Mon épouse et moi vous livrons le récit détaillé de notre voyage au Vietnam du 13/07 au 09/08/2012. Il nous a fallu pour cela noter chaque soir ce que nous avions fait dans la journée et prendre le temps de le recopier sur le forum. Nous nous donnons cette peine d’une part en honneur à tous les participants de voyageforum sans lesquels nos vacances n’auraient eu ni la même préparation ni le même succès et d’autre part pour que nos informations puissent être utiles à d’autres pour qu’ils soient aidés comme nous l’avons été.
Avant tout, nous sommes désireux de rendre un vibrant hommage à Jacques, dont le pseudo ici est Larsay. Sa disponibilité, sa crédibilité, la quantité et la qualité de ses contributions nous ont grandement facilité l’organisation. Jacques, nous te sommes vraiment reconnaissants.
Merci aussi à ceux que nous ne pouvons pas tous citer, comme Jeansellier, dont un seul post parfois a pu nous fournir l’une ou l’autre précieuse indication.
Pour le cadre, nous sommes un couple autour de la cinquantaine, de la classe moyenne. Notre budget était de 5000 euros maxi pour deux personnes sur quatre semaines, y compris le vol direct Montpellier - Paris - Hanoi - Paris - Montpellier. Le voyage se situait entre le routard, car sac à dos, hôtels moyens et repas modestes, et petit-bourgeois car vols intérieurs, hôtels cossus et repas pantagruéliques.
Nous avons pris les vaccins DTP, typhoide et hépatite A. Nous avons prié pour ne pas rencontrer le paludisme, la dengue, l’encéphalite japonaise ou autre joyeusetés.
Pour des raisons climatiques, de goût et de temps, nous avons occulté Hanoi et Saigon, le sud, les hauts plateaux et Sapa.
Notre parcours a donc été : Ba Be – Cao Bang – Ban Gioc – Nha Trang – Quy Nhon – Hoi An – Lang Co – Huê – Halong – Tam Coc
A la fin du récit, en conclusion, nous livrerons notre ressenti du pays, de son organisation et de ses habitants . Nous nous permettrons aussi de prodiguer les conseils qui avec le recul nous paraissent les plus nécessaires. Le tout avec le plus de réalisme possible et en toute impartialité. Il est vrai qu’avec toutes les polémiques fleurissant ici nous avions vraiment hâte de nous faire notre propre idée.
Sur les prochaines semaines voire les prochains mois, nous passerons quand nous en aurons le temps pour essayer de répondre aux questions que certains voudront nous poser.
VENDREDI 13/07/2012
Nous avons à nouveau le temps de ressentir ce qu’est la durée d’un vol de onze heures. Dans l’Airbus A-777, l’équipage de Vietnam Airlines est professionnel, ni antipathique ni exubérant. A vrai dire, nous préférons cela à la gentillesse un peu trop sirupeuse des hôtesses d’Air France. Du début à la fin, les prestations boissons et repas sont très satisfaisantes.
En attendant que les bagages arrivent, nous sommes allés au bureau des visas, ayant opté pour la solution nettement plus économique des visas à l’arrivée. Nous avons effectivement gagné du temps en nous y rendant tout de suite et en passant du côté opposé du guichet, comme un membre du forum l’avait conseillé. Il s’est avéré que dans notre cas, par personne un seul exemplaire de la lettre d’invitation et une seule photo auraient suffi. La photo d’identité au format normal au lieu du plus grand format exigé officiellement n’a pas posé problème non plus. Nous avons payé les frais de 2 x 25 dollars en euros. Nous avons même eu la bonne surprise sur les 50 euros de nous voir rendre un billet de 5 euros en monnaie. Ajoutons enfin que les employés du guichet ainsi que les douaniers ont été loin d’être désagréables, cela dit nous sommes des personnes respectueuses et souriantes…
Nous avons changé des euros en dongs à l’une des banques avant la sortie de l’aéroport et pour la première fois de notre vie nous sommes retrouvés extrêmement millionnaires.
Pour la première fois aussi, on nous attendait à la sortie avec une pancarte portant nos noms. En effet, nous avions décidé de passer par l’intermédiaire de Larsay qui nous a organisé un parcours de cinq jours en 4 x 4 avec chauffeur dans le nord-est. C’est ainsi que nous avons fait connaissance avec son très sympathique chauffeur Minh. Nous avons fait l’effort financier de dépenser 90 dollars soit environ 75 euros par jour pour cette prestation mais cela nous amènera un grand confort avec une personne aimable et disponible, personne avec nous, des arrêts photo quand nous le désirons. Un privilège, en fait.
A peine débarqués, et avec une dose minimale de sommeil, nous voilà partis pour le trajet aéroport de Noi Bai vers le lac Ba Be. Dès la sortie de l’aéroport, le dépaysement : un beau paysage, des rizières avec dedans de vrais vietnamiens avec de vrais chapeaux coniques, des collines, une circulation et des looks si pittoresques….
Et aussi un vrai climat de chez tropical. Bien qu’il ait plu durant la nuit, pendant toute la journée le temps a été comme chez nous dans les heures précédant les orages. Chaud, lourd, humide. A peine quelques gouttelettes.
Nous constatons que les routes ne sont pas en bon état mais plus on avance dans le nord plus les paysages sont beaux. Au fil des arrêts-pause et repas, nous croisons des personnes parfois très froides qui ne rendent pas le sourire, mais aussi d’autres qui saluent, sourient et font des hellos aimables.
Nous marquons un arrêt chez une petite commerçante toute mignonne et distinguée, amie de Minh. Nous y achetons d’excellentes cigarettes locales à 100000 dongs la cartouche, soit quatre euros messieurs dames. Mais nous reviendrons sur ce sujet.
Sur la route, en observant le comportement des locaux, on comprend l’intérêt voire la nécessité d’avoir un chauffeur. En fait, sur la route chacun vit sa vie et fait ce qu’il veut au moment où il y pense. A vélo, en scooter, en voiture, en bus ou en camion, ça déboite, ça dépasse, ça monte sur la route, ça arrive à contresens souvent sans se soucier de ce que font les autres. On se frôle et on s’évite constamment. Le plus frappant, c’est que pour tourner, ils n’attendent pas que ceux qui arrivent en face aient passé. Non, ils prennent au plus court en coupant la route et c’est aux autres d’éviter. De plus, sur les voies les plus rapides, comme il faut rouler à gauche, eh ben on roule à droite, on ne se rabat pas quand un plus rapide arrive, et bien sûr tout le mode dépasse à droite. Ajoutez au tableau les chiens, les canards, les coqs et les buffles ou troupeaux de buffles marchant ou stationnant ou même dormant au bord ou au milieu de la route, et vous aurez déjà un bon aperçu, quoique incomplet, de la situation. Bien entendu, si sur presque tous les axes ainsi qu’en ville tout le monde ne roulait pas entre 20 à 40 km/h, ce serait une constante et perpétuelle tuerie.
Il ne reste qu’à vous adapter : ne jamais se déplacer brusquement, ne pas s’arrêter, ne pas s’affoler.
Supporter les klaxons de chacun qui prévient tout le monde qu’il arrive.
Bref, en fin d’après-midi, nous arrivons à la pension An Vong chez Duy Tho à côté du lac Ba Be. La première impression est curieuse : la pension, c’est dans la grande maison familiale, il y a des mini chambres personnelles dans une grande pièce. Pas de serrure, la cloison en bois n’atteint pas le plafond donc peu d’intimité, douches et WC sur le palier, un peu comme dans un gîte. Mais n’oublions pas que nous sommes déjà au bout du monde dans une région peu touristique et du balcon où nous prendrons le petit-déjeuner et les repas, on a en face à 500 mètres de belles collines couvertes de forêts tropicales et dans la rivière juste en-dessous les buffles se baignent et se prélassent. Ca y est, on ne regarde plus la télé, on est dans la télé !
Repas du soir très correct : riz nature, petits nems, légume vert non identifié mais bon et traditionnel, poulet frit.
Bien belle journée, en cours de route nous n’aurons pas vu un seul touriste, mais on n’a pas dormi depuis trop longtemps, on se met sous la moustiquaire : rideau !
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Nous avons dormi avec un ventilateur pour seule climatisation. Pas étonnant donc de se réveiller en fin de nuit au son des coqs, des motocyclettes et des petits buffles qui appellent leur maman.
Lorsque le jour se lève, les hautes collines en face sont enveloppées de brume, l’humidité monte déjà au ciel. Le spectacle est envoûtant.
Le petit-déjeuner est sympa, on nous sert des œufs pochés fort cuits, des galettes frites fourrées à la pomme, deux sortes différentes de mangues. Nous mettons du lait dans le café. Il s’avère que le café local, produit dans le sud, a un goût marqué de chocolat. Surtout certaines marques. Au début c’est sympa, au bout de trois fois, non merci, ça ira.
Toute la journée sera consacrée à la promenade sur le lac Ba Be. On nous envoie donc sans formalisme à l’autre bout du village qui s’étire le long de la rivière sur un kilomètre vers l’endroit où nous prendrons le bateau. Cette simple marche tranquille à l’ombre avant huit heures du matin nous fait déjà transpirer par tous les pores de notre corps. Ce sera le cas toute la journée et chaque jour.
14 juillet mais 41 degrés.
Nous prenons une embarcation qui fait environ 7 mètres de long pour 1,5 mètre de large avec un toit sommaire revêtu de tissu en guise de protection du soleil. Le moteur n’est pas excessivement bruyant ou alors la beauté des lieux nous le fait oublier. Nous paierons 550000 dongs soit environ 22 euros pour deux personnes de 8 h à 16h le tour du lac qui fait 8 kilomètres de long ainsi que la remontée d’une rivière.
Le trajet et le panorama sont fabuleux autour de ce lac turquoise et sur cette rivière brune. La végétation est luxuriante tout autour du lac sur ces hautes collines. Dans et autour de la rivière, on croise buffles, oies, canards et cochons. On s’aperçoit déjà que le Vietnam est aussi un pays de libellules et de grands papillons.
Le parcours est agrémenté de trois arrêts-visite décevants. Il y a une énorme grotte d’une hauteur de 30 mètres, belle et spectaculaire. C’est bourré de chauve-souris et ça pue, ensuite il y a un petit lac supérieur totalement défiguré par les détritus et une pollution d’origine inconnue, et enfin une petite pagode sans intérêt. Heureusement, on est bien mieux sur le bateau car on se déplace et ça fait un peu d’air. Pas frais, mais moins chaud.
A midi, nous avons quitté le lac pour remonter la rivière et déjeuner chez la fameuse Pirate, réputée pour être l’une des meilleures cuisinières de la région. Pour l’instant l’endroit est assurément authentique. On entre dans une chaumière en bois et paille au fond de laquelle il y a une espèce de cuisine où le feu est constamment entretenu et d’où une épaisse fumée s’échappe vers l’extérieur. Pirate est tout en noir, d’un âge respectable, et veille sur sa cuisine en maîtresse de maison. L’accueil a été froid et on ne s’est pas occupé de nous avec un enthousiasme démesuré. Sans notre accompagnateur qui a fini par se décider à nous passer commande, aurait-on fini par nous servir ?
Nous avons eu à déguster un beau plateau de nems, légumes et des espèces de roulés de viande cuits. La qualité était un peu supérieure à ce que nous avions pu goûter jusque là, mais pas de quoi tomber à la renverse. Avec quelques boissons, nous en avons eu pour 250000 dongs, soit 10 euros. Finalement un peu cher à notre humble avis.
La chaleur là-dedans était étouffante avec un seul ventilateur sur pied pour toute la pièce. Nous avons vu en l’espace de quelques minutes sept personnes différentes tourner autour du gros réfrigérateur. Je regarde, je sors des boissons, je rentre des boissons. Il s’avèrera durant le séjour qu’en beaucoup d’endroits il sera difficile de trouver des frigos efficaces et des boissons réellement fraîches. Les vietnamiens mettent un maximum de glaçons, y compris dans la bière et le café. Pour nous, chaque glaçon est un risque virtuel, voilà le problème. Nous boirons plus d’une fois notre eau et notre coca tièdes, faisant contre mauvaise fortune bon cœur. Dieu qu’on a eu soif dans ce pays !
Près de chez Pirate, à quelques dizaines de mètres et en contrebas, un petit chemin dans la jungle mène à une cascade tumultueuse qu’on peut observer depuis un parapet. C’est un petit plus non négligeable dans le parcours.
Le trajet retour est aussi beau que l’aller. A l’arrivée, le gars qui s’est occupé de nous nous montre le chemin du retour et nous fait un au revoir du genre : cassez-vous, c’est fini. Nous serons souvent confrontés à ce genre de comportement. C’était tellement catégorique et marqué que ça m’a beaucoup amusé, même si au fond ce n’est pas vraiment drôle.
Sur le chemin du retour, en longeant la forêt, nous apercevons dans sa toile une grosse araignée colorée du genre qu’on n’a pas envie de toucher.
La fin de l’après-midi est consacrée à une petite promenade dans le village. C’est rural et perdu, c’est comme autrefois, les scènes que l’on observe à chaque pas sont souvent drôles.
Notre pension nous présente un repas du soir avec des pommes frites, franchement excellentes en plus. Surprise !
Comme la veille, on tombe comme des masses sous la moustiquaire après une douche ayant à peine pu rafraichir le corps. Boules quies de rigueur pour les personnes ayant le sommeil léger.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Ah un carnet de voyage (plutôt rare sur le forum Vietnam!) et en plus hyper précis et détaillé 🙂 !Surtout ne vous arrêtez pas en si bon chemin (même si ça fait beaucoup de boulot!) j'attends la suite avec impatience (et d'autres avec moi je pense, tout le monde ne se manifeste pas forcément!).J'espère que vous irez jusqu'au bout: c'est tellement utile le partage d'expériences quand on prépare un voyage...Bref merci et au plaisir de continuer à vous lire!
Au réveil, on découvre une belle blatte de 5 centimètres bien portante sur la moustiquaire. Bon, au moins ça ne mord pas.
Au petit-déjeuner, on nous propose des œufs pochés, des crêpes au miel et du nescafé. Sans plus. Le miel au Vietnam est de qualité médiocre et ultra coulant. On vous aura prévenus.
Un dernier coup d’œil sur la rivière avec ses buffles, ses pêcheurs et ses cochons et il faut régler l’addition : 2 nuits, 2 petits-déjeuners, 2 dîners et quelques boissons : 1100000 dongs soit 44 euros. On a connu plus cher ! On a côtoyé des gens bien sympathiques et c’est le cœur léger que nous entamons avec Minh le trajet qui nous mènera vers Cao Bang.
Petit à petit, la route s’élève; le paysage est continuellement beau et par moments carrément magnifique. Nous apercevons nos premières rizières en terrasses mais à cet endroit et à ce moment c’est clairsemé car on se situe entre la récolte précédente et le repiquage de la suivante. Au lieu du vert uniforme, le brun côtoie le vert, ce n’est pas plus laid pour autant.
Notre chauffeur Minh nous propose en cours de route de nous arrêter chez des producteurs de tabac dans un village. Nous ne sommes absolument pas branchés sur les visites chez les producteurs et artisans, ce sont des choses que l’on subit à de multiples reprises dans les voyages organisés et on y perd du temps que l’on ne consacre pas à faire autre chose. Mais comme nous sommes entre fumeurs, nous faisons une exception. Nous voilà dans le grand hangar où sèchent les ballots de tabac, avec toute la famille qui nous regarde en rigolant alors que nous essayons de nous comprendre mutuellement avec plus ou moins de succès. Sauf la petite de 18 mois, absolument terrorisée par ces gens étranges avec les yeux tout ronds.
Le chef de famille nous roule des cigarettes en cône en tassant le tabac dans…une feuille de tabac. La surprise vient du fait qu’en qualité, au-dessus, il n’y a plus que les bons cigares. Maintenant une anecdote : c’est au Vietnam, ce jour-là, que nous avons trouvé la réponse à une question que nous nous posions depuis quelques années. En effet, il nous semblait que nos cigarettes, en Europe duraient moins longtemps et n’avaient plus bon goût. Ce qui a d’ailleurs suscité des moqueries de la part de certains. Donc, le producteur avise mon paquet de cigarettes ramené de France, en sort une, la flaire et dit quelque chose à notre chauffeur. Nous lui demandons : qu’est-ce qu’il a dit ? Il répond : " il a dit, dans ta cigarette, pas beaucoup tabac " !
Nous n’avions pas rêvé, qu’il s’agisse de biscuits, de yaourts ou même de cigarettes, il devient de plus en plus flagrant qu’on nous met de moins en moins de produit dans les emballages et d’une qualité moindre par-dessus le marché.
Nous promettons de repasser au retour et repartons. Nouvelle pause au sommet du col suivant. Il y a une espèce de bar-épicerie. Il s’y trouve quantité de bocaux d’alcool de mais et de riz. Ces bocaux de 40 centimètres de haut sont ainsi la dernière demeure de bien gros lézards mais aussi de beaux cobras que les gens du coin trouvent en forêt. Pour le reste de la journée, nous regarderons sur quoi nous marchons lorsque nous descendons du véhicule.
A noter que, comme la veille, il y a quantité de nuages blancs dans le ciel, parfois quelques-uns bleu-gris. C’est un peu moins étouffant en altitude mais la température n’est probablement pas loin des 40 degrés. Même les locaux s’éventent.
Nous arrivons déjà épuisés à Cao Bang vers 15h30, malgré la longue nuit de sommeil réparatrice de la veille. Minh est fatigué mais ne le montre pas trop, la route lui réserve constamment des nids de poule, des creux et des camions qui arrivent en face en mordant largement sur la gauche.
Nous nous installons à l’hôtel sélectionné par Larsay. Nous serons satisfaits de son bon choix.
