Discussions similar to: indépendant Pérou des ados
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Trek de Salkantay au Pérou?
Bonjour, J'ai lu plusieurs messages sur le trek de salkantay mais je n'ai réussi à savoir si je dois passer par une agence pour faire ce trek? Nous partons au mois de juillet avec nos deux ados et on se demandait si on peut faire ce trek en autonomie? On voulait emporter nos tentes, notre bouffe et se trouver des endroits où dormir tout au long du trajet... est-ce faisable????? Merci!
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Voyage au Pérou
Bonjour à tous et merci de votre aide. J'ai quelques questions très précises. Je pars en avril au Pérou et je voudrais savoir s'il faut prévoir des bottes et une cape si l'on va à Puerto maldonado. Est-ce utile et si oui peut-on l'acheter à Cuzco? Les sites des différents lodge le prévoit dans leur liste. Y a t-il un avion qui fait Puerto Maldonato- Trujillo ou faut-il passer par Lima? La descente au fond du canyon de colca, est-elle réservée aux sportifs? je n'arrive pas à mesurer la difficulté de cette balade..... Au plaisir de vous lire.....
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Circuit au Pérou avec extension en Bolivie
bonjour à tous, nous préparons un voyage au Pérou avec extension à Uyuni et Sud lipez. Nous arrivons à Lima le 13 juil 2012 pour en repartir le 11 aout, soit 28 jours sur place. Nous sommes 4, 2 adultes et 2 enfants, 13 et 15 ans. Nous cherchons le confort mais pas le luxe Notre idée de circuit : Lima, pas de visite, huacachina, paracas, nazca, Arequipa, en véhicule de location ?? plutôt qu'en bus, offrant moins de liberté, et laisser la voiture à Aréquipa. Arequipa, canyon Colca par une agence : laquelle ? pas de trek mais marche de 2-3H. vol jusqu'à Cuzco, une semaine sur place. train jusqu'à puno. Lac titicaca par une agence ?? laquelle ? A copacabana puis la paz en véhicule privé. A oruro en véhicule privé, puis train à UYUNI visite du salar et du sud lipez jusqu' à Tupiza ou UYUNI - logement dans les hotels Taika obligatoire - et retour en train à Oruro, véhicule privé à la paz : quelle agence à conseiller ? vol de la paz à Lima toutes remarques/suggestions serons les bienvenues.
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Circuit pour le sud du Pérou l'été prochain
Bonjour à tous, Je prévois de partir l'été prochain (2009) en circuit pour le Sud du Pérou (du genre 23/07-18/08). J'aimerais avoir des renseignements sur l'avion, le circuit...

1) Je vois actuellement des billets à 1150€ via Madrid (Lan). Question : Est-ce que je peux espérer trouver moins cher?? So oui à quelle période (Décembre, janvier, Avril?) J'ai cru comprendre qu'au mieux ce serait 1000€ pour cette période...

2) Après beaucoup de lectures, nous prévoyons un itinéraire assez classique: Lima (visite de ville) Paracas et îles Ballestas Pisco (Atelier, distilleries?) puis Nasca (cimetière de Chauchillas) Arequipa (visite de ville) Canyon de la Colca (Altiplano, Aguada Blanca?, Chivay) Puno (site de Pukara, viracocha, Andahuaylilas, lac Titicaca Taquile Uros?) Cusco (visite de ville, Tambomachay, Puka Pukara, vallée des incas Pisaq Ollantaytambo, Machu Picchu) Le lien Cusco-Machu Picchu via la vallée sacrée est à décider. L'économique bus+5h de marche paraît fatiguant en AR... mais le tout train est cher et ne m'inspire guère... Peut-être Puerto Maldonado... Retour vers Lima par avion

Questions : 3 semaines et demi sont-elles suffisantes? trop longues? (dans ce cas, est-ce que ça vaut le coup d'aller en Bolivie?) Puerto Maldonado vaut-il le coup? Il semble qu'Iquitos soit + sympa mais aussi plus loin et donc trop court sur la durée du séjour? Je me suis basé sur un circuit de Pérou insolite. Ils proposent un circuit de base 15j (sans l'amazonie) transport-logement seuls à 550€ environ et un autre à 1400€ de 20j (le même plus amazonie avec toutes les excursions comprises). Ca me paraît de bonne qualité mais plutôt cher pour nous. J'ai également vu des chose sur Arvel voyages, Adeo, Nomades mais c'est du pareil au même (2600€ avec avion).

