Discussions similar to: Sortir Lima bus vélo
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Vélo 1/2 course (700x28) pour le Pérou
Bonjour à tous,

Voilà, j'avais envisagé un périple (Chili-Bolivie-Pérou) que je laisse en suspend mais remplace par une balade au Pérou : - vélo de Lima - Cuzco en passant par Jauja, Ayacucho, Abancay - puis trek autour de Cuzco (Choquequirao, Rainbow montains, Parc del Manu...)

Pour le vélo, je souhaite laisser VTT/VTC/randonneuse à la maison et prendre le Cobra 720 modifié (voir photo) : pneus en 700x28, plateau 52/34 (je dois remplacer le 52 trop dur pour moi) , cassette 12/32.

J'aurai 15 à 17 kg de bagages (tente, popotes, matériel de rando...) sans l'eau. Je ne dépasserai pas les 20 kg : recommandation constructeur pour le Tubus Disco.

1) Compte tenu de l'état des routes, est-ce envisageable de prendre le vélo 1/2 course ou préférable de rester sur VTC/VTT/randonneuse ?

2) Est-il facile de sortir de Lima à vélo ou préférable de prendre le bus jusqu'à un point de départ vélo ?

3) Auriez -vous quelques tuyaux, recommandations/avertissements pour ce périple : ravitaillement, ATM, bonnes adresses .... ?

Merci d'avance. Guy.

Pour info : je suis allé au Pérou en Avril mais c'était un voyage bus en passant par Paracas, Arequipa et Puno avant d'arriver à Cuzco.

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Transport pour sortir de Lima avec un vélo?
Bonjour,

J'arrive à l'aéroport de Lima à 6h du matin et j'aimerais partir directement en direction de Huaraz à vélo. Que me conseillez-vous pour sortir de l'aéroport? à vélo? en taxi? en bus? Quelle direction et quelle route est la plus adaptée et la plus jolie à faire à vélo? Après Huaraz, je reprendrais la route du sud en direction de la Bolivie, que me conseillez-vous comme itinéraire?

Je me réjouis de lire vos infos et vous en remercie.🙂

Manu
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Lima ou Trujillo pour démarrer?
Bonjour Nous sommes une famille calédonienne (2 enfants de 11 ans et 14 ans) qui avons en projet un périple en vélo en Amérique du Sud d'avril 2015 à janvier 2016. Nous sommes arrivés en France début janvier pour préparer tout le matériel (Nous avons opté pour deux tandems pino hase) Si le périple est assez classique et l'itinéraire connu dans son ensemble nous avons encore quelques points d'interrogations pour finaliser le départ de notre parcours. Nous espérons donc que les membres du forum ayant peut être déjà fait ce trajet pourront nous aider. D'avance merci pour votre aide.

Question n°1 : la période est-elle OK ? Le démarrage de notre périple mi-avril vous semble-t-il convenir au regard de la météo ? Ne sommes nous pas trop tôt ?

Question n°2 : D'ou démarrer notre périple ? Lima ou Trujillo ? Notre arrivée est prévue à Lima mi-avril. Nous avons observé que le trajet classiquement emprunté par les cyclistes part directement de Lima (Lima > Huancayo > Ayacucho). N'est-il pas possible de démarrer notre trajet depuis Trujillo ? Ce parcours est-il plus difficile ou plus risqué qu'ailleurs (Dénivelé, trafic routier) ? Dans notre idée, nous avions envisagé le trajet suivant : Trujillo > Quiruvilca > Caraz > Huaraz > Cajacay > Huanuco > Cerro de Pasco > Huancayo

Question n°3 : Où loger à Lima ? avec deux ados ? Nous envisageons rester quelques jours sur Lima pour visiter avant de sortir. Que nous conseiller vous : Hôtel, casa de Cyclista ? chez l'habitant ?

Question n°4 : comment sortir de Lima ? Nous envisageons mettre tout notre matériel/vélo dans un bus pour sortir de Lima direction Trujilo. Auriez-vous des conseils, un lien à nous communiquer ? Combien de temps faut-il compter ?

Merci d'avance, Emmanuelle & Nicolas
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Pérou: poids et nombre de bagages pour un voyage en bus Lima-Arequipa?
Bonjour,

Je partirais le 30/05 prochain pour un séjour de 3/4 semaines au Pérou. Pour ce faire je prendrais l'avion jusqu'à Lima puis le car jusqu'à Arequipa. j'aimerais savoir si vous connaissez la limite de poids autorisée pour voyager en Bus sur cet trajet. Je n'ai pas encore choisi ma compagnie de car, je le ferais selon les limites de poids :p En fait, en avion j'aurais le droit à deux bagages en soute de 23 kilos chacun! mais je me demande si je pourrais voyager en bus avec autant de poids :s j'espère que oui!

Merci d'avance!
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Les Andes à vélo (et un peu à pied)
- 5e jour : Lima – Kilomètre 97 : 1er coup de pedale 1er jour de vélo / 98 km / 6h50 / +220 m / -395 m

Voila quatre jours que j´étais a Lima, le ciel était complètement dans le brouillard. Ce matin, le ciel est bleu et le soleil est présent pour mon départ (mais il ne durera pas). Après avoir réussi l´exploit de faire tenir l´ensemble de mes bagages sur mon vélo, soit 25 kgs avec l´eau et la nourriture, je prends la route. Pas facile de garder son équilibre avec cette charge à l´arrière du vélo. Les dix premiers kilomètres sont consacrés à sortir de Lima par la route que j´ai repérée hier, puis j´arrive sur la mythique “Panaméricaine”. La circulation est dense, beaucoup de bus et de camion circulent sur cette 2x3 voies. Je roule sur la bande d´arrêt d´urgence avec d´autres vélos (Péruvien), des triporteurs et des piétons. Certain me regardent étrangement, d´autres me saluent ou m´encouragent et un me fera un signe du pouce pour que je le prenne en stop. Un grand sourire sera échangé.

La Panam commence par longer pendant une bonne vingtaine de kilomètres la banlieue pauvre de Lima et des bidonvilles. Puis tout le restant de la journée, des villages, hameaux ou de simples maisons tousses plus pauvre les unes que les autres se succéderont a ma droite, cote Pacifique. Et par moment je passe a cote de plages ou de champs cultives. A ma gauche, cote continent, c´est un grand désert aride, avec un aperçu des montagnes. Les kilomètres se suivent et se ressemblent dans le brouhaha de la circulation.

