Pérou, Iquitos, Amazone et Amazonie - novembre 2017
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Salut à tous, étant donné que j'ai lu plusieurs carnets de voyage sur ce site, je redonne à la communauté en partageant mon compte rendu sur mon voyage de deux semaines au Pérou, ville d'Iquitos, de l'amazone et l'amazonie en novembre 2017. Dimanche 19 novembre 2017: Première journée à Lima, la ville où il ne pleut jamais et ne fais jamais soleil. Je suis dans le quartier touristique de Miraflores. Promenade dans le quartier et le long de l'océan pacifique. Visite des ruines de Huaca Pucllana.





Lundi 20 novembre 2017: Je prend un vol vers Iquitos, Pérou. Iquitos est la deuxième ville en importance le long du fleuve de l'amazone. Celle-ci n'est pas rejoignable par la route. Qu'est-ce qui rend l'amazone mythique ? Son débit est le plus élevé, son immensité est la plus grande, il est le plus long, et aucun pont ne le traverse. Tandis que la forêt amazonienne qui entoure ce fleuve est la plus grande forêt tropicale du monde.

Ayant apprécié mon expérience de l'année précédente dans la jungle du peten (Guatemala), j'ai eu envie de faire une expédition dans la forêt tropicale. Pourquoi j'ai choisi Iquitos et le Pérou comme point de départ ? C'est un endroit qui borde l'amazone, qui est assez éloigné des touristes et qui est dans un pays où l'on parle espagnol. Je me suis préparé en achetant du matériel et en pratiquant le jogging.

Parlant d'Iquitos, la chose qui saute aux yeux lorsque l'on y met les pieds est la grande présence de Motocar, car il est coûteux d'y faire venir des autos. J'ai hâte de naviguer sur l'amazone et d'entrer dans cette grande jungle.





Mardi 21 novembre 2017 : Je pars à 9h10 de Iquitos en bateau à moteur pour rejoindre le Tahuayo lodge. On navigue sur le fleuve amazone. Il y a beaucoup de branches qui flottent. Pause autour de 10h25 dans le village de Tamachyacu. Mon guide Manuel mange et apporte le journal aux habitants. Le commerce vend des pommes, muffins, bouf et du Head&Shoulder. Manuel achète de l'épicerie. Je mange une collation. On repart à 11h. Parfois le bateau a quelques problèmes. Exemple, lorsqu'on frappe une branche, le conducteur arrête et recule, avant d'avancer de nouveau. Je n'ai jamais su pourquoi. Une fois, il retire le capot du moteur et semble fixer quelque chose. On n'arrêtera plus après ça.

On arrive au lodge vers midi et demi (2h30-2h45 de distance avec Iquitos). Le lodge est complètement bâti sur pilotis pour protéger contre la montée de la rivière durant la "wet" season. On y mange très bien 3x par jour. Il est même possible d'avoir du WiFi dans une des pièces du lodge. Après chaque repas, le guide s'asseoit avec moi pour décider quels sont mes plans. Pour cet après-midi, on va marcher dans la trail en arrière du lodge de 15h à 18h. On a vu plusieurs specimens de singe: pigmy marmoset, brown capuchin, common squirrel, night monkey. En préparation pour la future expédition, j'ai bu de l'eau dans une water vine et manger un coconut worm. Appétissant!



Mercredi 22 novembre 2017: Nous partons à 7h en chaloupe. Le soleil est radieux et l'immense jungle m'entoure. J'ai l'impression que la jungle commence à me délivrer ses secrets et sa splendeur. On arrête à un point pour marcher vers un lac-marécage, afin de voir l'oiseau Hoazin. On en profite pour manger la base des feuilles d'une plante et aussi l'intérieur du tronc d'un palm spiky. On voit des oiseaux dont le hornet screamer et le hoazin. On voit un jeune black caiman. En revenant au lodge, Manuel me laisse conduire la chaloupe.

En après-midi, je discute avec Manuel de notre future expédition de survie (3 nuits dans la jungle). Il me dit qu'on sera accompagné de Ginder (son cousin habitant le même village). Le guide me dit que l'expédition nous permettra peut-être d'aller jusqu'à 6-7 heures de distance du lodge, sur la blanco river. Manuel étant un habitant de la région, il calcule les distances en durée plutôt qu'en distance. Habituellement, peu de gens vont aussi loin sur la rivière, car la plupart reste proche de la Tahuayo river pour la pêche. Donc, j'ai appris une information importante pour la suite des choses, nous serons accompagnés d'un assistant.