Est-il envisageable de se débrouiller seuls? Trouve-t-on des hôtels facilement? Les transports sont-ils bien organisés (gare simples à trouver, horaires pas trop tordus)? Est-il possible de trouver sur place des excursions style canyon du Colca? Tout ça en plein été (Français bien sûr). Faut-il réserver avant de partir l'avion (Lima Cusco) ou ce n'est pas nécessaire? L'objectif n'est pas d'être en galère et de ne pas pouvoir faire ce qu'on veut par manque de réservertion/organisation préalable.

Désolé pour la longueur et les questions qui recouvrent certaines déjà posées. Merci d'avance pour tous vos renseignements/réponses/avis.

Adrien
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Chachapoyas au Pérou
Salut, salut, un petit message pour dire a ceux qui se trouvent au Perou de passer a Chachapoyas, petite ville tranquille au Nord du Perou a la frontiere entre les Andes et l Amazonie. La richesse de la region reside dans la beaute des paysages (le rio marañon d ou ne le fleuve amazone, la rain forest, le rio Utcubamba et son cour agite, le cañon de Huancas, les lagunes de Mamacocha et de Pomacocha...) et dans l extraordinaire abondance de sites archeologiques. Pour exemple Gran Vilaya au coeur de la rain Forest, Kuelap qui perche a 3000m domine du haut de ses monumentales murailles les vallees avoisinante, ou bien encore Pueblo de los Muertos avec ses mausoles acroches comme par magie sur une falaise et dominant 1000m d abime. C est beau, tres beau, les gens sont adorables et se font un devoir de bien recevoir l etranger. Allez allez, venez depenser des sous sous ici pour que eux aussi profitent de la mane economique qu engendre le tourisme. Cette region est encore peut developpee au tourisme. De Chachapoyas on peut se rendre sans probleme en Equateur mais aussi a Yurimaguas d ou l on peut embarquer pour Iquitos. C est une belle region ou l on est generalement seul sur les sites archeologiques (qui sont gratuits mis a part pour Cuelap) et au milieu de la nature. Pour bien etre honete je me dois de preciser que c est une region ou l on doit avoir du temps car pour se rendre sur un site, il faut prendre le combi tot le matin, faire au moins 1h a 1h30 de trajet et marcher 1h en moyenne pour arriver sur un site. Ou bien il faut carrement partir en trek de 3 jours minimum (a cheval et pied quand le cheval ne peut pas passer). La seule exception est Kuelap, le combi depose au pied du site. Mais bon, il y a toujours moyen de faire les trajets en taxi ce qui n est pas tres cher. Un taxi se loue environ 100 a 120 soles la journee. A 4 personnes cela revient a 30 soles chacun. 5 jours ici c est peu dans un voyage mais se sera beaucoup de retomber pour les paysans a qui vous acheterez du fromage (le seul bon fromage du Perou😉), des bananes, des mangues, ... Allez allez ils vous attendent.
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Circuit de deux semaines Pérou-Bolivie en février
Bonjour à tous,

Je n'étais pas venue depuis presque 1 an lors de mon dernier voyage au Vietnam en mai 2007, cette fois ci je pars avec mon conjoint faire un cicuit Pérou Bolivie sur 2 semaines a compter du 23 février avec Vacances Transat (26 pers max) notre trajet sera le suivant: Lima - Cusco - Pisac - Vallée sacrée - Machu Pichu - Puno - Lac Titicaca - Tiwanaku - La Paz (passage frontière Pérou Blovie)- Oruro - Uyuni - Salar - Incahuasi - Potosi - Sucre - Jatum Yampara

Quelqu'un aurait il déjà fait ce circuit avec ce tour opérator? qu'en a t il pensé? Que pouvez vous me recommander comme tenue vestimentaire car je ne sais pas quoi penser: on nous annonce de la pluie en février Que puis je apporter de pas trop encombrants qui pourrais aider les habitants? Quels sont les attrappes nigots a éviter (comment repérer la marchandise de mauvaise qualité)? Parlent ils anglais ou français? Peut on changer facilement de l'argent sur place si je prend des euros? Quelque un a t il voyager avec la compagnie de vol Iberia? sont ils bien? Les vols internes sont ils risqués? Toute recommandation sera la bienvenue...merci d'avance

Célia
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Femme seule au Pérou: arnaques et dangers?
Bonjour,

Je pars en voyage, seule au Pérou, et j'aimerai avoir quelques informations sur les arnaques les plus courantes voir ce qu'il faut éviter au Pérou ?

