Je me suis souvent plainte d'avoir vu peu de lions lors de mes précédents voyages (pas de lion à sabi sand, pas de lion à Hluhluwe, pas de lion au South Luangwa et au KTP, une malheureuse lionne agonisante et un mâle, très loin, encerclé par une vingtaine de 4x4!).
Alors cette année, j'ai décidé de mettre toutes les chances de mon côté et d'aller dans le pays d'Afrique où la population de lions est la plus importante, la Tanzanie.
Bon, en fait, j'avais hésité longuement entre l'Ouganda, le sud de l'Afrique du Sud, Oman ... et la Tanzanie.
Que les inconditionnels du self drive me pardonnent (j'espère qu'ils ne sont pas trop sectaires 😉) mais j'ai utilisé cette fois les services d' un chauffeur guide et suis passée par une agence (Corto safari).
Certes, l'émotion ressentie quand on découvre soi même un animal reste incomparable.
Et puis, conduire soi même sa voiture, c'est la liberté d'aller où on veut, de s'arrêter où et quand on veut ...
Enfin, aller où on veut, c'est vite dit car mes limites en conduite de 4x4 auraient été très vite atteintes pour ce voyage ci.
Et comme louer une voiture à l'étranger se révèle pour moi assez anxiogène (ai-je bien compris les clauses d'assurance en anglais? Vais-je avoir assez d'essence pour atteindre la prochaine pompe? Ai-je emmené suffisamment de chaussettes pour filtrer le gazoil? Que va dire le loueur quand il verra toutes ces griffes sur la carrosserie? etc....), j'ai tout compte fait profité d'une certaine tranquillité d'esprit.
C'est donc parti pour un court séjour au pays des lions (mais pas que...)
Hello,
With so many agencies out there, we're feeling a bit lost. Could you please share your experience—like recommending your agency if you were happy with them—and tell us why, and if possible, what budget we should expect? Feel free to send it in a private message :)
We’re just the two of us, and ideally, we’d like to go in a 4x4 alone or with another couple, or in a very small group.
je viens d'acheter des billet d'avion vers nairobi du 20/10 au 5/11/11.
je souhaiterais visiter le masai mara et surtout, aller en tanzanie pour les parcs du nord (serengeti, ngorongoro, tarangire et lac natron)
connaissez-vous des bons plans pour boucler ce programme ?
y-a-t-il des safaris en vente à nairobi qui le proposent à un prix abordable ?
est-ce qu'il vaut mieux prendre un vol domestique pour arusha et scinder les deux safaris (un pour le kenya et un autre pour la tanzanie) ?
Huit heures de vol sur Ethiopan Airlines nous amènent à Addis-Abeba, en Ethiopie. 5470km. Huit heures à survoler l’Europe, la Méditerranée et l’Afrique. La magie du voyage opère déjà. Escale de quatre heures dans la capitale éthiopienne. Voir « Kilimandjaro » sur les panneaux…
Encore deux heures de vol jusqu’à Kilimandjaro-Airport. Nous sommes à bord d’un Boeing 787 flambant neuf. Il s’agit d’ailleurs de son premier vol avec passagers ce qui nous vaut un accueil particulier à l’arrivée…Baptême, musique, presse…
Kilimandjaro-Airport. 890m d’altitude. 27°c. 12h57. Nous y sommes. Nous sommes en Afrique. Deux heures de trajet en minibus jusqu’à Arusha. Nous prenons le cuisinier au passage.
Arrivée à notre hôtel. Abed, notre guide, nous accueille. Briefing.
La Safari, la Kilimandjaro, la Serengeti..., plus de 40 bières de 50cl vont souder notre groupe. Un groupe de quinze voyageurs, quinze rêveurs.
Le 20/08/12. Jour 1 : Hier soir, nous avons rencontré un groupe de huit Roumains, assez jeunes et plutôt sportifs. Trois d’entre eux ont réussi l’ascension. Les autres ont renoncé principalement à cause du froid et du mal des montagnes. Ils avaient tenté l’ascension en cinq jours par la voie Mwenka. Malgré une motivation de tous les instants, les doutes sont présents dans nos têtes, surtout pour l’ascension finale. La condition physique, le mal des montagnes, Diamox ou pas Diamox ? Camelbak ou gourde ? La peur de ne pas y arriver…et puis le duvet, sera-t-il assez chaud ? Comment éviter que les piles se déchargent avec le froid ? Est-ce que j’ai pris assez d’épaisseurs s’il fait -20°c, avec le vent ? Sans nous l’avouer vraiment, nous ne sommes pas totalement rassurés… Mais le groupe est solidaire, les plus expérimentés rassurent les néophytes et l'énergie est là...
Départ à 10h. deux heures de route jusqu’à Machame Gate. Derniers achats en chemin : eau, barres énergétiques, bonnet…
je dois faire des demande de devis à quelques agences locale pour un safari d'environ 5 jours. Ça pourrait être plus dépendant du prix. Je suis un peu perdu à savoir ou aller, Tarangire, Serengeti, Ngorongoro, Manyara, lac Eyasi.....
suis je mieux de faire l'impasse de certains endroits pour passer plus de temps à un autres ou je vais un petit peu à chaque place?
En janvier prochain je m'envole pour la Tanzanie.
Je vais y réaliser un film documentaire amateur avec un groupe de Hadzabe, nomades chasseurs cueilleurs vivant aux abords du lac Eyasi.
J'ai déjà pu passer 15 jours à vivre avec eux, lors d'un premier voyage. Certains sont devenus, peut être pas des amis, mais des personnes qui comptent pour moi, qui m'ont accueilli à bras ouverts et dont j'apprécie l'humour et le mode de vie.
