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Que voir en... Éthiopie
Que voir en Éthiopie ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
1- Villes et patrimoine culturelAdama : pas très loin d'Addis Abeba, la ville appelée aussi Nazret est appréciée des habitants de la capitale qui y viennent pour profiter des balades dans les montagnes environnantes.Addis Abeba : située en altitude, la capitale éthiopienne a d'abord une vocation commerciale et politique au niveau africain. Elle n'en possède pas moins quelques beaux édifices, monuments et musées.Aksum : au nord, près de l'Érythrée, cette ville à la riche histoire passée est aussi un centre religieux orthodoxe. Elle abrite un site archéologique exceptionnel classé à l'UNESCO témoin du Royaume d'Aksoum. Tout autour de la ville d'autres petits vestiges de cette civilisation antique.Ambo : à l'ouest de la capitale, Ambo est un bon point de départ pour découvrir les environs avec les Monts Wenchi et leur lac-cratère ainsi que les cascades de Guder et Huluka.Ankober : un gros village perché à plus de 2 600 m avec un ancien fort et une vieille église.Bahir Dar : cette agréable ville du nord, en bordure du lac Tana, est une bonne base pour découvrir ce lac avec ses églises et monastères ainsi que les chutes du Nil Bleu.Dire Dawa : c'est la seconde ville du pays, sur la route de la Somalie, et la grande cité ferroviaire de l'Ethiopie. Selon les époques et l'état de la ligne c'est à partir de là que fonctionne le chemin de fer Addis Abeba - Djibouti.Gondar : l'ancienne cité royale du nord abrite les vestiges de palais impériaux avec leurs fortifications classés UNESCO, de même que plusieurs églises et monastères, ainsi que divers bâtiments coloniaux de l'époque italienne. Dans quelques villages alentours, il y a des vestiges de la présence des Juifs falashas dont près de 120 000 ont émigré en Israël. Harar : cette ville sainte de l'Islam est une cité fortifiée qui accueillit Raimbaud (musée) et Henry de Monfreid en son temps. Elle est classée au patrimoine de l'UNESCO pour son centre ancien. Une autre attraction touristique de la vieille ville est constituée par le repas journalier des hyènes tachetées.Jimma : grande ville du sud-ouest, dans la région des plantations de café et d'épices, avec quelques vieux édifices.Jinka : c'est généralement la ville qui sert de base à la découverte de la Vallée de l'Omo et du parc du Mago. Key Afer : village sur la route Turmi - Jinka dans lequel se déroule un marché hebdomadaire où se retrouvent les différentes ethnies (Hamer, Bana, Ari) de la région.Konso : cette bourgade (et les villages voisins), au coeur du pays Konso, est classée à l'UNESCO pour la culture traditionnelle de ses habitants. On peut y voir nombre de sculptures, petits sites funéraires et des fossiles.Lalibela : ville sainte et de pèlerinage pour les chrétiens orthodoxes, Lalibela est connue pour ses (11) églises creusées dans le roc qui lui valent d'être inscrite à l'UNESCO.Mekele : c'est la capitale animée de la province du Tigré, au nord de l'Éthiopie. Elle peut servir de base pour randonner dans les environs ou découvrir les petites églises de la région.Monastère de Debre Damo : à côté de la ville d'Aksoum, ce monastère qui est le plus ancien du pays n'est accessible qu'à l'aide de cordes et est interdit aux femmes.Soder : une bourgade d'altitude pas très loin d'Addis Abeba et appréciée des gens de la capitale pour ses sources chaudes.Tiya : cette ville au sud d'Addis est connue pour son site archéologique classé à l'UNESCO qui comprend un alignement de stèles dressées vieilles d'une dizaine de siècles. On peut voir nombre d'autres stèles dans ses environs.Wando Genet : station d'altitude entourée de forêts avec des sources chaudes. On y vient pour les