Est-ce un pays assez facile à visiter pour une femme seule ?

A bientôt pour plus d'échanges.

Belle journée à vous.

Jma
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Traversée du Pérou à vélo (octobre 2010)
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.

Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.

J33 dimanche 19 septembre

Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie

Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.

Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.

Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.

Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.

J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste

Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.

Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!

La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?

Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.

J 35 mardi 21 septembre

San Ignacio Jaen 112 km

La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.

Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.

Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.

Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!

Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.

Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.

À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.

L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.

J36 mercredi 22 septembre

Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30

Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.

Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.

Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.

J 37 jeudi 23 septembre

Trujillo

Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.

Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.

J 38 vendredi 24 septembre

Toujours Trujillo

Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.

J39 samedi 25 septembre

Trujillo Viru 58 km

Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.

J40 samedi 26 septembre

Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste

Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.

Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.

J41 dimanche 27 septembre

Chuquicara Huallanca 69 km de piste

Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.

Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.

Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !

À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.

J42 lundi 28 septembre

Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste

L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.

Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.

L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.

L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.

Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.

J43 mardi 29 septembre

Première partie du trek

5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.

J44 mercredi 30 septembre

Deuxième partie du trek

Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.

Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.

Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.

Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.

J45 vendredi 1 octobre

Caraz

La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.

Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.

SUITE A VENIR
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Premier voyage... seule au Pérou avec ou sans agence?
Bonjour! J'aimerais partir en voyage seule au Pérou pendant environ 3 semaines. J'ai 24 ans et aucune expérience en voyage à part un tout inclus dans le sud...hihihi je me demandais si c'était faisable et si je suis mieux de faire affaire avec une agence pour tout planifier d'avance ou si c'est assez facile d'improviser son voyage (ex:ne pas réserver d'avance les hôtels) rendue là-bas.Bien sûr, je vais faire affaire avec une agence pour le trek des incas mais excepté cela...est-ce une bonne idée? Merci beaucoup pour vos réponses!😉 lili
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Voyage au Pérou
bonjour, Nous souhaitons partir au Perou en aout 2016 sur trois semaines Nous aimerions avoir le témoignage de quinqua qui sont partis sans passer par une agence Pour le moment nous ne sommes pas encore décides (agence ou pas) merci pour toutes les informations que vous pourriez nous donner Claudie et Jean mi
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Some trips are born twice - Peru April - May 2025
Some trips are born twice.

Ours was supposed to happen in 2020. Everything was ready: the itinerary, the flight tickets, hotel reservations and Machu Picchu, the rental car, dreams of high altitudes and wide-open spaces. And then the world stopped.

Like so many other plans, our trip to Peru was put on hold. Disappointment was followed by a more concrete reality: paperwork, endless back-and-forth, and battles to recover some of the costs we’d already paid.

The years went by. Life moved on, with its shifting priorities and unexpected twists. Rescheduling this trip wasn’t possible until 2025.

The itinerary stayed mostly true to what we’d imagined five years earlier. One major difference, though—in 2020, we’d planned to rent a car and explore the roads completely independently. Most importantly, we hadn’t included the three-day Ausangate trek, due to lack of time.

For 2025, our plans evolved. 4x4 rental prices had skyrocketed, and when we looked at our schedule more closely, we realized quite a few days didn’t actually need a vehicle. So we made a different choice and opted for private drivers instead. A decision we never regretted. Always punctual, thoughtful, and available... they were so much more than just drivers.

All our reservations were made in January, except for the trek, which we booked in February.

Finding reliable drivers on our own was tough, so we asked Laurent from Tout Pérou to handle it for us. Going through Tout Pérou also gave us a discount on the train ride to Aguas Calientes, so Laurent booked those tickets too. He also bought our Machu Picchu entrance tickets at the same price we would’ve paid on the official website. When comparing domestic flight prices, we found it was cheaper to book from Peru, so Laurent took care of those as well.

