Mon épouse et moi vous livrons le récit détaillé de notre voyage au Vietnam du 13/07 au 09/08/2012. Il nous a fallu pour cela noter chaque soir ce que nous avions fait dans la journée et prendre le temps de le recopier sur le forum. Nous nous donnons cette peine d’une part en honneur à tous les participants de voyageforum sans lesquels nos vacances n’auraient eu ni la même préparation ni le même succès et d’autre part pour que nos informations puissent être utiles à d’autres pour qu’ils soient aidés comme nous l’avons été.
Avant tout, nous sommes désireux de rendre un vibrant hommage à Jacques, dont le pseudo ici est Larsay. Sa disponibilité, sa crédibilité, la quantité et la qualité de ses contributions nous ont grandement facilité l’organisation. Jacques, nous te sommes vraiment reconnaissants.
Merci aussi à ceux que nous ne pouvons pas tous citer, comme Jeansellier, dont un seul post parfois a pu nous fournir l’une ou l’autre précieuse indication.
Pour le cadre, nous sommes un couple autour de la cinquantaine, de la classe moyenne. Notre budget était de 5000 euros maxi pour deux personnes sur quatre semaines, y compris le vol direct Montpellier - Paris - Hanoi - Paris - Montpellier. Le voyage se situait entre le routard, car sac à dos, hôtels moyens et repas modestes, et petit-bourgeois car vols intérieurs, hôtels cossus et repas pantagruéliques.
Nous avons pris les vaccins DTP, typhoide et hépatite A. Nous avons prié pour ne pas rencontrer le paludisme, la dengue, l’encéphalite japonaise ou autre joyeusetés.
Pour des raisons climatiques, de goût et de temps, nous avons occulté Hanoi et Saigon, le sud, les hauts plateaux et Sapa.
Notre parcours a donc été : Ba Be – Cao Bang – Ban Gioc – Nha Trang – Quy Nhon – Hoi An – Lang Co – Huê – Halong – Tam Coc
A la fin du récit, en conclusion, nous livrerons notre ressenti du pays, de son organisation et de ses habitants . Nous nous permettrons aussi de prodiguer les conseils qui avec le recul nous paraissent les plus nécessaires. Le tout avec le plus de réalisme possible et en toute impartialité. Il est vrai qu’avec toutes les polémiques fleurissant ici nous avions vraiment hâte de nous faire notre propre idée.
Sur les prochaines semaines voire les prochains mois, nous passerons quand nous en aurons le temps pour essayer de répondre aux questions que certains voudront nous poser.
VENDREDI 13/07/2012
Nous avons à nouveau le temps de ressentir ce qu’est la durée d’un vol de onze heures. Dans l’Airbus A-777, l’équipage de Vietnam Airlines est professionnel, ni antipathique ni exubérant. A vrai dire, nous préférons cela à la gentillesse un peu trop sirupeuse des hôtesses d’Air France. Du début à la fin, les prestations boissons et repas sont très satisfaisantes.
En attendant que les bagages arrivent, nous sommes allés au bureau des visas, ayant opté pour la solution nettement plus économique des visas à l’arrivée. Nous avons effectivement gagné du temps en nous y rendant tout de suite et en passant du côté opposé du guichet, comme un membre du forum l’avait conseillé. Il s’est avéré que dans notre cas, par personne un seul exemplaire de la lettre d’invitation et une seule photo auraient suffi. La photo d’identité au format normal au lieu du plus grand format exigé officiellement n’a pas posé problème non plus. Nous avons payé les frais de 2 x 25 dollars en euros. Nous avons même eu la bonne surprise sur les 50 euros de nous voir rendre un billet de 5 euros en monnaie. Ajoutons enfin que les employés du guichet ainsi que les douaniers ont été loin d’être désagréables, cela dit nous sommes des personnes respectueuses et souriantes…
Nous avons changé des euros en dongs à l’une des banques avant la sortie de l’aéroport et pour la première fois de notre vie nous sommes retrouvés extrêmement millionnaires.
Pour la première fois aussi, on nous attendait à la sortie avec une pancarte portant nos noms. En effet, nous avions décidé de passer par l’intermédiaire de Larsay qui nous a organisé un parcours de cinq jours en 4 x 4 avec chauffeur dans le nord-est. C’est ainsi que nous avons fait connaissance avec son très sympathique chauffeur Minh. Nous avons fait l’effort financier de dépenser 90 dollars soit environ 75 euros par jour pour cette prestation mais cela nous amènera un grand confort avec une personne aimable et disponible, personne avec nous, des arrêts photo quand nous le désirons. Un privilège, en fait.
A peine débarqués, et avec une dose minimale de sommeil, nous voilà partis pour le trajet aéroport de Noi Bai vers le lac Ba Be. Dès la sortie de l’aéroport, le dépaysement : un beau paysage, des rizières avec dedans de vrais vietnamiens avec de vrais chapeaux coniques, des collines, une circulation et des looks si pittoresques….
Et aussi un vrai climat de chez tropical. Bien qu’il ait plu durant la nuit, pendant toute la journée le temps a été comme chez nous dans les heures précédant les orages. Chaud, lourd, humide. A peine quelques gouttelettes.
Nous constatons que les routes ne sont pas en bon état mais plus on avance dans le nord plus les paysages sont beaux. Au fil des arrêts-pause et repas, nous croisons des personnes parfois très froides qui ne rendent pas le sourire, mais aussi d’autres qui saluent, sourient et font des hellos aimables.
Nous marquons un arrêt chez une petite commerçante toute mignonne et distinguée, amie de Minh. Nous y achetons d’excellentes cigarettes locales à 100000 dongs la cartouche, soit quatre euros messieurs dames. Mais nous reviendrons sur ce sujet.
Sur la route, en observant le comportement des locaux, on comprend l’intérêt voire la nécessité d’avoir un chauffeur. En fait, sur la route chacun vit sa vie et fait ce qu’il veut au moment où il y pense. A vélo, en scooter, en voiture, en bus ou en camion, ça déboite, ça dépasse, ça monte sur la route, ça arrive à contresens souvent sans se soucier de ce que font les autres. On se frôle et on s’évite constamment. Le plus frappant, c’est que pour tourner, ils n’attendent pas que ceux qui arrivent en face aient passé. Non, ils prennent au plus court en coupant la route et c’est aux autres d’éviter. De plus, sur les voies les plus rapides, comme il faut rouler à gauche, eh ben on roule à droite, on ne se rabat pas quand un plus rapide arrive, et bien sûr tout le mode dépasse à droite. Ajoutez au tableau les chiens, les canards, les coqs et les buffles ou troupeaux de buffles marchant ou stationnant ou même dormant au bord ou au milieu de la route, et vous aurez déjà un bon aperçu, quoique incomplet, de la situation. Bien entendu, si sur presque tous les axes ainsi qu’en ville tout le monde ne roulait pas entre 20 à 40 km/h, ce serait une constante et perpétuelle tuerie.
Il ne reste qu’à vous adapter : ne jamais se déplacer brusquement, ne pas s’arrêter, ne pas s’affoler.
Supporter les klaxons de chacun qui prévient tout le monde qu’il arrive.
Bref, en fin d’après-midi, nous arrivons à la pension An Vong chez Duy Tho à côté du lac Ba Be. La première impression est curieuse : la pension, c’est dans la grande maison familiale, il y a des mini chambres personnelles dans une grande pièce. Pas de serrure, la cloison en bois n’atteint pas le plafond donc peu d’intimité, douches et WC sur le palier, un peu comme dans un gîte. Mais n’oublions pas que nous sommes déjà au bout du monde dans une région peu touristique et du balcon où nous prendrons le petit-déjeuner et les repas, on a en face à 500 mètres de belles collines couvertes de forêts tropicales et dans la rivière juste en-dessous les buffles se baignent et se prélassent. Ca y est, on ne regarde plus la télé, on est dans la télé !
Repas du soir très correct : riz nature, petits nems, légume vert non identifié mais bon et traditionnel, poulet frit.
Bien belle journée, en cours de route nous n’aurons pas vu un seul touriste, mais on n’a pas dormi depuis trop longtemps, on se met sous la moustiquaire : rideau !
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Nous avons dormi avec un ventilateur pour seule climatisation. Pas étonnant donc de se réveiller en fin de nuit au son des coqs, des motocyclettes et des petits buffles qui appellent leur maman.
Lorsque le jour se lève, les hautes collines en face sont enveloppées de brume, l’humidité monte déjà au ciel. Le spectacle est envoûtant.
Le petit-déjeuner est sympa, on nous sert des œufs pochés fort cuits, des galettes frites fourrées à la pomme, deux sortes différentes de mangues. Nous mettons du lait dans le café. Il s’avère que le café local, produit dans le sud, a un goût marqué de chocolat. Surtout certaines marques. Au début c’est sympa, au bout de trois fois, non merci, ça ira.
Toute la journée sera consacrée à la promenade sur le lac Ba Be. On nous envoie donc sans formalisme à l’autre bout du village qui s’étire le long de la rivière sur un kilomètre vers l’endroit où nous prendrons le bateau. Cette simple marche tranquille à l’ombre avant huit heures du matin nous fait déjà transpirer par tous les pores de notre corps. Ce sera le cas toute la journée et chaque jour.
14 juillet mais 41 degrés.
Nous prenons une embarcation qui fait environ 7 mètres de long pour 1,5 mètre de large avec un toit sommaire revêtu de tissu en guise de protection du soleil. Le moteur n’est pas excessivement bruyant ou alors la beauté des lieux nous le fait oublier. Nous paierons 550000 dongs soit environ 22 euros pour deux personnes de 8 h à 16h le tour du lac qui fait 8 kilomètres de long ainsi que la remontée d’une rivière.
Le trajet et le panorama sont fabuleux autour de ce lac turquoise et sur cette rivière brune. La végétation est luxuriante tout autour du lac sur ces hautes collines. Dans et autour de la rivière, on croise buffles, oies, canards et cochons. On s’aperçoit déjà que le Vietnam est aussi un pays de libellules et de grands papillons.
Le parcours est agrémenté de trois arrêts-visite décevants. Il y a une énorme grotte d’une hauteur de 30 mètres, belle et spectaculaire. C’est bourré de chauve-souris et ça pue, ensuite il y a un petit lac supérieur totalement défiguré par les détritus et une pollution d’origine inconnue, et enfin une petite pagode sans intérêt. Heureusement, on est bien mieux sur le bateau car on se déplace et ça fait un peu d’air. Pas frais, mais moins chaud.
A midi, nous avons quitté le lac pour remonter la rivière et déjeuner chez la fameuse Pirate, réputée pour être l’une des meilleures cuisinières de la région. Pour l’instant l’endroit est assurément authentique. On entre dans une chaumière en bois et paille au fond de laquelle il y a une espèce de cuisine où le feu est constamment entretenu et d’où une épaisse fumée s’échappe vers l’extérieur. Pirate est tout en noir, d’un âge respectable, et veille sur sa cuisine en maîtresse de maison. L’accueil a été froid et on ne s’est pas occupé de nous avec un enthousiasme démesuré. Sans notre accompagnateur qui a fini par se décider à nous passer commande, aurait-on fini par nous servir ?
Nous avons eu à déguster un beau plateau de nems, légumes et des espèces de roulés de viande cuits. La qualité était un peu supérieure à ce que nous avions pu goûter jusque là, mais pas de quoi tomber à la renverse. Avec quelques boissons, nous en avons eu pour 250000 dongs, soit 10 euros. Finalement un peu cher à notre humble avis.
La chaleur là-dedans était étouffante avec un seul ventilateur sur pied pour toute la pièce. Nous avons vu en l’espace de quelques minutes sept personnes différentes tourner autour du gros réfrigérateur. Je regarde, je sors des boissons, je rentre des boissons. Il s’avèrera durant le séjour qu’en beaucoup d’endroits il sera difficile de trouver des frigos efficaces et des boissons réellement fraîches. Les vietnamiens mettent un maximum de glaçons, y compris dans la bière et le café. Pour nous, chaque glaçon est un risque virtuel, voilà le problème. Nous boirons plus d’une fois notre eau et notre coca tièdes, faisant contre mauvaise fortune bon cœur. Dieu qu’on a eu soif dans ce pays !
Près de chez Pirate, à quelques dizaines de mètres et en contrebas, un petit chemin dans la jungle mène à une cascade tumultueuse qu’on peut observer depuis un parapet. C’est un petit plus non négligeable dans le parcours.
Le trajet retour est aussi beau que l’aller. A l’arrivée, le gars qui s’est occupé de nous nous montre le chemin du retour et nous fait un au revoir du genre : cassez-vous, c’est fini. Nous serons souvent confrontés à ce genre de comportement. C’était tellement catégorique et marqué que ça m’a beaucoup amusé, même si au fond ce n’est pas vraiment drôle.
Sur le chemin du retour, en longeant la forêt, nous apercevons dans sa toile une grosse araignée colorée du genre qu’on n’a pas envie de toucher.
La fin de l’après-midi est consacrée à une petite promenade dans le village. C’est rural et perdu, c’est comme autrefois, les scènes que l’on observe à chaque pas sont souvent drôles.
Notre pension nous présente un repas du soir avec des pommes frites, franchement excellentes en plus. Surprise !
Comme la veille, on tombe comme des masses sous la moustiquaire après une douche ayant à peine pu rafraichir le corps. Boules quies de rigueur pour les personnes ayant le sommeil léger.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Ah un carnet de voyage (plutôt rare sur le forum Vietnam!) et en plus hyper précis et détaillé 🙂 !Surtout ne vous arrêtez pas en si bon chemin (même si ça fait beaucoup de boulot!) j'attends la suite avec impatience (et d'autres avec moi je pense, tout le monde ne se manifeste pas forcément!).J'espère que vous irez jusqu'au bout: c'est tellement utile le partage d'expériences quand on prépare un voyage...Bref merci et au plaisir de continuer à vous lire!
Au réveil, on découvre une belle blatte de 5 centimètres bien portante sur la moustiquaire. Bon, au moins ça ne mord pas.
Au petit-déjeuner, on nous propose des œufs pochés, des crêpes au miel et du nescafé. Sans plus. Le miel au Vietnam est de qualité médiocre et ultra coulant. On vous aura prévenus.
Un dernier coup d’œil sur la rivière avec ses buffles, ses pêcheurs et ses cochons et il faut régler l’addition : 2 nuits, 2 petits-déjeuners, 2 dîners et quelques boissons : 1100000 dongs soit 44 euros. On a connu plus cher ! On a côtoyé des gens bien sympathiques et c’est le cœur léger que nous entamons avec Minh le trajet qui nous mènera vers Cao Bang.
Petit à petit, la route s’élève; le paysage est continuellement beau et par moments carrément magnifique. Nous apercevons nos premières rizières en terrasses mais à cet endroit et à ce moment c’est clairsemé car on se situe entre la récolte précédente et le repiquage de la suivante. Au lieu du vert uniforme, le brun côtoie le vert, ce n’est pas plus laid pour autant.
Notre chauffeur Minh nous propose en cours de route de nous arrêter chez des producteurs de tabac dans un village. Nous ne sommes absolument pas branchés sur les visites chez les producteurs et artisans, ce sont des choses que l’on subit à de multiples reprises dans les voyages organisés et on y perd du temps que l’on ne consacre pas à faire autre chose. Mais comme nous sommes entre fumeurs, nous faisons une exception. Nous voilà dans le grand hangar où sèchent les ballots de tabac, avec toute la famille qui nous regarde en rigolant alors que nous essayons de nous comprendre mutuellement avec plus ou moins de succès. Sauf la petite de 18 mois, absolument terrorisée par ces gens étranges avec les yeux tout ronds.
Le chef de famille nous roule des cigarettes en cône en tassant le tabac dans…une feuille de tabac. La surprise vient du fait qu’en qualité, au-dessus, il n’y a plus que les bons cigares. Maintenant une anecdote : c’est au Vietnam, ce jour-là, que nous avons trouvé la réponse à une question que nous nous posions depuis quelques années. En effet, il nous semblait que nos cigarettes, en Europe duraient moins longtemps et n’avaient plus bon goût. Ce qui a d’ailleurs suscité des moqueries de la part de certains. Donc, le producteur avise mon paquet de cigarettes ramené de France, en sort une, la flaire et dit quelque chose à notre chauffeur. Nous lui demandons : qu’est-ce qu’il a dit ? Il répond : " il a dit, dans ta cigarette, pas beaucoup tabac " !
Nous n’avions pas rêvé, qu’il s’agisse de biscuits, de yaourts ou même de cigarettes, il devient de plus en plus flagrant qu’on nous met de moins en moins de produit dans les emballages et d’une qualité moindre par-dessus le marché.