Puisque de nombreux changements arrivent autour d'eux (tourisme de masse, disparition du gibier, accès à l'eau difficile, réduction du territoire de chasse...) j'ai décidé d'aller les revoir avec une caméra, afin de leur permettre de s'exprimer. Ils pourront expliquer leur mode de vie et montrer les techniques particulières à leur mode de vie de chasseurs-cueilleurs, leur connaissance de la faune et de la flore du bush. Mais aussi parler ds changements qui les touchent, de leur vision du tourisme (pas si négative), et de la manière dont ils aimeraient pouvoir reprendre la lutte pour leur droit.
Vaste programme.
Pour ceux que ça intéresse, un petit site web présente le projet.
Vous l'aurez peut être compris, il s'agit d'un petit projet amateur, entre moi et eux où, je l'espère, je saurais amener les spectateur par le film que je réaliserais.
HORS: il me manque l'appareil photo.
Oui. C'est bête.
Comme je ne m'y connais que très peu, je me noie dans la masse de possibilité différentes.
J'aurais donc besoin de votre aide pour me fixer définitivement, acheter, et passer aux exercices pour m'améliorer!
Je penche actuellement pour le Canon EOS 700D. Il est dans mes prix ( 600e environ)
J'aimerais cependant savoir:
- s'il existe une version tropicalisée, s'il est besoin d'avoir un appareil tropicalisée pour la Tanzanie > il y aura beaucoup de poussière là où je serais. Ou si un bon sac suffit.
- La plage ISO est 100 - 12 800, qu'en pensez vous?
- me faudra t-il un flash pour filmer quand le soir tombe? (je pense que oui mais je n'arrive pas à m'y résoudre...)
- l'appareil filme en 30i/s. On m'a conseillé de chercher un 50i/s...
- il n'y a ni wifi ni usb 3 ni GPS. Je ne sais pas si c'est embêtant. Je ne voudrais aps me retrouver avec un appareil photo sans les prises qu'il me faut! (c-a-d la prise micro par exemple)
PS: et je penche pour deux objectifs: 18-55 et 55-200
Voilà pour mes questions amateures. Merci beaucoup de votre aide,
A très vite
Bonjour à tous,
Je poste ce message presque 9 mois après notre retour faute de temps!
Ayant eu beaucoup de mal a trouve des informations pour organiser notre voyage en Tanzanie, nous nous sommes dis qu’il serait intéressant de partager notre retour d’expérience !
En préparation de notre voyage nous avons effectue plusieurs devis auprès d’agence en France, d’agence locale, et pour finir auprès de guides locaux en direct.
Notre choix s’est porte sur un guide local, Juma, dans un premier temps pour une raison de budget, sa proposition était en tout points similaire a celle des agences, pour un prix deux fois moins cher ! Mais également car il a su nous proposer des expériences en dehors des sentiers touristiques.
Nous sommes partis, mon mari, notre fille de 15 ans et moi, du 27 décembre 2018 au 5 janvier 2019. Soit 9 nuits sur place.
Juma nous a pris en charge de notre arrivée à l’aéroport du Kilimandjaro le 27 décembre au soir jusqu’à notre départ du même aéroport le 5 janvier au matin.
Juma, notre guide pendant ces 10 jours au paradis des animaux :
Juma est guide de safari depuis 2007, il a d’abord travaillé pour des agences locales, et il a décidé il y a maintenant 2 ans de travailler à son compte. Nous ne pouvons que recommander chaudement les services de Juma si vous chercher un guide pour votre prochain voyage en Tanzanie. Il parle couramment français et anglais (et swahili bien sur !).
Juma est passionné, il connaît tout le monde, et pourra vous faire découvrir son pays avec son cœur. Et tout cela pour un prix défiant toute concurrence !!
Sa voiture est Toyota Landrover, 8 places, avec le toit qui se soulève, ce qui vous permet d’observer les animaux au mieux lors des safaris.
Son offre comprend absolument tout, les nuits lodges, les entrées dans les parcs, les repas (petit déjeuner et diner dans les lodges, lunch box pour les midis), l’eau. La seule qui chose qui reste a votre charge sont les boissons, les souvenirs, et le pourboire à votre discrétion bien entendu J
N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez ses coordonnées.
Notre itinéraire :
En bref :
Première nuit a l’arrivée - Arusha Summit Lodge (1 nuit)
2 jours de safari au Tarangire National Park, Sangaiwe tented camp (2 nuits)
1 jour de safari au Manyara Lake National Park, Marera Valley Lodge (3 nuits)
1 jour de visite de village Masaï, puis village local pour voir les diverses plantations (riz, bananes, …)
2 jours de safari au Serengeti National Park, Thorn Tree tented camp (2 nuits)
1 jour de safari au Ngorongoro crater National Park, Eileen's tree inn (1 nuit)
En détails :
Jour 1 : Vol Paris – Amsterdam – Kilimandjaro
Arrivée assez tardive, première nuit à Arusha
Jour 2 :
Visite d’une plantation de café, et dégustation
Route vers Tarangire National Park, notre hôtel - Sangaiwe tented camp - propose des tentes complètement aménagés avec salle de bain et sanitaire privée, sur pilotis, dans la nature luxuriante avec une vue magnifique sur le lac Manyara, et se trouve juste a l’entrée du parc Tarangire.
Jour 3 :
Premier jour de safari dans le Tarangire NP, un régal pour les yeux : zèbres, phacochères, antilopes, singes, autruches, girafes, et éléphants par centaines. Et le clou du spectacle, des lions…
Jour 4 :
Deuxième journée de safari dans le Tarangire NP, toute aussi merveilleuse. Juma nous fait même entrer dans un arbre, pour nous montrer comment se cachaient les braconniers à l’intérieur des arbres en attendant la nuit pour chasser. Depuis quelques années le gouvernement a pris des mesures très sévères contre les braconniers, ce qui fait qu’il n’y en a presque plus en Tanzanie !
Puis route vers Karuta pour rejoindre notre lodge - Marera Valley Lodge- qui propose des cottages spacieux avec salle de bain et sanitaires. Les cottages sont repartis autours d’une très grande piscine, parfait pour se relaxer après une journée intense de safaris.
