...
31 : Nyèni man jugu, fò saya. misère / DESnég / méchant / sauf / mort La misère n’est pas grave, seule la mort l’est.
= Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.
32 : Muso diyanyecè de bè nkaranga ci a kesekele kan. femme / amour-homme / FOC / INAC / pou / écraser / son / clitoris / sur C’est seulement le bien-aimé qui peut écraser les poux sur le clitoris de sa femme.
= Il y a des actions répréhensibles ou pénibles que la passion fait entreprendre ou supporter.
(kesekele = clitoris ; désolé, je ne peux pas segmenter – je crois – ce mot composé. Il s’en agit peut-être d’une forme divergente du composé kerekisè . En bambara, il y a bien d’autres synonymes pour "clitoris" qui sont : byèkisè , kere et musoku .)
33 : Kabako dan ye denyèrènin firiyatò ye.. chose extraordinaire / limite / EQ / bébé/ étant en période de viduité / EQ Rien de plus extraordinaire qu’un bébé veuf.
= Il y a des choses extraordinaires, des choses qu’on ne croit pas possibles ou qu’on ne croyait pas possibles. Ce proverbe sert à exprimer un étonnement ou un doute.
34 : Syè min tè bugun a kili kan, a tè tòrò. poule / REL / INACnég / couver / son / œuf / sur / elle / INACnég / éclore La poule qui ne couve pas, ne fera pas éclore ses petits.
= Le débauché invétéré et la putain sont ou rendent souvent stériles.
35 : Don bèè ni a dugujè kan don. jour / tous / et / lendemain matin / voix / PRES A chaque jour ses nouvelles matinales.
= Chaque jour apporte ses nouvelles : tristes et/ou joyeuses.
36 : Dinyè tè kè ka ban. monde / INACnég / faire / CONV / finir On ne finit pas le monde.
= Les humains viennent et passent mais le monde reste. N’essayez pas de faire tout ce que vous voudriez faire dans la vie !
37 : Nyè min ni hèra sira, o tè fili. vue / REL / si / paix / passer la nuit-AC / DEM / INACnég / se tromper Quand quelqu’un a passé une bonne nuit, ça se voit sur son visage.
= Quand une personne est dans la paix, a la conscience tranquille, ça se voit. A l’inverse, on reconnaît celui qui a mal dormi, car il a les yeux rouges.
38 : Faama ka gèsè ye faantan ye. riche / CONN / brosse à dents / EQ / pauvre / EQ Le pauvre est la brosse à dents du riche.
= Il en fait ce qu’il veut, il l’appelle quand il en a besoin.
(gèsè = la brosse à dents traditionnelle des Bambara, faite avec des branchettes de bois vert)
39 : Cèkòròba tulo ka bon, a nyè ka di. homme-vieux-très / oreille / DES / grand / son / œil / DES / bon Les vieux ont de grandes oreilles et de bons yeux.
= On leur apporte beaucoup de renseignements ; certes, ils ne bougent pas de leur concession, mais leurs enfants et petits-enfants les informent sur tout ce qu’ils voient et entendent au village.
40 : Fèn bèè bè taa ka segin sabalibaga ma. chose / toute / INAC / partir / CONV / revenir / patienter-agent / à Tout part de celui qui est patient et tout lui revient.
= Même ce qu’il avait prêté, ce à quoi il avait renoncé, le patient le retrouvera. Donc, il faut savoir patienter, et on atteint sûrement son but.
41 : Kabini ji ye jègè dun, dannaya banna. depuis que / eau / AC / poisson / manger / confiance / finir-AC Depuis que l’eau a mangé le poisson, la confiance a disparu.
= On ne doit jamais faire totalement confiance à quelqu’un, même pas à un ami.
42 : Nyè naani, a ka fisa kuma ye. œil / 4 / il / DES / meilleur / parole / que Quatre yeux sont meilleurs qu’une parole.
= Se voir, c’est mieux que de causer. La présence de l’être aimé est primordiale.
43 : Sanu ni nsira man kan. or / et / laiton / DESnég / égal L’or et le laiton ne sont pas les mêmes.
= Même si l’or et le laiton ont la même fonction, on ne peut comparer une chose de grande valeur à une moindre. En ce qui est les hommes, on ne peut mettre sur le même plan un honnête et un vaurien.
