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Traverser la frontière du Mali vers l'Algérie: obtention du visa?
Bonjour,

J'ai lu les messages précédents mais je souhaite réactualiser les débats car la situation doit avoir évolué depuis 2 ans. Je suis instructeur de cirque social et voyageur sac à dos qui a déjà pas mal circuler en Afrique et en Amérique du Nord.

J'aimerais traverser la frontière Mali - Algérie, du Mali vers l'Algérie dans le courant du mois de mars 2011.

1. Est-il possible d'obtenir un visa algérien au poste frontière du désert depuis le Mali ? 2. Par quel moyen de transport terrestre peut-on traverser cette frontière (bus, taxi collectifs, agence de voyage) ? 3. Est-ce que la situation est vraiment tendue en ce moment ?

Je suis en demande de toute nouvelle fraîche, de contact intéressant pouvant m'aider et de conseils avisés.

Je vous remercie

Nicolas
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Sécurité des Français dans la région de Mopti (Mali) fin octobre 2010
Bonjour, Ci dessous, un msg de securite parvenu ce matin aux francais residents au Mali.

Il ressort d’informations parvenues au ministère des Affaires étrangères et européennes que le risque d’enlèvement d’Occidentaux en général et de Français en particulier dans la région de Mopti s’est subitement accru. Dans le contexte actuel où cinq compatriotes ont été enlevés au Niger et sont actuellement détenus par AQMI et où Oussama Ben Laden a adressé un message sonore au peuple français justifiant ces enlèvements, et en ce début de saison touristique, il revient à chacun de prendre toutes les précautions utiles pour assurer sa sécurité. En particulier, il est fortement recommandé d’éviter : - pour les ressortissants français résidant à Mopti et Sévaré de se déplacer la nuit et de s’aventurer hors de ces villes ; - pour les autres ressortissants de se rendre dans la région de Mopti (le pays Dogon fait partie de cette région).

Maintenant, je précise avant que l on m accuse de : - vouloir aneantir le tourisme au Mali, son economie voire plus largement l equilibre geopolitique de la sous région - inciter a la couardise et de proner une vision securitaire par trop occidento-centré - ne rien connaitre au pays et ne pas vouloir voir que tt va bien puisque mon pote Jean Pierre s est rendu a Sevare la semaine passée et qu il n a pas eu de pb

Ce sont des infos, chacun en fait ce qu il veut. Certains peuvent estimer que cela ne repose sur rien, d autres se dire que la prudence s impose. Perso ca ne me regarde pas, c est une info, je la partage sur un site dédié aux voyageurs et ensuite que chacun fasse comme il le souhaite en connaissance de cause.

Bonne journee
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Mali - Novembre 2008
Au départ, c’était un voyage de raison. Nous ne connaissions pas l’Afrique Noire, lacune évidente à notre démarche de voyageurs. Le Mali s’est très vite imposé. Pourtant, j’étais bourrée d’a priori : je craignais le harcèlement des gamins, la méfiance et les insultes des plus vieux, le côté sûrement artificiel des villages Dogon, piège évident à touristes trop crédules et folklore à la Disney, je craignais aussi des conditions d’hygiène trop rudes. Autant de craintes m’ont amenée à préparer un voyage sur 2 semaines seulement. Comme un bout d’essai … Suspicieuse, inquiète, prudente, oui, je le suis et le resterai toujours. Mais je reste aussi toujours ouverte et prête à revenir bien volontiers sur mes préjugés. Il n’a pas fallu longtemps !

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 22 Nov – Vol Air France Paris / Bamako – Nuit à Bamako (GIE Benso Mazauges) Dim – Route vers Djenné (Bus Bani Transport + Taxi) - Nuit à Djenné (Hôtel Maafir) Lun – Djenné : marché, mosquée, ville - Nuit à Djenné Mar – Route vers Mopti (Taxi brousse) - Nuit à Mopti (Hôtel Yapasdeprobleme) Mer – Route vers le pays Dogon J1 - Nuit à Begnematoo Jeu – Pays Dogon J2 – Nuit à Nombori Ven – Pays Dogon J3 - Nuit à Amani Sam – Pays Dogon J4 - Nuit à Ibi Dim – Pays Dogon J5 - Nuit à Youga Piri Lun – Pays Dogon J6 - Nuit à Banani Mar – Retour du pays Dogon - Nuit à Mopti Mer – Mopti - Nuit à Mopti Jeu – Mopti - Nuit à Mopti Ven – Route vers Bamako (Bus Bani Transport) - Nuit à Bamako (chez Mme Konaré Saw) Sam 6 Déc – Bamako – Vol Air France Bamako / Paris

BUDGET : Le Franc CFA Cours : 1 € = 640 Fcfa. Le Franc CFA correspond à nos anciens-anciens-francs (10 000 Fcfa = 100 F = 15 €) A l’arrivée à l’aéroport, dans la confusion de la récupération des bagages (épique !), j’ai raté les distributeurs de billets. Pourtant, il y en a 2 que j’ai vus lors de notre retour : dans le hall d’arrivée et à l’extérieur, juste devant les parkings.

Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/Bamako : 915 €/p = 1 830 €

Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : Randonnée en pays Dogon : 230 €/p = 460 € payé cash sur place Autre (hôtels, repas, transports) : 830 € Aucune utilisation de la CB ni de TC

Je le répète sur chacun de mes carnets, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative ; évidemment, on peut dépenser beaucoup moins. Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtels milieu de gamme, restaurants midi et soir, une bière de temps en temps …).

On a changé facilement nos € dans les hôtels au cours régulier de 640 Fcfa pour 1 €.

GUIDES : Petit Futé 2007 - 😠 Aucun intérêt, aucun plan de ville. J’ai vérifié après coup (trop tard, dommage !), le Lonely Planet propose un plan de Mopti, de Djenné, même de Banani ! Les points d’intérêt sont juste cités sans être situés. Ils se contentent de dire qu’on ne peut pas se passer d’un guide (humain) ce qui est totalement faux. J’étais en rage. Achat totalement inutile. Préférez, et de loin, le LP Afrique de l’Ouest.

TRANSPORTS :

1 - Vols Paris/Bamako – Air France Achetés début septembre sur le site Air France à 915 € l’A/R. Plus cher que d’autres vols mais régulier et direct. 5 heures de vol. Arrivée à 21h20 à Bamako ; départ de Bamako à 23h45.

2 – Bamako/Djenné : bus et taxi En préparant notre voyage, ce transfert de Bamako à Djenné m’a beaucoup souciée et j’en profite pour remercier ici tous les VFistes qui ont répondu à mes inquiétudes. Grâce à leurs réponses, nous avons osé … Nous nous sommes donc rendus très tôt le matin (vers 6h30) à la gare routière des bus BANI TRANSPORT pour être sûrs d’embarquer dans le 1er bus du matin en direction de Mopti. Au guichet, on demande nos tickets pour "le carrefour de Djenné". Bamako / Mopti = 8 000 F. Le carrefour se trouve environ 100km avant Mopti. J’ai payé autant pour l’arrêt au carrefour de Djenné, je n’ai pas réagi … j’aurais sans doute dû !... 2 bagages chargés en soute (1000 F par bagage). Nous avions enveloppé nos sacs à dos d’une housse de protection … ce n’était pas superflu, c’est très poussiéreux. La montée dans le bus s’effectue par appel (au mégaphone !) dans l’ordre d’achat du ticket. Une fois dans le bus, on choisit sa place. Ca marche bien. Départ prévu à 7h, effectif à 7h20. Voyage sans problème, nous arrivons au "carrefour" vers 14h45. Un taxi (une 504 break), avec déjà 2 touristes, "nous attendait". Nous montons, acceptons le tarif réclamé (15 000 pour le taxi à diviser par 4) et partons. Au bout de 30 km, nous voici au bord du Bani, petite rivière qu’on traverse par un bac. C’est inclus dans le prix du taxi, on ne paie rien de plus. Animation, ambiance, couleurs, jolies photos en perspective ! 5 minutes de navigation puis encore quelques courts kilomètres. Nous allions tous les 4 au même hôtel, le taxi nous y a déposés plutôt que de nous laisser sur la place du marché comme c’est l’habitude. A 16h30, nous étions douchés ! Finalement, ça s’est fait tout seul, vite et confortable !... Mais je pense que pour y arriver, il faut vraiment prendre le premier bus au départ de Bamako (7h), croiser les doigts pour qu’il n’y ait aucune panne (et là, je pense qu’avec Bani Transports on limite les risques …) et espérer qu’il y ait un taxi au carrefour. Nous avons eu un peu de chance, je crois.

