Discussions similar to: Tagine viande veau pruneaux plat gastronomique traditionnel marocain
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Les surprises gustatives du Maroc
Bonjour,

(J'ouvre cette discussion, suite à une observation devenue un hors sujet dans une autre discussion).

Nous sommes quelques internautes à avoir découvert le café "avec un goût bizarre" au Maroc. En effet les familles marocaines ajoutent parfois (souvent ?) des épices dans le café moulu : cardamone, gingembre, etc. Une fois passé l'effet de surprise, il semble que les palais européens (dont le mien) ont un peu de mal à apprécier ce mélange... D'après mon expérience, ce mélange se fait chez le marchand de café : il moud les grains avec des épices choisies par le client. ça se fait manifestement aux 4 coins du Maroc : j'en ai fait l'expérience à Bouarfa, à Casa, à Taroudannt. Malgré un grand choix de variété, les cafés marocains ressemblent surtout au "robusta" de nos supermarchés européens ; j'ai du mal à en trouver qui répondent à nos standards d'"arabica".

J'ai découvert au Maroc un autre mélange, bien plus heureux (et rien à voir avec le café) : carottes râpées-jus d'orange. j'ai bien aimé !

Et vous, avez-vous des impressions particulières à partager sur l'alimentation au Maroc ? Des expériences avec le 'café-épices' ?
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Viande de dromadaire au Maroc
J'ai souvent entendu dire que la viande de dromadaire entrait dans la composition de plats marocains. Je serai en avril au Maroc (Essaouira+Marrakech+Vallée du Drâa et Merzouga) et j'ai bon chercher dans les guides, je ne trouve aucun endroit ou manger cette viande. Quelqu'un connaitrai-t-il un endroit où je puisse la trouver ? Par avance, merci
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Chawarma
Bonjour à tous,

J'ai des amis qui sont partis au Maroc et ont goutté une spécialité. Le Chawarma et ils arrêtent pas d'en parler. C'est de la viande dans une sorte de wrap avec une sauce noire. Pourriez vous m'éclairer ???😐
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Retour de l'hôtel Tafoukt Club Lookea à Agadir
Bonjour

Nous venons tout juste de revenir de deux semaines de vacances à agadir

Nous étions mon mari et moi avec nos deux enfants âgés de 4 ans et 11 mois.

Nous avons séjourné au club lookéa : hôtel TAFOUKT

Je vais essayé de vous apporter le plus d'infos et si vous avez des qurstions, n'hésitez pas!!

Situation de l'hôtel : La plage est juste derrière l'hôtel (porte derrière pour y accéder), pas de route à traverser belle plage de plusieurs kilomètres avec du beau sable fin. Plage privée de l'hôtel pas très loin avec transat et parasol. Le coin est délimité, personne extérieur ne peut rentrer (notamment les gens qui vendent toutes sortes de choses).

tout au long de la bair, petits magasins et nombreux restau

Par contre, on peut voir des grues...car ils font une grande digue Le centre ville est à à peine 10min à pied, juste en face de l'hôtel.

L'hôtel est idéalement placé

Chambre : nous avions chambre familliale, donc chambre séparée et mon fils de 4 ans avait un lit dans le salon chambre équipée de tv, frigobaigoire balcon ou terasse (nous avions terrasse) la chambre était propre

rien à dire

repas :

repas plutôt varié, avec toutes sortes de tagine, viande grillé, gratins... Par contre pas de purée pour les plus petits et repas assez souvent épicé

Pour ce qui était des desserts, gâteaux secs ou mille-feuille..et fruits tous les jours (pastèque-melons-banane..)

J'ai regretté qu'il n'y est pas de yaourts..notamments pour les enfants et pas de fromage (mais pour le fromage je comprends c est super chèr là-bas)

Les yaourts, il n yen a n'a que le matin. par contre, on nous avez autorisé à en prendre le matin et emmener dans la chambre (pour les petits) bouteilles d'eau minérale ou pétillante ou vin en carafe (aucun problème pour prendre les bouteilles dans nos chambres)

le all exclusive était plutôt pas mal, je précise on ne boit pas d alcool alors on a pas testé

piscine

super propre, prêt de serviettes avec parasol et transat

discothèque

vraiment pas top, on dirait un sous-sol, aucune déco. mon mari qui aime bien sortir allait au bar fly.

animation

plutôt correct avec spectacle le soir vers 22h

mini-club

attention il est en travaux, alors le lieu d acceuil est dans une chambre. mon fils a adoré tous les jours ils faisaient soit piscine ou jeux à la plage il a adoré xavier le responsable

nosu avons aprécié l'omniprésence du directeur Luis, c'est rare de voir ça dans les clubs!!

côté pratique

nous avons souvent pris le taxi, fixer le prix dès le départ car ils ne mettent pas les compteurs le course en général côutait 20dhirams nous avons trouvé ce qu il fallait pour la petite au magasin marjane (filiale d'auchan) par contre c est super chère : paquet de lingette:6euros, petit pots: le double

voilà, je crois avoir presque tous dis.nous avons passé des super vacances et nous avons adoré le maroc!!
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Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie)
MARRAKECH, délices et délires de la Ville Rouge(1)

Toussaint à Paris, Bleu à Marrakech…La recette est à trois heures de Lyon( décalage horaire compris)… Vous quittez Lyon sous les brumes d’Automne avec un petit 10° et, trois heures après, vous débarquez au pays des mille et une nuits avec un 21° à 11 heures du soir…

Dommage que des milliers d’européens aient eu la même idée qu’Ulysse…du type de ces petits vieux distingués, pull bleu pâle pour lui, cachemire rose fushia pour elle, qui pestent contre la bureaucratie policière tatillonne et exemplaire, tout en grignotant insensiblement ma place dans la file d’attente…

Cà y est : il va pouvoir récupérer ses valises avant qu’on ne lui les vole…il marcherait presque sur Berthe, qu’il oublie au contrôle de police et qui crie : « Jean, Jean !! » attends moi »

Ulysse mentalement fait le calcul : la queue policière d’une demi-heure est l’équivalent de quatre cents kilomètres du Boeing 737-80 dont il vient de débarquer : péril de cette très belle et très fragile société de consommation où Berthe et Jean, pétris de certitudes et d’argent, viennent partager le soleil des marrakchi…

Heureusement, Ulysse a hâte de replonger dans cette ville où jusqu’à lors, il n’a fait que transiter : il choisira le plus pauvre des taxis, la voiture la plus brinquebalante dont les vitres n’ont plus d’usage, il ne négociera même pas le prix de nuit : touriste de base, il est, émerveillé de quitter ses petites misères européennes et de respirer si vite cette odeur d’Afrique qu’il n’a jamais quittée.

Rentrer dans Marrakech de nuit est un plaisir à nul autre pareil : Ulysse ouvre grand les yeux et respire une odeur d’Atlas, de désert et de fuel mélangés…
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Circuit organisé au Maroc
Bonjour,

Est ce que quelqu' un a déja fait un circuit organisé au Maroc? Si vous avez des infos merci de me les faire partager!

@+
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Villes à visiter entre Casablanca et Essaouira?
Bonjour à tous!

Début septembre, je pars au Maroc pour 1 semaine. Arrivée à Casablanca. On souhaiterait visiter quelques villes comme Taroudant et finir le séjour par Essaouira.

Je n'ai aucune notion du temps de trajet entre les villes, ni du moyen de transport que l'on va utiliser....

Pourriez vous me conseiller les bons coins (villes) à voir entre Casablanca et Essaouira, le tout en une semaine?

Merci d'avance pour réponses !
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Recherche des recettes de tajines
Salut a tous voila moi je recherche des rectte de tajines, mais les vrais (celle que l on pourraient manger au maroc ou tunisie etc) et cuisine de preference avec le vrais plat a tajine m merci
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Infos utiles sur le Maroc
Quelques petits conseils et adresses qui pourraient vous être utile pour un voyage au Maroc :

Hébergement Marrackeck Hotel Rainbow Prix : De 75 à 85 Dh pour les chambres en dortoir (65 dh sur le toit vivement recommandé l’été malgré que ça peut être un peut plus bruyant). Wifi gratuit Très bien accueilli par Ali avec un verre de thé. Il nous présente bien la ville et propose de bonnes excursions. L’auberge est très colorée et très jolie. Le petit déjeuné, compris dans le prix, est très bon, copieux et très varié, composé de pâtisserie Marocaine. Les sanitaires sont propres et spacieux. Adresse : 13 Derb Laadam . Pour y accédé aller sur la place Jemaa el Fna prendre la rue de la banque au premier carrefour prendre à gauche (sur le coin une parfumerie) prendre la première petite rue à gauche. Excursion dans le dessert http://www.tafraoutvoyage.com (Plusieurs excursions proposé) Départ Marrackech à destination de Zagora et son désert (prix 650 dh/pers). La route est un peu longue mais très jolie le chauffeur du mini bus s’arrête souvent pour profiter des points de vue sur l’Atlas. Pause à midi pour visité la Kasbah (Lieu très touristique où à été tourné plusieurs films notamment Gladiateur, prince of persia, …) (visite en supplément 20 dh). Arrivé à Zagora on monte sur les dromadaires pour une heure. Nous mangeons une tagine sous les tentes nomade installées dans le dessert ensuite nos guide jouent du djembé toute la soirée. Le lendemain retour vers Marrackeck. Taxi place Jemaa el Fna gare train : 20 dh. Train Casablanca Marrackech 3h 10 de voyage, prix 90dh en 2 eme classe et 150 dh en première classe. Nous avions 25 min de retard au départ de Cassa Voyageur. Joli paysage désertique entre les deux villes. Un train toute les 2 heures. Il peut y avoir du monde au guichet arrivé suffisamment tôt et attention au retour de la monnaie. Taxi Casa port Casa Voyageur : 15 dh. Casablanca hébergement Auberge jeunesse 6 place Ahmed-EL-Bidaoui Auberge sympa, bon accueil, chambre pas toujours très propre et déjeuné compris mais simple (Pain + confiture). Wifi gratuit Prix : 70DH en chambre commune, chambre double 150 ou triple 220 Camping Mohammedia Camping océan bleu, premier camping à l’entré de Mohammedia en venant de Rabat. Camping Calme et agréable sanitaire moyen (douche chaude à 10dh). Emplacement 75dh pour deux personnes, 15 dh personne supplémentaire. Wifi gratuit Hotel de Paris à Raba 139, avenue Hassan II Chambre de 3 personnes 230h sans pdj. Sanitaire dans la chambre, de propreté moyenne. Déco simple et chambre basic, très bon accueil et emplacement sécurisé pour les vélos. Kénitra Hotel du Commerce Rue Moulay Abdellah Hôtel simple bien situé en plein centre ville, les murs venaient d’être repeints. Prix 80 dh/pers douche chaude à l’étage 10dh. Pas très propre mais une bonne adresse pas cher. Manger à Kenitra Restaurant Champ Elyssé situé en dessous de l’hôtel du commerce, bonne accueil prix entre 40 et 60 dh pour tagine, grillade et poulet roti. Café Gentle Man en face de l’hôtel du commerce petit déjeune excellent entre 20 et 40 dh. Salle climatisé et Wifi gratuit. Hébergement Moulay-Bousselham Le jardin de Grabou, dans le village des pécheurs, fléché dès l’entrée du village. Chambre d’hôtes magnifiques entourée d’un jardin verdoyant. Chambre de 2 à 4 personnes de 250 à 450 dh petit déjeuné inclus. Sur le toit vue sur la lagune. Possibilité de repas complet pour 100 dh / pers. Grabou est très gentil et agréable malgré le fait qu’il se trompe dans le calcul des prix. Hébergement Larache Hôtel Espana chambre très propre spacieuse, climatisée avec tv et bain. Prix 330 dh chambre pour 3 personnes pas de pdj. Wifi gratuit. Adresse : 6 avenue Hassan 2. Emplacement sécurisé pour les vélos dans la cave. A voir à Larache Le départ de tout les bateaux de pêche au couché de soleil sur la mer. Manger à Larache Restaurant Commercial place de la Libération. Très bon marché repart entre 20 et 40dh pour tajine, grillade de poisson ou viande, … L’emplacement est agréable pour contemplé l’animation sur la place de la libération en fin de journée.

