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Vous vivez dans un autre pays que le vôtre
Vous qui vivez dans un autre pays que le vôtre, que ce soit Cuba, la République dominicaine, Mexique ou autre, pouvez-vous nous conter un peu de votre vie quotidienne nous qui vous envions.
Est-ce aussi beau que l'on pense?
La chaleur pendant la saison chaude, est-ce que l’on s’y fait?
Les nouveux insectes que l’on ne rencontre pas dans notre pays.
Le voisinage, le sens de la famille différent du notre ici, vous-y faites-vous?
Les étrangers sont-ils autant accepter que l'on pense?
Les enfants étrangers sont-ils sujet à discrimination?
La vie de tous les jours, facile de trouver ce que l’on veut que se soit de la nourriture, médicaments ou autre.
Les épiceries, les magasins ect…comment est-ce?
Je ne veux pas que l'on parle de formalité administrative mais bien de la vie au quotidien avec les plus et les moins.
Aussi, il y a-t'il une différence entre le fait d'aller demeurer dans un autre pays mais sans avoir marié une personne de la place et être marié avec quelqu'un de l'endroit
Birmanie: quelques nouvelles de l'intérieur
pour les moderateurs;
je sais que j ai aussi mis ce message dans la rubrique "asie du sud est" et que ca fait un doublon, mais je me suis dit que ca toucherait plus de monde ainsi, donc si ca ne vous embete pas, merci de le laisser dans les deux rubriques...
Comme le savaient déjà certains je suis arrivé en Birmanie il y a quelques jours. J avais au préalable pris contact avec le directeur d une petite ONG appelée « Partenaires » dont un ami m avait dit le plus grand bien quant à son honnêteté et son efficacité pour avoir travaillé avec lui au moment du cyclone qui a touché le Bangladesh il y a quelques mois. Une ONG dont apparemment les frais de fonctionnement sont réduits au minimum et dont les collaborateurs étrangers sont bénévoles, ça me plaisait bien tout ca… J avais peur qu on me dise que ma présence n était ni souhaitable ni souhaitée mais non, le directeur était d accord pour que je vienne. Un visa arraché de haute lutte à Bangkok et un billet d avion plus tard j arrivai à Yangon. Même si la ville n est pas dans la zone la plus sévèrement touchée n empêche qu on voit qu il y a eu du dégât, partout des arbres arrachés, certains sont tombés sur des maisons, d autres gisent ca et là… J arrive au QG et une fois le tour du propriétaire fait je constate que j ai frappé à la bonne porte: pas de locaux luxueux, juste un appartement/bureau, au 5eme sans ascenseur, loué pour les besoins de l ONG (qui était en fait déjà présente dans le pays depuis 10 ans), pas un trou à rat parce qu il faut pas exagérer quand même, mais loin d être classieux ca c est sur. Il n y a pas de clim ni de télé, rien que le strict nécessaire, c est a dire quatre vieux ordis, une imprimante, une petite photocopieuse, un téléphone, basta. Tout de suite j accroche avec le directeur, un barbu au regard tranquille et au verbe ciblé, le genre de gars qui ne l ouvre pas pour ne rien dire, qui ne manie pas la langue de bois et appelle un chat un chat. Il m explique certains des projets qu il a déjà menés à bien dans plusieurs pays avec des budgets plus que réduits, ça force le respect et si vous ne me croyez pas allez donc voir sur le site : www.partenaires-association.org ou regardez a la fin de ce message, j ai mis un copier coller en anglais qui vous intéressera surement… Christian(car tel est son nom, NDLR)est un boulimique de travail: il se lève très tôt le matin et se couche à regrets le soir, ses journées sont trop courtes quand bien même il travaille jusqu à une heure avancée de la nuit. Et quand je dis avancée, c est avancée, il ne consent à s abandonner au bras de Morphée que quand ses yeux commencent à se fermer et qu il tombe de fatigue, c est à dire sur le coup des 1 h-2 h du mat(hier soir 4 h!)… Il s arrête bien pour manger un peu, par obligation, mais la bouffe ne semble pas être au centre de ses préoccupations, ça tombe bien car moi non plus, Et c est à la bonne franquette: il y a une cuisine et on se fait à manger nous mêmes, vu nos talents respectifs en la matière ca se résume à quelques pates instantanées ou un peu de riz avec genre quelques légumes et œufs, pas les repas des grands soirs!!! Et je sens bien que Christian est le genre de gars à oublier souvent de manger ou à se contenter d un mauvais sandwich pour économiser du temps. Oui, ce gars est une vraie machine, une machine au service des déshérités… Vous me direz, pourquoi je ne parle que de lui ? Quid des autres ? Ben c est que les autres, y en a pas beaucoup. Il y a votre serviteur et deux birmans sympas qui aident pour tout ce qui est relatif aux traductions, démarches administratives, études sur le terrain etc… et c est tout, vous connaissez maintenant toute l équipe… Aux niveaux frais de fonctionnement je comprends vite comment il réussit à les maintenir a seulement 2 % des dons(ce qui me semble être un record). Je vous ai déjà décrit en gros le genre de la maison au niveau hébergement et repas, le reste est à l avenant: voiture ? Y a pas, mais l ONG s enorgueillit d une mobylette achetée d occaz. Taxis? Pas dans la chaine alimentaire du Christian, on prend les bus locaux pour nos déplacements en ville ou ailleurs(et il a bien raison, même si les taxis sont bon marché ca revient cher sur le long terme et l argent ainsi économisé pourra servir à vous savez quoi). Sa paye ? Très simple, il n en a pas… En ce qui concerne les employés, il m a expliqué que les occidentaux qui viennent de temps en temps donner un coup de main sont souvent bénévoles, ou grassement payés 300 E/mois s ils restent au moins 6 mois; par contre il paye les locaux. Car eux évidemment ne sont pas des privilégiés comme nous et ont besoin d un salaire pour faire vivre leur famille(il les paye très correctement par rapport au niveau de vie du pays et les gars sont contents, mais on est bien loin des payes faramineuses de certains « humanitaires »). Si je vous décris tout ca c est pour que vous compreniez bien que Christian est un gars totalement dévoué à sa cause, que son ONG est fiable et que si vous décidez d envoyer des dons ils seront bien utilisés sur le terrain et pas gaspillés en frais de fonctionnement iniques. Alors maintenant, les projets proprement dits... La zone du delta de l Ayerwady est toujours strictement interdite aux étrangers et les dons doivent transiter par la croix rouge birmane qui les distribue sur place, avec les interrogations que cela suscite évidemment, mais elles n ont pas lieu d être discutées ici… Ca ne veut pas dire pour autant qu il n y a rien à faire ailleurs, la zone autour de Yangon a dégusté elle aussi et comme d habitude en pareil cas ce sont les plus pauvres qui ont été les plus touchés car leurs malheureuses maisons en bambou n étaient pas vraiment à l épreuve d un tel déchainement de la nature. Certaines infrastructures ont été détruites, ce qui n arrange pas les choses vu que même avant la catastrophe elles étaient déjà assez limitées. Christian s est associé pour l occasion avec l ONG Solidarités, qui est une structure plus importante que la sienne et qui fait elle aussi du bon boulot, pour des projets pas toujours en rapport avec le cyclone(comme creuser des puits ou des bassins, garantir l accès a l eau potable, construire des latrines etc…)mais qui n en demeurent pas moins, à mon sens, importants. Ils ont donc différents projets en cours et vont embaucher du personnel dans les jours qui viennent. Bon ok, mais toi naps, qu est ce que tu fais là dedans, à part écrire des longs textes sur internet? Patience, j y viens… Avec Christian on a pas mal discuté et on a monté un projet assez ambitieux(je dis ambitieux car notre budget est plutôt limité en regard des besoins), un projet dont j aurai la charge et serai responsable et qui d après lui n aurait jamais été pris en compte par quelque ONG que ce soit car il n est ni flashant ni clinquant, et pour le moins pas photogénique. En deux mots, il s agirait de garantir une rentrée des classes et une année scolaire aussi normales que faire se peut aux gamins des familles les plus défavorisées d un faubourg situé a une trentaine de kilomètres de Yangon. Une mosaïque de petits villages qui au fil du temps est devenue une ville. Enfin une ville c est beaucoup dire, au niveau administratif c en est une mais il n y aucun centre ville et les différents bleds, parfois assez éloignés les uns des autres, sont toujours reliés entre eux par des mauvais chemins en terre. Pourquoi on ne s occupe pas de distributions de nourriture vu que jusqu à présent, et d après un tableau dont je viens d avoir connaissance et d autres informations déjà en notre possession, très peu a été fait à ce niveau la ? Tout simplement parce qu il s agit d une tache titanesque et que Partenaires est loin de disposer d un budget suffisant… Pensez donc, même une ONG de renommée internationale et qui dispose de fonds conséquents comme Save The Children n a distribué, en tout et pour tout, que l équivalent d un ou deux jours de vivres dans cette zone, nourrir des dizaines de milliers de gens durant au moins plusieurs semaines serait effroyablement couteux … Enfin bon, en tout cas c est une région que Christian connaît bien pour y avoir déjà mené à bien pas mal de projets(puits, sanitaires, eau potable etc…), elle répond au doux nom de Shwe Phi Tha (ça se traduit par « pays doré et paisible », on dirait une blague…) et il en parle sur son site. J en entends dire que tout ca c est bien gentil ces histoires d écoles, mais que ça n a rien à voir avec le cyclone!! Et bien si, je vous explique(et j ajoute que de toute façon un malheureux est un malheureux, toutes les causes se valent): comme je l ai dit plus haut, ce sont les familles les plus pauvres qui ont payé le plus lourd tribut a Nargis, toits de feuilles tressées arrachés, maisons en bambou écroulées… A ça s ajoute une paralysie d une partie de l industrie locale (il y a beaucoup d usines à Shwe Phi Tha) à cause des dégâts, ce qui signifie moins de boulot et donc moins de sous alors même qu ils en ont cruellement besoin en ce moment pour réparer leur toit, sous la mousson… Là dessus vient se greffer la rentrée scolaire qui aura lieu la semaine prochaine. La Birmanie, c est pas la France, et vous pensez bien qu il n y a pas d allocation de rentrée financée par les caisses de l état. Au contraire, il y a pour chaque élève des frais d inscription obligatoires, auxquels il faut ajouter l achat des fournitures et probablement celui d un nouvel uniforme, voire de deux, pour remplacer celui ou ceux de l année précédente qui seraient devenus trop loqueteux. On peut comprendre aisément que pour les familles les plus démunies ca tombe plus que mal, mais ce n est pas tout. Beaucoup d écoles ont subi des dégradations plus ou moins importantes à cause du cyclone, notamment au niveau des toitures. Et sur qui comptent elles pour financer les réparations? Sur les familles bien sur, le gouvernement c est même pas la peine d espérer… Et donc cette année, aux frais d inscription vont s ajouter des frais supplémentaires pour les réparations (dont le montant variera d une école à l autre en fonction des besoins) et si tu payes pas, ton gamin n ira pas à l école … Prenez tous les facteurs cités plus haut, mettez les dans une boite, mélangez bien et qu est ce qui ressort ? Ben que, vu que déjà d habitude beaucoup d enfants des familles les plus défavorisées ne vont pas en classe faute de thunes, il faut s attendre cette année à une véritable chute dans la scolarisation. Déjà que l’éducation est pas terrible… Pire, dans la majorité des cas leur scolarité risque de s arrêter là car une fois qu ils auront loupé une année il y a de grandes chances qu’ils ne retournent plus jamais a l école et qu ils entrent trop jeunes dans le marchée du travail. Et même s ils y retournaient ils auraient de toute façon tellement pris de retard et auraient tellement oublié du peu qu ils avaient acquis les années précédentes qu ils garderaient un sérieux handicap… Et ça fait combien d enfants tout ça ? Pour l instant on ne sait pas exactement. Pourquoi ? Parce que, l air de rien, on n est pas si bêtes avec le Christian: les inscriptions ont démarré et se poursuivront jusqu à dimanche et imaginez ce qui se passerait si on débarquait avec nos gros sabots made in France en claironnant à la cantonade qu on va prendre en charge les frais scolaires? Traduit du birman : Ah ben tiens, je vais faire des économies cette année, y a des occidentaux qui vont payer pour moi, faciiiiiile… Oui mais non, ca va pas se passer comme ca les gars!! On va attendre tranquillement que les inscriptions soient closes ce dimanche et de là on saura, après quelques jours, quels gamins manquent à l appel(d après nos estimations il devrait y en avoir au moins 5000). Lundi on va aller voir les directeurs d école un par un et leur dire qu on peut financer une partie de leurs rénovations si en contrepartie ils abandonnent la surprime a l inscription pour les plus pauvres (le budget qui sera alloué a ces travaux est l objet d un autre projet dont Christian s occupera au niveau évaluation des besoins, financement et organisation, mais il se peut même, aux dernières nouvelles, qu une grande ONG s en occupe). Et de là ne nous restera plus qu à contacter les familles des non inscrits une par une et de leur dire que: on paye l inscription; on paye un uniforme mais que si plus tard dans l année il en faut un autre ca sera a leur charge (histoire que les parents participent un peu quand même, et aussi pour économiser car Partenaires, vous l aviez compris, n est pas un mastodonte onusien, ce qui, soit dit en passant, est bien dommage, mais passons…); on paye une partie des fournitures(en gros ce qui est nécessaire pour la rentrée) mais pas tout, et si dans la suite de l année il faut racheter un stylo et quelques cahiers on estime que les parents pourront s en charger car d ici là ils auront eu le temps de se retourner et puis ça ne coûte pas très cher(sauf que pour nous, multiplié par le nombre de gamins, ca alourdirait les dépenses d un budget déjà loin d être suffisant). Ce projet nous semble être de 1 ère importance car autant Christian que moi nous pensons que l éducation est la clé de tout, c est par l éducation des jeunes générations que les choses finissent par bouger et c est bien pour ca d ailleurs qu elle n est jamais une priorité pour certains gouvernements … Me voilà donc arrivé au but de mon propos et à la raison pour laquelle j ai risqué une tendinite des index à taper ce texte: les sous !!!!!! (vous vous doutiez bien qu à un moment ou à un autre j allais y venir, pas vrai ?:-))) Notre estimation est que pour chaque enfant seront dépensés entre 7 et 9 euros, multiplié par bien 5000 gamins. Christian peut mettre une partie de ses crédits sur l affaire, une autre ONG, à qui il restait des sous du tsunami, nous a fait un chèque de 6500 euros, j ai investi moi-même une somme assez conséquente et on attend d autres contributions de donateurs individuels grâce au site de Partenaires. Mais pour l instant nous n avons qu entre un tiers et la moitie du coût total approximatif de l opération et c est là que je me tourne vers vous. Beaucoup de gens sur le forum semblent compatir aux souffrances du peuple birman mais la question qui ressort est toujours la même: à qui donner? Les grosses ONG sont assez discréditées à cause de leur train de vie éhonté(je viens encore d en voir de belles depuis que je suis arrivé, passons), il y a des rumeurs sur l armée birmane rackettant les donateurs etc… Chez Partenaires, 98 % de vos dons arriveront à bon port, et personne ne volera quoi que ce soit vu le type de mission dont il s agit. Christian m a confié la gestion et l organisation du projet et croyez moi, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour le mener à bien, aider ces pauvres petits et me montrer digne de la confiance qu il m accorde, c est pour moi une question d honneur… Vous pouvez bien sur dire que je suis un menteur, un affabulateur, un escroc et un rigolo incapable de mener à bien ce genre de projet, mais ceux qui me connaissent sur ce forum savent bien que ce n est pas le cas, et j espère qu ils sauront me défendre face aux esprits chagrins qui pourraient s inviter dans la discussion car je n aurai guère le temps de le faire moi-même. Je suis par contre à votre disposition pour toutes informations complémentaires (dans cette discussion bien sur et pas en message privé car elles ne seraient pas accessibles à tous) mais s’il vous plait, essayez d éviter les polémiques et la politique, je ne suis pas là pour ça et je n ai pas le temps en ce moment de m embarquer dans des débats interminables, la situation est grave et requiert une réaction rapide… Excusez moi d ailleurs si je ne répondrai pas toujours à la minute près, j ai beaucoup de choses à faire(entres autres retourner l une ou l autre fois sur le terrain)et à partir de lundi commencer la tournée des écoles et organiser la suite des évènements, il va y avoir du sport !!! Merci d avance à tous, et désolé d avoir ete aussi long…
Et maintenant, pour ceux qui se sentent encore un peu de lecture, voici, en anglais, un compte rendu de certaines des activités passées de Partenaires, Christian, c est à toi, envoie le franglais :-)))
PRESENTATION of PARTNERS NGO
PARTNERS is an international solidarity organisation established in France in 1991 by Christian Raymond, an engineer and former diplomat. Chart PARTNERS is a non-profit, non-religious, non-political and non-governmental humanitarian organisation, devoted to development, mainly by improving health and vocational training for needy people. Methods PARTNERS workswith qualified volunteers who conduct development projects in poor areas which get little assistance from large international organisations. They work in close conjunction with the local population, whose involvement in designing and implementing the programmes is of paramount importance. All projects take environmental concerns as well as local culture into account. PARTNERS ’ main objective is sustainability, so as to leave the communities concerned in charge in the long term. Particular emphasis is placed on health, education and training, especially to the benefit of women and children. Finances The organisation has received subsidies and donations from private and corporate donors and from various French and Foreign government agencies, among which the European Union, the French Ministry of Foreign Affairs, the Embassies of the UK, Switzerland, Japan, Australia, New Zealand, Canada, the Netherlands, Ireland and Belgium, UNICEF, UNAIDS, Alcatel, Vivendi, Michelin, TOTAL, Air France-KLM, Swissair, the Raoul Follereau Foundation, Enfance et Partage, the Tulsi-Chanrai Foundation, Montpellier Hospitals… PARTNERS' WORLDWIDE PROGRAMMES PARTNERS ’ first project was launched in Nigeria in 1991 and has already been taken over by a local NGO. Since, the organisation has set up several projects in India and Bangladesh, and developed its activities in Myanmar, Brazil, Bolivia and Moldova. Programmes completed Nigeria (1991-1998)Between 1991 and 1998 PARTNERS has conducted an integrated health and development project in Ogun Waterside. The project included rehabilitation of the 60-bed country hospital, creation of the first pathology laboratory in the area and an outreach immunisation campaign in 60 villages. An extensive health and hygiene education programme was run, especially to promote consumption of safe water. The sanitation programme has now been taken over by PARTNERS’ ‘ local counterpart, PARTNERS NIGERIA. § India (1995-2001) PARTNERS conducted a comprehensive educational project in three Bombay small slums from 1995 to 2001. The programme included a nursery class, study classes for primary school children, as well as vocational training, literacy classes and health / hygiene education for women. In Calcutta, PARTNERS provided support for a local NGO working with street children. Bangladesh (1996-1998)From 1996 to 1998, PARTNERS ran a project for the advancement of women in northern Bangladesh (Dhunot), which included a micro-credit scheme and vocational training. PARTNERS also set up a library for the children attending the outreach classes conducted by its Bangladeshi associate, the IIRD (Institute of Integrated Rural Development). The IIRD has now integrated these components into its large-scale projects in four underprivileged areas of the country – one of the most densely populated and poorest in the world. Brazil / Bolivia (since1999)In Petropolis (Brazil), thanks to a subsidy from the European Union, Partners has joined forces with SEOP, a local organisation, to improve housing conditions, conduct hygiene and domestic science classes and build six bio-digesters for the environment-friendly processing of liquid waste. Other projects in a poor Nordeste rural area and then in the Andes (Bolivia) provide rain water storage facilities and help to diversify crops and cattle, as well as to trade them better. Western EuropeIn 1999-2000, PARTNERS, jointly with a group of NGOs in the Lyon’s area in France, has participated in providing accommodation and basic necessities for several hundred refugees from Kosovo. It has also helped organise schooling for their children. In France, Italy and England, PARTNERS has conducted campaigns to develop public awareness of developing countries’ problems, especially among young people, through conferences in schools, participation in numerous forums, publication of a newsletter and training of volunteers.
Incumbent programmes Bangladesh (since September 2001)In September 2001, PARTNERS opened a day and night centre for street children in Dhaka. The shelter welcomes daily 160 slum, street and working children. The project is providing non-formal education, recreational activities, nutrition, health and hygiene facilities and shelter for the most vulnerable children, plus vocational training. Twelve local staff and social workers have been recruited and trained, and one expatriate is coordinating the various programmes. Moldova (since 2002)PARTNERS is supporting orphans and disabled teenagers living in several governmental institutions through rehabilitation of the infrastructures and adapted vocational training, such as pilot farm-school projects, which both feed the children better and train them to a real job. PARTNERS' ACTIVITIES IN MYANMAR
Introduction Starting operations : 1998 Work fields : Water and Sanitation, Health Education, HIV/AIDS prevention, Child Protection Staff : 1 expatriate, 22 locals Locations : Yangon Division (Shwe Pyi Tha Township), Magway Division (Yenanchaung Township) MoU : signed in 2002 with the Ministry of Health and extended in March 2006 for three years
From 1996 to 1998, two volunteers started to implement the mission in Yangon : gathering as much information as possible about the country, its social, economic and health situation, negotiating with the authorities and applying for the necessary Memorandum of Understanding (MoU) with the Ministry of Health, contacting the UN agencies and the other INGOs, visiting the different suburban townships of Yangon, identifying needs in various underprivileged areas, etc. Partners selected Shwe Pyi Tha Township, 34 km North of downtown Yangon. It seemed necessary to focus onrehabilitation of water supply systems, construction of good quality latrines, and basic hygiene education - mainly in the schools since children are the most vulnerable and condition the future of the communities.
Previous PARTNERS’ Projects in Myanmar 1) Since it has been present in the country, PARTNERS’ focus has been to provide safe water and proper latrines, as well as health education to primary schools' students and teachers in Shwe Pyi Tha township. Since 2000, 30 schools of Shwe Pyi Tha were provided with pumps, over head water tanks, drinking points, washing points, sanitary latrines and urinals, rubbish pits. They were also given a maintenance training. Moreover, 25, 000 children in 50 schools have participated in health education sessions and a theatre performance disseminating hygiene knowledge has been organised in 43 schools in the township. Details follow : PARTNERS’ achievements in Shwe Pyi Tha Township
In 2000, Partners carried out a pilot project in water supply and sanitation in basic education schools. It covered 6 primary schools in different areas of Shwe Pyi Tha. In 2001, PARTNERS started implementing a wider programme of water supply and sanitation in primary schools (4000 children beneficiaries), funded by Japanese Embassy in the early 2002, which provided 11 schools with proper water and sanitation facilities. In 2003, New Zealand funded a project that supplied adequate facilities to one village and school. Also In 2003, PARTNERS has given health talks in all the primary schools of the township with a grant from British Embassy, and also organised theater performances including health messages in 43 schools of Shwe Pyi Tha Township. In 2004, we provided water and sanitation facilities to two other schools thanks to Australian Embassy's funds. In 2005, Swiss Agency for Development and Cooperation gave a grant to PARTNERS to cover the watsan needs in 11 other schools. At the same time we kept running a wide HIV/AIDS Awareness campaign in Shwe PYi Tha Township (‘FHAM’ project funded by UNAIDS). In 2006, the British Embassy financed the provision of 8 latrines to one of the 7 monastic schools settled there (West Okkyin). Hygiene sessions were also organised in every class. And under FHAM project again we performed a 2nd Round of HIV/AIDS Awareness campaign in Shwe PYi Tha Township, reaching 90 000 people on total.
2) Since 2004, PARTNERS has extended its water and sanitation activities to the Dry Zone in Yenanchaung (Magwe division). Jointly with Terre des Hommes Italy, the project aims at improving community water supply and reducing public health risk factors in 32 villages. Ponds, dams, ground and rain water collection tanks and latrines have been provided; hygiene awareness campaigns have been conducted. Achieved outcomes are following : * Rural Health Centres : 4 brand-new health centres + rehabilitation of 4 health centres + expansion of 2 health centres * Water supply : building 2 dams and digging 11 rainwater ponds * Rural WatSan development : 32 villages in dry zone were assisted with : 38 school latrines and 1367 household latrines 27 hand-washing points and 2650 water containers 2750 hygiene kits
3) Due to the fast-growing rate of HIV/AIDS infection in Myanmar, PARTNERS has taken part in the reduction of HIV/AIDS transmission and in the enhancement of the quality of life of people with the virus. This project targeted workers, youths and general population of Shwe PYi Tha, gathered on their workplaces, in markets, karaoke bars.. and carried out collective awareness sessions to diffuse messages, give and promote condoms and train peer educators.
4) Child Protection
In 2002-03, PARTNERS has achieved an extensive survey in 4 urban and semi-urban areas in Yangon and Mandalay divisions. This was the sound basis for our team to write a report for UNICEF about Vulnerability of Children in Need of Special Protection. One of the outcomes was the difficulty for many families to satisfy their basic needs, among which sending their children to school regularly. Following this study, PARTNERS has implemented in 2004 a project in three official institutions in Yangon, supported by UNICEF. Child rights and protection messages have been spread to both vulnerable children and the staff, through the means of theatre performances and creative activities included in the workshops.
On-going programme
We are near to completion of a programme at three Monastic schools for Water and Sanitation Facilities’ improvement, funded by Australian Embassy. These monastic schools have some monks amidst their teachers but don’t train monks, instead they are the only ones that give totally free education to poor children. Duration of the programme is only three months : March, April and May 2008. The works include a shallow tube-well and two concrete OverHead Water Tanks ( gallon 400), two filtration systems, three hand-washing points and two drinking -water points, one hand-pump, two pump houses with air compressors, six latrines with septic tanks, two concrete access ways to WatSan facilities, and also Operation & Maintenance Training plus Personal Hygiene Training. Number of beneficiaries : 2674 students and about 50 teachers.
