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Thailand Naturally


Time flies: here we are already presenting our tenth travel journal to VoyageForum’s readers!

We discovered Thailand about a dozen years ago, and it quickly became addictive for us. It’s only fair to say that this country stands out from many—if not most—thanks to an extraordinary combination of qualities: a generally smiling, laid-back, and friendly people; a territory dotted with natural beauties of exotic exuberance; a substantial selection of dishes, each more delicious than the last; and an obvious ease in making yourself understood and finding help to organize your activities.

Over the years, it’s been tough to keep things fresh, to continue sparking readers’ interest—and who knows, maybe even enthusiasm. We’re going to try to rise to that challenge.

After revisiting or introducing you to over 120 temples in Thailand, this year Joel and Françoise want to reveal a "Thailand Naturally."

Both in well-known areas and others that are more off the beaten path.

By "natural," we first mean nature itself, with its stunning sites and landscapes. But it’s also about places where Thais love to stroll with family and friends. Sometimes it’s just faces, glances, moments of life, or ceremonies captured on the spot. For the ladies, there’ll certainly be flowers to admire along the way. Uh... for the gentlemen too, who appreciate them (the flowers)... oh, and also for the gentlemen who appreciate gentlemen who appreciate flowers. And even for the ladies who don’t appreciate gentlemen. Alright, let’s go wild—on top of all that, we’ll still include a few places of worship. No matter how hard we try to resist, there’s always someone or something pulling us toward temples. The ever-vibrant popular devotion encourages us, and we never regret it.

To do this, we’ll lead you through six provinces or regions that will reveal themselves as the story unfolds, letting you enjoy the thrill of discovery. Even if we’ve mentioned some of them in previous years, this time it’ll all be new. For a more complete picture of any province we’ve already covered, readers can check out our past travel journals—just click on our username Jojoone1 to see what we’ve published.

One last note before we begin: we’re sticking to our tastes, our preferences, and what brings us joy. We just really wanted to show you multiple facets of the country’s interior—we’ll see if we pull it off...
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Retour d'un circuit classique en famille au Japon cet été avec quelques plus
Bonjour à tous,

Ce forum m'a aidé à prévoir ce voyage cet été fin juillet début août, de 14 nuits sur place. Merci aux "animateurs" de ce forum, même si souvent je lis sans poster. Les milliers de photos triées, je me lance à faire un modeste récit, d'autres voyageurs en font également, ce sera un de plus ! Tout d'abord, nous : famille de 5, notre aîné n'a pas pu partir avec nous et nous sommes donc partis à 4 avec nos 2 filles ados, 12 ans et demi et presque 18 ans. Nous nous sommes décidés en février ; habituellement, je prévois et je réserve très en avance nos vacances, pas cette année. Pourquoi le Japon ? Monsieur (JC) y est allé plusieurs fois (je crois 5 fois) pour raisons professionnelles, et il s'arrange pour essayer de prolonger un peu avant ou après pour visiter. Voilà longtemps qu'il me dit qu'il faut qu'on aille visiter en famille un été, mais nous ne l'avions pas encore fait. C'est d'ailleurs moi qui résiste, je ne suis pas spécialement attirée par l'Asie et surtout, je m'aime pas l'avion, j'ai peur, j'appréhende et j'ai toujours dit à qui veut l'entendre que je n'irai pas au japon, c'est beaucoup trop loin et je ne pourrai jamais supporter autant d'heure de vols (qu'est ce que'on peut raconter n'importe quoi parfois...).😕 Bref, ne jamais dire jamais ! Ensuite, au détour de nos discussions de cet hiver, on va où cet été ? 3 voix pour le Japon (moi, évidemment, je n'ai pas voté pour le Japon, vous l'avez compris...). Bon, après ce vote majoritaire, je me rallie... je ne vais quand même pas me faire prier si on me propose d'aller au Japon, on verra le voyage après, et je vieillis...😉 Je demande à Monsieur ce qu'il veut visiter, j'achète des guides "papier", je parcoure ce forum, d'autres sites, je regarde ce que les tours opérateurs proposent comme circuit pour avoir une idée, mais nous n'avons pas l'intention de voyager en groupe (enfin en groupe de 4 !). Mais je n'y arrive pas, pourtant je l'ai déjà fait pour d'autres pays, mais là, je ne connais rien, je confonds tous les noms, évidemment, je ne connais pas le japonais vous vous en doutez, j'ai du mal à bâtir un circuit ; c'est sûr que les TO c'est 10 ou 11 jours sur place là bas, ce n'est pas assez, je tâtonne, les guides prennent la poussière... je n'avance pas. Et les voyages organisés me paraissent complètement hors de prix, incroyable (4 ou 5000 euros par personne, parfois plus pour 11 ou 12 jours, la dernière a passé les 12 ans, elle n'est plus enfant désormais), à 4 c'est impossible, on doit pouvoir trouver moins cher et sur ce forum, je vois des exemples de budget, rien à voir... Je note des endroits à visiter, monsieur n'a pas le temps... Bon un jour on me parle d'un intermédiaire qui peut nous mettre en relation avec une agence sur place. J'ai lu sur ce forum que c'est simple de tout organiser soi même, mais pour une première fois, c'est un peu trop exotique pour moi, maintenant, après ce séjour, j'y arriverais peut-être mais là, à 4 avec les enfants, JR pass ou non ? voiture ou non ? Alpes japonaises ou non ? combien de nuits à Tokyo, à Kyoto ? Surtout que Monsieur commence à me demander quelques trucs particuliers : monter le Mont Fuji (la nuit), visiter une forge ou fabrique de couteaux ou sabres, dormir au Mont Koya, visite d'Hiroshima, villa Katsura à Kyoto, hébergements traditionnels de temps en temps.... bref pas mal de choses qui me passionnent plus ou moins... Décidément, on va croire qu'il faut me battre pour que j'avance, mais non, n'exagérons pas, je pose juste le contexte et je cherche à me justifier d'avoir sollicité une agence... Donc je contacte cet intermédiaire et choisi un exemple de circuit, beaucoup d'échanges de mails avec l'agence sur place qui répond à nos souhaits, je l'aménage en indiquant les souhaits de Monsieur et on élabore un circuit que voilà, en fonction aussi de nos dates et du prix des billets d'avion qui fluctuent quotidiennement. Tokyo : 4 jours (3 pour JC car il montera la nuit, nous resterons à Tokyo et le rejoindrons le lendemain) Kawaguchiko Osaka Mont Koya Himeji Miyajima (2 nuits) Kyoto (4 nuits) Soit 14 nuits sur place. Nous avons alterné hôtels (Tokyo, Osaka et Himeji), temple au Mont Koya, ryokan (Kawaguchiko et Miyajima) et une maison traditionnelle (Mashiya) à Kyoto. Nul doute que je n'aurais pas trouvé ces hébergements (certains ne sont plus sur des sites de réservations), ou je ne savais même pas que ça existait (mashiya), sans agence, enfin moi personnellement en ne connaissant pas du tout la destination, certains y arrivent seuls. On rajoute aussi le musée Miho près de Kyoto, dont j'ai entendu parlé sur ce forum et nous avions très envie de voir ça, j'étais passé à côté sur les guides papier. L'agence nous fait un devis fin mars. Billets d'avion (Emirates, depuis Genève, nous habitons dans l'Est de la France) réservés fin mars et pareil pour le circuit. Voilà, si vous avez réussi à me lire jusqu'au bout de ce post, bravo. Départ le 27 juillet, retour le 12 août !

Anne
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Asie du Sud-Est/Thaïlande: votre plus beau temple?
L’Asie du sud est, recèle des trésors architecturaux, On a tous eu un coup de cœur pour un temple, par son originalité ou son environnement Une image qui nous a fait vibrer, un détail qui nous a marquer, Pourquoi ne pas partager ? A vos archives







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On part en vadrouille en Birmanie!
Jour 1 (14 février) - Joyeuse Saint-Valentin !

Ma chère bachelorette, cette année, pour la Saint Valentin, je vais te sortir le grand jeu ! Je vais t’emmener dans un restaurant digne de ton standing... Mais non, pourquoi veux-tu toujours aller au Flunch, tu mérites mieux que ça, quand même !?!… Et tu n’auras pas non plus droit à une petite auberge de campagne… Ni même à un resto branché du centre-ville… Non, cette année, je me suis surpassé pour marquer cet événement d’une pierre jaune ! Au menu de la Saint Valentin, ce sera plateau repas made in Ukraine Airlines ! Original, n’est-ce pas ? Et devine quoi ?... Un vol est même compris dans le prix du repas ! Du coup, on en profitera pour rester les trois prochaines semaines là où le commandant de bord décidera de nous parachuter… Je viens de m’entretenir avec lui et attention… roulement de tambourin… ce sera en Birmanie !!! « Alors là, non ! Y en a marre de chez marre de payer des rançons pour des gens comme vous qui voyagent dans des pays qui craignent !… Qu’est-ce que vous allez faire dans ce pays totalitaire, encore ? Tu vas peut-être me dire que c'est pour ses régions encore interdites aux étrangers ? Ou alors pour son conflit tribal ? A moins que ce ne soit pour vivre aux côtés de sa population, une des plus pauvres au monde ? »

Je savais que je n’pouvais pas compter sur toi, lâcheur !… Une personne censée et intelligente m’aurait plutôt dit, la Birmanie, pourquoi pas ??? Déjà, l'Asie est le terrain de jeu idéal en cette ère glaciaire de février. Ensuite, les carnets de route que je me suis injecté depuis plusieurs années en intraveineuse m’ont contraint et forcé à inscrire cette destination sur ma sacrosainte longue liste de souhaits de voyage. Enfin, les yeux pétillants de nos routards d’amis Jérôme et Chloé à l'évocation de leur voyage là-bas ont fait le reste, c’est-à-dire faire gagner au classement les nombreuses et précieuses places à la Birmanie afin qu’elle arrive touuuuut là-haut, en tête de cette liste ! Et puis un repas de Saint Valentin chez Ukraine Airlines à mille sept cents euros pour quatre, ça ne pouvait pas se refuser ! Donc le Myanmar, je valide !

« Alors là, je ne comprends plus rien à ton histoire à dormir debout ! Il y a encore deux minutes, tu disais que c’était en Birmanie que vous partiez, non ? » Ben oui, première info pour toi, la Birmanie est au Myanmar ce qu’est le Ceylan pour le Sri Lanka... Ok, vus tes yeux tout estomaqués, je pense que ma métaphore n’a pas abouti au résultat escompté… Et la Gaule pour la France, tu comprends mieux comme ça ?... En fait, le Myanmar est le nouveau sobriquet de la Birmanie depuis 1989, date à laquelle la junte militaire en place a décidé de rebaptiser le pays pour cause de… Ah non, en fait, ils n’avaient pas vraiment de raison… Mais bon, au final, doit-on dire « Birmanie » ou « Myanmar » ? La célèbre Aung San Suu Kyi a déclaré à ce sujet : « Les militaires ont rebaptisé le pays contre la volonté du peuple, nous continuerons pour notre part à l'appeler Birmanie et nous ne reviendrons pas sur cette décision ». Sauf que comme tu le sais peut-être, la junte a enfermé Aung San Suu Kyi de nombreuses années à cause de son opposition au pouvoir. Du coup, dans ce carnet, j’emploierai les deux termes simplement pour m’éviter des répétitions, mais sur place, fais ce qu’il te plait, mais moi, ce sera Myanmar pour éviter de finir le séjour en taule !

Bon, lorsque tu m’as interrompu, je disais donc que le Myanmar, je valide ! Et plutôt mille fois qu’une ! Donc si tu as d’autres questions, n’hésite pas… : « Quand aura lieu votre petite sauterie ? - En février, mais ça, je l’ai déjà dit ! - Avec qui ? - On prend les mêmes zigotos et on r’commence, soit les personnes à peu près normales que voici : Anna la chieuse (ma fille de 8 ans), Sasha la chieuse (ma seconde fille de 5 ans), Sandrine la chieuse (ma femme), et moi, le tour-opérateur de A comme « Aéroport » jusqu’à Z comme « Z’était drôlement bien ! » Enfin, ça, c’est c’que j’espère… - Où ? - La boucle classique, Mandalay, Bagan, Inle, Rangoon et deux trois aventures par-ci par-là dans des coins moins fréquentés. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler un peu plus tard... - En combien de temps ? - Seulement trois semaines… - Pourquoi dis-tu « seulement trois semaines » ? - Ben à ton avis ?... Parce que Herr Colonel Sandrine n’a pas voulu plus, pardi !!! Et puis tu m’en poses, toi, des questions !!! Allez, au lieu de me faire perdre mon temps avec tes questions, au lieu de déguster ta petite coupe de champagne pour la Saint Valentin, n’as-tu pas plutôt envie d’un petit verre d’alcool de riz, n’as-tu pas plutôt envie de partir avec nous vers de nouvelles aventures pour te réchauffer entre deux perturbations ? Si ? Et bien suis-nous et tais-toi !!! »