Certains camions me klaxonnent pour me saluer. J´avance avec un petit vent de face, et j´ai beau longer la côte, la route est vallonnée. Avec mon chargement, les montées sont pénibles et les descentes un plaisir.

Le temps passe, et ma vitesse diminue, commencant à 20km/h, je terminais a 10 km/h . Je finis par arriver en début d´après midi au niveau de Chicla au bout de 70 kms. Là ou mon premier jour devait se terminer. Ne trouvant rien pour me loger et ne voulant pas planter ma tente le long de la Panam. Je décidais de continuer.

Je repousse comme ça, de kilomètre en kilomètre la fin de mon étape. J´ai en tête le “kilomètre 97”, ou se trouve un grand complexe de boite de nuits perdu au milieu de nulle part, fermé en cette saison. J´espère y trouver un hôtel ouvert.

Par chance j´en trouve un. Fatigué, avec de belles douleurs aux jambes, après 98 kms (beaucoup trop pour un premier jour !). Je vais m´écrouler sur le lit pour une longue nuit, bien méritée.
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Voyage à vélo au Pérou (Nord), avis sur itinéraire?
Me voila bien dans mes preparatifs de voyage (départ le 18 Juin ) ! j ai acheté un velo qui m attend a Lima et je compte le revendre a la fin de mon périple ! Avis au interressé ! ( Fin Aout ) j ai preparé mon itineraire et je pense faire Lima -Barranca en bus pour éviter la Panamericaine ; Barranca -Huaraz , Grimpe a hatun-Machay ( superbe site de grimpe) ;Huaraz-caraz puis tenter une traversé vers Cajamarca , j ai besoin d avis sur cet itinéraire car peu d info sur ce chemin et je souhaite rester le plus possible dans les montagne/Altiplano ; Cajamarca -Celendine -Chachapoya ( site de Kuelap ) puis remonter vers Moyabamba et Tarapoto ou je souhaite me poser 1a 2 semaines . Ensuite en Aout j aimerais rouler vers le sud pour rejoindre Tingo Maria (Jungle ) pour finir a Pucallpa et enfin rentrer a Lima en Bus . Cet itineraire est peu frequent en tous cas peu de Cycloaventurier en parle !! j ai besoin de vos experiences et conseils . Je pars seul et je suis ouvert a des rencontre sur mon chemin et pour parcourir ensemble un bout de route . Je connais deja bien le Pérou en l ayant parcourue en Bus de nombreuse fois ( Nord et Sud ) mais ce seras la premiere fois en vélo . Merci
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Avis sur un itinéraire de sept semaines entre Lima et Buenos Aires?
Bonjour,

Mon ami et moi préparons un tour du monde, départ prévu mi-novembre 2011... et on commence par l'Amérique du Sud ! J'ai préparé un itinéraire pour la première partie de notre séjour, pourriez-vous me dire si cela vous semble correct/faisable, si on rate des trucs à ne pas rater...? Nous ne connaissons pas du tout l'Amérique du Sud, ni l'un ni l'autre, et on souhaite la découvrir au maximum... Sans pour autant passer notre temps à courir !

Mercredi 16 novembre : Arrivée le matin à Lima - journée à Lima J 17 : Lima, puis bus de nuit pour Huaraz V 18 : Huaraz S 19 : Huaraz D 20 : Huaraz, puis bus de nuit pour Lima L 21 : bus de jour pour Pisco. Pisco M 22 : Excursion îles Ballestas, puis bus de jour pour Nazca M 23 : Nazca, puis bus de nuit Nazca-Arequipa J 24 : Arequipa V 25 : Excursion Canon de Colca S 26 : Excursion Canon de Colca, puis retour à Arequipa. Bus de nuit Arequipa-Cuzco D 27 : Arrivée à Cuzco - Marché de Pisac Du lundi 28 novembre au vendredi 2 décembre : Cours d'espagnol à Cuzco le matin, et visite des environs l'après-midi Du samedi 3 au mardi 6: Trek Choquequirao M 7 : Vallée sacrée J 8 : Vallée sacrée V 9 : Machu Picchu et retour à Cuzco le soir S 10 : Bus de jour Cuzco-Puno D 11 : Lac Titicaca côté péruvien L 12 : Lac Titicaca côté péruvien M 13 : Lac Titicaca côté bolivien M 14 : Lac Titicaca côté bolivien puis bus pour La Paz J 15 : La Paz V 16 : La Paz Du samedi 17 au lundi 19: Salar de Uyuni et sud Lipez M 20 : San Pedro di Atacama M 21 : San Pedro di Atacama J 22 V 23 S 24 D 25 L 26 : Iguazu M 27 : Iguazu M 28 : Buenos Aires J 29 : Buenos Aires V 30 : Buenos Aires S 31 : Buenos Aires D 01/01 : Buenos Aires L 02 : Avion Buenos Aires - Ushuaia

On a donc un trou de 4 jours entre San Pedro di Atacama et Iguazu. On pensait passer par Salta avec éventuellement une petite boucle Salta-Cachi-Cafayate-Salta en voiture de location, mais cela risque d'être un peu court... A moins de faire sauter une journée à Buenos Aires... On a déjà enlevé Sucre et Potosi en Bolivie, car sinon cela nous faisait trop presser, et notre priorité pour cette première partie de voyage était le Pérou, plus que la Bolivie. Enfin, est-ce que les 3 jours à Huaraz (donc en altitude) vous paraissent réalistes juste après notre arrivée ?

Bref j'attends vos retours pour y voir un peu plus clair !

Merci :-)
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Conseils sur voyage de trois semaines au Pérou?
Bonjour,

Nous nous apprêtons à partir au Pérou, départ dans un mois - soit arrivée à Lima le 7 décembre.

