Bonjour,
Revenant d’un mois de ce beau pays montagneux, voilà quelques petites mises à jour par rapport aux infos superbes recueillies précédemment.
D’ailleurs grand merci à Cupda, Naps, Bouyaka, et Wax.
Par ailleurs le LP ne sert strictement à rien pour ce pays. Il y’a un livre bien plus intéressant Tajikistan & The High Pamirs: A Companion and Guide (Odyssey Illustrated Guides) de 2008 mais un peu lourd.
Salut
Bon, je n'ai pas la prétention d'être le grand gourou du Tadjikistan, mais comme j'en reviens, voilà quelques petites mises à jour par rapport aux infos qu'on recueille classiquement sur le net, sur ce site, sur le forum anglophone du LP, sur les liens suivants
http://www.angelfire.com/...anupdate/travel.html http://www.traveltajikistan.com/books/guidebook.html http://www.virtualtourist.com/...uide-Tajikistan.html http://www.pamirs.org/index.htm
ou encore dans le guide LP de la région (ma foi bien inutile, soit dit en passant, empruntez le pour avoir le plan de Dushanbe et basta).
Je vais rester pratique, vu que ce sont les questions principales qu'on se pose généralement avant d'y aller. Quelques mots sur visas et permis, sur les transports, les prix, et le trekking. Ne comptez pas sur moi pour disserter sur ce qu'il y a à voir, c'est bien trop perso et dépendant de chacun d'entre-nous.
Je ne donne pas d'indications sur l'hébergement non plus parce que si vous voyagez avec un guide, les indications qui s'y trouvent sont amplement suffisantes et les rencontres sur place feront le reste, et si vous voyagez sans, ben vous êtes grands, vous demandez aux gens comme d'habitude. Inutile de s'inquiéter pour l'hébergement, dès lors qu'il y a une baraque dans le coin, il y a toujours moyen de s'arranger dans 99% des cas : et puis, si vous comptez trekker, au pire vous aurez votre tente sur le dos... Sachez cependant que les hôtels sont un peu chers (relativement au niveau de vie du pays s'entend, et au reste de l'Asie, 10-15 USD voire plus parfois), la meilleure formule reste de trouver un truc chez l'habitant ou de se faire des potes. Vous trouverez aussi un peu partout sur le net (VF et LP), distillés dans ce style concis inimitable que vous connaissez tous, les bons plans de tonton naps : imbattables niveau prix, mais attention, vous ne verrez pas une goutte d'eau...
Avant d'y aller, j'en profite pour remercier lephilo, naps, JYJO, PETRIS et leras, avec qui les échanges ont été bien utiles avant le départ.
Je compte sur tous ceux qui reviennent du Tadj pour modifier ou enrichir ce qui suit, évidemment.
Bon, je n'ai pas la prétention d'être le grand gourou du Tadjikistan, mais comme j'en reviens, voilà quelques petites mises à jour par rapport aux infos qu'on recueille classiquement sur le net, sur ce site, sur le forum anglophone du LP, sur les liens suivants
http://www.angelfire.com/...anupdate/travel.html http://www.traveltajikistan.com/books/guidebook.html http://www.virtualtourist.com/...uide-Tajikistan.html http://www.pamirs.org/index.htm
ou encore dans le guide LP de la région (ma foi bien inutile, soit dit en passant, empruntez le pour avoir le plan de Dushanbe et basta).
Je vais rester pratique, vu que ce sont les questions principales qu'on se pose généralement avant d'y aller. Quelques mots sur visas et permis, sur les transports, les prix, et le trekking. Ne comptez pas sur moi pour disserter sur ce qu'il y a à voir, c'est bien trop perso et dépendant de chacun d'entre-nous.
Je ne donne pas d'indications sur l'hébergement non plus parce que si vous voyagez avec un guide, les indications qui s'y trouvent sont amplement suffisantes et les rencontres sur place feront le reste, et si vous voyagez sans, ben vous êtes grands, vous demandez aux gens comme d'habitude. Inutile de s'inquiéter pour l'hébergement, dès lors qu'il y a une baraque dans le coin, il y a toujours moyen de s'arranger dans 99% des cas : et puis, si vous comptez trekker, au pire vous aurez votre tente sur le dos... Sachez cependant que les hôtels sont un peu chers (relativement au niveau de vie du pays s'entend, et au reste de l'Asie, 10-15 USD voire plus parfois), la meilleure formule reste de trouver un truc chez l'habitant ou de se faire des potes. Vous trouverez aussi un peu partout sur le net (VF et LP), distillés dans ce style concis inimitable que vous connaissez tous, les bons plans de tonton naps : imbattables niveau prix, mais attention, vous ne verrez pas une goutte d'eau...
Avant d'y aller, j'en profite pour remercier lephilo, naps, JYJO, PETRIS et leras, avec qui les échanges ont été bien utiles avant le départ.
Je compte sur tous ceux qui reviennent du Tadj pour modifier ou enrichir ce qui suit, évidemment.
Bonjour a tous,
Je reviens du Tajikistan ou j'ai passe le mois qui vient de s'ecouler. Merci a ceux qui m'ont aide a preparer ce trip (Cupda et Naps).
Bon j'imagine que ca ne servira a pas grand monde d'ici l'annee prochaine vu que l'hiver arrive mais comme le post de Cupda m'a ete tres utile ( n'hesitez pas a vous en servir pour l'annee prochaine), bcp plus precis et exacte que le guide, je viens apporter ma pierre a son edifice sur 3 points :
1- GBAO et autres formalites de frontieres
2- Fan (partie non traite par Cupda)
3- Pamir, j'y ai passe 2 semaines fin Octobre, donc une saison un peu differente de l'ete et j'ai des trucs a ajouter si vous envisagez un passage par la a cette saison ou en hiver.
1- GBAO - frontieres Je l'ai commande par internet a la 2e agence dont Cupda a cite l'adresse mail, c'est TJS. Le contact c'est Valisher Ashurov si moi memoire est bonne. Tres fiable, on envoie le scan du passeport et du visa Taj, 40 USD par western union (+ les frais de WU) et 2 semaines max apres c'etait pret a aller chercher dans leur agence a Douchambe et il l'envoie par Scan. Y'avait toutes les regions. Ca c'est si vous avez plannifie un peu.
Ensuite y'a les autres methodes mais c'est plus aleatoire. J'ai voyage avec un Allemand qui parlait bien russe et a essaye de passer le Kyzyl Art en venant de Osh sans permis en disant qu'il le ferait a Khorog. Il a parlemente des heures et finit par coucher avec les soldats au poste frontiere mais y'a pas eu moyen (en gros parce que le soldat devait tamponner son visa et s'il se faisait recontroler, c'etait facile de prouver qu'il les avait corrompu au poste frontiere). Donc il s'est fait ejecte et a retenter le coup a Khorog. Il est arrive en Avion, et la reception a ete plutot froide : " tu remontes dans l'avion et tu repars a Douchambe tout de suite, personne ne rentre dans le GBAO sans le permis". Mais la c'etait plus de l'emphume, et au bout de 10 minutes ils l'ont laisse passer sans payer a condition qu'il file a l'OVIR de Khorog le faire. Arrive a l'OVIR, il l'a obtenu en 1/2 heures et une "gratification" de 50 USD. C'est risque mais si vraiment vous avez pas pu le faire avant, ca se tente... Voyager sans ce papelar par contre, je le recommanderai pas. C'est le premier, voir le seul truc qu'ils regardent au checkpoints. Et comme y'a pas mal de checkpoint, et des mans du KGB qui surgissent de nulle part de temps en temps, si vous devez payer et parlementer a chaque fois, il est vite amorti le permis ! Sans parler du risque de devoir rebrousser chemin.
Quand on a ces trucs la en regle, aucun souci, aucune tentative de rien du tout a aucun checkpoint. Juste un inspecteur du KGB un peu lourd dans la vallee du Chokh Dara, mais ne pas parler russe et ne faire aucun effort + montrer qu'on a le temps la decourage vite. OVIR pas OVIR ? Je dirais si vous n'allez pas au Pamir, pas OVIR. J'ai fait le mien a Khojand, c'est un peu chiant parce qu'on peut pas payer cash l'ovir mais faut aller chercher 2 cheques dans une banque puis aller les donner a l'ovir qui tamponne le passeport ensuite. C'est moins cher a Khojand 15USD. Si vous faites votre permis GBAO a l'arrache a Khorog, vous n'aurez pas le choix du coup. Sinon je ne sais pas si c'est indispensable, toujours la meme chose, ca doit passer mais si on tombe sur un chieur ca lui donne un pretexte pour demander une "amende". Par contre s'enregistrer a l'OVIR a Khorog et Mourgab, meme si c'est gratuit ca ne sert a rien (pas de tampon) donc on m'a demande une fois a un checkpoint si je l'avais fait, "oui bien sur", c'est pas comme s'ils avaient un telephone pour verifier au checkpoint😛. frontieres : venant du Kirghistan, j'ai emprunte le poste Batken - Isfara. Ras sur le poste mais j'ai pas pu trouver de transport public pour la route qui contourne les enclaves donc taxi 60 USD pour 8h de route caillouteuse depuis Osh. Assez belle route. Depart depuis derriere l'hotel Alai a Osh (pres de la grande statue avant le pont sur le parking, y a des Audi qui attendent). Sinon y'a l'avion de temps en temps aussi Osh - Khojand, pas plus cher. Toujours pareil, y'en a qui tentent le passage a travers les enclaves et qui passent, d'autres qui se font jeter et se retrouvent dans la merde parce que leur visa n'est plus valide pour le KGZ. La bonne idee, c'est un visa multi entree. Apparemment, les 2 presidents Ouzbeks et KGZ discutent au sujet de ces enclaves pour que ce soit plus un probleme. Peut etre l'ete prochain...
2- Fan. J'y suis passe debut Octobre et j'ai vraiment adore. J'ai pas vu un seul touriste et il a fait beau. 2 randos : A- les lacs dans la vallee au dessus de Shing (pour y aller le bus de 11h de Penjikent depuis la petite gare routiere a 1km du bazar (mashrutka n 1) puis attente genre 3h a Shing pour la jeep qui passe et monte jusqu 'a Marguzor. Ou alors la jeep depuis Penjikent qui part a 14h mais je sais pas d'ou. Pour la bouffe faire ses courses a Penjikent, y'a pas grand chose a Shing. Pas grand interet a marcher l'AR, c'est la meme route, perso je suis faineant donc je suis monte jusqu a Marguzor en jeep ou est le 6e des 7 lacs puis je suis redescendu a pied en 2 jours en campant entre le 2e et 3e lac, y a un spot de camping. Y'a environ 20 bornes, ca peut se faire en une journee pour les presses. J'ai dormi a Marguzor, un monsieur m'a invite. On peut camper aussi sans probleme je pense. J'ai beaucoup aime ces 7 lacs, bleus noirs encaisses entre les montagnes de la vallee, c'est tres differents de ceux d'Artush. Pas besoin de carte, impossible de se paumer, suivre la piste de 4x4.
B- Les lacs au dessus d'Artush. Depuis Penjikent gare routiere, y'a des marhrutka reguliers jusqu'au mausolee qui est a 7km d'Artush. Pour direct Artush cf le post de Cupda. A Artush, y a un monsieur qui s'appelle Hazrat qui heberge dans sa maison (tres sympa, bouffe trop bonne) pres de la mosquee. Pour la rando, je marche pas tres vite, y'a 2h jusqu'a l'Alpager puis 3h jusqu'au premier lac. Ca monte severe apres l'Alpager et dans les eboulis (casse gueule pour la descente). En haut j'avais les lacs pour moi tout seul, tres beau. J'y ai campe. Il faisait bon la journee, mais la nuit gla gla pour le camping, environ -2C mais il y a un petit lac avec plein de bois mort pour faire un feu et se rechauffer. Prevoir de redormir a Artush a moins de redescendre vraiment tres tot parce que pas trop de transport l'aprem depuis Artush (et pour la lumiere c'est bien de voir les lacs le matin aussi). Apparemment l'ete y'a des touristes, pas fin Sept/debut Oct en tout cas. A Penjikent, le resto dans l'angle du Sogdian hotel est bon.
3- Pamir. Donc j'y etais 2 semaines du 6 au 21 Octobre.
A- L'avion Dushambe - Korhog. Effectivement un beau bordel en apparence car personne ne semble vendre de billets, personne ne sait rien.... C'etait pas l'ete donc pas de probleme de dispo comme l'ete je crois. Petit avion de 20 places. J'ai fini par trouver qqun qui a pris la peine de m'expliquer comment ca marche vraiment. Les billets sont vendus par Tajikistan Airlines, au 1er etage de l'aeroport, seulement une fois que l'avion est revenu de Khorog. Donc pas la peine de se pointer le matin pour acheter un billet, au mieux debut d'aprem sauf quand l'avion est retarde. Les gens ne savent pas parce qu'en fait ils ne decident qu'au tout dernier moment si l'avion decolle mais ils ne l'annulent pas sauf quand ils savent qu'il ne pourra arriver avant la nuit. Tout ca parce que le temps change super vite en montagne. Par exemple pour mon vol, a 8h en theorie, on est monte dans le coucou a 9h, pres a decoler, et ...... finalement "non, attendez, des nuages a Khorog reprenez vos baggages, on vous dira a 11h". J'y croyais plus du tout. Et a 11h "si, finalement vous decolerez a 12h", et ca l'a fait. C'etait 200 somonis. On peut acheter le billet tant que l'avion est encore la, meme 5 minutes avant comme je l'ai fait. Evitez d'acheter des billets en avances a des Aviakassa de l'aeroport. On m'a vendu un billet a 250 somonis pour une compagnie qui n'existait pas. Le lendemain, ils m'ont dit que l'avion ne decollerait pas a cause du mauvais temps.... Mais bon quand j'ai demande ils m'ont rembourse sans probleme, petite tentative d'arnaque sans ambition je pense. Le vol est vraiment sympa a condition de ne pas avoir peur de l'avion (c'est pas le vol lui meme qui fait peur mais l'etat de l'avion et comment il est charge).
B- J'ai fait Khorog - Mourgab par la vallee de Wakhan, puis retour a Khorog par la vallee de Bartang (avec un crochet par Karakul), puis un bout de la vallee de Chokh Dara puis Khorog - Mourgab par la route du Pamir.
Bon je sais pas trop en ete, visiblement a lire Cupda c'est different en terme de transport, parce que moi, j'ai vraiment pas vu grand monde. J'ai tente les 2, tranports public + stop et charteriser une jeep, donc voila ce que j'en retire. La frontiere chinoise etait ouverte mais ca change pas grand chose si ce n'est qq camions sur la grande route et des chauffeurs de jeep en moins a Mourgab. C'est sur que la jeep c'est mieux pour les photos, plus souple, et on maitrise un peu mieux son destin. Et faut pouvoir partager les frais avec d'autres touristes parce que ca raque. Mais on rencontre moins de gens. Khorog - Mourgab par la vallee de Wakhan. Je l'ai fait en jeep sur 4 jours = 220 USD. Tres beau, on voit les montagnes Afghanes tout le long. Y'a des beaux forts sur la route etc... 1er nuit pres du fort (eviter de dormir au sanatorium, le directeur est complete fele, il m'a demande un certificat pour la Syphilis !🤪, voulu me faire payer pour prendre des photos, bref pas trop clair dans sa tete le man😕. Heureusement y'a un monsieur, premiere maison en revenant du sanatorium qui a l'habitude de recueillir les touristes qui fuient le sanatorium, tres gentil. Jusqu'a Ishkachim, transport public de Khorog ok. Ensuite jusqu'a Langar, pas croise plus de 3 voitures/camions. Apres pour rejoindre la grande route par le poste avant Alichur, je peux vous dire precisement qu'il y a 7 personnes (et non pas vehicules qui sont passes la semaine ou je suis passe), c'etait ecrit sur le registre des soldats. En clair, si vous avez pas votre voiture, c'est retour sur Khorog. Mourgab - Khorog par la vallee de Bartang en 3 jours, en jeep = 300 USD. 1er jour jusqu a Karakul, 2e jusqu a Gudara et 3e retour a Khorog. Visiblement c'est assez inedit le 2e jour mais je peux vous dire que c'est completemnt extraordinaire. Perso, c'est ce que j'ai prefere aux Pamirs. La route est tres peu frequente, souvent bloquee (quand on est passe elle venait d'etre reouverte il y a 2 jours), et surtout y'a pas vraiment de route en fait, donc les chauffeurs veulent pas y aller parce que ca detruit les jeeps, et la plupart n'ont jamais fait cet itineraire. On passe un col, sur une route qui donne des frissons avec vue sur une sorte de mer de sable gris prise entre les montagnes, tout ca avec des arbres aux couleurs d'automne. La fin de la vallee (ou le debut en venant de Khorog) est moins joli, mais il y a des villages. Voila donc, pas de transports public sur cette route. Faut trouver un chauffeur motive a Murgab (ils ont jamais pris la route en general, mais ils savent qu'elle est degeu). Pour pas se perdre, l'idee c'est de trouver qqun a Mourgab qui a de la famille dans la vallee et comme ca pourra les visiter gratos sans faire tout le tour par Khorog (ca c'est pas dur a trouver😏). Mourgab - Khorog par la route du Pamir. Y'a une voiture par jour (pas 4x4) qui part a environ 200 metres du bazar sur la rue principale en allant vers l'universite. 50 somonis une place. 8 heures. Khorog - vallee de Chokh Dara. Je voulais aller jusqu'a Javchanguz en transport public. Jusqu'a Rotshqala pas de souci. Y'a du passage et puis il y a un bus ou Marshrutka qui part entre 11h et 13h de Korhog pour un village qui est a 20 km de Rotsqala. Mais il part de l'arriere du bazar (prendre le pont derriere les voitures au Bazar) et marcher 100 metres puis sur la droite. Le probleme c'est apres. On est sur le rythme de 1 ou 2 bus par semaine, 1 ou 2 camions par jour. Donc des heures a attendre et regarder les anes passer, et il fait froid. J'ai reussi a aller 20 bornes plus loin que le village de Sejd mais pas plus loin. Pour redescendre, un camion a moutons m'a pris, c'etait marrant mais il faisait froid aussi. A 6h30 le matin le bus part de Rotshqala sur Khorog.
