Bonjour,
Nous revenons de 4 semaines au Laos et Cambodge. Il y a quelques temps, je demandais sur ce même forum si quelqu'un pouvait nous indiquer un guide, ou un chauffeur. Je reviens ici pour dire que nous avons retenu Phouvong de l'agence Sabeidee Laos Travel. Nous n'avons eu qu'à nous louer de ses services : il nous a accompagné partout, a retenu nos hôtels, a organisé nos voyages en bateau, a trouvé un remplaçant-guide lorsqu'il a dû s'absenter etc ... nous avons par ailleurs circulé dans un van neuf pour 9 personnes alors que nous étions 4.
Le Laos nous a beaucoup plu, il n'y a pas vraiment de sites extraordinaires, mais l'ambiance générale est tellement cool et plaisante, jamais la moindre inquiétude, des gens aimables et souriants. les trajets en bateau sur le Mékong vraiment sympas.
Quant au Cambodge, petite expérience, car nous n'y sommes restés que 6 jours. Nous avons passé la frontière à pied, au poste de Trapaing Krea (c'est ce qu'il y a sur le passeport) il parait qu'il a mauvaise réputation (corruption) mais nous ne nous en sommes pas trop mal sortis avec 2$ par personne pour sortir du Laos, ensuite 1$ par personne pour un "questionnaire médical et une prise de température" du côté cambodgien, plus 35$ pour le visa.
Visite des sites de Preah Vehar et Koh Ker et bien sûr Angkor, magnifique, malgré les hordes de touristes chinois.
Nous avons séjourné à Siem Reap, ville grouillante, poussiéreuse et sale, mais avec quelques agréables bars à cocktails... dans une maison d'hôtes, très bien située, plaisante oasis de verdure, la Villa B, tenue par un Français très sympathique et plein de ressources pour nous aider à organiser notre séjour.
Voilà un résumé succinct, si vous avez besoin de détails pratiques, envoyez-moi un message.
Bonne soirée.
En direct du nord-Vietnam où je gambade gaiement depuis une douzaine de jours et où je conduis une moto sans heurts depuis 4 jours, me voilà à te raconter mon arrivée au Laos sans mes notes laissées à Hanoï. Je rentre donc dans mon p'tit cerveau et pars, dans le département mémoire, à la recherche de 40 jours auparavant. Vous avez dit exercice de style?
Donc c'est finalement arrivé, je quitte le Cambodge par la porte dérobée qui amène au Laos au milieu des forêts et des champs. Le chauffeur du minibus qui me conduit ainsi que d'autres voyageurs depuis Kratie sort tout le monde du sommeil au poste frontière côté cambodgien. Le poste frontière, Quatre planches pour faire les murs, une autre pour s'imaginer une étagère-bureau où travaillent les douaniers, quelques taules pour se protéger de la pluie quand elle tombe, un drapeau; le compte est bon. Un nouveau coup de tampon, le temps que le dernier passe et il s'est passé une heure, une heure pendant laquelle aucune voiture ou autre n'a daignée nous rejoindre dans un sens ou dans l'autre. On est vraiment au coeur de l'Asie du sud-est et finalement au milieu de nulle part. C'est à se demander ce que les douaniers vont faire du dollar qu'ils ont demandés à chacun.
On va ensuite, conduit sur cent mètres, rejoindre le côté vietnamien. Et de ce côté là de la frontière, c'est le reflet exact de l'autre cahute à la différence près qu'ici flotte le drapeau floqué de la faucille et du marteau en plus du drapeau lao. Ca fait d'autant plus bizarre que c'est Sylvain, un albigeois à la cool avec qui j'ai un bon feeling, qui me dit qu'il a vu le drapeau lao en remontant dans le minibus parce que moi j'avais vu que la faucille et le marteau. J'ai bien cru pendant un instant que la révolution prolétarienne s'était fait une place au soleil en remplaçant tout bonnement le drapeau lao. Bref...
En arrivant au Laos, plus question de refermer l'oeil, c'est pas que l'envie n'y est pas vu que dès que je prends un bus, je me laisse doucement bercer, mais on n'est plus séparé de l'embarcadère vers les 4000 îles que de quelques menus kilomètres. Les 4000 îles sont des îles (ah bon?) nichés dans le large ventre du Mékong qui a cet endroit fait des centaines et des centaines de mètres de large. Et qui dit îles dit bateau pour y aller. Le notre se fait tranquillement attendre de longues minutes où la moindre place à l'ombre se négocie en or massif. Il n'y a pas un pêt de vent et la chaleur ferait d'un oeuf cru un oeuf dur, d'un Brice sec un Brice détrempé.
Et le bateau arrive enfin, nous sommes là une douzaine de voyageurs, tous bien impatients de déguster une boisson fraiche, les fesses posées dans un hamac ou autre chose, on est pas exigeant dans ces cas là. La traversée jusqu'à Don Det, une des îles les plus touristiques, ne prend que de courtes minutes pendant lesquelles on navigue entre les rochers, les roseaux et la circulation fluviale faite de long bateau en bois comme le notre. C'est très reposant si l'on excepte le bruit de moteur de notre embarcation qui n'aurait pas à rougir dans une compétition face à un airbus au décollage mais plus dans une version aigüe comme une mobilette sans pot d'échappement. Je vous laisse imaginer le foutoir!
On arrive enfin à Don Det et le moins que l'on puisse en dire, c'est que malgré les GH qui se succèdent sur son pourtour, l'île a un doux parfum de ruralité qui fait tout son charme. C'est comme une ferme sans barrières. Les porcs, les coqs et autre zébus s'ébrouent tranquillement au rythme du soleil. Plusieurs milliers d'îliens doivent habiter là mais on doit pouvoir compter les véhicules à moteurs sur les doigts de trois mains. C'est calme, reposé, exactement l'image que je me faisait du Laos.
Avec Sylvain, on se trouve deux bungalows plus-rudimentaires-tu-dors-dehors donnant juste sur le fleuve et comme on pris la peine d'aller crêcher sur la côte ouest, ça sent bon les couchers de soleil en plus des bains! Car ce qui fait le charme du Mékong ici, c'est qu'on peut s'y baigner sans problème. Le courant est ridiculement faible, l'eau est d'une clarté à faire passer la Scène pour une mare aux cochons et d'une température à donner des suées à un esquimau moyen. C'est pourquoi en ce premier jour, il ne faut pas une heure pour qu'on se décide à se jeter à l'eau, c'est le bonheur en mode flottaison!
Plus l'après-midi avance, plus on se sent comme à la maison, on doit déjà connaître une douzaine de personnes, ça file bon train!
Au cours de la soirée, on rencontre Seba et Toby, deux jeunes types dont j'ai oublié l'origine. Mais le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne les ai pas oubliés. Seba et Toby viennent de passer plusieurs mois sur les 4000 îles, me confortant sur l'endroit en général, et connaissent tous les locaux et toutes les ficelles pour se procurer tout ce qui est procurable... En premier lieu, le lao-lao. C'est l'alcool de riz traditionnel au gout de tord-boyaux et à l'effet boeuf. En second lieu, le fameux tilleul à fumer pour se calmer du lao-lao. Et en troisième lieu, la fameuse Beerlao chère au Pastorinho dont je porte le T-shirt labelisé pour se calmer des deux premiers.