Que pensez-vous de notre itinéraire:

7.12: arrivée à Lima dans la soirée. nuit sur place 8.12: Lima - Arequipa en bus 9.12: visite Arequipa 10.12: visite Lagunas Salinas 11 au 13.12: trek à Cotahuisi (si possible, petit parcours) 14.12: Arequipa - Cuzco en bus 15 au 16.12: Cuzco + visite des environs + acclimatation 17 au 20.12: trek sur la route des Incas - MP 21.12: Cuzco - Puerto Maldonado en bus 22 au 23.12: forêt amazonienne (on cherche encore quoi faire) 24.12: Puerto Maldonado - Lima en avion puis Lima - Huaraz en bus 25 au 27.12: Huaraz - trek Huayhuash (si possible, petit parcours) 28 au 30.12: retour vers Lima en bus, si possible sur la côte pour pouvoir s'arrêter en cours de route et profiter de l'océan, pour un peu de farniente 30.12: départ de Lima vers Paris en fin de journée (20h)

Voilà, c'est peut-être déjà très optimiste comme programme mais si vous avez des remarques, conseils, on est preneur. L'idée s'est de sortir un peu des sentiers battus, mais vu les distances et l'incontournable MP, cela laisse peu de possibilités... On est sportif, pas mal habitués à l'altitude (vivant en Suisse proche des Alpes) et en quête de belles découvertes.

J'ai lu tellement lu de choses sur ce forum que ça me fait tourner la tête... et ai envie de tout voir... ah, si on pouvait aller à Trujillo, Chan Chan, Chachapoyas, Yurimaguas... et bien sûr Iquitos... mais il nous faudrait quelques semaines de plus j'ai l'impression...

Merci d'avance pour vos conseils

🙂
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Deux mois en Amérique du Sud, quel itinéraire autour du Pérou?
Bonjour à tous!

Je cherche un petit conseil de la part de ceux qui connaissent bien la région...

je serai en Amérique du sud de mi mai à mi juillet, plus précisément, je veux d'abord voir le Pérou, mais peut-être en profiter pour faire un tour dans l'un des pays voisins...alors:

j'hésite à partir de santiago du chili, remonter le Pérou jusqu'en Equateur et repartir de Quito, ou arriver à Lima, faire un petit tour en Bolivie et un petit tour en Equateur pour repartir de Quito, ou enfin, arriver et repartir de Lima en faisant un tour en Bolivie... ou rester tout simplement au Pérou pendant 2 mois?!...;)

Qu'en pensez-vous? Est-ce que le parcours Santiago / Lima en bus vaut le coup ou est-ce trop de désert ennuyeux?

Merci de votre aide!!!!!!
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Voyage au Pérou du 9 au 22 juin 2015
Bonjour à tous !

Nous projetons de partir au Pérou du 09 au 22 juin prochain. Notre ébauche de circuit est la suivante :

09/06 : arrivée et nuit à Lima 10/06 : visite de Lima nuit à Lima 11/06 : route pour Paracas visite d'un domaine viticole à Pisco nuit à Paracas 12/06 : excursion aux îles Ballestas arrêt à l'oasis de Huacachina route pour Nasca avec arrêt au mirador des lignes nuit à Nasca 13/06 : survol des lignes route pour Arequipa nuit à Arequipa 14/06 : visite d'Arequipa nuit à Arequipa 15/06 : route pour Chivay en passant par la Réserve de Salinas y Aguadas Blancas arrêt aux différents miradors des volcans sources thermales de Chivay nuit à Chivay 16/06 : Canyon de Colca et Croix des Condors route pour Puno avec arrêt aux villages de Maca et Yanque avant d'arriver à Puno : site de Sillustani si on a le temps nuit à Puno 17/06 : excursion sur le lac Titicaca : îles Uros et Taquile nuit à Puno 18/06 : route pour Cusco avec arrêts Col de la Raya Village de Pukara Site de Raqchi (temple de Viracotcha) Village de Andahuylillas (chapelle sixtine du Pérou) nuit à Cusco 19/06 : visite de Cusco site de Sacsayhuaman site de Puca Pucara site de Tambo Machay site de Qenko nuit à Cusco 20/06 : Vallée Sacrée site et marché de Pisaq village de Chinchero salines de Maras site de Moray site de Ollantaytambo train pour Aguas Calientes nuit à Aguas Calientes 21/06 : navette pour Macchu Picchu visite de Macchu Picchu retour sur Cusco nuit à Cusco 22/06 : vol pour Lima puis vol pour la France

Nous hésitons encore entre louer une voiture et faire tout nous-même ou réserver via un réceptif avec trajets en bus, voiture privée, bus de ligne etc... Quel est votre avis ? les routes sont-elles en bon état partout ? on a entendu dire que les Péruviens conduisaient très mal, qu'il fallait être super prudents etc... lors des longs trajets avec visites en route, y a-t-il des parkings sécurisés ?

Ce circuit vous paraît-il réalisable ?

Nos questions :

Beaucoup de circuits ne prévoient q'une demi journée pour visiter Lima... cela nous paraît peu... c'est pour ça qu'on a mis une journée pleine... mais qu'en pensez-vous ?

Journée Lima-Paracas : on a vu que les excursions aux îles Ballestas ne se faisaient que le matin, donc que faire en arrivant l'après-midi dans la région ? une visite de domaine viticole vous paraît-elle sympa ?

Journée Paracas-Nazca : oasis de Huacachina : est-il possible de juste la voir un peu sans faire toutes les activités proposées telles que le buggy ou autre ?

Lac Titicaca : beaucoup disent que l'île de Taquile est super touristique... si on veut faire l'île d'Amantani à la place, on est obligés d'y dormir ? ou peut-on rentrer le soir sur Puno ?

Les 4 sites autour de Cusco valent-ils tous la peine ? est-ce possible de faire les 4 dans la même journée avec la visite de Cusco en plus ? sinon, ne faire que 2 sites ? mais lesquels ?

La journée dans la Vallée Sacrée est-elle trop chargée ? si oui, que privilégier ? sachant que je veux absolument voir les salines de Maras et le marché de Pisaq)

Si on a une voiture de loc, pour le train pour Aguas Calientes : où réserver les billets ? où garer notre voiture ?

Pour le Macchu Picchu si on le fait nous-même : je crois savoir qu'il est indispensable de réserver. Comment réserver ? et la navette d'Aguas Calientes au site, doit-on réserver aussi ?

Merci d'avance pour vos réponses 🙂🙂🙂
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Circuit Pérou et île de Pâques
Bonjour,

Mon conjoint et moi-même souhaitons parcourir environ 3 semaines (nous disposons de tout le mois d'août) le Pérou avec une excursion sur l'île de Pâques.

Je ne suis pas en avance pour prendre les billets..et je ne sais pas trop si mon parcours est correct...