Comme le savaient déjà certains je suis arrivé en Birmanie il y a quelques jours. J avais au préalable pris contact avec le directeur d une petite ONG appelée « Partenaires » dont un ami m avait dit le plus grand bien quant à son honnêteté et son efficacité pour avoir travaillé avec lui au moment du cyclone qui a touché le Bangladesh il y a quelques mois. Une ONG dont apparemment les frais de fonctionnement sont réduits au minimum et dont les collaborateurs étrangers sont bénévoles, ça me plaisait bien tout ca… J avais peur qu on me dise que ma présence n était ni souhaitable ni souhaitée mais non, le directeur était d accord pour que je vienne. Un visa arraché de haute lutte à Bangkok et un billet d avion plus tard j arrivai à Yangon. Même si la ville n est pas dans la zone la plus sévèrement touchée n empêche qu on voit qu il y a eu du dégât, partout des arbres arrachés, certains sont tombés sur des maisons, d autres gisent ca et là… J arrive au QG et une fois le tour du propriétaire fait je constate que j ai frappé à la bonne porte: pas de locaux luxueux, juste un appartement/bureau, au 5eme sans ascenseur, loué pour les besoins de l ONG (qui était en fait déjà présente dans le pays depuis 10 ans), pas un trou à rat parce qu il faut pas exagérer quand même, mais loin d être classieux ca c est sur. Il n y a pas de clim ni de télé, rien que le strict nécessaire, c est a dire quatre vieux ordis, une imprimante, une petite photocopieuse, un téléphone, basta. Tout de suite j accroche avec le directeur, un barbu au regard tranquille et au verbe ciblé, le genre de gars qui ne l ouvre pas pour ne rien dire, qui ne manie pas la langue de bois et appelle un chat un chat. Il m explique certains des projets qu il a déjà menés à bien dans plusieurs pays avec des budgets plus que réduits, ça force le respect et si vous ne me croyez pas allez donc voir sur le site : www.partenaires-association.org ou regardez a la fin de ce message, j ai mis un copier coller en anglais qui vous intéressera surement… Christian(car tel est son nom, NDLR)est un boulimique de travail: il se lève très tôt le matin et se couche à regrets le soir, ses journées sont trop courtes quand bien même il travaille jusqu à une heure avancée de la nuit. Et quand je dis avancée, c est avancée, il ne consent à s abandonner au bras de Morphée que quand ses yeux commencent à se fermer et qu il tombe de fatigue, c est à dire sur le coup des 1 h-2 h du mat(hier soir 4 h!)… Il s arrête bien pour manger un peu, par obligation, mais la bouffe ne semble pas être au centre de ses préoccupations, ça tombe bien car moi non plus, Et c est à la bonne franquette: il y a une cuisine et on se fait à manger nous mêmes, vu nos talents respectifs en la matière ca se résume à quelques pates instantanées ou un peu de riz avec genre quelques légumes et œufs, pas les repas des grands soirs!!! Et je sens bien que Christian est le genre de gars à oublier souvent de manger ou à se contenter d un mauvais sandwich pour économiser du temps. Oui, ce gars est une vraie machine, une machine au service des déshérités… Vous me direz, pourquoi je ne parle que de lui ? Quid des autres ? Ben c est que les autres, y en a pas beaucoup. Il y a votre serviteur et deux birmans sympas qui aident pour tout ce qui est relatif aux traductions, démarches administratives, études sur le terrain etc… et c est tout, vous connaissez maintenant toute l équipe… Aux niveaux frais de fonctionnement je comprends vite comment il réussit à les maintenir a seulement 2 % des dons(ce qui me semble être un record). Je vous ai déjà décrit en gros le genre de la maison au niveau hébergement et repas, le reste est à l avenant: voiture ? Y a pas, mais l ONG s enorgueillit d une mobylette achetée d occaz. Taxis? Pas dans la chaine alimentaire du Christian, on prend les bus locaux pour nos déplacements en ville ou ailleurs(et il a bien raison, même si les taxis sont bon marché ca revient cher sur le long terme et l argent ainsi économisé pourra servir à vous savez quoi). Sa paye ? Très simple, il n en a pas… En ce qui concerne les employés, il m a expliqué que les occidentaux qui viennent de temps en temps donner un coup de main sont souvent bénévoles, ou grassement payés 300 E/mois s ils restent au moins 6 mois; par contre il paye les locaux. Car eux évidemment ne sont pas des privilégiés comme nous et ont besoin d un salaire pour faire vivre leur famille(il les paye très correctement par rapport au niveau de vie du pays et les gars sont contents, mais on est bien loin des payes faramineuses de certains « humanitaires »). Si je vous décris tout ca c est pour que vous compreniez bien que Christian est un gars totalement dévoué à sa cause, que son ONG est fiable et que si vous décidez d envoyer des dons ils seront bien utilisés sur le terrain et pas gaspillés en frais de fonctionnement iniques. Alors maintenant, les projets proprement dits... La zone du delta de l Ayerwady est toujours strictement interdite aux étrangers et les dons doivent transiter par la croix rouge birmane qui les distribue sur place, avec les interrogations que cela suscite évidemment, mais elles n ont pas lieu d être discutées ici… Ca ne veut pas dire pour autant qu il n y a rien à faire ailleurs, la zone autour de Yangon a dégusté elle aussi et comme d habitude en pareil cas ce sont les plus pauvres qui ont été les plus touchés car leurs malheureuses maisons en bambou n étaient pas vraiment à l épreuve d un tel déchainement de la nature. Certaines infrastructures ont été détruites, ce qui n arrange pas les choses vu que même avant la catastrophe elles étaient déjà assez limitées. Christian s est associé pour l occasion avec l ONG Solidarités, qui est une structure plus importante que la sienne et qui fait elle aussi du bon boulot, pour des projets pas toujours en rapport avec le cyclone(comme creuser des puits ou des bassins, garantir l accès a l eau potable, construire des latrines etc…)mais qui n en demeurent pas moins, à mon sens, importants. Ils ont donc différents projets en cours et vont embaucher du personnel dans les jours qui viennent. Bon ok, mais toi naps, qu est ce que tu fais là dedans, à part écrire des longs textes sur internet? Patience, j y viens… Avec Christian on a pas mal discuté et on a monté un projet assez ambitieux(je dis ambitieux car notre budget est plutôt limité en regard des besoins), un projet dont j aurai la charge et serai responsable et qui d après lui n aurait jamais été pris en compte par quelque ONG que ce soit car il n est ni flashant ni clinquant, et pour le moins pas photogénique. En deux mots, il s agirait de garantir une rentrée des classes et une année scolaire aussi normales que faire se peut aux gamins des familles les plus défavorisées d un faubourg situé a une trentaine de kilomètres de Yangon. Une mosaïque de petits villages qui au fil du temps est devenue une ville. Enfin une ville c est beaucoup dire, au niveau administratif c en est une mais il n y aucun centre ville et les différents bleds, parfois assez éloignés les uns des autres, sont toujours reliés entre eux par des mauvais chemins en terre. Pourquoi on ne s occupe pas de distributions de nourriture vu que jusqu à présent, et d après un tableau dont je viens d avoir connaissance et d autres informations déjà en notre possession, très peu a été fait à ce niveau la ? Tout simplement parce qu il s agit d une tache titanesque et que Partenaires est loin de disposer d un budget suffisant… Pensez donc, même une ONG de renommée internationale et qui dispose de fonds conséquents comme Save The Children n a distribué, en tout et pour tout, que l équivalent d un ou deux jours de vivres dans cette zone, nourrir des dizaines de milliers de gens durant au moins plusieurs semaines serait effroyablement couteux … Enfin bon, en tout cas c est une région que Christian connaît bien pour y avoir déjà mené à bien pas mal de projets(puits, sanitaires, eau potable etc…), elle répond au doux nom de Shwe Phi Tha (ça se traduit par « pays doré et paisible », on dirait une blague…) et il en parle sur son site. J en entends dire que tout ca c est bien gentil ces histoires d écoles, mais que ça n a rien à voir avec le cyclone!! Et bien si, je vous explique(et j ajoute que de toute façon un malheureux est un malheureux, toutes les causes se valent): comme je l ai dit plus haut, ce sont les familles les plus pauvres qui ont payé le plus lourd tribut a Nargis, toits de feuilles tressées arrachés, maisons en bambou écroulées… A ça s ajoute une paralysie d une partie de l industrie locale (il y a beaucoup d usines à Shwe Phi Tha) à cause des dégâts, ce qui signifie moins de boulot et donc moins de sous alors même qu ils en ont cruellement besoin en ce moment pour réparer leur toit, sous la mousson… Là dessus vient se greffer la rentrée scolaire qui aura lieu la semaine prochaine. La Birmanie, c est pas la France, et vous pensez bien qu il n y a pas d allocation de rentrée financée par les caisses de l état. Au contraire, il y a pour chaque élève des frais d inscription obligatoires, auxquels il faut ajouter l achat des fournitures et probablement celui d un nouvel uniforme, voire de deux, pour remplacer celui ou ceux de l année précédente qui seraient devenus trop loqueteux. On peut comprendre aisément que pour les familles les plus démunies ca tombe plus que mal, mais ce n est pas tout. Beaucoup d écoles ont subi des dégradations plus ou moins importantes à cause du cyclone, notamment au niveau des toitures. Et sur qui comptent elles pour financer les réparations? Sur les familles bien sur, le gouvernement c est même pas la peine d espérer… Et donc cette année, aux frais d inscription vont s ajouter des frais supplémentaires pour les réparations (dont le montant variera d une école à l autre en fonction des besoins) et si tu payes pas, ton gamin n ira pas à l école … Prenez tous les facteurs cités plus haut, mettez les dans une boite, mélangez bien et qu est ce qui ressort ? Ben que, vu que déjà d habitude beaucoup d enfants des familles les plus défavorisées ne vont pas en classe faute de thunes, il faut s attendre cette année à une véritable chute dans la scolarisation. Déjà que l’éducation est pas terrible… Pire, dans la majorité des cas leur scolarité risque de s arrêter là car une fois qu ils auront loupé une année il y a de grandes chances qu’ils ne retournent plus jamais a l école et qu ils entrent trop jeunes dans le marchée du travail. Et même s ils y retournaient ils auraient de toute façon tellement pris de retard et auraient tellement oublié du peu qu ils avaient acquis les années précédentes qu ils garderaient un sérieux handicap… Et ça fait combien d enfants tout ça ? Pour l instant on ne sait pas exactement. Pourquoi ? Parce que, l air de rien, on n est pas si bêtes avec le Christian: les inscriptions ont démarré et se poursuivront jusqu à dimanche et imaginez ce qui se passerait si on débarquait avec nos gros sabots made in France en claironnant à la cantonade qu on va prendre en charge les frais scolaires? Traduit du birman : Ah ben tiens, je vais faire des économies cette année, y a des occidentaux qui vont payer pour moi, faciiiiiile… Oui mais non, ca va pas se passer comme ca les gars!! On va attendre tranquillement que les inscriptions soient closes ce dimanche et de là on saura, après quelques jours, quels gamins manquent à l appel(d après nos estimations il devrait y en avoir au moins 5000). Lundi on va aller voir les directeurs d école un par un et leur dire qu on peut financer une partie de leurs rénovations si en contrepartie ils abandonnent la surprime a l inscription pour les plus pauvres (le budget qui sera alloué a ces travaux est l objet d un autre projet dont Christian s occupera au niveau évaluation des besoins, financement et organisation, mais il se peut même, aux dernières nouvelles, qu une grande ONG s en occupe). Et de là ne nous restera plus qu à contacter les familles des non inscrits une par une et de leur dire que: on paye l inscription; on paye un uniforme mais que si plus tard dans l année il en faut un autre ca sera a leur charge (histoire que les parents participent un peu quand même, et aussi pour économiser car Partenaires, vous l aviez compris, n est pas un mastodonte onusien, ce qui, soit dit en passant, est bien dommage, mais passons…); on paye une partie des fournitures(en gros ce qui est nécessaire pour la rentrée) mais pas tout, et si dans la suite de l année il faut racheter un stylo et quelques cahiers on estime que les parents pourront s en charger car d ici là ils auront eu le temps de se retourner et puis ça ne coûte pas très cher(sauf que pour nous, multiplié par le nombre de gamins, ca alourdirait les dépenses d un budget déjà loin d être suffisant). Ce projet nous semble être de 1 ère importance car autant Christian que moi nous pensons que l éducation est la clé de tout, c est par l éducation des jeunes générations que les choses finissent par bouger et c est bien pour ca d ailleurs qu elle n est jamais une priorité pour certains gouvernements … Me voilà donc arrivé au but de mon propos et à la raison pour laquelle j ai risqué une tendinite des index à taper ce texte: les sous !!!!!! (vous vous doutiez bien qu à un moment ou à un autre j allais y venir, pas vrai ?:-))) Notre estimation est que pour chaque enfant seront dépensés entre 7 et 9 euros, multiplié par bien 5000 gamins. Christian peut mettre une partie de ses crédits sur l affaire, une autre ONG, à qui il restait des sous du tsunami, nous a fait un chèque de 6500 euros, j ai investi moi-même une somme assez conséquente et on attend d autres contributions de donateurs individuels grâce au site de Partenaires. Mais pour l instant nous n avons qu entre un tiers et la moitie du coût total approximatif de l opération et c est là que je me tourne vers vous. Beaucoup de gens sur le forum semblent compatir aux souffrances du peuple birman mais la question qui ressort est toujours la même: à qui donner? Les grosses ONG sont assez discréditées à cause de leur train de vie éhonté(je viens encore d en voir de belles depuis que je suis arrivé, passons), il y a des rumeurs sur l armée birmane rackettant les donateurs etc… Chez Partenaires, 98 % de vos dons arriveront à bon port, et personne ne volera quoi que ce soit vu le type de mission dont il s agit. Christian m a confié la gestion et l organisation du projet et croyez moi, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour le mener à bien, aider ces pauvres petits et me montrer digne de la confiance qu il m accorde, c est pour moi une question d honneur… Vous pouvez bien sur dire que je suis un menteur, un affabulateur, un escroc et un rigolo incapable de mener à bien ce genre de projet, mais ceux qui me connaissent sur ce forum savent bien que ce n est pas le cas, et j espère qu ils sauront me défendre face aux esprits chagrins qui pourraient s inviter dans la discussion car je n aurai guère le temps de le faire moi-même. Je suis par contre à votre disposition pour toutes informations complémentaires (dans cette discussion bien sur et pas en message privé car elles ne seraient pas accessibles à tous) mais s’il vous plait, essayez d éviter les polémiques et la politique, je ne suis pas là pour ça et je n ai pas le temps en ce moment de m embarquer dans des débats interminables, la situation est grave et requiert une réaction rapide… Excusez moi d ailleurs si je ne répondrai pas toujours à la minute près, j ai beaucoup de choses à faire(entres autres retourner l une ou l autre fois sur le terrain)et à partir de lundi commencer la tournée des écoles et organiser la suite des évènements, il va y avoir du sport !!! Merci d avance à tous, et désolé d avoir ete aussi long…
Et maintenant, pour ceux qui se sentent encore un peu de lecture, voici, en anglais, un compte rendu de certaines des activités passées de Partenaires, Christian, c est à toi, envoie le franglais :-)))
PRESENTATION of PARTNERS NGO
PARTNERS is an international solidarity organisation established in France in 1991 by Christian Raymond, an engineer and former diplomat. Chart PARTNERS is a non-profit, non-religious, non-political and non-governmental humanitarian organisation, devoted to development, mainly by improving health and vocational training for needy people. Methods PARTNERS workswith qualified volunteers who conduct development projects in poor areas which get little assistance from large international organisations. They work in close conjunction with the local population, whose involvement in designing and implementing the programmes is of paramount importance. All projects take environmental concerns as well as local culture into account. PARTNERS ’ main objective is sustainability, so as to leave the communities concerned in charge in the long term. Particular emphasis is placed on health, education and training, especially to the benefit of women and children. Finances The organisation has received subsidies and donations from private and corporate donors and from various French and Foreign government agencies, among which the European Union, the French Ministry of Foreign Affairs, the Embassies of the UK, Switzerland, Japan, Australia, New Zealand, Canada, the Netherlands, Ireland and Belgium, UNICEF, UNAIDS, Alcatel, Vivendi, Michelin, TOTAL, Air France-KLM, Swissair, the Raoul Follereau Foundation, Enfance et Partage, the Tulsi-Chanrai Foundation, Montpellier Hospitals… PARTNERS' WORLDWIDE PROGRAMMES PARTNERS ’ first project was launched in Nigeria in 1991 and has already been taken over by a local NGO. Since, the organisation has set up several projects in India and Bangladesh, and developed its activities in Myanmar, Brazil, Bolivia and Moldova. Programmes completed Nigeria (1991-1998)Between 1991 and 1998 PARTNERS has conducted an integrated health and development project in Ogun Waterside. The project included rehabilitation of the 60-bed country hospital, creation of the first pathology laboratory in the area and an outreach immunisation campaign in 60 villages. An extensive health and hygiene education programme was run, especially to promote consumption of safe water. The sanitation programme has now been taken over by PARTNERS’ ‘ local counterpart, PARTNERS NIGERIA. § India (1995-2001) PARTNERS conducted a comprehensive educational project in three Bombay small slums from 1995 to 2001. The programme included a nursery class, study classes for primary school children, as well as vocational training, literacy classes and health / hygiene education for women. In Calcutta, PARTNERS provided support for a local NGO working with street children. Bangladesh (1996-1998)From 1996 to 1998, PARTNERS ran a project for the advancement of women in northern Bangladesh (Dhunot), which included a micro-credit scheme and vocational training. PARTNERS also set up a library for the children attending the outreach classes conducted by its Bangladeshi associate, the IIRD (Institute of Integrated Rural Development). The IIRD has now integrated these components into its large-scale projects in four underprivileged areas of the country – one of the most densely populated and poorest in the world. Brazil / Bolivia (since1999)In Petropolis (Brazil), thanks to a subsidy from the European Union, Partners has joined forces with SEOP, a local organisation, to improve housing conditions, conduct hygiene and domestic science classes and build six bio-digesters for the environment-friendly processing of liquid waste. Other projects in a poor Nordeste rural area and then in the Andes (Bolivia) provide rain water storage facilities and help to diversify crops and cattle, as well as to trade them better. Western EuropeIn 1999-2000, PARTNERS, jointly with a group of NGOs in the Lyon’s area in France, has participated in providing accommodation and basic necessities for several hundred refugees from Kosovo. It has also helped organise schooling for their children. In France, Italy and England, PARTNERS has conducted campaigns to develop public awareness of developing countries’ problems, especially among young people, through conferences in schools, participation in numerous forums, publication of a newsletter and training of volunteers.
Incumbent programmes Bangladesh (since September 2001)In September 2001, PARTNERS opened a day and night centre for street children in Dhaka. The shelter welcomes daily 160 slum, street and working children. The project is providing non-formal education, recreational activities, nutrition, health and hygiene facilities and shelter for the most vulnerable children, plus vocational training. Twelve local staff and social workers have been recruited and trained, and one expatriate is coordinating the various programmes. Moldova (since 2002)PARTNERS is supporting orphans and disabled teenagers living in several governmental institutions through rehabilitation of the infrastructures and adapted vocational training, such as pilot farm-school projects, which both feed the children better and train them to a real job. PARTNERS' ACTIVITIES IN MYANMAR
Introduction Starting operations : 1998 Work fields : Water and Sanitation, Health Education, HIV/AIDS prevention, Child Protection Staff : 1 expatriate, 22 locals Locations : Yangon Division (Shwe Pyi Tha Township), Magway Division (Yenanchaung Township) MoU : signed in 2002 with the Ministry of Health and extended in March 2006 for three years
From 1996 to 1998, two volunteers started to implement the mission in Yangon : gathering as much information as possible about the country, its social, economic and health situation, negotiating with the authorities and applying for the necessary Memorandum of Understanding (MoU) with the Ministry of Health, contacting the UN agencies and the other INGOs, visiting the different suburban townships of Yangon, identifying needs in various underprivileged areas, etc. Partners selected Shwe Pyi Tha Township, 34 km North of downtown Yangon. It seemed necessary to focus onrehabilitation of water supply systems, construction of good quality latrines, and basic hygiene education - mainly in the schools since children are the most vulnerable and condition the future of the communities.
Previous PARTNERS’ Projects in Myanmar 1) Since it has been present in the country, PARTNERS’ focus has been to provide safe water and proper latrines, as well as health education to primary schools' students and teachers in Shwe Pyi Tha township. Since 2000, 30 schools of Shwe Pyi Tha were provided with pumps, over head water tanks, drinking points, washing points, sanitary latrines and urinals, rubbish pits. They were also given a maintenance training. Moreover, 25, 000 children in 50 schools have participated in health education sessions and a theatre performance disseminating hygiene knowledge has been organised in 43 schools in the township. Details follow : PARTNERS’ achievements in Shwe Pyi Tha Township
In 2000, Partners carried out a pilot project in water supply and sanitation in basic education schools. It covered 6 primary schools in different areas of Shwe Pyi Tha. In 2001, PARTNERS started implementing a wider programme of water supply and sanitation in primary schools (4000 children beneficiaries), funded by Japanese Embassy in the early 2002, which provided 11 schools with proper water and sanitation facilities. In 2003, New Zealand funded a project that supplied adequate facilities to one village and school. Also In 2003, PARTNERS has given health talks in all the primary schools of the township with a grant from British Embassy, and also organised theater performances including health messages in 43 schools of Shwe Pyi Tha Township. In 2004, we provided water and sanitation facilities to two other schools thanks to Australian Embassy's funds. In 2005, Swiss Agency for Development and Cooperation gave a grant to PARTNERS to cover the watsan needs in 11 other schools. At the same time we kept running a wide HIV/AIDS Awareness campaign in Shwe PYi Tha Township (‘FHAM’ project funded by UNAIDS). In 2006, the British Embassy financed the provision of 8 latrines to one of the 7 monastic schools settled there (West Okkyin). Hygiene sessions were also organised in every class. And under FHAM project again we performed a 2nd Round of HIV/AIDS Awareness campaign in Shwe PYi Tha Township, reaching 90 000 people on total.
2) Since 2004, PARTNERS has extended its water and sanitation activities to the Dry Zone in Yenanchaung (Magwe division). Jointly with Terre des Hommes Italy, the project aims at improving community water supply and reducing public health risk factors in 32 villages. Ponds, dams, ground and rain water collection tanks and latrines have been provided; hygiene awareness campaigns have been conducted. Achieved outcomes are following : * Rural Health Centres : 4 brand-new health centres + rehabilitation of 4 health centres + expansion of 2 health centres * Water supply : building 2 dams and digging 11 rainwater ponds * Rural WatSan development : 32 villages in dry zone were assisted with : 38 school latrines and 1367 household latrines 27 hand-washing points and 2650 water containers 2750 hygiene kits
3) Due to the fast-growing rate of HIV/AIDS infection in Myanmar, PARTNERS has taken part in the reduction of HIV/AIDS transmission and in the enhancement of the quality of life of people with the virus. This project targeted workers, youths and general population of Shwe PYi Tha, gathered on their workplaces, in markets, karaoke bars.. and carried out collective awareness sessions to diffuse messages, give and promote condoms and train peer educators.
4) Child Protection
In 2002-03, PARTNERS has achieved an extensive survey in 4 urban and semi-urban areas in Yangon and Mandalay divisions. This was the sound basis for our team to write a report for UNICEF about Vulnerability of Children in Need of Special Protection. One of the outcomes was the difficulty for many families to satisfy their basic needs, among which sending their children to school regularly. Following this study, PARTNERS has implemented in 2004 a project in three official institutions in Yangon, supported by UNICEF. Child rights and protection messages have been spread to both vulnerable children and the staff, through the means of theatre performances and creative activities included in the workshops.
On-going programme
We are near to completion of a programme at three Monastic schools for Water and Sanitation Facilities’ improvement, funded by Australian Embassy. These monastic schools have some monks amidst their teachers but don’t train monks, instead they are the only ones that give totally free education to poor children. Duration of the programme is only three months : March, April and May 2008. The works include a shallow tube-well and two concrete OverHead Water Tanks ( gallon 400), two filtration systems, three hand-washing points and two drinking -water points, one hand-pump, two pump houses with air compressors, six latrines with septic tanks, two concrete access ways to WatSan facilities, and also Operation & Maintenance Training plus Personal Hygiene Training. Number of beneficiaries : 2674 students and about 50 teachers.
Istanbul: 1 semaine en mai 2008 (2ème partie)
Suite et fin d'Istanbul en Mai 2008....
>>>>>>>>>>>>> Début du compte-rendu ici : http://voyageforum.com/...ost=1728207;#1728207
Mardi 13 Mai :
Départ en bateau pour la rive asiatique et Usküdar. On se rend vite compte que beaucoup de personnes passent par ici pour rejoindre Istanbul tous les jours. Des dizaines de bateaux, des centaines de dolmus qui arrivent de partout et un chantier pour un futur tunel reliant Sirkeci, l'ancien terminus de l'Orient Express d'ailleurs.
Visite de la Mosquée Mihrimah avec ses 3 demi coupoles. Nous montons ensuite vers la mosquée Atik Valide.
Joli patio arboré avec un café de fortune . C'est la 1ère fois que nous voyons ça dans une mosquée. On nous fait des grands signes et on nous invite à nous asseoir. On sait pas trop ce qui se passe.
2 thés arrivent avec un grand sourire. Juste pour le plaisir, ici les touristes sont rares et on est accueillis comme des amis.
C'est ensuite la mosquée des faiences, la Cinili Camii :