Jour 5 :
Safari dans le Manyara NP, encore une journée dont nous sortons émerveillés, beaucoup de singes, des éléphants, des buffles, des oiseaux magnifiques, des flamands roses, des hippopotames et un rhinocéros.
Jour 6 :
Pas de safari aujourd’hui, nous passons notre matinée dans une village Masaï, mais Juma ne nous emmène pas dans un village fabrique pour les touristes, nous faisons de la route et nous passons par ces villages ou l’on voit une dizaine de voiture de touristes qui se bousculent, et nous continuons notre chemin pendant des dizaines de km. Pour arriver dans un village authentique, ou nous sommes accueillis par des enfants qui sont heureux de nous montrer comment ils vivent, et surtout de nous montrer leur salle de classe ! Alors évidemment il y a un petit stand ou les femmes Masaï vous proposer d’acheter des réalisations en perles, mais n’y voyez pas un attrape touristes, mais plutôt un moyen pour elles de gagner leur vie. Nous repartons ravis et avec de jolis souvenirs.
Puis nous reprenons la route pour visiter le village Mto wa Mbu, leur plantation de riz, les champs de bananes, les rencontres avec les habitants locaux et un délicieux déjeuner dans une cuisine locale !!
Jour 7 :
Nous voilà partis pour le Serengeti, reconnu dans le monde entier, et identifiée comme le must de notre voyage. A vrai dire nous nous sommes tellement régalés depuis le début du voyage que nous imaginons mal comment cela peut être encore mieux… Et bien si ! Nous confirmons, nous allons passer la plus belle journée de notre voyage, encore une fois grâce a Juma qui nous fait découvrir les plaines du Ndutu, étape qui n’était pas à l’origine dans notre programme mais que Juma décide d’ajouter pour nous faire la surprise.
Mais avant cela nous avons la chance de profiter de la grande migration ! Nous croisons pendant des km des milliers de gnous, zèbres et antilopes à perte de vue !
Puis nous arrivons dans les plaines du Ndutu. Et la le spectacle est tout simplement magique, nous nous retrouvons à 1 mètre d’une femelle guépard et de son guépardeau J
Puis s’enchainent, les lions par dizaines, les lionceaux, les hyènes, les zèbres, …
Ce jour la nous prenons notre déjeuner dans la voiture car nous assistons a une scène de chasse, deux lions sont en alerte devant un troupeaux de centaines de zèbres et de gnous ! Un moment à couper le souffle.
Le soir venu nous nous dirigeons vers notre camp, le Thorn Tree tented camp, en plein Serengeti. Encore une fois des tentes complètement équipées avec douche et sanitaire, le grand luxe en pleine savane !
Jour 8 :
C’est la journée des lions et des hippopotames !
Nous passons donc notre deuxième journée dans le Serengeti. Les lions s’enchainent, c’est magique. Nous passons à coté d’un lac ou s’entassent des centaines d’hippopotames !
Et le clou de la journée, Juma repère a une distance incroyable un léopard dans un arbre, et nous nous en approchons, et avons le bonheur de l’observer pendant de longues minutes en tête a tête. Il vient donc compléter notre big 5 !
Le parc du Serengeti est une merveille, nous y voyons tous les animaux par centaines, girafes, éléphants, zèbres, gnous, antilopes, oiseaux.
Jour 9 :
En route pour notre dernière journée de safari dans le cratère du Ngorongoro !
Sur la route en quittant le Serengeti nous croisons des lions, des éléphants, des guépards, des hyènes, des girafes … un bonheur !
Et nous arrivons finalement à l’intérieur du cratère, qui est une immense plaine où les zèbres, les gnous, les buffles, les lions, les flamands roses, les hyènes, les hippopotames et les rhinocéros se prélassent. Ils sont tous la ! C’est extraordinaire !
En fin de journée nous regagnons le dernier hôtel de notre voyage, le Eileen's tree inn, nous y passons notre dernière soirée et nuit.
Jour 10 :
Il est temps de rentrer, nous prenons la direction de l’aéroport du Kilimandjaro où nous prenons notre vol pour Amsterdam puis pour Paris. Juma nous aura accompagné à chaque minute de ce voyage, et en a fait un moment inoubliable !
Les recommandations de Juma concernant toutes les étapes de notre séjour étaient excellentes et dépassaient toujours nos attentes. Dormir dans le Serengeti dans une tente (de luxe) est une expérience incroyable, surtout lorsque vous êtes ici avec les animaux la nuit. C'est une expérience unique !
Juma prend extrêmement soin de ses clients, et même si vous passer de longues heures dans le voiture lors des safaris, le temps passe à une vitesse incroyable car Juma a toujours des histoires intéressantes à raconter et des choses à vous montrer !
Pour finir, je dirais que de fut un voyage merveilleux et extraordinaire et sans Juma, nous sommes convaincus que cela n’aurait pas été ainsi. Alors si vous prévoyez de vous rendre en Tanzanie, contactez-le, vous ne serez pas déçu ! Je vous le garantis.
Je vous laisse avec quelques photos de notre voyage de rêve.
Je fais le tour de l'Afrique à moto depuis la France et je voudrais savoir s'il existe une liaison maritime depuis Dar Es Salam ou Zanzibar jusqu'à Madagascar qui me permettrait d'amener la moto et moi même.
Nous partons à 4 amis pendant 2 semaines en Tanzanie en octobre. J'ai déjà passé 3 semaines là bas, pour faire le Kilimandjaro, Serengeti, Tarangire, Manyara, Ngorongoro.
Nous allons plonger une semaine à Zanzibar. Nous allons peut être faire unpeu de serengeti. Qu'est ce qui peut aussi valoir le coup que je n'ai pas déjà fait ? Où sinon dans un pays alentours ?
Merci pour vos conseils
Dans mon périple qui me conduira de France à Madagascar par la route et la mer, à partir de Mars 2016, il subsiste une problématique de traversée par mer de Tanzanie à Madagascar.
