Bonjour
Il est désormais possible de traverser la Birmanie avec son véhicule perso pour peut que celà se fasse en convoi et sous l'égide d'une organisation allemande - Un premier convoi de 29 véhicules a ainsi traversé au printemps 2013
Suite ä la réussite de ce premier passage , un autre convoi est prévu en fev 2014 (Ind-Bir-Thai) et dans la foulée Thai/Bir/Ind , à priori
en mars - je cherche des véhicules accompagnateurs pour rejoindre l'Inde , le ticket d'entrée pourrait être de 2000Eur sachant que celä pourrait se réduire si nous étions très nombreux ( les 29 ont payé 1000Eur chacun )
La frontiere entre l'indie et la birmanie est ouverte pour les voyage organisé et les prix pour la traverser sont raisonnables! nous sommes entrés le 12/12/2013 avec nos camping car!
Salut
Nous voyageons à travers le monde en camping-car. Nous voulons traverser le Myanmar de l'Inde vers la Thaïlande début avril 2016
Nous recherchons des infos récentes et des personnes intéressées pour faire la traversée avec nous pour partager les frais de l'agence
Bonjour à tous,
Les préparatifs de notre TDM (à deux continents près 😉) se poursuivent. nous sommes une famille de 5. 39 ans, 33 ans, 6 ans, 4 ans, 1 an au moment du départ. départ en juillet 2021, un retour à l'été 2023.
Après plusieurs tergiversations nous envisageons la traversée de la Chine depuis la Mongolie, vers le Vietnam. En consultant des blogs et sites de voyageurs, j'ai trouvé Navo tour. Des retours ? Des avis ? Si on le fait il sera temps dans quelques mois de lancer une bouteille à la mer pour faire un convoi... dans cette projection, on ferait la traversée en septembre/octobre 2022. Il en est de même pour le Myanmar...
Pour la thaïlande, avez vous des retours sur les entrées des campings car ?... C'est toujours la roulette russe (ou thaïlandaise en l’occurrence !) ? des postes frontières plus souples que d'autres ? des aides locales ?... C'est un point un peu névralgique qui pourrait pauser soucis en cas de blocage une fois sur place !
Le Pakistan.... Aucune infos fiables de trouvées... J'ai pu voir que certains parlaient d'une ouverture des frontières (automne 2019). Rien depuis début 2020, of course... L'idée est une entrée côté Lahore, sortie à taftan. Mais... niveau sécurité, cela m'inquiète un peu... Aventurier, oui, fou, un peu, suicidaire, que nenni !
A bientôt !
Les préparatifs de notre TDM (à deux continents près 😉) se poursuivent. nous sommes une famille de 5. 39 ans, 33 ans, 6 ans, 4 ans, 1 an au moment du départ. départ en juillet 2021, un retour à l'été 2023.
Après plusieurs tergiversations nous envisageons la traversée de la Chine depuis la Mongolie, vers le Vietnam. En consultant des blogs et sites de voyageurs, j'ai trouvé Navo tour. Des retours ? Des avis ? Si on le fait il sera temps dans quelques mois de lancer une bouteille à la mer pour faire un convoi... dans cette projection, on ferait la traversée en septembre/octobre 2022. Il en est de même pour le Myanmar...
Pour la thaïlande, avez vous des retours sur les entrées des campings car ?... C'est toujours la roulette russe (ou thaïlandaise en l’occurrence !) ? des postes frontières plus souples que d'autres ? des aides locales ?... C'est un point un peu névralgique qui pourrait pauser soucis en cas de blocage une fois sur place !
Le Pakistan.... Aucune infos fiables de trouvées... J'ai pu voir que certains parlaient d'une ouverture des frontières (automne 2019). Rien depuis début 2020, of course... L'idée est une entrée côté Lahore, sortie à taftan. Mais... niveau sécurité, cela m'inquiète un peu... Aventurier, oui, fou, un peu, suicidaire, que nenni !
A bientôt !
Bonjour à tous ! Nous voyageons depuis 9 mois avec notre Defender Land Rover et nous souhaitons faire une pause dans notre périple. Nous voudrions laisser notre voiture en Thaïlande pendant environ 6 mois pour aller en Australie et nouvelle Zélande en avion et sac à dos...
La question est la suivante : est il possible de laisser son vehicule en thailande pendant 6 mois alors que nous ne serons pas sur le territoire ? Quelle est la législation ? Ou pouvons nous trouver ces informations ?
Merci bien de nous aider dans nos démarches, en attendant de vous lire nous vous souhaitons bonne route !
Emilie et Damien
http://durevealaventure.wordpress.com
bonjour a tous,
Désormais nouveau sur le forum, nous sommes entrain de préparer notre voyage qui devrai commencer en avril 2015. A bord de notre camion aménagé camping car (iveco caisse de 91), et notre compagnon de route Sanka (notre chien). Le voyage devrai durer 1 ans minimum. Au départ nous voulions partir dans une direction et improviser notre itinéraire au fur et a mesure. Mais les contraintes géopolitique et puis le fait de transporter un animal nous font dire qu'il vaut mieux anticiper un minimum...
La première question est le passage après la Turquie pour rejoindre l’Asie. Deux possibilités à priori: soit par le nord (la région Caucasienne pour ensuite allez sur Kazakhstan et redescendre Ouzbékistan Tadjikistan Pakistan Inde) soit par le sud (Iran Turkménistan Ouzbékistan Tadjikistan Pakistan Inde). La région Caucasienne étant un peut tendue ces dernières années, nous nous interrogeons... L'Iran est il la solution? Et quel trajet demande le moins de difficultés pour les visas?
La deuxième question est après l'Inde. Faut il envisager un cargo pour rejoindre la Thaïlande ou bien le passage par le Bangladesh et la Birmanie est faisable?
Nous nous lançons dans cette aventure avec un enthousiasme indescriptible!!! Les préparatifs sont devenus notre quotidien. Alors j'en appel à la communautés de voyageurs et de vos expériences pour nous guider sur nos décisions!! 😉
Une bonne journée à tous!!
Lucas.
Désormais nouveau sur le forum, nous sommes entrain de préparer notre voyage qui devrai commencer en avril 2015. A bord de notre camion aménagé camping car (iveco caisse de 91), et notre compagnon de route Sanka (notre chien). Le voyage devrai durer 1 ans minimum. Au départ nous voulions partir dans une direction et improviser notre itinéraire au fur et a mesure. Mais les contraintes géopolitique et puis le fait de transporter un animal nous font dire qu'il vaut mieux anticiper un minimum...
La première question est le passage après la Turquie pour rejoindre l’Asie. Deux possibilités à priori: soit par le nord (la région Caucasienne pour ensuite allez sur Kazakhstan et redescendre Ouzbékistan Tadjikistan Pakistan Inde) soit par le sud (Iran Turkménistan Ouzbékistan Tadjikistan Pakistan Inde). La région Caucasienne étant un peut tendue ces dernières années, nous nous interrogeons... L'Iran est il la solution? Et quel trajet demande le moins de difficultés pour les visas?
La deuxième question est après l'Inde. Faut il envisager un cargo pour rejoindre la Thaïlande ou bien le passage par le Bangladesh et la Birmanie est faisable?
Nous nous lançons dans cette aventure avec un enthousiasme indescriptible!!! Les préparatifs sont devenus notre quotidien. Alors j'en appel à la communautés de voyageurs et de vos expériences pour nous guider sur nos décisions!! 😉
Une bonne journée à tous!!
Lucas.
Bonjour.
Encore un énième sujet sur la Birmanie vous allez me dire. ;) J'ai pu collecter beaucoup d'infos sur ce sujet sur le forum, cepandant il m'en manque un.
Puis-je à ce jour traverser la Birmanie (D'Ouest en Est en passant par la capitale) en vélo depuis l'Inde pour rejoindre la Thaïlande ? Entrer en Birmanie par voie terrestre et sortir de Birmanie également par la route pour la Thaïlande.
Passage impossible par le Bangladesh, quelqu'un confirme ? Poste frontière inexistant pour rejoindre le Laos depuis la Birmanie, quelqu'un confirme ?
Je souhaite faire un tour du monde tout en minimisant les vols en avion.(2 vols maximum pour parcourir 4 continents) L'idée de simplement survolé la Birmanie ne m'enchante guère. 🤪
Encore un énième sujet sur la Birmanie vous allez me dire. ;) J'ai pu collecter beaucoup d'infos sur ce sujet sur le forum, cepandant il m'en manque un.
Puis-je à ce jour traverser la Birmanie (D'Ouest en Est en passant par la capitale) en vélo depuis l'Inde pour rejoindre la Thaïlande ? Entrer en Birmanie par voie terrestre et sortir de Birmanie également par la route pour la Thaïlande.
Passage impossible par le Bangladesh, quelqu'un confirme ? Poste frontière inexistant pour rejoindre le Laos depuis la Birmanie, quelqu'un confirme ?
Je souhaite faire un tour du monde tout en minimisant les vols en avion.(2 vols maximum pour parcourir 4 continents) L'idée de simplement survolé la Birmanie ne m'enchante guère. 🤪
Bonjour,
nous voyageons en camping-car poids lourds 4X4 avec nos 2 chiens (très gentils) et sommes en ce moment en Russie. Le but de notre voyage était de rejoindre l'Asie du Sud-Est mais du fait des chiens, nous abandonnons la traversée de la Chine. Nous tentons donc par le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, le Turkménistan, l'Iran, le Pakistan, l'Inde... Pour cela nous sommes confrontés aux difficultés administratives, mais supportables. C'est alors que la Birmanie se pose en barrage si l'on en croit les différentes discussions mais sa traversée à tout de même était réalisée... Pour cela il faut passer par une agence de voyage de manière à avoir un guide, dont les coûts seraient réduits grâce à un regroupement.
Nous espérons donc vivement que d'autres personnes auront le même projet, à peu près au même moment (nous sommes prêts à nous adapter) !!
Amis voyageurs, manifestez-vous si l'envie de réaliser ce rêve nous est commune !
Merci d'avance pour vos réactions !
Stéphane, Natasha, Kara et Pirate.
nous voyageons en camping-car poids lourds 4X4 avec nos 2 chiens (très gentils) et sommes en ce moment en Russie. Le but de notre voyage était de rejoindre l'Asie du Sud-Est mais du fait des chiens, nous abandonnons la traversée de la Chine. Nous tentons donc par le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, le Turkménistan, l'Iran, le Pakistan, l'Inde... Pour cela nous sommes confrontés aux difficultés administratives, mais supportables. C'est alors que la Birmanie se pose en barrage si l'on en croit les différentes discussions mais sa traversée à tout de même était réalisée... Pour cela il faut passer par une agence de voyage de manière à avoir un guide, dont les coûts seraient réduits grâce à un regroupement.
Nous espérons donc vivement que d'autres personnes auront le même projet, à peu près au même moment (nous sommes prêts à nous adapter) !!
Amis voyageurs, manifestez-vous si l'envie de réaliser ce rêve nous est commune !
Merci d'avance pour vos réactions !
Stéphane, Natasha, Kara et Pirate.
Bonjour,
Nous partons fin aout direction la Thailande en famille avec un boxer aménagé et une caravane Eriba(je sais , cela est un peu dingue vue l'état des routes à partir du Pakistan et de la conduite aparement très difficile en INDE.)Nous avons opté pour ça car nous avons deux ado qui auront besoin de travailler tranquillement(le BAC) dans un espace à part sans les petits frères qui jouent ou crient à coté;
Nous serions ravis de discuter ou rencontrer d' autres familles faisant le meme trajet!
Je cherche des info sur la traversée de l'Inde à la Thailande par bateau:prix du transport, prix de l'avion, de ou à ou et ou dormir pas cher en attendant notre camion et de meme pour la traversée de l'Iran en Inde si d'ici là le Pakistan ne délivre toujours pas de visa;
Je suis preneuse de toutes info ou idées concernant notre voyage!
Merci et bonne journée
Hello,
J'ai lu plusieurs avis contradictoires sur la question notamment ici, il semblerait que la frontière soit actuellement ouverte pour les véhicules et les voyages organisés sous conditions (permis et guide). Je ne trouve cependant pas de messages récents pouvant assurer qu'il est possible de passer la frontière à pied en voyageur indépendant en ce moment.
Merci d'avance pour vos infos! Ju
J'ai lu plusieurs avis contradictoires sur la question notamment ici, il semblerait que la frontière soit actuellement ouverte pour les véhicules et les voyages organisés sous conditions (permis et guide). Je ne trouve cependant pas de messages récents pouvant assurer qu'il est possible de passer la frontière à pied en voyageur indépendant en ce moment.
Merci d'avance pour vos infos! Ju
Bonjour à tous,
Nous avions prévus initialement un tour du monde en avion (entre autre) mais au fil de nos préparatifs nous nous orientons vers un road trip en 4x4 (Toyota HJ61) Nous aimerions rejoindre la Thaïlande, visiter les pays traversés bien entendu puis nous concentrer sur l’Asie du Sud Est avant de rentrer Durée du voyage environ 7 mois.
Nous lisons beaucoup d’avis différents sur la traversée de l’iran notamment
Est ce que quelqu’un aurait RÉCEMMENT fait ce type de voyage ? Quels sont les risques (ou les pays à risques) sur un tel tracé ?
Merci de vos avis et bon voyage à ceux qui s’appretent à partir
Marina et Niko
Nous avions prévus initialement un tour du monde en avion (entre autre) mais au fil de nos préparatifs nous nous orientons vers un road trip en 4x4 (Toyota HJ61) Nous aimerions rejoindre la Thaïlande, visiter les pays traversés bien entendu puis nous concentrer sur l’Asie du Sud Est avant de rentrer Durée du voyage environ 7 mois.
Nous lisons beaucoup d’avis différents sur la traversée de l’iran notamment
Est ce que quelqu’un aurait RÉCEMMENT fait ce type de voyage ? Quels sont les risques (ou les pays à risques) sur un tel tracé ?
Merci de vos avis et bon voyage à ceux qui s’appretent à partir
Marina et Niko
En prévision d'un voyage en camping-car de la ThaÏlande en Inde, je cherche des renseignements sur les possibilités de passer par la route.
Bonjour à tous,
Nous suivons ce forum depuis quelques temps déjà en préparation de notre road-trip à vélo France-Thaïlande sur 14 mois, et départ prévu juillet 2020.
Ceci est notre premier message.
Dans l'élaboration de notre itinéraire, nous arriverions à priori en Inde autour du mois de février. Nous souhaitons ensuite contourner le Bangladesh, pour rejoindre la Birmanie puis la Thaïlande.
Or, la période suivant notre arrivée en Inde va correspondre à la période de mousson.
Voici nos questions: -est-ce que certains d'entre vous ont déjà voyagé dans ces pays durant cette saison? et si oui, est-ce "praticable" sans que ce soit complètement rédhibitoire? (surtout à vélo)
-est-ce qu'il vaudrait mieux partir via le Sud de l'Inde vers le Sri Lanka, et de là, envisager une traversée vers la Thaïlande, afin d'éviter la période de mousson, et rallonger notre périple vers la Malaisie ensuite...? Si oui, existe-t-il des lignes maritimes de l'Inde ou du Sri Lanka vers la Thaïlande?
Il ne nous est pas possible de décaler notre départ en raison des dates d'examens de deux de nos enfants (Baccalauréat et Brevet).
Bien qu'ayant vu des discussions abordant plus ou moins le sujet, nous sommes encore aujourd'hui sans réponses précises.
Merci d'avance pour vos retours
Perrine et Christophe de 8 à vélo
Nous suivons ce forum depuis quelques temps déjà en préparation de notre road-trip à vélo France-Thaïlande sur 14 mois, et départ prévu juillet 2020.
Ceci est notre premier message.
Dans l'élaboration de notre itinéraire, nous arriverions à priori en Inde autour du mois de février. Nous souhaitons ensuite contourner le Bangladesh, pour rejoindre la Birmanie puis la Thaïlande.
Or, la période suivant notre arrivée en Inde va correspondre à la période de mousson.
Voici nos questions: -est-ce que certains d'entre vous ont déjà voyagé dans ces pays durant cette saison? et si oui, est-ce "praticable" sans que ce soit complètement rédhibitoire? (surtout à vélo)
-est-ce qu'il vaudrait mieux partir via le Sud de l'Inde vers le Sri Lanka, et de là, envisager une traversée vers la Thaïlande, afin d'éviter la période de mousson, et rallonger notre périple vers la Malaisie ensuite...? Si oui, existe-t-il des lignes maritimes de l'Inde ou du Sri Lanka vers la Thaïlande?
Il ne nous est pas possible de décaler notre départ en raison des dates d'examens de deux de nos enfants (Baccalauréat et Brevet).
Bien qu'ayant vu des discussions abordant plus ou moins le sujet, nous sommes encore aujourd'hui sans réponses précises.
Merci d'avance pour vos retours
Perrine et Christophe de 8 à vélo
Bonjour, nous sommes une famille de 4 avec deux petits bouts de 2ans1/2 et 8mois, et nous venons de débuter un voyage en camping car. Début en Malaisie, nous sommes actuellement en Thaïlande et nous souhaiterions rejoindre doucement la France.
Nous souhaiterions donc des renseignements concernant le passage du Myanmar, ainsi que des compagnons de route pour diminuer les frais d'agence... On table sur fin février à priori.
Nous aurions également aimé avoir des info sur le passage Iran et Pakistan
à votre écoute et merci d'avance!
Caroline
Nous aurions également aimé avoir des info sur le passage Iran et Pakistan
à votre écoute et merci d'avance!
Caroline
Jour 1 (14 février) - Joyeuse Saint-Valentin !
Ma chère bachelorette, cette année, pour la Saint Valentin, je vais te sortir le grand jeu ! Je vais t’emmener dans un restaurant digne de ton standing... Mais non, pourquoi veux-tu toujours aller au Flunch, tu mérites mieux que ça, quand même !?!… Et tu n’auras pas non plus droit à une petite auberge de campagne… Ni même à un resto branché du centre-ville… Non, cette année, je me suis surpassé pour marquer cet événement d’une pierre jaune ! Au menu de la Saint Valentin, ce sera plateau repas made in Ukraine Airlines ! Original, n’est-ce pas ? Et devine quoi ?... Un vol est même compris dans le prix du repas ! Du coup, on en profitera pour rester les trois prochaines semaines là où le commandant de bord décidera de nous parachuter… Je viens de m’entretenir avec lui et attention… roulement de tambourin… ce sera en Birmanie !!! « Alors là, non ! Y en a marre de chez marre de payer des rançons pour des gens comme vous qui voyagent dans des pays qui craignent !… Qu’est-ce que vous allez faire dans ce pays totalitaire, encore ? Tu vas peut-être me dire que c'est pour ses régions encore interdites aux étrangers ? Ou alors pour son conflit tribal ? A moins que ce ne soit pour vivre aux côtés de sa population, une des plus pauvres au monde ? »
Je savais que je n’pouvais pas compter sur toi, lâcheur !… Une personne censée et intelligente m’aurait plutôt dit, la Birmanie, pourquoi pas ??? Déjà, l'Asie est le terrain de jeu idéal en cette ère glaciaire de février. Ensuite, les carnets de route que je me suis injecté depuis plusieurs années en intraveineuse m’ont contraint et forcé à inscrire cette destination sur ma sacrosainte longue liste de souhaits de voyage. Enfin, les yeux pétillants de nos routards d’amis Jérôme et Chloé à l'évocation de leur voyage là-bas ont fait le reste, c’est-à-dire faire gagner au classement les nombreuses et précieuses places à la Birmanie afin qu’elle arrive touuuuut là-haut, en tête de cette liste ! Et puis un repas de Saint Valentin chez Ukraine Airlines à mille sept cents euros pour quatre, ça ne pouvait pas se refuser ! Donc le Myanmar, je valide !
« Alors là, je ne comprends plus rien à ton histoire à dormir debout ! Il y a encore deux minutes, tu disais que c’était en Birmanie que vous partiez, non ? » Ben oui, première info pour toi, la Birmanie est au Myanmar ce qu’est le Ceylan pour le Sri Lanka... Ok, vus tes yeux tout estomaqués, je pense que ma métaphore n’a pas abouti au résultat escompté… Et la Gaule pour la France, tu comprends mieux comme ça ?... En fait, le Myanmar est le nouveau sobriquet de la Birmanie depuis 1989, date à laquelle la junte militaire en place a décidé de rebaptiser le pays pour cause de… Ah non, en fait, ils n’avaient pas vraiment de raison… Mais bon, au final, doit-on dire « Birmanie » ou « Myanmar » ? La célèbre Aung San Suu Kyi a déclaré à ce sujet : « Les militaires ont rebaptisé le pays contre la volonté du peuple, nous continuerons pour notre part à l'appeler Birmanie et nous ne reviendrons pas sur cette décision ». Sauf que comme tu le sais peut-être, la junte a enfermé Aung San Suu Kyi de nombreuses années à cause de son opposition au pouvoir. Du coup, dans ce carnet, j’emploierai les deux termes simplement pour m’éviter des répétitions, mais sur place, fais ce qu’il te plait, mais moi, ce sera Myanmar pour éviter de finir le séjour en taule !
Bon, lorsque tu m’as interrompu, je disais donc que le Myanmar, je valide ! Et plutôt mille fois qu’une ! Donc si tu as d’autres questions, n’hésite pas… : « Quand aura lieu votre petite sauterie ? - En février, mais ça, je l’ai déjà dit ! - Avec qui ? - On prend les mêmes zigotos et on r’commence, soit les personnes à peu près normales que voici : Anna la chieuse (ma fille de 8 ans), Sasha la chieuse (ma seconde fille de 5 ans), Sandrine la chieuse (ma femme), et moi, le tour-opérateur de A comme « Aéroport » jusqu’à Z comme « Z’était drôlement bien ! » Enfin, ça, c’est c’que j’espère… - Où ? - La boucle classique, Mandalay, Bagan, Inle, Rangoon et deux trois aventures par-ci par-là dans des coins moins fréquentés. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler un peu plus tard... - En combien de temps ? - Seulement trois semaines… - Pourquoi dis-tu « seulement trois semaines » ? - Ben à ton avis ?... Parce que Herr Colonel Sandrine n’a pas voulu plus, pardi !!! Et puis tu m’en poses, toi, des questions !!! Allez, au lieu de me faire perdre mon temps avec tes questions, au lieu de déguster ta petite coupe de champagne pour la Saint Valentin, n’as-tu pas plutôt envie d’un petit verre d’alcool de riz, n’as-tu pas plutôt envie de partir avec nous vers de nouvelles aventures pour te réchauffer entre deux perturbations ? Si ? Et bien suis-nous et tais-toi !!! »
La suite bientôt... mais déjà dispo sur mon blog (avec photos)... http://onpartenvadrouille.over-blog.com/2015/02/joyeuse-saint-valentin.html
Ma chère bachelorette, cette année, pour la Saint Valentin, je vais te sortir le grand jeu ! Je vais t’emmener dans un restaurant digne de ton standing... Mais non, pourquoi veux-tu toujours aller au Flunch, tu mérites mieux que ça, quand même !?!… Et tu n’auras pas non plus droit à une petite auberge de campagne… Ni même à un resto branché du centre-ville… Non, cette année, je me suis surpassé pour marquer cet événement d’une pierre jaune ! Au menu de la Saint Valentin, ce sera plateau repas made in Ukraine Airlines ! Original, n’est-ce pas ? Et devine quoi ?... Un vol est même compris dans le prix du repas ! Du coup, on en profitera pour rester les trois prochaines semaines là où le commandant de bord décidera de nous parachuter… Je viens de m’entretenir avec lui et attention… roulement de tambourin… ce sera en Birmanie !!! « Alors là, non ! Y en a marre de chez marre de payer des rançons pour des gens comme vous qui voyagent dans des pays qui craignent !… Qu’est-ce que vous allez faire dans ce pays totalitaire, encore ? Tu vas peut-être me dire que c'est pour ses régions encore interdites aux étrangers ? Ou alors pour son conflit tribal ? A moins que ce ne soit pour vivre aux côtés de sa population, une des plus pauvres au monde ? »
Je savais que je n’pouvais pas compter sur toi, lâcheur !… Une personne censée et intelligente m’aurait plutôt dit, la Birmanie, pourquoi pas ??? Déjà, l'Asie est le terrain de jeu idéal en cette ère glaciaire de février. Ensuite, les carnets de route que je me suis injecté depuis plusieurs années en intraveineuse m’ont contraint et forcé à inscrire cette destination sur ma sacrosainte longue liste de souhaits de voyage. Enfin, les yeux pétillants de nos routards d’amis Jérôme et Chloé à l'évocation de leur voyage là-bas ont fait le reste, c’est-à-dire faire gagner au classement les nombreuses et précieuses places à la Birmanie afin qu’elle arrive touuuuut là-haut, en tête de cette liste ! Et puis un repas de Saint Valentin chez Ukraine Airlines à mille sept cents euros pour quatre, ça ne pouvait pas se refuser ! Donc le Myanmar, je valide !
« Alors là, je ne comprends plus rien à ton histoire à dormir debout ! Il y a encore deux minutes, tu disais que c’était en Birmanie que vous partiez, non ? » Ben oui, première info pour toi, la Birmanie est au Myanmar ce qu’est le Ceylan pour le Sri Lanka... Ok, vus tes yeux tout estomaqués, je pense que ma métaphore n’a pas abouti au résultat escompté… Et la Gaule pour la France, tu comprends mieux comme ça ?... En fait, le Myanmar est le nouveau sobriquet de la Birmanie depuis 1989, date à laquelle la junte militaire en place a décidé de rebaptiser le pays pour cause de… Ah non, en fait, ils n’avaient pas vraiment de raison… Mais bon, au final, doit-on dire « Birmanie » ou « Myanmar » ? La célèbre Aung San Suu Kyi a déclaré à ce sujet : « Les militaires ont rebaptisé le pays contre la volonté du peuple, nous continuerons pour notre part à l'appeler Birmanie et nous ne reviendrons pas sur cette décision ». Sauf que comme tu le sais peut-être, la junte a enfermé Aung San Suu Kyi de nombreuses années à cause de son opposition au pouvoir. Du coup, dans ce carnet, j’emploierai les deux termes simplement pour m’éviter des répétitions, mais sur place, fais ce qu’il te plait, mais moi, ce sera Myanmar pour éviter de finir le séjour en taule !
Bon, lorsque tu m’as interrompu, je disais donc que le Myanmar, je valide ! Et plutôt mille fois qu’une ! Donc si tu as d’autres questions, n’hésite pas… : « Quand aura lieu votre petite sauterie ? - En février, mais ça, je l’ai déjà dit ! - Avec qui ? - On prend les mêmes zigotos et on r’commence, soit les personnes à peu près normales que voici : Anna la chieuse (ma fille de 8 ans), Sasha la chieuse (ma seconde fille de 5 ans), Sandrine la chieuse (ma femme), et moi, le tour-opérateur de A comme « Aéroport » jusqu’à Z comme « Z’était drôlement bien ! » Enfin, ça, c’est c’que j’espère… - Où ? - La boucle classique, Mandalay, Bagan, Inle, Rangoon et deux trois aventures par-ci par-là dans des coins moins fréquentés. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler un peu plus tard... - En combien de temps ? - Seulement trois semaines… - Pourquoi dis-tu « seulement trois semaines » ? - Ben à ton avis ?... Parce que Herr Colonel Sandrine n’a pas voulu plus, pardi !!! Et puis tu m’en poses, toi, des questions !!! Allez, au lieu de me faire perdre mon temps avec tes questions, au lieu de déguster ta petite coupe de champagne pour la Saint Valentin, n’as-tu pas plutôt envie d’un petit verre d’alcool de riz, n’as-tu pas plutôt envie de partir avec nous vers de nouvelles aventures pour te réchauffer entre deux perturbations ? Si ? Et bien suis-nous et tais-toi !!! »
La suite bientôt... mais déjà dispo sur mon blog (avec photos)... http://onpartenvadrouille.over-blog.com/2015/02/joyeuse-saint-valentin.html
tout d'abord bonjour a tous
voila apres avoir vadrouiller pas mal en europe et en afrique du nord en camping , j'aimerai partir en taihlande par la route sur 10 mois , mais j'aimerai avoir des renseignement sur le nombre de kilometre. Impossible de calculé cet itineraire sur les siteS de calcul de trajet .l'inde est a peu pret a 6200km donc j'imagine que la tahilande est au moins a 10 000 km VOIR PLUS . depart debut mai .
le carnet de douanes et il conseiller pour un tel voyage ? .la traversé de l'iran et pakistan ?
si vous pouvez me donné des conseil sur le buget escence ? la route la plus sur a emprunté et surtout la plus courte possible en passsant par de beau endroit ? on partirai a 2 avec un chien de 65 kilo , cela peut il me posé probleme dans certain pays ?
EN ESPERANT QUE VOUS POURRREZ ME CONSEILLER et m'eclairai sur la route je vous souhaite une bonne soirée
voila apres avoir vadrouiller pas mal en europe et en afrique du nord en camping , j'aimerai partir en taihlande par la route sur 10 mois , mais j'aimerai avoir des renseignement sur le nombre de kilometre. Impossible de calculé cet itineraire sur les siteS de calcul de trajet .l'inde est a peu pret a 6200km donc j'imagine que la tahilande est au moins a 10 000 km VOIR PLUS . depart debut mai .
le carnet de douanes et il conseiller pour un tel voyage ? .la traversé de l'iran et pakistan ?
si vous pouvez me donné des conseil sur le buget escence ? la route la plus sur a emprunté et surtout la plus courte possible en passsant par de beau endroit ? on partirai a 2 avec un chien de 65 kilo , cela peut il me posé probleme dans certain pays ?
EN ESPERANT QUE VOUS POURRREZ ME CONSEILLER et m'eclairai sur la route je vous souhaite une bonne soirée
LA MOUSTACHE AU VENT – Récit d’un voyage à vélo
AVANT LE DEPART
Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.
Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.
A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.
Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »
Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».
Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !
Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?
En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.
Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !
Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.
C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.
Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.
Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.
Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.
Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?
Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.
Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.
A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.
Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.
Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.
Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.
Mail - Birmanie
Salut à tous,
Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.
Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.
A bientôt bec bec vous me manquez tous !
Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.
PELMEL DE NOTES ET MAILS
Mail – Birmanie, Laos
Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!
Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !
Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.
Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.
Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.
Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.
Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !
Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.
En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.
Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.
Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.
Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !
Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !
Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?
Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…
Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.
Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !
Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.
Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.
Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!
Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.
Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?
En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !
En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.
J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand
Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!
Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.
Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!
Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.
Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.
Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.
Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"
Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...
Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!
Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.
Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?
C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.
J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!
Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.
Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!
Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…
Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.
Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?
Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…
Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.
Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!
Sandro à vélo
Mail – South Thailand
Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.
Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.
Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.
Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.
Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.
Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.
Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !
Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !
Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.
Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?
Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !
A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!
Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !
Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.
La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….
Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.
Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.
Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O
Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo
Mail – Malaysia
Salut les sportifs!!
J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.
Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!
Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.
Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?
Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....
Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!
Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :
"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."
"Ah oui?"
"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"
… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?
Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"
Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.
Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.
Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.
Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?
Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...
Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:
Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!
Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?
Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.
- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.
- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.
- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.
- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.
- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...
- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!
Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.
M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.
Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O
Sandro sans son v��lo...
AU RETOUR
A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.
Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.
Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence
Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.
Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.
Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
AVANT LE DEPART
Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.
Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.
A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.
Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »
Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».
Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !
Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?
En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.
Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !
Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.
C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.
Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.
Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.
Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.
Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?
Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.
Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.
A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.
Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.
Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.
Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.
Mail - Birmanie
Salut à tous,
Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.
Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.
A bientôt bec bec vous me manquez tous !
Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.
PELMEL DE NOTES ET MAILS
Mail – Birmanie, Laos
Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!
Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !
Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.
Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.
Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.
Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.
Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !
Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.
En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.
Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.
Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.
Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !
Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !
Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?
Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…
Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.
Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !
Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.
Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.
Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!
Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.
Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?
En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !
En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.
J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand
Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!
Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.
Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!
Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.
Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.
Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.
Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"
Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...
Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!
Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.
Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?
C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.
J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!
Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.
Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!
Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…
Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.
Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?
Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…
Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.
Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!
Sandro à vélo
Mail – South Thailand
Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.
Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.
Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.
Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.
Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.
Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.
Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !
Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !
Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.
Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?
Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !
A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!
Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !
Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.
La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….
Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.
Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.
Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O
Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo
Mail – Malaysia
Salut les sportifs!!
J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.
Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!
Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.
Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?
Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....
Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!
Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :
"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."
"Ah oui?"
"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"
… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?
Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"
Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.
Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.
Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.
Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?
Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...
Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:
Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!
Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?
Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.
- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.
- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.
- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.
- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.
- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...
- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!
Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.
M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.
Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O
Sandro sans son v��lo...
AU RETOUR
A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.
Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.
Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence
Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.
Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.
Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
bonjour, nous sommes actuellement en inde du sud et cherchons une bateau pour la thailande ou la malaisie ou autre pour le mois de septembre, octobre.
si vous avez des infos
marion et micha
Bonjour, je suis depuis peu parti pour un an sabatique avec un peu de thunes de coté.
J'aimerais faire paris bangkok en voiture ( 206 hdi 1.4L )
je regardais la carte du monde la mais avec les conflit syrie + moyen orient j'hesite a passer au nord de la mer noir et mer caspienne ( par l ukraine, russie, kazakhstan, chine ( trajet le plus long ))ou par le sud de la mer caspienne je me tappe l'iran, l'afganistan et le pakistan. Mais ca me raccourci pas mal le trajet quand meme.
Je pensais a changer de voiture et m'acheter une voiture passe partout de ces pays la .... en roule en quoi en iran ou pakistan ???
en passant plein sud je peux meme faire iran pakistan seulement. Ca craint vraiment dans ces pays pour les touristes routier ou alors la télé en rajoute un peu ??? merci de me donnez vos avis
Pour acceder dans un pays etranger par voiture ca se passe comment ? j'ai mon passport et ma carte grise en controle technique a jour.
De plus si je me fais flashé en dehors de la zone europe, est-ce que je risque d'avoir des point en moins sur mon permis. ( question un peu bete mais toujours utile a savoir )
Bon merci et bonne soirée
en passant plein sud je peux meme faire iran pakistan seulement. Ca craint vraiment dans ces pays pour les touristes routier ou alors la télé en rajoute un peu ??? merci de me donnez vos avis
Pour acceder dans un pays etranger par voiture ca se passe comment ? j'ai mon passport et ma carte grise en controle technique a jour.
De plus si je me fais flashé en dehors de la zone europe, est-ce que je risque d'avoir des point en moins sur mon permis. ( question un peu bete mais toujours utile a savoir )
Bon merci et bonne soirée
Bonjour,
après un long break, je vous invite à me suivre en Birmanie, de mi novembre à mi décembre, en passant par la Thaïlande, ma contribution: Vous donner des informations pour faciliter votre futur périple, mon but: Trouver le meilleur rapport qualité / prix.
Passer par la Thaïlande permet d'avoir un vol moins cher, sert de base arrière au cas ou, franchir une frontière physique c'est toujours un moment particulier...
L'idéal c'est de partir à 4, je suis parti tout seul. Si vous êtes en bonne santé sans être sportif et n'avez pas de problème d’asthme ou de circulation, c'est possible, je l'ai fait. Vieux motard je recherche mon autonomie et mon indépendance. Les opinions subjectives que j’émets n'engage que moi. Toutes contributions utiles sont les bien venues. Let's go.
Vol sur une compagnie Européenne à un tarif très raisonnable (je préfère préserver l'emploi chez nous, dans des pays qui respectent les droits de l'homme et de la femme) sur A380.
A Bangkok après être descendu de la bétaillère et passé la douane, descente au sous sol pour prendre le City Line 40 Bahts le jeton (a ne pas perdre, sert à la sortie) pour gagner le centre ville, l'appareil rend la monnaie, mais avant, passage à la banque pour changer mes €, derrière le distributeur se trouve 2 monnaies changer (Value plus et Super Rich) Changer un maximum, je n'ai pas trouvé un meilleur taux à Bangkok. Compter 1 heure pour atteindre le terminus, de là avec un couple de Niçois nous avons pris un taxi pour le quartier de Khao San road pour 100 B.
Le taxi avec compteur à Bangok c' est abordable, nous avions réservé la même GH Lamphu House (700 B sans pt déj 130 B) dans une impasse en retrait de la fureur du quartier. Simple, la clim (ouf) mais salle de bain commune, propre. Bruyant la nuit à cause du personnel. C'est le seul hôtel que j'ai réservé sur Booking machin, je ne suis pas pour et peu internet. Mais après 20 heures de vol je voulais éviter de galérer pour trouver une chambre. D'ailleurs cela m'a posé un problème car je n'avais réservé que 2 nuits.
Khao San, avant c'était une rue maintenant, c'est devenu tout un quartier où les occidentaux imposent leur mode de vie, sans compter les routards en fin de parcours qui échouent là, bizarre, unique, ce n'est pas l'Asie. De plus c'est mal desservit par les transports, à part l’accès au Chao Phraya (à faire absolument) et la possibilité d' aller dans l'agence d' Olivier (au 200 Khao San Road dans une petite galerie marchande) un Français de très bon conseil que je recommande pour organiser son voyage. Bref, au retour j'irais loger dans Sukhumvit plus facile d’accès. Donc je voulais rester une 3 ème nuit, mais tout était déjà complet avec Booking machin, à 7 heure ni une ni deux je saute dans un taxis (80 B) pour Phaya Thai, de là sky train pour Mo Chit sortie 3, franchir la passerelle et prendre un bus N° 3 ou 77 pour le terminal de bus qui se trouve de l'autre coté du parc mais il y a un bout. Le terminal est immense, trouver le guichet de la compagnie 99.999 (compagnie public) 1 seul départ de jour, 8h15, direct pour Mae Sot, les autres de nuit (580 B) bus VIP avec hôtesse, un arrêt dans un petit terminal près de l'aéroport de Don Muang, traversée de l'interminable banlieue de Bangkok après plaine jusqu’à Tak avec un arrêt le midi dans un grand hall où en présentant son billet l'on peu choisir un menu pour déjeuner. Après, 4 voies en construction à travers une partie plus montagneuse (la frontière n'est pas près de fermer au contraire, cela va devenir un axe important à travers l'Asie du S.E.) Arrivée vers 16h au terminal de Mae Sot, derrière l'aéroport, au milieu d'une zone commerciale. La ville se trouve derrière à l'Est, prendre un Tuktuk.
J'ai dormi à la GH Phannu (300 B sans AC 500 B avec) Simple et propre, réveillé par les coqs et la pluie sur la tôle ondulée. Diner et petit déj en face à la Casa Mia sympa pas cher, attention à la glace !
Prendre un Pick-up (30B) pour la frontière (7 km). Avoir son visa (28 jours maxi), 2 solutions: E visa 50 $ par internet rapide 3 jours ce que j'ai fait ou prendre un visa classique à Bangkok moins cher mais perte de temps (1 journée) Après le pont (400m) coté Birman le chef est venu pour valider mon E visa.
Je n'ai pas vu de véhicule immatriculé à l’étranger au Myanmar (j'avais vu un documentaire ou une voyageuse arrivait a faire entrer une moto après de longues formalités) Il est peut être possible de passer en vélo. Attention décalage horaire -1/2 heure et changement de sens de circulation.
Pour l'argent: DAB partout, de préférence aller sur celui qui est couplé avec une banque, en cas de problème...Ouverture des banques 9h 15h fermées le W-End. Dans les distributeurs prendre le maxi (300.000 K) car frais fixes, plus les frais de votre banque. Pour éviter d'engraisser les banquiers, le mieux c'est de changer des €, acceptés partout si billets en bon état, à partir de 50 € meilleur taux, un chèque pour se dépanner auprès de nos compatriotes ainsi que des $ au cas ou.
Avant même la sortie du poste de douane les rabatteurs agissent pour vous prendre dans leur van, je pars a la recherche du terminal de bus que je ne trouve pas. Finalement après marchandage (100 B) je monte dans un vieux car pour Pha An.
A refaire j'irai d'abord a Mawlamine car d'une part le bateau qui remonte vers Pha An permet d'aller visiter le joli temple de U na Auk et d'autre part désormais il existe un bus de nuit direct de Pha An vers le lac Inlé sans passer par Yangon.
Si au début la route est correcte cela ne dure pas et devient plus proche d'une vicinale, avec beaucoup de travaux, de plus on s’arrête souvent pour refroidir les freins, le moteur, ou manger...
120 km, on se traine mais de toutes façons on ne pas doubler. Avant d'arriver on me dépose au milieu de nul part "c'est pas loin" 8 km, une paille, il fait toujours aussi chaud, ça commence bien, je me pose sur le bord de la route, un petit pick-up s’arrête, je monte derrière, le jeune couple à l'avant ne parle pas l'anglais et me dépose près du fleuve, la ville est étendue et je suis loin du centre que je gagne à pied, il est 16h.
J'espérais trouver une chambre au Galaxy Motel la pension des rêves du Lonely. Complet, j'atterris un peu plus loin près de la Paya Shweyinhmyaw au Golden sky 1, en passant devant le Than Lwin Pyar tout bleu dans le même style. Chambre (15.000 K sans AC 20.000 avec) au 2 ème étage, petit déj compris sur une terrasse avec une vue superbe sur les montagnes karstiques et le fleuve. C'est propre et correct, reste les tauliers, que l'on a l'impression de déranger, le petit personnel est très sympa.
J'y rencontre 2 Françaises (d'un certain age) qui ont négocié avec un chauffeur de taxis pour une course de 3 semaines dans tout le pays (pour 2.000 €) Pourquoi pas ?
Tous les soirs à 17 h je vais assister au coucher du soleil à la pagode d’à coté, puis diner au Lucky 1 ou Khit Thit en face.
Le matin trainer au marché, superbe, la région vient de s'ouvrir au tourisme et reste authentique.
Dans la journée balade en moto (6.000 k/j) location chez Good Luck ( eh oui cela ne s'invente pas) face à la Clock tower moins cher que dans les hôtels (et faut bien faire vivre tout le monde)
Attention la moto, si vous n'avez pas l'habitude, laissez tomber. Ce n'est surtout pas ici qu'il faut apprendre. C'est le plus gros qui à la priorité.
Les hôtels (ex le Galaxy) proposent des excursions très bien faites pour 5.000 K.
A voir absolument: Kyauk Kalap tôt le matin ou tard le soir sinon beaucoup de touristes Birman, pas la peine de se déchausser pour monté sur le rocher, d'abord on ne monte pas bien haut, de plus on ne peux pas prendre de photos. Saddan caves, pas facile à trouver rien n'est indiqué, de plus la carte fournie est complétement fausse, l'idéal c'est d'avoir l'application Maps.me sur son smartphone, que je n'avais pas. Bref, il faut emprunter une piste sur 8 km pour l'atteindre, si il pleut, c'est pas la peine. Inutile de prendre une lampe c'était éclairé, par contre emporter ses chaussures, c'est surtout le retour en barque qui est superbe.
J'ai réussi a obtenir une chambre au Galaxy mais le prix est de 25 $ et non 25.000 K comme je le pensais, la chambre est grande avec salle d'eau, eau chaude et frigo. Kim la patronne est charmante, son mari: un peu trop obséquieux à mon goût, vous pouvez laisser des affaires Thaïlandaise en attendant votre retour. En un mot c'est pas non plus l'affaire du siècle. Là j'ai pris un billet (8.000 K) pour la descente en bateau pour Mawlamyine. Départ à 13 h sur un petit bateau bâché en compagnie de 7 autres touristes, arrêt à mi parcours dans un village. Arrivée à 16h30 où attend un thounkbein qui nous dépose à nos hotels respectifs.
J'ai choisi le Sandalwood, bonne pioche, grande chambre avec salle d'eau, carrelée, très propre (15.000 K sans AC). Pour manger, aller près du fleuve, sur la droite Gd Father & Mother resto associatif et à gauche le soir Street Food. En plus pas loin du Breeze GH où, sans être client on peux bénéficier de leurs services pour organiser ses déplacements.
La ville est en pente et c'est pénible de faire à pied la balade du Lonely, mieux vaux prendre un moto taxi et se faire déposer sur la crête au Paya U Zina et aller vers les autres temples à pied.
Je recommande l'immense marché, le Gd bouddha couché, à 22 km au Sud, impressionnant et très kitch et peu avant les 2 rochers au milieu des champs avec leur stupa.
Au Nord ne pas louper la pagode Nwa la bo, à égalité avec le rocher d'or, mais bien plus tranquille. Conseils y aller en moto 1 personne par moto ça grimpe sec ou alors prendre un pick-up le plus tôt possible au rond point qui se trouve sur North Bogyoke avant le pont 20 km plus loin il vous dépose a l'embranchement pour la route qui grimpe au temple, de là attendre ( plus ou moins longtemps) un véhicule pour monter.
A propos du rocher d'or, ça ressemble au Mt St Michel mais sans la mère poulard, par contre éviter d'y dormir, c'est la seul fois ou j'ai du utiliser mon sac à viande (Pann Myo Thu 10 $) En face du terminal de bus, stationnent les camions pour monter. Contrairement à ce que dit le GdR il vaut mieux se mettre sur le premier banc, car on peu se mettre debout et voir le paysage. Près du sommet des essais de téléphérique sont en cours. Droits de péage pour le site 10.000 K. Garder ses chaussures si l'on veux visiter les villages plus loin. Pas la peine de dormir en haut pour assister au coucher du soleil le dernier camion redescend vers 18h.
Je souhaitais aller à Loikaw, une région qui s'ouvre au tourisme, Bago ne possède plus de terminal bus, aucun renseignement fiable pour aller à Loikaw ou de là on doit pouvoir gagner en bateau la lac Inlé.
Alors direction Yangon et son immense terminal avec ses centaines de car, sa banque, à l'ouest prendre le bus 36 (200 k) ou un van pour gagner la pagode Sule en plein centre, de là à pied, gagner le Chan Myaye GH ou le Cherry un peu plus loin même type. Je vais au premier, 8 ème étage, petite chambre sans fenêtre, propre (21.600 K avec AC) salle de bain commune.
Déjeuner et diner au 203 petite gargote où on choisi son plat, bon et pas cher. Incontournable visite de la Shwedagon, compter 1/2 journée et 10.000K.
A faire, le tour de Yangon en train, à la gare centrale quai 7 ou 8, 3h de voyage, le spectacle est autant dans le train que dehors.
Retour au terminal pour prendre un bus de nuit pour le lac Inlé, pas de réservation, départ vers 19h, difficile de s'y retrouver ici tout est écrit en Birman, je suis allé à l'agence où était écrit VIP, compter 16.000 K avec repas et clim, dans un Scania type Marco Polo, confortable comme les autres, 1ère partie sur la High Way, 2 ème partie plus sinueuse, au petit matin on me dépose à un carrefour à Shwenyaung.
Je ne suis pas allé à Kalaw pour le "treck" il semble que se soit devenu un boulevard et que les villageois saturent de voir tant d'étrangers, par contre possibilité d'y aller en train départ vers 8h30.
On me propose de me conduire au lac pour 8.000 K. Un local paie 500 K. Ici vous êtes considéré comme une tirelire à roulette, rançon du succès, vous voici prévenu.
Après le péage (12.500 K.) arrivé à Nyaungshwe, J'ai logé au Golden Empress GH (30 $) (en face du Royal Nyaung Shwe Hotel) tout en bois, avec AC, mais pas nécessaire à cette période de l'année, essayer de dormir à l'étage.
Tanda la gérante est adorable, à l'écoute de toutes vos demandes. Diner à coté au Star Flower, cuisine Italienne ça change.
Location de vélo, pas de moto (2.000 K/j) bien vérifier l'état, avec, possibilité d'aller boire un coup chez le Français qui s'occupe des vignes, au soleil couchant (beaucoup de monde) ou d'aller de l'autre coté jusqu'aux sources d'eau chaude, suivre la route.
Pour les marchés des 5 jours se renseigner auprès de son logeur (ça change tout le temps). Pour ma part je suis allé à Aungban, à 9h30 ça se termine, pas de touriste, sur une colline derrière, marché aux bestiaux, possibilité de dormir la veille dans un hôtel au sortir de la ville.
Pour le lac je recommande d'arriver au débarcadère vers 7h pour trouver un bateau (6 personnes par bateau) et, de faire la balade complète jusqu'à Sankar, en passant par Intheine, où derrière le village se trouve tout un site en cours de restauration. 60.000 K par bateau, mais cela permet d'aller dans des sites moins touristique et d'éviter les fabriques artisanales. Prévoir pull crème solaire et chapeau.
Minibus au départ de l’hôtel ( 8.000 k) à 9h pour Mandalay, beaux paysages au début après c'est plat, arrivé à 17h, il me dépose devant l'ET GH (16 $) qui s'avère bruyant à cause de la rue, je changerai pour le Nylon 2 un peu plus loin, rien à voir pour 2 $ de plus je dispose d'une belle chambre au calme avec salle de bain plus petit déj sous forme de buffet. Réveille à 5h30 par le muezzin d'à coté.
La ville est étendue, circuler en vélo (2.500 K./j en mauvais état) est très dangereux, la balade du Lonely est sympa et se termine au River View Hôtel où un cocktail est offert à partir de 17h sur le toit terrasse.
J'ai loué une moto en bon état à un particulier (10.000 k) par l'intermédiaire du ET. pour visiter les anciennes capitales royales, sinon à Inwa obligé de prendre une calèche... Déçu par le pont U Bein niveau du lac très bas, j'ai aimé Mingun (péage 5.000k) en arrivant de Sagaing en longent le fleuve. Diner au Pan Cherry bon mais spice et au Rainforest loin et cher pour ce que c'est.
Pour 9.000 K un minibus me prend à l'hotel à 8h pour Bagan, où j'arrive à 14h après le péage (25.000 K) à Nyaung U au New Park Hotel (15 $) la petite chambre simple avec AC salle d'eau, eau chaude, dans un bel environnement pas loin de la rue des restos. A cette période les températures sont très agréables. Prévoir plusieurs jours c'est vraiment super. A 6h prise en main d'un scoot électrique (6.000 K /j) pour se rendre sur un temple (ex: Buledi) depuis le tremblement de terre de 2016 peu de temple sont ouvert, conséquence on n'est jamais tout seul, mais cela reste magique, l'envol des montgolfières ( 380 $ par personne pour 45 mn, c'est du vol) je ne sais pas d'où elles décollent (près du golf ?) après petit déj à l’hôtel, puis balade sur le site par les sentiers (difficile en vélo) Déj au Myo Myo on choisi ses petits plats très bon. A 17h on regrimpe sur un temple pour assister au sunset. Le scoot: si la batterie commence à donner des signes de faiblesse le ramener au loueur pour éviter de rentrer à pied.
Il semble toujours possible de gagner directement Mrauk U (pas loin du drame que subisse les rohingyas depuis des années) Tous renseignements auprès d'Ever Sky sympa et fiable. Pour moi retour sur Pha-An via Yangon (17.500 K) (possibilité d'un vol pour Bangkok sur Air Asia ou Nok Air à bon prix) bus de nuit où l'on vient vous chercher à votre hôtel. Retour à la Clock tower, dans la moiteur.
Possibilité d'aller sur la cote vers Dawei et de franchir la frontière. Plus au Sud c'est l'aventure. Pour ma part je repasse par Mae Sot (10.000 K. minivan, départ de 8h à 12h) je pensais aller à Sukhothai, mais je n'ai plus le temps. Plus de place en VIP je prends la catégorie inférieur mais correct (375 B.) départ à 19h pour Bangkok arrivée à 4h à Mo Chit, le métro ne demarre qu'a 6h.
Cette fois je descends à Nana (Sukhumvit où hélas sévit la prostitution)) pour gagner le soi 4 pour trouver une petite G.H. La Gde Résidence fait parfois des promos 2.000 B la chambre, Dans le soi se trouve l'agence Julie travel ou l'on parle français. Diner entre le Soi 1 et la voie ferrée dans un hangar, pas cher le poisson grillé est très frais.
Conclusion: Jamais je ne me suis senti en insécurité, les Birmans sont parfois roublard (la faute à qui ?) Des temps fort, la Shwedagon, le lac Inlé, Bagan, après on peu s'éloigner des sentiers battus par les touristes et être plus dans l'aventure et l’authentique.
Je reste à votre disposition pour toutes infos complémentaires et vous céder mon guide Lonely (la dernière édition).
Good trip.
February 9th is a pivotal day during my trip to Thailand. Up until this date, my focus had been on cities, temples, and other urban landmarks. Starting February 10th, I’ll finally leave the city behind for the outskirts—one town, one life, farther from tourism, more real, more authentic... Then comes the bucolic surroundings of Chiang Mai, nature, the countryside, the mountains.
This morning, I head to visit the ethnographic museum. I’d been told about another one, but it’s permanently closed. I wonder if it’s the same one that might have changed its name and location.
I thoroughly enjoy visiting this museum. At first, I’m a bit annoyed because the place is packed with noisy school groups blocking the display cases without even showing the slightest interest. But soon, their chaperones manage to lead them into another room, giving me some peace. They maintain this distance throughout the tour, allowing me to explore the museum in complete tranquility. I really appreciate their tact.
I’m amazed by the absolutely stunning fabric displays and the countless everyday objects, especially the very old pottery. There’s so much beautiful basketry and intricately carved wood. The statues are also incredible... After seeing all of them, I no longer feel like buying any from the shops.
On my way back, not far from my hotel, I discover a rather unique place that only serves one drink, which they’ve made their specialty: egg coffee! A pretty surprising novelty. I have to try it.