J'aurai donc besoin de conseils avisés sur la réalisation de notre périple sachant que nous ne sommes pas du tout "treck", faune, flore mais beaucoup vieilles pierres, histoire!

J1 : Arrivée : Lima J2 : Lima J3 : Lima-->Nazca J3 : Nazca (Chauchilla)--> Arequipa J4 : Arequipa J5 : Arequipa-->Puno J6 : Puno--> Copacabana J7 : Bolivie (isla del sol/isla de la luna) J8 : Bolivie (isla del sol/isla de la luna) J9 : Puno--> lac Titicaca J10 : Puno--> Cuzco J11 : Cuzco (sacsayhuaman- pisac- maras) J12 : Cuzco (sacsayhuaman- pisac- maras) J13 : Cuzco (sacsayhuaman- pisac- maras)--> Ollantaytambo J14 : Machu Picchu J15 : Cuzco J16 : Cuzco-->Lima J17 : Lima--> île de Pâques J18 : île de Pâques J19 : île de Pâques J20 : île de Pâques J21 : île de Pâques-->Lima--> départ pour la France

Merci d'être indulgent, c'est un 1er jet... :-) On pense voyager en bus au maximum sauf le retour Cuzco à Lima en avion. J'ai lu qu'il était conseillé de passer côté Bolivien (J6-J8)..? Est-ce que cela vaut vraiment le détour avec ces tracas administratifs..?

Merci pour vos conseils!
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Pérou, le volcan Misti
😛La semaine dernière j'ai effectué, en individuel, l'ascension du volcan MISTI situé à Arequipa au Pérou. Il culmine à 5822 mètres d'altitude. Si vous souhaitez des infos pour y accéder, je me ferais un plaisir de vous répondre. Aussi si vous voulez des infos d'hôtel, circuit sur le Pérou ou autres, prix des bus, budget à prévoir... je me ferais un plaisir de vous aider dans vos recherches. Je suis un ancien routard, français et vivant au Pérou.
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Le Pérou: destination très populaire mais...
Je tiens simplement à faire une remarque, après avoir compris à quel point le Pérou est la destination touristique par excellence d'Amérique du sud. J'ai toujours l'impression que les gens veulent vivre une aventure dans des régions éloignées, comme des aventuriers ou des conquistadores, pour revenir à l'unique endroit non-exploré et faire d'eux même des grand explorateurs. Mais se rendent-il compte à quel point le Pérou est depuis longtemps la "gringo trail" de l'amérique latine? L'endroit où les hordes de touristes et de voyages organisés débarquent, et marche en rang dans les lieux touristiques comme à Disney World 😄. Les bandits aussi l'ont compris, ce qui fait du Pérou une destination plus dangereuse pour le vol et les agressions que la Colombie ou le Vénézuela.

Ce phénomène de masse apporte son lot de problèmes. Entre-autre, ne jamais avoir la possibilité de marcher sans se faire vendre pleins de gugusses aux 2 coins de rue, et autres trucs non-plaisants des lieux hyper touristiques. De plus, arriver au sommet du Machu Picchu et s'attendre de voir la brume et le mystère planner, pour finalement découvrir des hordes de touristes prendres de photos et embrasser les roches qui dégagent une "énergie mystique", à en donner mal au coeur.

Quand je voyage, j'ai envie de décrocher, de partir dans un monde non-fake (donc non touristique le plus possible car : qui dit tourisme de masse, dit fake nécessairement). Pourquoi pas visiter des endroits pour les gens, et sans toujours suivre les 3-4 "must-see" des guides de voyage. Les pays resteraient peut-être plus authentique de cette façon. J'ai préféré aller en Équateur au lieu d'aller au Pérou, pour éviter les hordes de touristes, et je ne pense pas que ce soit un mauvais choix nécessairement.

L'idée est simplement de trouver des façons différentes et originales de voyager, et de découvrir de vrais endroits qui en valent la peine, pas nécessairement grandiose comme le Machu Picchu, mais qui peuvent offrir une plus grande satisfaction personnelle au vogayeur.

Lors de mon voyage en inde, j'ai préféré de beaucoup manger chez l'habitant à Varanasi et partager des moments magiques que de visiter le Taj Mahal, même si j'y suis allé parce que mon copain voulait absolument le voir. La visite de ce monument était agréable mais non essentielle, vraiment.

Je vais surment me faire dire que le Pérou n'est pas un pays plein de hordes de touristes et blablabla par tous ceux qui y sont allé, mais je ne crois pas être très loin de la vérité en disant que tout la bas est over-raté, comparativement au reste de l'amérique du sud qui mérite une plus grand attention.

JS
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5 semaines au Pérou
Bien le bonjour !

Nous partons au Pérou du 4/07/05 au 9/08/05 et j'ai quelques questions... Point de vue argent

Nous n'avons pas de carte visa et nous avons l'impression que les commissions sur les chèques de voyage sont importantes. Pour ne pas prendre tout en liquide, est-il possible de retirer de l'argent via une carte de banque classique (par maestro) dans les grandes villes du Pérou ? Point de vue itinéraire

Voici ce que nous comptons faire : +/- 12 jours dans la cordillières blanches (trek, sommet) +/- 12 jours dans la région de Cuzco (trek, vtt dans la vallée sacrée), visites) +/- 3 jours dans la région du lac Titicaca +/- 3 jours dans la région d'AréquipaEst-que cet itinéraire vous semble faisable et judicieux ?

Quel trek conseillez-vous dans la cordillière blanche (ou celle d'Huayhuash) ? Un chouette treck d'une petite semaine sans trop de touriste.

Quel sommet pas trop techinique est-il possible de grimper dans la région ? Après le Cotopaxi (5897 m en Equateur) que j'ai gravi sans trop de difficulté il y a deux ans, je cherche un 6000 "abordable" Peut-être y a-t-il plus de possibilité dans la région d'Aréquipa ? Il paraît que l'Ampato n'est pas trop difficile.

Dans la région de Cuzco, il paraît qu'il n'y a plus de place pour le chemin de l'Inca. Est-ce vrai ? Est-ce qu'un trek vers Choquequirau vaut autant la peine ? Est-il possible de le faire sans guide ?

Nous avons l'intention de louer des vtt pour 3-4 jours à Cuzco et de parcourir ainsi la vallée sacrée. Faisable ?

Quelle île conseillez-vous de visiter sur le lac Titicaca ?

