Discussions similar to: itinérant Turquie cet été août 2010 enfant 3 ans
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Croisière Coral Cap vers Istanbul et les îles grecques
Bonjour,

Nous faisons la croisière avec la compagnie louis cruise line bateau coral, cap vers Istanbul et la grèce, en date du 25 juin 2011. Je suis accompagnée de mes 02 enfants âgés de 16 et 13 ans. Pourriez vous nous donner quelques conseils pour préparer au mieux cette croisière? ( bateau; activités ; les effets de salle de bain; les excursions; les repas; en résumé tout ce qui est bon à savoir) Si vous partez également à cette même période, faites le nous savoir....😉
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D'Erevan (Arménie) à Istanbul: idées de visites et conseils pratiques?
Ca y est , le billet Lyon Tbilissi /Istanbul Lyon est en poche !

Reste maintenant à peaufiner le parcours...

Je pense rester 2 nuits à Tbilissi avant de filer vers l'Arménie pour une huitaine de nuit. De retour sur Tbilissi, j'envisage un petit parcours des vignobles de Kakhetie aux rives de la mer Noire (une huitaine de nuits également).

Rendez-vous ensuite à Trabzon pour longer la mer Noire jusqu'à Istanbul (encore 8 nuits dont une à Istanbul que je connais déjà)

Si vous avez déjà visité ces régions, quels sont vos coups de coeurs (Paysages, monuments mais aussi nourriture et boisson😉)?

D'autre part, je pense louer une voiture en Turquie comme en Arménie et prendre les bus locaux en Géorgie où la conduite individuelle a l'air plus problématique🤪 Des tuyaux?

Sinon, en vrac:

- les distances. Je ne me rends pas bien compte des temps de trajet en Arménie et en Géorgie. Combien faut-il compter d'heures pour une centaine de kilomètres ????

- la langue : si j'ai bien compris il me reste 3 mois pour apprendre quelques notions de russe, le français, l'anglais, l'espagnol et l'allemand ne servant à rien ????😮

- le logement : Il ne semble pas y avoir beaucoup d'hotels mais plus des chambres chez l'habitant. A quel niveau de confort puis-je m'attendre ???? (les années camping et hotels pouilleux sont assez lointaines.....😄)

J'ai déjà eu un avant-goût d'un voyage après la chute du mur dans les ex-pays soviétiques en Bulgarie, je pense que cela devrait être un peu du même genre... en moins touristique encore🙂 Ces pays sont finalement beaucoup plus 'exotiques' que la thailande ou le pérou😉

Merci pour vos conseils !
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Quel budget pour la Turquie en juillet-août?
Nous sommes un couple avec 1 enfant de 2ans 1/2. Nous souhaitons partir 2 ou 3 semaines en Turquie cet été en itinérant. On aimerait visiter Istanbul, aller sur la côte profiter de la plage et pourquoi pas si notre budget le permet aller en Cappadoce. Notre budget est très serré. y a-t-il possibilité à 3 de loger chez l'habitant? quels sont les prix des hotels (notre exigence en terme de confort est que ça soit propre, avec les sanitaires dans la chambre) quel est le budget qu'il faut compter pour manger (pas forcément dans des grands resto)? Les déplacements sont -ils chers (bus, train ou avion)?

en fait pour savoir si nous pouvons partir 2 ou 3 semaines et nous caler sur l'itinéraire, j'ai vraiment besoin d'indication sur le budget.

Merci beaucoup de vos renseignements.
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Circuit familial de trois semaines en Turquie en août 2008
Quelles vacances en famille sans s'ennuyer 3 semaines autour d'une piscine ou sur une plage ?

1. Concept général

Nous sommes une famille classique de 5 personnes, Edwin et Hélène (44 ans chacun), et 3 enfants Robert (15 ans), Victor (11 ans) et Clara (8 ans). Nous habitons Bruxelles, en Belgique.

Pour les vacances, nous aimons découvrir de nouveaux endroits. Se pose donc de façon récurrente le choix angoissant de la destination de rêve.

Nos critères sont en fait très banals. Il nous faut :

· de la chaleur et du soleil : il n'y a en a pas beaucoup en Belgique · ne pas devoir cuisiner : c'est aussi les vacances pour madame · des piscines : sans cela il y aurait véto de tous les enfants · un peu de discothèque : cela fera tellement plaisir au fils ainé · un peu de plage et de mer : monsieur aime l'ambiance des stations balnéaires · des vielles pierres : monsieur et madame le valent bien, même si cela ennuie les enfants · de l'authenticité : aucun d'entre nous n'aime être pris pour un pigeon · de la découverte et de l'insolite : monsieur et madame dépriment quand ils s'ennuient

Pour ces vacances d'été en août 2008, nous avons dès lors imaginé un concept combinant 2 semaines de circuit itinérant et 1 semaine de repos en hôtel club.

Après avoir expérimenté majoritairement les destinations proches et ultra classiques telles que la France, l'Italie ou l'Espagne, notre choix s'est porté sur la Turquie, pays que nous avions déjà visité 2 fois il y a environ 20 ans, en sac à dos, avant d'avoir les enfants.

Nous avons imaginé une boucle d’un peu plus de 3.000 km, couvrant approximativement le tiers Ouest de la Turquie, avec départ d’Istambul, tout au Nord Ouest, descente vers le Sud le long des côtes de la mer de Marmara puis de la mer Egée, ensuite longer au Sud la côte Lycienne, sur la mer Méditerranée, puis remontée vers le Nord à l’intérieur des terres par la Cappadoce, retour via l’axe routier Ankara–Istambul :



L'objectif de ce carnet de voyage n'est pas de raconter une aventure « exceptionnelle » par sa destination ou sa durée, mais de décrire un exemple de vacances «découverte » accessibles sans difficulté à une famille "habituelle" avec enfants.

Nous n'insistons pas sur les descriptions générales que l'on peut trouver dans de nombreux livres et guides que nous n’avons pas la prétention de remplacer, mais plutôt sur les impressions vécues personnellement.

Nous en profitons pour donner quelques conseils pratiques et « bons tuyaux » à l'attention de ceux qui seraient tentés par une expérience similaire.

En particulier, nous citons nommément certaines enseignes facilement identifiables dont nous avons été particulièrement satisfaits, que bien sûr nous recommandons.

2. La préparation

Une visite dans une agence de voyages classique nous a montré l'extrême standardisation des produits offerts pour la Turquie par les « grands » voyagistes (« tour operators ») comme TUI-Jetair, Thomas Cook, etc. : formule package "Avion + hôtel club all inclusive" dans la plupart des cas.

A côté de cela, il y a bien quelques "circuits organisés", mais si l'on veut combiner hôtel club + circuit, on se rend rapidement compte des limites de l'offre commerciale classique: on passe directement du concept "menu touristique" à celui "à la carte", et l'offre se réduit cruellement...

Nous n'avons dès lors pas trop insisté dans cette voie et avons rapidement commuté sur un concept "sur mesure" imaginé par nous seuls...

Sachant qu’Istambul, au Nord-Ouest de la Turquie, est à 2.650 km de Bruxelles, il n'était pas question pour nous de faire le trajet en voiture. Nous avons donc décidé d'aller en avion jusqu' à Istambul et de circuler en voiture de location. Sur place, nous remarquerons toutefois un nombre non négligeable de voitures immatriculées en Allemagne, France, Hollande, Belgique, et même Angleterre, ce qui montre que la chose est possible. Il s’agissait, cependant, dans leur immense majorité de Turcs immigrés, en vacances dans leur pays d’origine.

Il faut noter qu'en Turquie il est tout-à-fait possible de se déplacer grâce à des réseaux très efficaces d'autocars et de minibus (appelés « dolmus »), mais nous avons préféré louer une voiture, à la fois par facilité et pour gagner du temps. Nous ne regretterons pas cette solution, même après avoir constaté que sur de longues distances un car conduit par un conducteur expérimenté turc est souvent aussi rapide, voire plus, qu'une auto conduite par un touriste non aguerri...

Par ailleurs, il faut savoir que pour de longues distances, les cars roulent de nuit: cela signifie que si vous êtes capables de dormir plus ou moins correctement en position assise, vous ne perdez quasi pas de temps en déplacement. Cet avantage ne nous concerne plus car à 44 ans, si nous ne passons pas la nuit dans un lit correct, notre journée du lendemain est fichue, mais ce n'est probablement pas le cas de jeunes de 20-30 ans.

Notre préparation s'est faite essentiellement sur la base des informations suivantes:

· « Le guide du routard – Turquie » · cartes et itinéraires via le site WEB "Via Michelin" (gratuit) · vues satellites via le programme "Google Earth" (gratuit, il suffit d'installer un "plug-in" téléchargeable sur "Google") · recherches sur internet pour les réservations (avion, voiture de location et hôtels)

Pour les hôtels du circuit, nous avons utilisé le système de réservation en ligne d'hôtels liés au site "Via Michelin" renvoyant pour la Turquie quasi systématiquement au site "booking.com".

Pour la semaine en hôtel "hôtel club", nous avons simplement retrouvé via internet les coordonnées d'un hôtel qui nous plaisait dans le catalogue du « tour operator » TUI-Jetair et effectué la réservation directement via le système en ligne de l'hôtel, pour un prix sensiblement plus avantageux... merci internet !

Nous avons préparé le voyage en mars 2008, soit 4 mois à l’avance, et réservé 90% des hôtels à ce moment. Pour les 10% restants (2 nuits) nous nous en sommes remis à l’improvisation sur place, s’agissant de nuits d’étape dans des zones peu touristiques pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de système de réservation en ligne (Konya) ou parce que nous n’avions pas défini exactement où nous nous arrêterions (région d’Ankara). Ces 10% non réservés ne se révéleront pas une excellente idée.

Il faut noter que nous ne connaissions pas les sites internet spécifiques de "carnets de voyage" et si cela avait été le cas, nous les aurions exploité bien d'avantage.

Nous avons passé finalement fort peu de temps à la préparation : pas plus d’une vingtaine d'heures au total, en incluant les lectures, les recherches sur internet et toutes les réservations en ligne. Cependant, nous avons été fortement aidés par notre souvenir des 2 voyages précédents, malgré que ce fût il y a 20 ans. Sans cela, je pense que nous aurions pu passer le double de temps.

Nous n'avons pas comparé le "Guide du routard" avec les autres guides (par exemple le "Lonely Planet"), mais nous pouvons dire en tout cas à posteriori que les informations reçues via le "Guide du routard" se sont révélées extrêmement utiles à la fois AVANT et PENDANT le voyage: nous ne pouvons que recommander chaudement à tout candidat à un voyage de ce type de se procurer une édition RECENTE d'un guide de ce niveau, de la lire attentivement une première fois lors de la préparation et ensuite de le garder à portée de main durant tout le voyage. Si par hasard vous tombez sur une édition ancienne: jetez-la à la poubelle et procurez-vous une récente, car la Turquie change très vite et vous risquez de payer très cher le fait de vous baser sur des informations périmées...

3. Bon à savoir…

3.1. L'accueil en Turquie

Disons le tout de suite : à de rares exceptions près, l’accueil en Turquie est fabuleux.

Bien entendu, il est d’autant meilleur que l’on s’éloigne des régions touristiques, mais même dans ces dernières, il n’est pas rare qu’il reste très bon.

Dans les endroits commerçants très touristiques, les marchands interpellent les candidats clients dès qu’ils perçoivent le moindre signe d’intérêt pour leur établissement : si vous n’êtes pas intéressés, dites simplement «non merci » en continuant votre route, ils n’insisteront pas, mais ne les ignorez pas, cela sera perçu comme du mépris. Il faut savoir que les Turcs sont très fiers.

Ils sont aussi très fiers de leur pays, et cela explique probablement aussi leur volonté d’en donner une bonne image à leurs hôtes.

Dans les hôtels, restaurants et autres commerces, si l’on discute le prix avant, une fois un accord conclu, même oralement, il sera respecté. Parfois même, si vous avez une bonne tête ou s’ils n’ont pas la monnaie, ils vous feront finalement payer … moins cher que le prix initialement convenu.

La délinquance semble rare, les rares cas se présentant dans les endroits très touristiques, comme Sultanahmet (pickpockets dans le métro), mais il faut bien entendu toujours rester prudents.

Il faut dire que le police, omniprésente, ne fait à l’évidence pas de cadeaux à la moindre incartade. Cela vaut pour les Turcs comme pour les étrangers, y compris les touristes.

Si vous avez besoin de quelque, chose n’hésitez pas à le demander à des passants. Même s’ils ne parlent ni français ni anglais, ils feront tout pour vous aider.

Bien entendu, comportez vous à votre tour en toutes circonstances de façon parfaitement correcte et vous n’aurez probablement que de bonnes surprises….

3.2 La voiture

Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché de la voiture de location fut attribué à ... un intermédiaire grec (!), http://www.economycarrentals.com, dont les tarifs étaient inférieurs à ceux des grands loueurs internationaux (Avis, etc.), tout en proposant des véhicules comparables. Cet intermédiaire ne possède pas de voiture et ne fait que relayer vers des loueurs présents physiquement. Finalement, le loueur final s'est avéré être DECAR (www.decar.com), une grande enseigne locale, qui nous avait échappé lors de notre recherche sur internet, bien qu'ayant également un site web tout à fait correct.

Nous avons choisi une Renault Megane break Diesel, qui s'est avérée parfaite pour 5 personnes et les bagages.

Il est important de savoir que le carburant est très cher en Turquie: au moins aussi cher qu'en Belgique, si pas plus (l'équivalent de 1, 65 EUR/litre pour le diesel, et 1, 85 EUR/litre pour la super en août 2008). De ce fait, compte tenu de la distance de 3000 km, le choix d'un moteur diesel, consommant nettement moins qu'un moteur à essence, se justifiait malgré un prix de location de voiture plus élevé

De plus, un véhicule diesel a une autonomie d'environ 1.000 km, contre 500 km pour un véhicule essence, ce qui évite de devoir s'arrêter trop souvent. Ceci dit, il n'y aura nulle part de problème pour trouver du carburant, des stations-services ultramodernes étant présentes partout et en très grand nombre et ouvertes 7 jours sur 7, jusque très tard le soir et même toute la nuit sur les grands axes. Parfois même jusqu'à l'absurde: nous avons vu sur une même route et dans le même sens 3 stations-service de la même marque à moins de 500 mètres de distance chacune (vous lisez bien) ! Allez comprendre.

La voiture était bien entendu équipée d’air conditionné, heureusement quasi systématique dans les voitures de location dans ce pays, qui s’avéra hautement utile en cette saison: nos rares tentatives pour le couper furent immédiatement sanctionnées par des plaintes venant des sièges arrière. On se demande comment beaucoup de gens peuvent encore vivre sans…

Une autre fonction très utile, mais qui est probablement standard dans les voitures actuelles: la fonction recyclage d’air qui permet d’éviter d’aspirer l’air extérieur lorsqu’on suit de vieux camions dans les montées : il n’est pas rare de voir alors un énorme nuage de fumée noire s’échapper du pot d’échappement…

3.3 En auto en Turquie

Une légende veut que les Turcs conduisent comme des fous: ce n'est pas vrai. Seulement, il y a des choses à savoir. Les plus grandes difficultés se situent à l'entrée des grandes villes, en particulier dans les ronds-points, la méthode pour en sortir sans être salué par des coups de klaxon restant pour nous un mystère.

Les routes principales sont en général correctes, mais le réseau n'est pas très dense. Il y a quelques autoroutes, à péage, mais bon marché et de très bonne qualité. Les indications sont en général très claires.

Souvent le marquage au sol est inexistant et quand il y en a, il est purement indicatif. Ce n'est toutefois gênant que dans les grandes villes (par exemple les voies rapides dans Istanbul), où la densité de trafic conduit à une pagaille complète assez stressante pour un non initié...

Il y a très souvent des travaux sur les routes, la vitesse étant alors quasi systématiquement réduite de 90 km/h à 50 km/h, parfois durant 20 km sur une route totalement rectiligne.... Si vous avez le malheur de respecter ces limitations, c'est le concert de klaxons et d'appels de phares assuré de la part de ceux qui vous suivent, y compris les camions. Il ne vous reste plus alors qu'à faire comme tout le monde et considérer ces limitations comme purement décoratives, en priant pour ne pas vous faire prendre dans l'un des très nombreux contrôles radar effectués par la police.

Si l'on se fait prendre au radar, la police vous arrête 250 mètres plus loin avec un barrage. Nous nous sommes fait prendre à 112 km/h (tout de même) au lieu de 90 km/h, et l'amende était de 115 YTL (environ 65 EUR), à régler tout de suite. Le policier me donne un reçu ayant l'air tout-à-fait officiel pour 115 YTL (nouvelles livres turques) et au moment où je sors les billets me fait signe que 100 YTL suffisent: allez comprendre! De plus, il m'indique qu'il y a un autre contrôle 30 km plus loin.... La légendaire hospitalité Turque !

Pour le reste, pas de problème.

3.4. L'avion

Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché du « voyage en avion » est attribué à KLM, via leur site internet, sans aucun intermédiaire, la moins chère des compagnies que nous avons trouvé. Il s'agit en plus d'un vol régulier sur une grande compagnie classique, pas une compagnie à bas prix (« low cost ») ou un charter: de ce fait les horaires sont plus confortables et les aéroports sont de premier choix (proches des centres-villes). Nous n'avions pas de contrainte particulière quant à la date exacte du départ: nous avons, dès lors, choisi de voler un lundi, les prix étant plus bas que durant le week-end.

3.5. Le budget

Par rapport aux pays d’Europe occidentale, la Turquie reste bon marché. Mais il est clair que l’on n’est plus du tout au niveau très bas du passé.