Nous promettons de repasser au retour et repartons. Nouvelle pause au sommet du col suivant. Il y a une espèce de bar-épicerie. Il s’y trouve quantité de bocaux d’alcool de mais et de riz. Ces bocaux de 40 centimètres de haut sont ainsi la dernière demeure de bien gros lézards mais aussi de beaux cobras que les gens du coin trouvent en forêt. Pour le reste de la journée, nous regarderons sur quoi nous marchons lorsque nous descendons du véhicule.
A noter que, comme la veille, il y a quantité de nuages blancs dans le ciel, parfois quelques-uns bleu-gris. C’est un peu moins étouffant en altitude mais la température n’est probablement pas loin des 40 degrés. Même les locaux s’éventent.
Nous arrivons déjà épuisés à Cao Bang vers 15h30, malgré la longue nuit de sommeil réparatrice de la veille. Minh est fatigué mais ne le montre pas trop, la route lui réserve constamment des nids de poule, des creux et des camions qui arrivent en face en mordant largement sur la gauche.
Nous nous installons à l’hôtel sélectionné par Larsay. Nous serons satisfaits de son bon choix.
Puisque nous avons vu le marché en arrivant, nous décidons d’y faire une promenade. A chaque pas, c’est une scène inénarrable et chaque moment de chaque journée nous apportera son lot de photos.
En cours de route, nous avons été importunés par deux pauvres gars du village, l’un comique, l’autre plutôt inquiétant. Cela a énormément amusé les paysannes se trouvant sur place pour vendre leurs produits. Tout s’est arrangé et nous avons poursuivi notre chemin après l’achat de petites bananes et de petits ananas à des prix ridicules. Ces fruits seront le délice de notre soirée.
Sur ce marché, et ce sera une constante, nous rencontrons parfois des odeurs horriblement désagréables. C’est une caractéristique des pays pauvres avec des températures élevées mais nos narines nous ont confié que le Vietnam en matière de puanteur sur les marchés n’est pas loin du record. En grande partie la faute aux poissons séchés.
Nous avons fini notre journée en nous postant à un grand carrefour où nous nous sommes régalés en observant la circulation, les gens et en complétant notre collection de photos.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Devant l’impossibilité d’obtenir un petit-déjeuner occidental convenable et pour bien nous imprégner de la vie locale, nous prenons un pho dans la rue. Cette soupe aux herbes, à la viande et aux nouilles de riz est très bonne et nourrissante. Cela reste déconcertant pour qui n’en a pas l’habitude au matin.
Nous retrouvons notre chauffeur Minh pour un aller-retour de 2 x 100 kilomètres de Cao Bang jusqu’aux chutes de Ban Gioc à la frontière chinoise, à l’extrême nord du pays.
Sur les 10 premiers kilomètres, les paysages sont déjà beaux, nous longeons notamment pendant quelque temps une rivière à flanc de colline. Pour les 80 kilomètres restants, nous avons droit à une bien belle surprise.
Nous nous retrouvons tout à coup dans une région que nous estimons être l’une des plus belles au monde. Ce n’est plus qu’une succession de collines et pitons recouverts de végétation qui surgissent de la plaine. Ce sont parfois des dômes, parfois des pyramides, parfois par rangées de dix. Avec des vallées verdoyantes recouvertes de riz vert, parsemées de bouquets géants de très hauts bambous, d’arbres exotiques avec d’anciennes maisons sur pilotis et de vieilles granges. Dans tout cela, le petit peuple des campagnes avec son chargement à pied, à vélo, en motocyclette ou en charrette.
Tout le temps des salut, des sourires, de la gentillesse. Et le plus fou, c’est que plus on avance, plus c’est beau. C’est l’endroit où nos vacances deviennent féériques, nous nous extasions comme des petits jeunes n’ayant jamais rien vu et tracassons constamment ce pauvre Minh pour de réguliers arrêts photo. C’est là que j’ai dit à ma femme : ce n’est pas des photos, ce qu’il faudrait, c’est une caméra, sortir le bras de la voiture et laisser tourner sur 80 kilomètres…
Par contre, infaisable dans les conditions actuelles sans un deux-roues ou le 4 x 4. Tout le parcours est en réfection pour la construction d’une nouvelle route en vue de l’amélioration du commerce avec la Chine. C’est une suite perpétuelle de sections non bitumées avec des nids de poule et carrément parfois des nids de dinosaures. Le chauffeur est méritant, sa journée sera longue…
Les chutes de Ban Gioc sont un bel endroit au fond d’une vallée et agrémentent convenablement le parcours. C’est assurément à voir, les chutes ne sont pas extrêmement hautes mais sont particulièrement larges. Le débit était convenable. Nous ne sommes pas allés sur le radeau au milieu de la rivière pour observer la chute principale d’en face, nous avons estimé que cette option était facultative et ne méritait pas la dépense. Finalement, nous avons préféré nous reposer quelques minutes sous un arbre pour admirer le paysage et donner 20000 dongs à une vieille mamie édentée issue d’une minorité qui tentait de louer des tapis en plastique à ceux qui désiraient s’asseoir ou pique-niquer.
Il y a maintenant un restaurant en dur au-dessus du site, ce qui vous évite désormais d’amener votre panier-repas. Nous ne saurions le recommander, ils profitent certainement de leur situation de monopole. Les prix sont prohibitifs et leur explication est que les produits sont ramenés de Hanoi, notamment la viande, particulièrement chère. Cela ne nous convainc guère, des poules, des canards et des cochons on en a vu tout le long du chemin. On nous facture donc 230000 dongs, soit près de 10 euros pour deux cocas, deux petites bouteilles d’eau et trois petits plats dont un seul de viande.
D’ailleurs, l’un des fils de la maison est déjà un parfait petit businessman comme nous en avions déjà vu dans d’autres pays. Ce gamin de 10 ans est bourré d’assurance, connait quelques mots de chaque langue et est déjà à deux doigts de vous commander malgré ses 40 ans de moins que vous. Il a probablement de qui tenir. Lorsque nous avons manifesté notre mécontentement, tout le monde s’est bien foutu de notre gueule, y compris Minh, ce que nous n’avons pas du tout apprécié. Nous commettrons encore de temps en temps l’erreur de ne pas demander les prix à l’avance et systématiquement au Vietnam nous en serons châtiés. Le retour s’est fait par la même route, des paysages et des scènes inoubliables. Un peu de pluie s’est mise à tomber, mais allez, juste quelques gouttes pendant cinq minutes.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Au réveil à Cao Bang, nous avons constaté qu’il venait de pleuvoir en fin de nuit. Nous sommes chanceux pour l’instant. Mais cela a juste rendu l’atmosphère un peu moins lourde.
Nous commençons à avoir plus soif que faim et en guise de petit-déjeuner, avec un café au lait concentré nous finissons de déguster ces sublimes ananas achetés la veille au marché.
Le chemin du retour vers l’aéroport nous permet d’apprécier avec un autre œil les paysages de l’aller, ou d’autres inédits, avec le même plaisir.
Quand on aime les plantes, on se régale de contempler la végétation : hibiscus, arbres à pain, manioc, palmiers, splendides arbres du voyageur et d’autres non identifiés, dans toute la gamme existante du vert.
Comme prévu, nous sommes repassés chez le producteur de tabac rencontré quatre jours plus tôt et lui avons acheté 1 kg de tabac blond séché et très parfumé, la qualité supérieure, pour 80000 dongs, soit un peu plus de…3 euros ! En incluant dans le prix une quantité de feuilles de tabac pour faire les cigarettes et huit paquets de feuilles. Une affaire extraordinaire, les fumeurs apprécieront.
Nous constatons depuis le départ que les gens, du plus petit au plus vieux, nous regardent comme s’ils n’avaient jamais vu un être humain. Ce n’est pas propre qu’au Vietnam, mais enfin nous avons bien deux bras et deux jambes.
Un mot aussi sur les scooters et motocyclettes. Quand on les voit là-dessus parfois à cinq, dont un gamin de 4 ans et un bébé, dans une circulation où tout le monde zigzague allègrement, on a peur pour eux. Et ceci parfois sans casque, de nuit et même avec le conducteur qui consulte ses sms sur le portable.
Notre chauffeur a eu un peu de mal à trouver notre hôtel du soir, le Bong Sen Airport Guesthouse, mais a fini par nous mener à bon port. Nous avions réservé sur Agoda pour 17 euros au lieu de 23. Rien de fabuleux. Le patron, très sympa, parle quelques mots d’anglais. Le lit, en revanche, ou plutôt la natte, s’est révélé franchement dur. Il parait que c’est comme ça lorsqu’ils sont neufs, mais n’étant pas spécialistes…Heureusement, comme chaque soir nous tombons de fatigue.
Le bilan de ces cinq jours dans le nord-est est totalement positif. Nous dirons simplement que nous sommes désolés pour ceux qui n’auront jamais l’occasion de le réaliser. Même si notre chauffeur Minh a parfois inclus certaines de ses petites additions dans les nôtres, ce qu’ils font tous d’ailleurs, il a été d’une disponibilité, d’une patience et d’une prudence quasi parfaites. Une dernière fois, merci Jacques B. de nous avoir concocté ce si beau séjour.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Cette fois, au réveil, nous nous retrouvons livrés à nous-mêmes. Nous sortons de l’hôtel et nous arrêtons à la première gargote trouvée pour déjeuner d’un pho à la viande de bœuf. Nous la payons 30000 dongs et ici le coca ne fait que 10000 dongs.
Plus tard, le taxi commandé la veille arrive pile à l’heure et nous emmène en quelques minutes à l’aéroport de Hanoi pour 60000 dongs comme prévu. Nous y prenons l’avion pour Nha Trang, d’où nous démarrerons notre remontée vers le nord. La réservation avait été faite deux mois plus tôt sur le site de Vietnam Airlines et nous a coûté 258,13 euros. C’est moitié prix sur d’autres compagnies comme Vietjetair, mais nous ne voulions pas courir le risque d’un vol retardé de plusieurs heures voire d���un jour.
Le trajet prend 1h30 et certains stewarts ou hôtesses sont plus aimables que d’autres. C’est comme partout dans le pays : certains vous regardent méchamment, beaucoup vous dévisagent, quelques-uns sont sympas.
Peu avant d’atterrir à Nha Trang, dès qu’on voit le sol de plus près, on se rend compte cash que c’est extrêmement beau et qu’il y a sur ces côtes bien du potentiel touristique exploitable.
Pour éviter de payer trois à six fois plus cher, nous confirmons qu’il y a bien une navette vous conduisant au centre touristique. On ne peut pas rater le guichet, il se trouve juste à côté du tapis roulant où on récupère les valises, avant de franchir la porte menant au hall de l’aéroport. Le tarif a néanmoins nettement augmenté, il est désormais de 60000 dongs par personne.
La seconde partie des 30 kilomètres menant à la ville vous fait déjà ne pas regretter le déplacement. C’est la belle mer, avec les belles collines, les belles plages et le beau soleil. Une totale sensation de vacances.
On se sent mieux, il ne fait plus que 32 degrés.
L’arrêt de la navette est tout proche du quartier routard, le plus touristique et pour 40000 dongs un taxi nous amène rapidement à l’hôtel 2 étoiles Sea Light Hôtel réservé pour 3 nuits pour 24 euros la nuit au lieu de 49 euros, encore sur Agoda. Il est en troisième rideau et la vue de la mer est partielle. Ascenseur, clim, deux grands lits à 2 personnes et petit-déjeuner inclus. Literie d’excellente qualité, déco assez soignée.
Nous passons le reste de l’après-midi à déambuler sur la promenade le long de la mer en nous dirigeant vers le nord. Pour ce que nous aurons vu du Vietnam, cette fois-ci l’aménagement est très bien réalisé. Même les arbres sont taillés en ronds, carrés et triangles, il y a plein d’endroits sympathiques, c’est déjà une bonne surprise par rapport à certaines descriptions. Beaucoup de gens dont une majorité de locaux s’y baignent, s’amusent, y jouent avec leurs enfants ou y dînent. Ambiance très bon enfant. Cet endroit est carrément le top pour les familles ou les amoureux.
Et surtout, oui, cette baie parsemée d’îles et entourée de montagnes est magnifique. Une caresse pour nos regards.
Je signale en passant que c’est la deuxième fois en quelques jours que je donne des billets de 100000 ou de 200000 au lieu de billets de 10000 ou de 20000 et que la commerçante ou le chauffeur de taxi me le rend en me faisant remarquer que ce n’est pas le bon. Il fallait que ce soit dit.
Après avoir beaucoup marché et cherché dans la mauvaise direction un restaurant du Routard que nous ne trouverons que le lendemain, nous voilà près du petit port juste après le grand pont le plus proche de la mer. Il fait nuit et choisissons un restaurant au hasard dans cette rue Cau Tran Phu au bout de laquelle on aperçoit les ruines de Po Nagar illuminées. Le destin nous mène au Doi Bo, numéro 4381, de guerre lasse. En effet, ce restaurant réunit tous les critères du piège à touristes : au milieu d’une file de restaurants accolés, lumières criardes partout, rabatteur, serveuses en minijupes flashy. Nous nous installons à la terrasse ouverte du deuxième étage et nous y dégusterons les meilleures nouilles sautées aux fruits de mer de notre séjour. Les plats pour 75000-85000 dongs sont très copieux et délicieux. Le petit jeune qui nous sert est tellement sympa que nous lui laissons un bon pourboire. Idem pour le chauffeur de taxi qui nous ramène.
Décidément, cela commence bien, pourvu que ça dure !
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bjr
votre récit est très bien ecrit , mais je vous trouve un peu categorique pour la qualité du miel , je vous cite
Le miel au Vietnam est de qualité médiocre et ultra coulant. On vous aura prévenus.
je ne suis pas du tout d'accord avec vous , dans le sud , j'en achete dans la region de ben tre et ce miel est excellent et tres parfumé , coulant d'accord mais très bon
cdlt
kaoua
Bonjour, il est vrai qu'au fil du récit on pourra nous trouver tour à tour très élogieux ou très critiques. Nous nous sommes promis de tout retranscrire exactement comme nous l'avons vécu et ne pouvons pas parler de ce que nous ne connaissons pas. Nous nous sommes vus servir partout le même miel. Pour ma défense, sachez que je suis originaire d'Alsace et que sur les pentes des Vosges les producteurs font un miel de sapin très sombre, très dense et très goûteux, probablement le meilleur de l'univers. Ce qui m'a rendu bien exigeant...
Merci à ceux qui nous encouragent, c'est une longue entreprise, nous le faisons pour les autres.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
probablement le meilleur de l'univers
ah là ce n'est plus etre categorique , ça s'appelle du chauvinisme 🙂
comment peut on savoir que le miel d'alsace est probablement le meilleur de l'univers ....... il existe de part le monde une multitude de variétés de miel , qui sont tous tres differents, mais de là a affirmer que le meilleur de l'univers est surement en alsace , je pense qu'il faut tous les gouter avant de tenir de tels propos.😉
cdlt
kaoua
JEUDI 19/07/2012
C’est un pays où rapidement on se couche plus tôt que d’habitude mais où on se lève donc également plus tôt. Nous arrivons à 6h30 à l’étage où est servi le petit-déjeuner à partir de 6h. Nous trouvons porte close. Dans l’ascenseur avec nous se trouvait l’employé chargé de s’en occuper, lequel était fort en retard. Du jamais vu. Nous aurons au fil du séjour de nombreux exemples de non-professionnalisme dans diverses branches d’activité. Le café au lait est bon mais les petits bouts de beurre et de confiture sont minimalistes et pas moyen d’avoir du rab. Les fruits utilisés pour cette confiture gluante et inétalable sont indéterminables.
Nous partons directement à l'autre bout de la ville voir les tours Cham de Po Nagar, horaire 8h-17h et toujours 16000 dongs l’entrée. C’est un sympathique petit ensemble bien restauré, surtout la tour principale. Il est situé sur une butte, ce qui le met un peu en valeur. Agréable.
Malgré les 35-36 degrés sans nuages, nous décidons de faire le chemin du retour à pied, ce qui nous permettra de voir le quartier des pêcheurs et le marché. On traverse le deuxième grand pont, pas celui de la veille lequel est plus près de la mer.
Et nous voilà dans un vrai dédale de rues minuscules où nous nous perdons avec plaisir car dans ces coins là, c’est toujours de l’authentique. Plein d’enfants, des scooters qui ont tout juste assez de place pour passer et tourner, des petits vieux et petits vieilles qui se demandent tous mais qu’est-ce que ces deux viennent faire ici, des maisons en tôle, des résidences archi fleuries, un tout petit marché de quartier.