Puisque nous avons vu le marché en arrivant, nous décidons d’y faire une promenade. A chaque pas, c’est une scène inénarrable et chaque moment de chaque journée nous apportera son lot de photos.
En cours de route, nous avons été importunés par deux pauvres gars du village, l’un comique, l’autre plutôt inquiétant. Cela a énormément amusé les paysannes se trouvant sur place pour vendre leurs produits. Tout s’est arrangé et nous avons poursuivi notre chemin après l’achat de petites bananes et de petits ananas à des prix ridicules. Ces fruits seront le délice de notre soirée.
Sur ce marché, et ce sera une constante, nous rencontrons parfois des odeurs horriblement désagréables. C’est une caractéristique des pays pauvres avec des températures élevées mais nos narines nous ont confié que le Vietnam en matière de puanteur sur les marchés n’est pas loin du record. En grande partie la faute aux poissons séchés.
Nous avons fini notre journée en nous postant à un grand carrefour où nous nous sommes régalés en observant la circulation, les gens et en complétant notre collection de photos.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Devant l’impossibilité d’obtenir un petit-déjeuner occidental convenable et pour bien nous imprégner de la vie locale, nous prenons un pho dans la rue. Cette soupe aux herbes, à la viande et aux nouilles de riz est très bonne et nourrissante. Cela reste déconcertant pour qui n’en a pas l’habitude au matin.
Nous retrouvons notre chauffeur Minh pour un aller-retour de 2 x 100 kilomètres de Cao Bang jusqu’aux chutes de Ban Gioc à la frontière chinoise, à l’extrême nord du pays.
Sur les 10 premiers kilomètres, les paysages sont déjà beaux, nous longeons notamment pendant quelque temps une rivière à flanc de colline. Pour les 80 kilomètres restants, nous avons droit à une bien belle surprise.
Nous nous retrouvons tout à coup dans une région que nous estimons être l’une des plus belles au monde. Ce n’est plus qu’une succession de collines et pitons recouverts de végétation qui surgissent de la plaine. Ce sont parfois des dômes, parfois des pyramides, parfois par rangées de dix. Avec des vallées verdoyantes recouvertes de riz vert, parsemées de bouquets géants de très hauts bambous, d’arbres exotiques avec d’anciennes maisons sur pilotis et de vieilles granges. Dans tout cela, le petit peuple des campagnes avec son chargement à pied, à vélo, en motocyclette ou en charrette.
Tout le temps des salut, des sourires, de la gentillesse. Et le plus fou, c’est que plus on avance, plus c’est beau. C’est l’endroit où nos vacances deviennent féériques, nous nous extasions comme des petits jeunes n’ayant jamais rien vu et tracassons constamment ce pauvre Minh pour de réguliers arrêts photo. C’est là que j’ai dit à ma femme : ce n’est pas des photos, ce qu’il faudrait, c’est une caméra, sortir le bras de la voiture et laisser tourner sur 80 kilomètres…
Par contre, infaisable dans les conditions actuelles sans un deux-roues ou le 4 x 4. Tout le parcours est en réfection pour la construction d’une nouvelle route en vue de l’amélioration du commerce avec la Chine. C’est une suite perpétuelle de sections non bitumées avec des nids de poule et carrément parfois des nids de dinosaures. Le chauffeur est méritant, sa journée sera longue…
Les chutes de Ban Gioc sont un bel endroit au fond d’une vallée et agrémentent convenablement le parcours. C’est assurément à voir, les chutes ne sont pas extrêmement hautes mais sont particulièrement larges. Le débit était convenable. Nous ne sommes pas allés sur le radeau au milieu de la rivière pour observer la chute principale d’en face, nous avons estimé que cette option était facultative et ne méritait pas la dépense. Finalement, nous avons préféré nous reposer quelques minutes sous un arbre pour admirer le paysage et donner 20000 dongs à une vieille mamie édentée issue d’une minorité qui tentait de louer des tapis en plastique à ceux qui désiraient s’asseoir ou pique-niquer.
Il y a maintenant un restaurant en dur au-dessus du site, ce qui vous évite désormais d’amener votre panier-repas. Nous ne saurions le recommander, ils profitent certainement de leur situation de monopole. Les prix sont prohibitifs et leur explication est que les produits sont ramenés de Hanoi, notamment la viande, particulièrement chère. Cela ne nous convainc guère, des poules, des canards et des cochons on en a vu tout le long du chemin. On nous facture donc 230000 dongs, soit près de 10 euros pour deux cocas, deux petites bouteilles d’eau et trois petits plats dont un seul de viande.
D’ailleurs, l’un des fils de la maison est déjà un parfait petit businessman comme nous en avions déjà vu dans d’autres pays. Ce gamin de 10 ans est bourré d’assurance, connait quelques mots de chaque langue et est déjà à deux doigts de vous commander malgré ses 40 ans de moins que vous. Il a probablement de qui tenir. Lorsque nous avons manifesté notre mécontentement, tout le monde s’est bien foutu de notre gueule, y compris Minh, ce que nous n’avons pas du tout apprécié. Nous commettrons encore de temps en temps l’erreur de ne pas demander les prix à l’avance et systématiquement au Vietnam nous en serons châtiés. Le retour s’est fait par la même route, des paysages et des scènes inoubliables. Un peu de pluie s’est mise à tomber, mais allez, juste quelques gouttes pendant cinq minutes.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Au réveil à Cao Bang, nous avons constaté qu’il venait de pleuvoir en fin de nuit. Nous sommes chanceux pour l’instant. Mais cela a juste rendu l’atmosphère un peu moins lourde.
Nous commençons à avoir plus soif que faim et en guise de petit-déjeuner, avec un café au lait concentré nous finissons de déguster ces sublimes ananas achetés la veille au marché.
Le chemin du retour vers l’aéroport nous permet d’apprécier avec un autre œil les paysages de l’aller, ou d’autres inédits, avec le même plaisir.
Quand on aime les plantes, on se régale de contempler la végétation : hibiscus, arbres à pain, manioc, palmiers, splendides arbres du voyageur et d’autres non identifiés, dans toute la gamme existante du vert.
Comme prévu, nous sommes repassés chez le producteur de tabac rencontré quatre jours plus tôt et lui avons acheté 1 kg de tabac blond séché et très parfumé, la qualité supérieure, pour 80000 dongs, soit un peu plus de…3 euros ! En incluant dans le prix une quantité de feuilles de tabac pour faire les cigarettes et huit paquets de feuilles. Une affaire extraordinaire, les fumeurs apprécieront.
Nous constatons depuis le départ que les gens, du plus petit au plus vieux, nous regardent comme s’ils n’avaient jamais vu un être humain. Ce n’est pas propre qu’au Vietnam, mais enfin nous avons bien deux bras et deux jambes.
Un mot aussi sur les scooters et motocyclettes. Quand on les voit là-dessus parfois à cinq, dont un gamin de 4 ans et un bébé, dans une circulation où tout le monde zigzague allègrement, on a peur pour eux. Et ceci parfois sans casque, de nuit et même avec le conducteur qui consulte ses sms sur le portable.
Notre chauffeur a eu un peu de mal à trouver notre hôtel du soir, le Bong Sen Airport Guesthouse, mais a fini par nous mener à bon port. Nous avions réservé sur Agoda pour 17 euros au lieu de 23. Rien de fabuleux. Le patron, très sympa, parle quelques mots d’anglais. Le lit, en revanche, ou plutôt la natte, s’est révélé franchement dur. Il parait que c’est comme ça lorsqu’ils sont neufs, mais n’étant pas spécialistes…Heureusement, comme chaque soir nous tombons de fatigue.
Le bilan de ces cinq jours dans le nord-est est totalement positif. Nous dirons simplement que nous sommes désolés pour ceux qui n’auront jamais l’occasion de le réaliser. Même si notre chauffeur Minh a parfois inclus certaines de ses petites additions dans les nôtres, ce qu’ils font tous d’ailleurs, il a été d’une disponibilité, d’une patience et d’une prudence quasi parfaites. Une dernière fois, merci Jacques B. de nous avoir concocté ce si beau séjour.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Cette fois, au réveil, nous nous retrouvons livrés à nous-mêmes. Nous sortons de l’hôtel et nous arrêtons à la première gargote trouvée pour déjeuner d’un pho à la viande de bœuf. Nous la payons 30000 dongs et ici le coca ne fait que 10000 dongs.
Plus tard, le taxi commandé la veille arrive pile à l’heure et nous emmène en quelques minutes à l’aéroport de Hanoi pour 60000 dongs comme prévu. Nous y prenons l’avion pour Nha Trang, d’où nous démarrerons notre remontée vers le nord. La réservation avait été faite deux mois plus tôt sur le site de Vietnam Airlines et nous a coûté 258,13 euros. C’est moitié prix sur d’autres compagnies comme Vietjetair, mais nous ne voulions pas courir le risque d’un vol retardé de plusieurs heures voire d���un jour.
Le trajet prend 1h30 et certains stewarts ou hôtesses sont plus aimables que d’autres. C’est comme partout dans le pays : certains vous regardent méchamment, beaucoup vous dévisagent, quelques-uns sont sympas.
Peu avant d’atterrir à Nha Trang, dès qu’on voit le sol de plus près, on se rend compte cash que c’est extrêmement beau et qu’il y a sur ces côtes bien du potentiel touristique exploitable.
Pour éviter de payer trois à six fois plus cher, nous confirmons qu’il y a bien une navette vous conduisant au centre touristique. On ne peut pas rater le guichet, il se trouve juste à côté du tapis roulant où on récupère les valises, avant de franchir la porte menant au hall de l’aéroport. Le tarif a néanmoins nettement augmenté, il est désormais de 60000 dongs par personne.
La seconde partie des 30 kilomètres menant à la ville vous fait déjà ne pas regretter le déplacement. C’est la belle mer, avec les belles collines, les belles plages et le beau soleil. Une totale sensation de vacances.
On se sent mieux, il ne fait plus que 32 degrés.
L’arrêt de la navette est tout proche du quartier routard, le plus touristique et pour 40000 dongs un taxi nous amène rapidement à l’hôtel 2 étoiles Sea Light Hôtel réservé pour 3 nuits pour 24 euros la nuit au lieu de 49 euros, encore sur Agoda. Il est en troisième rideau et la vue de la mer est partielle. Ascenseur, clim, deux grands lits à 2 personnes et petit-déjeuner inclus. Literie d’excellente qualité, déco assez soignée.
Nous passons le reste de l’après-midi à déambuler sur la promenade le long de la mer en nous dirigeant vers le nord. Pour ce que nous aurons vu du Vietnam, cette fois-ci l’aménagement est très bien réalisé. Même les arbres sont taillés en ronds, carrés et triangles, il y a plein d’endroits sympathiques, c’est déjà une bonne surprise par rapport à certaines descriptions. Beaucoup de gens dont une majorité de locaux s’y baignent, s’amusent, y jouent avec leurs enfants ou y dînent. Ambiance très bon enfant. Cet endroit est carrément le top pour les familles ou les amoureux.
Et surtout, oui, cette baie parsemée d’îles et entourée de montagnes est magnifique. Une caresse pour nos regards.
Je signale en passant que c’est la deuxième fois en quelques jours que je donne des billets de 100000 ou de 200000 au lieu de billets de 10000 ou de 20000 et que la commerçante ou le chauffeur de taxi me le rend en me faisant remarquer que ce n’est pas le bon. Il fallait que ce soit dit.
Après avoir beaucoup marché et cherché dans la mauvaise direction un restaurant du Routard que nous ne trouverons que le lendemain, nous voilà près du petit port juste après le grand pont le plus proche de la mer. Il fait nuit et choisissons un restaurant au hasard dans cette rue Cau Tran Phu au bout de laquelle on aperçoit les ruines de Po Nagar illuminées. Le destin nous mène au Doi Bo, numéro 4381, de guerre lasse. En effet, ce restaurant réunit tous les critères du piège à touristes : au milieu d’une file de restaurants accolés, lumières criardes partout, rabatteur, serveuses en minijupes flashy. Nous nous installons à la terrasse ouverte du deuxième étage et nous y dégusterons les meilleures nouilles sautées aux fruits de mer de notre séjour. Les plats pour 75000-85000 dongs sont très copieux et délicieux. Le petit jeune qui nous sert est tellement sympa que nous lui laissons un bon pourboire. Idem pour le chauffeur de taxi qui nous ramène.
Décidément, cela commence bien, pourvu que ça dure !
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bjr
votre récit est très bien ecrit , mais je vous trouve un peu categorique pour la qualité du miel , je vous cite
Le miel au Vietnam est de qualité médiocre et ultra coulant. On vous aura prévenus.
je ne suis pas du tout d'accord avec vous , dans le sud , j'en achete dans la region de ben tre et ce miel est excellent et tres parfumé , coulant d'accord mais très bon
cdlt
kaoua
Bonjour, il est vrai qu'au fil du récit on pourra nous trouver tour à tour très élogieux ou très critiques. Nous nous sommes promis de tout retranscrire exactement comme nous l'avons vécu et ne pouvons pas parler de ce que nous ne connaissons pas. Nous nous sommes vus servir partout le même miel. Pour ma défense, sachez que je suis originaire d'Alsace et que sur les pentes des Vosges les producteurs font un miel de sapin très sombre, très dense et très goûteux, probablement le meilleur de l'univers. Ce qui m'a rendu bien exigeant...
Merci à ceux qui nous encouragent, c'est une longue entreprise, nous le faisons pour les autres.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
probablement le meilleur de l'univers
ah là ce n'est plus etre categorique , ça s'appelle du chauvinisme 🙂
comment peut on savoir que le miel d'alsace est probablement le meilleur de l'univers ....... il existe de part le monde une multitude de variétés de miel , qui sont tous tres differents, mais de là a affirmer que le meilleur de l'univers est surement en alsace , je pense qu'il faut tous les gouter avant de tenir de tels propos.😉
cdlt
kaoua
JEUDI 19/07/2012
C’est un pays où rapidement on se couche plus tôt que d’habitude mais où on se lève donc également plus tôt. Nous arrivons à 6h30 à l’étage où est servi le petit-déjeuner à partir de 6h. Nous trouvons porte close. Dans l’ascenseur avec nous se trouvait l’employé chargé de s’en occuper, lequel était fort en retard. Du jamais vu. Nous aurons au fil du séjour de nombreux exemples de non-professionnalisme dans diverses branches d’activité. Le café au lait est bon mais les petits bouts de beurre et de confiture sont minimalistes et pas moyen d’avoir du rab. Les fruits utilisés pour cette confiture gluante et inétalable sont indéterminables.
Nous partons directement à l'autre bout de la ville voir les tours Cham de Po Nagar, horaire 8h-17h et toujours 16000 dongs l’entrée. C’est un sympathique petit ensemble bien restauré, surtout la tour principale. Il est situé sur une butte, ce qui le met un peu en valeur. Agréable.
Malgré les 35-36 degrés sans nuages, nous décidons de faire le chemin du retour à pied, ce qui nous permettra de voir le quartier des pêcheurs et le marché. On traverse le deuxième grand pont, pas celui de la veille lequel est plus près de la mer.
Et nous voilà dans un vrai dédale de rues minuscules où nous nous perdons avec plaisir car dans ces coins là, c’est toujours de l’authentique. Plein d’enfants, des scooters qui ont tout juste assez de place pour passer et tourner, des petits vieux et petits vieilles qui se demandent tous mais qu’est-ce que ces deux viennent faire ici, des maisons en tôle, des résidences archi fleuries, un tout petit marché de quartier.
Par la suite, nous tombons sur le grand marché de Nha Trang. Section fruits et légumes, section viande, section poissons séchés. Puis évidemment, une série d’ateliers de mécanique, de soudure, de menuiserie, de quincaillerie tout droit sortis des années cinquante voire parfois du 19ème siècle.
Plusieurs personnes croisées, pensant que nous nous sommes perdus, tendent le doigt pour nous montrer le chemin vers le quartier touristique. Jusqu’au soir, nous serons par endroits confrontés à des odeurs infâmes et à la limite du supportable. Mais tous les dix mètres, une personne ou un endroit à voir, à photographier, des situations à rire, à s’étonner.
Après trois heures à musarder, malgré des arrêts boissons fraîches, nous n’en pouvons plus sous le soleil de plomb et finissons le trajet vers le restaurant en cyclo-pousse. Très sympa, malgré l’impression bizarre de se sentir comme un colon paresseux qui exploite le miséreux. C’est pourtant la seule fois que nous prendrons le cyclo-pousse, à plusieurs reprises nous aurions bien voulu les faire travailler mais au fil du séjour on nous a partout proposé un prix exorbitant, même après marchandage, ce qui fait qu’on a payé moitié moins en prenant le taxi…
Nous testons donc le Nha Trang Seafoods, cité très favorablement dans le Routard, et le recommandons franchement à ceux qui passeront là-bas. Nous sommes totalement affamés et commettons l’erreur de commander un hot-pot vapeur aux fruits de mer en plus du plat de 10 nems crevettes-poisson et du plat de nouilles sautées aux fruits de mer. Le hot pot, on vous chauffe sur la table dans une marmite plusieurs légumes et nouilles au riz avec un ensemble de crevettes, du poisson, des coques et des calamars. Quand vous avez fini, vous reste une soupe particulièrement délicieuse. Nous n’en pouvions plus après nos deux premiers plats servis avec générosité et c’est la gourmandise qui nous a permis de terminer. Dans un cadre plutôt propret, avec ce midi le restaurant pour nous seuls et quatre personnes pour nous servir qui se demandaient où on mettait tout ça. Boissons incluses, nous en avons eu pour un peu moins de 500000 dongs mais reconnaissons qu’à deux nous avons mangé en quantité pour quatre personnes.
Evidemment, nous nous traînons comme de gros phoques à l’hôtel pas loin et tombons en léthargie pour deux bonnes heures.