Avez vous une solution?
Merci
Antoine.
Bonjour j'ai du matériel Photo vidéo d'une valeur de 5000, € que je souhaites emmener pour notre safari en Tanzanie
Merci de nous indiquer des solutions pour assurer ce matériel contre la casse ou le vol.
🙂
Bonjour,
je voudrais partir au mois d'Août avec mes 2 filles (10 et 12 ans) pour 3 semaines environ.
Je ne connais absolument pas l'Afrique et je n'arrive pas à me décider : kenya, tanzanie, namibie ... Je voudrais faire 1 safari + mer, vivre chez l'habitant ou camping.
Je suis petit budget, je ne sais pas quel pays nous conviendrait mieux.
On peut voyager toutes les 3 ou faut il s'inscrire dans un groupe?
Pleins de questions, je suis ouverte à toutes propositions, même rejoindre un groupe.
Bonjour à tous!
Je pars au kenya en septembre et j'aimerais savoir s'il est possible d'organiser l'ascension du kilimandjaro une fois arrivés sur place . Vaut-il mieux s'en occuper depuis Nairobi ? A quels prix dois-je m'attendre à quelques jours du départ ? Tous les conseils et infos sont les bienvenus !
Merci😉
Je suis retraité mais en bonne forme physique. J'ai marché de grandes distances comme la route de Compostelle et je marche régulièrement pour me tenir en forme. J'aimerais faire l'ascension du Kilimanjaro. J'aimerais prendre plus de temps pour monter pour laisser à mon organisme le temps de s'adapter à l'altitude. J'aimerais aussi prendre la voie la plus facile car il faut bien réaliser que je n'ai plus 20 ans. Est-ce que quelqu'un peut me conseiller.
Je demeure au Québec
Nous envisageons un voyage d'un mois en Tanzanie et au Kenya en décembre - janvier 2018.
Nous aimerions le faire en 4X4 "self-drive" avec location de chauffeur. Nous aimerions alterner lodge et camping (tente sur le toit).
Voici ce qui nous a, dans un premier temps, serait notre itinéraire.
Arrivée à Nairobi.
Visite de la Masai Mara National Reserve, Kenya
Visite du Serengeti Nat ParK
Visite du cratère de N’Gorongo en Tanzanie
Visite de Greystoke Mahale, Nomad Tanzania
Visite de Kitulo Nat park
Retour à déterminer
Nos questions sont:
Est-ce que ces objectifs sont réalistes ou devrait-on nous interner immédiatement ?
Combien de temps consacrer à chaque parc ?
Sur le plan sécurité, est-ce un itinéraire « safe » ?
Les distances, particulièrement pour les deux derniers parc, sont grandes. Y-a-t-il des alternatives à ces parcs ou sont-ils vraiment des incontournables à visiter ?
Est-ce qu’il y a des incontournables qui ne font pas partie de la liste ?
Serait-il plus simple d’oublier la partie kényane du voyage et de débuter le voyage à Dar Es salem ?
Dar Es Salem, est-ce une ville à visiter ?
Est-ce que Nairobi est une ville qui mérite d’y consacrer quelques jours ? Si oui, pourquoi ?
Est-ce que la traversée des frontières est permise avec une voiture de location ?
Existe-il une agence locale sérieuse avec laquelle nous pourrions faire affaire ?
Est-ce que vous avez-déjà fait affaire avec l’agence Evaneos ? Est-ce une agence de confiance ?
Notre budget est d’environ 20,000 $ canadien, est-ce ok ?
La réponse que j'ai eue s'adressait à Christine et donc pas à moi (Françoise). Vraiment je souhaiterais savoir si un des membres a pu faire le voyage avec : Donatello, Kuoni ou Vacances Transat. Je trouve qu'il y a beaucoup moins de jours de safaris avec ces tours-operators que lorsque j'ai fait le kenya (but essentiel du choix de la Tanzanie).
Je suis seule et âgée de 70 ans, je préfère partir avec une organisation complète avant mon départ.
Part ailleurs, pensez-vous que fin septembre ou vers le 25 octobre, c'est encore une date favorable pour voir la faune sauvage et notamment les félins.
Merci infiniment pour toutes les informations que vous pourrez me donner.
Françoise
Je souhaiterais partir une semaine au soleil l'hiver prochain et il y a 2 destinations qui me tentent beaucoup: Les Maldives et Zanzibar. Mais je n'arrive pas à choisir entre les 2...
Avez-vous déjà visité une des ces destinations? Ou encore mieux les 2? Il y en a-t-il une plus jolie que l'autre?
Ce que je recherche pour ces vacances c'est tout d'abord du repos, donc un endroit calme, mais aussi du dépaysement et du rêve ;)
Je retrace ma dernière étape (de nuit) de l'ascension du Kilimandjaro, par la voie Machame.
Les conditions météo étaient particulièrement défavorables cette nuit là !
Ca reste mes impressions... Chacun réagit différemment !
"Il est 18 H 30. Nous sommes à Barafut Hut, à 4600 mètres d'altitude, dernier campement avant l'ascension finale du Kilimandjaro.
Nous avons terminé le repas...
Pour manger, nous nous réunissions chaque soir du trek dans une tente mess bien trop petite. Nous étions 15. Seules 12 personnes entraient correctement dans la tente. Alors, il fallait se tasser, trouver différentes positions, s'asseoir en quinconce. La nourriture a toujours été bonne. Ce soir là, à 4600 mètres, c'était plutôt quelconque. Beaucoup de pâtes... trop cuites !
Mais, pour attaquer le Kili, pour un effort très soutenu, pourquoi pas ?!?
Nous sommes déjà tous enmitouflés, engoncés ! Rama, notre guide, légèrement francophone, nous annonce les consignes pour l'ascension finale.
Le réveil sera à 22H30. Nous sommes tous surpris ! Nous nous attendions à 1H du matin... Mais, bon !