3 – Djenné/Mopti : taxi-brousse Le transfert de Djenné à Mopti fut plus laborieux. Nous décidons de prendre le taxi-brousse, très économique. 2 250 F / p + 500 F / bagage Le guichet des taxis-brousse se trouve sur la place du marché ; on y achète notre billet le jour même, vers 7h, puis on s’entasse dans le taxi-brousse (petite camionnette aménagée de bancs) jusqu’à transformation complète en sardine. Nos 2 sacs sont sur le toit, à côté du mouton. Dès que la boite est pleine, on part. Jusqu’à la panne, apparemment incontournable. 5 heures plus tard, nous avions enfin parcouru les 130km qui séparent Djenné de Mopti. Epique, authentique, épuisant ! 🤪 Un couple de Français nous a raconté avoir fait ce transfert en pinasse pour 20 000 Fcfa/p, repas compris. 8 heures de navigation, ils en étaient enchantés.

4 – Mopti/Bamako : bus A Mopti, il existe 2 guichets Bani Transport. Le principal, sur le rond-point (c’est de là que partent les bus) et un autre, secondaire, sur le port. Nous avons acheté nos billets 2 jours à l’avance sur le port. Je vous conseille plutôt de les acheter au guichet principal car nos noms n’avaient pas été reportés sur la liste principale. Petit problème au moment de l’appel pour monter dans le bus (mais qui s’est réglé très vite). Départ de Motpi à 7h15. 10 h pour faire les 640 km de route asphaltée de Mopti à Bamako. Les bus Bani Transports nous ont paru en bien meilleur état que ceux de Bittar. Confortables, tout le monde a une place assise, chauffeurs prudents ; quelques arrêts jamais très longs. En route, je vous conseille de goûter aux "béné" ( ? pas sûre d’avoir bien compris le nom …), gâteaux secs au sésame et au miel, enveloppés individuellement dans une poche plastique, proposés par les petits vendeurs ambulants qui accourent aux fenêtres du bus au moindre arrêt. Un goût de nougat chinois mais sec et croustillant. C’est bon et nourrissant. 50 F pièce. L’eau en bouteille est assez difficile à trouver en route. Elle est plutôt vendue en poche plastique. Pas super pratique mais ça dépanne. Pensez plutôt à remplir vos gourdes avant de partir.

5 – Taxi en ville A Bamako : Aéroport vers Hôtel GIE B-M, taxi "affrété" par le GIE : 5 000 F (un peu excessif) Hôtel GIE B-M vers gare routière : 1 000 F Gare routière vers Maison d’hôtes de Mme Konaré Saw : 3 000 F Konaré Saw vers aéroport : 6 000 F A Mopti : Gare des taxis-brousse vers Hôtel Yapasdeproblème : 1 000 F Hôtel vers départ des bus Bani Transports : 2 500 F (tarif de nuit parait-il ….)

HEBERGEMENT :

1 - BAMAKO : GIE Benso-Mazauges (cliquer ici) 15 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj (qu’on a eu, à 6h, avant de partir à la gare). Réservation effectuée à l’avance par internet. Arrivés tard le samedi soir, nous voulions partir très tôt le dimanche matin vers Djenné. Je cherchais donc un hébergement proche de la gare routière. Merci à hery et seneleg pour cette adresse ! Chambre simple, rien de trop. Accueil un poil laxiste. Je n’en garde pas un souvenir ému mais l’emplacement de l’hôtel répondait à notre attente, effectivement, à côté de la gare routière (1 000 F le taxi pour s’y rendre). Par contre, forcément bien loin du centre de Bamako. Au moment de la réservation, le GIE nous a proposé un taxi pour nous récupérer à l’aéroport. 5 000 F, c’est un peu cher mais ça nous a évité de chercher dans la confusion de l’arrivée … Arrivée au GIE, j’ai confié 200 € à un Malien qui, à 22h passées, est reparti en ville me trouver des Fcfa. Confiance totale, justifiée, j’ai récupéré mes Fcfa ½h plus tard.

Maison d’hôtes chez Mme Konaré Saw 6 000 F/p (ventilée) avec le petit dej. Sans réservation. Au centre (hippodrome). Riche maison particulière dont la propriétaire loue 5 chambres (dont 2 dans un bâtiment annexe où nous étions). Plusieurs sanitaires communs. Chambre (ventilée, moustiquaire) sombre, petite, tristounette et sale (les 3 chambres de la maison principale sont sûrement bien plus agréables). Sanitaires par contre irréprochables (avec eau chaude). Petit déjeuner familial inclus. L’accueil très chaleureux de Mme Konaré Saw a compensé la médiocrité de la chambre. Difficile à trouver. Il faut indiquer au taxi : rue du BlaBla, puis au bout du goudron, continuer tout droit sur la piste, prendre la 7e à droite et c’est la 4e porte à gauche. Quartier calme de maisons cossues même si l’état de la piste ne le laisse pas supposer un instant ! De là, nous sommes allés le soir (lampe frontale de rigueur) au maquis Pili Pili à pied (pas loin, 15 min) et, le lendemain, au musée (plus loin, plus d’une heure à pied, en traversant le marché de Médine).

2 - DJENNE : Hôtel Maafir 23 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj. Réservation faite bien à l’avance par téléphone. Chambre spacieuse et agréable. Petite cour intérieure calme. A quelques centaines de mètres de la mosquée et de la place du marché. Je conseille vivement de réserver son hébergement à Djenné si vous y êtes pour le marché (lundi).

3 - MOPTI : Hôtel Yapasdeproblème (cliquer ici) Notre coup de cœur. 🙂 25 000 F la chambre (A/C, sdb) + petit déj à 1 500 F. Réservation faite par internet. Chambre très agréable quoiqu’un peu sombre car située au rez-de-chaussée. Au troisième étage, une grande terrasse sert de bar/restaurant. Bien abritée, joliment décorée, on s’y sent très bien et on s’y repose avec plaisir. La cuisine y est par ailleurs de grande qualité. Nous avons dîné là tous les soirs. Je conseille vivement cet hôtel qui offre de nombreuses possibilités d’hébergement. Le patron est très présent et toujours prêt à aider. Vraiment une bonne ambiance, chaleureuse et décontractée.

REPAS : On retiendra de nos agapes le capitaine, poisson du fleuve, ferme (se tient bien en brochette) au goût très fin, l’attiéké (semoule de manioc) au goût très marqué, l’aloco ou banane plantain frite (un peu gras), le bissap (infusion chaude ou froide, très sucrée, de plantes locales, d’un rouge profond). Nous n’avons mangé qu’une seule fois du fonio maté (semoule de mil avec une sauce arachide). Perso, j’ai trouvé le fonio vraiment fade, je préfère de très loin l’attiéké. Le poulet nous a toujours déçus : trop dur, trop cuit. Nous lui avons très vite préféré le délicieux capitaine.

Quelques prix : Les prix sont très variables d’un endroit à un autre … Une bouteille d’eau (1, 5 litre) : entre 1 000 et 1 250 F (le budget eau est important, les pastilles permettent une belle économie). Une bouteille de coca (30 cl) : entre 500 et 700 F Une grande bière (600 ml) : 1 250 F (la Castel est moins amère que la Flag) Un plat de capitaine (avec garniture : riz, aloco, attiéké …) : autour de 3 500 F Un plat de poulet yassa (avec du riz) : 3 000 F

Voici 3 adresses qu’on a bien aimées : Le restaurant de l’hôtel Yapasdeproblème à Mopti Poulet yassa, brochette de capitaine, aloco, énorme salade composée (après la randonnée en pays Dogon, on s’est délecté de cette énorme assiette de crudités), omelette, crêpe au chocolat, jus de mangue frais … tout est bon et à prix raisonnable. Le Bissap Café à Mopti (juste avant le port) C’est cher, mais c’est bon. Pichet de bissap à 1 000 F, plats africains à 4 000 F, yaourt (au miel sauvage, un régal !) à 900 F, salade de fruits frais à 1 200 F. Bonnes pizzas au feu de bois également (autour de 4 000 F) Le Pili Pili à Bamako Sympathique maquis où nous avons mangé de l’attiéké délicieux et encore du capitaine. Pas cher.

LA RANDONNEE EN PAYS DOGON :

1 - La randonnée en elle-même Ce fut le point d’orgue de notre voyage au Mali. Nous avions 7 jours à notre disposition et nous tenions absolument à aller jusqu’aux 3 Yougas. Pour le reste, nous avons laissé libre cours à Benjamin. Paysages grandioses, villages pittoresques, scènes rurales tout droit sorties de notre imaginaire, accueil chaleureux, logistique rudimentaire mais suffisante, marche facile et agréable, lumières pures de l’Afrique, voilà les nombreux ingrédients qui ont fait de cette randonnée une expérience inoubliable.