Bien entendu, les endroits touristiques sont généralement les plus chers, mais pas toujours où l’on pense : on trouve à Istanbul en plein Sultanahmet des bouteilles d’1, 5 litres d’eau à 0, 75 YTL (soit environ 0, 43 EUR), soit le même prix, voire moins, que dans toutes les petites épiceries du reste de la Turquie, alors que dans la toute petite ville de Side (sur la côte Sud), c’est partout 1… EUR !

En fait les prix sont en général très élevés dans les endroits où il n’y a presque QUE des touristes étrangers, restent raisonnables tant qu’il reste une mixité avec les touristes turcs et les habitants et sont bien sûr les plus bas là où il n’y a pas de tourisme du tout.

Pour un circuit de 21 jours à 5 personnes tel que le nôtre le budget suivant devrait suffire :

Avion A/R Bruxelles-Istambul: 1.250 EUR Visas d’entrée (10 EUR/pp) : 50 EUR Location de la voiture (tous risques et sans franchise): 550 EUR Carburant (3200 km à 1, 65 EUR/l de diesel et 5 l/100 km) : 270 EUR Hôtels de la partie circuit (14 nuits x 2 chambres par nuit à 55 EUR/nuit): 1.540 EUR Restaurants de la partie circuit (14 x 2 restaurants par jour à 40 EUR en moyenne): 1120 EUR Musées : 300 EUR Hôtel club 5 étoiles all inclusive (7 jours/7 nuits avec 2 chambres) : 1900 EUR Assurance annulation : 200 EUR Divers/cadeaux: 300 EUR-- TOTAL : 7.480 EUR

Ce n’est pas vraiment donné, mais certainement pas plus cher que la plupart des circuits organisés ou les séjours proposés par les voyagistes, tous en sachant exactement à quoi s’en tenir.

Pour le voyageurs au budget plus serré il y a probablement moyen de réduire de coût significativement par les moyens suivants:

1. Remplacer l’hôtel club 5 étoiles par une bonne petite pension de famille 2. Remplacer certains dîners au restaurant par des dîners dans les petites gargotes, moins jolies et/ou moins confortables (on y mange parois debout) 3. Négocier dans les hôtels et pensions de famille une chambre familiale unique au lieu de 2 chambre : ils se débrouillent paraît-il souvent pour ajouter des lits supplémentaires, quitte à remplir la totalité de l’espace ! 4. Utiliser les cars plutôt que la voiture de location, mais c’est à étudier en détail car les cars et les navettes jusqu’aux gares routières ne sont pas si bon marché.

A choisir, nous commencerions sans hésiter par le premier moyen, une bonne petite pension de famille étant probablement au moins aussi agréable - si pas plus – qu’un hôtel club 5 étoiles standard pour touristes étrangers, même si elle n’offre pas son luxe un peu clinquant et des buffets somptueux.

Si nécessaire, les autres moyens permettront probablement de sensibles économies, mais au prix de sacrifices nettement plus importants…

Par ailleurs, si sur place vous n’avez pas d’idée pour un restaurant, sachez qu’il est fréquent que des restaurateurs accordent des remises (10 à 15%). si vous venez avec une carte de recommandation d’un hôtelier En plus de cela, ils offrent souvent en plus quelque chose en cadeau, comme des fruits pour le dessert. N’hésitez pas à demander à votre hôtelier, cela ne vous engage à rien. De toute façon, il est bien mieux placé que vous pour connaître les bonnes adresses.

Il faut également savoir que les musées et quasi tous les sites sont payants, et que le prix pour les étrangers n’est pas négligeable, jusqu’à l’équivalent de 12 EUR par adulte. De plus dans les endroits très connus, les enfants paient le tarif adulte… En revanche toutes les mosquées du pays sont gratuites.

4. Le circuit

4.1. Plan de route

· 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul, nuit à Istambul

· 5 et 6 août 2008: visite d'Istanbul, 2 nuits à Istambul

· 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale (345 km), nuit à Çanakkale

· 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km), nuit à Kuşadasi.

· 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, plage et nuit à Kusadasi.

· 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye (presqu’île de Datça) (300 km), nuit à Mesudiye

· 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça), nuit à Mesudiye

· 12 août 2008: trajet Mesudiye ->Kalkan (300 km), nuit à Kalkan

· 13 août 2008: visite du site de Patara et plage, nuit à Kalkan

· 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km). Arrivée à l’hôtel club, nuit à Manavgat

· Du 15 au 20 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club, 6 nuits à Manavgat

· 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km), visite et nuit à Konya

· 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km), visite d'un caravansérail, et promenade dans la vallée d’Ihlara en Cappadoce, nuit à Göreme

· 23 août 2008. promenade en Cappadoce, nuit à Göreme

· 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)

· 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul (380 km), vol retour Istambul-Bruxelles

3.2. 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul

Nous arrivons à l'aéroport principal d'Istambul (aéroport Atatürk), situé à 20 km à l’Ouest du centre, utilisé par la quasi-totalité des grandes compagnies, à ne pas confondre avec l’aéroport Sabiha Gökçen, situé à 50 km à l’Est du centre, côté Asiatique utilisé par certaines compagnies à bas prix, et très mal desservi.

Il nous faut rejoindre notre hôtel, situé en plein centre, à 250 m du quartier de Sultanahmet, qui est le centre touristique d'Istambul.

Des rabatteurs nous proposent un transfert pour 25 EUR. C’est gentil merci, mais nous avions l'habitude du métro et il y a justement une ligne qui aboutit sous l'aéroport…

Mais pour le métro il nous faut de la monnaie locale, des nouvelles livres turques (YTL). Nous avons des EUR en liquide, mais comme prévisible le taux de change à l'aéroport est très défavorable. Nous mettons notre carte bancaire (de débit) belge dans un distributeur de billets et bonne surprise, quelques secondes plus tard, nous repartons avec notre premier stock the YTL grâce à la magie du système MAESTRO. En route pour le métro, qui s'avère très moderne, avec air conditionné, le tout à un prix imbattable bien entendu. Après 15 minutes, nous changeons de ligne et cela devient un tram en site propre, qui nous conduit en 15 minutes à 200 mètres de notre hôtel. Nous ne regrettons pas le choix du métro.

Nous retrouvons dans les rues d'Istambul la même animation qu'il y a 20 ans, mais tout à l'air plus moderne: les taxis ne sont plus des voitures américaines des années '50 rafistolées de toutes parts, des magasins modernes et luxueux côtoient les "bazars" traditionnels. Beaucoup de femmes sont habillés à l'occidentale, parfois très mode, on dirait un peu l'Espagne. Mais à côté de cela des adolescents poussent encore des charrettes à la main dans les ruelles étroites.

Le soir nous allons dîner au Sud de Sultanahmet. Cet endroit a complètement changé en 20 ans: les anciennes maisons sont devenues toutes pimpantes. C'est rempli de restaurants et des magasins. C’est devenu plus joli, mais très touristique. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, à cet endroit précis gisaient des voitures en ruine le long du trottoir...

4.3. 5 août 2008: visite d'Istanbul

Nous commençons par le tout grand classique: la basilique Sainte-Sofie (Aya Sofia), construite en 537 et qui fut le symbole de l'empire byzantin. En 1453, lors de la prise de la ville, qui s'appelait alors Constantinople, par les Ottomans, elle fut convertie en mosquée et on lui a ajouta 4 minarets. Depuis 1935, c'est devenu un musée.



La quasi-totalité des mosaïques byzantines ont disparu, mais il en reste quelques très belles à l'étage, miraculeusement préservées :



Nous continuons par la mosquée bleue, située juste en face de Sainte Sofie, la plus célèbre d'Istambul, terminée en 1626. L’objectif était de surpasser Sainte Sofie, et c’est pour cela qu’elle a 6 minarets. Elle doit ce nom de mosquée bleue aux 21.000 carreaux de faïence à fond bleu qui tapissent ses murs intérieurs.

Nous marchons vers le Nord en direction du quartier de Karaköy, situé de l'autre coté de la Corne d'Or.

Il fait plus frais près de ce bras de mer qu'est la Corne d'or, et observons les pêcheurs et les ballets de ferrys qui font la navette entre les 2 rives de Corne d'Or d'une part, et les rives européennes et asiatiques de la ville d'autre part :



Cela rappelle immanquablement les vaporetto de Venise...

Le pont de Galata n’est pas très beau, mais l’étage inférieur est rempli de restaurants de poissons, ce qui égaie beaucoup le passage.

Après le pont, nous rentrons dans un dédale de petites ruelles en direction de la tour Galata.

Ici, pas de touristes, mais des boutiques de matériaux de construction. Je m’arrête devant une à la vue de sacs de poudre en vrac de toutes les couleurs : renseignements pris, il s’agit de pigments destinés à colorer le ciment :



Nous n’avons jamais vu une chose pareille ailleurs…

Plus loin c’est le quartier des fournitures électromécaniques : une boutique ne fait que les roulements à billes, une autre rien que les ventilateurs, une 3e rien que les vis et écrous : chez nous, on ne trouve jamais ce type de commerce dans les rues.

Les commerçants nous regardent d’un air amusé : visiblement, ils ne doivent pas voir souvent des touristes dans le quartier et encore moins des touristes amateurs de magasins de boulons…

Au passage nous remarquons une autre grande spécialité Turque : la « fourche anti sens unique » :



Le principe est simple et astucieux: une série de pointes en métal pivotant sur leur axe se rabattent quand on emprunte la rue dans le bon sens, mais restent relevées quand on l’emprunte dans l'autre. Le lobby des marchands de pneus doit être puissant dans ce pays…

La photo ci-dessous ne montre pas la vitrine du quartier chaud d’Istambul, mais celle d’un atelier de fabrication de néons publicitaires :



La tour Galata est un des derniers vestiges de l’enceinte entourant une concession accordée aux Génois au XIIIe siècle :



Nous verrons plus tard que tout le quartier est d’ailleurs marqué par l’influence latine

Du haut de la tour Galata la vue est superbe.

Ici on regarde voit vers le Nord-Est le Bosphore, avec au fond le pont du même nom:



Ici, on regarde le Sud, avec la Corne d'Or, le palais de Topkapi à gauche et Sainte Sophie à droite :



Nous faisons une pause dans une impasse pleine de chats. En fait nous trouverons des chats et chiens errants un peu partout en Turquie : c’est parfois un peu triste en pensant qu’ils ne doivent pas toujours manger à leur faim, mais il faut reconnaître que ces animaux ne sont pas farouches, visiblement habitués à l’homme :



Nous nous promenons dans les ruelles remplies de petits magasins en tout genre :



Nous remontons une très longe rue commerçante et piétonnière (Istikhâl caddesi), grouillant de monde, qui conduit à la place de Taksim. Ici, c’est particulièrement occidental et toutes les grandes marques de prêt-à-porter sont présentes avec des magasins ultra modernes. Contrastant avec ce décor moderne, toutes les 10 minutes passe un tramway datant probablement des années 30. Il y a également de nombreux passages anciens, contenant une multitude de petites boutiques, très agréables à regarder. On voit nettement l’influence occidentale, avec notamment la présence de représentations diplomatiques occidentales (palais de France, palais de Hollande…), d’écoles françaises (le lycée Galatasaray), des maisons « art nouveau » signées par des architectes aux noms à consonance française. Il n’est pas rare de trouver sur les bâtiments anciens des inscriptions en Français.

Nous prenons du thé au frais dans un parc situé derrière la place de Taksim, avec une belle vue sur le Bosphore.

Au retour, nous profitons des beaux éclairages depuis le pont de Galata :



4.4. 6 août 2008: visite d'Istanbul - suite

Un autre très grand classique : le palais de Topkapi qui fut pendant 4 siècles, de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans :





Il ne faut pas manquer non plus le harem, qui se visite à part :



Partout de remarquables mozaïques :



L’après midi, nous nous rendons au grand bazar, une destination tellement courue qu’un passant nous dit spontanément « non ce n’est pas par là, c’est par ici » quand en chemin nous nous trompons de direction…

L’origine du grand bazar remonte au XVe siècle, même si, à la suite d’incendies successifs, celui que l’on visite aujourd’hui ne date que du début du XXe siècle. Il y a 4.000 échoppes, regroupées par corporations, comme pour les marchands de boulons de Karaköy d’hier, sauf qu’ici on ne trouve pas de marchand de boulons: seulement des orfèvres, des marchands de tapis, de vêtements, de chaussures, etc., bref tout ce qui peut intéresser le touriste.

N’ayant aucune intention d’acheter quoi que ce soit, nous sortons de ce respectable bazar après quelques minutes et débouchons dans l’arrière du décor: le quartier des fournisseurs des ateliers de vêtements. Chaque boutique a sa spécialité, de loin cela ressemble aux magasins de boulons, sauf qu’ici ce sont des rivets pour jeans, des boucles de ceinture, des chaînettes et fermetures pour sacs à main… vendus en vrac au kilo depuis de grands bocaux. Cela prouve au moins que ce qui est vendu à côté est fabriqué dans les environs.

Nous nous promenons à l’aventure vers le Sud et tombons sur des quartiers visiblement pauvres, pour revenir vers le quartier de notre hôtel en longeant la fin de la mer de Marmara, le long de Kennedy caddesi. L’endroit est sans grand intérêt si ce n’est son authenticité. Il y a bien sûr quelques marchands ambulants. Certains proposent de tirer à la carabine à plomb sur des cannettes alignées sur les rochers, juste devant la mer. Nous pensons distraitement aux personnes qui se baignent et à celles qui rament sur leur canot pneumatique un peu plus loin…

4.5. 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale

Nous prenons possession de notre voiture de location et quittons Istambul par l’Est, au Nord de la mer de Marmara, pour rejoindre le détroit des Dardanelles. La ville n’en finit pas : sur les collines environnantes, partout des banlieues avec des immeubles de 10-15 étages à perte de vue, dont beaucoup sont récents et/ou en construction. On ne se rend pas du tout compte depuis le centre que la ville est aussi grande et moderne à l’extérieur.

La route principale fait un assez grand détour et la carte mentionne, avec des tronçons marqués en vert, une petite route assez directe qui longe par moments la mer de Marmara : cela doit être chouette. Mais après 20 km nous nous rendons compte que « vert » sur la carte signifie «route non asphaltée». Soit, nous sommes trop loin pour faire demi-tour : en route pour l’aventure, en espérant que cela reste praticable. Il doit y en avoir pour une trentaine de kilomètres seulement.

Finalement la route de gravillons n’est pas trop mauvaise, bien qu’impressionnante avec des dénivelés de plus de 10%, mais le paysage est tout simplement fabuleux : aucune habitation à des kilomètres et au fond, le bleu turquoise de la mer de Marmara :



En route, nous dépassons un groupe de cyclistes randonneurs équipés apparemment de tout de matériel de bivouac. Ils ont l’air d’avoir passé la cinquantaine et ont la langue jusque par terre dans les montées par cette chaleur, mais je me dis que bivouaquer dans un endroit pareil doit être tout bonnement paradisiaque…

Nous gagnons ensuite la plaine. La route est toujours belle, même s’il y a plus de constructions. Il y a de temps à autre des petites stations balnéaires disons « sommaires ». Ici, pas de grandes infrastructures, seulement des maisons et des petits immeubles de 2-3 étages. Difficile d’imaginer qu’une ville de 12 millions d’habitants se trouve à moins de 200 km.

Nous nous arrêtons pour manger près de la plage dans un endroit qui se veut « trendy » avec poufs de toutes les couleurs genre IKEA - version moderne des bancs couverts de tapis d’orient où l’on fume le narghilé - et musique pop turque. Accueil chaleureux comme toujours :

L’heure avance et nous nous demandons s’il y aura encore un ferry pour traverser le détroit des Dardanelles ce soir et rejoindre notre hôtel qui se trouve à Çanakkale, juste de l’autre côté du détroit, en Asie. On nous a dit à Istambul qu’il y avait des ferrys 7 jours sur 7 et 24h sur 24, mais nous nous demandons si c’est vraiment exact.

L’information s’avéra totalement exacte. Nous traversons le détroit sur un ferry partant à 22h00, en une bonne demi-heure. Dommage que la nuit fût déjà tombée…

Çanakkale constitue une étape agréable, bien que sans intérêt particulier. Nous dînons dans le port. Il n’y pas beaucoup de touristes étrangers, ce sont surtout des Turcs en vacances et l’endroit est de ce fait assez authentique. Le détroit des Dardanelles a de tout temps été stratégique puisqu’il permet de contrôler le trafic maritime avec la mer noire. En 1915 il a été l’objet d’une bataille célèbre et l’on peut visiter des musées et des cimetières, mais de notre côté, nous ne nous attarderons pas. Dans les environs se trouve également le site de Troie, mais l’endroit est paraît-il décevant car il ne reste quasiment rien : nous nous contentons dès lors… d’une très belle maquette situé dans le port de Çanakkale.

Notre hôtel (Kervansaray hôtel réservé via booking.com) est construit dans un bâtiment ancien qui a beaucoup de charme :





4.6. 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km)

Le Nord de la côte Egéenne n’est pas très touristique non plus, avec seulement de temps à autre des petites stations balnéaires fréquentées uniquement par les Turcs.

Nous nous arrêtons dans l’une d’elles pour manger, mais avant cela, comme nous mourrons de chaud, nous nous précipitons dans la mer. Surprise, l’eau est très fraîche : nous arrivons tout juste à rentrer dedans. C’est peut-être une raison pour laquelle les stations ne sont pas très développées dans cette zone.