This time, nothing was going to stop us. Peru was waiting. And we were ready. 🙂
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Sécurité de mon sac à dos dans les transports en bus au Pérou
Bonjour, Je serais au Pérou debut septembre et j'aimerais avoir des conseilles pour ce qui concerne la sécurité de mon sac a dos dans les transport en bus. Est-ce-que je dois prendre des mesures pour éviter de me faire voler mon sac ou des choses a l'interieur? Je sais qu'il ce vende des fillet en métal pour éviter de ce faire voler. Je fais plussieur longue distance en bus (12 heures) et une fois je vais voyager de nuit.

merci de vos conseilles!
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Trek pour arriver au Machu Picchu
Bonjour voyageur, Nous sommes deux couples et nous souhaitons faire un trek pour arriver au Matchu Pitchu vers le 19-20 avril 2016. Nous aimerions avoir un guide qui parle français de préférence. Avez vous des agences a nous proposer, un trek a nous suggérer? Merci d'avance!! Elodie
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Trek de l'Ausangate: seul ou avec un arriero?
Bonjour

Nous partons à deux pour 3 semaines au Pérou et envisageons de faire entre autres le trek du tour de l'Ausangate. On hésite à le faire faire seul ou avec un arriero. Sentier bien indiqué ? vraiment rien pour se ravitailler sur le chemin ? Et pour le matériel, est il possible de louer une tente à Cusco ? Merci
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Ausangate en autonomie? (trek au Pérou)
Hola les voyageurs !

Je pars pour un semestre a Lima a partir du 25 juillet mais avant de prendre les cours, mon copain et moi comptons faire un trek d'environ 5 jours pour traverser des paysages typiques et voir l'authentique Pérou. Ce que nous aimerions par dessus tout cest éviter les groupes de touristes et essayer de faire ce trek en autonomie, sans arriero et encore moins par une agence qui organise tout.

Nous avons donc pensé à 2 treks différents: Le Salkantay ou l'Ausangate (en 5 jours): Pour le Salkantay, comme cest l'alternative à l'Inca trail, je me doute bien que celui ci va être un peu plus touristique que l'Ausangate. Mais apparemment moins difficile...Donc peut etre plus faisable pour le réaliser en autonomie?

Nous avons très envie de faire l'Ausangate qui nous parait plus authentique mais on se demande si il peut vraiment se réaliser en autonomie...? Faut il être prudent et prendre un GPS ?

La grande question est : ce trek est il réalisable alors que nous n'avons jamais fait de trek auparavant? Ne serait ce pas trop ambitieux...? Nous sommes actifs, mais jamais montés jusqu'à 5000m..!

Après, quel trek recommanderiez-vous ? Car il est clair que si l'Ausangate vaut beaucoup plus le coup que le Salkantay, je préférerai peut etre prendre un arriero et partir en trek sans stress.

Nous sommes physiquement en forme, sportifs mais pas au point daller courir tous les jours... N'hésitez pas à me donner des infos pour savoir si je suis bien trop ambitieuse...ou pas! En tou cas, ce trek me semble être une pure merveille...

Gracias :)
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Trek Choquequirao - Machu Picchu
Bonjour, Nous allons un bon mois au Pérou en Mars-Avril 2017 ; j'ai commencé à me renseigner auprès de l'agence Pukanina pour faire 4 jours sur le sentier de l'Inca (du km82 au MP) ; j'étais très intéressé aussi pour aller à Choquequirao mais n'avais trouvé qu'un trek de 10 jours (ce qui est trop pour moi). Parcourant le forum à la recherche d'infos complémentaires, je tombe sur un post de FabGreg évoquant un trek qu'il vient de faire jusqu'à Choquequirao passant par le canyon de l'Apurimac, Yacana, Totora et, surtout, ne nécessitant qu'un jour et demi de marche (avec, tout de même, un dénivelé de 1500m !). Je pense que ce trek part de Cachora mais ne trouve ni Yacana, ni Totora sur mes cartes. Doit-on utiliser les services d'une agence ? laquelle éventuellement ? sur quel site puis-je trouver une carte précise de la zone ? Enfi, entre Choquequirao et MP, combien de jours de marche ? je m'y perds...un peu. Merci beaucoup pour votre aide, ami(e)s voyageu(rs)euses !
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Un chargeur universel solaire pour un mois au Pérou?
Bonjour à tous, ceci est mon premier message sur ce forum que je décortique de long en large depuis un mois. Voilà, je pars tout le mois de mai au Pérou, je commencerai par visiter le sud et finirai par le nord. J'emmène avec moi comme matériel photographique un Canon Eos 400d et un Canon digital Ixus 80is. J'ai lu dans plusieurs messages qu'il était nécessaire d'emmener au moins deux batteries car il est parfois difficile de les recharger. C'est pourquoi je me demandais s'il ne serait pas judicieux d'investir dans un chargeur universel solaire. Je ne connais pas du tout ce type de matériel. Est-ce que quelqu'un en a déjà utilisé ? Pourriez vous me dire si ça vaut le coup d'en prendre un, si ça fonctionne bien, une marque en particulier... Je remercie d'avance toute personne capable de m'aider 😉
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Un mois Pérou et Bolivie
Bonjour à tous,