Dans la région d'Aréquipa nous aimerions "faire" le Canyon del Colca en 2-3 jours mais si possible sans guide... Faisable ?

Voilà, déjà un tout tout grand merci pour ceux et celles qui me répondrons !

Bonne journée ! Oliche.
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Lima - Pisco - Ica - départ pour Arequipa... en 1 jour?
Bonjour,

J'atteri un samedi soir à 22h30 à Lima et j'aimerais être en route pour Arequipa le 23 au soir afin d'y arriver le 24 au matin.

Pensez vous qu'il me soit possible de passer voir Pisco et Ica (et Huacachina qui est la raison pour laquelle je veux aller à Ica) entre temps? A partir de quelle heure pourrais je trouver des bus faisant Lima - Pisco? De Pisco à Ica il me semble que les liaisons sont régulières... Et à quel heure sont les derniers départs en soirée d'Ica à Arequipa?

Faut il réserver pour ces différents trajets?

Je n'aurai pas vraiment le temps de me retourner en arrivant à Lima pour chercher si je veux faire ça si vite...

Pour un tour éventuel en Buggy à Huacachina, est il aisé de trouver un départ imminent? Avez vous une idée des prix moyens? (j'ai trouvé 19 euros sur peruinsolite).

Il ne me semble pas avoir lu qu'il y avait une gare routière en tant que telle dans ces villes, faut il donc se ballader avec son gros sac à dos pour les visites? Ou bien est il possible de trouver des consignes?

Merci
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Questions sur notre itinéraire au Pérou
bonjour,

quelques question en vrac qui traverse l'espris de ma copine(christine)...

"- SI on fait Lima - Pucallpa en bus puis bateau jusqu'à Iquitos (descente du fleuve) Pas de liaison Iquitos -> Cuzco ? on doit obligatoirement passer par Lima ? Peut-on alors le faire en une journée ? Doit-on réserver les vol avant ou bien à notre arrivée à Iquitos çà suffit ? SI on fait Lima - Iquitos en avion puis bateau jusqu'à Pucallpa (remontée du fleuve) Pour rejoindre Cuzco de Pucallpa : est-ce qu'il est vraiment déconseillé de prendre le bus (je parle effectivement de la partie Huancayo -Ayacucho) et doit-on donc passer par Lima également...

=> quel itinéraire est le mieux ? .... le moins long est le 1er ? Randonnées à Cuzco : Machu picchu, Choquequirau Peut-on vraiment avoir qch sur mesure suivant difficulté et durée du treck ou nous propose-t-on que qq parcours standard ? Puno : Quel sont les lieux de ballades autour de Puno à part les iles ? Arequipa : Quel sont les lieux de ballades autour d'Arequipa à part le canyon de la colca ? Doit-on passer aussi par une agence pour le canyon de la colca ou bien peut-on louer une voiture pour faire une boucle (le bus ne vont pas trés loin ?"

sinon, nous cherchons des coins moins touristique. le genre de lieu ou on peut faire des rencontres sympa; meme s'il n'y a pas beaucoup d'echange a cause de la langue. meme s'il n'y a rien de culturel ou historique a voir..

ou une randonnée ou l'on croise des villages qui ne vivent pas essencielement pour et grace au touriste.

ma derniere demande est peut etre utopique, j'en sais rien mais si vous avez des idées ou vecu quelques chose dans le genre, n'hesitez pas a m'ecrire ou a repondre a ce message.

Merci

cyril
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Avis sur itinéraire de quinze jours au Pérou?
Bonjour à tous,

pouvez vous me donner votre avis sur l'itinéraire que nous prévoyons de faire début avril. Dites moi si cela vous parait réalisable, si la répartition des jours est suffisante, trop court, trop long... Si vous avez de bonnes adresses pour les nuits (hotels, chez l'habitant...), et si j'ai oublié des visites qui vous paraissent importantes ! ;)

Vu l'arrivée tardive à Lima, on envisage de prendre un taxi pour aller directement à Paracas, est ce jouable vu la distance (3-4h) si oui combien ca coute ? Sinon on dormira à Lima comme indiqué ci dessous

Je suis preneur de toute info qui puisse nous rendre ce voyage encore meilleur qu'il ne s'annonce déjà alors n'hésitez pas à nous faire part de vos expériences (nous sommes un couple de 30 ans donc on veut à mi chemin entre l'economique et le confort).

Jour 1 : Arrivée à Lima à 18h30 - Nuit à Lima Jour 2 : Bus le matin pour Paracas – Visite réserve naturelle l’après midi Nuit à Paracas Jour 3 : Islas ballestas le matin – Bus pour Ica – oasis Huacachina en buggy – Bus de nuit pour Arequipa Jour 4 : Visite Arequipa – Nuit à Arequipa Jour 5 : Visite Arequipa – Nuit à Arequipa Jour 6 : Départ le matin pour le Canyon de colca - nuit à Chivay ou Cabanaconde Jour 7 : Départ de chivay ou Cabanaconde en début de pm pour aller à Puno – Nuit à Puno Jour 8 : départ pour les iles – Nuit sur Amantani Jour 9 : Retour à Puno – visite de Silustani – Bus de nuit pour Cuzco Jour 10 : visite de cuzco – Nuit à Cuzco Jour 11 : Visite de pisac (location de voiture ?) – Nuit à cuzco Jour 12 : Matin Départ pour Ollantaytambo – Visite – Train pour aguas calientes – Nuit à Aguas calientes Jour 13 : Visite Matchu pitcu et hayna pitchu – nuit à aguas calientes Jour 14 : Retour cuzco - Fin d’apres midi retour à Lima par avion - Nuit à Lima Jour 15 : Visite Lima 18h Retour France

Vu le schéma prévu, vaut il mieux réserver certaines nuits / activités à l'avance ? (Pour le moment on compte réserver la 1ere nuit à Lima la visite du hayna et matchu pitchu ainsi que les 2 nuits à aguas calientes)

Y'a t'il des étapes ou il serait préférable de louer une voiture (Cuzco, Arequipa, Canyon colca)?

Pour le buggy a Huacachina, nous souhaiterions faire l'activité à 2 + un guide ou nous pourrions louer des quads, ou avoir la possibilité de conduire le buggy? Tout ce que l'on a trouvé, c'est des buggys de 8 personnes avec sandboard, c'est ce que l'on fera si on n'a pas le choix...