paysages, les oiseaux et la randonnée.Yeha : c'est dans ce village du Tigré qu'on peut voir les vestiges du plus ancien monument (une tour) d'Éthiopie. Le bourg abrite également un monastère orthodoxe.2- Patrimoine naturelCascades de Sor : plusieurs cascades des environs de Metu, dans l'ouest du pays.Chutes du Nil Bleu : de belles chutes d'une cinquantaine de mètres proches de la ville de Bahir Dar. On peut faire du raft un peu plus loin sur le cours du fleuve.Désert du Danakil : à cheval sur Djibouti, l'Érythrée et le nord-est de l'Éthiopie, le Danakil est une zone aride et inhospitalière. Elle abrite cependant une petite faune et est l'endroit où vivent les populations Afars.Grottes de Sof Omar : ce sont les plus grandes grottes d'Éthiopie, dans les Monts Balé.Lac Awasa : petit lac de la Vallée du Rift sur lequel on peut faire des balades en bateau ou observer les oiseaux.Lac Hayk : au nord d'Addis Abeba, ce petit lac abrite sur une île le monastère d'Istifanos.Lac Langano : c'est un des principaux lacs de la Vallée du Rift qui s'étend au sud de la capitale jusque bien au delà de la frontière soudanaise. Le Langano est très apprécié pour ses possibilités de baignades car dépourvu de risques au niveau bilharziose et crocodiles. On peut y voir par contre nombre d'oiseaux, singes et hippopotames.Lac Tana : c'est le plus grand lac d'Éthiopie et la source du Nil Bleu. Il est connu pour ses îles qui abritent plusieurs églises ou monastères orthodoxes. Outre la visite des îles, on peut également faire de petites balades en bateau au départ de Bahir Dar.Lac Ziway : un autre lac d'altitude du Rift avec sur une de ses îles (Tullo Gudo) un monastère. Nombre d'oiseaux et hippopotames vivent dans ce lac.Parc national d'Abijatta-Shalla : à environ 200 km d'Addis Abeba, ce parc avec ses trois lacs, ses sources chaudes et ses flamants rose attire son lot de visiteurs.Parc national d'Awash : un petit parc à l'est de la capitale inscrit à l'UNESCO. Il offre des paysages variés de savane, volcasn, canyons, des sources chaudes et nombre d'espèces d'antilopes, des hyènes et des oiseaux.Parc national de Gambela : accessible depuis la ville du même nom, ce parc de savane face au Soudan possède une faune importante comprenant notamment des lions, éléphants, hippopotames, crocodiles, buffles, singes, oiseaux, etc.Parc national de Mago : ce parc de savane des bord de l'Omo est une zone reculée, lieu d'habitat de populations (Mursi, Suri...) aux traditions toujours bien présentes. Le Mago abrite également une faune assez importante avec des oiseaux, reptiles, crocodiles, hippos, girafes, éléphants...Parc national du Mont Balé : au coeur du pays, une belle zone naturelle avec des sommets à plus de 4 000 m et une faune assez riche (loups, singes, oiseaux...). On y fait de superbes randonnées.Parc national de Nechisar : petit parc en bordure des lacs Abaya et Chamo, dans la partie sud du pays. On peut y voir nombre d'animaux : oiseaux, antilopes, crocodiles...Parc national de l'Omo : à la frontière soudanaise, ce parc contiguë de celui de Mago a été classé à l'UNESCO suite à la découverte d'ossements vieux de 200 000 ans. Mais l'Omo est aussi une zone des plus reculées où vivent des populations (Mursi, Suri...) aux traditions vivaces et une faune assez riche. On peut aussi faire du raft sur la rivière Omo.Parc national du Simien : situé dans le nord de l'Éthiopie, le parc très montagneux est inscrit à l'UNESCO. Avec ses sommets à plus de 4 000 m, il offre de superbes paysages et des possibilités de treks.Parc national de Yangudi Rassa : entre Addis et Djibouti un vaste parc avec des gazelles, des zèbres, des ânes sauvages et quelques autres espèces.Réserve de Yabelo : cette zone naturelle du sud accueille nombre d'espèces d'oiseaux.3- Le plus apprécié...