At the bottom of the cup, they pour a layer of milk, topped with a layer of liquid coffee, followed by a layer of egg yolk, and finally a top layer that turns out to be a mix of coffee and cocoa powder. It’s a cold drink that, in the end, doesn’t have much flavor, and the price is pretty steep for such a small cup. You’re paying for the exclusivity!
Later in the day, I venture once again into small alleys, something I love doing when exploring a new city—no specific goal, just wandering east of the city, outside the walls.

I encounter very few tourists there and discover unsuspected little shops overflowing with lovely items, much cheaper than what you find in the heart of the tourist district. Then I wander through the floors of Warorot Market. I discover another kind of temple there: the temple of good deals. I love finding clothes that are really original for locals, not the flood of shirts and pants that tourists love but no Thai would ever buy, which invade the shops in the "Historic Square." I stop in my tracks in front of a stall with beautiful shirts featuring stunning geometric patterns in elegant color combinations and very short sleeves. Hmm, these would be perfect for showing off my biceps, one of which is adorned with the magnificent Ganesh tattoo I got last year in Bali. "When you’ve got nice things, you’ve got to show them off!" he said. 😜🙏💪 I pick out two for 380 baht and negotiate them down to 300. But the seller won’t go any lower. I understand I’ve reached the limit of her commercial possibilities. Just as I’m leaving the shop, happy with my purchase, my ever-helpful inner voice, Petite Voix, suggests: - You didn’t try them on because you were too lazy to take off the one you’re wearing and also because of the sweat, but you could just put one on over the one you’re wearing. It’s light enough that it won’t bother you.
I go back to the two sellers, who burst out laughing when I ask to try them on. - Oh no, it’s way too small for you! It’s a women’s shirt! - But they don’t look particularly feminine in style! And I chose XXL... I put the shirt on, and of course, it won’t close. Then I notice the buttons are on the wrong side. That’s why the sleeves seemed so short!!! They put the shirts back on the rack and refund me without any fuss, commenting amid total hilarity: - Well, thank goodness you tried it on just as you were leaving the shop!
Since I don’t want to walk too much before tomorrow’s first Big Outing with the driver, I end my stroll with a visit to two very pretty temples recommended by Joël.

I’d rather not post more temple photos. But these ones smell like village and countryside...



I’ve never seen anything like Wat Ket Karam, so extravagant...


And I end my day with two other lesser-known temples: Wat Noung Kham, simple and finally free of gold and glitter,

and Wat Dap Phai, where an intimate ceremony is taking place at the end of the day.
This morning, I head to visit the ethnographic museum. I’d been told about another one, but it’s permanently closed. I wonder if it’s the same one that might have changed its name and location.
I thoroughly enjoy visiting this museum. At first, I’m a bit annoyed because the place is packed with noisy school groups blocking the display cases without even showing the slightest interest. But soon, their chaperones manage to lead them into another room, giving me some peace. They maintain this distance throughout the tour, allowing me to explore the museum in complete tranquility. I really appreciate their tact.
I’m amazed by the absolutely stunning fabric displays and the countless everyday objects, especially the very old pottery. There’s so much beautiful basketry and intricately carved wood. The statues are also incredible... After seeing all of them, I no longer feel like buying any from the shops.
On my way back, not far from my hotel, I discover a rather unique place that only serves one drink, which they’ve made their specialty: egg coffee! A pretty surprising novelty. I have to try it.

At the bottom of the cup, they pour a layer of milk, topped with a layer of liquid coffee, followed by a layer of egg yolk, and finally a top layer that turns out to be a mix of coffee and cocoa powder. It’s a cold drink that, in the end, doesn’t have much flavor, and the price is pretty steep for such a small cup. You’re paying for the exclusivity!
Later in the day, I venture once again into small alleys, something I love doing when exploring a new city—no specific goal, just wandering east of the city, outside the walls.

I encounter very few tourists there and discover unsuspected little shops overflowing with lovely items, much cheaper than what you find in the heart of the tourist district. Then I wander through the floors of Warorot Market. I discover another kind of temple there: the temple of good deals. I love finding clothes that are really original for locals, not the flood of shirts and pants that tourists love but no Thai would ever buy, which invade the shops in the "Historic Square." I stop in my tracks in front of a stall with beautiful shirts featuring stunning geometric patterns in elegant color combinations and very short sleeves. Hmm, these would be perfect for showing off my biceps, one of which is adorned with the magnificent Ganesh tattoo I got last year in Bali. "When you’ve got nice things, you’ve got to show them off!" he said. 😜🙏💪 I pick out two for 380 baht and negotiate them down to 300. But the seller won’t go any lower. I understand I’ve reached the limit of her commercial possibilities. Just as I’m leaving the shop, happy with my purchase, my ever-helpful inner voice, Petite Voix, suggests: - You didn’t try them on because you were too lazy to take off the one you’re wearing and also because of the sweat, but you could just put one on over the one you’re wearing. It’s light enough that it won’t bother you.
I go back to the two sellers, who burst out laughing when I ask to try them on. - Oh no, it’s way too small for you! It’s a women’s shirt! - But they don’t look particularly feminine in style! And I chose XXL... I put the shirt on, and of course, it won’t close. Then I notice the buttons are on the wrong side. That’s why the sleeves seemed so short!!! They put the shirts back on the rack and refund me without any fuss, commenting amid total hilarity: - Well, thank goodness you tried it on just as you were leaving the shop!
Since I don’t want to walk too much before tomorrow’s first Big Outing with the driver, I end my stroll with a visit to two very pretty temples recommended by Joël.

I’d rather not post more temple photos. But these ones smell like village and countryside...



I’ve never seen anything like Wat Ket Karam, so extravagant...


And I end my day with two other lesser-known temples: Wat Noung Kham, simple and finally free of gold and glitter,

and Wat Dap Phai, where an intimate ceremony is taking place at the end of the day.

This first trip of 2025 will have the taste of Asia.
More precisely, Thailand!
It’s not my first time—I’ve often traveled across Southeast Asia between 2000 and 2015. (This travel journal, for example...)
But it’ll be my partner’s first steps in this part of the world.
The itinerary we’ve chosen will alternate between familiar sights for me and new discoveries for both of us.
I’ll get to see how the country has changed in 20 years—and what’s stayed the same!
We were torn between the north and the south of the kingdom. Fears of smoke from slash-and-burn farming and a desire to relax on the sand tipped the scales toward the south...
What if we rented a car?
I think driving in sprawling Bangkok would be a bit ambitious, so we’ll only book our vehicle from Hua Hin to return it in Surat Thani.
Other transportation will range from tuk-tuks to overnight trains and ride-hailing services.
And of course, the plane!
I’d love to travel from Auvergne to Bangkok by road, but 15 days wouldn’t be enough...
Plus, the current geopolitical situation isn’t exactly favorable...
So, once again, we’ll be stuck for hours in the less-than-comfortable economy class of Qatar Airways.
The arrival time was on schedule, entry formalities were quick, and all our luggage made it.
We left Lyon in wind and cold—now we’re breathing in the warm, humid air of กรุงเทพมหานคร.
To reach our hotel, we first took the metro, which dropped us off in the city center in about 30 minutes for the incredible price of 1.18 €.
A few taps on the GRAB app, and we booked a ride-hailing service for the last few kilometers.
We waited a while for our driver due to insane traffic in the area, but once in the 4x4, we were at our lodging in no time.
We chose this small hotel for its riverside location, tranquility, and price.
It’ll do the job perfectly—the only downside is the weak breakfast.
The room is inviting, and we collapse onto the bed for a well-deserved short nap.
Wake-up call in an hour for our first visits!
See you soon...

More precisely, Thailand!
It’s not my first time—I’ve often traveled across Southeast Asia between 2000 and 2015. (This travel journal, for example...)
But it’ll be my partner’s first steps in this part of the world.
The itinerary we’ve chosen will alternate between familiar sights for me and new discoveries for both of us.
I’ll get to see how the country has changed in 20 years—and what’s stayed the same!
We were torn between the north and the south of the kingdom. Fears of smoke from slash-and-burn farming and a desire to relax on the sand tipped the scales toward the south...
What if we rented a car?
I think driving in sprawling Bangkok would be a bit ambitious, so we’ll only book our vehicle from Hua Hin to return it in Surat Thani.
Other transportation will range from tuk-tuks to overnight trains and ride-hailing services.
And of course, the plane!
I’d love to travel from Auvergne to Bangkok by road, but 15 days wouldn’t be enough...
Plus, the current geopolitical situation isn’t exactly favorable...
So, once again, we’ll be stuck for hours in the less-than-comfortable economy class of Qatar Airways.
The arrival time was on schedule, entry formalities were quick, and all our luggage made it.
We left Lyon in wind and cold—now we’re breathing in the warm, humid air of กรุงเทพมหานคร.
To reach our hotel, we first took the metro, which dropped us off in the city center in about 30 minutes for the incredible price of 1.18 €.
A few taps on the GRAB app, and we booked a ride-hailing service for the last few kilometers.
We waited a while for our driver due to insane traffic in the area, but once in the 4x4, we were at our lodging in no time.
We chose this small hotel for its riverside location, tranquility, and price.
It’ll do the job perfectly—the only downside is the weak breakfast.
The room is inviting, and we collapse onto the bed for a well-deserved short nap.
Wake-up call in an hour for our first visits!
See you soon...

Salut a tous.
Comparé à beaucoup de carnets de voyage qui sont posté ici, mon récit n’a rien d’aventureux ni de très exotique, il n’est qu’un carnet de vacances de nos deux semaines en Thailande du 19 décembre 2005 au 3 janvier 2006. C’est le récit que j’ai écrit pour mon site mais comme je sais que la majorité d’ entre nous ne clique jamais sur le lien en signature et que le récit est assezlong je vous propose d'en mettre une partie ici chaque jour avec une photo. Si vous êtes impatient ou que vous voulez voir toutes les photos, (et il y en a un paquet ! ) tout est sur mon site !
Let's go :
Mardi 20 décembre 2005 On se pose à BKK (Bangkok) à 6h30 locale (Il y a 6 heures de plus en Thaïlande qu'en France), le vol a duré 10h45 et bien que nous n'ayons pas dormi nous n'avons quasiment pas vu passer ce long vol, qu'on redoutait un peu pourtant Les "impressions de temps" sont parfois bizarres Arnaud m'a réservé des places sur un des vols Bangkok – Chiang Mai de la Thai Airways et du coup on n'a même pas à récupérer nos valises, elles suivent sur les deux vols. En attendant que notre vol décolle, on traîne un peu dans l'aéroport. A part les boutiques qui vendent des orchidées en boites, il n'y a rien de bien différent des autres aéroports et pour l'instant on n'est guère dépaysé ! L'avion pour CM (Chiang Mai) est également un 747-400 et malgré les seulement 45 minutes du vol, la Thai réussit encore à nous faire manger! La réputation d'excellence du service de cette compagnie n'est vraiment pas usurpée ! On verra bien la différence au retour sur Gulf Air... Une fois à Chiang Mai on passe le service d'immigration, comme dans tous les pays ou nous sommes allés il faut regarder la caméra puis le fonctionnaire nous agrafe une feuille dans les passeports. On récupère nos valises qui sont déjà arrivées et on part dans le pick-up-taxi que la GH a envoyé comme prévu pour nous récupérer. Il fait beau, le soleil brille, seule surprise il fait un peu moins chaud que ce à quoi je m'attendais, il doit y avoir "seulement" 18°...
Nous arrivons une quinzaine de minutes plus tard à la guest house. Celle là je ne l'ai pas trouvé sur VF (Voyage Forum), mais sur le forum du Routard ou les deux frères français qui la tiennent sont très actifs. Ils m'ont filé quelques renseignements sur la Thaïlande et comme ils étaient sympas je me suis dit que pour commencer ce voyage sans stresser autant aller chez des français. Ils nous font préparer un des Bungalows de la Guest House que j'ai réservé et payé depuis plusieurs mois. Je le précise car c'est la seule GH ou l'on m'a demandé de régler à la réservation. Ici nous payons 500 Baths (10 €) la nuit pour un bungalow avec lit double et salle de bains avec eau chaude plus 100B (2€) pour un lit d'appoint soit un total de 600B/nuits. Le plus grand des deux frères semble sympa bien que bavard et hâbleur, la guest house est jolie, tout en bois, décorés avec des objets Thaïs, il y a quelques statues dans le jardin, un petit bassin où nagent des poissons, c'est sympa, on dirait que j'ai eu raison de réserver ici. A midi précis, comme prévu, un gars de chez Budget m'amène la voiture qu'on a louée pour 2 semaines. Au départ on pensait louer une voiture tout simple mais vu la faible différence de prix on s'était finalement laisser tenter par un gros pick-up 4x4 Toyota avec un moteur de 3.0 litres et une boite automatique... Soyons fou ! On prend notre premier repas thaïlandais à la GH, du poulet cuit dans du lait de noix de coco. Avec du riz bien sur. Je ne me souviens plus du nom du plat mais je me rappel bien que c'était franchement bon ! Le grand nous vante les treks de la GH « qu'ils ont monté eux même à la sueur de leurs fronts »… Krys et moi échangeons un regard puis je plonge le nez dans ma bière, là il en fait vraiment trop ! De toutes façons pas de « treks » pour nous et la question ne s'était pas réellement posé, nous ne restions pas assez longtemps à CM pour voir ce que j'avais envie de visiter aux alentours et pour en plus faire un … « trek » J'hésite sur le terme trek car il y a dans ce mot une idée de difficulté sportive qui est, à mon avis presque toujours absente des randonnées proposées à Chiang Mai. Comment je le sais alors que je n'en ai pas fait ? Simple, ces treks sont au programme de tous les séjours organisés à CM et si vous voulez vendre quelque chose au plus grand nombre ça ne peut être difficile … Le «trek» classique se compose d'une marche dans la forêt, d'une ballade sur un éléphant, d'une descente de rivière sur un radeau en bambou et d'une nuit dans la jungle. On le trouve souvent allié avec la visite à telle ou telle minorité ethnique. Bien que le gars de la GH nie que ces villages soient des « zoos humains » entretenus pour montrer de l'indigène au gentil touriste ( ce dernier étant un grand pourvoyeur de deniers auprès des organisateurs de treks), tout ce que j'ai lu et vu à ce sujet m'a convaincu du contraire et j'ai préféré m'abstenir, de toutes façons à partir du moment où tout le monde fait la même chose j'ai du mal à imaginer que ça puisse rester « authentique » bien longtemps.
Histoire de profiter de la demi-journée restante nous allons au Wat Phrathat Doi Suthep un des temples les plus sacrés du Nord de la Thaïlande, à une quinzaine de km au N/O de CM. C'est moyen comme trajet de prise en main du 4x4, je m'en aperçois vite, car la conduite du paquebot à gauche sur les petites routes en lacets qui montent au temple ajouté à la fatigue qui commence à se faire sentir, c'est assez rude mais tout ce passe bien et on y arrive sans encombres. Le Wat Phrathat ( Wat = temple ) est posé sur les flancs du Doi Suthep. (Doi = Mont ) qui culmine à 1685 mètres. La légende raconte qu'au XIV° siècle, un moine apporta à la cour du Roi des reliques du Bouddha. Elles furent placées sur un éléphant blanc qui entama l'ascension du Doi Suthep. Avant le sommet le pachyderme s'arrêta, barrit et tomba raide mort. A cet endroit on construisit un chedi pour abriter les saintes reliques. ( Un « chedi » désigne un bâtiment en forme de cloche pointue qui abrite dans ses fondations des reliques. On le nomme aussi parfois « stupa ») L'édification du chedi et du temple commença à la fin du XIV°. Aujourd'hui le chedi, de style Lan Na ( un style architectural qui émergea au XI° siècle) est toujours le joyau du wat. On passe entre les deux superbes nagas (des serpents légendaires à multiples têtes, génies des eaux, qui auraient protégé Bouddha d'un déluge ) qui gardent le grand escalier de plus de 300 marches qui permet d'accéder au temple. En haut on est dirigé vers la caisse pour payer quelques centaines de baths de droits d'entrée et on accède au temple. On ne voit pas encore le chedi mais on peut admirer les chapelles et les autels eux aussi de style Lan Na. La déco est chargée, à base de nagas, de dorures, de couleurs vives et éclatantes et de mosaïques de petits morceaux de miroir colorés qui brillent de milles feux. De grands arbres ceinturés d'étoffes multicolores étendent leurs ombres au-dessus des bâtiments … Tout ça est superbe et photogénique même s'il y a pas mal de monde. Nous nous déchaussons pour pénétrer dans le saint du saint du temple. Là il y a VRAIMENT beaucoup de monde et une vision frappante s'offre à nous : autour du chedi brillant tourne une marée humaine composée de fidèles et de simples visiteurs. La plupart des gens s'arrêtent devant les différents autels, allument une bougie ou posent une fleur de lotus avant de s'agenouiller et de se recueillir tandis que quelques pignoufs photographient dans tous les sens et vont presque jusqu'a shooter les fidèles et les moines sous le nez. Il parait que tout ça ne les dérange pas trop... Mouais … J'ai tout de même du mal à penser que ça ne dérange pas qui que ce soit d'être photographié comme un animal curieux...
(... à suivre)
Les nagas qui garde l'accés au Doi Suthep :
Let's go :
Mardi 20 décembre 2005 On se pose à BKK (Bangkok) à 6h30 locale (Il y a 6 heures de plus en Thaïlande qu'en France), le vol a duré 10h45 et bien que nous n'ayons pas dormi nous n'avons quasiment pas vu passer ce long vol, qu'on redoutait un peu pourtant Les "impressions de temps" sont parfois bizarres Arnaud m'a réservé des places sur un des vols Bangkok – Chiang Mai de la Thai Airways et du coup on n'a même pas à récupérer nos valises, elles suivent sur les deux vols. En attendant que notre vol décolle, on traîne un peu dans l'aéroport. A part les boutiques qui vendent des orchidées en boites, il n'y a rien de bien différent des autres aéroports et pour l'instant on n'est guère dépaysé ! L'avion pour CM (Chiang Mai) est également un 747-400 et malgré les seulement 45 minutes du vol, la Thai réussit encore à nous faire manger! La réputation d'excellence du service de cette compagnie n'est vraiment pas usurpée ! On verra bien la différence au retour sur Gulf Air... Une fois à Chiang Mai on passe le service d'immigration, comme dans tous les pays ou nous sommes allés il faut regarder la caméra puis le fonctionnaire nous agrafe une feuille dans les passeports. On récupère nos valises qui sont déjà arrivées et on part dans le pick-up-taxi que la GH a envoyé comme prévu pour nous récupérer. Il fait beau, le soleil brille, seule surprise il fait un peu moins chaud que ce à quoi je m'attendais, il doit y avoir "seulement" 18°...
Nous arrivons une quinzaine de minutes plus tard à la guest house. Celle là je ne l'ai pas trouvé sur VF (Voyage Forum), mais sur le forum du Routard ou les deux frères français qui la tiennent sont très actifs. Ils m'ont filé quelques renseignements sur la Thaïlande et comme ils étaient sympas je me suis dit que pour commencer ce voyage sans stresser autant aller chez des français. Ils nous font préparer un des Bungalows de la Guest House que j'ai réservé et payé depuis plusieurs mois. Je le précise car c'est la seule GH ou l'on m'a demandé de régler à la réservation. Ici nous payons 500 Baths (10 €) la nuit pour un bungalow avec lit double et salle de bains avec eau chaude plus 100B (2€) pour un lit d'appoint soit un total de 600B/nuits. Le plus grand des deux frères semble sympa bien que bavard et hâbleur, la guest house est jolie, tout en bois, décorés avec des objets Thaïs, il y a quelques statues dans le jardin, un petit bassin où nagent des poissons, c'est sympa, on dirait que j'ai eu raison de réserver ici. A midi précis, comme prévu, un gars de chez Budget m'amène la voiture qu'on a louée pour 2 semaines. Au départ on pensait louer une voiture tout simple mais vu la faible différence de prix on s'était finalement laisser tenter par un gros pick-up 4x4 Toyota avec un moteur de 3.0 litres et une boite automatique... Soyons fou ! On prend notre premier repas thaïlandais à la GH, du poulet cuit dans du lait de noix de coco. Avec du riz bien sur. Je ne me souviens plus du nom du plat mais je me rappel bien que c'était franchement bon ! Le grand nous vante les treks de la GH « qu'ils ont monté eux même à la sueur de leurs fronts »… Krys et moi échangeons un regard puis je plonge le nez dans ma bière, là il en fait vraiment trop ! De toutes façons pas de « treks » pour nous et la question ne s'était pas réellement posé, nous ne restions pas assez longtemps à CM pour voir ce que j'avais envie de visiter aux alentours et pour en plus faire un … « trek » J'hésite sur le terme trek car il y a dans ce mot une idée de difficulté sportive qui est, à mon avis presque toujours absente des randonnées proposées à Chiang Mai. Comment je le sais alors que je n'en ai pas fait ? Simple, ces treks sont au programme de tous les séjours organisés à CM et si vous voulez vendre quelque chose au plus grand nombre ça ne peut être difficile … Le «trek» classique se compose d'une marche dans la forêt, d'une ballade sur un éléphant, d'une descente de rivière sur un radeau en bambou et d'une nuit dans la jungle. On le trouve souvent allié avec la visite à telle ou telle minorité ethnique. Bien que le gars de la GH nie que ces villages soient des « zoos humains » entretenus pour montrer de l'indigène au gentil touriste ( ce dernier étant un grand pourvoyeur de deniers auprès des organisateurs de treks), tout ce que j'ai lu et vu à ce sujet m'a convaincu du contraire et j'ai préféré m'abstenir, de toutes façons à partir du moment où tout le monde fait la même chose j'ai du mal à imaginer que ça puisse rester « authentique » bien longtemps.
Histoire de profiter de la demi-journée restante nous allons au Wat Phrathat Doi Suthep un des temples les plus sacrés du Nord de la Thaïlande, à une quinzaine de km au N/O de CM. C'est moyen comme trajet de prise en main du 4x4, je m'en aperçois vite, car la conduite du paquebot à gauche sur les petites routes en lacets qui montent au temple ajouté à la fatigue qui commence à se faire sentir, c'est assez rude mais tout ce passe bien et on y arrive sans encombres. Le Wat Phrathat ( Wat = temple ) est posé sur les flancs du Doi Suthep. (Doi = Mont ) qui culmine à 1685 mètres. La légende raconte qu'au XIV° siècle, un moine apporta à la cour du Roi des reliques du Bouddha. Elles furent placées sur un éléphant blanc qui entama l'ascension du Doi Suthep. Avant le sommet le pachyderme s'arrêta, barrit et tomba raide mort. A cet endroit on construisit un chedi pour abriter les saintes reliques. ( Un « chedi » désigne un bâtiment en forme de cloche pointue qui abrite dans ses fondations des reliques. On le nomme aussi parfois « stupa ») L'édification du chedi et du temple commença à la fin du XIV°. Aujourd'hui le chedi, de style Lan Na ( un style architectural qui émergea au XI° siècle) est toujours le joyau du wat. On passe entre les deux superbes nagas (des serpents légendaires à multiples têtes, génies des eaux, qui auraient protégé Bouddha d'un déluge ) qui gardent le grand escalier de plus de 300 marches qui permet d'accéder au temple. En haut on est dirigé vers la caisse pour payer quelques centaines de baths de droits d'entrée et on accède au temple. On ne voit pas encore le chedi mais on peut admirer les chapelles et les autels eux aussi de style Lan Na. La déco est chargée, à base de nagas, de dorures, de couleurs vives et éclatantes et de mosaïques de petits morceaux de miroir colorés qui brillent de milles feux. De grands arbres ceinturés d'étoffes multicolores étendent leurs ombres au-dessus des bâtiments … Tout ça est superbe et photogénique même s'il y a pas mal de monde. Nous nous déchaussons pour pénétrer dans le saint du saint du temple. Là il y a VRAIMENT beaucoup de monde et une vision frappante s'offre à nous : autour du chedi brillant tourne une marée humaine composée de fidèles et de simples visiteurs. La plupart des gens s'arrêtent devant les différents autels, allument une bougie ou posent une fleur de lotus avant de s'agenouiller et de se recueillir tandis que quelques pignoufs photographient dans tous les sens et vont presque jusqu'a shooter les fidèles et les moines sous le nez. Il parait que tout ça ne les dérange pas trop... Mouais … J'ai tout de même du mal à penser que ça ne dérange pas qui que ce soit d'être photographié comme un animal curieux...
(... à suivre)
Les nagas qui garde l'accés au Doi Suthep :