Du coup, le soir ce ne sera qu’ananas du marché et pop corn sucré. Les petits sachets de pop corn sucrés au goût d’autrefois que la petite marchande au coin de la rue vous vend 5000 dongs, rendez vous compte.
En fin d’après-midi, nous voilà repartis pour une ballade dans le quartier routard : le lèche-vitrines nous a bien plu, il y a moyen de dénicher l’une ou l’autre fringue très bon marché dans les petits magasins d’habillement, sous les rires moqueurs, comme d’habitude, des petits vendeurs et vendeuses. Ce quartier n’est pas outrancièrement touristique par rapport à certaines descriptions que nous avions pu lire et ça ne représente qu’une petite partie de la ville.
Contrairement à ce qu’on attendait, il n’y a pas à Nha Trang, à cette date, un grand nombre de touristes. Quelques français, quelques américains et majoritairement des russes. Tiens, les russes ont pas mal grossi ces dernières années ! Nous avons pris l’habitude de traverser les rues comme les locaux : surtout pas vite, surtout ne pas s’arrêter. Pour l’instant, nous sommes encore en vie !
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Réveil un peu tardif, les jambes ayant été très sollicitées la veille. Du coup, petit déjeuner tardif et douche tardive. Les femmes de ménage entrent dans la chambre alors que monsieur est dans la douche et n’entend pas, puis monsieur sort de la douche et est freiné de justesse par madame qui lui crie de ne pas sortir, les femmes de ménage s’enfuient en rigolant…vous voyez comme un incident est vite arrivé ?
Comme chaque jour, le ciel est bleu sur Nha Trang, avec de rares nuages blancs, ça fait mine de se couvrir dans l’après-midi puis ça y renonce. La chaleur est encore écrasante. Nous nous offrons une petite bronzette et baignade à la plage. C’est calme, peu de vagues ; l’eau est bleue-verte et claire, avec une température de 24/25 degrés. La plage est relativement propre.
A midi nous déjeunons au restaurant Kirin, recommandé par l’un ou l’autre membre du forum. La décoration est assez réussie, le patron semble bien veiller sur la bonne organisation de l’affaire. La cuisine a un goût, disons familial. Nous aurons les moins bonnes nouilles aux légumes que nous ayons testé à ce jour, un porc sauce aigre-douce très moyen mais par contre un excellent riz aux fruits de mer servi dans un ananas. Notre sentiment global est mitigé, ce n’est pas une adresse inoubliable.
Bref passage à l’hôtel, nous nous souviendrons de ce monsieur vietnamien à qui nous disons bonjour dans l’ascenseur et qui nous fait un bien vilain regard. A l’étage, sa famille rentre dans l’ascenseur et nous bouscule franchement alors que nous en sortons. Il y a régulièrement ce genre de comportement et nous ne nous en vexons pas trop dans la mesure où la lecture de ce forum nous en avait prévenus.
Dans l’après-midi, nous prenons le taxi pour aller voir à la périphérie de la ville, côté ouest, la pagode de Lang Son et l’énorme bouddha blanc perché 25 mètres au-dessus. Comme pour chaque trajet en ville, tarif entre 40000 et 55000 dongs.
Ce fut un moment magique que la découverte de ces lieux, pas du fait de l’entrée gratuite, mais en raison de l’atmosphère de sérénité ressentie. Nous avons adoré l’esthétique de l’extérieur ainsi que de l’intérieur de la pagode. Une fois l’entrée franchie, on fait face à la grande shiva dorée aux multiples bras dont chacun tient un objet. Assez spectaculaire. Au fond de la pagode, l’autel chargé en objets et en fleurs est très joli aussi. Aux plafonds de l’entrée, jolis dessins de la vie de Bouddha. Une odeur d’encens omniprésente, de temps en temps des chants sacrés venant d’on ne sait où.
On sort, on monte quelques marches et à mi-chemin entre la pagode et le Bouddha géant, on rencontre un grand bouddha couché et dans un kiosque une énorme cloche qu’un moine fait sonner de temps en temps en la percutant avec un gros rondin de bois attaché. Atmosphère…
Quelques marches et un litre de sueur plus haut, nous voilà tout petits sous le big bouddha blanc. De l’autre côté, juste en-dessous, une série de très longs murs parallèles. C’est en fait un cimetière pour urnes funéraires. On y voit les photos d’une grande partie des défunts, certaines datant de plus d’un siècle. C’est intéressant et mélancolique.
Juste sous le bouddha nous observons des baraques en tôle ondulée où habitent des gens n’ayant probablement pas grand-chose. Un gamin tout mignon, tout souriant et tout sympa vient nous voir et nous dit : Miam, miam en faisant le geste qui va avec. Sur le coup, ça nous arrache le cœur mais nous ne savons pas s’il a faim ou s’il fait le coup à tout le monde. Madame part avec lui à la plus proche boutique et il se choisit deux paquets de friandises. On lui donne aussi un des stylos qu’on a ramenés et qui ont la particularité, lorsqu’on appuie sur leur extrémité, de faire petite lampe de poche. Evidemment, il rameute ses deux frères ( ou copains ) et sa sœur. Ouf, on a plein de stylos. On leur précise bien que c’est : for school. Ils repartent drôlement contents et nous aussi.
Encore un petit billet glissé à un pauvre gars sans avant-bras à l’entrée de la pagode et cette fois les courageux repartent à pied vers le centre ville.
Ce qui ouvre encore l’appétit et le soir venu retour à la valeur sûre qu’est le Nha Trang Seafoods, les nems au crabe et à la crevette ayant trop un goût de reviens-y. En revanche, nous n’essaierons plus les crabes. Bien qu’accompagnés d’une sauce délicieuse, ils ne sont pas grands, il faut les décortiquer et au final on n’y trouve pas grand-chose à manger.
Pour les amateurs de langouste, selon le type et la taille de la bête, les prix vont de 1,2 à 2 millions de dongs. Ailleurs, soit on n’en trouve pas soit le prix monte à 4 millions facile. Mieux vaut donc, semble-t-il, les déguster à Nha Trang.
Coucher tôt, car demain une nouvelle destination.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Nous avions fait réserver par l’hôtel les billets de bus pour Quy Nhon. Le prix ne fut pas les 90000 dongs annoncés par le Routard ou les 110000 dongs vus sur un blog internet mais 150000 dongs pour 5 heures de trajet et 240 kilomètres. Cela dit, une navette vient directement nous chercher à l’hôtel et ça compense dans notre esprit les 40000 dongs que nous aurions dépensés en taxi pour nous rendre à la gare routière. En pourcentage, la commission prise par l’hôtel est plutôt conséquente mais cela représente une petite somme. La navette arrive dès 6h30, il faut vite payer, il faut vite sortir. A la gare routière, il s’avère que le prix est bien de 115.000 dongs.
Nous partons tout contents à bord du bus vert Mai Linh, admirons le beau paysage avec satisfaction et après plus d’une heure de route, catastrophe et sueurs froides : dans l’empressement du départ à Nha Trang, nous n’avons pas récupéré nos passeports et les employées de l’hôtel n’ont même pas pensé à nous les rendre. Nous avions bien remarqué qu’elles n’assuraient qu’à moitié, sauf pour ce qui est d’encaisser toute somme due et pour rigoler à la moindre occasion. Mais un peu trop insouciants et décontractés, nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-mêmes. Il a fallu lutter pendant les premiers instants contre l’affolement. Il a été bien difficile de faire comprendre au chauffeur que nous devions sortir à la prochaine gare routière, laquelle se trouvait heureusement à moins d’un quart d’heure de route. Au guichet Mai Linh, il a aussi fallu faire comprendre la situation à l’employée, et de même au téléphone cette fois avec les employées de l’hôtel. Celles-ci ont décidé d’envoyer les passeports par le bus de l’après-midi puisqu’il n’y en a que deux par jour. Evidemment, il a fallu réserver deux nouvelles places dans le même bus. Résultat : cinq heures perdues en attente et 230000 dongs.
Cinq heures à meubler sous pas loin de 40 degrés. On a tué une partie du temps en allant juste à côté sur le grand marché local de cette bourgade dont on ne saura jamais le nom. Plus authentique, tu meurs. Ont-ils jamais vu un étranger ? C’est comme si nous étions verts avec les oreilles carrées. Nous nous sommes arrêtés chez une marchande pour boire un délicieux jus d’ananas pressé. Bien sûr, nous sommes tombés sur une forte en gueule qui a rameuté toutes ses collègues. Deux, trois mots basiques de vietnamien et trois quatre grimaces plus loin et c’était parti pour le fou rire généralisé. C’est clair que partout on se paye votre tête. A vrai dire, on rigole bien en France de ces japonais ou chinois avec leurs dégaines improbables et leur obsession de faire des photos de tout et de rien. En même temps, on ne leur rigole pas franchement à la figure en leur disant des phrases alors qu’on sait bien qu’ils ne les comprennent pas. Allez, nous aussi parfois on rigole des vietnamiens…
Nous revenons près de la gare routière et déjà le besoin de boissons fraîches se fait ressentir. Nous nous attablons à l’ombre chez une dame qui fait épicerie et qui a juste le temps de nous servir avant de s’endormir sur sa chaise. C’est là que soudain apparaît dans notre champ de vision un cul de jatte. Un pauvre petit bonhomme assis sur sa planche en bois avec des roulettes, avec ce qui lui tient lieu de jambes complètement replié derrière son séant et qui avance péniblement dans cette fournaise avec ses deux patins en bois fixés aux mains. Impossible de décrire comme nous avons eu mal au cœur. Le gars a visiblement eu l’impression de rêver lorsqu’il a pris le billet de 20000 dongs que lui tendait ce gars étrange en short, lunettes de soleil américaines et casquette à l’envers.
Ma femme s’endort ensuite sur mon épaule, comme c’est mignon, sous la bâche protectrice et près du ventilateur que la marchande avait gentiment amené pour nous. Je regarde la circulation sur ce carrefour, c’est toujours un spectacle. Passe devant nous une motocyclette dont le passager arrière porte un coq vivant dans un bras. La motocyclette suivante, pareil, sauf que le conducteur porte lui aussi son coq en conduisant.
Après une éternité, le bus arrive et nos passeports avec. Mais en raison de la réservation tardive, nous avons les pires places : tout à l’arrière du bus. Et la route de Nha Trang à Quy Nhon n’est pas faite pour ceux qui ont des problèmes de dos. Ou des problèmes de vessie. Quand il y a un rare arrêt toilettes, en général ce sont des WC turcs. Il ne faut pas être très regardant et quelquefois il vaut mieux avoir le rhume…
Heureusement le paysage est beau tout au long du trajet. Il faut noter que les 30 derniers kilomètres au sud de Quy Nhon sont véritablement fantastiques. Une sorte de côte d’azur inexploitée. Plages de sable fin, rochers, îles, escouades de bateaux de pêche colorés. Il y a du potentiel, du gros potentiel. Un étudiant, qui chose rare parle le français avec un accent peu marqué, nous explique que les chauffeurs de camion faisant le parcours Hanoi-Saigon racontent que ces 30 kilomètres sont la plus belle partie du trajet.
L’arrivée à la gare routière est tardive, le jour tire à sa fin. Nous demandons à un taxi de nous amener à l’hôtel Thang Long mentionné dans le routard. Comme souvent, le chauffeur ne connait pas bien les lieux et a du mal à trouver. Enfin arrivés à destination, nous rentrons dans le hall de l’hôtel avec nos gros sacs, la porte étant grande ouverte. Deux jeunes hommes qui regardaient la télé se lèvent stupéfaits et nous demandent ce que nous faisons là. Après discussion, il s’avèrera que l’hôtel a fermé depuis un an. Tout le monde se marre bien et cette fois on comprend pourquoi.
Un rapide coup d’œil au Routard et on opte pour l’hôtel Hoi Ha, catégorie prix moyens. Bon, comment dire, ça fait hôtel pas cher du routard des années 70, la moitié de la pièce est constituée de hautes baies vitrées masquées par des rideaux dont certains sont à moitié décrochés, le frigo ne fonctionne pas, la salle de bains et les draps de lit sont à la limite du pas clean. Par contre, le bar au rez de chaussée et l’espace karaoké au 1er étage sont quasi neufs.
Il fait nuit, on est fatigués, on a faim, on n’a pas d’autre adresse et à pied avec deux gros et deux petits sacs à dos, rien n’est facile. Nous posons donc nos affaires en se disant qu’on avisera le lendemain et nous sortons dîner, au petit bonheur la chance, après nous être fait indiquer la direction de la plage.
Nous choisissons un restaurant où ne se trouvent que des locaux, le Bien Xanh au 118 Xuan Dieu. 3 boissons et 2 plats de nouilles sautées aux fruits de mer pour 169000 dongs. On voit bien qu’on n’est pas en zone touristique. C’était très bon et ces plats étaient généreusement pourvus en matière de fruits de mer et de légumes. Une bonne adresse parmi bien d’autres apparemment sur cette longue avenue du front de mer. Cela nous aurait juste arrangés que les serveuses rient un peu moins longtemps et moins ouvertement de nous. Derrière nous il y a une tablée complète de vietnamiens qui se font amener des cartons entiers de bière. Tout ce qui peut gêner à table, ils le jettent par terre sans se poser de questions. Partout sous les tables, sauf la nôtre, c’est la mini décharge.
Au retour nous passons devant un hôtel 3 étoiles situé tout près du nôtre et allons nous enquérir du prix pour la soirée du lendemain. A notre grande surprise, c’est plus luxueux et pourtant moins cher que le notre. Nous nous rendons compte petit à petit que le guide du routard pour le Vietnam est très dépassé pour ce qui est des tarifs et assez contestable pour une partie des hôtels et des restaurants. Sur ces 25 dernières années, il nous avait systématiquement habitués à mieux. Il nous semble d’ailleurs, compte tenu de nos observations, qu’il tende à être supplanté par le lonely planet, dont apparemment certains utilisateurs ne sont pas totalement satisfaits non plus.
Arrivés à notre hôtel, mauvaise surprise ! Le karaoké a démarré à fond les manettes. Là, on sait qu’on n’est pas près de dormir. On ne traine pas, on descend illico avec tout notre barda et on leur explique qu’on est décidés à partir de suite. Ils nous relâchent contre 100000 dongs que nous récupérerons en fait sur la facture moins élevée de l’hôtel suivant. Nous traînons nos bagages sur 200 mètres jusqu’à l’hôtel Y Linh où nous étions allés nous renseigner auparavant. Stupeur, le sympathique réceptionniste avait oublié de nous informer que c’était complet le soir même. Il nous sauve malgré tout en nous envoyant quelques centaines de mètres plus loin dans ce qui semble être leur hôtel de délestage, le My Linh au 88 Xuan Dieu qui au final se révélera être un des meilleurs rapports qualité-prix de notre séjour.
Nous nous posons enfin après cette fatigante journée à rebondissements et finissons notre soirée en contemplant les rats gambader sur les toits des commerces et restaurants en-dessous.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
je suis d'accord avec ces recits malheuereux concernant les hotels.
c'est pourquoi parfois il vaut mieux voyager avec un guide/ami local..
moi par exemple je coneille souvent les touristes que je rencontre, ainsi que certains forumistes qui m'ont rendu visite.
mais au fait pourquoi avoir choisi QuyNhon?
moi j'adore QuyNhon mais c'est pour des raisons privees, pas pour faire du tourisme
si vous n'aimez pas mes informations, ne les lisez pas, lisez autre chose, mais respectez les car elles serviront a d'autres
Et oui penser à recuperer le passeport deposé à la reception , on a tendance à n eplus y penser j' ai failli me faire pieger deux fois .
Que de bons souvenirs à vous lire : j'ai rencontré le sympathique Minh meme si je n ai pas voyagé avec lui mais avec un de ses collegues . A 10 kms avant les chutes de Ban Gioc il ne vous a pas emmené visiter de fameuses grottes ?
Comment avez vous trouvé Qui Nhon ? le site est joli par contre beaucoup de masures en bord de mer .
L'ont ils réamenagé ?
J attends de lire la suite avec impatience .
Comment avez vous trouvé Qui Nhon ? le site est joli par contre beaucoup de masures en bord de mer .
Voici ce que j'ai écrit le 21 Septembre 2009: http://voyageforum.com/v.f?post=2884777;
J'ai payé un hôtel de vrai standing 4 étoiles pour 17 USD par nuit. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas en profiter.
"La plage de la ville elle-même avec son sable sale et son eau trouble n'invite pas à la baignade. Mais elle regorge d'activités populaires étonnantes pour un touriste occidental: à 5 Heures du matin, gymnastique de groupe avec des gestes d'art de combat (la célèbre école d'arts martiaux qui a permis à Nguyên Huê, héros national de se débarasser définitivement de la domination chinoise et de la dépendance du pays, la plupart des habitants de la région de Qui Nhon pratiquent les arts martiaux), jeux de plage, baignade avec des mémés qui nagent avec leurs bouées, le soir c'est un lieu de promenade pour les uns où plein de marchands installent leur échoppe de boissons (jus de canne pressée, jus de cocos frais, milkshake de toute sorte de fruits), un endroit où l'on s'allonge sur le sable sous un ciel étoilé. La plupart des restaurants aux fruits de mer frais et peu chers sont regroupés sur la partie Nord de la plage.
Cela vaut le coup de s'offrir le luxe pour pas très cher à l'hôtel Saigon Tourist Quinhon: un vrai 4 étoiles au standard européen pour le prix d'une formule 1, de grandes chambres avec des lits king size de plus de 2, 4 m de largeur, une très belle et grande piscine et un petit déjeuner copieux au choix multiple d'une dizaine de plats, de fruits variés, et des petits fours etc ... bien situé au centre de la ville et face à la plage.