Ensuite, nous partons voir les dauphins roses sur la rivière. En chemin, nous visitons le village de El Chino. Cette communauté est formé de 52 familles. La plupart des maisons entourent une cour de jeux. Certains jouent au soccer et au volleyball. Sur la rivière, nous voyons un paresseux accroché à un arbre sur la rive. Je saute me baigner dans la rivière. Bien que celle-ci soit un peu inquiétante (brune, profonde), il n'y a pas de raison justifié de l'éviter. De retour au lodge, la pluie est impressionnante.





Jeudi 23 novembre 2017: Je dors bien, mais mon cycle de sommeil est différent. Dans la jungle on se couche tôt et on se lève tôt (soleil se couche vers 18h et se lève vers 5h30). Je savais qu'il serait difficile de faire sécher mon linge en raison du taux d'humidité élevé, et j'ai pu m'en apercevoir dès ce matin.

Pour commencer la journée, nous partons faire une tyrolienne ("zipline") à une hauteur de 30 mètres dans la canopy de la jungle. Belle vue en haut. En après-midi, nous partons marcher la trail reliant le village de San Pedro et le village de El Chino. Cette trail est utilisé lorsque le niveau d'eau de la Blanco river devient trop bas pour naviguer entre les villages. En chemin, nous croisons un groupe de common squirrel monkey. On les poursuit un moment, pour les prendre en photo.









Vendredi 24 novembre 2017: Aujourd'hui c'est le départ de l'expédition de survie. Nous partons sans nourriture. Je n'ai pas trop d'inquiétudes puisque mon guide est un habitant de la région et a longtemps été chasseur. Nous remonterons la Blanco river vers sa source. En chemin, nous arrêtons à Frog Valley (terre privée). Au cours d'une marche, nous voyons des chauve-souris (vampire bats - appelés ainsi car elles peuvent se nourrir de sang) et des poison frogs (Biolat poison frog - mortelle si on les mangent, y toucher provoque un picotement). On reprend la rivière.

À un certain point, je vois un black agouti traverser la rivière. Manuel le capture à l'aide d'une lance. Je peux constater ses talents de chasseur. Le black agouti sera notre premier repas. Le niveau de la rivière est bon. Il n'y a pas trop de difficulté à naviguer pour le moment. Nous sentons que nous avons la chance avec nous. Cela donne confiance.

Plus tard, nous arrêtons pour préparer le black agouti. Nous prenons une douche dans la rivière. Pour la nuit, nous installons nos filets anti-moustique.

Fin de la partie 1. La suite bientôt.



HA Hasard85 Regular ·
La gentille petite grenouille Dendrobate photographiée est mortelle au toucher, ,, ,, elle servait à la fabrication des flèches empoisonnees
MY Myriam94 Regular ·
Bonjour Francis,

Merci pour ce retour 😀 j'attends la suite avec impatience.

Myriam
Myriam 😇

"Rester, c'est exister. Voyager, c'est vivre." Gustave Nadaud
UN Unwisen ·
Bonjour, merci de cette information. Vous m'avez fait douter, j'ai cherché une deuxième source. Je n'ai pu confirmer avec certitude en ligne. Cela prendrait plus de recherche.

UN Unwisen ·
Merci de suivre mon compte rendu 🙂
GI Giga ·
Très intéressant votre périple. Je vais au Perou à la mi-mars et cela me donne une bonne idée de l’environnement de ce pays... je continue de vous lire.
Giga "Les voyages entretiennent la jeunesse"
UN Unwisen ·
De retour avec la partie 2:

Samedi 25 novembre 2017: Nous reprenons la rivière. En cours de chemin, nous arrêtons à une ferme. Personne ne s'y trouve. Nous creusons la terre pour prendre des verres de terre qui servirons pour la pêche. Nous prendrons aussi quelques mangues et papayes tombées sur le sol. Et aussi un fruit appelé ice cream beans par mon guide. Parfois il fait soleil, parfois une légère pluie couvre le ciel. La rivière est beaucoup plus difficile à parcourir. De nombreux troncs et arbres tombés sur la rivière bloquent le chemin. Il faut régulièrement se pencher, se coucher et même parfois sortir la hache pour fendre des troncs d'arbres. Heureusement, notre assistant Ginder, dirige la chaloupe à moteur d'une main de maître. Sans lui, la progression aurait été beaucoup plus lente.

À 11h20, nous arrivons au campement de San Antonio (à la jonction de la rivière San Antonio). Celui-ci a été initialement bâti par notre guide. Toutefois, il a été reconstruit pour en faire un campement de chasseur. Il semble en assez bon état. Nous décidons de continuer sur la rivière pendant 1h30, avant de faire campement pour la nuit.

À 12h30, nous arrivons au campement de Corriante (à la jonction de la rivière Corriante). Ce campement a été bâti par notre assistant Ginder 6 mois auparavant. Nous nous installons et allons à la pêche. Ginder pêche 3 barracuda que nous mangerons pour souper. Lorsque nuit tombe, nous allons installer des lignes de pêche fixe. Nous observons un river oppossum et un caiman. Le ciel est magnifique.