Aksum; Chutes du Nil Bleu ; Gondar; Harar; Lac Tana; Lalibela; Parc national d'Awash; Parc national de Gambela; Parc national de Mago; Parc national du Mont Balé; Parc national de l'Omo; Parc national du Simien.
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1- Villes et patrimoine culturelAdama : pas très loin d'Addis Abeba, la ville appelée aussi Nazret est appréciée des habitants de la capitale qui y viennent pour profiter des balades dans les montagnes environnantes.Addis Abeba : située en altitude, la capitale éthiopienne a d'abord une vocation commerciale et politique au niveau africain. Elle n'en possède pas moins quelques beaux édifices, monuments et musées.Aksum : au nord, près de l'Érythrée, cette ville à la riche histoire passée est aussi un centre religieux orthodoxe. Elle abrite un site archéologique exceptionnel classé à l'UNESCO témoin du Royaume d'Aksoum. Tout autour de la ville d'autres petits vestiges de cette civilisation antique.Ambo : à l'ouest de la capitale, Ambo est un bon point de départ pour découvrir les environs avec les Monts Wenchi et leur lac-cratère ainsi que les cascades de Guder et Huluka.Ankober : un gros village perché à plus de 2 600 m avec un ancien fort et une vieille église.Bahir Dar : cette agréable ville du nord, en bordure du lac Tana, est une bonne base pour découvrir ce lac avec ses églises et monastères ainsi que les chutes du Nil Bleu.Dire Dawa : c'est la seconde ville du pays, sur la route de la Somalie, et la grande cité ferroviaire de l'Ethiopie. Selon les époques et l'état de la ligne c'est à partir de là que fonctionne le chemin de fer Addis Abeba - Djibouti.Gondar : l'ancienne cité royale du nord abrite les vestiges de palais impériaux avec leurs fortifications classés UNESCO, de même que plusieurs églises et monastères, ainsi que divers bâtiments coloniaux de l'époque italienne. Dans quelques villages alentours, il y a des vestiges de la présence des Juifs falashas dont près de 120 000 ont émigré en Israël. Harar : cette ville sainte de l'Islam est une cité fortifiée qui accueillit Raimbaud (musée) et Henry de Monfreid en son temps. Elle est classée au patrimoine de l'UNESCO pour son centre ancien. Une autre attraction touristique de la vieille ville est constituée par le repas journalier des hyènes tachetées.Jimma : grande ville du sud-ouest, dans la région des plantations de café et d'épices, avec quelques vieux édifices.Jinka : c'est généralement la ville qui sert de base à la découverte de la Vallée de l'Omo et du parc du Mago. Key Afer : village sur la route Turmi - Jinka dans lequel se déroule un marché hebdomadaire où se retrouvent les différentes ethnies (Hamer, Bana, Ari) de la région.Konso : cette bourgade (et les villages voisins), au coeur du pays Konso, est classée à l'UNESCO pour la culture traditionnelle de ses habitants. On peut y voir nombre de sculptures, petits sites funéraires et des fossiles.Lalibela : ville sainte et de pèlerinage pour les chrétiens orthodoxes, Lalibela est connue pour ses (11) églises creusées dans le roc qui lui valent d'être inscrite à l'UNESCO.Mekele : c'est la capitale animée de la province du Tigré, au nord de l'Éthiopie. Elle peut servir de base pour randonner dans les environs ou découvrir les petites églises de la région.Monastère de Debre Damo : à côté de la ville d'Aksoum, ce monastère qui est le plus ancien du pays n'est accessible qu'à l'aide de cordes et est interdit aux femmes.Soder : une bourgade d'altitude pas très loin d'Addis Abeba et appréciée des gens de la capitale pour ses sources chaudes.Tiya : cette ville au sud d'Addis est connue pour son site archéologique classé à l'UNESCO qui comprend un alignement de stèles dressées vieilles d'une dizaine de siècles. On peut voir nombre d'autres stèles dans ses environs.Wando Genet : station d'altitude entourée de