La soirée qui suit est plus que bon enfant. On alternera le billard, le poker où j'ai gagné de quoi vivre une journée gratuite, et les franches rigolades qui caractérisent les soirées arrosées partagées avec des personnes de bonne compagnie à peine rencontrées. Les heures défilent sans que personne ne s'en soucit, de toute façon, personne ne porte de montre ici, c'est la règle, le temps n'a que peu d'importance. Les seules indications de temps qu'on aura ce soir là sont quand d'une part le bar ferme et d'autre part quand l'électricité se coupe sur l'ensemble de l'île. Je prendrais quand même le temps de vérifier l'heure au moment de dormir, il est 5h, Paris s'éveille (enfin dans 6h parce qu'avec le décallage horaire, il doit être 23h dans la ville lumière).
Résultat : comme personne n'a de montres, il est inconcevable de mettre le réveil en ce matin du 5 mars, et il est 16h30 quand j'éclos comme une fleur. Il est facile d'y parvenir, je vous vois venir criant au scandale, il fait 30° à l'ombre, 35° dans mon bungalow, et il n'y a pas le moindre bruit; c'est pour ça, ça vous plombe un globe-trotteur...
La journée est donc presqu'à mettre aux oubliettes si ce n'est que les plaisirs de la veille se poursuivent encore ce jour, faut pas gâââcher.
A la nuit tombée, on se fait aussi payer un coup dans un mariage local. Tout le monde y est encore plus ravagé que nous, il faut dire que le mariage se célèbre déjà depuis deux jours et deux nuits et que les laos ne prennent même pas le temps de dormir pour récupérer. C'est pourquoi on y fera pas non plus long feu, c'est pas très sain comme mariage!
On finira la soirée comme on avait déjà fini la précédente, sauf que deux fois de suite, c'est dur pour l'organisme. Surtout pour les autres car Sylvain est déjà rentré quand Seba et Toby me proposent de rester dormir chez eux. C'est avec d'autant plus de plaisir que j'accepte car ils dorment chez l'habitant sur des paillasses où toute la famille se retrouve du grand-père fumant la pipe à eau au bébé de quelques mois. En plus, c'est pour les deux zigotos leur dernière soirée en ces murs s'il y en avait, l'ambiance n'en est que plus festive! Je m'endormirais finalement juste à côté du grand-père qui ronfle comme un sonneur, pas un problème, j'ai le sommeil lourd de celui qui se couche le dernier.
Le jour suivant, j'avais depuis la veille donné rendez-vous à Sylvain à 11h pour un petit déjeuner matinal. Et bien, messieurs les censeurs et autres JP en puissance, j'ai réussi à me lever sans l'aide de personne! Toute la famille vaque déjà à ses occupations, ça m'aide aussi à l'inverse de Toby et Seba qui doivent avoir l'habitude et n'ouvrent chacun qu'un oeil au moment où je leur dis au revoir et merci pour tout. J'en profite également pour oublier la lampe électrique à dynamo que m'avait laissé Maman. Oups...
Je retrouve donc Sylvain, qu'on appelle aussi Momo c'est rigolo, qui lui est frais comme la rosée, pas comme moi. Allez! Une bonne douche froide et ça repart! En effet, ça repart. Quelques tartines après, on est les fesses posées sur un vélo chacun pour une exploration un peu plus poussée (c'est pas difficile...) de Don Det et de Don Khon, l'île voisine reliée à la première par un vieux pont datant de l'époque coloniale. La chevauchée est on ne peut plus plaisante, le terrain est plat même si très caillouteux. Je pense aux cyclistes du Paris-Roubais et me dis qu'il pourrait prendre l'autoroute, les cons... Car pour nous, pas d'autre alternative, c'est à travers bois et champs ou pas du tout. C'est d'ailleurs tellement à travers bois que le vélo de Momo à la différence du mien déraille tous les 400 mètres! Au moment de traverser le pont déjà évoqué, j'en profite pour enlever le T-shirt beerlao du pasteur. La chaleur est suffocante. On poursuit quelques centaines de mètres vers un temple situé sur Don Khon lorsque je me rends compte de mon oubli : le T-shirt est resté sur le pont!!! Machine arrière toute!!! Et bien j'aurais beau multiplier les coups de pédales, plus de T-shirt en vue, peut-être dans la rivière en contrebas, peut-être sur le dos de quelqu'un, c'est le mystère en plus d'être la tuile : comment veux-tu que je visite un temple torse nu, carton rouge!!!!! Désolé Mathéo mais il semblerait que je perdes chaque jour un peu plus la boule en plus de mes affaires!!
On sera donc obligé de faire l'impasse sur le temple pour se concentrer sur ce que les îles ont à offrir de meilleur : des cascades. Et là, si t'as rien à te mettre sur les épaules, personne ne t'en tiendra rigueur, bien au contraire! Des chutes d'eau, il faut bien que tu te rendes compte que j'en ai déjà vu beaucoup dans de nombreux pays comme les chutes d'Iguazu par exemple (voir photos dans la rubrique "pas novice des vacances - Argentine Chili Bolivie) mais là, c'est encore différent, comme nulle part ailleurs. C'est comme si le Mékong ne savait plus où se déverser et partait dans des dizaines de cascades dans tous les sens de toutes les tailles. Et à la différence d'Iguazu par exemple, ici il est possible de se baigner dans de petites chutes en amont des plus grosses. La seule chose étant de ne pas se faire emporter par le courant dans des rapides puis dans des chutes, hypothéquant ainsi toutes mes chances de vivre vieux. Avec Sylvain, on saute donc de rocher en rocher, on multiplie les points de vue, on se la coule dure.
Il est ensuite temps de poursuivre notre chemin, poussés que nous sommes par la faim qui nous taraude. Retour en selle sur quelques kilomètres pour nous rendre sur une plage de sable qui borde le fleuve, elle même bordée par une gargotte où la nourriture coule à flot. Il n'en fallait pas tant, on se fait craquer la ceinture! Et tant qu'on est là, que pour repartir d'ici à vélo c'est un côte hors-catégorie sans asphalte assorti, on préfère traverser la plage à pieds sur le sable brulant (à ce niveau, c'est même plus brulant, c'est les portes de l'enfer sous tes pieds!!!!) pour une trempette bien méritée, même si à contrecourant de tous les conseils de grand-mère qui interdisent de se baigner après le repas surtout s'il fait chaud. Qu'importe, on crève de chaleur et je suis pas loin de la vérité!
A cet endroit du Mékong, en aval des chutes, de gros blocs de pierres émergent de la rivière qui a ici un courant un peu plus important. C'est idéal, d'une part pour nager à contre-courant comme un coureur de salle de sport sur tapis roulant, et d'autre part pour se jeter de plusieurs mètres dans l'eau. On commence gentiment, 2-3 mètres. A chaque fois, il faut sonder la rivière pour vérifier le niveau d'eau car les rochers sont bien traitres et potentiellement dangereux quand ils affleurent à un mètre de la surface. A 2-3 mètres donc, on saute, puis on s'enhardit et on plonge. Une fois ceci fait, l'excitation aidant, il faut toujours trouver un nouveau spot pour prendre de la hauteur et chuter plus longtemps. Le suivant donc 4-5 mètres, et à chaque fois à la première tentative, c'est un peu l'inconnu et la trouillasse qui nous prennent. En d'autres termes, c'est l'adrénaline qui coule par litres.