Rappel de nos étapes : J1– Départ à 8h en voiture particulière pour 2 heures de route et de piste – Arrivée à Indelou, sur le plateau – Pause repas – 45 minutes de marche seulement pour ce 1er jour - Nuit à Begnematoo J2 – Dourou – Pause repas – Descente de la falaise – Nuit à Nombori J3– Komokani – Pause repas – Mare aux crocodiles - Nuit à Amani J4– Ireli – Pause repas - Nuit à Ibi J5– Koundou – Youga Na – Pause repas – Montée vers Youga Dogourou - Nuit à Youga Piri J6– Redescente vers Koundou – Ibi – Pause repas - Nuit à Banani J7– Montée de la falaise vers Sangha – On retrouve notre chauffeur, route vers Mopti qu’on rejoint à 11h

Trop inquiète sur l’authenticité des villages traversés, sur les conditions d’hygiène que j’imaginais réduites à néant, sur la difficulté du parcours sous un soleil harassant … j’ai souhaité limiter l’itinéraire à 7 jours/6 nuits, pensant atteindre là les limites de mes capacités. Quel dommage ! 2 ou 3 jours de plus m’auraient ravie, nous permettant de démarrer à Kani Kombole et de pousser jusqu’à Yendouma. Mais peut-être alors aurait-il encore manqué 2 ou 3 jours supplémentaires ?... Les villages traversés sont tous différents et chacun a son charme. Pour ne citer que nos préférés … Nous avons particulièrement aimé Indelou. Est-ce parce que c’était le premier ? Non, les photos me prouvent que son charme est bien réel. Tout petit village, tout serré, tout mignon, une vraie bonbonnière … Dourou est superbe aussi, plus grand. Nous y étions (coup de chance) le jour du marché. Très animé, très coloré. L’arrivée sur Nombori, au sortir d’une faille de la falaise, est extraordinaire. Grand village, très peuplé, très vivant, face à la grande dune rouge, au pied de la falaise. Nous y découvrirons nos premières habitations Tellem. Et quelle soirée mémorable chez Philippe, le frère de notre guide, qui tient salon ! Puisque la télé n’a pas encore ici fait ses ravages, quelques hommes du village ont pris l’habitude de s’y retrouver pour passer la soirée à débattre. Ce soir-là, le sujet était la condition de la femme … Débat animé et joyeux … même si nous ne partagions pas l’avis général … Et puis, le fleuron : Youga Piri. Qui se mérite ! Quelle nuit extraordinaire nous y avons passée. Village tout en dénivelé, accroché, caché, dans la falaise. On a l’impression d’être dans une forteresse irréelle, adossée à la falaise, dominant la plaine. Nuit incroyable … en contrebas dans la vallée, on devine un foyer qui brûle encore, plus près, les enfants rient toujours malgré le noir profond de la nuit … Ce fut une nuit magique. De celles qui marquent une vie.

2 - Condition physique Mes commentaires s’appliquent à notre randonnée. Nous n’avons pas tout parcouru, loin s’en faut ! Randonnée facile où l’on passe d’un village à un autre, tantôt sur le plateau de la falaise de Bandiagara, tantôt au pied. Sur le plateau : roche rugueuse où les chaussures accrochent bien. On domine la plaine, à perte de vue, sur 360°. Seule la mer donne cette même impression d’infini. Magnifique ! Au pied de la falaise : sentier de terre sablonneuse, souple, agréable. Parfois quelques parties de sable plus profond, là c’est un peu pénible, ça patine. On traverse des champs d’oignons, de mil, des plaines parsemées de baobabs. On croise parfois quelques ânes, quelques zébus. La brousse, comme on la rêve ! Dans la falaise : car pour passer du plateau à la plaine (ou l’inverse), il faut descendre (ou monter). On emprunte alors des failles, étroites gorges composées d’éboulis de rochers. Un peu d’endurance, un peu de souffle, un peu d’agilité et un peu d’humilité (ne pas démarrer trop vite et garder un rythme régulier) suffisent largement à surmonter l’épreuve. Vraiment rien d’infaisable. C’est la montée vers Youga Piri qui fut (sur notre parcours) la plus difficile. Un jeune nous a d’ailleurs accompagnés (il semble que ce soit l’habitude, un moyen pour eux de se faire une petite pièce) toujours prêt à me tendre une main rassurante sur un passage délicat. Evidemment, il était en tongs … Il était même prêt à me soulager de mon sac à dos si j’avais voulu (au-delà de mon ego qui me l’interdisait, je n’en avais sincèrement pas besoin, par contre je ne me suis pas privée de lui attraper plusieurs fois la main). On traverse quelques failles profondes sur des ponts de branches et de pierres. Même moi plutôt sujette au vertige, ça ne m’a pas impressionnée plus que ça. On grimpe aussi quelques échelles Dogon pour escalader des rochers trop raides ; là encore pas assez hautes pour en être embarrassé. Bref, des passages inhabituels rendent cette montée pittoresque et l’occasion de photos sympathiques … Mais aucune crainte à avoir et aucune raison de s’en priver. Et quel spectacle !! Globalement : rythme facile : nous marchions 4 à 5 heures maxi par jour, visites de villages comprises. On évitait la chaude période de mi-journée : pause de 11h à 15h environ. La pause peut sembler longue, mais on s’y fait, et ce rythme lent convient bien à ce type de randonnée. Ma période de marche préférée a toujours été celle de l’après-midi. A partir de 15h, la température devient idéale et décline tout doucement. Plus on marche, plus il fait doux (à l’inverse du matin). Paysages dorés sous la lumière chaude et rasante d’un soleil toujours brillant sans être brûlant. Ce sont bien sûr pendant ces après-midi que nous avons fait nos plus belles photos. La qualité et le poids du sac à dos contribuent fortement au plaisir de la marche (truisme total …! 😛 ). Nous avions investi dans des sacs légers, bien ventilés, bien conçus et avons limité leur chargement à l’essentiel (6-7 kg chacun, eau comprise). Les hanches portent, les épaules sont libérées, le dos ne souffre pas du tout. Au point que j’en oubliais parfois de le poser en arrivant à l’étape !

3- Logistique Nous faisons connaissance de notre guide Benjamin à l’hôtel Yapasdeproblème la veille du départ. Ensemble, nous revoyons notre parcours et convenons de notre heure de départ. Nous le payons (intégralement en €). Le lendemain, Ousmane (le chauffeur) et Benjamin étaient prêts avant l’heure dite ! 2 heures de route et de piste pour atteindre Indelou, point de départ de notre randonnée.