Murgab - Sary Moghool. Y'a pas une voiture chaque jour qui part de Murgab pour Osh. Tous les 2/3 jours plutot. Mais y'a des camions qui font Murgab - Sary Moghool environ 2 fois par semaine. J'ai attendu une journee et pris cette option la, les camions repartent vident parce le Tajikistan n'exporte rien donc ils sont content d'avoir des gens pour payer un peu d'essence. Ils reviennent avec du charbon, je vous dis ca parce que j'ai fais l'erreur de foutre mon sac dans la remorque et que mon sac s'en rappelle encore.... Bref ils partent vers 4/5 h du mat donc il faut trouver le chauffeur la veille pour se mettre d'accord. Ca peut etre long, pas a cause des postes frontieres car les chauffeurs sont trop potes avec les soldats qu'ils transportent de temps en temps, mais parce qu'ils peuvent trouver des trucs a transporter (nous on a pris 5 yaks a la frontiere KGZ), de l'essence pas chere... C'est beau comme route aussi, et de Sary Tach a Sary Moghool aussi.
Pour charteriser les jeeps, faut pas faire n'importe quoi. Premiere chose eviter Acted et autres MDSDP qui sont super chers et qui ne font que la meme chose que vous cad aller aux bazars trouver les chauffeurs et negocier. Deja choisir une jeep Uaz (les grosses vertes, c'est les plus costauds et facile a reparer). On a cartonne une Lada Niva, je confirme, les jeep Uaz c'est du beton arme roulant. Ensuite verifier les pneus et celui de secours parce que y'a pas de raison pour que vous ne creviez pas. L'etat general du vehicule (evitez les pares brises petes c'est frustrant quand on mate le paysage). Ensuite 2/3 trucs a mettre au clair avec le chauffeur : c'est une "excursi", cad le but est pas de rejoindre le plus vite l'autre village mais de s'arreter tout le temps pour prendre des photos, marcher jusqu'a un fort etc... Lui dire clairement en combien de temps vous voulez faire le trajet. Le temps ils s'en foutent en general, ca vous coutera pas plus cher. L'etat de la route et l'essence, y'a que ca qui leur fait peur. Convenir avant d'un tarif au km pour les extras que vous deciderez au dernier moment pour aller voir un lac ici, un site zoroastrien la.... Payer que la moitie le 1er jour (ou le prix de l'essence et verifier qu'il mette toute l'essence qu'il a besoin pour tout le trajet (parce qu'apres il en trouvera plus ou + cher et ca le mettra de mauvaise humeur). L'essence est cher dans le pamir environ 1USD le litre. Vous allez surement prendre des gens en stop (enfin j'espere🙂). Chacun fait ce qu'il veut mais moi je voulais pas qu'il paye or les gens y sont habitues, et forcement le chauffeur disait pas non, voir cherchait des gens dans les villages pour les emmener. Donc faut que ce soit clair aussi, vous avez deja paye pour la voiture, si des gens montent, c'est a vous de decider s'ils paient ou pas et qui.
Tout ca peut paraitre un peu infantilisant mais c'est pas forcement inutile parce que la plupart des chauffeurs n'ont fait les routes completes qu'une fois dans leur vie ou jamais par les itineraires sur lesquels vous les emmenerez. Ensuite ils y a ceux qui reflechissent et plannifient un peu, et les autres ....qui foncent tetes baisses. Et sur certaine partie du parcours, genre entre Langar et Alichur ou Gudura et Muzkol, s'il arrive qqchose, c'est vite dangereux parce qu'il n'y a absolument personne et les premiers villages sont loins.
Voila, pour finir sur des generalites, a cette epoque il fait assez froid, surtout le soir et en allant vers Murgab. Mais vous avez les couleurs d'Automne dans les vallees ou il y a des arbres. Pas vu l'eau courante nulle part. L'electricite dans la vallee de Chokh Dara, a Khorog, et a Mourgab le soir un jour sur 3. Dans les autres vallees, c'etait "en travaux", mais les gens comptaient pas trop dessus visiblement. Plus vous allez vers Mourgab, moins y'a de ravitaillement et y'a plus grand chose qui pousse. Donc stocker des fruits et autres trucs pour offrir aux gens qui vivent aux fonds des vallees (genre a Gudara ils ne mangent que du mouton, des patates et des oignons, rien d'autre ne pousse) et aux soldats des checkpoints, ca fait vraiment plaisir aux gens. Cote hebergement, jamais aucun souci, vous pouvez quasimment vous arretez n'importe ou et quelqu'un vous invitera. Ce qui est top et en plus offre une vraie souplesse pour se ballader dans la region vu les conditions de transports. Tous les pass etaient ouverts en cette saison, peu de neige. Kyzyl Art est ouvert toute l'annee, ainsi que le pass sur la route du Pamir je crois.
C'est vraiment un pays extraordinaire, un accueil inoui, certes un peu rude a voyager mais disons que ca le reserve a ceux qui le merite vraiment 😉 Si vous avez besoin d'autres infos, n'hesitez pas.
1- GBAO - frontieres Je l'ai commande par internet a la 2e agence dont Cupda a cite l'adresse mail, c'est TJS. Le contact c'est Valisher Ashurov si moi memoire est bonne. Tres fiable, on envoie le scan du passeport et du visa Taj, 40 USD par western union (+ les frais de WU) et 2 semaines max apres c'etait pret a aller chercher dans leur agence a Douchambe et il l'envoie par Scan. Y'avait toutes les regions. Ca c'est si vous avez plannifie un peu.
Ensuite y'a les autres methodes mais c'est plus aleatoire. J'ai voyage avec un Allemand qui parlait bien russe et a essaye de passer le Kyzyl Art en venant de Osh sans permis en disant qu'il le ferait a Khorog. Il a parlemente des heures et finit par coucher avec les soldats au poste frontiere mais y'a pas eu moyen (en gros parce que le soldat devait tamponner son visa et s'il se faisait recontroler, c'etait facile de prouver qu'il les avait corrompu au poste frontiere). Donc il s'est fait ejecte et a retenter le coup a Khorog. Il est arrive en Avion, et la reception a ete plutot froide : " tu remontes dans l'avion et tu repars a Douchambe tout de suite, personne ne rentre dans le GBAO sans le permis". Mais la c'etait plus de l'emphume, et au bout de 10 minutes ils l'ont laisse passer sans payer a condition qu'il file a l'OVIR de Khorog le faire. Arrive a l'OVIR, il l'a obtenu en 1/2 heures et une "gratification" de 50 USD. C'est risque mais si vraiment vous avez pas pu le faire avant, ca se tente... Voyager sans ce papelar par contre, je le recommanderai pas. C'est le premier, voir le seul truc qu'ils regardent au checkpoints. Et comme y'a pas mal de checkpoint, et des mans du KGB qui surgissent de nulle part de temps en temps, si vous devez payer et parlementer a chaque fois, il est vite amorti le permis ! Sans parler du risque de devoir rebrousser chemin.
Quand on a ces trucs la en regle, aucun souci, aucune tentative de rien du tout a aucun checkpoint. Juste un inspecteur du KGB un peu lourd dans la vallee du Chokh Dara, mais ne pas parler russe et ne faire aucun effort + montrer qu'on a le temps la decourage vite. OVIR pas OVIR ? Je dirais si vous n'allez pas au Pamir, pas OVIR. J'ai fait le mien a Khojand, c'est un peu chiant parce qu'on peut pas payer cash l'ovir mais faut aller chercher 2 cheques dans une banque puis aller les donner a l'ovir qui tamponne le passeport ensuite. C'est moins cher a Khojand 15USD. Si vous faites votre permis GBAO a l'arrache a Khorog, vous n'aurez pas le choix du coup. Sinon je ne sais pas si c'est indispensable, toujours la meme chose, ca doit passer mais si on tombe sur un chieur ca lui donne un pretexte pour demander une "amende". Par contre s'enregistrer a l'OVIR a Khorog et Mourgab, meme si c'est gratuit ca ne sert a rien (pas de tampon) donc on m'a demande une fois a un checkpoint si je l'avais fait, "oui bien sur", c'est pas comme s'ils avaient un telephone pour verifier au checkpoint😛. frontieres : venant du Kirghistan, j'ai emprunte le poste Batken - Isfara. Ras sur le poste mais j'ai pas pu trouver de transport public pour la route qui contourne les enclaves donc taxi 60 USD pour 8h de route caillouteuse depuis Osh. Assez belle route. Depart depuis derriere l'hotel Alai a Osh (pres de la grande statue avant le pont sur le parking, y a des Audi qui attendent). Sinon y'a l'avion de temps en temps aussi Osh - Khojand, pas plus cher. Toujours pareil, y'en a qui tentent le passage a travers les enclaves et qui passent, d'autres qui se font jeter et se retrouvent dans la merde parce que leur visa n'est plus valide pour le KGZ. La bonne idee, c'est un visa multi entree. Apparemment, les 2 presidents Ouzbeks et KGZ discutent au sujet de ces enclaves pour que ce soit plus un probleme. Peut etre l'ete prochain...
2- Fan. J'y suis passe debut Octobre et j'ai vraiment adore. J'ai pas vu un seul touriste et il a fait beau. 2 randos : A- les lacs dans la vallee au dessus de Shing (pour y aller le bus de 11h de Penjikent depuis la petite gare routiere a 1km du bazar (mashrutka n 1) puis attente genre 3h a Shing pour la jeep qui passe et monte jusqu 'a Marguzor. Ou alors la jeep depuis Penjikent qui part a 14h mais je sais pas d'ou. Pour la bouffe faire ses courses a Penjikent, y'a pas grand chose a Shing. Pas grand interet a marcher l'AR, c'est la meme route, perso je suis faineant donc je suis monte jusqu a Marguzor en jeep ou est le 6e des 7 lacs puis je suis redescendu a pied en 2 jours en campant entre le 2e et 3e lac, y a un spot de camping. Y'a environ 20 bornes, ca peut se faire en une journee pour les presses. J'ai dormi a Marguzor, un monsieur m'a invite. On peut camper aussi sans probleme je pense. J'ai beaucoup aime ces 7 lacs, bleus noirs encaisses entre les montagnes de la vallee, c'est tres differents de ceux d'Artush. Pas besoin de carte, impossible de se paumer, suivre la piste de 4x4.
B- Les lacs au dessus d'Artush. Depuis Penjikent gare routiere, y'a des marhrutka reguliers jusqu'au mausolee qui est a 7km d'Artush. Pour direct Artush cf le post de Cupda. A Artush, y a un monsieur qui s'appelle Hazrat qui heberge dans sa maison (tres sympa, bouffe trop bonne) pres de la mosquee. Pour la rando, je marche pas tres vite, y'a 2h jusqu'a l'Alpager puis 3h jusqu'au premier lac. Ca monte severe apres l'Alpager et dans les eboulis (casse gueule pour la descente). En haut j'avais les lacs pour moi tout seul, tres beau. J'y ai campe. Il faisait bon la journee, mais la nuit gla gla pour le camping, environ -2C mais il y a un petit lac avec plein de bois mort pour faire un feu et se rechauffer. Prevoir de redormir a Artush a moins de redescendre vraiment tres tot parce que pas trop de transport l'aprem depuis Artush (et pour la lumiere c'est bien de voir les lacs le matin aussi). Apparemment l'ete y'a des touristes, pas fin Sept/debut Oct en tout cas. A Penjikent, le resto dans l'angle du Sogdian hotel est bon.
3- Pamir. Donc j'y etais 2 semaines du 6 au 21 Octobre.
A- L'avion Dushambe - Korhog. Effectivement un beau bordel en apparence car personne ne semble vendre de billets, personne ne sait rien.... C'etait pas l'ete donc pas de probleme de dispo comme l'ete je crois. Petit avion de 20 places. J'ai fini par trouver qqun qui a pris la peine de m'expliquer comment ca marche vraiment. Les billets sont vendus par Tajikistan Airlines, au 1er etage de l'aeroport, seulement une fois que l'avion est revenu de Khorog. Donc pas la peine de se pointer le matin pour acheter un billet, au mieux debut d'aprem sauf quand l'avion est retarde. Les gens ne savent pas parce qu'en fait ils ne decident qu'au tout dernier moment si l'avion decolle mais ils ne l'annulent pas sauf quand ils savent qu'il ne pourra arriver avant la nuit. Tout ca parce que le temps change super vite en montagne. Par exemple pour mon vol, a 8h en theorie, on est monte dans le coucou a 9h, pres a decoler, et ...... finalement "non, attendez, des nuages a Khorog reprenez vos baggages, on vous dira a 11h". J'y croyais plus du tout. Et a 11h "si, finalement vous decolerez a 12h", et ca l'a fait. C'etait 200 somonis. On peut acheter le billet tant que l'avion est encore la, meme 5 minutes avant comme je l'ai fait. Evitez d'acheter des billets en avances a des Aviakassa de l'aeroport. On m'a vendu un billet a 250 somonis pour une compagnie qui n'existait pas. Le lendemain, ils m'ont dit que l'avion ne decollerait pas a cause du mauvais temps.... Mais bon quand j'ai demande ils m'ont rembourse sans probleme, petite tentative d'arnaque sans ambition je pense. Le vol est vraiment sympa a condition de ne pas avoir peur de l'avion (c'est pas le vol lui meme qui fait peur mais l'etat de l'avion et comment il est charge).
B- J'ai fait Khorog - Mourgab par la vallee de Wakhan, puis retour a Khorog par la vallee de Bartang (avec un crochet par Karakul), puis un bout de la vallee de Chokh Dara puis Khorog - Mourgab par la route du Pamir.
Bon je sais pas trop en ete, visiblement a lire Cupda c'est different en terme de transport, parce que moi, j'ai vraiment pas vu grand monde. J'ai tente les 2, tranports public + stop et charteriser une jeep, donc voila ce que j'en retire. La frontiere chinoise etait ouverte mais ca change pas grand chose si ce n'est qq camions sur la grande route et des chauffeurs de jeep en moins a Mourgab. C'est sur que la jeep c'est mieux pour les photos, plus souple, et on maitrise un peu mieux son destin. Et faut pouvoir partager les frais avec d'autres touristes parce que ca raque. Mais on rencontre moins de gens. Khorog - Mourgab par la vallee de Wakhan. Je l'ai fait en jeep sur 4 jours = 220 USD. Tres beau, on voit les montagnes Afghanes tout le long. Y'a des beaux forts sur la route etc... 1er nuit pres du fort (eviter de dormir au sanatorium, le directeur est complete fele, il m'a demande un certificat pour la Syphilis !🤪, voulu me faire payer pour prendre des photos, bref pas trop clair dans sa tete le man😕. Heureusement y'a un monsieur, premiere maison en revenant du sanatorium qui a l'habitude de recueillir les touristes qui fuient le sanatorium, tres gentil. Jusqu'a Ishkachim, transport public de Khorog ok. Ensuite jusqu'a Langar, pas croise plus de 3 voitures/camions. Apres pour rejoindre la grande route par le poste avant Alichur, je peux vous dire precisement qu'il y a 7 personnes (et non pas vehicules qui sont passes la semaine ou je suis passe), c'etait ecrit sur le registre des soldats. En clair, si vous avez pas votre voiture, c'est retour sur Khorog. Mourgab - Khorog par la vallee de Bartang en 3 jours, en jeep = 300 USD. 1er jour jusqu a Karakul, 2e jusqu a Gudara et 3e retour a Khorog. Visiblement c'est assez inedit le 2e jour mais je peux vous dire que c'est completemnt extraordinaire. Perso, c'est ce que j'ai prefere aux Pamirs. La route est tres peu frequente, souvent bloquee (quand on est passe elle venait d'etre reouverte il y a 2 jours), et surtout y'a pas vraiment de route en fait, donc les chauffeurs veulent pas y aller parce que ca detruit les jeeps, et la plupart n'ont jamais fait cet itineraire. On passe un col, sur une route qui donne des frissons avec vue sur une sorte de mer de sable gris prise entre les montagnes, tout ca avec des arbres aux couleurs d'automne. La fin de la vallee (ou le debut en venant de Khorog) est moins joli, mais il y a des villages. Voila donc, pas de transports public sur cette route. Faut trouver un chauffeur motive a Murgab (ils ont jamais pris la route en general, mais ils savent qu'elle est degeu). Pour pas se perdre, l'idee c'est de trouver qqun a Mourgab qui a de la famille dans la vallee et comme ca pourra les visiter gratos sans faire tout le tour par Khorog (ca c'est pas dur a trouver😏). Mourgab - Khorog par la route du Pamir. Y'a une voiture par jour (pas 4x4) qui part a environ 200 metres du bazar sur la rue principale en allant vers l'universite. 50 somonis une place. 8 heures. Khorog - vallee de Chokh Dara. Je voulais aller jusqu'a Javchanguz en transport public. Jusqu'a Rotshqala pas de souci. Y'a du passage et puis il y a un bus ou Marshrutka qui part entre 11h et 13h de Korhog pour un village qui est a 20 km de Rotsqala. Mais il part de l'arriere du bazar (prendre le pont derriere les voitures au Bazar) et marcher 100 metres puis sur la droite. Le probleme c'est apres. On est sur le rythme de 1 ou 2 bus par semaine, 1 ou 2 camions par jour. Donc des heures a attendre et regarder les anes passer, et il fait froid. J'ai reussi a aller 20 bornes plus loin que le village de Sejd mais pas plus loin. Pour redescendre, un camion a moutons m'a pris, c'etait marrant mais il faisait froid aussi. A 6h30 le matin le bus part de Rotshqala sur Khorog.
Murgab - Sary Moghool. Y'a pas une voiture chaque jour qui part de Murgab pour Osh. Tous les 2/3 jours plutot. Mais y'a des camions qui font Murgab - Sary Moghool environ 2 fois par semaine. J'ai attendu une journee et pris cette option la, les camions repartent vident parce le Tajikistan n'exporte rien donc ils sont content d'avoir des gens pour payer un peu d'essence. Ils reviennent avec du charbon, je vous dis ca parce que j'ai fais l'erreur de foutre mon sac dans la remorque et que mon sac s'en rappelle encore.... Bref ils partent vers 4/5 h du mat donc il faut trouver le chauffeur la veille pour se mettre d'accord. Ca peut etre long, pas a cause des postes frontieres car les chauffeurs sont trop potes avec les soldats qu'ils transportent de temps en temps, mais parce qu'ils peuvent trouver des trucs a transporter (nous on a pris 5 yaks a la frontiere KGZ), de l'essence pas chere... C'est beau comme route aussi, et de Sary Tach a Sary Moghool aussi.
Pour charteriser les jeeps, faut pas faire n'importe quoi. Premiere chose eviter Acted et autres MDSDP qui sont super chers et qui ne font que la meme chose que vous cad aller aux bazars trouver les chauffeurs et negocier. Deja choisir une jeep Uaz (les grosses vertes, c'est les plus costauds et facile a reparer). On a cartonne une Lada Niva, je confirme, les jeep Uaz c'est du beton arme roulant. Ensuite verifier les pneus et celui de secours parce que y'a pas de raison pour que vous ne creviez pas. L'etat general du vehicule (evitez les pares brises petes c'est frustrant quand on mate le paysage). Ensuite 2/3 trucs a mettre au clair avec le chauffeur : c'est une "excursi", cad le but est pas de rejoindre le plus vite l'autre village mais de s'arreter tout le temps pour prendre des photos, marcher jusqu'a un fort etc... Lui dire clairement en combien de temps vous voulez faire le trajet. Le temps ils s'en foutent en general, ca vous coutera pas plus cher. L'etat de la route et l'essence, y'a que ca qui leur fait peur. Convenir avant d'un tarif au km pour les extras que vous deciderez au dernier moment pour aller voir un lac ici, un site zoroastrien la.... Payer que la moitie le 1er jour (ou le prix de l'essence et verifier qu'il mette toute l'essence qu'il a besoin pour tout le trajet (parce qu'apres il en trouvera plus ou + cher et ca le mettra de mauvaise humeur). L'essence est cher dans le pamir environ 1USD le litre. Vous allez surement prendre des gens en stop (enfin j'espere🙂). Chacun fait ce qu'il veut mais moi je voulais pas qu'il paye or les gens y sont habitues, et forcement le chauffeur disait pas non, voir cherchait des gens dans les villages pour les emmener. Donc faut que ce soit clair aussi, vous avez deja paye pour la voiture, si des gens montent, c'est a vous de decider s'ils paient ou pas et qui.
Tout ca peut paraitre un peu infantilisant mais c'est pas forcement inutile parce que la plupart des chauffeurs n'ont fait les routes completes qu'une fois dans leur vie ou jamais par les itineraires sur lesquels vous les emmenerez. Ensuite ils y a ceux qui reflechissent et plannifient un peu, et les autres ....qui foncent tetes baisses. Et sur certaine partie du parcours, genre entre Langar et Alichur ou Gudura et Muzkol, s'il arrive qqchose, c'est vite dangereux parce qu'il n'y a absolument personne et les premiers villages sont loins.
Voila, pour finir sur des generalites, a cette epoque il fait assez froid, surtout le soir et en allant vers Murgab. Mais vous avez les couleurs d'Automne dans les vallees ou il y a des arbres. Pas vu l'eau courante nulle part. L'electricite dans la vallee de Chokh Dara, a Khorog, et a Mourgab le soir un jour sur 3. Dans les autres vallees, c'etait "en travaux", mais les gens comptaient pas trop dessus visiblement. Plus vous allez vers Mourgab, moins y'a de ravitaillement et y'a plus grand chose qui pousse. Donc stocker des fruits et autres trucs pour offrir aux gens qui vivent aux fonds des vallees (genre a Gudara ils ne mangent que du mouton, des patates et des oignons, rien d'autre ne pousse) et aux soldats des checkpoints, ca fait vraiment plaisir aux gens. Cote hebergement, jamais aucun souci, vous pouvez quasimment vous arretez n'importe ou et quelqu'un vous invitera. Ce qui est top et en plus offre une vraie souplesse pour se ballader dans la region vu les conditions de transports. Tous les pass etaient ouverts en cette saison, peu de neige. Kyzyl Art est ouvert toute l'annee, ainsi que le pass sur la route du Pamir je crois.
C'est vraiment un pays extraordinaire, un accueil inoui, certes un peu rude a voyager mais disons que ca le reserve a ceux qui le merite vraiment 😉 Si vous avez besoin d'autres infos, n'hesitez pas.
Bonjour,
Nous partons à deux, d'ici quelques jours, pour 2-3 semaines de trek dans les fann mountains. On pense partir seuls, sans agence, et on souhaiterait louer -éventuellement acheter puis revendre- un âne pour faire une grande boucle à travers Iskanderkul, alaudin et Marguzor.
Est-ce que quelqu'un sait où peut-on le plus facilement trouver ce type de compagnon de route? On pensait à la base partir d'Artuch mais le lieu de départ n'a que peu d'importance (on atterrit à Dushanbe et après le trek on continue sur Samarcande).
Par ailleurs, pour faire le tour, il faudrait certainement passer par le Kaznok pass. Est-ce qu'on le passe facilement à cette période de l'année (neige)? et avec un âne en plus?
Merci d'avance de vos réponses! 😉
Par ailleurs, pour faire le tour, il faudrait certainement passer par le Kaznok pass. Est-ce qu'on le passe facilement à cette période de l'année (neige)? et avec un âne en plus?
Merci d'avance de vos réponses! 😉
Nous comptons aller faire un trek de 2 semaines au début Aout 2008...Nous commençons nos recherches..Connaissez-vous une agence locale???? Des petits trucs à savoir absolument....
Le peu de renseignements que nous avons eu étaient que les autochtones prennent les touristes pour de porte-monnaies à pates, mais que les paysages sont magnifiques...
Un grand merci à ceux qui nous donnerons qqs renseignements...
Cathy..😉
Bonjour à tous,
J'envisage de partir marcher seul et en autonomie complète en Ouzbekistan/Tadjiksitan. J'ai repéré un trek organisé par TERDAV sur les contreforst du Pamir qui me semble super et qui correspond assez bien à ce que je recherche sauf qu'il faut partir en groupe et que je veux marcher seul....c'est là où ça se complique: y a t il des cartes détaillées sur la région ? des points GPS ? Les infos semblent très limitées et je ne sais pas trop où trouver des infos sans passer par une agence.
NB: je suis prêt à payer les infos et ma volonté de marcher seul ne correspond pas à un soucis d'économie mais plus à un goût.
Enfin, pour ceux qui sont allés dans le coin: comment peut on communiquer avec les locaux ? existe t il des guides de conversations ? certains parlent ils anglais ?
Je suis preneur de toutes infos sur le secteur.
Merci par avance.
Thomas
J'envisage de partir marcher seul et en autonomie complète en Ouzbekistan/Tadjiksitan. J'ai repéré un trek organisé par TERDAV sur les contreforst du Pamir qui me semble super et qui correspond assez bien à ce que je recherche sauf qu'il faut partir en groupe et que je veux marcher seul....c'est là où ça se complique: y a t il des cartes détaillées sur la région ? des points GPS ? Les infos semblent très limitées et je ne sais pas trop où trouver des infos sans passer par une agence.
NB: je suis prêt à payer les infos et ma volonté de marcher seul ne correspond pas à un soucis d'économie mais plus à un goût.
Enfin, pour ceux qui sont allés dans le coin: comment peut on communiquer avec les locaux ? existe t il des guides de conversations ? certains parlent ils anglais ?
Je suis preneur de toutes infos sur le secteur.
Merci par avance.
Thomas

La 17ième Soirée Trek à Lyon aura lieu le mercredi 7 mai 2014.
Jean-Roch nous présentera Le Kirghizistan
Les rencontres les Soirées Trek sont un rendez-vous pour se retrouver entre marcheurs et futur-marcheurs autour d'un verre, d'un repas. Randonneurs, trekkeurs, mul ou mulet, que ce soit en solo, en groupe ou par agence, tous les marcheurs sont les bienvenus pour venir partager leurs expériences, découvrir de nouvelles destinations, échanger des informations, trouver des équipiers... Ou tout simplement passer une bonne soirée.
Ce rendez-vous mensuel, animé par des amoureux de la marche, vous est proposé gratuitement. Néanmoins, nous vous demandons la consommation d'un menu (12,50€ ou 15€) au restaurant qui nous accueille.
Les Soirées Trek ont lieu à partir de 19h30 au bar-restaurant :
Monplaisir Côté Cour
64 Avenue des Frères Lumières Lyon 8ème
(voir le plan)
Les inscriptions sont ouvertes
A bientôt,
les Soirées Trek
www.lessoireestrek.org
Rencontre limitée à 15 personnes. Merci à ceux qui ne pourraient plus venir une fois inscrit de prévenir afin de libérer votre place. Si vous souhaitez faire partager l'un de vos treks à une prochaine soirée, n'hésitez pas à nous contacter en privé.
J'envisage un trek de 15 jours dans les Monts Fanskye et je suis à la recherche d'une agence locale sérieuse et si possible francophone. Qui pourrait me fournir ce tuyau?
Brigitte
Bonjour à tous
Ma recherche de vols pour aller au kirghiz et/ou tadjik faire du vélo cet été me propose plusieurs alternatives: En fonction de ce que vous connaissez de cette contrée qu'elle vous semble être la meilleure option? On restera 4/5 semaines, au départ on voulait faire paris>Dushanbe (vol) Dushanbe>Osh à vélo, puis continuer un peu à vélo et rattraper un taxi collectif pour rejoindre Bishkek>Paris (vol). Mais la M41, ça a l'air beau mais rude...., et le vol simple paris>dushanbe pas donné.
Les possibilités: 1) Paris > Dushanbe A/R, oui mais quelle boucle? sachant que la route A372 par Garm risque d'être fermée...(des infos?) 2) Paris > Bishkek A/R, plus classique, 3) Paris > Bishkek / Osh > Paris (avec un break à Istanbul comme sas de décompression) 4) Paris > Osh (avec break possible à Istanbul) / Bikshek > Paris, + cher dans ce sens.
Merci 1000 fois!!
Ma recherche de vols pour aller au kirghiz et/ou tadjik faire du vélo cet été me propose plusieurs alternatives: En fonction de ce que vous connaissez de cette contrée qu'elle vous semble être la meilleure option? On restera 4/5 semaines, au départ on voulait faire paris>Dushanbe (vol) Dushanbe>Osh à vélo, puis continuer un peu à vélo et rattraper un taxi collectif pour rejoindre Bishkek>Paris (vol). Mais la M41, ça a l'air beau mais rude...., et le vol simple paris>dushanbe pas donné.
Les possibilités: 1) Paris > Dushanbe A/R, oui mais quelle boucle? sachant que la route A372 par Garm risque d'être fermée...(des infos?) 2) Paris > Bishkek A/R, plus classique, 3) Paris > Bishkek / Osh > Paris (avec un break à Istanbul comme sas de décompression) 4) Paris > Osh (avec break possible à Istanbul) / Bikshek > Paris, + cher dans ce sens.
Merci 1000 fois!!
Bonjour, en cherchant sur les forums, je n'ai pas trouvé cette informatio:
Peut-on acheter un visa double entrée en arrivant à l'aéroport de Dushanbe?
merci de vos réponses!
merci de vos réponses!
Bonjour,
Faut-il toujours une lettre d'invitation pour otenir un visa à l'aéroport de Dushanbe?
j'ai lu des infos contradictoires, je ne sais pas comment trier le vrai du faux.
Merci
Mon circuit sera CHINE/Urumqi - KYRGYSTAN- TAJIKISTAN, puis retour sur la CHINE (résident à Hong Kong, j'ai déjà un visa Chinois)
Je pars du 15/08 au 10/10/08 I would like to spend about 2-3 weeks in the Pamirs.
FRONTIÈRES: Considérant que je devrai passer par Bishkek pour le visa Tajik, et compte tenu du pb des enregistrements OVIR:-> Quelle serait la meilleure suggestion de circuit entrée/sortie du pays? Plus précisément, au départ de Bishkek, quelle serait le chemin le plus rationnel pour entrer au Tajikistan? Fergana valley, avec transit visa Uzbek? par la région Batken, ou Karategin Valley ?
EQUIPEMENT: J'ai jeté un oeil sur Pamir.org (exc. ressource!) Toujours pas très fixé sur les circuits de trek (plus ou moins régions Khorog, Sarez Lake et Murghab). Je suis plus ou moins familier avec treks en altitude (Himalayas), et habituellement, je recherche le compromis poids/autonomie, en essayant d'utiliser les facilités locales; je voyage donc LEGER (avec ou sans tente ; pas de réchaud)> J'aimerais avoir quelques avis sur le "logement" dans les Pamirs et l'éventuelle nécessité d'avoir sa tente et/ou guide. J'ai toujours marché seul au Ladakh/Népal, mais là-bas on peut la plupart du temps compter un logement (village, refuge, cabane de bergers ou tente nomades). Je ne sais pas ce qu'il en est des Pamirs.
TAJIKISTAN/FORMALITÉS: OVIR: Toujours un peu de confusion avec ça (beaucoup d'infos contradictoires.) Si je comprends bien: a) si enregistrement OVIR fait à Dushanbe, je suis couvert pour tout on séjour, dabs toutes les régions mentionnées dans mon permis GBAO. Pas besoin de s'enregistrer à nouveau. b) si je suis enregistré auprès d'un bureau OVIR régional, je suis seulement couvert pour la région où je me suis enregistré. Par la suite, je dois à nouveau m'enregistrer dans chaque région où je passe plus de 72h, et il y a des frais à chaque fois.> Correct ou non? (dans ce cas, côté bureaucratie, enter via Dushanbe pourrait simplifier le processus. Par contre, toujousr su j'ai bien compris, l'enregistrement à Dushanb;é n'est pas si simple - et certains voyageurs signalent que l'OVIR délivré par les hotels à Dushanbe ne sont pas forcément reconnus valides!)-> Quid de l'arrivée via Sary Trash?
GBAO:-> A part Gorno-Badakhshan, faut-il demander spécialement la mention du Lac Sarez?
AUTRES: Par l'occasion, comment généralement vous arrangez-vous pour changer l'argent aux passages de frontières un peu "rocky"?
Merci pour vos feed-backs!
FRONTIÈRES: Considérant que je devrai passer par Bishkek pour le visa Tajik, et compte tenu du pb des enregistrements OVIR:-> Quelle serait la meilleure suggestion de circuit entrée/sortie du pays? Plus précisément, au départ de Bishkek, quelle serait le chemin le plus rationnel pour entrer au Tajikistan? Fergana valley, avec transit visa Uzbek? par la région Batken, ou Karategin Valley ?
EQUIPEMENT: J'ai jeté un oeil sur Pamir.org (exc. ressource!) Toujours pas très fixé sur les circuits de trek (plus ou moins régions Khorog, Sarez Lake et Murghab). Je suis plus ou moins familier avec treks en altitude (Himalayas), et habituellement, je recherche le compromis poids/autonomie, en essayant d'utiliser les facilités locales; je voyage donc LEGER (avec ou sans tente ; pas de réchaud)> J'aimerais avoir quelques avis sur le "logement" dans les Pamirs et l'éventuelle nécessité d'avoir sa tente et/ou guide. J'ai toujours marché seul au Ladakh/Népal, mais là-bas on peut la plupart du temps compter un logement (village, refuge, cabane de bergers ou tente nomades). Je ne sais pas ce qu'il en est des Pamirs.
TAJIKISTAN/FORMALITÉS: OVIR: Toujours un peu de confusion avec ça (beaucoup d'infos contradictoires.) Si je comprends bien: a) si enregistrement OVIR fait à Dushanbe, je suis couvert pour tout on séjour, dabs toutes les régions mentionnées dans mon permis GBAO. Pas besoin de s'enregistrer à nouveau. b) si je suis enregistré auprès d'un bureau OVIR régional, je suis seulement couvert pour la région où je me suis enregistré. Par la suite, je dois à nouveau m'enregistrer dans chaque région où je passe plus de 72h, et il y a des frais à chaque fois.> Correct ou non? (dans ce cas, côté bureaucratie, enter via Dushanbe pourrait simplifier le processus. Par contre, toujousr su j'ai bien compris, l'enregistrement à Dushanb;é n'est pas si simple - et certains voyageurs signalent que l'OVIR délivré par les hotels à Dushanbe ne sont pas forcément reconnus valides!)-> Quid de l'arrivée via Sary Trash?
GBAO:-> A part Gorno-Badakhshan, faut-il demander spécialement la mention du Lac Sarez?
AUTRES: Par l'occasion, comment généralement vous arrangez-vous pour changer l'argent aux passages de frontières un peu "rocky"?
Merci pour vos feed-backs!
coordonnées GPS en Kirghizistan
Bonjour à toutes et à tous!
Dans le cadre d'un futur voyage "de recherche" en Kirghizie, je suis actuellement à la recherche éventuelle des coordonnées GPS, voir même sur une simple carte tout au moins de répères précis des campements traditionnels hivernaux et estivaux des nomades kirghizes, ainsi que des voies empruntées. Merci!
Oui je sais, c'est une question un peu pointu! Mais sait on jamais, quelqu'un pourrait bien les avoir! A tout hasard...
En vous remerciant,
Cordialement, Kubilaikhan
Bonjour à toutes et à tous!
Dans le cadre d'un futur voyage "de recherche" en Kirghizie, je suis actuellement à la recherche éventuelle des coordonnées GPS, voir même sur une simple carte tout au moins de répères précis des campements traditionnels hivernaux et estivaux des nomades kirghizes, ainsi que des voies empruntées. Merci!
Oui je sais, c'est une question un peu pointu! Mais sait on jamais, quelqu'un pourrait bien les avoir! A tout hasard...
En vous remerciant,
Cordialement, Kubilaikhan
Bonjour,
Avez-vous des conseils de parcours de trek dans le Pamir au Tadjikistan ? Si oui, par quelle agence/ ou par quel autre moyen (peut-etre simplement des habitants ?) etes-vous passes et quels etaient les tarifs ?
Nous avons bien lu la discussion interessante dans la rubrique arnaques. Nous avons recu des devis de META effectivement tres eleves : pres de 350 USD/pers pour 3 j de Eli Su a Shamurat (est-ce faisable sans guide ?) pres de 300 USD/pers pour 3 j en chameau vers le Rang Kul (bon ok, c'est pas un trek !) pres de 300 USD/pers pour 2 j d'ascension du Jalang Peak et de l'Ortoboz Peak
Dans d'autres pays, plus developpes, nous n'avons jamais paye aussi cher. Leur devis est bourre de taxes et on doit payer les nuits et les repas du chauffeur meme si on marche, et que lui n'a aucune raison de rester avec nous ...
Peut-etre certains d'entre vous ont-ils pu negocier au rabais avec META ? Dans ce cas, quel a ete leur prix final ?
Merci
Avez-vous des conseils de parcours de trek dans le Pamir au Tadjikistan ? Si oui, par quelle agence/ ou par quel autre moyen (peut-etre simplement des habitants ?) etes-vous passes et quels etaient les tarifs ?
Nous avons bien lu la discussion interessante dans la rubrique arnaques. Nous avons recu des devis de META effectivement tres eleves : pres de 350 USD/pers pour 3 j de Eli Su a Shamurat (est-ce faisable sans guide ?) pres de 300 USD/pers pour 3 j en chameau vers le Rang Kul (bon ok, c'est pas un trek !) pres de 300 USD/pers pour 2 j d'ascension du Jalang Peak et de l'Ortoboz Peak
Dans d'autres pays, plus developpes, nous n'avons jamais paye aussi cher. Leur devis est bourre de taxes et on doit payer les nuits et les repas du chauffeur meme si on marche, et que lui n'a aucune raison de rester avec nous ...
Peut-etre certains d'entre vous ont-ils pu negocier au rabais avec META ? Dans ce cas, quel a ete leur prix final ?
Merci
Bjr,
Est il possible d'obtenir un visa tadjik de plus d'un mois ? Ou/Et bien, peut on l'étendre facilement ?
Merci. Ed
Est il possible d'obtenir un visa tadjik de plus d'un mois ? Ou/Et bien, peut on l'étendre facilement ?
Merci. Ed
Bonjour bonjour !
Le sujet a déjà été traité..mais nous cherchons des infos toutes fraîches et récentes !
On s'élancera au printemps en direction de l'Asie centrale, au programme : Iran, Turkménistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan et..(on l'espère, à voir d’ici là...) CHINE.
Voili voilou, tout ceci au départ de la France, traversée de l'Europe (par le centre, dont la Pologne et l'Ukraine) puis Turquie..Sur plus d'un an sans doute, en prenant le temps de découvrir et savourer !
Je cherche en priorité des infos sur : - le permis GBAO, où l'avez vous obtenu (et combien vous a il coûté ?!), et comment ça fonctionne ? - La route du Pamir : quel itinéraire avez vous pris ? sur combien de temps et quelles ont été les difficultés rencontrées ? (au fait, qui a mis la main sur une bonne carte(s) du secteur ??)
Sinon je cherche des infos plus générales comme "comment traverser le Turkménistan" et par où avec un visa de transit, ou encore à partir de quelle période vous êtes vous aventuré sur les routes du Pamir ? (nous pensions à partir de mi-Mars..).
Voila n'hésitez pas à partager vos infos et retours d’expériences
Merci d'avance 😉 JEROME
Le sujet a déjà été traité..mais nous cherchons des infos toutes fraîches et récentes !
On s'élancera au printemps en direction de l'Asie centrale, au programme : Iran, Turkménistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizistan et..(on l'espère, à voir d’ici là...) CHINE.
Voili voilou, tout ceci au départ de la France, traversée de l'Europe (par le centre, dont la Pologne et l'Ukraine) puis Turquie..Sur plus d'un an sans doute, en prenant le temps de découvrir et savourer !
Je cherche en priorité des infos sur : - le permis GBAO, où l'avez vous obtenu (et combien vous a il coûté ?!), et comment ça fonctionne ? - La route du Pamir : quel itinéraire avez vous pris ? sur combien de temps et quelles ont été les difficultés rencontrées ? (au fait, qui a mis la main sur une bonne carte(s) du secteur ??)
Sinon je cherche des infos plus générales comme "comment traverser le Turkménistan" et par où avec un visa de transit, ou encore à partir de quelle période vous êtes vous aventuré sur les routes du Pamir ? (nous pensions à partir de mi-Mars..).
Voila n'hésitez pas à partager vos infos et retours d’expériences
Merci d'avance 😉 JEROME
Bonjour,
une info transmise par le site Ariane :
ARIANE TADJIKISTAN 20/07/2015
A la suite de brusques inondations aux proportions catastrophiques frappant depuis le 15 juillet une partie de la région autonome du Haut-Badakhchan dans le Pamir (vallée du Piandj et vallées adjacentes), les routes sont fermées (M41 notamment) et l’électricité coupée. Tout déplacement dans la région de Khorog, Ichkachim et Mourghâb est à proscrire jusqu’à nouvel ordre :
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/tadjikistan/
En cas d’urgence pendant les heures de bureau, l’Ambassade de France au Tadjikistan peut être jointe au +992 37 221 50 37. En cas d’urgence en dehors des horaires de bureau, le Consulat général de France à Almaty pourra être joint au +7 777 227 72 04. En cas d’urgence vitale l’Ambassade de France à Douchanbé peut être jointe au (+992) 935 142 052.
ARIANE TADJIKISTAN 20/07/2015
A la suite de brusques inondations aux proportions catastrophiques frappant depuis le 15 juillet une partie de la région autonome du Haut-Badakhchan dans le Pamir (vallée du Piandj et vallées adjacentes), les routes sont fermées (M41 notamment) et l’électricité coupée. Tout déplacement dans la région de Khorog, Ichkachim et Mourghâb est à proscrire jusqu’à nouvel ordre :
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/tadjikistan/
En cas d’urgence pendant les heures de bureau, l’Ambassade de France au Tadjikistan peut être jointe au +992 37 221 50 37. En cas d’urgence en dehors des horaires de bureau, le Consulat général de France à Almaty pourra être joint au +7 777 227 72 04. En cas d’urgence vitale l’Ambassade de France à Douchanbé peut être jointe au (+992) 935 142 052.

Après une période d'interruption de quelques mois, les soirées trek reprennent sur Paris !
La prochaine édition aura lieu le mardi 12 novembre 2013. La présentation effectuée sera l'ascension du pic Lénine au Kirghizistan.
Les rencontres les Soirées Trek sont un rendez-vous pour se retrouver entre marcheurs et futur-marcheurs autour d'un verre, d'un repas. Randonneurs, trekkeurs, mul ou mulet, que ce soit en solo, en groupe ou par agence, tous les marcheurs sont les bienvenus pour venir partager leurs expériences, découvrir de nouvelles destinations, échanger des informations, trouver des équipiers... Ou tout simplement passer une bonne soirée.
Ce rendez-vous mensuel, animé par des amoureux de la marche, vous est proposé gratuitement. Néanmoins, nous vous demandons la consommation d'un repas au bar restaurant qui nous accueille (Prix moyen d'une soirée : 10,00 à 15,00 €)
Cette soirée trek aura lieu à partir de 19h30 au bar-restaurant : Le Descartes 1 rue Thouin Paris 5ème
Les inscriptions sont ouvertes :o)
A bientôt, les Soirées Trek www.lessoireestrek.org
Rencontre limitée à 25 personnes. Merci à ceux qui ne pourraient plus venir une fois inscrit de nous prévenir afin de libérer votre place. Si vous souhaitez faire partager l'un de vos treks à une prochaine soirée, n'hésitez pas à nous contacter en privé.
Quelqu'un a-t-il recement fait cette route?
Voici un texte que j´envoyais l´autre jour a des amis, leur parlant des pires hotels que j´ai frequenté dans ma longue carriere de backpacker. 🙂
Je me suis dit que ca rappelerait peut etre quelques souvenirs a ceux d´entre vous qui ont eut l´idee douteuse de faire halte dans cet hotel, et que ca ferait sourire les autres. Bonne lecture.
Situe dans les locaux techniques du stade de Karakol, la gostiniza Stadion est décrite par le guide Lonely Planet comme un établissement au confort spartiate. On est prévenu, on ne s'attend pas a etre salué par un portier ni conduit dans sa chambre par une jolie soubrette. Le foutoir qui tient lieu de reception est occupé par une matronne, un vieux dragon a moustache, qui apres une brillante carriere a la Prison Centrale de Bishkek, quartier des femmes, vient trouver dans cet emploi un complément a sa retraite. On vous confisque vos papiers - on s'apprete meme a donner ses lacets - et on vous designe votre cellule, je veux dire la chambre. L'endroit est, ai-je besoin de le dire, sinistre. D'un certain cote l'hotel Stadion est le lieu ideal pour venir finir ses jours - je veux dire la, pour mettre fin a ses jours. Durant les trois jours que j'ai passé la, je ne peux pas nier que l'idée du suicide m'ait quelquefois traversé l'esprit. Se pendre a la corde des rideaux ? S´il y en avait ... mais accroche-t-on des rideaux dans les locaux a poubelles ? Pour une meilleure comprehension du lieu, precisons que l'on descend trois marches pour entrer dans "l'hotel", ce qui fait que la fenetre de la chambre est en fait un soupirail. Une ampoule de 40 watts s´éfforce d´égayer la piece de sa lumiere jaunatre mais ca ne bluffe personne. Le sol est un ciment. Le Plan Kroutchev de 1958 prevoyait une mise en peinture des murs mais pour quelque raison le projet est tombé dans les oubliettes de la bureaucratie sovietique. Les toilettes sont, comme il se doit, au fond du couloir. Fait curieux, on a oublie de les équiper d'une chasse d'eau, ou peut-etre un client mécontent l'a-t-il emportée. En lieu et place la direction a obligeamment disposé trois bouteilles d'eau, a l'origine des bouteilles de vodka ( le modele familial d' un litre ) probablement empruntées aux clochards qui vaquent alentour. Je vous laisse imaginer l´ambiance des mes diners - tous les restaurants de cette bonne ville sont fermés le soir - assis sur mon lit, le duvet sur les épaules, seul, abandonné de Dieu et des hommes.
J´ai fait une recherche Google apres avoir ecrit ce texte. Apparemment il n´y a pas que moi qui ait apprecie moderement l´endroit :
I stayed at the "hotel" Stadion, literally under the crowd seats. I was stupid enough to pay two days in advance (total: USD 3). That was the closest I got to spending the night at the prison. The WC, a disgrace. The town, despite the wonderful landscapes, didn't have anything to do, or to eat! Having survived two days there, including the nights spent at that stinky bedroom http://www.backpackers-lounge.com/...read.php4?cur_id=688
Situe dans les locaux techniques du stade de Karakol, la gostiniza Stadion est décrite par le guide Lonely Planet comme un établissement au confort spartiate. On est prévenu, on ne s'attend pas a etre salué par un portier ni conduit dans sa chambre par une jolie soubrette. Le foutoir qui tient lieu de reception est occupé par une matronne, un vieux dragon a moustache, qui apres une brillante carriere a la Prison Centrale de Bishkek, quartier des femmes, vient trouver dans cet emploi un complément a sa retraite. On vous confisque vos papiers - on s'apprete meme a donner ses lacets - et on vous designe votre cellule, je veux dire la chambre. L'endroit est, ai-je besoin de le dire, sinistre. D'un certain cote l'hotel Stadion est le lieu ideal pour venir finir ses jours - je veux dire la, pour mettre fin a ses jours. Durant les trois jours que j'ai passé la, je ne peux pas nier que l'idée du suicide m'ait quelquefois traversé l'esprit. Se pendre a la corde des rideaux ? S´il y en avait ... mais accroche-t-on des rideaux dans les locaux a poubelles ? Pour une meilleure comprehension du lieu, precisons que l'on descend trois marches pour entrer dans "l'hotel", ce qui fait que la fenetre de la chambre est en fait un soupirail. Une ampoule de 40 watts s´éfforce d´égayer la piece de sa lumiere jaunatre mais ca ne bluffe personne. Le sol est un ciment. Le Plan Kroutchev de 1958 prevoyait une mise en peinture des murs mais pour quelque raison le projet est tombé dans les oubliettes de la bureaucratie sovietique. Les toilettes sont, comme il se doit, au fond du couloir. Fait curieux, on a oublie de les équiper d'une chasse d'eau, ou peut-etre un client mécontent l'a-t-il emportée. En lieu et place la direction a obligeamment disposé trois bouteilles d'eau, a l'origine des bouteilles de vodka ( le modele familial d' un litre ) probablement empruntées aux clochards qui vaquent alentour. Je vous laisse imaginer l´ambiance des mes diners - tous les restaurants de cette bonne ville sont fermés le soir - assis sur mon lit, le duvet sur les épaules, seul, abandonné de Dieu et des hommes.
J´ai fait une recherche Google apres avoir ecrit ce texte. Apparemment il n´y a pas que moi qui ait apprecie moderement l´endroit :
I stayed at the "hotel" Stadion, literally under the crowd seats. I was stupid enough to pay two days in advance (total: USD 3). That was the closest I got to spending the night at the prison. The WC, a disgrace. The town, despite the wonderful landscapes, didn't have anything to do, or to eat! Having survived two days there, including the nights spent at that stinky bedroom http://www.backpackers-lounge.com/...read.php4?cur_id=688
Bonjour à tous.
Voilà maintenant 3 mois que nous voyageons à vélo en Asie Centrale avec mon amie. Je tenais à vous faire de notre expérience au Kirghizistan, au cas où vous décidiez de le traverser à bicyclette.
Après l’Ouzbékistan où la population nous a accueilli à bras ouverts et le Tadjikistan grandiose mais physiquement très dur, nous étions ravi d’arriver au Kirghizistan pays du cheval et de la yourte qui semblait être le parfait compromis. Pays qui inspire liberté, partage et aventure.
Déjà au Tadjikistan pas mal de cyclistes en sens inverse nous avaient vanté les paysages fabuleux et la nourriture à profusion à Osh, mais ne parlaient pas trop de leur rapport à la population. Une cycliste voyageant seule nous avait toutefois mis en garde. Dès le premier jour dans ce nouveau pays nous avons été émerveillés par les paysages et les chevaux galopant partout. Les deux jours suivant les problèmes ont commencé. Par deux fois des gamins nous ont lancé des cailloux et une voiture arrivant en sens inverse a feinté nous écraser. Voyant que je ne comptais pas me jeter sur le bas côté. Celui-ci nous a évité de justesse, insulté puis reparti en trombe. Lorsque nous avons repris la route après Osh en direction du lac Song Kol c’est de nouveau l’enfer. Tous les deux jours environ une voiture rejoue avec nos vies lorsque la route est complètement déserte, le conducteur et ses passagers sont hilares et saouls. Nous côtoyons une génération perdue très occupée à s’afficher dans de grosses berlines allemandes et japonaises. Ils ne témoignent aucun respect envers le voyageur qui n’est qu’une source de revenu et considèrent les européennes comme de vulgaires prostituées. Les jeunes adultes sifflent Sabrina, l’appellent « Baby », les hommes veulent que je les prenne en photo avec elle et même dans la yourte l’un des jeunes l’a ouvertement invitée à dormir avec lui. La seule fois où ils nous abordent c’est pour nous demander de l’alcool, des cigarettes ou de la drogue. Les enfants nous sifflent, nous raillent lorsqu’ils ne nous demandent pas de l’argent sous l’œil des adultes. Un matin dans un village, un vieux un peu bourré m’a demandé si j’aimais le Kirghizstan. Je lui ai répondu que je détestais pour tous les désagréments cité ci-dessus. Il m’a sorti 500 som (10$) que j’ai refusés. Ce pays est vide de sens.
Après l’Ouzbékistan et le Tadjikistan où l’Islam est encore très ancrée, le Kirghizstan semble délaisser sa religion : les femmes conduisent et ne sont pas voilées, travaillent et ne vivent pas chez leurs beaux parents. Cependant, l’éducation fait défaut, les jeunes ne parlent que Kirghize alors que les vieux parlent également russe. Aucune règle de respect de soi même et d’autrui ne leur est inculquée, cette génération semble livrée à elle-même.
C’est ma plus mauvaise expérience de voyage, malgré mes nombreux périples en moto et en vélo. Craignant pour notre sécurité, nous avons décidé d’écourter notre séjour ici et de prendre un bus pour la frontière Kazakh.
Nous sommes actuellement à Almaty où nous faisons escale avant la Chine. Mise à part cette parenthèse, notre voyage se passe au mieux vous pouvez si vous voulez suivre nos aventures sur notre blog: http://lebinome.wordpress.com/
Voilà maintenant 3 mois que nous voyageons à vélo en Asie Centrale avec mon amie. Je tenais à vous faire de notre expérience au Kirghizistan, au cas où vous décidiez de le traverser à bicyclette.
Après l’Ouzbékistan où la population nous a accueilli à bras ouverts et le Tadjikistan grandiose mais physiquement très dur, nous étions ravi d’arriver au Kirghizistan pays du cheval et de la yourte qui semblait être le parfait compromis. Pays qui inspire liberté, partage et aventure.
Déjà au Tadjikistan pas mal de cyclistes en sens inverse nous avaient vanté les paysages fabuleux et la nourriture à profusion à Osh, mais ne parlaient pas trop de leur rapport à la population. Une cycliste voyageant seule nous avait toutefois mis en garde. Dès le premier jour dans ce nouveau pays nous avons été émerveillés par les paysages et les chevaux galopant partout. Les deux jours suivant les problèmes ont commencé. Par deux fois des gamins nous ont lancé des cailloux et une voiture arrivant en sens inverse a feinté nous écraser. Voyant que je ne comptais pas me jeter sur le bas côté. Celui-ci nous a évité de justesse, insulté puis reparti en trombe. Lorsque nous avons repris la route après Osh en direction du lac Song Kol c’est de nouveau l’enfer. Tous les deux jours environ une voiture rejoue avec nos vies lorsque la route est complètement déserte, le conducteur et ses passagers sont hilares et saouls. Nous côtoyons une génération perdue très occupée à s’afficher dans de grosses berlines allemandes et japonaises. Ils ne témoignent aucun respect envers le voyageur qui n’est qu’une source de revenu et considèrent les européennes comme de vulgaires prostituées. Les jeunes adultes sifflent Sabrina, l’appellent « Baby », les hommes veulent que je les prenne en photo avec elle et même dans la yourte l’un des jeunes l’a ouvertement invitée à dormir avec lui. La seule fois où ils nous abordent c’est pour nous demander de l’alcool, des cigarettes ou de la drogue. Les enfants nous sifflent, nous raillent lorsqu’ils ne nous demandent pas de l’argent sous l’œil des adultes. Un matin dans un village, un vieux un peu bourré m’a demandé si j’aimais le Kirghizstan. Je lui ai répondu que je détestais pour tous les désagréments cité ci-dessus. Il m’a sorti 500 som (10$) que j’ai refusés. Ce pays est vide de sens.
Après l’Ouzbékistan et le Tadjikistan où l’Islam est encore très ancrée, le Kirghizstan semble délaisser sa religion : les femmes conduisent et ne sont pas voilées, travaillent et ne vivent pas chez leurs beaux parents. Cependant, l’éducation fait défaut, les jeunes ne parlent que Kirghize alors que les vieux parlent également russe. Aucune règle de respect de soi même et d’autrui ne leur est inculquée, cette génération semble livrée à elle-même.
C’est ma plus mauvaise expérience de voyage, malgré mes nombreux périples en moto et en vélo. Craignant pour notre sécurité, nous avons décidé d’écourter notre séjour ici et de prendre un bus pour la frontière Kazakh.
Nous sommes actuellement à Almaty où nous faisons escale avant la Chine. Mise à part cette parenthèse, notre voyage se passe au mieux vous pouvez si vous voulez suivre nos aventures sur notre blog: http://lebinome.wordpress.com/
Bonjour,
Après avoir longtemps tergiversé entre l'Islande et la Mongolie, nous nous dirigeons finalement vers un voyage de 3 semaines en Kirghizie l'été prochain.
L'idée est de partager ce voyage entre un trek à cheval, et une rando vélo. Avant de réserver les billets, quelqu'un pourrait-il me fournir quelques infos ... (j'ai déjà beaucoup "épluché" les forums !) :
Rando vélo : nous voyagerons sans doute avec nos propres vélos, ou en louerons à Bischek (adresses déjà renseignées sur ce site). La question qu'on se pose concerne l'état des routes. Nous aurons des VTT, mais nous ne pratiquons PAS le VTT. Nous roulons pas mal à vélo, mais toujours sur routes, ou sur chemins. Donc, on voudrait savoir si ceci est possible en Kirghizie. Ultimate adventures propose une rando organisée à VTC, mais à au moins 1300 sur base de 3 participants, ce que nous trouvons trop cher pour ce pays. De plus, nous préférons rouler seuls ... Une autre question par rapport à l'aspect pratique : faut-il se préoccuper de garder de l'autonomie en eau, nourriture ? Est-ce qu'il y a des "guesthouses" ou ce qui en tient lieu à des distances "cyclables" ? (tous les 50 km au moins par exemple). Nous prendrons une tente de toute façon, mais si possible, une douche et un lit, pourquoi pas ?
Trek cheval : les tarifs pratiqués par les agences (alatoorando, nomadsland, asiarando) tournent autour des 100 euros par personne et par jour. Là aussi, on trouve que c'est exagéré par rapport aux tarifs qu'on retrouve via le CBT (quand on additionne le coût des repas, du logement, du guide, ...) - on arrive à un coéfficient multiplicateur de 2 à 3 ! Donc, on se tournerait plutôt vers le CBT. On ne s'attend pas au même service avec le CBT qu'avec les agences ... Mais on se demande si la différence de prix est justifiée si on tient compte de la qualité de l'encadrement, de la qualité des repas, de la qualité du matériel ???? Y aller avec CBT et l'organiser sur place ? Ou réserver via une agence à l'avance ?
Merci de me faire part de vos avis et expériences !
Après avoir longtemps tergiversé entre l'Islande et la Mongolie, nous nous dirigeons finalement vers un voyage de 3 semaines en Kirghizie l'été prochain.
L'idée est de partager ce voyage entre un trek à cheval, et une rando vélo. Avant de réserver les billets, quelqu'un pourrait-il me fournir quelques infos ... (j'ai déjà beaucoup "épluché" les forums !) :
Rando vélo : nous voyagerons sans doute avec nos propres vélos, ou en louerons à Bischek (adresses déjà renseignées sur ce site). La question qu'on se pose concerne l'état des routes. Nous aurons des VTT, mais nous ne pratiquons PAS le VTT. Nous roulons pas mal à vélo, mais toujours sur routes, ou sur chemins. Donc, on voudrait savoir si ceci est possible en Kirghizie. Ultimate adventures propose une rando organisée à VTC, mais à au moins 1300 sur base de 3 participants, ce que nous trouvons trop cher pour ce pays. De plus, nous préférons rouler seuls ... Une autre question par rapport à l'aspect pratique : faut-il se préoccuper de garder de l'autonomie en eau, nourriture ? Est-ce qu'il y a des "guesthouses" ou ce qui en tient lieu à des distances "cyclables" ? (tous les 50 km au moins par exemple). Nous prendrons une tente de toute façon, mais si possible, une douche et un lit, pourquoi pas ?
Trek cheval : les tarifs pratiqués par les agences (alatoorando, nomadsland, asiarando) tournent autour des 100 euros par personne et par jour. Là aussi, on trouve que c'est exagéré par rapport aux tarifs qu'on retrouve via le CBT (quand on additionne le coût des repas, du logement, du guide, ...) - on arrive à un coéfficient multiplicateur de 2 à 3 ! Donc, on se tournerait plutôt vers le CBT. On ne s'attend pas au même service avec le CBT qu'avec les agences ... Mais on se demande si la différence de prix est justifiée si on tient compte de la qualité de l'encadrement, de la qualité des repas, de la qualité du matériel ???? Y aller avec CBT et l'organiser sur place ? Ou réserver via une agence à l'avance ?
Merci de me faire part de vos avis et expériences !
Bonjour,
Nous partons en couple 3 semaines pour une boucle au départ de Tashkent qui devrait nous permettre de découvrir les richesses de l'Ouzbekistan et du Kirghizstan. C'est une grande première pour nous, nous n'avons jamais visité l'Asie Centrale !
Notre itinéraire devrait être le suivant :
1 jour :Tashkent 2 jours : Ourgentch-Khiva 3 jours : Boukhara 2 jours : Samarcande 1 jour : Tashkent 1 jour : Vallée du Fergana 1 jour : Och 1 jour : Bichkek 3 jours :Lac Issyk Kul 2 jours : Bichkek 1 jour : Tashkent
Temps en rab pour les transits et les coups de coeur : 4 jours
Si la 1er partir du voyage, de Tashkent à Samarcande, ne nous inquiète pas trop, nous sommes vraiment preneurs de conseils pour la vallée du Fergana et le lac Issyk Kul.
Vallée du Fergana : est-ce une région sûre ? Le passage de la frontière au niveau de Och se fait-il facilement.
Lac Issyk Kul : avez vous des conseils pour que nous profitions au mieux de cette partie du voyage ? Nous pensions dormir une 1ere nuit à Cholpon Ata puis passer 2 nuits à Karakol. Avez-vous de bonnes adresses ? Nous avons été un peu refroidis par les messages parlant de racket dans la région... Qu'en est-il ?
1000 fois merci pour votre aide et nous espérons pouvoir partager des bons plans avec vous au retour !
Cdmnt,
Lebroch
Nous partons en couple 3 semaines pour une boucle au départ de Tashkent qui devrait nous permettre de découvrir les richesses de l'Ouzbekistan et du Kirghizstan. C'est une grande première pour nous, nous n'avons jamais visité l'Asie Centrale !
Notre itinéraire devrait être le suivant :
1 jour :Tashkent 2 jours : Ourgentch-Khiva 3 jours : Boukhara 2 jours : Samarcande 1 jour : Tashkent 1 jour : Vallée du Fergana 1 jour : Och 1 jour : Bichkek 3 jours :Lac Issyk Kul 2 jours : Bichkek 1 jour : Tashkent
Temps en rab pour les transits et les coups de coeur : 4 jours
Si la 1er partir du voyage, de Tashkent à Samarcande, ne nous inquiète pas trop, nous sommes vraiment preneurs de conseils pour la vallée du Fergana et le lac Issyk Kul.
Vallée du Fergana : est-ce une région sûre ? Le passage de la frontière au niveau de Och se fait-il facilement.
Lac Issyk Kul : avez vous des conseils pour que nous profitions au mieux de cette partie du voyage ? Nous pensions dormir une 1ere nuit à Cholpon Ata puis passer 2 nuits à Karakol. Avez-vous de bonnes adresses ? Nous avons été un peu refroidis par les messages parlant de racket dans la région... Qu'en est-il ?
1000 fois merci pour votre aide et nous espérons pouvoir partager des bons plans avec vous au retour !
Cdmnt,
Lebroch
bonjour,
je souhaiterai savoir s´il est possible d´obtenir un visa de transit chinois et un visa kirghiz d´un mois au pakistan.
si cela est possible, cela m´éviterait d´avoir a remonter jusque urumqi pour obtenir le visa kirghiz... et de tirer directement sur kashgar puis sur irkeshtam pour rentrer au kirghizistan.
merci d´avance de vos réponses et conseils,
a bientôt
yannick
P.S.: je suis passer hier aux ambassades de france et d´iran a delhi. dans la première, on m´a confirmé qu´il n´était pas possible d´obtenir la lettre de recommandation pour le pakistan, mais que l´ambassade de france a katmandu la délivrait toujours (information a vérifier sur place). dans la seconde, on m´a informé que seuls des visas de 7 jours étaient délivré pour l´iran... les visas d´un mois ne sont délivrés qu´en france.
Bonjour à tous
Mon projet pour cet été (seule à vélo)
Turkménistan
Ouzbékistan
Tadjikistan
Route du Pamir
Maintenant je "tronçonne"
Donc je ne vais pas partir de chez moi (l'an dernier j'ai fait chez moi (Haut Diois dans la Drôme)-Méditerranée- Atlantique/St Nazaire - EV6 jusque là mer Noire.
Mon projet : prendre l'avion traverser ces pays en tan et faire la route du Pamir.
Mes questions :
Suggestions d'itinéraires, le kilométrage.
Par où commencer et où finir ? Quels aéroports ?
L'idéal je crois étant d'arriver sur la route du Pamir en Aout. Après j'adapterai ma date de départ en fonction de cela et des kilomètres à faire sur piste ou sur route, je suis une tortue mais me connais bien.
Quels visas et où ?
Quels vaccins obligatoires ? Parce que les autres je zappe.
Quel est le risque de rage ?
Nécessité de prendre tente duvet etc ou possibilité de dormir auberges pas cher ou habitant ? (c'est ce que j'ai fait au Vietnam en ayant une solution de secours si bivouac impromptu : polaires, haut et bas goretex, cape de pluie, couverture de survie), pas de matériel de cuisine, un vrai bonheur de voyager light !
Merci de vos réponses.
Cyclamitiés
Françoise
www.frannycyclo.com
Amis friands d'Asie Centrale,
Petit retour d'expérience d'une escapade de 3 semaines sur les routes du Kirghizstan et du Xinjiang au mois d'août 2016. L'objectif final était un trek dans le massif du Mustagh Ata, en passant par le Kirghizstan.
VISA CHINOIS Je me suis pointé une première fois au bureau des visas à Paris, en disant que j'allais dans le Xinjiang par la frontière terrestre. Malheureux! La madame m'a demandé tellement de documents et réservations (genre un planning quotidien pendant notre temps au Xinjiang) - que je n'avais pas - que j'ai vite compris que l'entourloupe de la fausse réservation d'avion serait plus adaptée. Le tour a été vite joué: copier-coller de notre vol Paris-Bishkek sur Word, avec infos d'un réel Paris-Beijing ajoutées manuellement. Fausse réservation d'hôtel pour 2 nuits, itinéraire fictif via Beijing et la Grande Muraille. C'est passé facilement. Par contre la note fut salée: 175 € par visa en procédure d'urgence, dont 120 € rien que pour le coût de base du visa. Le double du prix officiel annoncé sur le site, sans raison apparente.
PASSAGE DE LA FRONTIÈRE Nous avions opté pour le col de Torurgart. Pas de mauvaise surprise par rapport à ce qu'on trouve sur Internet. A savoir que: - il faut absolument arriver en voiture côté kirghize pour être ensuite récupéré au bout de la zone grise par une voiture chinoise bookée à l'avance auprès d'une agence agréée (avec guide, obligatoire). La zone de transfert est digne d'un échanges de prisonniers en pleine guerre froide, mais on peut quand-même prendre des photos! - nous avions le permis spécial zones frontalières du Kirghizstan car nous avions crapahuté quelques jours du côté de Chatyr Kul, mais il ne semble pas que ce soit indispensable - côté chinois, il y a 2 checks avant le passage au bureau de l'immigration environ 2h après la frontière. Attention, ils sont alignés sur l'heure du Kirghizstan (pas sur "Beijing time") et ferment entre 11h30 et 14h30! D'où l'importance de partir assez tôt le matin de Naryn ou Kashgar (vers 7-8 h). Pas de problème avec le visa. Ils sont même plutôt accommodants côté chinois. - coup de massue sur les tarifs des agences qui assurent le transport. Côté Kirghize, 75 USD entre Tash Rabat et Torurgart à l'aller (env. 2h, avec Sabyrbek, très sympa, qui tient des yourtes à Tash Rabat) et 100 USD au retour entre Torurgart et Naryn (env. 3h). Côté Chinois, 310 USD entre Torurgart et Kashgar avec Keyoum de Kashgar Mountaineering Adventures (assez sympas, ils déposent devant l'hôtel à Kashgar et acceptent les euros). - le mieux est de faire Bishkek-Naryn ou Naryn-Bishkek en taxi collectif (vraiment pas cher). On a fait Kashgar-Kochkor en 1 journée au retour. Kashgar-Bishkek faisable en bourrinant bien.
TREK DANS LE MUSTAGH ATA
Organisation Nous sommes partis avec John's Café; la référence du Lonely. Grosse déception dans l'ensemble. Les plus: - apparemment le mieux placé pour décrocher les permis de trek nécessaire si on veut aller au-dessus de 4,000 m. Permis assez difficiles à obtenir mais obligatoires (encore que, si on se pointe en autonomie sans avoir recours à la fédération locale de chameliers qui est de mèche avec le bureau de police local à Subashi, on doit pouvoir passer incognito, mais attention, ils ont l'air assez sourcilleux), et surtout très chers (400 USD/pers. ou 800 USD/groupe, c'est pas très transparent). Compter au moins 1 semaine pour les commander - café sympa à Kashgar même si, depuis qu'ils ont déménagé du Seman Hotel au Chini Bagh, ça a l'air de péricliter. Le proprio, John, n'était pas dans le pays et on a dû négocier/organiser avec sa femme qui était un peu au fraises. Disons qu'elle était assez dévouée mais que c'était le foutoir dans leur local - ils ont un peu de matos (tentes, matelas, crampons) mais de qualité moyenne - assurent correctement le transport jusqu'à Subashi (magnifique route au pied des 7000, les travaux actuels, dantesques, lui confèrent une dimension apocalyptique) - bonne carte au 100,000ème mise à disposition Les moins: - difficultés de négociation avec les chameliers locaux. On avait demandé 1 ou 2 chameaux. Les chameliers, organisés dans une sorte de fédération dont le patron semble assez véreux, ont été infernaux. Le 1er jour ils nous refourguent un âne au lieu de chameaux (perte de temps pour faire venir des chameau une fois qu'ils ont compris que le pauvre bourricot ne pourrait pas porter la moitié des sacs). Les chameliers étaient réticents à aller en montagne pour d'obscures raisons. Abandonnés par notre chamelier après 1 jour, obligés de mutualiser avec des trekkeurs US de passage. Les chameliers veulent imposer leurs étapes là où ça les arrange. Et d'une manière générale, comme parfois avec les Kirghizes en altitude, pas très soucieux de satisfaire leurs clients. - guide complètement foireux, visiblement imposé par le ministère chinois du tourisme. Il ne connaissait rien à la montagne, aucune notion de sécurité, était incapable de gérer les chameliers, prenait 2h de retard tous les jours, octroyait 1 jour de break au chamelier sans nous prévenir etc. Négocier chaque jour avec le guide et les chameliers était éreintant - pas de cook - du coup, tout ça ne justifiait pas le prix excessivement élevé: 3,800 USD pour 2 (en comptant les permis Mustagh Ata mais sans compter la nuit en yourte à Subashi). C'était un forfait dont nous ne connaissions pas le détail: manque total de transparence, très difficiles à la négociation. Toutefois, le prix était inférieur à toutes les cotations que j'avais prises chez la concurrence. J'ai quand-même l'impression que Kashgar Mountaineering Adventures est plus fiable
Itinéraire Subashi - Karakol - Vallée de Reshwaat - jailoo deTokuz Bulak - jailoo de Koksay - Torurgart pass (4900 m) - vallée de Jambulak - Yango Lake - Yango pass - plateau de Chichiklik (jailoo de Tadjiks, plus accueillants que les Kirghizes) - Shindi On a marché 10 jours, en prenant notre temps. Faisable en 7 jours en traçant. On s'est fait une petite ascension à 5,040 m au-dessus du lac de Yango. Panorama fabuleux mais crampons recommandés (y compris en été). Le temps était particulièrement mauvais pour la saison (toutes les expéditions vers le sommet prévues en août ont été annulées). Neige tous les jours pendant 1 semaine. Neige à partir de 4,200 m. Mais chaque jour, nous avons eu droit à notre heure d'éclaircie, révélant de magnifiques paysages enneigés mais pas suffisante pour dévoiler le sommet du Mustagh Ata (vu une fois, somptueux!). Possible de dormir en yourte à Jambulak, mais la famille demande un prix exorbitant et est dure à la négo. On s'est contenté du repas! A part nos 2 trekkers US, on a croisé ... personne! (si ce n'est quelques milliers de yacks!)
En conclusion, ce trek vaut le voyage, et l'expédition à partir de Bishkek est assez palpitante, surtout si on prend suffisamment de jours pour se balader au Kirghizstan (acclimatation à Tash Rabat: parfait) et visiter Kashgar. Par contre, le rapport qualité-prix des agences locales laisse à désirer.
Petit retour d'expérience d'une escapade de 3 semaines sur les routes du Kirghizstan et du Xinjiang au mois d'août 2016. L'objectif final était un trek dans le massif du Mustagh Ata, en passant par le Kirghizstan.
VISA CHINOIS Je me suis pointé une première fois au bureau des visas à Paris, en disant que j'allais dans le Xinjiang par la frontière terrestre. Malheureux! La madame m'a demandé tellement de documents et réservations (genre un planning quotidien pendant notre temps au Xinjiang) - que je n'avais pas - que j'ai vite compris que l'entourloupe de la fausse réservation d'avion serait plus adaptée. Le tour a été vite joué: copier-coller de notre vol Paris-Bishkek sur Word, avec infos d'un réel Paris-Beijing ajoutées manuellement. Fausse réservation d'hôtel pour 2 nuits, itinéraire fictif via Beijing et la Grande Muraille. C'est passé facilement. Par contre la note fut salée: 175 € par visa en procédure d'urgence, dont 120 € rien que pour le coût de base du visa. Le double du prix officiel annoncé sur le site, sans raison apparente.
PASSAGE DE LA FRONTIÈRE Nous avions opté pour le col de Torurgart. Pas de mauvaise surprise par rapport à ce qu'on trouve sur Internet. A savoir que: - il faut absolument arriver en voiture côté kirghize pour être ensuite récupéré au bout de la zone grise par une voiture chinoise bookée à l'avance auprès d'une agence agréée (avec guide, obligatoire). La zone de transfert est digne d'un échanges de prisonniers en pleine guerre froide, mais on peut quand-même prendre des photos! - nous avions le permis spécial zones frontalières du Kirghizstan car nous avions crapahuté quelques jours du côté de Chatyr Kul, mais il ne semble pas que ce soit indispensable - côté chinois, il y a 2 checks avant le passage au bureau de l'immigration environ 2h après la frontière. Attention, ils sont alignés sur l'heure du Kirghizstan (pas sur "Beijing time") et ferment entre 11h30 et 14h30! D'où l'importance de partir assez tôt le matin de Naryn ou Kashgar (vers 7-8 h). Pas de problème avec le visa. Ils sont même plutôt accommodants côté chinois. - coup de massue sur les tarifs des agences qui assurent le transport. Côté Kirghize, 75 USD entre Tash Rabat et Torurgart à l'aller (env. 2h, avec Sabyrbek, très sympa, qui tient des yourtes à Tash Rabat) et 100 USD au retour entre Torurgart et Naryn (env. 3h). Côté Chinois, 310 USD entre Torurgart et Kashgar avec Keyoum de Kashgar Mountaineering Adventures (assez sympas, ils déposent devant l'hôtel à Kashgar et acceptent les euros). - le mieux est de faire Bishkek-Naryn ou Naryn-Bishkek en taxi collectif (vraiment pas cher). On a fait Kashgar-Kochkor en 1 journée au retour. Kashgar-Bishkek faisable en bourrinant bien.
TREK DANS LE MUSTAGH ATA
Organisation Nous sommes partis avec John's Café; la référence du Lonely. Grosse déception dans l'ensemble. Les plus: - apparemment le mieux placé pour décrocher les permis de trek nécessaire si on veut aller au-dessus de 4,000 m. Permis assez difficiles à obtenir mais obligatoires (encore que, si on se pointe en autonomie sans avoir recours à la fédération locale de chameliers qui est de mèche avec le bureau de police local à Subashi, on doit pouvoir passer incognito, mais attention, ils ont l'air assez sourcilleux), et surtout très chers (400 USD/pers. ou 800 USD/groupe, c'est pas très transparent). Compter au moins 1 semaine pour les commander - café sympa à Kashgar même si, depuis qu'ils ont déménagé du Seman Hotel au Chini Bagh, ça a l'air de péricliter. Le proprio, John, n'était pas dans le pays et on a dû négocier/organiser avec sa femme qui était un peu au fraises. Disons qu'elle était assez dévouée mais que c'était le foutoir dans leur local - ils ont un peu de matos (tentes, matelas, crampons) mais de qualité moyenne - assurent correctement le transport jusqu'à Subashi (magnifique route au pied des 7000, les travaux actuels, dantesques, lui confèrent une dimension apocalyptique) - bonne carte au 100,000ème mise à disposition Les moins: - difficultés de négociation avec les chameliers locaux. On avait demandé 1 ou 2 chameaux. Les chameliers, organisés dans une sorte de fédération dont le patron semble assez véreux, ont été infernaux. Le 1er jour ils nous refourguent un âne au lieu de chameaux (perte de temps pour faire venir des chameau une fois qu'ils ont compris que le pauvre bourricot ne pourrait pas porter la moitié des sacs). Les chameliers étaient réticents à aller en montagne pour d'obscures raisons. Abandonnés par notre chamelier après 1 jour, obligés de mutualiser avec des trekkeurs US de passage. Les chameliers veulent imposer leurs étapes là où ça les arrange. Et d'une manière générale, comme parfois avec les Kirghizes en altitude, pas très soucieux de satisfaire leurs clients. - guide complètement foireux, visiblement imposé par le ministère chinois du tourisme. Il ne connaissait rien à la montagne, aucune notion de sécurité, était incapable de gérer les chameliers, prenait 2h de retard tous les jours, octroyait 1 jour de break au chamelier sans nous prévenir etc. Négocier chaque jour avec le guide et les chameliers était éreintant - pas de cook - du coup, tout ça ne justifiait pas le prix excessivement élevé: 3,800 USD pour 2 (en comptant les permis Mustagh Ata mais sans compter la nuit en yourte à Subashi). C'était un forfait dont nous ne connaissions pas le détail: manque total de transparence, très difficiles à la négociation. Toutefois, le prix était inférieur à toutes les cotations que j'avais prises chez la concurrence. J'ai quand-même l'impression que Kashgar Mountaineering Adventures est plus fiable
Itinéraire Subashi - Karakol - Vallée de Reshwaat - jailoo deTokuz Bulak - jailoo de Koksay - Torurgart pass (4900 m) - vallée de Jambulak - Yango Lake - Yango pass - plateau de Chichiklik (jailoo de Tadjiks, plus accueillants que les Kirghizes) - Shindi On a marché 10 jours, en prenant notre temps. Faisable en 7 jours en traçant. On s'est fait une petite ascension à 5,040 m au-dessus du lac de Yango. Panorama fabuleux mais crampons recommandés (y compris en été). Le temps était particulièrement mauvais pour la saison (toutes les expéditions vers le sommet prévues en août ont été annulées). Neige tous les jours pendant 1 semaine. Neige à partir de 4,200 m. Mais chaque jour, nous avons eu droit à notre heure d'éclaircie, révélant de magnifiques paysages enneigés mais pas suffisante pour dévoiler le sommet du Mustagh Ata (vu une fois, somptueux!). Possible de dormir en yourte à Jambulak, mais la famille demande un prix exorbitant et est dure à la négo. On s'est contenté du repas! A part nos 2 trekkers US, on a croisé ... personne! (si ce n'est quelques milliers de yacks!)
En conclusion, ce trek vaut le voyage, et l'expédition à partir de Bishkek est assez palpitante, surtout si on prend suffisamment de jours pour se balader au Kirghizstan (acclimatation à Tash Rabat: parfait) et visiter Kashgar. Par contre, le rapport qualité-prix des agences locales laisse à désirer.
Trek au Pamir, Juillet 2008
En route... Dans mon avion pour le Tadjikistan, seuls trois touristes : des alpinistes qui vont faire le Pic Karl Marx au Sud du Pamir. Le reste des places est occupé par des travailleurs d'ONG principalement américains, et quelques tadjiks retrouvant leurs familles. Nous arrivons à 3 heures du matin à Dushambe. J'ai décidé de partir le matin même pour le Pamir et Khorog. D'après mes informations, des voitures partent vers 6h; j'ai donc du temps, et j'en profite pour discuter avec le tadjik qui me change des euros contre des somonis : il veut que je vienne dormir chez lui, on discute des origines de nos religions respectives. Le jour levé, je marche pour trouver une voiture allant dans le Pamir. Il est tout juste 5 heures, et déjà de nombreuses femmes balayent et arrosent le sol devant leurs maison. La ville est tranquille, le soleil encore sous l'horizon, mais il fait déjà chaud à Dushambe. Je trouve rapidement cinq autres Pamiris pour partager une voiture, et me voici déjà en route... En ce début d'été, de nombreux Pamiris habitant Dushambe retournent dans leurs familles. C'est pourquoi il est très difficile d'obtenir une place d'avion, et il faut se convaincre que les 20 heures de route sont bien mieux pour faire des liens sociaux que les quelques minutes d'avion ! La vue est vraiment belle, et nous longeons rapidement la frontière afghane. Je retrouve les vallées vertigineuses du Ladakh, ainsi que les torrents -tels l'Indus- tumultueux et marrons, drainant la poussière des montagnes sèches.
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0847.jpg
Nous nous arrêtons manger souvent, de la soupe grasse au mouton à chaque fois, accompagnée de nombreux abricots. Habituellement peu soucieux au niveau sanitaire, je suis cette fois sur mes gardes au Tadjikistan. J'achète une bouteille d'eau minérale qu'un jeune m'apporte bien fraîche. Curieux de savoir d'où elle vient, je vais voir vers l'arrière du magasin... Je connais mes classiques : Dans "le Théorème de la peur", Greg Child raconte comment il est tombé malade comme un chien au Pakistan à cause d'une bouteille "rafraîchie" dans des eaux pas très claires qui passent dans tout le village. C'est bien le cas ici aussi, et je laisserai la bouteille à mes compagnons qui ne sont pas du tout tracassés par mes soucis d'occidental fraîchement arrivé. Nous arrivons à Khorog, "capitale" du Pamir, en pleine nuit, ce qui est toujours idéal quand on ne connaît pas du tout la ville. Des jeunes me conduisent heureusement vers un endroit pour dormir. Durant ma courte nuit, j'ai décidé de tenter un autre trek que celui que j`avais prévu initialement : départ de Alichur sur la "Pamir Highway", en passant par le lac Yachilkul, pour commencer, ensuite peut-être route vers le lac Sarez... ou peut-être pas ! Entre les réserves apportées d'Europe et les achats au marché de Khorog (effectué avec une fille tadjik qui m'a bien aidé), je pense avoir une bonne dizaine de jours d'autonomie. Après une matinée ubuesque où je me confronte à l'emprunte soviétique de la bureaucratie afin de me faire enregistrer par les autorités, j'aurai réactivé mes quelques phrases de russe. Pour me rendre à Alichur, je trouve une vieille UAZ (4x4 soviétique) à partager avec des kirghizes forts sympatiques se rendant vers Murgab. Nous sommes 8 au total dans cette petite voiture, le rêve ! La route s'élève rapidement jusqu'à des cols vers 4000m, et nous sommes entourés de montagnes encore plus hautes aux sommets enneigés. Si le trajet devait être parcouru en 5h environ, c'était sans compter les nombreux arrêts : Pour faire le plein d'essence avec une boîte de conserve et un entonnoir fin (une bonne demi heure) Après chaque grosse côte pour refroidir le moteur et enduire une partie du moteur de boue humide avec de l'herbe (technique très répendue ici) Aider une autre voiture qui a crevé ou avec un problème moteur Crever à notre tour et s'arrêter pour changer la roue...