Hello everybody
Pour ceux que l'analyse politique relative aux evenements en cours interesse moyennement mais qui s'inquietent de la bonne reussite de leur sejour futur ou en cours, je vous propose de nous echanger ici de bons tuyaux concernant la circulation, les coins a eviter, et toutes autres petites infos du meme acabit. J'essaierai moi meme de participer a mon humble mesure, etant sur place, a Bangkok pour encore 3 semaines. Mes sources : - Les employes de ma residence hoteliere qui me donnent chaque jour les dernieres infos en anglais. (J'ai bien acces a 8 chaines de TV mais aucune connaissances en langue thai). - Les tweets de Richard Barrow.
Ce qui serait cool, ca serait que des touristes actuelement en Thailande et venant a passer sur VF, nous fassent part ici des desagrements qu'ils auraient pu rencontrer en rapport avec la crise actuelle. Ceci dans le but de mettre en garde les autres. Et ce qui serait tout aussi cool c'est que cette discussion soit exempte d'attaques personnelles et de gueguerre d'opinions, ces 2 parasitages supremes... Qu'en pensez vous ?
Pour ceux que l'analyse politique relative aux evenements en cours interesse moyennement mais qui s'inquietent de la bonne reussite de leur sejour futur ou en cours, je vous propose de nous echanger ici de bons tuyaux concernant la circulation, les coins a eviter, et toutes autres petites infos du meme acabit. J'essaierai moi meme de participer a mon humble mesure, etant sur place, a Bangkok pour encore 3 semaines. Mes sources : - Les employes de ma residence hoteliere qui me donnent chaque jour les dernieres infos en anglais. (J'ai bien acces a 8 chaines de TV mais aucune connaissances en langue thai). - Les tweets de Richard Barrow.
Ce qui serait cool, ca serait que des touristes actuelement en Thailande et venant a passer sur VF, nous fassent part ici des desagrements qu'ils auraient pu rencontrer en rapport avec la crise actuelle. Ceci dans le but de mettre en garde les autres. Et ce qui serait tout aussi cool c'est que cette discussion soit exempte d'attaques personnelles et de gueguerre d'opinions, ces 2 parasitages supremes... Qu'en pensez vous ?
Compte rendu d'un voyage de 40 jours en Thaïlande du 8/11 au 17/12
Itinéraire : Bangkok, Ayutthaya, parc de Khao Yai, Phimaï, Nong Khai, Sangkhom, Chiang Khan, Sukhotthai, Lamphang, Chiang Mai, Paï, Soppong, Mae Hong Son, Mae Sariang, Krabi, parc de Khao Sok, îles de Koh Lanta, de Ko Yao Noi, de Ko Muk, Trang, Bangkok.
L'esprit du voyage
Après une éclipse de 36 années et après avoir visité tous les autres pays limitrophes du sud-est asiatique, nous voulions retourner voir ce pays. Mais nous avions aussi quelque appréhension à y retourner, nous doutant bien que les scènes authentiques vues au marché flottant de Damnoen Saduak, ou les tribus (Karen, Black Lahus) visitées dans le triangle d'or en 1978 faisaient partie d'un passé révolu. Partant avec des amis qui ne connaissaient ni l’Asie ni à fortiori la Thaïlande, nous voulions leur montrer la Thaïlande classique avec ses sites (naturels ou culturels) inévitables et néanmoins éviter les zones par trop touristiques, d'où cet itinéraire qui mélangent un peu les deux.
Les photos de ce voyage sont visibles en cliquant sur ce lien : https://plus.google.com/...hkey=CLnctdS5-7_S3wE
Budget : pour 2 personnes : 3890 € avion : vol Bâle-Bangkok AR (AF-KLM) 1267 € transports : 672 € (dont 2 vols sur place) hôtels : 840 € nourriture : 836 € visite : 189 € divers : 86 €
Quelques prix en bahts Café/thé : 25 à 50 Bière (60 cl) : 70 à 100 Pad thaï : 45 à 130 Plat avec viande : 60 à 150 (30 B. en plus pour du poisson/fruits de mer) Petit-déjeuner complet : 100 à 170
8/11 Atterrissage à Bangkok à 10h12 heure locale après 10h ¼ de vol depuis Amsterdam. Une fois de plus la moiteur nous surprend au sortir de l'aéroport. Après les formalités d'usage (visa + change minimal) nous allons prendre le Rail Train jusqu'au terminus de Phayathaï. Là en bas une employée note notre destination et appelle un taximètre. Au bout de 10 mn un taxi nous prend en charge tous les 4 et nous emmène vers notre hôtel peu avant d'arriver, il trafique son compteur (qui indiquait 72b) se disant désolé et le met à 0 nous arrivons 5mn plus tard et il compte bien nous escroquer d'une somme supérieur à la course ! C'est mal nous connaître, nous lui donnons 80 b et partons joindre l'hôtel à 2 mn de là. L'hôtel Lamphutree GH est bien situé le long de la rivière Lamphu bien au calme. Les chambres lambrissées de bois bruns sont agréables avec tout le confort (sdb privée, AC). Nous posons nos affaires et allons à la découverte de Bangkok en commençant par le quartier « routard » de Khao San tout proche. Ca correspond bien à ce que décrivent les guides à savoir une enclave routarde avec salons de massage, de tatouage, restaurants « bouisbouis », mini agences de voyage, et toute une faune de tous âges et de tous continents. Le soir c'est particulièrement animé et bruyant, entre les sonos, karaokés, taxis et tuktukklaxonnant. Nous quittons Khao San en direction du Palais royal où nous hésitons sur la suite de notre programme : un Thaï nous suggère de louer un tuktuk, de faire 2 ou 3 monuments puisque le palais est fermé (mon œil) et de passer par une agence de voyage pour y acheter un tour. Comme par hasard un tuktuk s'arrête et il nous le négocie pour (4x10 b) jusqu’à 17h. Sur le coup nous n'étions pas trop méfiant et vu le prix ça valait la peine de faire ce tour n'ayant pas envie de visiter ce gros site qu'est le palais royal. Nous voilà parti visiter le grand bouddha debout (intérêt moyen) puis le Wat Saket beaucoup plus intéressant avec la vue qu'il offre sur toute la ville de Bangkok. Nous retrouvons avec plaisir tout ce qui gravite autour des temples bouddhistes c'est à dire les marchands du temple : gargotes, attractions, vendeurs de bondieuseries, charlatans de toutes sortes, et bien sûr les fidèles venus pour prier, méditer, brûler de l’encens, faire sonner les gongs, etc. La visite éclair à l'agence de voyage n'a pas laissé une bonne impression au chauffeur de tuktuk puisque nous n'avons évidemment rien acheté ! Il nous emmène de mauvaise grâce au Wat Phu, dernière étape de notre tournée, qui est ouvert contrairement à ce qu'il annonçait ! Très belle visite à cette heure crépusculaire, peu de monde et des couleurs changeantes. On termine la visite à l'éclairage artificiel. Le grand bouddha couché tout en or est superbe. Retour à l'hôtel en tuktuk (100b) et dîner à l'hôtel. Nuit bienvenue après une très longue journée.
9/11 L'hôtel est très calme, la climatisation silencieuse et efficace. Je sors vers 6h pour découvrir les lieux proches, visiter un grand temple pas très loin et parcourir les ruelles d'un tout petit marché installé entre un pont et un passage couvert près de la rivière. Petit-déjeuner excellent, copieux (buffet) et varié (thaï et continental). Le soleil tape déjà fort et nous partons à pied vers le palais royal : horreur c'est dimanche et on a l'impression que tous les touristes de Thaïlande et d’ailleurs se sont donnés rendez-vous ici. Nous rebroussons chemin et nous nous dirigeons vers le marché du quartier chinois qui bien que l'on soit dimanche est actif et bien fréquenté. On y retrouve les scènes habituelles, petites cantines, vendeurs ambulants, bazar où on vend de tout et de n'importe quoi ! Nous repartons vers Memorial bridge où nous empruntons un ferry jusqu'à Tha Tien. De là nous traversons le fleuve (3b) pour aller visiter le Wat Arun qui est en face : très beau temple du chedi principal accessible par un escalier très raide on jouit d'une belle vue sur Bangkok. Nous retraversons la rivière Phraya et allons nous payer une petite promenade sur les klongs de Bangkok, (1600 b pour 35 mn) ce n'est pas donné mais la balade était agréable et donnait une bonne idée de la vie dans cette Venise asiatique. Retour vers l'hôtel par la rivière Phraya jusqu'au quai Phra Arthit. Bon dîner au Pannee restaurant dans Khao San.
10/11 A 8h nous sommes prêts pour aller visiter le Wat Phra Kéo que nous atteignons 5mn avant l'ouverture des grilles, peu de monde heureusement mais ça ne va pas durer. Nous pourrons voir le Wat Phra Kéo dans de bonnes conditions. Au bout d'un moment ce déferlement d'or, de miroirs brillants et de peintures vives finit par lasser. C'est le moment de contempler les belles peintures qui revêtent le mur qui encercle le Wat Phrakéo et qui sont un peu à l'ombre d'un soleil sans pitié. La rage du « selfi » et de la photo en général sont communs aux peuples asiatiques (et pas seulement !) qui visitent les sites et les poses les plus ridicules ne les gênent aucunement. Nous terminons par la visite essentiellement extérieure du palais royal qui n'a qu'un intérêt limité. Nous sortons du palais et passons par le petit marché aux amulettes situé un peu plus loin. Nous remontons ensuite le fleuve vers le Nord jusqu'à quai Tha Thewet dans l'intention de visiter le Vimanmek, c'est une longue approche à pied sous un chaud soleil mais qui ne sera pas couronnée de succès car c'est fermé le lundi, et m...Crevant de soif, nous forçons un timide barrage policier pour aller étancher notre soif dans une cantine tout proche réservée à la police. Retour toujours à pied au Lamphu GH et dîner au Pannee restaurant.
11:11 Départ pour la gare de Hualamphung toujours en taxi, nouvelle technique : le compteur a été mis et la prise en charge indique 25b mais il ne bougera pas jusqu'à la gare, là le chauffeur réclame un prix exorbitant que nous n'acceptons pas, de rage il jette les 40 baths et son téléphone par terre pendant que nous partons tranquillement à pied vers la gare toute proche. Nous prenons des billets 3° classe pour Ayutthaya (15b pp) et devons un peu attendre : ce n'est vraiment pas un express car au bout d'une heure ¼ nous atteignons à peine l'aéroport domestique de Bangkok. En fait il nous faudra plus de 2h30 pour atteindre Ayutthaya mais dans d’excellentes conditions de transport. Arrivés à destination nous franchissons la rivière avec le bac (5b pp) et allons nous installer juste à côté au Baan Kum Pra GH, très belle situation au bord de la rivière Pa Sak, chambre ancienne au charme rétro avec des objets bric à brac poussiéreux, peu d'espace et sdb commune. En attendant que les chambres soient prêtes nous allons nous désaltérer sur la sympathique terrasse qui donne sur la rivière et regardons les convois de péniches qui descendent vers Bangkok. Il fait bien chaud et les moustiques font partie de la fête. Nous allons ensuite louer des vélos, tout prêt du débarcadère (40b) et partons visiter le wat Mahathat qui est remarquable avec sa tête de bouddha enserrée dans les racines d'un banian, attraction touristique appréciée des touristes. Nous reprenons les vélos et pédalons dans la chaleur moite et avons un peu de mal à trouver le Wat suivant, il faut dire que les plans dont nous disposons sont faux ! Nous trouvons finalement le wat Ratchaburana en fin de journée puis le Wat Phra Sri Sanphet, magnifique perspective avec ses trois chedi alignés dans la lumière de la fin de l'après-midi. Pour rentrer à l'hôtel nous empruntons la route circulaire qui contourne le centre d’Ayutthaya en passant par le marché. Fatigués et assoiffés nous nous installons sur la terrasse de l'hôtel pour nous reposer en regardant le fleuve et la circulation des bateaux.
12/11 Pour notre 2me journée à Ayutthaya nous décidons d'aller voir le palais de Bang Pa In. Nous prenons le premier train pour Bang Pa In et 20 mn plus tard nous y sommes. Là un songthaew nous propose (20 b pp) de nous emmener jusqu'au palais distant de 2 à 3 km. Nous payons l'entrée et c'est vraiment un dépaysement complet : nous passons de la vie brouillonne agitée et bordélique de la vie thaïe à l'espace propret et aseptisé du parc où des voiturettes électriques sillonnent silencieusement le parc. Cela tient du parc d'attraction pour touristes aisés et la diversité des styles des bâtiment nuisent finalement à l'harmonie de l'ensemble. Nous reprenons le même tuktuk pour retourner à la gare d'où nous repartons pour Ayutthaya. Daniel et moi relouons deux vélos pour aller voir les quelques temples qui manquent encore à notre palmarès. Nous commençons par le « floating market » qui se révèle nullissime comme prévu : espace artificiel disneylandisé où tout est faux et reconstruit suivant les schémas des attractions commerciales. Nous fuyons et allons visiter le beau temple Wat Yaï Chai Mongkhon remarquable par ses nombreuses statues de bouddhas habillées de tissu safran. Je termine cet itinéraire par la visite du Wat Chai Watthanaram : superbe construction de style angkorien resplendissante au soleil couchant. De plus la rivière qui le côtoie rajoute une touche bucolique à l'ensemble. Retour vers l'hôtel par des petites routes campagnardes.
13/11 Départ pour la gare, nous repassons le bac, cette fois c'est payant (5b) contrairement à hier où il n'y avait personne, aller comprendre ! Nous prenons l'expresse pour Pak Chong (172b pp) : Le prix est près de 10 fois celui payé (175b) pour venir de Bangkok jusqu'à Ayutthaya alors que la distante est presque la même, pourtant nous sommes toujours en 3° classe mais c'est vrai que nous pris un express ! Serait-ce l'explication ? Je n'en vois pas d'autres. Vers 12H nous arrivons à Pak Chong où nous attendrons assez longtemps la voiture de la Greenleaf GH censé nous amener sur place. Après quelques péripéties et coups de fil, un tuktuk arrive et nous emmène en 15 mn jusqu'à la GH. Ambiance sympa, toute la famille s'active autour d'une cuisine-débarras bordélique. Le jeune patron nous montre nos chambres à l'arrière de la route : chambre standard avec ventilo et sdb (eau froide) privée. Aucun mobilier comme d'habitude, par contre la surface de la chambre est grande. La douche est froide mais ça ne pose pas vraiment de problèmes. Nous déjeunons d'un excellent pad thaï (45b) et reprenons vers 15h le songthaew pour aller faire notre première ½ journée dans la nature avec un guide sympathique et parfaitement anglophone.
Nous commençons par une baignade dans une piscine naturelle aménagée au sortir d'une source naturelle il y a également des thaïs et des occidentaux. Le guide commence déjà par nous montrer quelques spécimens de la faune locale : petit serpent ivoire, araignées de toutes tailles. Après la baignade dans une eau fraîche, il nous emmène en voiture jusqu'à une grotte aménagée : nous descendons par un escalier pour atteindre d'abord une salle souterraine dans laquelle trône des bouddhas puis nous progressons dans des boyaux étroits pour aller voir des chauves-souris, une scolopendre, une grenouille etc. Nous ressortons pour aller voir ensuite la fameuse sortie de millions de chauves-souris au coucher du soleil. Pour cela nous nous postons au crépuscule à la base d'une colline d'où débouche l'entrée de la grotte et à 18h pile un long nuage en forme de ruban de quelques mètres de diamètre sort de la grotte et s'élève dans le ciel. On entend le bruissement des milliers d'ailes ainsi que les petits cris des chauves-souris. Au bout de 15 mn nous quittons l'endroit alors que les chauves-souris continuent de sortir de la grotte.
14/11 La Greenleaf GH est située au bord de la grande route qui mène au parc et dès le matin tôt la circulation est dense, heureusement nos chambres sont situées dans le jardin à l'arrière de la GH. Petit déjeuner sur la terrasse avec d'autres touristes ayant choisi le même tour que nous. À 8h nous partons en songthaew en direction du parc. Nous récupérons un couple de français dans une autre GH et partons en direction du parc. Premier arrêt où nous partons à la découverte des singes, nos guides ont de bons yeux et nous ne verrions rien s'ils ne nous les montraient d'abord avec leur longue vue. Si les macaques souvent à terre sont faciles à voir il n'en est pas de même des gibbons perchés tout en haut des arbres et quasi toujours cachés par l'épais feuillages des arbres de la forêt. Nos guides nous emmènent ensuite voir une belle chute d'eau puis nous montrent une belle petite vipère toute verte endormie sur une tige de la même couleur d'où un mimétisme parfait qui la rend invisible à nos yeux. La balade en forêt nous permettra de voir de belles plantes, des fleurs et des arbres majestueux d'une hauteur impressionnante. La fin de la journée sera consacrée à la recherche des éléphants mais malgré les km parcourus à petite vitesse sur les principales routes du parc nous ne les verrons pas. Retour à la GH où nous dînons avec le couple de Français qui a partagé notre journée. La nuit sera accompagnée par les échanges bruyants et réguliers des crapauds des réservoirs tout proches.
15/11 Départ de la Greenleaf après le petit-déjeuner vers 9h. Intense activité ce matin où 3 songthaew chargés de touristes occidentaux partent visiter le parc. Déposés à la station de bus de Pak Chom nous attendons très peu avant de repartir vers le Nord. Un petit scorpion essaiera en vain de se faufiler entre nos pieds ! Le bus confortable va nous emmener jusqu'à la ville de Khorat. De là un autre bus nous emmène jusqu'à la petite ville de Phimai, notre étape de ce jour. Nous trouvons rapidement la GH réservée par téléphone la veille à 3 mn de l'arrêt de bus. C'est correct, sdb privée et clim mais l'espace est compté, pas de table ni chaise ni armoire, juste un lit et un étendoir pour faire sécher les serviettes, ce modèle minimaliste de chambre est assez répandu ici en Thaïlande. Vu que c'est l'heure du déjeuner et que nous avons de plus très soif, nous nous installons au restaurant de la GH dans la petite cour pour un repas correct. Nous allons ensuite visiter le fameux temple de style angkorien qui a fait la réputation de la ville et c'est vrai qu'on se croirait sur le site d'Angkor Vat : même entrée avec ses longs serpents en guise de balustrade qui encadrent l'accès au temple, même structure carrée avec un prang central. On retrouve également les balustres en pierre qui imitent le travail du bois, des apsaras sur les linteaux ou les colonnes d'accès au cœur du temple, des barais (lacs artificiels) qui permettaient l'approvisionnement en eau du site. Nous ressortons du temple et allons nous promener au milieu du marché qui se tient juste à côté. Marché très animé et agréable où les paysans offrent leurs produits : légumes, herbes, viandes (grenouilles, rats ?) poissons, crabes, crevettes, produits cuisinés etc. Nous continuons notre chemin vers le fameux banian géant, autre curiosité locale : en réalité c'est toute une forêt qui s'est formée à partir d'un unique arbre il y a plus de 350 ans autour d'un vaste marécage. Retour en ville et dîner dans un restaurant en forme de ranch au coin de notre rue.
16/11 Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel Khru Pom et allons nous poster à l'endroit indiqué par la patronne pour récupérer le bus qui va à Khorat. 10 mn plus tard le bus est là et nous laisse au bout de 10 km sur l'autoroute qui mène à Udon Thani. Nous traversons l'autoroute et allons à l'arrêt de bus où nous achetons nos billets pour Udon Thani. Le montant annoncé ne correspondant pas au prix indiqué sur le ticket nous le faisons remarquer à l'employé qui nous rembourse (720b au lieu de 900 b) avec une mine contrite ! Le bus va remonter vers le nord à bonne vitesse par cette autoroute à 4 voies. Les paysages industriels et agricoles se succèdent tout le long de la route, Udon Thani apparaît comme une ville moderne avec ses buildings en verre, ses centres commerciaux et ses publicités numériques qui défilent sur de grands panneaux lumineux. Nous changeons de bus à Udon Thani et repartons immédiatement dans un autre bus pour Nong Khai où nous arrivons au bout d'une heure il est 14h et nous voyageons depuis 8h du matin soit 6h de bus mais dans de bonnes conditions. De la station de bus nous partons à pied en direction de l'hôtel réservé la veille à Phimai. Il fait très chaud et nous y sommes rendus après 20 mn de marche : c'est le Ruanthai GH, correct sans plus, accueil distant. Nous allons nous balader sur la promenade qui longe le Mékong, fleuve que nous retrouvons avec plaisir et allons déjeuner au fameux restaurant vietnamien « Doeng Namnoen ». Une armada de jeunes filles en uniforme officient et le service est rapide et efficace, les plats sont goûteux et à prix doux, nous en profitons pour prendre des « rouleaux de printemps » (spring-rolls en langage thaï international) frais et frits : délicieux ! Nous continuons notre balade le long du Mékong jusqu'au bout de la promenade à l'Est où des travaux d'embellissement sont en cours. Retour à l'hôtel en passant par le marché couvert où la plupart des boutiques sont dédiées au tourisme. En fin d'après-midi re-balade en ville et le long du Mékong. Dîner, toujours chez le vietnamien mais cette fois d'échine de porc et de salade très épicée de saucisses vietnamiennes.
17/11 Les patrons de l'hôtel ne sont pas des lève-tôt, nous allons de ce fait prendre notre petit déjeuner au Mutmee GH. Service indolent mais beau jardin donnant sur le Mékong. Les bicyclettes sont en sale état, nous allons en chercher ailleurs, mais ce n'est pas si évident que ça : après plusieurs demandes nous trouvons juste ce qu'il nous faut (3 vélos) chez Limanee (de 50 à 80 b le vélo pour la journée). Muni d'un plan photographié chez Mutmee GH nous partons en direction de l'Est (route 3040 qui longe le Mékong), très vite le plan utilisé montre ses limites et ses erreurs. Après de nombreux tâtonnements (ça fait toujours des km en plus!) qui nous permettent de découvrir la vie aux champs, la récolte et le séchage du riz, nous arrivons vers le village de Ban Lao et trouvons quelques km plus loin les fameux carrelets qui servent à pêcher dans les bras marécageux du Mékong. Il n'y a pas de pêcheurs à l'œuvre et il fait très chaud, nous prenons quelques photos et reprenons la route 3012 vers Niang Khai. Arrêt au fameux temple Sala Keao Ku qui regroupe les sculptures fantaisistes d'un moine, on hésite entre des décors de cinéma fantastique, des sculptures de style « rococco gaudiesque » ou un parc d'attractions type Disney. Original en tous les cas et photogénique. Retour en ville et repos bien mérité après ces quelques 45 km de vélo sous un très chaud soleil. Dîner chez Potacha Thai Thai, autre restaurant « moderne » avec une flopée de jeunes serveuses efficaces et habillées pareillement : beaucoup de choix sur la carte (pas loin de 100 propositions !) même si on décline souvent le même plat mais avec des variations d'ingrédients bonne adresse au final.
18/11 petit-déjeuner au Mutmee GH sur la terrasse a écouter les aventures que Serge, un vieux routard français raconte avec un accent anglais inimitable à Julian le patron du GH. A cette heure le Mékong est légèrement embrumé et le soleil ne darde pas encore ses rayons qui seront « mortels » d'ici quelques heures. Nous quittons notre GH et allons à la station prendre le « petit bus vert » qui doit nous amener à Sangkhom. Le précédent bus étant parti à 9h nous devons attendre 11h pour prendre le suivant. Il démarre à 11h et nous emmène brinquebalant vers le Mékong, mais il nous faudra attendre 2h30 avant de le voir par intermittence mais c'est surtout peu avant Sangkhom que nous pourrons l'admirer. Ceci dit, la route est agréable et les plantations se suivent montrant une nature riche et variée. Vers 14h30 nous arrivons à Sangkhom, le bus nous laisse devant la Bouy GH où nous prenons ce qui reste, à savoir une chambre (250b) avec fan et sdb commune et un bungalow (400 b) avec AC et sdb privative. Nous louons un taxi (500b) pour nous emmener au Wat Tak à 19 km d'où la vue sur le Mékong est superbe. Retour au village et balade au marché et le long du fleuve. Excellent dîner au Bouy GH où je goûte un Tom Yang gung aux crevettes. Même si les chambres sont très spartiates et à la propreté plus que douteuse, il y a du wifi et la patronne est très sympathique et serviable.
19/11 Nuit calme, seuls les coqs vers 5h du matin ont troublé notre sommeil. Nous nous renseignons pour l'horaire des bus pour Chiang Khan mais les avis divergent et varient entre 9h et 11h30 ! Nous nous pointons au bord de la route vers 10h, à midi toujours rien ! finalement nous décidons de noliser le pick-up du frère de la patronne du Bouy qui pour 1200 b accepte de nous emmener jusqu'à Chiang Khan en suivant la route qui longe le Mékong (durée 1h40). Deux allemandes profitent également du taxi, Daniel et moi nous nous installons dans la benne et les 4 filles dans la voiture. Très belle route qui cette fois suit bien le cours du fleuve au plus près alors que de Nong Khai à Sangkhom seuls les dix derniers km longeaient le fleuve. A Chiang Khan nous nous installons au Huean Yai Babpa GH, vieille maison tout en bois au bord du Mékong. C'est nettement plus luxueux mais le prix demandé (1500b avec pd) n'est pas justifié. Il est 14h et nous allons à la découverte de la ville : la rue qui longe le Mékong est très touristique avec ses maisons de bois brun typiques de la région elles sont toutes tournées vers le tourisme : hôtels, restaurants, magasins de souvenirs etc. on imagine ce que ça doit donner en fin de semaine quand des hordes de touristes thaïs déboulent dans cette rue. La promenade piétonne sur le Mékong est en réfection et sera entièrement pavée sur plusieurs km. Malgré cette nouvelle vocation touristique, les commerçants qui parlent et comprennent l’anglais sont rares et nous avons quelques difficultés à nous faire expliquer les menus dans les restaurants ! Les prix sont aussi un peu plus élevés qu'ailleurs. Quant au service il est original : les plats arrivent au compte-goutte les uns après les autres sans que l'on sache à qui les attribuer ! Promenade au bord du Mékong au moment du coucher du soleil : bel éclairage, les pêcheurs retournent à terre, de grands oiseaux blancs survolent le fleuve et s'en retournent nicher pour la nuit.
20/11 Levé à 6h pour assister à l'offrande pour les bonzes. C'est beaucoup plus calme qu'à Luang Prabang et les moines sont rarement plus de deux ou trois. Quant au Mékong il est à peine visible et les brumes vont l'envahir petit à petit jusqu'à 9h. Nous louons ensuite des bicyclettes (50b) et partons en suivant le Mékong vers l'Est. Nous croisons de multiples ateliers de préparation et de confiserie de noix de coco. La noix est coupée en deux, le coprah en est extrait avec un couteau incurvé, puis coupé en lamelles et mis à confire dans de grands woks puis mis en sachets et proposés aux clients de passage qui doivent être nombreux compte tenu des dizaines de confiseurs qui se succèdent au bord de la route. Il faut dire que nous sommes sur la route qui mène aux rapides du Mékong. Sur ce terreplein panoramique des dizaines de restaurants, de confiseurs et de magasins attendent le chaland. Retour en ville et repos, je repars en vélo cette fois en suivant le Mékong vers l'Ouest. Retour sur la promenade de la berge pour admirer le coucher de soleil et voir passer les colonies d'oiseaux blancs. Dîner de pad thaï (40 pp mais petite portion et de qualité moyenne) dans une gargote recommandée par la patronne sur la rue principale de Chiang Khan.
21/11 Un tuktuk (20b pp) nous emmène à la gare routière (2km) d'où un bus qui part à 7h15 nous emmène jusqu'à Loei. Attente de 3h que nous trompons en jouant aux cartes, avant de reprendre au autre bus pour Phitsanulok. De là un minibus nous reprend après une autre heure d'attente et nous emmène à Sukhothai où nous arrivons au début de la nuit à 18h. Nous téléphonons au Lotus village pour qu'ils viennent nous chercher : ça aurait dû être fait après 20 mn d'attente, mais à cause d'un quiproquo incompréhensible nous attendrons plus d'une heure pour finalement négocier nous-mêmes un tuktuk (120b) pour rejoindre l'hôtel. Contrarié par ce quiproquo, Michel le patron pour s'excuser nous offre un pastis de bienvenue que nous ferons suivre, après une journée de diète forcée, par des salades niçoises pas vraiment thaïes ! Les chambres qui donnent sur le jardin sont très propres et disposent de tout le confort.