3.1 - Les campements C’est quoi un campement ? y a des tentes ? des caravanes ? un bar ? une discothèque ? …. Pfffff …. 😏 Bon, n’empêche que je me suis posée la question, évidemment … Dans certains cas, c’est de l’hébergement chez l’habitant, en d’autres termes : une chambre et une table d’hôtes, version locale. Parfois, la structure d’accueil est un peu plus grande, plus organisée, avec même quelques cases pour dormir à l’abri (pour notre part, on a toujours préféré de très loin les terrasses) et quelques tables abritées sous un toit de paille pour manger. Un petit coin isolé par des murets en guise de sanitaires, pour la toilette d’un côté, les wc de l’autre. Les hôtes installent des matelas de mousse sur le toit, apportent un seau d’eau pour la toilette et préparent le repas commandé. Le matin avant de partir, nous réglions nos boissons. Voilà, c’est tout simple et, pour les plus petits campements, très authentiques. Les repas : on les commande dès l’arrivée (vers 11h ou vers 17h) car la préparation est longue puisqu’à la demande. Plat unique composé d’un féculent (semoule, pâtes, riz, purée de haricots) et d’une sauce servie à côté. Très peu de légumes (2 ou 3 morceaux de courge dans la sauce, au mieux …), pas de fruits. Après une tentative, nous avons toujours décliné la viande (trop dure à notre goût). La sauce varie d’un campement à un autre selon le talent du cuisinier. Sans être gastronomique, c’est bon, nourrissant et servi toujours très très copieusement. Notre guide s’adonnait à la cérémonie du thé : longue préparation d’un thé vert à la menthe sur un petit brasero puis partage du breuvage entre tous les présents, en 3 fois. Du plus amer au plus doux … Rite convivial bien sympa pour qui aime le thé. Au petit déjeuner, thé ou café, lait en poudre et un large saladier de beignets de mil. Un peu gras (beaucoup même) mais c’est bon. Ce fut parmi nos meilleurs moments. Que d’images extraordinaires en ces débuts de journées sous un soleil rouge, doux, qui embrasait la falaise devant nous. Le thé fumant entre nos mains, nous étions tous les matins scotchés devant ce spectacle. Les nuits : un matelas de mousse, parfois 2 quand ils étaient vraiment trop fins, un sac à viande, une polaire roulé en boule en guise d’oreiller et une moustiquaire (souvent fournie par le campement), voilà comment passer des nuits sublimes à regarder un ciel auquel on n’a pas droit à Paris. Nous avions décidé de ne pas emporter de sac de couchage (pour limiter poids et volume). Nous avons eu froid une nuit, à Ibi, où nous avons fini entre les 2 matelas, tels des sandwichs. Vers 5h30, le soleil se lève, les animaux (les coqs, les ânes, les moutons ….) se réveillent et annoncent à qui mieux-mieux la nouvelle journée. Pour rythmer l’ensemble, la cadence sourde et régulière des femmes qui pilent le mil. Une colonne de jeunes filles remontent déjà du puits avec leur énorme bassine d’eau sur la tête pour alimenter le village … Demain, immanquablement, elles y retourneront … Autant d’invitations à se lever pour vivre une nouvelle journée riche en images merveilleuses, immuables, d’un autre temps. La toilette : pas d’eau courante ne signifie pas pas d’eau ! Grave erreur de ma part. Chaque soir, nous avons pu effectuer une toilette complète. Le coin douche est isolé par des murets de terre de 1m50, à ciel ouvert. Une porte ou un système de chicane permet de s’isoler un minimum. Personne ne regarde. Un seau et une louche, ou bien un énorme bidon surélevé garni d’un pommeau de douche ! J’avais apporté des lingettes qui m’ont finalement bien peu servi. J’avais également un flacon de savon bactéricide sans eau. Utile (dans la journée notamment) sans être indispensable. Une anecdote. A Youga Piri, on nous demande si nous pouvions nous laver ensemble pour économiser l’eau, tellement difficile à monter depuis la plaine. Bien sûr ! Nous voilà dans notre petit coin, avec notre seau d’eau et notre gobelet-louche, tout nus, tout juste protégés par un petit muret, à nous frotter, quand soudain on entend un appel. On cherche, là, un peu plus haut, un gamin nous fait un joyeux signe de la main. Auquel on répond tous les 2 aussi joyeusement. Puis, 2 gamins, puis 3 … pour finir, il y aura une dizaine de gamins, en rang d’oignons, à nous observer et à nous faire signe. Cocasse ! Les contacts sont toujours faciles, même en pleine toilette ! Pour info, le seau d’eau nous a largement suffi pour nous 2 ; il en restait plus de la moitié. On n’imagine pas à quel point on peut économiser l’eau pour se laver … Ca m’a donné à réfléchir sur mon gaspillage quotidien ! Les WC : à côté du coin douche (à Youga Piri, c’était même au même endroit), un trou dans le sol. Parfois une petite bassine avec un peu d’eau. N’oubliez pas votre papier.

3.2 - L’équipement (à cette époque, fin Novembre) La température est montée jusqu’à 39°C. Néanmoins, c’est très supportable car l’atmosphère est très sèche. A cette époque, le soleil n’est pas brûlant et nous n’avons pas souffert de coups de soleil. Chaussures de marche à tige basse nécessaires, mais suffisantes. Je ne conseille pas les sandales à scratch, on traverse parfois des broussailles piquantes et accrocheuses … Pour les pauses, les tongs permettent de bien s’aérer les pieds et de faire sécher les chaussettes. Pratiques également pour la toilette. Tenue de rando en coton léger. Le soir, on appréciait d’enfiler une tenue légère, propre et sèche. Le grand air doux de la nuit suffisait à sécher et à aérer notre tenue de marche qu’on ré-enfilait le lendemain matin. Avec cette alternance, nous étions confortables et avons voyagé léger. Cela dit, on se salit beaucoup, poussière et marbrures de sel de transpiration ; préférez les couleurs claires moins salissantes … Une petite polaire légère fut la bienvenue pour servir d’oreiller ou d’appoint pour les nuits un peu plus fraîches. Jamais portée naturellement en journée. Les indispensables : lampe frontale - des mouchoirs en papier - des tongs - du papier toilette - un peu de lecture pour la pause de mi-journée - un jeu de cartes - de l’argent liquide en petites coupures (on dépensait environ 5 000 Fcfa par jour pour nous 2 en boisson -2 cocas, 2 ou 3 bouteilles d’eau, 1 grande bière-. Ce n’est pas négligeable … Eau du puits gratuite si vous optez pour la purification par pastille) - pharmacie de base : aspirine, imodium, ercéfuryl, pince à épiler, anti-palu, répulsif - APN et batteries (chargeur inutile …) - gourdes (2 X 1, 5 l) plus solides que les bouteilles en plastiques …. - un couteau - un petit tube de protection solaire (on en a utilisé bien peu) - serviette de toilette en micro fibre : ultra compactes et qui sèchent en 10 minutes, vraiment pratique - une moustiquaire (non imprégnée). On l’a utilisée (2 fois) quand le campement ne les fournissait pas - un sac à viande (les frileux du Midi préfèreront sûrement un sac de couchage … nous, on est des durs, des Lorrains ! 😛 ) - trousse de toilette et un peu de rechange … Notre paquetage faisait 6-7 kg chacun. Pas la mort ! Une dernière remarque : si vous avez besoin, pensez à un miroir.

Nous avions laissé à l’hôtel de Mopti, en toute sécurité, un sac de voyage en consigne et, dans leur coffre, une pochette contenant argent, passeport, billets d’avions, clés …. Nous n’avions donc sur nous que des photocopies de nos passeports et un peu d’argent liquide. Et l’esprit tranquille !

3.3 - Une journée type On a vécu au rythme du soleil et des étoiles : Réveil naturel vers 6h au son des cocoricos, braiements, bêlements et autres meuglements … Petit déjeuner à 7h, parfois un peu plus tôt Départ entre 7h30 et 8h (2 à 3h de marche) Arrivée au campement de midi entre 10 et 11h Commande du repas, qui sera invariablement servi à midi Coca / Thé / Repas / re-thé / Sieste / re-re-thé … Départ à 15h (2h maxi de marche) Arrivée au campement du soir vers 17h (il faisait nuit noire à 18h15) Commande du repas (servi vers 19h), toilette, installation du couchage sur une terrasse Dodo autour de 20h30

4– Benjamin, notre guide C’est bien grâce à lui que notre randonnée fut une telle réussite. Benjamin a 36 ans, il est Dogon, originaire de Nombori (où nous avons passé 1 nuit chez son frère Philippe, médecin du village). Il connaît bien sûr très bien les rites et coutumes du pays Dogon et sait en parler ; il est compétent, fiable, honnête (quand il ne sait pas, il le dit et se renseigne), ponctuel (si, si !!), professionnel, attentif (sans être envahissant), à l'écoute (il comprend vite ce qu'on recherche ...). Contact pris par internet avant notre départ. Nous avions convenu à l’avance des prestations, de l’itinéraire, du prix et du rendez-vous à l’hôtel. Aucune avance réclamée, aucune mauvaise surprise, tout fut respecté. Pour respecter la déontologie de ce site, je donnerai ses coordonnées par MP sur demande. Ceux qui ont lu mon carnet de voyage sur le Népal noteront que je n’ai pas été aussi élogieuse avec notre guide Santa … juste pour dire que nous savons ce qu’est un mauvais guide …

Quid de la nécessité d’un guide ? Nous avons croisé peu de touristes pendant notre périple, mais tous étaient accompagnés. Non pas pour le chemin : avec la falaise comme fil conducteur, impossible de se perdre. Encore que … il n’y a aucune indication et parfois 🤪 … mais, je veux bien croire qu’on peut s’y retrouver. Par contre, il semble difficile de visiter les villages sans un guide qui garantira le respect des lieux sacrés. A Indelou, lors de la pause repas, nous avons voulu retourner nous promener dans le village. Benjamin, en pleine sieste, a demandé à un gamin de nous accompagner. Ce n’était pas pour qu’on ne se perde pas (il aurait vraiment fallu le faire exprès !) mais pour que les villageois soient rassurés : nous n’allions pas profaner les lieux sacrés. Je repense aussi à son cri d’effroi quand j’ai tendu la main vers un autel Tellem … Ahhh ! Pas touche ! oups 😊 … Et comment deviner que ce bout de friche, s’il est foulé entraîne une mort certaine sous 3 ans … m’enfin, tous les enfants du village le savent !... Pour traverser Youga Dogourou, haut-lieu du pays Dogon puisque siège de la cérémonie de Sigui, Benjamin s’est assuré des services d’un jeune du village pour être absolument certain de respecter le protocole, ici, plus compliqué qu’ailleurs. Le jeune nous a quittés une fois le village traversé. Animisme, croyances ancrées profondément, lieux sacrés, voilà ce que le guide va protéger (protection du touriste ignorant et aussi du villageois : un lieu profané nécessite d’être re-purifié). Enfin, J’ai vu Benjamin remettre un boubou-offrande au chef du village à 2 occasions : à Indelou et à Nombori. Suffisamment discrètement pour que je croie en l’authenticité du geste. Voilà, au final, je pense que c’est difficile sans guide. Par ailleurs, le guide (pourvu qu’il soit Dogon !) apporte vraiment beaucoup en terme d’explications sur les rites, la cosmogonie, la vie quotidienne et permet d’entrer en contact avec les villageois qui parlent très peu Français.