Au restaurant, pas de carte et personne ne parle un mot d’anglais : impossible de savoir combien cela coûtera. Tant pis, l’endroit est superbe, donnant directement sur la mer, on verra bien. Malgré la proximité de la mer, l’addition ne sera pas salée : ils n’ont semble-t-il pas profité de la situation.

Nous passons sans nous arrêter par Izmir, deuxième port et troisième ville du pays, avec 2, 5 millions d’habitants. Ses banlieues poussent comme des champignons sur les collines, avec des forêts de buildings émergeant de collines vierges : un spectacle impressionnant ! En fait les grandes villes Turques grandissent à vue d’œil, probablement suite au développement économique énorme du pays : en 20 ans la part de la population occupée par l’agriculture a fondu de 47% à 29% entre 1990 et 2005, provoquant un exode rural massif.

Nous arrivons tard dans la soirée à la ville balnéaire de Kusadasi. Le « guide de routard » nous avait prévenus : le béton a poussé ces dernières années à la vitesse de l’éclair, et nous n’avons tout bonnement pas reconnu la ville que nous avions visitée il y a 20 ans : la plupart des collines avoisinantes ont été bâties et la route principale est tellement encombrée qu’il nous faut 30 minutes pour traverser la ville. Nous avions choisi Kusadasi afin de bénéficier de la mer après la visite du site d’Ephèse (Efes), situé à 20 km de Kusadasi. Après coup, nous nous sommes dit que nous aurions été mieux dans un hôtel disposant d’une piscine dans la localité de Selçuk, située juste à côté des ruines.

Les chambres de l’hôtel sont très moyennes, mais implantées dans un grand jardin bien agréable, et l’hôtelier est particulièrement prévenant, de sorte que nous nous sentons très vite comme chez nous. L’hôtel est fréquenté en majorité par des touristes Turcs.

Le soir nous dînons dans un chic beach club nommé « La Costa », disposant d’une magnifique terrasse avec piscine surplombant la mer. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais l’endroit en vaut la peine.

4.7. 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, piscine et plage.

Nous visitons le site d’Ephèse, l’une des plus importantes cités antiques de la Turquie et l’une des plus visitées actuellement… Le site est impressionnant car il s’agit d’une ville complète.

Il y a 2000 ans, au bout de cette allée, à l'emplacement de cette plaine verte, il y avait la mer :



Aujourd'hui la mer est à 20 km...

En particulier on remarquera la bibliothèque de Celcius, datant du IIe siècle et (très bien) remontée il y a quelques années. Ceci dit, il est dommage que certaines sections soient fermées, comme la route conduisant au port.

Nous passons l’après midi à notre beau « beach club » :



Contrairement à hier, la température de l’eau est conforme à nos attentes.

Le soir nous mangeons un peu plus loin le long de la mer dans un endroit moins chic (et moins cher) que la veille, mais tout aussi agréable.

4.8. 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye /presqu’île de Datça (300 km)

Il nous faudra près de 6 heures pour faire les 300 km qui nous séparent de Mesudiye, minuscule petite localité balnéaire située presqu’au fond de la presqu’île de Datça, à environ 100 km au-delà de la station bien connue de Marmaris. Les derniers 100 km sur la presqu’île sont particulièrement lents, mais la vue est superbe à certains endroits :



Ici, cela n’a absolument rien à voir avec Kusadasi : il y a seulement quelques petites pensions et quasi aucun magasin. Quoique sans prétention, l’endroit est un authentique petit coin de paradis.

L’hôtel « Olive garden » (www.olivegardenhotel.com) est situé à 500 mètres de la mer un peu sur la hauteur, avec une jolie petite piscine bien implantée et est, comme son nom l’évoque, entouré d’oliviers. Il est très agréable, mais relativement cher par rapport à la concurrence.



4.9. 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça)

Nous passons une journée très agréable sur la très belle plage de galets, sur des transats mis à notre disposition par la pension « Hoppala » (www.hoppala.com.tr), et dînons sous les arbres à côté de la mer dans cette même pension: le rêve !



Le soir nous dînons à l’Olive garden. Le père du patron chante des airs Turcs en jouant de la musique, à la fin tout le monde se met à danser des danses traditionnelles. Du fait de la simplicité et la petitesse de l’endroit, cela ne fait pas artificiel.

4.10. 12 août 2008: trajet Datça ->Kalkan (300 km)

Nous quittons à contrecœur Mesudiye pour la petite station balnéaire de Kalkan, sur la côte Lycienne.

La Lycie est une région située tout au Sud de la Turquie, donnant sur l’Ouest de la Méditerranée, entre Fethiye et Antalya. La côte Lycienne est très découpée.

L’hôtel Sevgi à Kalkan (réservé via booking.com) est une excellente surprise de plus : les chambres sont belles, il y a une très belle et très grande piscine, le bâtiment est bien construit et a du charme, nos chambres donnent sur la mer, avec une vue magnifique, nous sommes un peu en retrait du centre, donc au calme, les petits déjeuneurs se prennent sur une terrasse située sur le toit avec une vue magnifique sur la baie, le prix est très raisonnable : incontestablement un maître achat :



La vue depuis notre chambre :



Vue depuis la terrasse sur le toit pour le petit déjeuner :



La ville balnéaire de Kalkan était présentée à juste titre il y a 20 ans dans « le guide du routard » comme l’équivalent de Saint-Tropez dans les années ’50, où « l’on pouvait discuter avec les vieux dans le port».

Maintenant, c’est disons un peu Saint-Tropez tout court, toutes proportions gardées… Il y a quelques beaux commerces que l’on ne trouve pas nécessairement ailleurs dont, signe qui ne trompe pas, quelques galeries d’art…

En fait, l’endroit est envahi par une clientèle… anglaise, comme en témoignent les nombreux pubs... La plupart des (très nombreuses) agences immobilières - qui ont parfois des relais directement à Londres - annoncent leurs prix coquets en £ (livres sterling) et ne se donnent pas la peine de les convertir en YTL (livres turques) ou même en EUR….

Ceci dit, c’est joli, animé, et agréable pour y passer 1 soirée ou 2, même si dans le centre de Kalkan le taux d’authenticité (turque) approche le 0% absolu…



La plupart des (très jolis) restaurants du vieux port proposent une cuisine internationale à des prix… internationaux eux-aussi. Pour notre part, nous avons très bien mangé pour un prix Turc dans un des seuls restaurants ne proposant que de la cuisine turque….

4.11. 13 août 2008: visite de site et plage à Patara

Kalkan est située à une quinzaine de kilomètres du site lycien de Patara.

Il y a 20 ans le site était partiellement enfui dans le sable et n’était ni gardé ni clôturé : les rares visiteurs connaissant le site (et disposant d’un moyen de transport pour y arriver) pouvaient le visiter librement et profiter seuls de l’immense plage de 15 km de sable fin située juste à côté, incontestablement l’une des plus belles de Turquie…

Nous voulions revoir cela.

Certes, les choses ont bien changé depuis, de nombreuses pensions se sont implantées aux abords du site, l’accès est maintenant gardé et payant, nous ne sommes plus seuls mais quelques centaines sur la plage, mais le charme est indéniablement toujours là.

De plus, de nombreuses parties du site antique ont été dégagées, de sorte qu’il y a davantage à voir. A visiter à la fin de la journée, après la plage, quand il fait moins chaud et que la lumière devient rasante et douce.

A midi, nous dînons sur la plage de Patara à l’ombre d’une grande paillotte de l’unique restaurant autorisé sur cette plage. Il y a beaucoup de monde lors du coup de feu vers 14h00, mais l’endroit est très agréable, quoique sans prétention.





Le soir nous mangeons encore mieux que la veille et pour un prix encore plus raisonnable dans le restaurant de l’oncle du patron de l’hôtel Sevgi appelé « DENIZ restaurant « toujours dans le port, aidés il est vrai par la recommandation de sa nièce…

4.12. 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km)

Après un petit plongeon dans la belle piscine de l’hôtel nous quittons Kalkan avec regret pour Manavgat, où se trouve le Club hôtel dans lequel nous allons rester 1 semaine.

Sur la route, nous voyons défiler les panneaux bruns indiquant les sites historiques.

La route le long de la côte lycienne jusqu’à Antalya est absolument magnifique, entre la mer Turquoise et la montagne. Elle est fort préservée de l’urbanisation, probablement grâce au relief très montagneux.



Nous passons par Kas, qui est du même style que Kalkan.

La Lycie est truffée de sites antiques comme Patara, dont beaucoup valent semble-t-il également le détour, tout en étant nettement moins fréquentés que les sites ultra-connus comme Ephèse : Sakli Kent, Cadyanda, Tlos, Pinara, Sidyma, Xanthos, Letôon, Phellos, Antiphellos, Isinda, Apollonia, Aperlai, Istlada, Cyaneae, Trysa, Myra, St Nicolas, Andriake, Sura, Limyra, Arycanda, Olympos, Phaselis…



Nous quittons la côte Lycienne avec le regret de n’avoir pas pu rester plus longtemps et de n’avoir pu visiter que Patara. A notre avis, il y a facilement moyen de passer 2 semaines rien qu’en Lycie, tant il y a de choses à voir.

Nous passons par Antalya, une grande ville côtière (750.000 habitants), qui marque la fin de la côte Lycienne. L’arrivée à Antalya par la côte ouest est surprenante, nous passons sans transition aucune de la pleine nature, dans un paysage de roches, sans aucune construction, à la ville. Mais Antalya possède un très joli « lido » urbain, très moderne et plutôt chic, donnant à cette grande ville un véritable aspect balnéaire très agréable. Cela rappelle le Lido de Barcelone, récemment (très bien) refait. Ce n’est pas là que nous passerions nos vacances, mais les citadins de cette ville doivent avoir bien de la chance de pouvoir se baigner dans un si bel endroit à quelques kilomètres, voire centaines de mètres, de leur maison ou de leur travail….

Le relief montagneux de la côte Lycienne a fait place à une grande plaine et le mercure y affiche près de 40°C, facilement 5°C de plus que sur la côté Lycienne 200 km plus à l’Ouest. Il parait que la région d’Antalya est la plus chaude de Turquie et cela ne nous étonne pas du fait qu’il s’agit d’une plaine.

Cette plaine s’étend sur une longue bande côtière rectiligne et plate au moins jusqu’à Side, 75 km plus à l’Est, idéale pour y implanter des grands complexes balnéaires. Le principe est simple: les grands hôtels club, « 5 étoiles » en général, occupent de très grandes parcelles sur la première ligne de mer, la plus prisée bien sûr. Ils disposent de grands jardins et de grandes plages privées ou semi-privées, avec leur système de chaises longues et tonnelles réservées sur la plage. Ils sont presque tous récents, souvent assez beaux et mais parfois très « kitch » aussi…

Plus en retrait, on trouve des résidences et hôtels de moindre importance, ainsi que des lotissements comprenant souvent plusieurs dizaines de maisons toutes les mêmes. Il est fréquent de trouver à coté d’hôtels soignés des terrains vagues pas très nets. Côté magasins, ce sont essentiellement des petits magasins vendant souvenirs, T-shirts, bijoux de pacotille et articles de plage. Tous ces magasins restent ouvret tard le soir, comme beaucoup de magasins en Turquie d'ailleurs.

Il y a aussi des nombreux magasins de vêtements en cuir et des bijouteries vendant de l’or et surtout de l’argent qui se veulent de plus haut standing, sans l’être vraiment.

Parfois aussi il y a des projets immobiliers inachevés et à l’abandon. Côté voiries, c’est par endroits assez soigné, avec des plantations arrosées chaque jour, mais souvent ce n’est pas terrible du tout. Cela rappelle l’Espagne et sa Costa Brava.

Mais le soleil arrange beaucoup de choses et l’ambiance « vacances » est bien là, avec un côté « relax » indéniable.

4.13. du 15 au 21 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club

L’hôtel club Vera Lindita de Manavgat est en tout point conforme à ce qu’il était présenté dans le catalogue de Jetair et sur le site WEB de hôtel (http://www.veralindita.com): un grand hôtel « all inclusive » qui se veut luxueux, avec une immense piscine incluant 2 grands toboggans, une très belle et immense plage contiguë quasiment privative, de beaux jardins avec des palmiers et des pelouses taillées au ciseau, un restaurant principal avec des buffets grandioses, 2 restaurants excentrés, l’un proche de la piscine et l’autre sur la plage, 2 bars, 1 discothèque, des animations diverses présentées par de sympathiques organisateurs bronzés et volubiles, une armée de serviteurs discrets et dévoués : rien à redire. Mais après les 10 jours tellement riches et variés que nous venions de passer, les parents ressentent en arrivant tous deux vraiment une impression de vide : heureusement que nos vacances ne résument pas seulement à un séjour ici !

La piscine :



Nous suivons un joli chemin :



pour attendre une grande plage



avec des chaises longues et des paillottes

Comme nous l’avions deviné à travers du site internet de l’hôtel, la clientèle est principalement Allemande. Viennent ensuite les Russes, les Turcs, quelques hollandais, puis une minorité de francophones. Nous avons très agréablement sympathisé avec une famille de Roumains francophones vivant en Suisse depuis 20 ans, mais n’avons rencontré personne d’autre.

Il y avait juste un petit détail qui clochait : obtenir un ordinateur avec accès internet dans cet hôtel « tout compris» coûtait 6 EUR/heure, alors que depuis le début du voyage nos « petits hôtels » précédents ont offert ce service pour le cinquième de ce prix, ou même gratuitement, à notre fils aîné Robert, qui ne survit que grâce à des perfusions régulières de MSN depuis qu’il doit suivre ses parents en vacances, très loin de l’amour de sa vie…

« 6 EUR/h, mais c’est de l’arnaque ! » s’exclame Victor, visiblement subjugué par cette belle leçon de marketing appliqué.

Bien entendu, nous n’avons pas l’habitude de nous laisser pigeonner de la sorte : papa et les 2 aînés sautent sur l’occasion pour explorer les alentours à la recherche d’un cybercafé. La recherche n’est pas bien difficile et 10 minutes plus tard Robert et Victor se retrouvent installés, un sourire jusqu’aux oreilles, chacun derrière un ordinateur dans un cybercafé situé à 500 m de l’hôtel, pour la modique somme de 1 YTL/heure (soit 0, 57 EUR/h) chacun, tellement modique qu’ils surferont jusqu’à plus soif sans avoir l’impression de ruiner leur futur héritage !

Nous réaliserons plus tard que dans cette région de nombreux prix sont libellés en EUR, à des montants largement supérieurs aux tarifs pratiqués ailleurs en Turquie: on sent très fort l’effet des packages avion + hôtel all inclusive fournissant à profusion des clients absolument déconnectés de la réalité Turque.

Même notre démocratique cybercafé propose ses services indifféremment à 1 YTL/h ou 1 EUR/h, au choix du client, ce qui établit « son » taux de change à 1 YTL/EUR, alors que le taux normal tourne autour de 1, 75 EUR/YTL ! On croit rêver.

Il fait décidemment très chaud, autour de 30°C à 40°C, avec un sentiment de chaleur renforcée par l’humidité de la mer, et – fait unique en Europe – la mer comme celle de la piscine sont autour de 28°C : à cette température, quand vous rentrez dans l’eau, vous n’avez quasiment aucune sensation de fraîcheur ! Le seul refroidissement s’opère en prenant…. une douche froide. Cela rend surtout les baignades dans la mer finalement peu agréables, de sorte que nous ne resterons finalement qu’un après-midi sur cette superbe plage.

Heureusement, il n’y a pas trop de problème pour trouver de l’ombre, bien que la chaleur soit telle que ni les petits arbres ni les toiles synthétiques ne suffisent vraiment.

Nous profitons gentiment du rythme du Club, alternant des cycles infinis de nage, bronzages, milliers de glissades depuis les toboggans dans la piscine avec les deux plus jeunes, aquagym pour madame et lecture de romans policiers entre chaque cycle.

Le soir, les animations sont de niveau assez inégal d’un jour à l’autre, mais c’est en plein air et nous aimons bien ce rituel. Un soir il y a une « beach party » sur la plage avec de la musique pop turque autour d’un grand feu de bois. La musique est très rythmée et dansante, assez occidentale en ce sens, mais pourtant différente de la musique anglo-saxonne : c’est vraiment entraînant, surtout par une belle nuit d’été...

Le 4e jour cependant, les parents commencent à en avoir assez, laissent les enfants aux plaisirs du Club et s’offrent une petite visite à 2 en amoureux dans la ville voisine de Side. Side, construite sur une presqu’île, possède de nombreuses ruines, est un but de promenade agréable malgré un taux d’authenticité tombé vraiment au 0% absolu :







4.14 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km)

Après 7 jours nous sommes biens contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures, direction l’Anatolie centrale. Nous traversons la chaîne de montagnes Taurus, mais par des routes assez faciles, les turcs n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour niveler crêtes et vallées...

Nous arrivons à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie après 5 bonnes heures de route. Le site booking.com ne proposant aucun hôtel à Konya nous nous attendions à une petite bourgade. Il s’agit en fait d’une ville de 950.000 habitants, soit presque autant que le grand Bruxelles ! L’arrivée est surprenante, comme à Antalya : nous ne voyons que de la steppe à perte de vue, quand tout d’un coup, la ville apparaît à quelques kilomètres: pas de banlieues pour l’annoncer ! Ici peu de bâtiments élevés, beaucoup de petits immeubles et pas mal de verdure. Cela respire la ville de province tranquille et prospère. Il fait également beaucoup plus frais qu’à Antalya car Konya est située à 1000 mètres d’altitude, comme tout le plateau d’Anatolie.