Elle est fermée en dehors des prières mais là aussi, tout le monde se décarcasse pour aller chercher le gardien et nous ouvrir les portes. Petite et couvertes de céramiques, c'est un vrai bijou

Nous avons encore le droit à une invitation pour le thé dans le café du complexe de la mosquée où les papys du quartier se réunissent.
Retour vers les quais pour la Mosquée Semsi Ahmet Pasa.
Superbe vue mais elle est en pleine rénovation donc fermée pour plusieurs mois à priori. Nous déjeunons ici d'un poisson grillé avec une vue imprenable sur Istanbul et des pêcheurs par dizaines.
Nous reprenons le bateau pour Eminonu et le bazar aux épices. Passage souterrain impressionnant par la foule permanente et les boutiques en tout genre.

On fait le plein de thé, confiture de roses etc ....


Nous voulons retourner dans le coin de la Tour de Galata. En cherchant notre route, une professeur au lycée français nous remet sur le chemin et nous conseille un point de vue sublime sur tout le Bosphore. C'est juste en haut de la Mosquée Nusretiye à Tophane.
Qq chaises, des pots de fleurs et les 2 thés à 1 YTL ... le meilleur rapport Qualité/Prix imaginable 😎
Dans la série des supers points de vue, on prend l'apéro sous le pont de Galata. Des poufs, la vue sur la Corne d'Or ... La vie est belle !

Retour à pied vers Taksim. Au bout du pont, ce petit marché aux poissons plusieurs restaus basiques aussi.

En fin de journée, toutes les mouettes viennent ici pour les restes des boutiques. Pire que chez Hitchcock !
Mercredi 14 Mai :
Aujourd'hui nous allons quand même refaire Sainte-Sophie mais dès le matin, on est asphyxié par tous ces touristes débarqués en bus ... On n'a plus l'habitude 🤪 On reviendra + tard car là c'est l'enfer pour l'instant. On fait le tour de la Basilique. Superbe rue restaurée juste derrière :
Toujours des travaux à Ste Sophie et pour encore des années sans doute
Nous allons voir sa petite soeur, un peu + loin, Küçük Camii.
Enfin réouverte et superbement restaurée, surnommée "la petite Ste Sophie", elle est toute bleue, claire ... Ca valait le coup d'attendre la fin des travaux.

Un peu + loin, la mosquée Mehmet Pasa de Sinan.

Déjeuner d'un kebab sur un banc et on retourne à Ste Sophie en début d'APM. C'est + calme désormais.



Toujours aussi belle, aussi grande, aussi magnifique. On ne s'en lasse pas !
Nous allons faire un tour au Grand Bazar . Mauricette vient racheter des serviettes de bain ( le genre Nid d'abeille comme dans les hammams ) On en profite pour chercher les anciens caravansérails cachés un peu partout.

Les drapeaux de Galatasaray, une des équipes de foot d'Istanbul devenue championne ce week-end

En fin de journée, les "traders" de la bourse de l'or qui hurlent dans leurs téléphones . Dans ce quartier, on vend mais on fabrique aussi des tonnes des bijoux !

Le caravansérail de l'argent ou Silver Han dans le texte 😎

Un autre han avec des dizaines de boutiques de laine, fils etc ....

J'adore la mise en scène des boutiques :

Demain, c'est le départ.
Jeudi 15 Mai :
Nous faisons le plein de loukoums chez Koska sur Istiklal Cadessi. Encore un petit tour dans l'ancien tramway.



Dernier déjeuner et retour aéroport pour avion à 15h30.
>>>>>>>>>>>>> Début du compte-rendu ici : http://voyageforum.com/...ost=1728207;#1728207
Mardi 13 Mai :
Départ en bateau pour la rive asiatique et Usküdar. On se rend vite compte que beaucoup de personnes passent par ici pour rejoindre Istanbul tous les jours. Des dizaines de bateaux, des centaines de dolmus qui arrivent de partout et un chantier pour un futur tunel reliant Sirkeci, l'ancien terminus de l'Orient Express d'ailleurs.
Visite de la Mosquée Mihrimah avec ses 3 demi coupoles. Nous montons ensuite vers la mosquée Atik Valide.
Joli patio arboré avec un café de fortune . C'est la 1ère fois que nous voyons ça dans une mosquée. On nous fait des grands signes et on nous invite à nous asseoir. On sait pas trop ce qui se passe.
2 thés arrivent avec un grand sourire. Juste pour le plaisir, ici les touristes sont rares et on est accueillis comme des amis.C'est ensuite la mosquée des faiences, la Cinili Camii :

Elle est fermée en dehors des prières mais là aussi, tout le monde se décarcasse pour aller chercher le gardien et nous ouvrir les portes. Petite et couvertes de céramiques, c'est un vrai bijou

Nous avons encore le droit à une invitation pour le thé dans le café du complexe de la mosquée où les papys du quartier se réunissent.
Retour vers les quais pour la Mosquée Semsi Ahmet Pasa.
Superbe vue mais elle est en pleine rénovation donc fermée pour plusieurs mois à priori. Nous déjeunons ici d'un poisson grillé avec une vue imprenable sur Istanbul et des pêcheurs par dizaines.Nous reprenons le bateau pour Eminonu et le bazar aux épices. Passage souterrain impressionnant par la foule permanente et les boutiques en tout genre.

On fait le plein de thé, confiture de roses etc ....


Nous voulons retourner dans le coin de la Tour de Galata. En cherchant notre route, une professeur au lycée français nous remet sur le chemin et nous conseille un point de vue sublime sur tout le Bosphore. C'est juste en haut de la Mosquée Nusretiye à Tophane.
Qq chaises, des pots de fleurs et les 2 thés à 1 YTL ... le meilleur rapport Qualité/Prix imaginable 😎Dans la série des supers points de vue, on prend l'apéro sous le pont de Galata. Des poufs, la vue sur la Corne d'Or ... La vie est belle !

Retour à pied vers Taksim. Au bout du pont, ce petit marché aux poissons plusieurs restaus basiques aussi.

En fin de journée, toutes les mouettes viennent ici pour les restes des boutiques. Pire que chez Hitchcock !

Mercredi 14 Mai :
Aujourd'hui nous allons quand même refaire Sainte-Sophie mais dès le matin, on est asphyxié par tous ces touristes débarqués en bus ... On n'a plus l'habitude 🤪 On reviendra + tard car là c'est l'enfer pour l'instant. On fait le tour de la Basilique. Superbe rue restaurée juste derrière :

Toujours des travaux à Ste Sophie et pour encore des années sans doute

Nous allons voir sa petite soeur, un peu + loin, Küçük Camii.
Enfin réouverte et superbement restaurée, surnommée "la petite Ste Sophie", elle est toute bleue, claire ... Ca valait le coup d'attendre la fin des travaux.
Un peu + loin, la mosquée Mehmet Pasa de Sinan.

Déjeuner d'un kebab sur un banc et on retourne à Ste Sophie en début d'APM. C'est + calme désormais.



Toujours aussi belle, aussi grande, aussi magnifique. On ne s'en lasse pas !
Nous allons faire un tour au Grand Bazar . Mauricette vient racheter des serviettes de bain ( le genre Nid d'abeille comme dans les hammams ) On en profite pour chercher les anciens caravansérails cachés un peu partout.

Les drapeaux de Galatasaray, une des équipes de foot d'Istanbul devenue championne ce week-end

En fin de journée, les "traders" de la bourse de l'or qui hurlent dans leurs téléphones . Dans ce quartier, on vend mais on fabrique aussi des tonnes des bijoux !

Le caravansérail de l'argent ou Silver Han dans le texte 😎

Un autre han avec des dizaines de boutiques de laine, fils etc ....

J'adore la mise en scène des boutiques :

Demain, c'est le départ.
Jeudi 15 Mai :
Nous faisons le plein de loukoums chez Koska sur Istiklal Cadessi. Encore un petit tour dans l'ancien tramway.