Par la suite, nous tombons sur le grand marché de Nha Trang. Section fruits et légumes, section viande, section poissons séchés. Puis évidemment, une série d’ateliers de mécanique, de soudure, de menuiserie, de quincaillerie tout droit sortis des années cinquante voire parfois du 19ème siècle.
Plusieurs personnes croisées, pensant que nous nous sommes perdus, tendent le doigt pour nous montrer le chemin vers le quartier touristique. Jusqu’au soir, nous serons par endroits confrontés à des odeurs infâmes et à la limite du supportable. Mais tous les dix mètres, une personne ou un endroit à voir, à photographier, des situations à rire, à s’étonner.
Après trois heures à musarder, malgré des arrêts boissons fraîches, nous n’en pouvons plus sous le soleil de plomb et finissons le trajet vers le restaurant en cyclo-pousse. Très sympa, malgré l’impression bizarre de se sentir comme un colon paresseux qui exploite le miséreux. C’est pourtant la seule fois que nous prendrons le cyclo-pousse, à plusieurs reprises nous aurions bien voulu les faire travailler mais au fil du séjour on nous a partout proposé un prix exorbitant, même après marchandage, ce qui fait qu’on a payé moitié moins en prenant le taxi…
Nous testons donc le Nha Trang Seafoods, cité très favorablement dans le Routard, et le recommandons franchement à ceux qui passeront là-bas. Nous sommes totalement affamés et commettons l’erreur de commander un hot-pot vapeur aux fruits de mer en plus du plat de 10 nems crevettes-poisson et du plat de nouilles sautées aux fruits de mer. Le hot pot, on vous chauffe sur la table dans une marmite plusieurs légumes et nouilles au riz avec un ensemble de crevettes, du poisson, des coques et des calamars. Quand vous avez fini, vous reste une soupe particulièrement délicieuse. Nous n’en pouvions plus après nos deux premiers plats servis avec générosité et c’est la gourmandise qui nous a permis de terminer. Dans un cadre plutôt propret, avec ce midi le restaurant pour nous seuls et quatre personnes pour nous servir qui se demandaient où on mettait tout ça. Boissons incluses, nous en avons eu pour un peu moins de 500000 dongs mais reconnaissons qu’à deux nous avons mangé en quantité pour quatre personnes.
Evidemment, nous nous traînons comme de gros phoques à l’hôtel pas loin et tombons en léthargie pour deux bonnes heures.
Du coup, le soir ce ne sera qu’ananas du marché et pop corn sucré. Les petits sachets de pop corn sucrés au goût d’autrefois que la petite marchande au coin de la rue vous vend 5000 dongs, rendez vous compte.
En fin d’après-midi, nous voilà repartis pour une ballade dans le quartier routard : le lèche-vitrines nous a bien plu, il y a moyen de dénicher l’une ou l’autre fringue très bon marché dans les petits magasins d’habillement, sous les rires moqueurs, comme d’habitude, des petits vendeurs et vendeuses. Ce quartier n’est pas outrancièrement touristique par rapport à certaines descriptions que nous avions pu lire et ça ne représente qu’une petite partie de la ville.
Contrairement à ce qu’on attendait, il n’y a pas à Nha Trang, à cette date, un grand nombre de touristes. Quelques français, quelques américains et majoritairement des russes. Tiens, les russes ont pas mal grossi ces dernières années ! Nous avons pris l’habitude de traverser les rues comme les locaux : surtout pas vite, surtout ne pas s’arrêter. Pour l’instant, nous sommes encore en vie !
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Réveil un peu tardif, les jambes ayant été très sollicitées la veille. Du coup, petit déjeuner tardif et douche tardive. Les femmes de ménage entrent dans la chambre alors que monsieur est dans la douche et n’entend pas, puis monsieur sort de la douche et est freiné de justesse par madame qui lui crie de ne pas sortir, les femmes de ménage s’enfuient en rigolant…vous voyez comme un incident est vite arrivé ?
Comme chaque jour, le ciel est bleu sur Nha Trang, avec de rares nuages blancs, ça fait mine de se couvrir dans l’après-midi puis ça y renonce. La chaleur est encore écrasante. Nous nous offrons une petite bronzette et baignade à la plage. C’est calme, peu de vagues ; l’eau est bleue-verte et claire, avec une température de 24/25 degrés. La plage est relativement propre.
A midi nous déjeunons au restaurant Kirin, recommandé par l’un ou l’autre membre du forum. La décoration est assez réussie, le patron semble bien veiller sur la bonne organisation de l’affaire. La cuisine a un goût, disons familial. Nous aurons les moins bonnes nouilles aux légumes que nous ayons testé à ce jour, un porc sauce aigre-douce très moyen mais par contre un excellent riz aux fruits de mer servi dans un ananas. Notre sentiment global est mitigé, ce n’est pas une adresse inoubliable.
Bref passage à l’hôtel, nous nous souviendrons de ce monsieur vietnamien à qui nous disons bonjour dans l’ascenseur et qui nous fait un bien vilain regard. A l’étage, sa famille rentre dans l’ascenseur et nous bouscule franchement alors que nous en sortons. Il y a régulièrement ce genre de comportement et nous ne nous en vexons pas trop dans la mesure où la lecture de ce forum nous en avait prévenus.
Dans l’après-midi, nous prenons le taxi pour aller voir à la périphérie de la ville, côté ouest, la pagode de Lang Son et l’énorme bouddha blanc perché 25 mètres au-dessus. Comme pour chaque trajet en ville, tarif entre 40000 et 55000 dongs.
Ce fut un moment magique que la découverte de ces lieux, pas du fait de l’entrée gratuite, mais en raison de l’atmosphère de sérénité ressentie. Nous avons adoré l’esthétique de l’extérieur ainsi que de l’intérieur de la pagode. Une fois l’entrée franchie, on fait face à la grande shiva dorée aux multiples bras dont chacun tient un objet. Assez spectaculaire. Au fond de la pagode, l’autel chargé en objets et en fleurs est très joli aussi. Aux plafonds de l’entrée, jolis dessins de la vie de Bouddha. Une odeur d’encens omniprésente, de temps en temps des chants sacrés venant d’on ne sait où.
On sort, on monte quelques marches et à mi-chemin entre la pagode et le Bouddha géant, on rencontre un grand bouddha couché et dans un kiosque une énorme cloche qu’un moine fait sonner de temps en temps en la percutant avec un gros rondin de bois attaché. Atmosphère…
Quelques marches et un litre de sueur plus haut, nous voilà tout petits sous le big bouddha blanc. De l’autre côté, juste en-dessous, une série de très longs murs parallèles. C’est en fait un cimetière pour urnes funéraires. On y voit les photos d’une grande partie des défunts, certaines datant de plus d’un siècle. C’est intéressant et mélancolique.
Juste sous le bouddha nous observons des baraques en tôle ondulée où habitent des gens n’ayant probablement pas grand-chose. Un gamin tout mignon, tout souriant et tout sympa vient nous voir et nous dit : Miam, miam en faisant le geste qui va avec. Sur le coup, ça nous arrache le cœur mais nous ne savons pas s’il a faim ou s’il fait le coup à tout le monde. Madame part avec lui à la plus proche boutique et il se choisit deux paquets de friandises. On lui donne aussi un des stylos qu’on a ramenés et qui ont la particularité, lorsqu’on appuie sur leur extrémité, de faire petite lampe de poche. Evidemment, il rameute ses deux frères ( ou copains ) et sa sœur. Ouf, on a plein de stylos. On leur précise bien que c’est : for school. Ils repartent drôlement contents et nous aussi.
Encore un petit billet glissé à un pauvre gars sans avant-bras à l’entrée de la pagode et cette fois les courageux repartent à pied vers le centre ville.
Ce qui ouvre encore l’appétit et le soir venu retour à la valeur sûre qu’est le Nha Trang Seafoods, les nems au crabe et à la crevette ayant trop un goût de reviens-y. En revanche, nous n’essaierons plus les crabes. Bien qu’accompagnés d’une sauce délicieuse, ils ne sont pas grands, il faut les décortiquer et au final on n’y trouve pas grand-chose à manger.
Pour les amateurs de langouste, selon le type et la taille de la bête, les prix vont de 1,2 à 2 millions de dongs. Ailleurs, soit on n’en trouve pas soit le prix monte à 4 millions facile. Mieux vaut donc, semble-t-il, les déguster à Nha Trang.
Coucher tôt, car demain une nouvelle destination.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Nous avions fait réserver par l’hôtel les billets de bus pour Quy Nhon. Le prix ne fut pas les 90000 dongs annoncés par le Routard ou les 110000 dongs vus sur un blog internet mais 150000 dongs pour 5 heures de trajet et 240 kilomètres. Cela dit, une navette vient directement nous chercher à l’hôtel et ça compense dans notre esprit les 40000 dongs que nous aurions dépensés en taxi pour nous rendre à la gare routière. En pourcentage, la commission prise par l’hôtel est plutôt conséquente mais cela représente une petite somme. La navette arrive dès 6h30, il faut vite payer, il faut vite sortir. A la gare routière, il s’avère que le prix est bien de 115.000 dongs.
Nous partons tout contents à bord du bus vert Mai Linh, admirons le beau paysage avec satisfaction et après plus d’une heure de route, catastrophe et sueurs froides : dans l’empressement du départ à Nha Trang, nous n’avons pas récupéré nos passeports et les employées de l’hôtel n’ont même pas pensé à nous les rendre. Nous avions bien remarqué qu’elles n’assuraient qu’à moitié, sauf pour ce qui est d’encaisser toute somme due et pour rigoler à la moindre occasion. Mais un peu trop insouciants et décontractés, nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-mêmes. Il a fallu lutter pendant les premiers instants contre l’affolement. Il a été bien difficile de faire comprendre au chauffeur que nous devions sortir à la prochaine gare routière, laquelle se trouvait heureusement à moins d’un quart d’heure de route. Au guichet Mai Linh, il a aussi fallu faire comprendre la situation à l’employée, et de même au téléphone cette fois avec les employées de l’hôtel. Celles-ci ont décidé d’envoyer les passeports par le bus de l’après-midi puisqu’il n’y en a que deux par jour. Evidemment, il a fallu réserver deux nouvelles places dans le même bus. Résultat : cinq heures perdues en attente et 230000 dongs.
Cinq heures à meubler sous pas loin de 40 degrés. On a tué une partie du temps en allant juste à côté sur le grand marché local de cette bourgade dont on ne saura jamais le nom. Plus authentique, tu meurs. Ont-ils jamais vu un étranger ? C’est comme si nous étions verts avec les oreilles carrées. Nous nous sommes arrêtés chez une marchande pour boire un délicieux jus d’ananas pressé. Bien sûr, nous sommes tombés sur une forte en gueule qui a rameuté toutes ses collègues. Deux, trois mots basiques de vietnamien et trois quatre grimaces plus loin et c’était parti pour le fou rire généralisé. C’est clair que partout on se paye votre tête. A vrai dire, on rigole bien en France de ces japonais ou chinois avec leurs dégaines improbables et leur obsession de faire des photos de tout et de rien. En même temps, on ne leur rigole pas franchement à la figure en leur disant des phrases alors qu’on sait bien qu’ils ne les comprennent pas. Allez, nous aussi parfois on rigole des vietnamiens…
Nous revenons près de la gare routière et déjà le besoin de boissons fraîches se fait ressentir. Nous nous attablons à l’ombre chez une dame qui fait épicerie et qui a juste le temps de nous servir avant de s’endormir sur sa chaise. C’est là que soudain apparaît dans notre champ de vision un cul de jatte. Un pauvre petit bonhomme assis sur sa planche en bois avec des roulettes, avec ce qui lui tient lieu de jambes complètement replié derrière son séant et qui avance péniblement dans cette fournaise avec ses deux patins en bois fixés aux mains. Impossible de décrire comme nous avons eu mal au cœur. Le gars a visiblement eu l’impression de rêver lorsqu’il a pris le billet de 20000 dongs que lui tendait ce gars étrange en short, lunettes de soleil américaines et casquette à l’envers.
Ma femme s’endort ensuite sur mon épaule, comme c’est mignon, sous la bâche protectrice et près du ventilateur que la marchande avait gentiment amené pour nous. Je regarde la circulation sur ce carrefour, c’est toujours un spectacle. Passe devant nous une motocyclette dont le passager arrière porte un coq vivant dans un bras. La motocyclette suivante, pareil, sauf que le conducteur porte lui aussi son coq en conduisant.
Après une éternité, le bus arrive et nos passeports avec. Mais en raison de la réservation tardive, nous avons les pires places : tout à l’arrière du bus. Et la route de Nha Trang à Quy Nhon n’est pas faite pour ceux qui ont des problèmes de dos. Ou des problèmes de vessie. Quand il y a un rare arrêt toilettes, en général ce sont des WC turcs. Il ne faut pas être très regardant et quelquefois il vaut mieux avoir le rhume…
Heureusement le paysage est beau tout au long du trajet. Il faut noter que les 30 derniers kilomètres au sud de Quy Nhon sont véritablement fantastiques. Une sorte de côte d’azur inexploitée. Plages de sable fin, rochers, îles, escouades de bateaux de pêche colorés. Il y a du potentiel, du gros potentiel. Un étudiant, qui chose rare parle le français avec un accent peu marqué, nous explique que les chauffeurs de camion faisant le parcours Hanoi-Saigon racontent que ces 30 kilomètres sont la plus belle partie du trajet.
L’arrivée à la gare routière est tardive, le jour tire à sa fin. Nous demandons à un taxi de nous amener à l’hôtel Thang Long mentionné dans le routard. Comme souvent, le chauffeur ne connait pas bien les lieux et a du mal à trouver. Enfin arrivés à destination, nous rentrons dans le hall de l’hôtel avec nos gros sacs, la porte étant grande ouverte. Deux jeunes hommes qui regardaient la télé se lèvent stupéfaits et nous demandent ce que nous faisons là. Après discussion, il s’avèrera que l’hôtel a fermé depuis un an. Tout le monde se marre bien et cette fois on comprend pourquoi.
Un rapide coup d’œil au Routard et on opte pour l’hôtel Hoi Ha, catégorie prix moyens. Bon, comment dire, ça fait hôtel pas cher du routard des années 70, la moitié de la pièce est constituée de hautes baies vitrées masquées par des rideaux dont certains sont à moitié décrochés, le frigo ne fonctionne pas, la salle de bains et les draps de lit sont à la limite du pas clean. Par contre, le bar au rez de chaussée et l’espace karaoké au 1er étage sont quasi neufs.
Il fait nuit, on est fatigués, on a faim, on n’a pas d’autre adresse et à pied avec deux gros et deux petits sacs à dos, rien n’est facile. Nous posons donc nos affaires en se disant qu’on avisera le lendemain et nous sortons dîner, au petit bonheur la chance, après nous être fait indiquer la direction de la plage.
Nous choisissons un restaurant où ne se trouvent que des locaux, le Bien Xanh au 118 Xuan Dieu. 3 boissons et 2 plats de nouilles sautées aux fruits de mer pour 169000 dongs. On voit bien qu’on n’est pas en zone touristique. C’était très bon et ces plats étaient généreusement pourvus en matière de fruits de mer et de légumes. Une bonne adresse parmi bien d’autres apparemment sur cette longue avenue du front de mer. Cela nous aurait juste arrangés que les serveuses rient un peu moins longtemps et moins ouvertement de nous. Derrière nous il y a une tablée complète de vietnamiens qui se font amener des cartons entiers de bière. Tout ce qui peut gêner à table, ils le jettent par terre sans se poser de questions. Partout sous les tables, sauf la nôtre, c’est la mini décharge.
Au retour nous passons devant un hôtel 3 étoiles situé tout près du nôtre et allons nous enquérir du prix pour la soirée du lendemain. A notre grande surprise, c’est plus luxueux et pourtant moins cher que le notre. Nous nous rendons compte petit à petit que le guide du routard pour le Vietnam est très dépassé pour ce qui est des tarifs et assez contestable pour une partie des hôtels et des restaurants. Sur ces 25 dernières années, il nous avait systématiquement habitués à mieux. Il nous semble d’ailleurs, compte tenu de nos observations, qu’il tende à être supplanté par le lonely planet, dont apparemment certains utilisateurs ne sont pas totalement satisfaits non plus.