Hébergement Assilah

Rue Ibn khatib Rue peu connue, la maison se trouve près de Hammam. Christina’s house est une chambre d’hôte tenue par Christina une Anglaise et sa fille. La maison de type marocaine et très jolie, bien décoré et d’une propreté irréprochable. Vous avez la possibilité d’utilisé la petite cuisine au rez de chaussé ainsi que le bbq sur la magnifique terrasse avec transat fauteuil et douche. Prix 450 dh chambre pour 3 personnes avec sdb et pdj copieux. Wifi gratuit Hébergement Tanger The Melting Pot. Auberge de jeunesse privée située en plein centre de la médina http://meltingpothostels.com 3 Rue Tsouli. Possibilité d’utilisé la cuisine au dernier étage, un petit bar avec de la music se trouve sur la terrase. L’accueil est très bon. Les chambres sont petites mais confortable. Pas de place pour les vélos mais après négociation nous avons pu mettre nos deux vélos démonté dans la chambre. Douche chaude à chaque étage. Possibilité de garé la voiture ou les vélos dans l’hôtel à coté parking surveillé et gardé, prix raisonnable (hôtel continental). Wifi gratuit. Prix : 11€ en chambre commune et 35€ la double.
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Carnet de route, sud Maroc (avril 2011)
1er jour Hotel central casablanca Tres bien, pas forcément très bien entretenu, c’est dommage mais c’est propre, patron tres sympa bien qu’un peu rustre au premier abord. Petit déjeuner marocain nickel Dans le quartier, plein de bouis bouis pour manger, epiceries pour acheter de l’eau, du pain… Location de voiture chez jawacars. Logan neuve. Pas de problème. 23€/jour 2 eme jour Hotel toulousain : accueil bien mieux qu’il y a trois ans Toujours très propre. Wifi gratuite Attention, dans marrakech, zones bleues à parcmètres. C’est nouveau et ça coute 40 dhs le sabot…forcement on a testé ça aussi. Dejeuner chez bej gueni : compter 35 dhs les 250 g de viande – c pas cher et correct. On a aussi testé la gamine malade, essayé la clinique privée qui nous a renvoyé à un spécialiste, finalement on a trouvé un généraliste sur notre chemin quartier Majorelle : pas d’attente , nickel Coût d’une consultation : 80 dhs. Ca marche bien et c’est plus simple que l’hôpital que nous avons testé le surlendemain !!! Visite des jardins majorelle toujours aussi beaux. Cette fois ci on a essayé le mellah : souk dans son jus : peu de touristes et prix bien plus bas : babouches michelin : 100 dhs tout cousu collé et semelle en pneu Raz el hanout 20 dhs les 100g et un peu plus loin 10 dhs !! l’avantage ici c’est qu’on vous le broie à la demande : le mélange garde tout son parfum. Diner au Toubkal : pas de surprise, bien, pas cher du tout, salade offerte en entrée. Glace glacier Argana (éh oui, avant l’attentat !)

Jour 3 Depart 8h30 de marrakech Direction le tizi n test Arret à Tahanaoute pour une visite du souk hebdomadaire. Sympa Route de montagne étroite et dangereuse du fait des taxis qui roulent comme des malades !!! Repas à Ijoukak au gite Tigmmi n’tmazirte. (voir son site sinon 2ème numéro : 06 33 55 21 29) Appeler avant si vous voulez y manger au passage comme nous. Excellente adresse perdue au milieu de la montagne Tagine de poulet succulent, proprio adorable pratiquant un français parfait !! Difficile de repartir de cet endroit magique . poursuite de la route vers le col Visite de la mosquée de timnel du 12 eme s … superbe, en cours de restauration

Rencontre avec Mohammed qui parcourt le Maroc à la recherche de bijoux berberes anciens. Il nous ouvre ses sacs et présente plusieurs pièces magnifiques…. Sa passion est communicative !!! Il offre un petit bracelet en argent à Julie Direction Taroudant, premiers arganiers…avec leurs chèvres perchées Nous nous rendons au riad el aissi : superbe suite, gigantesque, avec tt le confort……. Dommage que la table ne soit pas à la hauteur. Heureusement j’ai fait bonne pioche : le tagine de chevreau aux feves était excellent.. miam

Jour 4 Souks de taroudant Difficile d’échapper aux guides. Je regrette le mellah de Marrakech où nous avons été tranquilles. Souk berbere, souk arabe, achats…… Dejeuner chez Nada .. très bien, terrasse agréable Palmeraie de Tiout Sympa, personne, pas un touriste. Nous faisons une grande balade dans la palmeraie avec un guide très sympa et deux ânes pour les enfants. Dîner au restaurant l’Agence : excellent, raffiné, service attentionné. Plats marocains, desserts à la française mais prix local. Probablement notre meilleur repas lors de ce voyage ; une adresse à retenir. Jour 5 Route pour tata par souk tleta de tagmoute Route magnifique. Accueil des gens extraordinaire dans les palmeraies. Magnifique palmeraie avec meule 10 km avant souk tleta tagmoute. Nous sommes invités à manger chez l’habitant mais avons déjà réservé à Tagmoute. La palmeraie de tagmoute est moins belle, moins verte. Au moulin, le type est très mal gracieux Déjeuner au restaurant hôtel camping chez karim et abdallah. Super accueil. Repas sympa. Ils sont en train d’agrandir et ont construit de mignonnes petites chambres avec sanitaires collectifs. 100 dhs la nuit. Nous passons aux grottes de Messalit. A part la rencontre sympathique avec des jeunes du coin venus pique-niquer, le lieu ne vaut pas forcément de s’y arrêter… seulement si l’on a le temps. Tata. Nous avons renoncé à aller voir l’horloge à eau d’agadir lehnna. Gens fort peu sympathiques dans tout le village. Même chose sur tata. On se sent de trop……… rien à voir avec les palmeraies précédentes. Nous nous posons à l’hôtel Renaissance. Accueil nickel, wifi, bon repas, mais chambres sales, problèmes de plomberie : odeurs, fuites…….. La pire adresse du séjour. Jour 5 Route pour Amtoudi. Route toute droite traversant le désert Arrêt à la palmeraie d’Akka Le détour indiqué dans le gdr est superbe. Nous faisons une pose au bord de l’oued où les femmes lavent le linge et les enfants se baignent et pêchent. Echanges de sourires, quelques mots avec les femmes mais la communication est difficile. Dejeuner à Itch : Borj Biramane. Auberge tenue par deux francais très sympathiques. Mieux vaut téléphoner avant pour déjeuner. Les lieux sont joliment décorés et très bien tenus. Sans aucun doute une très bonne adresse. Conseils sur la region Visite de la ville souterraine d’itch avec Abdellah (06 50 68 46 59). Nous passons un long moment avec ce jeune guide très sympathique, visite de l’ancienne mosquée, de la maison de son grand père puis thé dans sa propre maison. Je ne comprends pas que l’on ne parle pas plus de ce lieux dans les guides car la visite vaut le détour. Amtoudi : auberge amtoudi Propre, simple. Repas pantagruèlique Houssein, l’homme à tout faire de la maison est aux petits soins, adorable jusqu’au bout, il se pliera en 4 pour les clients de l’hôtel. On se sent comme chez soi. J’avais lu des avis sur l’auberge de George (on dirait le sud) et son accueil lunatique. Nous lui avons rendu visite et avons rencontré un homme fort sympathique. Randonnée à la journée pour les deux agadirs et les sources. Environ 12 km de marche dans un décor inoubliable…… un peu chemin de chèvre toutefois. Mais quelle récompense !!!! Pique nique aux sources et retour. Possibilité de se baigner dans une eau cristalline (pas fait… il ne faisait pas vraiment chaud) Nous quittons Houssein le lendemain direction Tighmert et sa palmeraie Jour 6 Passage par l’hôtel dar nomades Au cœur de la palmeraie, un havre de paix. Brahim nous accueille avec le thé de bienvenue. Chambres en pisé, une avec sdb privative. Superbe terrasse dominant la palmeraie. Cet endroit a tout d’un paradis. Visite de la kasbah caravenserail chez Abdou laabd. Il est possible d’y déjeuner avec lui d’un repas traditionnel. Appeler la veille (06 62 19 37 73). Abdou est un homme adorable, d’une grande gentillesse. Nous avons passé avec lui des moments extraordinaires… un grand souvenir. Le musée est riche de très nombreux objets de la vie quotidienne des nomades réunis depuis 35 ans par son cousin M. Taki. Dejeuner à la Villa Boujouf: à peine terminé cet endroit est magnifique. Certes, les prix ne sont pas les mêmes mais c’est à peine plus cher et l’effort architectural et décoratif valent le détour… très propre de surcroit et repas excellents. Nous y avons mangé deux fois. L’accueil de Mohammed et de sa famille qui s’occupent de cet endroit est très chaleureux. C’est magnifique. Journée 4x4. Même si je n’aime pas ce mode de tourisme, il est des cas où l’on a pas le choix. Le passage à la plage blanche en fait partie. Nous sommes donc allés à la plage blanche jusqu’à cap Aoreora. Fait demi tour à l’épave puis avons remonté l’oued aoreora. Nous ne somme pas montés au fort car la piste était trop cassante (dixit les guides ??)… dommage. Mais ce fut tout de même une journée magnifique riche en expériences (ensablement, rencontre avec une tortue de mer sur la plage) où les enfants ont pu voir des dunes à perte de vue. Il parait que c’est encore mieux après Tan Tan où il y a « la mer de sable ».