La suite bientôt... mais déjà dispo sur mon blog (avec photos)... http://onpartenvadrouille.over-blog.com/2015/02/joyeuse-saint-valentin.html
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Souvenirs du Gansu et de l'Amdo, été 2012 (Chine, Tibet)
D'abord un petit préambule : J'ai commencé ce post comme une réponse à Etathome qui projette un voyage l'été prochain dans cette région, mais le titre du fil parlait d'un petit site du Gansu (Danxia de Zhangye) donc je pense que ce sera plus clair pour les autres forumeurs que je l'écrive sous forme de carnet de voyage. Moi et ma soeur voyageons individuellement et à prix moyens, nous avons déjà un certain âge (61 et 56 ans), nous ne pouvons plus faire de vélo ni voyager trop à la dure, nos intestins fatigués par de trop nombreux voyages exotiques nous interdisent les chambres sans salle de bains privées, l'arthrose et l'embonpoint nous empêchent de grimper jusqu'aux couchettes supérieures des dortoirs, bref nous économisons toute l'année pour un long voyage bien préparé en été, c'est notre choix, inutile de nous envoyer des posts incendiaires parce que l'on peut voyager autrement et à meilleur marché (C'est ce qui m'était arrivé lors de mon compte-rendu sur l'Ouzbékistan, cela m'avait découragée d'écrire d'autres récits de voyage). Je le sais et n'ai aucun jugement de valeur sur telle ou telle manière de voyager, chacun fait comme il peut et comme il veut, respectons-nous les uns les autres, l'amour du voyage nous unit. De même sur le but essentiel du voyage, certains privilégient la rencontre de l'autre : à mon avis plus difficile en Chine que dans d'autres pays, en majeure partie pour la barrière de la langue. Mais il semble que la pensée (unique ?) dominante sur ce forum est que si on vise la connaissance de l'histoire ou des sites du pays, on est coupable de je ne sais quelle mysanthropie. J'avoue que mon principal intérêt pour la Chine est son merveilleux patrimoine naturel, artistique et historique, je ne me lasse pas de le découvrir, cela fait déjà trois longs voyages de 6 à 7 semaines chacun et j'en redemande, j'y retourne cet été. Si lors de la découverte de ce patrimoine, j'ai la chance de faire des rencontres, j'en suis enchantée, mais c'est bien plus aléatoire que la visite d'un site, qui est là où on l'attend et qui en Chine ne déçoit jamais. Ceci étant dit, voici le début de mon récit sur notre visite du Gansu en juillet-août dernier

Cher Etathome, Nous avons fait l'été denier une partie du trajet que tu projettes, mais dans le sens ouest --> est, car nous avons commencé par 2 semaines dans le Xinjiang. L'étape la plus orientale du Xinjiang n'est qu'à une nuit de train de Dunhuang, elle s'appelle Turfan et est vraiment vraiment bien, elle vaut un arrêt d'au moins 2 jours, vois si tu peux rajouter 3 jours à ton circuit.

En ce qui concerne Dunhuang, booking.com (tu écris sur un autre post que tu utilises ce site comme elong.net) n'a presque pas d'hôtels ni d'ailleurs sur le reste du Gansu, nous avions pris celui de booking.com qui avait une piscine, c'était un mauvais choix. Nous voulions avoir une piscine une fois dans notre voyage, pour nous reposer un peu après la traversée de zones brûlantes comme le Taklamakan et la cuvette de Turfan. Mais si la piscine de l'hôtel était effectivement très grande et bien organisée (on peut y venir sans être à l'hôtel en payant) avec peu de baigneurs, tout le reste de l'hôtel nous a déçu : cher, loin de la ville (plus de 10 km), staff ne parlant pas un mot d'anglais et ne faisant pas beaucoup d'efforts pour nous comprendre, restaurant idem, soit on ne nous servait pas, soit avec l'aide d'une cliente chinoise, ils nous ont servi un plat atrocement pimenté alors que nous avions bien indiqué que nous ne voulions pas de piment. Donc aucune aide non plus pour organiser les sorties car tout ce qui se visite est plus ou moins hors de la ville. Bref sans le John's Café de l'hôtel Feitian Binguan (les deux sont répertoriés dans LP), notre séjour aurait été un désastre et nous ne rentrions que la nuit pour dormir après avoir mangé en ville chez John's. Il s'est occupé de nous trouver un taxi pour les grottes de Mogao et pour la journée vers les ruines Han (2000 ans) et le parc géologique du Yadan. Les prix étaient raisonnables, pour toute précision demande-moi, mais il faudra que je contacte ma soeur qui notait sur un carnet adresses et comptabilité, elle vit à Paris et moi à Madrid.

Sur les grottes de Mogao qui seront l'un des grands moments de ton voyage, elles sont hors de prix. Le LP écrit 160 yuans mais il me semble que c'était plus (180 yuans ? le triple de la Cité Interdite), et ça peut avoir encore augmenté, c'était l'entrée la plus chère de tout notre voyage. C'était 20 yuans de plus pour les étrangers pour la visite guidée, en général en anglais. C'est obligatoirement un groupe guidé, c'est le guide qui a les clés pour ouvrir les grottes mais le groupe était petit, moins de 10 personnes dans mon souvenir. La visite a duré un peu plus d'une heure, peut-être 1 h 30 au maximum et on a dû voir une dizaine de grottes, la guide faisant un effort pour ne pas aller trop vite, à notre demande. Mais il y avait des tas de groupes chinois plus grands voulant entrer aussi et donc nous ne pouvions pas rester autant que nous l'aurions désiré. Il faut dire qu'on était fin juillet début août, donc il y avait beaucoup de touristes (surtout chinois, comme partout en Chine). Les commentaires sur Mogao sont divers, beaucoup sont rebutés par le prix et la foule, mais je vais te donner des conseils pour ne pas être déçu. Personnellement j'ai déjà vu les autres grands sites de grottes bouddhiques de Chine : en 2004 les grottes de Yungang près de Datong (Shanxi) et les grottes de Longmen près de Luoyang (Henan), en 2006 les grottes de Dazu près de Chongqing, toutes valent le détour et je pourrais y retourner avec plaisir. J'ai peut-être un faible pour celles de Longmen à cause de leur situation si bucolique au bord d'une rivière, avec le son des cloches d'un temple bouddhique situé sur l'autre rive. Mais en ce qui concerne la qualité des peintures et des statues peintes, Mogao est la plus riche, sans aucune contestation.

Comme nous voulions rester plus longtemps et en voir plus, la guide nous a suggéré de ne pas ressortir avec elle, mais de nous "coller" avec l'un ou l'autre des innombrables groupes chinois. Cela nous a permis de voir une dizaine d'autres grottes de plus, nous changions de groupes à chaque fois, mais sans indications sur la période, etc... puisque nous ne comprenions pas les explications en chinois. Nous avons notamment revu la grotte du merveilleux bouddha couché (le grand amour de Ragamuffin qui a payé deux fois l'entrée pour le revoir si je me souviens bien de ses posts) et nous sommes restées longtemps, collées dans un angle sans déranger les flots de touristes chinois, au grand dam du garde choqué par notre singularité et qui nous intimait l'ordre de circuler, mais nous avons fait un temps la sourde oreille. Il y a aussi à l'intérieur de la zone payante, tout à fait à droite quand on regarde les grottes (donc à l'opposé du bouddha couché) un petit musée très intéressant, vu trop vite avec la guide, que nous avons revu tranquillement seules (en louvoyant entre les groupes nombreux et pressés) en une heure et qui contient des copies très bien faites de toutes les peintures emportées au cours des siècles par les archéologues-aventuriers de diverses nationalités (certains originaux sont en France) et aussi des photos et panneaux explicatifs sur les expéditions de ces différents personnages, très instructif. La vie de ces aventuriers est fascinante mais ils sont clairement vus comme des voleurs par les Chinois.

En fait nous aurions pu rester des heures, mais il était déjà 16 heures et nous n'avions rien mangé depuis le petit déjeuner et nous tournions de l'oeuil. Comme nous avions tout laissé au vestiaire où ils vous prennent l'appareil photo et tout objet volumineux, nous n'avions rien qu'un peu de liquide, déjà terminé, et nous avons dû ressortir, épuisées par la chaleur, la faim, la fatigue et l'émerveillement. Donc aucune photo n'est possible à l'intérieur de la zone payante.

Nous avions vu avant le très très intéressant musée gratuit de Mogao qui est tout près de la zone payante, en face des guichets, et qui prend au moins 2 heures pour la visite et où on peut faire des photos. Ce musée très moderne et bien fait contient des explications sur les matériaux, les modes de construction et de fabrication des statues, les techniques de restauration, avec des explications très bien faites et plein de photos. En plus une dizaine de grottes, très célèbres et précieuses et qui ne se visitent plus pour les protéger, ont été reconstituées dans le musée de façon très scientifique et artistique, et on peut en faire des photos sans flash et les regarder le temps qu'on veut, sans être chassées par le groupe suivant (à ceux que ça choque, pensez à la grotte de Lascaux en France). A l'étage il y a une exposition où ne peut pas faire de photos, l'été dernier c'était sur des statues tibétaines en bronze, très belle exposition. Tout ça gratuit, comme tous les musées de Chine. A la limite, des voyageurs sans argent pourraient ne visiter que le musée gratuit et avoir quand même une très bonne idée de ce que sont les grottes de Mogao. C'est mieux de les voir en vrai bien sûr mais en été les conditions sont difficiles à cause du monde et du prix, donc si on n'est pas un fanatique de l'histoire et de l'art ancien, le musée est quand même extrèment instructif et montre des choses qu'on ne peut voir nulle part ailleurs, en Chine ou à l'étranger.

Le jour de notre départ pour Jiayuguan, nous avions une demi-journée car notre bus était à 16 heures, nous somme retournées 2 autres heures dans le musée et il ne nous restait plus que moins d'une heure pour retourner dans les grottes elles-mêmes, ça ne valait pas le prix. Donc mon conseil pour ceux qui adorent l'art bouddhique et qui veulent rester le plus longtemps possible à l'intérieur de la zone payante, c'est de ne pas voir à fond le musée avant (juste un peu les explications sur les techniques), de bien manger avant, d'emporter à boire suffisamment à l'intérieur, surtout si c'est l'été. Et après la visite guidée ils pourront rester plusieurs heures, en étant discrets. A la sortie, s'ils ont encore des forces, ils peuvent voir le musée (2 à 3 heures en voyant tout, en prenant des photos et en prenant son temps pour tout lire), ou sinon de voir le musée un autre jour. Il y a une cafeteria sur le site mais hors de la zone payante et je ne crois pas qu’on puisse rentrer à nouveau avec le même ticket puisqu’on est censé entrer en groupe avec un guide. Par contre on peut le faire entre la visite des grottes et celle du musée, nous nous avions des sandwichs préparés le matin. Donc prévoir une journée entière pour Mogao, ou même une journée et demi pour voir le musée à part et voir les choses plus calmement et de façon moins fatigantes.

Sur les autres choses visitables à et autour de Dunhuang : - le musée de la ville, pas vu - les grottes de l'ouest, pas vues (parait-il moins fréquentées que Mogao mais moins belles) - le mont des sables chantants et le lac du croissant de lune (Mingsha Shan): nous sommes allées jusqu'à la porte et nous avons renoncé à entrer quand nous avons vu le prix (120 yuans, le double de la Cité Interdite) et le cirque que c'est devenu : un Disneyland avec des tas d'activités pseudo-sportives proposées et une multitude de groupes chinois, notamment d'adolescents et d'écoliers. Comme nous arrivions du Xinjiang où nous avions vu le Taklamakan sans personne, ça ne valait pas la peine. Toute la dune et le temple (qui est invisible depuis l'entrée car derrière la dune) est entourée de hauts murs couverts de panneaux publicitaires, impossible d'y accéder à pied sans payer. J'ai lu sur ce forum qu'on peu aller voir d'autres dunes en vélo, c'est certainement la meilleure option, mais mes 61 ans et mon arthrose aux genoux m'interdit le vélo. - le parc géologique de Yadan, visite mitigée, très beau site, mais visite organisée à la chinoise, ils réussissent en ce bout du monde désertique et loin de tout, à entasser les touristes, tous chinois sauf nous, dans de grands bus et la visite est super encadrée, même si nous nous somme échappées quand même : j'en parle dans le post sur Danxia-Zhangye d'hier 19 ou 20 mars 2013 - les restes archéologiques Han, à visiter sur le trajet du parc géologique (le LP en parle rapidement), certains sont peu impressionants visuellement mais font rêver et sont très intéressants historiquement car ils montrent que les chinois Han essayaient de conquérir l'Ouest jusqu'aux portes du Xinjiang depuis un ou deux siècles avant Jésus Christ. Il y a trois restes et un petit musée minuscule (où on trouve surtout des toilettes ! et des boissons fraiches) : 1. la porte de Jade (Yumen Guan), une masse un peu informe mais impressionante dominant une belle vallée, 2. des restes de la muraille han dans une zone venteuse et désolée, il en reste bien peu mais on voit bien le mode de construction et on imagine les soldats Han si loin de leurs bases ... 3. Enfin, magnifique, surtout en fin de journée avec le soleil déclinant, les restes de la forteresse de Hecang Chen en terre crue, les restes sont encore hauts et bien formés, très intéressants surtout pour ceux qui n'ont pas vu leurs équivalents au Xinjiang (la torride Gaochang et surtout la superbe Jiaohé).