Dimanche 26 novembre 2017: Nous décidons de commencer le retour et de passer la prochaine nuit au campement de San Antonio. Ce fut avec surprise que je vis de nouveaux arbres tombés après notre passage d'hier. Il est aussi impressionnant de voir les arbres poussés au dessus de la rivière. Régulièrement le feuillage des arbres s'entremêlent et se rejoignent au dessus de la rivière. Nous arrivons à San Antonio.

Manuel et Ginder pêchent 2 poissons-chat. Ce sera notre souper. Je n'ai toujours rien pêcher. Faut-il en déduire que je manque d'expérience ou de chance ? Je penche pour la deuxième option. La suite me donnera raison.

À San Antonio, nous décidons d'améliorer le camp en ajoutant du feuillage sur le toit pour l'imperméabiliser et en ajoutant des lattes de palmiers pour le plancher. Je suis impressionné par la technique pour extraire les lattes à partir du tronc des palmiers. Nous partons pour récolter de l'eau de water vines. Ginder grimpe avec aisance dans les arbres afin de couper le water vine à une plus grande hauteur. Manuel me montre comment abattre une espèce de palmier afin de récolter le coeur de palme. C'est un excellent légume avec lequel nous ferons une salade. Ma réserve d'eau est terminé et je commence à boire l'eau filtré de la rivière.







Lundi 27 novembre 2017: Nous décidons de revenir rapidement au lodge. Nous partons à 6h et arrivons au village de Diamante à 7h30. Nous mangeons le dernier poisson-chat que nous avions pêché. On repart à 9h30. Pendant le trajet, nous voyons rapidement deux tamarin monkey. Arrivé en face du village de San Pedro, nous voyons le woolly monkey. Celui-ci est un singe mâle domestique qui a été remis en liberté en même temps que sa femme et son enfant. Seul problème, il n'a jamais voulu embarquer dans le bateau pour le déplacement, donc il est resté près du village de San Pedro, tandis que sa femme et son enfant sont maintenant au centre de recherche (ARC)...

Je suis très satisfait de cette expédition. Les points forts ont été de visiter le village, de naviguer sur la Blanco river et d'améliorer le campement de San Antonio avec des matériaux de la jungle.







Mardi 28 novembre 2017: En matinée, je quitte le lodge principal pour aller au centre de recherche (ARC). Cela a pris 1h30. Ce centre de recherche est aussi bâti sur pilotis. Il est un peu moins gros que le lodge principal. La nourriture y est excellente. En après-midi, j'ai vu une famille de saki monkey et Dorita et son petit (femme et enfant du woolly monkey vu en face de San Pedro). Nous entendons une giant river otter, mais sans la voir.









Mercredi 29 novembre 2017: Le lendemain, nous partons à la pêche à 6h, puisque je n'ai toujours pas capture un poisson. Ce matin, j'ai pêché un poisson-chat à grande bouche. Ensuite, nous sommes allés pêché des petits poissons dans un étang. Les prises mordent à chaque lancer. Je capture un petit piranha.

En après-midi, nous allons marcher dans la trail en arrière du lodge. On voit furtivement un squirrel monkey et un capuchin monkey. Vers 17h, je participe à une courte partie de soccer improvisée avec les employées du centre de recherche.

Jeudi 30 novembre 2017: C'est la journée de l'expédition vers le lac Yarina. Départ à 7h et arrivé à 7h30. La marche durera entre 7h30 à 9h30. Nous voyons 2 caimans, des macaws, des hoazins et des camarans.

En après-midi, on amène le canot avec chaloupe à un terrain privé du centre de recherche. Ce terrain est une jungle innondée dans laquelle il est possible de circuler en canot entre les arbres. La lumière du soleil tombant à travers les arbres est magnifique. En sortant de cette jungle innondée, je reviens au centre de recherche en pagayant. En cours de trajet, nous entendons à plusieurs reprises le son du jaguar. Le guide dit qu'il est à peut-être 300 mètres. Impressionnant.













La suite bientôt dans la dernière partie.
UN Unwisen ·
Finalement, la dernière partie:

Vendredi 1 décembre 2017: 1 décembre, il est temps de quitter et de revenir à Iquitos et de reprendre un vol vers Lima. En passant, je prend quelques photos de la rivière Amazone.









Samedi 2 décembre 2017: Ayant une journée à Lima en attendant mon vol de retour, je visite le centre historique de Lima. Entre autre l'église de San Francisco et ses catacombes.





VP VP44 Regular ·
Super carnet : simple, avec de belles photos et une destination assez confidentielle. Merci !
UN Unwisen ·
Merci des compliments ! Je suis content qu'il vous plaise.

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