La ville nous servira d’étape pour la nuit.

Konya est une ville sainte dans laquelle les gens viennent en pèlerinage. Il y a beaucoup de bâtiments religieux et ma femme visite avec les enfants le « tekke de Mevlana », un ancien couvent de derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée, pendant que je cherche un hôtel :



Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans particuliers, qui utilisent la danse pour communiquer avec Dieu. Mais actuellement, leur danse est aussi beaucoup utilisée pour communiquer avec les touristes. Il paraît que le spectacle vaut le coup, mais n’étant ni férus de religion ni de danses traditionnelles, nous nous abstenons.

Pour le reste, la ville n’a pas grand intérêt, si ce n’est son authenticité. Nous en profitons pour photographier quelques scènes de rue :

· Marchands ambulants de fruits:





· Adolescent poussant une charrette sur un boulevard moderne :



Pendant, que les grands ont droit à leur séance d’internet dans un cybercafé, je me promène dans un agréable parc boisé situé sur une colline à côté de la mosquée Alâaddin, hébergeant de nombreuses terrasses ouvertes tard le soir, avec des musiciens interprétant en plein air des airs agréables et reposants :



4.15. 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km)

Nous reprenons le trajet dans l’immense steppe d’Anatolie et suivons l’ancienne route de la soie, vers l’Est, qui conduisait autrefois les caravanes de chameaux jusqu’en Chine, au rythme de 40 km par jour.







Les caravanes passaient la nuit à l’intérieur des caravansérails, sorte de châteaux forts, fermés la nuit et gardés par des sentinelles, pour échapper à l’insécurité. On en trouve dès lors tous les 40 km, pour la plupart en ruine. Sur le chemin, à 110 km à l’Est de Konya nous visitons le caravansérail de Sultanhani, qui a été visiblement complètement restauré, pour ne pas dire reconstruit, mais très bien :



Dans le village, nous remarquons une fabrique de vieux tapis :



La recette est très simple :

· Choisissez un tapis neuf et déposez-le au milieu d’une route · Attendez le temps nécessaire qu’un nombre suffisant de voitures, camions, tracteurs, etc. lui passent dessus · Ensuite lavez-le car les touristes détestent ce qui est sale

Voila, vous avez un magnifique tapis ancien, prêt à la vente !

Une bonne centaine de kilomètres plus loin nous atteignons la région de notre destination suivante : la Cappadoce.

On y trouve des canyons dignes d’un autre continent, des villes souterraines, des habitations troglodytes et des églises sculptées dans la roche friable (le tuf)…

Nous commençons par une magnifique promenade de 3 heures sur une petite partie de la vallée d’Ihlara, située à l’extrémité Sud-ouest de la région. Des sentiers pédestres longent les 2 côté d’une rivière et conduisent à des églises chrétiennes creusées dans le tuf il y a une dizaine de siècles. La promenade le long de la rivière sous les arbres est très agréable. En fait il faudrait disposer d’une journée complète, voire deux, pour en faire une partie plus significative.



On montant un peu on aperçoit la vallée dans son ensemble :



On est alors à portée d'églises taillées dans le tuf :



Entre les villages il n'y a quasi aucun point de ravitallement. Toutefois, à Belisirma nous croiserons ce joli restaurant sur l'eau :

Nous réalisons que nous aurions dû prendre impérativement de bonnes chaussures de randonnée pour tout le monde, car il faut parfois escalader pour suivre le sentier ou atteindre les églises et de plus grandes réserves d’eau car les points de ravitaillement en route sont rares (et accessoirement chers).



Nous nous félicitions du choix de la pension « Anatolia cave » (www.anatoliacave.com) à Göreme, centre de la Cappadoce :



Nous y dormons dans une habitation troglodyte creusée dans une « cheminée de fée », sorte de cône causé par l’érosion :



Vue depuis les chambres, avec sur la terrasse du bas l'endroit où l'on prend le petit déjeuner:



Le village de Göreme est fort touristique, mais cela reste raisonnable. Il est bien animé jusque tard le soir, ce qui n’est pas désagréable.

4.16. 23 août 2008 : promenade en Cappadoce.

Nous nous promenons une partie de la vallée rose, entre Göreme et Çavusin, qui doit sont nom à le couleur de ses canyons :



Un église de plus :







Les paysages sont vraiment exceptionnels. Mais si on part à l’aventure en quittant les sentiers, on s’y perd aussi à une vitesse surprenante, car les paysages changent du tout au tout en quelques minutes, et des failles et dénivelés infranchissables barrent le chemin que l’on avait imaginé.

Nous marchons plusieurs heures dans les canyons sinueux de la Vallée rose sous un soleil de plomb, et l’eau file à une vitesse folle. Heureusement, nous trouvons en chemin 2 petits marchands judicieusement positionnés à l’attention exclusive des randonneurs :



Malgré ces 2 ravitaillements, nous terminons la ballade sans eau, c’est assez stressant. Nous atteignons épuisés, mais avec soulagement, le village de Çavusin, situé à environ 4 km au Nord de Göreme à vol d’oiseau. Nous reprenons des forces dans un charmant restaurant, où nous échangeons nos impressions avec d’autres clients.



Juste à côté du village actuel de Çavusin se trouve, creusé dans la falaise, l’impressionnant « ancien village » abandonné :





Nous apercevons à Çavusin plusieurs pensions qui ont l’air très agréables, mais la nôtre est à Göreme et il nous faut revenir… Nous partons vers le centre à la recherche d’un « dolmus » ou d’un taxi, quand soudain nous croisons un homme avec sa charrette à cheval. Il a dû deviner notre intention et nous propose spontanément de faire « horse taxi » jusqu’à Göreme :



Nous avons croisé plusieurs fois des familles turques sur ce genre de charrettes en Turquie, et sommes ravis de tester cela… L’affaire est vite conclue et nous grimpons tous dans la charrette : madame a droit à l’unique banquette avec le cocher, monsieur et les enfants au plancher plat à l’arrière.

En route : ce n’est bien sûr pas très rapide, mais c’est assez confortable, du moins quand il n’y a pas de trous dans la route. Le bruit des sabots est apaisant. Il y a bien sûr l’odeur du cheval…



Nous prenons un petit chemin de campagne, en gravillons, en tout le monde trouve cela très amusant… Mais soudain la charrette fait un énorme mouvement de travers : avons-nous perdu une roue ? Non, c’est seulement la route qui s’incline un peu, et le jeu énorme entre les roues et leurs axes fait le reste…

Plus loin nous entamons une légère descente et tout s’accélère soudain : le cheval part au trot rapide. Nous nous rendons compte à ce moment qu’il faut sacrément bien maîtriser son cheval pour contrôler la vitesse d’un attelage… sans frein. Visiblement, il n’y a pas d’autre alternative que ce trot rapide, et nous nous demandons distraitement ce qui se passerait si quelqu’un arrivait dans l’autre sens… Heureusement, 200 mètres plus loin le chemin redevient plat et le rythme apaisant.

Mais la quiétude ne dure pas longtemps car maintenant nous voyons avec angoisse se rapprocher la route nationale vers Göreme, où passent des voitures à 90 km/h et beaucoup plus: non, il ne va tout de même pas aller là-dessus ? Et bien si… Nous comprendrons plus tard que c’est au bout de cette route que se trouve la fontaine à laquelle le cheval boira en fin de parcours…



4.17. 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)

Le matin, nous terminons la Cappadoce par la visite de la ville souterraine de Kaymakli, l’une d’une des plus grandes de Cappadoce, qui contient 8 niveaux :

De très nombreuses villes souterraines ont été construites dans les roches friables de Cappadoce (le tuf) depuis l’époque préhistorique et se sont étendues durant l’antiquité.

A l’entrée un guide Turc parlant français nous propose ses services et nous nous ne regretterons ses émoluments : il nous apprend énormément de choses qui nous auraient tout à fait échappé autrement. Il nous décrit en particulier comment la ville se protégeait lors des invasions, en bloquant les couloirs par des disques en pierre coulissants :



Et si un ennemi arrivait quand même à franchir une porte, des oubliettes garnies de pics les attendaient un peu plus loin...

Nous ne sommes restés en Cappadoce que 2 jours, mais franchement, nous aurions pu y rester facilement une semaine de plus, tant il y a de choses à voir.

Nous remontons vers le Nord, direction Ankara, sur une nationale sans grand charme dans la steppe d’Anatolie. Comme la distance est encore longue jusqu’à Istambul et que nous ne voulons pas rater notre avion demain après-midi, nous décidons d’avancer au delà d’Ankara pour ne pas perdre du temps dans cette grande ville de 3, 5 millions d’habitants sans charme particulier.

Au passage, nous voyons à notre gauche un immense lac salé à moitié desséché, sans aucune habitation aux alentours :



Vers 18h00, nous sortons de l’autoroute à environ 70 km à l’Ouest d’Ankara, pour trouver un hôtel dans la prochaine bourgade, située à 10 kilomètres, du nom de Camlidere, de 10.000 habitants. Nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les maisons ressemblent à des chalets suisses. Il y a visiblement des résidences de vacances, mais nous ne voyons aucun hôtel. Nous demandons à un garagiste, qui nous fait comprendre en langage des signes, mais sans aucun doute possible, qu’il n’y a aucun hôtel ici et qu’il faut aller 25 km plus loin, à Kizilkahamam…

Au passage nous photographions un spectacle que nous avons vu plusieurs fois : le retour des vaches à l’étable en fin de journée : apparemment, elles connaissent le chemin toutes seules et marchent en ordre dispersé sur les routes :



Effectivement, arrivés à Kizilkahamam, nous découvrons une petite ville thermale bien animée qui possède plusieurs hôtels. Visiblement l’endroit est fréquenté exclusivement par une clientèle nationale.

Nous trouvons un hôtel moderne et simple, mais agréable, qui nous offre, cas unique dans ce séjour, une sorte d’appartement contenant 2 énormes chambres de facilement 25 m2 chacune, pour un prix très raisonnable : on est loin des concepts « optimisés » des hôtels pour touristes étrangers…

4.18. 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul er vol retour (380 km)

Nous rejoignons sans problème Istambul par l’une des uniques autoroutes du pays, donc pour une fois à 120 km/h, ce qui n’est pas désagréable.

Arrivés à Istambul le ciel est gris, pour la première fois de notre voyage.

Bien sûr, comme nous arrivons cette fois par l’Est, nous devons traverser le Bosphore. Pour cela il y a 2 énormes ponts, le «pont du sultan Mehmet le conquérant » et «le pont du Bosphore ». Nous immortalisons le passage sur le dernier :



Nous arrivons bien en avance à l’aéroport par l’une des autoroutes urbaines, l’un des seuls endroits où la conduite fût vraiment stressante du fait du trafic important et anarchique combiné à des marquages au sol aléatoires, et rendons la voiture sur place.

5. Si c'était à refaire

5.1. Concept

Nous ne changerions rien au concept, qui nous a paru excellent…

Nous n’avons eu aucune véritable mauvaise surprise.

Cependant, nous nous demandons quel est l’intérêt d’un hôtel club type 5 étoiles tel que proposés dans les catalogues des voyagistes par rapport à une (ou plusieurs) bonnes petites pension de famille: à la réflexion, nous n’en voyons pas, au moins sur la partie strictement hôtelière.

Nous ne verrions d’intérêt que dans le mesure où la formule inclurait des prestations extra-hôtelières difficilement accessibles ou très chères autrement, par exemple pratique intensive d’un sport tel que la planche à voile ou la plongée, mais qui ne sont souvent réellement disponibles que dans certains clubs très spécialisés et/ou haut de gamme (par exemple Club Med).

5.2. Circuit

Nous aurions soit allongé la durée du voyage, soit réduit la longueur du circuit, car faire 3.000 km en 2 semaines itinérantes, dont une bonne part à 60 km/h de moyenne conduit à passer trop de temps en voiture.

Pour 2 semaines itinérantes, nous conseillerions de faire l'impasse sur le Nord (tant pis pour Istambul et Ephèse) et de se limiter à un circuit de maximum 1.200 km comprenant le Sud de la mer Egée (Bodrum, Datça), et surtout la côte Lycienne et la Cappadoce. Il est possible d’arriver en avion à Antalya ou à Dalaman plutôt qu'à Istanbul.

Il est clair que par exemple 2 jours de visite pour des endroits comme Istambul ou la côte Lycienne ne donnent qu’un minuscule aperçu de ce qu’il y à voir.

5.3. Préparation

Nous allouerions plus de temps à la préparation et en particulier à une étude poussée des guides : investir plus pour récupérer plus…

Nous prendrions le temps nécessaire pour inclure dans notre sélection des hôtels ne disposant pas de système de réservation en ligne, par exemple des hôtels recommandés dans "le guide du routard": cela prend plus de temps, car il faut envoyer des e-mails et attendre les réponses, mais cela permet à l’évidence d'obtenir vraiment les meilleurs hôtels aux meilleures conditions.

Compte tenu de notre situation familiale, du fait que nous voyageons en très haute saison touristique et de notre planning serré, nous réserverions 100% des hôtels à l'avance (au lieu de 90%) pour la tranquillité d'esprit et pour éviter de perdre du temps sur place en recherches. De plus, quand vous débarquez fatigués à 20 heures avec 3 enfants et qu'il ne reste plus que 2 chambres disponibles dans un hôtel, vous n'êtes pas vraiment en mesure de faire le tour de la ville pour voir s'il y en a d'autres plus belles ailleurs et n'êtes pas non plus en position de force pour négocier les prix ! Dans notre situation, ces avantages nous apparaissent supérieurs à celui de la flexibilité que donne le concept "à l'aventure" sans réservation.

Enfin, préparer un voyage, c’est déjà partir dans sa tête, ce qui est agréable et motivant. Nous conseillerions aussi de commencer au moins 6 mois à l’avance et de s’y prendre en plusieurs étapes, afin de laisser mûrir les idées et de prendre le temps de récolter les conseils d’amis, de collègues ou d’autres internautes voyageurs…
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Itinéraire de dix jours en Turquie fin août
Bonjour,

J'ai eu de trés bons échos de la Turquie et j'ai décidé d'y passer 10 jours avec ma copine fin août. Cependant je ne connais pas grand chose à ce pays et j'aimerai avoir votre avis sur l'itinéraire idéal. Aprés avoir fouillé parmi tous les messages sur la Turquie, nous pensons passer 3 nuits à Istanbul mais nous hésitons toujours sur la suite du voyage. Quelles sont alors les destinations les plus intéressantes, sachant que nous préfèrons éviter les zones trop touristiques, que nous aimons beaucoup les côtes maritimes (criques, plages etc) et que nous avons un petit budget :) ? Me conseillez-vous Kas ou Antalya? La capadocce vaut-elle vraiment la peine? Nous sommes prêts à nous éloigner des sentiers battus, si vous avez des bons plans par exemple... ;)

Merci d'avance pour vos réponses
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Où aller en vacances avec enfants: Maroc ou Europe de l'Est?
Bonjour,

Nous avons deux enfants (4 et 10 ans) et nous hésitons quant à notre destination... Maroc: risqué avec le conflit au Mali? Croatie, Albanie, Bulgarie, Monténégro Turquie

Nous recherchons dans notre destination - la mer nous voudrions pouvoir faire des visites découvrir le pays (je ne veux pas rentrer chez moi et ne rien savoir du pays où j'étais..) Sinon pas d'attente spécifique...

Pour ceux qui ont déjà visité tous ces pays, pouvez-vous partagé votre expérience et donné des conseils...

Merci
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Hébergement à Ankara ou alentours (Turquie)
Bonjour à tous,

J'ai besoin d'aide et de conseils…

Nous avons acheté mon ami et moi deux billets d'avion aller-retour pour Paris - Ankara au mois d'aôut pour 15 jours!! nous devions être logé et nourri par un ami qui vient de nous faire faux bond… 🤪 et nous ne pouvons pas annuler le billet…

Je suis complètement paniquée… le billet d'avion n'était déjà pas donné, ca a été un gros effort financier, nous sommes étudiants et donc très petit budget!! 😕

C'est notre premier voyage… nous n'en avons pas l'habitude… Auriez-vous des plans pour des hébergements et des endroits où manger pas chers, pas forcément sur Ankara du coup, on peut s'éloigner un peu…

Merci d'avance!! 😊
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Trois voyages magiques à moins de 900€/personne: Oman, Géorgie et Turquie
Un petit résumé pour vous faire partager ces trois expériences inoubliables à prix raisonnable. Je précise que nous voyagons à deux et que notre esprit voyageur est plutôt guidé par la rencontre avec les locaux, les randos dans des paysages de rêves et la découverte du maximum de traditions locales.Oman (février 2013) : 11 jours, 1800€ à deuxDéroulé du voyage: Itinérant en 4x4 de Mascate - Fins - Wadi Shab - Ras al Jin - Wadi Bani Khalid - Plateau de Saiq - Nizwa - Jebel Sham - Balad Sayd - Wukan - Nakhal.

Au programme: Mosquée de Mascate, les Wadis (vallées-Oasis), la ponte des tortues de mers, Muttrah, Marché de Nizwa, de magnifiques randos dans les monts Hajar, les petits villages montagneux du Hajar, la gentillesse extraordinaire des Omanais

Prix du billet A/R pris avec 3 mois d'avance: 400€/pers. Location d'un 4x4 Toyota Prado (réservé sur le net) avec supplément pour 200km en plus...: 650€ Essence: A 20 centimes le litre, on est pas prêt de se ruiner! : 40€ Matériel camping et quelques courses de début de séjour: 100€

1 nuit à Al-Raha Camp dans le désert: 40€ / pers Dépenses diverses (pas mal de petits restaurants, souvenirs, entrée dans le parc pour voir pondre les tortues de mer...): 150€

Les + "budget": - Profiter du camping sauvage "recommandé" à Oman, ce qui signifie un budget hébergement forcément très réduit - Restaurants peu chers. on mange très bien pour 3 - 4€/pers - Prix des entrées: A titre d'exemple, pour presque tous les forts: tarif unique: 1€!