Dernier déjeuner et retour aéroport pour avion à 15h30.
Mon ventre a fait escale à Munich
Dans la série "j'ai besoin de moins d'une journée pour visiter une ville", je vous présente aujourd'hui Munich, capitale de la Bavière.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne suis pas un fin connaisseur de l'Allemagne. Je n'y avais déjà passé en tout et pour tout que moins de 24 heures il y a quelques années, à Saarbrücken, la plus française des villes allemandes. Mais samedi dernier, c'est dans une des grandes métropoles du pays que j'allais avoir l'occasion de faire sauter ou de confirmer certains préjugés que l'on peut avoir sur l'Allemagne et les allemands. Pour la première fois depuis 1994 j'ai donc embarqué à bord d'un avion de la Lufthansa pour un vol Shanghai - Munich qui dura 12 heures. De la Lufthansa, je n'avais que le souvenir de quelques hôtesses teutones grosses et méchantes et d'un programme musical plutôt bien choisi. La Lufthansa de 2008 a bien changé depuis toutes ces années, puisque les hôtesses allemandes ont dorénavant une silhouette beaucoup plus présentable, et que la seule grosse de l'équpe était en fait une chinoise bilingue. Une copie encore plus conforme au modèle que l'original!
A côté de moi, un italien tout aussi enrobé que l'hôtesse chinoise allait se charger de grignoter mon espace vital tandis que pendant presque tout le vol, des bébés hurleurs se chargèrent d'empêcher les passagers innocents de s'endormir. Hélas, la mise hors service au bout de deux heures de vol du système audio et video allait m'empêcher de couvrir ce vacarme.
Bref, au bout de ces 12 heures de vol, j'étais plutôt content de voir se profiler la chaîne des Alpes tandis que l'avion obliquait sa trajectoire au-dessus de la bucolique Bavière pour enfin plonger vers l'aéroport Franz J. Strauss.
Rien à dire sur cet aéroport très ergonomique, où la grimace et les mimiques agressives des agents de l'immigration ne font que peu d'ombrage à l'efficacité et à la rapidité du contrôle des passeports. Que faire à Munich à 6 heures du matin? Il y a quelque chose que j'aime beaucoup faire, où que j'aille, c'est poser des questions difficiles aux agents des compagnies aériennes afin de savourer les situations absurdes dans lesquelles j'excelle à me retrouver. J'ai notamment acquis un certain savoir-faire pour faire tourner en bourrique hôtesses de l'air et personnel au sol des compagnies aériennes de Chine et d'autres pays où le choc des cultures se prête bien à ce jeu. En Allemagne, cela allait certainement être plus difficile de mettre à mal la fameuse rigueur et la fameuse efficacité allemandes. Mais la grosse Berta qui m'accueillit avec le sourire au comptoir de la Lufthansa ne savait pas à qui elle avait affaire: - bonjour, je souhaiterais modifier ma date de retour et la décaler un jour plus tard, est-ce possible avec ce billet? - oui, mais il faut payer, c'est 100 euros. - c'est cher mais s'il n'y a pas le choix... Y a-t-il encore des places? - laissez moi voir... ah non, désolé, c'est complet, vous aurez peut-être plus de chance en réessayant plus tard. - je vois. Et si je fais un retour via Munich au lieu de Francort, c'est possible? - vous avez eu une très bonne idée. - merci merci, donc c'est possible? - ah je ne sais pas. - comment ça vous ne savez pas? Vous n'êtes pas le service des billets de la Lufthansa? - si si, mais je ne peux pas vous dire si vous avez le droit de changer de billet. - mais alors comment je fais pour savoir? - vous devez demander à une agence de voyage. - laquelle? - n'importe laquelle. - vous êtes donc en train de me dire que n'importe quelle agence de voyage en France ou en Allemagne pourra me renseigner sur mon billet d'avion, mais vous, agence Lufthansa de l'aéroport de Munich en êtes incapable? - oui voilà c'est ça (j'ai failli dire "ne seriez-vous pas chinoise par hasard?" mais je me suis retenu) - c'est quand même bizarre, je pensais que la Lufthansa auprès de qui j'ai directement acheté mon billet saurait me dire si je peux le changer. - non nous ne pouvons pas, je n'ai pas cette information dans mon ordinateur. - je vois, merci au revoir.
J'étais plutôt satisfait de ce premier contact avec la rigoureuse Allemagne. Il semblerait que mon talent pour dénicher l'ubuesque et l'inattendu ne se soit pas estompé, bien au contraire, quelques milliers de kilomètres à l'ouest de mon terrain de prédilection.
La matinée, j'ai donc joué au touriste à Munich, avant de retrouver mon point de rendez-vous à 12.30. Plusieurs de mes anciens collègues allemands de Shanghai étaient en effet rentrés en Allemagne en 2005 et 2006 et il me faisait très plaisir de les revoir après ces années. Avec M, C et B, nous avions en effet l'habitude tous les jeudi d'aller manger au restaurant allemand Paulhaner à deux pas de notre bureau de Pudong. On y mangeait et on y buvait bien au Paulhaner, c'était une vraie enclave européenne en plein coeur du quartier financier de Shanghai. Et puis les repas y dégénéraient parfois en sympathiques concours de gloutonnerie où il s'agissait de dévorer le plus de viande possible. En général, et cela n'étonnera pas ceux qui me connaissent, je m'en sortais de manière très honorable. Bref, je me réjouissais à l'idée d'entretenir ma réputation, cette fois à Munich, là où l'histoire du Paulhaner avait commencé.
Mes anciens collègues ont donc proposé un typique restaurant bavarois, dont certaintes serveuses en tenue traditionnelle avaient un décolleté des plus... photogéniques, et dont la brasserie et les plats de viande en sauce semblaient recueillir les suffrages des connaisseurs. Exactement ce qu'il me fallait pour faire exploser ma panse!
Les bières descendirent très rapidement, la matinée à jouer au touriste m'ayant donné très soif. Et il faut reconnaître qu'elles sont délicieuses ces bières bavaroises. Mes anciens collègues furent d'ailleurs incapables de me répondre lorsque je leur demandais combien il y avait de brasseries dans la région. Une bonne cinquantaine? Une centaine? Allez savoir!
Mais il était temps de passer aux choses sérieuses: la viande. Après avoir longuement hésité, je me décidais pour une escalope (schnitzel) de porc aux schpatzle, aux champignons et au lard, ce à quoi j'ai ajouté une assiette de chou. Je regrettais de ne pas avoir choisi le jambonneau qui avait l'air de faire le délice de nos voisins de table, mais mes collègues commençaient à sourire en se demandant si j'allais pouvoir finir mon assiette. Les cons! Ils avaient oublié qui j'étais! C'est qu'au bout de cet énorme plat de viande, j'avais encore très faim moi! Je crois que quand j'ai demandé le menu, ils pensaient encore que je plaisantais, mais il a bien fallu qu'ils reconnaissent la supériorité de mon estomac lorsque j'ai passé commande d'un plat de boeuf encore plus gros que le premier. Et oui, je l'ai fini en plus! M, C et B ont donc bien dû admettre que je méritais toujours ma réputation de gros mangeur. Même à la descente de bière ils n'ont pas réussi à me ridiculiser, contrairement à cette mémorable soirée shanghaienne où l'orgie de bière aboutit à une gueule de bois les plus carabinées. Mais j'avais la forme samedi dernier, et nous avons fini par nous lever sans mal, pour la suite des festivités.
Munich était désormais rouge de monde. C'était la dernière journée du championnant de foot, et Munich était championne cette année. Des milliers et des milliers de supporters de tous ages avaient endossé le maillot du Bayern de Munich pour faire la fête dans la rue, autour de la Marienplatz. Et on dira que les allemands sont ennuyeux et ne savent pas s'amuser? J'ai beau détester le foot et les fêtes populaires, je dois avouer que cette expérience était de plus intéressantes. Mes anciens collègues proposèrent d'aller regarder le match Munich - Berlin dans un gigantesque bar où un bon millier de supporters étaient entassés, hurlant et trinquant. J'ai demandé à mes amis comment on disait "allez Berlin" en allemand, mais ils me répondirent que ce ne serait pas une très bonne idée de crier ça, et le gabarit et l'état d'ébriété des supporters munichois autour de nous plaidèrent pour leur prudence. Je me suis donc contenté de vider encore un litre de bière.
Finalement, l'heure tourna, et il fut temps de prendre congé de mes amis, pour rejoindre l'aéroport où m'attendait mon avion pour Nice. Mon estomac digérant péniblement la viande et la bière de l'après-midi ralentit certes mon rythme, mais je suis finalement arrivé dans les temps. J'ai bien failli m'assoupir dans l'avion, davantage en raison de la digestion que des 40 heures sans sommeil que j'avais derrière moi. Nom de dieu, qu'est ce que j'ai pu boire et manger!
Une fois arrivé à Nice, mes parents m'attendirent:
"on t'attendait pour manger: soupe, pates et pissaladière, ça t'ira?"
Et moi, tel Daladier descendant de son avion de Munich en 1938, j'ai bien failli grommeler "les cons!"
Le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne suis pas un fin connaisseur de l'Allemagne. Je n'y avais déjà passé en tout et pour tout que moins de 24 heures il y a quelques années, à Saarbrücken, la plus française des villes allemandes. Mais samedi dernier, c'est dans une des grandes métropoles du pays que j'allais avoir l'occasion de faire sauter ou de confirmer certains préjugés que l'on peut avoir sur l'Allemagne et les allemands. Pour la première fois depuis 1994 j'ai donc embarqué à bord d'un avion de la Lufthansa pour un vol Shanghai - Munich qui dura 12 heures. De la Lufthansa, je n'avais que le souvenir de quelques hôtesses teutones grosses et méchantes et d'un programme musical plutôt bien choisi. La Lufthansa de 2008 a bien changé depuis toutes ces années, puisque les hôtesses allemandes ont dorénavant une silhouette beaucoup plus présentable, et que la seule grosse de l'équpe était en fait une chinoise bilingue. Une copie encore plus conforme au modèle que l'original!
A côté de moi, un italien tout aussi enrobé que l'hôtesse chinoise allait se charger de grignoter mon espace vital tandis que pendant presque tout le vol, des bébés hurleurs se chargèrent d'empêcher les passagers innocents de s'endormir. Hélas, la mise hors service au bout de deux heures de vol du système audio et video allait m'empêcher de couvrir ce vacarme.
Bref, au bout de ces 12 heures de vol, j'étais plutôt content de voir se profiler la chaîne des Alpes tandis que l'avion obliquait sa trajectoire au-dessus de la bucolique Bavière pour enfin plonger vers l'aéroport Franz J. Strauss.
Rien à dire sur cet aéroport très ergonomique, où la grimace et les mimiques agressives des agents de l'immigration ne font que peu d'ombrage à l'efficacité et à la rapidité du contrôle des passeports. Que faire à Munich à 6 heures du matin? Il y a quelque chose que j'aime beaucoup faire, où que j'aille, c'est poser des questions difficiles aux agents des compagnies aériennes afin de savourer les situations absurdes dans lesquelles j'excelle à me retrouver. J'ai notamment acquis un certain savoir-faire pour faire tourner en bourrique hôtesses de l'air et personnel au sol des compagnies aériennes de Chine et d'autres pays où le choc des cultures se prête bien à ce jeu. En Allemagne, cela allait certainement être plus difficile de mettre à mal la fameuse rigueur et la fameuse efficacité allemandes. Mais la grosse Berta qui m'accueillit avec le sourire au comptoir de la Lufthansa ne savait pas à qui elle avait affaire: - bonjour, je souhaiterais modifier ma date de retour et la décaler un jour plus tard, est-ce possible avec ce billet? - oui, mais il faut payer, c'est 100 euros. - c'est cher mais s'il n'y a pas le choix... Y a-t-il encore des places? - laissez moi voir... ah non, désolé, c'est complet, vous aurez peut-être plus de chance en réessayant plus tard. - je vois. Et si je fais un retour via Munich au lieu de Francort, c'est possible? - vous avez eu une très bonne idée. - merci merci, donc c'est possible? - ah je ne sais pas. - comment ça vous ne savez pas? Vous n'êtes pas le service des billets de la Lufthansa? - si si, mais je ne peux pas vous dire si vous avez le droit de changer de billet. - mais alors comment je fais pour savoir? - vous devez demander à une agence de voyage. - laquelle? - n'importe laquelle. - vous êtes donc en train de me dire que n'importe quelle agence de voyage en France ou en Allemagne pourra me renseigner sur mon billet d'avion, mais vous, agence Lufthansa de l'aéroport de Munich en êtes incapable? - oui voilà c'est ça (j'ai failli dire "ne seriez-vous pas chinoise par hasard?" mais je me suis retenu) - c'est quand même bizarre, je pensais que la Lufthansa auprès de qui j'ai directement acheté mon billet saurait me dire si je peux le changer. - non nous ne pouvons pas, je n'ai pas cette information dans mon ordinateur. - je vois, merci au revoir.
J'étais plutôt satisfait de ce premier contact avec la rigoureuse Allemagne. Il semblerait que mon talent pour dénicher l'ubuesque et l'inattendu ne se soit pas estompé, bien au contraire, quelques milliers de kilomètres à l'ouest de mon terrain de prédilection.
La matinée, j'ai donc joué au touriste à Munich, avant de retrouver mon point de rendez-vous à 12.30. Plusieurs de mes anciens collègues allemands de Shanghai étaient en effet rentrés en Allemagne en 2005 et 2006 et il me faisait très plaisir de les revoir après ces années. Avec M, C et B, nous avions en effet l'habitude tous les jeudi d'aller manger au restaurant allemand Paulhaner à deux pas de notre bureau de Pudong. On y mangeait et on y buvait bien au Paulhaner, c'était une vraie enclave européenne en plein coeur du quartier financier de Shanghai. Et puis les repas y dégénéraient parfois en sympathiques concours de gloutonnerie où il s'agissait de dévorer le plus de viande possible. En général, et cela n'étonnera pas ceux qui me connaissent, je m'en sortais de manière très honorable. Bref, je me réjouissais à l'idée d'entretenir ma réputation, cette fois à Munich, là où l'histoire du Paulhaner avait commencé.
Mes anciens collègues ont donc proposé un typique restaurant bavarois, dont certaintes serveuses en tenue traditionnelle avaient un décolleté des plus... photogéniques, et dont la brasserie et les plats de viande en sauce semblaient recueillir les suffrages des connaisseurs. Exactement ce qu'il me fallait pour faire exploser ma panse!
Les bières descendirent très rapidement, la matinée à jouer au touriste m'ayant donné très soif. Et il faut reconnaître qu'elles sont délicieuses ces bières bavaroises. Mes anciens collègues furent d'ailleurs incapables de me répondre lorsque je leur demandais combien il y avait de brasseries dans la région. Une bonne cinquantaine? Une centaine? Allez savoir!
Mais il était temps de passer aux choses sérieuses: la viande. Après avoir longuement hésité, je me décidais pour une escalope (schnitzel) de porc aux schpatzle, aux champignons et au lard, ce à quoi j'ai ajouté une assiette de chou. Je regrettais de ne pas avoir choisi le jambonneau qui avait l'air de faire le délice de nos voisins de table, mais mes collègues commençaient à sourire en se demandant si j'allais pouvoir finir mon assiette. Les cons! Ils avaient oublié qui j'étais! C'est qu'au bout de cet énorme plat de viande, j'avais encore très faim moi! Je crois que quand j'ai demandé le menu, ils pensaient encore que je plaisantais, mais il a bien fallu qu'ils reconnaissent la supériorité de mon estomac lorsque j'ai passé commande d'un plat de boeuf encore plus gros que le premier. Et oui, je l'ai fini en plus! M, C et B ont donc bien dû admettre que je méritais toujours ma réputation de gros mangeur. Même à la descente de bière ils n'ont pas réussi à me ridiculiser, contrairement à cette mémorable soirée shanghaienne où l'orgie de bière aboutit à une gueule de bois les plus carabinées. Mais j'avais la forme samedi dernier, et nous avons fini par nous lever sans mal, pour la suite des festivités.
Munich était désormais rouge de monde. C'était la dernière journée du championnant de foot, et Munich était championne cette année. Des milliers et des milliers de supporters de tous ages avaient endossé le maillot du Bayern de Munich pour faire la fête dans la rue, autour de la Marienplatz. Et on dira que les allemands sont ennuyeux et ne savent pas s'amuser? J'ai beau détester le foot et les fêtes populaires, je dois avouer que cette expérience était de plus intéressantes. Mes anciens collègues proposèrent d'aller regarder le match Munich - Berlin dans un gigantesque bar où un bon millier de supporters étaient entassés, hurlant et trinquant. J'ai demandé à mes amis comment on disait "allez Berlin" en allemand, mais ils me répondirent que ce ne serait pas une très bonne idée de crier ça, et le gabarit et l'état d'ébriété des supporters munichois autour de nous plaidèrent pour leur prudence. Je me suis donc contenté de vider encore un litre de bière.
Finalement, l'heure tourna, et il fut temps de prendre congé de mes amis, pour rejoindre l'aéroport où m'attendait mon avion pour Nice. Mon estomac digérant péniblement la viande et la bière de l'après-midi ralentit certes mon rythme, mais je suis finalement arrivé dans les temps. J'ai bien failli m'assoupir dans l'avion, davantage en raison de la digestion que des 40 heures sans sommeil que j'avais derrière moi. Nom de dieu, qu'est ce que j'ai pu boire et manger!
Une fois arrivé à Nice, mes parents m'attendirent:
"on t'attendait pour manger: soupe, pates et pissaladière, ça t'ira?"
Et moi, tel Daladier descendant de son avion de Munich en 1938, j'ai bien failli grommeler "les cons!"
Auberges de jeunesse et hôtels pas chers dans le sud de la France
Bonjour,
Tout d'abord je suis contente de m'être inscrite sur ce forum et de partager nos experiences tous ensemble. Je vous explique mon probleme. Avec 4 autres amis nous souhaitons faire le tout de la cote d'azur en voiture pendant une semaine. Nous sommes tous etudiant et souhaitons partir avec un budget de 150€ par personne. Nous ne savons pas encore ou dormir car on ne voulais pas se prendre le chou avec les soucis de locations de bugalows et camping. Donc voila je voulais savoir si vous aviez des bons plans ( ex: auberge de jeunesse, hotel ..) avec les tarifs et savoir ce qu'il y'avait de bien a visité. Merci d'avance 😎
Tout d'abord je suis contente de m'être inscrite sur ce forum et de partager nos experiences tous ensemble. Je vous explique mon probleme. Avec 4 autres amis nous souhaitons faire le tout de la cote d'azur en voiture pendant une semaine. Nous sommes tous etudiant et souhaitons partir avec un budget de 150€ par personne. Nous ne savons pas encore ou dormir car on ne voulais pas se prendre le chou avec les soucis de locations de bugalows et camping. Donc voila je voulais savoir si vous aviez des bons plans ( ex: auberge de jeunesse, hotel ..) avec les tarifs et savoir ce qu'il y'avait de bien a visité. Merci d'avance 😎
Signes d'insécurité ou de sécurité dans le choix d'un hôtel
Bonjour à tous
Sur un autre post, la question est posée, et m'est posée, de savoir comment évaluer la sécurité d'un hôtel. C'est une problématique qui intéresse tous les voyageurs qui tiennent à leurs petites affaires. Aussi bien ceux qui ont choisi sur catalogue, par internet et par ouï-dire que ceux qui, comme moi, préfère voir sur place. C'est la raison pour laquelle j'ouvre cette question qui pourrait recueillir vos impressions et commentaires sous un titre plus approprié et donc plus visible. Partageons voulez-vous nos idées... ce forum vit sous le signe de l'entraide mutuelle.
Je me lance et je vous cite pêle-mêle.
Ce que je trouve plutôt rassurant : une entreprise familiale où les patrons s'indentifient clairement du personnel identifié lui aussi (un tee-shirt, un badge...) un personnel lui-même soucieux de la sécurité un éclairage qui fonctionne dans les couloirs des portes et de fenêtres qui ferment une sécurité intérieure à la porte de la chambre des issues de secours indiquées et accessibles la propreté
ce que je trouve peu rassurant : la négligence (ampoules non remplacées, couloir emcombrés par du bric-à-brac couvert de poussière...) du personnel absent de la réception l'indifférence des receptionnistes qu'il faut arracher à internet ou à la télé les chaînes qui ferment les issues de secours, les fenêtres clouées les prises électriques qui sortent des murs les gens qui rôdent dans les couloirs
J'aime pas trop le système de la résistance avec alimentation électrique près du pommeau de la douche pour chauffer l'eau et si j'utilise le coffre de l'hôtel, je préfère un coffre individuel à la reception qu'un coffre dans la chambre.
Je vous laisse la parole et vous remercie par avance d'ajouter vos suggestions. Elles seront fort utiles à ceux qui hésitent parfois à se lancer eux-mêmes dans l'organisation.
Bon voyage à tous Véro
Sur un autre post, la question est posée, et m'est posée, de savoir comment évaluer la sécurité d'un hôtel. C'est une problématique qui intéresse tous les voyageurs qui tiennent à leurs petites affaires. Aussi bien ceux qui ont choisi sur catalogue, par internet et par ouï-dire que ceux qui, comme moi, préfère voir sur place. C'est la raison pour laquelle j'ouvre cette question qui pourrait recueillir vos impressions et commentaires sous un titre plus approprié et donc plus visible. Partageons voulez-vous nos idées... ce forum vit sous le signe de l'entraide mutuelle.
Je me lance et je vous cite pêle-mêle.
Ce que je trouve plutôt rassurant : une entreprise familiale où les patrons s'indentifient clairement du personnel identifié lui aussi (un tee-shirt, un badge...) un personnel lui-même soucieux de la sécurité un éclairage qui fonctionne dans les couloirs des portes et de fenêtres qui ferment une sécurité intérieure à la porte de la chambre des issues de secours indiquées et accessibles la propreté
ce que je trouve peu rassurant : la négligence (ampoules non remplacées, couloir emcombrés par du bric-à-brac couvert de poussière...) du personnel absent de la réception l'indifférence des receptionnistes qu'il faut arracher à internet ou à la télé les chaînes qui ferment les issues de secours, les fenêtres clouées les prises électriques qui sortent des murs les gens qui rôdent dans les couloirs
J'aime pas trop le système de la résistance avec alimentation électrique près du pommeau de la douche pour chauffer l'eau et si j'utilise le coffre de l'hôtel, je préfère un coffre individuel à la reception qu'un coffre dans la chambre.
Je vous laisse la parole et vous remercie par avance d'ajouter vos suggestions. Elles seront fort utiles à ceux qui hésitent parfois à se lancer eux-mêmes dans l'organisation.
Bon voyage à tous Véro
Projet de voyage "virtuel" en Afrique pour un centre de loisirs
Bonjour à tous
Dans le doute, je poste ce message dans cette rubrique + la rubrique divers.
Dans le cadre d'un projet cet été pour un centre de loisirs avec des 3/6 ans, nous envisageons d'emmener les enfants en voyage "virtuel" dans 4 pays : Espagne + 1 pays d'Afrique australe ou centrale + 2 autres pays à définir.
Nous souhaitons faire venir des intervenants qui pourraient faire découvrir leur culture : musique, danses, contes, objets, mets ...
Connaîtriez-vous des associations africaines dans l'Hérault susceptibles de proposer ce genre de prestations ? J'ai entamé des recherches : sur le moteur VF, autres sur internet + réseau amis mais pour l'instant je n'ai rien trouvé.
Merci pour vos réponses bienveillantes 😎 Bonne journée à tous Béatrice
Connaîtriez-vous des associations africaines dans l'Hérault susceptibles de proposer ce genre de prestations ? J'ai entamé des recherches : sur le moteur VF, autres sur internet + réseau amis mais pour l'instant je n'ai rien trouvé.
Merci pour vos réponses bienveillantes 😎 Bonne journée à tous Béatrice
Rencontre VF à Annecy le 27 juin 2008
Salut à tous,
Je suis rentrée depuis 2 mois et je ne pense qu'à...repartir!
En attendant, je trouve que ce serait sympa de pouvoir échanger sur nos voyages passés et futur.
Alors, si vous êtes dispo un vendredi soir ou un WE retrouvons nous pour boire un verre.
A bientôt j'espère,
Je suis rentrée depuis 2 mois et je ne pense qu'à...repartir!
En attendant, je trouve que ce serait sympa de pouvoir échanger sur nos voyages passés et futur.
Alors, si vous êtes dispo un vendredi soir ou un WE retrouvons nous pour boire un verre.
A bientôt j'espère,
Attention, épidémie mondiale!
Attention ! Une épidémie mondiale est en train de se propager
à une allure vertigineuse. l'OMB (Organisation Mondiale du BIEN-ETRE)
prévoit que des milliards d'individus seront contaminés dans les dix ans à venir.
Voici les symptômes de cette terrible maladie :
1 - Tendance à se laisser guider par son intuition personnelle
plutôt que d'agir sous la pression des peurs, idées reçues et Conditionnements du passé.
2 - Manque total d'intérêt pour juger les autres, se juger soi-même
et s'intéresser à tout ce qui engendre des conflits.
3 - Perte complète de la capacité à se faire du souci
(ceci représente l'un des symptômes les plus graves)
4 - Plaisir constant à apprécier les choses et les êtres tels qu'ils sont,
ce qui entraîne la disparition de l'habitude de vouloir changer les autres.
5 - Désir intense de se transformer soi-même pour gérer positivement ses pensées,
ses émotions, son corps physique, sa vie matérielle et son environnement
afin de développer sans cesse ses potentiels de santé, de créativité et d'amour.
6 - Attaques répétées de sourire, ce sourire qui dit "merci"
et donne un sentiment d'unité et d'harmonie avec tout ce qui vit.
7 - Ouverture sans cesse croissante à l'esprit d'enfance,
à la simplicité, au rire et à la gaieté.
8 - Moments de plus en plus fréquents de communication consciente avec son âme,
ce qui donne un sentiment très agréable de plénitude et de bonheur.
9 - Plaisir de se comporter en guérisseur qui apporte joie et lumière plutôt qu'en critique ou en indifférent
10 - Capacité à vivre seul, en couple, en famille et en société dans la fluidité et l'égalité, sans jouer ni les victimes, ni les bourreaux.
11 - Sentiment de se sentir responsable et heureux d'offrir au monde ses rêves d'un futur abondant, harmonieux et pacifique.
12 - Acceptation totale de sa présence sur terre et volonté de choisir à chaque instant,
le beau, le bon, le vrai et le vivant.
Si vous voulez continuer à vivre dans la peur, la dépendance, les conflits, la maladie et le conformisme, évitez tout contact avec des personnes présentant ces symptômes.
Cette maladie est extrêmement contagieuse ! Si vous présentez déjà des symptômes, sachez que votre état est probablement irréversible.
Les traitements médicaux peuvent faire disparaître momentanément quelques symptômes mais ne peuvent s'opposer à la progression inéluctable du mal.
Aucun vaccin anti-bonheur n'existe.
Comme cette maladie du bonheur provoque une perte de la peur de mourir,
qui est l'un des piliers centraux des croyances de la société matérialiste moderne,
des troubles sociaux graves risquent de se produire,
tels des grèves de l'esprit belliqueux et du besoin d'avoir raison,
rassemblements de gens heureux pour chanter, danser et célébrer la vie,
des cercles de partage et de guérison, des crises de fou rire et des séances de défoulement émotionnel collectives"
Alors, je vous en prie, faites suivre, afin que tout le monde soit prévenu et prenne ses dispositions car cette épidémie risque de gagner la planète entière en moins de 10 ans.....😉
prévoit que des milliards d'individus seront contaminés dans les dix ans à venir.
Voici les symptômes de cette terrible maladie :
1 - Tendance à se laisser guider par son intuition personnelle
plutôt que d'agir sous la pression des peurs, idées reçues et Conditionnements du passé.
2 - Manque total d'intérêt pour juger les autres, se juger soi-même
et s'intéresser à tout ce qui engendre des conflits.
3 - Perte complète de la capacité à se faire du souci
(ceci représente l'un des symptômes les plus graves)
4 - Plaisir constant à apprécier les choses et les êtres tels qu'ils sont,
ce qui entraîne la disparition de l'habitude de vouloir changer les autres.
5 - Désir intense de se transformer soi-même pour gérer positivement ses pensées,
ses émotions, son corps physique, sa vie matérielle et son environnement
afin de développer sans cesse ses potentiels de santé, de créativité et d'amour.
6 - Attaques répétées de sourire, ce sourire qui dit "merci"
et donne un sentiment d'unité et d'harmonie avec tout ce qui vit.
7 - Ouverture sans cesse croissante à l'esprit d'enfance,
à la simplicité, au rire et à la gaieté.
8 - Moments de plus en plus fréquents de communication consciente avec son âme,
ce qui donne un sentiment très agréable de plénitude et de bonheur.
9 - Plaisir de se comporter en guérisseur qui apporte joie et lumière plutôt qu'en critique ou en indifférent
10 - Capacité à vivre seul, en couple, en famille et en société dans la fluidité et l'égalité, sans jouer ni les victimes, ni les bourreaux.
11 - Sentiment de se sentir responsable et heureux d'offrir au monde ses rêves d'un futur abondant, harmonieux et pacifique.
12 - Acceptation totale de sa présence sur terre et volonté de choisir à chaque instant,
le beau, le bon, le vrai et le vivant.
Si vous voulez continuer à vivre dans la peur, la dépendance, les conflits, la maladie et le conformisme, évitez tout contact avec des personnes présentant ces symptômes.
Cette maladie est extrêmement contagieuse ! Si vous présentez déjà des symptômes, sachez que votre état est probablement irréversible.
Les traitements médicaux peuvent faire disparaître momentanément quelques symptômes mais ne peuvent s'opposer à la progression inéluctable du mal.
Aucun vaccin anti-bonheur n'existe.
Comme cette maladie du bonheur provoque une perte de la peur de mourir,
qui est l'un des piliers centraux des croyances de la société matérialiste moderne,
des troubles sociaux graves risquent de se produire,
tels des grèves de l'esprit belliqueux et du besoin d'avoir raison,
rassemblements de gens heureux pour chanter, danser et célébrer la vie,
des cercles de partage et de guérison, des crises de fou rire et des séances de défoulement émotionnel collectives"
Alors, je vous en prie, faites suivre, afin que tout le monde soit prévenu et prenne ses dispositions car cette épidémie risque de gagner la planète entière en moins de 10 ans.....😉
Extrait "Un voyage vu par Eric"
Bonsoir à tout le monde
Juste un extrait de notre site http://theliot.fr pour vous dire que l'on peut ne pas être voyageur et partir quand même un an. A ne pas prendre toujours au premier degré. Eric est un optimiste, un voyageur, un curieux. Quant à moi, vous comprendrez que ce n'est pas gagné du tout..... Et pourtant
Bonne soirée à tout le monde
Elise
Le voyage vu par Eric
(Ecrit le même jour qu'Elise, sans aucune concertation)
Pourquoi partir ? Faire un vrai grand voyage tous les quatre. Etre tous les quatre ensembles tout le temps, et non plus que quelques heures par semaine sans avoir vraiment le temps. Faire découvrir aux 2 monstres qu'il y a d'autres personnes sur terre qui ne sont pas nanties comme nous autres, blancs. Les faire devenir encore plus curieux. Ne pas être limité dans le temps comme des vacances classique. Prendre le temps que l'on veut pour visiter les pays. Vérifier que la France est bien le plus beau pays du monde ! Pouvoir fouetter les momes si l'école ne marche pas comme il le faut. Rêver durant toute la préparation du voyage, soit 4 ans de rêve. Manger plein de trucs bizarres !
Pourquoi un camping car ? Parce que j'aime bien! Parce qu'on va où on veut quand on veut et on ne doit rien à personne, que l'on reste 5 minutes ou 5 semaines. Etre libre de nos deplacements. Parce que partout où l'on ira on aura un bout de chez nous. Parce qu'on en a achèté un de 6 places pour accueillir nos parents ou amis car 1 an c'est long. Parce que même si c'est riquiqui comme une boite à chaussures montée sur roulettes, c'est confortable.
Ce qui me fait rêver : Faire un trek dans les Annapurna tous ensembles, voir le soleil se lever sur l'Everest. Aller dans un pays où personne ne va, le Bangladesh. Avoir 30° et du soleil toute l'année. Ne pas pointer pendant un an ! C'est vrai qu'avec tout l'argent que cela coûte, on aurait pu s'acheter un appart et le louer pour nos vieux jours, mais on s'en fout, un appart ce ne me fait pas rêver!
Eric, 2 mai 2008
Le voyage vu par Elise
C'est décidé, je commence aujourd'hui ma thérapie. Il faut que je parle, que j'écrive, que j'évacue. Pour vous mettre dans le bain il faut que je vous explique notre projet. Nous partons le 1er août 2009 pour un an, en camping car, toute la petite famille à travers moult pays mais surtout en Inde, au Népal et au Bangladesh. Super ce projet me direz vous ! Vous en avez de la chance! Tout le monde nous dit ça depuis des années. Mais de la chance, nous n'en n'avons pas plus que vous. Tout le monde peut avoir ce projet de partir en vacances pendant des mois, que ce soit en France ou à l'étranger. Suffit d'économiser, de budgéter, d'être prêt à abandonner ses proches, sa famille, ses parents, sa maison, son boulot (je pense que ce sera un peu plus facile pour lui), son chat (nous pardonnera tu Trilili cet abandon?.). Rien de compliqué, rien d'extraordinaire. Qui ou quoi vous empêche d'en faire autant vous ? Réfléchissez bien. Rien j'en suis sure. Alors nous sommes dans les préparatifs depuis 2005, jour ou j'ai eu le malheur de proposer à Eric (mon cher et tendre) de partir quelques mois en camping car. Je pensais partir, en France, dans le centre par exemple pour deux mois. Mais lui, le voyageur, a tout de suite saisi mes paroles, les a transformées et en a fait un voyage d'un an en Inde.... Moi, la pure, la vrai casanière, celle qui ne sort même pas faire du shopping pendant les périodes de soldes, me voici coincée avec ce mari qui a les larmes aux yeux à l'idée que tout est possible. J'en ai presque oublié quelques instants que je hais les voyages ! Je n'aime pas voyager. Je n'aime pas les pays étrangers. Je n'aime pas la chaleur. Je suis malade en voiture rien qu'à voir la montagne. Je n'aime pas la nourriture étrangère de peur de vomir tripes et boyaux. Je ne vois pas l'intérêt d'aller rencontrer des gens en Inde alors que je ne connais même pas mes voisins. J'ai peur des serpents. J'ai peur du Tsunami. Je ne veux pas monter à dos de chameau ou d'éléphant parce que dans les trois minutes je leur vomirais dessus et en plus ils sentent mauvais. Je veux pouvoir téléphoner quand je veux à ma maman pour lui dire que je l'aime. Je veux aller boire mon thé tranquille chez mes beaux parents avec les enfants et repartir sans eux, le sourire aux lèvres pour quelques heures de tranquillité. Je veux parler avec mes collègues du boulot, avant, pendant et après le bloulot. Je ne veux pas vivre dans 5 mètres carrés à quatre. Je ne veux pas me disputer avec Eric et les gars parce que trop de promiscuité. Je ne veux pas prendre ma douche tous les 2 jours avec 5 litres d'eau (shampooing compris). Je ne veux pas être rationnée en yaourts parce que le frigo est soit trop petit ou inutile tant il fait chaud dehors. Je ne veux pas faire 15 000 kilomètres pour visiter je ne sais quel temple alors que je ne connais même pas la cathédrale d'Angers. Je ne veux pas voyager tout simplement pour dire après « j'ai voyagé vous savez... ». Mais j'ai quand même envie de le faire ce voyage. Je ne sais pas pourquoi. Certainement pas pour les raisons que je viens d'énumérer, mais simplement par amour pour mes enfants et mon mari. Et ce que je sais c'est que je rêve de voir une fête d'éléphants en Inde. Je rêve de visiter le temple des rats, les Galápagos, la ville bleue, le lac je ne sais plus comment. De voir les couchers de soleil sur la mer, dans les montagnes, partout. De ne plus me lever tous les samedis à 7h00 pour emmener les gars à l'école. De ne plus passer mes jours de repos à faire le ménage, le repassage, les courses et tout le reste. Je rêve de voir les ablutions des indiens le matin très tôt dans cette eau si puante et si sale. J'imagine les cotes de la Grèce, de la Croatie qui ont l'air si belles sur les photos. Je verrais des choses 1000 fois plus extraordinaires que la montgolfière qui passe au dessus de la maison trois samedis matin par an.. J'irai quand même voir ces charmeurs de serpents, à 100 mètres de distance avec des jumelles parce que jamais plus je n'aurais cette occasion. Je comprendrai mieux que ne pas avoir le lecteur enregistreur DVD dernier cri n'est qu'un caprice.. Je pleurerai sûrement de voir tant de misère autour de nous, mais j'en deviendrai plus humaine je l'espère. Je m'émerveillerai, de savoir que cette vache, sale, maigre, puante face à moi est pour les indiens un être au combien sacré et que moi je ne suis rien. Là-bas, partout ce sera tous les jours dimanche. J'aurai Internet pour dire à maman et aux beaux-parents que jnous les aimons et qu'ils nous manquent et que nous les attendons. J'aurai Eric qui ira se promener quelques heures avec les garçons pour un peu de tranquillité. Oui, je serais heureuse pendant le voyage, nous serons heureux, c'est sur. Et si en rentrant nous décidons de notre prochaine destination, c'est que peut être je commencerai à avoir réellement le goût des voyages... Elise, 2 mai 2008
http://theliot.fr
Juste un extrait de notre site http://theliot.fr pour vous dire que l'on peut ne pas être voyageur et partir quand même un an. A ne pas prendre toujours au premier degré. Eric est un optimiste, un voyageur, un curieux. Quant à moi, vous comprendrez que ce n'est pas gagné du tout..... Et pourtant
Bonne soirée à tout le monde
Elise
Le voyage vu par Eric
(Ecrit le même jour qu'Elise, sans aucune concertation)
Pourquoi partir ? Faire un vrai grand voyage tous les quatre. Etre tous les quatre ensembles tout le temps, et non plus que quelques heures par semaine sans avoir vraiment le temps. Faire découvrir aux 2 monstres qu'il y a d'autres personnes sur terre qui ne sont pas nanties comme nous autres, blancs. Les faire devenir encore plus curieux. Ne pas être limité dans le temps comme des vacances classique. Prendre le temps que l'on veut pour visiter les pays. Vérifier que la France est bien le plus beau pays du monde ! Pouvoir fouetter les momes si l'école ne marche pas comme il le faut. Rêver durant toute la préparation du voyage, soit 4 ans de rêve. Manger plein de trucs bizarres !
Pourquoi un camping car ? Parce que j'aime bien! Parce qu'on va où on veut quand on veut et on ne doit rien à personne, que l'on reste 5 minutes ou 5 semaines. Etre libre de nos deplacements. Parce que partout où l'on ira on aura un bout de chez nous. Parce qu'on en a achèté un de 6 places pour accueillir nos parents ou amis car 1 an c'est long. Parce que même si c'est riquiqui comme une boite à chaussures montée sur roulettes, c'est confortable.
Ce qui me fait rêver : Faire un trek dans les Annapurna tous ensembles, voir le soleil se lever sur l'Everest. Aller dans un pays où personne ne va, le Bangladesh. Avoir 30° et du soleil toute l'année. Ne pas pointer pendant un an ! C'est vrai qu'avec tout l'argent que cela coûte, on aurait pu s'acheter un appart et le louer pour nos vieux jours, mais on s'en fout, un appart ce ne me fait pas rêver!
Eric, 2 mai 2008
Le voyage vu par Elise
C'est décidé, je commence aujourd'hui ma thérapie. Il faut que je parle, que j'écrive, que j'évacue. Pour vous mettre dans le bain il faut que je vous explique notre projet. Nous partons le 1er août 2009 pour un an, en camping car, toute la petite famille à travers moult pays mais surtout en Inde, au Népal et au Bangladesh. Super ce projet me direz vous ! Vous en avez de la chance! Tout le monde nous dit ça depuis des années. Mais de la chance, nous n'en n'avons pas plus que vous. Tout le monde peut avoir ce projet de partir en vacances pendant des mois, que ce soit en France ou à l'étranger. Suffit d'économiser, de budgéter, d'être prêt à abandonner ses proches, sa famille, ses parents, sa maison, son boulot (je pense que ce sera un peu plus facile pour lui), son chat (nous pardonnera tu Trilili cet abandon?.). Rien de compliqué, rien d'extraordinaire. Qui ou quoi vous empêche d'en faire autant vous ? Réfléchissez bien. Rien j'en suis sure. Alors nous sommes dans les préparatifs depuis 2005, jour ou j'ai eu le malheur de proposer à Eric (mon cher et tendre) de partir quelques mois en camping car. Je pensais partir, en France, dans le centre par exemple pour deux mois. Mais lui, le voyageur, a tout de suite saisi mes paroles, les a transformées et en a fait un voyage d'un an en Inde.... Moi, la pure, la vrai casanière, celle qui ne sort même pas faire du shopping pendant les périodes de soldes, me voici coincée avec ce mari qui a les larmes aux yeux à l'idée que tout est possible. J'en ai presque oublié quelques instants que je hais les voyages ! Je n'aime pas voyager. Je n'aime pas les pays étrangers. Je n'aime pas la chaleur. Je suis malade en voiture rien qu'à voir la montagne. Je n'aime pas la nourriture étrangère de peur de vomir tripes et boyaux. Je ne vois pas l'intérêt d'aller rencontrer des gens en Inde alors que je ne connais même pas mes voisins. J'ai peur des serpents. J'ai peur du Tsunami. Je ne veux pas monter à dos de chameau ou d'éléphant parce que dans les trois minutes je leur vomirais dessus et en plus ils sentent mauvais. Je veux pouvoir téléphoner quand je veux à ma maman pour lui dire que je l'aime. Je veux aller boire mon thé tranquille chez mes beaux parents avec les enfants et repartir sans eux, le sourire aux lèvres pour quelques heures de tranquillité. Je veux parler avec mes collègues du boulot, avant, pendant et après le bloulot. Je ne veux pas vivre dans 5 mètres carrés à quatre. Je ne veux pas me disputer avec Eric et les gars parce que trop de promiscuité. Je ne veux pas prendre ma douche tous les 2 jours avec 5 litres d'eau (shampooing compris). Je ne veux pas être rationnée en yaourts parce que le frigo est soit trop petit ou inutile tant il fait chaud dehors. Je ne veux pas faire 15 000 kilomètres pour visiter je ne sais quel temple alors que je ne connais même pas la cathédrale d'Angers. Je ne veux pas voyager tout simplement pour dire après « j'ai voyagé vous savez... ». Mais j'ai quand même envie de le faire ce voyage. Je ne sais pas pourquoi. Certainement pas pour les raisons que je viens d'énumérer, mais simplement par amour pour mes enfants et mon mari. Et ce que je sais c'est que je rêve de voir une fête d'éléphants en Inde. Je rêve de visiter le temple des rats, les Galápagos, la ville bleue, le lac je ne sais plus comment. De voir les couchers de soleil sur la mer, dans les montagnes, partout. De ne plus me lever tous les samedis à 7h00 pour emmener les gars à l'école. De ne plus passer mes jours de repos à faire le ménage, le repassage, les courses et tout le reste. Je rêve de voir les ablutions des indiens le matin très tôt dans cette eau si puante et si sale. J'imagine les cotes de la Grèce, de la Croatie qui ont l'air si belles sur les photos. Je verrais des choses 1000 fois plus extraordinaires que la montgolfière qui passe au dessus de la maison trois samedis matin par an.. J'irai quand même voir ces charmeurs de serpents, à 100 mètres de distance avec des jumelles parce que jamais plus je n'aurais cette occasion. Je comprendrai mieux que ne pas avoir le lecteur enregistreur DVD dernier cri n'est qu'un caprice.. Je pleurerai sûrement de voir tant de misère autour de nous, mais j'en deviendrai plus humaine je l'espère. Je m'émerveillerai, de savoir que cette vache, sale, maigre, puante face à moi est pour les indiens un être au combien sacré et que moi je ne suis rien. Là-bas, partout ce sera tous les jours dimanche. J'aurai Internet pour dire à maman et aux beaux-parents que jnous les aimons et qu'ils nous manquent et que nous les attendons. J'aurai Eric qui ira se promener quelques heures avec les garçons pour un peu de tranquillité. Oui, je serais heureuse pendant le voyage, nous serons heureux, c'est sur. Et si en rentrant nous décidons de notre prochaine destination, c'est que peut être je commencerai à avoir réellement le goût des voyages... Elise, 2 mai 2008
http://theliot.fr
Une tournée en Colombie
Je ne sais pas si ce recit peut vous intéresser. Entre voyage, métier, découverte. C'est la tournée de "nouveau cirque" que nous avons faite en Colombie. Une première pour tous. Première fois en Colombie pour la compagnie composée de 4 artistes et d'un technicien, première aussi pour la Colombie où le "nouveau cirque" n'était jamais venu...
Marion
Prêts au départ ! Nous sommes tous les 5 presque prêts au départ... Saïlen et Ben aux portées acrobatiques, Hélène à la régie son, Farid et moi à la jongle... Le spectacle "De bals en balles" part demain. Direction Baranquilla, via Bogota, via Madrid, via Paris, via Valence, via Crest. 13 spectacles, quelques ateliers, une tournée éclair comme nous avons l'habitude à l'étranger. Pas le temps de se poser, pas le temps de réfléchir. Monter, démonter, rencontrer à toute allure en mettant toute notre énergie pour que le courant passe en un regard. Jouer, repartir et recommencer.
Spectacles : : • 12 et 13 avril : Baranquilla • 15 et 16 avril : Bogota • 18 et 19 avril : Medellin • 20 et 21 avril : Bucaramanga • 22 avril : Cali • 23 avril : Popayan • 24 avril : Arménia • 25 avril : Manizales • 26 avril : Pereira
Ma cheville est en vrac suite à mon entorse d'il y a deux semaines. Un peu d'angoisse pour le numéro de portés à trois. Je teste tout : l'argile, la kiné, l'électrothérapie, je la masse et lui lis des histoires. J'ai même droit -avantage suprème- à rester allongée pendant que le monde s'agite autour de moi ! Bref départ demain, les malles de matériel sont pesées, les costumes lavés, les enfants casés. Normalement, on n'a rien oublié !
Marion
Notre première en Colombie - Baranquilla Par tourdecirque, dimanche 13 avril 2008