Enmener des stylos, bonbons ... pour distribuer aux enfants est il bien vu ? ou attire il plutot la méfiance ?

Merci à vous !
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Avis sur itinéraire de onze jours au Pérou
Bonjour a tous, je voulais avoir votre avis sur l'itinerarire de 11 jours que j'ai prepare pour la venue de copains au Perou. Merci beaucoup

MERCREDI 27. Arrivee a lima. Soiree a Lima. JEUDI 28. IQUITOS Vol pour Iquitos. Visite Iquitos

VENDREDI 29. IQUITOS Excursion dans la jungle SAMEDI 30. ICA Retour sur Lima le matin. Bus pour Ica. Nuit a Huacachina DIMANCHE 1. NAZCA Bus jpour Nazca. Survol des lignes de Nazca. Puis bus de nuit jusqu’a Cuzco, LUNDI 2. CUZCO Visite de Cuzco

MARDI 3. CUZCO Visite Machu Picchu. Bus de nuit pour La Paz MERCREDI 4. LA PAZ La Paz, visite

JEUDI 5. LA PAZ La Paz, descente de la route de la mort en vtt

VENDREDI 6. AREQUIPA Bus pour Arequipa Visite Arequipa SAMEDI 7. AREQUIPA Rafting dans le rio chili DIMANCHE 8. Journee de libre en cas de retard

LUNDI 9. Depart
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Vivre au Pérou: coût de la vie?
Bonjour à tous,

Je vais surement avoir la chance de partir pour un stage au Perou pour quelques mois (5 mois tout au plus) et j'aurais aimé savoir si vous connaissiez le cout de la vie la bas, au niveau des appartements, nourriture etc.. car je ne sais pas du tout a quoi m'attendre et je dois rapidement commencer a faire quelques economies..

Je vous remercie d'avance pour vos reponses

SiZo
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On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili!
Hello les aficionados de voyages ! Un nouveau petit carnet pour vous raconter ma vadrouille au Pérou, en Bolivie et au Chili en 18 jours. Voyage intense, fatigant, mais au combien dépaysant... Je te laisse découvrir ça même si tu peux déjà retrouver la version complète ici : onpartenvadrouille.over-blog.com/...-pas-l-pero...

Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...

23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !

Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...

Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
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Buenos Aires - La Paz - Lima à vélo
Bonjour,

Je pars début juin pour relier Buenos Aires à Lima en vélo en trois mois. Je recherche des informations concernant l’étape BA – Salta : Je ne sais vraiment pas par où passer (notamment dès la sortie de BA) et combien de temps il faut que je prévoie pour cette partie du voyage. Par la suite, entre Salta et la Paz je souhaiterai passer par le Salar d’Uyuni. J’ai cru comprendre que traverser le Sud lipez n’était pas évident du tout à vélo. Quelqu’un aurait-il des conseils sur le chemin à prendre pour relier ces deux villes ? Et de même une estimation du temps à prévoir ? Merci Théo
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Traversée du Pérou à vélo (octobre 2010)
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.

Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.

J33 dimanche 19 septembre

Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie

Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.

Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.

Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.

Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.

J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste

Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.

Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!

La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?

Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.

J 35 mardi 21 septembre

San Ignacio Jaen 112 km

La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.

Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.

Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.

Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!

Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.

Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.

À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.

L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.

J36 mercredi 22 septembre

Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30

Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.

Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.

Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.

J 37 jeudi 23 septembre

Trujillo

Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.

Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.

J 38 vendredi 24 septembre

Toujours Trujillo

Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.

J39 samedi 25 septembre

Trujillo Viru 58 km

Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.

J40 samedi 26 septembre

Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste

Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.

Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.

J41 dimanche 27 septembre

Chuquicara Huallanca 69 km de piste

Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.

Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.

Attir��s par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !

À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.

J42 lundi 28 septembre

Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste

L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.

Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.

L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.

L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.

Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.

J43 mardi 29 septembre

Première partie du trek

5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.

J44 mercredi 30 septembre

Deuxième partie du trek

Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.

Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.

Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.

Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.

J45 vendredi 1 octobre

Caraz

La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.

Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.

SUITE A VENIR
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Pérou en préparation
Bonsoir à tous je prépare mon voyage au Perou pour l'été prochain vous allez donc certainement me voir beaucoup par ici. 1- est il difficile de se déplacer dans Lima et Arequipa ? 2- les Islas Ballestas sont elles vraiment intéressantes ? 3- on m'a conseillé de prendre un vol Au départ de Pisco pour les lignes de Nazca (pour des raisons de sécurité) ! Qu'en pensez vous? 4- peut-on préparer son voyage sans agences de voyage quand on ne parle pas Espagnol ?

Voici mes premières questions

À bientôt Sophie
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Logement avec 3 enfants au Pérou? (séjour itinérant de 4 mois)
Bonjour,

Nous avons décidé de partir pour 4 mois (de février à mai 2020) avec nos 3 enfants de 6ans, 9 ans et 11ans et découvrir avec eux le Pérou. L'idée est de prendre le temps afin de pouvoir sortir des sentiers battus, aller à la rencontre des populations locales et pourquoi pas s'impliquer dans un projet. On s'inquiète un petit peu des possibilités de logement pour en famille (à 5). Est-il possible de trouver facilement de quoi se loger à 5 sans exploser le budget au Pérou? Nous ne sommes pas bien difficiles en terme de confort mais nous n'avons pas le souvenir lors de nos précédents voyages à 2 (au Guatemala et en Bolivie il y a une dizaine d'années) avoir rencontré beaucoup logements simples offrant cette possibilité. Quelqu'un a-t-il une expérience à ce sujet ?

Un tout grand merci d'avance!

Patrick & Muriel
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13 jours au Pérou en octobre 2016
Bonjour à tous, je pars avec mon copain pour 13 jours au Pérou en octobre (arrivée le 18 octobre 19h à Lima, départ le 1er novembre à 8h de Lima). Nous avons 10 mois pour préparer, mais je commence à potasser divers forums , blogs + guide du routard.

Etant donné le peu de temps qu'on a, on s'est résolus à éliminer un petit détour en Bolivie (Isla Del Sol et Tiwanaku) de notre périple.