Les - "budget": - Prix de location de voiture assez élevé et 4x4 selon moi indispensableGéorgie (aout 2013): 10 jours sur place, moins de 1400€ à deuxDéroulé du voyage: Tbilissi pendant 3 jours, Rando itinérante en Svanétie pendant 7 jours de Ushguli à Mazeri

Prix du billet A/R par personne: 400€/personne (pris 3 semaines avant). On peut raisonnablement estimer à 250€ un billet pris avec quelques mois d'avance Logement à Tbilissi: 15 à 20€ pour 2 par nuit x3, soit 60€ Logement demi pension dans les guest house en Svanétie: 35€/nuit pour 2 en moyenne soit 210€ Transport (train pour Tbilisi - Svanétie et bus pour le retour) : 50€ Budget alimentation (principalement à Tbilisi où nous avons fréquenté quelques tavernes); comptez 15-20€ en moyenne pour deux: soit environ 100€ Dépenses diverses : 150€

Les + "budget":

- Logement à prix vraiment réduit y compris dans la capitale - Les nombreuses guesthouse de Svanétie à prix très raisonnable avec des repas copieux (idéal pour la rando)

Pas de - budget: Rien dans le pays ne m'a paru cher!Turquie (décembre 2013), 8 jours, moins de 1700€ à deux Déroulé du séjour: 4 jours à Istanbul, 4 jours en Cappadoce

Plus de confort que les deux précédents car hébergement en hôtel moyen voire haut de gamme

Trajet Bruxelles-Istanbul A/R : 340€ /pers réservé trois semaines avant ( Prix que l'on peut diviser par deux à condition de réserver quelques mois à l'avance!) Vol interne Istanbul -Kayseri : 50€/pers Hebergement Istanbul (3 nuits): 130€ Forfait visites (Sainte Sophie, Topkapi, tour de Galatta, Musée de Gorème...) : 70 € pour deux Forfait alimentation à Istanbul, surtout des tavernes turques: en moyenne 4€ le repas + un restaurant à 30e :80€ pour deux Location voiture en Cappadoce pour 4 jours: 55€ Essence: 40€

Hébergement en Cappadoce (4 nuits): 220€ Forfait alimentation en Cappadoce: 50€ pour deux Vol en Montgolfière 90€/personne Dépenses diverses (souvenirs, transports en commun, café, barbier...): 100€
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Trek en Turquie: "St Paul Trail"?
Bonjour,

Ma femme et moi nous rendrons en Turquie l'été prochain (entre 3 semaine et 1 mois en juillet... il va faire chaud !).

Nous envisageons de parcourir en solo le "St Paul trail" (500 kms). Nous partirions d'Aspendos (côte sud, à l'est d'Antalya). => Connaissez-vous ce parcours ? (très peu de commentaires en français sur le web) Dans l'affirmative : => Les paysages observés sont-ils vraiment beaux - et dépaysants (quitte à aller aussi loin, autant "se sentir" en Orient !) ? => Nous conseilleriez-vous de l'effectuer en totalité ? => Est-il possible de s'écarter, ponctuellement, de l'itinéraire principal, afin d'effectuer une ou deux ascensions plus marquées (sommets) dans le massif du Taurus ? => Par ailleurs, combien de jours d'assez bons marcheurs (GR20 réalisé en 10 jours) doivent-ils compter pour joindre Yalvaç (terme de ce parcours) ? => Enfin, connaissez-vous le dénivelé total de ce "trail" ?

En sus du "St Paul trail", nous serions également tentés par une virée - toujours à pieds et en solo - dans l'extrême est de la Turquie (secteur de Van)... Toutefois, notre petit budget (budget "argent" + budget "temps") ne nous permettra peut-être pas de faire les deux (coût du transport entre la région de Yalvaç et celle de Van + temps à y consacrer ?). => A votre avis, que faire en priorité ?

Vous remerciant vivement, Bien à vous toutes et tous,
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Istanbul et côte lycienne en famille
Merhaba ! 😎

En famille, on vient de décider une destination voyage pour cet été: la Turquie.

La période serait du 4 au 18 août grosso modo. Au départ, on pensait partir un peu avant mais du 31 juillet au 3 août c'est Aïd El Adha, c'est peut-être un peu compliqué de visiter Istanbul dans ces conditions (fermeture des monuments et autres. Mais si l'ambiance est sympa pendant ces fêtes, on put changer d'avis)

Nous sommes 5: 2 adultes et 3 garçons de 17, 12 et 6 ans. Famille franco-espagnole qui vit en Andalousie (je dis ça au moment de comparer les climats en août, à Séville on a l'hbitude des 40 à l'ombre)

En principe, l'idée serait la suivante: combiner Istambul (5 jours: 4 au début, 1 à la fin du séjour) et côte lycienne (9 jours)

le 4, vol direct depuis Málaga (dans la soirée). nuit à Istanbul

5,6,7,8 -> 4 jours à Istanbul. Trouver un logement du côté de Karakoy ou Beyoglu.

Pour éviter les grosses chaleurs, j'ai pensé concentrer sur les matinées le côté monumental (Ste Sophie, Mosquée bleue, bazars, Mosquée Suleymaniye, Topkapi, etc).

L'après-midi, je cherche des options siestes, parcs ou zones ombragées, activités détente (hamam... mixte et/ou qui accepterait enfants? ça existe?), éventuellement piscine s'il y a...

Le soir, changer de quartier: bateau sur le Bosphore (il y a des bateaux-bus bon marché à recommander?), pont de Galata, zone Taksim, etc..

le 9, vol intérieur pour Dalaman (côte turquoise, province de Mugla) pour une grosse semaine (du 9 au 15). Voiture de location.

Et ensuite répartir le temps plus ou moins comme ça : 2 nuits à Dalyan, 2 nuits à Fethiye et 3 nuits à Kas ou Demre... C'est jouable ? Des conseils?

En vrac, j'ai noté: pour la zone Dalyan: plage Istuzu, site de Kaunas (en bateau) et bourg de Dalyan. bain de boue à Sultaniye

pour la zone Fethiye: Patara plage et ruines, vestiges de Xanthos, plage Oludeniz et criques du côté de Faralya. Village fantôme de Kayakoy.

pour la zone Kas: bourgs de Kas, Kalkan et Demre (et site de Myra), plage de Kaputas, excursion à Kekova et gorges de Saklikent, éventuellement site de Termessos.

le 16, retour à Istanbul (avion). le 17, un jour entier à Istanbul et départ le 18 pour Málaga.

Voilà pour l'instant où j'en suis. Rien de très concret. Des conseils ? Recommandations ? Des coins à éviter? (j'aimerais éviter le tourisme trop massifié et le littoral bétonné)

Merci d'avance pour vos réponses.
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Voyage familial de trois semaines en Turquie à l'été 2009
Nous partons en Turquie cet été en famille pour 3 semaines en itinérant avec une location de voiture.Il me reste 3 endroits à réserver l'hotelSur Istambul celui qui me plait est trop cher (hotel empress zoe) et celui à notre prix (sultan in ) peu être pas top ? Avez vous des suggestions ou remarques?Sur Ankara j'essaye de joindre l'hotel angora house connaissez vous un site internet ou un autre hotel sympa? Sur Konia très cher égalemment (hotel rumi), on est obligé de faire une pause entre Urgup et le lac d'égidir pour une nuit mais avez vous une autre idée?Ou un autre hotel? En Cappadoce nous avons très envie de faire le classique vol en montgolfière, avez vous des suggestions concernant l'agence à choisir et des conseils. Suggestions pour participer à une cérémonie de DERVICHES TOURNEURS. Merci pour votre aide et bon voyage à tous, M Laurence
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Transports pour itinéraire en Turquie
Bonjour à tous,

Je pars en Turquie cet été (juillet 2014) et j'ai du mal à trouver le bon compromis pour ce qui est des transports sur place (avion, bus, ...).

Voici mon itinéraire: 1/ Istanbul (3/4jours) => avion pour Izmir + bus jusqu'a Kusadasi 2/ Kusadasi (2 jours) pour Ephèse et Prième/Didym/Millet => ? 3/ Fethiye (2 jours) => bus 4/ Kas (2 jours) => ? 5/ Cappadoce => ? 6/ Istanbul (1 jour) puis retour France

Pour le moment j'ai réserver le billet d'avion aller/retour France-Istanbul et l'aller entre Istanbul et izmir pour rejoindre Kusadasi.

Après de nombreuses recherches je ne trouve que peu d'informations pour faire le trajet Kusadasi vers Fethiye.

En gros a part prendre l'avion avec des compagnies low cost (pegasus, ...) qui en plus obligent à prendre systématiquement une escale par Istanbul je n'ai pas trop de solutions...

Avez-vous déjà été confronté a ce problème ? Pour info, hormis le 1er trajet qui est réservé je peux changer l'ordre des villes sans soucis.

Merci d'avance de votre aide !!!
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Trois semaines en Turquie en itinérant
Nous partons avec nos 2 garçons de 9 et 11 ans en itinérant en location de voiture cet été juillet pour 3 semaines. Déjà lu pas mal de choses sur le forum et dans les guides lonely et routard mais suis en train de faire le parcours. Allons faire le classique istambul ankara cappadoce konia egidir ispatar antalya toute la cote mais pas au dessus d'ephèse retour istambul. Mais où s'arrêter sur la cote en évitant trop la foule et combien de temps pour que cela soit équilibrer ? Je pensais m'arreter à Beysehir ou konia?Cirali combien de jours?Puis Dalyan ou Akyaka puis presqu'ile datza ou didymes ou presqu'ile de resadiye? puis ephèse en dormant à ? ou guselcamlt ET finir par Pamukkale.Puis comment revenir à Istambul d'un coup ?Surement pas possible halte ?bURSA? Un spectacle de derviche tourneur intéressant?Ou?Vol en Montgolfière pas trop cher en Cappadoce bien? MERCI POUR TOUTES VOS INFOS ET BON VOYAGE A TOUS M Laurence
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Compagnie de ferry Espagne - Turquie (voyage camping-car)
Bonjour, je prépare un voyage d'un mois en Turquie en camping voiture +caravane je n'arrive pas a trouver de compagnie de ferry qui fasse la traversée soit au départ de Barcelone en Espagne Quequ'une connait il?^Par ailleurs, pensez vous qu'un séjour itinérant soit faisable en camping? Merci beaucoup

Au passage je veux remercier les voyageurs qui m'ont permis d'organiser mon trip en Allemagne cet été. Dans peu de temps je poste les adresse et bons coins!
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Transports pour traverser l'Europe de Rennes à Istanbul en douze jours?
Bonjour à toutes et à tous,

Ayant trouvé un billet d'avion pas cher partant d'Istanbul vers l'Asie (où je me rends cet été) mais habitant en France, je me dois donc de traverser l'Europe pour prendre cet avion. Je fais appel à vous tous pour savoir comment je pourrais traverser l'Europe en environ 12 jours, de Rennes à Istanbul. Je connais le Pass Global Interrail. Il serait intéressant que je prenne les 5jours de voyage pour 10 jours au total, mais le coût peut s'avérer tout de même plutôt élevé. Est-il possible de traverser en ne prenant que les transports en commun, tels que les bus, et un peu de train (ceux qui ne demandent pas de suppléments)? La carte Interrail permet-elle de prendre les transports en commun (bus) autant que les trains sans payer de supplément?

Je voudrais donc savoir si vous avez des idées pour cette traversée, que je prévois seule pour le moment, sachant que je suis une fille. Une traversée qui serait rapide, peu chère... Le stop me fait peur vu que je suis seule, donc je l'ai supprimé de ma tête.

Merci
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Turquie avec deux enfants (4 mois et 3 ans) en avril 2012
Bonjour,

Nous partons en Turquie pour un mois avec nos deux enfants de 4 mois et 3 ans. Nous désirons nous arrêtons à trois ou quatre endroits maximum. Il y aura Istanbul, la région de Cappadoce (probablement Gorëme) et un endroit au bord de la mer. Première question: quelqu'un a déjà fait le trajet Istanbul et Cappadoce en train? Est-il faisable de le faire avec de jeunes enfants?

Pour ce qui est du bord de la mer, nous hésitons encore. Nous recherchons un (ou deux) endroits paisibles où la plage est belle et avec de belles randonnées à faire dans les environs. J'avais opté pour la plage de Patara et son hôtel Flower Pension, mais celle-ci ne me parait pas aussi spectaculairement turquoise qu'à Bodrum, par exemple...Par contre, Bodrum me semble très touristique. Qu'en dites-vous? De plus, je me demandais si les randonnées à faire sur la voie lycéenne dans cette région (Patara) sont accessibles pour un enfant de trois ans? Également, je voulais savoir s'il y avait un endroit intéressant sur le bord de l'eau où Pamukkale serait accessible en excursion d'une ou deux journées.

Pour tous ces endroits, nous recherchons des hôtels ou petits appartements avec un budget très limités. Des suggestions?

Autre question peut-être absurde: est-il faisable d'apporter une poussette lors de randonnées en Cappadoce et sur la voie lycéenne?

Finalement, savez-vous s'il y a du lait maternisé disponible dans les régions visées?

Bref, tous commentaires sont les bienvenus!!
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Passage de frontière Turquie-Iran
Bonjour a tous,

nous avons passe la frontiere de bazargan avec Nissan Trade il y a deux jours et on voulait vous en faire profiter tant que que c'etait encore frais dans nos tetes.

Tout d'abord, il faut l'avouer cela a ete une experience assez eprouvante mais heureusement grace aux conseils de voyage forum nous etions sur le pied de guerre.

Les iranniens sont des gens formidables et on ne peut plus serviables mais pas ceux de Bazargan. Il est tres difficile de savoir a qui se fier et de comprendre qui est un officiel ou pas. Le mieux c'est encore de prendre son temps, de ne pas etre presse et de sentir si la personne en face de vous veut vous entuber ou pas.

Voici le topo :

Si vous traversez la frontiere sans vehicule les differents postes sont assez faciles a trouver et tout devrait bien se passer pour vous. Il faut juste esquiver les innombrables rabatteurs qui esperent vous vendre du rial a un mauvais taux.

Avec un vehicule cela se complique, il vous faut l'inevitable carnet de passage qui devra etre rempli par les officiels mais pour cela il ont besoin de l'accord du chef des douanes qui pour vous evidemment est impossible a trouver. Vous aurez besoin aussi d'une photocopie de votre visa et de votre passeport (1$ sur place!).

En ce qui concerne la procedure du carnet de passage il est impossible de s'en occuper seul. Il ne vous reste plus esperer qu'un irannien qui n'est pas dans le coup vous aide. C'est ce qui nous est arrive. Au passage nous en profitons pour nous excuser aupres de cet irannien anonyme qui nous a sorti de ce casse-tete, mais nous etions un peu sur les nerfs et pas tres sympa avec lui.

Les procedures concernant les entrees des etrangers sur le territoire iranien changent regulierement et il est dur de s'informer a ce sujet. Les rabatteurs le savent et en profitent pour vous raconter n'importe quoi. Il vous promettent des rabais sur des futures taxes qui en fait n'existent pas. Ne les ecoutez pas et ne leur faites pas confiance.

Bien une fois que vous avez rempli votre carnet de passage il vous faut encore descendre un km et vous arreter au police control. Celui-ci vous donnera encore quelques sympathiques papiers a tamponner et en profitera pour vous demander si votre vehicule est benzine ou dizel ? Ce n'est pas la peine de lui mentir il s'en rendra compte au bruit du moteur (j'ai essaye ca ne marche pas).

Donc comme vous possedez un vehicule diesel il vous faut payer une taxe :

La carte carburant a disparu en Iran et a ete remplacee par une taxe que vous payez a l'entree du pays. On vous demande votre destination et selon la distance vous paierez plus ou moins. Pour nous 177 euros pour aller de Bazargan au poste Turkmen le plus proche. Cela fait tout de meme pas mal d'argent et je n'imagine meme pas le prix pour aller au Pakistan !!!

Donc une fois paye on vous remet un papier avec votre point d'entree et de sortie ainsi que la duree de votre sejour et votre itineraire dans le pays. Ce papier est a presenter lors de la sortie.

Une fois que vous etes acquittez de tout cela vous pouvez quitter Bazargan et entrer dans le pays. WELCOME IN IRAN !

Voici pour notre experience et nous en profitons pour poser quelques questions aux connaisseurs de l'Iran.

- Nous avons prevu de quitter l'Iran par la frontiere pres d'Aschgabat et non celle mentionne sur ce foutu papier, est-ce un probleme ? - Nous n'allons evidemment pas respecter le trajet prevu sur le foutu papier est-ce un autre probleme ?