Pour la pratique de la baignade dans une eau limpide et un sable presque blanc, il faut se rendre au port de pêche et prendre une embarcation de voyageurs pour se rendre à la presqu'ile en face (Hai Minh) (pix du trajet de 10 mn pour 10 000 dông), une fois sur l'autre rive, traverser le village dans des ruelles étroites en direction de la statue de Trân Hung Dao (un autre héros national), puis chercher un petit chemin qui conduit vers le bord de mer au nord est de la statue (le plus facile vous fait traverser des broussailles qui poussent entre les tombes). Il se peut qu'il y a des adolescents qui adorent s'y retrouver pour une partie de picnic.
Il faut donc 30 mn pour s'y rendre afin de profiter de la plage qui (je le rappelle) au VietNam se trouve toujours à l'écart des grandes villes. Il existe aussi une très belle et grande plage (Qui Hoà) qui se trouve sur la côte Sud de la ville: longer la route du bord de mer et juste après le resort 5 étoiles de Hoang Gia Long, il existe une entrée payante qui conduit au restaurant et à la plage de la Reine, continuer la route pendant 2 kms et on rentre dans un enclos encore payant une deuxième fois de l'ancienne léproserie, une immense et belle plage vous attend.
Il serait aussi possible de louer une moto pour faire un boucle vers Tây Son (berceau des arts martiaux de Binh Dinh). Ici, on peut vouloir profiter du paysage et du romantisme en se rendant à la source Suoi Ham Mo ou faire une visite au musée dédié à Quang Trung (Nguyên Huê) et c'est là qu'on apprend une page de l'histoire du ViêtNam du XIXème siècle aussi intéressante que la guerre de 1954 et 1975. Ensuite on fait une traversée sur une route cimentée (comme souvent dans les villages du VietNam) et on cotoie la vie paysanne de la campagne en direction du village de Cat Tuong du district de Phu Cat (35 km au nord de Qui Nhon). il faut se renseigner pour se rendre aux ateliers familiaux qui fabriquent les meilleurs chapeaux coniques du VietNam (4 jours pour fabriquer un chapeau) qui sont vendus sur le célèbre marché de la région de 2 à 5 heures du matin.
3 jours c'est un minimum pour apprécier ce coin du VietNam où sont dispersés les tours de la civilisation Cham."
Lucky that we have a home/Our Home is Nha May Man/Passing rain and dry seasons/In a full-of-love atmosphere/Besides my new family/I have brothers and sisters/The sun shines over the skies/Let's stay here, with all of us,
Messieurs, avant de poursuivre, une rapide petite réponse : nous avions absolument décidé de voir Nha Trang et l'étape suivante était Hoi An. Nous ne voulions pas prendre le bus de nuit et il fallait trouver une étape pour ne pas avoir 10 à 12 heures de bus de suite. Mon expérience de certains voyages précédents m'a appris que ce genre d'étape dans un endroit peu touristique mais où il y a quand même un certain nombre de choses à voir réserve souvent de bonnes surprises et laisse parfois de meilleurs souvenirs que des lieux archi connus dont on attend beaucoup et qui peuvent décevoir. Bien qu'étant simplement une ville-étape, Quy Nhon a tenu ses promesses. Avec le recul, nous y aurions bien passé un jour de plus, mais honnêtement nous sommes très satisfaits de notre parcours.
Certains d'entre vous auraient fait mieux et connaissent des endroits plus intéressants sur place mais enfin c'est bien grâce à l'ensemble des contributions que nous avons déjà pu réaliser ce parcours pour nous si complet et nous ne pouvons décemment pas avoir de gros regrets.
Pour la journée complète dans cette ville, il vous faudra patienter un peu puisque ce sera l'objet du prochain récit.
Merci pour vos remarques, merci pour les encouragements.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Comme prévu et promis au réceptionniste qui nous avait si aimablement renseignés la veille, nous posons nos bagages au Y Linh, 18 Nguyen Hue ; d’apparence plus luxueuse que le My Linh, les chambres sont un tout petit peu moins bien. Nous faisons tout de suite réserver nos places pour le bus du lendemain matin vers Hoi An . Il y a une commission de 20000 dongs mais ça nous évite de courir chercher une agence et la navette viendra nous chercher à l’hôtel, c’est confortable.
Cette journée à Quy Nhon, c’est le ciel bleu au matin, un panorama rappelant le Nice des années cinquante, une belle baie, une bien longue plage plutôt propre pour ce que nous en avons vu, les filets à poissons disposés dans l’eau, de nombreux bâteaux de pêche multicolores, beaucoup de ces fameuses petites coques rondes appartenant aux pêcheurs. Matinée pastel.
Nous allons voir le site Cham avec ses deux uniques et hautes tours. Le prix d’entrée est logiquement modique, ces tours sont en assez bon état. C’est un tout petit lieu de sérénité, avec un gazon très doux, quelques bancs, entouré de dizaines de grands bonzais, du genre 1,5 mètres de large sur autant de haut. Nous constatons de plus en plus que ces bonzais sont l’une des passions des vietnamiens. Nous en verrons des milliers et des milliers, absolument partout. Combien en aurions-nous rêvé d’emmener à la maison ! Quelqu’un nous a dit qu’ils étaient très bon marché. Il y en a souvent deux rangées de quatre ou cinq de chaque côté des portes d’entrée des maisons.
En raison du retard pris la veille, nous renonçons à prendre les bus T4 ou T6 menant au grand site cham situé à l’extérieur de la ville, à 25 kilomètres environ. La fatigue et la chaleur allégeront parfois notre programme de départ, mais ceux qui iront en juillet-août comprendront…
Nous faisons un bout de chemin à pied pour le retour, le spectacle dans la rue est toujours au rendez-vous.
Le premier taxi trouvé nous amène aux deux pagodes des rues Tran Thi Ky et Ham Nghi. Elles se trouvent à 400 mètres l’une de l’autre, dans des rues perpendiculaires. La première pagode est en réfection et en agrandissement. C’est en fait un petit complexe avec kiosque, pagode, tours, statues. C’est joli à voir, extrêmement coloré et dans un style kitsch flamboyant. La seconde pagode, par contre, nous réserve une sacrée surprise. On voit avant tout sa belle et très haute tour dont la portion du sommet est entièrement dorée. Le portail d’entrée en pierre semble très ancien. La pagode est de très grande dimension, les décorations, statues et boiseries et son fabuleux intérieur nous font très forte impression. Tandis que nous sommes en pleine admiration, ne sachant plus où regarder, nous entendons résonner le gong. Nous enlevons vite nos chaussures, nous précipitons à l’intérieur en espérant voir un bonze faire sonner le gong, ce que nous adorons évidemment. Et c’est à des moments comme ça qu’au milieu des vacances le hasard vous fait vivre des moments d’autant plus magiques qu’inattendus. Sans avoir le temps de réagir, nous nous retrouvons comme deux andouilles en pleine cérémonie religieuse. Nous sommes carrément hypnotisés par la vision de ces deux bonzes, avec le premier qui tient un micro et psalmodie régulièrement les mêmes mots, le second qui frappe son petit gong à intervalles réguliers et une quarantaine de religieuses vêtues d’une tunique bleu clair. Ils sont tous à la queue leu leu et font ainsi lentement le tour de tout l’intérieur de la pagode pendant de longs instants. Avec l’encens, les bougies, les statues dorées du bouddha , c’était si vrai et si beau. S’en est suivi une petite prière, nous avons voulu nous éclipser, certaines des vieilles religieuses nous ont fait signe de rester. Puis les bonzes sont partis, les religieuses se sont couchées par terre par groupes de deux à quatre pour discuter puis carrément pour faire une petite sieste. Il y a des moments gratuits qu’aucune visite payante du monde ne remplacera.
Mais le spirituel ne nous coupe pas l’appétit. Nous nous dirigeons vers la mer et tombons par hasard, près d’un grand carrefour, sur le Seafood 2000. Heureusement le Routard avait précisé qu’il se trouve derrière le Paloma, bâtiment nettement plus visible. Comme souvent à midi, il n’y a presque personne dans le restaurant, lequel se situe bel et bien au-dessus du garage à motocyclettes. Il est effectivement fidèle à sa réputation, le hot pot aux fruits de mer est bien complet, on n’est pas volés, tout est bon. Il y avait bien 2 ou 3 petites fourmis dans les légumes servis avec les fruits de mer, il n’est pas impossible que l’une d’entre elles ait fini dans la soupe, qui saurait le dire ?
Nous avons décidé, pour finir l’après-midi, d’aller sur la presqu’île de Phuong Mai, avec son village de pêcheurs Hai Minh, qui fait face à la baie. Il suffit de dire l’un de ces deux noms à un chauffeur de taxi pour qu’il vous amène à l’embarcadère. Odeurs maritimes et visages typiques assurés. Tout de suite, la femme d’un marin faisant la navette nous branche. Nous nous retrouvons sur un petit rafiot que le capitaine démarre vigoureusement à la manivelle. Le moteur fait teuf teuf teuf teuf, vous vous demandez si c’était une bonne idée, si vous en reviendrez vivants et c’est parti pour dix minutes d’une traversée mémorable. Il n’allait plus faire jour très longtemps, nous n’aurions plus le temps d’aller à la plage se situant de l’autre côté de la presqu’île. Nous passons juste à côté du village de pêcheurs et trouvons facilement le petit chemin pour monter en quelques minutes à la statue du guerrier qui fait bien ses dix mètres de haut. Et là, à ce moment précis, nous avons l’une de ces visions qui nous rappellent pourquoi nous partons en voyage : sur une bonne partie des 360 degrés autour de nous, nous contemplons toute la ville, toute la baie, la mer, les gros et petits bateaux, les collines. Un point de vue mémorable, à ne pas manquer.
Le retour est tout aussi sympathique, c’est presque l’aventure, mais à la fin nos deux convoyeurs exigent un autre prix. Les quatre doigts que la femme m’avait montrés au départ se transforment en 200000 dongs. Nous discutons un moment, mais dans des langues différentes, ça s’envenime presque, un groupe de passagers locaux arrive, bien sûr vous ne trouverez jamais personne pour vous défendre. Vu qu’ils étaient habillés comme des miséreux et que nous ne voulions pas gâcher ce bon moment, vu que le gars avait pas mal poussé son bateau à l’arrivée, les pieds dans l’eau, pour que nous puissions accoster à sec, nous avons quand même lâché 150000 dongs. On peut considérer qu’on a payé presque quatre fois le prix, quant à nous, nous en retiendrons que ces moments heureux passés ensemble nous ont coûté six euros pour deux personnes. Pratiquement tous ceux qui nous ont arnaqués ne connaîtront jamais le luxe occidental que nous retrouvons à notre retour. Bien sûr, ce n’est pas une raison, on peut en polémiquer pendant des heures sans que rien d’utile n’en ressorte.
Pour la petite histoire, nous sommes morts de soif à l’arrivée et allons acheter des boissons dans une petite boutique. Cela faisait 15000 dongs et à part des billets de 500000 nous n’avions plus que 14000 en monnaie. L’épicière nous a fait grâce des 1000 dongs manquants, nous étions un peu gênés mais ça fait plaisir. En passant, il n’y avait plus de coca et je me suis rabattu sur une boisson dans une petite bouteille en plastique de la marque Vinamilk ou Vinasun. C’est comme ça que nous découvrons cette étonnante boisson à …l’aloé vera , avec des morceaux de fruit. Un pur délice, il est temps qu’on importe un truc comme ça, à notre avis les enfants adoreront. Ils en font une autre à l’artichaut que quelqu’un d’autre que nous voudra peut-être tester un jour.
Le soir, nous tentons un autre restaurant, le Nha Hang C.Ine au 94 Xuan Dieu, recommandé par certains. Ca fait un peu plus standing, la maître d’hôtel est stylée. Au vu de la garde-robe de certaines, une partie de la clientèle est aisée. On y mange bien, sans qu’on n’atteigne le sublime. Ayant pris un peu de temps pour observer, nous constatons encore une fois que les clients jettent les emballages et les canettes de bière vides par terre. Nous en voyons même un recracher au sol les parties des fruits de mer qui ne lui conviennent pas. Au Vietnam, à l’intérieur comme à l’extérieur, bien des restaurants en cours de soirée se transforment en porcheries.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Nous prenons le bus Mailinh Express avec pour destination Hoi An. Attention, Hoi An n’est pas directement sur le parcours, le terminus est Danang, le bus nous laissera donc dans la plus proche bourgade. Aux 150000 dongs de bus il faudra ajouter 110000 dongs de taxi. Heureusement, nous nous constipons dès que nous prenons le bus ou l’avion car lors des trop rares arrêts nous rencontrons des WC moyennâgeux qui n’incitent pas au…relâchement !
Nous apprécions qu’à partir de Quy Nhon la route soit de meilleure qualité que celle venant du sud. N’empêche que les 7 heures de trajet, pauses incluses, pour 280 kilomètres sont bien longues.
Après les 25 premiers kilomètres, nous apercevons furtivement sur la droite le site cham que nous n’avons pas eu le temps de visiter. Nous distinguons au moins trois tours nichées sur une colline très boisée, il semblerait que ça vaille le déplacement…D’autres tours apparaissent par ci par là plus ou moins perdues dans le décor, lors du trajet.
Vers 14 heures, nous rampons enfin hors du bus, enfin je veux dire, vous êtes arrivés, cassez-vous vite, on n’a pas que ça à faire…Nous avons mal aux fesses. Dieu merci, le conducteur avait mis peu de musique, la tête ça va encore.
Le taxi nous amène donc au Botanic Garden Homestay, réservé encore sur Agoda par mon épouse car la photo présentait un jardin couvert de végétation, arbres, plantes, fleurs autour de petits pavillons et d’une piscine. La réalité s’avère conforme, c’est un petit havre de paix dans une rue très calme puisque excentré à 15 minutes à pied du centre et à 2 ou 3 kilomètres de la mer. Pour 24 dollars au lieu de plus du double, faut-il le croire, nous n’aurons pas un pavillon mais la seule chambre, attenante à l’habitation de la famille. Une pièce de 18 mètres carrés avec à l’extérieur deux sièges et une petite table. C’est très propre, aménagé avec soin et décoré avec goût. La petite réceptionniste sait réserver un excellent accueil. Ca sent le préparé et la bonne volonté. C’est l’une des rares fois où nous rencontrons quelqu’un ayant une notion du sens commercial. On se fait offrir un petit jus d’oranges vertes pressées et la demoiselle nous tient une petite conversation sympathique où elle glisse des petites questions personnelles pour nous mettre à l’aise mais où elle énumère aussi toutes les possibilités d’excursion offertes par l’hôtel et nous donne la carte de visite d’un tailleur faisant partie de la famille.
Compte tenu de la matinée ainsi que de la température dont on ne sait plus si cette fois c’est 33, 35, 38 ou 40 degrés, 1 heure et demie de sieste ce n’est pas du luxe.
Après cela, nous réservons auprès de l’hôtel l’excursion pour My Son et la montagne de marbre. Ne faites pas comme nous, allez réserver ça auprès de l’une des nombreuses agences locales qui pullulent en ville, vous paierez moitié moins. La jeune femme nous change néanmoins 100 euros pour des dongs à un taux très raisonnable. Nous allons en ville à pied, nous le ferons chaque soir et le chemin nous paraitra de plus en plus long. D’ailleurs, nous tenons à signaler un complot au Vietnam contre les piétons. Quelle que soit la largeur du trottoir, les deux roues sont toujours garés de façon à vous forcer à marcher sur la route, et d’une manière qui défie souvent la logique. La personne qui prétendait que le trottoir ne sert qu’à garer les motocyclettes avait entièrement raison.
A un tiers du chemin entre l’hôtel et le centre, nous dînons dans un petit restaurant souvent désert, désolé cette fois nous n’avons noté ni le nom ni l’adresse. Les nouilles sautées n’y sont pas fameuses mais manifestement les nems au porc sont la grande, l’énorme spécialité du cuisinier. Il fait nuit quand nous arrivons au centre-ville pour y faire un tout petit tour, le temps de constater qu’il y aurait pour nous sur les prochains jours bien plus de sollicitations qu’auparavant du fait du grand nombre de tailleurs et chausseurs. Et Hoi An, c’est un fait, est touristique.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Départ matinal pour My Son. Le temps que le minibus récolte tous les touristes à tous les hôtels, il s’en est passé, du temps. Le tout dure environ cinq heures, alors qu’on passe 1h30 sur le site. Hélas, c’est bien suffisant. Alors, oui le cadre est charmant, mais nous avions déjà vu bien plus beau les jours précédents. Alors oui, deux ou trois monuments peuvent être considérés comme passablement intéressants, mais cela rappelle certains lieux en Grèce, comme Olympie : détruits à 95 pour cent, débrouillez-vous pour imaginer comment c’était avant ! Honnêtement, sauf à jouer au snob ou se mentir pour se cacher sa déception, on ne peut que se dire que si c’était à refaire, on ne le referait pas.
Une petite anecdote : dans la cour de notre hôtel se trouvait un grand panneau avec les photos des excursions possibles dans les endroits les plus emblématiques du Vietnam. Il y avait là-dedans deux belles photos de My Son : la première englobe en réalité la seule petite partie du site où se trouvent les seules constructions encore à peu près debout et en état. La photo est prise au raz du sol et présente la réalité d’une manière un peu flatteuse. La seconde montre des constructions dont l’une est massive, assez longue et laisse espérer un bel ensemble dont on ne voit peut être pas tout. Ces derniers bâtiments, nous ne les avons jamais vus à My Son. Il nous a fallu un ou deux jours pour deviner que ces photos étaient probablement antérieures aux années 1968-69 au cours desquelles les B 52 américains ont totalement pulvérisé presque tout ce qui n’avait pas déjà été sérieusement dégradé par le climat et les intempéries lors des siècles passés.
Si nous ne nous étions pas encore clairement exprimés à ce sujet, nous dirions : ne perdez pas votre temps à My Son.