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0841.jpg
L'arrêt le plus imprévu fut la pause à des sources chaudes : perdu au milieu du désert d'altitude, à des heures de tout village digne de ce nom, nous nous arrêtons avec mes amis kirghizes pour nous baigner dans des eaux thermales brûlantes. C'est le pied, juste avant d'affronter la première nuit fraîche dans le Pamir à 4000m : en effet il est déjà bien tard et il nous reste 2 grosse heures de route... Nous arriverons finalement en Alichur au milieu de la nuit. Je dois trouver un toit pour la nuit, et mes compagnons de route veulent faire une pause avant de continuer vers Murgab. On va donc chez des amis à eux, qui peuvent m'héberger, et nous faire un repas au milieu de la nuit : poissons frits, pain et beurre, à volonté ! J'en profite le mieux possible en vue des jours à venir... Après avoir dit au revoir aux kirghizes continuant vers Murghab, je discute un peu avec le père de la famille, puis m'endors rapidement. Je suis plutôt excité de me retrouver si "vite" au milieu du Pamir, accueilli chaleureusement dans un petit village au milieu de la nuit. Je prévoit de partir tôt demain, pour faire une grosse journée de marche jusqu'au lac peut-être...
Marchons...
Le lendemain, réveillé à 5h30 par un soleil puissant à travers la grande fenêtre de ma chambre, je n'ai envie que d'une chose : aller marcher dans le Pamir ! Je partage le petit déjeuner avec la famille. Avant de me mettre en route, je découvre dans la lumière du matin le village, qui est constitué de quelques maisons pamiris blanches à toit plat, éparpillées sur le plateau poussiéreux. La simplicité même, mais pour l'isolation, ça ne doit pas rigoler l'hiver !
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0849.jpg
Je me sens frais, motivé, le sac semble léger malgré les 10 jours de réserves. Je m'éloigne rapidement du village, en suivant la rivière, vers l'ouest. Très vite je n'aurai plus de repère humain en vue, seulement la poussière sous mes pas. En dehors de la rivière, aucune source d'eau, aucun signe de vie non plus. J'avance sûr de moi, une pause chaque heure pour boire et manger ; l'espace qui m'entoure semble si grand que marcher 1 heure représente un saut de puce. Le soleil est puissant, des nuages pointent au nord, je les surveille attentivement, n'ayant pas spécialement envie de connaître immédiatement les joies d'un orage au Pamir !
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0883.jpg
Dans ma tête je ne pense pas à l'Europe, mais à ce qui m'attend les jours prochains. Et je calcule les jours et les heures à marcher pour arriver à ces petits lacs au nord, et le lac Sarez peut-être. Questions : comment seront les torrents à franchir ? Cela peut tellement varier d'une année à l'autre, d'un jour à l'autre; j'en ai repéré au moins 5 sur mon chemin. Je devrais peut-être retourner sur mes pas ? Dans un méandre de la rivière se tient une yourte. Première habitation en vue depuis le début. La famille est hélas de l'autre côté de la rivière, que je n'ai pas envie de franchir maintenant. Je salue à distance et continue mon chemin. Quelques heures plus tard, le sac me paraît déjà bien plus lourd qu'au début, mais j'avance encore à bonne allure. J'ai l'impression d'approcher du lac Yachilkul, il ne doit pas être si loin que ça... Cela fait plus de 12 heures que je suis parti ce matin, j'ai parcouru près de 30km avec mon gros sac, il faudrait que je pose la tente. Et ce lac qui ne doit pas être loin... tant pis pour le bivouac sur le lac pour ce soir, il faudra attendre encore un peu ! Je franchi la rivière pour m'installer sur une jolie plage de la rive opposée. La tente est montée machinalement, puis je m'écroule de fatigue, sans bouger pendant une heure. Je ne me relèverai que pour manger un peu, car il le faut bien, même si la faim n'est pas là. Je sais que l'altitude me coupe souvent un peu la faim, ce n'est pas très grave. Malgré ma fatigue physique, je n'arrive pas très bien à dormir. J'ai très mal aux muscles des jambes. J'ai dû faire une grosse journée quand même...
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0864.jpg
Le jour se lève, je plie la tente et recommence à marcher... la rivière s'élargit vite en un delta verdoyant, pour laisser rapidement (2 heures de marche tout de même) place au lac. Il est bordé à l'est par une immense plage de sable blanc de laquelle s'élève de véritables tornades, le tout sur fond de hauts sommets glacés. Le vent souffle effectivement fort, face à moi, incessant. Il brûle les lèvres, les yeux, les tornades passent et repassent, il faut se protéger à chaque fois... Je réussi malgré tout à faire une petite sieste au milieu de ce vacarme.
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0915.jpg
Je progresse ensuite lentement sur la rive nord. Le bleu du lac est profond, sombre et intense. Le vent rend tout ce paysage beau, extrêmement beau, mais brutal et inhospitalier. J'ai l'impression d'être arrivé à mon premier but, mais en même temps d'être nul part. Je suis bien au milieu de nul part, je me souviens des cartes satellites observées attentivement avant mon départ ne montrant que quelques minuscules villages distants de plusieurs jours de marche, séparés par des rivières et des cols... et des glaciers si par hasard je me trompais de vallée.
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_1072.jpg
Mais une carte satellite ne montre pas le bruit des vagues du lac agité, ne fais pas sentir les lèvres brûlées par le vent qui ne donne aucun répis de la première heure de jour jusqu'au couché du soleil, et enfin ne permet pas de voir qu'en plusieurs heures de marche, les montagnes qui nous entourent ont à peine changé leur perspective... Je marcherai le plus possible, ajoutant à chaque fois 30 minutes de marche quand je pensais m'arrêter. Je ferai finalement bivouac au milieu de la rive nord, vraiment épuisé. J'espérai peut-être trouver une habitation, un berger, dans cet endroit où une rivière venant du nord se jette dans le lac, je n'ai trouvé qu'une ruine abandonnée. Je me force encore une fois à manger avant de m'endormir, alors que le soleil n'est pas encore couché. Je me réveille, après quelques heures de mauvais sommeil. J'ai mal à la tête, c'est indéniable. Une alarme se déclenche en moi: je pense pour la première fois au mal des montagnes, et à un oedème pulmonaire. Pour vérifier cela, par réflex j'expire et vide mes poumons. Le verdict est sans appel : j'entend ce gargouillis si caractéristique, signifiant que mes poumons sont en train de se remplir d'eau. Je regarde ma montre, il est 22h30. Tout va très vite dans ma tête, j'évalue ma situation, clairement mauvaise : je suis seul, la nuit vient de commencer, je suis à 45km de mon point de départ, et n'ai rencontré aucun village depuis, seule une famille dans une yourte non loin d'Allichur, ainsi qu'une yourte vide dans le delta à l'extrémité est du lac. Ce début d'oedème pulmonaire signifie qu'il me reste environ 24h avant que les choses ne s'aggravent irrémédiablement. Dans 24h au plus je DOIS être à moins de 3000m. Le problème est que sur ce plateau du Pamir, le premier point en dessous de cette altitude se situe à plus de 150km de là... D'une manière ou d'une autre quelqu'un devra m'aider...
En route... Dans mon avion pour le Tadjikistan, seuls trois touristes : des alpinistes qui vont faire le Pic Karl Marx au Sud du Pamir. Le reste des places est occupé par des travailleurs d'ONG principalement américains, et quelques tadjiks retrouvant leurs familles. Nous arrivons à 3 heures du matin à Dushambe. J'ai décidé de partir le matin même pour le Pamir et Khorog. D'après mes informations, des voitures partent vers 6h; j'ai donc du temps, et j'en profite pour discuter avec le tadjik qui me change des euros contre des somonis : il veut que je vienne dormir chez lui, on discute des origines de nos religions respectives. Le jour levé, je marche pour trouver une voiture allant dans le Pamir. Il est tout juste 5 heures, et déjà de nombreuses femmes balayent et arrosent le sol devant leurs maison. La ville est tranquille, le soleil encore sous l'horizon, mais il fait déjà chaud à Dushambe. Je trouve rapidement cinq autres Pamiris pour partager une voiture, et me voici déjà en route... En ce début d'été, de nombreux Pamiris habitant Dushambe retournent dans leurs familles. C'est pourquoi il est très difficile d'obtenir une place d'avion, et il faut se convaincre que les 20 heures de route sont bien mieux pour faire des liens sociaux que les quelques minutes d'avion ! La vue est vraiment belle, et nous longeons rapidement la frontière afghane. Je retrouve les vallées vertigineuses du Ladakh, ainsi que les torrents -tels l'Indus- tumultueux et marrons, drainant la poussière des montagnes sèches.
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0847.jpg
Nous nous arrêtons manger souvent, de la soupe grasse au mouton à chaque fois, accompagnée de nombreux abricots. Habituellement peu soucieux au niveau sanitaire, je suis cette fois sur mes gardes au Tadjikistan. J'achète une bouteille d'eau minérale qu'un jeune m'apporte bien fraîche. Curieux de savoir d'où elle vient, je vais voir vers l'arrière du magasin... Je connais mes classiques : Dans "le Théorème de la peur", Greg Child raconte comment il est tombé malade comme un chien au Pakistan à cause d'une bouteille "rafraîchie" dans des eaux pas très claires qui passent dans tout le village. C'est bien le cas ici aussi, et je laisserai la bouteille à mes compagnons qui ne sont pas du tout tracassés par mes soucis d'occidental fraîchement arrivé. Nous arrivons à Khorog, "capitale" du Pamir, en pleine nuit, ce qui est toujours idéal quand on ne connaît pas du tout la ville. Des jeunes me conduisent heureusement vers un endroit pour dormir. Durant ma courte nuit, j'ai décidé de tenter un autre trek que celui que j`avais prévu initialement : départ de Alichur sur la "Pamir Highway", en passant par le lac Yachilkul, pour commencer, ensuite peut-être route vers le lac Sarez... ou peut-être pas ! Entre les réserves apportées d'Europe et les achats au marché de Khorog (effectué avec une fille tadjik qui m'a bien aidé), je pense avoir une bonne dizaine de jours d'autonomie. Après une matinée ubuesque où je me confronte à l'emprunte soviétique de la bureaucratie afin de me faire enregistrer par les autorités, j'aurai réactivé mes quelques phrases de russe. Pour me rendre à Alichur, je trouve une vieille UAZ (4x4 soviétique) à partager avec des kirghizes forts sympatiques se rendant vers Murgab. Nous sommes 8 au total dans cette petite voiture, le rêve ! La route s'élève rapidement jusqu'à des cols vers 4000m, et nous sommes entourés de montagnes encore plus hautes aux sommets enneigés. Si le trajet devait être parcouru en 5h environ, c'était sans compter les nombreux arrêts : Pour faire le plein d'essence avec une boîte de conserve et un entonnoir fin (une bonne demi heure) Après chaque grosse côte pour refroidir le moteur et enduire une partie du moteur de boue humide avec de l'herbe (technique très répendue ici) Aider une autre voiture qui a crevé ou avec un problème moteur Crever à notre tour et s'arrêter pour changer la roue...
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L'arrêt le plus imprévu fut la pause à des sources chaudes : perdu au milieu du désert d'altitude, à des heures de tout village digne de ce nom, nous nous arrêtons avec mes amis kirghizes pour nous baigner dans des eaux thermales brûlantes. C'est le pied, juste avant d'affronter la première nuit fraîche dans le Pamir à 4000m : en effet il est déjà bien tard et il nous reste 2 grosse heures de route... Nous arriverons finalement en Alichur au milieu de la nuit. Je dois trouver un toit pour la nuit, et mes compagnons de route veulent faire une pause avant de continuer vers Murgab. On va donc chez des amis à eux, qui peuvent m'héberger, et nous faire un repas au milieu de la nuit : poissons frits, pain et beurre, à volonté ! J'en profite le mieux possible en vue des jours à venir... Après avoir dit au revoir aux kirghizes continuant vers Murghab, je discute un peu avec le père de la famille, puis m'endors rapidement. Je suis plutôt excité de me retrouver si "vite" au milieu du Pamir, accueilli chaleureusement dans un petit village au milieu de la nuit. Je prévoit de partir tôt demain, pour faire une grosse journée de marche jusqu'au lac peut-être...
Marchons...
Le lendemain, réveillé à 5h30 par un soleil puissant à travers la grande fenêtre de ma chambre, je n'ai envie que d'une chose : aller marcher dans le Pamir ! Je partage le petit déjeuner avec la famille. Avant de me mettre en route, je découvre dans la lumière du matin le village, qui est constitué de quelques maisons pamiris blanches à toit plat, éparpillées sur le plateau poussiéreux. La simplicité même, mais pour l'isolation, ça ne doit pas rigoler l'hiver !
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Je me sens frais, motivé, le sac semble léger malgré les 10 jours de réserves. Je m'éloigne rapidement du village, en suivant la rivière, vers l'ouest. Très vite je n'aurai plus de repère humain en vue, seulement la poussière sous mes pas. En dehors de la rivière, aucune source d'eau, aucun signe de vie non plus. J'avance sûr de moi, une pause chaque heure pour boire et manger ; l'espace qui m'entoure semble si grand que marcher 1 heure représente un saut de puce. Le soleil est puissant, des nuages pointent au nord, je les surveille attentivement, n'ayant pas spécialement envie de connaître immédiatement les joies d'un orage au Pamir !
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Dans ma tête je ne pense pas à l'Europe, mais à ce qui m'attend les jours prochains. Et je calcule les jours et les heures à marcher pour arriver à ces petits lacs au nord, et le lac Sarez peut-être. Questions : comment seront les torrents à franchir ? Cela peut tellement varier d'une année à l'autre, d'un jour à l'autre; j'en ai repéré au moins 5 sur mon chemin. Je devrais peut-être retourner sur mes pas ? Dans un méandre de la rivière se tient une yourte. Première habitation en vue depuis le début. La famille est hélas de l'autre côté de la rivière, que je n'ai pas envie de franchir maintenant. Je salue à distance et continue mon chemin. Quelques heures plus tard, le sac me paraît déjà bien plus lourd qu'au début, mais j'avance encore à bonne allure. J'ai l'impression d'approcher du lac Yachilkul, il ne doit pas être si loin que ça... Cela fait plus de 12 heures que je suis parti ce matin, j'ai parcouru près de 30km avec mon gros sac, il faudrait que je pose la tente. Et ce lac qui ne doit pas être loin... tant pis pour le bivouac sur le lac pour ce soir, il faudra attendre encore un peu ! Je franchi la rivière pour m'installer sur une jolie plage de la rive opposée. La tente est montée machinalement, puis je m'écroule de fatigue, sans bouger pendant une heure. Je ne me relèverai que pour manger un peu, car il le faut bien, même si la faim n'est pas là. Je sais que l'altitude me coupe souvent un peu la faim, ce n'est pas très grave. Malgré ma fatigue physique, je n'arrive pas très bien à dormir. J'ai très mal aux muscles des jambes. J'ai dû faire une grosse journée quand même...
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Le jour se lève, je plie la tente et recommence à marcher... la rivière s'élargit vite en un delta verdoyant, pour laisser rapidement (2 heures de marche tout de même) place au lac. Il est bordé à l'est par une immense plage de sable blanc de laquelle s'élève de véritables tornades, le tout sur fond de hauts sommets glacés. Le vent souffle effectivement fort, face à moi, incessant. Il brûle les lèvres, les yeux, les tornades passent et repassent, il faut se protéger à chaque fois... Je réussi malgré tout à faire une petite sieste au milieu de ce vacarme.
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Je progresse ensuite lentement sur la rive nord. Le bleu du lac est profond, sombre et intense. Le vent rend tout ce paysage beau, extrêmement beau, mais brutal et inhospitalier. J'ai l'impression d'être arrivé à mon premier but, mais en même temps d'être nul part. Je suis bien au milieu de nul part, je me souviens des cartes satellites observées attentivement avant mon départ ne montrant que quelques minuscules villages distants de plusieurs jours de marche, séparés par des rivières et des cols... et des glaciers si par hasard je me trompais de vallée.
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Mais une carte satellite ne montre pas le bruit des vagues du lac agité, ne fais pas sentir les lèvres brûlées par le vent qui ne donne aucun répis de la première heure de jour jusqu'au couché du soleil, et enfin ne permet pas de voir qu'en plusieurs heures de marche, les montagnes qui nous entourent ont à peine changé leur perspective... Je marcherai le plus possible, ajoutant à chaque fois 30 minutes de marche quand je pensais m'arrêter. Je ferai finalement bivouac au milieu de la rive nord, vraiment épuisé. J'espérai peut-être trouver une habitation, un berger, dans cet endroit où une rivière venant du nord se jette dans le lac, je n'ai trouvé qu'une ruine abandonnée. Je me force encore une fois à manger avant de m'endormir, alors que le soleil n'est pas encore couché. Je me réveille, après quelques heures de mauvais sommeil. J'ai mal à la tête, c'est indéniable. Une alarme se déclenche en moi: je pense pour la première fois au mal des montagnes, et à un oedème pulmonaire. Pour vérifier cela, par réflex j'expire et vide mes poumons. Le verdict est sans appel : j'entend ce gargouillis si caractéristique, signifiant que mes poumons sont en train de se remplir d'eau. Je regarde ma montre, il est 22h30. Tout va très vite dans ma tête, j'évalue ma situation, clairement mauvaise : je suis seul, la nuit vient de commencer, je suis à 45km de mon point de départ, et n'ai rencontré aucun village depuis, seule une famille dans une yourte non loin d'Allichur, ainsi qu'une yourte vide dans le delta à l'extrémité est du lac. Ce début d'oedème pulmonaire signifie qu'il me reste environ 24h avant que les choses ne s'aggravent irrémédiablement. Dans 24h au plus je DOIS être à moins de 3000m. Le problème est que sur ce plateau du Pamir, le premier point en dessous de cette altitude se situe à plus de 150km de là... D'une manière ou d'une autre quelqu'un devra m'aider...