DJENNE : La taxe de développement touristique individuelle est de 1 000 F. Nous l’avons payée (contre un reçu en bonne et due forme !) au carrefour avant de prendre notre fameux taxi. Guide bien inutile pour visiter cette merveilleuse petite ville tout en banco. La mosquée est interdite aux non-musulmans. On nous a proposé plusieurs fois de la visiter moyennant 5 000 Fcfa/p. Grosse mise en scène : chuchotements et regards appuyés pour tenter de nous faire croire que nous avions là une opportunité exceptionnelle … Nous avons décliné. Nous sommes montés sur le toit terrasse voisin offrant une belle vue. Un peu plus tard dans la matinée, quand le marché battait son plein, nous y sommes retournés sans repayer, ils se souvenaient de nous. Cool. Le marché justement, parlons-en. Pour en profiter, Philippe décide de se lever aux aurores, à 5h45 !! Euhhhh … je suis une lève-tôt mais là, quand même, c’est un peu tôt … je traîne les pieds. … Philippe me houspille, nous sommes en retard ! Pffff … Allez, allez ! Non, non, pas de petit déj, pas de douche (on reviendra plus tard !), on court vers la place du marché qu’on atteint à 6h … Bien trop tôt … Rien … Ils commençaient à peine à s’installer. L’œil noir, je regarde Philippe, je ne dis rien (il n’y avait rien à dire !) et je retourne à l’hôtel prendre ma douche et mon petit déjeuner … Bien sûr, Philippe m’a accompagnée (même pas penaud !) et nous avons pris notre petit dej ensemble évidemment, et sans aucune rancune de ma part, car après tout, s’il avait eu raison …. je l’aurais béni ! Retour sur la place où le marché bat son plein vers 10-11h … Vraiment un beau spectacle que toutes ces couleurs avec la mosquée en terre en toile de fond ! En dehors de l’animation du marché, Djenné est une magnifique petite ville, tout en banco. On s’est promené avec plaisir dans ses ruelles, partout des scènes de vie quotidienne incroyables de simplicité et de beauté : la préparation du tô, le démêlage d’un filet de pêche, le pilonnage du mil, la farine tamisée, le tressage des cheveux, la laine filée … On s’arrête, on se regarde, on se sourit, on continue … Encore une belle journée, intemporelle …

MOPTI : Jolie petite ville au bord du Bani où nous nous sommes posés 3 nuits après notre rando. Par nécessité et par choix aussi … Plutôt que de passer une trop courte ½ journée à Ségou comme nous l’avions envisagé initialement, nous avons changé nos plans pour profiter davantage de Mopti. La bonne ambiance et le confort de l’hôtel ainsi qu’une grosse tourista à enrayer ont également pesé dans la balance. On s’est posé, on s’est baladé (seuls !) ; la mosquée, le marché, le marché artisanal, le bissap café … Pas fana ni l’un ni l’autre de bateau, on n’a pas tenté la balade en pinasse. Les offres ne manquent pas ! Un couple nous a dit avoir fait la visite de Mopti en pirogue (et non la visite des villages environnants comme proposée la plupart du temps), ils en étaient enchantés … Petit regret …

BAMAKO : Une seule journée passée à Bamako, c’est peu mais ça nous a suffi. Musée National Argh, j’ai oublié le prix du ticket d’entrée, pas cher … peut-être 1000 F/p Certes, il est beau, pas bien grand, bien agencé mais trop peu didactique. Dommage, nous en sommes partis un peu frustrés. A faire quand même, surtout en fin de voyage. Petit restaurant où nous avons enfin mangé du fonio maté. Marché de Médine Sur la route du musée (c’est idiot ça, ça dépend d’où on vient !). A environ 1km à l’Est du musée (voilà qui est mieux !) Il jouxte une décharge où de pauvres hères ont élu domicile. On décide de s’y enfoncer pour en saisir davantage l’ambiance. Marché populaire très vivant, très pauvre aussi. Qu’elle était belle cette maman tressant habilement les cheveux de sa fille, assises toutes deux au milieu de poissons assaillis par des nuées de mouches ! Les magnifiques sourires des vendeurs rendent encore plus dramatique ce marché bien sombre et bien miséreux. On touche ici le quotidien du Mali qui nous ramène à une cruelle réalité : misère, indigence, survie … Maison de l’artisanat Nous avons préféré l’ambiance plus aérée et plus sereine du marché artisanal de Mopti.

DIVERS : L’accueil : je m’attendais vraiment à souffrir de harcèlement. Loin s’en faut. Certes, en ville, on est sollicité (pour une babiole, un service, un bic ou un cadeau …) mais sans jamais aucune agressivité. Combien de fois avons-nous décliné les offres de pseudo-guides, leur expliquant qu’on préférait être seuls. Aucune insistance, « ok, pas de problème, bonne balade, le marché c’est par là ». Et tout ça avec toujours un vrai beau sourire. Sollicités, oui, on l’a été ; harcelés, jamais de la vie ! La carte bancaire : pas du tout utilisée (cela dit, on a raté les distributeurs de l’aéroport). On a changé très facilement nos € dans les hôtels. A Djenné, dans une banque, au même taux. 1€=640 Fcfa Le climat à cette époque : chaud et sec. 2 journées plus fraîches en fin de séjour à Mopti et Bamako où nous avons enfilé nos petites polaires. L’affluence touristique à cette époque : vraiment pas grand monde … On recroise toujours les mêmes d’ailleurs, principalement des individuels comme nous. Les problèmes de santé : bonne turista pour Philippe (c’est la première fois !) en fin de randonnée, traitée énergiquement et efficacement par ercéfuryl, imodium et doliprane. Les moustiques : à cette époque, il n’y en a pas beaucoup. On s’est quand même fait piquer assez souvent. C’est dire … répulsif et traitement anti-palu à mon avis indispensables. Nous avons opté pour la doxycycline (voir Institut Pasteur – cliquer ici). Photos : la plupart des Maliens réclament une pièce pour leur photo, d’autres refusent tout net. On en a très vite pris notre parti et sommes revenus sans portrait. Finalement, pas bien choquant tout ça … L'artisanat : nous avons fait pas mal d’achats sur le marché de Mopti. Encore faut-il le trouver ! Plusieurs dizaines d’échoppes sont regroupées dans un quartier, près du port. Bien sûr, le toubabou est attendu ! Mais on le sait en y allant, non ?... Alors, on a choisi de jouer le jeu, d’y plonger, de se donner du temps, de passer dans chacune des boutiques, sans en oublier une seule (on n’aurait pas pu de toutes façons !). Du coup, les vendeurs se sont calmés, attendant patiemment leur tour pour nous vanter la beauté et l’originalité (euhhhh ….) de leurs articles. Nous échangions quelques mots à droite à gauche, achetant une bricole de ci de là. Partout des sourires. Jamais aucune agressivité. Aucune authenticité non plus, faut pas se leurrer ... Mais, ce fut néanmoins un moment bien agréable. Marchandage de rigueur. Ils annoncent leur prix, nous le nôtre. « Merci pour ton premier prix » répondent-ils invariablement. Et la négociation démarre. On se laissait de la marge pour pouvoir augmenter un peu notre première offre et permettre ce jeu d’enchères … A titre d’infos (ça vaut ce que ça vaut !), nous avons généralement payé les articles le tiers du premier prix annoncé. On concluait en étant tous contents et souriants, ce qui est bien satisfaisant. Par exemple, nous avons payé l’incontournable chapeau peul 3 500 F. A l’aéroport, on a honte de voir qu’on a tous fait ce même achat. Et pas moyen de s’en cacher ! Zut, aucune originalité ! Mais plus tard, chez soi, qu’on est heureux de n’avoir pas boudé son plaisir sous prétexte de ne pas tomber dans le trivial. Car, qu’ils sont beaux ces chapeaux peuls !

On a beaucoup aimé : 🙂 Les mains tendues et caressantes des gamins aux abords des villages Dogon. Juste une caresse et un grand sourire … Le sourire attendri et reconnaissant de cette maman parce que, justement, nous caressions la main tendue de son fils. Les baobabs dans la plaine. Le sable rouge, la plaine jaune, le ciel bleu, les champs d’oignons verts, la peau noire … et les boubous multicolores. Dormir à la belle étoile.