Rama nous explique qu'il faudra au moins 7 heures de marche pour atteindre le sommet. De 4600 à 5895 mètres d'altitude, il faut sûrement celà car le souffle est court. Il insiste sur le fait que nous formerons qu'un seul groupe. Lui derrière, et Anthony le deuxième guide officiel anglophone à la tête. Rama souligne qu'il faudra mettre absolument toutes nos fringues, se couvrir le maximum possible...
Chacun retourne donc à sa tente. La nuit va être très courte. Installé dans ma tente, j'ai peur qu'elle s'arrache ou qu'elle s'envole.
Ca bouge énormément, le vent souffle très fort ! La tente est pourtant bien lestée par de grosses pierres. Je ne m'endors pas ! Le vent fait un vacarme si assourdissant ! Je vois toutes les heures passer...
Et, c'est déjà le réveil ! Il est 22H30 !!!
Après avoir enfilé toutes les couches possibles de vêtements contre le froid, je m'extirpe de ma tente. Ca souffle terriblement, c'est glacial !
Je rejoins la tente mess en contrebas, en slalomant dans la nuit noire africaine à travers les gros blocs de roches volcaniques.
Le groupe se compose...
Jacques, l'enseignant de Bagnères de Bigorre est déjà tout paniqué...
Il me dit : " Tu te rends compte, c'est impossible, l'ascension est annulée avec un vent pareil. On ne peut pas monter ! J'ai déjà eu une mauvaise expérience il y a 20 ans, avec ma femme en pleine montagne. Accidentée, emportée par le vent, on ne l'a jamais revue !!! "
Bref ! On se réunit dans la tente mess pour se restaurer, avant d'affronter la montée au Kili ( qui aura bien lieu ).
Rama et Anthony confirment l'ascension. Ils sont " zen ". Il n'y a pas de problème !
Tout le monde est prêt, on sort de la tente.
Mais, où sont passés Jean-Louis (le psy qui nous booste) et Hervé ?
Ils ont raté le réveil de 22h30 !!!
Rama les réveille.
Frigorifiés, tétanisés, nous attendons dans le vent !!! Une heure vient de passer...
Il est 23H30. Ca y est ! C'est parti !
La marche peut commencer...
Nous progressons lentement, très lentement, il faut s'économiser. Anthony impose le rythme (africain). Rama reste à la queue.
La respiration est très importante : " One step, one breath " (un pas, un souffle).
( Au camp précédent, un groupe d'allemands (médecins), étudiant les effets de l'altitude sur le corps humain, nous l'avait bien expliqué. Ce jour là, au camp de Barranco, à 3950 mètres, Gérard avait dû nous quitter. Il faisait partie du groupe. Ce marathonien d'un cinquantaine d'années avait souffert du mal des montagnes. C'était un jour d'acclimatation de Shira Hut à Barranco Hut, avec un passage à 4500 mètres à Lava Tower. Ce jour a faillit lui être fatal. Vomissant tout son petit déjeuner à 4500 mètres, il redescendit à Barranco dans un état déplorable, comme un zombie...
Epuisé, il se reposa sous la tente à l'arrivée.
Les allemands, voisins de notre campement, l'auscultèrent. Ils avaient tout le matériel de mesure...
Gérard, le malheureux, commençait à avoir de l'eau dans les poumons !!! Peut-être un début d'embolie pulmonaire ?!?
Il fallait redescendre absolument. C'était le seul remède. Gérard redescendit le lendemain matin avec un porteur qui s'appelle :" Iao Bou ". Facile à retenir... Gérard ira au bout !).
Donc, le rythme de la marche restera le même. Trois pas très lents, puis un arrêt. c'est saccadé et régulier à la fois. La pente est raide, le terrain instable, et le vent glacial nous balaye de plus en plus... Epuisant !!!
Je lutte et je regarde ma montre ... Le temps ne passe pas ... Le temps ne passe plus ... Se serait-il arrêté ?
Le froid transperce les vêtements. Nous marchons comme des automates. Je regarde machinalement les pas de la personne devant moi. Il n'y a rien d'autre à faire. Avancer pour le mieux. Parfois, nous mettons les mains pour nous hisser entre des rochers... Nous montons dans un silence implacable. Il faut pleinement respirer.
Jean-Louis, le psychologue, ne pousse plus son cri de guerre :" Alleeeeeeez !!!!!!!! "
Son cri si particulier pour booster le rythme africain !
Chacun se concentre. Le froid s'intensifie. Je resserre ma cagoule pour me protéger le visage au maximum, mais ça ne suffit pas. J'enlève les gants et j'enfile les moufles à la place. Il est minuit trente, et ce sera le premier arrêt. Cinq minutes, pas plus !
Et il faut repartir !
La montée est interminable, je m'endors pratiquement debout. Mon souffle va (par contre) plutôt bien, malgré l'altitude d'environ 5000 mètres.
Mais je vacille et mes pas sont imprécis...
Il est deux heures du matin. Ma frontale s'éteind soudainement. Les piles neuves à 23H, n'ont pas supporté le froid. Je fouille dans mon sac pour retrouver des piles de rechange... Mais impossible ! Je ne les retrouve pas !
Jean-Louis m'indique qu'il faut faire vite et ne pas perdre de temps. Rama me prête sa vieille lampe torche. Elle éclaire mal, mais c'est toujours ça !
C'est reparti !
Il est seulement 2H30 du matin, et j'attends avec impatience le soleil. Le temps s'est comme figé. Il fait nuit noire, elle est si longue qu'elle nous endort. Le vent glacial nous épuise tous. Aucune zone abritée ! Nous sommes dans des éboulis, sur un vallon très raide, et rien n'arrête le vent...
Derrière, une partie du groupe a déjà abandonné. Le mal des montagnes a fait des ravages sur les organismes.
Vers 3H du matin, je vois redescendre à toute allure le guide Anthony avec Renaud et Cécile (2 jeunes avocats de Paris). Renaud ne tient plus debout. Il est porté par Anthony.