Plutôt que de retourner à l’hôtel, nous sautons du minibus au centre ville et, affamés, allons déjeuner au Ong Bee Lounge, dont la description du Routard est dithyrambique. Cela donnera lieu à un feuilleton en plusieurs épisodes que les lecteurs découvriront donc dans l’ordre chronologique. D’entrée, nous avons droit à un accueil mémorable car le patron, avec sa tête de chinois de dans Tintin avec son crâne rasé et ses lunettes rondes ne cesse de rire à chaque phrase, parfois tous les trois mots, ce genre de rire si exagéré qui lui fait une si bonne tête et qui vous refile une envie presque incompressible de lâcher ce fou rire qui vient de plus en plus fort…Ce jour-là, la cuisine est d’excellente qualité, avec des sauces remarquables. Attention à ceux qui prendront les curry en soupe : c’est épicé, c’est pour les hommes, les vrais. On transpire encore plus du front et du nez, comme si le quotidien ne suffisait pas. Le patron rigole moins avec les employés, très souvent il rectifie un dosage, donne une recommandation, fait accélérer la délivrance d’un plat. Une adresse indiscutable en tout cas.
Nous avons passé le reste de l’après-midi à découvrir les trois principales rues touristiques de la ville à côté du fleuve ainsi que les petites rues transversales en mode ballade tranquille et à résister à de nombreuses sollicitations toutefois pas trop appuyées. Nous avons visité l’une des pagodes gratuites et enfin, enfin, nous avons pu boire un vrai expresso et un vrai cappuccino au Mango Café, certes un peu plus cher mais avec une carte spéciale occidentaux. Un peu du goût de notre continent et un moment où il a fait bon souffler.
Madame est enchantée, elle adore ce petit coin de ville et le joli hôtel fleuri de son choix.
C’est un luxe, le soir avant de se coucher, d’aller se délasser seuls cette petite piscine, dans ce beau cadre, par cette chaleur, avec le seul son des gekkos qui de temps en temps s’interpellent .
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
La destination de ce matin est la montagne de marbre. Nous n’avions pas choisi cette visite initialement mais en dernière minute certaines photos vues sur internet nous ont décidés. Par facilité, nous avions fait la réservation auprès de l’hôtel et c’est le jeune patron lui-même qui nous y amène au bord de son 4X 4 rutilant. Cela nous reviendra à 750000 dongs, nous nous en serions mieux tirés si deux jours plus tôt nous avions eu l’à-propos et la force de marchander. En discutant le soir même avec la réceptionniste de l’hôtel et en posant innocemment les bonnes questions, nous nous apercevons qu’on peut aisément faire baisser le coût de chaque commission d’au moins quarante pour cent. D’une manière générale, les hôtels sont connectés avec certaines compagnies et ne vous dirigent que vers elles. Ils vous proposent systématiquement les voyagistes ou prestataires les plus chers et essayent de se faire une commission plus ou moins énorme à chaque occasion, même si bien sûr ils prétendent le contraire la main sur le cœur. En plus, comme ce fut le cas aujourd’hui, on vous dépose et on vous récupère devant une boutique où vous êtes invités à faire un petit tour et si possible à acheter.
Donc sur les cinq montagnes de marbre, une seule se visite. Pour 30000 dongs vous avez l’entrée et l’ascenseur, pour les genoux et hanches fatigués. Rassurez-vous, il restera quelques marches à gravir.
Contrairement à My Son nous avons été agréablement surpris et même enchantés par cette visite. Le lieu sort de l’ordinaire, ce rocher est truffé de chemins, de grottes et de pagodes. On peut aisément y passer trois heures à se promener, admirer, prendre des photos. La plus grande des grottes est extraordinaire et c’est la cerise sur le gâteau : les cavités du plafond laissent passer un peu de lumière du jour, le bouddha gravé en hauteur, les statues des personnages à côté des marches, les petites chapelles, tout concourt au charme et à la création d’une ambiance particulière. Nous recommandons vivement.
Depuis plusieurs jours, on ressent peut-être des restes de la forte tempête sur les Philippines : le ciel est laiteux à grisâtre, pourtant c’est si chaud et lumineux qu’on ne s’en rend presque pas compte. Nos yeux, il est vrai, sont souvent occupés ailleurs.
Compte tenu de certaines difficultés d’organisation, du temps disponible mais aussi pour ne pas accumuler encore plus de fatigue, nous renonçons à regret à l’excursion de deux jours prévue sur l’île Cham. Nous resterons un jour de plus à Hoi An pour musarder. Les îles nous faisaient plus rêver autrefois, maintenant que nous en avons vu pas mal, cela reste des palmiers, de la plage et la mer. Il est plus facile de prendre ce genre de décision quand on habite soi-même toute l’année à dix minutes de la Méditerranée. Et puis Madame est satisfaite, elle ne verra pas les singes mais le baroud tous les jours c’est vraiment harassant.
Après midi, nous nous hâtons de retourner au Ong Bee Lounge qui s’appelle en fait le Ong Orange Bee Lounge et cela aura son importance par la suite. Le fantasque patron redouble de rires à notre arrivée et revient nous voir à table avec un antique carnet de chants. Et il se met à nous chanter quelques refrains de chansons françaises des années soixante. Mémorable, mais la description ne vaut pas ce vécu là.
Nous testons d’autres plats, toujours aussi bons, accompagnés de délicieux shakes à la noix de coco.
Pour profiter du temps supplémentaire à notre disposition nous achetons à un kiosque touristique le pass de 5 visites pour environ 100000 dongs. Nous répartirons ces visites entre le jour même et le lendemain. Notre verdict est que la visite des maisons anciennes est très, très nettement plus courte en temps et bien moins intéressante que celle des diverses pagodes. Chacune de ces pagodes a son style et ses petites merveilles, la boîte à photos fonctionne à plein régime.
Le soir, nous choisissons le Dao Tien, favorablement cité par le routard. Le cadre est somptueux, l’énorme terrasse est située presque au bord du fleuve, le service est pratiquement à l’occidentale. De ce fait, comme toujours dans ce genre de pays, les prix sont bien plus élevés et la cuisine nettement moins bonne.
Plus tard, à l’hôtel, nous avons de longues palabres et marchandons avec la réceptionniste, nous sommes plus reposés et avons repris du poil de la bête. Nous obtenons un rabais de quarante pour cent sur le premier prix qui nous avait été proposé sur le trajet de bus suivant. Nous en profitons pour faire réserver le billet d’avion Huê-Hanoi pour dans quelques jours. A la fin, nous obtenons le même prix que celui figurant le jour même sur le site de Vietnam Airlines, alors qu’elle nous avait réclamé 20 euros de plus. Il faut croire qu’ils sont encore gagnants, de toute façon on leur avait déjà rapporté assez.
Avant de se coucher, trempette à deux dans la piscine, on pousse la clim puis c’est le coma comme à chaque fois.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
toujours aussi passionnant de vous lire - votre compte rendu et les propositions de LARSAY font que nous pouvons être assurés du plus beau en matière de découvertes. Merci à vous deux
Cordialement
Jamy99
Merci beaucoup pour les encouragements, c'est gratifiant, nous espérons que ce sera utile à certains. C'est long mais nous irons jusqu'au bout.
JEUDI 26/07/2012
Pour la journée supplémentaire à Hoi An, nous empruntons des vélos à l’hôtel et partons dans la direction opposée à la ville vers la plage de Cua Dai, officiellement à deux kilomètres. C’est à peu près plat, et déjà les vélos sont aussi fatigués que nous. Monsieur fait l’intrépide et madame a très peur parce que ça dépasse et ça klaxonne de partout. Nous n’avons pas l’intention de nous arrêter à Cua Dai, il parait que c’est trop touristique. A peine avons-nous posé le pied par terre pour quand même jeter un coup d’œil qu’un policier arrive au galop pour nous enjoindre de ne pas stationner là. Ah oui, il y a bien un panneau d’interdiction. Mais pourquoi ? Nous prenons à gauche, soit vers le nord et environ 2 à 3 km plus loin nous voyons enfin le panneau An Bang, du nom de la plage qui serait un peu moins fréquentée. Sur place, nous voyons un seul grand restaurant de plage qui loue des transats en bord de mer. Finalement, nous poussons un petit peu plus loin pour être tranquilles et nous débouchons sur une belle plage où nous posons nos vélos. De 8h30 à 10h du matin, nous y sommes quasiment seuls. Cerise sur le gâteau, c’est exactement le moment que le soleil choisit pour se montrer. L’eau est délicieusement chaude et propre. Encore un moment privilégié avec des îles à l’horizon et au loin sur notre gauche les montagnes de marbre et Danang.
Juste avant le coup de soleil sur les parties de notre corps non encore exposées jusque là, nous rentrons. Nous croisons beaucoup d’autres touristes à vélo sur le chemin du retour, de temps en temps on se crie des biip biip et bien sûr ça fait rire tout le monde de bon coeur.
La douche froide à l’hôtel est vraiment la bienvenue.
Nous avons passé tout l’après-midi à visiter et revisiter le centre, le pont japonais est vraiment sympa, toutes les pagodes nous ont plu. La chaleur est écrasante. Tout y passe : eau, coca, cappuccino, jus de coco, jus de fruit de la passion. Notre soif est inextinguible.
A midi, pour la troisième fois du séjour nous allons au 339 Nguen Duy Hien pour déjeuner au Ong Orange Bee Lounge mais comme nous arrivons cette fois de l’autre direction, nous sommes ébahis de voir que 100 mètres plus haut se trouve un restaurant de même apparence et portant un nom pratiquement similaire ; de ce restaurant sort une jeune femme qui vient très vite nous raconter que c’est son restaurant qui est l’original et pas la copie. Nous la remercions mais ne savons trop que penser et nous rendons là où c’avait déjà été savoureux. Or, à cette heure-là, le patron rigolo ainsi que certains employés ne sont pas là. Nous sommes donc servis par des petits jeunes qui nous paraissent de suite plus nonchalants et insouciants qu’en présence du boss. Bien sûr, ça ne rate pas : le porc sauce aigre-douce et les shakes à la noix de coco ne sont pas du tout de la même qualité que les fois précédentes.
Après nous êtres renseignés, voilà le fin mot de l’histoire : le restaurant original cité dans le lonely et le routard se trouvait là au numéro 339 et s’appelait le Ong Bee Lounge. La propriétaire de la maison aurait constaté le franc succès rencontré par cette petite structure et a voulu faire mainmise sur la poule aux œufs d’or. Elle s’est débarrassé du restaurateur et a ouvert son propre restaurant tout en conservant le même nom et en laissant la déco de la façade telle quelle. La copie s’est mise à la place de l’original. Le restaurateur évincé a ouvert sa propre structure à deux pas de là dans un bâtiment plus grand en le rénovant et en mettant en place une décoration intérieure soignée. Puis il y aurait eu un procès et le copieur a été sommé de changer le nom du restaurant, ce qu’il a fait à sa sauce en ajoutant juste le mot Orange à Ong Bee Lounge ! Il parait que le lonely et le routard en ont été avertis mais trop tard pour que l’édition 2012 puisse être modifiée. Ce sera pour la prochaine.
Le soir même nous irons dîner chez l’original pour nous venger et au bout du compte, ce à quoi nous ne nous attendions absolument pas, c’est que malgré la décoration classe, la marquante propreté des lieux, l’excellent accueil et le service distingué, les plats sont de qualité moyenne et très insuffisamment garnis. Les prix sont élevés. Nous ne pouvons que conseiller la copie plutôt que l’original mais à condition que le patron soit présent pour diriger et surveiller tout son petit monde.
Alors, Hoi An, soi disant la cuisine la plus fine du Vietnam... nous aurons bien mieux mangé à Nha Trang et Quy Nhon.
La ville est touristique, on se fait accoster bien souvent, mais contrairement à d’autres pays, un non merci en langue locale est généralement suffisant. Rares sont ceux qui insistent lourdement.
Nous y avons acheté quelques cadeaux pour nos proches comme des peignoirs en soie pour enfants avec le prénom brodé dessus à l’instant, le temps pour nous de faire un petit tour. Nous avons aussi ramené de bien jolies lanternes chinoises faites à la main. D’après nos constatations, les prix annoncés au départ peuvent aisément fondre de moitié après un bref marchandage. Parfois, n’ayant pu obtenir le prix que nous estimions raisonnable, nous avons voulu partir. A chaque fois, l’effet a été immédiat, le commerçant a directement cédé. Nous n’avons pas exagéré car par la suite nous avons obtenu le même type de produit chez un autre, encore 20 pour cent moins cher et le vendeur n’a guère semblé malheureux.
Ce soir là, pour le retour à l’hôtel depuis le centre, nous avons voulu faire travailler des pousse-pousse qui nous ont annoncé 150000 dongs, argumentation à l’appui. Nous leur avons souhaité le bonsoir et avons pris un taxi dont le compteur à l’arrivée a marqué 30000 dongs.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Nous en sommes à la moitié du séjour et malgré les critiques que nous émettons il faut dire que nous avons déjà l’équivalent d’un voyage complet derrière nous avec une grande quantité de bien belles choses vues .
Entre Hoi An et Huê nous avons décidé de faire une petite étape à Lang Co afin notamment de nous retrouver de temps à autre dans des coins moins connus, moins touristiques et éventuellement plus calmes. Nous n’avions pas préparé cette halte, pas fait de réservation et les renseignements récoltés étaient maigres.
Le bus pour Lang Co étant programmé pour 13h30, nous musardons encore en ville et prenons un dernier cappuccino.
Au moment du départ, le patron nous offre une jolie lanterne en souvenir en nous demandant pour la troisième fois de bien vouloir lui mettre une appréciation sur Agoda.
Lorsque nous arrivons à l’agence de booking, un peu au nord de la zone touristique, nous voyons les prix affichés et nous apercevons que l’excursion sur My Son y est trente pour cent moins chère que le prix payé à l’hôtel et que le trajet en bus Hoi An – Lang Co, marchandé de 17 à 10 dollars toujours à l’hôtel y coute en fait 80000 dongs soit à peine plus de 4 dollars. Nous sommes en vacances, ne voulons pas nous prendre la tête, les prix sont si bas, nous optons pour des solutions de facilité, donc instantanément il y a des conséquences. Avec le recul et compte tenu du coût réel du séjour que nous détaillerons au moment de la conclusion, il n’y a pas de quoi se fouetter. Nous en tirerons malgré tout quelques enseignements pour le prochain voyage.
Le bus arrive avec un bon quart d’heure de retard. Bonne surprise, c’est un sleeping bus, il n’y a que des places couchées, une sorte de banquette molletonnée sur laquelle au choix on s’assied ou on se couche. Evidemment, certaines couchettes, dont les nôtres, ont vieilli et le dossier, une fois relevé, retombe sous notre faible poids. Mais il s’avère que c’est très confortable. Au moment de monter, le chauffeur tend un sachet en plastique dans lequel il faut mettre ses chaussures.
En cours de route, on a l’occasion d’admirer sous le soleil la belle et grande baie de Danang et ses eaux turquoise puis on passe dans le tunnel sous le col des nuages, cette fois sans nuages.
Comme prévu, le bus nous arrête devant l’un des deux gros resorts de Lang Co, sur la route principale. A peine le temps de se rechausser et un homme nous hèle de l’autre côté de la route. Il a tout de suite vu que nous sommes français et nous propose un hôtel correct, le plus proche juste de l’autre côté de la route, le Yen Hoang Anh Hôtel. Il nous raconte qu’il est professeur de français, que pendant les vacances scolaires il aide sa sœur qui tient l’hôtel et qui est veuve depuis l’accident de bateau de son mari. Il nous parle aussi de ses enfants qui sont étudiants à Huê. L’hôtel est un peu décrépi mais a un côté charmant, un petit quelque chose dérivé du style colonial avec son grand balcon intérieur ouvert à l’air libre. La tuyauterie fuit un peu, la télé est préhistorique, il n’y a guère d’eau chaude mais la clim est efficace, le frigo fonctionne et les lits sont très confortables. Ce monsieur sympathique nous annonce 17 dollars, sur le moment on se dit que c’est sous la moyenne de notre budget.
Ce si aimable monsieur Binh nous emmène sur sa belle motocyclette rouge un peu plus loin au restaurant de sa belle-sœur où nous commandons, totalement affamés, un plat de nouilles sautées aux légumes, un plat de riz aux fruits de mer et un plat de grosses crevettes. Chacune de ces assiettes était excellente et il y avait profusion. Chacune a été facturée 50000 dongs, on a du mal à y croire tellement c’est peu. Par contre, matraquage sur le plat de crevettes, 200000 dongs. Par la suite, nous constaterons que partout le prix des crevettes est relativement élevé.
Sur ce, nous faisons traverser la route à nos gros ventres et partons nous renseigner au gros Lang Co Beach Resort. Ah, 6 dollars le petit-déjeuner si on n’y a pas de chambre ? Et le relax pour la plage, 100000 dongs la journée ? OK OK, au revoir, nous traversons le resort et nous retrouvons face à la mer. Encore une plage interminable, quelques détritus ici et là. Une île au loin, à droite des petites montagnes dont le col des nuages, à gauche d’autres hautes collines. Bien peu de monde…
On vous passe la petite ballade en amoureux au soleil couchant avec les petits crabes qui galopent dans tous les sens…
Au moment de quitter la plage lorsque la nuit tombe, nous croisons un groupe de jeunes dont l’un est réceptionniste dans l’un des resorts. Il parle assez bien l’anglais et nous demande où nous résidons. Quand nous lui parlons de monsieur Binh, il éclate de rire : Ah oui, ha ha ha, il n’est pas professeur de français, il le fait croire aux français de passage. Il y en a même qui lui envoient de l’argent pour venir en aide à ses petits écoliers défavorisés, ha ha ha, mais en fait l’argent il le garde pour lui, pourquoi vous croyez qu’il a une moto neuve ? Et combien vous avez payé l’hôtel ? 17 dollars, ha ha ha, mais le vrai prix d’une chambre c’est 10 dollars, le reste il le met dans sa poche, et la propriétaire de l’hôtel, ha ha ha, ce n’est pas du tout sa sœur, et sa fille n’étudie pas le français, elle est couturière, ha ha ha.