Nous voici revenus de notre périple qui s'est déroulé entre le 22 septembre et le 21 octobre 2018. Notre programme était à l'origine:

- Vol KLM Marseille- Amsterdam-Lima - 10 jours région Cuzco : Vallée sacrée, Trek Salkantay en autonomie, Machu Picchu - Lac Titicaca côtés Pérou et Bolivie - La Paz - Sud Lipez et Salar d'Uyuni en autonomie

On va voir qu'on a un peu du changer nos plans contraints et forcés.

Je remercie au passage ce forum et particulièrement cette rubrique de carnets de voyage qui m'a permis d'organiser la partie Salkantay et surtout Sud Lipez (Lolobe et Tberney entre autres). A mon tour maintenant de rédiger notre carnet qui je l'espère sera utile à d'autres. Bien sur, si vous avez besoin d'infos complémentaires, n'hésitez pas à me le demander en MP.

Je précise que ces vacances ont été organisés par moi seul, sans agence bien sur. Pour la partie Pérou, j'avais réservé en avance les logements (Bnb pour la plupart). Pour le Sud Lipez, seule la voiture avait été réservée, les hébergements ont été improvisés. C'est parti.

Bonne lecture.
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Votre témoignage concernant la sécurité au Pérou?
🙁 Nous aimerions savoir s'il existe une personne ayant voyage en independant au Perou sans s'etre fait braquer. Si cette personne existe qu'elle se signale... Merci. Nos derniers echos parlent de flingues dans les cotes et de tartines dans la face... Tu parles de vacances !!!

🏴‍☠️
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Agence ou tout organiser seul? Pérou 3 semaines
Voilà, j'ai un projet de partir 3 semaines (vol inclus) au Pérou avec un ami, en septembre, pour découvrir ce beau pays.

On a regardé le prix des vols seuls, puis fait des devis chez des agences qui "organisent" le voyage (mais pas en groupe en bus, plutôt organisation de notre itinéraire, on leur dit quel genre de choses on veut voir/visiter et ils se chargent de réserver les hôtels/bus et compagnie)

Seulement voilà, évidemment le service se paye, mais je trouve ça très cher! (même quand ils incluent le prix du vol, je trouve que ça fait vraiment beaucoup, du genre 3800 euros par personne, avec des entrées genre Macchu Picchu avec guide, mais pas les repas et pas d'extras genre survol de Nazca) je voulais savoir ce qu'il valait mieux faire (car je vois qu'ils proposent des nuits chez l'habitant, ou en hôtel 2 étoiles, je ne pense pas que ça coûte très cher, seulement c'est un peu dur de réserver ce genre de choses avant de partir depuis la France, non?)

J'aimerais avoir votre avis, vaut-il mieux tout organiser soi-même? passer par une agence? faire l'aventurier en trouvant tout "une fois sur place" (tickets de bus, hôtels...)? (en s'inspirant pourquoi pas de l'itinéraire proposé par l'agence).

Merci d'avance pour vos conseils! :)

ah oui et pour les bagages: il vaut mieux prendre el strict minimum et juste un gros sac à dos? 3 semaines c'est long, mais je me vois mal me traîner une valise, quels sont vos conseils pour les bagages?
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Pérou: vol/agression/arnaque et même pire(!): quelle situation en 2010?
Bonjour, Voilà nous sommes en train de préparer un voyage au Pérou pour Avril 2010, nous avons lu les posts demandant quelle était la sécurité au Pérou (datant de 2008), les réponses rassurantes de ceux qui y sont allés et qui disent que rien ne craint. Nous sommes allés juste pour nous faire un peu peur sur le site de l'ambassade (vous savez le diplomatie.gouv.gnagnagna). On a bien tout lu gentiment bon ok, il y a des vols faut faire gaffe mais ça se gère...