On s'ébroue donc ici pendant près d'une heure jusqu'à être rejoints par d'autres touristes qui ont encore moins froids aux yeux. Les types enchainent les vrillent et les saltos. Aux fous!!!! Mais quel spectacle!!!! Les types vont même jusqu'à ouvrir un nouvel itinéraire sur un rocher qui doit culminer autour de 10 mètres!! Si vous n'avez aucune notion de distance, imaginez un balcon au 3ème étage. Et le chemin pour y aller, c'est comme avant mais en plus haut, de l'escalade à tous les étages avec les pieds mouillés!! Autant dire que la 1ère fois que j'atteints le sommet, j'en emmène pas large, et puis comme finalement, c'est maintenant plus simple de sauter que de redescendre en mode varape, je me lance en faisant bien gaffe à ne pas atterrir les jambes écartées si vous voyez ce que je veux dire... Et une fois revenu à la surface, quel pied!! Quelles sensations!!! Quel plaisir de vaincre sa peur, WHAOUUUU!!! Ce manège se poursuivra jusqu'aux dernières lueurs du jour, on tire le temps au maximum de nos possibilités en étant sûr d'abord de repartir avec un peu de lumière et ensuite en se promettant de revenir le lendemain of course!!!
Il fait finalement nuit noire lorsqu'on retrouve notre "chez nous". Et avec l'addition des efforts de la journées et du rythme haut en couleur des soirées précédentes, les baillements sont venus bien plus tôts que d'habitude. Juste le temps de dîner et d'allumer quelques cierges avant de dormir d'un sommeil pas difficile à trouver. Bonne nuit.
Il est 10h quand le réveil ne sonne pas, et pourtant je suis quand même réveillé, comme un chef (ou presque, il est quand même 10h). Et aujourd'hui, c'est déjà à priori notre dernier jour sur les îles. Il va donc s'agir de ne pas se bruler les ailes et ne pas se perdre dans des détours. Premièrement : ne pas se bruler les ailes. C'est pas bien compliqué, il suffit de prendre son temps avant de décoller, on sait faire. Deuxièmement : éviter les détours. Pas compliqué non plus, on va directement sur nos plongeoirs improvisés pour une nouvelle session de bonheur aquatique.
Et comme la veille, le bonheur est là. On sera cette fois rejoint pendant par deux gamins des environs. Ils doivent avoir entre 6 et 8 ans, et eux aussi grimpent et sautent depuis des hauteurs qui font plusieurs fois leur taille. Il vont même jusqu'à nous presser ou rire gentiment de nous quand on prend un peu trop de temps. Y'a plus de respect pour les ainés, j'vous jure... Tout fout le camp ma bonne dame!! La journée filera donc au rythme lent du fleuve dans des effluves parfumées, rien ne manque, même pas une bonne soirée arrosée pour honorer les îles du plaisir apporté à nos petites personnes modestes devant le spectacle de ces 4 jours passés ici.
Théoriquement, le lendemain, on retrouvera Steve un peu plus au nord pour un bout de chemin supplèmentaire. Il me tarde car je suis sur et certain qu'on va former une super équipe!!! On verra bien. Qui vivra verra. Qui lira lira.
Comme d'hab', les photos correspondantes sont maintenant en ligne. Un café, l'addition. C'est pour moi, ça m'fait plaisir. Grosses bises à tous. A ton tour de laisser un commentaire...
Ah ben non, finalement je me suis avancé pour rien, overblog déconne et je n'arrive pas à mettre les photos en ligne. Tant pis... Mais pour le café et l'addition, rassure toi, c'est rétro-actif. Trop classe...
Donc c'est finalement arrivé, je quitte le Cambodge par la porte dérobée qui amène au Laos au milieu des forêts et des champs. Le chauffeur du minibus qui me conduit ainsi que d'autres voyageurs depuis Kratie sort tout le monde du sommeil au poste frontière côté cambodgien. Le poste frontière, Quatre planches pour faire les murs, une autre pour s'imaginer une étagère-bureau où travaillent les douaniers, quelques taules pour se protéger de la pluie quand elle tombe, un drapeau; le compte est bon. Un nouveau coup de tampon, le temps que le dernier passe et il s'est passé une heure, une heure pendant laquelle aucune voiture ou autre n'a daignée nous rejoindre dans un sens ou dans l'autre. On est vraiment au coeur de l'Asie du sud-est et finalement au milieu de nulle part. C'est à se demander ce que les douaniers vont faire du dollar qu'ils ont demandés à chacun.
On va ensuite, conduit sur cent mètres, rejoindre le côté vietnamien. Et de ce côté là de la frontière, c'est le reflet exact de l'autre cahute à la différence près qu'ici flotte le drapeau floqué de la faucille et du marteau en plus du drapeau lao. Ca fait d'autant plus bizarre que c'est Sylvain, un albigeois à la cool avec qui j'ai un bon feeling, qui me dit qu'il a vu le drapeau lao en remontant dans le minibus parce que moi j'avais vu que la faucille et le marteau. J'ai bien cru pendant un instant que la révolution prolétarienne s'était fait une place au soleil en remplaçant tout bonnement le drapeau lao. Bref...
En arrivant au Laos, plus question de refermer l'oeil, c'est pas que l'envie n'y est pas vu que dès que je prends un bus, je me laisse doucement bercer, mais on n'est plus séparé de l'embarcadère vers les 4000 îles que de quelques menus kilomètres. Les 4000 îles sont des îles (ah bon?) nichés dans le large ventre du Mékong qui a cet endroit fait des centaines et des centaines de mètres de large. Et qui dit îles dit bateau pour y aller. Le notre se fait tranquillement attendre de longues minutes où la moindre place à l'ombre se négocie en or massif. Il n'y a pas un pêt de vent et la chaleur ferait d'un oeuf cru un oeuf dur, d'un Brice sec un Brice détrempé.
Et le bateau arrive enfin, nous sommes là une douzaine de voyageurs, tous bien impatients de déguster une boisson fraiche, les fesses posées dans un hamac ou autre chose, on est pas exigeant dans ces cas là. La traversée jusqu'à Don Det, une des îles les plus touristiques, ne prend que de courtes minutes pendant lesquelles on navigue entre les rochers, les roseaux et la circulation fluviale faite de long bateau en bois comme le notre. C'est très reposant si l'on excepte le bruit de moteur de notre embarcation qui n'aurait pas à rougir dans une compétition face à un airbus au décollage mais plus dans une version aigüe comme une mobilette sans pot d'échappement. Je vous laisse imaginer le foutoir!
On arrive enfin à Don Det et le moins que l'on puisse en dire, c'est que malgré les GH qui se succèdent sur son pourtour, l'île a un doux parfum de ruralité qui fait tout son charme. C'est comme une ferme sans barrières. Les porcs, les coqs et autre zébus s'ébrouent tranquillement au rythme du soleil. Plusieurs milliers d'îliens doivent habiter là mais on doit pouvoir compter les véhicules à moteurs sur les doigts de trois mains. C'est calme, reposé, exactement l'image que je me faisait du Laos.