22/11 Nous partons à 8h avec notre chauffeur de tuktuk Dodo dont nous avons négocié la course la veille (500b la ½ journée) pour le site de la vieille ville de Sukhothai distante de 14 km. C'est dans le Vieux Sukhothai que se trouve l'ensemble des temples les plus vieux et les plus beaux de Thaïlande, un petit Angkor en quelque sorte mais mieux entretenu et nettement plus petit. Nous y sommes arrivés le matin vers 8h30 quand le soleil encore bas sur l'horizon colore d'une belle teinte ces vieilles pierres, et éclaire les bouddhas d'une indéfinissable langueur. Nous y sommes restés plus de 4h. Le soir nous y sommes retournés pour y contempler le coucher de soleil et revoir les temples mais cette fois en nocturne avec les éclairages artificiels, c’est toujours aussi magique mais avec une autre atmosphère que celle du matin. Même les nombreux touristes déambulaient en silence touchés par la grâce du moment et du lieu. Retour en tuktuk, toujours avec notre sympathique « Dodo » jusqu'à notre restaurant attitré, le Poo tenu par un Belge !
23/11 On aurait pu aller visiter un autre site comparable à celui de Sukhothai, celui de Satchanarai distant de 50 km vers le N-E, en empruntant tuktuk, bus et vélo mais une journée de repos dans le beau cadre du Lotus village me tentait plus que de voir un autre site, sachant que le lendemain à Lamphang nous verrions encore des wat et à Chiang Mai également. Journée à se reposer, faire du courrier, consulter internet, se balader en ville, aller boire une bière chez le Belge...y déjeuner d'un pad thaï (50b) ou d'autres spécialités comme l'excellente Sukhothai noodle soup.
24/11 Ce matin nous avons fait téléphoner depuis la réception pour confirmer notre arrivée au Riverside GH à Lamphang en fin de matinée. Départ du Lotus village à 9h en tuktuk vers la station de bus pour aller prendre celui qui part à 9h30 en direction de Lamphang (178 b). Surprise dans le bus il y a bien une vingtaine d'occidentaux soit pas loin de la moitié des passagers ! Serions-nous en route vers une destination hyper-touristique ? Même si beaucoup de touristes débarqueront à Lamphang nous n'y verrons que très peu de « farangs ». En arrivant à Lamphang après 3h ½ de voyage en bus, nous prenons un songthaew (20b pp) qui va nous faire 3x le tour de la ville avant de nous laisser devant le Riverside GH. Bel emplacement au bord du fleuve Wang, très belle décoration dans les espaces communs : terrasse, bar, escaliers menant à l'étage, etc. Les chambres simples (avec ventilateur) et sdb privée sont tout en bois avec quelques objets décoratifs dans le ton, les prix sont doux (400b). Munis d'un bon plan et d'indications données par la patronne, nous partons à pied à la découverte des richesses de la ville : Wat Phra That Lamphang Luang qui nous rappelle ceux vus en Birmanie, d’autres Wat également très harmonieux et équilibré, le Wat Phra Kéo Don avec ses moinillons très jeunes au comportement de collégiens facétieux ! Retour en ville, Daniel et moi nous nous buvons une bonne Chang bien fraîche à l’Aroi one baht restaurant : c'est un restaurant très connu avec plusieurs terrasses, une carte très fournie et un service efficace. A cette heure (il est 17h) c'est encore calme et nous profitons bien de l'endroit. Vers 18h30 retour à l’Aroi One baht restaurant, où les places pourtant nombreuses sont devenues plus rares. On nous indique la terrasse à l'étage où nous nous installons pour faire un excellent dîner (470 b à 4). Lamphang est une ville très agréable à dimension humaine et qui recèle de belles choses à voir : de très beaux temples d'influence birmane entre autres, de belles maisons en bois, témoignages de l'ancienne époque florissante du commerce du bois.
25/11 Excellente nuit bercée par les coassements des grenouilles de la rivière toute proche. Nous allons faire un tour au ceramic market à 15 mn à pied à l'est de l'hôtel : une dizaine de petites boutiques vendent des objets divers en céramique, rien d'extraordinaire vraiment. Retour à l'hôtel et départ en songthaew (4x20b) pour la gare routière d'où un vieux bus vert nous emmène à 11h15 en direction de Chiang Mai que nous atteindrons vers 13h. Nous rallions notre hôtel « Rendez-vous GH » en songthaew (4x 50b) : les chambres sont assez grandes relativement propres dans un environnement calme au fond d'un soi, par contre l'accueil est très froid, voire désagréable. Nous partons visiter quelques Wat, ça nous change ! Nos premières impressions sont mitigées, il y a énormément de farangs de tous âges et toutes conditions sans compter les touristes asiatiques : inévitablement cette affluence touristique contribue à modifier et transformer certains quartiers qui se banalisent en un style international et globalisé avec ses MacDo, Starbucks et Hard Rock café, où les agences de voyage succèdent aux bars et bistrots qui eux-mêmes font suite à des magasins de souvenirs, salons de massage, etc. La musique qu'on y entend est en général états-unienne « country, reggae ou seventies » rarement thaïe, dans les menus on trouve de la cuisine italienne (pizzas , lasagnes...) des bars à smoothies ainsi que des « coffe-shop ». La langue parlée et écrite est l'anglais de communication internationale. La ville abrite, comme partout en Thaïlande, un nombre impressionnant de wats, dont certains très beaux comme le Wat Chedi Luang et le Wat Phra Singh. Le soir nous trouvons à dîner au Safe House tout près de notre GH. Excellente cuisine à prix correct.
26/11 Nous partons à la découverte du marché Warrorot dans le quartier chinois, quartier très animé, très beau marché aux fleurs avec une quantité impressionnante d'orchidées.
27/11 Départ pour Pai : nous quittons l'hôtel et hélons un songthaew sur l'avenue qui nous amène à Arcade bus station pour 40b x 4. Là nous prenons un mini van à destination de Pai, départ 9h30. Il nous faudra un peu plus de 3 heures pour faire les 782 virages qui séparent Chiang Mai de Pai. La route est très belle et longe une belle nature tropicale entrecoupée par des exploitations agricoles : bananiers, caféiers, tecks et cultures vivrières, tout paraît propret. Arrivés à Pai nous téléphonons à l’ Orange Grove resort pour qu'ils viennent nous chercher. Le resort est installé à 15 mn du centre de Pai sur la route de Soppong dans un beau verger. Les bungalows sont construits en bordure du verger et disposent de tout le confort. Après nous être reposés nous partons découvrir le village qui répond à l'image que nous nous en faisions d'après la description donnée dans les guides. Les deux rues principales sont dédiées au commerce globalisé international déjà vu à Chiang Mai : un flot de touristes occidentaux très peu vêtus flânent de boutiques en salons de massage et de tatouage et de bars en agences de voyages. Le long de la rivière des touristes en perruques multicolores braillent et s'éclatent en faisant du tubing (= descente de rivière sur une chambre à air de camion). En dehors de ça il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est se balader dans la campagne où l'on retrouve les scènes de la vie rurale traditionnelle du sud-est asiatique. Dîner d'une spécialité locale le laab kua de la viande hachée (crue ou cuite) avec des herbes épicées locales. Les nuits sont fraîches ce qui nous change de la moiteur ambiante dans laquelle nous baignions jusqu'à présent.
28/11 Petit déjeuner complet à 8h (compris dans le prix) puis vers 10h30 le minibus de l'hôtel nous amène à la station de bus où nous attendrons en vain le bus de 11h. Après nous être renseignés à des sources plus fiables que les renseignements donnés par la fille de la billetterie, nous prenons un minivan pour Soppong (100b pp) où nous arrivons vers 13h. Après quelques minutes d'attente et de pourparlers, un homme nous prend dans son pick up (300baths) pour nous emmener au Cave Lodge à 8 km. C'est un très bel endroit situé sur le bord de la rivière, les bungalows s'étagent sur la croupe boisée qui domine la rivière. Nous avons choisi des « nice bungalows » à 700 b et ils sont effectivement très bien : propres, avec une sdb moderne, une petite terrasse qui donne sur la jungle et la rivière tout en bas. Nous demandons au gérant une balade à faire dans l'après-midi et il nous propose celle qui mène à l'entrée d'une grande grotte. L'intérêt c'est que nous pourrons y voir le ballet des martinets qui au coucher du soleil se précipitent dans la grotte après avoir effectué une ronde dans le ciel puis à l'entrée de la grotte. Retour le long de la rivière jusqu'au lodge, excellent dîner et au lit ! Nuit plus que fraîche, glaciale car très humide malgré les couvertures et pulls...
29/11 Bon petit-déjeuner sur place sous la grande charpente principale. Nous sollicitons notre hôte pour une balade de quelques heures, il nous en propose une de trois heures que nous décidons de faire. Nous partons muni du plan sommaire de la balade en montant en direction du nord du village puis nous bifurquons vers l'est en prenant une route non revêtue qui grimpe sec puis redescend et remonte jusqu'à un pont qui franchit une rivière là il nous faut suivre un sentier qui serpente des deux côtés de la rivière et donc se déchausser et franchir la rivière avec de l'eau jusqu'aux genoux. Le chemin ensuite remonte le cours de la rivière cheminant dans la jungle. Arrivés au confluent d'une autre rivière, la situation se complique car nous ne trouvons pas le chemin qui doit nous ramener vers le lodge. La balade telle qu'elle était présentée par l'employé du lodge était décrite comme facile et d'environ 3h !!! Après de multiples hésitations nous tombons par chance sur un guide et son groupe qui justement se dirigent vers notre destination. Nous joignons le groupe et franchissons encore trois fois le cours d'eau avant d'arriver au lodge vers 16h soit 6 heures après notre départ ! Un arrêt prolongé au bar du GH et un peu de repos nous feront beaucoup de bien.
30/11 C'est l'anniversaire de Daniel aujourd'hui. Petit déjeuner normal au lodge puis départ (300b) en voiture jusqu'à Soppong. Là un minibus nous prend jusqu'à Mae Hong Son (100b pp) en 1h15mn. Il est 11h30 et nous descendons à l'hôtel que nous avions réservé, le Romethaï GH situé près du lac en face d'un Wat. Les bungalows sont très corrects et bien répartis dans un très beau jardin avec mare aux lotus, le prix n'est pas donné (1000 b sans pd). Ayant repéré un bon restaurant (le Fern restaurant), nous décidons d'aller y fêter l'anniversaire de Daniel : nous commençons par des cocktails (150b l'un) puis des spécialités du nord de la Thaïlande. Excellent repas pour un prix somme toute raisonnable (1570b). Nous ressortons en fin de journée et allons faire le tour du lac où se sont installés les vendeurs du marché de nuit. C'est très sympathique, de nombreux stands (tissus et vêtements tribaux) sont tenus pas les minorités ethniques de la région. Les chalands sont autant sinon plus des Thaïs que des occidentaux. Il y a bien évidemment des petites cantines comme partout, très appétissantes. Nous préférons pour ce soir prendre des glaces au Fern restaurant.
01/12 Nuit fraîche mais moins humide qu'à Soppong. Les animaux ont « animés » de leurs cris une bonne partie de la nuit : coqs, chats et chiens entre autres. Très bon petit-déjeuner au Salween restaurant près du lac. Nous allons faire un tour au marché local au Nord de la ville, très caractéristique avec la présence de stands tenus par les minorités ethniques, Shan, Karen, Lahus etc. Nous en profitons pour visiter le beau Wat situé juste à côté. Retour à l'hôtel, nous en ressortons vers 15h et Daniel et moi partons à l'assaut des quelques 300 marches qui mène au Wat perché sur la colline heureusement la montée se fait à l'ombre et nous voilà en 15 mn tout en haut : belle vue sur la ville et la campagne, le Wat de style birman est très beau et des moinillons préparent des guirlandes signes d'une fête prochaine. Re-descente et bière bienvenue en ville à observer le ballet des deux roues sur la rue principale. Dîner au Salween restaurant (copieux, bon et pas cher), retour en flânant le long du sympathique marché de nuit du bord du lac.
02/12 Partons à pied jusqu'au terminal de bus assez éloigné du centre, les brumes matinales se sont effilochées vers 9h et le soleil est déjà bien chaud. Le bus local (avec AC) demarre à 10h30 pile et c'est parti pour 4h de route sinueuse mais en bon état à travers la montagne qui sépare la Thaïlande du Myanmar. Vers 14h30 nous voilà à Mae Sariang , la station de bus est tout près de notre hôtel (Riverside hôtel) bel hôtel tout en teck installé au bord de la rivière. Petite balade en ville, visite des deux Wat, achat des billets de bus pour le lendemain (200 x 4) et repos à l'hôtel. Nous ressortons un peu plus tard pour nous promener vers la rivière. Bon dîner à l'hôtel.
03/12 La meilleure literie du séjour !!! Dommage que les coqs toujours très matinaux aient un peu troublés le calme absolu du coin. Petit-déjeuner complet compris, visite rapide du marché du matin pas très animé à 9h30 ! Ça n'empêche pas les vendeuses d'être de très bonne humeur, riant aux éclats devant notre curiosité à l'égard des produits locaux. Départ à 11h en mini-van pour Chiang Mai (200 b pp), chauffeur fangio qui coupera tous les virages avec ou sans visibilité ! Taxi rouge (160 b) pour l'hôtel Baan Kaew GH situé près du night bazar dans un quartier très calme près de l'Alliance française. Repos dans le jardin, excellent dîner au Lemongrass restaurant près du night bazar, puis déambulation parmi les centaines d'échoppes qui proposent toutes à peu près la même camelote : tee shirts, cuirs, lanternes, textiles de soie ou pashmina, et beaucoup d'articles de grande série industrielle d'origine chinoise ou thaïe de mauvaise qualité. Ce marché est immense et occupe plusieurs rues, des places etc. 04/12 Excellente nuit (bonne literie, clim discrète, pas de coqs !) petit-déjeuner dans le jardin, matinée calme à lire, écrire, etc. Nous prenons ensuite un songthaew pour l'aéroport (150 b pour 4). Décollage du vol d'Air Asia ( 4900b pp) à 17h30 pour 1h50 mn de vol, atterrissage à 19h20 à Krabi. Là nous prenons la navette aussi chère qu'un taxi (360 b pour 4) qui nous amène à la station de bus de Krabi d'où un minibus nous amènera (compris dans le prix du billet) devant l'hôtel réservé le NK Hometel. Belle chambre, marbre au sol, mais le ménage a été fait au lance-pierres ! Vu l'heure on ne va pas secouer tout le personnel mais... Bonne nuit, clim discrète, bonne literie...
05/12 Remise des pendules à l'heure chez le personnel de l'hôtel … petit-déjeuner à l'hôtel APO tout proche, puis nous nous approchons du quai de Chaofa pour négocier un trajet vers Railay beach. Comme prévu le coût est de 150 b pp, s'il y a au moins 8 passagers. Par chance des touristes attendent déjà et nous voilà bientôt plus de 10 à attendre de prendre le longtail pour Railay. Quelque 10 mn plus tard nous quittons Chaofa Pier pour 35 mn de navigation jusqu'à Railay East, la destination du longtail. Très belle traversée avec à l'horizon les pitons karstiques caractéristiques de la baie de Pha Nga. La baie de Railay est entourée par de hauts pitons karstiques qui lui donnent cette aspect si particulier et si apprécié. Nous ne sommes pas seuls, ni sur les sentiers ni sur la plage ni dans l'eau. Nous commençons par une promenade qui relie les différentes parties de Railay en longeant la base des falaises de très près. Nous nous baignons sur la plage de Railay ouest, l'eau est très chaude et assez rapidement nous n’avons plus pied, c'est agréable. Nous continuons à nous promener longeant les resorts de luxe qui ont squatté la moindre parcelle de terrain. Nous nous arrêtons pour nous désaltérer (à des prix européens évidemment, 500 b les 4 boissons). Nous continuons notre balade et découvrons la troisième plage, celle de Railay ouest un peu plus au nord, bien abritée sous un piton calcaire. Malheureusement c'est marée basse, et on a pied sur plus de 100 m ce qui est un peu galère quand on veut nager ! De plus la perspective est un peu gâchée avec cette grande étendue sablonneuse. Retour à Railay Est, Daniel et moi prenons le sentier qui mène à la baie de Tonsay en traversant la forêt nous apercevons même un groupe de singes, mais une attaque de moustiques particulièrement voraces nous oblige à rebrousser chemin. Le ciel se couvre de gros nuages et une grosse averse inonde tout. Nous sommes plusieurs dizaines de passagers à attendre que le temps s'améliore pour prendre la mer vers Krabi. Finalement l'embarquement se fait sous une pluie fine, les chaussures embourbées dans la vase, puis complètement dans l'eau pour monter dans le longtail. 30 mn de trajet dans les embruns et nous voilà à Krabi. Nous rentrons à l'hôtel nous doucher et reprendre une allure présentable ! Dîner à l'excellent restaurant Kotung, il a quand même fallu attendre près d'une heure pour apprécier les plats !
06/12 Temps gris, nous prenons un mini-van à destination du parc de Khao Sok (350 b pp) départ à 11h30, rempli d'allemands et d'anglais. Au bout de 2h15mn nous arrivons à Khao Sok, après avoir traversé de très beaux paysages ponctués de pitons calcaires. Un songthaew (payé par les GH) nous emmène jusqu'au Smiley GH que nous avions réservé (500 b p nuit) : nous avions choisi les stone bungalows sur pilotis qui font face à de beaux pitons calcaires. Après avoir pris une boisson nous partons à pied jusqu'à l'entrée du parc (10mn) où nous décidons de faire une marche de 3h en direction de la rivière Sok et de quelques cascades à voir. C'est un beau chemin large qui serpente entre de magnifiques bois de bambou. Le chant des oiseaux et surtout le bruit des insectes est assourdissant tout au long du chemin. Des sentiers partent du chemin principal et mènent à des points de vue aménagés sur la rivière et de petites cascades sans intérêt particulier. De retour nous verrons au loin un groupe de singes batifolant dans les arbres. Dîner à la GH. Le problème dans les parcs est que l'accès à certaines curiosités est réservé aux visiteurs accompagnés d'un guide ce qui limite beaucoup les possibilités de balades que l'on pourrait faire en solo ou sans guide. Nous avons longtemps hésité avant de choisir un tour organisé comme celui proposé par la GH, nous avions peur d'être regroupés avec des dizaines d'autres touristes pour faire un tour classique. Mais en discutant avec une des filles du GH, nous comprenons qu'elle va organiser un tour seulement pour nous quatre, sans personne d'autres. Nous décidons de faire ce « jungle lake tour » le lendemain. 07/12 Levé vers 6h30 je profite du lever de soleil bien qu'il soit caché par la brume matinale, mais l'effet sur les pitons rocheux est magnifique. Les oiseaux et les insectes se régalent ! Petit-déjeuner à 8H et départ en minibus (1h) jusqu'à la digue d'où s'embarque la majorité des touristes. Il y a une belle activité sur les quais mais effectivement, nous sommes seuls sur la pirogue à moteur avec notre guide Kaï. Nous allons traverser une grande partie du lac durant plus d'une heure contemplant le magnifique décor qui s'offre à nos yeux : pitons rocheux, falaises de calcaire blanc, forêt vierge verte qui s'accroche sur ces pentes verticales : c'est vraiment très beau et l'éclairage du matin rajoute du charme à cette traversée. Nous appontons devant les bungalows sur pilotis installés sur le lac par la Smiley GH. Baignade dans une eau chaude et agréable, nous sommes tous seuls ! Puis on nous prépare un délicieux repas que nous prenons sur la terrasse qui domine le lac. Au bout de 30 mn Daniel et moi repartons avec le guide en pirogue pour faire le jungle trek qui doit nous permettre de parcourir un itinéraire souterrain de 700 m dans la grotte de Nam Talu. Nous repartons en pirogue pour encore 30 mn jusqu'à l'embarcadère (en fait le débouché d'un sentier) d'où part la piste qui en 2,7 km va nous amener jusqu'à l'entrée de la grotte. C'est de nouveau l'occasion de marcher dans la jungle, traverser à de nombreuses reprises de petits cours d'eau, entendre les cris des oiseaux et des insectes, et admirer les arbres magnifiques dont deux banians exceptionnels plus que millénaires ! Nous sommes toujours seuls croisant de temps en temps des touristes. À l'entrée de la grotte, nous nous débarrassons de nos appareils photos que le guide va sécuriser dans un sac étanche et nous nous équipons de nos lampes frontales. La progression se fera soit les pieds dans l'eau de la rivière souterraine soit sur les dalles calcaires ou les cailloux qui bordent la rivière. Le guide nous montre différents animaux croisés durant notre progression : serpents, araignées, chauve-souris. Certains passages étroits sont plus acrobatiques parce que le cours de la rivière en se concentrant est beaucoup plus rapide et tempétueux et les courants sont plus forts. A certains endroits l'eau nous arrive au-dessus de la poitrine mais nous aurons pied tout le temps. A la fin du parcours souterrain nous tombons sur un groupe assez nombreux de touristes. Heureusement que le parcours était quasiment terminé, ça nous aurait embêté d'être obligé de le faire encadré par des groupes nombreux. Durant le retour en pirogue, nous verrons un groupe de macaques batifoler sur un arbre au bord du lac. Petit arrêt baignade aux bungalows du lac et retour en une heure jusqu'à la digue puis 50 mn de voiture jusqu'à la GH.
08/12 Petit-déjeuner vers 7h45 puis on nous emmène en pick up jusqu'à la route principale où nous attendrons à peine 10 mn avant qu'un grand bus ne nous amène à Phuket, en fait plus précisément à Thanang. De là nous reprenons un Songthaew (6km) pour le carrefour au monument d'où part la route qui mène à Bang Rong Pier (10 km). Après 20 mn d'attente nous négocions un prix (300 b) avec une « airport limousine » qui nous mène à bon port (c'est le cas de le dire) à Bang Rong Pier. C'est en fait un tout petit port où sont amarrés les bateaux qui font la navette avec l'île de Ko Yao Yai et Noi. Il est 14h et nous allons attendre une 1/2h avant d'embarquer dans un express boat qui en 30 mn va nous mener à bon port. Mais ce n'est pas encore fini avec les transferts puisqu'il nous faut maintenant rallier notre GH, ce sera fait par un songthaew attendant les passagers à l'arrivée des bateaux, 100b pp quand même pour faire +/- 10 km. Le Ko Yao Noi Seaview GH est situé en bord de mer le long d'une plage à 10 mn à pied du port de Tha Khao. Une partie du site est encore en construction, et les abords des bungalows ne sont pas encore paysagés. Les bungalows, récents sont tout confort tout en teck, bel espace, grande sdb. Les propriétaires sont adorables et malgré quelques difficultés nous arrivons à nous faire comprendre, de plus la cuisine est excellente et à prix très correct. La mer s'est retirée et il a un grand espace vide sablonneux ou vaseux entre la limite de la marée haute et la limite de la marée basse. A l'horizon on peut voir les magnifiques pitons rocheux de la baie de Phang Nga. C'est vraiment un bel endroit très calme. Balade le long de l'estran à marée basse, excellent dîner à la GH. 09/12 Réveil un peu tardif vers 6h45, le soleil a déjà pointé son nez rouge ! Il n'empêche les couleurs sont magnifiques. Petit-déjeuner, baignade à partir de 10h30 dans une eau chaude qui fait 1m30 de profondeur et plus mais beaucoup plus loin. Farniente pour la première fois depuis longtemps. Sieste, re-baignade, pause bière, balade le long de la plage, rami, dîner et repos. Nos hôtes sont vraiment charmants, offrant en guise de dessert deux assiettes de fruits frais, nous prêtant un portant pour faire sécher le linge, etc. 10/12 Nos hôtes nous amènent au port de Tha Khao (situé à 10 mn à pied) en mobylettes, le papy se chargeant de nos bagages sur un motobike aménagé. À 9h30 le longtail en bois (200b pp) nous emmène jusqu'au port de Tha Lane près de Krabi en une ½ heure. Encore une occasion de traverser cette magnifique baie de Phang Nga avec ses pitons karstiques. Du port de Tha Lane un songthaew (100b pp) nous ramène en une ½ h à la gare de bus de Krabi où nous attendons un mini-van pour Koh Lanta (200b pp) qui partira à 11h20. 80 km et deux bacs plus tard, à 120 km à l'heure et après avoir franchi systématiquement les lignes jaunes notre chauffeur « Fan Gio bis » nous laisse à Ban Saladan, il est 14h40. Le pick up service du Banana vient nous chercher suite à notre coup de téléphone. Installation dans des bungalows alignés les uns à côté des autres comme dans un camping : ils disposent de tout le confort (clim et sdb privée) mais c'est un peu normal compte tenu du prix (1700 b). Balade et baignade sur la belle plage de Klong Dao puis coucher de soleil sur la mer d'Andaman. La plage de Klong Dao s'inscrit en un arc de cercle dans la partie N-W de l'île près de la ville de Ban Saladan. C'est une grande plage de sable blanc très fin qui descend tout doucement vers la mer : à marée basse on peut marcher un bon bout de temps avant de perdre pied. Il n'y a pas beaucoup de monde, ni dans l'eau ni sur la plage. Tout au long de la plage se succèdent bars, restaurants, salons de massage resorts et bungalows. La clientèle est occidentale exclusivement et surtout suédoise ! Une ambiance familiale et bon enfant règne ici. Quant au dîner nous le prendrons dans un restaurant suédois tenu par une couple mixte, la cuisinière heureusement est thaïlandaise et les plats délicieux. 11/12 Je me suis levé vers 6h30 pour me balader sur la plage et capter les premiers rayons du soleil : bel éclairage sur les barques de pêcheurs au sud de la plage de Klong Dao. Balade ensuite vers la ville de Ban Saladan, le marché est quasi désert, on trouve beaucoup d'agences de voyages. Pause bière vers 12h et discussion pour décider des derniers jours de libre avant Bangkok : snorkeling ? où ? : Ko Ngai ? Ko Muk ? quel hébergement , A quel prix ? Et l'avion depuis Trang ou Krabi ? En attendant une décision, la mer chaude nous tend ses bras ! Profitons-en. Un peu plus tard je repars me balader vers le nord de la plage. Daniel et moi partons faire les agences de voyages pour obtenir des infos sur la suite de notre périple : nous achetons nos billets de bateaux pour Koh Muk (600b pp), l'hébergement au Garden resort de Koh Mook (600 b par bungalow) ainsi que le billet d'avion de Trang à Bangkok par Nok air (1900 b pp). Retour sur la plage pour le coucher de soleil, superbe, puis dîner chez May's restaurant comme hier, toujours aussi bon ! 12/12 Après le petit-déjeuner, un tuktuk vient nous chercher pour nous emmener au bateau que nous avons réservé la veille pour aller à Koh Muk. Après plusieurs détours pour récupérer des touristes nous arrivons à l'embarcadère où plusieurs groupes sont formés et embarquent dans plusieurs bateaux pour aller sur différentes îles. Nous levons l'ancre vers 9h45 et allons une fois de plus traverser cette belle mer d'Andaman pour aborder d'abord Koh Ngai puis Koh Kradan et enfin Koh Muk. Comme il n'y a pas de jetée à cet endroit (devant le Charlie's resort) nous passons du bateau à un longtail boat qui nous approche de la plage mais nous oblige à descendre dans l'eau à 10 m de la plage. Là deux tuktuk locaux nous emmènent gratuitement jusqu'à notre Koh Muk Garden Resort qui est situé à l'autre bout de l'île à plusieurs km du Charlie's resort. On a vraiment l'impression d'être au bout du bout du monde trimballés sur des pistes improbables qui traversent la jungle et longent de petits hameaux. Enfin nous voilà arrivés, la piste s'arrête nous descendons nos bagages du tuktuk et sommes accueillis aimablement par la patronne qui nous offre d'emblée un verre de lait de coco. Les chambres sont simples, sans décorum : 2 lits, une table, un coin douche à l’eau froide, wc (sans chasse d'eau mais avec un broc et un seau) et une belle terrasse qui donne sur le jardin avec un peu plus bas la mer. Après avoir déposé nos affaires nous partons vers la belle plage au sud où se trouve le Sivalai resort : belle plage de type « maldivienne » avec sable blanc et cocotiers élancés. Mais avant d'y arriver on longe un village de pêcheurs tout à fait authentique aux maisons de bois sur pilotis. Nous nous baignons devant le Sivalai puis retournons au Garden pour déjeuner sur la terrasse (pad thai aux crevettes avec une large « schang beer ». Re-balade au moment du coucher du soleil vers le village. Dîner de poissons et calamars au Dada restaurant. 