La première journée du périple, c'est 20 heures de vols et transferts, un dîner chez le directeur de l'alliance et un morceau de nuit dans un superbe petit hôtel. On a tenu 24 heures éveillés. On y est ! Et puis hier, les choses sérieuses ont commencé. Un nouvel avion nous pose à Baranquilla. Nous sommes accueillis par Pascal, le directeur de l'alliance. Tout de suite, son dynamisme et son enthousiasme nous scotchent. Il nous parle beaucoup, avec chaleur et passion de son metier et de la Colombie. Nous partons en repérage pour les deux lieux où nous allons jouer. Le premier est loin, loin... dans un quartier, un village, qui n'a jamais accueilli de spectacle. Pascal qualifie cet événement d'improbable et le mot se prête bien au lieu ! Le deuxième lieu, c'est celui ou nous allons jouer tout à l'heure. Un scène a été installée devant un parterre de bois qui monte doucement offrant au spectateur un gradinage très esthétique. La scène n'est pas totalement montée et le matériel demandé n'est pas encore là. On nous promet le tout pour 16 h, le spectacle commençant deux heures plus tard.
On rentre donc à l'hôtel. Pour se poser... mais non, pour vérifier les malles, manger un coup, refaire le passing pour se le mettre dans les mains, donner les costumes à repasser... et nous voilà dans le bain, c'est déjà l'heure d'y aller. Le véhicule de l'alliance nous pose avec tout notre barda au pied de la scène... et là... c'est la déconfiture. Le matériel n'est pas encore là, mais le vent, lui, s'est levé. Et pas un petit mistral comme on en a dans le sud... un vrai vent, avec plein de bourrasques. Les jongleurs se décomposent. Sailen et Ben commencent leur échauffement. Hélène installe la régie son, deux techniciens installent des lumières que nous ne pourrons pas tester... La pression monte. On nous amène les éléments qu'on a demandé : des bouteilles vides, du jus de raisin, un table qui ne correspond pas. Ah bon, on n'aura pas de moquette... Une autre table ronde arrive mais une seule. Et toujours ce vent ! Dans ma tête c est le début de la panique. J'ai mal au pied, le décor n'est pas en place, toute la jongle va tomber sous les bourrasques, le décor va s'envoler et nous on va être misérables.
Et puis le public arrive, avec près d'une heure d'avance. 5 h. 5h 30. On court après le temps. Maquillage dans les toilettes. Quand on en sort, la table n'est pas là. La foule grandit. La première chose que je vois ce sont les cheveux des gens qui jouent avec le vent. Pascal fait son possible, il demande a ce que des grandes toiles de tissus soient tendues sur le côté de la scène pour parer les éléments. Ça marche un peu. La sono change de côté pour qu'Hélène puisse nous voir. 6h. 6h15. Pascal et une responsable montent sur scène. Les discours commencent. Farid fulmine. ¨Je ne commence pas si on n'a pas cette table¨.
6h30, la table arrive. On scotche notre nappe dessus, quelqu'un la pose sur scène, la musique commence, on entre dans l'arène... Bon, la suite, c'est quelques instants de panique et des grands moments de bonheur. Devant nous, 2000 personnes sont assises. Elles réagissent à tout. Nous soutenant à chaque moment. 2000 personnes qui murmurent, qui frémissent, qui applaudissent, qui encouragent, ça fait du bruit... ça porte. Et 2000 personnes qui se taisent quand il faut être à l'écoute, ça fait un sacré silence qui tord le ventre ! Le spectacle glisse sous les rires, même le vent sait se faire discret par moment. Et on retrouve l'universalité de nos propos ici aussi. Comme en Inde, en Espagne, en Tunisie... les gens rient quand Sailen baffe Ben 7 fois de suite, poussent un grand Oh ! quand je m'éclate la tête sur la table ou quand Farid joue avec le gramophone. S'attendrissent. Le temps fort c'est l'aller-retour. Par la force de réaction et des rires que ce numéro déclenche. Et quand le vent emporte un chapeau ou une massue hors de portée de nos mains et qu'ils s'écrasent par terre, les applaudissements fusent de partout.

Voila donc notre spectacle plein des premières émotions. Il y a 9 ans, au Maroc, on signait des dizaines d'autographe, en Colombie, on s'est fait prendre des dizaines de fois en photos avec les téléphones portables. On nous colle les enfants dans les bras et les petits oiseaux sortent ! On se fait prendre en photo avec conjoint ou petite copine, bras dessus bras dessous. Démontage, chargement. Retour à l'hôtel, sur les rotules. Ca me fait tout drôle de me dire qu'on est arrivé en Colombie hier après-midi. Le temps parfois nous joue des tours.
Marion

Comme un air de mexique Par tourdecirque, lundi 14 avril 2008 Matinée off ce qui fait du bien, même si le décalage horaire fait que je me réveille encore à cinq heures. On se fait une petite orgie de fruits tropicaux au bord de la piscine... A peine le temps de se poser vraiment, nous reprenons le véhicule qui nous amène au fin fond de Baranquilla pour le spectacle du jour. Quand on arrive, je me dis une nouvelle fois que tout ne va pas se passer comme prévu. Au premier coup d'oeil je vois que la scène est trop petite. Et le camion garé derrière n'est pas de bon augure. Des techniciens déchargent encore le matériel son. Rien n'est prêt et nous jouons dans deux heures ! Le soleil brûle. Pascal nous explique que les monteurs ont pris du retard à cause d'un contrôle de police. Pas la peine de paniquer... De toutes façons, il fait trop chaud. Nous allons nous asseoir devant des petits bouibouis gris où les enfants nous observent.

J'ai le sentiment d'être au Mexique. La végétation, les gens, la chaleur, cette attente paisible... La scène finit de se monter tranquillement. De toutes façons, on ne peut pas décharger nos affaires, le chauffeur a enfermé les clefs dans le mini van. Sous son sombrero, il blêmit. Le véhicule ronronne, toutes portes fermées. Ben fabrique un crochet et s'acharne sur la serrure. Certaines scènes sont surréalistes. Un électricien, équipé de deux cordes avec une pièce en cuir, monte en haut d'un poteau électrique pour raccorder un gros câble qui servira à alimenter la sono.

Nous nous installons sur scène, l'espace est a re-imaginer car nous n'avons pas de place. La scène est branlante et les planches se chevauchent mal, créant des trous et des pièges. Je me prends un coup de speed, propose de jouer par terre, m'énerve sur les conditions techniques. Petite crise inutile... D'autant plus que tout le charme de jouer à l'autre bout du monde tient aussi à ces imprévus. Mais ça, on s'en rend compte après coup ! Sur le moment, c'est juste l'angoisse de ne pas être assez bon !
petite répétition
Les loges sont les toilettes de la police, nous traversons une salle dortoir où un homme se repose en slip sur un lit superposé. Ambiance. Costume à la main, on ne sait plus où se mettre. Spectacle. Du vent. Sailen beugue, absorbée par les réactions du public. Elle en oublie même de demander du vin à Farid. Le drame, ou comment le mettre en rogne pour le restant du spectacle. Hélène stresse. Le technicien son qui est là pour l'aider s'appelle Edison... Il ne devrait donc pas y avoir de problème ! Les réactions du public sont moins convenues qu'hier. En même temps, c'est la première fois qu'un spectacle se joue ici. Nouvelle séance photo. Ici, le mot qui semble nous caractériser est : "romantica". Un groupe vient parler avec Sailen car c'est la région du Vallenato -un accordéon local- et l'accordéon diatonique qu'elle joue pendant le spectacle intrigue les gens du coin. Pascal, le directeur est content car 400 personnes se sont déplacées pour ce premier événement ici. Il nous emmène passer la fin de soirée dans un restaurant à Salsa, et déjà on se quitte. Il repart sur un autre projet, avec son enthousiasme et sa foi. Adieu Barranquilla. Cette après-midi d'attente paisible à observer la place du village m'a beaucoup émue.
Bogota Par tourdecirque, mardi 15 avril 2008 Nouvel avion, retour à Bogota.
On prend nos marques. Hôtel, poste internet, visite des lieux où l'on va jouer... A croire que notre passage en Colombie se limitera à cela. Juste devant l'hôtel, les écoliers et les étudiants se pressent dès sept heures du matin avec leurs uniformes et leur parapluie. A Bogota, il pleut. La ville est immense. Neufs millions d'habitants. Et les taxis conduisent comme des fous.
Mardi 15 avril. Nous nous levons à 6 heures 30 pour aller jouer dans le centre communautaire de Servita. C'est l'un des spectacles sociaux que nous offrons et il se déroule dans un vieux théatre.

Le directeur de l'alliance, Mikael a tout prévu : Tapis de danse, grande scène, loge, lumières, son, coulisses... on a même des tables, de la bonne taille deux heures avant le spectacle. Un vrai bonheur. Et puis jongler sans vent, quel pied ! Même si les spectacles "tous terrains" sont agréables pour le coeur, les spectacles en théâtre dans un milieu protégé sont agréables pour le moral ! Ca fait du bien de retrouver ses marques... Le spectacle glisse. Le public est composé d'enfants des écoles défavorisées, d'un groupe d'handicapés trisomiques, de pré-ados et d'une vingtaine de personnes âgées abonnés au théâtre. Un public hétéroclite qui réagit bien. Bref, tout roule. Je sens qu'on va bientôt entrer dans notre rythme de croisière ! Et l'après midi, qu'est ce qu'on fait ? Shopping ? non. Repos ? Oh non. Balade... ? rien du tout. Rendez-vous à l'alliance pour deux rencontres télévisées... Interview, passes de jonglage, petit air d'accordéon... traduction simultanée... On va finir par avoir mal à la tête ! Farid détend l'ambiance. Les deux journalistes finissent par partir après une franche rigolade en nous remerciant. On apprend dans le même temps qu'on a fait la première page à Barranquilla et que dans deux jours, la télé nous passera en direct à Medellin... Va falloir assurer !!!
Comment s'organise une tournée comme celle-là ? Par tourdecirque, vendredi 18 avril 2008 Il y a un an, la Compagnie a pris contact avec Mikaël de La Fuente, délégué à la culture de l'alliance française de Bogota. Mikaël parle de nous à ses collègues des autres alliances qui adhèrent au projet proposé : un spectacle Alliance + un spectacle offert pour un public dit "sensible" dans chaque ville. Comme nous ne sommes pas aidés par Culture-France pour le transport, nous recherchons de notre côté des partenaires financiers. Neuf alliances confirment l'organisation des dates dans leur ville après réponse de leurs partenariats. Nous obtenons de notre côté la réponse des fondations sollicitées qui prennent en charge une partie du financement des billets d'avion.
Les Alliances Françaises à l'étranger sont des associations de droit local. Elles financent leurs activités avec les cours de français qu'elles donnent et la recherche de fonds privés et publics. Certaines alliances sont très grandes (20000 étudiants à Lima). D'autres sont plus petites, et créées par des dirigeants amoureux de la langue française. Comme dans toute association, le bureau est composé de bénévoles locaux. Ils salarient directeurs, attachés culturels, enseignants... qui mettent en place des activités.
Le financement de nos spectacles est donc un engagement de chaque alliance qui tisse l'organisation des projets, parfois avec des bouts de ficelle. L'accueil des directeurs est partout chaleureux. Notre venue est pour eux un challenge. Le spectacle va plaire ? Le public va se déplacer ? L'impact sera-t-il celui espéré ? En gros, les alliances jouent une partie de leur réputation sur chaque événement. Artistes comme organisateur, on relève donc le défi ensemble !
Le public colombien Par tourdecirque, vendredi 18 avril 2008 Mercredi 16 avril - Bogota - 4ème spectacle
° Le spectacle ? Un truc de fou. 500 personnes prennent d'assaut le théâtre. Que d'émotions, que de réactions. Le public est avec nous comme jamais. L'ambiance monte tout doucement, pour au final aboutir sur certaines scènes par des applaudissements accompagnés de cris. C'est tellement fort, qu'au passing final, j'ai la boule au ventre et les mains moites. Et des mains moites sur des massues, c'est pas terrible ! Je me dis : "Allez, oublie-les et concentre-toi !" Peu d'erreurs et beaucoup de jeu. Les mots me manquent. On finit par saluer sous les acclamations. La salle entière se lève. Un truc de fou.
Pas facile de redescendre après ca ! On finit la soirée chez Mikaël et Ingrid. La fatigue nous surprend après une grosse assiette de pâtes. Un petit tour de magie aux cartes et retour à l'hôtel. Demain, c'est lever à 6h et départ pour Medellin !
Medellin, la ville de l'eternel printemps Par tourdecirque, samedi 19 avril 2008 à 13:03:: General Nous voici a Medellin. Tout le monde nous parlait du Cartel de Medellin. Ici, on nous parle de la ville de l'éternel printemps. Deux points de vue différents. Deux époques aussi. Si le danger existe encore à Medellin, il est apparement ciblé, sous forme de "nettoyage". Le reste du temps, pour le commun des mortels, le touriste... la ville reste sûre. Et nous partons nous promener sur la place Botero.


Il y a foule. Ambiance du sud. La ville est fleurie, les gens décontractés. Des vendeurs partout... vendeurs de tickets de tombola, de brosses à dents, de jus, de bulles. Les filles et les femmes arborent leur décolleté et leur poitrine avantageuse. Medellin est la première ville de chirurgie esthétique de la poitrine. Il va falloir que je m achète des wonderbras ! Deux nouveaux spectacles. Le premier au théâtre Lido. Un des plus grand théâtre de la ville, 1000 places, une scène démesurée et une hauteur de plafond à donner le vertige ! On assure, malgré une bonne dose de dispersion juste avant d'entrer en scène. Le théâtre est plein. Toutes les places sont gratuites et nous avons comme spectateurs aussi bien les PDG qui financent l'action, que les jongleurs de la rue du coin, des familles ou des huiles de la mairie. Très chouette, beaucoup de chaleur dans les réactions encore. Deuxième spectacle dans l'auditorium de l'alliance pour les étudiants en langue française. Petite scène, petite jauge, ambiance plus intimiste. Des réactions plus "à la française".
Autant a Bogota il semblait dur de sortir le soir, autant ici, on ne fait que ça. On nous trimballe dans un resto où un groupe joue du tango. On nous installe des tables dehors sur des places de parking pour le repas. Puis on part avec le directeur de l'alliance, ses assistantes et leurs amis Colombiens dans un bar à Salsa. On entre comme dans une maison, on monte a l'étage. Une petite piste de danse de 2 mètres sur 4 est accollée à un mur vieillot tout coloré. Et ça danse. Ça danse. Ça boit de l'aquardiente. Le directeur me dit : "On est dans un pays en guerre, et être heureux, pour les colombiens, c'est un acte de volonté de tous les jours." Deux heures du matin, retour à l'hotel.
THE jour off - Medellin
TEXTE DE SAÏLEN
Samedi 19 avril
Pour notre jour off, nous avons été invités dans la colocation des deux stagiaires de l'alliance. Là-bas, on fait donc connaissance avec un groupe de jeunes artistes. Xavier commence direct par nous montrer des vidéos de jongle et de portés sur son ordinateur, puis, un gars aux cheveux noirs bouclés et des tatouages nous appelle pour manger.

Dehors, dans la petite cuisine ouverte sur la cour intérieure, plein de mets délicieux nous attendent. Nous avons droit à la présentation exacte de chaque plat (en espagnol et avec un gigantesque sourire !). La présentation finit par des applaudissements. Puis, une fois servis, nous allons bavarder tous ensemble.

Je parle longuement avec Xavier, et lui pose plein de questions. Apparemment, ils forment un petit groupe de cirque. Lui est jongleur, Angelica est danseuse et fait également de l'aérien et ils sont à peu près une dizaine au total. Ils arrivent à vivre de ce qu'ils gagnent, en faisant des économies lorsqu'ils ont des cachets pour les jours où ils n'en ont pas. Il s'agit souvent d'animations (boîtes de nuit, meetings, etc) et parfois aussi de spectacles de rue. Les spectacles de cirque au théâtre n'existent pas du tout. C'était pour eux une première de nous voir sur scène faire du jonglage et des portés !
Du salon nous parvient de la musique salsa à fond. Angelica commence à danser, et nous fait une démonstration avec un autre garçon. Puis chacun d'entre eux nous fait danser, et la petite cour intérieure se transforme en piste de salsa.
Avec Ben, nous leur montrons quelques petits portés danse, puis eux nous en montrent aussi, puis cela dérive sur des portés au sol, puis encore la salsa, puis encore des portés...
Le plaisir de l'échange est là et la barrière de la langue s'amenuise ! Angelica bouge magnifiquement bien et c'est beau de la regarder. Tous, les gars comme les filles, semblent avoir baigné dans cette ambiance et il paraît tout naturel pour eux de bouger si bien en rythme avec la musique et avec cette aisance !
Nous repartons avec le sourire aux lèvres et retournons à l'hôtel où nous avons RDV avec Pascal, un ami Suisse de Pablo (le frère de Marion).
Nous partons donc tous les six manger dans le restaurant de l'hôtel en dessous du nôtre, car le nôtre est décidément trop grande classe, trop guindé ! Après quelques mots pour faire connaissance, Pascal nous explique un peu ce pour quoi il est ici. Il travaille pour le PBI : peace brigades international, ONG qui s'est créée en parallèle à l'ONU. Son boulot -si on a bien compris car ça ne semble pas si simple !- consiste en un accompagnement politique pour donner une visibilité aux associations locales qui se battent pour les droits de l'homme. Nous en profitons pour lui poser quelques questions sur la sécurité en Colombie et sur l'actualité politique. Pour faire un rapide résumé de ce que j'ai compris : on peut distinguer comme acteurs du conflit et de l'insécurité : les guérilleros, les narco-trafiquants et les para-militaires. Parmi les guérilleros, on trouve les FARC, mais aussi d'autres groupes tels que l'ELN, qui sont des groupes politiques d'extrême gauche qui veulent renverser le pouvoir en place. Les narco-trafiquants sont ceux qui trafiquent la drogue (ça, c'était facile à trouver !). Culture de la cannabis au départ (pour répondre aux besoins des Etats-Unis, chez qui la production est interdite), puis de la coke, car les trafiquants ont rapidement trouvé ça plus juteux ! Les para-militaires sont des militaires qui à la base étaient attachés au gouvernement et qui ont ensuite pris leur indépendance. C'est très compliqué de tout comprendre, car les narco par exemple, peuvent aussi se mélanger aux guérilleros ou aux para-militaires... etc. Juste pour raconter une des histoires horribles que Pascal nous a racontées : De nombreux paysans se font assassiner pour qu'ils abandonnent leurs terres et que soit plantée de la palme africaine qui sert à la fabrication du bio-carburant. Ce commerce est tellement juteux que pour cela sont assassinés des gens, et détruites des forêts. J'ai les dents qui grincent quand j'entends ca... Je ne peux pas tout retranscrire ce qu'il nous a raconté, mais c'était vraiment enrichissant de commencer, même qu'un tout petit peu, à comprendre tout ça.
Bucaramanga
Départ à 6 heures pour l aéroport. Nous avons deux avions a prendre. Je les redoute un peu car pour venir à Medellin, nous avons eu un vol éprouvant, avec beaucoup de turbulences et pour la première fois de ma vie deux trous d'air coup sur coup. Nos voisins Colombiens se sont retrouvé arrosés de café, leur costume-cravate imprésentable ! La seule touche amusante de l épisode était le café collé au plafond qui, goutte à goutte coulait sur les sièges ! Un peu d´appréhension donc, mais les deux vols se déroulent très bien, de quoi nous réconcillier avec les transports aériens. Seule précaution, aucun de nous n'a pris de café ! !

Nous arrivons à Bucaramanga à 10 heures et sommes accueillis par Amparo, la directrice de l'alliance. Elle est venue nous chercher avec le bibliobus de la ville. Nous nous installons dans le véhicule tout coloré et partons pour l'hôtel. Amparo nous parle beaucoup, avec chaleur et gentillesse. Le spectacle a lieu à 16 heures, sur une place de la ville. Au début (c'est un spectacle que nous offrons) elle a voulu nous faire jouer dans un quartier ou sont les classes 1 et 2. Mais elle a eu peur pour notre sécurité, elle même osant à peine y aller. Elle a donc trouvé un parc, au milieu d'habitations qu'elle compare à nos HLM français. Les Colombiens se divisent en 6 classes sociales. La classe 1 étant la plus pauvre, la classe 6 la plus aisée. Contrairement aux castes indiennes, les Colombiens peuvent changer de classe sociale, celles-ci dépendant des ressources. L'"avantage" de ce système réside entre autre dans les factures. Ainsi une classe 1 paiera 10 000 pesos d électricité tandis qu'une classe 6 en paiera 80 000. Les étudiants de l'alliance sont des classes 5 et 6. Le quartiers où nous sommes pour le spectacle, des classes 3 et certains spectateurs des classes 1 et 2. Vocabulaire un peu dur à digérer pour nous. Les écoles sont gratuites mais les classes les plus élevées mettent leurs enfants dans des écoles privées. A la fin du secondaire, tous les lycéens effectuent un service civil obligatoire qui consiste (par exemple) à aider dans les écoles des quartiers.
Sur la place, c'est une mini fête foraine qui se prépare. Vendeurs de peluches, tir à la carabine, maïs grillé, voiturettes... Un fond de scène de 4 mètres de haut a été installé, mais pas de scène. Nous nous installons par terre en dépliant de grands tapis de danse. Dès l'échauffement, le public se rassemble.

C est un spectacle très populaire. Près de 800 personnes forment un cercle autour de nous. Nous nous fondons dans les décors des festivités de la place. Pendant le passing final, j'ai un petit coup de barre. Les bras chauffent, je me dis que quand même, il est a peine 17 heures et on a pris deux avions et fait un spectacle. A peine le temps d y penser, je me reconcentre. J'ai l impression que la foule entière s est donné le mot pour venir nous serrer la main et nous embrasser !

Ps : Ça y est, on s est acheté des wonderbras, on ressemble à des Colombiennes !
Cali - Une journée électrique Par tourdecirque, mercredi 23 avril 2008 Nous nous levons à 4 heures du matin. Dur, dur, après le spectacle d'hier soir ! Nous sommes tout frippés, encore émus de la soirée dans le théâtre de Bucaramanga. Amparo nous a réservé un accueil si chaleureux... elle était tellement touchée de notre présence chez elle, elle disait : "je n'arrive pas a y croire, les artistes du cirque français sont là...". 1100 spectateurs. C'est notre meilleur spectacle. Standing Ovation à la fin...
Ce matin c est un peu plus dur. 4H30 : minibus 5H30 : premier avion 7H00 : deuxième avion 8H00 : minibus 9H00 : hôtel de Cali La, on n'a pas de chance, l'hôtel est très chouette, mais il refont la rue à coup de marteau piqueur. Pour la sieste avant de jouer, c'est raté ! Farid boit des bières en attendant de s'en remettre, je vais me balader dans le quartier pour appeler les enfants.
14H00 : atelier dans le théâtre. C est Farid et Ben qui s y mettent et 22 petits Colombiens des quartiers déboulent sur scène... 15H00 : on se retrouve sur le plateau. Tout le monde est fatigué, tendu, énervé. On se prend légèrement la tête sur les lumières, l'échauffement... Apres le succès d hier, ça va être difficile, c'est sûr... 18h00 : les spectateurs entrent, je me pose pour me concentrer et suis à deux doigts de m'endormir ! Le spectacle est une véritable catastrophe interne. Plein de petits riens qui empêchent son déroulement paisible. La pomme qui tombe par terre, l'espace qui est mal géré, ma valisette qui s'ouvre et toutes mes balles qui roulent sur scène. Je crois qu'on a tout fait en une seule représentation, comme ça au moins... Pendant les portés à 3, je monte sur les épaules de Ben. J'entends un bruit et me dis : "tiens on dirait que mon bouton pression s est défait...", puis en même temps que je me penche vers Sailen pour la hisser vers moi, je me dis aussi : "Mais, je n ai pas de bouton pression !". Je pousse un cri et me relève vivement. C'est en fait la ficelle de mon corset qui s'est cassée et celui-ci me glisse sur les bras. Je suis dos nue et plaque avec mes mains le morceau de tissu contre ma poitrine pour ne pas être complètement à poil. Debout sur Ben, je gratifie le public d'un sourire idiot et cherche un moyen de descendre. Précipitation dans les coulisses, Farid rafistole. Sans autre grand souci, le spectacle se termine... Le public est malgré tout avec nous. Mais on sait bien que ce qu'on a donné ce soir n'est pas le mieux que l'on puisse faire ! Trop de spectacles, trop de fatigue, celui-ci restera dans les annales ! Et quand on s'en sera remis, on fera comme Hélène en régie : On rigolera pendant une demi-heure en pensant à ce traître de costume !
Popayan, la ville sainte de l'Amérique du sud Par tourdecirque, vendredi 25 avril 2008 Nous jouons à Popayan. Vieille ville coloniale blanche avec ses oprtes, ses fenetres en fers forgés noirs. On nous emmène dans le théâtre. C'est un théâtre à l'italienne, magnifique.