Avec Sylvain, on se trouve deux bungalows plus-rudimentaires-tu-dors-dehors donnant juste sur le fleuve et comme on pris la peine d'aller crêcher sur la côte ouest, ça sent bon les couchers de soleil en plus des bains! Car ce qui fait le charme du Mékong ici, c'est qu'on peut s'y baigner sans problème. Le courant est ridiculement faible, l'eau est d'une clarté à faire passer la Scène pour une mare aux cochons et d'une température à donner des suées à un esquimau moyen. C'est pourquoi en ce premier jour, il ne faut pas une heure pour qu'on se décide à se jeter à l'eau, c'est le bonheur en mode flottaison!
Plus l'après-midi avance, plus on se sent comme à la maison, on doit déjà connaître une douzaine de personnes, ça file bon train!
Au cours de la soirée, on rencontre Seba et Toby, deux jeunes types dont j'ai oublié l'origine. Mais le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne les ai pas oubliés. Seba et Toby viennent de passer plusieurs mois sur les 4000 îles, me confortant sur l'endroit en général, et connaissent tous les locaux et toutes les ficelles pour se procurer tout ce qui est procurable... En premier lieu, le lao-lao. C'est l'alcool de riz traditionnel au gout de tord-boyaux et à l'effet boeuf. En second lieu, le fameux tilleul à fumer pour se calmer du lao-lao. Et en troisième lieu, la fameuse Beerlao chère au Pastorinho dont je porte le T-shirt labelisé pour se calmer des deux premiers.
La soirée qui suit est plus que bon enfant. On alternera le billard, le poker où j'ai gagné de quoi vivre une journée gratuite, et les franches rigolades qui caractérisent les soirées arrosées partagées avec des personnes de bonne compagnie à peine rencontrées. Les heures défilent sans que personne ne s'en soucit, de toute façon, personne ne porte de montre ici, c'est la règle, le temps n'a que peu d'importance. Les seules indications de temps qu'on aura ce soir là sont quand d'une part le bar ferme et d'autre part quand l'électricité se coupe sur l'ensemble de l'île. Je prendrais quand même le temps de vérifier l'heure au moment de dormir, il est 5h, Paris s'éveille (enfin dans 6h parce qu'avec le décallage horaire, il doit être 23h dans la ville lumière).
Résultat : comme personne n'a de montres, il est inconcevable de mettre le réveil en ce matin du 5 mars, et il est 16h30 quand j'éclos comme une fleur. Il est facile d'y parvenir, je vous vois venir criant au scandale, il fait 30° à l'ombre, 35° dans mon bungalow, et il n'y a pas le moindre bruit; c'est pour ça, ça vous plombe un globe-trotteur...
La journée est donc presqu'à mettre aux oubliettes si ce n'est que les plaisirs de la veille se poursuivent encore ce jour, faut pas gâââcher.
A la nuit tombée, on se fait aussi payer un coup dans un mariage local. Tout le monde y est encore plus ravagé que nous, il faut dire que le mariage se célèbre déjà depuis deux jours et deux nuits et que les laos ne prennent même pas le temps de dormir pour récupérer. C'est pourquoi on y fera pas non plus long feu, c'est pas très sain comme mariage!
On finira la soirée comme on avait déjà fini la précédente, sauf que deux fois de suite, c'est dur pour l'organisme. Surtout pour les autres car Sylvain est déjà rentré quand Seba et Toby me proposent de rester dormir chez eux. C'est avec d'autant plus de plaisir que j'accepte car ils dorment chez l'habitant sur des paillasses où toute la famille se retrouve du grand-père fumant la pipe à eau au bébé de quelques mois. En plus, c'est pour les deux zigotos leur dernière soirée en ces murs s'il y en avait, l'ambiance n'en est que plus festive! Je m'endormirais finalement juste à côté du grand-père qui ronfle comme un sonneur, pas un problème, j'ai le sommeil lourd de celui qui se couche le dernier.
Le jour suivant, j'avais depuis la veille donné rendez-vous à Sylvain à 11h pour un petit déjeuner matinal. Et bien, messieurs les censeurs et autres JP en puissance, j'ai réussi à me lever sans l'aide de personne! Toute la famille vaque déjà à ses occupations, ça m'aide aussi à l'inverse de Toby et Seba qui doivent avoir l'habitude et n'ouvrent chacun qu'un oeil au moment où je leur dis au revoir et merci pour tout. J'en profite également pour oublier la lampe électrique à dynamo que m'avait laissé Maman. Oups...
Je retrouve donc Sylvain, qu'on appelle aussi Momo c'est rigolo, qui lui est frais comme la rosée, pas comme moi. Allez! Une bonne douche froide et ça repart! En effet, ça repart. Quelques tartines après, on est les fesses posées sur un vélo chacun pour une exploration un peu plus poussée (c'est pas difficile...) de Don Det et de Don Khon, l'île voisine reliée à la première par un vieux pont datant de l'époque coloniale. La chevauchée est on ne peut plus plaisante, le terrain est plat même si très caillouteux. Je pense aux cyclistes du Paris-Roubais et me dis qu'il pourrait prendre l'autoroute, les cons... Car pour nous, pas d'autre alternative, c'est à travers bois et champs ou pas du tout. C'est d'ailleurs tellement à travers bois que le vélo de Momo à la différence du mien déraille tous les 400 mètres! Au moment de traverser le pont déjà évoqué, j'en profite pour enlever le T-shirt beerlao du pasteur. La chaleur est suffocante. On poursuit quelques centaines de mètres vers un temple situé sur Don Khon lorsque je me rends compte de mon oubli : le T-shirt est resté sur le pont!!! Machine arrière toute!!! Et bien j'aurais beau multiplier les coups de pédales, plus de T-shirt en vue, peut-être dans la rivière en contrebas, peut-être sur le dos de quelqu'un, c'est le mystère en plus d'être la tuile : comment veux-tu que je visite un temple torse nu, carton rouge!!!!! Désolé Mathéo mais il semblerait que je perdes chaque jour un peu plus la boule en plus de mes affaires!!
On sera donc obligé de faire l'impasse sur le temple pour se concentrer sur ce que les îles ont à offrir de meilleur : des cascades. Et là, si t'as rien à te mettre sur les épaules, personne ne t'en tiendra rigueur, bien au contraire! Des chutes d'eau, il faut bien que tu te rendes compte que j'en ai déjà vu beaucoup dans de nombreux pays comme les chutes d'Iguazu par exemple (voir photos dans la rubrique "pas novice des vacances - Argentine Chili Bolivie) mais là, c'est encore différent, comme nulle part ailleurs. C'est comme si le Mékong ne savait plus où se déverser et partait dans des dizaines de cascades dans tous les sens de toutes les tailles. Et à la différence d'Iguazu par exemple, ici il est possible de se baigner dans de petites chutes en amont des plus grosses. La seule chose étant de ne pas se faire emporter par le courant dans des rapides puis dans des chutes, hypothéquant ainsi toutes mes chances de vivre vieux. Avec Sylvain, on saute donc de rocher en rocher, on multiplie les points de vue, on se la coule dure.