13/12 Lever de soleil sur le village de pêcheurs, belles couleurs. J'aime bien assister au réveil d'un village tôt le matin, quand les habitants se lèvent et s'adonnent à leurs premières activités matinales : bailler aux corneilles, s'étirer, contempler la mer sans rien faire, préparer le bateau pour la pêche, discuter avec les voisins, brûler des déchets. Les animaux aussi vaquent à leurs occupations, les chiens se poursuivent sur la plage, les coqs chantent, les poules cherchent de quoi picorer, les chèvres quelque chose à brouter, etc. Au petit port convergent des motocyclistes venus de toute l'île et qui se préparent à une nouvelle journée de travail en mer. Vers 10h nous partons nous baigner vers le Sivalai resort mais la mer est encore bien basse et des nuages noirs s'accumulent au-dessus de nos têtes ! Retour au Garden où la pluie commence à tomber. Notre programme de snorkeling est bien compromis. Balade dans l'île, dîner au Garden 14/12 Toujours des nuages, la grosse dépression venue des Philippines affecte tout le sud de la Thaïlande. Même temps qu'hier donc pas vraiment de raisons de prolonger notre séjour sur cette île. Nous allons nous promener vers le village qui est situé sur la route qui mène à Farang beach, village authentique dont les maisons s'échelonnent le long de la rivière tout en méandres qui se jette dans la mer ce sont essentiellement des pêcheurs qui ont leur barques amarrées sur la rivière, ils remaillent les filets pendant que les femmes s'adonnent aux tâches quotidiennes dont le balayage dans et devant la maison est une activité primordiale par contre les tas de détritus qui ponctuent les proches environs de leurs maisons ne les gênent pas. À 13h30 nous embarquons dans une pirogue qui nous amène sur le continent en face (½ h). En remontant une rivière il nous débarque sur un quai d'où un minibus nous emmène à Trang en 45 mn. Installation à l'hôtel Usa buy (550 b). Temps toujours incertain nous allons nous promener en ville. Bien que l'on soit dimanche il y a quand même un peu d'activités près de la gare de chemin de fer. Le soir nous allons dîner dans un restaurant thaï et chinois près de la gare : nous prenons des spécialités à base de canard pour changer. Nous terminons la soirée en nous promenant sur le marché de nuit très animé qui se tient lui aussi près de la gare : innombrables stands dédiés à la nourriture sous toutes ces formes : fritures, plats cuisinés, mets sucrés, fruits, poissons ou viandes, etc. 15/12 Après avoir pris le petit-déjeuner, nous arpentons les allées du marché central très animées et très intéressantes : nous découvrons de nouveaux légumes, de nouvelles plantes inconnues, des vendeurs de tortues, de petits poissons d'aquarium, etc. Les tuktuk très particuliers d'ici ressemblent aux voiturettes Messerchmidt d'après-guerre dont la partie avant était faite de nez d'avions ! Il règne aux abords du marché une activité intense due aux deux et quatre roues qui chargent et déchargent des tonnes de marchandise. Il y a aussi une forte communauté chinoise, tant dans les marchés que dans les commerces de la ville. Finalement Trang, ville décrétée sans intérêt n'est pas aussi inintéressante que ça. Vers midi nous allons déjeuner dans un restaurant indien près de la gare : excellente cuisine raffinée (chicken korma). Vers 15h 30 le tuktuk réservé le matin nous emmène (pour 150 b) à l'aéroport d'où nous décollerons dans un avion de la Nok Air (1900 b) pour l’aéroport domestique de Bangkok Don Mueng. Là nous prenons le bus A1 puis le bus n° 3 qui nous laissera à Khao San. De là en 15 mn nous sommes rendus à l'hôtel. Dîner sur place (780 b). 16/12 Heureux de retrouver le petit-déjeuner buffet de l'hôtel ! Nous partons sous un chaud soleil vers le quai Bann Krua Nua d'où part un bateau vers la maison de Jim Thompson. Étonnant trajet avec un bateau dont le toit amovible se rabat quand on passe sous des ponts dont la hauteur est trop limite. Ça vaut bien une balade dans les khlongs et c'est nettement moins cher (10 b pp) : on longe des quartiers très populaires dont les maisonnettes plutôt bordéliques et rustiques donnent sur le canal ! Pour trouver la maison de Jim Thompson nous déambulons le long du canal dans ces venelles bordées de petites masures. La maison de Jim Thompson (100b pp) tout en teck est située au bord du canal dans un superbe jardin tropical bien entretenu. La visite des lieux faite en français par une guide à l'accent inimitable est très intéressante et permet de voir de magnifiques pièces antiques : bouddhas de pierre, porcelaines, sculptures en bois, dessins et peintures, meubles, etc. Retour en ville avec le bus 47 ce qui nous a permis d'apprécier la conduite sportive pratiquée en ville par un chauffeur pressé et impatient ! Après quelques difficultés pour trouver le musée national, le bus nous ayant laissés devant le musée du Siam à plus d'1 km du musée national, nous le trouvons fermé car on est mardi ! Et m....c'est la deuxième fois que l'on se fait avoir par des musées fermés. Retour à l'hôtel et dernier dîner thaï avec pad thai, tom yam etc. Dernier tour nocturne à Khao San toujours aussi déjanté, bruit, musique à fond, concours à qui terminera le premier son scorpion frit, beuveries, commerce à tous les étages...les uns boivent, chantent, rigolent, les autres, les locaux essaient difficilement de gagner quelques bahts pour se mettre quelque chose sous la dent ! En rentrant vers 21h on voit aussi ceux qui campent et dorment sur des cartons devant les vitrines fermées des magasins ou dans les parcs publics. 17/12 Le taxi réservé la veille (500b) nous amène à l'aéroport en 45 mn. Puis il nous faut bien 1h30 pour passer le guichet d'Air France puis les contrôles de sécurité et d'immigration et nous embarquons dans la foulée. Décollage à 10h50 dans un Boeing 777-300 pour 12h30 de vol à destination de Paris CDG. Fin du voyage.
Conclusion : Nous avons trouvé un pays très développé en comparaison de ce que nous avions vu au Cambodge, Laos et Myanmar. L'excellent état des routes et des autoroutes, le nombre d'aéroports nous ont surpris ainsi que les infrastructures commerciales et industrielles aperçues au cours du voyage. Le nombre important de gros 4x4 qui sillonnent villes et campagnes est impressionnant. La généralisation des ATM (distributeurs de billets) est étonnante, même dans des coins retirés vous pouvez retirer de l'argent, idem pour le wifi présent partout même dans de petites îles. Pourtant dès que l'on sort des grands axes touristiques, on retrouve une Thaïlande rurale ou urbaine, assez pauvre qui semble vivre hors du temps et de l'agitation moderne et qui ressemble à ce que l'on a pu voir dans les pays limitrophes.
Ce que nous avons bien aimé
Le sourire des Thaïs en général : si vous ébauchez un sourire on vous le rend immédiatement et il illumine !
le site de Sukhothai au coucher du soleil en éclairage naturel puis artificiel la nuit tombée,
le lever de soleil sur le Mékong depuis la Bouy GH à Sangkhom,
le coucher du soleil sur le Mékong depuis la promenade à Chiang Khan quand des colonies d'oiseaux blancs remontent le fleuve en planant,
le site du Cave Lodge à Soppong avec ses bungalows éparpillés dans la forêt qui descend en pente vers la rivière,
Mae Hong Son, la ville, le marché, le temple au bord du lac,
la baie de Railay ainsi que le trajet en longtail pour y accéder depuis Krabi,
le parc de Khao Sok, la balade dans la forêt et la traversée du lac en pirogue,
les îles de Ko Yao Noï et de Koh Muk. Le petit village de pêcheurs à côté de notre GH à Koh Muk. La gentillesse des familles locales qui gèrent les GH où nous avons séjourné : Greenleaf GH à Khao Yai, Smiley GH à Khao Sok, Garden resort à Kho Muk.
La cuisine thaïe avec ses parfums et ses épices variées : galanga, curry, lait de coco, citronnelle, lime, basilique, coriandre, etc.
Ce que nous avons moins aimé :
- Le parc de Bang Pa In : si le parc est agréable avec l'élément liquide, ça ressemble quand même à un parc d'attractions avec cette superposition de bâtiments de styles très différents dans un même lieu.
- Chiang Mai : une grande ville semblable à beaucoup d'autres villes thaïlandaises mais où l'influence prépondérante du tourisme de masse l'a transformée en ville internationale moins authentiquement thaïe.
- Pai : le style nous rappelle Vang Vien au Laos, Siem Reap au Cambodge : là aussi tout tourne autour du bizness déclenché par l'arrivée des « babacools » occidentaux : presque plus facile de manger du kebab, falafel ou burger que du pad thaï ! Des apéros aussi asiatiques que du mojito et de la pina colada peuvent être bus à prix cassés durant l'happy hour ! Dans la rue on entend plus souvent parler anglais, allemand, scandinave, italien, français, que thaï !
- Les chauffeurs de taxi à Bangkok avec leurs techniques pour arrondir la course : trafiquer le compteur et le remettre à zéro avant la fin de la course et réclamer un max. Bloquer le compteur qui ne dépassera pas la prise en charge (27 b) et s'énerver en jetant son téléphone mobile par terre ainsi que les billets qu'on estimait lui devoir !
- En général le marchandage continuel pour tout ce qui touche aux transports urbains, hormis les transports publics ou privés dont les prix sont fixes.
- L'éloignement systématique des stations de bus par rapport au centre des villes ce qui rend obligatoire d'emprunter un taxi ou un tuktuk pour aller au centre ville (voir plus haut).
- les prix des chambres d'hôtels avec un rapport qualité/prix souvent très variable et qui dépend plus de la situation géographique et touristique que du confort offert ! : 1300 b pour une chambre correcte sans plus à Chiang Khan et 550 b la même à Trang !
- L'absence totale de mobilier pour poser les affaires dans les chambres ou pour suspendre les vêtements. La douche non séparée dans l'espace sdb-wc qui fait que tout est toujours trempé, la cuvette des wc comme le papier toilette et les serviettes si on les y laisse !
Les scènes typiques
- le déchaussage devant les temples mais aussi devant des magasins, des banques, des hôtels, etc.
- dans les villes, la recréation de « jardins miniatures » en pots devant les maisons sur la rue.
- Les nombreuses mini-cantines qui squattent tout l'espace disponible dans chaque ville ou village et la variété des mets qui y sont proposés : fritures de toutes sortes (fruits, légumes, poissons, viande) crêpes, omelettes diverses, gâteaux, etc.
- les activités dans les villages : les femmes vaquent à leurs activités domestiques : s'occuper des jeunes enfants, faire la lessive, à manger, balayer devant la maison. Les hommes bricolent, réparent les filets de pêche, discutent entre eux. Les enfants jouent aux billes, s'amusent avec les chatons, interpellent les touristes avec deux phrases types : hello, where are you going ? What's your name. les adolescents quant à eux friment en mobylette.
- Les 4/4 (souvent en version pick up) de gros calibre si possible ont envahi la Thaïlande, en réalité plutôt les trottoirs et l'espace public en général et sont beaucoup plus voraces en espace que les motos et les mobylettes. Ils se posent là pour témoigner de la réussite sociale de leurs occupants (comme chez nous !).
– Les commerçants chinois indolents, souvent somnolents assis devant leur commerce, attendant le client, assis parmi un fatras impressionnant d'articles de toutes sortes stockés du sol au plafond alors que dans le fond du magasin un autel brillamment illuminé vénère l'esprit des ancêtres.
- le déferlement totalement extravagant et fatigant à la longue des portraits (photos et peintures de toutes tailles) du roi et de sa famille placardés partout et dans tous les endroits publics, les arcs de triomphe, la presse, etc., on se croirait presque en Corée du Nord !
- la quantité impressionnante de temples bouddhistes dans les villes, leurs grandes superficies dues à de nombreux bâtiments (temples, prang, chedi, stupa, bâtiments monastiques, etc.) qui témoignent d'une richesse certaine.
Les photos de ce voyage sont visibles en cliquant sur ce lien : https://plus.google.com/...hkey=CLnctdS5-7_S3wE
Itinéraire : Bangkok, Ayutthaya, parc de Khao Yai, Phimaï, Nong Khai, Sangkhom, Chiang Khan, Sukhotthai, Lamphang, Chiang Mai, Paï, Soppong, Mae Hong Son, Mae Sariang, Krabi, parc de Khao Sok, îles de Koh Lanta, de Ko Yao Noi, de Ko Muk, Trang, Bangkok.
L'esprit du voyage
Après une éclipse de 36 années et après avoir visité tous les autres pays limitrophes du sud-est asiatique, nous voulions retourner voir ce pays. Mais nous avions aussi quelque appréhension à y retourner, nous doutant bien que les scènes authentiques vues au marché flottant de Damnoen Saduak, ou les tribus (Karen, Black Lahus) visitées dans le triangle d'or en 1978 faisaient partie d'un passé révolu. Partant avec des amis qui ne connaissaient ni l’Asie ni à fortiori la Thaïlande, nous voulions leur montrer la Thaïlande classique avec ses sites (naturels ou culturels) inévitables et néanmoins éviter les zones par trop touristiques, d'où cet itinéraire qui mélangent un peu les deux.
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Budget : pour 2 personnes : 3890 € avion : vol Bâle-Bangkok AR (AF-KLM) 1267 € transports : 672 € (dont 2 vols sur place) hôtels : 840 € nourriture : 836 € visite : 189 € divers : 86 €
Quelques prix en bahts Café/thé : 25 à 50 Bière (60 cl) : 70 à 100 Pad thaï : 45 à 130 Plat avec viande : 60 à 150 (30 B. en plus pour du poisson/fruits de mer) Petit-déjeuner complet : 100 à 170
8/11 Atterrissage à Bangkok à 10h12 heure locale après 10h ¼ de vol depuis Amsterdam. Une fois de plus la moiteur nous surprend au sortir de l'aéroport. Après les formalités d'usage (visa + change minimal) nous allons prendre le Rail Train jusqu'au terminus de Phayathaï. Là en bas une employée note notre destination et appelle un taximètre. Au bout de 10 mn un taxi nous prend en charge tous les 4 et nous emmène vers notre hôtel peu avant d'arriver, il trafique son compteur (qui indiquait 72b) se disant désolé et le met à 0 nous arrivons 5mn plus tard et il compte bien nous escroquer d'une somme supérieur à la course ! C'est mal nous connaître, nous lui donnons 80 b et partons joindre l'hôtel à 2 mn de là. L'hôtel Lamphutree GH est bien situé le long de la rivière Lamphu bien au calme. Les chambres lambrissées de bois bruns sont agréables avec tout le confort (sdb privée, AC). Nous posons nos affaires et allons à la découverte de Bangkok en commençant par le quartier « routard » de Khao San tout proche. Ca correspond bien à ce que décrivent les guides à savoir une enclave routarde avec salons de massage, de tatouage, restaurants « bouisbouis », mini agences de voyage, et toute une faune de tous âges et de tous continents. Le soir c'est particulièrement animé et bruyant, entre les sonos, karaokés, taxis et tuktukklaxonnant. Nous quittons Khao San en direction du Palais royal où nous hésitons sur la suite de notre programme : un Thaï nous suggère de louer un tuktuk, de faire 2 ou 3 monuments puisque le palais est fermé (mon œil) et de passer par une agence de voyage pour y acheter un tour. Comme par hasard un tuktuk s'arrête et il nous le négocie pour (4x10 b) jusqu’à 17h. Sur le coup nous n'étions pas trop méfiant et vu le prix ça valait la peine de faire ce tour n'ayant pas envie de visiter ce gros site qu'est le palais royal. Nous voilà parti visiter le grand bouddha debout (intérêt moyen) puis le Wat Saket beaucoup plus intéressant avec la vue qu'il offre sur toute la ville de Bangkok. Nous retrouvons avec plaisir tout ce qui gravite autour des temples bouddhistes c'est à dire les marchands du temple : gargotes, attractions, vendeurs de bondieuseries, charlatans de toutes sortes, et bien sûr les fidèles venus pour prier, méditer, brûler de l’encens, faire sonner les gongs, etc. La visite éclair à l'agence de voyage n'a pas laissé une bonne impression au chauffeur de tuktuk puisque nous n'avons évidemment rien acheté ! Il nous emmène de mauvaise grâce au Wat Phu, dernière étape de notre tournée, qui est ouvert contrairement à ce qu'il annonçait ! Très belle visite à cette heure crépusculaire, peu de monde et des couleurs changeantes. On termine la visite à l'éclairage artificiel. Le grand bouddha couché tout en or est superbe. Retour à l'hôtel en tuktuk (100b) et dîner à l'hôtel. Nuit bienvenue après une très longue journée.
9/11 L'hôtel est très calme, la climatisation silencieuse et efficace. Je sors vers 6h pour découvrir les lieux proches, visiter un grand temple pas très loin et parcourir les ruelles d'un tout petit marché installé entre un pont et un passage couvert près de la rivière. Petit-déjeuner excellent, copieux (buffet) et varié (thaï et continental). Le soleil tape déjà fort et nous partons à pied vers le palais royal : horreur c'est dimanche et on a l'impression que tous les touristes de Thaïlande et d’ailleurs se sont donnés rendez-vous ici. Nous rebroussons chemin et nous nous dirigeons vers le marché du quartier chinois qui bien que l'on soit dimanche est actif et bien fréquenté. On y retrouve les scènes habituelles, petites cantines, vendeurs ambulants, bazar où on vend de tout et de n'importe quoi ! Nous repartons vers Memorial bridge où nous empruntons un ferry jusqu'à Tha Tien. De là nous traversons le fleuve (3b) pour aller visiter le Wat Arun qui est en face : très beau temple du chedi principal accessible par un escalier très raide on jouit d'une belle vue sur Bangkok. Nous retraversons la rivière Phraya et allons nous payer une petite promenade sur les klongs de Bangkok, (1600 b pour 35 mn) ce n'est pas donné mais la balade était agréable et donnait une bonne idée de la vie dans cette Venise asiatique. Retour vers l'hôtel par la rivière Phraya jusqu'au quai Phra Arthit. Bon dîner au Pannee restaurant dans Khao San.
10/11 A 8h nous sommes prêts pour aller visiter le Wat Phra Kéo que nous atteignons 5mn avant l'ouverture des grilles, peu de monde heureusement mais ça ne va pas durer. Nous pourrons voir le Wat Phra Kéo dans de bonnes conditions. Au bout d'un moment ce déferlement d'or, de miroirs brillants et de peintures vives finit par lasser. C'est le moment de contempler les belles peintures qui revêtent le mur qui encercle le Wat Phrakéo et qui sont un peu à l'ombre d'un soleil sans pitié. La rage du « selfi » et de la photo en général sont communs aux peuples asiatiques (et pas seulement !) qui visitent les sites et les poses les plus ridicules ne les gênent aucunement. Nous terminons par la visite essentiellement extérieure du palais royal qui n'a qu'un intérêt limité. Nous sortons du palais et passons par le petit marché aux amulettes situé un peu plus loin. Nous remontons ensuite le fleuve vers le Nord jusqu'à quai Tha Thewet dans l'intention de visiter le Vimanmek, c'est une longue approche à pied sous un chaud soleil mais qui ne sera pas couronnée de succès car c'est fermé le lundi, et m...Crevant de soif, nous forçons un timide barrage policier pour aller étancher notre soif dans une cantine tout proche réservée à la police. Retour toujours à pied au Lamphu GH et dîner au Pannee restaurant.
11:11 Départ pour la gare de Hualamphung toujours en taxi, nouvelle technique : le compteur a été mis et la prise en charge indique 25b mais il ne bougera pas jusqu'à la gare, là le chauffeur réclame un prix exorbitant que nous n'acceptons pas, de rage il jette les 40 baths et son téléphone par terre pendant que nous partons tranquillement à pied vers la gare toute proche. Nous prenons des billets 3° classe pour Ayutthaya (15b pp) et devons un peu attendre : ce n'est vraiment pas un express car au bout d'une heure ¼ nous atteignons à peine l'aéroport domestique de Bangkok. En fait il nous faudra plus de 2h30 pour atteindre Ayutthaya mais dans d’excellentes conditions de transport. Arrivés à destination nous franchissons la rivière avec le bac (5b pp) et allons nous installer juste à côté au Baan Kum Pra GH, très belle situation au bord de la rivière Pa Sak, chambre ancienne au charme rétro avec des objets bric à brac poussiéreux, peu d'espace et sdb commune. En attendant que les chambres soient prêtes nous allons nous désaltérer sur la sympathique terrasse qui donne sur la rivière et regardons les convois de péniches qui descendent vers Bangkok. Il fait bien chaud et les moustiques font partie de la fête. Nous allons ensuite louer des vélos, tout prêt du débarcadère (40b) et partons visiter le wat Mahathat qui est remarquable avec sa tête de bouddha enserrée dans les racines d'un banian, attraction touristique appréciée des touristes. Nous reprenons les vélos et pédalons dans la chaleur moite et avons un peu de mal à trouver le Wat suivant, il faut dire que les plans dont nous disposons sont faux ! Nous trouvons finalement le wat Ratchaburana en fin de journée puis le Wat Phra Sri Sanphet, magnifique perspective avec ses trois chedi alignés dans la lumière de la fin de l'après-midi. Pour rentrer à l'hôtel nous empruntons la route circulaire qui contourne le centre d’Ayutthaya en passant par le marché. Fatigués et assoiffés nous nous installons sur la terrasse de l'hôtel pour nous reposer en regardant le fleuve et la circulation des bateaux.
12/11 Pour notre 2me journée à Ayutthaya nous décidons d'aller voir le palais de Bang Pa In. Nous prenons le premier train pour Bang Pa In et 20 mn plus tard nous y sommes. Là un songthaew nous propose (20 b pp) de nous emmener jusqu'au palais distant de 2 à 3 km. Nous payons l'entrée et c'est vraiment un dépaysement complet : nous passons de la vie brouillonne agitée et bordélique de la vie thaïe à l'espace propret et aseptisé du parc où des voiturettes électriques sillonnent silencieusement le parc. Cela tient du parc d'attraction pour touristes aisés et la diversité des styles des bâtiment nuisent finalement à l'harmonie de l'ensemble. Nous reprenons le même tuktuk pour retourner à la gare d'où nous repartons pour Ayutthaya. Daniel et moi relouons deux vélos pour aller voir les quelques temples qui manquent encore à notre palmarès. Nous commençons par le « floating market » qui se révèle nullissime comme prévu : espace artificiel disneylandisé où tout est faux et reconstruit suivant les schémas des attractions commerciales. Nous fuyons et allons visiter le beau temple Wat Yaï Chai Mongkhon remarquable par ses nombreuses statues de bouddhas habillées de tissu safran. Je termine cet itinéraire par la visite du Wat Chai Watthanaram : superbe construction de style angkorien resplendissante au soleil couchant. De plus la rivière qui le côtoie rajoute une touche bucolique à l'ensemble. Retour vers l'hôtel par des petites routes campagnardes.
13/11 Départ pour la gare, nous repassons le bac, cette fois c'est payant (5b) contrairement à hier où il n'y avait personne, aller comprendre ! Nous prenons l'expresse pour Pak Chong (172b pp) : Le prix est près de 10 fois celui payé (175b) pour venir de Bangkok jusqu'à Ayutthaya alors que la distante est presque la même, pourtant nous sommes toujours en 3° classe mais c'est vrai que nous pris un express ! Serait-ce l'explication ? Je n'en vois pas d'autres. Vers 12H nous arrivons à Pak Chong où nous attendrons assez longtemps la voiture de la Greenleaf GH censé nous amener sur place. Après quelques péripéties et coups de fil, un tuktuk arrive et nous emmène en 15 mn jusqu'à la GH. Ambiance sympa, toute la famille s'active autour d'une cuisine-débarras bordélique. Le jeune patron nous montre nos chambres à l'arrière de la route : chambre standard avec ventilo et sdb (eau froide) privée. Aucun mobilier comme d'habitude, par contre la surface de la chambre est grande. La douche est froide mais ça ne pose pas vraiment de problèmes. Nous déjeunons d'un excellent pad thaï (45b) et reprenons vers 15h le songthaew pour aller faire notre première ½ journée dans la nature avec un guide sympathique et parfaitement anglophone.
Nous commençons par une baignade dans une piscine naturelle aménagée au sortir d'une source naturelle il y a également des thaïs et des occidentaux. Le guide commence déjà par nous montrer quelques spécimens de la faune locale : petit serpent ivoire, araignées de toutes tailles. Après la baignade dans une eau fraîche, il nous emmène en voiture jusqu'à une grotte aménagée : nous descendons par un escalier pour atteindre d'abord une salle souterraine dans laquelle trône des bouddhas puis nous progressons dans des boyaux étroits pour aller voir des chauves-souris, une scolopendre, une grenouille etc. Nous ressortons pour aller voir ensuite la fameuse sortie de millions de chauves-souris au coucher du soleil. Pour cela nous nous postons au crépuscule à la base d'une colline d'où débouche l'entrée de la grotte et à 18h pile un long nuage en forme de ruban de quelques mètres de diamètre sort de la grotte et s'élève dans le ciel. On entend le bruissement des milliers d'ailes ainsi que les petits cris des chauves-souris. Au bout de 15 mn nous quittons l'endroit alors que les chauves-souris continuent de sortir de la grotte.
14/11 La Greenleaf GH est située au bord de la grande route qui mène au parc et dès le matin tôt la circulation est dense, heureusement nos chambres sont situées dans le jardin à l'arrière de la GH. Petit déjeuner sur la terrasse avec d'autres touristes ayant choisi le même tour que nous. À 8h nous partons en songthaew en direction du parc. Nous récupérons un couple de français dans une autre GH et partons en direction du parc. Premier arrêt où nous partons à la découverte des singes, nos guides ont de bons yeux et nous ne verrions rien s'ils ne nous les montraient d'abord avec leur longue vue. Si les macaques souvent à terre sont faciles à voir il n'en est pas de même des gibbons perchés tout en haut des arbres et quasi toujours cachés par l'épais feuillages des arbres de la forêt. Nos guides nous emmènent ensuite voir une belle chute d'eau puis nous montrent une belle petite vipère toute verte endormie sur une tige de la même couleur d'où un mimétisme parfait qui la rend invisible à nos yeux. La balade en forêt nous permettra de voir de belles plantes, des fleurs et des arbres majestueux d'une hauteur impressionnante. La fin de la journée sera consacrée à la recherche des éléphants mais malgré les km parcourus à petite vitesse sur les principales routes du parc nous ne les verrons pas. Retour à la GH où nous dînons avec le couple de Français qui a partagé notre journée. La nuit sera accompagnée par les échanges bruyants et réguliers des crapauds des réservoirs tout proches.