Nous avions prévu au départ trois jours qui se sont transformés en à peine un peu plus de deux jours parce que le train qui allait de Turfan à la gare située à une heure ou plus de Dunhuang (la gare proche ne fonctionnait pas l’été) est arrivé avec 6 ou 7 heures de retard. Je vais fermer là ce post et t'en enverrai d'autres sur Jiayuguan, Lanzhou et les sites tibétains de l'Amdo que j'ai vus.
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Politesse et savoir-vivre en Thaïlande
bonjour à tous, je tiens à apprendre à mes enfants le respect et la politesse. partout où nous sommes allés, ils savaient qq mots de politesse dans la langue du pays. pour la thailande, ça me semble compliqué, j'ai lu sur le petit futé des trucs sur le wai mais j'ai pas tout compris : quand doit - on s'incliner ? les enfants doivent - ils le faire ? envers qui ? et jusqu'à quel âge est on considéré comme un enfant en thailande ? 😕 j'ai lu qq posts sur la façon de manger, ne pas montrer avec le pied ... est-ce qu'il ya d'autres trucs de savoir-vivre à connaitre avant de partir ? merci.
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Inde fascinante
Connection perpetuelle avec le sacré Présence cote à cote de l’éternel et du temporel Mythology originelle participe à la vie quotidienne Repulsion et attraction vers ce que notre regard absorbe. Rien n’est à l’abri des yeux : la faim, la maternité précoce, la déformation du corps, la grace et la feminité, le regard ardent des hommes, l’insouciance des enfants jouant pieds nus dans l’eau qui déborde des canivaux apres une pluie de mousson, le recueillement, les rituels. Il y a des etres qui naissent, vivent et meurent sans laisser de traces de leur passage sur terre. Des etres nés sans déstinée aucune . Ils sont là parce qu’ils ont été crées. C’est tout !
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Skyscrapers, Markets, Ice Cubes, Tourism, and Waterfalls... Thailand's Excesses


A somewhat lengthy title... I could have simply written: from Bangkok to Chiang Rai, via Chiang Mai, since that was my route. But when poets embellish our travel journals with their verbal flourishes, you’ve got to try not to be too ordinary.

Skyscrapers of excess? You’ll have gathered that from the photo illustrating this journal—though it might change as the trip goes on.

The excess of markets—not so much in their size, though... Chatuchak... But in their sheer number. Day markets, night markets, floating markets, fresh produce markets, fish markets, meat markets, spice markets, fabric markets... and even... amulet markets... For luck, good fortune, protection. Not to mention, sadly, the market for girls—and boys, incidentally. I’ve even heard they’re displayed in windows. I’ve heard about that one, like you have, but I didn’t set foot in it, so I can’t say anything about it. Some even claim there’s a black-market trade in children. Disgusting! It reminded me of the book *The Parcel* by Anosh Irani, which I recommended in another journal. The story is set in India, but I’ve been told it exists in Thailand too. So, the "famous Thai markets" we’re bombarded with in paper and online guides—sure, they amazed me in the first few days, and I don’t regret visiting them. But no matter how big they were, I quickly got my fill since you saw the same things at every stall...

I had a market overdose.

Excess of tourism? I should say *tourists*, since I saw them literally swarming in the streets and those famous markets. I’d forgotten about them. I’d lost the habit, living in an Indian city for so long...

Waterfalls are a bit like markets. At this time of year, they’re not particularly spectacular, but they’re everywhere. There are the ones everyone goes to see. For example, Erawan, which I decided to skip even though it was in my original itinerary—I guessed it’d be a nightmare with the selfie circus. On the other hand, you come across them all over the place, hidden in the mountains and forests, not listed in any guide. Not to mention the ones you can find in temples or even private homes... Yes, really! Thais love waterfalls, so they install them in their gardens—and I even saw one in the middle of the city, right on the street! Sometimes they’re tiny, but very photogenic.

But what do ice cubes have to do with this? Why the excess of ice cubes? Not only are they everywhere by the ton, but they put them in *everything* you drink. You’d think they’d even put them in soup! And it’s not just one or two ice cubes—no! They fill the container to the brim, whatever it is, then pour the liquid on top to fill the gaps. They’ll make you an excellent coffee right in front of you, piping hot, then—bam! An avalanche of ice cubes in the glass. Okay, I’m exaggerating a little. They *do* sometimes ask if you prefer your coffee—or tea—hot. Everything edible, and especially everything drinkable, is refrigerated: vegetables, fruit, hot drinks (I mean, drinks that are *usually* hot), but meat and fish are left out in the open. They just wave a little whisk to shoo away the flies when they get too eager. Mind you, I never put fruit, cheese, eggs, or water in the fridge in France, but I do in India. And I refrigerate meat and fish too... Though sometimes one of those little flies sneaks into the fridge...

You won’t find practical or technical details in this journal, like addresses or prices. Others do that better than me. You also won’t find the names of obscure or unknown places I discovered, or directions to get there.

I don’t really feel like recounting what I saw day by day, following my schedule and route. There might be flashbacks, projections into the future. It’ll depend on my memories, what I felt, what I hated, what comes back to me—and maybe your questions and our exchanges. And for those who’ve never read me before, you’ll have to get used to my parentheses and digressions, maybe on a completely different subject, as my thoughts wander. Stories within stories. There’ll also be long, endless sentences—but still punctuated, so you can follow along. Though I used to curse Proust and his sentences that started on one page and ended on the next, sometimes even further. I’d have to reread them twenty times to follow and understand what he was saying. I hated Proust. But hey, I was 20. Maybe I’d like him now?

See? The digressions are starting already. Forgive me.

You’ll find few photos here. First, the number is limited, and second, photos aren’t the main purpose of either VF or a travel journal. They’re too often used to mask the poverty of the text. And, sorry to say it, but so many of them are just plain ugly! If you really want to see photos, I’ll share some links where you can browse them at your leisure
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Voyage du West Bengal à Varanasi en passant par Bodhgaya
Atteints par le virus "Inde" depuis notre premier voyage en 2013 , (seulement😮 ! ), nous y revoilà pour un 8° séjour ( du 14 au 28 janvier 2020). Cette fois-ci notre périple nous amènera de Calcutta à Varanasi en passant par des petits villages du Westbengal et par Bodhgaya.. Nous prendrons ensuite notre vol de retour de Delhi à Nice .

Je me lance enfin pour rédiger mon premier cahier de voyage en remerciant aux passage tous ceux et celles qui ont alimenté ce forum en postant carnets, photos et commentaires, fort utiles à la préparation d'un voyage. Je demande d'avance un peu d'indulgence concernant ce récit, où quelques fautes vont peut-être s'immiscer par ci par là car, même si je vis en France depuis longtemps, ma langue maternelle reste l'allemand. Vous voilà prévenus 🙂!

Notre séjour débute à Kolkata ou nous resterons 2 jours entiers. Nous logeons dans un petit hôtel de College street . Le personnel est très sympathique et très serviable, notre chambre très propre, que demander de plus? Certes , c'est bruyant côté rue mais l'avantage d'un petit balcon nous permet d'observer tout le trafic d'en bas. Celui -ci ne s'arrête guère même pendant la nuit...Ceci dit, nous dormons très bien, le voyage a été long !





Vue du balcon de l'hôtel

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Retour au coeur du Cambodge
Bangkok, dimanche 24 février 2013, 4 pm.

La chaleur a une odeur. Elle pénètre dans nos narines et nous enveloppe d'un coup. L'atmosphère estivale pourrait nous inviter à la détente mais le temps est compté: il nous faut rapidement trouver un taxi pour se rapprocher de la frontière Cambodgienne.

Petit guide du transport pour les nuls.

"Hello, we want a taxi for Trat !" "Oh yes, you are going to cambodian border ?" "Yes... The price please ?" "6000 baths" "No, 3000 baths" .................... "Ok for 3500 baths" ................... Flûte ! Nous sommes 4 + 4 bagages. Le coffre du taxi est aussi grand que celui d'un jouet playmobil. Il nous faut un taxi van. Re-négo... ................... "Ok for 4500 baths"

À peine sorti de la ville le taxi s'arrête au bord de la route, ou plutôt sur la route. Le chauffeur ouvre sa boîte à gants, je découvre un réseau de fils électriques reliés entre eux par des sparadraps 🤪 Le type trafique ses fils pendant 10mn et nous redémarrons. Quelques 4h plus tard, doublages en triple file, coups de klaxon continus, embardées pour éviter les nids de poule, nous arrivons "à destination". Le chauffeur nous demande l'adresse de notre guesthouse. Nous regardons avec lui sur un plan. Et là, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas à Trat mais à quelques kms de Poipet ! C'est la première fois que je vois un thaïlandais changer de couleur: il est grisâtre et roule des yeux de fou. En gros nous sommes au nord du Cambodge alors que nous allons au sud ! Il avait compris Trahat ou quelque chose comme ça. 🏴‍☠️🏴‍☠️ Hors, nous sommes obligés de passer la frontière à Trat, nos e-visas ont été commandés ainsi. Le chauffeur appelle son boss qui réclame 2000 baths de plus. Le budget explose mais nous devons rebrousser chemin et refaire 3h de route avec ce malade du volant. Grand moment de solitude... J'appelle Alan (un garçon qui a bien mal tourné mais dont je parlerai plus tard) qui me dit de ne pas céder, de ne pas donner un centime de plus. Mais voilà: c'est ça ou rien, nous sommes au milieu de nulle part, épuisés par le voyage et horrifiés à l'idée de rouler encore avec ce fou. Nous repartons la peur au ventre, délestés de 6500 baths. L'homme démarre comme un tambour, une odeur de brûlé envahit la carriole. On s'arrête au bord de la route (euh...non... sur la route), notre ami chauffard ouvre à nouveau sa boîte à gants et je vois des flammes sortir de l'habitacle ! 😮 Je hurle, c'est la panique à bord, tout le monde se rue dehors. On étouffe l'incendie, on recolle les fils avec des sparadraps, et on repart, à tombeau ouvert, à 120 à l'heure (y compris dans les villages), sans phares, sans clim (la chaleur est accablante). Nous sommes verts de peur. Notre heure est arrivée 😐

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Périple à vélo sur la route de Phonsavan à Paksé (Laos)
Topo route Phonsavanh > Paksan

Hello les voyageurs,

Nous avons parcouru a velo la route de Phonsavanh à Paksan, en passant par Muang Khoun et Thathom, en novembre 2011. Il y a près de 230 km à parcourir, dont à ce moment là, environ 80 km non revêtus ; cela nous a pris 3 jours.

Comme nous avions eu du mal à trouver des infos avant de nous « lancer », nous postons ici quelques infos utile pour des cyclistes, a fortiori des motocyclistes ou des voitures...

Intérêt Cette route peut constituer une alternative pour ceux qui descendent le Laos du Nord au Sud, et qui souhaitent éviter l'autoroute à cyclistes Vang Vien – Vientiane. Les paysages sont très sympathiques de Poukou jusqu'à Phonsavanh (il y a une guest house au milieu, BK 85 environ, près du joli petit lac de Nong Tang). C'est assez moche en revanche après Muang Khoun, pendant 20 km environ, car les travaux sur la piste viennent bousiller les versants. Puis c'est très joli jusqu'au bout (ou presque), surtout quand on longe la rivière Nam Xan. Et, surtout, il y a de jolis petits villages tout du long !

Etat de la route C'était correct dans l'ensemble lors de notre passage, mais cela dépend bien sûr de la période : le trajet est sans doute à déconseiller en saison des pluies, tant que la piste n'aura pas été entièrement bitumée. Des travaux sont en cours pour terminer le revêtement, et pour construire des ponts.

Phonsavanh – Muang Khoune De Phonsavanh à Muang Khoune, bon bitume tout du long, 30 km à peine. Sur la route on peut s'arrêter visiter le premier site de la Plaine des Jarres (si l'on s'intéresse aux pots en pierre et aux cratères de bombes). Cela constitue en tout cas un joli site pour pique-niquer :-) A Muang Khoune il y a une Guesthouse (chambre à 50 000 kips), et des jolies choses à voir (stupas, temples, et notamment, à l'Est de la ville, les ruines d'un temple détruit par les bombardements, dont il ne reste qu'une statue de bouddha visiblement attristé du sort qu'on lui a réservé...).

Muang Khoune – Tathom – Thasi

De Muang Khoune, on prend la route de Thathom en bifurquant à droite juste après ce temple. On passe une station service sur la gauche, puis un pont sur la Nam Lin, que l'on longe ensuite sur qq km. Relief irrégulier les 23 premiers km. Bitume pendant les 11 premiers km, puis c'est de la piste, plutôt bonne (en saison sèche bien sûr). Il y a plusieurs petits villages avec petits commerces très basiques tout le long du trajet. Plusieurs petits passages à gué, dont deux importants (km 106 et 114) mais des ponts étaient en construction et en passe d'être achevés lors de notre passage (nov 2011).

Les kilométrages sont au départ de Muang Khoune – il n'y a pas de bornes kilométriques : Km 23,5 : on atteint un point haut, avec une petite chute d'eau sur la gauche : là commence une longue et agréable descente, pour environ 20 km. Km 31,5 : village avec épicerie, pont sur la Nam Song Sen. Km 44,5 : Xiangkhong, petite ville avec épicerie et resto. Km 53 : pont (en construction), puis petite ville étirée avec petits commerces, resto, guesthouse, marché, et bifurcation à droite vers Vang Vieng Km 63 : Pou, village. Début de la remontée pour passer dans la vallée de la Nam Xan. Deux petits cols à passer, une rivière au milieu. Km 64,5 : retour du bitume, jusqu'à Thathom (ce fut une bonne surprise pour nous, mais ce n'en sera donc pas une pour vous!). Le bitume s'interrompt pendant juste 1 km au km 70. Km 74 : Samkorthong. Km 85 : Arrivée à Thathom, ville relativement étirée : une guesthouse d'abord, puis un pont (en construction), des bâtiments administratifs, puis 2 guesthouses dans « le centre ».

Le bitume se termine à la sortie de Thathom et laisse place à une piste assez caillouteuse dans l'ensemble.

Km 106 : Pont (en construction) sur la Nam Xan. En attendant, la traversée se fait à gué pour les camions, les cars et les 4x4. En pirogue pour les deux roues. Nous avons payé 10 000 kip / vélo.

Km 114 : Pont (en construction) sur un affluent de la Nam Xan. En attendant, traversée à gué, pour tout le monde. Il faut se diriger sur la droite et longer la retenue formée par un ruban de galets, nous sommes passé avec environ 40 cm d'eau.

Après ce deuxième pont, on arrive à Thasi, ville-carrefour : tout droit, la piste continue. Nous on a pris à droite : c'est le début de la route 1D, entièrement bitumée, où une borne (BK 81) indique 81 km jusqu'à Paksan...

Thasi – Paksan Peu de villages sur les 20 premiers km de cette route... Le retour du bitume est appréciable, mais le relief peu clément : la route présente régulièrement de terribles raidillons, assez courts, mais à près de 20% ! BK 64 : pont sur la Nam Xan. Après, on trouve davantage de villages, et le relief est un peu plus tranquile, avec quelques collines quand même... BK 49 : guesthouse, resto BK 24 : Borkihan, petite ville, resto, guesthouse, marché BK 13,5 : guesthouse, resto BK 12,5 : Temple Wat Don Soung, fléché à 500 m sur la droite. Vaut le petit détour. BK 0 : on rejoint la route 13 dans les faubourgs de Paksan. On trouve facilement hôtels et guesthouses dans les 2 derniers km.

En espérant que cela servira ? Bonne route à tous ! petitsvelos.blogspot.com
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Another side of my trip to Thailand: Villages, nature, countryside, mountains...
February 9th is a pivotal day during my trip to Thailand. Up until this date, my focus had been on cities, temples, and other urban landmarks. Starting February 10th, I’ll finally leave the city behind for the outskirts—one town, one life, farther from tourism, more real, more authentic... Then comes the bucolic surroundings of Chiang Mai, nature, the countryside, the mountains.

This morning, I head to visit the ethnographic museum. I’d been told about another one, but it’s permanently closed. I wonder if it’s the same one that might have changed its name and location.

I thoroughly enjoy visiting this museum. At first, I’m a bit annoyed because the place is packed with noisy school groups blocking the display cases without even showing the slightest interest. But soon, their chaperones manage to lead them into another room, giving me some peace. They maintain this distance throughout the tour, allowing me to explore the museum in complete tranquility. I really appreciate their tact.

I’m amazed by the absolutely stunning fabric displays and the countless everyday objects, especially the very old pottery. There’s so much beautiful basketry and intricately carved wood. The statues are also incredible... After seeing all of them, I no longer feel like buying any from the shops.

On my way back, not far from my hotel, I discover a rather unique place that only serves one drink, which they’ve made their specialty: egg coffee! A pretty surprising novelty. I have to try it.



At the bottom of the cup, they pour a layer of milk, topped with a layer of liquid coffee, followed by a layer of egg yolk, and finally a top layer that turns out to be a mix of coffee and cocoa powder. It’s a cold drink that, in the end, doesn’t have much flavor, and the price is pretty steep for such a small cup. You’re paying for the exclusivity!

Later in the day, I venture once again into small alleys, something I love doing when exploring a new city—no specific goal, just wandering east of the city, outside the walls.



I encounter very few tourists there and discover unsuspected little shops overflowing with lovely items, much cheaper than what you find in the heart of the tourist district. Then I wander through the floors of Warorot Market. I discover another kind of temple there: the temple of good deals. I love finding clothes that are really original for locals, not the flood of shirts and pants that tourists love but no Thai would ever buy, which invade the shops in the "Historic Square." I stop in my tracks in front of a stall with beautiful shirts featuring stunning geometric patterns in elegant color combinations and very short sleeves. Hmm, these would be perfect for showing off my biceps, one of which is adorned with the magnificent Ganesh tattoo I got last year in Bali. "When you’ve got nice things, you’ve got to show them off!" he said. 😜🙏💪 I pick out two for 380 baht and negotiate them down to 300. But the seller won’t go any lower. I understand I’ve reached the limit of her commercial possibilities. Just as I’m leaving the shop, happy with my purchase, my ever-helpful inner voice, Petite Voix, suggests: - You didn’t try them on because you were too lazy to take off the one you’re wearing and also because of the sweat, but you could just put one on over the one you’re wearing. It’s light enough that it won’t bother you.

I go back to the two sellers, who burst out laughing when I ask to try them on. - Oh no, it’s way too small for you! It’s a women’s shirt! - But they don’t look particularly feminine in style! And I chose XXL... I put the shirt on, and of course, it won’t close. Then I notice the buttons are on the wrong side. That’s why the sleeves seemed so short!!! They put the shirts back on the rack and refund me without any fuss, commenting amid total hilarity: - Well, thank goodness you tried it on just as you were leaving the shop!

Since I don’t want to walk too much before tomorrow’s first Big Outing with the driver, I end my stroll with a visit to two very pretty temples recommended by Joël.



I’d rather not post more temple photos. But these ones smell like village and countryside...







I’ve never seen anything like Wat Ket Karam, so extravagant...





And I end my day with two other lesser-known temples: Wat Noung Kham, simple and finally free of gold and glitter,



and Wat Dap Phai, where an intimate ceremony is taking place at the end of the day.
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Concours photos du mois de novembre 2012: les forêts et les hommes
Voici le thème du concours de novembre 2012 : Les forêts et les hommes

En voyageant, il nous arrive souvent de traverser des forêts plus différentes les unes que les autres. Il peut s’agir de n’importe quel type de forêt (de nombreux arbres et relativement dense pour respecter sa définition), photographiée de l’intérieur ou de l’extérieur, comme décor ou sujet de la photo. Cependant, la complication viendra du fait que la présence de l’homme doit être visible sur la photo. Il peut s’agir d’hommes, de routes, de bâtiments, de fumées ou de tout autre élément indiquant que le paysage n’est pas totalement vierge de présence humaine, cette combinaison de nature et d’humain pouvant être harmonieuse, incongrue ou encore destructrice…

Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au jeudi 22 novembre à minuit Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif (lieu, anecdote, …).

Pour voter : Du vendredi 23 novembre au jeudi 29 novembre à minuit Lors du vote, merci d’indiquer le pseudo, le numéro de la photo et le classement.

Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt

Tous les membres de VF peuvent voter (notamment ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1e places sur le podium ! L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois de décembre.

Pour les discussions autour du thème, c’est ici : http://voyageforum.com/v.f?post=5629223;

Le diaporama tenu par notre ami Hériklès est ici : https://picasaweb.google.com/photosderik/VF201211?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMHvk6mMu8O1_AE&feat=directlink

Bon concours à tous !
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Birmanie: Kyaukme - Namhsan (novembre 2010)
Kyaukme.

Le bus Mandalay-Hsipaw m’a déposé la veille à 20h30 au ‘A Yone Oo Guest House’ de Kyaukme. Le seul à posséder une licence, je l’apprendrai plus tard. C’est une heure totalement absurde pour débarquer quelque part, j’en conviens. Mais j’assume.

Ce matin, je sais qu’il suffit que je demande au Manager d’appeler le plus jeune des 3 guides pour qu’il vienne frapper à la porte de ma chambre dans le quart d’heure. Mais j’ai son adresse sur un bout de carton format timbre-poste qu’il m’avait donné il y a 2 ans et demi alors que j’étais de passage dans sa ville pour quelques heures seulement. On avait parlé autour d’un thé. J’avais aimé sa timidité, son humour. Son courage aussi, parce qu’il en faut pour aborder un touriste dans une langue étrangère quand on a 19 ans. Je me souviens lui avoir dit qu’un jour, je reviendrais avec plus de temps devant moi. Il doit entendre ça souvent. Je ne sais pas s’il m’a cru.

Après deux échecs auprès de mototaxis, alors que j’ai quitté le quartier du marché, un gars m’aborde en anglais, il vend des chapatis. A tout hasard, je tente ma chance. Oui il le connaît, c’est pas loin, il peut m’accompagner. L’endroit est calme, sent la campagne. La moto est là, les parents et les sœurs sont absents. Il est seul, écoute de la musique… C’est comme ça que j’ai débarqué dans la vie de Joy le 1er novembre dernier.

On raccompagne le Chapatis-man que je remercie chaleureusement. Puis direction un tea shop où l’on va refaire connaissance, poursuivre une conversation entamée en mars 2008. Les élections toutes proches, l’absence de touristes, tellement à dire… A mon arrivée hier soir, il était déjà au lit parce que pas de touriste ni au bus ni au train.

A midi, pendant que je procède à un changement de chambre, il rentre chez lui chercher des casques extra-light ‘made in Kyaukme’. Mieux vaut pas avoir d’accident avec ce genre de casque. Puis on sort de la ville. La campagne est belle. Et bien plus verte que lors de mes séjours en février-mars. Petit restaurant au calme au milieu des rizières.

Je lui parle de Christophe qui est venu en septembre. Je sais qu’ils ont fait un trek ensemble sous la pluie. Oui il se souvient. D’ailleurs, il a écrit un mot en français dans son carnet. Je vais lui traduire.

On reprend la moto, puis direction des chutes d’eau pas très éloignées. On marche à travers champs puis on pénètre dans la forêt où de toute évidence, Joy est dans son élément. Malgré l’absence de chaussures de marche, il est d’une agilité déconcertante. Plus tard, je lui dirai que je peux marcher toute une journée, mais que grimper et descendre en forêt, c’est pas vraiment mon truc. D’ailleurs, la Belgique s’appelle le Plat Pays, il y a certainement un lien de cause à effet. Il m’appellera le ‘City Boy’. Je l’appellerai le ‘Kid’ ou ‘88’, clin d’œil à Naing Naing, autre guide de Kyaukme devenu célèbre et qui a maintenant son nom dans certains livres, au contraire des deux autres.

Il me parle d’un moine qui a vécu 5 ans en ermite dans une grotte proche des chutes. De retour à la moto, il me dit qu’il est seul dans un monastère de l’autre côté de la route, et qu’il aime pratiquer son anglais. On y va ? Le bonze coupe du bois, l’accueil est chaleureux, il nous invite à entrer.

Je connais Joy depuis quelques heures à peine et déjà je me dis que j’ai beaucoup de chance d’être là dans ce monastère à écouter ce moine de 70 ans qui en fait 15 de moins, nous raconter la vie du Bouddha et l’histoire de l’Etat Shan, alors qu’un chat s’est assoupi sur la jambe de mon copain.

On va passer la soirée ensemble. Polar de rigueur. Il me dit qu’Internet ne fonctionne pas. Il y a deux Cybers à Kyaukme, un dans la rue de l’hôtel et un autre à la gare des bus, tenu par le gouvernement. Je découvre Kyaukme by night. Quelques tea shops, restaurants, beer stations. Il m’explique qu’il y avait une discothèque, mais elle est fermée. ‘A cause des élections ?’ Non elle a été fermée par le gouvernement il y a 3 ans… ‘Il y a une grande statue de Bouddha à la sortie de la ville, on y va ?’ ‘Tu es fou, je ne veux pas être transformé en bloc de glace…’ Retour au Guest-House à 21h. On se voit demain à 9h.

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Ce matin, on va prendre un bout de la route qui mène à Mogok. Au sommet, il y a un village. Il m’a demandé hier ce que je voulais voir. Je lui ai laissé carte blanche. Il est surpris. Les touristes ont des attentes, parfois des exigences. Je lui explique que j’ai tellement manqué de temps lors de mon dernier passage ici, que tout ce qu’il voudra bien me montrer du Pays Shan m’intéressera.

Arrêt éclair à la ‘grande’ statue de Bouddha. Enfin, arrêt… Il fait le tour du complexe en moto, puis s’apprête à reprendre la route. ‘Tu t’arrêtes pas ?’ ‘Ben, tu m’as pas dit de m’arrêter’. ‘Je savais bien qu’il y avait un problème avec ton cerveau ! Demi-tour’. On rigole bien ensemble, la complicité s’installe.

La route part à l’assaut de la montagne, elle est vraiment pourrie avec de la caillasse. Deux heures et demi de grimpette dans des paysages superbes. En chemin, on devine des villages sur les collines, il m’explique les endroits où il passe la nuit quand il emmène des touristes en trek. Il me montre une enveloppe qu’il a reçue d’un voyageur Polonais. Elle a mis un mois pour lui parvenir. Bien sûr, elle a été ouverte avant d’arriver à destination, mais la lettre et les photos étaient toujours à l’intérieur. S’il y avait eu de l’argent dans cette enveloppe, nul doute qu’il ne l’aurait jamais reçu. On s’arrête au monastère pour donner les photos. Puis on grimpe au sommet pour une vue assez majestueuse sur les environs. Ensuite ce sera une Chan Noodle Soup absolument délicieuse à 1000 K les deux, face à la pagode. A 14h30, on reprend la route. Quand on atteint la vallée, la lumière est magique.

Internet fonctionne. Je lui montre le blog de Christophe où son nom est cité. Il me montre des photos de Kyaukme prises par une touriste où on le voit avec les cheveux très courts. Il sortait d’une retraite dans un monastère à Mandalay.

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Hier, Joy m’a parlé d’un endroit où il n’est allé qu’une seule fois avec un touriste, il y a bien longtemps. Pour aller là, il doit enlever les garde-boue de sa moto. Une route très étroite dans la forêt où il faut s’arrêter régulièrement pour marcher parce qu’à deux sur la moto, ça ne passe pas. C’est prometteur, alors on y va. Je vais vite me rendre compte que le meilleur moyen de transport dans le coin, c’est le cheval. On va en croiser régulièrement.