Il est ensuite temps de poursuivre notre chemin, poussés que nous sommes par la faim qui nous taraude. Retour en selle sur quelques kilomètres pour nous rendre sur une plage de sable qui borde le fleuve, elle même bordée par une gargotte où la nourriture coule à flot. Il n'en fallait pas tant, on se fait craquer la ceinture! Et tant qu'on est là, que pour repartir d'ici à vélo c'est un côte hors-catégorie sans asphalte assorti, on préfère traverser la plage à pieds sur le sable brulant (à ce niveau, c'est même plus brulant, c'est les portes de l'enfer sous tes pieds!!!!) pour une trempette bien méritée, même si à contrecourant de tous les conseils de grand-mère qui interdisent de se baigner après le repas surtout s'il fait chaud. Qu'importe, on crève de chaleur et je suis pas loin de la vérité!
A cet endroit du Mékong, en aval des chutes, de gros blocs de pierres émergent de la rivière qui a ici un courant un peu plus important. C'est idéal, d'une part pour nager à contre-courant comme un coureur de salle de sport sur tapis roulant, et d'autre part pour se jeter de plusieurs mètres dans l'eau. On commence gentiment, 2-3 mètres. A chaque fois, il faut sonder la rivière pour vérifier le niveau d'eau car les rochers sont bien traitres et potentiellement dangereux quand ils affleurent à un mètre de la surface. A 2-3 mètres donc, on saute, puis on s'enhardit et on plonge. Une fois ceci fait, l'excitation aidant, il faut toujours trouver un nouveau spot pour prendre de la hauteur et chuter plus longtemps. Le suivant donc 4-5 mètres, et à chaque fois à la première tentative, c'est un peu l'inconnu et la trouillasse qui nous prennent. En d'autres termes, c'est l'adrénaline qui coule par litres.
On s'ébroue donc ici pendant près d'une heure jusqu'à être rejoints par d'autres touristes qui ont encore moins froids aux yeux. Les types enchainent les vrillent et les saltos. Aux fous!!!! Mais quel spectacle!!!! Les types vont même jusqu'à ouvrir un nouvel itinéraire sur un rocher qui doit culminer autour de 10 mètres!! Si vous n'avez aucune notion de distance, imaginez un balcon au 3ème étage. Et le chemin pour y aller, c'est comme avant mais en plus haut, de l'escalade à tous les étages avec les pieds mouillés!! Autant dire que la 1ère fois que j'atteints le sommet, j'en emmène pas large, et puis comme finalement, c'est maintenant plus simple de sauter que de redescendre en mode varape, je me lance en faisant bien gaffe à ne pas atterrir les jambes écartées si vous voyez ce que je veux dire... Et une fois revenu à la surface, quel pied!! Quelles sensations!!! Quel plaisir de vaincre sa peur, WHAOUUUU!!! Ce manège se poursuivra jusqu'aux dernières lueurs du jour, on tire le temps au maximum de nos possibilités en étant sûr d'abord de repartir avec un peu de lumière et ensuite en se promettant de revenir le lendemain of course!!!
Il fait finalement nuit noire lorsqu'on retrouve notre "chez nous". Et avec l'addition des efforts de la journées et du rythme haut en couleur des soirées précédentes, les baillements sont venus bien plus tôts que d'habitude. Juste le temps de dîner et d'allumer quelques cierges avant de dormir d'un sommeil pas difficile à trouver. Bonne nuit.
Il est 10h quand le réveil ne sonne pas, et pourtant je suis quand même réveillé, comme un chef (ou presque, il est quand même 10h). Et aujourd'hui, c'est déjà à priori notre dernier jour sur les îles. Il va donc s'agir de ne pas se bruler les ailes et ne pas se perdre dans des détours. Premièrement : ne pas se bruler les ailes. C'est pas bien compliqué, il suffit de prendre son temps avant de décoller, on sait faire. Deuxièmement : éviter les détours. Pas compliqué non plus, on va directement sur nos plongeoirs improvisés pour une nouvelle session de bonheur aquatique.
Et comme la veille, le bonheur est là. On sera cette fois rejoint pendant par deux gamins des environs. Ils doivent avoir entre 6 et 8 ans, et eux aussi grimpent et sautent depuis des hauteurs qui font plusieurs fois leur taille. Il vont même jusqu'à nous presser ou rire gentiment de nous quand on prend un peu trop de temps. Y'a plus de respect pour les ainés, j'vous jure... Tout fout le camp ma bonne dame!! La journée filera donc au rythme lent du fleuve dans des effluves parfumées, rien ne manque, même pas une bonne soirée arrosée pour honorer les îles du plaisir apporté à nos petites personnes modestes devant le spectacle de ces 4 jours passés ici.
Théoriquement, le lendemain, on retrouvera Steve un peu plus au nord pour un bout de chemin supplèmentaire. Il me tarde car je suis sur et certain qu'on va former une super équipe!!! On verra bien. Qui vivra verra. Qui lira lira.
Comme d'hab', les photos correspondantes sont maintenant en ligne. Un café, l'addition. C'est pour moi, ça m'fait plaisir. Grosses bises à tous. A ton tour de laisser un commentaire...
Ah ben non, finalement je me suis avancé pour rien, overblog déconne et je n'arrive pas à mettre les photos en ligne. Tant pis... Mais pour le café et l'addition, rassure toi, c'est rétro-actif. Trop classe...
Bonjour!!! :.)),
A ceux qui ont fait le tour des ces quelques pays.. Merci de votre aide.
Je souhaite rejoindre l'Asie du SE durant 1 à 2 mois, peut être 3. Départ possible le 30 Décembre.
Je dispose d'un petit budget et de ce fait vais privilegier auberges de jeunesse en chambre individuelle ainsi que guest houses mais aussi par le fait que j'aime les contacts et que cela constitue le meilleur moyen de s'immerger dans la culture d'un pays.
J'aime l'insolite, les lieux peu fréquentés, sans ignorer cependant "les incontournables" même si cela implique que l'on y soit un peu plus bousculé.. et souhaiterai pouvoir passer quelques semaines en bord de mer.. (eaux bleu turquoise de préférence..).
Le but de ce séjour est de pouvoir effectuer depuis quelques camps de base bien placés quelques démarches prof et de visiter quelques lieux cultes.. (Baie d'Hanoi.. Ou Ankgor, Phu Quoc?? Il faudra choisir.. ). J'aimerai pouvoir découvrir de nouveaux itinéraires, pourquoi pas, une fois sur place, trouver quelques petites perles rares. !!
* Selon ces critères, Quel pays est- il plus enclin à concilier tout cela? Le plus intéressant ?? * Quel pays est-il le moins cher (transports.. Nourriture.. Logement..)? * Est-il aisé de se déplacer de l'un à l'autre? * Pour ceux qui en ont fait le tour, auriez-vois quelques bonnes adresses et recommandations??? Quelques perles rares??
D'avance, Merci ;.))
Nolwenn
A ceux qui ont fait le tour des ces quelques pays.. Merci de votre aide.
Je souhaite rejoindre l'Asie du SE durant 1 à 2 mois, peut être 3. Départ possible le 30 Décembre.
Je dispose d'un petit budget et de ce fait vais privilegier auberges de jeunesse en chambre individuelle ainsi que guest houses mais aussi par le fait que j'aime les contacts et que cela constitue le meilleur moyen de s'immerger dans la culture d'un pays.
J'aime l'insolite, les lieux peu fréquentés, sans ignorer cependant "les incontournables" même si cela implique que l'on y soit un peu plus bousculé.. et souhaiterai pouvoir passer quelques semaines en bord de mer.. (eaux bleu turquoise de préférence..).
Le but de ce séjour est de pouvoir effectuer depuis quelques camps de base bien placés quelques démarches prof et de visiter quelques lieux cultes.. (Baie d'Hanoi.. Ou Ankgor, Phu Quoc?? Il faudra choisir.. ). J'aimerai pouvoir découvrir de nouveaux itinéraires, pourquoi pas, une fois sur place, trouver quelques petites perles rares. !!
* Selon ces critères, Quel pays est- il plus enclin à concilier tout cela? Le plus intéressant ?? * Quel pays est-il le moins cher (transports.. Nourriture.. Logement..)? * Est-il aisé de se déplacer de l'un à l'autre? * Pour ceux qui en ont fait le tour, auriez-vois quelques bonnes adresses et recommandations??? Quelques perles rares??
D'avance, Merci ;.))
Nolwenn
Bonjour,
Nous préparons mon prochain voyage et pensons nous rendre du côté du Laos. Nous aimerions avoir des conseils pour planifier notre itinéraire afin de voir un maximum de choses sans trop perdre de temps dans le transports. Quel aéroport est conseillé pour le départ et arrivée? Nous aimons la nature, les animaux et l'authenticité. Serait-il plus judicieux de nous concentrer sur une seule région du Laos (Nord/Sud) ou même de coupler avec une petite région d'un pays avoisinant?
Merci d'avance pour vos conseils!
Nous préparons mon prochain voyage et pensons nous rendre du côté du Laos. Nous aimerions avoir des conseils pour planifier notre itinéraire afin de voir un maximum de choses sans trop perdre de temps dans le transports. Quel aéroport est conseillé pour le départ et arrivée? Nous aimons la nature, les animaux et l'authenticité. Serait-il plus judicieux de nous concentrer sur une seule région du Laos (Nord/Sud) ou même de coupler avec une petite région d'un pays avoisinant?
Merci d'avance pour vos conseils!
Bonjour tous le monde,
Je suis en train de préparer un voyage en solo de 3 mois au Vietnam, Cambodge Laos, pour un départ le 27 février et retour le 12 juin, inutile de préciser, je voyagerai sac à dos.
L'itinéraire en gros que j'ai planifié est le suivant: - sud du Vietnam (2-3 sem) avec une arrivée et de départ à/de Ho Chi Minh - Cambodge (3-5 sem) - Laos (3-5 sem) - Nord et centre du Vietnam (2-3 sem)
En préambule, je souhaiterais préciser que j'aime voyager relax, ne pas avoir d'échéance à tenir, bref être libre. Et bien sûr, je préfère à tous les coups les sites peut-être un peu moins beaux, moins accessibles, mais plus authentiques, aux sites éblouissants mais grouillant de touristes et de locaux avides d'arnaquer ces derniers, tout en ayant conscience que je serai un touriste moi-même 😉.
Les infos que j'ai pu glâner à droite à gauche m'ont permi d'établir une liste de sites intéressants dans tous le pays. Toutefois, il reste quelques zones d'ombre:
1) Les montagnes du nord (en mai). J'ai lu pas mal de posts à ce sujet, plus intéressants les uns que les autres, et me suis donc rendu compte qu'il y a de quoi faire, mais qu'aussi c'est pas toujours très accessible. Donc:
Etant un peu perdu avec toutes les itinéraires possibles, je serais plus que reconnaissant à celui qui pourrait m'aider à tracer un itinéraire sympa, d'environ 10-15j sans se presser, pas (trop touristique) et pas trop compliqué à organiser (je parle pas nécessairement d'agence, mais souhaite éviter à avoir à changer 5x de minibus bondé pour faire 50km). Pour info, j'adore les beaux paysages, les ballades dans la nature (voir tekking, mais pas trop hard sur le durée et surtout sur les conditions de dodo;)), le contact avec les populations indigènes m'intéresse également, mais n'est pas une priorité. Bien sûr, j'ai noté des noms de lieux (Mu Cang Chai - Sapa - Bac Ha - Ha Giang - Dong Van - Bao Lac - Ba Be - Cao Bang...), mais n'ai aucune idée de à quoi ça correspond, ni si c'est accessible ou pas. Pour cette raison, je préfère me remettre aux conseils des fins connaisseurs du forum de la région, et je sais qu'il y en a plus d'un 😉.
2) Pour le centre j'ai noté, en vrac, Dalat, Ninh Binh, Tam Coc, Nam Dinh, Hoi An et Cham Island, Hue +Rivière des Parfums Cu Chi (tunnels), et Tay Ninh, pas nécessairement dans cet ordre. Je pense rester dans la région 2 - 3 sem (entre mai et juin), je suis donc conscient que je ne pourrait pas tout voir. Si une âme charitable pouvait m'aider à faire le tri, je le lui en serait reconnaissant.
3) Enfin le sud, c'est un peu comme pour le centre. Je pense y passer les 2 ou 3 premières semaines de mars. J'ai noté quelques sites à voir, en vrac, mais suis un peu perdu. Ne sais pas si en suivant ma liste je passerait à côté de choses uniques ou au contraire m'imposerais un rythme de marathonien...
- Trek dans le parc Nam Cat Tien, entre Saigon et Dalat. - promenade Gáo Giông à Cao Lanh et la réserve ornithologique de Tràm Chim. - Phu Quoc (trop touristique ?) et/ou Con Dao - mangrove de Ca Mau - Vinh Long - Can Tho - Chau Doc - Ho Chi Minh (ou j'arriverai)
En ce qui concerne les autres pays, Cambodge (3 à5 sem, mars-avril) et Laos (3 à 5 sem, avril mai), j'ai pas encore préparé grand chose. Si vous avez des tuyaux, je suis preneur, bien sûr, sinon, je pense qu'il me reste encore pas mal de temps pour organiser tout ça.
Voilà, un grand merci d'avance pour vos précieuses infos🙂.
nico
Je suis en train de préparer un voyage en solo de 3 mois au Vietnam, Cambodge Laos, pour un départ le 27 février et retour le 12 juin, inutile de préciser, je voyagerai sac à dos.
L'itinéraire en gros que j'ai planifié est le suivant: - sud du Vietnam (2-3 sem) avec une arrivée et de départ à/de Ho Chi Minh - Cambodge (3-5 sem) - Laos (3-5 sem) - Nord et centre du Vietnam (2-3 sem)
En préambule, je souhaiterais préciser que j'aime voyager relax, ne pas avoir d'échéance à tenir, bref être libre. Et bien sûr, je préfère à tous les coups les sites peut-être un peu moins beaux, moins accessibles, mais plus authentiques, aux sites éblouissants mais grouillant de touristes et de locaux avides d'arnaquer ces derniers, tout en ayant conscience que je serai un touriste moi-même 😉.
Les infos que j'ai pu glâner à droite à gauche m'ont permi d'établir une liste de sites intéressants dans tous le pays. Toutefois, il reste quelques zones d'ombre:
1) Les montagnes du nord (en mai). J'ai lu pas mal de posts à ce sujet, plus intéressants les uns que les autres, et me suis donc rendu compte qu'il y a de quoi faire, mais qu'aussi c'est pas toujours très accessible. Donc:
Etant un peu perdu avec toutes les itinéraires possibles, je serais plus que reconnaissant à celui qui pourrait m'aider à tracer un itinéraire sympa, d'environ 10-15j sans se presser, pas (trop touristique) et pas trop compliqué à organiser (je parle pas nécessairement d'agence, mais souhaite éviter à avoir à changer 5x de minibus bondé pour faire 50km). Pour info, j'adore les beaux paysages, les ballades dans la nature (voir tekking, mais pas trop hard sur le durée et surtout sur les conditions de dodo;)), le contact avec les populations indigènes m'intéresse également, mais n'est pas une priorité. Bien sûr, j'ai noté des noms de lieux (Mu Cang Chai - Sapa - Bac Ha - Ha Giang - Dong Van - Bao Lac - Ba Be - Cao Bang...), mais n'ai aucune idée de à quoi ça correspond, ni si c'est accessible ou pas. Pour cette raison, je préfère me remettre aux conseils des fins connaisseurs du forum de la région, et je sais qu'il y en a plus d'un 😉.
2) Pour le centre j'ai noté, en vrac, Dalat, Ninh Binh, Tam Coc, Nam Dinh, Hoi An et Cham Island, Hue +Rivière des Parfums Cu Chi (tunnels), et Tay Ninh, pas nécessairement dans cet ordre. Je pense rester dans la région 2 - 3 sem (entre mai et juin), je suis donc conscient que je ne pourrait pas tout voir. Si une âme charitable pouvait m'aider à faire le tri, je le lui en serait reconnaissant.
3) Enfin le sud, c'est un peu comme pour le centre. Je pense y passer les 2 ou 3 premières semaines de mars. J'ai noté quelques sites à voir, en vrac, mais suis un peu perdu. Ne sais pas si en suivant ma liste je passerait à côté de choses uniques ou au contraire m'imposerais un rythme de marathonien...
- Trek dans le parc Nam Cat Tien, entre Saigon et Dalat. - promenade Gáo Giông à Cao Lanh et la réserve ornithologique de Tràm Chim. - Phu Quoc (trop touristique ?) et/ou Con Dao - mangrove de Ca Mau - Vinh Long - Can Tho - Chau Doc - Ho Chi Minh (ou j'arriverai)
En ce qui concerne les autres pays, Cambodge (3 à5 sem, mars-avril) et Laos (3 à 5 sem, avril mai), j'ai pas encore préparé grand chose. Si vous avez des tuyaux, je suis preneur, bien sûr, sinon, je pense qu'il me reste encore pas mal de temps pour organiser tout ça.
Voilà, un grand merci d'avance pour vos précieuses infos🙂.
nico
Bonjour,
nous partons 9 mois en congés sabbatiques dont 5 mois au laos, cambodge, vietnam, le reste ouest usa.
Nous ne sommes plus couverts en France par la mutuelle que nous avions car c'est une mutuelle de groupe et notre contrat de travail se trouve de fait rompu.
Nous souhaiterions quand même garder une mutuelle en France au cas où.
Est-ce qu'un internaute aurait un conseil à nous donner sur une mutuelle ?
merci
Michèle
Bonjour a tous les voyageurs!
je cherche a savoir si vous connaissiez une bonne adresse (si elle existe!) pour faire faire une echographie au Laos (du a pb gyneco)ou un hopital avec service gynecologique. C'est assez urgent pour ma part, et je ne peux rentrer en France pour le moment . et si en plus ils parlent bien anglais voire francais, ce serait top...
Merci pour vos tuyaux!!
et bon voyage a tous!😊
Northern Laos, Nov 25
Thursday, Oct 23. Left home at 8:25 AM, took the bus from St Cyp to Perpignan, then a BlaBlaBus to Barcelona airport. Last night, a huge storm crossed France, and the bus was an hour late. We finally left at 11 AM. At the Spanish border, we were checked—several Africans were traveling on the bus, and their document verification took quite a while. In the end, everything was in order, and we set off again a good half-hour later. We finally arrived at Barcelona airport after 2 PM, but no stress since my flight was scheduled for 4:30 PM with Saudia. At check-in, the hostess told me there’d be a 1-hour delay due to bad weather in France and Belgium. In the end, the flight didn’t just have a 1-hour delay but a 5-hour one because of a technical issue. The next flight wouldn’t wait for us. When we arrived in Jeddah, they gave us another ticket for the following day—the flight to Bangkok was scheduled for 11:55 AM. The airline assigned us a room, which was good news since I was exhausted. Friday morning, the flight was still scheduled for 11:55 AM, but the gate wasn’t displayed. It was announced with a 1-hour delay, but that stretched to 4 hours. They handed out drinks and a snack—again, the delay was due to technical problems. In Bangkok, I had a connecting flight to Chiang Rai, where I’d also booked a room—I lost everything. We finally arrived in Bangkok on Saturday at 4 AM. I had to buy another ticket for a 7 AM flight. The formalities were quick, and my flight went smoothly. A taxi took me to Bus Terminal 1, where I caught a bus leaving at 10 AM, and we arrived at the Thailand-Laos border. I shared a taxi with other travelers, which took us to Houay Xai. The guesthouse I’d booked was right across from the stop—that was great. I exchanged some money and bought a SIM card at the guesthouse. Despite the fatigue, I needed to stretch my legs, so I walked down the street to the temple.




and continued to Fort Carnot, built by the French.

The views of the Mekong are beautiful for a first glimpse of the country.


yum-yum, bon appétit!
At 6:30 PM, I went to dinner at a restaurant across from the guesthouse—a chicken curry with vegetables.

I didn’t linger and went back to bed. I slept well, even if I woke up often.
Thursday, Oct 23. Left home at 8:25 AM, took the bus from St Cyp to Perpignan, then a BlaBlaBus to Barcelona airport. Last night, a huge storm crossed France, and the bus was an hour late. We finally left at 11 AM. At the Spanish border, we were checked—several Africans were traveling on the bus, and their document verification took quite a while. In the end, everything was in order, and we set off again a good half-hour later. We finally arrived at Barcelona airport after 2 PM, but no stress since my flight was scheduled for 4:30 PM with Saudia. At check-in, the hostess told me there’d be a 1-hour delay due to bad weather in France and Belgium. In the end, the flight didn’t just have a 1-hour delay but a 5-hour one because of a technical issue. The next flight wouldn’t wait for us. When we arrived in Jeddah, they gave us another ticket for the following day—the flight to Bangkok was scheduled for 11:55 AM. The airline assigned us a room, which was good news since I was exhausted. Friday morning, the flight was still scheduled for 11:55 AM, but the gate wasn’t displayed. It was announced with a 1-hour delay, but that stretched to 4 hours. They handed out drinks and a snack—again, the delay was due to technical problems. In Bangkok, I had a connecting flight to Chiang Rai, where I’d also booked a room—I lost everything. We finally arrived in Bangkok on Saturday at 4 AM. I had to buy another ticket for a 7 AM flight. The formalities were quick, and my flight went smoothly. A taxi took me to Bus Terminal 1, where I caught a bus leaving at 10 AM, and we arrived at the Thailand-Laos border. I shared a taxi with other travelers, which took us to Houay Xai. The guesthouse I’d booked was right across from the stop—that was great. I exchanged some money and bought a SIM card at the guesthouse. Despite the fatigue, I needed to stretch my legs, so I walked down the street to the temple.




and continued to Fort Carnot, built by the French.

The views of the Mekong are beautiful for a first glimpse of the country.


yum-yum, bon appétit!

At 6:30 PM, I went to dinner at a restaurant across from the guesthouse—a chicken curry with vegetables.

I didn’t linger and went back to bed. I slept well, even if I woke up often.
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied
En compagnie des Akha, des Hô et des Lolo, des Hmong, des Yao, des Sila...
~
« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik
~
Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.
Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.
~
« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik
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Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.
Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.
Bonjour amis voyageurs,
Ayant largement puisé sur vos publications concernant le Laos à vélo il n'est que justice qu'à mon tour je vous apporte la petite contribution.
Plantons le décor. J'ai 52 ans, pas sportif, curieux, des idées o!D'un la tête et des envies particulières!D'un le coeur.
Mes lectures scientifiques m'ont conduit à organiser, un peu à l'arrache, la traversée du Laos en solo!O du 11 novembre au 09 décembre 2016.
Voilà trois trois semaines que je suis rentré et je me sens aujourd'hui en mesure d'expliquer mon périple.
J'avais décidé de suivre l'itinéraire Vientiane, Luang Prabang, Phonsavon, Pakxan, Takhek, savanakhet, Pakse, Don Det.
C'est fut à peu près cela. Sauf que j'ai préféré Senior à Savanakhet, je suis passé par Champasak et la rive ouest du Mékong. Mais pour le reste c'était bon.
J'ai parcouru au total 1713 km sur mon fidèle compagnon Kalao. Contraction de la marque du vélo, un Kalkhoff et du pays Lao.
Je ne saurais rédiger aussi bien que nombres d'entre vous aussi, je prépare une petite vidéo d'illustration que je partagerais ici prochainement.
Le Laos est un très beau pays où il fait bon pedalér.
Le nord montagneux réclame quand même un vélo avec une transmission adaptée au risque de marcher plus que de pedalér par endroit.
Les gens sont dans l'ensemble accueillant même si comme partout ils ont aussi leur lot d'abrutis.
Mes coups de coeur dans ce voyage vont au Wat sisatek, la plaine de jarre, la ville de Takhek, la ville de Seno, Champasak, la piste rive ouest du Mékong entre Champasak et les 4000 îles, le Wat Phou....Mais aussi toutes ces rencontres extraordinaire Lao et voyageurs qui portent haut les valeurs humanistes.
Pour rassurer ceux qui sont sur le départ le Laos est un pays paisible, les gens sont honnêtes, il t'a des GH quasiment partout, des commerces dans tous les hameaux et villages pour se ravitailler en eau en bouteille et nourriture. N'hésitez pas à visiter chaque marché local. Vous irez de surprises en étonnement mais surtout en immersion. Dans chacun d'eux ont peut s'approvisionner mais aussi se restaurer. Pour le changer pas de souci des distri ugeurs fleurissent partout et sont économiques. Utilisez MAPS ME, c'est un régal.... Les routes sont dans des états variables, mais en saison sèche on passe partout. Attention aux petits ponts, l'un d'entre eux à cédé sous ma roue !!! Je déconseille de rouler la nuit où les camions et bus sont à toute allure mais surtout où il est parfois impossible de voir le trou dans lequel la roue va se planter.
Pour autant j'ai parcouru tout mon périple sans aucune crevaison ni aucune casse.
Et en cas de souci vous pouvez sans souci compter sur la bonté du temple local qui échappe aux rigueurs du pouvoir politique en place et ses règles discutables.
Malgré l'effort quotidien c'est un V où j'ai pris deux kilos.....Nourriture sainé et variée pourvu qu'on manage local.
Pour des raisons personnelles j ai fait le choix de donner mon vélo au Laos à Pakse. Ainsi il continue à se promener joyeusement quelque part entre Pakse, Champasak et la plaine des Bolavens. Je le sais heureux dans ce pays où il m'a porté avec abnégation. Adieu Kalao....
Allez au Laos et revenez différent. Bon voyage
Ayant largement puisé sur vos publications concernant le Laos à vélo il n'est que justice qu'à mon tour je vous apporte la petite contribution.
Plantons le décor. J'ai 52 ans, pas sportif, curieux, des idées o!D'un la tête et des envies particulières!D'un le coeur.
Mes lectures scientifiques m'ont conduit à organiser, un peu à l'arrache, la traversée du Laos en solo!O du 11 novembre au 09 décembre 2016.
Voilà trois trois semaines que je suis rentré et je me sens aujourd'hui en mesure d'expliquer mon périple.
J'avais décidé de suivre l'itinéraire Vientiane, Luang Prabang, Phonsavon, Pakxan, Takhek, savanakhet, Pakse, Don Det.
C'est fut à peu près cela. Sauf que j'ai préféré Senior à Savanakhet, je suis passé par Champasak et la rive ouest du Mékong. Mais pour le reste c'était bon.
J'ai parcouru au total 1713 km sur mon fidèle compagnon Kalao. Contraction de la marque du vélo, un Kalkhoff et du pays Lao.
Je ne saurais rédiger aussi bien que nombres d'entre vous aussi, je prépare une petite vidéo d'illustration que je partagerais ici prochainement.
Le Laos est un très beau pays où il fait bon pedalér.
Le nord montagneux réclame quand même un vélo avec une transmission adaptée au risque de marcher plus que de pedalér par endroit.
Les gens sont dans l'ensemble accueillant même si comme partout ils ont aussi leur lot d'abrutis.
Mes coups de coeur dans ce voyage vont au Wat sisatek, la plaine de jarre, la ville de Takhek, la ville de Seno, Champasak, la piste rive ouest du Mékong entre Champasak et les 4000 îles, le Wat Phou....Mais aussi toutes ces rencontres extraordinaire Lao et voyageurs qui portent haut les valeurs humanistes.
Pour rassurer ceux qui sont sur le départ le Laos est un pays paisible, les gens sont honnêtes, il t'a des GH quasiment partout, des commerces dans tous les hameaux et villages pour se ravitailler en eau en bouteille et nourriture. N'hésitez pas à visiter chaque marché local. Vous irez de surprises en étonnement mais surtout en immersion. Dans chacun d'eux ont peut s'approvisionner mais aussi se restaurer. Pour le changer pas de souci des distri ugeurs fleurissent partout et sont économiques. Utilisez MAPS ME, c'est un régal.... Les routes sont dans des états variables, mais en saison sèche on passe partout. Attention aux petits ponts, l'un d'entre eux à cédé sous ma roue !!! Je déconseille de rouler la nuit où les camions et bus sont à toute allure mais surtout où il est parfois impossible de voir le trou dans lequel la roue va se planter.
Pour autant j'ai parcouru tout mon périple sans aucune crevaison ni aucune casse.
Et en cas de souci vous pouvez sans souci compter sur la bonté du temple local qui échappe aux rigueurs du pouvoir politique en place et ses règles discutables.
Malgré l'effort quotidien c'est un V où j'ai pris deux kilos.....Nourriture sainé et variée pourvu qu'on manage local.
Pour des raisons personnelles j ai fait le choix de donner mon vélo au Laos à Pakse. Ainsi il continue à se promener joyeusement quelque part entre Pakse, Champasak et la plaine des Bolavens. Je le sais heureux dans ce pays où il m'a porté avec abnégation. Adieu Kalao....
Allez au Laos et revenez différent. Bon voyage