Arrivés à notre hôtel, mauvaise surprise ! Le karaoké a démarré à fond les manettes. Là, on sait qu’on n’est pas près de dormir. On ne traine pas, on descend illico avec tout notre barda et on leur explique qu’on est décidés à partir de suite. Ils nous relâchent contre 100000 dongs que nous récupérerons en fait sur la facture moins élevée de l’hôtel suivant. Nous traînons nos bagages sur 200 mètres jusqu’à l’hôtel Y Linh où nous étions allés nous renseigner auparavant. Stupeur, le sympathique réceptionniste avait oublié de nous informer que c’était complet le soir même. Il nous sauve malgré tout en nous envoyant quelques centaines de mètres plus loin dans ce qui semble être leur hôtel de délestage, le My Linh au 88 Xuan Dieu qui au final se révélera être un des meilleurs rapports qualité-prix de notre séjour.
Nous nous posons enfin après cette fatigante journée à rebondissements et finissons notre soirée en contemplant les rats gambader sur les toits des commerces et restaurants en-dessous.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
je suis d'accord avec ces recits malheuereux concernant les hotels.
c'est pourquoi parfois il vaut mieux voyager avec un guide/ami local..
moi par exemple je coneille souvent les touristes que je rencontre, ainsi que certains forumistes qui m'ont rendu visite.
mais au fait pourquoi avoir choisi QuyNhon?
moi j'adore QuyNhon mais c'est pour des raisons privees, pas pour faire du tourisme
si vous n'aimez pas mes informations, ne les lisez pas, lisez autre chose, mais respectez les car elles serviront a d'autres
Et oui penser à recuperer le passeport deposé à la reception , on a tendance à n eplus y penser j' ai failli me faire pieger deux fois .
Que de bons souvenirs à vous lire : j'ai rencontré le sympathique Minh meme si je n ai pas voyagé avec lui mais avec un de ses collegues . A 10 kms avant les chutes de Ban Gioc il ne vous a pas emmené visiter de fameuses grottes ?
Comment avez vous trouvé Qui Nhon ? le site est joli par contre beaucoup de masures en bord de mer .
L'ont ils réamenagé ?
J attends de lire la suite avec impatience .
Comment avez vous trouvé Qui Nhon ? le site est joli par contre beaucoup de masures en bord de mer .
Voici ce que j'ai écrit le 21 Septembre 2009: http://voyageforum.com/v.f?post=2884777;
J'ai payé un hôtel de vrai standing 4 étoiles pour 17 USD par nuit. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas en profiter.
"La plage de la ville elle-même avec son sable sale et son eau trouble n'invite pas à la baignade. Mais elle regorge d'activités populaires étonnantes pour un touriste occidental: à 5 Heures du matin, gymnastique de groupe avec des gestes d'art de combat (la célèbre école d'arts martiaux qui a permis à Nguyên Huê, héros national de se débarasser définitivement de la domination chinoise et de la dépendance du pays, la plupart des habitants de la région de Qui Nhon pratiquent les arts martiaux), jeux de plage, baignade avec des mémés qui nagent avec leurs bouées, le soir c'est un lieu de promenade pour les uns où plein de marchands installent leur échoppe de boissons (jus de canne pressée, jus de cocos frais, milkshake de toute sorte de fruits), un endroit où l'on s'allonge sur le sable sous un ciel étoilé. La plupart des restaurants aux fruits de mer frais et peu chers sont regroupés sur la partie Nord de la plage.
Cela vaut le coup de s'offrir le luxe pour pas très cher à l'hôtel Saigon Tourist Quinhon: un vrai 4 étoiles au standard européen pour le prix d'une formule 1, de grandes chambres avec des lits king size de plus de 2, 4 m de largeur, une très belle et grande piscine et un petit déjeuner copieux au choix multiple d'une dizaine de plats, de fruits variés, et des petits fours etc ... bien situé au centre de la ville et face à la plage.
Pour la pratique de la baignade dans une eau limpide et un sable presque blanc, il faut se rendre au port de pêche et prendre une embarcation de voyageurs pour se rendre à la presqu'ile en face (Hai Minh) (pix du trajet de 10 mn pour 10 000 dông), une fois sur l'autre rive, traverser le village dans des ruelles étroites en direction de la statue de Trân Hung Dao (un autre héros national), puis chercher un petit chemin qui conduit vers le bord de mer au nord est de la statue (le plus facile vous fait traverser des broussailles qui poussent entre les tombes). Il se peut qu'il y a des adolescents qui adorent s'y retrouver pour une partie de picnic.
Il faut donc 30 mn pour s'y rendre afin de profiter de la plage qui (je le rappelle) au VietNam se trouve toujours à l'écart des grandes villes. Il existe aussi une très belle et grande plage (Qui Hoà) qui se trouve sur la côte Sud de la ville: longer la route du bord de mer et juste après le resort 5 étoiles de Hoang Gia Long, il existe une entrée payante qui conduit au restaurant et à la plage de la Reine, continuer la route pendant 2 kms et on rentre dans un enclos encore payant une deuxième fois de l'ancienne léproserie, une immense et belle plage vous attend.
Il serait aussi possible de louer une moto pour faire un boucle vers Tây Son (berceau des arts martiaux de Binh Dinh). Ici, on peut vouloir profiter du paysage et du romantisme en se rendant à la source Suoi Ham Mo ou faire une visite au musée dédié à Quang Trung (Nguyên Huê) et c'est là qu'on apprend une page de l'histoire du ViêtNam du XIXème siècle aussi intéressante que la guerre de 1954 et 1975. Ensuite on fait une traversée sur une route cimentée (comme souvent dans les villages du VietNam) et on cotoie la vie paysanne de la campagne en direction du village de Cat Tuong du district de Phu Cat (35 km au nord de Qui Nhon). il faut se renseigner pour se rendre aux ateliers familiaux qui fabriquent les meilleurs chapeaux coniques du VietNam (4 jours pour fabriquer un chapeau) qui sont vendus sur le célèbre marché de la région de 2 à 5 heures du matin.
3 jours c'est un minimum pour apprécier ce coin du VietNam où sont dispersés les tours de la civilisation Cham."
Lucky that we have a home/Our Home is Nha May Man/Passing rain and dry seasons/In a full-of-love atmosphere/Besides my new family/I have brothers and sisters/The sun shines over the skies/Let's stay here, with all of us,
Messieurs, avant de poursuivre, une rapide petite réponse : nous avions absolument décidé de voir Nha Trang et l'étape suivante était Hoi An. Nous ne voulions pas prendre le bus de nuit et il fallait trouver une étape pour ne pas avoir 10 à 12 heures de bus de suite. Mon expérience de certains voyages précédents m'a appris que ce genre d'étape dans un endroit peu touristique mais où il y a quand même un certain nombre de choses à voir réserve souvent de bonnes surprises et laisse parfois de meilleurs souvenirs que des lieux archi connus dont on attend beaucoup et qui peuvent décevoir. Bien qu'étant simplement une ville-étape, Quy Nhon a tenu ses promesses. Avec le recul, nous y aurions bien passé un jour de plus, mais honnêtement nous sommes très satisfaits de notre parcours.
Certains d'entre vous auraient fait mieux et connaissent des endroits plus intéressants sur place mais enfin c'est bien grâce à l'ensemble des contributions que nous avons déjà pu réaliser ce parcours pour nous si complet et nous ne pouvons décemment pas avoir de gros regrets.
Pour la journée complète dans cette ville, il vous faudra patienter un peu puisque ce sera l'objet du prochain récit.
Merci pour vos remarques, merci pour les encouragements.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Comme prévu et promis au réceptionniste qui nous avait si aimablement renseignés la veille, nous posons nos bagages au Y Linh, 18 Nguyen Hue ; d’apparence plus luxueuse que le My Linh, les chambres sont un tout petit peu moins bien. Nous faisons tout de suite réserver nos places pour le bus du lendemain matin vers Hoi An . Il y a une commission de 20000 dongs mais ça nous évite de courir chercher une agence et la navette viendra nous chercher à l’hôtel, c’est confortable.
Cette journée à Quy Nhon, c’est le ciel bleu au matin, un panorama rappelant le Nice des années cinquante, une belle baie, une bien longue plage plutôt propre pour ce que nous en avons vu, les filets à poissons disposés dans l’eau, de nombreux bâteaux de pêche multicolores, beaucoup de ces fameuses petites coques rondes appartenant aux pêcheurs. Matinée pastel.
Nous allons voir le site Cham avec ses deux uniques et hautes tours. Le prix d’entrée est logiquement modique, ces tours sont en assez bon état. C’est un tout petit lieu de sérénité, avec un gazon très doux, quelques bancs, entouré de dizaines de grands bonzais, du genre 1,5 mètres de large sur autant de haut. Nous constatons de plus en plus que ces bonzais sont l’une des passions des vietnamiens. Nous en verrons des milliers et des milliers, absolument partout. Combien en aurions-nous rêvé d’emmener à la maison ! Quelqu’un nous a dit qu’ils étaient très bon marché. Il y en a souvent deux rangées de quatre ou cinq de chaque côté des portes d’entrée des maisons.
En raison du retard pris la veille, nous renonçons à prendre les bus T4 ou T6 menant au grand site cham situé à l’extérieur de la ville, à 25 kilomètres environ. La fatigue et la chaleur allégeront parfois notre programme de départ, mais ceux qui iront en juillet-août comprendront…
Nous faisons un bout de chemin à pied pour le retour, le spectacle dans la rue est toujours au rendez-vous.
Le premier taxi trouvé nous amène aux deux pagodes des rues Tran Thi Ky et Ham Nghi. Elles se trouvent à 400 mètres l’une de l’autre, dans des rues perpendiculaires. La première pagode est en réfection et en agrandissement. C’est en fait un petit complexe avec kiosque, pagode, tours, statues. C’est joli à voir, extrêmement coloré et dans un style kitsch flamboyant. La seconde pagode, par contre, nous réserve une sacrée surprise. On voit avant tout sa belle et très haute tour dont la portion du sommet est entièrement dorée. Le portail d’entrée en pierre semble très ancien. La pagode est de très grande dimension, les décorations, statues et boiseries et son fabuleux intérieur nous font très forte impression. Tandis que nous sommes en pleine admiration, ne sachant plus où regarder, nous entendons résonner le gong. Nous enlevons vite nos chaussures, nous précipitons à l’intérieur en espérant voir un bonze faire sonner le gong, ce que nous adorons évidemment. Et c’est à des moments comme ça qu’au milieu des vacances le hasard vous fait vivre des moments d’autant plus magiques qu’inattendus. Sans avoir le temps de réagir, nous nous retrouvons comme deux andouilles en pleine cérémonie religieuse. Nous sommes carrément hypnotisés par la vision de ces deux bonzes, avec le premier qui tient un micro et psalmodie régulièrement les mêmes mots, le second qui frappe son petit gong à intervalles réguliers et une quarantaine de religieuses vêtues d’une tunique bleu clair. Ils sont tous à la queue leu leu et font ainsi lentement le tour de tout l’intérieur de la pagode pendant de longs instants. Avec l’encens, les bougies, les statues dorées du bouddha , c’était si vrai et si beau. S’en est suivi une petite prière, nous avons voulu nous éclipser, certaines des vieilles religieuses nous ont fait signe de rester. Puis les bonzes sont partis, les religieuses se sont couchées par terre par groupes de deux à quatre pour discuter puis carrément pour faire une petite sieste. Il y a des moments gratuits qu’aucune visite payante du monde ne remplacera.
Mais le spirituel ne nous coupe pas l’appétit. Nous nous dirigeons vers la mer et tombons par hasard, près d’un grand carrefour, sur le Seafood 2000. Heureusement le Routard avait précisé qu’il se trouve derrière le Paloma, bâtiment nettement plus visible. Comme souvent à midi, il n’y a presque personne dans le restaurant, lequel se situe bel et bien au-dessus du garage à motocyclettes. Il est effectivement fidèle à sa réputation, le hot pot aux fruits de mer est bien complet, on n’est pas volés, tout est bon. Il y avait bien 2 ou 3 petites fourmis dans les légumes servis avec les fruits de mer, il n’est pas impossible que l’une d’entre elles ait fini dans la soupe, qui saurait le dire ?
Nous avons décidé, pour finir l’après-midi, d’aller sur la presqu’île de Phuong Mai, avec son village de pêcheurs Hai Minh, qui fait face à la baie. Il suffit de dire l’un de ces deux noms à un chauffeur de taxi pour qu’il vous amène à l’embarcadère. Odeurs maritimes et visages typiques assurés. Tout de suite, la femme d’un marin faisant la navette nous branche. Nous nous retrouvons sur un petit rafiot que le capitaine démarre vigoureusement à la manivelle. Le moteur fait teuf teuf teuf teuf, vous vous demandez si c’était une bonne idée, si vous en reviendrez vivants et c’est parti pour dix minutes d’une traversée mémorable. Il n’allait plus faire jour très longtemps, nous n’aurions plus le temps d’aller à la plage se situant de l’autre côté de la presqu’île. Nous passons juste à côté du village de pêcheurs et trouvons facilement le petit chemin pour monter en quelques minutes à la statue du guerrier qui fait bien ses dix mètres de haut. Et là, à ce moment précis, nous avons l’une de ces visions qui nous rappellent pourquoi nous partons en voyage : sur une bonne partie des 360 degrés autour de nous, nous contemplons toute la ville, toute la baie, la mer, les gros et petits bateaux, les collines. Un point de vue mémorable, à ne pas manquer.
Le retour est tout aussi sympathique, c’est presque l’aventure, mais à la fin nos deux convoyeurs exigent un autre prix. Les quatre doigts que la femme m’avait montrés au départ se transforment en 200000 dongs. Nous discutons un moment, mais dans des langues différentes, ça s’envenime presque, un groupe de passagers locaux arrive, bien sûr vous ne trouverez jamais personne pour vous défendre. Vu qu’ils étaient habillés comme des miséreux et que nous ne voulions pas gâcher ce bon moment, vu que le gars avait pas mal poussé son bateau à l’arrivée, les pieds dans l’eau, pour que nous puissions accoster à sec, nous avons quand même lâché 150000 dongs. On peut considérer qu’on a payé presque quatre fois le prix, quant à nous, nous en retiendrons que ces moments heureux passés ensemble nous ont coûté six euros pour deux personnes. Pratiquement tous ceux qui nous ont arnaqués ne connaîtront jamais le luxe occidental que nous retrouvons à notre retour. Bien sûr, ce n’est pas une raison, on peut en polémiquer pendant des heures sans que rien d’utile n’en ressorte.
Pour la petite histoire, nous sommes morts de soif à l’arrivée et allons acheter des boissons dans une petite boutique. Cela faisait 15000 dongs et à part des billets de 500000 nous n’avions plus que 14000 en monnaie. L’épicière nous a fait grâce des 1000 dongs manquants, nous étions un peu gênés mais ça fait plaisir. En passant, il n’y avait plus de coca et je me suis rabattu sur une boisson dans une petite bouteille en plastique de la marque Vinamilk ou Vinasun. C’est comme ça que nous découvrons cette étonnante boisson à …l’aloé vera , avec des morceaux de fruit. Un pur délice, il est temps qu’on importe un truc comme ça, à notre avis les enfants adoreront. Ils en font une autre à l’artichaut que quelqu’un d’autre que nous voudra peut-être tester un jour.
Le soir, nous tentons un autre restaurant, le Nha Hang C.Ine au 94 Xuan Dieu, recommandé par certains. Ca fait un peu plus standing, la maître d’hôtel est stylée. Au vu de la garde-robe de certaines, une partie de la clientèle est aisée. On y mange bien, sans qu’on n’atteigne le sublime. Ayant pris un peu de temps pour observer, nous constatons encore une fois que les clients jettent les emballages et les canettes de bière vides par terre. Nous en voyons même un recracher au sol les parties des fruits de mer qui ne lui conviennent pas. Au Vietnam, à l’intérieur comme à l’extérieur, bien des restaurants en cours de soirée se transforment en porcheries.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Nous prenons le bus Mailinh Express avec pour destination Hoi An. Attention, Hoi An n’est pas directement sur le parcours, le terminus est Danang, le bus nous laissera donc dans la plus proche bourgade. Aux 150000 dongs de bus il faudra ajouter 110000 dongs de taxi. Heureusement, nous nous constipons dès que nous prenons le bus ou l’avion car lors des trop rares arrêts nous rencontrons des WC moyennâgeux qui n’incitent pas au…relâchement !
Nous apprécions qu’à partir de Quy Nhon la route soit de meilleure qualité que celle venant du sud. N’empêche que les 7 heures de trajet, pauses incluses, pour 280 kilomètres sont bien longues.
Après les 25 premiers kilomètres, nous apercevons furtivement sur la droite le site cham que nous n’avons pas eu le temps de visiter. Nous distinguons au moins trois tours nichées sur une colline très boisée, il semblerait que ça vaille le déplacement…D’autres tours apparaissent par ci par là plus ou moins perdues dans le décor, lors du trajet.