Jour 8 Route pour mirleft Arret à la cooperative de mizti. Une vraie cooperative, pas touristique avec des femmes souriantes qui nous montrent leur travail et nous font essayer. Impossible de casser ces satanées amandes avec le petit galet. Séance photos, achats…. Nous ratons la coopérative du cactus avant sidi ifni.

A sidi ifni , repas sur la place attenante au souk dans le premier resto à coté des wc publics. Super. Friture pour 35 dirhams. Propreté et produits frais. Quant à la quantité………… Poursuite de la route vers les arches naturelles de legzira. (surveillez le compteur, 10 km après sidi ifni) Superbe. On se sent tout petit sous ces arches où l’on voit les galets prêts à nous tomber sur la tête… encore de belles photos en perspective. Route pour Tiznit où nous avons rendez vous avec le patron de la Caravane des Twaregs (06 65 03 68 07) : fabriquant bijoutier. Attention aux rabatteurs qui vous emmèneront n’importe où. Aller place place ELMECHWAR devant le marché couvert des bijoux. Prendre la rue IMZILEN (les forgerons en Français) dans cette rue vous allez apercevoir une plaque CARAVANE DES TWAREGS à gauche. Suivre la petite rue jusqu à la fin . Des bijoux en argent pour tous les gouts dans sa boutique. Nous passons un moment agréable avec Mohammed. Un homme honnête qui ajuste ses prix en fonction de la qualité des métaux utilisés. Petits cadeaux pour toute la famille après les achats et le thé. A conseiller pour son honnêteté !!! Retour sur Mirleft où nous attend Damien à l’hôtel Albertih. Accueil jeune et sympa de l’équipe. Wifi. Repas excellent et pour la quantité…………… plus faim !!!!!. Chambres à la décoration soignée, très propres. Dommage que nous n’ayons fait que passer.

Jour 9 Route Mirleft casablanca La route de Mirleft à Agadir est vraiment interminable avec des camions et beaucoup de circulation. Puis autoroute d’Agadir à Marrakech puis Marrakech Casablanca (compter deux fois 2 h 30) Retour à l’hotel central Diner à la taverne du dauphin : prix un peu élevés par rapport à la prestation. Pas un souvenir impérissable…

Jour 13 Visite de la mosquée Hassan II : impressionnant. Prix : 120dhs adulte, moitié pour les enfants. C’est cher mais c’est vraiment impressionnant !! Visite du quartier des Habous : nous avons bien aimé, pas de solicitation dans le souk, quartier sympa. Repas dar sultan : on achète sa viande chez le boucher et on la fait cuire en face. Autant dire que l’on a mangé pour presque rien. Nous avons pris la viande là où il y avait le plus de marocains Dessert à la pâtisserie Bennis. Difficile à trouver sans demander. Mais les gens du quartier sont très sympas. Très bon gâteaux marocains (130 dhs le kg) Retour quartier de l’ancienne médina. Pour les achats, en dehors de la médina, dans la rue qui longe la médina en partant de la place des nations unies direction le port : à coté de l’hôtel Plaza, très grande boutique au numéro 8. Prix affichés en vitrine : la moitié de ceux de la médina. Petit cadeaux pour les enfants bien que peu avenants !!!!

Infos pratiques : Marakech Taroudant par tizi n’ test 5 heures Mirleft agadir : 2H Agadir Marrakech: 2H30 Marrakech Casablanca : 2H30 Peage agadir Casablanca : 150 dhs Peage Casablanca Marrakech : 105 dhs Pain : 1dh Eau entre 4,5 et 6 dhs mais jusqu’à 10 dhs Carburant : dans les 7,5 dhs le litre de diesel Loc voiture : 23€/jour sans clim Transfert aéroport de jour 250 dhs
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Coût de la vie pour un voyage sac à dos au Maroc?
Bonjour à tous, je me suis informé sur plusieurs sites internet sur les prix de différentes choses (hébergement, nourriture, transport), et ça varie beaucoup..! Donc je crois que demander à ceux qui y ont été ou qui y vivent de bien vouloir me renseigner. Je part pour 3-4 semaines au Maroc, je sais que je peux me trouver des hotels pour environ 10 euro pour une chambre double, vraie ? cependant, c'est au niveau de la nourriture et du transport ? peut-on manger pour 1-2 euro dans des restaurants locaux ou c'est trop peu cher payé ? Je me cherche un budget d'environ 20 euro par jour ? j'avais calculer 5 euro pour 2 repas, 10 euro pour2 pour une chambre, et 10 euro pour visiter et me déplacer ? je reviens d'Asie où tout est très abordable, donc je rêve peut-être un peu en couleur, à vous de me le dire ? Nous ne cherchons pas le confort, nous souhaitons vivre au rythme du pays, prendre les transports locaux, etc..

verdicte? :) merci
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Coût de la vie au Maroc?
Allo a tous!!

Je prévois faire un tour denviron un mois au maroc. Je suis étudiant et cherche vraiment ce qu'il y as de moin cher. Quels sont les prix pour une auberge de jeunesse? Le camping la-bas, ca existe? Les repas ca ressemble a quoi? Enfin... éclairez moi s'il vous plait, parce que j'ai lu des gens qui disaient que ca coutait environ 50-60 durham par nuit se loger et dautres dire que cetait plutot 40 euro... c'est pas la meme chose!!

Et finalement, s'il y a des québ.cois, un aller-retour québec-maroc ca ressemble a quoi??

Merci a tous!

Louif
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Anti-Atlas durant trois semaines: un super anti-stress...
Tout à une fin , me voilà de retour après trois semaines passées à parcourir les routes et chemins de l'Anti Atlas , à pied , en voiture , mais jamais ä mulet 😉

Pour tout dire j'hésitais sur ma destination , road trip ou non sur une grande partie du Maroc . Arrivee ä Marrakech , prise de la voiture chez Medloc et direction Ouarzazate où je suis descendue à l'hôtel Royal , simple mais propre et proche de la grande place où l'on peut dîner le soir en regardant jouer les enfants . L'hôtel , blindé , je me suis vite rendu compte que toute l'Europe etait en vacances et que je n'avait jamais vu autant de monde . Du coup direction'l'Anti Atlas quî est devenue au fil de mes voyages une de mes régions de prédilection , en espérant qu'il y aurait moins de monde que dans le triangle d'or : Dades, Togdha, Merzouga . Je ne l'ai pas regretté et en prenant quelques point de chutes pour rayonner en étoile avec la voiture j'ai passé de superbes vacances .

un constat

- Toutes les auberges avaient une clientèle bien supérieure en nombre qu'au mois de mai ou octobre date de mes séjours réguliers .

le temps

Trois semaines de soleil , pas une goutte de pluie , et surtout des températures douces entre 20 et 25 maximum quî m'ont permis de marcher , ce qui m'avait manqué en mai dernier vu la vague de chaleur qui s'était abattue durant mon sejour .

les rencontres

- j'ai fait de belles rencontres , couple de MRE venant de Hollande , de France ou d'Allemagne . Groupe de marocain retraités venant faire de la rando , sympa de voir se développer le tourisme chez les marocains . J'ai aussi eu l'occasion de rencontrer des forumeurs de VF qui m'ont reconnus et avec quî j'ai eu plaisir à échanger comme valalbi présente aussi sur le routard et Daguais quî intervient sur VF . De nombreuses autres rencontres sympa , et surtout plusieurs d'entre elles avec des marocains amoureux de leur pays et quî n'ont pas besoin d'être guide officiel pour vous décrire les oiseaux du pays , les chemins à prendre , les bonnes recettes et j'en passe . J'ai loupé Petitailla , dommage .

Les découvertes

Question hébergement j'ai enfin pu tester Espace Rando ä Taliouine que j'avais visité mais où il n'y avait jamais de place lorsque je passais , j'ai eu la dernière chambre libre avec sanitaire extérieur et Je n'ai pas regretté . Je dirais l'excellence , pas d'autres mots . L'accueil , la famille , la connaissance du terrain quî m'a permis de trouver des coins sympas et surtout ....la cuisine 😛😛😛 lä decouverte du Seffa ce vermicelle cuit à la vapeur avec une pointe de canelle et de sucre glace . Bref que du bonheur . J'y ai passé une nuit Apres Ouarzazate et deux nuits pour finir le séjour ... Pour les autres hebergements j'y reviendrais plus tard , j'ai aussi decouvert lä glauquitude , bien vite contre balancé par l'excellent accueil à " l'Ombre de l'Arganier " l'ancienne auberge " on dirait le Sud " ä Amtoudi . Lä aussi moment d'exception .

Bref , vous l'aurez compris je suis ravie , de Taliouine ä Tafraoute , de Tiznit ä Sidi Ifni , en passant par Guelminn, Assa , Icht , Amtoudi , Tata et Tagmoute , j'ai juste un mauvais souvenir d'hébergement . L'Anti Atlas est une region calme ou l'on ne se sent pas agressé par les rabatteurs ou autres , les souks sont tranquilles , les paysages sublimes , lä faune exceptionnelle . Pourvu que ça dure .

Une photo d'Espace Rando pour débuter ce carnet , situé dans l'ancienne Kasbah de Taliouine , bien décorée , c'est un endroit où les enfants peuvent jouer en paix , les adultes se reposer dans le patio en attendant la bonne cuisine du soir .

Super tagine , premiere fois que je mange de la viande avec plaisir au Maroc, ä découper à la petite cuillère , nombreux petit légumes , pain ä lä pierre , Seffa , un vrai délice , attention petit appétit s'abstenir , c'était pour une personne 😎

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Cuisine de rue et petits restaurants sympathiques à Fès
Bonjour,

Je serai à Fès pendant 4 jours début février.

Je suis plutôt amateur de cuisine de rue et de restos simples mais bon (en gros ce que certains appellent "authentique"). Mais après avoir pas mal cherché sur internet, je ne vois parler que de restaurants touristiques très standardisés avec les mêmes formules et trop adaptés au palais des touristes, ou alors des établissements un peu huppés. Je suppose que de tels endroits doivent bien exister à Fès, non? Si vous en savez un peu plus là-dessus, ou que vous avez des bons plans (de préférence avec des options végétariennes), je suis preneur.