On a moins aimé : 😕 Y être quelques jours avant l’Aïd. Le transport sans ménagement de tous ces moutons qui vivaient leurs dernières heures a fendu notre cœur d’artichaut.

En conclusion ... Malgré la brièveté de ce voyage, ce fut un GRAND voyage. L’Afrique telle qu’on la rêve : paysages grandioses, lumière dorée, peuple accueillant et amical, culture et rites ancestraux, villages à l’esthétisme épuré ! Un voyage qui mêle culture, paysages, rencontres et plaisir de la marche ; peu de lieux offrent cette globalité.
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Mali Pays Dogon
En manque ! Tel pourrait être le début de cet article. En manque de voyage, en manque d'excitation, en manque d'aventure, en manque de dessin de soleil, en manque de vivre...Aujourd'hui je viens de mettre le doigt dessus...c'est un manque d'Afrique !

Je me plonge alors dans mes souvenirs.... un pays, une odeur, un sentiment....

Me voilà perchée sur le toit d'une maison de banco au pays Dogon. Dans le village de Ende plus exactement. Le soir tombe, les toc toc des pilons de mil ou d'igname se sont tus. Les femmes s'affairent autour du feu de bois. Ce soir c'est riz sauce feuille... Les hommes préparent le thé et Mamadou raconte des histoires dont celle de l’âne, du chien et de la chèvre.

Petite histoire malienne :

Un jour, un âne, une chèvre et un chien prennent un taxi. A leur arrivée, le chauffeur leur demande 15 CFA chacun. La chèvre s’enfuit sans payer, le chien paye la bonne somme, mais oublie son chapeau, l’âne paye 20 CFA et le chauffeur s’en va. Conséquence de cette histoire : quand un taxi roule et qu’il croise un âne, celui-ci se met toujours au milieu de la route pour récupérer ses 5 CFA, le chien court toujours après le taxi pour récupérer son chapeau et la chèvre s’enfuit toujours devant un taxi parce qu’elle n’a pas payé.... Nous nous installons sur la terrasse, bercés par le bruissement des boubous, les cris des pintades qui se disputent. L'odeur du feu de bois envahit peu à peu toute la falaise et des volutes de fumée s'élèvent de chaque village. Les enfants jouent sur le chemin de terre rouge, certains essayent de décrocher les fruits des baobabs à l'aide de lance-pierres. Mamby et Mamadou nous apportent le thé à la menthe....ou plutôt les 3 thés.

Le premier est fort et amer comme la vie, le deuxième est doux et sucré comme l'amour et le troisième est suave comme la mort. L'air est chaud et chacun son verre de thé à la main, nous palabrons. La vie au Mali est dure, le travail manque, les moyens manquent, la nourriture aussi surtout à cause de la grande quantité de riz importée. Le fleuve Niger baisse et la pollution gagne du terrain.

Les femmes travaillent sans répit aux champs puis à la maison, elles portent le pays, mais nous nous en sommes déjà rendu compte ailleurs, elles portent l'Afrique à bout de bras. Le rêve de l'eldorado européen se profile. Comment vivre en France ? Est-ce que c'est vrai que l'eau coule du robinet ? Est-ce que c'est vrai que l'hôpital soigne tout le monde ? Est-ce que c'est vrai que vous êtes allés sur la lune ? Nous répondons aux questions en leur montrant aussi la réalité de certains immigrés, avec les marchands de sommeil, le problème du logement, du saturnisme chez les enfants, du racisme...mais le mirage est là et ceux qui ont réussi reviennent avec de belles voitures.

Nous parlons aussi de l'amour, des touristes, des femmes...Celles-ci passent beaucoup de temps à me caresser les cheveux. Ils sont lisses et châtain clair : le paradis... Évidemment, moi, je rêve de tresses dressées sur ma tête à l'aide d'un bout de fil de fer, l'être humain n'est jamais content ! J'adore aussi les boubous, la nonchalance, l'absence de stress, l'incertitude, l'aventure, le rire des Africains, le son du balafon, les couleurs.

Cette déclinaison de couleurs profondes... La terre dans toute sa splendeur, du rouge des ocres, toute la palette est là. Le soleil décline, les ombres s'allongent, la falaise disparaît, le coq se tait enfin. Le calme est revenu, c'est maintenant l'heure des chants de la nuit. Les grillons entrent en scène et font frémir toute la brousse.

Le repas est prêt. Une bonne assiette de riz sauce feuille à déguster avec des doigts bien gluants de gombos. La veille, j'avais passé ¼ h à courir après un poulet pour le plumer et le cuire, alors aujourd'hui, c'est mieux. Nous discutons de la journée de chacun, de la suite du périple. La nuit s'avance quand tout à coup des lumières surgissent au loin et d'étranges sons résonnent. Les bruits métalliques se rapprochent, les lumières dansent accompagnées cette fois par des cris d'enfants. Cette nuit est une nuit sans lune et les enfants tapent de toutes leurs forces sur des casseroles en allant de village en village avec quelques lampes de poche. Certains s'époumonent dans des sifflets, ils passent récupérer quelques copains et s'évaporent comme des moineaux jusqu'au village suivant. Nous restons dubitatifs.

Le souffle du vent venu du désert est tiède, délicieuse sensation de liberté et de douceur. La voûte céleste est un enchantement. Jamais je n'avais observé autant d'étoiles, la nuit n'existe pas. Toutes ces loupiotes scintillent et me maintiennent en éveil jusque tard dans la nuit.

Le sommeil m'emporte enfin aux confins des rêves quand le froid me saisit. Le vent chaud a disparu, je me pelotonne contre Raf dans mon sac de couchage, je trouve un bout de carton que je pose sur moi, puis en désespoir de cause nous nous glissons sous la paillasse. Étrange spectacle au petit matin quand Mamby arrive avec le thé. Il se demande ce que nous faisons dans ce bric à brac et rit de bon cœur quand je lui dis que j'ai eu froid. « - Tu mérites le nom de Traoré, tu es une vraie Malienne, un peu pâle c'est tout ! » s'exclame-t-il en me tendant la bouilloire pour me débarbouiller. "

Depuis notre retour, nous avons gardé contact avec Mamby Sissoko. Il a finalement réalisé son rêve : http://sissoko.monsite.wanadoo.fr
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Le Mali souffre: pas de touristes ni de voyage!
il faudrait que cette guerre cesse car il faut qu'on voyage tranquillement partout au mali. les touristes se fond rare maintenant au mali c'est pas normal. ILS FAUT LA PAIX AU MALI POUR QU'ON PUISSE ÊTRE HEUREUX
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Se procurer les visas burkinabé et malien à leurs frontières respectives?
Bonjour à tous,

Je dois partir début juillet au togo et aurai mon visa pour cette destination. Je prévois de remonter par voie terrestre au Burkina Faso via Sinkassé (sur la route principale) et au Mali par Koro. En cette période d'instabilité intérieure accrue (d'après le site du ministère des affaires étrangères), j'ai besoin de savoir de façon sûre avant de partir s'il est effectivement possible de se procurer ces visas aux frontières ou pas. Pour le visa malien, je peux peut être le prendre à Ouaguadougou, c'est peut être préférable? Autres questions, les visas délivrés aux frontières, si ça se fait tjs, sont des visas temporaires à faire proroger, c'est ça ? L'échéance approchant, je remercie ts ceux qui pourront me répondre au plus vite.

Ciao
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Donne renseignements sur le Mali
Bonjour à tous Je reviens du MALI. J'y ai passé 5 semaines en INDIVIDUEL (c'est assez difficile mais c'est une vraie découverte du pays) même si l'on est la proie des arnaqueurs ... qui nous guettent à tous les carrefours et surtout à la sortie des bus. Le pays DOGON est une merveille mais il faut prendre son temps et ne pas faire comme les agences qui parcourent la falaise en 4X4, dorment dans les dunes... alors que les campements sont très accueillants et on y mange bien sans oublier la bière fraîche qui vous remet sur pied après des heures de marche sous le soleil brulant et le sable qui échauffe les pieds.... Si vous voulez des renseignements je peux vous en donner.