Vers 14 heures, nous rampons enfin hors du bus, enfin je veux dire, vous êtes arrivés, cassez-vous vite, on n’a pas que ça à faire…Nous avons mal aux fesses. Dieu merci, le conducteur avait mis peu de musique, la tête ça va encore.
Le taxi nous amène donc au Botanic Garden Homestay, réservé encore sur Agoda par mon épouse car la photo présentait un jardin couvert de végétation, arbres, plantes, fleurs autour de petits pavillons et d’une piscine. La réalité s’avère conforme, c’est un petit havre de paix dans une rue très calme puisque excentré à 15 minutes à pied du centre et à 2 ou 3 kilomètres de la mer. Pour 24 dollars au lieu de plus du double, faut-il le croire, nous n’aurons pas un pavillon mais la seule chambre, attenante à l’habitation de la famille. Une pièce de 18 mètres carrés avec à l’extérieur deux sièges et une petite table. C’est très propre, aménagé avec soin et décoré avec goût. La petite réceptionniste sait réserver un excellent accueil. Ca sent le préparé et la bonne volonté. C’est l’une des rares fois où nous rencontrons quelqu’un ayant une notion du sens commercial. On se fait offrir un petit jus d’oranges vertes pressées et la demoiselle nous tient une petite conversation sympathique où elle glisse des petites questions personnelles pour nous mettre à l’aise mais où elle énumère aussi toutes les possibilités d’excursion offertes par l’hôtel et nous donne la carte de visite d’un tailleur faisant partie de la famille.
Compte tenu de la matinée ainsi que de la température dont on ne sait plus si cette fois c’est 33, 35, 38 ou 40 degrés, 1 heure et demie de sieste ce n’est pas du luxe.
Après cela, nous réservons auprès de l’hôtel l’excursion pour My Son et la montagne de marbre. Ne faites pas comme nous, allez réserver ça auprès de l’une des nombreuses agences locales qui pullulent en ville, vous paierez moitié moins. La jeune femme nous change néanmoins 100 euros pour des dongs à un taux très raisonnable. Nous allons en ville à pied, nous le ferons chaque soir et le chemin nous paraitra de plus en plus long. D’ailleurs, nous tenons à signaler un complot au Vietnam contre les piétons. Quelle que soit la largeur du trottoir, les deux roues sont toujours garés de façon à vous forcer à marcher sur la route, et d’une manière qui défie souvent la logique. La personne qui prétendait que le trottoir ne sert qu’à garer les motocyclettes avait entièrement raison.
A un tiers du chemin entre l’hôtel et le centre, nous dînons dans un petit restaurant souvent désert, désolé cette fois nous n’avons noté ni le nom ni l’adresse. Les nouilles sautées n’y sont pas fameuses mais manifestement les nems au porc sont la grande, l’énorme spécialité du cuisinier. Il fait nuit quand nous arrivons au centre-ville pour y faire un tout petit tour, le temps de constater qu’il y aurait pour nous sur les prochains jours bien plus de sollicitations qu’auparavant du fait du grand nombre de tailleurs et chausseurs. Et Hoi An, c’est un fait, est touristique.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Départ matinal pour My Son. Le temps que le minibus récolte tous les touristes à tous les hôtels, il s’en est passé, du temps. Le tout dure environ cinq heures, alors qu’on passe 1h30 sur le site. Hélas, c’est bien suffisant. Alors, oui le cadre est charmant, mais nous avions déjà vu bien plus beau les jours précédents. Alors oui, deux ou trois monuments peuvent être considérés comme passablement intéressants, mais cela rappelle certains lieux en Grèce, comme Olympie : détruits à 95 pour cent, débrouillez-vous pour imaginer comment c’était avant ! Honnêtement, sauf à jouer au snob ou se mentir pour se cacher sa déception, on ne peut que se dire que si c’était à refaire, on ne le referait pas.
Une petite anecdote : dans la cour de notre hôtel se trouvait un grand panneau avec les photos des excursions possibles dans les endroits les plus emblématiques du Vietnam. Il y avait là-dedans deux belles photos de My Son : la première englobe en réalité la seule petite partie du site où se trouvent les seules constructions encore à peu près debout et en état. La photo est prise au raz du sol et présente la réalité d’une manière un peu flatteuse. La seconde montre des constructions dont l’une est massive, assez longue et laisse espérer un bel ensemble dont on ne voit peut être pas tout. Ces derniers bâtiments, nous ne les avons jamais vus à My Son. Il nous a fallu un ou deux jours pour deviner que ces photos étaient probablement antérieures aux années 1968-69 au cours desquelles les B 52 américains ont totalement pulvérisé presque tout ce qui n’avait pas déjà été sérieusement dégradé par le climat et les intempéries lors des siècles passés.
Si nous ne nous étions pas encore clairement exprimés à ce sujet, nous dirions : ne perdez pas votre temps à My Son.
Plutôt que de retourner à l’hôtel, nous sautons du minibus au centre ville et, affamés, allons déjeuner au Ong Bee Lounge, dont la description du Routard est dithyrambique. Cela donnera lieu à un feuilleton en plusieurs épisodes que les lecteurs découvriront donc dans l’ordre chronologique. D’entrée, nous avons droit à un accueil mémorable car le patron, avec sa tête de chinois de dans Tintin avec son crâne rasé et ses lunettes rondes ne cesse de rire à chaque phrase, parfois tous les trois mots, ce genre de rire si exagéré qui lui fait une si bonne tête et qui vous refile une envie presque incompressible de lâcher ce fou rire qui vient de plus en plus fort…Ce jour-là, la cuisine est d’excellente qualité, avec des sauces remarquables. Attention à ceux qui prendront les curry en soupe : c’est épicé, c’est pour les hommes, les vrais. On transpire encore plus du front et du nez, comme si le quotidien ne suffisait pas. Le patron rigole moins avec les employés, très souvent il rectifie un dosage, donne une recommandation, fait accélérer la délivrance d’un plat. Une adresse indiscutable en tout cas.
Nous avons passé le reste de l’après-midi à découvrir les trois principales rues touristiques de la ville à côté du fleuve ainsi que les petites rues transversales en mode ballade tranquille et à résister à de nombreuses sollicitations toutefois pas trop appuyées. Nous avons visité l’une des pagodes gratuites et enfin, enfin, nous avons pu boire un vrai expresso et un vrai cappuccino au Mango Café, certes un peu plus cher mais avec une carte spéciale occidentaux. Un peu du goût de notre continent et un moment où il a fait bon souffler.
Madame est enchantée, elle adore ce petit coin de ville et le joli hôtel fleuri de son choix.
C’est un luxe, le soir avant de se coucher, d’aller se délasser seuls cette petite piscine, dans ce beau cadre, par cette chaleur, avec le seul son des gekkos qui de temps en temps s’interpellent .
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
La destination de ce matin est la montagne de marbre. Nous n’avions pas choisi cette visite initialement mais en dernière minute certaines photos vues sur internet nous ont décidés. Par facilité, nous avions fait la réservation auprès de l’hôtel et c’est le jeune patron lui-même qui nous y amène au bord de son 4X 4 rutilant. Cela nous reviendra à 750000 dongs, nous nous en serions mieux tirés si deux jours plus tôt nous avions eu l’à-propos et la force de marchander. En discutant le soir même avec la réceptionniste de l’hôtel et en posant innocemment les bonnes questions, nous nous apercevons qu’on peut aisément faire baisser le coût de chaque commission d’au moins quarante pour cent. D’une manière générale, les hôtels sont connectés avec certaines compagnies et ne vous dirigent que vers elles. Ils vous proposent systématiquement les voyagistes ou prestataires les plus chers et essayent de se faire une commission plus ou moins énorme à chaque occasion, même si bien sûr ils prétendent le contraire la main sur le cœur. En plus, comme ce fut le cas aujourd’hui, on vous dépose et on vous récupère devant une boutique où vous êtes invités à faire un petit tour et si possible à acheter.
Donc sur les cinq montagnes de marbre, une seule se visite. Pour 30000 dongs vous avez l’entrée et l’ascenseur, pour les genoux et hanches fatigués. Rassurez-vous, il restera quelques marches à gravir.
Contrairement à My Son nous avons été agréablement surpris et même enchantés par cette visite. Le lieu sort de l’ordinaire, ce rocher est truffé de chemins, de grottes et de pagodes. On peut aisément y passer trois heures à se promener, admirer, prendre des photos. La plus grande des grottes est extraordinaire et c’est la cerise sur le gâteau : les cavités du plafond laissent passer un peu de lumière du jour, le bouddha gravé en hauteur, les statues des personnages à côté des marches, les petites chapelles, tout concourt au charme et à la création d’une ambiance particulière. Nous recommandons vivement.
Depuis plusieurs jours, on ressent peut-être des restes de la forte tempête sur les Philippines : le ciel est laiteux à grisâtre, pourtant c’est si chaud et lumineux qu’on ne s’en rend presque pas compte. Nos yeux, il est vrai, sont souvent occupés ailleurs.
Compte tenu de certaines difficultés d’organisation, du temps disponible mais aussi pour ne pas accumuler encore plus de fatigue, nous renonçons à regret à l’excursion de deux jours prévue sur l’île Cham. Nous resterons un jour de plus à Hoi An pour musarder. Les îles nous faisaient plus rêver autrefois, maintenant que nous en avons vu pas mal, cela reste des palmiers, de la plage et la mer. Il est plus facile de prendre ce genre de décision quand on habite soi-même toute l’année à dix minutes de la Méditerranée. Et puis Madame est satisfaite, elle ne verra pas les singes mais le baroud tous les jours c’est vraiment harassant.
Après midi, nous nous hâtons de retourner au Ong Bee Lounge qui s’appelle en fait le Ong Orange Bee Lounge et cela aura son importance par la suite. Le fantasque patron redouble de rires à notre arrivée et revient nous voir à table avec un antique carnet de chants. Et il se met à nous chanter quelques refrains de chansons françaises des années soixante. Mémorable, mais la description ne vaut pas ce vécu là.
Nous testons d’autres plats, toujours aussi bons, accompagnés de délicieux shakes à la noix de coco.
Pour profiter du temps supplémentaire à notre disposition nous achetons à un kiosque touristique le pass de 5 visites pour environ 100000 dongs. Nous répartirons ces visites entre le jour même et le lendemain. Notre verdict est que la visite des maisons anciennes est très, très nettement plus courte en temps et bien moins intéressante que celle des diverses pagodes. Chacune de ces pagodes a son style et ses petites merveilles, la boîte à photos fonctionne à plein régime.
Le soir, nous choisissons le Dao Tien, favorablement cité par le routard. Le cadre est somptueux, l’énorme terrasse est située presque au bord du fleuve, le service est pratiquement à l’occidentale. De ce fait, comme toujours dans ce genre de pays, les prix sont bien plus élevés et la cuisine nettement moins bonne.
Plus tard, à l’hôtel, nous avons de longues palabres et marchandons avec la réceptionniste, nous sommes plus reposés et avons repris du poil de la bête. Nous obtenons un rabais de quarante pour cent sur le premier prix qui nous avait été proposé sur le trajet de bus suivant. Nous en profitons pour faire réserver le billet d’avion Huê-Hanoi pour dans quelques jours. A la fin, nous obtenons le même prix que celui figurant le jour même sur le site de Vietnam Airlines, alors qu’elle nous avait réclamé 20 euros de plus. Il faut croire qu’ils sont encore gagnants, de toute façon on leur avait déjà rapporté assez.
Avant de se coucher, trempette à deux dans la piscine, on pousse la clim puis c’est le coma comme à chaque fois.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
toujours aussi passionnant de vous lire - votre compte rendu et les propositions de LARSAY font que nous pouvons être assurés du plus beau en matière de découvertes. Merci à vous deux
Cordialement
Jamy99
Merci beaucoup pour les encouragements, c'est gratifiant, nous espérons que ce sera utile à certains. C'est long mais nous irons jusqu'au bout.
JEUDI 26/07/2012
Pour la journée supplémentaire à Hoi An, nous empruntons des vélos à l’hôtel et partons dans la direction opposée à la ville vers la plage de Cua Dai, officiellement à deux kilomètres. C’est à peu près plat, et déjà les vélos sont aussi fatigués que nous. Monsieur fait l’intrépide et madame a très peur parce que ça dépasse et ça klaxonne de partout. Nous n’avons pas l’intention de nous arrêter à Cua Dai, il parait que c’est trop touristique. A peine avons-nous posé le pied par terre pour quand même jeter un coup d’œil qu’un policier arrive au galop pour nous enjoindre de ne pas stationner là. Ah oui, il y a bien un panneau d’interdiction. Mais pourquoi ? Nous prenons à gauche, soit vers le nord et environ 2 à 3 km plus loin nous voyons enfin le panneau An Bang, du nom de la plage qui serait un peu moins fréquentée. Sur place, nous voyons un seul grand restaurant de plage qui loue des transats en bord de mer. Finalement, nous poussons un petit peu plus loin pour être tranquilles et nous débouchons sur une belle plage où nous posons nos vélos. De 8h30 à 10h du matin, nous y sommes quasiment seuls. Cerise sur le gâteau, c’est exactement le moment que le soleil choisit pour se montrer. L’eau est délicieusement chaude et propre. Encore un moment privilégié avec des îles à l’horizon et au loin sur notre gauche les montagnes de marbre et Danang.
Juste avant le coup de soleil sur les parties de notre corps non encore exposées jusque là, nous rentrons. Nous croisons beaucoup d’autres touristes à vélo sur le chemin du retour, de temps en temps on se crie des biip biip et bien sûr ça fait rire tout le monde de bon coeur.
La douche froide à l’hôtel est vraiment la bienvenue.
Nous avons passé tout l’après-midi à visiter et revisiter le centre, le pont japonais est vraiment sympa, toutes les pagodes nous ont plu. La chaleur est écrasante. Tout y passe : eau, coca, cappuccino, jus de coco, jus de fruit de la passion. Notre soif est inextinguible.
A midi, pour la troisième fois du séjour nous allons au 339 Nguen Duy Hien pour déjeuner au Ong Orange Bee Lounge mais comme nous arrivons cette fois de l’autre direction, nous sommes ébahis de voir que 100 mètres plus haut se trouve un restaurant de même apparence et portant un nom pratiquement similaire ; de ce restaurant sort une jeune femme qui vient très vite nous raconter que c’est son restaurant qui est l’original et pas la copie. Nous la remercions mais ne savons trop que penser et nous rendons là où c’avait déjà été savoureux. Or, à cette heure-là, le patron rigolo ainsi que certains employés ne sont pas là. Nous sommes donc servis par des petits jeunes qui nous paraissent de suite plus nonchalants et insouciants qu’en présence du boss. Bien sûr, ça ne rate pas : le porc sauce aigre-douce et les shakes à la noix de coco ne sont pas du tout de la même qualité que les fois précédentes.
Après nous êtres renseignés, voilà le fin mot de l’histoire : le restaurant original cité dans le lonely et le routard se trouvait là au numéro 339 et s’appelait le Ong Bee Lounge. La propriétaire de la maison aurait constaté le franc succès rencontré par cette petite structure et a voulu faire mainmise sur la poule aux œufs d’or. Elle s’est débarrassé du restaurateur et a ouvert son propre restaurant tout en conservant le même nom et en laissant la déco de la façade telle quelle. La copie s’est mise à la place de l’original. Le restaurateur évincé a ouvert sa propre structure à deux pas de là dans un bâtiment plus grand en le rénovant et en mettant en place une décoration intérieure soignée. Puis il y aurait eu un procès et le copieur a été sommé de changer le nom du restaurant, ce qu’il a fait à sa sauce en ajoutant juste le mot Orange à Ong Bee Lounge ! Il parait que le lonely et le routard en ont été avertis mais trop tard pour que l’édition 2012 puisse être modifiée. Ce sera pour la prochaine.
Le soir même nous irons dîner chez l’original pour nous venger et au bout du compte, ce à quoi nous ne nous attendions absolument pas, c’est que malgré la décoration classe, la marquante propreté des lieux, l’excellent accueil et le service distingué, les plats sont de qualité moyenne et très insuffisamment garnis. Les prix sont élevés. Nous ne pouvons que conseiller la copie plutôt que l’original mais à condition que le patron soit présent pour diriger et surveiller tout son petit monde.
Alors, Hoi An, soi disant la cuisine la plus fine du Vietnam... nous aurons bien mieux mangé à Nha Trang et Quy Nhon.
La ville est touristique, on se fait accoster bien souvent, mais contrairement à d’autres pays, un non merci en langue locale est généralement suffisant. Rares sont ceux qui insistent lourdement.