Pareil si vous connaissez des endroits originaux à visiter, à découvrir, n'hésitez pas à partager !
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Aller voir le Maroc en petit camping-car
bonjour, tout le monde, j'ai pris ma pension 60 ans et donc avons envie d'aller au maroc en fevrier pour 2 mois mon mari c'est son reve , moi j'ai besoin d"etre un peu rassuree , si ont pourrais me donner quelques endroits, pas trop la foule- petit camping, ou du sauvage a la recontre des gens, du pays, des endroits super etc un peu de soleil car c'est fevrier et mars et avril, et aussi le chemin en espagne et endroit pour passer la nuit en campingcar nous interesse. j'espere que je ne vous demande pas de trop j'aime l'aventure mais un peu plus cool, je vous dis a bientot . je suis flamande donc il ya des fautes d'orthographe
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Retour de balade autour de Ouarzazate
Bonjour à tous Un petit compte-rendu rapide d'une ballade d'une dizaine de jours autour de Ouarzazate pour ceux qui prévoient d'y partir. En suivant des conseils trouvés sur le Forum, nous avons loué une voiture chez Medloc à notre arrivée à Marrakech : voiture impeccable, personnel super pro et serviable, un bonheur ! merci du tuyau, je confirme que c'est un très bon plan. J 1 : De Marrakech, nous avons franchi le col du Tichka puis, quelques kms plus loin, nous avons pris, sur la gauche, une petite piste direction Telouet : pas évident quand on n'a pas pu s'offrir un 4x4 (27 euros/jour pour une voiture normale, bien plus du double pour un 4x4 🙁) mais très faisable en roulant doucement, ce que je recommande car les paysages sont absolument magnifiques ! Arrêt déjeuner à Telouet et tagine mémorable sur la terrasse du Lion d'Or, juste à côté de la Kasbah, avec une jolie vue sur la campagne. Reprise de la route jusqu'à Ait Ben Haddou avec un arrêt à la mine de sel où les couleurs des collines environnantes sont fantastiques. Pour ceux qui connaissent, ça m'a fait penser aux paysages du côté de Salta dans la Cordillère des Andes en Argentine. Visite du ksar de Ait Ben Haddou en fin de journée, pratiquement pas de touristes et lumière magique. Nous avons dormi pour 500 DH en 1/2 pension à la Kasbah du Jardin : pas mal, bien situé à l'entrée du nouveau village avec vue sur les champs et le Ksar. Mais si j'y retourne, je choisirai plutôt la Maison d'hôtes Noufla qui se trouve à la sortie du village, qui doit avoir une vue imprenable sur le ksar et qui semble plus récente. J 2 : visite des studios de cinéma avant d'arriver à Ouarzazate ( pause café très agréable autour de la magnifique piscine de l'hôtel Oscar qui se trouve dans l'enceinte des studios) puis du musée du cinéma, qui se trouve en face de la Kasbah Taourirt à la sortie de Ouarzazate sur la route de Skoura. Départ pour la palmeraie de Skoura, déjeuner à la kasbah Ait Ben Morro (bof, un peu surfait...) et, gros regret du voyage, ne pas avoir prévu de déjeuner ou de dormir à la Kasbah historique Amridil qui a été joliment restaurée par les propriétaires, le père et le fils qui ont ouvert un petit resto et des chambres d'hôtes à 500 DH en 1/2 pension à l'intérieur même de la kasbah : non seulement ils sont très sympas mais, en plus, on aurait bien aimé pouvoir contribuer à la restauration de leur lieu extraordinaire. Pour ceux que ça intéresserait : www.espaceamridil.com Visite d'une petite distillerie d'eau de roses à l'entrée de Keela M'Gouna et route sur 10kms dans la vallée des roses jusqu'à la kashab Agoulzi et ses deux grandes terrasses surplombant sur l'oued avec vue sur la montagne. Accueil très sympa d'Arlette et de son équipe qui a improvisé un super concert après le couscous du soir ! www.kasbahagoulzi.com J 3 : alors que nous attendions voir des champs de roses à perte vue, nous apprenons qu'en fait les rosiers servent seulement de haies dans les vergers et que les fleurs sont cueillies très tôt le matin; mais la jolie route qui serpente dans la montagne jusqu'à Bou Tharar et au-delà dans de petites gorges nous fait vite oublier cette déconvenue. Retour sur Keela M'Gouna avec une pause déjeuner à la Kasbah Itrane qui offre un très beau point de vue sur la ville et ses environs, où nous avons été très gentiment accueillis mais où les chambres nous ont semblées sombres et vieillottes; suite de la ballade vers Boulmane Dadés et visite de la vallée du Dadès : nous avons trouvé que la campagne dans la partie de la vallée des roses autour de Bou Tharar avait infiniment plus de charme mais nous avons été impressionnés par les "doigts de singe" à Tamlalte et par la route en lacets qui grimpe ensuite dans les montagnes. Route vers Tinghir, arrêt pour la nuit juste avant les gorges du Todra dans un hôtel qui ne paye pas de mine vu de l'extérieur mais qui est très bien situé; le jardin ainsi que la piscine qui donnent sur la rivière et les montagnes sont très agréables, on y mange bien et le personnel est accueillant ( 600 DH/nuit en 1/2 pension) : www.lamazir.com J 4 : les gorges du Todra sont impressionnantes mais l'effet est un peu gâché par les cars de touristes et l'hôtel qui se trouvent à l'intérieur...par contre, après les gorges, la route qui va jusqu'à Tamtattouchte est absolument incroyable ! à faire absolument. En arrivant au village, prenez le temps de prendre un café ou de déjeuner à l'auberge Tafouyt et de discuter avec Moha, le patron, qui vous parlera de la vie, plutôt rude, dans les montagnes. J5 : départ pour Erfoud arrêt à l'entrée de la ville pour visiter Manar Marble et voir comment ils taillent les pierres contenant des fossiles, puis continuation sur Rissani et Merzouga. Nous trouvons un hôtel avec piscine situé au pied des dunes et d'où la vue sur les dunes est absolument extraordinaire car l'hôtel n'est pas entouré d'un haut mur de pisé, contrairement à la plupart des établissements du coin. Nous partons marcher dans les dunes puis nous regardons le coucher du soleil en sirotant un thé à la menthe. Il y a un point d'eau devant l'hôtel où se retrouvent tous les chameliers et d'où partent les caravanes qui se rendent dans les dunes, on ne bougerait plus de la terrasse de l'hôtel tellement c'est super ! Seul bémol, le personnel n'est pas très sympa, dommage car, sans cela, le lieu serait paradisiaque - www.kanzerremal.com J 6 : route jusqu'à Taouz où nous finissons (heureusement parce que c'était super et qu'on n'aurait jamais trouvé les pistes tous seuls !) par accepter la proposition d'un villageois de nous guider jusqu'à des tumulus et gravures du néolithique puis dans une mine, le tout dans un paysage désertique qui prend aux tripes - au retour, arrêt déjeuner chez Nora (super resto au milieu de nulle part) puis détente au bord de la piscine de l'hôtel et ballade à pied dans les dunes, fascinés par l'environnement du désert et les allers-retours des chameaux. J 7 : départ matinal pour la vallée du Drâa; pause café à Alnif et visite du magasin de Mohamed qui nous a un peu saoulés avec la vie des fossiles de trilobites; du coup, on a filé tout droit vers N'Koob où on s'est arrêtés déjeuner dans une kasbah magnifiquement restaurée avec un très joli jardin et d'où la vue sur les autres kasbahs était superbe. www.kasbahabaha.com Route à nouveau jusqu'à Tamnoulgate, un peu avant Agdz, où nous sommes arrivés juste à temps pour aller faire un tour dans la palmeraie et les vergers au coucher du soleil. Mention spéciale pour notre hôtel, la kasbah Itrane, dont la terrasse qui borde la grande piscine est littéralement dans la palmeraie et bénéficie d'une vue imprenable sur le ksar de Tamnoulgate et le fort. En plus, le personnel est très accueillant et les chambres confortables. Mention spéciale surtout pour le village de Tamnoulgate qui est un havre de paix dans un cadre magnifique et pour la petite ville d'Agdz et les cafés restaurants de la place principale où on peut choisir sa viande chez le boucher avant de la faire griller, tout en observant l'animation qui règne autour sur le marché. www.kasbahitranetamnoulgate.com Nous avons été déçus par la kasbah Caid Ali mais nous avons repéré une chambre d'hôtes qui est également dans la palmeraie et qui doit être bien agréable : le chant des palmiers.

De façon générale, attention sur les routes : elles sont très bonnes mais la police ne rigole pas sur les limitations de vitesse ( 60 et 80 kms/h en général) et ils ont des caméras; pour info, l'amende coûte 500 DH, on a même un copain qui a payé 700 DH car le passager à l'arrière n'avait pas sa ceinture... L'essence est assez chère ( plus de 10DH/litre) donc prévoir ça dans votre budget vu le nombre de kms de cette boucle autour de Ouarzazate. Quant aux repas, ils sont un peu monotones pour les 1/2 pensions : couscous ou tagines mais on a découvert (malheureusement trop tard) que la pratique du boucher/restaurateur était assez répandue, ce qui doit permettre de varier les plaisirs !

En espérant que ce compte-rendu vous sera utile, encore un grand merci à tous les forumistes qui nous ont aidé à préparer notre voyage 🙂🙂 Cordialement Bert

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Faire un voyage au Maroc avec un bébé: transports, repas du soir et dodo?
Bonjour à tous!

J'aimerais savoir si certains d'entre vous ont été au Maroc avec des enfants en bas-âge, et comment vous avez géré les transports avec eux.

Nous voulons faire un circuit, mais notre bb a 9 mois et nous ne voulons pas lui en faire plus que ce qu'il peut supporter.

À votre avis, si on change de lieu tous les 2 ou 3 jours, combien de temps de trajet peut on faire avec un bb de cet âge? Et avec quel mode de transport? Le train me parait le mieux adapté, mais tout le pays n'est pas desservi...

Notre petit garcon aura 9 mois lorsque nous serons au Maroc (départ dans 15 jours).

À la maison, il se couche généralement entre 19h et 20h. C'est pour nous l'horaire où nous dinons le soir.

Mais là au Maroc, je em demande comment nous allons pouvoir faire.

Car s'il dort nous ne pouvons pas le laisser seul dans la chambre d'hotel. Et si nous restons nous ne pourrons pas diner...

Est ce que vous avez des idées de comment gérer cette situation au mieux svp?

En fait, en vacances, nous sommes plutôt des couche (très) tôt, et des lève (très) tôt également... La question c'est de savoir si au Maroc on peut manger tôt. À partir de quelle heure peut on aller dans les restaurants? À partir de quelle heure est ce que les hôtels servent les repas du soir?