C’est tellement trop que nous rions de bon cœur avec lui. De toute manière avec le soleil qui nous tapait sur la tête et notre position au bord de la route avec nos gros sacs nous avions été bien contents de trouver quelque chose de suite et sans tourner une heure en taxi pour demander les prix partout dans une localité dont nous ne connaissions rien. Cela dit, que certains ne s’étonnent pas trop si à force les touristes sont réticents à nouer contact.
Ce jeune homme tient absolument à nous amener chez lui, il a bien du bagout, dans pas longtemps à coup sûr il montera l’hôtel de ses rêves. Nous rencontrons ses parents, quelques-uns de ses 7 frères et sœurs, quelques-uns de ses 19 nièces et neveux. C’est dans ces moments qu’on découvre la vraie vie de la plus grande partie de la population, un confort très spartiate, le repas en commun pris par terre avec des plats dont on ne voudrait pas trop et qui sont bien éloignés de ceux que l’on retrouve dans les restaurants, et enfin l’alcool de riz. Ils sont contents que vous les honoriez d’une visite, ça égaie un quotidien monotone. Nous échangeons autant que faire se peut, puis distribution générale de stylos pour que les enfants s’en servent à l’école. Le père de famille en réquisitionne un pour lui-même, râle un peu parce qu’il ne fonctionne pas tout de suite puis se montre satisfait en constatant que ça marche.
La vue depuis notre chambre d’hôtel donne sur un grand lac, une petite passerelle de 30 mètres de long depuis la berge mène à un restaurant sur pilotis, au fond la chaîne de montagnes. Nous avons stocké de l’eau et du coca dans le bac à glace du frigo, ça pourrait être pire….
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
le Vietnam est l'endroit le plus merveilleux que j'ai eu à découvrir dans ma jeune vie ma vie de bourlingueur - C'était, il y a près de 45 années. La population était déjà riche dans son esprit malgré la souffrance qu'elle venait de subir.....
Nous avons beaucoup à apprendre à leur contact et même si tous ne maîtrisent pas notre langue, le respect de les écouter est la clé du langage.
Merci à Jojoone, merci à Jacques B., merci à tous ceux qui mettent leurs écrits à disposition. Leur démarche facilite l'organisation d'un périple, qu'il soit long, qu'il soit court....
En vue de notre déplacement en mars avril prochain - il est important que nous sachions ce que nous pourrions mettre dans nos valises pour les plus démunis
Cordialement
Jamy99
bonjour, pour moins de 15$ vous aviez le MyKhe hotel *** a MyKhe plage dans la province de QuangNgai
300.000 dongs..
ici pas de touriste etranger, que du Viet...et 2 expatries
que du soleil, du sable, des sourires.. et des fruits de mer.
regardez ce mini film
http://www.youtube.com/watch?v=V78qscrWaM0
ce mini film n'est pas de moi mais il est interessant aussi
http://www.youtube.com/watch?v=5AUXNsP1zYs&feature=related
si vous n'aimez pas mes informations, ne les lisez pas, lisez autre chose, mais respectez les car elles serviront a d'autres
Par la suite, nous constaterons que partout le prix des crevettes est relativement élevé.
bjr
oui , c'est une chose que j'ai constaté aussi , le prix des crevettes est souvent élevé en restaurant (un peu moins sur les marchés) c'est quand même étonnant , car beaucoup de ces crevettes sont des crevettes d'élevage , issues des nombreuses fermes d'élevage qui existent au vietnam et qui sont nourries ........?????
cdlt
kaoua
c'est vrai que les crevettes du VN sont majoritairement des crevettes d'elevages nourries de produits medicamenteux pour les faire grossir rapidement..
mais...
a MyKhe QuangNgai...a la demande...on peut manger des grosses crevettes de mer a 300.000d le kg
si vous n'aimez pas mes informations, ne les lisez pas, lisez autre chose, mais respectez les car elles serviront a d'autres
Extraordinaire récit, merci!!!
J'ai retrouvé les odeurs, les bruits, les images de mes deux voyages au Viêt Nam. Je n'ai pas toujours ressenti les mêmes choses (Ban Gioc n'est pas ce que j'ai le plus aimé...), mais quel ambiance!!!
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
Ban Gioc en Mai est presque au sec, et en Juillet, en cas de pluie, l'eau de couleur brunâtre n'est pas belle.
La meilleure saison, c'est juste après la période des pluies.
Juste avant d'arriver à la chute principale, il faut penser à s'arrêter pour admirer le cours d'eau qui est très beau, en zig-zag entre les rochers, et d'une couleur turquoise en dehors des périodes de pluies.
Lucky that we have a home/Our Home is Nha May Man/Passing rain and dry seasons/In a full-of-love atmosphere/Besides my new family/I have brothers and sisters/The sun shines over the skies/Let's stay here, with all of us,
Après les superbes paysages du grand nord de Ha giang à Meo vac il est normal que nous n’ayons pas été époustouflés...de plus, le trafic chinois sur la rivière n'a pas contribué au charme. Je ne pense pas que ce soit une question de saison, mais ici, de goût. Nous avons bien vu la rivière turquoise qui serpente...et avec elle, ce qui nous a le plus plu, c'est la partie vietnamienne de la chute.
Pour bien aimer un pays il faut le manger, le boire et l’entendre chanter. (Michel Déon)
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et encore, sur la plupart des photos, on ne voit comme ici que la partie principale des chutes. L'autre partie des chutes, juste à côté, est très belle car l'eau semble surgir d'entre la végétation. De notre côté, Ban Gioc ne nous a pas impressionnés au même point que les 80 kilomètres de la route qui y mène, où le paysage est tout bonnement époustouflant.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
Dans la mesure où nous n’avons pas trouvé moyen de dénicher un endroit où on peut se faire servir un petit-déjeuner occidental, c’est pho dans un petit boui-boui au bord de la grande route où la patronne est vraiment sympa. L’une de ces vietnamiennes simples et agréables qui vous apprécie dès qu’elle sent le respect et la politesse, dès qu’elle voit le sourire et la tentative de communication. Et puis il y en a qui sont drôlement contents quand ils constatent que vous vous pliez à leurs coutumes ou à certaines de leurs habitudes gastronomiques.
Après cela, nous filons à la plage et nous apercevons qu’elle est moins propre que ce que nous avions cru voir la veille au soir. Nous nous demandons alors à quoi ressembleraient nos plages françaises si elles n’étaient pas nettoyées tous les jours dans certaines municipalités ? Compte tenu de notre transpiration on dirait qu’il fait déjà autour de 34 degrés dès 8h30 du matin, le soleil tape. Nous devons malheureusement nous limiter aux premiers mètres dans l’eau car très vite nous apercevons plusieurs méduses. Avec une eau à cette température et une plage si peu fréquentée, c’est bien dommage.
Avant de cuire, nous quittons la plage et passons par une résidence désaffectée. A la sortie, un chien sorti d’une maison voisine surgit derrière nous. J’ai à peine le temps de me retourner en agitant mon sac mais il réussit quand même à pincer ma femme à la fesse. Bon, plus de peur que de mal, la petite adolescente de la maison rappelle la bête et vient s’excuser, mais alors juste pour le principe. Ca n’a pas traversé la robe légère, mieux valait la fesse que le mollet ! J’ai un peu honte, j’ai vite pensé que ça nous ferait un truc drôle à raconter sur Voyageforum !
Le peu d’activité de cette matinée nous a déjà mis sur les genoux, le plus raisonnable par une telle journée serait d’éviter le soleil. Nous consacrons l’après-midi à la lessive, aux notes de voyage et au repos. Nous avions imaginé l’endroit comme un petit village de pêcheurs niché sur la plage, c’est en fait une grosse bourgade s’étendant sur plusieurs kilomètres le long d’une route très fréquentée. Nous avons un peu le coup de barre de la mi-voyage, avons parcouru beaucoup de chemin en deux semaines, même en prenant régulièrement le taxi on parcourt de longues distances à pied sans y prendre garde. Les difficultés de communication nous exaspèrent plus facilement. A Lang Co particulièrement, nous avons bien du mal à nous faire comprendre par qui que ce soit. Et toujours ces regards éberlués quand par défaut on essaie de s’expliquer par signes ou par des dessins. Franchement, nombreux sont ceux qui rigolent sans effort mais nous donnent l’impression de ne pas essayer de comprendre. C’est à ces moments là qu’il faut se souvenir que nous sommes chez eux, que ces gens ne sont pas à notre service et qu’il faut maitriser la mauvaise humeur commençant à poindre.
En fin d’après-midi, nous passons derrière l’hôtel, du côté du lac et allons à pied au bout du village. En cours de chemin, il s’avère que le cadre est joli, c’est vrai, comme dans l’ensemble du Vietnam il y a des détritus à de nombreux endroits au bord des routes. Au passage, quand on voit le matériel dont disposent les employés chargés de récupérer les ordures dans les rues, on comprend bien que l’efficacité s’en ressent. Ce pays n’est pas franchement propre mais à notre avis on ne peut pas dire non plus que c’est un pays particulièrement sale. Eux aussi font avec les moyens du bord. Avouons qu’à ce sujet ça ne s’arrange nulle part dans le monde…
Nous arrivons au Sao Bien, seul restaurant dans le routard à être mentionné dans cette localité. La salle est immense et il y a encore des tables tout le long de la coursive extérieure, le tout se situant au bord du lac. La déception est grande : c’est cher, pas spécialement copieux, les serveuses ne nous lâchent pas un instant et sont particulièrement nunuches dans le genre. Pendant trois quarts d’heure, serveurs, serveuses et clients nous riront au nez comme si nous étions les plus grands comiques du monde. La nuit se met à tomber et de beaux rats commencent à se promener à deux pas de nous. Ils n’ont pas l’air mal nourris, ils ne semblent pas craintifs et ni le personnel ni les clients ne paraissent en être gênés.
Peut-être nous sommes-nous mal débrouillés, mais on dirait que Lang Co fait tout pour nous repousser, il est clair que nous allons abréger notre séjour ici, nous n’aurons même pas vu le centre du village et son paysage de carte postale.
Nous trouvons un peu de réconfort chez la commerçante chez laquelle nous avions acheté des boissons la veille et pris la soupe le matin même. Nous lui reprenons des boissons avec la satisfaction de faire tourner un peu sa boutique. Nous nous retrouvons à la petite table assis sur les classiques petites chaises en plastique rouge avec cette dame, deux de ses amies et sa fille, elles partagent avec nous leur dessert fait maison à base de tranches de noix de coco. Le carnet à dessins fonctionne, on se fait rire les uns les autres, manifestement elles aussi pensent qu’on a une bonne tête.
Nous avons bien fait de garder les clés sur nous, c’est un hôtel fantôme, il n’y a jamais personne à la réception.
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Nous aussi nous avons aimé la partie vietnamienne des chutes.
Les paysages rencontrés en allant à Ban Gioc sont en effet très beaux. Je vous souhaite un jour de pouvoir faire comme nous l'avons fait la partie nord en particulier du coté de Meo Vac, là, c'est à couper le souffle.
Merci de votre beau récit, il est plein de vérité et de sincérité. Juste un petit détail...il y a du très bon miel de forêt au Vietnam, on nous en a offert sur la route!!😉.
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Je ne pense pas que ce soit une question de saison, mais ici, de goût
Au vu des photos mises côte à côte, on comprend mieux que la saison a une importance primordiale: une chute sans eau et une chute avec eau, ça fait une grosse différence.
Je ne cesse de mettre l'accent sur le forum qu'il faut choisir les sites selon la saison.
N'en déplaisent les agences qui vendent n'importent quoi.
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Nous nous levons très tôt, bien décidés à quitter Lang Co au plus vite et pas en fin de journée comme initialement prévu. Nous voulons absolument nous dépêcher afin d’éviter monsieur Binh qui avait décidé de nous trouver lui-même un bus afin, supposons-nous, de se faire un nouveau petit supplément. Personne à la réception de l’hôtel, comme d’habitude. Il nous faut héler la femme de ménage à l’étage pour pouvoir payer et récupérer nos passeports.
En sortant, nous avons droit à un soleil de plomb, nous traversons la grande route et espérons pouvoir arrêter un bus pour Huê. Jusque là, malgré nos multiples efforts, personne n’a su ou voulu nous dire où nous pouvions acheter des billets, même à la réception des deux resorts. A l’endroit où devait se trouver l’agence indiquée dans le guide, il n’y a plus qu’un local désaffecté.
Nous sommes au bord de la route depuis quelques minutes à peine qu’apparait déjà monsieur Binh avec sa motocyclette neuve et ses lunettes de star. Ce n’est pas possible, il a sûrement dans tout le village un réseau d’indicateurs. Il nous reproche un peu sèchement de ne pas l’avoir prévenu de notre départ et nous rappelle qu’il voulait se charger de nous arrêter un bus pour soi-disant nous obtenir le meilleur prix. Que d’abnégation ! C’est au moment même où il entreprend de nous prendre la tête que passe sous notre nez un minibus aux deux tiers vide avec le panneau Hue derrière le pare-brise. Nous ne le montrons pas mais nous enrageons. Puis viennent deux, trois puis quatre motocyclistes, certains essaient de nous emmener deux kilomètres plus loin vers un meilleur arrêt. Ben voyons. Nous avons déjà six personnes autour de nous, jetons régulièrement un coup d’œil sur nos sacs et pendant ce temps à chaque minute il fait de plus en plus chaud. On se met quelques mètres plus loin à l’ombre, tout le monde nous suit. On leur dit que c’est ok, qu’on va se débrouiller, mais cause toujours, ils nous arrêtent plusieurs bus, dont certains ne vont absolument pas vers notre destination. Ils n’en savent pas plus que nous. Certains ne s’arrêtent pas, ils sont bondés. Leur verdict tombe : c’est dimanche, beaucoup de gens dont des étudiants vont aller voir leur famille. Des bus bondés s’arrêtent aussi mais quand nous voyons l’entassement à l’intérieur, l’envie d’y monter nous quitte. Enfin un bus moins bondé, monsieur Binh se précipite pour être le premier, il nous dit : bon prix, 2 X 70000 dongs. Or, pour des bus locaux, vu le prix que nous avions payé jusque là pour les gros bus, cela nous semblait être le double du prix. A cet instant, la moutarde nous est montée au nez, nous avons dit merci à monsieur Binh, lui avons serré la main, avons emporté notre barda à bout de bras et sommes partis illico presto dans le resort le plus proche pour réfléchir, boire quelque chose de frais et surtout qu’on nous fiche la paix. Cela nous a permis de constater que pour un resort et avec de tels prix ce n’était pas la grande classe. Pas très soigné, tout le matériel dépareillé, des ventilateurs hors d’usage, les filles du service qui s’amusent en se jetant des morceaux de pain de glace dessus.
Par la suite, nous vérifions que tout le monde a disparu de la route et allons arrêter deux bus. Incroyable ! Chacun nous demande cette fois 200000 dongs. Et au vu du taux de remplissage, c’était pour voyager debout. Nous les avons envoyés promener avec jouissance. Ca nous a soulagés de les énerver à notre tour. Nous sommes alors allés marchander à la station de taxi en face. Malgré tous nos efforts, pratiquement pas moyen de marchander, ils sont restés inflexibles sur un tarif à 800000-900000 dongs.
Nous sommes restés stoiques au bord de la route. Vous connaissez le feuilleton Le Prisonnier, celui qui veut tout le temps quitter le village et n’y parvient jamais ?
Chacun aura compris qu’au Vietnam il est très raisonnable d’acheter ses billets de bus à l’avance et dans une agence qui s’occupe directement de ça, pour ne pas galérer et avoir un tarif raisonnable.
C’est décidé, nous resterons à cet endroit jusqu’à la mort s’il le faut, mais ne renoncerons pas. C’est alors que la voiture d’un particulier s’arrête juste devant nous, après l’inévitable et habituel coup de klaxon. Il nous semble que nous l’avions déjà emmené promener la veille suite à sa proposition de taxi sauvage, comme on dit. Il nous demande si nous allons à Huê et nous propose de nous emmener pour 300000 dongs. Le gars a une tête qui nous inspire, il est sympathique, la voiture est vraiment clean. Nous savons que ce n’est pas recommandé mais nous tentons le coup.
Ce fut donc une prestation immédiate, efficace et confortable. Il nous a amenés sans coup férir exactement devant la porte d’entrée de l’hôtel. Bien sûr, au moment du paiement il a demandé un supplément de 50000 dongs. Nous ne lui avons donné que les 20000 supplémentaires que nous avions déjà préparés et par la suite nous avons regretté de ne pas lui avoir donné ces quelques dongs supplémentaires.
Nous avions réservé pour quatre nuits au Century Riverside Hôtel, un quatre étoiles locales, deux étoiles et demi aux normes européennes. Toujours par Agoda et avec une réduction de 51 pour cent soit 28 euros par jour. Nous ne cassons la tirelire qu’une fois par an, après tout.
Nous nous sommes sentis bien routards avec nos sacs déjà bien sales dans ce grand hall de réception classieux. Porteur, hôtesses multilingues. Hôtel vieillissant, mais bien situé et bonnes prestations.
Nous profitons d’être arrivés tôt pour ressortir rapidement et longer la citadelle.