TOMBOUCTOU, MOPTI, SEGOU, DJENNE et PAYS DOGON. ROUTARDEMENT Anne (61 ans)
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Ségou (Mali): la communauté des flageurs, capitale des buveurs de bière et autres spiritueux
Et bien voili voilou, Ce post est une spéciale dédicace à tous les Flageurs du Mali, et de Ségou. Tous ceux qui passent par Ségou doivent se présenter au bureau de contrôle et se soumettre au test d'aptitude pour l'obtention de sa carte d'adhérent à la communauté. Plusieurs lieux semblent être retenus pour établir une base de flagueurs routards. L'espace Arianne (de l'espace Kora de bamako), pas mal, select, permet de choisir une clientèle haut de gamme dans un cadre respirant la douceur de dégustation flagante. Musique agréable (quoique forte pour mes portugaises), proche du centre ville et pas trop cher. Il y a de la place aussi pour tous et le comptoir est long... La route de Markala, le futur bâtiment, je vois pas trop où il se trouve mais cela me semble assez éloigné du centre et pour rallier des âmes perdues qui ne connaissent pas le site ça risque d'être dur! Enfin "le golf", pas très loin de l'espace Arianne, musique le vendredi et samedi par orchestre et le mardi petits groupes locaux.. avantage : toujours de la glace pour le Bony!! bouffe pas cher et bonne mais parfois en rupture de Flag ce qui m'a souvent frustré 🤪 ! Donc je me remet au Bony ou sinon castel (personne n'est parfait).. je connais le proprio de Arianne qui peut nous faire décoller ou le prorio du golf qui est aussi un poto et qui nous fera swinguer.. Pour les Tshirts il ne nous reste p^lus qu'a trouver notre logo et savoir quoi mettre devant car derrière on pense aux ânes de Colette (arawani quoi!) et on milite. L'année dernière des potes toubab on louer une charrue et un âne pour se déplacer dans ségou.. grosse sensation avec des africains qui s'arrêtait pour photographier les toubabs sur la charrue, ça changeait un peu.. bon allez à l'attaque, sachant que Colette est sur place vers le 18 octobre, moi j'y suis vers le 20 décembre mais elle repart pour revenir en janvier. Faut qu'on s'organise pour faire notre première AG !! Allez Tchinnnn,
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Coût d'un circuit Bamako - pays dogon - Bamako en quatre jours?
Bonjour à tous! C'est ma première intervention sur ce forum qui me semble génial! J'ai 4 jours de libre à la fin d'un voyage au Mali avec ma conjointe qui y va pour son travail. Des amis nous ont dit que le pays dogon est un incoutournable du Mali. Nous savons déjà que 4 jours, c'est trop court, mais nous ne pensons pas retourner au Mali, alors nous voulons quand même tenter l'aventure. Combien d'argent devons-nous planifier pour ces 4 jours, en incluant toutes les dépenses: guide, location de véhicule, essence, nourriture, hébergement? Merci pour vos réponses!
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Compagnie aérienne du Mali en attente d'avion
bonjour à tous les amoureux de ce beau pays et des tarifs raisonnables. à la recherche d'un billet Paris Bamako pour cet été, je ne vois plus apparaître les vols de la CAM (rebaptisée Air Mali en mai 2009). idem sur leur site internet... curieux de ce mystère, je passe un coup de fil à leur bureau de Paris: l'avion qui est tombé en panne fin février 2010 n'a pas repris les vols vers la France et l'Espagne. il assurait alors la liaison avec une escale à Madrid. nous avons attendu la venue d'un charter tchèque pour pouvoir rentrer. tous les vols sont suspendus jusqu'à nouvel ordre, qui devrait intervenir mi avril 2010. donc pas de billet vendus d'ici là. nous avions déjà essuyé les derniers déboires d'Air Sénégal International (cette marque n'existe plus cher modérateur) l'été 2008, peu avant le dépot de bilan final en avril 2009. il faudra donc encore patienter avant la mise en service du nouvel avion et les appeler directement: 0033155283389 à Paris ou 0022320222424 à Bamako. bon voyage à tous

sniff encore un MacDonnel Douglas qui part à la casse...
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Sécurité et état de la piste de Kiffa (Mauritanie) à Kayes (Mali)?
Bonjour à tous, je souhaiterais avoir l'avis d'experts !!! début octobre je pars faire une boucle maroc - mauritanie - mali - sénégal A-R avec mon KZJ95. je préfèrerais ne pas faire le trajet par le sénégal jusqu'à la frontière malienne (Kidira) mais plutôt passer par la mauritanie. problème !!! on passe normalement par la route Ayoun el Atrous > Nioro du sahel mais ce trajet est dans la zone rouge et donc fortement déconseillé. ma question : est-il toujours possible de passer par la route de Nouakchott à Kiffa puis la piste Kiffa > Kankossa > Kayes ??? si oui quel est le niveau de sécurité et quel est l'état de la piste Kankossa > Kayes si quelqu'un l'a fait dernièrement. merci d'avance 😉
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Apprendre le bambara (Mali)
Bonjour, je compte aller durant un mois l'année prochaine vagabonder à travers le mali. Par soucis de mieux entrer en relation avec la population, il me semble important de connaitre un tant soi peu le langue locale? Y aurait il quelqu'un succeptible de me renseigner sur de bons bouquins pour apprendre le Bambara?

Merci
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Quelle moto pour un voyage France-Mali?
salut a tous apres l'asie et moyen orient en stop et une annee de repos meritee, je vais tester l'afrique a moto...certes je n'ai pas encore le permis moto mais compte le passer d'ici la fin de l'annee..ensuite j'aurai juste a acheter mon vehicule et chelo africa..quel trail me conseillez vous ?mon unique probleme est que je mesure 1m70 a peu pres et certains vehicules sont pas fait pour les gens de moins d'1m80...je pensai a une 650 gs dakar apparement plus adaptee qu'une africa twins pour des gens de ma taille..petite infos je pars environ 3-4 mois et je compte aller jusqu'a tambouctou ou peut etre le niger...mon budget pour le vehicule environ 5000 euros donc une bonne marge pour trouver la moto ideale merci a vous
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Sécurité en Mauritanie-Mali?
bonjour, on entend tout et son contraire sur les risques de traverser la Mauritanie (après le Maroc-Sahara Occidental) et le Mali en vue de nous rendre au Burkina Faso. Nous envisageons le voyage pour août (je l'ai déjà fait 2 fois sans soucis...). Avez-vous des nouvelles récentes et non "politiques" ou "intuitives"... mais de "vécu récent". Grand merci!
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Sécurité en Mauritanie et Mali?
bonjour à tous! on va partir pour 6 mois en Afrique de l'ouest, et en regardant un peu sur le site du ministere des affaires étrangères, il se trouve que la Mauritanie semble pas du coup sécuritaire pour voyager seuls.. qu'en pensez vous, pour tous ceux qui y sont aller recemment ou qui y sont en ce moment, faut-il vraiment changer de destination ??? ce serait vraiment dommage ! ce pays a l'air d'avoir tellement pleins de belles choses à offrir... sino c'est pareil ils mettent sur le site que tombouctou est en Zone rouge... du coup rejoindre la ville depuis Mopti en pinasse deviendrai un projet risqué ? avez vous des experiences récentes de cette descente magique ? magique ou dangereux ? merci d'avance pour vos réponses !
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Sécurité au Mali: passage par le Sénégal? (fin 2011)
Nous devons voyager en convoi jusqu'au TOGO en fevrier 2012. Nous serons trois camions et six chauffeurs. Nous avons fait deux fois ce trajet depuis la france par la route de l'Espoir mais cette année avec la psychose ambiante nous nous demandons si le passage par le Senegal, via DIAMA KAYES BAMAKO ne sera pas plus prudent. LES PROBLEMES : les vehicules ont tous plus de 15 ans. quels sont les papiers à faire pour pouvoir transiter au sénégal (à quel endroit obtenir le visa? ). Le passage à DIAMA est il meilleur qu'à ROSSO Devrons nous prendre une escorte pour longer le fleuve Senegal. Comment est la route? Faut il passer par TAMBAKOUMBA? Quels sont les frais ? Faut il un carnet ATA

Cordialement
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Visiter seule le Mali ou le Burkina Faso?
Bonjour à tous,

Dans un précédent message, je faisais part de mon, désir d'aller enfin un Afrique noir en avril prochain.

ça sera mon cadeau pour mes 40 ans, et après l'Asie du sud est et l'Inde ça sera mon premier voyage sur le continent Africain.

Au départ je voulais visiter le Mali et le Burkina. Mais finalement pour en profiter au mieux je pense faire qu'un seul de ces 2 pays.

Mais lequel ?? *Je suppose que les avis seront très variés, mais j'attends les témoignages de ceux et surtout celles qui ont voyager seule dans ces pays.

Pour info je compte partir 1 mois

D'avance merci pour vos infos, qui m'aideront certainement à choisir.

Théamine
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Voyage au Burkina Faso et Mali à moto en mars 2009
Bonjour á tous.