15/11 Départ de la Greenleaf après le petit-déjeuner vers 9h. Intense activité ce matin où 3 songthaew chargés de touristes occidentaux partent visiter le parc. Déposés à la station de bus de Pak Chom nous attendons très peu avant de repartir vers le Nord. Un petit scorpion essaiera en vain de se faufiler entre nos pieds ! Le bus confortable va nous emmener jusqu'à la ville de Khorat. De là un autre bus nous emmène jusqu'à la petite ville de Phimai, notre étape de ce jour. Nous trouvons rapidement la GH réservée par téléphone la veille à 3 mn de l'arrêt de bus. C'est correct, sdb privée et clim mais l'espace est compté, pas de table ni chaise ni armoire, juste un lit et un étendoir pour faire sécher les serviettes, ce modèle minimaliste de chambre est assez répandu ici en Thaïlande. Vu que c'est l'heure du déjeuner et que nous avons de plus très soif, nous nous installons au restaurant de la GH dans la petite cour pour un repas correct. Nous allons ensuite visiter le fameux temple de style angkorien qui a fait la réputation de la ville et c'est vrai qu'on se croirait sur le site d'Angkor Vat : même entrée avec ses longs serpents en guise de balustrade qui encadrent l'accès au temple, même structure carrée avec un prang central. On retrouve également les balustres en pierre qui imitent le travail du bois, des apsaras sur les linteaux ou les colonnes d'accès au cœur du temple, des barais (lacs artificiels) qui permettaient l'approvisionnement en eau du site. Nous ressortons du temple et allons nous promener au milieu du marché qui se tient juste à côté. Marché très animé et agréable où les paysans offrent leurs produits : légumes, herbes, viandes (grenouilles, rats ?) poissons, crabes, crevettes, produits cuisinés etc. Nous continuons notre chemin vers le fameux banian géant, autre curiosité locale : en réalité c'est toute une forêt qui s'est formée à partir d'un unique arbre il y a plus de 350 ans autour d'un vaste marécage. Retour en ville et dîner dans un restaurant en forme de ranch au coin de notre rue.
16/11 Nous prenons le petit-déjeuner à l'hôtel Khru Pom et allons nous poster à l'endroit indiqué par la patronne pour récupérer le bus qui va à Khorat. 10 mn plus tard le bus est là et nous laisse au bout de 10 km sur l'autoroute qui mène à Udon Thani. Nous traversons l'autoroute et allons à l'arrêt de bus où nous achetons nos billets pour Udon Thani. Le montant annoncé ne correspondant pas au prix indiqué sur le ticket nous le faisons remarquer à l'employé qui nous rembourse (720b au lieu de 900 b) avec une mine contrite ! Le bus va remonter vers le nord à bonne vitesse par cette autoroute à 4 voies. Les paysages industriels et agricoles se succèdent tout le long de la route, Udon Thani apparaît comme une ville moderne avec ses buildings en verre, ses centres commerciaux et ses publicités numériques qui défilent sur de grands panneaux lumineux. Nous changeons de bus à Udon Thani et repartons immédiatement dans un autre bus pour Nong Khai où nous arrivons au bout d'une heure il est 14h et nous voyageons depuis 8h du matin soit 6h de bus mais dans de bonnes conditions. De la station de bus nous partons à pied en direction de l'hôtel réservé la veille à Phimai. Il fait très chaud et nous y sommes rendus après 20 mn de marche : c'est le Ruanthai GH, correct sans plus, accueil distant. Nous allons nous balader sur la promenade qui longe le Mékong, fleuve que nous retrouvons avec plaisir et allons déjeuner au fameux restaurant vietnamien « Doeng Namnoen ». Une armada de jeunes filles en uniforme officient et le service est rapide et efficace, les plats sont goûteux et à prix doux, nous en profitons pour prendre des « rouleaux de printemps » (spring-rolls en langage thaï international) frais et frits : délicieux ! Nous continuons notre balade le long du Mékong jusqu'au bout de la promenade à l'Est où des travaux d'embellissement sont en cours. Retour à l'hôtel en passant par le marché couvert où la plupart des boutiques sont dédiées au tourisme. En fin d'après-midi re-balade en ville et le long du Mékong. Dîner, toujours chez le vietnamien mais cette fois d'échine de porc et de salade très épicée de saucisses vietnamiennes.
17/11 Les patrons de l'hôtel ne sont pas des lève-tôt, nous allons de ce fait prendre notre petit déjeuner au Mutmee GH. Service indolent mais beau jardin donnant sur le Mékong. Les bicyclettes sont en sale état, nous allons en chercher ailleurs, mais ce n'est pas si évident que ça : après plusieurs demandes nous trouvons juste ce qu'il nous faut (3 vélos) chez Limanee (de 50 à 80 b le vélo pour la journée). Muni d'un plan photographié chez Mutmee GH nous partons en direction de l'Est (route 3040 qui longe le Mékong), très vite le plan utilisé montre ses limites et ses erreurs. Après de nombreux tâtonnements (ça fait toujours des km en plus!) qui nous permettent de découvrir la vie aux champs, la récolte et le séchage du riz, nous arrivons vers le village de Ban Lao et trouvons quelques km plus loin les fameux carrelets qui servent à pêcher dans les bras marécageux du Mékong. Il n'y a pas de pêcheurs à l'œuvre et il fait très chaud, nous prenons quelques photos et reprenons la route 3012 vers Niang Khai. Arrêt au fameux temple Sala Keao Ku qui regroupe les sculptures fantaisistes d'un moine, on hésite entre des décors de cinéma fantastique, des sculptures de style « rococco gaudiesque » ou un parc d'attractions type Disney. Original en tous les cas et photogénique. Retour en ville et repos bien mérité après ces quelques 45 km de vélo sous un très chaud soleil. Dîner chez Potacha Thai Thai, autre restaurant « moderne » avec une flopée de jeunes serveuses efficaces et habillées pareillement : beaucoup de choix sur la carte (pas loin de 100 propositions !) même si on décline souvent le même plat mais avec des variations d'ingrédients bonne adresse au final.
18/11 petit-déjeuner au Mutmee GH sur la terrasse a écouter les aventures que Serge, un vieux routard français raconte avec un accent anglais inimitable à Julian le patron du GH. A cette heure le Mékong est légèrement embrumé et le soleil ne darde pas encore ses rayons qui seront « mortels » d'ici quelques heures. Nous quittons notre GH et allons à la station prendre le « petit bus vert » qui doit nous amener à Sangkhom. Le précédent bus étant parti à 9h nous devons attendre 11h pour prendre le suivant. Il démarre à 11h et nous emmène brinquebalant vers le Mékong, mais il nous faudra attendre 2h30 avant de le voir par intermittence mais c'est surtout peu avant Sangkhom que nous pourrons l'admirer. Ceci dit, la route est agréable et les plantations se suivent montrant une nature riche et variée. Vers 14h30 nous arrivons à Sangkhom, le bus nous laisse devant la Bouy GH où nous prenons ce qui reste, à savoir une chambre (250b) avec fan et sdb commune et un bungalow (400 b) avec AC et sdb privative. Nous louons un taxi (500b) pour nous emmener au Wat Tak à 19 km d'où la vue sur le Mékong est superbe. Retour au village et balade au marché et le long du fleuve. Excellent dîner au Bouy GH où je goûte un Tom Yang gung aux crevettes. Même si les chambres sont très spartiates et à la propreté plus que douteuse, il y a du wifi et la patronne est très sympathique et serviable.
19/11 Nuit calme, seuls les coqs vers 5h du matin ont troublé notre sommeil. Nous nous renseignons pour l'horaire des bus pour Chiang Khan mais les avis divergent et varient entre 9h et 11h30 ! Nous nous pointons au bord de la route vers 10h, à midi toujours rien ! finalement nous décidons de noliser le pick-up du frère de la patronne du Bouy qui pour 1200 b accepte de nous emmener jusqu'à Chiang Khan en suivant la route qui longe le Mékong (durée 1h40). Deux allemandes profitent également du taxi, Daniel et moi nous nous installons dans la benne et les 4 filles dans la voiture. Très belle route qui cette fois suit bien le cours du fleuve au plus près alors que de Nong Khai à Sangkhom seuls les dix derniers km longeaient le fleuve. A Chiang Khan nous nous installons au Huean Yai Babpa GH, vieille maison tout en bois au bord du Mékong. C'est nettement plus luxueux mais le prix demandé (1500b avec pd) n'est pas justifié. Il est 14h et nous allons à la découverte de la ville : la rue qui longe le Mékong est très touristique avec ses maisons de bois brun typiques de la région elles sont toutes tournées vers le tourisme : hôtels, restaurants, magasins de souvenirs etc. on imagine ce que ça doit donner en fin de semaine quand des hordes de touristes thaïs déboulent dans cette rue. La promenade piétonne sur le Mékong est en réfection et sera entièrement pavée sur plusieurs km. Malgré cette nouvelle vocation touristique, les commerçants qui parlent et comprennent l’anglais sont rares et nous avons quelques difficultés à nous faire expliquer les menus dans les restaurants ! Les prix sont aussi un peu plus élevés qu'ailleurs. Quant au service il est original : les plats arrivent au compte-goutte les uns après les autres sans que l'on sache à qui les attribuer ! Promenade au bord du Mékong au moment du coucher du soleil : bel éclairage, les pêcheurs retournent à terre, de grands oiseaux blancs survolent le fleuve et s'en retournent nicher pour la nuit.
20/11 Levé à 6h pour assister à l'offrande pour les bonzes. C'est beaucoup plus calme qu'à Luang Prabang et les moines sont rarement plus de deux ou trois. Quant au Mékong il est à peine visible et les brumes vont l'envahir petit à petit jusqu'à 9h. Nous louons ensuite des bicyclettes (50b) et partons en suivant le Mékong vers l'Est. Nous croisons de multiples ateliers de préparation et de confiserie de noix de coco. La noix est coupée en deux, le coprah en est extrait avec un couteau incurvé, puis coupé en lamelles et mis à confire dans de grands woks puis mis en sachets et proposés aux clients de passage qui doivent être nombreux compte tenu des dizaines de confiseurs qui se succèdent au bord de la route. Il faut dire que nous sommes sur la route qui mène aux rapides du Mékong. Sur ce terreplein panoramique des dizaines de restaurants, de confiseurs et de magasins attendent le chaland. Retour en ville et repos, je repars en vélo cette fois en suivant le Mékong vers l'Ouest. Retour sur la promenade de la berge pour admirer le coucher de soleil et voir passer les colonies d'oiseaux blancs. Dîner de pad thaï (40 pp mais petite portion et de qualité moyenne) dans une gargote recommandée par la patronne sur la rue principale de Chiang Khan.
21/11 Un tuktuk (20b pp) nous emmène à la gare routière (2km) d'où un bus qui part à 7h15 nous emmène jusqu'à Loei. Attente de 3h que nous trompons en jouant aux cartes, avant de reprendre au autre bus pour Phitsanulok. De là un minibus nous reprend après une autre heure d'attente et nous emmène à Sukhothai où nous arrivons au début de la nuit à 18h. Nous téléphonons au Lotus village pour qu'ils viennent nous chercher : ça aurait dû être fait après 20 mn d'attente, mais à cause d'un quiproquo incompréhensible nous attendrons plus d'une heure pour finalement négocier nous-mêmes un tuktuk (120b) pour rejoindre l'hôtel. Contrarié par ce quiproquo, Michel le patron pour s'excuser nous offre un pastis de bienvenue que nous ferons suivre, après une journée de diète forcée, par des salades niçoises pas vraiment thaïes ! Les chambres qui donnent sur le jardin sont très propres et disposent de tout le confort.
22/11 Nous partons à 8h avec notre chauffeur de tuktuk Dodo dont nous avons négocié la course la veille (500b la ½ journée) pour le site de la vieille ville de Sukhothai distante de 14 km. C'est dans le Vieux Sukhothai que se trouve l'ensemble des temples les plus vieux et les plus beaux de Thaïlande, un petit Angkor en quelque sorte mais mieux entretenu et nettement plus petit. Nous y sommes arrivés le matin vers 8h30 quand le soleil encore bas sur l'horizon colore d'une belle teinte ces vieilles pierres, et éclaire les bouddhas d'une indéfinissable langueur. Nous y sommes restés plus de 4h. Le soir nous y sommes retournés pour y contempler le coucher de soleil et revoir les temples mais cette fois en nocturne avec les éclairages artificiels, c’est toujours aussi magique mais avec une autre atmosphère que celle du matin. Même les nombreux touristes déambulaient en silence touchés par la grâce du moment et du lieu. Retour en tuktuk, toujours avec notre sympathique « Dodo » jusqu'à notre restaurant attitré, le Poo tenu par un Belge !
23/11 On aurait pu aller visiter un autre site comparable à celui de Sukhothai, celui de Satchanarai distant de 50 km vers le N-E, en empruntant tuktuk, bus et vélo mais une journée de repos dans le beau cadre du Lotus village me tentait plus que de voir un autre site, sachant que le lendemain à Lamphang nous verrions encore des wat et à Chiang Mai également. Journée à se reposer, faire du courrier, consulter internet, se balader en ville, aller boire une bière chez le Belge...y déjeuner d'un pad thaï (50b) ou d'autres spécialités comme l'excellente Sukhothai noodle soup.
24/11 Ce matin nous avons fait téléphoner depuis la réception pour confirmer notre arrivée au Riverside GH à Lamphang en fin de matinée. Départ du Lotus village à 9h en tuktuk vers la station de bus pour aller prendre celui qui part à 9h30 en direction de Lamphang (178 b). Surprise dans le bus il y a bien une vingtaine d'occidentaux soit pas loin de la moitié des passagers ! Serions-nous en route vers une destination hyper-touristique ? Même si beaucoup de touristes débarqueront à Lamphang nous n'y verrons que très peu de « farangs ». En arrivant à Lamphang après 3h ½ de voyage en bus, nous prenons un songthaew (20b pp) qui va nous faire 3x le tour de la ville avant de nous laisser devant le Riverside GH. Bel emplacement au bord du fleuve Wang, très belle décoration dans les espaces communs : terrasse, bar, escaliers menant à l'étage, etc. Les chambres simples (avec ventilateur) et sdb privée sont tout en bois avec quelques objets décoratifs dans le ton, les prix sont doux (400b). Munis d'un bon plan et d'indications données par la patronne, nous partons à pied à la découverte des richesses de la ville : Wat Phra That Lamphang Luang qui nous rappelle ceux vus en Birmanie, d’autres Wat également très harmonieux et équilibré, le Wat Phra Kéo Don avec ses moinillons très jeunes au comportement de collégiens facétieux ! Retour en ville, Daniel et moi nous nous buvons une bonne Chang bien fraîche à l’Aroi one baht restaurant : c'est un restaurant très connu avec plusieurs terrasses, une carte très fournie et un service efficace. A cette heure (il est 17h) c'est encore calme et nous profitons bien de l'endroit. Vers 18h30 retour à l’Aroi One baht restaurant, où les places pourtant nombreuses sont devenues plus rares. On nous indique la terrasse à l'étage où nous nous installons pour faire un excellent dîner (470 b à 4). Lamphang est une ville très agréable à dimension humaine et qui recèle de belles choses à voir : de très beaux temples d'influence birmane entre autres, de belles maisons en bois, témoignages de l'ancienne époque florissante du commerce du bois.
25/11 Excellente nuit bercée par les coassements des grenouilles de la rivière toute proche. Nous allons faire un tour au ceramic market à 15 mn à pied à l'est de l'hôtel : une dizaine de petites boutiques vendent des objets divers en céramique, rien d'extraordinaire vraiment. Retour à l'hôtel et départ en songthaew (4x20b) pour la gare routière d'où un vieux bus vert nous emmène à 11h15 en direction de Chiang Mai que nous atteindrons vers 13h. Nous rallions notre hôtel « Rendez-vous GH » en songthaew (4x 50b) : les chambres sont assez grandes relativement propres dans un environnement calme au fond d'un soi, par contre l'accueil est très froid, voire désagréable. Nous partons visiter quelques Wat, ça nous change ! Nos premières impressions sont mitigées, il y a énormément de farangs de tous âges et toutes conditions sans compter les touristes asiatiques : inévitablement cette affluence touristique contribue à modifier et transformer certains quartiers qui se banalisent en un style international et globalisé avec ses MacDo, Starbucks et Hard Rock café, où les agences de voyage succèdent aux bars et bistrots qui eux-mêmes font suite à des magasins de souvenirs, salons de massage, etc. La musique qu'on y entend est en général états-unienne « country, reggae ou seventies » rarement thaïe, dans les menus on trouve de la cuisine italienne (pizzas , lasagnes...) des bars à smoothies ainsi que des « coffe-shop ». La langue parlée et écrite est l'anglais de communication internationale. La ville abrite, comme partout en Thaïlande, un nombre impressionnant de wats, dont certains très beaux comme le Wat Chedi Luang et le Wat Phra Singh. Le soir nous trouvons à dîner au Safe House tout près de notre GH. Excellente cuisine à prix correct.
26/11 Nous partons à la découverte du marché Warrorot dans le quartier chinois, quartier très animé, très beau marché aux fleurs avec une quantité impressionnante d'orchidées.
27/11 Départ pour Pai : nous quittons l'hôtel et hélons un songthaew sur l'avenue qui nous amène à Arcade bus station pour 40b x 4. Là nous prenons un mini van à destination de Pai, départ 9h30. Il nous faudra un peu plus de 3 heures pour faire les 782 virages qui séparent Chiang Mai de Pai. La route est très belle et longe une belle nature tropicale entrecoupée par des exploitations agricoles : bananiers, caféiers, tecks et cultures vivrières, tout paraît propret. Arrivés à Pai nous téléphonons à l’ Orange Grove resort pour qu'ils viennent nous chercher. Le resort est installé à 15 mn du centre de Pai sur la route de Soppong dans un beau verger. Les bungalows sont construits en bordure du verger et disposent de tout le confort. Après nous être reposés nous partons découvrir le village qui répond à l'image que nous nous en faisions d'après la description donnée dans les guides. Les deux rues principales sont dédiées au commerce globalisé international déjà vu à Chiang Mai : un flot de touristes occidentaux très peu vêtus flânent de boutiques en salons de massage et de tatouage et de bars en agences de voyages. Le long de la rivière des touristes en perruques multicolores braillent et s'éclatent en faisant du tubing (= descente de rivière sur une chambre à air de camion). En dehors de ça il n'y a pas grand chose à faire si ce n'est se balader dans la campagne où l'on retrouve les scènes de la vie rurale traditionnelle du sud-est asiatique. Dîner d'une spécialité locale le laab kua de la viande hachée (crue ou cuite) avec des herbes épicées locales. Les nuits sont fraîches ce qui nous change de la moiteur ambiante dans laquelle nous baignions jusqu'à présent.
28/11 Petit déjeuner complet à 8h (compris dans le prix) puis vers 10h30 le minibus de l'hôtel nous amène à la station de bus où nous attendrons en vain le bus de 11h. Après nous être renseignés à des sources plus fiables que les renseignements donnés par la fille de la billetterie, nous prenons un minivan pour Soppong (100b pp) où nous arrivons vers 13h. Après quelques minutes d'attente et de pourparlers, un homme nous prend dans son pick up (300baths) pour nous emmener au Cave Lodge à 8 km. C'est un très bel endroit situé sur le bord de la rivière, les bungalows s'étagent sur la croupe boisée qui domine la rivière. Nous avons choisi des « nice bungalows » à 700 b et ils sont effectivement très bien : propres, avec une sdb moderne, une petite terrasse qui donne sur la jungle et la rivière tout en bas. Nous demandons au gérant une balade à faire dans l'après-midi et il nous propose celle qui mène à l'entrée d'une grande grotte. L'intérêt c'est que nous pourrons y voir le ballet des martinets qui au coucher du soleil se précipitent dans la grotte après avoir effectué une ronde dans le ciel puis à l'entrée de la grotte. Retour le long de la rivière jusqu'au lodge, excellent dîner et au lit ! Nuit plus que fraîche, glaciale car très humide malgré les couvertures et pulls...
29/11 Bon petit-déjeuner sur place sous la grande charpente principale. Nous sollicitons notre hôte pour une balade de quelques heures, il nous en propose une de trois heures que nous décidons de faire. Nous partons muni du plan sommaire de la balade en montant en direction du nord du village puis nous bifurquons vers l'est en prenant une route non revêtue qui grimpe sec puis redescend et remonte jusqu'à un pont qui franchit une rivière là il nous faut suivre un sentier qui serpente des deux côtés de la rivière et donc se déchausser et franchir la rivière avec de l'eau jusqu'aux genoux. Le chemin ensuite remonte le cours de la rivière cheminant dans la jungle. Arrivés au confluent d'une autre rivière, la situation se complique car nous ne trouvons pas le chemin qui doit nous ramener vers le lodge. La balade telle qu'elle était présentée par l'employé du lodge était décrite comme facile et d'environ 3h !!! Après de multiples hésitations nous tombons par chance sur un guide et son groupe qui justement se dirigent vers notre destination. Nous joignons le groupe et franchissons encore trois fois le cours d'eau avant d'arriver au lodge vers 16h soit 6 heures après notre départ ! Un arrêt prolongé au bar du GH et un peu de repos nous feront beaucoup de bien.
30/11 C'est l'anniversaire de Daniel aujourd'hui. Petit déjeuner normal au lodge puis départ (300b) en voiture jusqu'à Soppong. Là un minibus nous prend jusqu'à Mae Hong Son (100b pp) en 1h15mn. Il est 11h30 et nous descendons à l'hôtel que nous avions réservé, le Romethaï GH situé près du lac en face d'un Wat. Les bungalows sont très corrects et bien répartis dans un très beau jardin avec mare aux lotus, le prix n'est pas donné (1000 b sans pd). Ayant repéré un bon restaurant (le Fern restaurant), nous décidons d'aller y fêter l'anniversaire de Daniel : nous commençons par des cocktails (150b l'un) puis des spécialités du nord de la Thaïlande. Excellent repas pour un prix somme toute raisonnable (1570b). Nous ressortons en fin de journée et allons faire le tour du lac où se sont installés les vendeurs du marché de nuit. C'est très sympathique, de nombreux stands (tissus et vêtements tribaux) sont tenus pas les minorités ethniques de la région. Les chalands sont autant sinon plus des Thaïs que des occidentaux. Il y a bien évidemment des petites cantines comme partout, très appétissantes. Nous préférons pour ce soir prendre des glaces au Fern restaurant.
01/12 Nuit fraîche mais moins humide qu'à Soppong. Les animaux ont « animés » de leurs cris une bonne partie de la nuit : coqs, chats et chiens entre autres. Très bon petit-déjeuner au Salween restaurant près du lac. Nous allons faire un tour au marché local au Nord de la ville, très caractéristique avec la présence de stands tenus par les minorités ethniques, Shan, Karen, Lahus etc. Nous en profitons pour visiter le beau Wat situé juste à côté. Retour à l'hôtel, nous en ressortons vers 15h et Daniel et moi partons à l'assaut des quelques 300 marches qui mène au Wat perché sur la colline heureusement la montée se fait à l'ombre et nous voilà en 15 mn tout en haut : belle vue sur la ville et la campagne, le Wat de style birman est très beau et des moinillons préparent des guirlandes signes d'une fête prochaine. Re-descente et bière bienvenue en ville à observer le ballet des deux roues sur la rue principale. Dîner au Salween restaurant (copieux, bon et pas cher), retour en flânant le long du sympathique marché de nuit du bord du lac.
02/12 Partons à pied jusqu'au terminal de bus assez éloigné du centre, les brumes matinales se sont effilochées vers 9h et le soleil est déjà bien chaud. Le bus local (avec AC) demarre à 10h30 pile et c'est parti pour 4h de route sinueuse mais en bon état à travers la montagne qui sépare la Thaïlande du Myanmar. Vers 14h30 nous voilà à Mae Sariang , la station de bus est tout près de notre hôtel (Riverside hôtel) bel hôtel tout en teck installé au bord de la rivière. Petite balade en ville, visite des deux Wat, achat des billets de bus pour le lendemain (200 x 4) et repos à l'hôtel. Nous ressortons un peu plus tard pour nous promener vers la rivière. Bon dîner à l'hôtel.
03/12 La meilleure literie du séjour !!! Dommage que les coqs toujours très matinaux aient un peu troublés le calme absolu du coin. Petit-déjeuner complet compris, visite rapide du marché du matin pas très animé à 9h30 ! Ça n'empêche pas les vendeuses d'être de très bonne humeur, riant aux éclats devant notre curiosité à l'égard des produits locaux. Départ à 11h en mini-van pour Chiang Mai (200 b pp), chauffeur fangio qui coupera tous les virages avec ou sans visibilité ! Taxi rouge (160 b) pour l'hôtel Baan Kaew GH situé près du night bazar dans un quartier très calme près de l'Alliance française. Repos dans le jardin, excellent dîner au Lemongrass restaurant près du night bazar, puis déambulation parmi les centaines d'échoppes qui proposent toutes à peu près la même camelote : tee shirts, cuirs, lanternes, textiles de soie ou pashmina, et beaucoup d'articles de grande série industrielle d'origine chinoise ou thaïe de mauvaise qualité. Ce marché est immense et occupe plusieurs rues, des places etc. 04/12 Excellente nuit (bonne literie, clim discrète, pas de coqs !) petit-déjeuner dans le jardin, matinée calme à lire, écrire, etc. Nous prenons ensuite un songthaew pour l'aéroport (150 b pour 4). Décollage du vol d'Air Asia ( 4900b pp) à 17h30 pour 1h50 mn de vol, atterrissage à 19h20 à Krabi. Là nous prenons la navette aussi chère qu'un taxi (360 b pour 4) qui nous amène à la station de bus de Krabi d'où un minibus nous amènera (compris dans le prix du billet) devant l'hôtel réservé le NK Hometel. Belle chambre, marbre au sol, mais le ménage a été fait au lance-pierres ! Vu l'heure on ne va pas secouer tout le personnel mais... Bonne nuit, clim discrète, bonne literie...
05/12 Remise des pendules à l'heure chez le personnel de l'hôtel … petit-déjeuner à l'hôtel APO tout proche, puis nous nous approchons du quai de Chaofa pour négocier un trajet vers Railay beach. Comme prévu le coût est de 150 b pp, s'il y a au moins 8 passagers. Par chance des touristes attendent déjà et nous voilà bientôt plus de 10 à attendre de prendre le longtail pour Railay. Quelque 10 mn plus tard nous quittons Chaofa Pier pour 35 mn de navigation jusqu'à Railay East, la destination du longtail. Très belle traversée avec à l'horizon les pitons karstiques caractéristiques de la baie de Pha Nga. La baie de Railay est entourée par de hauts pitons karstiques qui lui donnent cette aspect si particulier et si apprécié. Nous ne sommes pas seuls, ni sur les sentiers ni sur la plage ni dans l'eau. Nous commençons par une promenade qui relie les différentes parties de Railay en longeant la base des falaises de très près. Nous nous baignons sur la plage de Railay ouest, l'eau est très chaude et assez rapidement nous n’avons plus pied, c'est agréable. Nous continuons à nous promener longeant les resorts de luxe qui ont squatté la moindre parcelle de terrain. Nous nous arrêtons pour nous désaltérer (à des prix européens évidemment, 500 b les 4 boissons). Nous continuons notre balade et découvrons la troisième plage, celle de Railay ouest un peu plus au nord, bien abritée sous un piton calcaire. Malheureusement c'est marée basse, et on a pied sur plus de 100 m ce qui est un peu galère quand on veut nager ! De plus la perspective est un peu gâchée avec cette grande étendue sablonneuse. Retour à Railay Est, Daniel et moi prenons le sentier qui mène à la baie de Tonsay en traversant la forêt nous apercevons même un groupe de singes, mais une attaque de moustiques particulièrement voraces nous oblige à rebrousser chemin. Le ciel se couvre de gros nuages et une grosse averse inonde tout. Nous sommes plusieurs dizaines de passagers à attendre que le temps s'améliore pour prendre la mer vers Krabi. Finalement l'embarquement se fait sous une pluie fine, les chaussures embourbées dans la vase, puis complètement dans l'eau pour monter dans le longtail. 30 mn de trajet dans les embruns et nous voilà à Krabi. Nous rentrons à l'hôtel nous doucher et reprendre une allure présentable ! Dîner à l'excellent restaurant Kotung, il a quand même fallu attendre près d'une heure pour apprécier les plats !