On pense donc à ce parcours : Nuit à Lima à notre arrivée, lendemain (jour 1) à Lima pour nous remettre du vol assez long car plusieurs escales. Jour 2 : départ vers Arequipa (vol tôt le matin depuis Lima), visite. Jour 3 : Arequipa encore, le temps de bien nous acclimater, puis départ vers Chivay/Cabanaconde de nuit. OU jour 3 Arequipa et départ pour Chivay/Cabanaconde le jour 4 de jour pour voir le paysage. Dans ce cas nuit à Cabanaconde avant le trek. Trek dans le Canyon pour 3 jours/2 nuits : jour 4-5-6 ou jour 5-6-7. Retour à Arequipa et bus de nuit vers Cuzco Jour 7 ou 8 : Arrivée à Cuzco le matin Jour 7 ou 8, 9, 10, 11, 12 : Cuzco et Vallée Sacrée. Jour 13 : vol vers Lima tôt le matin depuis Cuzco, dernier jour à Lima

Qu'en pensez-vous? Est-ce plus judicieux de relier Arequipa à Cabanaconde en bus de jour ou de nuit? Avez-vous une agence à nous conseiller pour le trek? Si possible avec guide francophone, ce serait le top! Pour ceux qui ont fait le trek, des villages coup de coeur? L'oasis de Sangalle vaut-elle le coup?

Autre question : on adorerait voir un bout de Pérou du ciel (dans l'idéal la Vallée Sacrée), en parapente en tandem chacun avec un pro. Certains d'entre vous ont-il essayé? Je vais poster une discussion sur ce thème.

Merci d'avance pour vos réponses!

Pauline
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Sécurité au Pérou, en Bolivie et en Equateur?
Bonjour à tous Nous comptons partir en janvier-février au Pérou, en Bolivie et en Equateur. Les guides (Routard et autres) et le site des Affaires étrangères sont très alarmistes sur la sécurité des voyageurs. Nous comptons nous déplacer en bus et autres transports locaux et dormir dans des lieux à petits prix. Nous étions l'année dernière en Ethiopie (un peu difficile) et on aspire à un peu de tranquillité d'esprit et de corps. Merci pour vos infos. C&M
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Voyage de quatre semaines Pérou-Chili
Bonjour a tous,

Sachant qu'il est souvent difficile de trouver des informations sur certains circuits voici un exemple qui peut etre pourra aider certain.

Le voyage était donc avec un ami, sac a dos, avec un emploi du temps au jour le jour, de mi octobre à mi novembre.

Paris-Lima-Cuzco (arrivée Lima tard le soir-départ pour Cuzco tot le matin avec dodo dans l'aéroport (tres facile de dormir d'ailleur dans cet aéroport).

1er jour Cuzco : première journée pour visiter, s'habituer à l'altitude et acheter les billet de bus pour repartir dans 3jours. 2eme jour: depart le matin pour Agua Calientes, une journée de glande et de farniente pour se remettre du levé matinal et de l'avion de la veille. 3eme jour: 4h du mat, depart pour une journée au Machu pichu, retour le soir à Cuzco 4eme jour: visite de cuzco 5eme jour: départ pour titicaca avorté a cause d'emeutes sur la route, visite de cuzco 6eme jour: départ toujours impossible le matin, re visite de cuzco (il y a beaucoup de chose a voir), départ a 20h pour Nazca a cause des emeutes qui n'en finissent pas, ce qui implique un changement de route. 7eme jour: apres une nuit particulierement eprouvante dans le bus local arrivée a 9h à Nazca, juste le temps de voir les lignes en avion à 11h (les vols se font principalement à cette heure là). Départ pour arequipa à 15h. Voyage en bus, plutot magnifique malgré les commentaires que j'avais pu lire. Le temps devait y etre pour beaucoup mais le contraste: couché de soleil, océan pacifique, désert aride au possible, vent violent à créé une des meilleure atmosphère de tout le voyage. Arrivé Arequipa minuit. 8eme jour: Arequipa: visite, et sortie le soir (ca bouge enormement le vendredi et le samedi soir) moins la dimanche soir. 9eme jour: re visite, sortie le soir 10eme jour: depart pour la frontière avec le Chili- arrivée a Arica (Chili) le soir même. 11eme jour: surf à Arica: Magnifique terrain pour apprendre, ou même en faire à bon niveau. Le soir sortie. 12eme jour: départ pour Putre 6h du mat, arrivée sur place 11h environ. Contre l'avis des guides (lonely et routard) on décide de faire la visite du parc national de lauca dans l'aprem, malgré des difficultées au début a marcher aucun problème avec l'altitude. Magnifique parc. Difficile de rater une photo. 13eme jour: la plus dure de tout le voyage. De 8h30 à 11h30 attente du bus Arica-La Paz. On nous avais indiqué un bus par heure minimum, au final on aura attendu 3h pour voir le premier bus entierement plein arriver. On monte tout de même dedans, pour voyager sur une magnifique glaciere pres des toilettes, memorable. Néanmoins des voyageurs d'une gentillesse à tomber par terre. Arrivé à Patacamaya, descente, puis stop pour aller a Oruro (arrivé Oruro 19h). Départ pour Uyuni à 20h30 arrivé à 4h du mat apres le bus local le plus éprouvant qu'on ai jamais fais. 14eme jour: choix d'une agence, Andenes de Saphi (je donne son nom car je dois avouer qu'on a passé la meilleur expérience de notre voyage, conducteur super gentil, qui parle anglais comme espagnol, groupe magique plein de jeunes en tour du monde). Bref génial. Je sais pas si c'est parce qu'on a eu de la chance mais en tout cas magique! 15eme jour: salar 16eme jour: salar 17eme jour: San pedro de Atacama: Repos, et soirée découverte du ciel étoilée avec les francais recommandés dans presque tous les guides: expérience extremement réussie! Je la recommande chaudement, ils sont super sympa, pleins d'humour, et la vue du ciel est comme dans le salar... a couper le soufle. 18eme jour: Visite des geyser del tatio (plutot decevant venant du salar ca fait un peu répétition). En fin d'aprem location de vélo pour aller a la vallée de la luna: magnifique. Rentrée a la frontale. Plutot une tres bonne expérience. 19eme jour:promenade a cheval et départ pour Santiago 20eme jour:Santiago (bof grande ville sans trop de charme malgré les ande en fond). 21eme jour: Valparaiso, jolie ville. A voir en couple je pense. Très bonne ambiance le soir pour sortir 22eme jour: Retour a santiago, visite et bus le soir pour Puerto Varas 23eme jour: Puerto Varas: visite de la ville et repos apres une intoxication alimentaire a Valparaiso. 24eme jour: Visite des cascades, magnifique par beau temps 25eme jour: Rafting: Magique a faire absolument, le beau temps et l'eau cristaline plus les volcan en fond: magique. 26eme jour: Santiago. Départ pour Buenos aires ou nous avons fini notre voyage. Grande ville encore, avec un peu de charme mais globalement décu par cette ville.