Hier soir on lit le Lonely (donc guide sérieux et plutôt écrit pour les baroudeurs (enfin je pense) maintes fois cités dans les réunions de voyageurs etc etc) et là on lit (de mémoire donc les propos ne sont pas juste pour chaque ville mais c'est la tendance, je pourrais à la demande réécrire les passages tels que lu): Pisco: bon c'est bien mais faites gaffe au port et au marché pour les vols, de nombreuses agressions violentes contre les touristes ont eu lieu dernièrement (cool) Ica: sympa mais faites quand même attention au bus il y a eu des détrousages et même des cas de VIOL (!!!), aggression sexuelles sur des touristes (sympa pour la copine) d'autant moins réprimés que ces aggressions en général ne sont pas vraiment "punies" au Pérou... (!!!!!!!!!!!!) Nazca: à la descente des bus faites attention à la cohue et les prises à parties violentes pour vous fourguer un hotel ou un tour opérator...

Attendez là c'est quoi cette ambiance dépeinte encore faire gaffe au vol etc etc ça, encore passe mais des cas de VIOL!! alors est ce quelqu'un peut m'expliquer car là je captes pas de trouver ça dans un lonely plutot orienté vers des gens qui ont l'habitude des risques du voyage (on va dire) et là le bouquin il est farci de phrase alarmante (quand c'est pas ça c'est les volcans 😄). On serait 2 potes à voyager ça irait mais avec la copine ça le fait moyen si elle est harcelée à chaque coin de rue... (je pense pas que ce soit le cas mais bon... c'est déjà arrivé au point d'être écrit dans un guide (!!))

Je pense, pour zapper une partie de ce genre de désagrément, louer une voiture (j'ai toujours loué une voiture là ou j'ai voyagé j'aime bien le challenge 🏴‍☠️ (i.e Mexique, Japon) avec à chaque fois les particularités locales (topes, code de la route inexistant pour l'un; conduite à gauche et panneaux incompréhensible pour l'autre). Et là je me dis "wha la panam quand même le must"...alors qu'en pensez vous?? (tout ça pour un tour des plus classique (Lima-Nazca-Tititcaca-Cuzco) j'ai lu les posts le déconseillant fortement mais je me dis quand même à la campagne...et ça permettrait d'être un peu plus indépendant et...incognito (bon après avoir décollé l'autocollant EUROPCAR bien sûr 😄😄😄)

Alors voilà je voulais une petite mise à jour pour 2010 des conditions de voyage au Pérou. Juste une dernière précision j'ai passé 3 semaines au Mexique (pas à Cancun hein, au Mexique) et jamais au grand jamais nous n'avons eu aucun pb même tard le soir etc etc...
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Organismes pour le tourisme équitable au Pérou ou en Bolivie?
🙂 Je souhaite partir au Pérou plus particulièrement, ou en Bolivie début 2009 en voyage organisé mais dans le cadre du tourisme équitable. C'est à dire petit groupe et être vraiment en relation avec la population locale.

Or je ne connais aucun organisme. Pouvez vous m'indiquez des organismes fiables et sérieux.

Merci.

Mali 22 😉
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Emmener ou pas son appareil photo au Pérou?
🙂Bonjour, Nous partons au Perou pour 15 jours fin mars avec mon mari (circuit organisé avec groupe 20 personnes). Je suis fan de photo mais au vu des problèmes de vols j'ai peur d'emmener mon bel appareil reflex numerique et de me le faire voler.😕 Je ne devrais me contenter que de mon petit appareil numerique dont les photos sont de moins belle qualité. Qu'en pensez vous ? Y a t'il beaucoup de risque de vol ? Apparemment si on est prudent il n'y a pas de risque mais mon appareil je l'aurais toujours à la main ou au cou !Merci.
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1984: mes premiers treks au Pérou, y compris le Camino Inca
J'ai déjà écrit un carnet sur mon premier trek au Népal, en janvier 1983: https://voyageforum.com/discussion/janvier-1983-premier-trek-nepal-d10111100/ En mai 1984, je poursuis mon périple, je n'ai fait aucune longue randonnée depuis le Népal et je voyage maintenant en Amérique latine depuis le Mexique, l'Amerique centrale, la Colombie et l'Equateur. Me voici au Pérou. J'utilise 2 guides de voyage, le South American Handbook de plus de 1000 pages, la 'Bible' pour ce continent et la première édition du Lonely Planet 'South America on a Shoestring', qui inclut des cartes systématiques et une courte description de 2 treks dans la Cordillera Blanca.