Les images de ce moment sont furtives. Je me souviens juste que Renaud a le regard ailleurs, il semble inconscient !
La marche continue... Sur un vague sentier toujours raide.
Vers 4H du matin, je suis K.O. Je demande une pause. Mes souvenirs restent flous. Mais Anthony est à nouveau en tête du groupe. Sur 15 personnes, nous ne sommes plus apparemment que 6 avec le guide. Anthony est donc à nouveau là.
A t-il redescendu Renaud rapidement, puis récupéré notre groupe ? Mystère !
Je n'ai rien vu, mais c'est ce qu'il s'est visiblement passé. Pour la pause, Anthony recherche un endroit à l'abri du vent violent. C'est difficile, il y a très peu de recoins, très peu de gros rochers. Mais, c'est trouvé ! Je m'asseois. Je n'ai plus de forces. Je suis lessivé.
Je demande 5 minutes d'arrêt. Je mange un peu. Mes jambes tremblent fortement !!! La position assise reste encore plus fatigante que debout.
Très rapidement, Anthony et le petit groupe décident de repartir. Je reste sur place. Je n'arrive plus à avancer.
C'est hallucinant, mais je me retrouve donc sans guide ! A quelques mètres de moi, en contrebas, un mec est assis au bord du sentier. Il se repose... Il sort sa couverture de survie... Je pense que c'est Henri, le fils de Jacques (les 2 de Bagnères de Bigorre).
Je lui demande : " Il est pas là ton père ? "
Il faut dire qu'ils marchaient toujours ensemble...
Il me répond :" Mon père ?!?! Je ne suis pas venu avec mon père, je suis avec un ami. "
C'était un autre français que je confondais avec Henri.
Je suis seul à présent. Je me refroidis. Je me dis qu'il faut bouger.
Mais, descendre ou monter ???
La descente me semble trop risquée... La montée serait la solution pour me réchauffer... Mais, seul ? C'est dangereux aussi !
Je réfléchis........
Plusieurs cordées passent devant moi. J'interpelle finalement un groupe d'américains. Très sympas, ils me proposent de les suivre. Leur guide tanzanien me dit qu'il reste environ 1H30 jusqu'au cratère sommital. Ca me semble possible même si je me sens faible. Je persiste et je les suis. La marche est lente, je tiens leur rythme...
Une américaine me dit quelques mots en français. Je me réchauffe. Nous cheminons en zigzag. Le ciel s'éclaircit. On commence à distinguer la lueur du jour. La nuit était si longue et si noire !!! Le vent se calme !!!
Ca y est !
Voici le lever du soleil, avec le Mawenzi en toile de fond. Grandiose !!!
Sa silhouette déchiquetée tranche sur un fond rouge orangé. A l'horizon, on remarque l'arc de la terre. C'est immense ! La ligne de crête apparaît.
Il ne reste que quelques pas, que quelques mètres...
Sur le côté gauche, on découvre de magnifiques séracs en étages... Leur couleur change, varie du rouge à l'orange...
Nous marchons sur un terrrain lunaire, nos ombres sont encore grandes. L'univers est minéral et le sol couleur ocre. Voici les tous derniers mètres avant le rebord du cratère et nous admirons, juste à nos pieds, des pénitents de glace, mini stalagmites de glace. Superbes !!!
Nous y sommes.
Les américains se serrent la main. Le sommet immense m'impressionne. Vers la gauche, la ligne de crête enneigée se prolonge jusque Uhuru Peak (point culminant à 5895 mètres). C'est le toit de l'Afrique. En face, dans le cratère, on peut distinguer un glacier ou plutôt des séracs en forme de cubes, posés à plat.
Soudain !!! Mon guide Anthony apparaît !!! Comme un fantôme !!!
Je quitte les américains. Je monte vers Uhuru Peak avec Anthony. On se parle un peu. Pourquoi m'a t-il laissé dans la pente ? Seul ? En pleine nuit ?!? Aucune réponse précise...
Il faut 45 minutes pour rejoindre Uhuru Peak. La neige est plus ou moins gelée, les bâtons servent bien !
Le chemin est facile, quelques bosses, mais il n'y a plus de pente raide. Je me sens léger. J'ai comme une sensation de flottement. Le soleil chauffe et il fait presque bon !
La marche devient facile, je respire sans problème. Je fais quelques photos de l'immense barre de séracs sur ma gauche. Du grand spectacle !
Nous arrivons au sommet.
Il est 8H du matin. Anthony me félicite. Je reste dans un état second, un peu insensible...
Je réalise difficilement que je suis arrivé. Je suis bien. Je respire facilement. Tout me semble léger. Je suis pourtant à presque 6000 mètres d'altitude !
Comme dirait l'éminent Docteur Furst de Sarrebourg (Moselle) : " Le Kilimandjaro !!! C'est les Vosges en plus haut !!! "
Je retrace précisément l'étape finale jusqu'au sommet.
Cette nuit là, la météo était particulièrement difficile...
Il est 18 H 30. Nous sommes à Barafut Hut, à 4600 mètres d'altitude, dernier campement avant l'ascension finale du Kilimanjaro.
Nous avons terminé le repas ...
Pour manger, nous nous réunissions chaque soir du trek dans une tente mess bien trop petite. Nous étions 15 . Seules 12 personnes entraient correctement. Alors, il fallait se tasser, trouver différentes positions, s'asseoir en quinconce. La nourriture a toujours été bonne. Ce soir là, à 4600 mètres, c'était plutôt quelconque. Beaucoup de pâtes ...trop cuites ! Mais, pour attaquer le Kili, pour un effort trés soutenu, pourquoi pas ?!?
Nous sommes déjà tous emmitouflés, engoncés ! Rama, notre guide, " légèrement " francophone, nous annonce les consignes pour l'ascension finale. Le réveil sera à 22h30. Nous sommes tous surpris. Nous nous attendions plutôt à 1h00 du matin. Mais, bon !