Près de l’une des portes, nous tombons sur une longue rue peu large bordée d’échoppes. C’est à l’ombre, la promenade y est vraiment agréable. Nous nous dirigeons vers la pagode de la dame céleste. Nous avons une fois de plus ce ciel laiteux légèrement grisâtre mais très lumineux. Il ne fait absolument pas moins chaud qu’ailleurs. La soif nous reprend constamment. De guerre lasse, nous nous arrêtons chez des marchands de rue et nous laisserons quelquefois à partir de maintenant servir des boissons avec des glaçons. Le destin sera clément avec nous, jamais durant ce séjour nous n’aurons eu le moindre petit dérangement intestinal. Il y a partout de nombreux vendeurs de jus de canne à sucre, cela fera souvent notre régal. Le grand verre du genre 30 à 40 centilitres, on le paye de 10000 à 20000 dongs jusqu’à ce qu’on refuse de le payer plus de 5000 et là ça marche très bien aussi.
Au bout d’un moment, nous avons la forte impression que les distances indiquées sur le plan du guide sont bien optimistes. On se résout à prendre un taxi. Ah, en voilà un arrêté au bord de la route. Le petit conducteur baille à s’en décrocher la mâchoire. On dirait qu’il a 16 ans. Nous lui montrons le plan avec la pagode de la dame céleste, qui est archi connue. Lorsqu’il part dans la direction opposée alors que tout semblait bien clair, nous devons lui indiquons nous-mêmes la direction à suivre. Assez incroyable.
Nous nous rendons d’abord au temple de la littérature, situé à un peu plus d’un kilomètre plus loin sur la même route que pour la pagode. Le lieu est peu étendu, cette visite peut être considérée facultative même s’il a du charme si une certaine sérénité s’en dégage…il faut dire qu’en face il y a un gigantesque cimetière.
La pagode de la dame céleste, en bord de fleuve, est un lieu à voir. Cela dit, nous avons vu tant de belles choses que nous sommes évidemment moins émerveillés qu’au départ. Nous avons bien apprécié le petit jardin de bonzais derrière la pagode. Un religieux y faisait une démonstration de confection de bonzais, avec coupe préalable de certains branchages puis enroulement d’un fil de fer revêtu d’une gaine en plastique autour des branches pour pouvoir les tordre et leur donner la forme souhaitée.
La nuit est sur le point de tomber, il n’y a plus grand monde, il n’y a pas de taxi, les jambes sont coupées. Nous n’avons plus d’autre choix que de prendre le bateau pour le retour.
Nous pensions être tranquilles mais nous sommes encore tombés sur une petite femme énergique qui s’est acharnée pendant une bonne partie du trajet à nous présenter boissons, chemises, pyjamas et autres…et qui nous a fait débarquer moins loin que prévu, à un embarcadère donnant justement en plein sur la terrasse d’un restaurant où elle semblait souhaiter nous voir dîner. Dans les coins touristiques, certains arrangements sont bien rodés. Le touriste sait bien qu’il leur faut vivre, ou survivre, mais à l’extrême cela peut empoisonner des petits bouts de vacances par ci par là.
Madame choisit le restaurant DMZ en face du Century Riverside, un lieu à touristes, musique rock au rez de chaussée et cuisine multiculturelle au premier étage. Eh bien, surprise, les petites serveuses sont ultra sympathiques, les plats vietnamiens sont d’une qualité très satisfaisante et leur jus de fruit de la passion ainsi que leur shake à la banane nous offrent une délicieuse fin de soirée.
Excellente literie au Century Riverside, balcon avec vue sur le fleuve et les environs, bonne nuit les enfants !
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Chacun aura compris qu’au Vietnam il est très raisonnable d’acheter ses billets de bus à l’avance et dans une agence qui s’occupe directement de ça, pour ne pas galérer et avoir un tarif raisonnable.
Au VietNam, il y a totale liberté des prix.
J'ai souvent dit qu'il faut acheter le billet à la station de bus, aux guichets pour payer le prix correct.
Les bus qui stationnent dans la cour d'une station de bus s'engagent à accepter le ticket vendu au guichet.
Il faut éviter dans la mesure du possible de ne pas monter dans le bus avant d'avoir le ticket, même si parfois le chauffeur de bus fait semblant de démarrer et que son aide vous pousse à monter.
En cours de route, le chauffeur peut vous demander le prix qu'il veut.
Par contre, les bus touristiques ont souvent consigne de ne pas s'arrêter pour prendre des voyageurs, sauf si vous avez déjà acheté le ticket d'avance par votre hôtel ou une agence de voyages, auquel cas le chauffeur est prévenu d'avance.
Peut-être nous sommes-nous mal débrouillés, mais on dirait que Lang Co fait tout pour nous repousser, il est clair que nous allons abréger notre séjour ici, nous n’aurons même pas vu le centre du village et son paysage de carte postale.
C'est bien dommage! J'ai adoré Lang Cô, et ce grâce à Lang Co Beach Resort, un complexe hôtelier que je pourrais comparer à des 3-4 étoiles de France, avec une immense piscine, ma chambre donnant directement devant. Et en plein été, à 7 H du matin, un bain de mer avec une eau chaude fait du plus grand bien. Il ne faut pas confondre avec un autre établissement 300 m plus loin, qui prend un nom similaire pour tromper "Lang Cô Beach Hôtel".
Ce fut tellement bien que j'ai décidé de prolonger mon séjour à Lang Cô (j'ai déjà publié plein de photos de Lang Cô et de son resort).
Pour le transport, j'ai pris un billet Open qui m'a permis de débarquer à Lang Cô et à reprendre le bus quelques jours plus tard, en donnant juste un coup de téléphone.
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A 8h30, notre chauffeur nous attend à la sortie de l’hôtel. Il nous demande de le surnommer Bih. Nos remerciements à la personne, peut-être Kimtwo, qui a fourni sur ce forum les coordonnées de Thi Hien Nguyen. Cette dame est professeur à Huê et nous a trouvé un chauffeur prudent, souriant et aimable. Tout l’échange et la réservation se sont faits par mail et sans l’ombre d’un problème.
Chauffeur et véhicule sur la journée : 750000 dongs. Voilà un tarif des plus convenables, d’autant plus que le programme est costaud.
Nous commençons par le mausolée de l’empereur Tu Duc, où nous passerons le plus de temps. Très joli cadre, avec des fleurs de lotus dans le bassin. La disposition des lieux incite vraiment à la promenade. En revanche, le prix d’entrée de chaque visite est monté à 80000 dongs par personne. Il y a beaucoup à voir dans ce mausolée, c’est effectivement assez étendu. Mais une chose nous frappe d’entrée, comme ç’avait déjà été le cas à Hoi An : le peu d’entretien apporté aux palais, monuments et temples et même au mobilier historique. Nous remarquons notamment que certains magnifiques meubles anciens sont simplement entassés et empilés sans le moindre soin dans des bâtiments annexes. Il y a des filets de poussière, des toiles d’araignées. Les peintures et céramiques ne sont pas préservées. Les bois ne sont ni repeints ni vernis. La plupart des objets remarquables est disposée dans des vitrines sales, parfois au fond du meuble, avec un éclairage insuffisant ou nul. Cela fait régulièrement de la peine à voir, c’est un gâchis.
Au sein du site, des poules se promènent, des employés brûlent des déchets, des touristes asiatiques grimpent sur les statues pour leurs photos. Les asiatiques n’imaginent même pas prendre une photo sur laquelle ne se trouve pas l’un deux.
Bon, on critique mais cette longue visite nous enchante, on a tout vu.
Grâce au signalement de Larsay, nous nous rendons au belvédère Van Canh, indiqué à une petite intersection par un panneau bleu quelques centaines de mètres avant le site de Tu Duc. A la sortie de la voiture à l’endroit où une chaîne barre le chemin, on fait une petite marche de 150 mètres dans la pinède et on se demande ce qu’on vient faire là…On passe les trois blockhaus, on descend de quelques mètres, et subitement LE panorama : à votre droite et à votre gauche, la rivière des parfums et ses caboteurs, de petits champs, des collines partout. Une perspective très profonde, un endroit à photos. Un bel endroit, un bref mais excellent moment.
Nous finissons la matinée par le mausolée de Khai Dinh. Celui-ci est très différent, nettement moins étendu mais étagé en hauteur sur plusieurs niveaux. Nous ne nous attendions pas à ça, c’est du spectaculaire. L’homme était extravagant, l’endroit mérite le déplacement. Décrit comme étant hyper kitsch, il est agréable à découvrir. L’intérieur nous fait forte impression aussi, ce sera un grand moment dans ce périple.
Après un rapide déjeuner, le chauffeur nous emmène au tombeau de Minh Mang. Oh, il nous faudrait une chaise à porteurs. C’est nettement plus proche du site de Tu Duc, avec des variantes bien sûr, mais nous nous rendons compte que le parc est gigantesque et mériterait une bien longue promenade. Nous en ferons le tour sur une demi-journée dans une autre vie. Franchement, les deux premiers mausolées nous auraient suffi. Peut-être aurions-nous été plus volontaires avec un climat moins lourd.
La journée se termine par Voi Ré, l’arène aux tigres. Disons-le franchement, c’est aussi une visite facultative. L’homme qui occupe la maison attenante dispose de la clé du cadenas et nous demande 30000 dongs pour une mini visite. 20000 dongs auraient suffi mais nous ne discutons pas. Hormis l’enceinte, pas grand-chose à voir. Le gardien nous fait quand même remarquer, dans les espèces de réduits où étaient placés les tigres, les traces de griffures faites sur les murs par les fauves essayant de s’échapper.
Au retour, une fois de plus, nous sommes heureux d’avoir fait tout ce chemin en voiture climatisée.
La veille, nous avions demandé à la réception de l’hôtel de nous faire une réservation au "restaurant" Vinh Tu. Ils ont été hyper réactifs. Ils ont passé le coup de fil immédiatement. Ils nous ont signalé que nous avions beaucoup de chance d’obtenir cette réservation pour le lendemain car régulièrement des clients font la même demande et n’obtiennent pas satisfaction car il n’y a que deux tables par soir.
Soyons clairs, la propriétaire est une descendante de la famille royale, la maison est un musée à elle toute seule qui vaut dix fois les maisons anciennes de Hoi An. Le menu unique de six plats est à 43 dollars, avec quelques boissons basiques la facture atteint 2 millions de dongs. Pour ce prix vous avez le taxi aller offert, un accueil et une prise en charge de classe du début à la fin et quand vous partez l’hôtesse vous raccompagne avec la lanterne chinoise. Avant le repas, vous avez droit à la visite du petit jardin ainsi que d’une partie des pavillons. Tout s’y présente comme autrefois, dans cette luxueuse demeure. L’ensemble est excessivement charmant, lieu idéal pour un dîner entre amoureux. Nous l’aurons constaté ailleurs, on ne vous laisse pas souffler entre les repas, on vous pose le plat suivant alors que le précédent n’est pas encore terminé. Même si les mets ne sont pas composés d’aliments rares, le raffinement de la cuisine est évident. Excellente présentation, service hors norme, une jeune personne distinguée et sympathique constamment à nos soins. Nous sommes restés sous le charme du cinquième élément du dessert : des choux à la noix de coco, dont nous avons obtenu du rab à la demande, gracieusement. Une honte, tellement ils étaient bons. Une journée mémorable, à tout jamais.
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Notre chauffeur, toujours aussi souriant et sympathique, nous attend bien à l’heure. C’est une journée à 1100000 dongs, il y a davantage de chemin à parcourir.
Pour varier les plaisirs, nous avons décidé de faire un parcours à la campagne. Le temps est encore couvert, lumineux et chaud. Dans l’après-midi le soleil se montrera franchement durant deux heures, ce sera certes plus joli mais à la limite du supportable.
Nous quittons Huê en observant plusieurs grands champs de lotus. A une distance de 40 à 50 kilomètres se trouve le village de Puoch Tich où se trouve une vingtaine de maisons et de petits temples vieux de deux siècles, en projet, en cours ou déjà restaurés. Hormis le fait qu’au fil de notre promenade nous découvrons petit à petit ces jolis bâtiments, l’ensemble du village est particulièrement agréable à parcourir car il est truffé de petits chemins étroits, nous y avons croisé très peu de monde, il donne sur une rivière et la végétation y est foisonnante absolument partout. C’est bucolique et tranquille. Le seul WC public du village est une petite construction en dur flambant neuve à la fois fermée à clé et cadenassée. Débrouillez-vous. Nous nous sommes débrouillés.
Nous retrouvons notre chauffeur en fin de trajet et buvons un coup à l’épicerie-bar du village en compagnie de quelques locaux. Encore une occasion pour tout le monde de rire de chacun. Ils se sont énormément éclatés sur notre manière de prononcer les mots vietnamiens.
Sur le chemin du retour nous nous arrêtons pour avaler de petits plats dans une modeste auberge. Les deux petites filles du lieu, belles et si photogéniques ont bien apprécié nos stylos.
L’après-midi, Bih nous amène à Thanh Toan, village près de Huê où se trouve le seul pont japonais du Vietnam avec celui de Hoi An. C’est joli, agréable et authentique dans un vrai cadre rural. A l’intérieur de ce pont couvert, il y a des bancs tout le long qui permettent aux villageois de se reposer à l’ombre. Nous nous y faisons accoster par une charmante diseuse de bonne aventure qui malgré ses 78 ans affichés nous saoule de belles affirmations et prédictions ni bien réalistes ni trop convaincantes. Bien sûr, après la photo, elle réclame son billet. Il nous reste justement un billet de 2000 dongs. Elle s’en va en râlant, elle en voulait 20000. Bon, il n’y avait pas eu de prestation.
Nous profitons du temps disponible pour faire une ballade dans le village le long du cours d’eau cela nous réserve notre lot d’enfants, de troupeaux de canards, de pêcheurs de rivière nettoyant leur matériel, de petits vieux et vieilles surgis d’un autre âge.
Lors du retour vers la ville, nouvel arrêt boissons. Notre chauffeur à notre demande négocie les prix et nous obtenons trois cocas et trois grands verres de jus de canne à sucre pour 58000 dongs soit autour de 2,30 euros, ce qui démontre à quel point il nous est arrivé parfois de surpayer. Nous quittons notre chauffeur en nous saluant affectueusement, il y a bien eu la barrière du langage mais nous sommes à la fois contents de lui et contents de l’avoir fait travailler.
Le soir, un taxi nous amène au Y Thao, l’un des quelques restaurants-jardins de Huê. Le cadre est indiscutablement beau avec son jardin, ses sculptures, sa maison remplie d’objets anciens et son grand patio très aéré. Les menus sont à 230000, 250000 et 300000 dongs en fonction de la composition choisie. Il y a certes une moindre finesse que la veille mais nous nous régalons avec ces huit plats d’excellente qualité dont la présentation sort franchement de l’ordinaire. Nous sommes néanmoins surpris, dans un établissement d’un tel standing, de voir les petits serveurs et serveuses se moquer aussi ouvertement des clients et se payer des fous rires avec les images sur leurs téléphones portables.
Coup sur coup, deux restaurants qui nous laisseront un souvenir impérissable. Nous nous sentons gros, mais ce n’est qu’une impression.
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merci a vous de consacrer autant de temps pour nous raconter votre plaisir.
concernant le jus de canne a sucre "nuoc mia",
mon beau pere, medecin traditionnel m'a dit que c'est tres bon pour la sante...ici un verre coute 5.000d...mais je pense qu'a Hue c'est plus cher..quelquefois le vendeur met beaucoup de glace et peu de jus
si vous n'aimez pas mes informations, ne les lisez pas, lisez autre chose, mais respectez les car elles serviront a d'autres
à Thanh Toan, village près de Huê où se trouve le seul pont japonais du Vietnam avec celui de Hoi An.
Je ne cherche pas à vous convaincre du contraire de vos affirmations concernant le pont couvert de Thanh Toan (idem pour le miel que vous avez goûté), mais j'aimerais que les lecteurs ne répètent cela ad aeternam que
- le pont couvert de Thanh Toan est d'origine japonaise
- que c'est le seul pont couvert avec celui de Hoi An.
Je connais au moins 3 autres ponts couverts avec celui de Thanh Toan et celui de Hoi An.
Si le pont couvert de Hoi An est d'origine japonaise, les autres ponts sont d'origine vietnamienne, et qui sont construits bien avant le pont couvert de Hoi An pour 2 d'entre eux. Il s'agit de
- du pont couvert de Chùa Luong, province de Nam Dinh
- du pont couvert Cho Thuong, province de Nam Dinh
- du pont couvert de Phat Diem, province de Ninh Binh
Je mets de côté le pont couvert de Chùa Thây, parce qu'il me semble que la date de construction est plus récente.
Lucky that we have a home/Our Home is Nha May Man/Passing rain and dry seasons/In a full-of-love atmosphere/Besides my new family/I have brothers and sisters/The sun shines over the skies/Let's stay here, with all of us,
La journée commence par le grand marché de Huê. Madame marchande pour un chapeau conique. La vendeuse en veut 80000 dongs, soi-disant, c’est la meilleure qualité, etc…Nous l’obtenons à 30000, nous nous étions renseignés, le prix habituel serait de 20000 dongs. Une vendeuse de vêtements qui se trouvait là et qui parle un assez bon français est fermement décidée à nous accrocher. Après quelques tours et détours, nous nous rendons compte que nous n’arrivons pas à la semer. C’est parti pour ne pas être agréable, nous quittons définitivement les lieux. De toute manière, ça pue partout, toujours le même genre d’odeur, la faute probablement aux poissons séchés suspendus un peu partout.
Nous nous dirigeons alors vers la cité impériale en repoussant les propositions des nombreux pousse-pousse. A notre âge, il faut marcher. Eh ben, ce jour-là, on aura marché !