44 : Kòròtòbaga tè syè kantigè. se presser-agent / INACnég / poule / cou-couper Celui qui est pressé n’égorgera pas la poule.
= L’impatience va au devant d’échecs.
45 : Bugòli tè mògò masiri ye. frapper-action / EQnég / homme / ornement / EQ Recevoir une rossée n’est pas une parure d’homme.
= Un noble ne devrait pas voler.
46 : "Na yan !" kòrò ka di. viens / ici / sens / DES / bon "Viens ici !" est (une parole) de bonne augure.
= On tire toujours profit de quelqu���un qui appelle, soit c’est pour donner, soit c’est pour informer. Ce proverbe s’adresse à celui qui hésite à répondre à l’appel.
47 : Sarati bè nèkun kan. promesse / SIT / langue / sur La promesse est sur la langue.
= Il faut tenir sa parole, ne pas l’oublier.
48 : Misijugu tè nònò bò, a bè tòw ta bòn. vache-méchant / INACnég / lait / faire sortir / elle / INAC / autres / celui de / renverser Une méchante vache ne donne pas de lait et renverse celui des autres.
= Aucun profit à tirer d’une personne méchante, en plus, il faut s’en méfier. Elle ne pense qu’à nuire aux autres.
49 : Dinyè ka jugu dinyèden ma. monde / DES / mauvais / jouisseur / à Le monde est funeste au libertin.
= La vie dissolue a ses revers : maladies, sida, stérilité ...
50 : Sinyè kelen tè togo da. fois / 1 / INAC / hutte / créer On ne construit pas une hutte en une seule fois.
= Il faut du temps pour faire une œuvre importante. Ce proverbe correspond à notre « Rome n’a pas été construit en un jour » (en allemand « Rom wurde nicht an einem Tag erbaut »).
51 : Kanu di bè don kanungunu kònò. amour / miel / INAC / entrer / amour-ruche / dans Le miel de l’amour entre dans la ruche de l’amour.
= Quand on aime quelqu’un, on ne veut rien faire sans lui, on lui dit tout.
52 : Fanga de ka teli jo ye. pouvoir / FOC / DES / rapide / droit / que La force est plus rapide que le droit.
= Le puissant se croit tout permis et le fait savoir.
53 : Nyèjuguya ka fisa sonyali ye. parasitisme / DES / meilleur / vol Mieux vaut quémander que de voler.
= Mendier n’est pas mauvais, voler oui.
54 : Saya ka jugu, nka banajugu ye i jugu sago ye. mort / DES / mauvais / mais / maladie-grave/ EQ / ton / ennemi / volonté / EQ La mort est terrible, mais la maladie grave est le souhait de ton ennemi.
= Rien de plus agréable à ton ennemi que d’apprendre ton humiliation.
55 : Bololankolon nèkun ye daro ye. main-vide / langue / EQ / clochette / EQ La langue du pauvre est comme une clochette.
= Quoiqu’il puisse dire, on n’en tient pas compte ; de plus, ce n’est pas lui qui pourra régler les affaires, faute de moyens.
56 : Ko bèè ni a sababu don. chose / toute / et / sa / raison / PRES Chaque événement a sa cause.
= Il n’y a pas de fait sans cause.
57 : Fali sara, boci banna. âne / mourir-AC / pet / finir-AC L’âne est mort, il n’y aura plus de pets.
= Quand une personne vicieuse et importune disparaît, on ne sera plus victime de ses mauvais comportements.
58 : Boli kojugu ye siran ye. fuite / trop / EQ / crainte / EQ C’est la peur qui fait fuir à toute vitesse.
= On fuit ce dont on redoute les conséquences.
59 : Ala tè mògò sigilen sòn. Dieu / INACnég / homme / assis / consentir Dieu n’accorde pas ses bienfaits à qui reste assis.
= Le paresseux ne peut espérer aucun profit ni soutien. Il ne faut pas soutenir la paresse.
60 : Jègè jigi ye ji ye. poisson / chose sur laquelle on s’appuie / EQ / eau /EQ Le refuge du poisson, c’est l’eau.
= On trouve les meilleurs appuis dans son propre milieu.
61 : Taa man gèlèn, na-ni-a-ye de ka gèlèn. partir / DESnég / difficile / venir-et-le-avec / FOC / DES / difficile Partir n’est pas difficile, mais revenir avec quelque chose c’est ça qui est difficile.
= Entreprendre c’est assez facile, réussir c’est plus difficile.
62 : Jula tè a dògòjugu lakali. colporteur / INACnég / son / marché-mauvais / raconter Le colporteur ne raconte jamais de ses échecs commerciaux.
= Il ne faut pas raconter ses échecs, de peur qu’on ne vous prenne pour une personne stupide. Vous savez, le vantard ne parle pas de ses échecs.
63 : I ye gòngòrò fili tile ma. tu / AC / pierre / jeter / soleil / à Tu as lancé un caillou sur le soleil.
= Il ne faut pas se fatiguer en vain.
64 : Kurun dan ye cèncèn ye. pirogue / limite / EQ / sable / EQ La pirogue ne peut aller plus loin que la berge sableuse.
= On ne peut pas dépasser ses capacités.
65 : Syèkili ka di, syèden ka di, o fila tè nyè. poule-œuf / DES / bon / poule-enfant / DES / bon / DEM / 2 / INACnég / être bon L’œuf de poule est appétissant, le poulet aussi, mais on ne peut pas avoir les deux.
= On ne peut pas tirer deux profits d’une même chose.
66 : Soden tè sòngò sòrò a woloyòrò. cheval-enfant / INACnég / prix / gagner / son / naître-lieu Le poulain ne se vend pas très cher là où il est né.
= Personne n’est apprécié à sa vraie valeur là où il vit habituellement. Ou, comme on dit chez nous « Nul n’est prophète en son pays ».
67 : Kojugu ye karamògò ye. action-mauvais / EQ / enseignant / EQ Une expérience malheureuse est un (bon) maître.
= On apprend par ses fautes. Les conséquences de nos mauvaises actions servent de leçon.
68 : Don o don, to man di. jour / CONN / jour / to / DESnég / bon (Servir) du "to" tous les jours finit par dégoûter.
= On ne peut être égal à soi-même tous les jours.
(to = plat de céréales, et particulièrement le "to" de mil, plat national du Mali)
69 : Dinyè ye kalanso ye. monde / EQ / apprendre-maison / EQ La vie est une école.
= Le monde est un endroit où on apprend chaque jour.
70 : Danni bè fòlò kelen na. compter-action / INAC / commencer / 1 / à On commence à compter par "un".
= Il faut commencer par l’origine, par le début. Ce proverbe sert à inviter quelqu’un à respecter l’ordre, l’hiérarchie.
++++++++++++++++++++++++++
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONN = connectif entre nominaux ; CONV = connectif entre verbaux ; DEM = démonstratif de valeur anaphorique ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PRES = marque de prédicatif non-verbale ; REL = pronom relatif ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
A suivre ...
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
Salut a tous,
On me propose un poste a Gao au Mali avec des passages sur Kidal!
Donc les questions d'usages, je ne connais pas du tout le Mali, j'aimerai connaitre les conditions de vie de Gao surtout, population, alimentation, chaleur etc!!
Nous partirons avec mon mari (qui cherchera un travail sur place ou éventuellement faire de la formation en charpente) et notre fille de 6 mois....
Je n'ai pas encore dis oui, ni non plein de détails sont a régler... Alors si certain d'entre vous on des conseils et des bon plans sur la région ca me ferait plaisir de savoir!
Merci a l'avance
On me propose un poste a Gao au Mali avec des passages sur Kidal!
Donc les questions d'usages, je ne connais pas du tout le Mali, j'aimerai connaitre les conditions de vie de Gao surtout, population, alimentation, chaleur etc!!
Nous partirons avec mon mari (qui cherchera un travail sur place ou éventuellement faire de la formation en charpente) et notre fille de 6 mois....
Je n'ai pas encore dis oui, ni non plein de détails sont a régler... Alors si certain d'entre vous on des conseils et des bon plans sur la région ca me ferait plaisir de savoir!
Merci a l'avance
bonjour tout le monde !
j'ai prevu depuis un moment de partir cet été en famille au Mali via l'Algerie, mais j'aimerai des renseignement car vu les evenements en ce moment je c pas si sa va etre possible!! je devrait prendre la route pour la mi-aout avec ma femme et mes 2 filles (3ans et 1 ans ) nous allons d'abord à alger visiter la fammille ensuite direction le mali en passant par l'axe de Adrar..., mais nous hesitons à annuler ! ont en a pas du tout envie ont est pret a tenter qd meme mais avant on aimerai savoir si quelqu'un la fait recement, si c'est faisable, si les document demandé sont toujours les memes que sur les autre post ... en gros ont aimerai avoir des infos si quelqu'un en a??? nous sommes habitué au long voyage on a deja fait maroc-mauritanie-senegale l'année derniere et la on aimerai faire le mali et ensuite le burkina-faso. ont a une 206 avec la cilm et nous somme tout deux de double nationnalité (francais algerien). nous sommes un peu inquiet de devoir annuler ce voyage auquelle on tient vraiment !!
merci beaucoup a tous
cordialement 😉
Bonjour, Je suis une "petite paysanne" du sud de la france et je souhaiterai cet hiver faire un break d'un mois et partir en voyage avec mon bébé qui aura 5 mois en janvier prochain que j'allaite, au burkina ou au mali, en janvier 2010. L'agriculture paysanne étant mon domaine je souhaite trouver une assoc qui oeuvre dans ce domaine et espère me rendre ainsi utile sur place et allier découverte et humanitaire à mon projet.
Je recherche donc des contacts sérieux et des informations sur les possibilités de faire ce voyage avec ma fille.
l'année dernière je conseille à une amie rencontrée en mauritanie l'auberge de mes amis à bamako. elles s'y rendent de ma part mais tombent sur un "chasse touristes", Diouf, (mais comment les reconnaitre quand on est pas habitués...!) avant de rencontrere l'aubergiste.
il empoche la commission en annoncant que c'est lui qui amène le groupe à l'auberge... bon c'est le jeu, pas grave tout le monde fait ça.
il assure à mes amies qu'il me connait bien, que je suis son "intime amie!!!"
et en profite pour leur soutirer 25000 francs CFA pour une démarche qui en vaut seulement 1000.
il est tellement bête qu'au lieu de faire la démarche et empocher les 24000 restants (personne aurait rien vu...), il se sauve avec la somme totale!!
à mon arrivée il me fait le même plan:"Manu, oui c'est mon intime amie!!!" quand je lui annonce que c'est moi manu il rigole moins... mais je n'ai toujours pas récupéré l'argent de mes amies...
il faut savoir qu'au mali pour porter plainte dans ces cas là il faut la présence des deux parties...
bon je récupèrerai au fur et à mesure...
mais méfiez vous à Bamako d'un petit Diouf, il peut certainement être un guide sympa, mais ne prenez pas le risque d'engager de l'argent ni de laisser traîner quoi que ce soit de tentant à sa portée...
Amis voyageurs bonjour,
Faut-il emporter sa propre toile de tente au Mali, et précisément pour visiter et dormir en pays Dogon ? D'avance merci pour vos expériences.
Faut-il emporter sa propre toile de tente au Mali, et précisément pour visiter et dormir en pays Dogon ? D'avance merci pour vos expériences.
Bonjour à tous!
Je pars un mois au mali entre fin juillet et mi aout (4 semaines). Le but est de voyager le long ou sur le fleuve Niger.
J'ai plein plein de questions et notamment s'il vaut mieux remonter ou descendre le fleuve en cette saison (niamey/ gao/tombouctou/mopti/bamako ou l'inverse)? Et aussi, y a t-il des endroits non navigables et dans ce cas, quel moyen de transport peu couteux utiliser?
Peut-il y avoir des difficultés à la frontière Mali/niger?
Est-il possible d'acheter une moto pour faire un bout de trajet et de la revendre facilement ensuite? est-ce praticable?
Quel budget prévoir pour 4 semaines en voyage routard?
Peut-on facilement loger chez l'habitant?.......
J'aurai surement plein d'autres questions auxquelles je ne pense pas là maintenant; ce serait super d'échanger avec quelqu'un qui a déjà fait ce trip!
Merci d'avance!
Deux créatures se lèvent avec le soleil ; l’âne qui paisiblement et bruyamment va commencer sa journée en broutant dans les champs, et la femme.
Le petit dernier ficelé dans le dos, elle commence par la corvée du puit. Laisser filer la corde sans la lâcher, la tirer à plusieurs en un rythme soutenu, remplir les bassines bicolores, tout en papotant avec les voisines de cordée pour prendre des nouvelles de chacun. S’ensuit une série d’allers-retours entre la case en banco et le puit, seau lourdement chargé sur la tête, petit toujours dans le dos, l’allure fière malgré le poids et sans jamais se plaindre. Dans la plaine, le soleil prend son envol, et résonnent les sons magiques « Salawe, salawe, a la pia le, a la pia le » « aaahhh, mhhhh ».
Le matin, la femme réchauffe les restes du dîner de la veille, mais d��jà il faut songer au repas du midi. Un autre voyage se prépare, les épis de mil sur la tête, le pilon à la main, jusqu’à l’aire de battage la plus proche. A deux ou trois, en cadence bien synchronisée, elles pilent encore et encore, pour écraser les épis et en extraire les grains. Le pilon est lourd, la femme change de bras, droit, gauche, des deux mains, lâche le pilon et frappe des mains entre chaque butée, s’accorde une petite pause et continue, se penche et se relève, inlassablement. La plaine bat en rythme, bam, bam, bam, bruit sourd, qui, au loin, est freiné par les falaises de Digny. Le bébé, bercé par la musique du bois contre le bois et le balancement de sa mère, s’endort, la tête bien calée sur le dos chaud et protecteur. La femme sépare le mil des débris avec l’aide du vent, en transvasant de calebasse en calebasse ce qu’elle vient juste d’écraser.
De retour chez elle, elle va moudre les grains en les frottant pierre contre pierre pour obtenir de la farine de mil. Le petit enfin libéré, déambule les fesses à l’air parmi les marmites, les poules, le bois et les autres enfants de tous ages. Le tô vite avalé, la vaisselle faite, la femme profite d’un peu de temps libre pour s’occuper de son champ. A l’heure où l’on voudrait faire la sieste, toujours accompagnée du petit dernier, elle va entretenir et récolter mil, arachides ou dâ pour son usage personnel, soit qu’elle vendra au marché, soit qu’elle partagera avec sa famille lors du prochain repas. Repas qu’il faut déjà songer à préparer, si il reste encore du mil pilé, repas chauffé avec le bois sec rapporté par les enfants lors de leurs escapades ludiques dans les environs. Avec le soir, le retour au puit, le moment approprié pour faire la lessive, savonner de haut en bas tous les enfants et remplir les canaris de cette eau puisée à 70 m de profondeur. Sur le point de se coucher, elle songe à la journée de demain, identique à celle d’aujourd’hui, pareille à celle d’hier. L’âne a lui aussi fini ses taches de la journée : tirer la charrette pour rapporter le mil des champs ou transporter les marchandises au marché de Doundé. Le soleil se couche et se lève la lune. Dans le ciel immense, couvrant le calme de la brousse, Persée, Andromède, Orion, les Gémeaux, le poisson austral et toutes les autres étoiles, surveillent le sommeil des hommes et des bêtes de ce village Dogon, petit coin de vie, petit coin de bonheur.
Le petit dernier ficelé dans le dos, elle commence par la corvée du puit. Laisser filer la corde sans la lâcher, la tirer à plusieurs en un rythme soutenu, remplir les bassines bicolores, tout en papotant avec les voisines de cordée pour prendre des nouvelles de chacun. S’ensuit une série d’allers-retours entre la case en banco et le puit, seau lourdement chargé sur la tête, petit toujours dans le dos, l’allure fière malgré le poids et sans jamais se plaindre. Dans la plaine, le soleil prend son envol, et résonnent les sons magiques « Salawe, salawe, a la pia le, a la pia le » « aaahhh, mhhhh ».
Le matin, la femme réchauffe les restes du dîner de la veille, mais d��jà il faut songer au repas du midi. Un autre voyage se prépare, les épis de mil sur la tête, le pilon à la main, jusqu’à l’aire de battage la plus proche. A deux ou trois, en cadence bien synchronisée, elles pilent encore et encore, pour écraser les épis et en extraire les grains. Le pilon est lourd, la femme change de bras, droit, gauche, des deux mains, lâche le pilon et frappe des mains entre chaque butée, s’accorde une petite pause et continue, se penche et se relève, inlassablement. La plaine bat en rythme, bam, bam, bam, bruit sourd, qui, au loin, est freiné par les falaises de Digny. Le bébé, bercé par la musique du bois contre le bois et le balancement de sa mère, s’endort, la tête bien calée sur le dos chaud et protecteur. La femme sépare le mil des débris avec l’aide du vent, en transvasant de calebasse en calebasse ce qu’elle vient juste d’écraser.
De retour chez elle, elle va moudre les grains en les frottant pierre contre pierre pour obtenir de la farine de mil. Le petit enfin libéré, déambule les fesses à l’air parmi les marmites, les poules, le bois et les autres enfants de tous ages. Le tô vite avalé, la vaisselle faite, la femme profite d’un peu de temps libre pour s’occuper de son champ. A l’heure où l’on voudrait faire la sieste, toujours accompagnée du petit dernier, elle va entretenir et récolter mil, arachides ou dâ pour son usage personnel, soit qu’elle vendra au marché, soit qu’elle partagera avec sa famille lors du prochain repas. Repas qu’il faut déjà songer à préparer, si il reste encore du mil pilé, repas chauffé avec le bois sec rapporté par les enfants lors de leurs escapades ludiques dans les environs. Avec le soir, le retour au puit, le moment approprié pour faire la lessive, savonner de haut en bas tous les enfants et remplir les canaris de cette eau puisée à 70 m de profondeur. Sur le point de se coucher, elle songe à la journée de demain, identique à celle d’aujourd’hui, pareille à celle d’hier. L’âne a lui aussi fini ses taches de la journée : tirer la charrette pour rapporter le mil des champs ou transporter les marchandises au marché de Doundé. Le soleil se couche et se lève la lune. Dans le ciel immense, couvrant le calme de la brousse, Persée, Andromède, Orion, les Gémeaux, le poisson austral et toutes les autres étoiles, surveillent le sommeil des hommes et des bêtes de ce village Dogon, petit coin de vie, petit coin de bonheur.Bonjour à tous les cyber-globe-trotters,
J'envisage actuellement de partir entre 1 et 2 mois cet ete au Mali, et pourquoi pas en profiter pour rayonner vers la Mauritanie et le Sénégal (projet en phase émergente, donc pas tres avancé pour le moment)..
Si quelqu'un a des tuyaux à me refiler je suis toujours preneur, les plans inoubliables à faire la-bas, sachant que ce ne sera peut-etre pas la bonne saison pour profiter du Niger...
Mais ce que j'aimerais par dessus tout c'est savoir si quelqu'un ne connaitrait pas des assocs, des personnes susceptibles de proposer des stages/cours de percussions sur place pour quelques semaines avec ou sans hébergement, j'ai déja entendu parler de ce genre de sjours a Bamako, ce ne sont pas les musiciens qui manquent la-bas.. mais je peine à trouver...
En tout cas, je me dis que ça peut etre un bon point de départ pour une decouverte du pays, surtout si comme moi, on est amateur de musique
Merci pour vos conseils!!
Eric
J'envisage actuellement de partir entre 1 et 2 mois cet ete au Mali, et pourquoi pas en profiter pour rayonner vers la Mauritanie et le Sénégal (projet en phase émergente, donc pas tres avancé pour le moment)..
Si quelqu'un a des tuyaux à me refiler je suis toujours preneur, les plans inoubliables à faire la-bas, sachant que ce ne sera peut-etre pas la bonne saison pour profiter du Niger...
Mais ce que j'aimerais par dessus tout c'est savoir si quelqu'un ne connaitrait pas des assocs, des personnes susceptibles de proposer des stages/cours de percussions sur place pour quelques semaines avec ou sans hébergement, j'ai déja entendu parler de ce genre de sjours a Bamako, ce ne sont pas les musiciens qui manquent la-bas.. mais je peine à trouver...
En tout cas, je me dis que ça peut etre un bon point de départ pour une decouverte du pays, surtout si comme moi, on est amateur de musique
Merci pour vos conseils!!
Eric
Bonjour a tous,
Moi et ma famille partons pour le Mali le mois prochain et nous cherchons a organizer l'hébergement pour notre sejour. Nous allons passer 1 semaine a Bamako, et 2 semaines a visiter Segou, Mopti, et le Pays Dogon.
Nous avons deja l'hotel a Segou et a Bandiagara mais on voulait votre avis par rapport aux hotels a Bamako et a Mopti qui ont un bon rapport qualité/prix.
Nous cherchons à rester du coté du centre ville et non de l'aeroport a Bamako.
Just quelquechose de propre et sympathique.
Merci de votre aide!
Tom
Moi et ma famille partons pour le Mali le mois prochain et nous cherchons a organizer l'hébergement pour notre sejour. Nous allons passer 1 semaine a Bamako, et 2 semaines a visiter Segou, Mopti, et le Pays Dogon.
Nous avons deja l'hotel a Segou et a Bandiagara mais on voulait votre avis par rapport aux hotels a Bamako et a Mopti qui ont un bon rapport qualité/prix.
Nous cherchons à rester du coté du centre ville et non de l'aeroport a Bamako.
Just quelquechose de propre et sympathique.
Merci de votre aide!
Tom
bonjour
je pars du 12 au 26 avril au mali je souhaite aller a la rencontre des gens dormir chez l'habitant.les gens hebergent ils des touristes facilement moyennant bien sur une petite piece
quels sont les endroits de ce pays a visiter pour 15 jours
merci de vos reponses
je pars du 12 au 26 avril au mali je souhaite aller a la rencontre des gens dormir chez l'habitant.les gens hebergent ils des touristes facilement moyennant bien sur une petite piece
quels sont les endroits de ce pays a visiter pour 15 jours
merci de vos reponses
Bonjour à tous
je repars en février pour la nième fois au Mali
je vais arriver à Bamako chez mes amis de l'auberge de Dalibougou, le centre d'accueil des enfants des rues
(si il y en a parmi vous qui veulent aider cette petite asso qui ne dépense pas un sou pour autre chose que les enfants..., je peux donner les coordonnées)
puis je partirai voir ceux de Mopti pour des réperages d'un futur documentaire
ensuite, j'irai au Fespaco à OUagadougou, qui a lieu début mars
je pars 5 semaines en tout
cette année je voudrais quand même aller à Tombouctou
il y a 2 ans j'ai shunté cette ville, pour aller jusqu'à Gao, et dans l'Adrar des Iforas
car ce que j'en ai lu et ce qu'on m'en a dit ne me donne pas trop envie d'y aller
mais la curiosité est la plus forte ...
en me disant que si je m'y prends assez tôt, je vais bien trouver des plans avec vous tous
pour ne pas tomber dans les pièges habituels destinés aux touristes ou aux voyageurs pressés
en plus je voudrais partir de Mopti en pinasse...vu que la dernière fois j'ai pris le grand bateau de la Comanav qui partait de Mopti le soir de Noêl dernier voyage avant les basses eaux, et en dormant sur le pont, j'ai vécu des moments de partage très touchants (autre chose que nos fêtes de Noêl consuméristes!!!)
bref, je n'ai pas envie de galérer avec des faux touaregs (ou des vrais d'ailleurs, j'en ai connus de tous!!)
si vous connaissez soit des familles, soit des assos "honnêtes" que je peux contacter, le nom d'un piroguier,
je suis preneuse
Voilà je pense en avoir dit assez pour que vous voyez l'idée!!!
Tous mes voeux de bonheur et de voyages heureux à tous les amis du site
Zara
Bonjour
je serais fin janvier à Kayes à bord de ma 2 cv et je souhaiterai rejoindre la Guinée par la piste qui passe par Sadiola, Dialafara, Kéniéba.
Qui peux me renseigner sur cet itinéraire?
J'ai fais il y a deux ans la piste Manantali, Bafoulabé, Kayes en prenant son temps ça passe avec une 2CV
merci pour vos réponses Bernard
merci pour vos réponses Bernard
Echange universitaire au Mali pour trois étudiantes françaises; étudiantes en tourisme. Etudiantes touristes?
Pérégrinations et découvertes en Terres Africaines. Impressions et anecdotes d'une année entre bonheur et p'tits désagréments sur fond de choc culturel.
Au programme: cours à l'université de Bamako et stages au sein d'entreprises culturelles.
Le directeur du département tourisme, Cissé, que visiblement, cela emmerdait de s’occuper de nous, nous a foutu dans les pattes d’Eké. Eké est un ancien étudiant et il était censé nous guider un peu, notamment dans notre recherche de maison. Alors la première chose qu’il a faite, a été de nous présenter un de ses très bons amis : Basuru. On s’est donc retrouvé dans une espèce de bidonville, non loin de la fac, chez le fameux Basuru. Un être exceptionnel, un grand homme de culture, un marabout de génie.