Merci et nous esperons que cela pourra etre utile aux prochains voyageurs qui passeront par Bazargan a moins que vous ne decidiez de passer a Sero beaucoup plus calme comme le sont parait-il tous les autres postes-frontieres iranniens. Excepte Bazargan !
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Réservation d'hôtel à Istanbul sans carte de crédit...?
Bonsoir,

Je compte très prochainement, effectuer un voyage à istanbul avec ma famille, et les hôtels demandent pratiquement tous, l'envoi par mail ou par tél des numéros de carte de crédit ( visa , mastercard.....) cependant nous ne disposons pas de ce type de carte de cartes internationales chez nous(pas en ma connaissance en tout cas). merci de nous orienter vers un hôtel plus souple pour la reservation ou nous indiquer svp d'autres moyens pour garantir la réservation.

cordialement ...
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Visiter la Turquie en camping-car
Je remarque que les spécialistes organisant des circuits en camping-car ne proposent plus la destination Turquie dans leurs catalogues.Quelle peut en être la raison : sécurité incertaine ou autres ?? Certains ont-ils visite ce pays récemment en camping-car ? Quelles sont vos observations ? Merci de vos informations .
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La Turquie c'est fini, cap sur la Syrie
La turquie est le premier pays du périple que je dois regarder vers l'arrière. Ces 3 premières semaines ont filé drolements vites, Faut dire qu'à pas rester en place, Les fourmis ont colonisé mes jambes.

Le dernier jour en Cappadoce n'a servi qu'à une dernière impégnation des lieux, chaque regard porté sur le paysage et sur les gens devant être les derniers, c'est avec une certaine nostalgie que je me préparais à quitter la Turquie. Ici, comme ailleurs je l'espère, je n'aurais pas eû à me plaindre comme un bon français. Tout a concouru à ce que mon itinéraire ne me laisse pas le temps de paresser, en tout cas juste assez pour que je ne sois pas aussi fatigué que lorsque mon emploi du temps était dicté par la sacrosainte trilogie "métro-boulot-dodo". Mon rythme s'est adapté aux exigences hyper-contraignantes du voyage et je ne m'en porte étonnemment pas plus mal. Pour vous donner une idée, hier soir (jeudi), je me suis couché à 21h30 et sans me plaindre!! Tout fout le camp, j'vous jure...

Récapitulons point par point pour peut-être vous donner quelques clés si l'envie vous prend de traverser le Bosphore. Le cout de la vie est moins cher que l'Europe de l'ouest mais reste tout de même relativement élevé par rapport à mes expérience précédentes. Mon lit, qu'il soit en chambre individuelle ou en dortoire, m'a couté entre 8 et 15 euros par nuit. Les repas tournent autour de 5-8 euros tout compris et les visites souvent payantes à hauteur de 10 euros (Sainte-Sophie, Topkapi, Pamukkale, Ephèse et autres...) La bière Ephes est le raffraichissement nationale et une bouteille d'1/2 litre vous en coutera environ 2 euros. Dernière chose, le prix de l'essence explique le cout de la vie relativement élevé ici, le prix d'1 litre de super revient à plus d'1, 5 euros. Je ne suis pas un spécialiste d'auto-moto mais il me semble que c'est encore plus cher que chez nous! Un conseil donc, si vous viendez ici, prendez pas la voiture mais le bus.

Dans un autre registre, question nourriture, c'est délicieux. Je n'ai jamais que rarement eû des certitudes sur ce que je commandais, et pourtant je n'ai jamais rechigné à finir mon assiette voire même à re-commander un 2ème plat tant c'est bon. Ca déborde de légumes, d'herbes, de parfums. En plus, les desserts sont à la hauteur de leur réputation. Pas moyen de quitter la table sans être rassasié. Que demande le peuple?

Au niveau des gens rencontrés, les stambouliotes sont des gens plutôt sereins et tranquilles malgré le fait qu'ils partagent une ville de 15 millions de personnes et qu'ils se serrent du matin au soir dans les tramways, sur les ponts, dans les rues, partout! Ensuite, à mesure que l'on s'éloigne de l'Europe, le folklorique (pour moi, le parigo) pèse un peu plus. Tout est plus mora-mora (tranquille-tranquille) comme disent les malgaches. Pas besoin de se presser de toute façon, ça ne fera pas avancer le chmilblick plus vite. Les turcs sont des gens hauts en couleurs, contents de vivre et fiers de leur pays.

Les paysages, quant à eux, sont très tourmentés. La montagne enserre le pays souvent secoué par les tremblements de terre. Temoins de cette activité, les sites antiques rappellent que les romains non plus ne savaient pas ranger leur chambre! La Capadocce est, elle, grimpée sur un haut plateau (1200m) et est à l'inverse plutôt plate ce qui permet souvent de pouvoir voir à une centaine de kilomètre à la ronde. Manque peut-être quelques plages de sable fin, mais ce n'est pas l'essentiel tant la diversité est criante et seul le plus blasé des blasés pourrait revenir là-dessus.

Le soleil s'est donc couché sur ma présence ici, le bus de 20h30 m'arrache à Göreme. Au petit matin, je suis à Antakya dans le brouillard. C'est pas qu'il fait gris mais les nuits dans le bus réservent toujours des réveils au radar. Ne reste alors plus qu'à changer de bus pour traverser la frontière d'avec la Syrie jusqu'à Aleppo, 2ème ville du pays. Je n'ai plus en poche que 1, 90 YTL ou un peu moins d'1 euro de mes devises turcs. J'ai eû le compas dans l'oeil et n'aurais pas à rechanger l'argent retiré en Turquie. Bon calcul mon gars!! Sur la lancée de mon bus nocturne, à peine monté dans le nouveau, Morphée repasse dans les parages ne laissant de moi qu'un tas de viande fraiche mais sans vie. Je suis tiré de là par l'agitation dans les rangs passagers du fait de la frontière toute proche. Les alentours sont légèrement valonnés et la végétation peine à se faire une place au soleil au milieu des cailloux qui pululent. Alors que le poste frontière apparaît au loin, le bord de la route se peuple d'une faune iconoclaste : des dizaines de voitures couchées, retournées depuis des années attendent là que la fourrière veule bien d'elles. C'est assez perturbant au réveil, espérons que la traversée se fasse sans peine au contraire de ceux qui ont dûs laisser leur véhicule ici. Dieu seul sait d'ailleurs ce qu'ils sont devenus... Un policier monte dans le car et se saisit des passeports de tous les passagers. Je n'aime pas trop me séparer de mon passeport mais admettons... C'est pas le moment de la ramener! De toute façon, j'ai pris la précaution de faire faire mon visa syrien à Paris, ce qui était de loin la meilleure des solutions. Dans le bus, un touriste polonais avec lequel je discute n'a pas pris cette initiative et le pauvre stresse un p'tit peu... Quelques minutes de patience m'auront finalement suffi à récupérer mon bien. Au final, pas de fouille personnelle, pas de fouille de sacs, aucunes questions sur le pourquoi du comment de ma présence. Les doigts dans le nez en quelque sorte.

Pour le polonais, les choses seront toutes différentes. Le bus partira sans lui qui a dû se démener pour faire valoir ce à quoi il n'a pas droit puisque sans visa au préalable. C'est triste pour lui qui a peut-être dû rebrousser chemin, mais la vie continue, et ma route aussi.

Dès la frontière passée, le bus s'arrête pour faire le plein, l'essence de ce côté là, on pourrait la donner tant elle semble bon marché. Depuis ma place, je vois le compteur défilé : 1 litre toutes les 5 secondes soi le débit d'un robinet moyen. Mais peu importe le débit pourvu qu'on ait l'essence pas chère et rien qu'à voir l'empressement du chauffeur pour quitter la route et s'arrêter ici... La route justement est toute différente que l'on soit d'un côté ou d'un autre de la frontière. En Turquie, elle est régulièrement lisse. En syrie, le goudron est raffistolé ci et là pour qu'il soit le plus plat possible. C'est un bel effort mais ça secoue quand même en ligne droite. De part et d'autres de la route tout est très caillouteux. Seuls quelques oliviers ont réussi à faire leur trou dans cet environnement pas facile quand on est un arbre. En fait, dès qu'il y a un espace libre, les paysans font pousser les zitounes et selon là où se pose le regard c'est cailloux-land ou olive-city. Autre chose frappe également le regard, c'est la masse des déchêts où que ce soit, amassés de façon anarchique. Les sacs plastiques rencontrent les bouteilles vides qui jaugent les cartons du regard qui défient les autres détritus en tous genres. C'est très sale et ça n'est sans doute pas la première préoccupation des gens du coin voire de ceux qui passent là une fois dans leur vie et qui doivent déverser tout ce qui leur appartient de déchets par les fenêtres de leur voiture. Le recyclage a encore du chemin à faire et les mentalités aussi... Je n'avais rien remarqué de tel en Turquie, c'est un petit choc visuel pour mes yeux d'occidental embourgeoisé. C'est sûr en tout cas que si je fréquentais plus les lieux, je prendrait ma fourche pour piquer le cul des pollueurs de tout poil et commencerait à regrouper les immondices parce qu'à ce rythme, force est de constater que dans quelques années, il y en aura vraiment partout!

D'ailleurs, c'est intéressant de constater que les déchets ne sont plus là dès qu'on entre en ville, à croire que les campagnes sont la décharge des citadins. Aleppo est peuplée de 4 millions de personnes, les habitations du pourtour sont le plus souvent un empilement de parpeints. Dans le centre, même si un peu plus joli, tout porte à croire que Mr Leroy Merlin n'est pas de la région. Les immeubles sont le plus souvent noirs de la circulation sans pots catalytiques qui m'encombre les narines à ma sortie du bus. C'est pas que c'est la première fois pour moi, mais la différence avec la Cappadoce et Göreme (2000 habitants - 400 véhicules) est criante de contraste charbonné.

M'y voilà donc en compagnie d'une japonaise avec laquelle je cherche mon chemin dans les rues de cette ville inconnue. Je suis avec mon LP en main et dès que j'y jette un oeil, c'est comme si toute la ville s'interrogeait de ma destination. "where are you going?", "Speak english?". Il ne faudra pas 5 minutes pour comprendre que les syriens sont très sensibles au sort d'autrui. On ne peut pas se tromper, même si les gens savent ne pas parler l'anglais et donc parler avec nous (la japonaise Moto et moi), ils feront tout leur possible pour nous faire leur description gestuelle de notre chemin. C'est bon de savoir ça pour la suite en tout cas, moi qui ai toujours tendance à me perdre... Le fait de marcher en compagnie de Moto me "dévoile" aussi autre chose, les syriens (hommes) n'ont d'yeux que pour elle, ne perdant pas une miette de cette jeune femme se promenant pourtant habillée comme si elle était nue. Il faut dire qu'Aleppo est une ville assez concervatrice et que plus de la moitié des femmes locales y marchent voilées. De nombreuses d'entre elles sont couvertes des pieds à la tête, certaines ayant également un voile recouvrant les yeux. Pour moi qui entends tant voir, tant sentir, tant ressentir dans les mois et les années qui viennent, c'est assez troublant mais soit.

Je finis par dénicher mon hotel après 30 minutes de marche avec mes 16-18 kilos sur le dos, j'ai chaud. Celui-ci comme tous les hotels bon marché de la ville se trouve dans le même quartier. Dans ma rue, situation bizarre, les enseignes sont soit des hotels soit des vendeurs de pneus, et ce, sans exceptions. Mais bon, tant que ma chambre ne sent pas le caoutchouc brûlé, c'est tout bon. Au moment de conclure l'affaire avec mon nouvel hôte, j'en viens à une nouvelle évidence, la Syrie est un pays où on DOIT marchander. Le prix initial est (en convertissant) de 25 euros, j'arriverais au final à le faire descendre à moins de 10!!!! C'est une bonne leçon merci de la retenir!

Il est 14h passées, juste le temps de prendre le temps de rien faire avant d'affronter la ville et sa circulation. A 15h30, assez trainé, en route! Equipement léger, ballade au rythme tonique.

je m'engouffre dans le flot des piétons et commence ma tournée papale, du genre de celles où on dit bonjour en levant la main ou en se frappant le coeur tous les 2 mètres. "Salaam Aleykum" par ci, "merhaba" par là. Et merde, je ne suis plus en Turquie, le 2ème exemple n'est plus valable... Moi qui m'étais fait fort de développer mon turc, on peut dire que ça vaut pas lourd en Syrie. Nouvelle leçon : Développer mon arabe. Et pour ça, les vitamines ne feront pas de mal, rendez-vous donc pour un chicken kebab à emporter qui sciera à ravir à mes babines affamées. Prix avec une boisson : 0, 50 centimes d'euros, qui dit mieux? Je fais mon tour du jour dans le quartier chrétien de la ville décrit dans le LP comme étant le plus agréable. Les rues sont pavées, étroites, entourées de boutiques de mode locale. C'est le sentier version Aleppo! Le parcours des rues étant le même depuis des siècles, de nombreux chemins perpandiculaires où une voiture n'aurait pas la place de circuler passent sous des arches tenus par des murs aux pierres apparentes où des portes mystérieuses sont fermées cachant on se sait quel secret. Le LP avait raison, c'est comme marcher dans une cité médiévale sauf qu'ici, à l'inverse de la Turquie, tout est debout et respire l'activité. De vieilles églises ponctuent également le chemin de belle manière. Sur le chemin du retour, cherchant autre chose qu'un plat composé de pain, je me fis fort de dénicher une petite auberge locale servant un fameux couscous, mon premier, un régal! La nuit est tombée, je rentre par la grande rue commerçante locale, illuminée d'enseignes colorées, c'est piéton et plaisant. Il fait autour de 20°, une petite laine n'est même pas nécessaire, encore un grand écart à faire par rapport à la Capadocce dont j'ai encore oublié le nombre de P et de C!!!!

Je rentrerais à l'hotel avant 21h30 et me garderais juste assez de temps pour me mettre plein de son dans les oreilles. Ici le dépaysement est garanti d'une facture peu onéreuse. Et comme je n'écoute pas mon baladeur lorsque je suis à l'extérieur pour mieux m'imprégner de tout, le fait de m'en équiper quand je rentre n'est que régénération à grandre échelle. Le sommeil viendra de lui-même avant minuit, j'ai du mal à me reconnaître...

Seulement, coucher de bon heure, réveil à fond la forme! A 9h je suis debout, devançant l'appel du réveil pourtant bienveillamment programmé avec "Sly & the Family Stone". Pas de petit dèj' à l'hotel, c'est en option; on verra bien en route! Il faut qu'aujourd'hui (jeudi), je bouffe Aleppo par les 2 bouts. Je vais sans doute continuer à descendre vers le sud dès le lendemain, grand besoin est donc de forcer l'allure. Pour ce faire, j'emprunte une route diamétralement opposée à celle de la veille; le but : la citadelle et le souk (classé à l'Unesco). En quelques centaines de mètres, je suis déjà paumé. Mais vaille que vaille, pas question aujourd'hui de faire demi-tour, je vais bien au moins à un moment apercevoir la citadelle qui trone sur une grande colline au centre de la ville. Et j'avais raison, après 15 minutes au hasard, j'aperçoit au loin la fière batisse, mais elle est pas dans la direction empruntée, résultat j'ai bien fait de la voir sans quoi j'aurais fini à Bab-El-Oued! Virage à 90°, je ne suis plus perdu. Sur la route, la grande mosquée m'accueuille. Un enlèvement de chaussures plus tard, je suis à l'intérieur, on n'entend plus le vacarme du traffic, juste le mysticisme qui s'élève de ce lieu. Mais la route est encore longue, retour dans le vacarme. Au loin la citadelle. Une nouvelle recette pour un nouveau kebab me redonne de l'allant et alors que j'y arrive, c'est comme si tous les enfants d'Aleppo s'étaient donnés rendez-vous pour m'accueuillir. Ils ne veulent rien d'autre que rigoler et passer du bon temps, comme moi en somme! Je resterais là pas loin d'une heure à essayer de baragouiner des mots d'arabe appris sur le pouce. Ca ne va pas très loin mais eux sont tous éclatés de rire; et plus je baragouine plus ils rigolent! Bon public!! Pour finir, une petite émeute lorsque je sors l'appareil photo, tous les enfants veulent être dans le cadre mais ils sont tellement nombreux que c'est impossible. Résultat, je prendrais 15 minutes de plus pour prendre des clichés de tout le monde par groupe d'une dizaine de petites têtes blondes, ou pas d'ailleurs.

Extraction de cette masse itinérante à mes côtés en douceur, tout le monde en a eu pour sa joie, je m'attaque à la forteresse. C'est assez bien conservé, assez grand pour à nouveau ne plus entendre le bruit des voitures, et de là-haut, on surplombe toute la ville. A l'intérieur également, d'autres enfants qui chantent, dirigés par leur professeur. Ils doivent être plus de 100 et leurs cris résonnent comme un virage de supporters, en plus aigû quand même... Ca frappe des mains, ça rit, ça se chamaille, comme des enfants. La visite de la citadelle durera le temps d'en voir le maximum et alors que je commence à en avoir plein les pompes, il est temps d'y aller. Le souk ne risque pas d'être reposant alors il convient de ne pas user toute son énergie dans un chateau inhabité depuis des siècles, parce le bazaar, lui, est habité et pas qu'un peu.

Tout le souk est couvert. En comparaison avec celui d'Istanbul, c'est beaucoup moins clinquant et beaucoup moins haut de plafond, mais l'âme est bien là. C'est aussi beaucoup plus rustique, par exemple de nombreux bouchers y vendent leur viande, à commencer par des têtes de chèvres qui trônent devant les étales. Végétarien, passe ton chemin. Carnivore, essaye encore. Mais plus tard alors, bien plus tard... Dans ce maelstrom de boutiques, on est sollicité de toute part. "Vous êtes français? Bienvenue mon ami! Tu n'achètes pas, c'est pas grave mon ami" Comme je suis bien luné, je m'arrête dès qu'on m'adresse la parole. La traversée prend des heures, je me perds encore et encore mais là encore, le coeur y est. Je m'arrête dans plusieurs mosquées, boit le thé avec les tenanciers des boutiques, touche le tissus, humme les parfums, évite les porteurs de marchandises. Le lieu a comme une vie propre, une ville dans la ville. Une ville qui aura eû le talent de me vider de toute mon énergie. Après 2, 5 heures dans le bordel, je suis vidé, méconnaissable. De toute façon, le soleil va se coucher et je risque de l'y accompagner de bon coeur.