forêts avec des sources chaudes. On y vient pour les paysages, les oiseaux et la randonnée.Yeha : c'est dans ce village du Tigré qu'on peut voir les vestiges du plus ancien monument (une tour) d'Éthiopie. Le bourg abrite également un monastère orthodoxe.2- Patrimoine naturelCascades de Sor : plusieurs cascades des environs de Metu, dans l'ouest du pays.Chutes du Nil Bleu : de belles chutes d'une cinquantaine de mètres proches de la ville de Bahir Dar. On peut faire du raft un peu plus loin sur le cours du fleuve.Désert du Danakil : à cheval sur Djibouti, l'Érythrée et le nord-est de l'Éthiopie, le Danakil est une zone aride et inhospitalière. Elle abrite cependant une petite faune et est l'endroit où vivent les populations Afars.Grottes de Sof Omar : ce sont les plus grandes grottes d'Éthiopie, dans les Monts Balé.Lac Awasa : petit lac de la Vallée du Rift sur lequel on peut faire des balades en bateau ou observer les oiseaux.Lac Hayk : au nord d'Addis Abeba, ce petit lac abrite sur une île le monastère d'Istifanos.Lac Langano : c'est un des principaux lacs de la Vallée du Rift qui s'étend au sud de la capitale jusque bien au delà de la frontière soudanaise. Le Langano est très apprécié pour ses possibilités de baignades car dépourvu de risques au niveau bilharziose et crocodiles. On peut y voir par contre nombre d'oiseaux, singes et hippopotames.Lac Tana : c'est le plus grand lac d'Éthiopie et la source du Nil Bleu. Il est connu pour ses îles qui abritent plusieurs églises ou monastères orthodoxes. Outre la visite des îles, on peut également faire de petites balades en bateau au départ de Bahir Dar.Lac Ziway : un autre lac d'altitude du Rift avec sur une de ses îles (Tullo Gudo) un monastère. Nombre d'oiseaux et hippopotames vivent dans ce lac.Parc national d'Abijatta-Shalla : à environ 200 km d'Addis Abeba, ce parc avec ses trois lacs, ses sources chaudes et ses flamants rose attire son lot de visiteurs.Parc national d'Awash : un petit parc à l'est de la capitale inscrit à l'UNESCO. Il offre des paysages variés de savane, volcasn, canyons, des sources chaudes et nombre d'espèces d'antilopes, des hyènes et des oiseaux.Parc national de Gambela : accessible depuis la ville du même nom, ce parc de savane face au Soudan possède une faune importante comprenant notamment des lions, éléphants, hippopotames, crocodiles, buffles, singes, oiseaux, etc.Parc national de Mago : ce parc de savane des bord de l'Omo est une zone reculée, lieu d'habitat de populations (Mursi, Suri...) aux traditions toujours bien présentes. Le Mago abrite également une faune assez importante avec des oiseaux, reptiles, crocodiles, hippos, girafes, éléphants...Parc national du Mont Balé : au coeur du pays, une belle zone naturelle avec des sommets à plus de 4 000 m et une faune assez riche (loups, singes, oiseaux...). On y fait de superbes randonnées.Parc national de Nechisar : petit parc en bordure des lacs Abaya et Chamo, dans la partie sud du pays. On peut y voir nombre d'animaux : oiseaux, antilopes, crocodiles...Parc national de l'Omo : à la frontière soudanaise, ce parc contiguë de celui de Mago a été classé à l'UNESCO suite à la découverte d'ossements vieux de 200 000 ans. Mais l'Omo est aussi une zone des plus reculées où vivent des populations (Mursi, Suri...) aux traditions vivaces et une faune assez riche. On peut aussi faire du raft sur la rivière Omo.Parc national du Simien : situé dans le nord de l'Éthiopie, le parc très montagneux est inscrit à l'UNESCO. Avec ses sommets à plus de 4 000 m, il offre de superbes paysages et des possibilités de treks.Parc national de Yangudi Rassa : entre Addis et Djibouti un vaste parc avec des gazelles, des zèbres, des ânes sauvages et quelques autres espèces.Réserve de Yabelo : cette zone naturelle du sud accueille nombre d'espèces d'oiseaux.3- Le plus apprécié...