Après avoir réglé les 80000 dongs d’entrée, on découvre les premiers bâtiments qui sont parmi les rares à ne pas avoir subi des bombardements pendant la guerre. Il y a eu d’immenses dégâts. De gros travaux de réhabilitation ou de reconstruction complète sont en cours sur ce site. En même temps qu’il y a beaucoup de choses intéressantes à contempler, il n’y a rien de vraiment extraordinaire. Un grand et bel escalier oblique en bois rare par ci, de grands stores avec un dragon peint dessus, des étangs couverts de lotus avec, tiens, un serpent qui y nage tranquillement. Mais au fur et à mesure, après les murs de la petite enceinte, il y a de nouvelles portes, de nouveaux pavillons, de nouveaux itinéraires. Sans s’en apercevoir, le temps défile et on parcourt de nombreux kilomètres. Le ciel a tendance à se couvrir, il fait au moins 36 degrés. Les jambes demandent grâce.
Nous pensons que dans quelques décennies, quand les restaurations auront fait réapparaitre l’ensemble tel qu’il était autrefois et comme on peut l’observer sur les grandes maquettes exposées à l’intérieur, ce sera plutôt impressionnant.
Nous sommes extrêmement satisfaits à la sortie de poser nos fesses dans un taxi et nous faisons amener au Phong Nam Café de la rue Tran Cao Van, qu’un membre du forum avait recommandé. S’ils font, comme ils s’en vantent sur leur carte, les meilleurs fruit shakes du Vietnam, le reste est en dessous de tout ce que nous avons pu gouter jusque là. Les nems végétariens sont des pseudo nems à la purée, les nems au porc sont pareils avec une quantité très limitée de viande pas bonne. La sauce est d’une espèce inconnue, les pâtes n’ont pas de gout, on comprend mieux que les prix soient aussi bas. On ne nous propose ni serviettes ni baguettes, c’est le comble. Il fallait bien qu’une fois au moins on tombe sur une telle calamité.
La sieste à l’hôtel est nécessaire, nous ne pouvons provisoirement plus rester debout. Mais voilà, quel que soit le standing de l’hôtel, s’il y a des asiatiques à l’intérieur, vous pouvez être certains qu’à pratiquement toute heure vous aurez des parents qui s’interpellent très fort d’un bout à l’autre du couloir pendant que les enfants braillent en courant. Nous avouons que nous avons fini par sortir la tête de la chambre et les avons provisoirement calmés, ouh c’est pas beau un blanc qui s’énerve !
Le soir, nous ne prenons pas de risque et retournons au DMZ en face de l’hôtel. Les jus de fruits sont bons, la nourriture est correcte. Les grands sourires et l’extrême amabilité des serveurs et serveuses nous permettent de passer un bon moment. Les pauvres ne cessent pourtant de s’activer. Nous leur laisserons un bon pourboire.
« Tout le monde s'interroge sur comment laisser une meilleure planète à nos enfants, mais on devrait plutôt penser à laisser de meilleurs enfants pour notre planète. » Clint Eastwood
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With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Si je ferme les yeux et pense au sultanat d’Oman, je sens d’abord un léger parfum d’encens, la chaleur d'un rayon de soleil sur ma peau, avant de sentir le sable couler dans ma main… J’ai sur la langue le goût et le moelleux d’une datte, véritable bonbon, puis celui du café avec une pointe de cardamome et d’eau de rose.... J’entends le vent du désert siffler à mes oreilles, au loin l’appel d’un muezzin, puis le murmure de l’eau. J’ouvre les yeux, je vois des sourires, des signes de bienvenue, je vois une mer turquoise, des roches allant de l’ocre au pourpre, des wadis profonds d’où jaillissent des torrents, des dunes oranges, des plages de sable blanc où de petits crabes filent à toute allure. Je vois des oasis incroyables qui surgissent entre les montagnes arides. Je vois des villages abandonnés que l’on rêverait pleins de vie, des forteresses imposantes dominant des vallées, et des souks animés où la proposition est délicate et la négociation une politesse mutuelle…
Tout cela, et bien plus encore.
C’est ce que j’ai essayé de traduire dans mon carnet de voyage dessiné, que je complèterai çà et là de photos.
Ce carnet, je l’ai dessiné « à froid », après mon retour (en fait je l’ai réalisé cet été alors que notre voyage date de cet hiver). Il est d’un format assez spécial je l’avais acheté au japon, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Et bien il a trouvé son usage ! Voici ci-dessous une photo de ce carnet, en mode accordéon : là, il n’est que partiellement ouvert, car tout déplié cela fait 5 mètres de long !
Pour les amateurs de dessin : Le format en accordéon est à la fois une contrainte (chaque feuillet fait un format 9 cm X 27 cm), et une liberté (on peut faire une fresque). Le papier est aussi un peu spécial : il n’offre pas une grande finesse de trait, mais il prend bien l’encre (feutre liner). En revanche, tout doit être fait presque d’un jet (avec une esquisse très légère au crayon) car il se gomme très mal. Il boit trop l’eau pour colorer au feutre ou à l’aquarelle (ou alors sans utiliser la détrempe), en revanche il porte bien le pastel à l’huile et son utilisation au pinceau avec de l’essence. Tirant sur le jaune, il m’a permis de créer des contrastes y compris avec le pastel blanc.
A droite, le "marqueur" de l'accueil, ces dattes qu'on vous offre partout en signe d'hospitalité. A gauche, un hommage à ces sublimes portes usées par les temps, qu'on admire un peu partout dans les quartiers anciens, y compris ceux qui sont abandonnés.
Oman est un des grands producteurs de résine d'encens. Les brûleurs d'encens sont partout, du plus simple en terre au plus précieux en argent ciselé...
L'hospitalité vous conduira à accepter aussi souvent un petit café, un "omani café", très léger, parfumé subtilement avec de la cardamome, pourquoi pas un peu de safran, et éventuellement un peu d'eau de rose.
J'ai ici représenté un homme dans l'habit commun usuel de tous les omanais : la dishdasha, majoritairement blanche (en semaine, en journée, la couleur est davantage pour le soir ou le vendredi et le samedi). Même si l'on voit des hommes habillés à l'occidentale, ils sont très peu nombreux. La dishdasha blanche est vraiment l'habit commun partagé par tous les hommes. La dishdasha, qui n'a pas de capuche, se distingue par un petit pompon accroché au col, la furakha, qu'on imbibe de parfum. Et croyez moi, les omanais en abusent! "ça sent le pompon" est une expression qui est maintenant passée dans notre langage commun, à mon mari et moi.
Autre incontournable de la tenue masculine, la kuma, ce petit couvre-chef rond, la plupart du temps blanc rehaussé de motifs aux couleurs vives. Le keffieh est aussi porté (mais sans le cordon appelé agal dans les pays arabes), et il est plutôt arboré par ceux dont les racines sont dans le désert, de ce que j'en ai compris.
Et les femmes, me direz vous? Voilées, pour certaines en noir intégral (mais pas la burka, plutôt le chador + Abaya), du fait de l'influence de l'Arabie et des émirats arabes unis, alors que le vêtement traditionnel était auparavant plutôt une superposition de robes très colorées. La plupart des femmes que nous avons vues portaient plutôt une tenue neutre, un voile uni sur les cheveux, mais le visage découvert. Nous avons vu aussi beaucoup de saris et de voiles colorés, il ne faut pas oublier que 40% de la population est constituée d'immigrants indiens, népalais, bengalais, qui travaillent beaucoup dans le tourisme, l'hôtellerie et la restauration, les services, mais aussi tous les travaux ouvriers.
Je précise qu'en tant que touriste il n'y a aucune pression pour porter un voile, jamais de regards désapprobateurs d'aucune sorte. Bien sûr, on gardera pour la terrasse de l'hôtel les mini shorts, les décolletés plongeants, les épaules et ventres dénudés, mais j'ai envie de dire que c'est pareil pour les hommes et les femmes et que le soleil étant vif c'est aussi meilleur pour la peau.
Voici pour cette introduction ! Au prochain post, je vous parlerai de mon itinéraire et on pourra se lancer!
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Bonjour tout le monde, nous voici rentrés d'un RT USA organisé par nos soins du 31/07/2026 au 26/08/2026.
La destination : Le Sud-Ouest USA avec le Texas, l'Arizona et le Nouveau-Mexique. 7000 kilomètres effectués à la louche.
L'Auto : Une Chevrolet Equinoxe pour deux en passant par BSP Auto et Avis. Et dedans 2 valises, un sac de voyage, deux valises cabines, la glacière de chez Walmart, le matos photos et les bouteilles d'eau (pack de 40).
Le trajet : Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo et Dallas pour finir avec départ sur DFW.
Les voyageurs : Deux séniors bien avancés dans l'âge (73 et 75) mais toujours en activité (pas épuisante physiquement) (pour rester vivants et financer les voyages), autonomes physiquement à 100%, intellectuellement beaucoup moins, passionnés des USA, pays où tout est possible, plus marcheurs que randonneurs, plutôt hôtels à partir de 3 étoiles que motels de bord de route, plutôt restos Italiens que nourriture US, adeptes des arrêts fréquents pour les photos, plutôt musées que rien, Plutôt sieste que marches forcées. Pas trop râleurs, juste ce qu'il faut pour rester français au pays du grand Satan qu'ils disent.
Pas trés doués pour les langues, Anglais des rues (mais bien pratique), Espagnol nul pour moi hormis : " Hola ! Una Cerveza por Favor ! " Cela fait court. Madame comprend tout mais refuse de parler.
Le coût du RT : Environ 12 000 euros avec les vols AF, Auto, Essence, cadeaux, visites et tutti quanti. Bien maitrisé puisque 13500 euros prévus au départ.
Le bilan positif : Un régal avec les longues routes à perte de vue. Des Musées à découvrir. Le constat de la présence Hispanique et de son Histoire importante dans ce secteur de l'Amérique. Des locaux adorables. Des touristes plus ou moins sympas. Un accent Texan abominable et difficile à comprendre. Des stations Gas qui sont de véritables magasins avec nourriture préparée et autre alcools vendus en Arizona et Nouveau-Mexique et des employés au top ! Toujours prêts à rigoler !
Le bilan négatif : La chaleur tout au long du séjour...43° sur Dallas en fin de séjour. Impossible de sortir dans les rues. Beaucoup de "Homeless" dans les rues de l'Hyper Centre de Dallas. Les breakfasts Hôtel toujours les mêmes. On s'y fait.
Donc, positif certes mais le concept commence à fatiguer. Il se pourrait que le modèle RT autonome soit repensé pour le prochain. SI celui qui est en haut nous prête vie.
Pour la suite, attendons les premières photos triées et passées à la moulinette.
C’est une ville ancienne qui respire, c’est une source qui vit.
Ici, pas de pancartes kitsch du genre « Tu me manques à Fengyu », ni de faux objets anciens fabriqués à la chaîne.
Les maisons centenaires portent encore les traces du vent et de la pluie;le matin, on entend les coqs chanter,et au crépuscule, la fumée s’élève doucement des cuisines.
Cette ville n’essaie de plaire à personne:comme l’eau de source qui la traverse, elle continue simplement de vivre, à son propre rythme.
Située dans le comté d’Eryuan, dans la préfecture de Dali au Yunnan, la ville ancienne de Fengyu est classée ville historique et culturelle nationale. On la surnomme la « terre des lettrés et de l’encre »:sous la dynastie Qing, l’académie Fengxiang a formé quatre jinshi et onze juren aux examens impériaux. Les familles bai y ont fait de l’étude et du travail de la terre un véritable héritage. Même les jours de marché, on y trouve des étals de calligraphies et de peintures, tandis que les linteaux et les murs-écrans sont couverts de maximes familiales.
Fengyu était aussi une étape importante de l’ancienne route du thé et des chevaux. Elle conserve le deuxième plus grand ensemble architectural bai de Chine, juste après Xizhou. Le célèbre voyageur Xu Xiake y a passé sept jours et l’a comparée au « paradis des fleurs de pêcher ».
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
Le dernier carnet sur le Turkménistan date de 2019. Voici donc un court retour sur ce vaste pays désertique qui se visite un peu plus facilement qu'auparavant.
C'est mon premier carnet. Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Le pays s'ouvre lentement mais il est possible de visiter des sites où vous serez tout seul. En 5 jours, j'ai vu 2 hongkongais, quelques allemands et un chilien au cratère, 10 chinois dans un bazar de la capitale, et c'est tout !
Il est possible de visiter le Turkménistan depuis l'Ouzbékistan. Le plus simple et le plus économique est de se rendre en taxi jusqu'à la frontière depuis Boukhara. Le trajet prend un peu plus d'une heure.
Le passage de la frontière est assez long puisque de nombreux Turkmènes ramènent des objets achetés en Ouzbékistan afin de pouvoir les revendre au Turkménistan. Par exemple des couches, des produits pour bébés ou des produits de beauté.
Il m'a fallu plus de 2h30 pour franchir la frontière. Il est obligatoire pour visiter le Turkménistan d'avoir un guide et de passer par une agence de voyage. Les agences britanniques proposent souvent des séjours de trois, cinq ou sept jours à plus de 1 500 ou 2 000 euros.
Mais si votre budget est plus limité, il vous suffit de contacter quelques agences turkmènes directement par mail qui vous feront une proposition entre 700 et 1 300 euros pour trois à sept jours. J'ai pris un séjour de 5 jours de Turkmenabat dans le Nord-Est du pays jusqu'à Dashoguz dans le Nord. L'objectif est de visiter les principaux sites classés à l'Unesco, dont Merv, et les sites archéologiques comme Nisa ou Gonur Tepe.
Votre guide sera également le chauffeur. Il viendra vous chercher à la frontière. Les formalités sont très longues car les douaniers doivent multiplier les tampons et l'obtention du visa que vous avez préalablement demandé à votre agence de voyage nécessite plusieurs contrôles. Mais le passage se fait relativement aisément même si chaque étape est assez longue.
Une fois de l'autre côté, première surprise, l'autoroute est très récente jusqu'à Turkmenabat. Une très longue file de camions s'étend sur plusieurs kilomètres du côté turkmène afin de pouvoir passer la frontière et aller en Ouzbékistan. En effet, selon mon guide, les camions turkmènes transportent du gaz, du coton (pas à cette saison puisque la récolte a lieu en septembre), mais ont surtout un réservoir plein car le prix du carburant est beaucoup moins cher au Turkménistan. Un plein pour une voiture vaut à peu près 3 euros, ce qui est défiant toute concurrence.
Depuis le poste frontière de Farap, l'objectif est d'atteindre la ville de Mary qui abrite dans sa banlieue, à une trentaine de kilomètres, le site classé à l'UNESCO de Merv. Cette cité est connue comme étant une fondation d'Alexandre le Grand au IVe siècle avant Jésus-Christ sous le nom d'Alexandrie de Margiane. Plusieurs forteresses sont visibles.
Après plus de trois heures de route, nous déjeunons dans un restaurant turc qui s'appelle Aladdin. Plusieurs citations du président sont visibles sur l'autoroute, mais la route est de qualité et on avance aisément. Ce sera de loin la meilleure route du pays. ça se gâtera largement par la suite.
Les ronds-points sont particulièrement intéressants puisqu'on y retrouve des emblèmes de la culture turkmène, soit le chien, soit un tapis, soit le cheval Ahal Teke soit des symboles musulmans, même si la présence d'artefacts islamiques est assez réduite.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
Il arrive souvent qu'on nous demande quoi visiter en Belgique .
Et les réponses ramènent le plus souvent à Bruges , Gand, Anvers et Bruxelles , avec raison , ces villes valant la peine d'être visitées 😉 .
Toutefois, la Belgique, bien que petite , ne se limite pas à ces 4 villes .
J'habite l'une d'entre elles ( Bruxelles) , passe avec plaisir du temps dans les trois autres , mais j'ai envie d'aborder d'autres coins moins connus , qui pourront compléter le séjour de ceux qui ont envie d'en voir un peu plus , ou de voir autre chose .
C'est qu'entre deux voyages , j'aime bien visiter l'un ou l'autre coin du pays où j'habite .
D'où l'idée d'un carnet de balades .
La plupart des endroits dont je vais parler peuvent être visités en faisant l'aller-retour le même jour , au départ de Bruxelles , que ce soit en transports en commun ou en voiture .
Dans l'ordre chronologique des sujets abordés :
- Le barrage de la Gileppe ( province de Liège) -message 2 , page 1
- Le domaine de La Hulpe ( Brabant wallon ) - message 3 , page 1
- Malines ( province d'Anvers ) message 4 , page 1
- La côte - message 5 , page 1
- Le Westhoek , au départ de La Panne - message 6 , page 1
- Le Zwin, au départ de Knokke - message 7 , page 1
- Lier ( entre Malines et Anvers ) - message 8 , page 1
- Mons (Hainaut) - message 9 , page 1
- La région de Florenville . - message 12 , page 1
- Les Cantons de l'Est - message 13 , page 1
- Dinant - message 18 , page 1
- Le jardin japonais d'Hasselt - message 24 , page 2
- Louvain message 29 , page 2
- Louvain-la-neuve - message 32 , page 2
- Ostende - message 42 (page 3) et message 166 (page 9)
- Les floralies de Grand-Bigard . - message 43 , page 3
- Le bois de Halle -message 44 , page 3
- Les pralines - message 54 , page 3
- Charleroi - message 68 , page 4
- Namur - message 92 , page 5
- Le Bois du Cazier ( Marcinelle) - message 95 , page 5
- Les couques et les gozettes - message 96 , page 5
- Liège - message 99 , page 5
- Tournai - message 115 , page 6 .
- Audenarde ( Oudenaarde ) - message 121, page 7
- Jardin botanique de Meise - message 124, page 7 .
- Tongres ( Tongeren ) - message 125 , page 7 .
- Château de Beersel ( Brabant flamand) - message 126, page 7 .
- Bruxelles confinée ( messages 150 et 154 , page 8 )
- L'hôpital Notre Dame à la Rose , à Lessines ( messages 161 et 162 , page 9 ) .
- Westende ( message 167, page 9)
je complète cette liste au fur et à mesure de l'avancement du carnet ...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations