L’appel des pistes du nord Laos à vélo
Le Laos je l’avais déjà traversé à vélo du nord au sud il y a maintenant trois ans, principalement par les grands axes sur 1800 kilomètres. J’en garde un très bon souvenir, les longues et raides pentes du nord où l’on sue au cours d’un effort soutenu, les longues lignes droites du sud que l’on remonte à vive allure dès le lever du jour, en regardant la vie s’éveiller. Mais cette chevauchée me laissa un peu sur ma faim, car je trouvais que le Laos profond des pistes je ne l’avais pratiquement pas pénétré. Voilà que l’opportunité de réparer cette lacune se présente lorsque Gérard cherche une destination en Asie qui soit un peu en dehors des chemins battus. Le Laos et ses pistes du nord me semblent tout indiqués. Il ne nous faut pas longtemps pour nous décider à tenter cette nouvelle aventure.
Effectivement, cette partie du monde je l’ai souvent regardée sous toutes les coutures à partir de google earth ou de cartes. Ces dernières ne sont jamais à des échelles vraiment compatibles pour le voyage à vélo, cependant elles permettent de rêver. Ma préférée est la Reise au 1/600 000. A côté des grands axes, on y voit apparaître un certain nombre de pistes en jaune, blanc voire marron pour les plus confidentielles. Que de mystères semblent se cacher dans ces lignes perdues au milieu des montagnes et des forêts impénétrables. Et puis il y a le Mékong, fleuve mythique qui de temps à autre est bordé d’une piste, incertaine par endroits, qui invite au départ.
Je crois que chez beaucoup de cyclistes, et chez les autres voyageurs aussi, la passion du lointain est née en regardant en rêvant des cartes ou atlas, à bâtir d’hypothétiques itinéraires. Je ne sais pas si je possède plus de livres que de cartes, mais les deux participent à ce besoin d’évasion. Donc cette carte du Laos, malgré ma petite connaissance du pays, me fait des clins de pistes. Je repère plusieurs passages, chacun d’une longueur de 100 à 200 kilomètres. Ils semblent parfaits pour satisfaire nos exigences de très loin. Je sens l’appel de la route et j’entends le chant des pistes, il est temps de partir.
C’est justement le parcours de ces quelques 800 kilomètres de piste sur les 1750 de notre parcours à vélo que je me propose de vous relater. Ils hument bon le mystère et la surprise, car je n’ai trouvé que très peu de renseignements les concernant. Les deux portions sur lesquelles des informations m’ont été fournies, sont les deux que nous n’allons pas parcourir. C’est le hasard des imprévus qui en a décidé. D’une part, un problème mécanique sur des freins hydrauliques trop sollicités par la poussière, la chaleur, les descentes à plus de 20% et le poids des bagages, d’autre part l’intervention de l’inspecteur Lee qui un soir débarque dans notre chambre à Anouvong, et nous interroge sur notre itinéraire. Il nous interdira de poursuivre notre route vers le pied du plus haut sommet du pays (pic Bia 2819m), pour des raisons de sécurité nous dira-t-il sans trop de conviction, parlant aussi de route en réfection non praticable. Nous ne saurons pas exactement pourquoi nous avons été bloqués, certainement la raison a trait aux relations entre une ethnie habitant les environs du pic Bia point culminant du pays, et le gouvernement.
Les portions que je vais décrire sont les suivantes :
1) Ban Vang à Xanakham 30 km : située 110 km à l’ouest de Vientiane le long du Mékong
2) Muang Nan à Luang Prabang 50 km : située au sud de Luang Prabang le long du Mékong
3) Luang Prabang à Napong 125 km : située à l’ouest de Luang Prabang en traversant le Mékong
4) Vientiane à Thao 80 km : située à l’est de Vientiane le long du Mékong
5)Palai Long Xan 50 km : située 100 km à l’est de Vientiane, de la 13 S elle monte au nord
6) deux portions de part et d’autre du lac Nam Ngum 2, 35 km: route 5. Auparavant le lac n’existant pas, la route était continue, maintenant il faut prendre le bateau, 1h30 de trajet.
7)Xang à Xanakham 185 km : départ 50 km au nord de Vang Vieng sur N 13
8) Vang à Hinheup 130 km : départ sur bord du Mékong arrivée sur 13 N à 50 km au sud de Vang Vieng
9) Nanokkhoum à Somsavad 50 km : départ 40 km au nord de Vientiane sur la 10 et arrivée sur la 13 S à mi-distance entre Vientiane et Pakxan
1) Ban Vang à Xanakham 30 km : située 110 km à l’ouest de Vientiane le long du Mékong
Le premier jour nous sommes partis par les bords du Mékong vers l’ouest. Les cinq premiers kilomètres à la sortie de Vientiane nous suivons une piste en bon état. Puis nous rejoignons la route de Xanakham pour un peu plus de cent kilomètres jusqu’au village de Ban Vang, où nous passons la nuit.
Le lendemain quelle est notre surprise, après quelques centaines de mètres, un petit pont et la piste commence.
Il est étonnant comme l’ambiance change dès que l’on passe du goudron à la terre. Cette piste suit le fleuve au plus près, permettant des points de vue magnifiques. Une multitude de rochers affleurent partout et constellent la surface, qui sous la chaleur et la brume prend une teinte argentée, qui amplifie le mystère du fleuve.
La circulation en ce matin est peu importante, donc nous ne subissons pas l’assaut des nuages de poussière. A mi-parcours un restaurant local, avec une magnifique terrasse en surplomb sur le Mékong. Nous y mangeons une très bonne soupe (feee en laotien). Elle est confectionnée avec tous les ingrédients nécessaires pour le maintien de la forme du cycliste au long cours. Un bon bouillon, des pâtes, un peu de viande et des herbes, de plus l’assiette est accompagnée d’une belle petite montagne de crudités diverses à base de différentes salades dont de la menthe. Certains préconisent de ne pas manger les crudités dans ces pays. Pour ma part au cours de deux voyages et trois mois et demi passés dans ces régions j’ai toujours engouffré les montagnes de salades que l’on me proposait et je n’ai jamais ressenti le moindre trouble. Cette feee sera la première d’une longue série au cours de ce mois.
Cette première portion de piste est courte, après une trentaine de kilomètres nous retrouvons l’asphalte jusqu’à Paklay.
Cette dernière portion d’une soixantaine de kilomètres à travers une zone karstique va être terrible du fait de la chaleur et de la succession de bosses à plus de 15%, mais s’agissant de route goudronnée, le récit serait hors sujet, même si ce fut une magnifique expérience de persévérance le long de collines extrêmement raides sous une chaleur absolue, où bien souvent c’est à pied qu’il nous fallut progresser.
Cette partie de piste précitée, du fait des aléas rencontrés nous l’avons parcourue dans les deux sens. Une fois le matin, la relation ci-dessus et une autre fois trois semaines plus tard dans l’après-midi sous une forte chaleur et un trafic assez important, donc souvent dans un nuage de poussière. Nous avons roulé avec un jeune Hollandais lancé dans un périple "round the world". Il était parti de chez lui par la route à vélo depuis 10 mois.
Ces voyageurs au "très long cours" ont des multitudes d'anecdotes extraordinaires à raconter. Ils sont d'autant plus loquaces que bien souvent ils n'ont que leur vélo comme interlocuteur, tout particulièrement lorsqu'ils pratiquent principalement le bivouac dans la nature loin de tout être humain.
2) Muang Nan à Luang Prabang 50 km : située au sud de Luang Prabang le long du Mékong
Avec cette piste de 50 kilomètres nous rentrons vraiment dans les beaux itinéraires du Laos, loin de tout. Elle débute à Muang Nan, où nous quittons l’asphalte et prenons une rue en terre du village. Elle commence par traverser le hameau en sens inverse parallèlement à la route principale. Puis une fois que les dernières maisons marquent la fin de l’agglomération, sans transition les rizières au vert tendre prennent leur place des deux côtés de la piste. L’ambiance change brutalement. En effet, en cette saison sèche les abords des routes goudronnées sont presque arides, la végétation souffre en prenant des teintes ternes. Puis subitement de partout l’eau abonde, et ce vert presque fluo envahit tout l’espace. Ensuite, nous passons sans transition du vert des rizières au vert des immenses bananeraies, qui elles aussi occupent tout l’espace, pas le fond de la plaine mais escaladent les pentes des montagnes que nous pénétrons.
Au début, le Mékong n’est pas visible, cependant nous devrions le rejoindre en quelques kilomètres. Il nous faut nous fier plus à notre instinct qu’aux indications données, qui toujours sont contradictoires et bien souvent erronées. Sur une piste comme celle-là il ne faut surtout pas demander si elle va à Luang Prabang, car la réponse sera non. Les villageois n’imaginent pas que l’on préfère prendre un chemin de terre plutôt que la route qui contourne le massif montagneux.
Comme toujours ce matin nous n’avons pas mangé grand-chose et sur la route de Sayabouli à l’entrée de la piste en quelques 50 kilomètres nous n’avons trouvé à acheter que quelques bananes. La faim commence donc à nous grignoter le ventre. Nous nous demandons si nous avons une chance de trouver quelque chose à nous mettre sous la dent. Le premier petit hameau nous enlève tout espoir de manger une assiette de riz. Nous reprenons notre route en nous disant que nous pourrons toujours compter sur nos vivres de course comme la pâte d’amande, que nous avons amenée avec nous dans nos bagages depuis la France.
Nous nous payons même le luxe de nous tromper au seul carrefour et de partir dans la montagne. C’est étrange pour une piste censée longer le Mékong. Au détour d’un virage il apparaît loin en contre-bas, nous démontrant sans l’ombre d’un doute que nous avons fait le mauvais choix. Mais sur ces pistes il n’y a aucune indication et il n’y a pas grand monde. De plus les réponses aux questions sont toujours difficiles à interpréter. Un même interlocuteur peut très bien vous indiquer plusieurs directions, ou bien une direction qui ne correspond pas à une piste. Lorsqu’ils sont plusieurs, chacun montre sa direction sans se soucier de ce que disent les autres. Dur dur. Heureusement nous n’avons pas mis trop longtemps à réaliser notre erreur. Très vite nous retrouvons les bords du fleuve et son ruban de terre qui ondoie dans la forêt en escaladant les mouvements du terrain. Nous passons devant des rizières étagées dans des replis du relief. La piste prend des airs de très loin. Un village tout en pente accroché au-dessus du fleuve. Nous le dépassons et retrouvons la forêt.
Les points de vue sur le fleuve sont magnifiques, et emprunts d’un air de mystère, car des bancs rocheux affleurent un peu partout. La chaleur est de plomb et la surface du Mékong d’argent. Le village suivant une fois atteint, sans trop d’illusions nous posons la question fatidique « kin rao ». Et là miracle on nous indique la maison quelques mètres au-dessus. Nous allons faire un bon repas qui tombe à pic pour des cyclistes affamés qui n’ont pratiquement rien mangé depuis hier soir. Nous sommes vraiment dans un coin en dehors du temps et de l’époque. Il est étonnant de constater que selon les lieux la perception d’un pays peut être très différente.
Les grandes villes décrites dans les guides ont des ambiances bien différentes de ces villages au bout des pistes. Jusqu’à la nourriture qui n’est plus la même. Dans les lieux courus des Occidentaux elle est plus adaptée à nos goûts. Tandis que là dans la forêt où les chemins de tourisme ne passent pas, on nous propose seulement la nourriture locale, soupe (feee) avec une grosse assiette de salade et riz collant. Nous nous y sommes très bien adaptés, durant ce mois ni l’un ni l’autre n’avons eu la moindre indisposition, et de plus ces nourritures très locales sont excellentes pour la santé, pas trop grasses. Un mois de vie à travers les pistes, nous démontre qu’en Europe nous nous suralimentons. Ici nous faisons de gros efforts toute la journée et les quantités ingurgitées sont bien plus faibles que ce que nous avons l’habitude de consommer au cours de trois repas journaliers copieux, alors que l'activité physique est faible. Pourtant nous ne pouvons pas dire que nous souffrons de la faim.
La famille qui nous héberge est composée de la mère qui tient ce que l’on peut appeler une petite épicerie restaurant. Nous serons les seuls clients. Le père arrive à mobylette, peut-être des champs de bananes ou de plus loin, et puis il y a les enfants, une jeune fille d’une quinzaine d’années qui aide à confectionner des petits sachets destinés à la vente et un jeune garçon qui devant nous va piler des herbes pour préparer je ne sais quelle mixture.
Nous sommes bien sur cette petite terrasse abritée du soleil qui darde des rayons incandescents. Mon thermomètre affiche plus de 41 degrés. Nous hésitons à nous remettre en route. Puis prenant notre courage à deux mains c’est le départ. Gérard nous gratifie d’une belle chute au démarrage, l’une de ses chaussures s’étant verrouillée de façon intempestive. On entend les rires provenant des deux maisons qui nous dominent. Enfin, nous roulons. Et comme d’habitude le miracle se produit, un petit air relatif se crée avec le mouvement et nous supportons sans trop souffrir de pédaler dans cette atmosphère surchauffée.
Les kilomètres s’égrènent à un bon rythme. Ce soir nous serons à Luang Prabang. Entre la route et la piste nous totaliserons plus de 100 kilomètres, nous pensions faire moins. Mais le vélo c’est toujours la surprise. On ne sait jamais à l’avance si l’on va atteindre le but fixé pour la journée, ou ne pas y arriver ou alors le dépasser. Une multitude de facteurs interfère pour faire de la route à vélo un étonnement permanent. C’est sans doute là que se cache l’un des secrets de la magie du voyage à deux roues non motorisées, l’imprévu permanent. La planification devient superflue, juste trouver de loin en loin un peu d’eau et même pas forcément de la nourriture, car avec un kilo de riz sec dans les sacoches, cela laisse de la marge et permet de rester serein en cas de bivouac loin de tout.
Alors que nous sommes encore à une vingtaine de kilomètres de la ville le trafic commence tout doucement à augmenter. Nous voyons les premiers Occidentaux sur des mobylettes de location. Nous arrivons dans des zones de gros travaux. Puis pour la dernière partie la piste laisse la place au goudron. Une dernière côte sévère et assez longue nous donne accès à un petit col. De là nous nous laissons emporter par la gravitation sur 5 kilomètres à vive allure. A la tombée de la nuit nous entrons en ville au milieu d’une circulation abondante mais bon enfant, où personne ne semble pressé. Nous changeons brutalement de monde.
3) Luang Prabang à Napong 125 km : située à l’ouest de Laung Prabang en traversant le Mékong
Après deux nuits passées à Luang Prabang nous reprenons notre chemin à la découverte de nouvelles pistes, sur lesquelles nous n’avons pratiquement pas d’informations. Celle que nous comptons suivre vers l'ouest, nous savons seulement qu’elle existe bien, car une agence de treks nous l’a confirmé. Cependant on nous a prévenus que nous ne trouverions pas de nourriture classique pour les touristes. Mais cela ne nous effraie pas outre mesure car depuis quelques jours nous mangeons très local à base de feee, matin midi et soir.
Tout commence au petit matin par une traversée de Luang Prabang alors que tout le monde dort encore. A 7 heures du matin nous nous retrouvons sur le débarcadère, prêts à monter sur le bac pour une traversée du fleuve. Quelques véhicules, voitures et mobylettes prennent place et alors que le soleil apparaît derrière les montagnes nous traversons. Le voyage reprend après deux jours de pause. Dès que nous sommes sur la rive ouest l’ambiance change du tout au tout. Comme si nous faisions un bon en arrière dans le temps d’un siècle, hôtels, agences, de treks et magasins ont disparu.
Dans ce petit matin "brouillardeux", le long de la piste défoncée une multitude d’étals alimentaires s’alignent dans la poussière. Nous faisons quelques achats en particulier des beignets pour les uns au sucre et pour les autres indéterminés. Mais en tout cas ils nous tiennent bien au ventre, et nous en conservons pour un peu plus tard car nous ne devrions pas trouver grand-chose au cours des jours à venir.
Si l’ambiance est bien différente, les enfants allant à l’école sont conformes à tous ceux que nous avons croisés, ils ont leur uniforme bleu clair pour la chemise et bleu nuit pour les pantalons ou les robes. Quelques embranchements au début nous font hésiter, car il n’y a aucun panneau indicateur. Très rapidement nous nous enfonçons dans la forêt. La piste escalade des bosses à l’infini. Il nous faut appuyer fort sur les pédales pour éviter de mettre pied à terre.
Avec l’heure qui tourne, le soleil monte et la chaleur elle aussi s’élève. Vers midi il fait 40 degrés. Les rares habitants que nous croisons, tout étonnés de voir des cyclistes nous font de grands signes accompagnés de sabadi appuyés. Vers midi un village composé de quelques cabanes, l’une d’elles tient lieu de restaurant. Nous y mangeons une très bonne soupe (feee). Cela nous donne un bon coup de fouet, et nous voilà de nouveau dans la poussière et la chaleur.
Après 45 kilomètres un nouveau village. Une maison habitée par le garde forestier. Ce dernier nous propose de nous héberger pour la nuit. Nous acceptons. Nous passons l’après-midi dans le village à regarder vivre les habitants. Personne ne possède l’eau courante. Comme les villageois nous descendons nous laver à la rivière. Bien que l’eau ne soit pas froide, la chaleur est telle que la différence de température nous semble importante et nous avons des difficultés à y entrer. Mais cela fait du bien après une journée d’effort dans la poussière et la chaleur.
Nous allons manger une friture attrapée devant nous à l’épervier. Ces haltes improvisées au hasard des rencontres et des fatigues ne sont rendues possibles que par le voyage à vélo. Par tout autre moyen motorisé, voiture ou moto on ne s’arrêterait pas comme cela n’importe où après seulement 45 kilomètres. A pied par contre le voyage devient franchement inhumain de difficulté.
Le soir notre garde forestier nous fait un repas agréable à base de poissons et de riz. Il y a un autre homme qui mange avec nous. Nous leur payons une bière chacun, bien maigre compensation, mais c’est une caractéristique de ces gens, jamais ils ne demandent à être payés, et c’est toute une difficulté pour ne pas être entretenus. On est loin de l’ambiance que l’on rencontre dans les villes où le tourisme est fortement implanté.
Le vélo permet cette dichotomie, la découverte d’un pays sous ses deux aspects, zones touristiques et zones inconnues ou presque des Occidentaux. On a vraiment la sensation de visiter deux pays différents.
La nuit se déroule bien, aucun moustique ne viendra nous perturber. Dès 6 heures alors qu’il fait encore nuit nous sommes debout. Le garde forestier et son compagnon se lèvent aussi pour nous tenir compagnie. Ils sont intrigués et très intéressés par notre camping-gaz. Ils nous préviennent que l’étape aujourd’hui sera beaucoup plus difficile que celle de la veille. Nous restons un peu dubitatifs, comment cela est-il possible ?
Nous allons le constater et cela sans aucun doute possible. Les côtes plus nombreuses, plus longues et plus raides. Sur notre carte se trouvent des points hauts, nous imaginions que la piste passait à leur pied au fond de vallées. Pas du tout, à bien des reprises notre chemin passe sur le sommet lui-même, mon GPS en atteste. Mais pourquoi faut-il que la piste suive un tracé aussi accidenté ? Cela présente au moins un avantage, permettre de superbes points de vue sur cette forêt impénétrable qui s’étend au- delà de l’horizon. On pourrait se croire dans une forêt amazonienne pleine de bosses.
Nous allons nous traîner à des vitesses ridicules tout au long de la journée, bien souvent poussant les vélos dans des pentes bien au-delà des 15%. Un bref moment, nous devrons même nous mettre à deux pour pousser mon vélo dans une pente pulvérulente à plus de 20%. Mais malgré ces grosses difficultés dans une chaleur suffocante, nous gardons toute notre sérénité, et nous nous trouvons très bien et tout à fait à notre place dans cet effort à long terme.
Nous croisons trois motards, deux Suisses et leur accompagnateur laotien. Je m’entretiens longuement avec l’un d’eux. Sa vision de cette traversée est très intéressante. Ils l’effectuent en une journée, certes fatigante, mais ce soir ils dormiront à Luang Prabang. Ils auront traversé une belle région en dehors des routes du tourisme, mais ils n’auront pas expérimenté l’immersion réelle.
A vélo on ne peut se poser la question, car on sait que nous sommes sur la piste pour plusieurs jours. D’ailleurs le motard avec lequel je discute de nos ressentis personnels par ces coins loin de tout, reconnaît qu’il aimerait bien être à vélo. Mais il m’avoue que pour lui c’est peut-être un peu tard, en effet il a 71 ans. Mais ne pas se faire d’illusions la moto dans ces conditions demande aussi de gros efforts. Je me souviens avoir croisé des motards dans le désert d’Atacama quelque part entre Chili, Argentine, et Bolivie. Ils étaient beaucoup plus exténués que nous qui étions sur la piste à travers sable, scories volcaniques, vent et chaleur depuis plus d’un mois.
Le voyage à vélo, le moins on possède de renseignements sur son itinéraire, plus grande est la joie de le découvrir au fil des accidents du terrain. Sur cette portion je suis très étonné de constater que souvent nous suivons des crêtes le long des points hauts. A l’infini les bosses couvertes de forêts inextricables se succèdent. Seule certitude et encore approximative, la longueur de la piste en centimètres sur la carte. Echelle 1/600 000, un centimètre pour 6 kilomètres, la précision reste faible, d’où une difficulté pour apprécier les dénivelés. Dans ces conditions on ressent tout le plaisir que procure le voyage sans trop de préparation.
La journée passe vite. Va-t-on trouver un point de chute dans un village avant la nuit ? Si ce n’est pas le cas, nous scrutons les bas de vallons à la recherche d’un cours d’eau qui nous permettrait de nous ravitailler. En effet, les différentes rivières longées ou traversées ne sont pas sales et un cachet de désinfectant doit suffire pour la rendre buvable. Donc c’est sans aucune anxiété que nous avançons dans ces confins inhabités.
Nous entamons une grande descente qui à son terme nous conduit dans un village que nous découvrons des hauteurs l’environnant. Une fois que nous l’avons rejoint, nous trouvons un restaurant bien local qui nous confectionne une super feee (soupe). Vu l’heure nous demandons où nous pouvons dormir. On nous indique la cabane ouverte aux quatre vents juste en face. Nous nous y installons. Les tentes sont vite montées.
Après avoir mangé une dernière soupe juste de l’autre côté de la rue nous nous couchons chacun dans notre tente. La nuit tombée, nous sommes interpelés. Une personne armée d’une lampe se présente. Nous ne saurons pas s’il s’agit du maire ou du policier du village.
Il commence par nous demander nous passeports, puis il nous pose une multitude de questions, comme par exemple avec quel moyen de locomotion sommes-nous arrivés dans ce coin reculé. Je lui désigne dans la nuit nos vélos. Il braque dessus sa lampe et semble sceptique. Il les balaie de son faisceau à plusieurs reprises. Puis il arrête sa lumière sur nos sacoches. Il aimerait bien regarder ce qu’elles contiennent, mais il n’ose nous demander de les ouvrir. Mon sac jaune north face l’intrigue aussi beaucoup. Il note tout dans un petit cahier à couverture rouge. On se croirait projeté dans la Chine communiste de Mao. Mais il ne faut pas oublier qu’à côté du drapeau laotien flotte toujours conjointement le drapeau rouge qui arbore le marteau et la faucille. Manifestement il semble satisfait de nos réponses et de notre coopération. Il nous sert la main en nous souhaitant une bonne nuit.
Elle sera bonne même si la proximité de la rue nous met en première ligne lorsque quelques rares mobylettes passent. Dès que le jour se lève je pars me laver à la rivière comme la plupart des villageois le font. Après avoir pris notre thé comme chaque matin nous partons pour les 25 derniers kilomètres. Dès la sortie du village après le pont sur la rivière, la première côte au pourcentage très fort nous force à commencer la journée en poussant nos vélos. Il y en aura encore d’autres, même une qui nécessitera de nous mettre à deux pour pousser mon vélo. Enfin nous atteignons le village de Napong, où nous retrouvons le goudron.
Ces deux jours et demi sur cette piste en pleine forêt loin de tout nous permirent de vivre une expérience extraordinaire, dure par moments dans les pentes sous une chaleur de plomb. Le bilan kilométrique et le dénivelé : 125 km et 4300 m.
4) Vientiane à Thao 80 km : à l’est de Vientiane le long du Mékong
Notre quatrième expérience de piste nous allons la vivre à partir de Vientiane en direction de l’est. Les hasards du voyage et des impondérables vont faire que nous allons parcourir cette portion à peu près sur le même parcours à deux reprises, la première de Vientiane à Naxon et au retour de Thao à Vientiane, ce qui fait 60 et 80 kilomètres.
Nous quittons la capitale tôt le matin en longeant le Mékong, alors que la chaleur n’est pas trop forte. Comme chaque jour tôt, à l'arrivée de la lumière, le halo du soleil tout rouge filtre à travers les brumes générées par l’humidité de l’air. Malgré les difficultés passées des journées entières dans la chaleur, les pentes raides, la poussière et les cailloux de la piste, dès que je me trouve sur mon vélo le miracle se reproduit. Tout de suite le plaisir de pédaler vers de nouveaux horizons me submerge. Aucune autre activité malgré l’accumulation des jours ne procure une telle joie toujours renouvelée.
Très rapidement nous nous retrouvons sur des chemins minuscules. Parfois on pense même arriver dans des culs-de-sac. Mais non, au dernier moment notre piste se faufile en faisant quelques virages serrés. De nombreux monastères jalonnent notre itinéraire. Nous nous arrêtons à plusieurs reprises pour les visiter. L’accueil est toujours des plus sympathiques. On nous invite à entrer et admirer, tout en nous offrant de l'eau. Attention agréable, car la nôtre chauffée au soleil s'apparente plus à une préparation pour thé! Cette première partie nous a vraiment plu, entre piste confidentielle, monastères, multitude d’enfants et présence du fleuve.
Puis la piste change de physionomie, elle devient très large et passe au milieu de jolies rizières bien vertes. Nous allons faire une belle expérience en passant la nuit dans l'enceinte d'un temple, en montant nos tentes sur le parvis, juste en bordure du Mékong, nous permettant de jouir du plus extraordinaire coucher de soleil sur ce fleuve majestueux, dont la surface argentée est ponctuée de loin en loin de longues barques effilées de pêcheurs. Mais la chaleur incroyable va nous empêcher de dormir jusqu’à une heure du matin, en attendant que le sol restitue l'énorme quantité de chaleur accumulée sous l'effet des rayons solaires, particulièrement actifs dans ce lieu.
5)Palai Long Xan 50 km : située 100 km à l’est de Vientiane, de la 13 S elle monte au nord
Cette piste nous pensions qu’elle serait farouche. En effet, elle traverse une réserve naturelle qui paraît-il regorge d’animaux sauvages. Non seulement nous n’avons rien vu, mais nous avons trouvé une piste large en réfection sur laquelle de nombreux camions circulaient. Nous sommes loin de l’ambiance des pistes parcourues précédemment. Cependant le relief nous rappelle bien que nous sommes au Laos. Les bosses se succèdent et les pourcentages sont très forts. Les derniers kilomètres sont goudronnés. La petite ville de Long Xan est installée au bord d’une rivière. Nous y avons trouvé une guest house agréable. Au bord du cours d’eau de nombreux enfants se baignent ou pêchent. On peut assister à des scènes inimaginables en France. Deux petits garçons de quatre ou cinq ans se laissent entraîner par le courant au milieu du cours d’eau dans de grands éclats de rire. Dans ces coins en dehors des routes touristiques, nous n’avons pas vu un seul Occidental. Au centre de l’agglomération un marché typique bien achalandé en fruits, mûrs à souhait et sucrés, ce dont nous n’avons pas l’habitude en France, où ils sont mis en vente alors qu’ils sont loin d’être à maturité.
6) deux portions de part et d’autre du lac Nam Ngum 2 35 km: route 5. Auparavant le lac n’existant pas, la route était continue, maintenant bateau 1h30 au centre.
Notre itinéraire a subi des modifications radicales. En effet, dans l’agglomération d’Anouvong, la police nous a interdit de poursuivre sur la route que nous voulions suivre. Il nous a été indiqué que des bandits pouvaient nous attaquer, deux Chinois ayant été tués quelques temps auparavant. Il nous a aussi été expliqué qu’il y avait des travaux et que cela pouvait être dangereux. Les explications n’étaient pas très explicites, par contre l’interdiction elle l’était.
Nous rebroussons donc chemin et prenons la direction du lac Nam Ngum 2. Pour y accéder après la route goudronnée une piste sur une dizaine de kilomètres conduit au bord de l’eau au lieu qui porte le nom d’un village englouti, Natou. Il y a un bateau par jour pour traverser l'immense plan d'eau artificiel. Nous arrivons une demi-heure trop tard et nous devrons patienter 24 heures en attendant le bateau du lendemain. Nous installons nos tentes en bordure de l’eau et prenons notre mal en patience. Heureusement à l’embarcadère il y a moyen de manger et une fois encore nous avons droit à d’excellentes soupes. Cet arrêt obligé nous permet de profiter de ce coin calme, à regarder comment les rares personnes qui habitent le coin vivent. A deux reprises nous voyons arriver des convois. Il s’agit à chaque fois d’un ingénieur occidental travaillant dans les immenses mines que nous avons vues une vingtaine de kilomètres en amont. L’escorte est armée, plusieurs militaires ou personnes en tenue de combat sont équipées de kalachnikov.
On commence à se demander si la police n’avait pas de bonnes raisons de nous empêcher de nous enfoncer plus avant dans cette zone montagneuse autour du point culminant du pays.
Le lendemain nous nous demandons si effectivement le bateau va faire la navette, car jusqu’à 10h30 rien ne bouge. Une mobylette arrive et se gare devant l’embarcadère. Alors tout s’accélère d’autres deux roues arrivent, un petit bus amène une dizaine de personnes. A 11h30 nous partons, une dizaine de mobylettes une moto et deux vélos sans compter la vingtaine de passagers. Il nous faut une heure et demie pour traverser le lac.
A l’arrivée, il est 13 heures, nous avons faim. Tous les Laotiens disparaissent immédiatement. Nous restons seuls. Heureusement l’agencement du lieu est similaire à celui de notre point de départ à Natou. Un petit restaurant embarqué, nous avons droit à une soupe aux nouilles, pas terrible et extrêmement épissée. Mais nous avons très faim, donc nous l’engloutissons. Mais nous nous demandons quel va être le résultat sur nos organismes. Quelques petits signes inquiétants semblent se manifester, mais en définitive il n’en sera rien. Nous prenons la piste sous la chaleur afin de rejoindre l’axe principal Vientiane Vang Vieng. Nous effectuons 26 kilomètres, la première moitié par piste puis une route goudronnée nous permet d’effectuer facilement la seconde partie. Nous trouvons ce tronçon très agréable, avec de jolis panoramas sur les montagnes environnantes et par moments de belles étendues d’eau. Nous rejoignons la civilisation à Houaymor à une trentaine de kilomètres de Vang Vieng. Je reconnais ce lieu typique par lequel j’étais passé il y a trois ans. Des échoppes en bordure de route par dizaines qui vendent toutes rigoureusement les mêmes poissons ouverts en deux et séchés. On bascule presque sans transition d'un Laos à l'autre, là réside le miracle du voyage à vélo.
7)Xang à Xanakham 185 km : départ 50 km au nord de Vang Vieng sur N 13
Après deux nuits passées à Vang Vieng nous reprenons notre route en direction d’une piste dont l’amorce se trouve à 50 kilomètres au nord de Vang Vieng en empruntant la route de Luang Prabang. Cette première partie jusqu’au village de Xang est magnifique. Nous roulons de bonne heure et nous pouvons assister d’une part au rituel des moines qui viennent prendre leurs offrandes en donnant en échange des prières à la population qui prie à même le trottoir, et d’autre part nous côtoyons des centaines d’écoliers qui à pied ou à vélo prennent le chemin de l’école. Les sabadi fusent de toutes parts et nous nous faisons un devoir de répondre à tant d’enthousiasme et de politesse.
Sans trop de difficulté nous identifions l’amorce de notre piste, mais sur les premiers kilomètres quelques doutes subsistent car il n’y a aucune indication. Nous ne savons absolument pas ce que nous allons trouver. Nous sommes même incapables de savoir quel va être le temps de parcours. En effet, notre carte au 1/ 600 000 ième ne nous permet pas d’évaluer le dénivelé. Si nous nous fions à notre expérience passée sur certains tronçons précédents, on pourrait penser mettre quatre jours pour parcourir cette partie. De plus nous n’avons aucune information sur un éventuel cycliste qui aurait accompli ce parcours. Nous sommes en plein dans le type de voyage qui nous plaît, suffisamment de mystère et de flou pour aiguiser notre curiosité.
Nous avions hésité à partir sur cette piste de 185 km, car inconnue des guides, nous pensions que c'était son manque d'intérêt qui lui valait cette absence de notoriété. Eh bien pas du tout, ce fut durant deux jours une plongée dans un Laos loin de tout, sur des pistes qui s'infiltrent dans des zones de forêts, traversant des rivières à gué et permettant de découvrir des villages bien loin de ceux auxquels les chemins classiques du tourisme donnent accès.
Puis, il nous a fallu tout au long du parcours rester sur la bonne piste. Ce n'est jamais facile, les carrefours ne sont pas très loquaces, aucune indication et lorsqu'on demande la direction d'un village les habitants ne comprennent pratiquement jamais, car les accents sont très difficiles et nous ne les mettons jamais au bon endroit. Donc c'est toujours avec une certaine hésitation que nous nous lançons vers ce que nous pensons être la bonne direction. Quelques kilomètres et quelques interrogations de personnes rencontrées sont en général nécessaires pour en être enfin convaincus.
La première partie est en travaux sur une quarantaine de km, puis nous nous retrouvons sur un chemin avec la sensation d'être très loin pour pas mal de temps. Les dénivelés et la pente restent raisonnables. Les habitants peu ou plutôt pas du tout habitués à voir des phalangs surtout à vélo sont particulièrement accueillants.
Dans un village nous effectuons un premier arrêt. Nous réussissons à nous faire préparer une omelette et on nous apporte aussi une soupe froide. Ce sera la seule durant notre mois au fond du Laos que nous ne réussirons pas à manger, comme quoi nous n’avons jamais été totalement affamés. Dans cette salle ouverte aux quatre vents, les enfants nombreux viennent nous dévisager en souriant. Mais malheureusement nous ne pouvons discuter avec eux, n’ayant aucune langue en commun. Pour cela je regrette les Andes en Amérique du Sud, car avec l’espagnol généralisé tout au long des pays qui englobent les Andes on est en mesure d’échanger, même si les Indiens ne sont pas très bavards. Là, au fond des pistes du Laos, on sent qu’ils cherchent à communiquer mais c’est impossible et cela se termine immanquablement par de grands éclats de rire.
Des reliefs karstiques acérés commencent à se dessiner dans la brume générée par le très fort taux d’humidité. La piste rouge, les villages épars de loin en loin, comme vides du fait de la chaleur qui monte et monte toujours, nous plongent dans une atmosphère étrange d’un monde figé, où toute vie humaine ou animale est absente. Et en toile de fond ces grands pics, qui eux aussi montent sur l’horizon, ressemblent à un décor fantasmagorique, tout en ombres chinoises. Au sol dans les villages de longues et larges bandes de végétaux sèchent. Parfois nous arrivons à les contourner et d’autres fois nous sommes obligés de relouer dessus. Heureusement le trafic est quasiment nul. En effet, la moindre mobylette soulève la poussière, alors une voiture ou un camion mettent en suspension un gros nuage qui stagne un certain temps avant de retomber.
Nous doublons des troupeaux de vaches ou de buffles. Ces derniers sont généralement avachis dans des mares de boue. Sur ces pistes où pour une fois les côtes ne sont pas trop marquées, nous roulons à bonne allure. Ce premier jour nous effectuons plus de 100 kilomètres. Dans le village de Napho nous trouvons de quoi nous loger. Dans notre gîte se trouve une bande d’ouvriers chinois. Ils travaillent sur un chantier dans les environs. Le Laos est en pleine évolution, en partie du fait de la proximité de la Chine qui est un moteur dans le développement du pays.
Une fois de plus le logement est tout à fait acceptable, une bonne douche chaude fait du bien après plus de cent kilomètres dans une fournaise. Nous partons à la recherche d’un repas du soir. Nous nous dirigeons vers ce qui ressemble au centre-ville. Il s’agit comme souvent dans ces villages sur des pistes isolées d’un simple groupe de maisons. Nous y trouvons le restaurant qui va nous faire une soupe comme nous en mangeons maintenant depuis trois semaines.
Au matin, comme tous les jours dès 6h30 nous nous mettons en route. Immuablement à cette période de l’année les levers de soleil se ressemblent dans cette partie du Laos, où l’humidité avoisine les cent pour cent. Un disque rouge à peine lumineux pointe au-dessus de la végétation dans un air encore relativement frais. Plus il monte plus il devient jaune et corollairement à cette ascension la température s’élève aussi pour venir culminer vers les 14 heures aux environs des 40 degrés. Cette piste ignorée des guides touristiques nous livre à chaque détour de route son lot de surprises. Elles ne sont pas toujours spectaculaires prises individuellement, qu’il s’agisse d’une rencontre avec un enfant, une femme qui porte sa charge ou qui lave son linge à la rivière, un homme qui travaille dans un champ, un point de vue sur un coin de forêt impénétrable, un pic à la forme étrange, un gué à passer, un pont délabré qui nous demande de l’attention, des buffles qui se vautrent dans l’eau. Chacune de ces rencontres en soi ne mérite pas forcément une description, mais leur association permet aux spectateurs en mouvement que nous sommes de nous imprégner de l'ambiance et de se faire une bonne idée de la vie de ces contrées traversées. Le vélo seul permet d’avoir accès à cette réalité. Le long déroulement de la piste arpentée à faible allure, le regard chargé de curiosité, est le prélude à cette expérience. On se laisse en quelque sorte apprivoiser par le lieu. Le corps dans l’effort, la peau au contact direct de la chaleur, du soleil, de l’humidité, de la poussière, des odeurs multiples, des regards des gens et des animaux est le réceptacle idéal qui transmet une incroyable palette de sensations au cerveau qui en fait la synthèse. Nous ne sommes plus seulement spectateurs, mais aussi un peu acteurs des interactions qui se passent entre les choses et les êtres tout au long de la piste. Dans ces moments les notions de temps, de difficulté, de soif et de faim s’effacent devant cette sensation de faire entièrement corps avec notre environnement. La poussière qui nous couvre nous est devenue familière, même lorsque nous la respirons au passage d’un véhicule. La piste est une véritable alchimie qui régénère le corps, donc en réaction l’esprit.
Encore des gués, des enfants avec leurs éternels sabady, des pics pointus en arrière-plan, des villages rares et le soir vient, le soleil décline et commence à prendre sa teinte rouge en pleine harmonie de ton avec la piste et nos corps poussiéreux. Puis comme par bonheur une guest-house se présente devant une belle rizière vert tendre avec un paysage d’estampes chinoises qui la borde. Seul le vélo au long cours procure de telles émotions du fait de l’adaptation de l’organisme, lorsque l’étape prend fin après une dizaine d’heures à pédaler par des températures qui oscillent entre 30 et plus de 40 degrés.
La soirée et la nuit vont se passer dans la quiétude et c’est avec un petit pincement au cœur car nous savons que demain matin cette piste fabuleuse va prendre fin hélas seulement après une trentaine de kilomètres. Nous rejoignons un carrefour que nous connaissons et voilà le goudron. Nous enlevons nos masques de protection des bronches. Sur l’asphalte retrouvé nous avons l’impression de chevaucher des vélos électriques et c’est à des vitesses proches de trente à l’heure que nous rejoignons en une heure Xanakham. Nous visitons un monastère. Que l’atmosphère y est paisible! Un bonze souriant et bienveillant nous offre des petites brioches, pour nous c’est du pain béni et le goût en est divin. Ces deux jours et demi nous ont tellement subjugués que nous en sommes tout abasourdis et un peu tristes et nostalgiques. Cela me rappelle ce que j’avais ressenti après la traversée du Sud Lipez en Amérique du Sud. Mais comme après la traversée de ce coin de l’Atacama nous ne savons pas encore que le plus fabuleux nous attend. Après les 400 kilomètres du Sud Lipez d’Uyuni à San Pedro se fut l’incroyable traversée, à laquelle nous ne nous attendions absolument pas, de San Pedro à Salta sur 500 kilomètres. Nous nous installons sur le bord du Mékong et observons le transport de matériaux et de fruits entre le Laos et la Thaïlande. Les dockers locaux en mettent un sacré coup, toujours avec des miracles d’équilibristes sur des planches étroites qui ploient sous les lourdes charges. Nous prenons notre temps, il est tôt et nous avons seulement 30 kilomètres de piste le long du Mékong, que nous connaissons déjà, pour rejoindre Ban Vang, point de départ de notre prochaine aventure.
Nous nous arrachons au spectacle du fleuve et de ses scènes de vie et reprenons la route. Après quelques kilomètres à la sortie de Xanakham entre des véhicules, un vélo lourdement chargé. Je m’arrête et cherche son propriétaire, parmi les clients d’un restaurant. Je ne l’identifie pas immédiatement et les Laotiens présents comprennent tout de suite qui je cherche, car dans ces coins les cyclistes sont peu nombreux. Donc ils me le désignent dans un coin en train de manger sa soupe. Il est hollandais, et est arrivé ici par la route depuis son pays. Il est parti depuis un an. Après une discussion passionnée de trois quarts d’heure nous le laissons et lui donnons rendez-vous dans la guest house de Ban Vang, où nous avions passé notre première nuit de ce mois d’itinérance. En réalité il nous rejoindra à une quinzaine de kilomètres, car nous allons nous arrêter manger une soupe, là où nous avions mangé notre première, installés sur une magnifique terrasse surplombant le Mékong mystérieux parsemé de multitudes de rochers. On pourrait imaginer des dizaines de Lorelei attendant les esquifs pour les précipiter dans ses eaux troubles à destination de ses énormes poissons. Was soll es bedeuten dass ich so traurig bin…
Après une dernière partie de piste à trois nous atteignons Ban Vang et son hébergement. Jim qui passe la plupart de ses journées et ses nuits seul a vraiment envie de communiquer. Il nous raconte toutes ses péripéties depuis un an de route, parfois dans des endroits déserts et hostiles, où la nourriture et la boisson se font très rares. Ces rencontres au hasard des pistes sont un des grands plaisir du voyage à vélo. Gérard et moi retrouvons la chambre que nous avions il y a maintenant trois semaines. D’un côté nous avons l’impression d’y être passés hier et d’un autre il y a longtemps, tellement la vie fut intense sur les 1400 kilomètres déjà parcourus et les sensations, émotions et souvenirs accumulés, nombreux et diversifiés.
8) Vang à Hinheup 130 km : départ sur bord du Mékong arrivée sur 13 N à 50 km au sud de Vang Vieng
Au lever du jour nous disons au revoir à notre nouvel ami Jim. Il prend la route qui le mènera en quelques 120 kilomètres à Vientiane. Nous quittons le fleuve pour trouver à nouveau la piste sur 130 kilomètres. La carte ne nous dit rien de particulier concernant le parcours qui nous attend. Il nous semble sans grandes caractéristiques. Ne va-t-on pas s’ennuyer tout au long de cette portion, sur laquelle, une fois encore, nous n’avons absolument aucune information?
Les premiers kilomètres sont effectivement sans grands contrastes. Mais malgré tout, l’effort face au soleil qui joue dans sa montée avec les premiers reliefs, alors que des troupeaux de buffles et de vaches envahissent de temps à autre la piste, procure un vif plaisir. D’autant plus vif, que les corps se sont aguerris et c’est sans souffrance que nous remontons vers le nord. Un incident technique, une déchirure de pneu pour Gérard, va modifier notre rythme. Dans un village, puis un autre nous essayons de trouver un pneu de secours au cas où la déchirure s’aggraverait. Mais nos recherches restent infructueuses. Heureusement le pneu tiendra jusqu’au bout, encore trois cents kilomètres.
Assez rapidement le paysage va se modifier. Un incroyable foisonnement de pics gigantesques va nous cerner. C’est absolument époustouflant, une baie d’Along oubliée sur une piste ignorée du Laos nous plonge dans un décor irréel. Comment notre guide de plusieurs centaines de pages reste silencieux sur une telle merveille? Durant une soixantaine de kilomètres nous allons d’étonnement en étonnement. Dire que nous craignions de prendre une piste sans caractère et nous sommes dans l’un des endroits les plus incroyables qu’il m’ait été donné de voir. Encore une fois la journée va s’envoler trop vite, malgré la chaleur et la poussière. Nous gardons le nez levé vers ces faces incroyables, qui restent nimbées de mystère du fait de l’atmosphère saturée d’humidité. Mon vieux réflexe d’alpiniste me fait me poser la question suivante : combien de ces sommets n’ont jamais été foulés par le pied de l’homme ?
Au soir, alors que de la journée nous n’avons pas vu de logement, à Nakang une guest house aux propriétaires très sympathiques nous accueille. Il n’y a pas de quoi manger à proximité. A la nuit tombée le fils de la maison prend son vélo et non accompagne dans l’obscurité la plus totale dans le village d’à côté à quelques kilomètres dans un restaurant, où nous mangeons une excellente feee (soupe) en étant les seuls clients. Heureusement mon vélo, deutsche Qualität oblige, a un phare qui éclaire superbement, et les trois vélos en profitent pour éviter les trous qui n'attendent que la faute .
Le lendemain encore pour quelques dizaines de kilomètres ce panorama féerique et dantesque va nous accompagner. L’ambiance sera d’autant plus fantasque et mystérieuse que les brumes du matin enveloppent la base de ces reliefs, et ils semblent flotter et ne plus être ancrés à la Terre. Nous découvrons un pays très différent de ce que l’on voit dans les lieux touristiques comme les grandes villes de Vientiane, Vang Vieng ou Luang Prabang. Depuis notre départ sur la piste au nord de Vang Vieng en quelques trois cents kilomètres et 5 jours en dehors de Jim nous avons seulement croisé un motard, qui nous a fait un signe de la main. Le vélo est vraiment un engin merveilleux, car lui seul permet de se plonger dans l’ambiance de ces coins reculés loin des circuits touristiques, où même la nourriture a un goût différent. Je me souviens de cette remarque d’un guide laotien auquel je demandais des précisons sur une piste. Il m’avait répondu: effectivement pour passerez à vélo, mais vous ne trouverez pas de nourriture pour Occidentaux. Nous le savions car nous l’avions déjà expérimenté sur d’autres itinéraires.
La terre cède devant le goudron et assez rapidement nous nous trouvons sur la grande route Vientiane Vang Vien au milieu d’un trafic intense. Nous venons de passer cinq jours sur des pistes époustouflantes, aux paysages incroyables auxquels nous ne nous attendions pas. Nous en garderons en nous l’un de nos plus beaux souvenirs sur les pistes ignorées de notre planète.
9) Nanokkhoum à Somsavad 50 km : départ 40 km au nord de Vientiane sur la 10 et arrivée sur 13 S à mi-distance entre Vientiane et Pakxan
Nous ne voulons pas arriver trop tôt à Vientiane, donc nous faisons une petite boucle vers l’est avant de rejoindre le Mékong en direction de Vientiane. D’abord une partie de route goudronnée agréable parcourue tôt le matin nous conduit à l’entrée de cette portion de piste de 50 kilomètres. Elle est absolument plate et de bonne qualité. Tout surpris nous allons la parcourir à vive allure. Vers le milieu nous nous arrêtons pour manger une soupe, une de plus. Et nous reprenons toujours à vive allure pour rejoindre le goudron du grand axe qui de Vientiane va vers le sud.
Et voilà notre voyage par des pistes du nord Laos prend fin. Mais ce fut une telle expérience de plaisir, je dirais même de bonheur à vélo, que je pense déjà à la possibilité de retourner une troisième fois dans ce pays, car j'ai déjà repéré une multitude d'autres chemins qui semblent encore plus secrets.
Bonjour Sabine et merci pour votre retour. Le vélo c'est un moyen tout à fait inimaginable de voyager tant que l'on ne l'a pas expérimenté. il y a un mélange d'effort physique et de lenteur à travers une multitude de lieux ignorés du tourisme, ce qui nous permet d'appréhender sous un autre angle les pays que l'on traverse et leurs habitants. Mais peut-être faut-il avoir la tournure d'esprit adéquate. C'est à dire être mu par le plaisir de ne pas savoir où l'on va dormir chaque soir, et le considérer comme une vraie motivation au voyage. Pour être serein il suffit d'avoir une petite tente qui pèse 1,2 kg et d'avoir toujours dans ses sacoches 500 grammes de riz sec ou de pâtes. Donc dans le pire des cas pas de toit et pas de nourriture on s'adapte sans problème
Mais je m'arrête, car mon propos n'est pas d'opposer des groupes de voyageurs ou des façons différentes de voyager. Je me garde bien de juger, mais je voudrais seulement faire passer une passion qui m'est tombée dessus un peu par hasard il n'y a pas si longtemps. En 2009 pour être exact, et depuis à peu près 40 000 km sur 3 continents, mais je voyage aussi avec grand plaisir de façon plus classique avec mon épouse. Ça me plaît et ce qui me motive beaucoup dans cette façon de voyager de façon classique avec du confort c'est qu'elle adore . On peut donc être devenu fou de son vélo et d'itinérance et malgré tout être toujours amoureux de son épouse😎. Mais elle considère ma bicyclette comme une rivale redoutable à éliminer sans pitié😏. Mais pour répartir et atténuer le risque j'ai acheté un deuxième vélo, et je pense à un troisième pour effectuer des diagonales avec des grosses moyennes jouranlières en France😛.
Luc
Je crois que chez beaucoup de cyclistes, et chez les autres voyageurs aussi, la passion du lointain est née en regardant en rêvant des cartes ou atlas, à bâtir d’hypothétiques itinéraires. Je ne sais pas si je possède plus de livres que de cartes, mais les deux participent à ce besoin d’évasion. Donc cette carte du Laos, malgré ma petite connaissance du pays, me fait des clins de pistes. Je repère plusieurs passages, chacun d’une longueur de 100 à 200 kilomètres. Ils semblent parfaits pour satisfaire nos exigences de très loin. Je sens l’appel de la route et j’entends le chant des pistes, il est temps de partir.
Bonjour Pierre, un petit livre bien dans le ton des rêveries penché sur une carte :
Parcourir l'Atlas de Jean-Luc Le Ceac'h édition "La part commune".
En quatrième de couverture tu peux lire:
Il n'y a guère de passions dans mon existence dont la géographie ait été absente. J'ai de tout temps tenu les atlas, les cartes, les manuels de géographie pour de puissants dispositifs doués de pouvoirs sur l'imaginaire, pour de formidables machines à rêver.
Luc
1) Ban Vang à Xanakham 30 km : située 110 km à l’ouest de Vientiane le long du Mékong
Le premier jour nous sommes partis par les bords du Mékong vers l’ouest. Les cinq premiers kilomètres à la sortie de Vientiane nous suivons une piste en bon état. Puis nous rejoignons la route de Xanakham pour un peu plus de cent kilomètres jusqu’au village de Ban Vang, où nous passons la nuit. Le lendemain quelle est notre surprise, après quelques centaines de mètres, un petit pont et la piste commence. Il est étonnant comme l’ambiance change dès que l’on passe du goudron à la terre. Cette piste suit le fleuve au plus près, permettant des points de vue magnifiques. Une multitude de rochers affleurent partout et constellent la surface, qui sous la chaleur et la brume prend une teinte argentée, qui amplifie le mystère du fleuve. La circulation en ce matin est peu importante, donc nous ne subissons pas l’assaut des nuages de poussière. A mi-parcours un restaurant local, avec une magnifique terrasse en surplomb sur le Mékong. Nous y mangeons une très bonne soupe (feee en laotien). Elle est confectionnée avec tous les ingrédients nécessaires pour le maintien de la forme du cycliste au long court. Un bon bouillon, des pâtes, un peu de viande et des herbes, de plus l’assiette est accompagnée d’une belle petite montagne de crudités diverses à base de différentes salades dont de la menthe. Certains préconisent de ne pas manger les crudités dans ces pays. Pour ma part au cours de deux voyages et trois mois et demi passés dans ces régions j’ai toujours engouffré les montagnes de salades que l’on me proposait et je n’ai jamais ressenti le moindre trouble. Cette feee sera la première d’une longue série au cours de ce mois.
Cette première portion de piste est courte, après une trentaine de kilomètres nous retrouvons l’asphalte jusqu’à Paklay. Cette dernière portion d’une soixantaine de kilomètres à travers une zone karstique va être terrible du fait de la chaleur et de la succession de bosses à plus de 15%, mais s’agissant de route goudronnée, le récit serait hors sujet, même si ce fut une magnifique expérience de persévérance le long de collines extrêmement raides sous une chaleur absolue, où bien souvent c’est à pied qu’il nous fallut progresser.
Cette partie de piste précitée, du fait des aléas rencontrés nous l’avons parcourue dans les deux sens. Une fois le matin, la relation ci-dessus et une autre fois trois semaines plus tard dans l’après-midi sous une forte chaleur et un trafic assez important, donc souvent dans un nuage de poussière.
Bonjour Luc,
Le Laos en velo....
Je vais y retourner;
j'y ai fait une petite incursion, en VTT bien sur, en novembre dernier mais ai été pris d'une forte grippe a Kasi sur la route 13N ; le retour chez moi s'est effectue en bus de nuit jusqu'a Vientiane, puis velo dans les nuages jusqu'a la frontiere thailandaise et enfin pickup jusque chez moi dans la province de Sakon Nakhon ; heureusement que je n'habite pas loin de la frontiere laotienne !
l'hopital de Kasi , peut-on appeler cela un hopital; meme pas un dispensaire;
la, y a un truc qui m'echappe;
au Laos beaucoup d 'ONG avec des vehicules flambant neuf genre Lexus ou Hummer a pas de prix mais meme pas capable de sortir de Vientiane pour aller ameliorer le sort des populations desheritees a la campagne ; honte a vous les ONG diverses qui gaspillent le pognon des donateurs.
Bref apres ce coup de gueule, revenons au velo au Laos...
Tu nous parles de cette route - Ban Vang à Xanakham - mais alors pourquoi parler de Pak Lai ? qui ne se trouve pas du tout sur la meme route ?
Bon, je passe aux messages suivants; tes itineraires m'interessent enormement pour avoir envie de les refaire en solo ou accompagne si je trouve un mec motive par la poussiere, les cols a n'en plus finir, le soleil qui tape dur...🙂
Le socialisme ne peut fonctionner qu’au paradis où il n’est pas utile, et en enfer où ils l’ont déjà
En Thailande, meme dans des endroits difficiles comme les provinces de Nan ou Uttaradit ou j'aime aussi pedaler dans des cotes a pourcentages improbables sous un soleil de plomb;
oui, parfois, je pousse aussi le velo que j'essaie de charger le moins possible;
mais la, au Laos j'ai l'impression que le rechaud a gaz et la tente me semblent indispensables;
ca va pas etre du gateau comme on dit..
et pis je n'ai plus la moelle de mes vingt ans; plus proche que je suis de 70 !!
Ce qui ne m'empeche pas de faire en moyenne 1200 a 1500 km par mois dans ma province et celles limitrophes avec environ 20% de pistes rouges;
Au Laos ca va etre 80 a 90 % de pistes; pas pareil ...
Va falloir qu'on discute de tout ca en MP ..
Le socialisme ne peut fonctionner qu’au paradis où il n’est pas utile, et en enfer où ils l’ont déjà
4) Vientiane à Thao 80 km : à l’est de Vientiane le long du Mékong
De Thao a Palai Long Xan par la route 13S, je suppose ?
5)Palai Long Xan 50 km : située 100 km à l’est de Vientiane, de la 13 S elle monte au nord
La, y a un truc qui m'echappe; par quelle(s) route(s) rejoignez-vous Anouvong ?
Ou alors j'ai mal lu ( ca doit etre ca) vous revenez sur vos pas? jusqu'a Vientiane..
Parce que de Long Xan jusqu'a Anouvong il y a bien une route sur la carte REISE mais elle est blanche de Xiang Mi a Anouvong...
6) deux portions de part et d’autre du lac Nam Ngum 2 35 km: route 5. Auparavant le lac n’existant pas, la route était continue, maintenant bateau 1h30 au centre.
L'annee derniere en Thailande, on a eu le meme probleme que vous deux du cote de Doi Angkhang dans la province de Chiang Mai; barrage militaire et obligation de faire demi tour; en velo vu les pourcentages a l'aller on n'etait pas trop chauds mais on a ete obliges !
Bizare les fonctions de ce forum; je ne peux rien poster car je n'ai rien ecrit avant ou apres les balises de citation; ..bref on va pas en faire un fromage ( de soja ); puree que ca pue ce truc ...
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Paroles d'expert (?)
AMHA, Je trouve dommage de passer un carnet de voyage en MP qui lève de la valeur ajoutée aux divers forums
Pas compris ma phrase monsieur Obeo ;
je demande a Luc de passer en mode MP pour des discussions techniques;
des details ; parler dans un carnet de voyage de dimensions , de marques de pneus; ou de quel type de transmission il utilisait; classique 3 x9 a chaine ou Rolhoff a courroie ?
est-ce vraiment utile ?
parole d'expert? peut-etre..vu que comme Luc je voyage enormement en VTT; aussi bien en Thailande qu'au Laos ou au Vietnam
pas pour mettre son carnet de voyage de cette facon la ...( en MP, !! ou va-t-on la ? )
Le socialisme ne peut fonctionner qu’au paradis où il n’est pas utile, et en enfer où ils l’ont déjà
je demande a Luc de passer en mode MP pour des discussions techniques;
des details ; parler dans un carnet de voyage de dimensions, de marques de pneus; ou de quel type de transmission il utilisait; classique 3 x9 a chaine ou Rolhoff a courroie ?
est-ce vraiment utile ?
AMHA, oui
La technique ne peut elle pas intéresser les futurs voyageurs de ce fil ?
Laissons les MP pour parler de choses et d'autres...
ou de blog dédiés qui n'ont pas d'autres but que d'aider les voyageurs,
même si certains pensent que des blogueurs cherchent a (soit disant) se valoriser avec
fin de mon intervention sur ce fil
velo dans les nuages jusqu'a la frontiere thailandaise
Un de mes + beaux souvenirs, que je souhaite a tout bon voyageur:
Bonjour Frank, je pense comme Tokara les données techniques intéressent au premier chef ceux qui sont tentés par l'aventure des pistes là ou ailleurs.
D'abord en voyage je n'ai jamais utilisé un VTT, soit un trek alu en roues de 700, ou un Fahradfabrik 400 acier en 26 pouces. C'est ce dernier que j'avais au Laos cette fois. Avec mon Trek en 700 j'ai traversé entre autre le désert d'Atacama beaucoup plus difficile que les pistes que j'ai parcourues au Laos, ce qui n'empêche pas que ce parcours était magnifique.
Le cadre acier plus souple donc plus confortable, mais beaucoup plus lourd, pas quand tu roules mais quand tu le portes en traversant Paris par le métro ou dans les aéroports. Mais c'est vrai que lorsqu'il est tordu dans l'avion on le détord alors que l'alu il semble que non. Je viens de le vivre en arrivant en Mongolie, fourche enfoncée vers l'arrière et latéralement. Je pensais le voyage foutu, un Mongol a pris un démonte-pneu de camion et a tiré dessus comme un "Turc"😎 Il a fait le gros du boulot et puis par petites touches en faisant des essais car on arrivait à remettre la roue, on a tiré à la main, jusqu'à ce que je puisse lâcher les mains du guidon,
Donc je pense que pour les voyages demandant un transport en avion je prendrai systématiquement mon vélo acier. Pour des voyages à partir de chez moi je prendrai toujours mon vélo alu.
Les pneus des schwalbe mondial ou je crois un autre à bordures encore plus renforcées, deutsche Kalität. Avec des roues de 700 je tiens aussi bien qu'avec mes roues 26 pouces dans le sable ou les scories volcaniques, expérimenté sur des milliers de km.
En matière de freins je ne privilégie pas les freins à disque classique, car une certaine fragilité dans la durée. Dans les grandes descentes vélo chargé dans la chaleur, les plaquettes métalliques ou équivalentes transmettent la chaleur à l'huile qui perd ses qualité de viscosité en chauffant. Mon camarade au Laos avait un VTT freins hydrauliques, grosse panne. Je préconise soit freins à câble, ou hydrauliques mais à patins caoutchouc qui ne transmettent pas la chaleur à l'huile.
J'ai une chaîne classique pas de rolloff, le système à lui seul coûte plus cher qu'un bon vélo. Le secret des plateaux, un 22 dents à l'avant et on monte aux arbres, certes doucement mais on monte. je tiens sur le vélo à 3,5 à l'heure.
Et puis un guidon genre cornes c'est très bien , cela permet de changer de position et de garder la tête droite sans trop de contraintes sur les vertèbres cervicales.
Le Laos avec ses pistes représente l'un des plus beaux endroits pour le vélo, même si parfois on respire beaucoup de poussière dans la chaleur.
Bonne journée Luc
Je suis également un passionné des pistes. Lenteur et authenticité en sont les maître-mots. Et il n'y a pas qu'à l'autre bout du monde qu'elles m'émerveillent.
Bonsoir Olivier, merci pour le petit mot, souvent les lecteurs sont rebutés par la longueur des textes, on peut les comprendre, mais sur des voyages comme les pistes du Laos les émotions sont si fortes et les surprises si nombreuses qu'il est difficile de faire court. On est vraiment pris par la magie du voyage quand on a la nette sensation que c'est à nouveau le premier et que l'enthousiasme nous submerge. Ce fut le cas au cours de ce mois sur les pistes du Laos.
Ta remarque est bien vraie et je ressens la même chose, les pistes peuvent être dans le bois à côté de chez moi. Un endroit fabuleux pour les pistes pas loin se trouve dans les Pyrénées espagnoles, immense terrain de jeu où l'on peut se croire en Amérique du Sud.
Luc
souvent les lecteurs sont rebutés par la longueur des textes, on peut les comprendre,
mais sur des voyages comme les pistes du Laos les émotions sont si fortes et les surprises si nombreuses qu'il est difficile de faire court
Un lecteur qui ne prend pas le temps de savourer des carnets de voyages aussi passionnants ou ne prend pas un instant pour remercier un passionné qui lui, a pris le temps de partager ne mérite même pas un haussement d'épaules
Il y eu une époque pas si lointaine sur le forum Thaïlande il y avait des carnets de voyages insolites et dignes d’intérêt, Il semblerait qu'il y ai une certaine désaffection dans les retours de voyages
On vient y prendre ses horaires, ses hôtels, sa plage paradisiaque et sa météo, éventuellement qq bons plans "sans touristes" et, bye
D'un ennui profond
Étant un incorrigible curieux pour ce qui est nouveau pour moi, peut-être une réponse ici ?
Voir photos
A t'il sa place en randonnées ?
Sur la route, pause dans une station service vers Khon-Kaen (Issan) contrée des pistes et rizières
Je suis tombé en admiration devant un VTT (?), pensant à un bricolage maison, suis allé plus loin
renseignements pris sur le web, en fait j'y ai découvert une étonnante et dynamique entreprise Thaïlandaise:
Vitorn Sukanjanapong a fondée en 1977 une manufacture de pneus et chambres pour vélo et moto,
Ses ventes se sont propagées rapidement à travers l'Asie, l'Europe, les USA, le Canada,
les pays d'Amérique latine, et d'autres coins du monde.
Vee Rubber a plus de 10 succursales situées partout dans le monde,
La société emploie aujourd'hui plus de 4000 personnes.
Vee Rubber a également investi plus de 100 millions de dollars pour son marché intérieur.
Heu ! " Les pneus des schwalbe mondial ou je crois un autre à bordures encore plus renforcées, deutsche Kalität "
sont fabriques en Malaisie ou en Indonesie ;
Je me suis fait rapporter des Marathon plus du Japon ( made in malaisia );
de France ( idem );
j'ai en ce moment un Marathon plus en 1.95 sur la roue avant ; il en est à un peu plus de 17.000 km et est encore très loin d’être usé ;
à l’arrière j'ai un Schwalbe Racer en 1.50 ; un peu plus de 8.000 km ; devrait atteindre sans problème les 15.000 ;
Je monte plus large à l'avant sur préconisation de la marque Schwalbe et j'avoue que c'est très bien ainsi .
ah oui depuis leur monte jamais une crevaison et un ajout d'air une fois par semaine ou tous les dix jours en roulant chargé la moitié de mes kilomètres et ce sur 60% de goudron, 20% de ciment et 20% de terre rouge ou blanche.
Mon velo est un Wheeler Pro10 en 20 pouces;
Autres questions :
pourquoi pas de porte bagage ni de sacoches a l'avant ?
ça équilibrerait mieux le vélo et diminuant la charge sur la roue arrière .
et puis j'aimerais savoir si tente et réchaud plus gamelle et cachets Mikropure sont indispensables quand on va se perdre au milieu de " nowhere " ; ce qui est le cas sur les routes/pistes que tu as empruntées au Laos.
Le socialisme ne peut fonctionner qu’au paradis où il n’est pas utile, et en enfer où ils l’ont déjà
Bonjour Franck, concernant les sacoches avant, je les mets seulement pour certains voyages quand il faut soit du matériel chaud comme le désert d'Atacama où la nuit on a eu jusqu'à -16 ou quand il faut des grosses réserves d'eau ou de nourriture. Pour le Laos ce ne fut pas le cas. Mais par précaution avoir toujours 500 g de riz dans une sacoche.
La tente n'est pas forcément indispensable au Laos mais ça laisse un degré de liberté plus important, sur les pistes je préconise cependant de la prendre, et puis ce n'est pas ce que ça pèse 1,2kg + matelas gonflable 350 g plus un sac de couchage et un sac à viande que de toute façon il faut prendre. Important le sac à viande car vu la chaleur on dort souvent qu'avec.
Pastilles micro-pure on en avait mais ne nous en sommes pas servis, on a toujours trouvé de l'eau en bouteille de loin en loin, sans jamais porter plus de 5 litres.
Gamelle et réchaud oui car le matin impossible de se faire préparer quelque chose même si après on trouve toujours un endroit pour manger une soupe ou une platée de riz, d'ailleurs souvent les deux. Mais le matin si tu n'as pas de réchaud, rien de chaud et parfois on peut faire pas mal de km avant d'avoir un café.
Luc
Moi aussi, je tiens a vous remercier pour votre récit, intéressant et bien rédigé. Du cout j'ai eu envie de vous faire part de mon témoignage concernant le nord du Laos du début des années 1990. J'ai découvert cette région du Laos fin 1994, début 1995, avec un ami et a VTT. Et bien nous avons été tres surpris de découvrir non pas des pistes ou chemins, mais de vraies routes et de surcroit en bon état.Nous avons appris par la suite qu'elles avaient été construites quelques années auparavant par les Chinois. Louang Namtha - Muang Sing était bon, L. Namtha - Oudomxay aussi, les 19 km de Natuei a Boten également (la frontiere avec la Chine venait juste de s'ouvrir) et meme topo pour toute la suite de l'axe vers l'est jusqu'a Phonsavan.Je suis retourné dans cette région a 2 reprises quelques années plus tard, et j'ai pu constaté que ces routes s'étaient bien dégradées en seulement 4 ou 5 ans. Augmentation du trafic, absence probable de maintenance, et saisons des pluies, avaient transformé certains passages en pistes.
La photo ci-jointe a été prise fin décembre 1994, plus au sud, au cours de l'étape Luang Prabang - Nambak.Il s'agissait alors d'une piste, mais certaines portions n'étaient qu'un chemin, comme on peut le constater sur cette photo.Nous étions en saison seche, et pourtant de nombreux passages étaient comme celui-ci.Pour contourner les deux camions embourbés, nous avons du porter sur quelques metres, les sacoches séparément des vélos.A 17h, nous n'avions pas encore rallié Pakmong puisque nous n'avions accompli que 90 km environ.(Pakmong est a 110km de L.Prabang).Nous avons donc décidé de monter nos 2 tentes a proximité de la Nam Ou. Le repas du soir fut composé pour chacun de 2 paquets de nouilles instantanées, et pour finir, d'eau chaude melée de coffee-mate, et accompagnée de quelques biscuits secs.Un régal.....
Bonsoir Chris, merci pour le petit mot. La photo est très impressionnante quand on s'imagine à vélo au milieu de cette scène dantesque.
Le coin de la Nam Ou je m'y étais rendu lors de ma première traversée du Laos, il y a maintenant trois ans au cours d'une balade de 4000 km à vélo autour du Mékong. J'avais tenu un blog:
http://voyageforum.com/v.f?post=6684285;#6684285
Bonsoir Luc
Merci pour cette nouvelle agréable lecture. Vous donnez tant de détails que je pense que vous deviez sans doute effectuer une premiere rédaction le soir meme de chaque étape. Ou alors vous avez une mémoire phénoménale! Vous avez sans doute fait vous aussi des photos surprenantes. En voici une peu commune.
Nous sommes au sud du Laos, a environ 25km a l'est d'Attapeu.La piste Ho Chi Minh est toute proche. Il s'agit d'un missile sol-air soviétique, orienté vers le sud-est et donc destiné a l'aviation américaine. Nous sommes en l'an 2000, et ce missile est toujours la alors que la guerre du Viet Nam est achevée depuis 25 ans.Il est en bon état et seule la partie électrique, semble-t-il, a été enlevée. Il est encerclé de poteaux en bois rapprochés pour le camoufler.
Est-il encore la? J'en doute, car depuis la route a été construite.
Bonjour Chris, concernant la mémoire permettant de restituer les détails du voyage, comme vous le savez, pratiquant le voyage à vitesse lente, le vélo est le plus fabuleux observatoire vers les lieux traversés et les hommes et autres êtres vivants qui les peuplent. La route en voiture ou en bus on est pressé qu'elle soit parcourue afin d'atteindre le but prévu. A vélo le philosophie est différente, qu'importe le but, il n'y a que la démarche qui compte (Saint-Exupery). Sur mon vélo plus c'est dur et plus je vais lentement et plus j'ai le temps de regarder autour de moi et d'incruster une multitude de détails de toutes sortes dans ma mémoire. Il n'est donc pas question de mémoire fabuleuse mais de démarche dans la lenteur et de curiosité, l'esprit en éveil, ce qui est beaucoup plus facile sur un vélo que dans une voiture lancée à toute vitesse, ou un bus bondé conduit à fond par un chauffeur en permanence à la recherche d'un gain de temps . J'arrête car cela devient une apologie un peu trop appuyée du voyage à vélo, mais cela va peut-être susciter de nouvelles vocations😏.
Je dois cependant préciser que j'ai toujours dans mes bagages un petit ordinateur portable et souvent dans mes insomnies vers deux heures du matin je tape à chaud mes impressions de la journée, et je ne retouche quasiment pas ce que j'ai écrit, car l'utilisation de l'ordinateur doit rester une occupation mineure qui ne doit en aucun cas prendre le pas sur le déroulement du voyage.
Concernant comment s'incrustent les souvenirs dans l'esprit lorsqu'on se déplace à vélo ou à pied je vous relate l'expérience suivante: il y a une dizaine d'années j'avais traversé les Pyrénées à pied en solitaire, sans pratiquement faire de photos. Deux ans après sans aucun support écrit ou photographique, j'ai décidé d'écrire le récit de ces 700 kilomètres effectués en 22 jours de la Méditerranée à l 'Atlantique. J'ai été surpris en écrivant de constater à quel point les détails de cette randonnée étaient imprimés avec précision dans mon esprit. Sans doute le voyage en solitaire dans la lenteur permet une meilleure concentration en particulier pour des problèmes de sécurité lorsqu'on est seul en montagne, le moindre incident pouvant avoir des conséquences graves, en effet il m 'arrivait de rester des journées sans voir personne entre France et Espagne; d'ailleurs ce carnet je l'avais mis sur VF, si cela vous tente:
voyageforum.com/...ost=2409295;#2409295
Concernant les photos étonnantes faites au Laos aucune n'a trait à la guerre, car dans les deux périples effectués j'ai toujours été assez éloigné de la frontière vietnamienne et de la piste Ho Chi Minh. J'en ai fait des surprenantes dans des pays comme la Lituanie où les Russes cachaient des sites nucléaires, dont l'un n'a été découvert par les Lituaniens qu'une fois leur indépendance acquise dans les années 90, et puis aussi des photos étonnantes en Albanie en particulier l'avion espion américain U2 qui s'était posé suite à une panne du côté de Girokaster la ville de pierre. Dommage je ne retrouve pas la photo du U2. Voilà celle du site désaffecté de fusées balistiques soviétiques à la frontière de la Lituanie et de la Lettonie.
Merci merci merci
Partant au laos en novembre, j’ai découvert avec beaucoup de plaisir ce carnet de voyage
Je ne voyage pas du tout à vélo mais j’ai beaucoup rêvé
Je ne verrai pas le même Laos, mais les bus m’en permettront un tout petit peu
Encore merci
Chantal
Bonsoir Chantal, si mon texte vous a fait rêver, je ne l'ai donc pas écrit pour rien😏.
Le Laos c'est le pays que j'ai trouvé le plus agréable autant pour sa nature foisonnante, forêts et reliefs, que pour sa population gentille et toujours gaie malgré les immenses difficultés dues à la pauvreté dans bien des régions.
Les bus permettent d'aller dans bien des endroits reculés, et n'hésitez pas à prendre ceux qui partent dans des coins loin de tout sur lesquels vous n'avez aucune information. Vous n'y verrez sans doute pas les plus beaux monuments mais c'est là que le voyage vous surprendra le plus.
Bon voyage
Luc
Bonjour Pierre, merci pour le petit mot. C'est vrai que ces pistes du Laos sont une destination extraordinaire pour le voyage à vélo. Ce petit parfum d'aventure qui nous envahit car nous n'avions pas trouvé de renseignement sur ces chemins. Comme tu as dû l'expérimenter souvent dans tes nombreux voyages, le petit pincement de curiosité, lorsqu'on se lance sur un tronçon dont on ne sait rien, procure un plaisir intense. il y a encore une multitude de chemins secrets bien raides dans ces forêts montagneuses du Laos et je crois bien que l'année prochaine je vais y retourner. Avec certaines pistes perdues de Bolivie ou du désert de l'Atacama, le Laos par ses pistes donne au voyage à vélo son côté presque "surnaturel", et elles sont plus roulantes que les scories d'Amérique du Sud, et le climat plus clément bien que chaud, des vacances quoi😎.
Amitiés Luc
Après un contact par mails privés enrichissant, je tenais publiquement à te remercier pour le détail de tes récits.
Comme je te l'ai exprimé il m'est fort utile dans la préparation de mon propre voyage à vélo pour le mois de novembre.
Pour ce qui est des détails je pense rédiger un carnet de route quotidien que je publierai à mon retour en France.
En effet je ne souhaite pas me ramener à la culture occidentale durant mon séjour.
Donc pas de publication live.
Bonjour Marcel, merci pour le petit mot. Ecrire sur ses voyages outre le fait que cela peut aider les autres dans les leurs, cela permet aussi de revivre ses propres expériences et de les incruster plus profondément dans sa mémoire. Chez moi l'envie d'écrire est toujours proportionnelle à la vigueur des émotions éprouvées, bonnes ou mauvaises.
Si l'aventure de l'écriture te tente, tu pourrais peut-être m'envoyer un texte pour la revue CCI?
En tout cas bonne préparation
Luc
Ce sera avec plaisir que je partagerai mes lignes au retour du Laos.
D'autant que sur le site de CCI je n'ai rien trouvé sur ce beau pays.
La préparation avance.....essai du hamac dans la nature. Les bons nœuds aux bons endroits.....
Modification de mon pédalier pour disposer de trois plateaux et non deux.... réception de la popotte pour manger.... contact avec compagnie aérienne pour transport du vélo.
Ce week-end je teste le repliage de la bécane pour qu'elle entre dans les dimensions bagages, soient moins de 156 cm pour la somme des 3 cotés. Il faudra que je démonte pas mal (guidon selle roue avant et peut être porte bagage avant.. à suivre ).
Merci pour tes conseils.
Bonnes routes
Bonjour Gabey, tu me rassures pour les côtes car je n'y parviens pas...je demonterai donc au max...sans chercher la côte....plus que trois semaines. Vaccins à jour...je peaufine mes outils d'orientation en pré chargeant les cartes Laos sur Mytrail...pour le téléphone sur place Orange est très cher (45€la semaine) je prendrai donc une carte sur place...il me reste à réceptionner ma filtration d'eau et ma trousse pharmacie....puis à ranger tout cela..et enfin PARTIR......
Bonsoir Marcel, j'ai lu ton message, tu y parles de filtre à eau, à mon sens au Laos je ne pense pas que ce soit utile. Sur toutes les routes ou pistes du pays où je suis passé (3600 km en deux voyages) j'ai toujours trouvé régulièrement de l'eau en bouteille. Parfois je me suis posé la question de trouver un peu d'eau dans des rivières. Je n'ai pas eu à le faire, mais avec des pilules et éventuellement la faire bouillir sur mon camping gaz ça aurait suffi. En effet, je pense que l'appareil à filtration c'est assez volumineux, mais enfin ce n'est que mon avis et il faut sans doute être trop prudent que pas assez.
En tout cas bon voyage
Luc
Merci pour ton analyse... tu fais partis des premiers cyclo voyageur qui m'ont soutenu dans mon projet... Je suis aux portes du départ et j'en trépigne.
Le matériel acquis ici me servira plus tard, car tout comme toi je souhaite pouvoir accumuler le plus possible de destinations exotiques dans les années à venir, puisque ma vie privée et pro me le permettent (tout du moins je les tords pour atteindre cet objectif)... Dit autrement je ne suis pas encore parti que je lorgne déjà sur d'autres destinations.
En fait poser les pieds sur des pédales ouvre un horizon aussi vaste que le monde et cela en devient enivrant.... j'aurai plein de souvenirs à me rappeler quand je serai à la maison de retraite ... et ça je kiffe grave... il y a ceux qui rêvent et ceux qui se souviennent. Grace à vous tous gentils contributeurs je pars visiter ma planète !! Merci encore à tous ...
Bonjour Luc,
je pars egalement pour le Laos prochainement. J'ai suivi tes discussions et je te souhaite de te faire plein de souvenirs pour plus tard
je ne vais pas à vélo mais transports en commun. Une autre approche, mais moi aussi plein de souvenirs à garder
bon vent
chantal
Je rebondis sur ce récit que je trouve passionnant par le texte et par les images : Encore bravo.
par contre j'ai essayé de découvrir à quelle époque de l'année vous étiez dans le Nord? je n'ai pas trouvé.! pouvez vous me l'indiquer en me disant les plus de cette période et les moins. Température, brume, pluie, état de la végétation (j'ai un aperçu par les photos) Merci d'avance.
Bonne journée
Eric
Bonsoir Eric, merci pour le petit mot sur le texte et les photos, mais le coin est tellement magique, ce qui rend le fait d'en parler facile.
J'y étais entre le 15 février et le 15 mars. Dans le nord le matin il fait frais mais pas trop et un peu de brouillard qui disparaît rapidement avec le soleil, alors la chaleur monte et peut facilement atteindre plus de 30, voire plus de 40. Hors zones de rizières la végétation est un peu sèche, mais 0 moustique, je n'ai pas mis de moustiquaire même dans les coins reculés et aucune piqûre. En 2013 j'avais déjà voyagé à la même période au Laos du nord au sud et même temps et aucune piqûre de moustique.
Luc
Grâce à vous et à certains autres je commence a y voir plus clair. Je suis tenté de retenir Mars quand, en reprenant mes notes, je retrouve les commentaires de 2 membres qui déconseillent
Mars à cause des fumées des brulis , je me souviens , de plus, que l'on m'avait déjà alerté à ce sujet sur place . Qu'en est-il aujourd'hui?
Pour les moustiques cela se comprend : Altitude et pas de pluies égalent peu de risques;
Bonne fin de soirée
Bonjour Eric, L'écobuage, ou débroussaillement par le feu, est une pratique agricole ancestrale pratiquée dans le monde entier. Cependant au cours des deux fois un mois que j'ai passées au Laos à cette époque, cela ne me rappelle rien, j'ai bien vu une fois des ordures brûler en dégageant une fumée acre, mais pas d'écobuage. Là où j'ai vu les plus gros écobuages, les Pyrénées en France, les montagnes disparaissaient entièrement derrière un écran énorme de fumée du côté du mont Valier, c'était effectivement très impressionnant et j'imagine qu'être dedans cela doit être un vrai problème.
Luc
Merci de me rassurer quant à ces fumées, je sais que dans beaucoup de pays ils luttent contre cette pratique de l'écobuage surtout pratiquée par les Méos/Hmongs qui vivent dans les montagnes. Il y a plus de vingt ans il était encore possible de voir des pans entiers de montagne brulés dans certains coins de L'ASE . Je reste donc sur mon idée de Mars/Avril pour avoir un peu plus chaud éventuellement.
Bonne soirée
Eric
Pour la n°3, de Muangrabang à Hongsa, je signale que la route est en travaux sur toute sa longueur. Fin des travaux prévue pour 2019. En attendant, le chantier et ses nombreuses déviations provisoires, qui restent un chemin de crêtes, rend la traversée très difficile: fort pourcentages, trous, et poussière omniprésente, et pour compléter, absence totale d'ombre, les arbres ayant été déracinés pour la future nouvelle route, beaucoup plus large et goudronnée. 3 jours pour 120 kms!
Un brin de folie est comme l'argent: ça ne fait pas le bonheur, mais ça aide!
Bonjour Luc,
Je fais vite car nous nous apprêtons à nous mettre en route.
Merci pour ce super récit !
Il s'avère que nous sommes sur le point avec mon conjoint de suivre deux des portions dont tu parles, mais dans l'autre sens:
De Luang Prabang à Muang Nan, et de Xanakham à Ban Vang (jusque Vientiane en vérité)
Nous passons également par Paklay, et en zieutant sur Google Earth, on peut deviner une piste qui longe le Mékong (rive est à partir de Paklay) et ses méandres jusque Xanakham, avec cependant des incertitudes quant à son existence à certains endroits.
Je me demandais donc pourquoi vous n'aviez pas suivi cet itinéraire ? Justement parce que cette piste n'est pas continue, ou bien juste pour une autre raison ?
Merci encore pour ces chouettes récits, et ces infos précieuses !
Un beau weekend,
Marlène
Bonjour Marlène, effectivement cette piste je l'avais aussi repérée sur Google earth. Au départ j'avais l'intention de passer par là, et puis une fois à Xanakham, effectivement nous avons décidé de rejoindre Paklay par la route 11. Pourquoi? Ça s'est fait un peu sans réfléchir. C'était notre deuxième jour sur la route, peut-être pas encore dans le bain, et puis aussi j'avais peut-être un peu peur d'être à la bourre en finale, nous ne partions qu'un mois, et je n'aime pas être pressé par le temps. Mais c'est certain que si je retourne au Laos cette piste j'ai l'intention de la suivre. Au demeurant la portion de la N11 que nous avons suivie de Pakmi à côté de Xanakham jusqu'à Paklay, bien que goudronnée, est sans doute le tronçon de route le plus difficile que j'ai parcouru, des côtes en moutonnement qui se succédaient dans des zones karstiques depuis Nask jusqu'au Mékong. Bien souvent nous poussions nos vélo sur des raidillons à 15% voire plus et en plus dans une chaleur vers les 40 degrés. Pour un deuxième jour ce fut assez violent. D'ailleurs ça nous avait un peu secoués et le lendemain, alors que nous voulions à partir de Paklay prendre la piste nord-ouest en direction de la frontière thaï et qui s'incurve ensuite nord-est pour rejoindre la 101 à Nam Pouy au confluent des rivières Nam Lu et Nam Pouy, nous avons pris la 101 jusqu'à Sayabouli puis jusqu'au Mékong. En gros en 24 jours effectifs de vélo nous avons fait de l'ordre de 1700 ou 1800 km dont à peu près la moitié de piste. le Laos pour moi c'est le coin où j'ai vraiment fait du vélo très "ludique" malgré la poussière et la chaleur.
En tout cas bon voyage Luc
Bonjour Luc, et merci pour la réponse :)
Après avoir emprunté la piste de Luang Prabang à Muang Nan, nous nous apprêtons demain à suivre celle de Paklay à Xanakham. Nous avons hâte :) j'écrirai quelque chose là-dessus, pour apporter une contribution au forum.
En relisant encore ton récit dun mois au Laos, nous serions bien tentés par la route de Vang à Nakang...
Sur Maps.me je constate qu'à 56 km au nord de Vang, il y a une bifurcation possible ( au village de Nakham): soit à gauche soit à droite, pour se rejoindre respectivement 15 et 18 km plus loin. Laquelle avez vous emprunté ? Cf. Photo pièce jointe
Autre chose, à partir de Don (juste au-dessus de Nakang), il y a deux routes possibles également: la basse (amenant direct à Hinheup) et la haute ( amenant un peu au-dessus, à Hin Hit): même question, laquelle avez-vous emprunté :) ? Cf. Pièce jointe
Merci encore :)
Marlène
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After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...