Au bout d’une heure, on va arriver dans un village de 6 maisons au bord d’une rivière. Ce sont des Lisus. Les gens viennent nous saluer pendant qu’on nous sert le thé. Il n’y a rien ici, mais il y a la TV. Sur une des cases, il y a une carte du monde. Joy explique d’où je viens. Bruxelles-Amsterdam-Bangkok-Yangon-Mandalay-Kyaukme. La route a été longue pour arriver à ce village. Une vieille femme a des problèmes d’estomac. Je demande à mon pote si on ne peut rien faire pour elle, genre acheter des médicaments à Kyaukme et revenir demain parce que le médecin ne vient jamais jusqu’ici. Il m’explique qu’on peut en trouver au prochain village.

On y arrive à la mi-journée, sous un soleil de plomb. Des gosses partent en courant en nous voyant arriver. A ce stade-là, la route n’existe plus, faut laisser la moto dans ce village où il ne connaît personne, et continuer à pied vers le village suivant où il a des amis. Pour éviter de fondre, il me propose… la visite du vieux monastère au bout du village. Ben oui, tant qu’à faire… C’est alors qu’on croise un gars qu’il a connu à Kyaukme mais dont il ignorait qu’il habitait ce village. On est sauvés. La maison est grande, 3 enfants et pas mal de gens qui travaillent pour lui. La fraîcheur est saisissante alors qu’on cuit littéralement dehors. C’est l’heure du repas, alors on est invités. Ce sera de la biche. Cuite ou en brochette. Un régal.

La visite du monastère nous fera faire la connaissance du maître des lieux, un moine volubile et exubérant, visiblement ravi d’avoir de la visite. On va encore rester un moment là-bas à grignoter toutes sortes de gâteries en mimant le long trajet en moto dans la forêt pour venir jusqu’à lui, ce qui le fera beaucoup rire.

On n’a plus le temps d’aller à pied au village suivant. On s’arrêtera à nouveau chez les Lisus pour donner les médicaments à la vieille dame. La notice explicative est en français, je traduis en anglais et Joy traduit en birman ou en chan, je sais plus.

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Hier, j’ai dit à Joy qu’aujourd’hui, c’était congé. Mais comme je ne peux déjà plus m’en passer, je lui ai proposé de se retrouver à la mi-journée pour un restaurant au choix. Comme pendant les 90 % de mon séjour à Kyaukme, je suis le seul touriste à l’hôtel. En prenant mon breakfast à 7h, je regrette déjà ma décision, mais j’ai envie de me retrouver seul quelques moments. Je passerai la matinée en solitaire près d’une pagode au sommet d’une colline à essayer de remettre de l’ordre dans tout ça…

De retour en ville, je suis abordé par un homme, 55 ans, origine indienne. Il est de Namhsan, il veut me présenter sa famille. Il est coiffeur, n’est pas en très bonne santé actuellement. Il a été chauffeur routier pour un patron chinois. Pendant longtemps, il a fait la route entre Muse à la frontière chinoise et Yangon à transporter des semences dans un camion à 12 roues, une rotation par mois. Trois filles, un garçon, une épouse adorable. Une partie de sa famille est toujours à Namhsan. Ils sont tous coiffeurs.

Namhsan… Déjà en 2008 quand j’avais rencontré Joy, je l’avais branché sur le sujet. Il m’avait dit qu’en moto, c’était possible, les transports étant très aléatoires pour cette destination. Mais que ce ne serait pas une partie de plaisir…

A 13h, il est fidèle au rendez-vous. Ce sera du riz gluant sauce tomate avec champignons dans un petit restaurant proche de la gare. Comme il est ‘libre’ aujourd’hui, il m’avait dit qu’il partait à la recherche d’un ‘client’ potentiel dans le train. Il propose que je l’accompagne. Ce sera vite réglé, le train a beaucoup de retard… ou ne viendra pas. On repart donc vers les campagnes, la route grimpe, les rizières sont magnifiques. Arrêt photo. On s’assied sur le bord de la route et il me parle de Katha, où il a été traducteur… pendant 9 jours. A un moment, il me dit qu’il y a plus loin un endroit plus confortable pour admirer le paysage. ‘Pourquoi tu le disais pas plus tôt ?’. ‘Mais c’est toi qui a voulu t’asseoir ici !’. Et de fait, on va rester un très long moment à parler sur la terrasse près du Golden Rock avant de rentrer en ville par le chemin des écoliers.

Depuis quelques jours, il ne mange plus chez lui avant de me retrouver le soir. J’en avais marre de manger seul pendant qu’il me faisait la conversation. C’est raté pour Internet ce soir encore. Je lui ai demandé ses deux carnets. D’habitude, je ne suis pas très fan de ce genre de bouquin où les louanges s’accumulent. Mais je suis curieux de savoir ce que les voyageurs qu’il a rencontrés depuis 3 ans pensent de lui, malgré le peu de temps passé en sa compagnie.

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Le lendemain sera également une journée mémorable. On emprunte la route Kyaukme-Namhsan, en tous cas jusqu’à un certain point, parce qu’au-delà, il y a un endroit où les touristes ne sont pas les bienvenus… Donc, on bifurque avant la ville en question vers un village où une soupe de nouilles fera l’affaire. Les paysages ont été splendides pendant la plus grande partie du trajet.

A certains moments, il a fallu traverser des zones de travaux. Tous ceux qui connaissent la Birmanie ont un jour croisé ces chantiers où des villageois cassent des pierres le long de la route. Ce genre de rencontre se fait généralement derrière les vitres d’un bus bondé ou d’une voiture avec chauffeur. Comme on est à moto, et qu’ils ont disposé de grosses pierres sur tout un tronçon de chaussée, je mets pied à terre pendant qu’il traverse tant bien que mal en solo. Il m’attend à la sortie du chantier. Depuis qu’on est ensemble, je lui ai dis de ne pas s’arrêter constamment pour les photos. J’en fais en roulant et ça fonctionne très bien. Merci le numérique ! Ca veut donc dire que j’ai l’appareil photo autour du cou quand je traverse le chantier. C’est une situation assez surréaliste. Parce que le touriste n’est pas censé assister à ce genre de scène. Lors d’une de ces traversées pédestres, un Birman me demande ‘Are you OK ?’ C’est lui qui me demande si ça va !!! Je lui réponds ‘I am OK merci’. Il rigole. Quand je rejoins la moto, Joy me dit ‘Pas de photo s’il te plaît’. Je sais… On s’arrête plus haut. ‘Si je m’assieds au milieu de ces travaux, histoire de causer un peu, il se passe quoi ?’. ‘Tu vois ce gars-là, c’est le chef de chantier, il va sûrement pas te laisser faire !’.

J’ai lu ses deux carnets. Que de bonnes choses comme d’habitude dans ce genre de Livre d’Or. Il n’est pas dupe et n’y attache pas trop d’importance. Le plus souvent, c’est par la parole que Joy accroche le voyageur de passage. Je n’ai pas pu lui écrire quelque chose, parce que Christophe, très en verve, ne m’a pas laissé beaucoup de place… Il me dit alors qu’il a un 3e carnet bien épais relié cuir flambant neuf, qu’une touriste a inauguré en Polonais une dizaine de jours avant mon arrivée…

Evidemment, Internet ne fonctionne pas. De retour à la chambre, il allume la TV. Dans deux jours, ce sont les premières élections depuis une éternité, et on a droit à des jeux débiles, un documentaire animalier chinois et un reportage sur l’inauguration d’un pont impressionnant par le Général Machin-Chose… N’importe quoi.

J’ai une demi-douzaine de raisons valables pour passer quelques jours à Mandalay le temps des élections. J’emmène son carnet tout neuf avec moi. La semaine prochaine, je reviens à Kyaukme et en route pour Namhsan…

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Evidemment, le lendemain, rien n’est allé comme prévu. Le bus-cargo de 7h qui devait passer me prendre à l’hôtel m’a oublié. Il a fallu contacter la compagnie. Qui a reconnu son erreur. Ils m’ont envoyé un mototaxi gratuit avec le remboursement du billet. Ensuite, j’ai été emmené à la Highway où il ne me restait plus qu’à croiser les doigts pour trouver une place dans un des nombreux véhicules qui font la ligne Lashio-Hsipaw-Mandalay. Ca m’a ramené deux ans en arrière et je me suis dit qu’il était décidemment bien compliqué de quitter Kyaukme. Je trouverai place dans un autre bus-cargo, à l’arrière, sur les sacs de riz. L’avantage des bus-cargo sur les bus air-conditionné confortables. Même complet, il y aura toujours place pour un passager supplémentaire… Départ à 11h du matin. Sept heures seront nécessaires pour rejoindre Mandalay. Parce que pendant que les passagers se restaurent à Pyin U Lwyn, le bus s’en va décharger une partie de sa marchandise dans les environs. Les paranos apprécieront le fait de voir disparaître le bus dans un nuage de poussière avec les sacs à bord. Et quand les gens seront prêts à repartir, le bus reviendra et il faudra attendre un long moment que le chauffeur et ses acolytes aient pris un repas bien mérité.
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Trek en Birmanie sans guide
Bonjour à tous! je recherche un treck en birmanie pour 3/4jours, je ne sais pas encore où.(d'ailleurs si vous avez des itinéraires à me proposer...) Mais nous aimerions partir à 2 sans guide. Est ce que c'est faisable en birmanie? niveau sécurité, balisage des sentiers, niveau légal aussi... merci pour votre aide!
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Ces pays où il ne faut pas aller
Quand je me suis inscrit à voyageforum il y a déjà 12 ans, je pensais que le mérite principal était l'entraide entre voyageurs, car les renseignements sur les diverses destinations sortant un peu des sentiers battus n'étaient pas très bien documentés. Il y avait donc ceux qui en revenaient et donnaient des témoignages, et ceux qui voulaient y aller et demandaient des renseignements.

Et puis, petit à petit, avec l'essor des réseaux sociaux (que j'ai décidé de ne plus utiliser*), il est apparu plusieurs courants de comportements un peu dommageable à cet objectif d'entraide.

Il y a bien entendu toujours ces extrémistes d'opinion 😠, ceux qui sont souvent plein de haine vis à vis d'autres (religions, ethnies, politiques, communautés sociétales ou rassemblées autour d'une passion, etc ...). Cela a toujours existé, sur l'internet et même avant que cela ne devienne internet, et on n'a jamais réussi à s'en débarrasser. Cela constitue un bruit de fond désagréable auquel on finit par s'accoutumer en étant un peu agacé, comme pour le spam ou les moustiques. Par contre, une dérive est apparue ces dernières années qui dans un premier temps m'ont fait délaisser voyageforum : des donneurs de leçon d'opinion qui parfois n'y connaissent pas grand chose ou d'autres fois ont une vision de la réalité déformée.

Par exemple, sur le Myanmar (que certains s'obstinent à appeler Birmanie, ce qui en soi est déjà un positionnnement idéologique), on a vu passer ceux farouchement pour les pauvres bouddhistes massacrés et/ou opprimés par le régime militaire, Puis, avec l'arrêt du régime militaire, les pauvres rohingas massacrés et/ou opprimés par le régime démocratique bouddhiste.**

Ou encore le Zimbabwe où le "dictateur Mugabe"*** vient d'être démis de ses fonctions par l'armée en libérant le peuple.

Et les exemples sont très nombreux, il suffit d'aller surfer sur voyageforum pour les reconnaître.

Et donc, on voit fleurir à partir de ces élements de nombreuses recommandations pour ne pas aller visiter le Myanmar, le Zimbabwe, Madagascar, l'Algérie, le Brésil etc ...

On peut donner -et cela est souhaitable- donner une opinion basée sur des faits objectifs en explicitant pourquoi on ne va pas visiter tel ou tel pays. Mais aller raconter des salades dont on a eu les rumeurs pour donner des conseil inavisés n'est pas ce que l'on pourrait appeler de l'entraide. Cela relève de la désinformation, qu'elle soit consciente ou non, et c'est à chacun de se poser des questions au moment où il écrit.

============================== Notes (pour expliciter ce que j'ai écrit de façon un peu abrupte): * Il est désormais patent que, à part cet espèce de voyeurisme mélangé à son côté opposé des troubles comportements histrioniques, les réseaux sociaux sont devenus un des vecteurs principaux de désinformation. Ce qui y circule est donc plus que jamais sujet à caution, y compris d'ailleurs des documents photographiques bidons ou détournés. Je me suis donc désabonné de tout réseau social. Je ne dis pas que c'est ce que chacun doit faire (chacun doit avoir son propre jugement), mais que chacun doit à chaque instant se poser la question de l'intérêt d'y être quand cela peut constituer une arme contre soi-même utilisée par d'autres (famille, mésentente avec ses proches, employeur, communautés, malfaiteurs, administration etc ...)

** Je ne me positionne ni contre ni pour les bouddhistes, les militaires ou les Rohingas, mais les exemples excessifs de ce qui s'est passé et se passe au Myanmar montrent bien que comme malheureusement partout dans le monde et dans le temps (il y en a même décrits dans l'ancien testament, récit religieux faisant partie des textes sacrés de la quasi totalité des cultes en France : diverses formes de christianisme, judaisme et islam), les minorités ont toujours été opprimées et souvent par des violences. Et d'ailleurs on fait souvent partie de la minorité de quelqu'un d'autre. Cela dit, je n'y suis pas allé en refusant d'organiser quoique que ce soit lorsqu'il y avait un régime militaire qui organisait le travail des enfants pour fabriquer les routes. J'ai agit ainsi par conviction politique, mais à tous ceux qui me demandaient mon avis, ma réponse était que cela se ferait sans moi (par conviction), mais que le pays était maginifique et les gens accueillants. Et maintenant, je n'y vais toujours pas par conviction à cause de l'oppression des Rohingas, mais si on me demande mon avis, je dis toujours que c'est un pays magnifique avec des gens adorables (je ne peux pas en dire grand chose d'autre, ce ne sont que les retours directs que j'ai eu d'amis et de la famille). J'espère que j'irai quand même à un moment donné ...