J'ai l'impression de jouer dans un lieu mythique ! Nos techniciens s'appellent Jésus (rezus de prononciation) et Jules César. Partout dans la ville, dans l'hôtel, dans les cafes, il y a des reliques religieuses de la vierge, des saints, des anges, des croix métalliques. A Popayan se déroule un festival de musique sacrée et huit clochers au centre-ville carillonnent tous les jours. A la fin du spectacle Farid, prend le micro et termine son discours : "gracias à Hélène pour la musica et à Rezus pour le Luz !" "Merci à Hélène pour la musique et à Jésus pour la lumière !" Dans une ville sainte, ca valait le coup d'être noté !

Une journée "pas pareille" Jeudi 24 avril Multiples contrôles pour réussir à prendre l'avion. A l'entrée de l'aéroport, à l'entrée de la salle d'attente, à l'entrée de l'avion... Le gouverneur de la région prend le même vol que nous, alors les vérifications se multiplient. Il faut dire que sont prédécesseur est mort dans un attentat... A l'enregistrement, nous apprenons que les conditions atmosphériques ne permettent pas à l'avion venant de Bogota de décoller... De quoi me rassurer ! Nous avons deux vols à prendre pour atteindre Armenia où nous jouons ce soir à 20 heures. Ce n est pas très loin de Popayan, mais la route est en zone rouge et le ministère ne veut donc pas que nous la prenions. Pendant que nous méditons les choix qui s'offrent à nous, le gouverneur, un tendre vieil homme barbu vient nous féliciter pour notre prestation d'hier. Et en français, s'il vous plaît ! !! Finalement, l'avion est annoncé, mais nous avons déjà raté notre correspondance. Le réseau des téléphones portables des alliances françaises se met en route : on annule l'atelier prévu à Armania avant le show et Vanessa viendra nous chercher à l'aéroport, pour nous faire patienter pendant les 5 heures d'attente. Les calculs commencent. On devrait avoir le temps de monter le décor et de s'échauffer correctement avant que ça commence... pour la fatigue... on verra bien, même si on la redoute. Premier vol enfin. Attente. Impossible d'obtenir des nouveaux billets. Tout le monde en réclame. Vanessa met le paquet : artistes, spectacle ce soir, les français, leur travail, les enfants qui ne nous verront pas... Ça finit par marcher ! Nouvel embarquement à 16 heures. Au moment où l'avion met en route ses héices, Hélène tapote, sceptique, le hublot : " Eh, les copains, je ne voudrais pas vous inquiéter, mais notre malle bleue n'a pas été chargée !" On se précipite pour regarder. C'est bien la nôtre, là, juste par terre ! On s'excite, le steewart nous dit qu'un autre vol l'emmènera à 19 heures. J'appelle Mikaël, le discours change. La malle suivra dans 15 minutes. On décolle en la laissant sur le tarmac. Armania. On apprend enfin la vérité Notre bagage sera là à 19h30. Le spectacle commence à 20 heures. Ca turbine dans nos cerveaux ! Heureusement, l'équipe de l'alliance est très chaleureuse. On nous embarque dans des voitures pour rejoindre la ville. En route, notre conducteur écrase un chiot déjà esquinté par un précédent véhicule. Les jappements s'arrêtent net. C'est glauque. Notre conducteur blêmit et moi j'ai l 'impression que cette sale journée n'est pas finie ! Nous arrivons au théâtre Azul, tenu par un comédien. Un groupe de jeunes jongleurs est là. Ambiance MJC, théâtre sans prétention, mais avec une très belle énergie. Pour parer à l éventualité que le décor n'arrive pas, on dresse une liste de tout ce qui nous manque pour pouvoir jouer. Et là, le miracle s accomplit. En 30 minutes, l'équipe nous récupère : des nappes vertes, un poste radio pour remplacer le gramophone, des bougies, des verres, des bouteilles, des objets insolites, des tables, des chaises, des moquettes, des couvercles de marmites pour les cymbales, du jus pour le vin, un ananas, des diabolos et leurs baguettes... Même si la scène ne ressemble plus trop à un bal populaire français... on a de quoi jouer. Et leur énergie nous a remis du baume au cœur. Ils ont été incroyables ! Manque aussi mon costume, je prends une robe de Sailen. J'ai l'air ridicule, c est parfait ! La malle n'arrive pas, mais l'équipe du théâtre a tellement donné que nous ne pouvons que nous adapter avec plaisir et tenter de tout faire pour leur offrir un spectacle motivé et généreux. Dans les loges avant de commencer, on se serre un petit coup dans les bras pour s'encourager. Ben me presse. Je sens une côte douloureuse dans mon dos et crac ! j'ai une vertèbre qui se déplace. Il n'a pas senti sa force, le chameau ! J'entre sur scène avec une vive douleur dans la poitrine. Non, décidément, c'est une journée pas pareille !
La route du cafe Armenia, Manizales, Pereira... trois villes sur la route du café. Trois spectacles en trois jours. Cette fois, c'est par la route que nous relions ces différents lieux. Autour de nous, le paysage n'a rien de commun : des caféiers à perte de vue, des bananiers qui leur donnent l'ombre nécessaire, des bambous et des cannes à sucre. Nous sommes sur une terre volcanique qui tremble parfois, se réveille rarement. Le paysage est magnifique, des collines dans la montagne et ce vert foncé partout. Du café, encore du café. La Colombie est le 3ème exportateur mondial de café... derrière... derrière... ? Allez, je vous laisse chercher ! Interdit de se renseigner sur google ! La différence c'est que le café colombien est le meilleur... et le meilleur du meilleur part à l'exportation. Ceux qui veulent goûter du bon café Colombien peuvent aller à "Champion" !

Ca sent la fin. Hélène continue de comptabiliser les entrées au spectacle. On en est a 9560. Allez ! Un petit passing dans l aéroport et on devrait atteindre la dizaine de milliers ! Demain, nos trois derniers avions ! Ben m'a replace ma vertèbre après le spectacle d Armenia. Une petite manipulation, un décontractant musculaire, un bon dodo, et hop, c est comme s'il ne s'était rien passé ! Ma cheville est toujours gonflée, mais elle a tenu le coup !
Spectacle à Pereira :


Un petit merci s'impose !

Allez, merci à Ben qui a attendu deux heures, appareil photo en main pour pouvoir récupérer nos reportages à la télé, et a pollué la moitié des ordinateurs Colombien en téléchargeant des programmes pour les mettre en ligne ! Merci à Hélène pour les photos, à Saïlen, à Farid, à ma mère pour l'orthographe, à tous pour vos commentaires ! Une pensée spécialement émue pour nos enfants qui nous ont attendus en France en nous souhaitant de bons spectacles au téléphone, à l'autre bout du monde. Un énorme coup de chapeau à tous les directeurs d'alliances, attachés culturels et techniciens qui tout au long de notre parcours se sont mobilisés pour que nos spectacles soient une réussite ! A Eve et Julie pour les relais en France Bref, une belle histoire d'équipe ! 13 spectacles. 14 avions. 9 villes. 18 jours. 30 heures de voyage retour... Nous allons mettre quelques jours à digérer tout cela (un "gloups" pour Saïlen et Ben qui jouent aujourd'hui à Lyon, pas de repos pour les acrobates). Déjà de nouveaux projets de tournées fleurissent dans nos caboches... alors à bientôt !
Marion
Prêts au départ ! Nous sommes tous les 5 presque prêts au départ... Saïlen et Ben aux portées acrobatiques, Hélène à la régie son, Farid et moi à la jongle... Le spectacle "De bals en balles" part demain. Direction Baranquilla, via Bogota, via Madrid, via Paris, via Valence, via Crest. 13 spectacles, quelques ateliers, une tournée éclair comme nous avons l'habitude à l'étranger. Pas le temps de se poser, pas le temps de réfléchir. Monter, démonter, rencontrer à toute allure en mettant toute notre énergie pour que le courant passe en un regard. Jouer, repartir et recommencer.
Spectacles : : • 12 et 13 avril : Baranquilla • 15 et 16 avril : Bogota • 18 et 19 avril : Medellin • 20 et 21 avril : Bucaramanga • 22 avril : Cali • 23 avril : Popayan • 24 avril : Arménia • 25 avril : Manizales • 26 avril : Pereira
Ma cheville est en vrac suite à mon entorse d'il y a deux semaines. Un peu d'angoisse pour le numéro de portés à trois. Je teste tout : l'argile, la kiné, l'électrothérapie, je la masse et lui lis des histoires. J'ai même droit -avantage suprème- à rester allongée pendant que le monde s'agite autour de moi ! Bref départ demain, les malles de matériel sont pesées, les costumes lavés, les enfants casés. Normalement, on n'a rien oublié !
Marion
Notre première en Colombie - Baranquilla Par tourdecirque, dimanche 13 avril 2008

La première journée du périple, c'est 20 heures de vols et transferts, un dîner chez le directeur de l'alliance et un morceau de nuit dans un superbe petit hôtel. On a tenu 24 heures éveillés. On y est ! Et puis hier, les choses sérieuses ont commencé. Un nouvel avion nous pose à Baranquilla. Nous sommes accueillis par Pascal, le directeur de l'alliance. Tout de suite, son dynamisme et son enthousiasme nous scotchent. Il nous parle beaucoup, avec chaleur et passion de son metier et de la Colombie. Nous partons en repérage pour les deux lieux où nous allons jouer. Le premier est loin, loin... dans un quartier, un village, qui n'a jamais accueilli de spectacle. Pascal qualifie cet événement d'improbable et le mot se prête bien au lieu ! Le deuxième lieu, c'est celui ou nous allons jouer tout à l'heure. Un scène a été installée devant un parterre de bois qui monte doucement offrant au spectateur un gradinage très esthétique. La scène n'est pas totalement montée et le matériel demandé n'est pas encore là. On nous promet le tout pour 16 h, le spectacle commençant deux heures plus tard.
On rentre donc à l'hôtel. Pour se poser... mais non, pour vérifier les malles, manger un coup, refaire le passing pour se le mettre dans les mains, donner les costumes à repasser... et nous voilà dans le bain, c'est déjà l'heure d'y aller. Le véhicule de l'alliance nous pose avec tout notre barda au pied de la scène... et là... c'est la déconfiture. Le matériel n'est pas encore là, mais le vent, lui, s'est levé. Et pas un petit mistral comme on en a dans le sud... un vrai vent, avec plein de bourrasques. Les jongleurs se décomposent. Sailen et Ben commencent leur échauffement. Hélène installe la régie son, deux techniciens installent des lumières que nous ne pourrons pas tester... La pression monte. On nous amène les éléments qu'on a demandé : des bouteilles vides, du jus de raisin, un table qui ne correspond pas. Ah bon, on n'aura pas de moquette... Une autre table ronde arrive mais une seule. Et toujours ce vent ! Dans ma tête c est le début de la panique. J'ai mal au pied, le décor n'est pas en place, toute la jongle va tomber sous les bourrasques, le décor va s'envoler et nous on va être misérables.
Et puis le public arrive, avec près d'une heure d'avance. 5 h. 5h 30. On court après le temps. Maquillage dans les toilettes. Quand on en sort, la table n'est pas là. La foule grandit. La première chose que je vois ce sont les cheveux des gens qui jouent avec le vent. Pascal fait son possible, il demande a ce que des grandes toiles de tissus soient tendues sur le côté de la scène pour parer les éléments. Ça marche un peu. La sono change de côté pour qu'Hélène puisse nous voir. 6h. 6h15. Pascal et une responsable montent sur scène. Les discours commencent. Farid fulmine. ¨Je ne commence pas si on n'a pas cette table¨.
6h30, la table arrive. On scotche notre nappe dessus, quelqu'un la pose sur scène, la musique commence, on entre dans l'arène... Bon, la suite, c'est quelques instants de panique et des grands moments de bonheur. Devant nous, 2000 personnes sont assises. Elles réagissent à tout. Nous soutenant à chaque moment. 2000 personnes qui murmurent, qui frémissent, qui applaudissent, qui encouragent, ça fait du bruit... ça porte. Et 2000 personnes qui se taisent quand il faut être à l'écoute, ça fait un sacré silence qui tord le ventre ! Le spectacle glisse sous les rires, même le vent sait se faire discret par moment. Et on retrouve l'universalité de nos propos ici aussi. Comme en Inde, en Espagne, en Tunisie... les gens rient quand Sailen baffe Ben 7 fois de suite, poussent un grand Oh ! quand je m'éclate la tête sur la table ou quand Farid joue avec le gramophone. S'attendrissent. Le temps fort c'est l'aller-retour. Par la force de réaction et des rires que ce numéro déclenche. Et quand le vent emporte un chapeau ou une massue hors de portée de nos mains et qu'ils s'écrasent par terre, les applaudissements fusent de partout.
Voila donc notre spectacle plein des premières émotions. Il y a 9 ans, au Maroc, on signait des dizaines d'autographe, en Colombie, on s'est fait prendre des dizaines de fois en photos avec les téléphones portables. On nous colle les enfants dans les bras et les petits oiseaux sortent ! On se fait prendre en photo avec conjoint ou petite copine, bras dessus bras dessous. Démontage, chargement. Retour à l'hôtel, sur les rotules. Ca me fait tout drôle de me dire qu'on est arrivé en Colombie hier après-midi. Le temps parfois nous joue des tours.
Marion
Comme un air de mexique Par tourdecirque, lundi 14 avril 2008 Matinée off ce qui fait du bien, même si le décalage horaire fait que je me réveille encore à cinq heures. On se fait une petite orgie de fruits tropicaux au bord de la piscine... A peine le temps de se poser vraiment, nous reprenons le véhicule qui nous amène au fin fond de Baranquilla pour le spectacle du jour. Quand on arrive, je me dis une nouvelle fois que tout ne va pas se passer comme prévu. Au premier coup d'oeil je vois que la scène est trop petite. Et le camion garé derrière n'est pas de bon augure. Des techniciens déchargent encore le matériel son. Rien n'est prêt et nous jouons dans deux heures ! Le soleil brûle. Pascal nous explique que les monteurs ont pris du retard à cause d'un contrôle de police. Pas la peine de paniquer... De toutes façons, il fait trop chaud. Nous allons nous asseoir devant des petits bouibouis gris où les enfants nous observent.

J'ai le sentiment d'être au Mexique. La végétation, les gens, la chaleur, cette attente paisible... La scène finit de se monter tranquillement. De toutes façons, on ne peut pas décharger nos affaires, le chauffeur a enfermé les clefs dans le mini van. Sous son sombrero, il blêmit. Le véhicule ronronne, toutes portes fermées. Ben fabrique un crochet et s'acharne sur la serrure. Certaines scènes sont surréalistes. Un électricien, équipé de deux cordes avec une pièce en cuir, monte en haut d'un poteau électrique pour raccorder un gros câble qui servira à alimenter la sono.

Nous nous installons sur scène, l'espace est a re-imaginer car nous n'avons pas de place. La scène est branlante et les planches se chevauchent mal, créant des trous et des pièges. Je me prends un coup de speed, propose de jouer par terre, m'énerve sur les conditions techniques. Petite crise inutile... D'autant plus que tout le charme de jouer à l'autre bout du monde tient aussi à ces imprévus. Mais ça, on s'en rend compte après coup ! Sur le moment, c'est juste l'angoisse de ne pas être assez bon !
petite répétitionLes loges sont les toilettes de la police, nous traversons une salle dortoir où un homme se repose en slip sur un lit superposé. Ambiance. Costume à la main, on ne sait plus où se mettre. Spectacle. Du vent. Sailen beugue, absorbée par les réactions du public. Elle en oublie même de demander du vin à Farid. Le drame, ou comment le mettre en rogne pour le restant du spectacle. Hélène stresse. Le technicien son qui est là pour l'aider s'appelle Edison... Il ne devrait donc pas y avoir de problème ! Les réactions du public sont moins convenues qu'hier. En même temps, c'est la première fois qu'un spectacle se joue ici. Nouvelle séance photo. Ici, le mot qui semble nous caractériser est : "romantica". Un groupe vient parler avec Sailen car c'est la région du Vallenato -un accordéon local- et l'accordéon diatonique qu'elle joue pendant le spectacle intrigue les gens du coin. Pascal, le directeur est content car 400 personnes se sont déplacées pour ce premier événement ici. Il nous emmène passer la fin de soirée dans un restaurant à Salsa, et déjà on se quitte. Il repart sur un autre projet, avec son enthousiasme et sa foi. Adieu Barranquilla. Cette après-midi d'attente paisible à observer la place du village m'a beaucoup émue.
Bogota Par tourdecirque, mardi 15 avril 2008 Nouvel avion, retour à Bogota.
On prend nos marques. Hôtel, poste internet, visite des lieux où l'on va jouer... A croire que notre passage en Colombie se limitera à cela. Juste devant l'hôtel, les écoliers et les étudiants se pressent dès sept heures du matin avec leurs uniformes et leur parapluie. A Bogota, il pleut. La ville est immense. Neufs millions d'habitants. Et les taxis conduisent comme des fous.
Mardi 15 avril. Nous nous levons à 6 heures 30 pour aller jouer dans le centre communautaire de Servita. C'est l'un des spectacles sociaux que nous offrons et il se déroule dans un vieux théatre.

Le directeur de l'alliance, Mikael a tout prévu : Tapis de danse, grande scène, loge, lumières, son, coulisses... on a même des tables, de la bonne taille deux heures avant le spectacle. Un vrai bonheur. Et puis jongler sans vent, quel pied ! Même si les spectacles "tous terrains" sont agréables pour le coeur, les spectacles en théâtre dans un milieu protégé sont agréables pour le moral ! Ca fait du bien de retrouver ses marques... Le spectacle glisse. Le public est composé d'enfants des écoles défavorisées, d'un groupe d'handicapés trisomiques, de pré-ados et d'une vingtaine de personnes âgées abonnés au théâtre. Un public hétéroclite qui réagit bien. Bref, tout roule. Je sens qu'on va bientôt entrer dans notre rythme de croisière ! Et l'après midi, qu'est ce qu'on fait ? Shopping ? non. Repos ? Oh non. Balade... ? rien du tout. Rendez-vous à l'alliance pour deux rencontres télévisées... Interview, passes de jonglage, petit air d'accordéon... traduction simultanée... On va finir par avoir mal à la tête ! Farid détend l'ambiance. Les deux journalistes finissent par partir après une franche rigolade en nous remerciant. On apprend dans le même temps qu'on a fait la première page à Barranquilla et que dans deux jours, la télé nous passera en direct à Medellin... Va falloir assurer !!!
Comment s'organise une tournée comme celle-là ? Par tourdecirque, vendredi 18 avril 2008 Il y a un an, la Compagnie a pris contact avec Mikaël de La Fuente, délégué à la culture de l'alliance française de Bogota. Mikaël parle de nous à ses collègues des autres alliances qui adhèrent au projet proposé : un spectacle Alliance + un spectacle offert pour un public dit "sensible" dans chaque ville. Comme nous ne sommes pas aidés par Culture-France pour le transport, nous recherchons de notre côté des partenaires financiers. Neuf alliances confirment l'organisation des dates dans leur ville après réponse de leurs partenariats. Nous obtenons de notre côté la réponse des fondations sollicitées qui prennent en charge une partie du financement des billets d'avion.
Les Alliances Françaises à l'étranger sont des associations de droit local. Elles financent leurs activités avec les cours de français qu'elles donnent et la recherche de fonds privés et publics. Certaines alliances sont très grandes (20000 étudiants à Lima). D'autres sont plus petites, et créées par des dirigeants amoureux de la langue française. Comme dans toute association, le bureau est composé de bénévoles locaux. Ils salarient directeurs, attachés culturels, enseignants... qui mettent en place des activités.
Le financement de nos spectacles est donc un engagement de chaque alliance qui tisse l'organisation des projets, parfois avec des bouts de ficelle. L'accueil des directeurs est partout chaleureux. Notre venue est pour eux un challenge. Le spectacle va plaire ? Le public va se déplacer ? L'impact sera-t-il celui espéré ? En gros, les alliances jouent une partie de leur réputation sur chaque événement. Artistes comme organisateur, on relève donc le défi ensemble !
Le public colombien Par tourdecirque, vendredi 18 avril 2008 Mercredi 16 avril - Bogota - 4ème spectacle
° Le spectacle ? Un truc de fou. 500 personnes prennent d'assaut le théâtre. Que d'émotions, que de réactions. Le public est avec nous comme jamais. L'ambiance monte tout doucement, pour au final aboutir sur certaines scènes par des applaudissements accompagnés de cris. C'est tellement fort, qu'au passing final, j'ai la boule au ventre et les mains moites. Et des mains moites sur des massues, c'est pas terrible ! Je me dis : "Allez, oublie-les et concentre-toi !" Peu d'erreurs et beaucoup de jeu. Les mots me manquent. On finit par saluer sous les acclamations. La salle entière se lève. Un truc de fou.
Pas facile de redescendre après ca ! On finit la soirée chez Mikaël et Ingrid. La fatigue nous surprend après une grosse assiette de pâtes. Un petit tour de magie aux cartes et retour à l'hôtel. Demain, c'est lever à 6h et départ pour Medellin !
Medellin, la ville de l'eternel printemps Par tourdecirque, samedi 19 avril 2008 à 13:03:: General Nous voici a Medellin. Tout le monde nous parlait du Cartel de Medellin. Ici, on nous parle de la ville de l'éternel printemps. Deux points de vue différents. Deux époques aussi. Si le danger existe encore à Medellin, il est apparement ciblé, sous forme de "nettoyage". Le reste du temps, pour le commun des mortels, le touriste... la ville reste sûre. Et nous partons nous promener sur la place Botero.
Il y a foule. Ambiance du sud. La ville est fleurie, les gens décontractés. Des vendeurs partout... vendeurs de tickets de tombola, de brosses à dents, de jus, de bulles. Les filles et les femmes arborent leur décolleté et leur poitrine avantageuse. Medellin est la première ville de chirurgie esthétique de la poitrine. Il va falloir que je m achète des wonderbras ! Deux nouveaux spectacles. Le premier au théâtre Lido. Un des plus grand théâtre de la ville, 1000 places, une scène démesurée et une hauteur de plafond à donner le vertige ! On assure, malgré une bonne dose de dispersion juste avant d'entrer en scène. Le théâtre est plein. Toutes les places sont gratuites et nous avons comme spectateurs aussi bien les PDG qui financent l'action, que les jongleurs de la rue du coin, des familles ou des huiles de la mairie. Très chouette, beaucoup de chaleur dans les réactions encore. Deuxième spectacle dans l'auditorium de l'alliance pour les étudiants en langue française. Petite scène, petite jauge, ambiance plus intimiste. Des réactions plus "à la française".
Autant a Bogota il semblait dur de sortir le soir, autant ici, on ne fait que ça. On nous trimballe dans un resto où un groupe joue du tango. On nous installe des tables dehors sur des places de parking pour le repas. Puis on part avec le directeur de l'alliance, ses assistantes et leurs amis Colombiens dans un bar à Salsa. On entre comme dans une maison, on monte a l'étage. Une petite piste de danse de 2 mètres sur 4 est accollée à un mur vieillot tout coloré. Et ça danse. Ça danse. Ça boit de l'aquardiente. Le directeur me dit : "On est dans un pays en guerre, et être heureux, pour les colombiens, c'est un acte de volonté de tous les jours." Deux heures du matin, retour à l'hotel.
THE jour off - Medellin
TEXTE DE SAÏLEN
Samedi 19 avril
Pour notre jour off, nous avons été invités dans la colocation des deux stagiaires de l'alliance. Là-bas, on fait donc connaissance avec un groupe de jeunes artistes. Xavier commence direct par nous montrer des vidéos de jongle et de portés sur son ordinateur, puis, un gars aux cheveux noirs bouclés et des tatouages nous appelle pour manger.
Dehors, dans la petite cuisine ouverte sur la cour intérieure, plein de mets délicieux nous attendent. Nous avons droit à la présentation exacte de chaque plat (en espagnol et avec un gigantesque sourire !). La présentation finit par des applaudissements. Puis, une fois servis, nous allons bavarder tous ensemble.
Je parle longuement avec Xavier, et lui pose plein de questions. Apparemment, ils forment un petit groupe de cirque. Lui est jongleur, Angelica est danseuse et fait également de l'aérien et ils sont à peu près une dizaine au total. Ils arrivent à vivre de ce qu'ils gagnent, en faisant des économies lorsqu'ils ont des cachets pour les jours où ils n'en ont pas. Il s'agit souvent d'animations (boîtes de nuit, meetings, etc) et parfois aussi de spectacles de rue. Les spectacles de cirque au théâtre n'existent pas du tout. C'était pour eux une première de nous voir sur scène faire du jonglage et des portés !
Nous partons donc tous les six manger dans le restaurant de l'hôtel en dessous du nôtre, car le nôtre est décidément trop grande classe, trop guindé ! Après quelques mots pour faire connaissance, Pascal nous explique un peu ce pour quoi il est ici. Il travaille pour le PBI : peace brigades international, ONG qui s'est créée en parallèle à l'ONU. Son boulot -si on a bien compris car ça ne semble pas si simple !- consiste en un accompagnement politique pour donner une visibilité aux associations locales qui se battent pour les droits de l'homme. Nous en profitons pour lui poser quelques questions sur la sécurité en Colombie et sur l'actualité politique. Pour faire un rapide résumé de ce que j'ai compris : on peut distinguer comme acteurs du conflit et de l'insécurité : les guérilleros, les narco-trafiquants et les para-militaires. Parmi les guérilleros, on trouve les FARC, mais aussi d'autres groupes tels que l'ELN, qui sont des groupes politiques d'extrême gauche qui veulent renverser le pouvoir en place. Les narco-trafiquants sont ceux qui trafiquent la drogue (ça, c'était facile à trouver !). Culture de la cannabis au départ (pour répondre aux besoins des Etats-Unis, chez qui la production est interdite), puis de la coke, car les trafiquants ont rapidement trouvé ça plus juteux ! Les para-militaires sont des militaires qui à la base étaient attachés au gouvernement et qui ont ensuite pris leur indépendance. C'est très compliqué de tout comprendre, car les narco par exemple, peuvent aussi se mélanger aux guérilleros ou aux para-militaires... etc. Juste pour raconter une des histoires horribles que Pascal nous a racontées : De nombreux paysans se font assassiner pour qu'ils abandonnent leurs terres et que soit plantée de la palme africaine qui sert à la fabrication du bio-carburant. Ce commerce est tellement juteux que pour cela sont assassinés des gens, et détruites des forêts. J'ai les dents qui grincent quand j'entends ca... Je ne peux pas tout retranscrire ce qu'il nous a raconté, mais c'était vraiment enrichissant de commencer, même qu'un tout petit peu, à comprendre tout ça.
Bucaramanga
Départ à 6 heures pour l aéroport. Nous avons deux avions a prendre. Je les redoute un peu car pour venir à Medellin, nous avons eu un vol éprouvant, avec beaucoup de turbulences et pour la première fois de ma vie deux trous d'air coup sur coup. Nos voisins Colombiens se sont retrouvé arrosés de café, leur costume-cravate imprésentable ! La seule touche amusante de l épisode était le café collé au plafond qui, goutte à goutte coulait sur les sièges ! Un peu d´appréhension donc, mais les deux vols se déroulent très bien, de quoi nous réconcillier avec les transports aériens. Seule précaution, aucun de nous n'a pris de café ! !
Nous arrivons à Bucaramanga à 10 heures et sommes accueillis par Amparo, la directrice de l'alliance. Elle est venue nous chercher avec le bibliobus de la ville. Nous nous installons dans le véhicule tout coloré et partons pour l'hôtel. Amparo nous parle beaucoup, avec chaleur et gentillesse. Le spectacle a lieu à 16 heures, sur une place de la ville. Au début (c'est un spectacle que nous offrons) elle a voulu nous faire jouer dans un quartier ou sont les classes 1 et 2. Mais elle a eu peur pour notre sécurité, elle même osant à peine y aller. Elle a donc trouvé un parc, au milieu d'habitations qu'elle compare à nos HLM français. Les Colombiens se divisent en 6 classes sociales. La classe 1 étant la plus pauvre, la classe 6 la plus aisée. Contrairement aux castes indiennes, les Colombiens peuvent changer de classe sociale, celles-ci dépendant des ressources. L'"avantage" de ce système réside entre autre dans les factures. Ainsi une classe 1 paiera 10 000 pesos d électricité tandis qu'une classe 6 en paiera 80 000. Les étudiants de l'alliance sont des classes 5 et 6. Le quartiers où nous sommes pour le spectacle, des classes 3 et certains spectateurs des classes 1 et 2. Vocabulaire un peu dur à digérer pour nous. Les écoles sont gratuites mais les classes les plus élevées mettent leurs enfants dans des écoles privées. A la fin du secondaire, tous les lycéens effectuent un service civil obligatoire qui consiste (par exemple) à aider dans les écoles des quartiers.
Sur la place, c'est une mini fête foraine qui se prépare. Vendeurs de peluches, tir à la carabine, maïs grillé, voiturettes... Un fond de scène de 4 mètres de haut a été installé, mais pas de scène. Nous nous installons par terre en dépliant de grands tapis de danse. Dès l'échauffement, le public se rassemble.
C est un spectacle très populaire. Près de 800 personnes forment un cercle autour de nous. Nous nous fondons dans les décors des festivités de la place. Pendant le passing final, j'ai un petit coup de barre. Les bras chauffent, je me dis que quand même, il est a peine 17 heures et on a pris deux avions et fait un spectacle. A peine le temps d y penser, je me reconcentre. J'ai l impression que la foule entière s est donné le mot pour venir nous serrer la main et nous embrasser !
Ps : Ça y est, on s est acheté des wonderbras, on ressemble à des Colombiennes !
Cali - Une journée électrique Par tourdecirque, mercredi 23 avril 2008 Nous nous levons à 4 heures du matin. Dur, dur, après le spectacle d'hier soir ! Nous sommes tout frippés, encore émus de la soirée dans le théâtre de Bucaramanga. Amparo nous a réservé un accueil si chaleureux... elle était tellement touchée de notre présence chez elle, elle disait : "je n'arrive pas a y croire, les artistes du cirque français sont là...". 1100 spectateurs. C'est notre meilleur spectacle. Standing Ovation à la fin...
Ce matin c est un peu plus dur. 4H30 : minibus 5H30 : premier avion 7H00 : deuxième avion 8H00 : minibus 9H00 : hôtel de Cali La, on n'a pas de chance, l'hôtel est très chouette, mais il refont la rue à coup de marteau piqueur. Pour la sieste avant de jouer, c'est raté ! Farid boit des bières en attendant de s'en remettre, je vais me balader dans le quartier pour appeler les enfants.
14H00 : atelier dans le théâtre. C est Farid et Ben qui s y mettent et 22 petits Colombiens des quartiers déboulent sur scène... 15H00 : on se retrouve sur le plateau. Tout le monde est fatigué, tendu, énervé. On se prend légèrement la tête sur les lumières, l'échauffement... Apres le succès d hier, ça va être difficile, c'est sûr... 18h00 : les spectateurs entrent, je me pose pour me concentrer et suis à deux doigts de m'endormir ! Le spectacle est une véritable catastrophe interne. Plein de petits riens qui empêchent son déroulement paisible. La pomme qui tombe par terre, l'espace qui est mal géré, ma valisette qui s'ouvre et toutes mes balles qui roulent sur scène. Je crois qu'on a tout fait en une seule représentation, comme ça au moins... Pendant les portés à 3, je monte sur les épaules de Ben. J'entends un bruit et me dis : "tiens on dirait que mon bouton pression s est défait...", puis en même temps que je me penche vers Sailen pour la hisser vers moi, je me dis aussi : "Mais, je n ai pas de bouton pression !". Je pousse un cri et me relève vivement. C'est en fait la ficelle de mon corset qui s'est cassée et celui-ci me glisse sur les bras. Je suis dos nue et plaque avec mes mains le morceau de tissu contre ma poitrine pour ne pas être complètement à poil. Debout sur Ben, je gratifie le public d'un sourire idiot et cherche un moyen de descendre. Précipitation dans les coulisses, Farid rafistole. Sans autre grand souci, le spectacle se termine... Le public est malgré tout avec nous. Mais on sait bien que ce qu'on a donné ce soir n'est pas le mieux que l'on puisse faire ! Trop de spectacles, trop de fatigue, celui-ci restera dans les annales ! Et quand on s'en sera remis, on fera comme Hélène en régie : On rigolera pendant une demi-heure en pensant à ce traître de costume !
Popayan, la ville sainte de l'Amérique du sud Par tourdecirque, vendredi 25 avril 2008 Nous jouons à Popayan. Vieille ville coloniale blanche avec ses oprtes, ses fenetres en fers forgés noirs. On nous emmène dans le théâtre. C'est un théâtre à l'italienne, magnifique.