Merci de me faire partager vos expériences!!
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Où manger un très bon couscous à Marrakech?
Bonjour,

Nous partons une semaine à MARRAKECH au mois d'octobre et j'aurai aimé connaître l'adresse d'un restaurant où l'on mange un très bon couscous, un vrai de vrai. Ayant été très déçus l'an dernier en Tunisie par la nourriture, je profite de ce forum pour avoir des renseignements. En attendant, merci d'avance.

Cordialemlent
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Une semaine à Fes au Maroc: magnifique
🙂 bonjour, nous sommes allés une semaine à FES en mars et un mois après j'y pense encore ( surtout dans la grisaille parisienne).Merci aussi aux internautes qui nous ont bien conseillé pour le choix du logement: dar Lydie dans la médina et les restaurants.

C'était notre premier séjour au Maroc, décidé en 2 semaines après avoir hésité avec Marrakech mais décidément Fès nous inspirait plus.

Vol direct avec Royal Air Maroc, sans problème ( mais nourriture insipide comme dans tous les avions), à la sortie les agents tendent une rose aux femmes car c'est la journée internationale de la Femme, plutôt sympa comme attention.Dés la sortie de ce petit aéroport ( génial et très pratique les petites structures et puis mieux de marcher quelques mètres à la sortie de l'avion que de prendre un bus), on est ailleurs, des couleurs chaudes, ocres, une végétation méditerraneenne. Notre hôte avait réservé pour nous un taxi, ponctuel nous emmenant dans la médina.On a une première vision enchanteresse de cette "triple ville", ville moderne, ville royale et mellah, et en descendant la colline et longeant les remparts nord, la médina, à notre gauche les tombeaux mérinides et les collines agricoles.

Notre hôte nous attendait sur le parking, près de la pension Dalila, non loin des tanneries et heureusement car comment retrouver une adresse dans la médina ? Le Dar est tranquille, au fond d'une impasse, on nous invite à prendre à thé à la menthe sur la terrasse, à côté le voisin est envahi par une multitude d'oiseaux attiré par...des lanières de viande séchées !! une des spécialités culinaires de la Ville. On sympathise avec les propriétaires et un autre couple présent et on part faire une première petite ballade dans la médina munis de guides de voyage et d'un ouvrage édité par la ville de Fès et présentant les 6 circuits thématiques. Incroyable ce lacis de ruelles, de passages couverts, des détails de portes en bois de cèdre, des heurtoirs de porte finement ciselés............beaucoup de monde dans les rues, première approche, j'adore et en même temps j'ai envie de voir un horizon dégagé, on localise la poste, une boutique vendant des bouteilles d'eau ( 5 dihrams la bouteille).

Premier restaurant le soir qui vient juste d'ouvrir, et on commande une pastilla poulet: c'est délicieux !! ce restau va devenir un peu notre cantine et l'avantage c'est qu'on a même pu commander le matin pour le soir des plats qui ne figurait pas sur la carte comme le tagine aux artichauts, des keftas........ Bon je vous donnerai l'adresse plus tard car là je ne la retrouve pas ! menus à 80 dirhams.

Première nuit fraîche ( 3 degrés dehors)et appel du muezzzin ( j'aime bien), les autres nuits je ne l'entendrai plus car j'aurais enfin un vrai sommeil réparateur que je n'arrive pas à trouver en france). petit déj composé de délicieuses crêpes frites, gâteau de semoule et jus d'orange frais.

Dimanche, la médina est active, pas la ville nouvelle, le vendredi c'est le contraire. Donc on part visiter les tanneries puisque c'est à 5 min à pied: il faut rentrer dans la boutique ( ancien riad magnifique, hauts plafonds, stucs, zelliges): impressionnant ces cuves et ce travail de forçat !! l'effet des couleurs est fantastique, c'est bien du haut des magasins qu'on a la meilleure vue, ne pas faire comme un groupe de touristes qui s'est aventuré, en "bas"au risque d'être éclaboussé par la chaux et surtout de déranger les travailleurs.

ET PUIS UN CONSEIL DE BON SENS: parcourir la médina en bonnes chaussures fermés, un manteau mi-long et des chemises longues, c'est bien pratique face aux ânes (les pauvres) chargés de maintes charges dont les peaux et face aux déchets, crottins par terre, jamais en sandale.

Oups, faut que je reprenne le travail, je continue demain kajolka
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Enseigner à Rabat
Originaire de métropole, je suis prof des ecoles en guadeloupe depuis 4 ans. je souhaite demander une mutation pour le maroc pour la rentrée 2008. Mon mari (employé du trésor public) devra se mettre en disponibilité( à moins que l'ambassade lui propose un poste), et nous avons deux enfants ( 3 & 6 ans). Nous aimerions vivre à Rabat (car si mon mari a une offre ce sera dans cette ville) Après calcul, mon salaire là-bas (salaire de france + ISVL+maj fam) devrait atteindre les 2 200 euros. J'ai lu sur le forum tout et son contraire.

Avec cette somme, est-ce qu'une famille de 2 enfants peut vivre raisonnablement sans être obligé de compter à chaque fin de moi ses dirhams???

MERCI D'ECLAIRER MA LANTERNE 😉
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Beautiful stops and sites discovered in Morocco in March
In early March, full of carefree joy and happy to return to Morocco, we landed in Marrakech under the sun. We spent just one night in Marrakech at the Hôtel Toulousain, as we did on our previous trip. And we booked our 3 nights for the end of our trip, the second half of March... Ouch! Ouch! Ouch! But we’re not there yet...

Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley. We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us. The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level. We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!



A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.

Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!



We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there. First day full of promise!
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Période du ramadan au Maroc: ce qu'il faut faire ou ne pas faire
Bonjour à tous,

Je saurais en vacances à Marrakech pendant la période du Ramadan.

J'aimerais savoir comment çà se passe pendant le Ramadan

En tant que touriste la journée y'a des activités à faire la journée ou faut attendre le soir 😛, Pour manger au resto les horaires vont être décalé... Les visites des monuments...

Par contre à la tombée de nuit sa va être géniale je suppose, l'ambiance et l'atmosphère seront au RDV.

Merci j'attends vos conseils. Cordialement.
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Retour Maroc
Bonjour a tous,

Nous voici de retour du Maroc. Une fois de plus, ce voyage nous a ravis. Les Marocains sont toujours aussi amicaux et curieux de bavarder avec les etrangers. Les paysages sont incroyablement varies et epoustouflants de beaute.

Nous tenons a remercier ici les membres de VF qui nous ont aides a preparer notre itineraire, en particulier Trostang qui a bien voulu repondre a toutes nos questions et aussi ceux qui ne savent pas qu’ils nous ont aides car nous nous sommes contentes de “piocher” des informations dans leurs posts.



1) Anergui Le village d'Anergui se situe a 1400m d'altitude, en pays berbère. Les habitants sont aimables et pas stresses. Les montagnes environnantes sont majestueuses. L’hiver dernier a ete particulierement froid et le village est devenu inaccessible a 2 reprises en raison de la neige. Nous sommes tres bien accueillis au gite d’Hammou Chrifi et Hadda prepare de delicieux repas. Nous decidons de suivre une partie du chemin des gorges. Avant de partir, Hammou nous donne des oranges, des dattes et des figues sechees. Les gorges nous font grande impression. Quelques ponts precaires enjambent la riviere. Le lendemain, Hammou nous conduit tout en haut d’un petit village par des routes etroites et tortueuses et si pentues par endroits que le chauffeur est oblige de manoeuvrer dans les virages. Les paysages sont si beaux que nous ne trouvons pas de mots pour les decrire. Le jeudi, c’est le jour du souk aux animaux a Anergui, Les acheteurs examinent les bêtes. Vendeurs et acheteurs palabrent longuement avant de se mettre d’accord. A un endroit, on abat quelques moutons, puis quelqu'un les porte a la boucherie qui les debite en morceaux. Le fait qu’Anergui soit a l’ecart des grandes voies touristiques permet des contacts plus aises et authentiques avec les habitants.



2) Imilchil La route pour Imilchil traverse d'immenses vallées. Les paysages presentent beaucoup plus de pierres que de paturages. La vie est rude. Nous voyons des hommes travailler la terre avec des outils rudimentaires et des femmes laver le linge a la rivière ou transporter les récoltes a dos d’âne. Leur travail force le respect. Imilchil est a 2200m d’altitude et la fraicheur se fait bien sentir des que le soleil est couche. Le gite de Zaid Ouchaoua est bien indique. Zaid est un guide de montagne experimente. Des photographies sur les murs de son gite montrent les endroits ou il a emmene des touristes. Personnes sujettes au vertige, s’abstenir ! Nous nous contentons de marcher pres du lac d’Isli et de monter vers les bergeries. La vue est belle et les couleurs du lac changent constamment en fonction de la lumiere. Le soir, nous degustons un excellent repas compose d’une soupe marocaine, un tajine aux legumes et poulet, suivi d’un dessert de fruits avec du yaourt, tout cela prepare par la maitresse de maison. La famille de Zaid veille a offrir a ses hotes des mets savoureux et varies. Le lendemain, nous allons visiter le grand souk du samedi. En passant, nous photographions une cigogne qui a elu domicile sur le toit de la mosquee. Le marche aux animaux est en pleine effervescence. Les moutons sont regroupes par lots, tete beche Le marchandage ressemble a une activite sociale. Lorsque la vente est conclue, vendeurs et acheteurs se tapent dans la main en signe d’accord. Nous retournons au gite pour prendre conge de Zaid et de sa famille. Nous nous sommes sentis bienvenus chez lui.



3) gorges de Todghra et du Dades Nous passons par Tinerhir et Agoudal. Les paysages sont magnifiques, mineraux et, a l’inverse, verdoyants dans les oasis. Nous traversons des gues peu profonds causes par les recentes pluies. Apres Tamtattouchte, la route passe a travers des gorges splendides. En approchant des gorges de Todghra, nous croisons des grimpeurs qui escaladent les falaises. A l’arrivee, nous sommes horrifies par le nombre incroyable de visiteurs et de vehicules qui circulent et stationnent a cet endroit. Nous sommes le 1er mai et des Marocains venant de toutes les grandes villes du pays profitent de ce long week-end. Nous nous installons a l’hotel et attendons que les cars quittent l’endroit pour y retourner et admirer les gorges qui ne sont plus saturees de visiteurs. L’hotel qui se trouvait dans les gorges a ete ferme il y a quelque mois car un enorme rocher est tombe sur l’etablissement, heureusement inoccupe. Apres Boulmane du Dades, nous prenons la direction des gorges du Dades. Passe les premiers villages, la route comporte de nombreux lacets tres serres par endroits et nous observons le cours du Dades dans des gorges vraiment encaissees. Nous faisons demi tour peu après .