LLANGANUCO - SANTA CRUZ

L'actuel trek de Santa Cruz commençait aux lacs de Llanganuco. 6/5 Beau temps, on voit les sommets de 6000 mètres depuis Huaraz. Je transporte toujours ma tente et mon sac de couchage. Je prends le bus pour Yungay, je trouve un collectivo jusqu'aux derniers hameaux en hauteur, et je commence à monter sur la piste. Après 6 kilomètres, coup de chance. Un diplomate hongrois et sa famille en vacances me prennent en 4x4 jusqu'au 2ème lac de Llanganuco à 3860 mètres, avec son eau très verte, la piste devient trop hasardeuse pour continuer en 4x4. Beaucoup de nuages ici. J'établis mon camp 20 minutes plus loin entre 2 torrents. Je fais une ballade un peu plus loin dans la vallée, solitude totale dans le coin. Le soir, la vue s'ouvre sur les sommets blancs. J'ai loué un rechaud à gaz (plus one casserole) à une agence de Huaraz, il est un peu défectueux et je laisse échapper pas mal de gaz en vissant la cartouche, ce qui me met un peu en colère. Je prépare du riz avec un paquet de soupe. Avec le froid et l'altitude, je dors assez mal. 7/5 Je me lève à 6 heures 10, pain et Nescafe. Ma tente est humide, avec une fine couche de glace. A 7 heures 20, je pars, je coupe à travers tout pour rejoindre le grand chemin muletier pour une longue montée, pas trop raide, au col de Portachuelo à 4760 mètres, que j'atteins à 10 heures 10, avec une belle vue sur la face rocheuse Sud du Huandoy et le Huascaran blanc. La toute nouvelle piste fait de nombreux lacets, je vois un camion passer au loin avec les passagers dans la benne. Je cuisine de la soupe à un petit lac en contrebas du col. Je commence une longue descente, sur la piste et les raccourcis par l'ancien chemin, dans la vallée dénudée, avec une pente modérée. La je rattrape 2 autres randonneurs, Sue une Sud Africaine dans la trentaine et son compagnon Jose, un étudiant de Lima, nous allons tous trois bien profiter de cette rencontre fortuite ! Jose souffre du mal de l'altitude, il n'a jamais fait de randonnée et ne pratique même pas de sport, il n'a pas d'argent, il a emprunte des chaussures qui ne lui vont pas, et un sac à dos bricolé et cousu maison. Sue a rencontré Jose à Lima, l'a emmené ici mais le regrette maintenant ! Ma présence va alléger les tensions. Quant à moi, je profiterai du repas et de la soirée dans leur plus grande tente ou on peut s'asseoir à 3. Donc, nous restons ensemble, nous descendons dans l'environnement subit tropical de Huanpampa, passons des fermes et des moutons, évitons Colcabamba pour camper à l'écart. Sue prépare un bon spaghetti le soir, il tombe des greles, ici il ne fait pas très froid. 8/5 Une journée plus reposante après la longue marche d'hier. Nous ne partons qu'a 8 heures, nous marchons sur un faux plat pendant 1 heure 45, puis nous arrêtons pour un excellent porridge. Le ciel change continuellement, soleil, grêle, ... Ensuite cela monte, je prends beaucoup d'avance et je dois attendre les 2 autres. A 3 heures, nous nous arrêtons 300 mètres sous le col, dans un cirque avec une bonne vue sur les sommets enneigés. Le diner est plutôt raté, le riz n'est pas assez cuit. Je me couche tôt, je n'ai pas froid. 9/5 Comme Sue et Jose ne sont pas encore prêts, je pars seul et je monte facilement en une heure au sommet du col de Punta Union, ou je les attends. Des condors planent pas trop loin de moi, et je vois aussi un renard. Du cote Ouest, la vue embrasse le lac bleu Jatuncocha et plusieurs sommets. Nous descendons dans la vallée, le temps est redevenu variable, froid, nous mangeons du porridge comme déjeuner. Je trouve que Jose fait franchement preuve de courage avec son équipement inadapté. Nous parcourons encore quelques kilomètres dans la végétation fleurie, nous pataugeons un peu dans les marais et à 3 heures nous établissons le camp à l'abri dans des arbustes, avant le lac. Après un bon diner de nouilles au thon en boite, il pleut toute la nuit. 10/5 Le temps se dégage le matin. Il nous reste une longue descente de 17 kilomètres dans une vallée luxuriante avec des fleurs et des cascades, même des oiseaux mouches . Aujourd'hui Sue ne se sent pas trop bien et traine loin derrière. La fin est raide, caillouteuse et pénible, le sentier est coupé par des glissements de terrain, je dois contourner l'un d'entre eux en montant 50 mètres au dessus sur des pentes glissantes. A Cashapampa, je prépare de la soupe et j'attends les autres. Nous avons de la chance, un collectivo part encore à 15 heures 45, sur la piste vertigineuse à flanc de coteau. Nous devons descendre et franchir à pied un tronçon trop dangereux. A Carraz, nous changeons de suite pour un bus pullman à destination Lima jusque Huaraz, il s'arrête partout pour charger des passagers. Nous arrivons à 20 heures 15 à Huaraz, épuisés. Nous allons quand même encore diner ensemble au restaurant.