J'ai l'impression de jouer dans un lieu mythique ! Nos techniciens s'appellent Jésus (rezus de prononciation) et Jules César. Partout dans la ville, dans l'hôtel, dans les cafes, il y a des reliques religieuses de la vierge, des saints, des anges, des croix métalliques. A Popayan se déroule un festival de musique sacrée et huit clochers au centre-ville carillonnent tous les jours. A la fin du spectacle Farid, prend le micro et termine son discours : "gracias à Hélène pour la musica et à Rezus pour le Luz !" "Merci à Hélène pour la musique et à Jésus pour la lumière !" Dans une ville sainte, ca valait le coup d'être noté !

Une journée "pas pareille" Jeudi 24 avril Multiples contrôles pour réussir à prendre l'avion. A l'entrée de l'aéroport, à l'entrée de la salle d'attente, à l'entrée de l'avion... Le gouverneur de la région prend le même vol que nous, alors les vérifications se multiplient. Il faut dire que sont prédécesseur est mort dans un attentat... A l'enregistrement, nous apprenons que les conditions atmosphériques ne permettent pas à l'avion venant de Bogota de décoller... De quoi me rassurer ! Nous avons deux vols à prendre pour atteindre Armenia où nous jouons ce soir à 20 heures. Ce n est pas très loin de Popayan, mais la route est en zone rouge et le ministère ne veut donc pas que nous la prenions. Pendant que nous méditons les choix qui s'offrent à nous, le gouverneur, un tendre vieil homme barbu vient nous féliciter pour notre prestation d'hier. Et en français, s'il vous plaît ! !! Finalement, l'avion est annoncé, mais nous avons déjà raté notre correspondance. Le réseau des téléphones portables des alliances françaises se met en route : on annule l'atelier prévu à Armania avant le show et Vanessa viendra nous chercher à l'aéroport, pour nous faire patienter pendant les 5 heures d'attente. Les calculs commencent. On devrait avoir le temps de monter le décor et de s'échauffer correctement avant que ça commence... pour la fatigue... on verra bien, même si on la redoute. Premier vol enfin. Attente. Impossible d'obtenir des nouveaux billets. Tout le monde en réclame. Vanessa met le paquet : artistes, spectacle ce soir, les français, leur travail, les enfants qui ne nous verront pas... Ça finit par marcher ! Nouvel embarquement à 16 heures. Au moment où l'avion met en route ses héices, Hélène tapote, sceptique, le hublot : " Eh, les copains, je ne voudrais pas vous inquiéter, mais notre malle bleue n'a pas été chargée !" On se précipite pour regarder. C'est bien la nôtre, là, juste par terre ! On s'excite, le steewart nous dit qu'un autre vol l'emmènera à 19 heures. J'appelle Mikaël, le discours change. La malle suivra dans 15 minutes. On décolle en la laissant sur le tarmac. Armania. On apprend enfin la vérité Notre bagage sera là à 19h30. Le spectacle commence à 20 heures. Ca turbine dans nos cerveaux ! Heureusement, l'équipe de l'alliance est très chaleureuse. On nous embarque dans des voitures pour rejoindre la ville. En route, notre conducteur écrase un chiot déjà esquinté par un précédent véhicule. Les jappements s'arrêtent net. C'est glauque. Notre conducteur blêmit et moi j'ai l 'impression que cette sale journée n'est pas finie ! Nous arrivons au théâtre Azul, tenu par un comédien. Un groupe de jeunes jongleurs est là. Ambiance MJC, théâtre sans prétention, mais avec une très belle énergie. Pour parer à l éventualité que le décor n'arrive pas, on dresse une liste de tout ce qui nous manque pour pouvoir jouer. Et là, le miracle s accomplit. En 30 minutes, l'équipe nous récupère : des nappes vertes, un poste radio pour remplacer le gramophone, des bougies, des verres, des bouteilles, des objets insolites, des tables, des chaises, des moquettes, des couvercles de marmites pour les cymbales, du jus pour le vin, un ananas, des diabolos et leurs baguettes... Même si la scène ne ressemble plus trop à un bal populaire français... on a de quoi jouer. Et leur énergie nous a remis du baume au cœur. Ils ont été incroyables ! Manque aussi mon costume, je prends une robe de Sailen. J'ai l'air ridicule, c est parfait ! La malle n'arrive pas, mais l'équipe du théâtre a tellement donné que nous ne pouvons que nous adapter avec plaisir et tenter de tout faire pour leur offrir un spectacle motivé et généreux. Dans les loges avant de commencer, on se serre un petit coup dans les bras pour s'encourager. Ben me presse. Je sens une côte douloureuse dans mon dos et crac ! j'ai une vertèbre qui se déplace. Il n'a pas senti sa force, le chameau ! J'entre sur scène avec une vive douleur dans la poitrine. Non, décidément, c'est une journée pas pareille !
La route du cafe Armenia, Manizales, Pereira... trois villes sur la route du café. Trois spectacles en trois jours. Cette fois, c'est par la route que nous relions ces différents lieux. Autour de nous, le paysage n'a rien de commun : des caféiers à perte de vue, des bananiers qui leur donnent l'ombre nécessaire, des bambous et des cannes à sucre. Nous sommes sur une terre volcanique qui tremble parfois, se réveille rarement. Le paysage est magnifique, des collines dans la montagne et ce vert foncé partout. Du café, encore du café. La Colombie est le 3ème exportateur mondial de café... derrière... derrière... ? Allez, je vous laisse chercher ! Interdit de se renseigner sur google ! La différence c'est que le café colombien est le meilleur... et le meilleur du meilleur part à l'exportation. Ceux qui veulent goûter du bon café Colombien peuvent aller à "Champion" !

Ca sent la fin. Hélène continue de comptabiliser les entrées au spectacle. On en est a 9560. Allez ! Un petit passing dans l aéroport et on devrait atteindre la dizaine de milliers ! Demain, nos trois derniers avions ! Ben m'a replace ma vertèbre après le spectacle d Armenia. Une petite manipulation, un décontractant musculaire, un bon dodo, et hop, c est comme s'il ne s'était rien passé ! Ma cheville est toujours gonflée, mais elle a tenu le coup !
Spectacle à Pereira :


Un petit merci s'impose !