Nous y avons acheté quelques cadeaux pour nos proches comme des peignoirs en soie pour enfants avec le prénom brodé dessus à l’instant, le temps pour nous de faire un petit tour. Nous avons aussi ramené de bien jolies lanternes chinoises faites à la main. D’après nos constatations, les prix annoncés au départ peuvent aisément fondre de moitié après un bref marchandage. Parfois, n’ayant pu obtenir le prix que nous estimions raisonnable, nous avons voulu partir. A chaque fois, l’effet a été immédiat, le commerçant a directement cédé. Nous n’avons pas exagéré car par la suite nous avons obtenu le même type de produit chez un autre, encore 20 pour cent moins cher et le vendeur n’a guère semblé malheureux.
Ce soir là, pour le retour à l’hôtel depuis le centre, nous avons voulu faire travailler des pousse-pousse qui nous ont annoncé 150000 dongs, argumentation à l’appui. Nous leur avons souhaité le bonsoir et avons pris un taxi dont le compteur à l’arrivée a marqué 30000 dongs.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Nous en sommes à la moitié du séjour et malgré les critiques que nous émettons il faut dire que nous avons déjà l’équivalent d’un voyage complet derrière nous avec une grande quantité de bien belles choses vues .
Entre Hoi An et Huê nous avons décidé de faire une petite étape à Lang Co afin notamment de nous retrouver de temps à autre dans des coins moins connus, moins touristiques et éventuellement plus calmes. Nous n’avions pas préparé cette halte, pas fait de réservation et les renseignements récoltés étaient maigres.
Le bus pour Lang Co étant programmé pour 13h30, nous musardons encore en ville et prenons un dernier cappuccino.
Au moment du départ, le patron nous offre une jolie lanterne en souvenir en nous demandant pour la troisième fois de bien vouloir lui mettre une appréciation sur Agoda.
Lorsque nous arrivons à l’agence de booking, un peu au nord de la zone touristique, nous voyons les prix affichés et nous apercevons que l’excursion sur My Son y est trente pour cent moins chère que le prix payé à l’hôtel et que le trajet en bus Hoi An – Lang Co, marchandé de 17 à 10 dollars toujours à l’hôtel y coute en fait 80000 dongs soit à peine plus de 4 dollars. Nous sommes en vacances, ne voulons pas nous prendre la tête, les prix sont si bas, nous optons pour des solutions de facilité, donc instantanément il y a des conséquences. Avec le recul et compte tenu du coût réel du séjour que nous détaillerons au moment de la conclusion, il n’y a pas de quoi se fouetter. Nous en tirerons malgré tout quelques enseignements pour le prochain voyage.
Le bus arrive avec un bon quart d’heure de retard. Bonne surprise, c’est un sleeping bus, il n’y a que des places couchées, une sorte de banquette molletonnée sur laquelle au choix on s’assied ou on se couche. Evidemment, certaines couchettes, dont les nôtres, ont vieilli et le dossier, une fois relevé, retombe sous notre faible poids. Mais il s’avère que c’est très confortable. Au moment de monter, le chauffeur tend un sachet en plastique dans lequel il faut mettre ses chaussures.
En cours de route, on a l’occasion d’admirer sous le soleil la belle et grande baie de Danang et ses eaux turquoise puis on passe dans le tunnel sous le col des nuages, cette fois sans nuages.
Comme prévu, le bus nous arrête devant l’un des deux gros resorts de Lang Co, sur la route principale. A peine le temps de se rechausser et un homme nous hèle de l’autre côté de la route. Il a tout de suite vu que nous sommes français et nous propose un hôtel correct, le plus proche juste de l’autre côté de la route, le Yen Hoang Anh Hôtel. Il nous raconte qu’il est professeur de français, que pendant les vacances scolaires il aide sa sœur qui tient l’hôtel et qui est veuve depuis l’accident de bateau de son mari. Il nous parle aussi de ses enfants qui sont étudiants à Huê. L’hôtel est un peu décrépi mais a un côté charmant, un petit quelque chose dérivé du style colonial avec son grand balcon intérieur ouvert à l’air libre. La tuyauterie fuit un peu, la télé est préhistorique, il n’y a guère d’eau chaude mais la clim est efficace, le frigo fonctionne et les lits sont très confortables. Ce monsieur sympathique nous annonce 17 dollars, sur le moment on se dit que c’est sous la moyenne de notre budget.
Ce si aimable monsieur Binh nous emmène sur sa belle motocyclette rouge un peu plus loin au restaurant de sa belle-sœur où nous commandons, totalement affamés, un plat de nouilles sautées aux légumes, un plat de riz aux fruits de mer et un plat de grosses crevettes. Chacune de ces assiettes était excellente et il y avait profusion. Chacune a été facturée 50000 dongs, on a du mal à y croire tellement c’est peu. Par contre, matraquage sur le plat de crevettes, 200000 dongs. Par la suite, nous constaterons que partout le prix des crevettes est relativement élevé.
Sur ce, nous faisons traverser la route à nos gros ventres et partons nous renseigner au gros Lang Co Beach Resort. Ah, 6 dollars le petit-déjeuner si on n’y a pas de chambre ? Et le relax pour la plage, 100000 dongs la journée ? OK OK, au revoir, nous traversons le resort et nous retrouvons face à la mer. Encore une plage interminable, quelques détritus ici et là. Une île au loin, à droite des petites montagnes dont le col des nuages, à gauche d’autres hautes collines. Bien peu de monde…
On vous passe la petite ballade en amoureux au soleil couchant avec les petits crabes qui galopent dans tous les sens…
Au moment de quitter la plage lorsque la nuit tombe, nous croisons un groupe de jeunes dont l’un est réceptionniste dans l’un des resorts. Il parle assez bien l’anglais et nous demande où nous résidons. Quand nous lui parlons de monsieur Binh, il éclate de rire : Ah oui, ha ha ha, il n’est pas professeur de français, il le fait croire aux français de passage. Il y en a même qui lui envoient de l’argent pour venir en aide à ses petits écoliers défavorisés, ha ha ha, mais en fait l’argent il le garde pour lui, pourquoi vous croyez qu’il a une moto neuve ? Et combien vous avez payé l’hôtel ? 17 dollars, ha ha ha, mais le vrai prix d’une chambre c’est 10 dollars, le reste il le met dans sa poche, et la propriétaire de l’hôtel, ha ha ha, ce n’est pas du tout sa sœur, et sa fille n’étudie pas le français, elle est couturière, ha ha ha.
C’est tellement trop que nous rions de bon cœur avec lui. De toute manière avec le soleil qui nous tapait sur la tête et notre position au bord de la route avec nos gros sacs nous avions été bien contents de trouver quelque chose de suite et sans tourner une heure en taxi pour demander les prix partout dans une localité dont nous ne connaissions rien. Cela dit, que certains ne s’étonnent pas trop si à force les touristes sont réticents à nouer contact.
Ce jeune homme tient absolument à nous amener chez lui, il a bien du bagout, dans pas longtemps à coup sûr il montera l’hôtel de ses rêves. Nous rencontrons ses parents, quelques-uns de ses 7 frères et sœurs, quelques-uns de ses 19 nièces et neveux. C’est dans ces moments qu’on découvre la vraie vie de la plus grande partie de la population, un confort très spartiate, le repas en commun pris par terre avec des plats dont on ne voudrait pas trop et qui sont bien éloignés de ceux que l’on retrouve dans les restaurants, et enfin l’alcool de riz. Ils sont contents que vous les honoriez d’une visite, ça égaie un quotidien monotone. Nous échangeons autant que faire se peut, puis distribution générale de stylos pour que les enfants s’en servent à l’école. Le père de famille en réquisitionne un pour lui-même, râle un peu parce qu’il ne fonctionne pas tout de suite puis se montre satisfait en constatant que ça marche.
La vue depuis notre chambre d’hôtel donne sur un grand lac, une petite passerelle de 30 mètres de long depuis la berge mène à un restaurant sur pilotis, au fond la chaîne de montagnes. Nous avons stocké de l’eau et du coca dans le bac à glace du frigo, ça pourrait être pire….
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
le Vietnam est l'endroit le plus merveilleux que j'ai eu à découvrir dans ma jeune vie ma vie de bourlingueur - C'était, il y a près de 45 années. La population était déjà riche dans son esprit malgré la souffrance qu'elle venait de subir.....
Nous avons beaucoup à apprendre à leur contact et même si tous ne maîtrisent pas notre langue, le respect de les écouter est la clé du langage.
Merci à Jojoone, merci à Jacques B., merci à tous ceux qui mettent leurs écrits à disposition. Leur démarche facilite l'organisation d'un périple, qu'il soit long, qu'il soit court....
En vue de notre déplacement en mars avril prochain - il est important que nous sachions ce que nous pourrions mettre dans nos valises pour les plus démunis
Cordialement
Jamy99
bonjour, pour moins de 15$ vous aviez le MyKhe hotel *** a MyKhe plage dans la province de QuangNgai
300.000 dongs..
ici pas de touriste etranger, que du Viet...et 2 expatries
que du soleil, du sable, des sourires.. et des fruits de mer.
regardez ce mini film
http://www.youtube.com/watch?v=V78qscrWaM0
ce mini film n'est pas de moi mais il est interessant aussi
http://www.youtube.com/watch?v=5AUXNsP1zYs&feature=related
si vous n'aimez pas mes informations, ne les lisez pas, lisez autre chose, mais respectez les car elles serviront a d'autres
Par la suite, nous constaterons que partout le prix des crevettes est relativement élevé.
bjr
oui , c'est une chose que j'ai constaté aussi , le prix des crevettes est souvent élevé en restaurant (un peu moins sur les marchés) c'est quand même étonnant , car beaucoup de ces crevettes sont des crevettes d'élevage , issues des nombreuses fermes d'élevage qui existent au vietnam et qui sont nourries ........?????
cdlt
kaoua
c'est vrai que les crevettes du VN sont majoritairement des crevettes d'elevages nourries de produits medicamenteux pour les faire grossir rapidement..
mais...
a MyKhe QuangNgai...a la demande...on peut manger des grosses crevettes de mer a 300.000d le kg
si vous n'aimez pas mes informations, ne les lisez pas, lisez autre chose, mais respectez les car elles serviront a d'autres
Extraordinaire récit, merci!!!
J'ai retrouvé les odeurs, les bruits, les images de mes deux voyages au Viêt Nam. Je n'ai pas toujours ressenti les mêmes choses (Ban Gioc n'est pas ce que j'ai le plus aimé...), mais quel ambiance!!!
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Ban Gioc en Mai est presque au sec, et en Juillet, en cas de pluie, l'eau de couleur brunâtre n'est pas belle.
La meilleure saison, c'est juste après la période des pluies.
Juste avant d'arriver à la chute principale, il faut penser à s'arrêter pour admirer le cours d'eau qui est très beau, en zig-zag entre les rochers, et d'une couleur turquoise en dehors des périodes de pluies.
Lucky that we have a home/Our Home is Nha May Man/Passing rain and dry seasons/In a full-of-love atmosphere/Besides my new family/I have brothers and sisters/The sun shines over the skies/Let's stay here, with all of us,
Après les superbes paysages du grand nord de Ha giang à Meo vac il est normal que nous n’ayons pas été époustouflés...de plus, le trafic chinois sur la rivière n'a pas contribué au charme. Je ne pense pas que ce soit une question de saison, mais ici, de goût. Nous avons bien vu la rivière turquoise qui serpente...et avec elle, ce qui nous a le plus plu, c'est la partie vietnamienne de la chute.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
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et encore, sur la plupart des photos, on ne voit comme ici que la partie principale des chutes. L'autre partie des chutes, juste à côté, est très belle car l'eau semble surgir d'entre la végétation. De notre côté, Ban Gioc ne nous a pas impressionnés au même point que les 80 kilomètres de la route qui y mène, où le paysage est tout bonnement époustouflant.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Dans la mesure où nous n’avons pas trouvé moyen de dénicher un endroit où on peut se faire servir un petit-déjeuner occidental, c’est pho dans un petit boui-boui au bord de la grande route où la patronne est vraiment sympa. L’une de ces vietnamiennes simples et agréables qui vous apprécie dès qu’elle sent le respect et la politesse, dès qu’elle voit le sourire et la tentative de communication. Et puis il y en a qui sont drôlement contents quand ils constatent que vous vous pliez à leurs coutumes ou à certaines de leurs habitudes gastronomiques.
Après cela, nous filons à la plage et nous apercevons qu’elle est moins propre que ce que nous avions cru voir la veille au soir. Nous nous demandons alors à quoi ressembleraient nos plages françaises si elles n’étaient pas nettoyées tous les jours dans certaines municipalités ? Compte tenu de notre transpiration on dirait qu’il fait déjà autour de 34 degrés dès 8h30 du matin, le soleil tape. Nous devons malheureusement nous limiter aux premiers mètres dans l’eau car très vite nous apercevons plusieurs méduses. Avec une eau à cette température et une plage si peu fréquentée, c’est bien dommage.
Avant de cuire, nous quittons la plage et passons par une résidence désaffectée. A la sortie, un chien sorti d’une maison voisine surgit derrière nous. J’ai à peine le temps de me retourner en agitant mon sac mais il réussit quand même à pincer ma femme à la fesse. Bon, plus de peur que de mal, la petite adolescente de la maison rappelle la bête et vient s’excuser, mais alors juste pour le principe. Ca n’a pas traversé la robe légère, mieux valait la fesse que le mollet ! J’ai un peu honte, j’ai vite pensé que ça nous ferait un truc drôle à raconter sur Voyageforum !
Le peu d’activité de cette matinée nous a déjà mis sur les genoux, le plus raisonnable par une telle journée serait d’éviter le soleil. Nous consacrons l’après-midi à la lessive, aux notes de voyage et au repos. Nous avions imaginé l’endroit comme un petit village de pêcheurs niché sur la plage, c’est en fait une grosse bourgade s’étendant sur plusieurs kilomètres le long d’une route très fréquentée. Nous avons un peu le coup de barre de la mi-voyage, avons parcouru beaucoup de chemin en deux semaines, même en prenant régulièrement le taxi on parcourt de longues distances à pied sans y prendre garde. Les difficultés de communication nous exaspèrent plus facilement. A Lang Co particulièrement, nous avons bien du mal à nous faire comprendre par qui que ce soit. Et toujours ces regards éberlués quand par défaut on essaie de s’expliquer par signes ou par des dessins. Franchement, nombreux sont ceux qui rigolent sans effort mais nous donnent l’impression de ne pas essayer de comprendre. C’est à ces moments là qu’il faut se souvenir que nous sommes chez eux, que ces gens ne sont pas à notre service et qu’il faut maitriser la mauvaise humeur commençant à poindre.
En fin d’après-midi, nous passons derrière l’hôtel, du côté du lac et allons à pied au bout du village. En cours de chemin, il s’avère que le cadre est joli, c’est vrai, comme dans l’ensemble du Vietnam il y a des détritus à de nombreux endroits au bord des routes. Au passage, quand on voit le matériel dont disposent les employés chargés de récupérer les ordures dans les rues, on comprend bien que l’efficacité s’en ressent. Ce pays n’est pas franchement propre mais à notre avis on ne peut pas dire non plus que c’est un pays particulièrement sale. Eux aussi font avec les moyens du bord. Avouons qu’à ce sujet ça ne s’arrange nulle part dans le monde…
Nous arrivons au Sao Bien, seul restaurant dans le routard à être mentionné dans cette localité. La salle est immense et il y a encore des tables tout le long de la coursive extérieure, le tout se situant au bord du lac. La déception est grande : c’est cher, pas spécialement copieux, les serveuses ne nous lâchent pas un instant et sont particulièrement nunuches dans le genre. Pendant trois quarts d’heure, serveurs, serveuses et clients nous riront au nez comme si nous étions les plus grands comiques du monde. La nuit se met à tomber et de beaux rats commencent à se promener à deux pas de nous. Ils n’ont pas l’air mal nourris, ils ne semblent pas craintifs et ni le personnel ni les clients ne paraissent en être gênés.
Peut-être nous sommes-nous mal débrouillés, mais on dirait que Lang Co fait tout pour nous repousser, il est clair que nous allons abréger notre séjour ici, nous n’aurons même pas vu le centre du village et son paysage de carte postale.
Nous trouvons un peu de réconfort chez la commerçante chez laquelle nous avions acheté des boissons la veille et pris la soupe le matin même. Nous lui reprenons des boissons avec la satisfaction de faire tourner un peu sa boutique. Nous nous retrouvons à la petite table assis sur les classiques petites chaises en plastique rouge avec cette dame, deux de ses amies et sa fille, elles partagent avec nous leur dessert fait maison à base de tranches de noix de coco. Le carnet à dessins fonctionne, on se fait rire les uns les autres, manifestement elles aussi pensent qu’on a une bonne tête.