*** Les mots sont souvent utilisés et répétés avec un peu de légèreté. Ainsi le mot dictateur renvoie dans notre inconscient collectif à Hitler, mais si Mugabe est très autoritaire, il n'est pas un dictateur : en particulier, il a perdu les élections législatives de 2008, ce qui l'a mis dans l'obligation d'avoir un premier ministre de l'opposition, et la cohabitation (on connaît ça en France) a duré 5 ans jusqu'à la législative suivante. Cela montre à la fois qu'il n'est pas un dictateur (par définition), et que les élections sont démocratiques, au moins plus que dans de nombreux pays dans le monde. J'ai également entendu un interview d'un "grand reporter" de l'Express qui disait que les terres des fermiers blancs avaient été confisquées par Mugabe pour les remettre aux fermiers noirs "par vengeance". C'est clairement une contre vérité, car ce transfert des terres des fermiers blancs aux fermiers noirs fait partie de la constitution du Zimbabwe (1980), cette constitution étant rédigée à partir des accords de Lancaster House signées en Grande Bretagne par les mouvement révolutionnaires noirs (dont Mugabe représentant un de ces mouvements), Ian Smith (au nom des blancs de ce qui était la Rhodésie du Sud à l'époque) et la GB de Thatcher représentée par Lord Soames. Et la date limite était 2000, date effective de la réforme agraire qui entérinait ce transfert, ce qui a provoqué le couroux de la GB de Tony Blair et a amené ce pays à une grande campagne de guerre économique avec gel des avoirs du Zimbabwe dans les banques britanniques et l'échange des voix de la GB sur des sujets européens (France) ou politiques mondiaux (USA) pour un boycott complet du Zimbabwe et a plongé ce pays dans une dégringolade économique grave et provoqué la fuite de tous ceux qui pouvaient d'enfuir dans les pays voisins (professeurs, infirmiers, docteurs, avocats, industriels etc ...) Le pays ne s'en est aujourd'hui toujours pas remis, et il est à espérer qu'avec le nouveau gouvernement qui va sortir des prochaines élections de aout 2018 pourra permettre à cette force vive installée dans les pays voisins de revenir et relancer le pays. Ce n'est pas évident, car ils ont refait leur vie ailleurs... Cela dit, c'est bien ce qu'a réussit la Chine ! Mais pendant que tout le monde disait que le pays était sous la férule d'un "dictateur sanguinaire" et qu'il ne fallait surtout pas y aller, j'y suis allé en 2004. Le pays est magnifique et j'y suis retourné 8 fois, dont la dernière l'été dernier. C'est un pays fantastique, et on n'y court pas de danger lié à la sécurité (ni politique, ni délinquance), en tout cas moins qu'en France. Pendant cette période, il y a d'ailleurs eu plusieurs missions d'universitaires français pour des missions de restauration de monuments (ruines de Khami, sous l'égide de l'Uniesco) ou d'étude de la nature (à Hwange, université de lyon pendant plusieurs années). Et les amis avec qui j'y suis allé se sont faits traités de fous par des connaissances (qu'y n'y sont jamais allé), alors que nous y avons loué une voiture et circulé sans aucun problème dans tout le pays. Comme quoi, il n'y a pas que sur voyageforum que l'on dit n'importe quoi, n'importe comment ...
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Inde: Calcutta - Orissa - Darjeeling - Vallée du Gange
Partis de Paris-Roissy le dimanche 29 décembre 1996 par un froid glacial, nous atterrissons enfin à Delhi, au petit matin. C'est l'hiver en Inde, aussi, les indiens ont l'air frigorifié, tout entortillés dans leurs châles, il fait 18°...Au bout de longues heures d'attente dans une salle sinistre de l'aéroport, nous embarquons à nouveau dans un Boeing Air-India à destination de Calcutta.

L'avion a plongé dans un épais nuage de pollution jaunâtre qui recouvre la ville comme un édredon géant. Horreur. La circulation vers le centre-ville est étonnamment fluide, et la ville elle-même semble propre : nous sommes surpris et décontenancés : cela contredit tout ce qu'on a pu lire sur Calcutta... L'hôtel Kenilworth a bien enregistré la réservation faite par Miss Air-India de Nice. On s'écroule sur nos lits extra-planches pour récupérer de cet interminable voyage.

Le "Times of India" annonce la venue prochaine de Sir John Major, premier ministre britannique. Tout s'explique ! Les miséreux qui campent d'habitude le long des rues ont été ramassés et parqués au loin, hors de la vue du cortège officiel qui passera par-là dans quelques jours.

Mais la voici, la vraie Calcutta, crasseuse, grouillante et authentique, fidèle à sa mauvaise image : car nous sommes plongés dans le quartier New-Market, aux ruelles encombrées de charrettes, camions, motos, vélos, qui arrivent autour des halles surpeuplées. Odeurs pestilentielles des tas d'ordures amoncelés sur les trottoirs. Et voici les "hommes-chevaux", ces pauvres bougres attelés aux brancards de leur pousse-pousse. Ils cavalent pieds nus pour transporter humains ou ballots énormes au milieu des embouteillages terrifiants. Ce sont les derniers survivants de cette corporation en voie de disparition.

Ce soir, grand dîner de fin d'année au Kenilworth. Un repas "ourdou" au Marble room, mets traditionnels et orchestre moghol qui joue des musiques nostalgiques. Bel adieu à 1996, bonjour 1997.

Promenade dans le quartier chinois, surpeuplé, où nous pouvons circuler sans être abordés par les mendiants qui grouillent autour de notre hôtel. Ici, c'est la vie des travailleurs qui nous saluent en souriant, sans nous considérer comme des "porte-monnaie à pattes". Un passant indien nous guide vers le Marble Palace, bien caché dans un parc, en refusant énergiquement la moindre pièce. Cette grande bâtisse un peu écroulée, témoin des anciennes splendeurs, renferme une foule d'objets collectionnés à travers le monde, ensevelis sous une poussière et des toiles d'araignées séculaires... Curieux et très émouvant.

Tout près, le grand poète bengali Rabindranah Tagore a vécu dans une maison transformée en musée. Nous sommes exceptionnellement admis à entrer dans la belle mosquée Nakhoda, aux coupoles vernissées de céramique verte qui dominent le vieux quartier musulman. Tout en haut d'un interminable escalier de pierre, on a une vue plongeante sur les toits environnants, couverts d'immondices.

Une bonne adresse : Sudder street, le restaurant Zaranj, avec sa cascade d'eau fraîche qui serpente entre les tables. Délicieux plats de cuisine bengalie.

Le chauffeur sikh en grande tenue nous pilote vers le Pont Howrah qui traverse la rivière Hooghly, jusqu'à la gare principale de Calcutta. Il a garé la belle limousine, tandis qu'on pénètre dans la vieille station ferroviaire où une foule de voyageurs court vers les trains en partance. Assis ou couchés sur le sol crasseux, des familles entières se sont réfugiées sous les verrières, chassées de leurs villages à la recherche d'un improbable avenir.

Un curieux édifice situé au nord-ouest de la ville, sur les bords de l'Hooghly, le Belur Math, où se rejoignent les trois principales religions indiennes : hindouisme, islam et christianisme. Nous roulons sur la Grand Trunk road, qui relie Calcutta à Delhi, traversant le sous-continent dans toute sa largeur. Trafic d'une intensité supra-indienne, une marée d'énormes véhicules dans les deux sens, occupant tout l'espace, dans un nuage de fumées nauséabondes qui stagne à quelques mètres du sol. Les camions déglingués, surchargés de marchandises entassées en montagnes débordantes, menacent de verser dans le profond fossé. A l'arrière de chaque monstre, on peut lire "Horn, please" ainsi que la marque TATA, constructeur richissime des poids lourds indiens. C'est le marquis de Carabas, ce Mr. TATA possède des paquets d'actions phénoménales dans de nombreuses sociétés internationales.

Les milliers de voitures garées devant les grilles du Belur font présager de la foule qui piétine autour du temple baroque édifié sur la colline. Un cortège incessant de pélerins défile à l'intérieur de la basilique oecuménique qui ressemble vaguement au Sacré-Coeur de Montmartre. Sous des tentes bariolées, on aperçoit des personnages enveloppés de toges jaunes ou orangées, crâne rasé à l'exception d'une mèche de cheveux tortillée au sommet, cascades de colliers autour du cou. Assis sur les tapis, un auditoire subjugué par un gourou peinturluré qui psalmodie de lancinantes onomatopées amplifiées par un puissant micro. Invocations à Ramakrishna...
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La prière dans le monde!
La nuit tombe d’un coup et je suis sans cesse étonnée de passer ainsi du clair au noir. Après cette journée fatigante, je rentre à la maison et jette mes sandales dans un coin. Dans son petit bassin de bronze, la fleur de lotus est déjà refermée. Tout est silencieux mais j’entends le léger murmure incantatoire de Tiago. Il prie. Assis devant son petit autel, les volutes odorantes des bâtonnets d’encens s’enroulent autour de ses cheveux noirs. Son dos dur et sombre luit et la lueur de la flamme dans la coupelle de ghee danse sur ses épaules. La grande image de Shiva fixée au mur se décolle dans un angle, pliant les pointes du trident. Le dieu garde ses yeux mi-clos sur la création du monde et les cycles de l’univers. Dans sa longue chevelure, au sommet de sa tête s’enroule un serpent. Un dieu coloré bienveillant dans cette représentation, l’une de ses quatre mains ouverte sur le genou. Tiago a posé son offrande, une noix de coco est une guirlande de fleurs jaune dont je ne retiens jamais le nom. Immobile. Il prie. __

J’ai vu des gens agenouillés, des gens couchés face contre terre, assis en tailleur, assis mains jointes. J’ai vu des gens danser, j’ai vu des processions colorées, j’ai entendu des mélopées hypnotiques, j’ai écouté des cymbales, des trompettes, de grandes orgues, des chants liturgiques, des psaumes, le fanbai, des chants grégoriens et des gospels, des chants diphoniques qui remuent le ventre.

J’ai vu des flèches perçant les nuages, des coupoles dorées, des dômes de pierre, des cathédrales, des temples, des autels flamboyant de dorures, des allées de chevaux de pierre, des temples de feu et des chapelles de pierre blotties sous les ombrages, de bois ensevelies sous la neige, des cryptes froides et silencieuses, des maisons d’adoration sans effigie, des monastères accrochés à la montagne , des cloîtres dans la ville.

j’ai vu des costumes de cérémonies multicolores, des tenues de fourrure, des saris de fêtes soyeux, des chapeaux rouge étranges, des plumets et des têtes rasées. J’ai vu des hommes tirer des chars la peau du dos distendue par des crochets, j’ai été subjuguée par des mandala de sable, tout est éphémère.

Partout où mes pas ont foulé d’autres terres, j’ai vu des croyants réunis, rassemblés, unis, bruyants, silencieux, exaltés, recueillis.

J’ai touché des chapelets de buis, d’ivoire, en corail, en noyaux, les perles égrenant le nom divin, les mantras, les prières, tenu des croix de roseaux, de feuilles de maïs, porté des couronnes de fleurs, tenu des moulins de prière. J’ai regardé des dieux vêtus d’oripeaux décolorés, vêtus d’habits précieux, nus ceints d’un pagne, l’arbre à souhaits aux rubans multicolores agités par les tourbillons de neige.

J’ai respiré l’odeur de l’encens, j’ai respiré l’odeur de la cire fondue, j’ai respiré le parfum des fleurs fraîches et l’odeur surette des offrandes pourrissantes.

J’ai fermé les yeux, souvent, pour mieux entendre, pour mieux comprendre.

Et je sais, qu’aujourd’hui, je ne sais rien de cette ferveur puissante qui soulève et porte et emporte les peuples du monde. Je sais aussi que le tremblement de mes jambes et les yeux qui picotent devant la ferveur de Tiago, ce soir là, il y a des lustres, huit peut-être, c’est tellement loin, fut ce qui s’approchait le plus d’une prière. Ou, peut-être étais-je secrètement amoureuse...

Ainsi, je crois que beaucoup ont vécu ces instants étranges de communion, d’observation respectueuse, que beaucoup connaissent les rites et rituels, les byzantins, coptes, maronites, et tant d’autres, des rites de passage et des rites d’intercessions appelant la pluie, la fécondité . Ces rites qui rythment la vie dans tous ces pays que je n’aurais plus le temps de connaître.

Comment se vit la prière en Afrique, chez les aborigènes d’Australie, à Madagascar, à Cuba, en Chine, au Japon, en Indonésie ou ailleurs ?. Comment se vit-elle, la prière, aujourd’hui où partout des moments religieux forts s’annoncent ? Monothéiste, animiste, shintoïsme, bouddhisme, syncrétisme religieux, l’aspect religieux est toujours présents dans mes voyages, l’est-il pour vous aussi ?