J'aurais besoin de votre amable aide.Je partirais du Portugal avec 3 autres copains vers le Burkina en moto pendant 5 semaines.Notre idee c'est de faire transporter les motos en remorque jusqu'au sud de Mauritanie, j'ai pensée à Ayoun el Atrous, oú on laisserais les voitures et le remorque pendant notre voyage a travers le Mali et le Burkina.Notre but c'est de arriver le plus vite est le plus proche du Mali, car on aura des kilometres á faire. Es que quelqu'un peut nous conseiller un local, genre camping, ou hotel oú laisser les voitures en securité?Oú bien vous penser que vá mieux de les laisser á Nioro, au Mali? On vous remercie an avance pour vous renseignements.

Á bien tôt

Daniel Santos
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Idées d'actions humanitaires au Sénégal ou au Mali?
Bonjours a tous,

Je projettes d'aller en afrique (Sénegal ou Mali) courrant fin d'année 2010, en Vito aménagé (que j'ai déja préparé, a finir)pour tout d'abord, apprendre a connaitre l'Afrique, apportés du materiels [ affaires d'école, medicaments(pas sur), jouets ... ] et découvrir le monde humanitaire qui depuis trés longtemps me trotte dans la tete. Sachant que j'ai une vocation pour cela me connaissant ...

Je viens faire appel a se forum sublimissime pour recueillir des idées d'actions humanitaires, que se soit en associations(idéales) ou seule..L'entraide a touts niveaux, je connais déja sa en france. Trés motivé, dynamique, travailleur, sociable et trés débrouillard.Je ne dit pas sa pour me flatter, loin de la cette idée, mais plus pour vous faire part de ma détermination. Donc petits ou gros projets, je suis a l'entière écoute de vos idées ou projets...

Je sais que j'aurais un vehicule qui fonctionne bien, aménagement démontable et surement quelques outils de maçonnerie ou charpente..si cela est une bonne idées?Je me doute juste que le bricolage sa peut dépanner certains et rendre service. Je m'y connais niveaux batiments, charpente , bricolage...J'ai fait du commerce pendant 8ans, j'ai fait de la mécanique par la suite et enchainer dans le batiment, charpente, couverture et décorations interieures que j'exerce en france..Je me débrouille aussi bien dans le social malgré que se soit différent.Je penses savoir m'adapter a bcp de situation, d'ou le coté débrouillard.

Je c'est qui je suis et je suis trés ouvert d'esprit, mais je ne connais pas le " besoin " de certaines régions ou certaines aides possible a mon niveaux en Afrique.

Merci par avance pour les réponses...Elles seront ttes bonnes a lires.

Pour moi, etre uni, c'est etre plus fort meme
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Belgique-Bamako via la Mauritanie en camion: état de la route?
Bonjour, je descend 1 camion de matériel humanitaire au Mali , je n'ai pas trouvé la bonne rubrique pour déposer mon problème, donc je le confie aux bons voyageurs que vous etes. Notre probléme, la route de l'espoir en Mauritanie, nous voulons éviter un tronçon, en envisageant :Nouakchot, Kaedy, sélibaby et entrer au MALI par Kaye, pouvez vous nous dire si cette route est faisable avec 1 camion 18 tonnes ?quel est l'état de cette route? Départ 15 décembre.Merci. Kokof
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Vendre un véhicule à Kayes (Mali)?
Bonjour a tous, je prépare un voyage en voiture entre Marseille et Kayes dans la periode du mois de Novembre 2009 - Mars 2010. Le véhicule est une Peugeot 309 modele SX en trés bon état avec peu de kilometres (59000Km au départ de Marseille). Mon projet est de passer par l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie, longer le fleuve Sénégal et arrivé à Kayes au Mali. Arrivé à Kayes je souhaite vendre mon véhicule et rejoindre le Sénégal par la ligne de train Bamako - Dakar. J'aimerai avoir des conseils, des contacts et des informations concernant le trajet jusqu au Mali, pour la vente de la voiture et la ligne de train (tarif, heure, leux a visiter, gare, ...). Enfin je souhaite toutes informations utiles. Merci d'avance. Jonathan.😉
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Douanes au Mali pour camion fourgon mercedes?
Nous envisageons descendre un camion fourgon mercedes sk 1827 à destination de Bamako au Mali ( par la route) courant fin mars/début avril 2012. Auriez vous des informations concernant les taxes et droits de douanes ? plus précisement, pourrions nous avoir une grille de définition des droits de douanes au Mali ? Cela afin de pouvoir réserver les ressources necessaires au voyage. Par ailleurs nous recherchons un chauffeur ayant au préalable l'expérience de la route et des connaissances indispensables en mécanique. N'hesiter pas à nous contacter. Merci par avance pour vos réponses.
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Solution économique pour descendre un bateau de France jusqu'à Bamako?
Bonjour à toutes et à tous, j'ai le plaisir de vous faire part de mon projet : descendre la partie Malienne du Niger, de Koulikoro à Gao, à la rame (aviron). Je présente ce projet sur : http://globetrotte.free.fr/mali Date prévue : Janvier 2010. Actuellement, je recherche activement une solution économique pour descendre le bateau (40kg) de France jusqu'à Bamako, et ce n'est pas une mince affaire. J'ai pour le moment l'impression qu'il est plus facile de mettre un satellite en orbite... mais je ne fais que débuter mes investigations. Au pire, je pense descendre en voiture+petite remorque mais cela oblige à passer 12 jours AR sur des routes que je ne connais pas. A suivre. Vos conseils seront les bienvenus. Merci d'avance !
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Circuit de trois semaines au Burkina Fasso et Mali
Bonjour à tous,

Nous envisageons de faire un circuit de 3 semaines au Burkina et Mali. Nous aimerions le faire avec un guide mais sans passer par une agence de voyages. Nous avons vu qu'un guide burkinabé proposait ce genre de circuit, il s'appelle Stéphane Ouattara : quelqu'un d'entre vous en a-t-il entendu parler ? sinon avez-vous un guide sérieux à me proposer ? Avez-vous fait déjà ce genre d'expérience

Merci
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Itinéraire de vingt-quatre jours au Mali
Je pars pour un mois au mali en février, j'aurais besoin de conseils ou d'avis sur mon ébauche de voyage, voici le détail J1: Arrivée à Bamako de nuit J2: Départ pour Segou dans la journée (quand est ce que les départs de bus s'effectuent??) J3: Balade dans Segou et alentours J4: Idem J5: Segou-Djenne (je n'ai pas trouvé d'infos sur ce trajet??) J6: Djenne J7: Djenne-Mopti (je n'ai pas trouvé d'infos sur ce trajet??) J8 :Mopti J9: Mopti-Pays Dogon J10-J17: Trek en pays Dogon (il y a tellement d'avis et d'offres dispos sur ce sujet que je suis complètement perdu...) J18-J19: Monts Hombori (apparemment la situation est calme là-bas) J20-J22:Je n'ai pas d'idée sur quoi visiter sur le chemin du retour vers bamako J23:Bamako J24: Bamako

Quelques détails: Nous sommes tous les deux dans la musique et le mali est un pays riche de musique et si nous pouvions inclure quelques notes à notre voyage ce pourrait être assez cool, nous avons un budget assez limité et nous ne sommes pas véhiculé.

Merci d'avance à tous pour vos conseils et vos bons plans

Alexandre
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Tombouctou c'est sûr!
😏Voyageurs : ne vous privez pas de cette visite mythique et encore authentique. Allez sans crainte à Tombouctou totalement située en dehors de la zone déclarée "zone d'insécurité" sur le site du Ministère des Affaires Etrangères qui ont fait l'amalgame.  Les problèmes ont eu lieu sur la piste de Gao à la frontière du Niger par des touristes qui s'y sont aventurés malgré les avertissements.  Nous habitons Tombouctou et connaissons exactement les zones critiques. Elles se situent (depuis des années) au nord du Sahara (frontière algérienne) et sont localisées sur la zone Gao/Kidal et sur la piste qui mène à la Mauritanie.  Tombouctou très calme et l'a toujours été depuis 91, difficile d'en dire autant de Bamako ou autres cités touristiques du Mali, la nuit !  Nos amis touaregs de Tombouctou vivent essentiellement du tourisme, les auberges également. D'énormes efforts et investissements ont été faits ces dernières années par les populations pour accueillir correctement les voyageurs. Pénalisée à tort par les rumeurs et mauvaises informations, la ville risque de retourner au désert et les touaregs à la famine.
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Trajet Mopti-Tombouctou en pinasse au mois d'octobre (Mali)
Bonjour!

Nous sommes 4 et nous voulons louer une pinasse pour aller de Mopti à Tombouctou en octobre prochain. Plus on est nombreux sur la pinasse et plus le prix par personne est intéressant. Donc nous cherchons d'autres voyageurs pour partager cette aventure avec nous ! Nous comptons partir autour du 10 octobre : des intéressés???
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