4) la vallee des roses Des membres de VF nous avaient prevenus que l’on ne voit pas de roses au bord de la route de la vallee des roses. Et c’est vrai. Nous nous arretons a Bouthaghar et demandons a l’hotelier de nous montrer ou se trouvent les roses. Sa fille Mariam nous conduit sur de petits sentiers. Les rosiers sont dissemines un peu partout dans les jardins. Il n’y a qu’une seule variete de roses et elles sont incroyablement parfumees. Apres recolte, les femmes sechent les fleurs sur leur terrasse pendant environ 5 jours. Puis elles les vendent aux usines de Kelaa M’Gouna ou les roses seront transformees en savons, crèmes ou autres produits de beaute. Le lendemain, nous faisons l’excursion des gorges d’Agouti. Nous devons longer les gorges vers l’aval. En chemin, nous croisons des villageois qui chevauchent des anes ou se deplacent simplement a pied. Cette promenade nous permet d’observer la vie des Berberes du coin qui cultivent leur jardin ou vaquent a leurs occupations. Ensuite, le sentier traverse des villages puis descend vers une grande Kasbah. La route est tout pres et c’est sur le goudron que nous rejoignons Bouthaghar. Le soir, nous goutons un delicieux tajine a la viande de chevre sur la terrasse de l’hotel Awayou. La viande est tres bonne car les chevres cavalent beaucoup pour trouver leur nourriture. Le gout des legumes est auhentique. Le productivisme n’a heureusement pas encore passé par la. Pour le dessert, on nous sert des tranches de melon rafraichissantes. Nous aimons profiter de la fraicheur sur la terrasse et decidons que ces instants meritent a eux seuls un deplacement au Maroc.



5) Zagora, Foum Zguid, Tata, Ingherm Nous avions passé par ces agglomerations lors de notre derniere visite. A cette epoque, la route entre Zagora et Foum Zguid etait en construction. Nous avions rencontre plusieurs bergers qui gardaient leurs troupeaux qui nous demandaient de l’eau. Aujourd’hui, tout est different. La route est entierement goudronnee et les nomades se deplacent en camionnette ou en voiture. Les bergers partent a la recherche de leurs dromadaires a moto. Apres Tata, les paysages sont sauvages et arides. Les oueds sont a sec. Nous arrivons a Ingherm et le seul hotel restaurant du village est plein a craquer car ce soir il y a les demi finales de football a la television. Le restaurant possede un ecran plat et a installe des chaises pour les nombreux aficionados. Nous constatons une fois de plus a quel point les Marocains sont fans de football.

6) Tafraoute Nous partons tot pour Tafraoute. Les roches rouges sculptees par le vent sont d’une beaute a couper le souffle. Des paysannes cueillent des epis qu’elles emportent sur leur dos. Des bergers gardent leurs troupeaux. Nous decidons de nous rendre aux gorges d’Ait Mansour. La route est goudronnee, mais tres etroite et en lacets. Les gorges sont bordees de palmiers de chaque cote de la route si bien qu’il est difficile de prendre un cliché permettant de voir a la fois les gorges et la palmeraie. Nous retournons a Tafraoute par un autre chemin. La route a du etre goudronnee un jour, mais les intemperies et les chutes de pierres l’ont bien abimee. La partie la plus difficile est le passage des oueds car la, il n’y a plus de route du tout, mais seulement un amoncellement de cailloux de tailles et de formes plus ou moins regulieres.

7) Sidi Ifni Nous aimons beaucoup Sidi Ifni. Son architecture hispanique, ses jardins, ses terrasses surplombant la mer, son batiment en forme de navire; tout cela contribue a son charme. Nous prenons vite l’habitude de flaner, bavarder, nous promener sur la plage ou deguster des sardines grillees au marche, une sorte de douceur de vivre hispano-marocaine.. La ville a ete victime de graves inondations l’an dernier et les degats sont encore bien visibles. Le patron de l’hotel Ait Baamrane nous montre une photo de son etablissement entoure d’eau, comme si c’etait une ile. Impressionnant ! Nous faisons une petite visite a la plage de Legzira et sa grande arche. Le brouillard cotier dure assez longtemps car les journees sont tres chaudes. C’est ce brouillard qui rend la temperature diurne supportable.



8) Agadir Une vague de chaleur caniculaire deferle sur Agadir (plus de 50degC) et nous sommes tres heureux de frequenter la plage. La promenade est bordee de nombreux hotels et va jusqu’a la marina. Tout le bord de mer est accessible a tous et les Marocains s’y rendent en famille. Les enfants font trempette sous la surveillance de leurs parents pendant que les jeunes jouent au ballon. Nous nous rendons au souk qui est tres etendu et achetons des fruits, des amandes, du miel ainsi que quelques souvenirs. Le jour suivant, nous prenons la route pour les cascades d’Immouzer via la vallee du Paradis, l’une des plus importantes chutes d’eau d’apres notre guide de voyage. Cette vallee au nord d’Agadir est bordee de lauriers roses. Il reste un peu d’eau dans la riviere et, par endroits, les villageois installent des tables, chaises et parasols dans l’oued. Le lieu est agreable et reposant. Nous poursuivons jusqu’aux cascades, malheureusement il n’y a plus de chute d’eau du tout. Un peu decus, nous savourons un the a la menthe dans un cafe et retournons a Agadir par un autre itineraire.



9) Taroudant

Ce qui nous plait a Taroudant, en plus des magnifiques remparts qui entourent la ville, c’est le grand souk du dimanche matin. Les chevres et les moutons du marche aux animaux sont entraves par 3 pattes, donc ils ne peuvent se deplacer. Un marchand de bourricots grimpe sur ses anes et les fait avancer sans doute pour prouver qu’ils sont bien vaillants, exactement comme on pourrait essayer une voiture avant de l’acheter. Un peu plus loin, nous observons des vendeurs derriere leurs montagnes de fruits et legumes artistiquement disposes. Nous photographions sans que les commercants ne montrent de desapprobation, au contraire, certains prennent la pose. Sur la place centrale a l’interieur des remparts, des musiciens Chleuhs jouent d’un instrument a une corde accompagnes par des tambourins. Ils content une histoire que nous ne comprenons pas, mais qui passionne manifestement l’assistance. Nous observons aussi des montreurs de serpents, des bonimenteurs de toutes sortes et des joueurs d’un genre de bonneteau.







10) Lac de barrage de Ouirgane - Marrakech Nous prenons le chemin du retour via le Tizi n Test. Nous admirons le decor grandiose de ce col repute. Des apiculteurs ont installe des ruchers. Un nombre important d’arganiers a ete plante. Les arbres semblent “tenir” la montagne.

Nous faisons un arret pour visiter la mosquee de Tinmel qui date de l’epoque des Almohades. La mosquee, richement decoree, est classee monument historique. Sa renovation est en cours, notamment le toit qui doit etre entierement refait en bois de cedre.



Nous ne souhaitons pas aller jusqu’a Marrakech aujourd’hui et nous arretons dans un hotel tout pres du lac de barrage de Ouirgane. Nous voulons encore profiter de la serenite et de la disposition a la bonne humeur marocaines avant d’arriver a Marrakech. L’hotelier nous reserve un tres bon accueil. Le repas du soir est delicieux et servi sur la terrasse. Un soin tout particulier est apporte a la presentation : table basse, coussins pour etre confortablement installes, fleurs et petales de fleurs decorent notre assiette. Nous remercions notre hote pour ses efforts. Le lendemain, nous partons pour Marrakech, la commerciale, la frenetique avec sa circulation chahotique et stressante. Marrakech est le lieu d’arrivee des compagnies aeriennes low cost. Nous preferons de loin le Maroc convivial et bon enfant que nous avons cotoye tout au long de ce voyage

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Premières traces atlastiques
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.

VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya

Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.

A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.

A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.

Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.

Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.

Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.

Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.

Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.

Maison de la famille Fouzal.

La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.

Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.

Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.

Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.

Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.

Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.

C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.

Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.

Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?

La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !

Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .

« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».

Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.

Ce qui était dit devait être fait.

Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...

TAGHIA

Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.

C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.

Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.

C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.

J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.

Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du d��part. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.

Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !

Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.

Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,

Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.

D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.

Jbel Timghazine

Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.

Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.

Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?

J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !

J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !

En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,

Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.

J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !

Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !

Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.

Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !

Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …

Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !

Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.

D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.

Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !

Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.

- Salamaleikoum.

- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?

Tilla taghbalout ? »

Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.

Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.

Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.

Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.

Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.

Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !

Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.

Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.

Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.

Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !

Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.

Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.

Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.

Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.

La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.

Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?

L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.

J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !

Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.

Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …

Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.

AQQA N’WAROUGHOULT

Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.

Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...

Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.

Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !

Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !

Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.

Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.

J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !

Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.

A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !

Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.

Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.

OUSSIKIS

Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…

Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.

Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.

La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.

Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter

Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.

Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.

De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.

Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.

Si j’avais …

Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.

Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.

Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.

Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.

Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.

A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !

« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !

Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.

Marrakech

J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?

Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.

Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?

Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.

Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.

A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.

Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.

Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.

J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.