Z’avez lu jusqu’au bout ? Bravo, vous avez gagné une image pieuse ou non. Pour ce faire, aller dans la rubrique -jeux voyages – sur le fil -défilés et processions -, il y en a des magnifiques.
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On part en vadrouille en Thaïlande!
24 février - On s’thaï en Thaïlande ! Ahhhh, février… L'odeur de la raclette, la fierté se lisant dans mes yeux pétillants lorsque je réussis à descendre cette ô-combien-terrifiante-piste-noire... Pas de doute, ça sent la poudreuse, les soirées au chalet, le ski, le vin chaud, la goutte au nez... Les vacances aux sports d’hiver, quoi ! Et toi, ne reste pas planté là ! Ohé… Oui, c’est bien à toi que je parle ! Ne sois pas gêné, j’ai volontairement laissé ouvert pour que tu puisses monter à bord… Installe-toi confortablement, mets l’interrupteur en mode vacances et c’est parti !! Ça y est, tu as chaussé tes moonboots moumoute ? Et ton petit baume rose pour les lèvres, tu y as pensé ? Oui ? C’est bon ?... Ben je t’arrête de suite, car dans le top 50 de mes rêves d’enfant qui persistent, le ski arrive très très loin derrière le pouvoir de me transformer en superman, me marier avec Sharon Stone ou encore aller en Thaïlande… Et vu qu’ça fait un tantinet ringard de se trimballer avec un slip rouge au dessus d’un pantalon bleu et que Sharon Stone n’a jamais daigné répondre à ma lettre d’amour, ben c’est décidé, on part en vadrouille au pays du sourire pour trois longues semaines. Là, ce sera vraiment la grande vadrouille !

« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...

Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...

25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »

Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...

Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...

Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!







Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !

Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !

Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...

Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...



Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
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Concours Photo du mois de décembre 2017: "Les statues"
Bonjour,

Un départ un peu chaotique 😛 et on se recentre sur le 90ème concours international de la photo sur VF dont le thème sera : La statue. A l'heure de bientôt ériger des millions de bonhommes de neige, montons le niveau et faisons le tour du monde des statues !



Une statue, c'est une représentation humaine mais aussi d'un animal donc pas de limite à ce sujet.



Par contre, nous allons éliminer les statues à l'intérieur des musées, pour prendre l'air et tenter de préserver un aspect photographique à ce concours. Dates : Dépôt de 3 photos maxi par personne jusqu'au jeudi 21 décembre à minuit Vote à partir du vendredi 22 décembre 00h01 jusqu'au jeudi 28 décembre à 22h00. Le classement sera annoncé le samedi 29/12 par le président Macron au journal de 13h00 ( A confirmer mais je négocie, ça avance bien )

Règlement : Le gagnant sera celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'exæquos, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter.

Merci de ne poster sur ce fil que les photos pour le concours, puis uniquement les votes.

Le diaporama est sur Google Photos.

Le fil de discussion est sur cette page.

Bonne chance 😛
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Concours Photo de juillet 2016 "Spiritualité et croyances"
Bonjour à tous

Le concours de ce mois de juillet est lancé... La thématique sera la suivante " Spiritualité et croyances" C'est une thématique un peu bateau mais que je voulais présenter depuis un moment alors je vous laisse me livrer vos plus beaux clichés autour de ce thème simple et clair. La thématique est assez large pour qu'on évite les éventuels hors-sujets. La spiritualité peut se révéler à travers un lieu, un lieu de culte, un pèlerin, un moine, une prière, un objet, une procession, une fête et j'en oublie surement. Je vous laisse quelques exemples ci- dessous.

Le règlement du Concours est identique aux précédents : 3 photos (maximum) par participants, postées chacune dans un message différent. N’oubliez pas de numéroter vos photos. Même si les images doivent parler d’elles même, une légende (localisation, contexte, courte présentation …) est toujours appréciable. On imagine et on souhaite, bien sûr, que vous soyez bien l’auteur des photos présentées. Dépôt des photos jusqu’au vendredi 22 juillet 2016 inclus. Début des votes à partir du samedi 23 juillet au matin jusqu’au vendredi 29 juillet 2016 minuit. Pour le vote, pensez à bien indiquer : Le Pseudo et le numéro de la photo … et votre classement ! 1er photo = 3 points, 2ème = 2 pts, 3ème = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ère places sur le podium ! Le grand gagnant aura le privilège d’organiser le prochain Concours photo VF d'août 2016. pour les échanges, les discussions … utilisez le lien suivant : voyageforum.com/v.f?post=7539606;live=1;

Le lien du Diaporama du concours "Spiritualités et Croyances" de juillet 2016: picasaweb.google.com/.../6304478619914588097

Quelques exemples photos autour du thème de ce mois-ci.

A Bénarès, lieu de pèlerinage A Rangoon, la pagode Shwegadon

Amritsar, Pèlerins au Temple d'Or

A Bodhgaya...Inde

La Mosquée Nasir Ol Molk à Shiraz...Iran

Nécropole de Shah I Zinda...Samarcande Ouzbékistan

Vue sur la Madrasa depuis la Porte de la Grande Mosquée de Boukhara...Ouzbékistan

Une statue de Khrisna dans l'énorme Panthéon des Dieux Hindoue

Thailande, Bénédiction

Pèlerins à Bodhgaya, lieu où Bouddha à trouver l'Eveil
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Compte rendu d'une belle croisière au Vietnam sur l'Austral du Ponant
Bonjour Notre belle croisiere est finie, nous sommes à Singapour encore deux heures et demi avant d'embarquer. Voici mes premières impressions avant de commencer le compte rendu. L'itinéraire était parfait le rythme entre les longues journées de visite et la navigation était tres agréable. Le bateau est beau, la décoration est sobre, les cabines sont plus petites que sur les gros bateaux, avec un petit plus une vitre permet de prendre sa douche en regardant la mer. Par contre le balcon de quatre mètres carrés ne sert pas beaucoup. La nourriture digne d'un restaurant étoilé le soir était plutot répétitive le matin et le midi, par chance nous avons eu beaucoup de repas des midi à l'extérieur. Le personnel, n'est pas très présent, à part les serveurs mauriciens au bar et au restaurant. Nous repartons sans jamais avoir croisé notre cabinet ou cabiniere. Le ressenti général est que le personnel fait son job sans plus. Ce matin on a vraiment eu l.impression d'être vires pour faire place aux nouveaux, hier les coussins avaient déjà disparu des transats. Nous étions beaucoup de nouveaux clients à nous demander si c'est exceptionnel ou si c'est la politique de la compagnie. Côté excursion c'est vraiment le top, on se rend compte qu'il y a eu beaucoup de recherche pour organiser des tours rythmes et variés, en plus les tours privés sont abordables contrairement a d'autres compagnies. Voilà en vrac mes premières impressions en attendant le récit des escales et les photos
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Concours photo du mois de février 2011 "Expressions et regards aux quatre coins du monde"
Ami(e)s de la photo voyageuse bonjour,

Le 8ème concours international de photo VF est lancé par le comité d'organisation composé par Williama et Gevehi, sur le thème : “Expressions et regards aux 4 coins du monde”. Mettez en ligne vos portraits de voyage les plus expressifs : regards complices, naïfs ou hautains, de Joconde ou de braise... , expressions interrogatives, pleine de colère, de joie, de douleur, bouffonneries etc ... que ces images soient volées suivant le souhait de Gérard07 ou non ...

Une seule règle : le protagoniste sur l’image doit regarder l’objectif. S’il s’agit d’un groupe de personnes au moins l’une d’entre elles doit regarder vers l’objectif.

Règlement :

- 3 photos maximum par personne à poster jusqu'au 22 février minuit. - Pour la bonne lisibilité du fil des images du concours, merci de poster 1 seule image par post. - On vote du 23 au 28 février. Tout le monde peut voter, participant ou non, avec un petit commentaire pour expliciter le pourquoi du comment du vote. - Le 1er mars proclamation des résultats, hymne, lâcher de ballons, champagne... - Le vainqueur gagne l'immense privilège d'organiser le concours du mois de mars. - En cas d'égalité les vainqueurs s'arrangeront entre eux pour le concours suivant. - Pour mémoire, les thèmes précédemment abordés sont : transports collectifs et publics du monde, métiers du monde, bleu, prières, scènes de rues du monde, on vous mène en bateau, le monde en musique.

Afin de ne pas encombrer ce topic de palabres et autres discussions vous avez l'espace voisin suivant http://voyageforum.com/voyage/discussion_relative_au_concours_photo_fevrier_2011_expressions_regards_D4047829/
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Bangkok pratique (presque tout savoir...)
URL=(http://www.blog.fr/media/photo/bangkok_le_grand_bouddha_couch/1714032) Bangkok pratique Voici quelques informations tirées de mon expérience personnelle, qui vous permettront, - en tout cas, je l'espère -, d'éviter quelques pièges, et de passer un agréable séjour à Bangkok.

Se rendre à Bangkok

Pour choisir son billet d'avion et l'acheter sur Internet, auxair est à mes yeux le meilleur moteur de recherche, et cela, quels que soient les pays où l'on envisage de se rendre : www.auxair.com

Se loger à Bangkok : 36, 50 euros la nuit

Pour un hôtel très convenable, le "First Hotel" fera l'affaire : www.fr.asiarooms.com/thailand/bangkok/first.html L'hôtel est situé au cœur de la ville, et ses normes correspondent à un très bon 3 étoiles français (accueil sympathique, chambre climatisée, salle de bains fonctionnelle, propreté irréprochable, service impeccable, piscine agréable, télévision avec TV5). Il s'agit de l'hôtel de base du tour operateur "Promovacances". C'est d'ailleurs par ce biais-là que je l'ai trouvé. On peut réserver sur internet (ce que j'ai fait), ou bien louer la chambre sur place. Prix : 36, 50 euros la nuit, y compris le petit déjeuner.

Se nourrir à Bangkok : 2 euros par jour !

Au "First Hotel" le petit déjeuner est servi à partir de 6 heures, au bord de la piscine. Comme dans tous les hôtels internationaux, le buffet est gigantesque : œufs au plat, brouillés, à la coque ; saucisses, bacon, riz, pâtes, spécialités thaïlandaises et cuisine occidentale, légumes, viandes et poissons en tout genre ; profusion de desserts et de fruits. Bref, de quoi rassasier le plus insatiable des Gargantua. Pour se nourrir à moindre coût à Bangkok, le bon plan, à mon avis, est le suivant : Prendre un solide petit déjeuner à l'hôtel (déjà payé). Puis, au grè de vos pérégrinations, déjeuner et dîner sur le pouce, en achetant aux centaines d'étals qui bordent les trottoirs, de délicieuses petites brochettes que l'on vous cuit, devant vous, sur la braise. Il y en a au bœuf, au porc, au poulet ; au poisson, à la seiche ou aux encornets. Le prix est immuable : 20 bahts (moins d'un demi euro) les seize boulettes, que l'on vous propose, si vous le souhaitez, accompagnées de sauce piquante. Pour deux repas copieux par jour, il faut donc compter 40 bahts, auxquels on peut ajouter deux yaourts (11 bahts pièce, 0, 25 euro). Indispensable, en raison de la chaleur : deux bouteilles d'eau fraîche d'1, 5 litre (12 bahts la bouteille), le tout acheté dans les supérettes "7 Eleven" (il y en a partout). Coût total de la nourriture et de la boisson pour une journée : 86 bahts (2 euros).

Se déplacer dans Bangkok : le "taxi meter" !

Si l'on excepte le train et le bus (c'est un peu compliqué), il existe quatre moyens pour se déplacer dans Bangkok : à pied, en taxi, en bateau, et en "tuk tuk". à pied : c'est la galère ! (mais pour mieux saisir le pouls de la ville, je l'ai souvent fait). En effet, dans BKK, la circulation est dantesque ; la pollution, phénoménale ; le bruit, incommensurable. Les automobilistes aux yeux fous, englués dans les bouchons, sont crispés sur leur volant, égrènent les secondes qui les séparent du prochain feu vert, guettent d'un œil gourmand les piétons à abattre, et testent d'un doigt nerveux la tonalité de leur klaxon. Quant aux motocyclettes pétaradantes, sur lesquelles les Thaïlandaises montent en amazone, elles prennent position aux avant-postes des intersections, toutes auréolées de leur propre pollution. Un piéton dans les rues de BKK fait figure de Martien. en taxi : prendre les "taxi meter" (le nom est écrit en gros) et demander au chauffeur de mettre en route le compteur. Pour une course d'une vingtaine de minutes, comptez environ 60 bahts (moins d'1, 5 euro). J'ai utilisé à de nombreuses reprises les "taxi meter" et j'ai payé, intra muros, de 35 bahts (minimum) à 80 bahts (maximum). Refuser systématiquement les taxis qui ne sont pas des "meter". en bateau : se rendre à l'une des quatorze stations d'embarquement de la "Chao Phraya River", mais évitez le point n°2 (parfois une heure d'attente). Prix pour deux stations : 8 bahts (20 centimes d'euro). La première fois, j'ai égaré mon ticket. Au moment du contrôle, je n'ai donc pas pu le présenter. "Vous l'avez bien acheté ?" "Oui, oui, je vous l'assure !" OK, alors il n'y a pas de problème !" Et je n'ai pas repayé. en "tuk tuk" (taxi motocyclette) : escroquerie garantie, car il n'y a pas de compteur (je me suis fait avoir les deux premiers jours ; prix moyen demandé : 100 bahts). Sachez que certains "tuk tuk" vous proposent des courses à 20 bahts de l'heure (moins d'un demi euro). Autre escroquerie ! En effet, après vous avoir pris en charge, le chauffeur vous explique que si vous consentez à faire une halte d'au moins dix minutes chez son "sponsor" de tailleur, il bénéficiera, grâce à votre sollicitude, d'un bon de 5 litres d'essence. Tout en marquant un peu de réticence, je me suis quand même fais conduire à la boutique... Mais je ne suis resté que deux minutes. "Dommage ! Si vous étiez resté huit minutes de plus, j'aurais eu droit à mon bidon ! Mais qu'à cela ne tienne, j'ai un autre "sponsor" qui lui vend des bijoux..." J'ai commencé à m'exciter pour de bon... En définitive, le gars m'a lâché au coin d'une rue. En le fusillant du regard, je lui ai lancé : "Et vous allez me planter là ?" Réponse souriante et imparable : "Eh oui ! Que voulez-vous, à cause de vous, je n'ai plus une seule goutte d'essence !"