Nous avons bien fait de garder les clés sur nous, c’est un hôtel fantôme, il n’y a jamais personne à la réception.
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Nous aussi nous avons aimé la partie vietnamienne des chutes.
Les paysages rencontrés en allant à Ban Gioc sont en effet très beaux. Je vous souhaite un jour de pouvoir faire comme nous l'avons fait la partie nord en particulier du coté de Meo Vac, là, c'est à couper le souffle.
Merci de votre beau récit, il est plein de vérité et de sincérité. Juste un petit détail...il y a du très bon miel de forêt au Vietnam, on nous en a offert sur la route!!😉.
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Je ne pense pas que ce soit une question de saison, mais ici, de goût
Au vu des photos mises côte à côte, on comprend mieux que la saison a une importance primordiale: une chute sans eau et une chute avec eau, ça fait une grosse différence.
Je ne cesse de mettre l'accent sur le forum qu'il faut choisir les sites selon la saison.
N'en déplaisent les agences qui vendent n'importent quoi.
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Nous nous levons très tôt, bien décidés à quitter Lang Co au plus vite et pas en fin de journée comme initialement prévu. Nous voulons absolument nous dépêcher afin d’éviter monsieur Binh qui avait décidé de nous trouver lui-même un bus afin, supposons-nous, de se faire un nouveau petit supplément. Personne à la réception de l’hôtel, comme d’habitude. Il nous faut héler la femme de ménage à l’étage pour pouvoir payer et récupérer nos passeports.
En sortant, nous avons droit à un soleil de plomb, nous traversons la grande route et espérons pouvoir arrêter un bus pour Huê. Jusque là, malgré nos multiples efforts, personne n’a su ou voulu nous dire où nous pouvions acheter des billets, même à la réception des deux resorts. A l’endroit où devait se trouver l’agence indiquée dans le guide, il n’y a plus qu’un local désaffecté.
Nous sommes au bord de la route depuis quelques minutes à peine qu’apparait déjà monsieur Binh avec sa motocyclette neuve et ses lunettes de star. Ce n’est pas possible, il a sûrement dans tout le village un réseau d’indicateurs. Il nous reproche un peu sèchement de ne pas l’avoir prévenu de notre départ et nous rappelle qu’il voulait se charger de nous arrêter un bus pour soi-disant nous obtenir le meilleur prix. Que d’abnégation ! C’est au moment même où il entreprend de nous prendre la tête que passe sous notre nez un minibus aux deux tiers vide avec le panneau Hue derrière le pare-brise. Nous ne le montrons pas mais nous enrageons. Puis viennent deux, trois puis quatre motocyclistes, certains essaient de nous emmener deux kilomètres plus loin vers un meilleur arrêt. Ben voyons. Nous avons déjà six personnes autour de nous, jetons régulièrement un coup d’œil sur nos sacs et pendant ce temps à chaque minute il fait de plus en plus chaud. On se met quelques mètres plus loin à l’ombre, tout le monde nous suit. On leur dit que c’est ok, qu’on va se débrouiller, mais cause toujours, ils nous arrêtent plusieurs bus, dont certains ne vont absolument pas vers notre destination. Ils n’en savent pas plus que nous. Certains ne s’arrêtent pas, ils sont bondés. Leur verdict tombe : c’est dimanche, beaucoup de gens dont des étudiants vont aller voir leur famille. Des bus bondés s’arrêtent aussi mais quand nous voyons l’entassement à l’intérieur, l’envie d’y monter nous quitte. Enfin un bus moins bondé, monsieur Binh se précipite pour être le premier, il nous dit : bon prix, 2 X 70000 dongs. Or, pour des bus locaux, vu le prix que nous avions payé jusque là pour les gros bus, cela nous semblait être le double du prix. A cet instant, la moutarde nous est montée au nez, nous avons dit merci à monsieur Binh, lui avons serré la main, avons emporté notre barda à bout de bras et sommes partis illico presto dans le resort le plus proche pour réfléchir, boire quelque chose de frais et surtout qu’on nous fiche la paix. Cela nous a permis de constater que pour un resort et avec de tels prix ce n’était pas la grande classe. Pas très soigné, tout le matériel dépareillé, des ventilateurs hors d’usage, les filles du service qui s’amusent en se jetant des morceaux de pain de glace dessus.
Par la suite, nous vérifions que tout le monde a disparu de la route et allons arrêter deux bus. Incroyable ! Chacun nous demande cette fois 200000 dongs. Et au vu du taux de remplissage, c’était pour voyager debout. Nous les avons envoyés promener avec jouissance. Ca nous a soulagés de les énerver à notre tour. Nous sommes alors allés marchander à la station de taxi en face. Malgré tous nos efforts, pratiquement pas moyen de marchander, ils sont restés inflexibles sur un tarif à 800000-900000 dongs.
Nous sommes restés stoiques au bord de la route. Vous connaissez le feuilleton Le Prisonnier, celui qui veut tout le temps quitter le village et n’y parvient jamais ?
Chacun aura compris qu’au Vietnam il est très raisonnable d’acheter ses billets de bus à l’avance et dans une agence qui s’occupe directement de ça, pour ne pas galérer et avoir un tarif raisonnable.
C’est décidé, nous resterons à cet endroit jusqu’à la mort s’il le faut, mais ne renoncerons pas. C’est alors que la voiture d’un particulier s’arrête juste devant nous, après l’inévitable et habituel coup de klaxon. Il nous semble que nous l’avions déjà emmené promener la veille suite à sa proposition de taxi sauvage, comme on dit. Il nous demande si nous allons à Huê et nous propose de nous emmener pour 300000 dongs. Le gars a une tête qui nous inspire, il est sympathique, la voiture est vraiment clean. Nous savons que ce n’est pas recommandé mais nous tentons le coup.
Ce fut donc une prestation immédiate, efficace et confortable. Il nous a amenés sans coup férir exactement devant la porte d’entrée de l’hôtel. Bien sûr, au moment du paiement il a demandé un supplément de 50000 dongs. Nous ne lui avons donné que les 20000 supplémentaires que nous avions déjà préparés et par la suite nous avons regretté de ne pas lui avoir donné ces quelques dongs supplémentaires.
Nous avions réservé pour quatre nuits au Century Riverside Hôtel, un quatre étoiles locales, deux étoiles et demi aux normes européennes. Toujours par Agoda et avec une réduction de 51 pour cent soit 28 euros par jour. Nous ne cassons la tirelire qu’une fois par an, après tout.
Nous nous sommes sentis bien routards avec nos sacs déjà bien sales dans ce grand hall de réception classieux. Porteur, hôtesses multilingues. Hôtel vieillissant, mais bien situé et bonnes prestations.
Nous profitons d’être arrivés tôt pour ressortir rapidement et longer la citadelle.
Près de l’une des portes, nous tombons sur une longue rue peu large bordée d’échoppes. C’est à l’ombre, la promenade y est vraiment agréable. Nous nous dirigeons vers la pagode de la dame céleste. Nous avons une fois de plus ce ciel laiteux légèrement grisâtre mais très lumineux. Il ne fait absolument pas moins chaud qu’ailleurs. La soif nous reprend constamment. De guerre lasse, nous nous arrêtons chez des marchands de rue et nous laisserons quelquefois à partir de maintenant servir des boissons avec des glaçons. Le destin sera clément avec nous, jamais durant ce séjour nous n’aurons eu le moindre petit dérangement intestinal. Il y a partout de nombreux vendeurs de jus de canne à sucre, cela fera souvent notre régal. Le grand verre du genre 30 à 40 centilitres, on le paye de 10000 à 20000 dongs jusqu’à ce qu’on refuse de le payer plus de 5000 et là ça marche très bien aussi.
Au bout d’un moment, nous avons la forte impression que les distances indiquées sur le plan du guide sont bien optimistes. On se résout à prendre un taxi. Ah, en voilà un arrêté au bord de la route. Le petit conducteur baille à s’en décrocher la mâchoire. On dirait qu’il a 16 ans. Nous lui montrons le plan avec la pagode de la dame céleste, qui est archi connue. Lorsqu’il part dans la direction opposée alors que tout semblait bien clair, nous devons lui indiquons nous-mêmes la direction à suivre. Assez incroyable.
Nous nous rendons d’abord au temple de la littérature, situé à un peu plus d’un kilomètre plus loin sur la même route que pour la pagode. Le lieu est peu étendu, cette visite peut être considérée facultative même s’il a du charme si une certaine sérénité s’en dégage…il faut dire qu’en face il y a un gigantesque cimetière.
La pagode de la dame céleste, en bord de fleuve, est un lieu à voir. Cela dit, nous avons vu tant de belles choses que nous sommes évidemment moins émerveillés qu’au départ. Nous avons bien apprécié le petit jardin de bonzais derrière la pagode. Un religieux y faisait une démonstration de confection de bonzais, avec coupe préalable de certains branchages puis enroulement d’un fil de fer revêtu d’une gaine en plastique autour des branches pour pouvoir les tordre et leur donner la forme souhaitée.
La nuit est sur le point de tomber, il n’y a plus grand monde, il n’y a pas de taxi, les jambes sont coupées. Nous n’avons plus d’autre choix que de prendre le bateau pour le retour.
Nous pensions être tranquilles mais nous sommes encore tombés sur une petite femme énergique qui s’est acharnée pendant une bonne partie du trajet à nous présenter boissons, chemises, pyjamas et autres…et qui nous a fait débarquer moins loin que prévu, à un embarcadère donnant justement en plein sur la terrasse d’un restaurant où elle semblait souhaiter nous voir dîner. Dans les coins touristiques, certains arrangements sont bien rodés. Le touriste sait bien qu’il leur faut vivre, ou survivre, mais à l’extrême cela peut empoisonner des petits bouts de vacances par ci par là.
Madame choisit le restaurant DMZ en face du Century Riverside, un lieu à touristes, musique rock au rez de chaussée et cuisine multiculturelle au premier étage. Eh bien, surprise, les petites serveuses sont ultra sympathiques, les plats vietnamiens sont d’une qualité très satisfaisante et leur jus de fruit de la passion ainsi que leur shake à la banane nous offrent une délicieuse fin de soirée.
Excellente literie au Century Riverside, balcon avec vue sur le fleuve et les environs, bonne nuit les enfants !
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Chacun aura compris qu’au Vietnam il est très raisonnable d’acheter ses billets de bus à l’avance et dans une agence qui s’occupe directement de ça, pour ne pas galérer et avoir un tarif raisonnable.
Au VietNam, il y a totale liberté des prix.
J'ai souvent dit qu'il faut acheter le billet à la station de bus, aux guichets pour payer le prix correct.
Les bus qui stationnent dans la cour d'une station de bus s'engagent à accepter le ticket vendu au guichet.
Il faut éviter dans la mesure du possible de ne pas monter dans le bus avant d'avoir le ticket, même si parfois le chauffeur de bus fait semblant de démarrer et que son aide vous pousse à monter.
En cours de route, le chauffeur peut vous demander le prix qu'il veut.
Par contre, les bus touristiques ont souvent consigne de ne pas s'arrêter pour prendre des voyageurs, sauf si vous avez déjà acheté le ticket d'avance par votre hôtel ou une agence de voyages, auquel cas le chauffeur est prévenu d'avance.
Peut-être nous sommes-nous mal débrouillés, mais on dirait que Lang Co fait tout pour nous repousser, il est clair que nous allons abréger notre séjour ici, nous n’aurons même pas vu le centre du village et son paysage de carte postale.
C'est bien dommage! J'ai adoré Lang Cô, et ce grâce à Lang Co Beach Resort, un complexe hôtelier que je pourrais comparer à des 3-4 étoiles de France, avec une immense piscine, ma chambre donnant directement devant. Et en plein été, à 7 H du matin, un bain de mer avec une eau chaude fait du plus grand bien. Il ne faut pas confondre avec un autre établissement 300 m plus loin, qui prend un nom similaire pour tromper "Lang Cô Beach Hôtel".
Ce fut tellement bien que j'ai décidé de prolonger mon séjour à Lang Cô (j'ai déjà publié plein de photos de Lang Cô et de son resort).
Pour le transport, j'ai pris un billet Open qui m'a permis de débarquer à Lang Cô et à reprendre le bus quelques jours plus tard, en donnant juste un coup de téléphone.
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A 8h30, notre chauffeur nous attend à la sortie de l’hôtel. Il nous demande de le surnommer Bih. Nos remerciements à la personne, peut-être Kimtwo, qui a fourni sur ce forum les coordonnées de Thi Hien Nguyen. Cette dame est professeur à Huê et nous a trouvé un chauffeur prudent, souriant et aimable. Tout l’échange et la réservation se sont faits par mail et sans l’ombre d’un problème.
Chauffeur et véhicule sur la journée : 750000 dongs. Voilà un tarif des plus convenables, d’autant plus que le programme est costaud.
Nous commençons par le mausolée de l’empereur Tu Duc, où nous passerons le plus de temps. Très joli cadre, avec des fleurs de lotus dans le bassin. La disposition des lieux incite vraiment à la promenade. En revanche, le prix d’entrée de chaque visite est monté à 80000 dongs par personne. Il y a beaucoup à voir dans ce mausolée, c’est effectivement assez étendu. Mais une chose nous frappe d’entrée, comme ç’avait déjà été le cas à Hoi An : le peu d’entretien apporté aux palais, monuments et temples et même au mobilier historique. Nous remarquons notamment que certains magnifiques meubles anciens sont simplement entassés et empilés sans le moindre soin dans des bâtiments annexes. Il y a des filets de poussière, des toiles d’araignées. Les peintures et céramiques ne sont pas préservées. Les bois ne sont ni repeints ni vernis. La plupart des objets remarquables est disposée dans des vitrines sales, parfois au fond du meuble, avec un éclairage insuffisant ou nul. Cela fait régulièrement de la peine à voir, c’est un gâchis.
Au sein du site, des poules se promènent, des employés brûlent des déchets, des touristes asiatiques grimpent sur les statues pour leurs photos. Les asiatiques n’imaginent même pas prendre une photo sur laquelle ne se trouve pas l’un deux.
Bon, on critique mais cette longue visite nous enchante, on a tout vu.
Grâce au signalement de Larsay, nous nous rendons au belvédère Van Canh, indiqué à une petite intersection par un panneau bleu quelques centaines de mètres avant le site de Tu Duc. A la sortie de la voiture à l’endroit où une chaîne barre le chemin, on fait une petite marche de 150 mètres dans la pinède et on se demande ce qu’on vient faire là…On passe les trois blockhaus, on descend de quelques mètres, et subitement LE panorama : à votre droite et à votre gauche, la rivière des parfums et ses caboteurs, de petits champs, des collines partout. Une perspective très profonde, un endroit à photos. Un bel endroit, un bref mais excellent moment.
Nous finissons la matinée par le mausolée de Khai Dinh. Celui-ci est très différent, nettement moins étendu mais étagé en hauteur sur plusieurs niveaux. Nous ne nous attendions pas à ça, c’est du spectaculaire. L’homme était extravagant, l’endroit mérite le déplacement. Décrit comme étant hyper kitsch, il est agréable à découvrir. L’intérieur nous fait forte impression aussi, ce sera un grand moment dans ce périple.
Après un rapide déjeuner, le chauffeur nous emmène au tombeau de Minh Mang. Oh, il nous faudrait une chaise à porteurs. C’est nettement plus proche du site de Tu Duc, avec des variantes bien sûr, mais nous nous rendons compte que le parc est gigantesque et mériterait une bien longue promenade. Nous en ferons le tour sur une demi-journée dans une autre vie. Franchement, les deux premiers mausolées nous auraient suffi. Peut-être aurions-nous été plus volontaires avec un climat moins lourd.
La journée se termine par Voi Ré, l’arène aux tigres. Disons-le franchement, c’est aussi une visite facultative. L’homme qui occupe la maison attenante dispose de la clé du cadenas et nous demande 30000 dongs pour une mini visite. 20000 dongs auraient suffi mais nous ne discutons pas. Hormis l’enceinte, pas grand-chose à voir. Le gardien nous fait quand même remarquer, dans les espèces de réduits où étaient placés les tigres, les traces de griffures faites sur les murs par les fauves essayant de s’échapper.
Au retour, une fois de plus, nous sommes heureux d’avoir fait tout ce chemin en voiture climatisée.