Une dernière chose quand même car on est pas des bêtes, un nouveau couscous des familles accompagné d'une bière sans alcool. Le retour à l'hotel se fera vers 18h plein les jambes, plein le gosier, plein les narines, plein partout. Je m'écroule à 21h30, je sais déjà que demain est un autre jour et que j'aurais encore de la route à faire. Les astres m'emmèneront sur la route d'Hama, à moins que ça ne soit encore un bus, 150km plus au sud. Quelque chose me dit que j'aurais dû demander dans le souk s'ils ne vendaient pas un tapis volant, ça serait pas de refus.

Le début du voyage ressemblait à un prolongement de l'Europe, mêmes chiffres, même alphabet. Ici le dépaysement est garanti et c'est exactement selon j'avais envie. C'était même le plan original avec un départ de Turquie, porte vers le Moyen-orient et vers l'Asie, pour pousser toujours plus à l'est. Pour l'est on verra plus tard, c'est le sud qui nous intéresse ici. La Syrie devrait me retenir de ses petits bras musclés une grosse semaine, viendra ensuite le tour de la Jordanie. Ca n'est d'ailleurs pas impossible que tu n'ai de mes nouvelles que d'ici là car je n'ai pas encore trouver de liaison internet WIFI pour faire circuler mon récit. J'ai tout de même été dans un cybercafé pour me rendre compte du réseau local. A titre d'exemple, c'est impossible de se connecter à Facebook que ce soit à Aleppo ou à Hama. Je peux quand même me connecter à over-blog, mon cher hébergeur, mais le service n'est pas assez rapide pour que je te fasse profiter de tout, un peu de patience donc...
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Hôtel Sueno Beach à Side (Silence Park)
Bonjour,

Quelqu'un pourraot-il me donner quelques renseignements sur l'hotel Sueno Beach à Side (restaurants, chambres, villas dans le parc, animations, langues....)? Il vient de changer de nom et s'appelait avant Silence PArk ?

Merci !
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Voyager à vélo avec bébé, pas facile!
Bonjour! mon mari et moi avons déjà beaucoup voyagé à vélo, notamment lors d'un voyage de Istanbul à Bangkok de 11 mois. J'étais enceinte au retour de ce voyage et nous avons tout de suite imaginé avec plaisir les weekend et vacances à vélo que l'on allait faire à trois!

Nous avons acheté un chariot et deux trois autres bricoles et nous nous sommes lancés la première fois quand notre fille avait 6 mois. Bon, c'était pas le top. La journée c'est plus ou moins allé mais la nuit en chambre d'hôte elle n'a presque pas dormi, c'était les grosses crises (faut dire qu'elle a eu beaucoup de peine à faire ces nuits).

On est reparti plusieurs fois depuis mais c'est de pire en pire: elle ne veut pas rester dans le chariot (sauf pour la sieste mais qui est généralement courte) car elle a la bougeotte et s'ennuie... Alors elle hurle pour manifester son mécontentement.. Pourtant on lui donne des jouets, livres et on s'arrête souvent pour regarder les animaux etc. (j'avoue que l'idée m'a effleuré de lui donner un I-pod avec des films dessus, juste histoire qu'elle nous fiche la paix! mais bon, je n'ai pas concrétisé, mon mari avait l'air horrifié quand je lui en ai parlé 😉) Nous n'avons jamais essayé la tente, je n'arrive pas à imaginer qu'elle puisse s'y endormir...!

Elle a maintenant 18 mois et dernièrement nous avons acheté un camping car. On vient d'y passer la première nuit et s'était aussi la cata...trois heures pour l'endormir avec les voisins qui te regardent de coin à cause des hurlements. Epuisant... pourtant à la maison elle dort très bien maintenant. C'est très frustrant quand on aime bourlinguer et quand on lit que des beaux récits sur le voyage avec les enfants...

Alors voilà toute cette tartine je l'ai écrite pour me défouler un peu et surtout pour demander des avis et des conseils à d'autres parents qui voyagent, à vélo ou autrement. Est-ce que on est les seuls dans cette situation ou avec-vous connu cela aussi? Est-ce que ça va s'améliorer avec le temps? Pensez vous qu'il faut persévérer et continuer à bouger pour l'habituer ou vaut mieux attendre qu'elle soit plus grande?

Merci de m'avoir lue!
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Pamukkale, Hierapolis, Aphrodisias jusqu'à la grande Bleue (Turquie)
J'avais beau en avoir plein l'Ephèse, j'étais toujours pas rassasié. Et quitte à être entouré de vieille pierre, autant poursuivre les visites.

C'est pourquoi après avoir tourné dans Selçuk jusqu'à ne plus pouvoir me perdre, il était temps de tout remettre en cause et de se perdre à nouveau. 2 possibilités : la route du sud ou la route de l'est. Le programme des 2 itinéraires étant assez semblables, autant me rapprocher de la Cappadoce qui sera de toute façon au programme. La route de l'est est donc la vainqueur d'une courte tête, permettant de gagner quelques jours car le temps défile inexorablement et je dois encore "visiter" la Syrie, la Jordanie et l'Egypte dans les 7 semaines qui viennent. Pamukkale, nous voilà!!

Seulement, pas de bus directs entre les deux villes qui sont trop petites et la saison trop creuse encore que bien fréquentée malgré tout. Il faut dire que les touristes actuellement en Turquie sont du genre organisés à l'avance en tout cas bien plus que votre serviteur dévoué. Dans le bus au départ de Selçuk, je suis encore le seul gringo. Tous mes co-passagers, du cru. Le trajet doit durer de 2 à 3 heures et ne me fera pas mentir cette fois ci. J'arrive à ma correspondance toujours chargé comme un âne, et doit chercher la compagnie qui dessert Pamukkale à quelques minutes seulement d'ici. Je cherche, on me repère; je suis aussi remarquable qu'une girafe au milieu des goélands. Et comme ma destination du jour est comme écrit taille "4 par 3" sur mon attirail du fait du caractère touristique de celle-ci, je suis finalement sur des rails même si à une gare routière. Après les formalités pécuniaires effectuées, on me conduit à mon véhicule, une vieille camionnette Peugeot qui ne passerait en aucune façon le contrôle technique dans notre beau pays la France. La Turquie de l'est montre son nouveau visage : c'est un peu plus roots qu'à l'ouest et ça ne devrait pas se démentir à mesure que je m'éloigne de l'Europe. Dans le combi cependant, c'est le même topo qu'ailleurs, je suis seul au milieu des locaux qui rentrent chez eux après avoir fait leurs courses de la semaine à la ville. Je pose mon sac en soute au milieu de cartons en tout genre. Au cours du trajet, le minibus s'arrête où bon les passagers lui disent de stopper. Pas de dépose obligatoire à l'arrêt d'autobus, elle est déjà loin la RATP. J'aperçois rapidement le but de mon itinérance du jour, une montagne couverte d'un blanc immaculé dominant le bourg sensé m'accueuillir. Seulement, c'est la première fois que je viens dans le bled et n'ai donc malgré tout aucune idée de là où m'arrêter. Un doute m'assaille : on a doublé Pamukkale, c'était pas écrit dessus et mon chauffeur trop occupé par un rythme de vie en deçà de la 1ère vitesse ne m'a pas prévenu. je me maudis une nouvelle fois mais rien de grave, c'est une ligne de bus de proximité, je n'aurais qu'à la prendre dans l'autre sens une fois le terminus atteint. Le terminus, c'est la vrai Turquie, pas un hotel, pas un vendeur de cartes postales, seulement des échoppes de casseroles, de piments ou de toute autre chose indispensable à la vie locale. Je patiente quelques minutes ici le temps pour la relève routière d'arriver. Me revoilà dans un autre minibus des années 60-70, en train de rebrousser chemin, et quand on arrive à Palukkale pour la 2ème fois, cette fois-ci, je descend. Les hotels sont de retour, reste plus qu'à en choisir un sympathique, à poser mes affaires et à apprécier le coucher de soleil qui tombe sur le village de quelques milliers d'âmes. Direction : la fameuse montagne. Au pied de celle-ci qui ne se trouve qu'à quelques pas de mon nouveau domicile, un lac, ses oies et ses canards. Le temps de prendre un raffraichissement, quelques photos, de remarquer de nouveau le ballet des autocars chargés de visiteurs autoguidés, il fait nuit, je rentre m'en mettre plein la panse et t'écrire un nouvel article, qui précisons-le pour la forme, me fera veiller encore jusqu'à pas d'heure. Sur le chemin du retour, je croise un camelier et son chameau, ici pour proposer une ballade exotique et onéreuse aux gens de passage. après lui avoir vaguement promis qu'on se reverrait le lendemain, je poursuis mon retour. Je tombe alors, et il fait déjà noir comme dans le cul d'une poule, un semblable; sac à dos, casquette, volonté de fer. Il s'appelle Mikhail, il est russe et voyage avec un sac de 25 kilos. 25 kilos??? et pourquoi faire me direz-vous si vous êtes un poil curieux. Et bien Mikhail voyage en faisant du stop et en dormant à gauche à droite sous sa tente dès qu'il rencontre une forêt à même de l'accueuillir. Quel courage!! D'autant que ce soir là, il devra faire le tour du site touristique qui est très rentable donc très surveillé par la police locale, Il est pas couché celui-là non plus mais pour des raisons différentes. Moi qui dors sous un toit et qui mange chaud au moins une fois par jour, je serais très content ce soir là, de lui indiqué où trouver un robinet où il pourra remplir sa bouteille pour sa soif ET sa toilette. Mikhail est d'ailleurs très propre sur lui ce qui doit nécessiter des trésors d'ingéniosité. On se quitte là-dessus en s'échangeant nos cartes de visite comme 2 bons commerciaux dans un salon automobile et en espérant se revoir car pour les prochaines semaines, on va suivre à peu près le même itinéraire. Diner chaud donc et pas de repos pas mérité puisque j'ai pas foutu grand chose aujourd'hui. J'écris, j'écris et écris encore. Il sera bien temps le lendemain d'être fatigué alors que j'irais gravir les montagnes sous la chaleur abrutissante.

Le lendemain donc, réveil délicat de coutume pour profiter du petit déjeuner offert par mes hotes hoteliers. On s'équipe : j'ai mon oeuf, ma bouteille et let's go!! Si tout marche comme prévu je verrais cette fameuse montagne en long, en large et en travers, et devrais aussi tomber sur les ruines d'une nouvelle cité perdue : Hierapolis. 2 en 1, dans la même journée, on s'accroche...

Il est 11h quand j'arrive au pied la montagne aperçue la veille. Nouveau droit d'entrée d'une dizaine d'euros dont je m'acquitte avec fatalité imaginant Mikhail tromper la vigilance des gardes et escaladant des rochers à pic pour éviter cet impot pour visiteur à la journée. Après avoir progresser de quelques mètres seulement dans mon a scension et alors que j'arrive à peine au niveau sédimenté de blanc, un policier me reprend de volée, il faut grimper pieds nus. Le temps que je comprenne que ce n'est pas une blague en regardant les autres couillons pieds nus aux alentours; je me déchausse et continue. Les 2 raisons du déchaussage sont simples : c'est très glissant et les chaussures érodent la blanche paroi délicate. A mesure que je monte, je surplombe la montagne en contrebas. L'eau a dessiné là de courbes harmonieuses et echaffaudé ce qui pourrait être de petites piscines naturelles si elles étaient encore remplies de la dîte eau. Avec le liquide, les reflets promettaient comme sur les cartes postales du lieu des photos magnifiques mais même sans ça, la blancheur rend le l'endroit irréel. Je ne me suis pas trompé, Pamukkale, c'est bon pour c'que j'ai!! j'atteinds, malgré mes efforts pour transformer l'ascension en un exploit sportif, le sommet en 20 minutes. De là, on domine le village et la vallée tout autour. Seule ombre au tableau, le lieu tient autant de la carte postale que du zoo. Les clics des appareils photos sont audibles partout autour, les veaux sont ici chez eux. Certains se baignent les uns en dessous des autres dans un sillon creusé pour charrier l'eau qui explose d'une source thermale encore en amont, charriant avec elles les microbes de ceux qui se baignent en haut sur les corps inanimés de ceux qui s'ébrouent plus bas. Je passe mon tour et poursuis. Mon apprentissage des micoses attendra encore un peu.

Je coutourne la montagne en longeant un chemin prévu à cet effet. Tout à gauche est blanc, tout à droite est désordre de cailloux. Un petit effort de compréhension, et là, ça saute aux yeux, Hiérapolis a été construite puis détruite juste au dessus du paradis blanc et de ses eaux thermales et chaudes. Contrairement à ce qui est dit dans Asterix, ils sont pas fous ces romains. Pas besoin de s'emmerder à construire à des kilomètres si de l'eau chaude jaillit du centre de la terre à un endroit E. Les ruines d'une ville contenant jadis plus de 100.000 habitants sont donc sous mes yeux ébahis et devant mes pieds contents de les trouver juste là!! L'enchainement des 2 sites est donc immédiat, je n'aurais pas à me perdre aujourd'hui. De plus, à mesure que l'on s'éloigne des eaux réparatrices des sources chaudes, les quidams en sandales et chaussettes se font également plus rare. 2 bonheurs pour le prix d'un, c'est plus qu'il n'en faut pour me sur-satisfaire!!

Les colonnes, les temples à l'allure autrefois opulents et désormais branlants, les rues pavées depuis 2000 ans, l'amphithéatre et tous ses potes sont de retour. Ca valait bien un oeuf dur!!! Et une nouvelle promenade sous le soleil! J'y passerais toute l'après midi du fait de la distance à parcourir pour évaluer à sa juste valeur le spectacle qu'il m'est vendu de découvrir. Ne resta plus qu'à attendre le coucher de soleil pour finir la journée en beauté et en clichés. Perché sur un promontoir dominant la montagne à l'abri des moutons, en musique pour parfaire la chose, je me suis même assoupi quelques minutes emporté que j'étais dans une béatitude exquise. Le couché de soleil fut évidemment à la hauteur du reste, et à la nuit tombée, je rejoignis mon hotel pour me remettre de mes émotions et remplacer l'oeuf orphelin d'une nourriture plus abondante. Il va sans dire que comme il n'y a pas beaucoup de backpackers (touristes sac-à-dos) en cette saison, je me suis allongé dans ma chambrée pour paufiner une nouvelle soirée d'écriture et satisfaire ainsi je l'espère ta soif d'autre chose.

Tout s'est d'ailleurs enchainé tellement vite ce jour là, que je n'ai pas pensé à quoi faire le lendemain. J'avais originalement prévu de quitter Pamukkale mais j'y resterais finalement une journée de plus ne voulant céder à l'urgence d'une fuite dont j'ignorais la voie vers la sortie. Il fut donc convenu d'une excursion organisée sur un nouveau site antique et évocateur : Aphrodisias, à environ 1h de là. Aphrodisias!! Hummmm, j'en ai l'eau à la bouche!!!

Le réveil du vendredi fut toujours aussi difficile (je t'en prie, ne m'en veux pas de l'écrire c'est juste que c'est vrai!) et le petit déjeuner toujours au programme. Un nouveau minibus doit m'amener en compagnie de nouveaux compagnons vers Aphrodisias à 10h. Et, comme les touristes free-lance sont toujours aux abonnés absents, nous ne seront que trois à nous y rendre et ce, bien qu'Aphrodisias soit considérée comme le seul site de la région a pouvoir tenir la comparaison avec Ephèse. Se joigne donc à moi, Jean-François (Jeff), ancien habitant de la célèbre rue de Montreuil 75011 Paris (le monde est petit) avec qui je passerais un petit bout de temps, et une japonnaise dont le nom m'échappera en raison d'une discrétion toute nippone. Et comme nous ne sommes que trois, nous irons sur place en voiture, conduit par un habitant de Pamukkale. Sur le trajet, grande discussion avec Jeff qui me rend méfiant lorsqu'il me dit qu'il travaille au Figaro mais qui se révèlera finalement un chouette compagnon de route dont je partage les idée avec joie, d'autant plus qu'elles sont proches des miennes. En arrivant à Aphrodisias, et bien qu'aillant payé pour le transport, on se voit extorqué de frais de parking (2, 5 euros) alors que nous sommes quasiment les seuls sur place. Il n'y a pas de ville récente aux abords du site, donc un véhicule est obligatoire comme l'est donc l'acquittement des frais de parking. Mais on n'est pas venu jusqu'ici pour se taper dessus avec le chauffeur donc on divise par 3 et on va visiter avec le sourire comme des imbéciles heureux. En quittant le chauffeur, un type nous dit qu'il faut attendre le "tracteur service". On attend 3 minutes et un tracteur tirant un remorque couverte arrive. On monte dans la remorque alors que le tracteur doit nous conduire à l'entrée principale. Le trajet s'effectue en moins de 2 minutes et environ 200 mètres, juste le temps de traverser une route. Heuresement cette fois-ci, on ne nous demande rien... C'est folklo' comme une ballade en tracteur tirant une remorque. On s'acquitte également, et comme prévu cette fois, du droit d'entrée sur le site et on est parti. Je fais la visite avec Jeff, la japonnaise a disparu. on retrouve une nouvelle fois un amphithéâtre (7000 places), des bains, des colonnes mais tu connais maintenant la chanson... Jeff est intarrissable sur l'histoire du lieu et comment il s'articule, ça me change des visites façon "nez en l'air" et c'est pas pour me deplaire. On déambule comme ça pendant quelques heures rencontrant à peine une centaine d'autres personnes évidemment toutes droits sorties de leur bus climatisé. On est pour ainsi dire seul dans ce décor de péplum. Seulement, à mes yeux de profanes qui découvre les mêmes pierres depuis pas loin d'une semaines, je suis un peu déçu en comparaison de ce que je m'attendais à voir. Aphrodisias a été détruites par les tremblements de terre et submergée par des coulées de boue si cela ne suffisait pas. Et alors que je m'apprête à émettre un avis définitif sur l'endroit, on se dirige vers une struture inédite dans mon odyssée : un stade.