Aksum; Chutes du Nil Bleu ; Gondar; Harar; Lac Tana; Lalibela; Parc national d'Awash; Parc national de Gambela; Parc national de Mago; Parc national du Mont Balé; Parc national de l'Omo; Parc national du Simien.
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Le Soudan en 1980
Bnjour aux amoureux du Soudan,
Je vois que le Soudan est encore visité et traversé par quelques voyageurs qui semble l'apprécier autant que je l'aimé quand je l'ai visité il y a 33 ans, en 1980.
Je vous propose de le revisiter avec une sélection de mes diapos de l'époque, afin de voir s'il a beaucoup changé ou pas.
A cet époque le pays n'avais pas connu la guerre civile. Il n'y avait aucun problème de sécurité, mais les transports étaient très laborieux et l'hébergement inexistant. De ce que j'ai pu lire de vos posts ou blogs (Jérémie et Claire), ce qui n'a pas changé c'est la gentillesse des habitants, les problèmes de langue, et les insectes le soir le long du Nil qui vous rentrent par les yeux, bouche et oreilles ;-)
1ere partie: Assouan - Wadi Halfa: Une seule possibilité, le bateau, c'est à dire deux bateaux reliés l'un à l'autre par une barge, chargés de gens et de marchandises, qui faisiaent le trajet en 3 jours. 3 jours à regarder le paysage, les soudanais jouer aux cartes, boire du thé, partager la nourriture... Ca non plus ça n'a pas du changer:
A cet époque le pays n'avais pas connu la guerre civile. Il n'y avait aucun problème de sécurité, mais les transports étaient très laborieux et l'hébergement inexistant. De ce que j'ai pu lire de vos posts ou blogs (Jérémie et Claire), ce qui n'a pas changé c'est la gentillesse des habitants, les problèmes de langue, et les insectes le soir le long du Nil qui vous rentrent par les yeux, bouche et oreilles ;-)
1ere partie: Assouan - Wadi Halfa: Une seule possibilité, le bateau, c'est à dire deux bateaux reliés l'un à l'autre par une barge, chargés de gens et de marchandises, qui faisiaent le trajet en 3 jours. 3 jours à regarder le paysage, les soudanais jouer aux cartes, boire du thé, partager la nourriture... Ca non plus ça n'a pas du changer:
Retour de Socotra au Yémen
Voyage en solo du 28 mars au 15 avril 2013
Si vous êtes prêts à oublier votre confort et à respecter le lieu et ses habitants, je vous donner quelques clefs pour une découverte de cette île incroyable...
- prise de contact avec une agence locale qui ne travaillent qu' avec des socotris..Pour 100$ par jour on a un 4x4, chauffeur, guide tente, repas, visites - je trouve un vol paris-sanaa avec emirates (7h15 d'attente à dubai à l'aller et stop de 4 jours au retour) pour 463 euros - pour le vol sanaa-socotra a-r avec felix airways j 'envoi par western union 370$ à l'agence locale et dès le lendemain j'ai le billet sur mon mail ! - pour le visa je constitue un dossier avec : billet international, billet national, passeport valable 6 mois aprés retour sans tampon israélien, 70 euros, mail de l'hotel arabia felix à sanaa (30$ avec petit déj)qui confirme nuit + transfert a-r aéroport-hôtel, lettre de l'agence socotri qui confirme ma prise en charge dès l'arrivée + programme de 7 nuits et une lettre de motivation où je m' engage à ne pas me balader hors de sanaa ! Aprés dépôt à l'ambassade yéménite de paris j'obtiens le visa en 8 jours !