Rama nous explique qu'il faudra au moins 7 heures de marche pour atteindre le sommet ! De 4600 à 5895 mètres d'altitude, il faut sûrement cela car le souffle est court. Il insiste sur le fait que nous formerons qu'un seul groupe. lui derrière, et Anthony le deuxième guide officiel anglophone, à la tête. Rama souligne qu'il faudra mettre absolument toutes nos fringues, se couvrir le maximum possible...
Chacun retourne donc à sa tente. La nuit va être très courte. Installé dans ma tente, j'ai peur qu'elle s'arrache ou qu'elle s'envole. Ca bouge énormément, le vent souffle très fort ! La tente est pourtant bien lestée par de grosses pierres. Je ne m'endors pas ! Le vent fait un vacarme si assourdissant ! Je vois toutes les heures passer...
Et, c'est déjà le réveil à 22h30 !!!
Après avoir enfilé toutes les couches possibles de vêtements contre le froid, je m'extirpe de ma tente. Ca souffle terriblement, c'est glacial !
Je rejoins la tente mess en contrebas, en slalomant à travers les gros blocs de roches. Le groupe se compose...
Jacques, l'enseignant de Bagnères de Bigorre est déjà tout paniqué...
Il me dit : " tu te rends compte, c'est impossible, l'ascension est annulée avec un vent pareil, on ne peut pas monter ! J'ai déjà eu une mauvaise expérience il y a 20 ans, avec ma femme en pleine montagne. Accidentée, emportée par le vent, on ne l'a jamais revue !!! "
Bref, on se réunit dans la tente mess pour se restaurer, avant d'affronter la montée au Kili, qui aura bien lieu.
Rama et Anthony confirment l'ascension. Ils sont zen. Il n'y a pas de problème. Tout le monde est prêt, on sort de la tente.
Mais, où sont donc passés Jean Louis et Hervé ? Ils ont raté le réveil de 22h30 !
Rama les réveille.
Frigorifiés, nous attendons dans le vent !
Il est 23h30. Ca y est ! C'est parti ! La marche commence...
Nous progressons lentement, très lentement, il faut s'économiser. Anthony impose le rythme. Rama reste à la queue.
La respiration est très importante : " One step, one breath " (un pas, un souffle). Au camp précédent un groupe d'allemands (médecins), étudiant les effets de l'altitude sur le corps humain, nous l'avait bien expliqué. Ce jour là, au camp de Barranco, à 3950 mètres, Gérard avait dû nous quitter, il faisait partie du groupe. Ce marathonien d'une cinquantaine d'année avait souffert du mal des montagnes.
C'était un jour d'acclimatation de Shira Hut à Barranco Hut, avec un passage à 4500 mètres à Lava Tower. Ce jour a failli lui être fatal. Vomissant à 4500 mètres, il redescendit à Barranco dans un état déplorable, comme un zombie... Epuisé, il se reposa sous la tente, à l'arrivée. Les allemands, voisins de notre campement, l'auscultèrent. Ils avaient tout le matériel de mesure...
Gérard, le malheureux, commençait à avoir de l'eau dans les poumons ! Peut-être un début d'embolie pulmonaire ...
Il fallait redescendre absolument . C'était le seul remède. Gérard redescendit le lendemain matin avec un porteur qui s'appelle " Iao Bou ". Facile à retenir...Gérard ira au bout.
Donc, le rythme de la marche restera le même. Trois pas très lents, puis un arrêt. C'est saccadé et régulier à la fois. La pente est raide, le terrain instable, et le vent glacial nous balaye de plus en plus... Fatigant !
Je lutte et je regarde ma montre... Le temps ne passe pas... Le temps ne passe plus... Se serait-il arrêté ?
Le froid transperce les vêtements.
Je marche... Nous marchons comme des automates. Je regarde machinalement les pas de la personne devant moi. Il n'y a rien d'autre à faire. Avancer pour le mieux. Parfois, nous mettons les mains pour se hisser entre des rochers... Nous montons en silence ! Il faut pleinement respirer ! Jean-louis, le psychologue, ne pousse plus son cri de guerre : " Alleeeeeeeez !!!!!! "
Son cri si particulier, pour "booster" le rythme africain !
Chacun se concentre... le froid s'intensifie, je resserre ma cagoule pour me protéger le visage au maximum, mais ça ne suffit pas !
J'enlève les gants et j'enfile des moufles à la place. Il est minuit trente, et se sera le premier arrêt. Peut-être cinq minutes, pas plus !
Et il faut repartir !
La montée est interminable, je m'endors pratiquement debout. Mon souffle va, par contre, plutôt bien, malgré l'altitude d'environ 5000 mètres... je vacille, mes pas sont imprécis...
Il est deux heures du matin et ma frontale s"éteint soudainement. Les piles neuves à 23h00, n'ont pas supporté le froid. Je fouille dans mon sac pour retrouver des piles de rechange... Mais impossible ! Je ne les retrouve pas ! Jean-Louis, le psychologue, m'indique qu'il faut faire vite et ne pas perdre de temps... Bref, Rama me prête sa vieille lampe torche finalement. Elle éclaire mal, mais c'est toujours ça.
C'est reparti ! Il est seulement 2h30 du matin et j'attends avec impatience le soleil. le temps s'est comme figé... La nuit est si longue qu'elle nous endort... Le vent glacial nous épuise tous ! Aucune zone abritée ! Nous sommes dans des éboulis, sur un vallon très raide, et rien n'arrête le vent...
Derrière, une partie du groupe a déjà abandonné. Le mal de l'altitude a fait des ravages sur les organismes.
Vers 3h00, je vois redescendre à toute allure le guide Anthony avec Renaud et Cécile (2 jeunes avocats de Paris). Renaud ne tient plus debout, il est porté par Anthony...
Les images de ce moment sont furtives. je me souviens juste que Renaud a le regard ailleurs, il semble inconscient !