Bonjour,
Ce forum m’a bien aidé à préparer notre voyage au Kirghizistan cet été, 3 semaines à vélo, j’ai donc bien envie en retour, de vous en livrer un compte-rendu
Appréciation générale
Un formidable voyage à vélo, je le conseille vraiment. Des paysages magnifiques, des Kirghizes très accueillants. C’est assez facile de voyager au Kirghizistan : pour circuler, pour se ravitailler, pour trouver un coin de bivouac ou un hébergement. C’est appréciable de parcourir ce pays à vélo parce que, à part quelques grands axes goudronnés avec beaucoup de circulation, on est toujours sur des pistes, voire sur des petites pistes de montagnes, on peut aller dans des coins magnifiques, très haut, en vélo.
Matériel
On est parti avec des VTT, équipés porte-bagage arrière et sacoches. C’était un choix judicieux, parce qu’en montagne, c’est essentiellement des pistes caillouteuses parfois bien raides. Je me disais qu’on ne serait jamais passé par là (ou on aurait poussé les vélos) avec nos VTC. Je conseille de prendre des bons pneus (on avait des Marathon XR) parce qu’il y a vraiment des débris de verres partout sur la route, aux abords des magasins, mêmes très haut sur les pistes… on est obligé de rouler sur du verre ! Et c’est très caillouteux aussi. A Bishkek, il y a un bon réparateur / vendeur de vélos, Oleg … celui indiqué dans le LP. Il y a aussi des boutiques bien achalandées en matériel de randonnée (Limpopo, Red Fox…) et qui vendent aussi des VTT.
Itinéraire
On a acheté une carte sur place, on avait quelques idées d’itinéraires mais on a un peu composé au jour le jour. La carte au 1 : 1 000 000 disponible chez Geoid est bien suffisante, même pour s’éloigner des grands axes, il n’y a pas beaucoup de routes/pistes. On a fait 14 jours de vélo puis une rando à pied de 3 jours à la fin. Soit un peu plus de 1000 km à vélo.
En route pour le col du Tor Ashu
Départ à vélo de Bishkek. La route Bishkek – Kara Balta n’a aucun intérêt, il y a beaucoup de circulation, de pollution mais la route est très large alors le trafic passe loin, ce n’est pas dangereux. C’est tout plat et tout droit : on trace. Nous l’avons fait comme une « mise en jambe », à la descente de l’avion, avant d’attaquer le col. Après Kara Balta, on bifurque droit vers les montagnes. A partir de Cochokoba, on remonte pendant longtemps une vallée (40 km ?) avant d’arriver aux lacets du col. Enfin, ça monte fort quand même cette vallée, on fait une grande partie du dénivellé comme ça. Pour l’ascension du col, Ambiance Tour de France : nombreux encouragements des automobilistes et routiers, certains s’arrêtaient sur le bord de la route pour nous prendre en photo ! Le trafic ne nous dérange pas trop. En fait les lacets arrivent tard (la vallée est interminable), et quand on est en bas, il ne nous reste plus qu’une 20aine de kilomètre et quelques centaines de mètres de dénivellé. Et c’est du bon goudron. Pour passer le tunnel, on a expliqué avec force signes au policier à l’entrée du tunnel qu’on devait monter dans un camion, il nous a arrêté un camion qui nous a déposé gracieusement de l’autre côté. De l’autre côté, vue magnifique sur la vallée de Sussamyr. Puis on descend. Fin du goudron à la bifurcation vers Sussamyr.
Vallée de Sussamyr Etape 3 : ballade dans vallée de la rivière Karakol. 70 km. On laisse les sacoches au B&B de Sussamyr et on part se balader dans cette petite vallée qui rejoint Kochkor. Très jolie vallée. Pour le retour on est monté sur un petit plateau, avec une piste qui rejoint Sussamyr : on domine la vallée, on a une vue à 360° sur les massifs montagneux qui bordent la vallée de Sussamyr : c’est magnifique. Etape 4 : Sussamyr – Chayek. 87 km. Très belle vallée, on descend le long d’un rapide pendant 50-60 km. Le paysage montagneux change tout le temps, c’est vraiment beau. Mais piste pénible : c’est une grande piste donc large mais en « tôle ondulée » sur les passages de roues des véhicules et beaucoup de graviers ailleurs. Passage au joli village de Kizyl Oï. En bas on récupère un mauvais goudron jusque Chayek.
Song Kol On est monté à Song Kol par la piste la plus à l’ouest, qui part d’un village à 10-15 km après Chayek, sur le goudron. C’est une piste qui conduit à une mine de charbon. Ça monte d’abord longtemps sur le piémont sur une piste pénible, puis ça monte plus fort à proximité de la mine (je me souviens plus le nom mais les gens connaissent), les lacets commencent loin, après la mine. Ici c’est une piste, pas en très bon état, bien caillouteuse en haut, mais ça se fait, à aucun moment on est descendu du vélo pour pousser. Paysage sans grand intérêt. On passe un col à 3384 m. Un avantage de cet itinéraire c’est qu’on est arrivé à l’extrémité ouest du plateau de Song Kol et on redescend par le col à l’extrémité est, vers Kochkor. On a dû rouler pas loin de 80 km sur ce plateau, de col à col. Magnifique. La descente vers Kochkor, ça descend presque tout le temps, la piste qui mène au col est bien caillouteuse en haut puis tôle ondulée en bas. Puis on rejoint du goudron (arrêt conseillé au resto de Sary Bulak pour une boisson fraiche et un bon repas après cette descente). Beaux paysages.
Lac Issy Kul Départ de Kochkor, on arrive sur la rive sud du lac. Premier truc à dire : le lac est entourée d’une route goudronnée très fréquentée. La route n’est pas toujours en bon état, parfois la chaussée se rétrécit, et devient étroite. Et les automobilistes roulent vraiment comme des fous : c’est vraiment très désagréable et très dangereux. On n’avait vraiment pas eu cette impression négative des automobilistes kirghizes avant. Donc notre itinéraire ça a été d’éviter au maximum ce maudit goudron et on a mis les vélos dans un car à Karakol pour rentrer sur Bishkek. Tous les cyclotouristes qu’on a croisé nous ont dit que la rive nord est bien pire, le canyon entre Bishkek et Baliktchy aussi !! Après Kara Tanaa nous avons donc bifurqué vers la vallée de Konur Olon. Jolie vallée, ça fait un joli itinéraire bis sur une partie du trajet. C’est de la piste. On retourne sur le goudron pour rejoindre Bokonbayevo. Puis nous sommes partis à l’ascension du col Tone (4023 m) pour retourner dans la montagne. C’est une formidable étape. De Bokonbayevo il faut rejoindre le village de Tura Suu (je crois que c’est ça). Il y a une seule piste mais on a eu quelques hésitations (genre à la sortie du village la piste a été coupée par le torrent) mais on a demandé notre route aux gens, ça c’est bien passé. Sur la carte, c’est une belle piste… du temps de l’Union Soviétique. Elle n’est plus très entretenue et à fur et à mesure qu’on monte elle se dégrade. D’ailleurs on ne peut pas atteindre le col à proprement parler parce que des éboulements et névés on recouvert la piste en haut. On a laissé les vélos à 3700 m, on est monté à 4000 m à pied, on a vu mais pas atteint le col, ça devenait dangereux. Il est accessible à pied avec un bon équipement de montagne, mais ce n’était pas notre cas, on a rebroussé chemin. Ca reste cependant une de nos plus belles étapes, on est très haut, à hauteur des glaciers, on a une vue magnifique sur le lac Issy Kul : à faire. On redescend, on profite un peu de la plage puis on file sur Karakol. Karakol, quel changement d’ambiance par rapport au reste de notre voyage : ici c’est très touristique. On a fait un trek de 3 jours à pied, par le col d’Ala Kol. Un peu autoroute à touristes mais c’est magnifique : à faire. Puis on est remonté sur les vélos pour faire Karakol – Jeti Oguz et vallée des fleurs. Une très jolie sortie d’une journée. Le canyon qui mène à la vallée des fleurs est sympa à faire en VTT : très beau, pas très difficile, court (4 km maxi). Il devrait y avoir un loueur de VTT en bas ! Fin des vacances, on mets les vélos dans le car pour Bishkek, rien à signaler, ça se fait facilement. Le trajet est un peu long, on l’a fait en journée, ça nous permet de voir la côte nord du lac. Vu la circulation on a été heureux d’avoir mis les vélos dans le car !
Ce forum m’a bien aidé à préparer notre voyage au Kirghizistan cet été, 3 semaines à vélo, j’ai donc bien envie en retour, de vous en livrer un compte-rendu
Appréciation générale
Un formidable voyage à vélo, je le conseille vraiment. Des paysages magnifiques, des Kirghizes très accueillants. C’est assez facile de voyager au Kirghizistan : pour circuler, pour se ravitailler, pour trouver un coin de bivouac ou un hébergement. C’est appréciable de parcourir ce pays à vélo parce que, à part quelques grands axes goudronnés avec beaucoup de circulation, on est toujours sur des pistes, voire sur des petites pistes de montagnes, on peut aller dans des coins magnifiques, très haut, en vélo.
Matériel
On est parti avec des VTT, équipés porte-bagage arrière et sacoches. C’était un choix judicieux, parce qu’en montagne, c’est essentiellement des pistes caillouteuses parfois bien raides. Je me disais qu’on ne serait jamais passé par là (ou on aurait poussé les vélos) avec nos VTC. Je conseille de prendre des bons pneus (on avait des Marathon XR) parce qu’il y a vraiment des débris de verres partout sur la route, aux abords des magasins, mêmes très haut sur les pistes… on est obligé de rouler sur du verre ! Et c’est très caillouteux aussi. A Bishkek, il y a un bon réparateur / vendeur de vélos, Oleg … celui indiqué dans le LP. Il y a aussi des boutiques bien achalandées en matériel de randonnée (Limpopo, Red Fox…) et qui vendent aussi des VTT.
Itinéraire
On a acheté une carte sur place, on avait quelques idées d’itinéraires mais on a un peu composé au jour le jour. La carte au 1 : 1 000 000 disponible chez Geoid est bien suffisante, même pour s’éloigner des grands axes, il n’y a pas beaucoup de routes/pistes. On a fait 14 jours de vélo puis une rando à pied de 3 jours à la fin. Soit un peu plus de 1000 km à vélo.
En route pour le col du Tor Ashu
Départ à vélo de Bishkek. La route Bishkek – Kara Balta n’a aucun intérêt, il y a beaucoup de circulation, de pollution mais la route est très large alors le trafic passe loin, ce n’est pas dangereux. C’est tout plat et tout droit : on trace. Nous l’avons fait comme une « mise en jambe », à la descente de l’avion, avant d’attaquer le col. Après Kara Balta, on bifurque droit vers les montagnes. A partir de Cochokoba, on remonte pendant longtemps une vallée (40 km ?) avant d’arriver aux lacets du col. Enfin, ça monte fort quand même cette vallée, on fait une grande partie du dénivellé comme ça. Pour l’ascension du col, Ambiance Tour de France : nombreux encouragements des automobilistes et routiers, certains s’arrêtaient sur le bord de la route pour nous prendre en photo ! Le trafic ne nous dérange pas trop. En fait les lacets arrivent tard (la vallée est interminable), et quand on est en bas, il ne nous reste plus qu’une 20aine de kilomètre et quelques centaines de mètres de dénivellé. Et c’est du bon goudron. Pour passer le tunnel, on a expliqué avec force signes au policier à l’entrée du tunnel qu’on devait monter dans un camion, il nous a arrêté un camion qui nous a déposé gracieusement de l’autre côté. De l’autre côté, vue magnifique sur la vallée de Sussamyr. Puis on descend. Fin du goudron à la bifurcation vers Sussamyr.
Vallée de Sussamyr Etape 3 : ballade dans vallée de la rivière Karakol. 70 km. On laisse les sacoches au B&B de Sussamyr et on part se balader dans cette petite vallée qui rejoint Kochkor. Très jolie vallée. Pour le retour on est monté sur un petit plateau, avec une piste qui rejoint Sussamyr : on domine la vallée, on a une vue à 360° sur les massifs montagneux qui bordent la vallée de Sussamyr : c’est magnifique. Etape 4 : Sussamyr – Chayek. 87 km. Très belle vallée, on descend le long d’un rapide pendant 50-60 km. Le paysage montagneux change tout le temps, c’est vraiment beau. Mais piste pénible : c’est une grande piste donc large mais en « tôle ondulée » sur les passages de roues des véhicules et beaucoup de graviers ailleurs. Passage au joli village de Kizyl Oï. En bas on récupère un mauvais goudron jusque Chayek.
Song Kol On est monté à Song Kol par la piste la plus à l’ouest, qui part d’un village à 10-15 km après Chayek, sur le goudron. C’est une piste qui conduit à une mine de charbon. Ça monte d’abord longtemps sur le piémont sur une piste pénible, puis ça monte plus fort à proximité de la mine (je me souviens plus le nom mais les gens connaissent), les lacets commencent loin, après la mine. Ici c’est une piste, pas en très bon état, bien caillouteuse en haut, mais ça se fait, à aucun moment on est descendu du vélo pour pousser. Paysage sans grand intérêt. On passe un col à 3384 m. Un avantage de cet itinéraire c’est qu’on est arrivé à l’extrémité ouest du plateau de Song Kol et on redescend par le col à l’extrémité est, vers Kochkor. On a dû rouler pas loin de 80 km sur ce plateau, de col à col. Magnifique. La descente vers Kochkor, ça descend presque tout le temps, la piste qui mène au col est bien caillouteuse en haut puis tôle ondulée en bas. Puis on rejoint du goudron (arrêt conseillé au resto de Sary Bulak pour une boisson fraiche et un bon repas après cette descente). Beaux paysages.
Lac Issy Kul Départ de Kochkor, on arrive sur la rive sud du lac. Premier truc à dire : le lac est entourée d’une route goudronnée très fréquentée. La route n’est pas toujours en bon état, parfois la chaussée se rétrécit, et devient étroite. Et les automobilistes roulent vraiment comme des fous : c’est vraiment très désagréable et très dangereux. On n’avait vraiment pas eu cette impression négative des automobilistes kirghizes avant. Donc notre itinéraire ça a été d’éviter au maximum ce maudit goudron et on a mis les vélos dans un car à Karakol pour rentrer sur Bishkek. Tous les cyclotouristes qu’on a croisé nous ont dit que la rive nord est bien pire, le canyon entre Bishkek et Baliktchy aussi !! Après Kara Tanaa nous avons donc bifurqué vers la vallée de Konur Olon. Jolie vallée, ça fait un joli itinéraire bis sur une partie du trajet. C’est de la piste. On retourne sur le goudron pour rejoindre Bokonbayevo. Puis nous sommes partis à l’ascension du col Tone (4023 m) pour retourner dans la montagne. C’est une formidable étape. De Bokonbayevo il faut rejoindre le village de Tura Suu (je crois que c’est ça). Il y a une seule piste mais on a eu quelques hésitations (genre à la sortie du village la piste a été coupée par le torrent) mais on a demandé notre route aux gens, ça c’est bien passé. Sur la carte, c’est une belle piste… du temps de l’Union Soviétique. Elle n’est plus très entretenue et à fur et à mesure qu’on monte elle se dégrade. D’ailleurs on ne peut pas atteindre le col à proprement parler parce que des éboulements et névés on recouvert la piste en haut. On a laissé les vélos à 3700 m, on est monté à 4000 m à pied, on a vu mais pas atteint le col, ça devenait dangereux. Il est accessible à pied avec un bon équipement de montagne, mais ce n’était pas notre cas, on a rebroussé chemin. Ca reste cependant une de nos plus belles étapes, on est très haut, à hauteur des glaciers, on a une vue magnifique sur le lac Issy Kul : à faire. On redescend, on profite un peu de la plage puis on file sur Karakol. Karakol, quel changement d’ambiance par rapport au reste de notre voyage : ici c’est très touristique. On a fait un trek de 3 jours à pied, par le col d’Ala Kol. Un peu autoroute à touristes mais c’est magnifique : à faire. Puis on est remonté sur les vélos pour faire Karakol – Jeti Oguz et vallée des fleurs. Une très jolie sortie d’une journée. Le canyon qui mène à la vallée des fleurs est sympa à faire en VTT : très beau, pas très difficile, court (4 km maxi). Il devrait y avoir un loueur de VTT en bas ! Fin des vacances, on mets les vélos dans le car pour Bishkek, rien à signaler, ça se fait facilement. Le trajet est un peu long, on l’a fait en journée, ça nous permet de voir la côte nord du lac. Vu la circulation on a été heureux d’avoir mis les vélos dans le car !