Allez, merci à Ben qui a attendu deux heures, appareil photo en main pour pouvoir récupérer nos reportages à la télé, et a pollué la moitié des ordinateurs Colombien en téléchargeant des programmes pour les mettre en ligne ! Merci à Hélène pour les photos, à Saïlen, à Farid, à ma mère pour l'orthographe, à tous pour vos commentaires ! Une pensée spécialement émue pour nos enfants qui nous ont attendus en France en nous souhaitant de bons spectacles au téléphone, à l'autre bout du monde. Un énorme coup de chapeau à tous les directeurs d'alliances, attachés culturels et techniciens qui tout au long de notre parcours se sont mobilisés pour que nos spectacles soient une réussite ! A Eve et Julie pour les relais en France Bref, une belle histoire d'équipe ! 13 spectacles. 14 avions. 9 villes. 18 jours. 30 heures de voyage retour... Nous allons mettre quelques jours à digérer tout cela (un "gloups" pour Saïlen et Ben qui jouent aujourd'hui à Lyon, pas de repos pour les acrobates). Déjà de nouveaux projets de tournées fleurissent dans nos caboches... alors à bientôt !
Marion
Rencontre jeu de piste Paris-rallye dimanche 1 juin 2008
🙂Les beaux jours sont revenus😏 (en principe !!)
Après le marais, le quartier latin et le Louvre (ce dernier organisé par d’autres membres de VF) je propose une rencontre VF par un nouveau jeu de piste-rallye au Père Lachaise pour ceux et celles qui ne connaissent pas ou très peu ce site historique et mystérieux de Paris.
Pour éviter toute polémique😕 (Où je n’entrerai pas !!) que pourrai engendrer cette rencontre dans ce lieu inhabituel (D’ailleurs pour ceux que cela peut gêner, vous ne venez pas et passez votre chemin sur un autre post, voilà tout!) les participants devront avoir un comportement exemplaire digne des voyageurs que vous êtes (ni courir, ni crier, ni monter sur les tombes, etc….) respectant le calme du site, le respect du lieu et le repos des occupants comme de simples visiteurs (Comme on le fait dans n’importe quel cimetière d’ailleurs!!) Si tout le monde respectait ces simples consignes, ce site s’en porterait beaucoup mieux vu certaines dégradations que l’on peut y apercevoir (graffitis sur certaines tombes, vols de bustes, détritus jetés dans les caveaux, vitraux brisés, etc …)
Je rappelle que ce cimetière est l’un des monuments les plus visités de Paris (voir photos où certains endroits pourraient faire penser à Tikal ou Angkor pour ceux qui connaissent !).
De plus je pense que tous les habitants (connus, moins connus, inconnus ou partis dans l’oubli) de ce lieu seront contents que vous alliez leur rendre une petite visite amicale.(Cela fait toujours plaisir de recevoir de la visite, n’est ce pas ?)😉.
Pour le déroulement de cette découverte du père Lachaise, toujours même principe que les autres fois, plusieurs équipes de 3 à 6 participants (selon les cas !) vous partirez à pieds (durant 2 ou 3 heures, temps encore non estimé)découvrir, visiter, résoudre, explorer, rechercher les réponses de petites énigmes à déchiffrer.(belle randonnée en vue !) dans un temps imparti.
Ceci est entièrement gratuit mais prendre un stylo avec vous (je fournirai plusieurs plans du site à chaque équipe) Pensez aussi à amener vos pieds entourés d’une bonne paire de chaussures de marche, votre sens de l’orientation, votre bonne lecture de carte, votre esprit d’équipe et un tout petit bout de votre cerveau et de votre logique pour déchiffrer les énigmes.(Pas difficiles du tout !)....🤪???
Cette rencontre sera annulée🙁 s’il n’y a pas un minimum de 6 participants (2 équipes de 3 ) S’il y a une dizaine de participants j’en serai ravi🙂, vu le lieu inhabituel qui peut repousser un certain nombre de membre de VF .
Le lieu et l’heure du RDV du départ sera communiqué une semaine avant (ben oui car il faut bien le préparer car un mois n'est pas de trop pour le peaufiner !!) et le RDV de fin sera soit (cela dépendra de la météo) dans le square de la Roquette à proximité du cimetière (beau temps)ou soit dans un bar de la place Voltaire (chacun devra payer sa boisson mais je pense que la …bière sera de rigueur ou une …mort subite (bière belge)!!) en cas de temps incertains !!
Voili !! voilou !!!
Pour éviter toute polémique😕 (Où je n’entrerai pas !!) que pourrai engendrer cette rencontre dans ce lieu inhabituel (D’ailleurs pour ceux que cela peut gêner, vous ne venez pas et passez votre chemin sur un autre post, voilà tout!) les participants devront avoir un comportement exemplaire digne des voyageurs que vous êtes (ni courir, ni crier, ni monter sur les tombes, etc….) respectant le calme du site, le respect du lieu et le repos des occupants comme de simples visiteurs (Comme on le fait dans n’importe quel cimetière d’ailleurs!!) Si tout le monde respectait ces simples consignes, ce site s’en porterait beaucoup mieux vu certaines dégradations que l’on peut y apercevoir (graffitis sur certaines tombes, vols de bustes, détritus jetés dans les caveaux, vitraux brisés, etc …)
Je rappelle que ce cimetière est l’un des monuments les plus visités de Paris (voir photos où certains endroits pourraient faire penser à Tikal ou Angkor pour ceux qui connaissent !).De plus je pense que tous les habitants (connus, moins connus, inconnus ou partis dans l’oubli) de ce lieu seront contents que vous alliez leur rendre une petite visite amicale.(Cela fait toujours plaisir de recevoir de la visite, n’est ce pas ?)😉.
Pour le déroulement de cette découverte du père Lachaise, toujours même principe que les autres fois, plusieurs équipes de 3 à 6 participants (selon les cas !) vous partirez à pieds (durant 2 ou 3 heures, temps encore non estimé)découvrir, visiter, résoudre, explorer, rechercher les réponses de petites énigmes à déchiffrer.(belle randonnée en vue !) dans un temps imparti.
Ceci est entièrement gratuit mais prendre un stylo avec vous (je fournirai plusieurs plans du site à chaque équipe) Pensez aussi à amener vos pieds entourés d’une bonne paire de chaussures de marche, votre sens de l’orientation, votre bonne lecture de carte, votre esprit d’équipe et un tout petit bout de votre cerveau et de votre logique pour déchiffrer les énigmes.(Pas difficiles du tout !)....🤪???
Cette rencontre sera annulée🙁 s’il n’y a pas un minimum de 6 participants (2 équipes de 3 ) S’il y a une dizaine de participants j’en serai ravi🙂, vu le lieu inhabituel qui peut repousser un certain nombre de membre de VF .
Le lieu et l’heure du RDV du départ sera communiqué une semaine avant (ben oui car il faut bien le préparer car un mois n'est pas de trop pour le peaufiner !!) et le RDV de fin sera soit (cela dépendra de la météo) dans le square de la Roquette à proximité du cimetière (beau temps)ou soit dans un bar de la place Voltaire (chacun devra payer sa boisson mais je pense que la …bière sera de rigueur ou une …mort subite (bière belge)!!) en cas de temps incertains !!
Voili !! voilou !!!
Pourquoi les mecs ne disent-ils pas "j'ai peur de partir seul"?
salut voyageurs et surtout voyageurs masculins en fait,
je vais peut etre faire ma lourdingue (une fois de plus) mais j'etais a surfer la rubrique "voyager au feminin" et un truc m'est soudainement venu a l'esprit: c'est dingue le nombre de discussions ou de posts ou les nanas avouent sans gene qu'elles angoissent de partir seule, ou demandent a etre rassuree avant le grand depart... Pourquoi y a-t-il une rubrique voyager au feminin et pas voyager au masculin (reponses evidentes mis a part mais quand meme)? Pourquoi vous messieurs testosterone, on ne vous lit jamais poster "j'ai peur de partir seul"... serieux, les reponses semblent evidentes, mais je me demande juste un truc: vous posez vous les memes questions relatives au "j'ai peur" que nous nanas pour vos premiers voyages en solo?
Un truc que j'ai remarque lors de mes petits trottages de globe cependant: En Amerique du Sud et en Asie du Sud Est notemment, je rencontre en fait un bon paquet de nanas seules si ce n'est plus que de mecs seuls... ils semblent que les mecs, mine de rien, sont un peu moins aventureux que les nanas, et aient besoin d'une espece de camaraderie et donc de partir entre mecs...
En fait ce post, c'est vraiment de la curiosite pure et simple pour vous messieurs. Avoueriez-vous cette peur de l'inconnu et d'un voyage en solo comme nous pouvons le faire ou alors est ce que ces peurs/apprehension/besoin d'etre securise ne vous viennent simplement pas a l'esprit?
Attention aux repliques feministes et machos!...😄
voyageusement et curieusement,
Lilie
je vais peut etre faire ma lourdingue (une fois de plus) mais j'etais a surfer la rubrique "voyager au feminin" et un truc m'est soudainement venu a l'esprit: c'est dingue le nombre de discussions ou de posts ou les nanas avouent sans gene qu'elles angoissent de partir seule, ou demandent a etre rassuree avant le grand depart... Pourquoi y a-t-il une rubrique voyager au feminin et pas voyager au masculin (reponses evidentes mis a part mais quand meme)? Pourquoi vous messieurs testosterone, on ne vous lit jamais poster "j'ai peur de partir seul"... serieux, les reponses semblent evidentes, mais je me demande juste un truc: vous posez vous les memes questions relatives au "j'ai peur" que nous nanas pour vos premiers voyages en solo?
Un truc que j'ai remarque lors de mes petits trottages de globe cependant: En Amerique du Sud et en Asie du Sud Est notemment, je rencontre en fait un bon paquet de nanas seules si ce n'est plus que de mecs seuls... ils semblent que les mecs, mine de rien, sont un peu moins aventureux que les nanas, et aient besoin d'une espece de camaraderie et donc de partir entre mecs...
En fait ce post, c'est vraiment de la curiosite pure et simple pour vous messieurs. Avoueriez-vous cette peur de l'inconnu et d'un voyage en solo comme nous pouvons le faire ou alors est ce que ces peurs/apprehension/besoin d'etre securise ne vous viennent simplement pas a l'esprit?
Attention aux repliques feministes et machos!...😄
voyageusement et curieusement,
Lilie
Voyage et source du bonheur...
AHHHHH le voyage, rien que ce nom me fait rêver... La vie est injuste, la vie est horrible, du moins je dirais le cycle de la vie, ou plutot la vie dut à nos modes de vie du XXI siècle. Oui, la vie est dure, parfois injuste, mais on ne saurait l'apprecier autrement... Certains sont heureux, ne se posent jamais de questions sur le sens de la vie, du voyage, vive a coup de travail 8h-17h, de manger, dodo, pipi, caca, la copine a la maison, le chien, un petit "voyage" chez les grands parents... bref... et sont heureux comme ça. Comment concevoir la vie, quand justement on ne la conçois pas comme ça ?! J'ai 22ans, je ne me vois pas vivre de cette maniere (que je vis actuellement) eternellement, cela me bloque, me rend aigris, contre tout et contre rien a la fois, je ne sais plus, je ne sais pas. Je veux vivre de voyage, vivre de travail en voyage, vivre sans rien prevoir, vivre selon les envies d'un moment, jusqu'à trouver un lieu, le lieu, ou l'on souhaite se poser. Est ce possible ?! Oui oui oui, beaucoup disent, reste ou tu es tu as la sureté de l'emplois... beaucoup ont peur de l'avenir, ont peur de ne pas avoir de retraite, ont peur de ne pas avoir de famille, de maison a décorer tel l'emission Deco... Qu'en pensez vous ? Certes, peut etre ont ils raison, mais la vie est imprévisible, si on meurt demain, on aura rien fait, si on meurt dans 100 ans on sera riche, riche dans la tete... Le voyage comme mode de vie, ca vous dit quoi ?
Etude sur achats en duty free
pas "grande" voyageuse, ... snifff....Etudiante, je mène actuellement une étude sur la vente de produits détaxés (alcool, tabac, parfum, cosmétiques, maroquinerie, montres, bijoux et accéssoires....snack...) proposés et vendus à bord des compagnies aériennes charter,
merci à l'avance si vous prenez quelques minutes pour répondre à ce petit "questionnaire-maison"
A/ Faites-vous des achats duty free lors de vos déplacements aériens ? 1/ oui 2/ non
Pourquoi ?
B/ Achetez-vous plus facilement des produits détaxés, 1/ au départ en zone d'embarquement, 2/ à bord de l'avion, 3/ à destination ? Pourquoi ?
C/ Lors de la réservation de votre billet sur internet, souhaiteriez-vous pouvoir commander et pré-réserver des produits détaxés livrés à bord ? 1/ oui 2/ non Pourquoi ?
D/ Si vous résidez en UE, dans quelles circonstances de voyages avez vous constaté que le prix proposé à bord était plus avantageux ? 1/ au départ de l'Union Européenne vers les DOM TOM ? 2/ au retour des DOM TOM vers l'UE? 3/ au départ de l'UE vers un pays extra-communautaire ? 4/ au retour d'un pays extra-communautaire vers l'UE ?
E/ Si vous résidez hors de l'UE, dans quelles circonstances de voyages avez vous constaté que le prix proposé à bord était plus avantageux ? 1/ au départ de pays tiers vers les DOM TOM ? 2/ au retour des DOM TOM vers un pays extra-communautaire? 3/ au départ d'un pays extra-communautaire vers l'UE ? 4/ au retour de l'UE vers un pays extra-communautaire ? Pourquoi ?
merci à l'avance de votre attention, participation, contributions, expériences, suggestions... sources d'infos (règlementaires, fiscales, logistique, ...) et de votre sérieux !!! ;-)
merci à l'avance si vous prenez quelques minutes pour répondre à ce petit "questionnaire-maison"
A/ Faites-vous des achats duty free lors de vos déplacements aériens ? 1/ oui 2/ non
Pourquoi ?
B/ Achetez-vous plus facilement des produits détaxés, 1/ au départ en zone d'embarquement, 2/ à bord de l'avion, 3/ à destination ? Pourquoi ?
C/ Lors de la réservation de votre billet sur internet, souhaiteriez-vous pouvoir commander et pré-réserver des produits détaxés livrés à bord ? 1/ oui 2/ non Pourquoi ?
D/ Si vous résidez en UE, dans quelles circonstances de voyages avez vous constaté que le prix proposé à bord était plus avantageux ? 1/ au départ de l'Union Européenne vers les DOM TOM ? 2/ au retour des DOM TOM vers l'UE? 3/ au départ de l'UE vers un pays extra-communautaire ? 4/ au retour d'un pays extra-communautaire vers l'UE ?
E/ Si vous résidez hors de l'UE, dans quelles circonstances de voyages avez vous constaté que le prix proposé à bord était plus avantageux ? 1/ au départ de pays tiers vers les DOM TOM ? 2/ au retour des DOM TOM vers un pays extra-communautaire? 3/ au départ d'un pays extra-communautaire vers l'UE ? 4/ au retour de l'UE vers un pays extra-communautaire ? Pourquoi ?
merci à l'avance de votre attention, participation, contributions, expériences, suggestions... sources d'infos (règlementaires, fiscales, logistique, ...) et de votre sérieux !!! ;-)
Premier voyage et partir seule, quelques conseils?
Bonjour,
Habituellement, je passe mes vacances avec un ami. Jusque là nos projets de voyages à l'étranger n'ont pû se concrétiser pour diverses raisons. Cet été nous ne pouvons pas partir ensemble.
J'ai envie de voyager depuis plusieurs années mais je n'en ai pas vraiment eu la possibilité jusque là. Cet été j'aimerai partir pendant mes congés, je ne sais pas précisemment pour l'instant combien je vais prendre (2 ou 3 semaines) ni quand je vais les prendre (probablement fin aout / début septembre), je sais juste que je veux partir et si j'attend les autres je crois que je ne partirai jamais !
Le hic, qui n'est pas un hic pour certaines, c'est que ce voyage se ferait seule et que c'est mon premier voyage. J'avoue que je me pose beaucoup de questions... J'ai pas mal lu sur le forum et notamment cette rubrique, et j'avoue qu'avec vos différents témoignages et réponses vous me donnez envie de tenter "l'aventure", mais j'apréhende un peu...
Sachant que c'est mon premier voyage et que je pars seule, auriez-vous un conseil ? Un pays plus "facile" (façon de parler...)? Pensez-vous qu'il serait plus judicieux de passer par une agence et un séjour organisé ou circuit ? Vous donnez une destination est compliqué pour moi, car plus j'y réfléchi plus j'ajoute des destinations lol, Grèce, Maroc, Tunisie, Sénégal, Réunion, Ile maurice, Pérou, Mexique, martinique, guadeloupe, sont une partie des "coins" que j'aimerai voir (ce n'est pas dans l'ordre de mes préférences). Vous me direz ce n'est pas à vous de choisir pour moi mais lol vous allez peut-être pouvoir me conseiller.
Juste quelques petites précisions : J'ai 25 ans, + ou - 15 jours pour partir, je cherche le soleil, la mer ou l'océan (mais pas une obligation non plus), le dépaysement, un peu de culture et d'histoire, je ne recherche pas le luxe et le grand confort, c'est pas mon truc.
Désolée pour la longueur 😊
Bonne journée
Sachant que c'est mon premier voyage et que je pars seule, auriez-vous un conseil ? Un pays plus "facile" (façon de parler...)? Pensez-vous qu'il serait plus judicieux de passer par une agence et un séjour organisé ou circuit ? Vous donnez une destination est compliqué pour moi, car plus j'y réfléchi plus j'ajoute des destinations lol, Grèce, Maroc, Tunisie, Sénégal, Réunion, Ile maurice, Pérou, Mexique, martinique, guadeloupe, sont une partie des "coins" que j'aimerai voir (ce n'est pas dans l'ordre de mes préférences). Vous me direz ce n'est pas à vous de choisir pour moi mais lol vous allez peut-être pouvoir me conseiller.
Juste quelques petites précisions : J'ai 25 ans, + ou - 15 jours pour partir, je cherche le soleil, la mer ou l'océan (mais pas une obligation non plus), le dépaysement, un peu de culture et d'histoire, je ne recherche pas le luxe et le grand confort, c'est pas mon truc.
Désolée pour la longueur 😊
Bonne journée
Voyage à sac à dos et seule en Pologne
Bonjour!
Je suis une jeune québécoise de 22 ans qui passera une semaine en sac à dos au mois de juin 2008 en Pologne. Je me demandais s'il était dangereux d'y voyager seule ou s'il faut seulement prendre les mesures de sécurité nécéssaires?
Merci de vos réponses et de vos expériences...
Mychèle
Merci de vos réponses et de vos expériences...
Mychèle
Meilleur parcours pour aller de Cayenne à Québec en un mois?
Bonjour🙂
je veux aller en amazonie cet été et vu qu'a la rentrée prochaine mon semestre s'effectue dans la ville de Québec je me disais qu'il était tout aussi bien d'y remonter depuis cayennes .Seul souci je ne dispose que d'un moi pour ce périple.Que me conseillez vous(pays, mode de transport)
en faite c surtout le mode de transport qui me pose problème, l'avion m'a l'air de toujours vouloir repasser par la franc ou sinon d'être hors de prix, de plus je souhaiterais éviter de passer par la colombie
merci a tous
😉
Travailler temporairement au Canada (Québec compris)
Bonjour à tous!
Je suis actuellement en Chine depuis maintenant 3mois, je rentre en France en juin. J'envisage pour la suite de rejoindre la Canada, probablement en septembre/octobre. Je souhaiterai y trouver un emploi pour quelques mois pour enfin repartir sur la Chine. Ma question est la suivante : Existerait-il certains programmes pouvant faciliter mon implantation dans ce pays, je parle notamment en matière d'emplois? Je suis actuellement âgé de 22ans, je n'ai pas encore terminer mes études, les ayant stopper pour voyager. En matière d'emploi, je ne cherche donc rien de vraiment précis, seulement quelque chose pouvant à la fois me permettre de subsister et d'économiser pour préparer mon retour en Chine.
Merci beaucoup pour votre attention.
Jonathan.
Je suis actuellement en Chine depuis maintenant 3mois, je rentre en France en juin. J'envisage pour la suite de rejoindre la Canada, probablement en septembre/octobre. Je souhaiterai y trouver un emploi pour quelques mois pour enfin repartir sur la Chine. Ma question est la suivante : Existerait-il certains programmes pouvant faciliter mon implantation dans ce pays, je parle notamment en matière d'emplois? Je suis actuellement âgé de 22ans, je n'ai pas encore terminer mes études, les ayant stopper pour voyager. En matière d'emploi, je ne cherche donc rien de vraiment précis, seulement quelque chose pouvant à la fois me permettre de subsister et d'économiser pour préparer mon retour en Chine.
Merci beaucoup pour votre attention.
Jonathan.
Retour d'une semaine à Montréal
Salut à tous ! 😎
Je reviens d'un pti 10 jours à Montréal ( je suis revenu hier ) et dans la foulée de ce que j'avais fait l'année dernière pour Dubai ici je vous livre mes impressions, sans complaisance ! Montréal en hiver ça donne quoi, pas trop froid ? Ba oui et non ! Dès ma sortie de l'aéroport, le froid m'a mordu ! J'avais ressenti ça pour l'humidité au Japon et aux Emirats, cette impression d'un climat que t'as jamais ressenti, ba là le froid pareil ! Je me suis dit que j'allais bien me les cailler ici ! Ensuite avec une bonne veste et un bon pull ça passe, mais comme je suis un mec super chanceux on a mangé 2 tempêtes en une semaine, avec des températures nocturnes frisant les -15. Je passe toujours sur le forum pour concocter mes vacances pour avoir une idée des destinations, et j'étais intéressé par Montréal. On m'y avait conseillé d'éviter l'hiver, mais je pensais que c'était encore un de ces messages de râleurs qui sont jamais contents, je reconnais que des fois c'est chiant. La neige fond petit à petit et se transforme en une mare d'eau gelée, tes pieds sont souvent mouillés, la neige dans les yeux... Autre importance déjà mentionnée dans le forum : au Canada, il faut prendre en compte le "refroidissement éolien" et non pas la température brute, si bien que des fois il va faire un petit - 2 mais à cause du vent ( venu d'où d'ailleurs?) tu peux ressentir comme si il faisait - 15 ! En bref quand le vent s'en mêle... C'est la merde !
Donc OUI en hiver il caille à mort, mais en même temps pour un français habitué à la grisaille et à la pluie, c'est super dépaysant et bien sympa, toute cette neige ! Montréal c'est cher ou pas ?
Euuhh... un peu moins cher que Paris. Paris étant pour moi plus chère que Tokyo mais moins que Londres, je pensais faire de bonnes affaires avec le taux de change euro/dollar, mais rien de flagrant. Vous imaginez pas faire de super affaires quoi, le dollar canadien c'est pas dla monnaie de singe, genre pouvoir d'achat X10 comme au Maroc. Fin de l"hiver oblige je pensais m'acheter des gros pulls bien moins cher au Canada ben j'ai rien trouvé de donné, à part des trucs moches. Comme en France quoi, tu veux un beau truc faut y mettre le prix. Truc marrant le Canada disposant du quart des réserves d'eau potable de la planète l'eau y est donnée ! les 30 bouteilles d'eau à 3 dollars ça m'a choqué ! Je comprends toujours pas pourquoi le Perrier est plus cher à Paris qu'à Montréal Dubai ou Tokyo... Affaire à suivre😛 Montréal c'est Paris dans 10 ans !
J'ai jamais entendu une connerie pareille, à part dans les bobo magazines, comme Elle, qui te font 3 pages sur un créateur alors que Paris est LA ville pour ça. Ils sont comment les Montréalais !
Mélangés ! Des gens de partout, comme à Paris. Arabes, Asiat, Noirs, on trouve de tout, ce qui fait qu'on trouve aussi de la cuisine de partout ! Ils sont aussi assez sociables et ouverts, mais j'ai pas eu l'occasion d'en rencontrer beaucoup. Quand on voyage dans une ville on "sent" souvent les habitants, et là rien à dire ! Jles ai pas trouvés rustres, ni particulièrement stressés. De bonnes gens quoi. T'étais ou à Montréal ? A l'hôtel du Fort, dans une rue collée à une des grandes artères de Montréal, la rue Sainte-Catherine. J'ai eu cet hôtel à un bon prix, et je le recommande à tous : le service est bien, il est bien noté dans Trip Advisor et les chambres sont spacieuses. Les réceptionnistes souriants et professionnels, parlant français et anglais. Pas de surprises dans l'hôtel ? Si, vers une heure du matin on tape à ma porte et sur qui je tombe : 2 prostituées qui me disent que j'ai commandé leurs services : ça tombe mal j'étais avec ma fiancée, et c'était surtout complètement faux. J'en ai parlé à la réception, ça m'a surpris qu'ils laissent rentrer n'importe qui comme ça sans rien demander... Un autre truc, quelle ne fut pas ma surprise un jour de trouver dans le hall de l'hôtel une floppée d'adolescents américains : c'était Springbreak ! La je me suis dit que j'allais plus dormir du séjour mais ça va, l'hôtel a géré en leur donnant tout un étage ( super pro, j'ai tafé dans l'hotellerie à Paris où on les dispatchait les groupes comme ça dans tout l'hotel, et ça donnait un sacré bordel à chaque fois ) et on les a pas trop entendus... ils étaient pas méchants pour un poil en plus. Les pourboires, j'ai rien compris Ouais moi aussi l'angoisse, si bien que à l'hôtel la première matinée au pti-dej je savais pas si il fallait laisser un pourboire, je savais jamais en fait. Faut laisser 15% environ de la note, si bien qu'on a donné des pourboires au guide touristique pendant le tour, au chauffeur du bus etc... et dans les resto les serveurs sont responsabilisés par la perspective du pourliche, donc ils sont cool, ils te demandent toujours si tout va bien, ils sont souriants... Ca change de Paris où serveurs et vendeurs t'insultent presque quand tu oses demander un café allongé et qu'on te ramène un noisette...Mais bon donner tout le temps comme ça jtrouvais ça un peu chiant... Au fait, quelle compagnie aérienne ta pris ? Air Transat, une compagnie qui fait des vols directs vers le Canada. A l'aéroport ils sont très pro, ça va vite, ca dispatche, beaucoup de guichets, aussi bien à Roissy qu'à Montréal. Bien mieux qu'Air France mais je suis pas objectif : je déteste Air France. Par contre à l'intérieur c'est autre chose, pas d'écran individuels, une certaine pagaille dans l'organisation, des collations payantes...la prochaine fois, si je repars à Montréal je rajouterai 100EUR et je prendrai Air Canada ! Un truc qui t'a étonné Les Québécois dans l'avion : insupportables ! A l'aller comme au retour il a fallu faire la queue pour aller aux toilettes, durant les 7 heures de vol j'ai pas vu les toilettes libres plus de 15 mn d'affilée. Et vas-y que je me lève, que je bouge, que je parle à tue-tête... je sais pas si c'est spécifique aux américains, ou juste aux canadiens, mais ça m'a bien soulé, pendant les zones de turbulences ils continuaient de se lever, de chercher des trucs dans les casiers la-haut...de prendre des photos...les gros lourds quoi ! Oui bon, y'a quoi à voir à Montréal ? Pas de panique Monique j'y viens : ben pas grand-chose, enfin c'est mon avis. Un Casino très sympa, un biodôme un insectarium très réussis aussi, un quartier chinois qui se résume à deux rues, un quartier italien idem...Montréal m'a donné cette impression que c'est une ville qui se vit et pas qui se visite, enfin c'est l'avis d'un touriste parisien de 27 ans parti avec sa fiancée... Quelques raisons à ça : c'est l'hiver et la ville "hiberne", les festivals et tout et tout c'est quand il fait beau. Les parcs avaient l'air sympas aussi mais sous la neige ça sert à rien... On va aussi vous parler d'une ville souterraine et que c'est génial blabla...oui c'est sympa mais ça casse pas des briques... un centre commercial géant, qui nous a bien sauvé la vie dans le blizzard mais bon. Y'a rien qui m'a choqué quoi, rien qui m'ait cloué tellement c'était génial... Le gros point d'intérêt de Montréal c'est que dans un rayon de 500-600 kilomètres, y'a Boston, Washington, New-York, et les chutes du Niagara...en bus y'en a pour 100EUR aller-retour pour se retrouver dans un de ces coins. Faut pas avoir une copine flemmarde non plus comme c'est mon cas🙂. On a fait une excursion à Québec pour voir les chutes de Montmorency, surprise : le tour mentionnait les chutes de Montmorency mais on y a juste fait un arrêt-photo, c'est très joli ( mais là encore ca casse pas des briques, la guide m'a d'ailleurs dit qu'il valait mieux voir les chutes du Niagara, c'est plus spectaculaire ). Je suis guide touristique et c'est exactement le type de petites arnaques que font les agences à Paris aussi... énervant. La ville de Québec quant à elle, ba... rien de bluffant non plus, très très enneigé, avec des bourrasques de vent pas possible, j'ai jamais eu aussi froid de ma vie...j'étais pressé que le tour finisse...superbe vue quand même du fleuve Saint-Laurent presque completement gelé, assez impressionnant... Woaa c'est nul finalement Montréal Ba non. Et c'est justement ce qui dans un voyage suscite l'intérêt. Ca change, de voir toute cette neige, de ressentir ces températures, de flâner dans une ville qu'on connait pas. Dans nos vies surchargées par le taf ca fait du bien, de s'oxygéner, d'aller loin...le truc qui m'a le plus soulé ( à savoir la neige ) est le truc qui m'a le plus plu également. Ca doit bien les rendre fous d'avoir des hivers longs et pénibles. On s'est bien reposés, on a vu du neuf le voyage s'est bien passé, on a bien mangé on est revenus avec plein de photos donc on n'a pas foiré nos vacances...Par contre y retournerais-je ? Pas sur. Le fait d'habiter à Paris doit nous rendre plus exigeants probablement, je ne sais pas. J'ai pas trouvé que ça cassait des briques. En étape Montréal - NY-Chutes du Niagara ca doit être cool, pas en y restant une dizaine de jours, j'aurai pas fait une semaine de plus.
Voili Voilou😛
Je reviens d'un pti 10 jours à Montréal ( je suis revenu hier ) et dans la foulée de ce que j'avais fait l'année dernière pour Dubai ici je vous livre mes impressions, sans complaisance ! Montréal en hiver ça donne quoi, pas trop froid ? Ba oui et non ! Dès ma sortie de l'aéroport, le froid m'a mordu ! J'avais ressenti ça pour l'humidité au Japon et aux Emirats, cette impression d'un climat que t'as jamais ressenti, ba là le froid pareil ! Je me suis dit que j'allais bien me les cailler ici ! Ensuite avec une bonne veste et un bon pull ça passe, mais comme je suis un mec super chanceux on a mangé 2 tempêtes en une semaine, avec des températures nocturnes frisant les -15. Je passe toujours sur le forum pour concocter mes vacances pour avoir une idée des destinations, et j'étais intéressé par Montréal. On m'y avait conseillé d'éviter l'hiver, mais je pensais que c'était encore un de ces messages de râleurs qui sont jamais contents, je reconnais que des fois c'est chiant. La neige fond petit à petit et se transforme en une mare d'eau gelée, tes pieds sont souvent mouillés, la neige dans les yeux... Autre importance déjà mentionnée dans le forum : au Canada, il faut prendre en compte le "refroidissement éolien" et non pas la température brute, si bien que des fois il va faire un petit - 2 mais à cause du vent ( venu d'où d'ailleurs?) tu peux ressentir comme si il faisait - 15 ! En bref quand le vent s'en mêle... C'est la merde !
Donc OUI en hiver il caille à mort, mais en même temps pour un français habitué à la grisaille et à la pluie, c'est super dépaysant et bien sympa, toute cette neige ! Montréal c'est cher ou pas ?
Euuhh... un peu moins cher que Paris. Paris étant pour moi plus chère que Tokyo mais moins que Londres, je pensais faire de bonnes affaires avec le taux de change euro/dollar, mais rien de flagrant. Vous imaginez pas faire de super affaires quoi, le dollar canadien c'est pas dla monnaie de singe, genre pouvoir d'achat X10 comme au Maroc. Fin de l"hiver oblige je pensais m'acheter des gros pulls bien moins cher au Canada ben j'ai rien trouvé de donné, à part des trucs moches. Comme en France quoi, tu veux un beau truc faut y mettre le prix. Truc marrant le Canada disposant du quart des réserves d'eau potable de la planète l'eau y est donnée ! les 30 bouteilles d'eau à 3 dollars ça m'a choqué ! Je comprends toujours pas pourquoi le Perrier est plus cher à Paris qu'à Montréal Dubai ou Tokyo... Affaire à suivre😛 Montréal c'est Paris dans 10 ans !
J'ai jamais entendu une connerie pareille, à part dans les bobo magazines, comme Elle, qui te font 3 pages sur un créateur alors que Paris est LA ville pour ça. Ils sont comment les Montréalais !
Mélangés ! Des gens de partout, comme à Paris. Arabes, Asiat, Noirs, on trouve de tout, ce qui fait qu'on trouve aussi de la cuisine de partout ! Ils sont aussi assez sociables et ouverts, mais j'ai pas eu l'occasion d'en rencontrer beaucoup. Quand on voyage dans une ville on "sent" souvent les habitants, et là rien à dire ! Jles ai pas trouvés rustres, ni particulièrement stressés. De bonnes gens quoi. T'étais ou à Montréal ? A l'hôtel du Fort, dans une rue collée à une des grandes artères de Montréal, la rue Sainte-Catherine. J'ai eu cet hôtel à un bon prix, et je le recommande à tous : le service est bien, il est bien noté dans Trip Advisor et les chambres sont spacieuses. Les réceptionnistes souriants et professionnels, parlant français et anglais. Pas de surprises dans l'hôtel ? Si, vers une heure du matin on tape à ma porte et sur qui je tombe : 2 prostituées qui me disent que j'ai commandé leurs services : ça tombe mal j'étais avec ma fiancée, et c'était surtout complètement faux. J'en ai parlé à la réception, ça m'a surpris qu'ils laissent rentrer n'importe qui comme ça sans rien demander... Un autre truc, quelle ne fut pas ma surprise un jour de trouver dans le hall de l'hôtel une floppée d'adolescents américains : c'était Springbreak ! La je me suis dit que j'allais plus dormir du séjour mais ça va, l'hôtel a géré en leur donnant tout un étage ( super pro, j'ai tafé dans l'hotellerie à Paris où on les dispatchait les groupes comme ça dans tout l'hotel, et ça donnait un sacré bordel à chaque fois ) et on les a pas trop entendus... ils étaient pas méchants pour un poil en plus. Les pourboires, j'ai rien compris Ouais moi aussi l'angoisse, si bien que à l'hôtel la première matinée au pti-dej je savais pas si il fallait laisser un pourboire, je savais jamais en fait. Faut laisser 15% environ de la note, si bien qu'on a donné des pourboires au guide touristique pendant le tour, au chauffeur du bus etc... et dans les resto les serveurs sont responsabilisés par la perspective du pourliche, donc ils sont cool, ils te demandent toujours si tout va bien, ils sont souriants... Ca change de Paris où serveurs et vendeurs t'insultent presque quand tu oses demander un café allongé et qu'on te ramène un noisette...Mais bon donner tout le temps comme ça jtrouvais ça un peu chiant... Au fait, quelle compagnie aérienne ta pris ? Air Transat, une compagnie qui fait des vols directs vers le Canada. A l'aéroport ils sont très pro, ça va vite, ca dispatche, beaucoup de guichets, aussi bien à Roissy qu'à Montréal. Bien mieux qu'Air France mais je suis pas objectif : je déteste Air France. Par contre à l'intérieur c'est autre chose, pas d'écran individuels, une certaine pagaille dans l'organisation, des collations payantes...la prochaine fois, si je repars à Montréal je rajouterai 100EUR et je prendrai Air Canada ! Un truc qui t'a étonné Les Québécois dans l'avion : insupportables ! A l'aller comme au retour il a fallu faire la queue pour aller aux toilettes, durant les 7 heures de vol j'ai pas vu les toilettes libres plus de 15 mn d'affilée. Et vas-y que je me lève, que je bouge, que je parle à tue-tête... je sais pas si c'est spécifique aux américains, ou juste aux canadiens, mais ça m'a bien soulé, pendant les zones de turbulences ils continuaient de se lever, de chercher des trucs dans les casiers la-haut...de prendre des photos...les gros lourds quoi ! Oui bon, y'a quoi à voir à Montréal ? Pas de panique Monique j'y viens : ben pas grand-chose, enfin c'est mon avis. Un Casino très sympa, un biodôme un insectarium très réussis aussi, un quartier chinois qui se résume à deux rues, un quartier italien idem...Montréal m'a donné cette impression que c'est une ville qui se vit et pas qui se visite, enfin c'est l'avis d'un touriste parisien de 27 ans parti avec sa fiancée... Quelques raisons à ça : c'est l'hiver et la ville "hiberne", les festivals et tout et tout c'est quand il fait beau. Les parcs avaient l'air sympas aussi mais sous la neige ça sert à rien... On va aussi vous parler d'une ville souterraine et que c'est génial blabla...oui c'est sympa mais ça casse pas des briques... un centre commercial géant, qui nous a bien sauvé la vie dans le blizzard mais bon. Y'a rien qui m'a choqué quoi, rien qui m'ait cloué tellement c'était génial... Le gros point d'intérêt de Montréal c'est que dans un rayon de 500-600 kilomètres, y'a Boston, Washington, New-York, et les chutes du Niagara...en bus y'en a pour 100EUR aller-retour pour se retrouver dans un de ces coins. Faut pas avoir une copine flemmarde non plus comme c'est mon cas🙂. On a fait une excursion à Québec pour voir les chutes de Montmorency, surprise : le tour mentionnait les chutes de Montmorency mais on y a juste fait un arrêt-photo, c'est très joli ( mais là encore ca casse pas des briques, la guide m'a d'ailleurs dit qu'il valait mieux voir les chutes du Niagara, c'est plus spectaculaire ). Je suis guide touristique et c'est exactement le type de petites arnaques que font les agences à Paris aussi... énervant. La ville de Québec quant à elle, ba... rien de bluffant non plus, très très enneigé, avec des bourrasques de vent pas possible, j'ai jamais eu aussi froid de ma vie...j'étais pressé que le tour finisse...superbe vue quand même du fleuve Saint-Laurent presque completement gelé, assez impressionnant... Woaa c'est nul finalement Montréal Ba non. Et c'est justement ce qui dans un voyage suscite l'intérêt. Ca change, de voir toute cette neige, de ressentir ces températures, de flâner dans une ville qu'on connait pas. Dans nos vies surchargées par le taf ca fait du bien, de s'oxygéner, d'aller loin...le truc qui m'a le plus soulé ( à savoir la neige ) est le truc qui m'a le plus plu également. Ca doit bien les rendre fous d'avoir des hivers longs et pénibles. On s'est bien reposés, on a vu du neuf le voyage s'est bien passé, on a bien mangé on est revenus avec plein de photos donc on n'a pas foiré nos vacances...Par contre y retournerais-je ? Pas sur. Le fait d'habiter à Paris doit nous rendre plus exigeants probablement, je ne sais pas. J'ai pas trouvé que ça cassait des briques. En étape Montréal - NY-Chutes du Niagara ca doit être cool, pas en y restant une dizaine de jours, j'aurai pas fait une semaine de plus.
Voili Voilou😛