La marche continue cependant... Sur un vague sentier toujours raide.
Vers 4h00, je suis K.O. Je demande une pause... Mes souvenirs restent flous, mais Anthony est à nouveau en tête du groupe. Nous sommes apparement plus que six avec le guide. Anthony est donc à nouveau là.
A t-il redescendu Renaud rapidement puis récupéré notre groupe ?
Je n'ai rien vu, mais c'est ce qu'il s'est visiblement passé. Pour la pause, Anthony recherche un endroit à l'abri du vent violent. C'est difficile, il y a très peu de recoins, de gros rochers. Mais, c'est trouvé ! Je m'asseois. Je n'ai plus de force. Je demande 5 minutes d'arrêt. je mange un peu, mes jambes tremblent fortement... La position assise reste encore plus fatigante que debout.
Très rapidement, Anthony et le petit groupe décident de repartir. Je reste sur place, je n'arrive plus à avancer. Je me retrouve donc sans guide !
A quelques mètres de moi, en contrebas, un mec est assis au bord du sentier. Il se repose... Il sort sa couverture de survie...
Je pense que c'est Henri, le fils de Jacques (les 2 de Bagnères de Bigorre de notre groupe).
Je lui demande : " Il n'est pas là ton père ? "
Il faut dire qu'ils marchaient toujours ensemble... Il me répond : " Mon père ?!? je ne suis pas venu avec mon père, je suis avec un ami. "
C'était un autre français que je confondais avec Henri.
Je suis seul à présent. Je me refroidis. Je me dis qu'il faut bouger.
Mais, descendre ou monter ?
la descente me semble trop risquée... La montée serait la solution pour me réchauffer... Mais, seul ? C'est dangereux aussi.
Je réfléchis.........
Plusieurs cordées passent devant moi et j'interpelle finalement un groupe d'américains. Très sympas, ils me proposent de les suivre. Leur guide tanzanien me dit qu'il reste environ 1h30 jusqu'au cratère sommital. Ca me semble possible même si je me sens faible. Je persiste et je les suis. La marche est lente, je tiens leur rythme... Une américaine me dit quelques mots en français. Je me réchauffe. Nous cheminons en zig-zag. Le ciel s'éclaircit. On commence à distinguer la lueur du jour... La nuit était si longue ! Le vent se calme !
Ca y est ! Voici le lever du soleil avec le Mawenzi en toile de fond. Grandiose !!!
La silhouette déchiquetée du Mawenzi tranche sur un fond rouge orangé. A l'horizon, on peut remarquer l'arc de la terre. C'est immense ! La ligne de crête apparaît. Il ne reste que quelques pas, que quelques mètres...
Sur le côté gauche, on découvre de magnifiques séracs en étages... Leur couleur change, varie du rouge à l'orange...
Nous marchons sur un terrain lunaire, nos ombres sont encore grandes. Le sol est couleur ocre. Les tous derniers mètres avant le rebord du cratère et nous admirons, juste à nos pieds, des pénitents de glace, mini stalagmites de glace. Superbes !!!
Nous y sommes.
Les américains se serrent la main. Le sommet immense impressionne. Vers la gauche, la ligne de crête enneigée se prolonge jusque Uhuru Peak, point culminant à 5895 mètres, le toit de l'Afrique. En face, on peut distinguer un glacier ou plutôt des séracs en forme de cubes, posés à plat.
Soudain ! Mon guide Anthony apparaît. Un peu comme un fantôme !
Je quitte les américains, et je monte vers Uhuru Peak, avec Anthony. On se parle en anglais... Un peu...
Je ne lui demande même pas pourquoi m'a t-il laissé dans la pente, seul, en pleine nuit ?!?!?
Il faut 45 minutes pour rejoindre Uhuru Peak. La neige est plus ou moins gelée, les bâtons servent bien...
Le chemin est facile, quelques bosses, mais il n'y a plus de pente raide.
Je me sens léger, j'ai comme une sensation de flottement. Le soleil chauffe, il fait presque bon ! la marche devient facile, je souffle sans problème aussi. Je fais quelques photos de l'immense barre de séracs sur ma gauche :
Du grand spectacle !
Nous arrivons au sommet.
Il est 8h00 du matin. Anthony me félicite, je reste dans un état second, un peu insensible...
Je réalise difficilement que je suis arrivé. Je suis bien. Je respire facilement. Tout me semble léger !
Je suis pourtant à presque 6000 mètres d'altitude !
Comme dirait l'éminent docteur Furst (pourtant si alarmiste): " Le Kilimandjaro !!! C'est les Vosges en plus haut !"
Voilà !
Cette montagne n'est pas difficile techniquement (uniquement de la marche).
Même si c'est le coeur de l'Afrique, les conditions climatiques et l'altitude combinées peuvent réellement faire tout changer !
J'avais écrit mon texte juste à la fin de mon voyage, à chaud ! Mes impressions étaient tellement fortes.
Je souhaiterais avoir quelques infos pratiques avant de partir pour Zanzibar cet été.
Nous partons à 3 adultes et 3 ados pendant 15 jours(30 juillet-15 août).
- Concernant le visa d'entrée est il judicieux de le prendre avant de partir (e-visa) ou de le prendre sur place si cela est une simple formalité qui prend peu de temps ?
- Concernant les dollars, combien faut il par personne ? sachant que nous voyageons en libre, nous avons juste réservé à l'avance quelques hôtels en fonction d'un itinéraire que nous avons fait nous mêmes. En dehors de ces hôtels que nous paierons en CB, il faut prévoir les repas et quelques activités pour 6 personnes. Les clubs de plongée acceptent ils la CB ? ou doit on payer en USD ?
- Concernant la vaccination, est elle nécessaire dans la mesure où nous atterrissons à Zanzibar même sans passer par Dar es Salam ?
Merci beaucoup pour vos réponses qui peuvent nous aider dans la préparation de ce voyage.
Florence