A suivre: le trek Olleros Chavin, le Chemin des Incas
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Arriero local de Tinqui pour la traversée Ausangate Tinqui-Phinaya (Pérou)
Hola Après quelques recherches .... hors trekeurs en autonomie ou agence....

Je voudrais trouver des personnes connaissant le trek Tinqui-Phinaya et ayant eu recours à un arriero local de Tinqui possédant son matos (tente-couchage ). Nous avons le nôtre. Tous conseils sur nom d'un arriero, achat nourriture au départ et transport retour trek vers route direction la Bolivie (sans retour sur Cuzco) sont les bienvenus !!

Merci de votre aide. C B
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Un mois au Pérou
Bonjour a tous,

Ma copine et moi partons au Pérou au mois de Novembre pour 1 mois minium. Nous ne partons qu avec un sac a dos et nous avons prévu de visiter le pays a pieds, stop, bus, etc.. Quelle serait le meilleur itinéraire a prendre pour en voir un maximum ?? Est il possible et dangereux de camper dans la nature, et lorsque nous serons en ville, est il difficile d avoir l hospitalité des habitants ???

Merci pour vos réponses :)
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Budget pour six semaines au Pérou et en Bolivie?
Bonjour a tous, nous avons prevu un budget avec ma copine pour 6 semaines de 5000€. Sachant que je paie l'avion 450€(grace a ma mere travaillant pour air france ) et ma copine le paie 1400€. Il nous reste donc 3150€ pour 6 semaines avec le logement, transport, nourriture et activités... On va faire attention a tout ce qui est logement nourriture mais on a envie de se faire plaisir au niveau des activités....4x4 dans le salar d'unyui, le chemin des incas, quelsques trek, etc pensez vous que c'est assez??trop??pas assez?? on est preneur de tout conseil merci beaucoup a tous
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Pérou: appréhension pour ne pas retrouver les sacs à l'aéroport?
Bonjour à tous,

Nous allons partir au Pérou, et j'ai une appréhension de perdre ou du moins de ne pas retrouver nos sacs à notre arrivée aux aeroports. Je suis une femme (anxieuse !!!!) et ca me ferait bien ch.....de ne pas trouver mon sac à l'arrivée.

Avez vous des recommandations ? Savez vous si on peut prendre des sacs avec nous dans l'avion ???

Merci a bientot
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direction canyon de la colca
bjr

je suis actuelment sur arequipa, que je quitte demain en direction du canyon de la colca, pour la ville de chivay .aiyant une tente, un sac de couchage, mon gros sac a dos et pas un gros budget, et ne desire pas passer par les agences car pas assez de sous sous 🤪

car je voyage depuis 2 mois et etant parti de la guyane francaise, fleuve amazone, puis iquitos et la cote peruvienne .une question je voudrait savoir s il est possible de camper sans probleme, et les ballades a faire dans le coin car je pense rester une semaine dans les parages .

une autre question car apres direction le machu pichu et ne desire toujours pas d agence, je sais que des personnes long faient en solo, j aurais voulu quelques tuyaux .

je vous remercie a bientot 😉

une
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