Communiquer à partir de Bangkok

Coût d'une heure d'Internet avec ADSL : 1 bath la minute (avec un minimum de 20 bahts, soit 0, 50 euro). Mais j'ai trouvé des points Internet à 30 bahts de l'heure. Prix prohibitif au "First Hotel" : carte magnétique à 150 bahts ; que l'on reste une minute ou une heure, elle n'est plus réutilisable. Coût de l'envoi d'une carte postale pour l'Europe : 5 bahts la carte, et 15 bahts pour les timbres, soit, moins de 0, 50 euro.

Ce qu'il faut voir (selon moi) à Bangkok

Tous les guides vous décriront avec force détail ce qu'il convient de voir à Bangkok. Il n'est donc pas dans mes intentions de faire l'inventaire exhaustif des monuments et sites remarquables de BKK. D'autant que j'en suis bien incapable car je n'en ai vu que quelques-uns. Aussi, je me limiterai, très brièvement, à évoquer ceux que j'ai visités. le Wat Phra Kaeo : centre religieux de la Thaïlande, il regroupe, sur cinq hectares, des monuments aux architectures folles, aux piliers incrustés de pierres précieuses, aux tours ruisselant d'or, gardées par des géants grimaçants, mi-hommes, mi-dragons. À mon avis, le facteur Cheval a dû passer un jour dans le coin. À voir impérativement le plus sacré de tous les Bouddhas : une petite statue d'émeraude (photos interdites). La ferveur des fidèles vous prend aux tripes. Entrée : 250 bahts (5, 50 euros). Shorts (même longs) interdits ! Toutefois, une fois à l'intérieur, à droite de l'entrée, vous pouvez louer, le temps de la visite, une sorte de sarwel pour 100 bahts (un peu plus de 2 euros). Le Bouddha couché : situé au Wat Po, c'est un gigantesque Bouddha couché, doré à l'or fin ( 5, 5 tonnes de métal précieux), de... 45 mètres de long, sur 15 mètres de hauteur. Pour moi, le top de Bangkok. Impressionnant ! Entrée : 50 bahts (un peu plus d'un euro). le Wat Arun (le Temple de l'Aube) : situé à l'extérieur du centre ville, de l'autre côté du fleuve, il a été commandé au XIXe siècle par le roi Rama III. Cette tour se compose de millions de débris de porcelaine habilement incrustés par des artisans. Avant que son habillage ne se termine, la porcelaine vint à manquer. Alors, méthodiquement, les Thaïlandais brisèrent par le menu leur précieuse vaisselle. Il y en eut assez. Puis trop. Et le temple fut achevé. J'ignore le prix de l'entrée, car je n'ai vu le Wat Arun, que de la rivière Chao Phraya River. Ce qui me semble d'ailleurs suffisant. la Snake Farm : dépendant de l'Institut Pasteur, cette "ferme aux serpents" hors du commun abrite des centaines de reptiles (cobras royaux, vipères annelées, pythons, etc.). Il s'agit de la deuxième Snake Farm du monde (la première est au Brésil). Se rendre à l'Institut Pasteur vers 10 h 15, pour suivre un diaporama commenté (en anglais) avec beaucoup humour. Ensuite, à 11 heures, assister au déjeuner des serpents que l'on nourrit de viande fraîche. Dans la foulée, voir de quelle manière les biologistes en blouse blanche extraient le venin qui servira à fabriquer les doses de sérum. Entrée : 75 bahts (1, 50 euro). le Golden Mount : colline artificielle de 318 marches, au sommet de laquelle des dizaines de Thaïs, agenouillés devant des autels, prient Bouddha. Vue à 360 degrés sur la ville. Prix de l'entrée : 10 bahts (0, 25 euro). Chinatown : des centaines de toits en pagode, des milliers d'échoppes, des rues grouillantes de monde, des venelles où seuls peuvent pénétrer les piétons, et autant de lampions que de boutiques.
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Les moines passent de mode dans la Thaïlande qui s’enrichit
Une traduction rapide du titre d’un article intéressant paru dans le New York Times. Lien ci-dessous.

« Le consumérisme est devenu la religion de la Thailande » dit Phra Paisan Visalo, l’un des moines les plus respectés du pays. « Dans le passé, les gens allaient au temple à chaque jour sacré. Maintenant, ils vont aux shopping malls ».

http://www.nytimes.com/2012/12/19/world/asia/thai-buddhist-monks-struggle-to-stay-relevant.html?_r=0
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Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam


Mon épouse et moi vous livrons le récit détaillé de notre voyage au Vietnam du 13/07 au 09/08/2012. Il nous a fallu pour cela noter chaque soir ce que nous avions fait dans la journée et prendre le temps de le recopier sur le forum. Nous nous donnons cette peine d’une part en honneur à tous les participants de voyageforum sans lesquels nos vacances n’auraient eu ni la même préparation ni le même succès et d’autre part pour que nos informations puissent être utiles à d’autres pour qu’ils soient aidés comme nous l’avons été. Avant tout, nous sommes désireux de rendre un vibrant hommage à Jacques, dont le pseudo ici est Larsay. Sa disponibilité, sa crédibilité, la quantité et la qualité de ses contributions nous ont grandement facilité l’organisation. Jacques, nous te sommes vraiment reconnaissants. Merci aussi à ceux que nous ne pouvons pas tous citer, comme Jeansellier, dont un seul post parfois a pu nous fournir l’une ou l’autre précieuse indication. Pour le cadre, nous sommes un couple autour de la cinquantaine, de la classe moyenne. Notre budget était de 5000 euros maxi pour deux personnes sur quatre semaines, y compris le vol direct Montpellier - Paris - Hanoi - Paris - Montpellier. Le voyage se situait entre le routard, car sac à dos, hôtels moyens et repas modestes, et petit-bourgeois car vols intérieurs, hôtels cossus et repas pantagruéliques. Nous avons pris les vaccins DTP, typhoide et hépatite A. Nous avons prié pour ne pas rencontrer le paludisme, la dengue, l’encéphalite japonaise ou autre joyeusetés. Pour des raisons climatiques, de goût et de temps, nous avons occulté Hanoi et Saigon, le sud, les hauts plateaux et Sapa. Notre parcours a donc été : Ba Be – Cao Bang – Ban Gioc – Nha Trang – Quy Nhon – Hoi An – Lang Co – Huê – Halong – Tam Coc A la fin du récit, en conclusion, nous livrerons notre ressenti du pays, de son organisation et de ses habitants . Nous nous permettrons aussi de prodiguer les conseils qui avec le recul nous paraissent les plus nécessaires. Le tout avec le plus de réalisme possible et en toute impartialité. Il est vrai qu’avec toutes les polémiques fleurissant ici nous avions vraiment hâte de nous faire notre propre idée. Sur les prochaines semaines voire les prochains mois, nous passerons quand nous en aurons le temps pour essayer de répondre aux questions que certains voudront nous poser.

VENDREDI 13/07/2012

Nous avons à nouveau le temps de ressentir ce qu’est la durée d’un vol de onze heures. Dans l’Airbus A-777, l’équipage de Vietnam Airlines est professionnel, ni antipathique ni exubérant. A vrai dire, nous préférons cela à la gentillesse un peu trop sirupeuse des hôtesses d’Air France. Du début à la fin, les prestations boissons et repas sont très satisfaisantes. En attendant que les bagages arrivent, nous sommes allés au bureau des visas, ayant opté pour la solution nettement plus économique des visas à l’arrivée. Nous avons effectivement gagné du temps en nous y rendant tout de suite et en passant du côté opposé du guichet, comme un membre du forum l’avait conseillé. Il s’est avéré que dans notre cas, par personne un seul exemplaire de la lettre d’invitation et une seule photo auraient suffi. La photo d’identité au format normal au lieu du plus grand format exigé officiellement n’a pas posé problème non plus. Nous avons payé les frais de 2 x 25 dollars en euros. Nous avons même eu la bonne surprise sur les 50 euros de nous voir rendre un billet de 5 euros en monnaie. Ajoutons enfin que les employés du guichet ainsi que les douaniers ont été loin d’être désagréables, cela dit nous sommes des personnes respectueuses et souriantes… Nous avons changé des euros en dongs à l’une des banques avant la sortie de l’aéroport et pour la première fois de notre vie nous sommes retrouvés extrêmement millionnaires. Pour la première fois aussi, on nous attendait à la sortie avec une pancarte portant nos noms. En effet, nous avions décidé de passer par l’intermédiaire de Larsay qui nous a organisé un parcours de cinq jours en 4 x 4 avec chauffeur dans le nord-est. C’est ainsi que nous avons fait connaissance avec son très sympathique chauffeur Minh. Nous avons fait l’effort financier de dépenser 90 dollars soit environ 75 euros par jour pour cette prestation mais cela nous amènera un grand confort avec une personne aimable et disponible, personne avec nous, des arrêts photo quand nous le désirons. Un privilège, en fait. A peine débarqués, et avec une dose minimale de sommeil, nous voilà partis pour le trajet aéroport de Noi Bai vers le lac Ba Be. Dès la sortie de l’aéroport, le dépaysement : un beau paysage, des rizières avec dedans de vrais vietnamiens avec de vrais chapeaux coniques, des collines, une circulation et des looks si pittoresques….



Et aussi un vrai climat de chez tropical. Bien qu’il ait plu durant la nuit, pendant toute la journée le temps a été comme chez nous dans les heures précédant les orages. Chaud, lourd, humide. A peine quelques gouttelettes. Nous constatons que les routes ne sont pas en bon état mais plus on avance dans le nord plus les paysages sont beaux. Au fil des arrêts-pause et repas, nous croisons des personnes parfois très froides qui ne rendent pas le sourire, mais aussi d’autres qui saluent, sourient et font des hellos aimables. Nous marquons un arrêt chez une petite commerçante toute mignonne et distinguée, amie de Minh. Nous y achetons d’excellentes cigarettes locales à 100000 dongs la cartouche, soit quatre euros messieurs dames. Mais nous reviendrons sur ce sujet. Sur la route, en observant le comportement des locaux, on comprend l’intérêt voire la nécessité d’avoir un chauffeur. En fait, sur la route chacun vit sa vie et fait ce qu’il veut au moment où il y pense. A vélo, en scooter, en voiture, en bus ou en camion, ça déboite, ça dépasse, ça monte sur la route, ça arrive à contresens souvent sans se soucier de ce que font les autres. On se frôle et on s’évite constamment. Le plus frappant, c’est que pour tourner, ils n’attendent pas que ceux qui arrivent en face aient passé. Non, ils prennent au plus court en coupant la route et c’est aux autres d’éviter. De plus, sur les voies les plus rapides, comme il faut rouler à gauche, eh ben on roule à droite, on ne se rabat pas quand un plus rapide arrive, et bien sûr tout le mode dépasse à droite. Ajoutez au tableau les chiens, les canards, les coqs et les buffles ou troupeaux de buffles marchant ou stationnant ou même dormant au bord ou au milieu de la route, et vous aurez déjà un bon aperçu, quoique incomplet, de la situation. Bien entendu, si sur presque tous les axes ainsi qu’en ville tout le monde ne roulait pas entre 20 à 40 km/h, ce serait une constante et perpétuelle tuerie. Il ne reste qu’à vous adapter : ne jamais se déplacer brusquement, ne pas s’arrêter, ne pas s’affoler. Supporter les klaxons de chacun qui prévient tout le monde qu’il arrive. Bref, en fin d’après-midi, nous arrivons à la pension An Vong chez Duy Tho à côté du lac Ba Be. La première impression est curieuse : la pension, c’est dans la grande maison familiale, il y a des mini chambres personnelles dans une grande pièce. Pas de serrure, la cloison en bois n’atteint pas le plafond donc peu d’intimité, douches et WC sur le palier, un peu comme dans un gîte. Mais n’oublions pas que nous sommes déjà au bout du monde dans une région peu touristique et du balcon où nous prendrons le petit-déjeuner et les repas, on a en face à 500 mètres de belles collines couvertes de forêts tropicales et dans la rivière juste en-dessous les buffles se baignent et se prélassent. Ca y est, on ne regarde plus la télé, on est dans la télé !

Repas du soir très correct : riz nature, petits nems, légume vert non identifié mais bon et traditionnel, poulet frit. Bien belle journée, en cours de route nous n’aurons pas vu un seul touriste, mais on n’a pas dormi depuis trop longtemps, on se met sous la moustiquaire : rideau !
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Voyage ou amour?
Bonjour a tous, je voudrais avoir votre avis sur une question existentielle qui dirige ma vie depuis plusieurs annees. J'ai vecu 20 ans au meme endroit et j'ai perdu les 3 seules femmes que j'n'ai jamais aimé a cause de mon desirs de voyage. Les deux premieres je les ai laisser filer pensant que j'allais bientot partir. Et la derniere s'est mariee quand je suis revenu de mon grand voyage. J'ai eu des aventures a l etranger mais je n'etait pas amoureux la bas .... probleme de communication entre deux nationalités differentes surement ... Maintenant j'ai 25 ans et je doute serieusement de mes choix .... les plus beaux paysages du monde ne remplaceront jamais une belle histoire d'amour. Je perd peu a peu l'espoir d'etre un jour comblé de bonheur ... d'etre amoureux au soleil ;) Quelqu' un a t il deja vecu ca ?
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