La veille, nous avions demandé à la réception de l’hôtel de nous faire une réservation au "restaurant" Vinh Tu. Ils ont été hyper réactifs. Ils ont passé le coup de fil immédiatement. Ils nous ont signalé que nous avions beaucoup de chance d’obtenir cette réservation pour le lendemain car régulièrement des clients font la même demande et n’obtiennent pas satisfaction car il n’y a que deux tables par soir.
Soyons clairs, la propriétaire est une descendante de la famille royale, la maison est un musée à elle toute seule qui vaut dix fois les maisons anciennes de Hoi An. Le menu unique de six plats est à 43 dollars, avec quelques boissons basiques la facture atteint 2 millions de dongs. Pour ce prix vous avez le taxi aller offert, un accueil et une prise en charge de classe du début à la fin et quand vous partez l’hôtesse vous raccompagne avec la lanterne chinoise. Avant le repas, vous avez droit à la visite du petit jardin ainsi que d’une partie des pavillons. Tout s’y présente comme autrefois, dans cette luxueuse demeure. L’ensemble est excessivement charmant, lieu idéal pour un dîner entre amoureux. Nous l’aurons constaté ailleurs, on ne vous laisse pas souffler entre les repas, on vous pose le plat suivant alors que le précédent n’est pas encore terminé. Même si les mets ne sont pas composés d’aliments rares, le raffinement de la cuisine est évident. Excellente présentation, service hors norme, une jeune personne distinguée et sympathique constamment à nos soins. Nous sommes restés sous le charme du cinquième élément du dessert : des choux à la noix de coco, dont nous avons obtenu du rab à la demande, gracieusement. Une honte, tellement ils étaient bons. Une journée mémorable, à tout jamais.
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Notre chauffeur, toujours aussi souriant et sympathique, nous attend bien à l’heure. C’est une journée à 1100000 dongs, il y a davantage de chemin à parcourir.
Pour varier les plaisirs, nous avons décidé de faire un parcours à la campagne. Le temps est encore couvert, lumineux et chaud. Dans l’après-midi le soleil se montrera franchement durant deux heures, ce sera certes plus joli mais à la limite du supportable.
Nous quittons Huê en observant plusieurs grands champs de lotus. A une distance de 40 à 50 kilomètres se trouve le village de Puoch Tich où se trouve une vingtaine de maisons et de petits temples vieux de deux siècles, en projet, en cours ou déjà restaurés. Hormis le fait qu’au fil de notre promenade nous découvrons petit à petit ces jolis bâtiments, l’ensemble du village est particulièrement agréable à parcourir car il est truffé de petits chemins étroits, nous y avons croisé très peu de monde, il donne sur une rivière et la végétation y est foisonnante absolument partout. C’est bucolique et tranquille. Le seul WC public du village est une petite construction en dur flambant neuve à la fois fermée à clé et cadenassée. Débrouillez-vous. Nous nous sommes débrouillés.
Nous retrouvons notre chauffeur en fin de trajet et buvons un coup à l’épicerie-bar du village en compagnie de quelques locaux. Encore une occasion pour tout le monde de rire de chacun. Ils se sont énormément éclatés sur notre manière de prononcer les mots vietnamiens.
Sur le chemin du retour nous nous arrêtons pour avaler de petits plats dans une modeste auberge. Les deux petites filles du lieu, belles et si photogéniques ont bien apprécié nos stylos.
L’après-midi, Bih nous amène à Thanh Toan, village près de Huê où se trouve le seul pont japonais du Vietnam avec celui de Hoi An. C’est joli, agréable et authentique dans un vrai cadre rural. A l’intérieur de ce pont couvert, il y a des bancs tout le long qui permettent aux villageois de se reposer à l’ombre. Nous nous y faisons accoster par une charmante diseuse de bonne aventure qui malgré ses 78 ans affichés nous saoule de belles affirmations et prédictions ni bien réalistes ni trop convaincantes. Bien sûr, après la photo, elle réclame son billet. Il nous reste justement un billet de 2000 dongs. Elle s’en va en râlant, elle en voulait 20000. Bon, il n’y avait pas eu de prestation.
Nous profitons du temps disponible pour faire une ballade dans le village le long du cours d’eau cela nous réserve notre lot d’enfants, de troupeaux de canards, de pêcheurs de rivière nettoyant leur matériel, de petits vieux et vieilles surgis d’un autre âge.
Lors du retour vers la ville, nouvel arrêt boissons. Notre chauffeur à notre demande négocie les prix et nous obtenons trois cocas et trois grands verres de jus de canne à sucre pour 58000 dongs soit autour de 2,30 euros, ce qui démontre à quel point il nous est arrivé parfois de surpayer. Nous quittons notre chauffeur en nous saluant affectueusement, il y a bien eu la barrière du langage mais nous sommes à la fois contents de lui et contents de l’avoir fait travailler.
Le soir, un taxi nous amène au Y Thao, l’un des quelques restaurants-jardins de Huê. Le cadre est indiscutablement beau avec son jardin, ses sculptures, sa maison remplie d’objets anciens et son grand patio très aéré. Les menus sont à 230000, 250000 et 300000 dongs en fonction de la composition choisie. Il y a certes une moindre finesse que la veille mais nous nous régalons avec ces huit plats d’excellente qualité dont la présentation sort franchement de l’ordinaire. Nous sommes néanmoins surpris, dans un établissement d’un tel standing, de voir les petits serveurs et serveuses se moquer aussi ouvertement des clients et se payer des fous rires avec les images sur leurs téléphones portables.
Coup sur coup, deux restaurants qui nous laisseront un souvenir impérissable. Nous nous sentons gros, mais ce n’est qu’une impression.
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merci a vous de consacrer autant de temps pour nous raconter votre plaisir.
concernant le jus de canne a sucre "nuoc mia",
mon beau pere, medecin traditionnel m'a dit que c'est tres bon pour la sante...ici un verre coute 5.000d...mais je pense qu'a Hue c'est plus cher..quelquefois le vendeur met beaucoup de glace et peu de jus
si vous n'aimez pas mes informations, ne les lisez pas, lisez autre chose, mais respectez les car elles serviront a d'autres
à Thanh Toan, village près de Huê où se trouve le seul pont japonais du Vietnam avec celui de Hoi An.
Je ne cherche pas à vous convaincre du contraire de vos affirmations concernant le pont couvert de Thanh Toan (idem pour le miel que vous avez goûté), mais j'aimerais que les lecteurs ne répètent cela ad aeternam que
- le pont couvert de Thanh Toan est d'origine japonaise
- que c'est le seul pont couvert avec celui de Hoi An.
Je connais au moins 3 autres ponts couverts avec celui de Thanh Toan et celui de Hoi An.
Si le pont couvert de Hoi An est d'origine japonaise, les autres ponts sont d'origine vietnamienne, et qui sont construits bien avant le pont couvert de Hoi An pour 2 d'entre eux. Il s'agit de
- du pont couvert de Chùa Luong, province de Nam Dinh
- du pont couvert Cho Thuong, province de Nam Dinh
- du pont couvert de Phat Diem, province de Ninh Binh
Je mets de côté le pont couvert de Chùa Thây, parce qu'il me semble que la date de construction est plus récente.
Lucky that we have a home/Our Home is Nha May Man/Passing rain and dry seasons/In a full-of-love atmosphere/Besides my new family/I have brothers and sisters/The sun shines over the skies/Let's stay here, with all of us,
La journée commence par le grand marché de Huê. Madame marchande pour un chapeau conique. La vendeuse en veut 80000 dongs, soi-disant, c’est la meilleure qualité, etc…Nous l’obtenons à 30000, nous nous étions renseignés, le prix habituel serait de 20000 dongs. Une vendeuse de vêtements qui se trouvait là et qui parle un assez bon français est fermement décidée à nous accrocher. Après quelques tours et détours, nous nous rendons compte que nous n’arrivons pas à la semer. C’est parti pour ne pas être agréable, nous quittons définitivement les lieux. De toute manière, ça pue partout, toujours le même genre d’odeur, la faute probablement aux poissons séchés suspendus un peu partout.
Nous nous dirigeons alors vers la cité impériale en repoussant les propositions des nombreux pousse-pousse. A notre âge, il faut marcher. Eh ben, ce jour-là, on aura marché !
Après avoir réglé les 80000 dongs d’entrée, on découvre les premiers bâtiments qui sont parmi les rares à ne pas avoir subi des bombardements pendant la guerre. Il y a eu d’immenses dégâts. De gros travaux de réhabilitation ou de reconstruction complète sont en cours sur ce site. En même temps qu’il y a beaucoup de choses intéressantes à contempler, il n’y a rien de vraiment extraordinaire. Un grand et bel escalier oblique en bois rare par ci, de grands stores avec un dragon peint dessus, des étangs couverts de lotus avec, tiens, un serpent qui y nage tranquillement. Mais au fur et à mesure, après les murs de la petite enceinte, il y a de nouvelles portes, de nouveaux pavillons, de nouveaux itinéraires. Sans s’en apercevoir, le temps défile et on parcourt de nombreux kilomètres. Le ciel a tendance à se couvrir, il fait au moins 36 degrés. Les jambes demandent grâce.
Nous pensons que dans quelques décennies, quand les restaurations auront fait réapparaitre l’ensemble tel qu’il était autrefois et comme on peut l’observer sur les grandes maquettes exposées à l’intérieur, ce sera plutôt impressionnant.
Nous sommes extrêmement satisfaits à la sortie de poser nos fesses dans un taxi et nous faisons amener au Phong Nam Café de la rue Tran Cao Van, qu’un membre du forum avait recommandé. S’ils font, comme ils s’en vantent sur leur carte, les meilleurs fruit shakes du Vietnam, le reste est en dessous de tout ce que nous avons pu gouter jusque là. Les nems végétariens sont des pseudo nems à la purée, les nems au porc sont pareils avec une quantité très limitée de viande pas bonne. La sauce est d’une espèce inconnue, les pâtes n’ont pas de gout, on comprend mieux que les prix soient aussi bas. On ne nous propose ni serviettes ni baguettes, c’est le comble. Il fallait bien qu’une fois au moins on tombe sur une telle calamité.
La sieste à l’hôtel est nécessaire, nous ne pouvons provisoirement plus rester debout. Mais voilà, quel que soit le standing de l’hôtel, s’il y a des asiatiques à l’intérieur, vous pouvez être certains qu’à pratiquement toute heure vous aurez des parents qui s’interpellent très fort d’un bout à l’autre du couloir pendant que les enfants braillent en courant. Nous avouons que nous avons fini par sortir la tête de la chambre et les avons provisoirement calmés, ouh c’est pas beau un blanc qui s’énerve !
Le soir, nous ne prenons pas de risque et retournons au DMZ en face de l’hôtel. Les jus de fruits sont bons, la nourriture est correcte. Les grands sourires et l’extrême amabilité des serveurs et serveuses nous permettent de passer un bon moment. Les pauvres ne cessent pourtant de s’activer. Nous leur laisserons un bon pourboire.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
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June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.
Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.
Not far from there is St. Anne’s Church
, also Baroque, adorned with beautiful frescoes
—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit.
I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.
Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare
We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.
We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th.
I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon.
First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro!
Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there.
Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM).
Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning.
We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!
We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.
Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street.
Big sleep ahead! 😴
After the summer of 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland for the summer of 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which, from what we’ve read, is stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last wild space—I think it’s incredibly inspiring!!
The downside of this choice is that there are no resupply options in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with Sarek in mind.
But hey, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to abandon the Sarek crossing.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - So, Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut
Coming up:
08/15 – Above the Skarki hut - Skarja
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Just back from two weeks in Andalusia, and I wanted to share this experience with you—maybe it’ll help with planning a trip. I’ll start with a quick recap in this post and try to add photos and day-by-day details later (still sorting through them). Hope I don’t bore you too much! 😎
Trip details:
April 20 to May 4, 2019:
7 days on the Costa de la Luz (El Puerto de Santa María) in an Airbnb,
4 days at the junction of the Costa del Sol and Costa Tropical (Salobreña) in an Airbnb,
3 days at Cabo de Gata for some rest at a campsite in Los Escullos.
Two families of four, each with our own car: three 9-year-old boys and a 6-year-old girl. One family was more into city exploration (not us, but we’re working on it), and the other preferred relaxation and nature (that’s us). We speak a little Spanish.
Over 5,000 km, including 2,500 km for the round trip from Carcassonne.
The weather: Variable, but we expected better for this region in late April. The first week on the Costa de la Luz was sometimes chilly (< 20°C), and the second week was warmer but not excessive (< 25°C). At least we didn’t get much rain!
Our budget: Around 2600 € per family:
700 € for accommodations, about 50 € per night,
1000 € for meals and restaurants. We usually spent around 50 € per family at restaurants—we ate out for lunch (except for 2–3 picnics) and cooked at home in the evenings, trying to be back by 6 PM.
600 € for activities: Río Tinto, a flamenco show, visits to the Alhambra, Giralda, and Alcázar, Oasis Park with meals, and a kayaking trip.
300 € for gas and tolls.
Preparation: A few months ahead with bookings for accommodations and tickets for the Alhambra, Giralda, and Alcázar. We used a few travel guides—I like the *Évasion* guide for initial planning. *Géoguide* was okay, but our friends’ *Routard* was the most useful. We also spent three months brushing up on Spanish with Mosalingua (a great spaced-repetition method, max 10 minutes a day). Downloaded Maps.me and the Andalusia map in advance—essential. And we used Tricount to track shared expenses with friends—super handy.
What we did/saw:
3 city visits (Seville, Granada, and Cádiz) + Málaga for our friends (we vetoed Córdoba—too many cities for us).
4 white villages (Vejer de la Frontera, Arcos de la Frontera, Grazalema, Ronda) + Tarifa for our friends.
Beaches (Tarifa and Bolonia, Matalascañas, Nerja, Cabo de Gata).
Nature and fun moments: Doñana National Park, a kayaking trip along the rocky coast near Nerja, and the Wild West/animal park in the Tabernas Desert.
A little culture: Río Tinto mines, the archaeological site of Itálica, Columbus’s caravels, Nerja Cave for us, and the Picasso Museum in Málaga for our friends. Plus, seeing the ham-drying process in the Alpujarras (for our friends).
Our highlights
Nerja and the surrounding villages: The rocky coast was amazing, and we loved the kayaking trip, even if the water was freezing for snorkeling. The beaches are sheltered from the wind, the town is charming, and the cave is incredible.
El Rocío and Doñana National Park. El Rocío has a timeless, almost Wild West vibe—we could’ve stayed a day or two. The quiet and pine scents reminded us of the Landes region.
What we didn’t love as much:
Río Tinto mines: Not super exciting, and the guides’ nonstop chatter kind of ruined the "nature" experience.
Our little regrets (for next time):
Forgetting our passports and missing a day trip to Tangier from Tarifa.
Not having an extra day around Nerja to go snowboarding in the Sierra Nevada—just 1.5 hours away (the kayak guide suggested it).
Not spending at least one night in El Rocío to explore Doñana National Park at dawn.
Antequera with the Guadalhorce reservoir and the Caminito del Rey (but it would’ve meant 2 more hours of driving, and we didn’t have the energy).
My general impressions of Andalusia and Spain
Landscapes: A feeling of extreme concentration of a single activity in some areas—endless olive groves, wind farms on the Costa de la Luz (which I thought were well-integrated), rows of buildings along the Costa del Sol (yikes, glad we didn’t stop there), greenhouses around Almería (a shame to have frozen the coast for so many kilometers), and the massive industrial port of Huelva.
What surprised us compared to France was the lack of small hamlets—villages are clearly defined, and people cluster there, leaving vast landscapes without human presence. In France, you find houses scattered everywhere.
Roads: Relatively few tolls. Sure, rest areas aren’t as nice as in France, but the roads are in good condition, and our wallet was happy. The roads are pretty straight with countless bridges and tunnels—the upside (besides fast travel) is that there aren’t many secondary roads disrupting the scenery.
Tourism and activities: A huge variety and richness. Feels like everyone can find something they like, and 15 days barely scratched the surface. It’s amazing how quickly you go from the coast to snow-capped peaks (Sierra Nevada) or from farmland to desert (Tabernas). And the mix of European and Arabic architecture in the same city is really special.
One small regret: Not interacting more with locals. We didn’t luck out with our Airbnbs. But shopkeepers were great—very patient with my broken Spanish! :-)
Overall, I think our choice to stay on the Costa de la Luz and then near Nerja worked well. We could explore pretty easily (even if we logged a lot of kilometers), and the settings were fantastic. The 3 days of total relaxation at Cabo de Gata were perfect.
If you prefer shorter stops, you could try staying in El Rocío (easy access to Seville and great for an early visit to Doñana National Park) or maybe Grazalema for a hike in the mountains (weather-dependent). And of course, Tarifa for a day trip to Tangier or Gibraltar.