J'entends déjà les supporters de tous bords demander si ça vaut le Parc des Princes ou le stade de Gerland; et j'ai envie de leur répondre : Ô que oui!!! Le stade est construit tout en longueur comme dans Ben-hur pour ceux qui s'en souviennent; la piste centrale doit mesurer dans les 200 mètres de long (2 fois plus longue qu'une piste dans nos stades contemporains) pour une vingtaine de mètres de large. Et autour des gradins construits à la manière de ceux des amphithéâtres. Et si le théâtre fait 7000 places, le stade doit approcher les 40.000!!!! et en plus il est remarquablement conservé ce qui ne gache rien puisque tout ou presque autout est en mille morceaux. Autre chose : alors que nous y restons pas loin d'1/2 heure, on y croise que 4 personnes qui se fondent de toute façon dans la masse de l'édifice. On est seul au monde dans cette ville fantome, dans cet ancien lieu de divertissement autant que d'exutoire, c'est l'Hymne à la Joie Vs Vercingétorix!! On ne s'en va même pas de l'endroit à cause d'un groupe bruyant qui arrive mais juste parce que le chrono n'attend pas et que notre japonnaise et notre chauffeur risque de nous attendre bien longtemps si je laisse parler mon coeur! En quittant le lieu, on se dirige cette fois vers la sortie qui nous fera admirer un arc de triomphe quasiment complet de démesure et de colonnade ainsi qu'un musée regroupant les pièces les plus précieuses découvertes ici : Bas-reliefs, sculptures, outils, vases, tout y est mais j'en ai plein les pattes et le stade avait déjà achevé de me convaincre donc on retourne à nos nippons, on ré-emprunte le tracteur obligatoire remplaçant 4 minutes de marche hypothétique et alors que l'on revoit notre chauffeur, on est déjà sur la route. Lui n'a pas de temps à perdre et a autre chose à faire que nous attendre toute la journée, et nous vannés par l'exercice quotidien nous endormons de concert, seulement réveillés par l'autoradio-cassette que notre chauffeur a cru bon d'allumer nous déversant un beat dance turc digne des années 80 que je ne chéris pas particulièrement bien au contraire (rappelle-toi j'aime/j'aime pas).

On arrive sur Pamukkale vers 16h, reste plus qu'à profiter de la fin de journée avec une boisson fraiche et à réfléchir au programme du lendemain à tête reposée. On discutera de ça avec Jeff le soir même autour d'une bonne assiète sur une terrasse dominée par la montagne blanche. Lui qui n'a plus que quelques jours dans le pays et moi qui suit le chemin indiqué par ma boule de cristal nous mettons d'accord : la direction choisie sera celle du sud menant à la mer, pas dégueu comme programme. C'est vrai mais on n'est pas des boeufs, sinon on serait en bus pullman 4 étoiles avec 60 autres pèlerins pressés. Reste plus qu'à trouver une nouvelle compagnie de bus locale et à bouger nos derrières mais d'ici là une nouvelle nuit de sommeil s'annonce et celle-ci promet d'être complête puis que ça fait 2 soirs que j'écris et que je repousse le coucher à la façon du Braïce de Paname. Le check-out de la chambre prévu au lendemain matin n'est qu'à 11h, et ça, c'est vraiment bon pour c'que j'ai!!!

Mes paupières se ferment vers 1h30, et si tu fais le calcul, les 8 heures de sommeil seront atteintes allègrement pour la première fois depuis mon arrivée sur le sol turc. Je m'endors dans un sourire.

Mais à 9h pétantes, coup de tonnerre sous la forme de coups sur ma porte de chambrée. Le Braïce tombe des nues, qu'est ce qui se passe? comment se fait-ce? Je laisse frapper une première fois drappé que je suis dans les méandres de mon rêve. Peut-être la personne de l'autre côté comprendra son erreur et ira frapper à côté. Quelques secondes plus tard, nouveaux coups de semonce, je ne suis plus drappé de rien, je suis sorti de force de mon plumard par un énergumène bien décidé à frapper jusqu'à ce que réveil de Brice s'en suive. Bordel de merde, adieu ma nuit de 8 heures et plus, c'est une malédiction!!! Je rebranche mon cerveau, le met en mode stupeur et incompréhension, et file en boitant des yeux comme un chien albynos à trois pattes. De l'autre côté de la porte, Jeff, la gueule enfarinée ne comprend pas mon rythme habituel et après moins d'une seconde d'excuse, reprend presque la conversation au point où on l'avait laissé la veille. Inutile de dire que j'avais à ce moment précis envie de faire la conversation même en français... On conviendra, pour ma part dans un "hhmmmmm", de nous revoir à 11h. Je referme la porte en maugréant jusqu'à mon lit encore chaud d'un sommeil pas si lointain. Mais le charme est rompu, je suis presque en rogne et malgré les rideaux, il fait jour dans ma chambre. Bon courage pour t'y remettre!!! Mais le Braïce, expert en la matière, parviendra malgré les évènements contraires à toute biencéance, à re-faire le vide dans sa tête après de longues minutes de lutte interne entre le petit diable sur l'épaule gauche et le petit ange sur l'épaule droite.

A 10h30, le réveil sonne et le réveil plus dur qu'imaginé la veille au soir... La mise en route est cependant rapide, faire mon sac n'est plus qu'une formalité, en tout cas après une douche revigorante. Jeff me rejoint quelques minutes plus tard, s'excuse à nouveau le temps d'une seconde et passe rapidement à autre chose. Je ne sais pas si c'est tant mieux ou tant pis. Nous irons ensemble à Fethiye, il a déjà négocié avec le gentil bougre qui tient une agence de réservations de bus dans ma rue et qui ne jure que par moi, vu qu'il m'interpelle depuis 3 jours que je suis là et que je m'y arrête chaque fois pour lui faire la conversation de manière courtoise et décontractée, le Braïce quoi! On refait le même changement que trois jours plus tôt, et on remonte dans un bus à taille normale pour un bus. Cette fois-ci, avec mon accolyte, on est donc deux européens dans le transport collectif qui nous amène à la Méditerranée. Où sont donc les backpackers?? Le trajet dure 4 heures qu'on passe à parler voyage entre deux siestes inconfortables même si on a le luxe de pouvoir bénéficier de deux sièges chacun. Le bus n'est pas plein, autant en profiter! Quand on arrive à destination, un type proposant les services de son hotel nous accoste, et comme son établissement trouve référence dans le LP, on l'écoute et on avise de suivre ses conseils. Ce sera notre nouvel hôte. Mais comme un nouveau transport contenant peut-être d'autres touristes arrivent plus d'une heure après, il nous propose soit de l'attendre, soit de prendre un taxi. L'attendre plus d'une heure, hors de question après une journée dans les transports, surtout que l'ambiance "gare routière", c'est pas très glamour. Prendre un taxi, pas moyen; les transports en commun turcs sont très efficaces et bien moins chers qu'une voiture à compteur. L'hotelier ne voulant pas perdre deux clients fraichement tombés du ciel se résoudra donc à nous accompagner au minibus en commun, téléphoner à son frère à l'hotel pour le prévenir de notre arrivée, et à tout mettre en oeuvre pour nous éviter d'aller ailleurs. Tant mieux d'ailleurs, on est sur des rails pour pas cher.

Son hotel est un peu à l'écart de la ville, à quelques mètres de la mer, avec une terrasse couvrant tout le 3ème étage et dominant la grande bleue. On partage une chambre double avec Jeff, puis une bière puis le dîner du soir devant le front de mer au centre-ville qui expose de superbes voiliers de bois. Le type de l'hotel nous arrange également la réservation pour le lendemain (dimanche) d'une journée de croisière sur un bateau naviguant dans la baie de Fethiye. Relaxation au programme et cette fois-ci ça ne sera pas pour rattrapper une nuit de sommeil incomplête, Jeff dors dans ma chambre. Même s'il se réveille le premier, il aura la clé pour re-rentrer sans avoir à me sortir, brumeux, des bras de Morphée

Comme prévu cette fois-ci, je me lève sans encombres à 9h30; Jeff est déjà levé et je ne l'ai pas entendu se mettre en ordre de marche. Le soleil brille toujours, dans le ciel comme dans mon coeur. Un chauffeur viendra nous chercher peu de temps après pour rejoindre le bateau du jour. Le bateau en question n'est pas un bateau à voile mais une grande embarcation pouvant supporter à vue de nez plus d'une centaine de convives avec un pont supérieur couverts de petits matelas accueuillants pour la bronzette et le prélassement. Le pont inférieur est quant à lui, couvert et rempli de table où se restaurer pour le déjeuner. Comme déjà aperçu prédemment, le bateau n'affiche pas complet, nous devont être une grosse trentaine de personnes, dont une vingtaine de gros anglais. L'ancre est levée vers 10h30, le moteur diesel est très discret se qui ne gache rien. On navigue entre les îles à allure modérée. Au bout d'un moment, comme le chauffeur de l'avant-veille, le capitaine du bateau branche la stéréo, déversant sur nous des flots de musique électronique turque indigeste. Mais comme je ne voyage pas à vide, je réplique dans la foulée en m'équipant de mon MP3. La proue (avant) du bateau est déserte et à l'abri du raffut. Déjà que dans le silence, c'est la meilleure place, je m'y réfugie allègrement et démarre l'écoute d'une musique douce, les pieds flottant dans le vide à quelques centimètres de l'eau. Bonheur qui me rappelle les Philippines, gage à moi de ne pas finir sous un mètre d'eau de mer avec mon matériel électronique (sic). Mais la mer est clémente et le bateau ne tangue pas, aucuns problèmes. Le bateau s'arrêtera 3 fois au cours de la journée, nous permettant de larges minutes de baignade. Pour couronner le tout, un tobogan aquatique part du pont supérieur pour finir sur le côté de l'embarcation, au ras de l'eau. C'est bizarre comme installation mais ça fait son petit effet. On peut également sauter ou plonger dans l'eau depuis à peu près partout sur le bateau, ce dont je ne me prive pas. Même depuis le pont supérieur, une petite marche est installée pour faire un saut haut d'environ 4 mètres, ce dont je ne priverais pas non plus gardant intelligemment les jambes jointes pour ne pas se claquer un testicule au contact de l'eau sous l'effet de le chute. La croisière se passe donc au petit trot, le déjeuner est offert, les pauses discussions avec Jeff - musiques à l'avant du bateau - siestes sur le pont supérieur se succèdent allègrement. Ca durera toute la journée comme ça, au rythme des pauses baignades. Le retour au port se fit sans encombres avant le coucher du soleil, que l'on consacra à l'enffournage d'un nouveau et dernier repas de la journée. Le retour à l'hotel tranquille dans des senteurs de jasmin qui fleurissent partout autour; la vie est douce comme un bord de mer méditerranée. Et moi je suis là à écrire Et comme je n'ai pas internet dans l'hotel à Fethiye, devras-tu donc attendre quelques heures de plus pour lire ces lignes et reluquer les photos correspondantes. Désolé.

Demain, je poursuis un peu sur la côte vers un village nommé Kas (j'y suis maintenant en fait). Pas de problème particulier à signaler, personne n'est tombé dans l'eau tout habillé. La capadocce sera pour dans 2-3 jours, Tant que le vent tournera, je repartira.

Grosses bises à l'eau salée à tous.
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Paris-Istanbul à vélo
Salut à tous, j'ai régulièrement suivi ce forum, sans trop y participer , et voilà, le jour J approche, pour un voyage de Paris à Istanbul via en parti l'EV6.

Alors je vous fais un petit topo vite fait bien fait et j'attends vos conseils de voyageurs aguerries !

Je pars avec un vélo d4 rr 5.2 de bas de gamme amélioré, porte bagage avant-arrière, sacoches msx, pneux schwalbes mondial, guidon papillon, selle brooks presque rodée ( plus ou moins 700km), crème nok pour les endroit qui vont bien, de la motivance et et des guiboles qui n'attendent que le départ !

J'ai quelques questions sur l'itinéraire :

La bulgarie est elle navigable à vélo ? sur l'Ev6, je suis pas trop camping, possibilité de camping sauvage? Des choses à voir absolument? Vos xp sur l'itinérance en générale ?

Le voyage se fait sur deux mois, de fin juin à mi aout.

J'ai choisi le système 4 sacoche par rapport à la remorque, je trouve ça plus sympa esthétiquement parlant et niveau test la maniabilité du vélo me plait bien.

Voilà, je suis preneur de tous conseils et suggestions sur l'itinéraire, le mode de fonctionnement, et tout ce qu'il vous passe par la tête

Longue vie à vous et à plus les cyclos ;)

Ma moto sans moteur en photo :







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Itinérant en Europe de l'Est
Bonjour à tous,

Pour inaugurer ma retraite du travail, Je me programme un voyage en solo de trois mois à partir de Septembre. Au départ de Lyon vers l'Europe de l'ESt. Avec l'objectif de parcourir une partie de la Lycian Way qui borde la méditerranée en Turquie. Comme je n'ai pas une condition physique de baroudeur et que j'aime improviser au gré de la saison, que les distances sont conséquentes, j'utiliserais volontiers mon véhicule pour le voyage. Un vieil OPel Zafira qui assure encore même si je ne parie pas son endurance 🙂..! Mon problème est de préparer des étapes pour randonner à pied à certains endroits et de pouvoir stationner mes quatre roues dans les pays que je visiterais.. Croatie/Serbie/Grèce/Roumanie/Bulgarie..et surtout Turquie où j'aimerais séjourner 3 semaines environ. Quelqu'un a-t-il déjà tenté ce type de voyage avec un véhicule et aurait il des coordonnées ou tuyaux divers pour se garer dans des endroits à près sûrs? Ou peut être me déconseillerez vous ce type de voyage que j'envisage moins contraignant que le déplacement sac au dos dans les transports locaux ..? Merci d'avance pour vos réponses! Paterson
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Randonnée de deux/trois jours à Taurus ou Kaçkar + sécurité? (Turquie)
Bonjour à tous !

Je pars au mois de juillet avec mon ami en Turquie en "itinérant" pour traverser la Turquie et rejoindre la Georgie.

Nous aimerions profiter des montagnes turques pour faire un peu de rando, j'aimerais alors savoir ce qu'il est le plus intéressant de faire sur 2/3 jours, rando dans le Taurus? ou plutôt à l'est vers le Kaçkar?

Quelles sont départs les plus faciles d'accès? (en effet nous seront à pied et en transport en commun, ou stop...) Qu'est-ce qui vaut le plus le coup? Une rando dans le Taurus dans la région des 7 lacs par exemple me tenterait bien, mais ça monte vite haut, est-ce qu'en individuel on peut y aller sans risque de se paumer ou autre? Quel itinéraire faire et avec quelles balises? Je crois avoir vu que des endroits étaient prévus pour planter la tente.

Aussi, j'ai vu divers avis sur la sécurité aux alentours de Van et des accès à la montagne autour (dont sur le site du gouvernement) je voulais savoir ce qu'il en était "vraiment", y a-t-il des risques (même si je suis bien consciente que le risque zéro n'existe pas...) à venir se balader dans ce coin qui à l'air magnifique...?

Merci d'avance de vos réponses :)

Camille
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Turquie avec deux enfants: difficulté à trouver des hôtels en août
Bonjour, Je pars en Turquie avec ma femme et deux enfants (13-15 ans) début aout pour 2-3 semaines en itinérant avec l'idée de construire mon séjour au fil des jours -réservation d'hotelsla veille pour le lendemain-(déplacement avec moyens de transport locaux). Ma question est : trouvera -t-on relativement aisément à se loger à un tarif local raisonnable? Notre itinéraire partira d'Istambul vers la cote Ouest (mer Egée).Ne rsqiue t-on pas à avoir de grosses difficultés à trouver des hotels non complets (catégorie 2-3 étoiles)?

Merci de vos réponses!

Amicalment
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Séjour en Turquie en août 2009
Bonjour,

Je réalise en séjour en Turquie avec mon épouse ( en itinérant ) les trois premières semaine d'Aout 2009, nous atterissons à Istambul. Je recherche des infos pour préparer le circuit sur les sites ou régions à visiter en priorité. Nous recherchons en premier le contact avec les Turcs et les régions les plus sauvages possibles.

Merci d'avance
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Séjour "Chevauchée en Cappadoce" en Turquie le 7 août 2010
Bonjour, Je compte m'inscrire à un séjour UCPA en Turquie "chevauchée en Cappadoce" (treck itinérant à cheval pdt 8j) le 7/08/10 mais je recherche quelques infos avant de m'inscrire : - des témoignages et conseils de personnes ayant déjà vécu ce genre de séjour - des échanges avec les personnes déjà inscrites

J'aimerais prolonger mon séjour par quelques jours en Turquie quelques jours auparavant en indépendant, et je souhaiterais des conseils ou des contacts pour organiser un séjour d'une semaine, à Istambul par exemple.

Merci et à bientôt
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