Voila un peu le planning. Il est certe très chargé et du coup ca n'est qu'un survol, voir un coup de vent. Mais promis j'y retournerai plus en profondeur. C'est un parcourt il me semble assez classique, sauf peutetre pour Arica-Uyuni.

N'hésitez pas si vous avez des questions.

Nico
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Voyage de dix-huit jours au Pérou
bonjour ca y est nous avons (enfin ) pre etabli un trajet alors voila ce que nous pensons faire . arrivee a lima depart en train pour huancayo (si vous connaissez les tarifs?) ensuite continuer ayacucho abancay (train ou bus) cuzco aguas caliente (le soir dodo hotel ou habitant) mp le landemain tte la journee retour et nuit a aguas caliente depart cuzco, juliaca puno lac titicaca arequipa salar de yuni et sud lipez la paz et retour par avion de la paz par avion a lima .

j'ai exactement 18 (on peux pousser jusqu'a 19) jours sans compter le vol sur place .

deja qu'en pensez vous? je sais que c'est pas mal mais je pense pouvoir le faire est ce facile de se deplacer en train et est ce qplus rapide que le bus voila je poserai d'autre questions au fur et a mesure .

autre chose d'arequipa quelle est la meilleure route pour aller au desert de huny? merci beaucoup a vous a tres bientot
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Carnet de voyage Pérou 2017
🙂🙂🙂 COMPTE RENDU DU 24/06/2017 AU 09/07/2017

JOUR 1 : PARIS>>>LIMA (24/06/2017) Vol direct Air France Altitude 152 mètres 17° à 22° Couvert Voilà, c’est le premier départ de ce voyage (le deuxième sera celui d’Agnès et Camille mercredi 28 juin). Me voici à Roissy, pour ce vol qui aurait dû avoir lieu hier, mais bon on fera avec ! Donc, maintenant, vous savez qu’il faut tout imprimer soi-même. Et évidemment pour moi ça ne marche pas, je suis reconnu par la borne mais le message me dit que mon vol a changé, oh, encore ! Bon, j’abandonne la borne tactile et vois une hôtesse qui est au filtrage. Elle me dit qu’il faut imprimer les étiquettes de bagages, et comme ça ne marche pas, elle m’envoie au comptoir n°7, juste à côté. Il y a 5 pupitres ouverts et zéro passager, du coup en 1 minute, c’est fait, poids de la valise 13,4 kgs. On décolle à 11h07, tout va bien à bord de ce B777-300 de 468 passagers ! Le vol sera somme toute normal, un repas simple avec un apéritif offert, un planteur en mignonette ! On aura un goûter avant le posé aussi. Ce vol va durer 11h55, on passera verticale Georgestown, capitale du Surinam. Survoleront une partie de la forêt amazonienne, où j’apercevrai plusieurs grands fleuves qui serpentent. A 30 minutes de l’atterrissage, la vue extérieure est vraiment belle, des chaines de montagnes enneigées et un relief chaotique à souhait ! Dernier virage au-dessus de l’océan, et on voit très bien la présence du « garùa », cette brume humide et persistante, très fréquente sur cette côte du Pacifique. On est en finale, et atterrissage. Il est 16h00 et il fait 22°. Je passe l’immigration, nous sommes 4 vols en même temps, il y a vraiment beaucoup de touristes, j’aperçois des passeports allemands, espagnols, chinois, français etc, je récupère mon bagage soute. A la sortie, un taxi avec mon nom doit être là, ah oui il y a pas mal de pancartes çà et là. Je ne trouve pas de suite, puis je vois mon nom, cool. Mon taxi va m’emmener jusqu’à la maison d’hôtes « chez Elisabeth », un hébergement qui m’a été recommandé par une voyageuse belge, il y a quelques mois. 20 kilomètres en tout, les premiers quartiers sont un peu délabrés, la circulation est dense, très dense, ça vient de droite puis de gauche, bref dépaysement total assuré ! Je vois de suite que 9 voitures sur 10 sont coréennes ou japonaises, rien de français ici en 4 roues, on est encore largué de ce côté-là ! Après 40 minutes environ, on arrive bien au 265 parque norte, quartier San Isidro. Elisabeth est là, et m’accueille chez elle dans un très bon français. Ce qui est bien ici, c’est que les terminaux de bus sont à 10 minutes à pied ! Je me pose un peu dans la chambre, il est 18h00 et donc 01h00 à Paris, la fatigue se fait sentir. J’ai quand même un peu faim et curieux d’aller à pied à l’extérieur ! Elisabeth me dit qu’à 10 minutes, il y a quelques restaurants, je sors puis à droite, puis à gauche pendant 5 minutes, puis à droite sur une grande artère. Je m’exécute, il est 18h30 et il fait quasiment nuit, il fait très bon dehors, environ 20° et pas de vent. Je tombe sur un restaurant chinois qu’Elisabeth me déconseilla, puis sur un autre. Le quartier est très résidentiel et sécurisé, je croise des policiers et policières, à vélo, qui me saluent. Il y a pas mal de banque ici, et des concessions de voitures flambant neuves. Elisabeth m’a parlé pour manger un peu péruvien de chercher le poulet à la braise, et toc, je passe devant un restaurant, où j’aperçois des poulets embrochés qui tournent allégrement ! Il s’appelle « caravana », très bien ici, on m’apporte la carte, super la boisson nationale qu’il faut tester, le « pisco sour », une boisson également revendiquée par le Chili. Excellent ! Allez c’est parti, un ¼ de poulet braisé, frites, salade césar incluse, avec 2 sauces : 5,75€, et 4,50€ pour la boisson. Je rentre tranquillement à pied, il est 20h00 (03h00 à Paris), je suis naze ! Vais allez au dodo, je demande à Elisabeth de me servir le petit-déjeuner à 07h00, avec le jetlag, ça va le faire ! Bonne nuit !
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