06/12 Temps gris, nous prenons un mini-van à destination du parc de Khao Sok (350 b pp) départ à 11h30, rempli d'allemands et d'anglais. Au bout de 2h15mn nous arrivons à Khao Sok, après avoir traversé de très beaux paysages ponctués de pitons calcaires. Un songthaew (payé par les GH) nous emmène jusqu'au Smiley GH que nous avions réservé (500 b p nuit) : nous avions choisi les stone bungalows sur pilotis qui font face à de beaux pitons calcaires. Après avoir pris une boisson nous partons à pied jusqu'à l'entrée du parc (10mn) où nous décidons de faire une marche de 3h en direction de la rivière Sok et de quelques cascades à voir. C'est un beau chemin large qui serpente entre de magnifiques bois de bambou. Le chant des oiseaux et surtout le bruit des insectes est assourdissant tout au long du chemin. Des sentiers partent du chemin principal et mènent à des points de vue aménagés sur la rivière et de petites cascades sans intérêt particulier. De retour nous verrons au loin un groupe de singes batifolant dans les arbres. Dîner à la GH. Le problème dans les parcs est que l'accès à certaines curiosités est réservé aux visiteurs accompagnés d'un guide ce qui limite beaucoup les possibilités de balades que l'on pourrait faire en solo ou sans guide. Nous avons longtemps hésité avant de choisir un tour organisé comme celui proposé par la GH, nous avions peur d'être regroupés avec des dizaines d'autres touristes pour faire un tour classique. Mais en discutant avec une des filles du GH, nous comprenons qu'elle va organiser un tour seulement pour nous quatre, sans personne d'autres. Nous décidons de faire ce « jungle lake tour » le lendemain. 07/12 Levé vers 6h30 je profite du lever de soleil bien qu'il soit caché par la brume matinale, mais l'effet sur les pitons rocheux est magnifique. Les oiseaux et les insectes se régalent ! Petit-déjeuner à 8H et départ en minibus (1h) jusqu'à la digue d'où s'embarque la majorité des touristes. Il y a une belle activité sur les quais mais effectivement, nous sommes seuls sur la pirogue à moteur avec notre guide Kaï. Nous allons traverser une grande partie du lac durant plus d'une heure contemplant le magnifique décor qui s'offre à nos yeux : pitons rocheux, falaises de calcaire blanc, forêt vierge verte qui s'accroche sur ces pentes verticales : c'est vraiment très beau et l'éclairage du matin rajoute du charme à cette traversée. Nous appontons devant les bungalows sur pilotis installés sur le lac par la Smiley GH. Baignade dans une eau chaude et agréable, nous sommes tous seuls ! Puis on nous prépare un délicieux repas que nous prenons sur la terrasse qui domine le lac. Au bout de 30 mn Daniel et moi repartons avec le guide en pirogue pour faire le jungle trek qui doit nous permettre de parcourir un itinéraire souterrain de 700 m dans la grotte de Nam Talu. Nous repartons en pirogue pour encore 30 mn jusqu'à l'embarcadère (en fait le débouché d'un sentier) d'où part la piste qui en 2,7 km va nous amener jusqu'à l'entrée de la grotte. C'est de nouveau l'occasion de marcher dans la jungle, traverser à de nombreuses reprises de petits cours d'eau, entendre les cris des oiseaux et des insectes, et admirer les arbres magnifiques dont deux banians exceptionnels plus que millénaires ! Nous sommes toujours seuls croisant de temps en temps des touristes. À l'entrée de la grotte, nous nous débarrassons de nos appareils photos que le guide va sécuriser dans un sac étanche et nous nous équipons de nos lampes frontales. La progression se fera soit les pieds dans l'eau de la rivière souterraine soit sur les dalles calcaires ou les cailloux qui bordent la rivière. Le guide nous montre différents animaux croisés durant notre progression : serpents, araignées, chauve-souris. Certains passages étroits sont plus acrobatiques parce que le cours de la rivière en se concentrant est beaucoup plus rapide et tempétueux et les courants sont plus forts. A certains endroits l'eau nous arrive au-dessus de la poitrine mais nous aurons pied tout le temps. A la fin du parcours souterrain nous tombons sur un groupe assez nombreux de touristes. Heureusement que le parcours était quasiment terminé, ça nous aurait embêté d'être obligé de le faire encadré par des groupes nombreux. Durant le retour en pirogue, nous verrons un groupe de macaques batifoler sur un arbre au bord du lac. Petit arrêt baignade aux bungalows du lac et retour en une heure jusqu'à la digue puis 50 mn de voiture jusqu'à la GH.
08/12 Petit-déjeuner vers 7h45 puis on nous emmène en pick up jusqu'à la route principale où nous attendrons à peine 10 mn avant qu'un grand bus ne nous amène à Phuket, en fait plus précisément à Thanang. De là nous reprenons un Songthaew (6km) pour le carrefour au monument d'où part la route qui mène à Bang Rong Pier (10 km). Après 20 mn d'attente nous négocions un prix (300 b) avec une « airport limousine » qui nous mène à bon port (c'est le cas de le dire) à Bang Rong Pier. C'est en fait un tout petit port où sont amarrés les bateaux qui font la navette avec l'île de Ko Yao Yai et Noi. Il est 14h et nous allons attendre une 1/2h avant d'embarquer dans un express boat qui en 30 mn va nous mener à bon port. Mais ce n'est pas encore fini avec les transferts puisqu'il nous faut maintenant rallier notre GH, ce sera fait par un songthaew attendant les passagers à l'arrivée des bateaux, 100b pp quand même pour faire +/- 10 km. Le Ko Yao Noi Seaview GH est situé en bord de mer le long d'une plage à 10 mn à pied du port de Tha Khao. Une partie du site est encore en construction, et les abords des bungalows ne sont pas encore paysagés. Les bungalows, récents sont tout confort tout en teck, bel espace, grande sdb. Les propriétaires sont adorables et malgré quelques difficultés nous arrivons à nous faire comprendre, de plus la cuisine est excellente et à prix très correct. La mer s'est retirée et il a un grand espace vide sablonneux ou vaseux entre la limite de la marée haute et la limite de la marée basse. A l'horizon on peut voir les magnifiques pitons rocheux de la baie de Phang Nga. C'est vraiment un bel endroit très calme. Balade le long de l'estran à marée basse, excellent dîner à la GH. 09/12 Réveil un peu tardif vers 6h45, le soleil a déjà pointé son nez rouge ! Il n'empêche les couleurs sont magnifiques. Petit-déjeuner, baignade à partir de 10h30 dans une eau chaude qui fait 1m30 de profondeur et plus mais beaucoup plus loin. Farniente pour la première fois depuis longtemps. Sieste, re-baignade, pause bière, balade le long de la plage, rami, dîner et repos. Nos hôtes sont vraiment charmants, offrant en guise de dessert deux assiettes de fruits frais, nous prêtant un portant pour faire sécher le linge, etc. 10/12 Nos hôtes nous amènent au port de Tha Khao (situé à 10 mn à pied) en mobylettes, le papy se chargeant de nos bagages sur un motobike aménagé. À 9h30 le longtail en bois (200b pp) nous emmène jusqu'au port de Tha Lane près de Krabi en une ½ heure. Encore une occasion de traverser cette magnifique baie de Phang Nga avec ses pitons karstiques. Du port de Tha Lane un songthaew (100b pp) nous ramène en une ½ h à la gare de bus de Krabi où nous attendons un mini-van pour Koh Lanta (200b pp) qui partira à 11h20. 80 km et deux bacs plus tard, à 120 km à l'heure et après avoir franchi systématiquement les lignes jaunes notre chauffeur « Fan Gio bis » nous laisse à Ban Saladan, il est 14h40. Le pick up service du Banana vient nous chercher suite à notre coup de téléphone. Installation dans des bungalows alignés les uns à côté des autres comme dans un camping : ils disposent de tout le confort (clim et sdb privée) mais c'est un peu normal compte tenu du prix (1700 b). Balade et baignade sur la belle plage de Klong Dao puis coucher de soleil sur la mer d'Andaman. La plage de Klong Dao s'inscrit en un arc de cercle dans la partie N-W de l'île près de la ville de Ban Saladan. C'est une grande plage de sable blanc très fin qui descend tout doucement vers la mer : à marée basse on peut marcher un bon bout de temps avant de perdre pied. Il n'y a pas beaucoup de monde, ni dans l'eau ni sur la plage. Tout au long de la plage se succèdent bars, restaurants, salons de massage resorts et bungalows. La clientèle est occidentale exclusivement et surtout suédoise ! Une ambiance familiale et bon enfant règne ici. Quant au dîner nous le prendrons dans un restaurant suédois tenu par une couple mixte, la cuisinière heureusement est thaïlandaise et les plats délicieux. 11/12 Je me suis levé vers 6h30 pour me balader sur la plage et capter les premiers rayons du soleil : bel éclairage sur les barques de pêcheurs au sud de la plage de Klong Dao. Balade ensuite vers la ville de Ban Saladan, le marché est quasi désert, on trouve beaucoup d'agences de voyages. Pause bière vers 12h et discussion pour décider des derniers jours de libre avant Bangkok : snorkeling ? où ? : Ko Ngai ? Ko Muk ? quel hébergement , A quel prix ? Et l'avion depuis Trang ou Krabi ? En attendant une décision, la mer chaude nous tend ses bras ! Profitons-en. Un peu plus tard je repars me balader vers le nord de la plage. Daniel et moi partons faire les agences de voyages pour obtenir des infos sur la suite de notre périple : nous achetons nos billets de bateaux pour Koh Muk (600b pp), l'hébergement au Garden resort de Koh Mook (600 b par bungalow) ainsi que le billet d'avion de Trang à Bangkok par Nok air (1900 b pp). Retour sur la plage pour le coucher de soleil, superbe, puis dîner chez May's restaurant comme hier, toujours aussi bon ! 12/12 Après le petit-déjeuner, un tuktuk vient nous chercher pour nous emmener au bateau que nous avons réservé la veille pour aller à Koh Muk. Après plusieurs détours pour récupérer des touristes nous arrivons à l'embarcadère où plusieurs groupes sont formés et embarquent dans plusieurs bateaux pour aller sur différentes îles. Nous levons l'ancre vers 9h45 et allons une fois de plus traverser cette belle mer d'Andaman pour aborder d'abord Koh Ngai puis Koh Kradan et enfin Koh Muk. Comme il n'y a pas de jetée à cet endroit (devant le Charlie's resort) nous passons du bateau à un longtail boat qui nous approche de la plage mais nous oblige à descendre dans l'eau à 10 m de la plage. Là deux tuktuk locaux nous emmènent gratuitement jusqu'à notre Koh Muk Garden Resort qui est situé à l'autre bout de l'île à plusieurs km du Charlie's resort. On a vraiment l'impression d'être au bout du bout du monde trimballés sur des pistes improbables qui traversent la jungle et longent de petits hameaux. Enfin nous voilà arrivés, la piste s'arrête nous descendons nos bagages du tuktuk et sommes accueillis aimablement par la patronne qui nous offre d'emblée un verre de lait de coco. Les chambres sont simples, sans décorum : 2 lits, une table, un coin douche à l’eau froide, wc (sans chasse d'eau mais avec un broc et un seau) et une belle terrasse qui donne sur le jardin avec un peu plus bas la mer. Après avoir déposé nos affaires nous partons vers la belle plage au sud où se trouve le Sivalai resort : belle plage de type « maldivienne » avec sable blanc et cocotiers élancés. Mais avant d'y arriver on longe un village de pêcheurs tout à fait authentique aux maisons de bois sur pilotis. Nous nous baignons devant le Sivalai puis retournons au Garden pour déjeuner sur la terrasse (pad thai aux crevettes avec une large « schang beer ». Re-balade au moment du coucher du soleil vers le village. Dîner de poissons et calamars au Dada restaurant. 13/12 Lever de soleil sur le village de pêcheurs, belles couleurs. J'aime bien assister au réveil d'un village tôt le matin, quand les habitants se lèvent et s'adonnent à leurs premières activités matinales : bailler aux corneilles, s'étirer, contempler la mer sans rien faire, préparer le bateau pour la pêche, discuter avec les voisins, brûler des déchets. Les animaux aussi vaquent à leurs occupations, les chiens se poursuivent sur la plage, les coqs chantent, les poules cherchent de quoi picorer, les chèvres quelque chose à brouter, etc. Au petit port convergent des motocyclistes venus de toute l'île et qui se préparent à une nouvelle journée de travail en mer. Vers 10h nous partons nous baigner vers le Sivalai resort mais la mer est encore bien basse et des nuages noirs s'accumulent au-dessus de nos têtes ! Retour au Garden où la pluie commence à tomber. Notre programme de snorkeling est bien compromis. Balade dans l'île, dîner au Garden 14/12 Toujours des nuages, la grosse dépression venue des Philippines affecte tout le sud de la Thaïlande. Même temps qu'hier donc pas vraiment de raisons de prolonger notre séjour sur cette île. Nous allons nous promener vers le village qui est situé sur la route qui mène à Farang beach, village authentique dont les maisons s'échelonnent le long de la rivière tout en méandres qui se jette dans la mer ce sont essentiellement des pêcheurs qui ont leur barques amarrées sur la rivière, ils remaillent les filets pendant que les femmes s'adonnent aux tâches quotidiennes dont le balayage dans et devant la maison est une activité primordiale par contre les tas de détritus qui ponctuent les proches environs de leurs maisons ne les gênent pas. À 13h30 nous embarquons dans une pirogue qui nous amène sur le continent en face (½ h). En remontant une rivière il nous débarque sur un quai d'où un minibus nous emmène à Trang en 45 mn. Installation à l'hôtel Usa buy (550 b). Temps toujours incertain nous allons nous promener en ville. Bien que l'on soit dimanche il y a quand même un peu d'activités près de la gare de chemin de fer. Le soir nous allons dîner dans un restaurant thaï et chinois près de la gare : nous prenons des spécialités à base de canard pour changer. Nous terminons la soirée en nous promenant sur le marché de nuit très animé qui se tient lui aussi près de la gare : innombrables stands dédiés à la nourriture sous toutes ces formes : fritures, plats cuisinés, mets sucrés, fruits, poissons ou viandes, etc. 15/12 Après avoir pris le petit-déjeuner, nous arpentons les allées du marché central très animées et très intéressantes : nous découvrons de nouveaux légumes, de nouvelles plantes inconnues, des vendeurs de tortues, de petits poissons d'aquarium, etc. Les tuktuk très particuliers d'ici ressemblent aux voiturettes Messerchmidt d'après-guerre dont la partie avant était faite de nez d'avions ! Il règne aux abords du marché une activité intense due aux deux et quatre roues qui chargent et déchargent des tonnes de marchandise. Il y a aussi une forte communauté chinoise, tant dans les marchés que dans les commerces de la ville. Finalement Trang, ville décrétée sans intérêt n'est pas aussi inintéressante que ça. Vers midi nous allons déjeuner dans un restaurant indien près de la gare : excellente cuisine raffinée (chicken korma). Vers 15h 30 le tuktuk réservé le matin nous emmène (pour 150 b) à l'aéroport d'où nous décollerons dans un avion de la Nok Air (1900 b) pour l’aéroport domestique de Bangkok Don Mueng. Là nous prenons le bus A1 puis le bus n° 3 qui nous laissera à Khao San. De là en 15 mn nous sommes rendus à l'hôtel. Dîner sur place (780 b). 16/12 Heureux de retrouver le petit-déjeuner buffet de l'hôtel ! Nous partons sous un chaud soleil vers le quai Bann Krua Nua d'où part un bateau vers la maison de Jim Thompson. Étonnant trajet avec un bateau dont le toit amovible se rabat quand on passe sous des ponts dont la hauteur est trop limite. Ça vaut bien une balade dans les khlongs et c'est nettement moins cher (10 b pp) : on longe des quartiers très populaires dont les maisonnettes plutôt bordéliques et rustiques donnent sur le canal ! Pour trouver la maison de Jim Thompson nous déambulons le long du canal dans ces venelles bordées de petites masures. La maison de Jim Thompson (100b pp) tout en teck est située au bord du canal dans un superbe jardin tropical bien entretenu. La visite des lieux faite en français par une guide à l'accent inimitable est très intéressante et permet de voir de magnifiques pièces antiques : bouddhas de pierre, porcelaines, sculptures en bois, dessins et peintures, meubles, etc. Retour en ville avec le bus 47 ce qui nous a permis d'apprécier la conduite sportive pratiquée en ville par un chauffeur pressé et impatient ! Après quelques difficultés pour trouver le musée national, le bus nous ayant laissés devant le musée du Siam à plus d'1 km du musée national, nous le trouvons fermé car on est mardi ! Et m....c'est la deuxième fois que l'on se fait avoir par des musées fermés. Retour à l'hôtel et dernier dîner thaï avec pad thai, tom yam etc. Dernier tour nocturne à Khao San toujours aussi déjanté, bruit, musique à fond, concours à qui terminera le premier son scorpion frit, beuveries, commerce à tous les étages...les uns boivent, chantent, rigolent, les autres, les locaux essaient difficilement de gagner quelques bahts pour se mettre quelque chose sous la dent ! En rentrant vers 21h on voit aussi ceux qui campent et dorment sur des cartons devant les vitrines fermées des magasins ou dans les parcs publics. 17/12 Le taxi réservé la veille (500b) nous amène à l'aéroport en 45 mn. Puis il nous faut bien 1h30 pour passer le guichet d'Air France puis les contrôles de sécurité et d'immigration et nous embarquons dans la foulée. Décollage à 10h50 dans un Boeing 777-300 pour 12h30 de vol à destination de Paris CDG. Fin du voyage.
Conclusion : Nous avons trouvé un pays très développé en comparaison de ce que nous avions vu au Cambodge, Laos et Myanmar. L'excellent état des routes et des autoroutes, le nombre d'aéroports nous ont surpris ainsi que les infrastructures commerciales et industrielles aperçues au cours du voyage. Le nombre important de gros 4x4 qui sillonnent villes et campagnes est impressionnant. La généralisation des ATM (distributeurs de billets) est étonnante, même dans des coins retirés vous pouvez retirer de l'argent, idem pour le wifi présent partout même dans de petites îles. Pourtant dès que l'on sort des grands axes touristiques, on retrouve une Thaïlande rurale ou urbaine, assez pauvre qui semble vivre hors du temps et de l'agitation moderne et qui ressemble à ce que l'on a pu voir dans les pays limitrophes.
Ce que nous avons bien aimé
Le sourire des Thaïs en général : si vous ébauchez un sourire on vous le rend immédiatement et il illumine !
le site de Sukhothai au coucher du soleil en éclairage naturel puis artificiel la nuit tombée,
le lever de soleil sur le Mékong depuis la Bouy GH à Sangkhom,
le coucher du soleil sur le Mékong depuis la promenade à Chiang Khan quand des colonies d'oiseaux blancs remontent le fleuve en planant,
le site du Cave Lodge à Soppong avec ses bungalows éparpillés dans la forêt qui descend en pente vers la rivière,
Mae Hong Son, la ville, le marché, le temple au bord du lac,
la baie de Railay ainsi que le trajet en longtail pour y accéder depuis Krabi,
le parc de Khao Sok, la balade dans la forêt et la traversée du lac en pirogue,
les îles de Ko Yao Noï et de Koh Muk. Le petit village de pêcheurs à côté de notre GH à Koh Muk. La gentillesse des familles locales qui gèrent les GH où nous avons séjourné : Greenleaf GH à Khao Yai, Smiley GH à Khao Sok, Garden resort à Kho Muk.
La cuisine thaïe avec ses parfums et ses épices variées : galanga, curry, lait de coco, citronnelle, lime, basilique, coriandre, etc.
Ce que nous avons moins aimé :
- Le parc de Bang Pa In : si le parc est agréable avec l'élément liquide, ça ressemble quand même à un parc d'attractions avec cette superposition de bâtiments de styles très différents dans un même lieu.
- Chiang Mai : une grande ville semblable à beaucoup d'autres villes thaïlandaises mais où l'influence prépondérante du tourisme de masse l'a transformée en ville internationale moins authentiquement thaïe.
- Pai : le style nous rappelle Vang Vien au Laos, Siem Reap au Cambodge : là aussi tout tourne autour du bizness déclenché par l'arrivée des « babacools » occidentaux : presque plus facile de manger du kebab, falafel ou burger que du pad thaï ! Des apéros aussi asiatiques que du mojito et de la pina colada peuvent être bus à prix cassés durant l'happy hour ! Dans la rue on entend plus souvent parler anglais, allemand, scandinave, italien, français, que thaï !
- Les chauffeurs de taxi à Bangkok avec leurs techniques pour arrondir la course : trafiquer le compteur et le remettre à zéro avant la fin de la course et réclamer un max. Bloquer le compteur qui ne dépassera pas la prise en charge (27 b) et s'énerver en jetant son téléphone mobile par terre ainsi que les billets qu'on estimait lui devoir !
- En général le marchandage continuel pour tout ce qui touche aux transports urbains, hormis les transports publics ou privés dont les prix sont fixes.
- L'éloignement systématique des stations de bus par rapport au centre des villes ce qui rend obligatoire d'emprunter un taxi ou un tuktuk pour aller au centre ville (voir plus haut).
- les prix des chambres d'hôtels avec un rapport qualité/prix souvent très variable et qui dépend plus de la situation géographique et touristique que du confort offert ! : 1300 b pour une chambre correcte sans plus à Chiang Khan et 550 b la même à Trang !
- L'absence totale de mobilier pour poser les affaires dans les chambres ou pour suspendre les vêtements. La douche non séparée dans l'espace sdb-wc qui fait que tout est toujours trempé, la cuvette des wc comme le papier toilette et les serviettes si on les y laisse !
Les scènes typiques
- le déchaussage devant les temples mais aussi devant des magasins, des banques, des hôtels, etc.
- dans les villes, la recréation de « jardins miniatures » en pots devant les maisons sur la rue.
- Les nombreuses mini-cantines qui squattent tout l'espace disponible dans chaque ville ou village et la variété des mets qui y sont proposés : fritures de toutes sortes (fruits, légumes, poissons, viande) crêpes, omelettes diverses, gâteaux, etc.
- les activités dans les villages : les femmes vaquent à leurs activités domestiques : s'occuper des jeunes enfants, faire la lessive, à manger, balayer devant la maison. Les hommes bricolent, réparent les filets de pêche, discutent entre eux. Les enfants jouent aux billes, s'amusent avec les chatons, interpellent les touristes avec deux phrases types : hello, where are you going ? What's your name. les adolescents quant à eux friment en mobylette.
- Les 4/4 (souvent en version pick up) de gros calibre si possible ont envahi la Thaïlande, en réalité plutôt les trottoirs et l'espace public en général et sont beaucoup plus voraces en espace que les motos et les mobylettes. Ils se posent là pour témoigner de la réussite sociale de leurs occupants (comme chez nous !).
– Les commerçants chinois indolents, souvent somnolents assis devant leur commerce, attendant le client, assis parmi un fatras impressionnant d'articles de toutes sortes stockés du sol au plafond alors que dans le fond du magasin un autel brillamment illuminé vénère l'esprit des ancêtres.
- le déferlement totalement extravagant et fatigant à la longue des portraits (photos et peintures de toutes tailles) du roi et de sa famille placardés partout et dans tous les endroits publics, les arcs de triomphe, la presse, etc., on se croirait presque en Corée du Nord !
- la quantité impressionnante de temples bouddhistes dans les villes, leurs grandes superficies dues à de nombreux bâtiments (temples, prang, chedi, stupa, bâtiments monastiques, etc.) qui témoignent d'une richesse certaine.
Les photos de ce voyage sont visibles en cliquant sur ce lien : https://plus.google.com/...hkey=CLnctdS5-7_S3wE
Est-ce envisageable de traverser la Birmanie, depuis l'Inde, pour rejoindre la Thaïlande, en janvier 2014 ?
Merci pour toutes informations.
Bonjour à tous,
Je suis actuellement en Thailande avec un visa touristique de 2 mois qui expire le 19 janvier. Je reste en Thailande jusqu'au 2 fevrier. J'ai l'intention d'obtenir une prolongation de 30 jours en sortant du pays au niveau de Mae Sot (frontière birmane) Voici mes questions : Ce poste frontière est-il actuellement ouvert ? Dois-je impérativement attendre la date précise d'expiration de mon visa pour faire ce petit aller-retour ?
Merci d'avance aux pros du voyage.
Je suis actuellement en Thailande avec un visa touristique de 2 mois qui expire le 19 janvier. Je reste en Thailande jusqu'au 2 fevrier. J'ai l'intention d'obtenir une prolongation de 30 jours en sortant du pays au niveau de Mae Sot (frontière birmane) Voici mes questions : Ce poste frontière est-il actuellement ouvert ? Dois-je impérativement attendre la date précise d'expiration de mon visa pour faire ce petit aller-retour ?
Merci d'avance aux pros du voyage.
Bonjour a tous.
Suite aux grandes difficultés que j'ai eu pour trouver des information sur le passage de la frontière Birmane depuis l'inde j'ai décidé de faire partager mon expérience. Je suis passé en février 2015 par la frontière Moreh / Tamu.
Malgré toutes les infos affirmant que c'est impossible c'est en fait assez simple. Pour cela il vous faut:
- 1 passeport. - 1 visa Indien. - 1 visa birman (peut être obtenu a Delhi ou a Calcuta avec billets d'avion bidon). - 100 dollar US - 1 itinéraire.
Vous pouvez ensuite contacter l'agence seven diamond (Agence birmane) depuis leurs site internet. Vous leurs fournissez la photo de vos deux visas ainsi que la photo de votre première page de passeport. Il faut aussi leur fournir un itinéraire précis (que vous n'aurez pas nécessairement a suivre par la suite). A partir de ce points il faut compter vingt jours pour obtenir le permit. Ils vous l’enverront en ligne et vous pourrez l’imprimer directement. les 100$ sont a payer une fois la frontière passée.
Attention: Le permit pour passer la frontière n'est valable que pour 1 jour. Soyez a l'heure!
N'hésitez pas a poser des questions si vous avez besoin de plus de détails.
Bon voyage, et souvenez vous, mois d'avion, plus d'action!
Suite aux grandes difficultés que j'ai eu pour trouver des information sur le passage de la frontière Birmane depuis l'inde j'ai décidé de faire partager mon expérience. Je suis passé en février 2015 par la frontière Moreh / Tamu.
Malgré toutes les infos affirmant que c'est impossible c'est en fait assez simple. Pour cela il vous faut:
- 1 passeport. - 1 visa Indien. - 1 visa birman (peut être obtenu a Delhi ou a Calcuta avec billets d'avion bidon). - 100 dollar US - 1 itinéraire.
Vous pouvez ensuite contacter l'agence seven diamond (Agence birmane) depuis leurs site internet. Vous leurs fournissez la photo de vos deux visas ainsi que la photo de votre première page de passeport. Il faut aussi leur fournir un itinéraire précis (que vous n'aurez pas nécessairement a suivre par la suite). A partir de ce points il faut compter vingt jours pour obtenir le permit. Ils vous l’enverront en ligne et vous pourrez l’imprimer directement. les 100$ sont a payer une fois la frontière passée.
Attention: Le permit pour passer la frontière n'est valable que pour 1 jour. Soyez a l'heure!
N'hésitez pas a poser des questions si vous avez besoin de plus de détails.
Bon voyage, et souvenez vous, mois d'avion, plus d'action!
Dans 6 semaines nous partons pour notre voyage direction le Cambodge.
Les Balkans, la Turquie, l'Iran, le Pakistan, puis l'Inde ensuite nous sommes un peut coincé car nous avons comme compagnon notre chien Bouba et il ne nous es pas possible de mettre le pied en Chine.
dons voilà ma question y as t'il parmi vous quelqu'un qui aurais traversé la (Birmanie) par la route dernièrement.
Toutes les informations nous serais très précieuses car notre départ est pour tout soudain.
merci à tous😉
Marco Nath et Bouba