C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
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Rencontre avec les Berbères dans le Haut-Atlas Marocain
RENCONTRE AVEC LES BERBERES😎 Ce voyage est organisé pour me vider la tête, me ressourcer, me rétablir de ma rupture. J’espère quitter le Maroc ayant fait mon deuil en bouclant le circuit (jargon de globe-trotter): la boucle de mon amour fini. Je choisi le Haut Atlas pour ses paysages grandioses; je sais que ça m’aidera. Un petit mot sur les Berbères. Ils sont marocains mais pas Arabes et sont vexés si on dit qu‘ils sont Arabes.. En fait, ils occupaient le Maroc bien avant les Arabes venus d’Arabie, etc… Ils parlent Berbère mais connaissent l’Arabe car ce n’est que depuis deux ans que le Berbère est permis à l’école. Ils sont accueillants mais toutefois, toujours un peu intéressés…. je crois moins que l’arabe. C’est mon avis personnel; mais comme partout, Il y a des biens et des moins biens. Lundi 6 mai A 17 heures, j’arrive à MARRAKECH, ville que je connais bien et que j’aime. Ce ne sera pas la dernière fois que j’y viendrais même si le circuit de l’amour est bouclé. Je me rends à l’hôtel Ali pour changer mes devises avant de faire mon apparition à l’hôtel Faouzi où j’ai mes petites habitudes; l’accueil est chaleureux et les chambres propres. Je mange sur la grand place avant de me plonger dans un sommeil profond. Mardi 7 mai Je parcours la rue des Princes pour aller déjeuner à mon café habituel. Puis, je prends un bus pour aller à Supratours réserver un billet de bus pour Skoura. On me dit qu’il n’y a pas d’arrêt là; je partirai donc avec CTM. J’achète mon billet à 90 dirhams (9€). Un seul départ à 7H30 du matin. Ceci étant fait, je me balade à Bab Doukala espérant trouver un coordonier pour réparer mes baskets. Le travail est fait pour 30 dirhams. En attendant, je bois un thé à la menthe. Après avoir récupéré mes baskets, je rentre à pied par la médina. De nouvelles échoppes sont apparues, d’autres ont disparu. J’achète de l’huile d’argan pour hydrater ma peau. Il fait très chaud. Après-midi, je fais un hammam de haute qualité et un massage chez Didi où je vais chaque fois. J’ai organisé une rencontre OVS au café l’Atlas à 18H. Je sors du massage et file direct vers le bus pour me rendre à mon lieu de rencontre. Nous sommes cinq: deux françaises vivant à Marrakech, une marocaine, un marocain de Casa et moi la belge. Après la rencontre, je vais boire seule une bière à l’intérieur. A cet instant, je me rends compte que c’est là que j’ai bu pour la première fois une bière avec Alain. Est-ce un hasard? Là aussi, je clôture… Je n’y retournerai plus. Je finis la journée sur la place animée; je mange du mouton et bois un thé aux épices. Mercredi 8 mai Debout à 5H45. Je prends un taxi pour CTM; en bus, il y a un bout de chemin à pied. Je déjeune à la gare. Départ à 7H30. Assise à côté d’un vieux monsieur, il me raconte plein de choses intéressantes sur la région de Skoura. J’ai oublié les 3/4. C’est trop à la fois. Je dois écrire pour retenir. Il rentrait après une opération du cœur à Rabat. Arrivée à SKOURA à 13H. J’appelle le proprio de la kasbah la Datte d’Or, qui vient me chercher. C’est une bonne petite adresse mais je pensais qu’elle se trouvait dans la palmeraie mais elle est dans le village. Je me détend dans ma chambre jusque 16H. Puis, je me force à sortir sous le soleil de plomb. Je me lance dans la première partie de la palmeraie. Je longe un chemin pierreux sous la chaleur étouffante avant de bifurquer vers un sentier au bout duquel j’analyse la texture d’une vieille kasbah en ruine; c’est du pisé soit de la terre, du foin et quelques pierres par ci par là; le tout mélangé faisait tenir les mille et une kasbahs de la vallée du Dadès! Je continue à aller et venir, me perdant dans la palmeraie sans perdre de vue le plan dans ma tête afin de ne pas m’éloigner trop. Après deux heures, je fais une pause méditative avant de rebrousser chemin pour rentrer sous le soleil plombant. Après la douche, je descends me détendre au jardin en sirotant un thé à la menthe et attendant le repas du soir qui sera une tagine maison copieuse et délicieuse. Le personnel n’est pas très souriant; c’est dommage… Jeudi 9 mai Ce matin, je compte aller marcher dans la grande palmeraie mais Abdel, le patron du gîte, demande à un jeune couple si je peux les accompagner aux gorges Sidi Flat. Je suis un peu gênée mais le courant passe et nous partons vers 10H. Après un chemin de piste, nous entamons une descente à pied vers les petites mais jolies gorges décorées au passage par des lauriers roses. Les semelles de mes baskets sont lisses; je fais attention de ne pas glisser. Boum! je m’étale m’éraflant le genou. Profitant que le couple pousse un peu plus loin que moi la randonnée, je me baigne dans la rivière limpide; je n’ai pas de maillot; je me déshabille discrètement et suis nue sous mon paréo. Mais, il n’y a pas une âme aux alentours. Le courant de la rivière est très fort; je me régale mais j‘ai du mal à résister car je me fais emporter. J’ai beaucoup de difficultés à rejoindre la berge sous l’œil attentif mais lointain du jeune couple qui vient me chercher ayant trouvé un coin d’ombre sur les rochers volcaïques. On y pic nique puis on se repose. La détente est assurée; nous sommes tous trois en osmose, profitant du silence et du paysage, piquant un petit somme. Le pire est le démarrage car le soleil plus brûlant que jamais. Après une heure de marche, on retrouve la voiture plutôt dire le sauna roulant. Quelle belle aventure! Au retour, nous passons dans un village berbère authentique puis prenons la piste durant dix kilomètres. A plusieurs reprises, nous voyons des lézards énormes de couleur jaune-vert-orange: magnifiques; difficile à photographier car ils se sauvent après nous avoir narguer. Ils mordent si on les ennuie et ne lâchent pas leur proie… Le soir, nous mangeons ensemble un copieux couscous. Vendredi 10 mai Je pense repartir avec le bus CTM mais à cause du festival des roses, il est complet. Je prends un taxi collectif qui m’emmène en 1 heure à EL KEELA EL GOUNA. Un cousin de Youssef, proprio de la kasbah, vient me chercher avec un ami. Nous mangeons une tagine, faisons des achats de produits de roses avant d’arriver à la Kasbah AMNAY à 26 km. C’est la vallée des roses à BOUTAGHAR. L’endroit est magnifique. C’est le calme que je voulais, vraiment l’endroit recherché. Je suis seule dans l’établissement. Le paradis. L’accueil est chaleureux. Samedi 11 mai A 11H, départ pour un circuit pédestre de 4H dans la vallée des roses accompagnée d’un guide de fortune. Il n’y a pas de mots assez forts pour dire combien c’est beau. Je suis fatiguée mais vraiment heureuse d’avoir fait cette marche de dix kilomètres. J’ai vu des roses mais pas trop toutefois en cet endroit, beaucoup de figuiers, des amandiers, des hautes vignes, des dames lavant leur linge dans la rivière. J’ai joué au funambule pour passer le pont qui n’était qu’un fin tronc d’arbre. Cette rando m’a vidé la tête pour faire place au plaisir des yeux au milieu de cette vallée entourée de montagnes. J'ai des piqûres de puces ou de moustiques! Je descends au jardin et rencontre un pharmacien d’El Keela venu se relaxer fuyant le festival surpeuplé. Il a amené des bières, m’en propose, j’accepte volontiers. Nous soupons avec Hassan, maître des lieux. Dernière soirée dans cet Eden. J’ai promis d’y revenir au retour!!! Hassan est content!!!! Dimanche 12 mai C’est la fête des mères en Belgique. Je téléphone à maman qui me dit qu’il fait froid. je vais déjeuner sur la terrasse où là, il fait bien chaud. Je me relaxe sur les pierres et m’endors un moment. C’est le départ. Le pharmacien m’emmène à mon nouveau hôtel. En passant par El Kelaa m'Gouna où il fait bondé, j’achète des produits de soin à base de roses. Je suis maintenant dans la vallée du Dadès dans le douar (village) de TAZAKHT à 30 Km. Je ne suis plus au calme; l’hôtel Mandar Saghrou Tazakht est situé le long de la seule route qui relie Ouarzazate à Errachidia. Fin d’après-midi, Hassan me rejoind avec un cousin pour faire un petit tour dans les champs remplis de roses. Je mange une tagine pas trop bonne dans ma chambre... pas marrant ça... Journée pas très enrichissante… Fatigue de hier et retour au bruit… Lundi 13 mai Hassan qui est de cette région vient me chercher pour visiter les champs; il connait tous les détours par cœur; c’est là qu’il a grandi. Seule je me serais perdue ou je n’y serais pas allée. Au cours de ma balade de 3H, je vois de nombreuses roses, assiste à la cueillette et à la pesée. Lorsque les femmes ont ramassé les roses, elles les portent à un peseur qui les payera 13 dirhams (1,3€) le kilo…. Celles-ci sont envoyées en usine pour extraire l‘huile essentielle qui sera exportée à l‘étranger pour y faire des parfums de qualité. Les produits faits à El Keela m’Gouna sont fait par de petits industriels et n‘ont aucun label de qualité d‘où le prix attractif. Aux champs, les femmes cueillent les roses, arrachent les herbes dans le blé et les hommes chargent les ânes et les mules. Hassan me fait voir le cimetière juif puis m’emmène dans sa famille manger la tagine. Les femmes m’offrent des roses séchées qui arrivent chez moi en état de poudre... Ben oui 😠 quoi, après un circuit d'un mois... Son frère est instituteur comme lui l’a été ainsi que leur père. L’école se trouve à côté de la maison. Je suis invitée à m’y rendre. Surprise en passant la tenture de l’école, les 25 élèves se lèvent et chantent pour moi. Gros moment d’émotion car je n'ai jamais eu droit à un tel privilège😄 . Ils comptent en français, récitent l’alphabet sous l’œil vigilant du prof. J’achète 25 gâteaux et du fanta à boutique voisine. C’est la fête pour eux. Moi, je me remets de mes émotions. Je vais en ville où le calme est revenu vu que le festival est terminé. J'y visite l’usine de roses, achète de l’eau de rose. Il y avait ici une terrible prison qui renfermait les hommes ayant des opinions opposées au roi Hassan II. Les prisonniers vivaient dans le noir, étaient piqués des scorpions, ne savaient la date que de festival en festival. Les pratiques étaient austères. Quand le roi fut questionné par une journaliste d’Algésiras, il s’est contenté d’allumer son cigare et répondre: madame, ici c’est la capitale de la rose… Petit tour à la rivière puis retour à l’hôtel. Journée bien remplie... Mardi 14 mai Départ pour la vallée du Dades, gîte des Jardins de Dades à 6 km de BOUMALNE. Très mauvaise adresse; le personnel est glacial, le matelas dur, la nourriture infecte. Hassan a décidé de ne pas me quitter!!! nous marchons 3 H en passant par le village et en montant voir l’autre côté de la montagne… Je suis fière de moi quand même. Quand Hassan part, je continue à vagabonder dans les champs avant de rejoindre l’auberge. A ce moment, Je ne compte pas faire les gorges car déjà faites avant. Mercredi 15 mai J’ai très mal dormi sur ce matelas dur comme une planche. Départ pour la maison d’hôte Valentine dans les gorges de Thodra. J’attends un taxi devant l’auberge mais ce sont des français qui finalement me chargeront jusqu’à Boumalne. De là, je prends le bus local pour TINGHIR. Le paysage tout au long de la route est magnifique. Dans la ville, je prends un taxi collectif pour les gorges de Toudra. A la maison d’hôte, je refuse la chambre trop petite et fenêtre très haut placée. Karim me transfère. Après un bref repos, je mets mes chaussures de marche et direction les gorges. 