On a rapidement compris que dans ce cas précis, la culture désignait plutôt la culture de la terre, Basuru était en fait un grand cultivateur… Il n’en était pas moins un marabout de génie ! Il nous a tiré les cories à toute les quatre. Tout son talent nous a sauté à la figure lorsqu’il a vu dans le lancer de cories d’Anne-Sophie qu’elle rêvait souvent d’hommes lui faisant l’amour ! C’est tellement vrai qu’on en eu le souffle coupé !
Alors, avant le lancer de cories, on a toutes fait un vœu et pour que celui-ci se réalise, il fallait payer (évidemment) et réaliser des incantations (incantation n’est pas le terme réellement approprié mais je n’arrive pas à mettre le doigt sur le mot qui convient !) Je devais donc sacrifier un poulet, Anne-Sophie devait faire cuire un igname, le manger et en jeter les épluchures sur la route (comme si c’était pas déjà assez crade…), Audrey devait faire la même chose avec un œuf, elle devait également se frotter avec des noix de cola avant de les abandonner dans un trou qui se trouvait devant chez Basuru…, Adéline devait faire des infusions avec des plantes de la montagne et se laver avec. Basuru a gentiment proposé à Audrey d’aller se laver avec les noix de cola dans la « pièce » mitoyenne, proposition qu’Audrey a décliné aussi net ! Et je crois que les noix de cola ont simplement et rapidement terminé dans le trou. On a donc payé et attendu Basuru qui était parti en quête du poulet et autres herbes de la montagne…. On a attendu longtemps, en pleine chaleur et en compagnie de nombreuses mouches. C’��tait formidablement agréable et on eu beau chercher toutes les excuses possibles et imaginables pour se casser, on a rien trouver de vraiment convaincant et on a été obligé de rester là à attendre…
Finalement, Basuru est revenu. Adéline s’est retrouvé avec mon poulet, Anne-Sophie a hérité des œufs, Audrey de l’igname et moi des herbes de la montagne…. Un marabout de génie je vous dis !
Le directeur du département tourisme, Cissé, que visiblement, cela emmerdait de s’occuper de nous, nous a foutu dans les pattes d’Eké. Eké est un ancien étudiant et il était censé nous guider un peu, notamment dans notre recherche de maison. Alors la première chose qu’il a faite, a été de nous présenter un de ses très bons amis : Basuru. On s’est donc retrouvé dans une espèce de bidonville, non loin de la fac, chez le fameux Basuru. Un être exceptionnel, un grand homme de culture, un marabout de génie.
On a rapidement compris que dans ce cas précis, la culture désignait plutôt la culture de la terre, Basuru était en fait un grand cultivateur… Il n’en était pas moins un marabout de génie ! Il nous a tiré les cories à toute les quatre. Tout son talent nous a sauté à la figure lorsqu’il a vu dans le lancer de cories d’Anne-Sophie qu’elle rêvait souvent d’hommes lui faisant l’amour ! C’est tellement vrai qu’on en eu le souffle coupé !
Alors, avant le lancer de cories, on a toutes fait un vœu et pour que celui-ci se réalise, il fallait payer (évidemment) et réaliser des incantations (incantation n’est pas le terme réellement approprié mais je n’arrive pas à mettre le doigt sur le mot qui convient !) Je devais donc sacrifier un poulet, Anne-Sophie devait faire cuire un igname, le manger et en jeter les épluchures sur la route (comme si c’était pas déjà assez crade…), Audrey devait faire la même chose avec un œuf, elle devait également se frotter avec des noix de cola avant de les abandonner dans un trou qui se trouvait devant chez Basuru…, Adéline devait faire des infusions avec des plantes de la montagne et se laver avec. Basuru a gentiment proposé à Audrey d’aller se laver avec les noix de cola dans la « pièce » mitoyenne, proposition qu’Audrey a décliné aussi net ! Et je crois que les noix de cola ont simplement et rapidement terminé dans le trou. On a donc payé et attendu Basuru qui était parti en quête du poulet et autres herbes de la montagne…. On a attendu longtemps, en pleine chaleur et en compagnie de nombreuses mouches. C’��tait formidablement agréable et on eu beau chercher toutes les excuses possibles et imaginables pour se casser, on a rien trouver de vraiment convaincant et on a été obligé de rester là à attendre…
Finalement, Basuru est revenu. Adéline s’est retrouvé avec mon poulet, Anne-Sophie a hérité des œufs, Audrey de l’igname et moi des herbes de la montagne…. Un marabout de génie je vous dis !