*Le voyage : 2nts au Taj à Hadibo(20$) pour s'imprégner de l ambiance, voir l'architecture, les gens, marché au poisson, et 3nts au retour au Delisha Beach : des huttes de palmes avec lit et douche-sanitaire commun mais nikel au bord d'une plage de rêve : 15$ la nuit,5$ le petit déj et 8$ par repas (déj et diner) *felix airways : bonne compagnie : bien se mettre à droite de l'appareil pour l'arrivée à socotra la vue est spectaculaire..ne pas tenir compte de ce qui est indiqué sur le billet : vous avez droit à plus de 10kg de bagages en soute : j'avais 25kg+5kg à la main ! * le circuit : 4x4 pas propre, chauffeur qui fume dedans et laisse trainer la nourriture et 4 jours pour qu'on me donne enfin un guide et des couvertures ! si c'était à refaire je prendrais l'agence concurrente car les quelques touristes (y compris solo) qui voyageait avec étaient enchantés....oui j'aurai pu être plus ferme mais le guide les 3 derniers jours était remarquable (c'est Ahmed le fils du proprio de Adeeb camp et botaniste qui supervise la "nurserie" de plantes endémiques)et je considère que notre niveau d'exigence doit aussi être tolérant...je ne voyage pas pour engager des bras de fer... le chauffeur était au petit soin et bien que pas anglophone il conduisait bien et ne lésinait pas à s'arrêter où je voulais quand je voulais..un bon chauffeur quoi ! *nouriture : poisson riz/riz poisson..si vous croisez un pêcheur avec ses langoustes ne vous privez pas : 8euros la bête de 2kg et la deuxième offerte si vous avez de la chance ! petit déj : pain local(chaud..mmmm) avec miel du yémen (pour le miel local vous en trouvez en ville pour 40 euros le kilo), fromage vache qui r..., confiture, thé à la cardamome ou café - plage : de rêve, pas de soucis pour le bikini on s'arrête loin des villages autochtones - nature : incroyable..une route principale et chemin plus ou moins difficile impossible sans 4x4..paysages à tomber : faune, flore, villages, point de vue, routes, pffff -villages, habitants : on croise des gens qui saluent, les enfants aiment vous prendre la main..pas mal d'émotions dans les rencontres car en dépit du language, un sourire, un regard...une complicité d'un instant mais que vous n'oubliez pas... Belles rencontres à Hadibo avec des anglophones qui luttent pour la survie de leur culture et déplorent le manque d'intêret du gouvernement pour leur île qu 'ils savent être une richesse à préserver.... * nuits : superbement étoilées mais je vous déconseille de dormir à la belle étoile sur les plages : des centaines de crabes vous passeront dessus en quête de nourriture ! Tente bien hermétique avec matelas fin, prévoyiez un sac de lit perso c'est mieux...
Bilan : je ne retiens que ce que j ai vu, partagé, ressenti : tant pis pour la logistique.... ...on laisse un peu de soi à socotra...on en deviens nostalgique... bon vent, Laurence
Si vous êtes prêts à oublier votre confort et à respecter le lieu et ses habitants, je vous donner quelques clefs pour une découverte de cette île incroyable...
- prise de contact avec une agence locale qui ne travaillent qu' avec des socotris..Pour 100$ par jour on a un 4x4, chauffeur, guide tente, repas, visites - je trouve un vol paris-sanaa avec emirates (7h15 d'attente à dubai à l'aller et stop de 4 jours au retour) pour 463 euros - pour le vol sanaa-socotra a-r avec felix airways j 'envoi par western union 370$ à l'agence locale et dès le lendemain j'ai le billet sur mon mail ! - pour le visa je constitue un dossier avec : billet international, billet national, passeport valable 6 mois aprés retour sans tampon israélien, 70 euros, mail de l'hotel arabia felix à sanaa (30$ avec petit déj)qui confirme nuit + transfert a-r aéroport-hôtel, lettre de l'agence socotri qui confirme ma prise en charge dès l'arrivée + programme de 7 nuits et une lettre de motivation où je m' engage à ne pas me balader hors de sanaa ! Aprés dépôt à l'ambassade yéménite de paris j'obtiens le visa en 8 jours !
*Le voyage : 2nts au Taj à Hadibo(20$) pour s'imprégner de l ambiance, voir l'architecture, les gens, marché au poisson, et 3nts au retour au Delisha Beach : des huttes de palmes avec lit et douche-sanitaire commun mais nikel au bord d'une plage de rêve : 15$ la nuit,5$ le petit déj et 8$ par repas (déj et diner) *felix airways : bonne compagnie : bien se mettre à droite de l'appareil pour l'arrivée à socotra la vue est spectaculaire..ne pas tenir compte de ce qui est indiqué sur le billet : vous avez droit à plus de 10kg de bagages en soute : j'avais 25kg+5kg à la main ! * le circuit : 4x4 pas propre, chauffeur qui fume dedans et laisse trainer la nourriture et 4 jours pour qu'on me donne enfin un guide et des couvertures ! si c'était à refaire je prendrais l'agence concurrente car les quelques touristes (y compris solo) qui voyageait avec étaient enchantés....oui j'aurai pu être plus ferme mais le guide les 3 derniers jours était remarquable (c'est Ahmed le fils du proprio de Adeeb camp et botaniste qui supervise la "nurserie" de plantes endémiques)et je considère que notre niveau d'exigence doit aussi être tolérant...je ne voyage pas pour engager des bras de fer... le chauffeur était au petit soin et bien que pas anglophone il conduisait bien et ne lésinait pas à s'arrêter où je voulais quand je voulais..un bon chauffeur quoi ! *nouriture : poisson riz/riz poisson..si vous croisez un pêcheur avec ses langoustes ne vous privez pas : 8euros la bête de 2kg et la deuxième offerte si vous avez de la chance ! petit déj : pain local(chaud..mmmm) avec miel du yémen (pour le miel local vous en trouvez en ville pour 40 euros le kilo), fromage vache qui r..., confiture, thé à la cardamome ou café - plage : de rêve, pas de soucis pour le bikini on s'arrête loin des villages autochtones - nature : incroyable..une route principale et chemin plus ou moins difficile impossible sans 4x4..paysages à tomber : faune, flore, villages, point de vue, routes, pffff -villages, habitants : on croise des gens qui saluent, les enfants aiment vous prendre la main..pas mal d'émotions dans les rencontres car en dépit du language, un sourire, un regard...une complicité d'un instant mais que vous n'oubliez pas... Belles rencontres à Hadibo avec des anglophones qui luttent pour la survie de leur culture et déplorent le manque d'intêret du gouvernement pour leur île qu 'ils savent être une richesse à préserver.... * nuits : superbement étoilées mais je vous déconseille de dormir à la belle étoile sur les plages : des centaines de crabes vous passeront dessus en quête de nourriture ! Tente bien hermétique avec matelas fin, prévoyiez un sac de lit perso c'est mieux...
Bilan : je ne retiens que ce que j ai vu, partagé, ressenti : tant pis pour la logistique.... ...on laisse un peu de soi à socotra...on en deviens nostalgique... bon vent, Laurence
Retour d'un voyage de trois semaines à Oman avec enfant de 2 ans et demi
Bonjour, si vous avez des questions concernant un trip a Oman, nous en revenons. Après 3 semaines la bas nous pouvons partager notre expérience de voyage. Je tiens a préciser que nous avons alterner camping sauvage et nuits d'hôtels. Nous avons louer un 4x4 a muscat. A savoir aussi que nous sommes partis avec notre fille de 2 ans et demi et que moi j'étais enceinte de 4 mois. Tout s'est super bien passé, le pays et les gens sont extraordinaires!!!!!
De retour du Yémen (dont deux semaines à Socotra)
Un rapide retour sur mon séjour au Yémen -le 7éme- (3 semaines dont 2 semaines à Socotra). Lors de mon dernier voyage à Sanaa fin juin 2012, j’avais été surprise par le nombre de kalachnikovs visibles aussi bien portées en bandoulière que dans les voitures. Pour rappel, les armes avant les évènements de 2011 étaient interdites dans Sanaa.