4 H parmi ce décor féérique. Je les trouve plus jolies que celles de Dades. On me propose de faire le tour de la montagne pour voir les nomades. Trop dur… Je refuse... Je fais une balade dans les gorges d’une splendeur inexplicable. Beauté à l’état pur! Le soir, après la tagine, je bois du vin à la terrasse avec Aissam sous le ciel étoilé.Jeudi 16 mai Après une courte nuit, je vais me promener dans la palmeraie avec Aissam qui me guidera. Heureusement, seule je n’aurais pas pu faire ce que j’ai fait. Par de petits chemins qui n’en sont pas, en fait, j’arrive à la source des poissons sacrés. On fait du stop pour rentrer. Après-midi, je pars seule refaire les gorges, toujours émerveillée… Vendredi 17 mai Je pars à IMILCHIL, ville où les fiancés se marient tous ensemble lors d’un grand festival en septembre. On les marie en 3 min du moment qu’ils ont leurs papiers. Je compte aller en bus mais Aissam veut m’accompagner et trouve une voiture. Je me laisse séduire par la proposition qui finalement je regrette car ce n’était prévu dans mon budget. Mais bon, l’erreur est humaine… Avant de partir, je rejoins la rivière par les jardins de la palmeraie jusqu’aux gorges. Départ à 2H. La vue tout le long du chemin est spectaculaire. Des montagnes à perdre de vue, des petits villages d‘un autre monde... Après 2H30, arrivée à Imilchil. Il y a deux lacs: selon une légende, il y a le lac de la femme et celui de l‘homme. On voit le premier mais le lac de l’homme doit se faire à pied ou en 4/4. Sous réserve: propos d‘Aissam…donc on ne le fait pas...😠 trop froid et vent. Aissam propose qu’on loge à TAMTATOUCHE (19 km des gorges) à l’auberge des Amis. Confort au rendez-vous; le prix aussi!!!! Samedi 18 mai Je retourne à BOUMALNE et décide finalement de faire les gorges du DADES pour voir la différence avec celles de TOUDRA. Après un conflit avec Aissam qui me réclame plus d‘argent que prévu (qu'il n'aura pas bien entendu), j’embarque dans un taxi collectif pour Boumalne puis dans un second pour arriver aux gorges. Je tente l’auberge TISSADRINE. Je suis bien accueillie et le prix me convient. Je me repose un peu puis prend la route vers le col; j’abandonne vite et continue en stop. J’arrive au bord de l’oued; j’y étais déjà venue il y a 2 ans avec une copine canadienne. J’admire l’endroit majestueux et me lance alors le défit de retourner à pied: 7 km avec des difficultés et route en lacets. Je m’arrête régulièrement pour ne fatiguer ni le cœur ni les pieds. Je fais de nombreux arrêts, VIVE le plaisir de voyager seule… Malgré qu’on propose de m’emmener, je refuse et continue ma randonnée. Je suis fière de moi; j’ai gagné le défit. Je dors la nuit comme un bébé. Dimanche19 mai Je décide de rester là une 2ème nuit. Le garçon m’explique une balade à faire le long de l’oued. La randonnée dure 6 H et se fait dans un calme étourdissant, rien que le bruit de la rivière et mon souffle. Je traverse la rivière sur un tronc d’arbre tel un funambule, bras à l'horizontale pour garder l'équilibre. J'arrive au bout de mon tronc de 4 mètres de long qui paraît 4 kilomètres... ça relève du miracle! Je croise des enfants en arrivant au village où je fais du stop pour me rendre 18 km plus loin visiter la kasbah du GLAOUI à Ait-Moutel. Amine, le jeune marocain de Rabat qui me prend en stop est en visite lui-même. Je lui explique que nous allons passer devant la falaise de TAMLALT qu’on appelle vallée des doigts de singes ou vallée des corps humains. Il fera la visite de la kasbah avec moi. Je fais du stop pendant 4 km afin d’aller voir les cascades. Je me fais expliquer le chemin par le patron de l’hôtel des cascades. Ca parait rude mais j’y vais. A mi-chemin, je rencontre 2 filles m’induisent en erreur et me font monter voir la source; elles ont confondu avec cascades. Je râle. Je dois redescendre accompagnée d’un marocain cette fois pour arriver à la première cascade. Je n’irais pas voir les suivantes car il faut escalader. Je reste là un moment pour prendre un bain de pieds et profiter du bruit de l'eau. Re-départ pour l’ascension afin de rejoindre la route. Taxi pour l’hôtel où un festin m’attend. Lundi 20 mai Je quitte les gorges de Dades à midi; l’endroit était sympa. J’y serais encore restée mais j’ai un autre engagement: repasser par BOUTAGRAR: la vallée des roses. Je fais la première partie du trajet avec le jeune homme de l’hôtel qui me laisse au village pour prendre le taxi collectif de Boumalne. Puis bus pour El Keela m’Gouna; enfin, taxi collectif jusqu’à la kasbah. C’est le parcours du combattant…Il fait chaud. Après le thé, j’apprends des mots français à Haida; ça relève du défit…On se marre! Je vais au village recharger les piles de mon appareil photo, me doucher et me détend en attendant la tagine (hé oui, encore 😐) et l’eau de vie que je ne boirai pas. Mardi 21 mai Ce matin, avec Saïda, la femme de ménage de 22 ans, j’escalade une montagne pour arriver sur un plateau d’où on peut voir tous les versants. 3H pour faire l’aller-retour. L’ascension et la descente sont périlleuses; on glisse plusieurs fois. J’ai vu deux énormes sauterelles: une verte la plus petite et une énorme que j’ai cru être une pierre car elle était grise; je l’ai un peu assommée en lui jetant une pierre dessus pour m’assurer que c’était une bête. Elle ne savait plus s’envoler et je m’en suis voulue mais à force de l’aider en la poussant, elle est repartie…. ouf... J'ai eu peur. Après-midi, Saîda me fait un bon massage à la crème de rose. Quoi de plus naturelle dans la vallée des roses! Le soir, un bon couscous mais comme à mon habitude, j’ai mangé trop vite car trop bon…. Résultat…. Tout le monde, le connaît!!!! Mercredi 22 mai Je quitte Boutharar pour me rendre à l’oasis de Fint à 15 Km de OUARZAZATE dont 10 km de piste…Pour m’y rendre: taxi collectif de Boutharar à El Kelaa m’Gouna, puis taxi collectif pour Ouarzazate; c’est dur; le chemin est long, il fait chaud; on est serré comme des sardines. A Ouarzazate, ça se complique car pour l’oasis de Fint, pas de taxis collectifs. Les privés demandent 300 dirhams. Je téléphone au gîte; il m’envoie un client français pour venir me chercher. Je n’aime pas Ouarzazate. J’arrive en fin d’après-midi à Fint. Effectivement, ce petit oasis est une merveille mais je découvrirais demain…. Le soir, nous fêtons le départ de l’hôte français qui a séjourné un mois là-bas! Jeudi 23 mai Découverte de l’oasis de Fint. Je croise un paysan avec qui je poursuis la visite durant 4H. S’il y a un endroit qui ressemble au paradis, c’est ici. Entre montagnes, rivières, petites cascades, lauriers roses, arbres fruitiers, il y a le silence. Il doit certainement aussi avoir le serpent 😉 mais en tout cas, il y a le bruit des grenouilles, des oiseaux et d’un animal qui aboie dans la montagne; je fini par l’apercevoir. Il est roux, a la taille d’un renard et descend de la montagne pour venir boire. En chemin, je mange des petits abricots. Je termine la boucle en passant par l’école des trois villages du Fint. Le paysan m’invite à boire le thé et à manger chez lui. Je rentre et m’endort pendant 3H. Je commence à être très fatiguée… Vendredi 24 mai Je quitte l’oasis de Fint à 9H, profitant qu’Abdou doit se rendre à Ouarzazate car il n’y a qu’un bus et il est passé depuis longtemps. De là, je prends un taxi collectif pour TELOUET à 85 km. Je dormirai au Lion d’Or; bâtiment datant de 5 siècles avant la construction de la kasbah qui a 2 siècles. Le paysage est surprenant, changeant de couleur avec un décor différent à chaque instant. Ce village est renommé pour la kasbah du pacha El-Glaoui. On voit toujours le salon, le harem, la chambre à coucher avec des décorations en mosaïque et des tapis de soie au mur. Je fais un tour dans la vallée. Ali me fait voir le village des esclaves et un autre avec son hôpital. On passe par la kasbah du grand père du Sultan; il ne reste qu'un pan de mur... difficile de se rendre compte... Le samedi 25 mai J’ai décidé de ne pas marcher aujourd’hui mais à 2H, je ne tiens plus; j’enfile mes chaussures et vais faire une marche méditative dans la montagne. Je fais une boucle de 3-4 km qui me fait psychologiquement le plus grand bien. Je comprends lors de cette méditation que mon objectif principal est atteint.😉 Je me suis retrouvée face à moi-même durant 18 jours et ça fait réfléchir. Le dimanche 26 mai Je prends le bus de 6H30 ce matin pour me rapatrier sur Marrakech. La route est magnifique. Je passe le col du Tichka d’où la vue vertigineuse coupe le souffle. A Marrakech, je vais à mon hôtel habituel (Faouzi). Le lundi 27 mai Hammam et massage chez Didi avant de conduire de or chez le bijoutier juif que m’a renseigné Hassan de Boutharar. C’est dans le quartier du Mélah. Je lui parle des photos que j’ai fait dans le cimetière juif de M’Gouna dont il est responsable; il est content. Il agrandi ma bague, répare mes boucles d’oreilles et un bracelet pour 50 euros. Je vais à mon herboristerie habituelle. Je fais encore réparer mes baskets. Je me fais couper les cheveux 😛 puis passe à l’Escale boire une bière avant d'aller imprimer mon billet d’avion. Mardi 28 mai Bus pour la vallée d’Ourika à 11H30; taxi collectif pour SITI FATMA où j’ai réservé une chambre à la maison d’hôte Au bord de l’eau. L’accueil de Martine (une compatriote) et de Poulou (portugais) est chaleureu. L’établissement est pimpant et la petite chambre sac ) dos magnifique; je me sens à l’aise. Apéro puis Poulou me cuisine un filet de viande de la vallée qui fond dans la bouche. Toutefois, les prix sont un peu excessifs surtout qu'ils ne sont pas précisés. Dommage...😕 Mercredi 29 mai Je fais les cascades avec Brahim, un guide que Martine me conseille. La montée est rude mais le paysage de toutes ses montagnes est grandiose. A un moment, on voit les quatre premières cascades. J’arrête ma montée à la 5ème cascade. trop pour moi d’aller jusqu’à la 7ème. Pour faire ce tour, je mets 6H avec des arrêts réguliers. Je suis contente d’avoir fait ce trek: cerise sur le gâteau… Jeudi 30 mai Départ pour Marrakech pour ma dernière journée; je fais mes derniers achats. Vendredi 31 mai Retour en Belgique. Ce voyage aura magnifique. Je suis contente d’avoir pris la décision de venir au Maroc plutôt que de retourner en Espagne. J’ai raté mon objectif de partir léger et ai dépassé un peu mon budget. J’ai réussi le plus grand objectif qui était de me vider la tête, me ressourcer et faire le deuil d'un amour fini. Merci la vie pour ce cadeau…😉 Marie
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