En décembre, le climat m’a semblé plus serein, les armes sont rangées, Sanaa a retrouvé une partie de son visage d’antan (avant 2011). Bien sûr, j’entends déjà les détracteurs car il y a eu un nouvel enlèvement à Sanaa de trois étrangers place Tarhir. Oui, c’est vrai, ce n’est pas sans risque, pourtant je suis allée place Tarhir avant et après cet enlèvement. Comme je suis devenue fataliste je dirai tout simplement qu’il ne faut pas être « au mauvais endroit au mauvais moment » et que cela s’applique en tout et partout. Le Yémen ne se visite pas comme n’importe quel autre pays, il faut rester prudent, et surtout respecter les consignes données par la police touristique pour les visites hors Sanaa.
A Socotra, les problèmes de sécurité de ce type ne se posent pas. Mon voyage à Socotra (le 5e) était basé sur la culture et les traditions, ayant déjà largement fait, au cours de mes quatre voyages précédents (treks), connaissance avec la flore et la faune endémiques à Socotra. Je suis allée de famille en famille, bédouine ou pêcheur, j’ai partagé un thé, les repas -hélas avec les hommes seulement-, j’ai dormi (dans ma tente) chez l’habitant, tout cela grâce au guide (Ismael) qui m’accompagnait. J’ai pu aussi assister à la compétition de poésie en langue socotri qui se déroulait sur 5 jours : les 3 premiers jours pour sélectionner les 3 finalistes à Hadibo, le 4e jour déplacement à Qalansiya (2e ville de l’île) pour une soirée poésie et le 5e jour finale à Hadibo. Cela a été des moments extraordinaires, j’ai pu grâce à Ismael comprendre le contenu de cette poésie qui permet de raconter son travail, ses difficultés, ses sentiments… Même si bien évidemment je ne comprends pas cette langue il y avait dans les yeux de ces poètes, dans leur expression de magnifiques moments d’émotion.
J’ai pu faire ce voyage tout d’abord grâce à mon guide mais aussi parce que j’avais déjà pris contact avec cette population qui est restée assez longtemps à l’écart du reste du monde et que je respecte énormément. A tous les voyageurs « paparazzis » s’il en est, il est bien évident qu’un tel voyage ne se fait pas appareil photos en main prêt à « shooter » dans tous les sens. Cela semble peut-être un peu direct comme remarque mais malheureusement je croise encore trop souvent au cours de mes voyages des comportements inacceptables. Socotra, c’est aussi une île avec une flore et une faune exceptionnelles, de belles plages, la possibilité de faire de la plongée et faire des treks (avec guide) de niveau et durée variables en fonction de chacun. Le Yémen a perdu son tourisme pour les raisons que tout le monde connait et cela n’a pas arrangé les conditions de vie des Yéménites. Socotra s’en sort un peu mieux grâce à la liaison Sharjah-Socotra qui évite de passer par Sanaa. Il est difficile de transcrire en mots un voyage essentiellement basé sur des rencontres et des émotions partagées (plus facile de décrire un paysage ou un édifice !).
Beaux voyages à tous !
En décembre, le climat m’a semblé plus serein, les armes sont rangées, Sanaa a retrouvé une partie de son visage d’antan (avant 2011). Bien sûr, j’entends déjà les détracteurs car il y a eu un nouvel enlèvement à Sanaa de trois étrangers place Tarhir. Oui, c’est vrai, ce n’est pas sans risque, pourtant je suis allée place Tarhir avant et après cet enlèvement. Comme je suis devenue fataliste je dirai tout simplement qu’il ne faut pas être « au mauvais endroit au mauvais moment » et que cela s’applique en tout et partout. Le Yémen ne se visite pas comme n’importe quel autre pays, il faut rester prudent, et surtout respecter les consignes données par la police touristique pour les visites hors Sanaa.
A Socotra, les problèmes de sécurité de ce type ne se posent pas. Mon voyage à Socotra (le 5e) était basé sur la culture et les traditions, ayant déjà largement fait, au cours de mes quatre voyages précédents (treks), connaissance avec la flore et la faune endémiques à Socotra. Je suis allée de famille en famille, bédouine ou pêcheur, j’ai partagé un thé, les repas -hélas avec les hommes seulement-, j’ai dormi (dans ma tente) chez l’habitant, tout cela grâce au guide (Ismael) qui m’accompagnait. J’ai pu aussi assister à la compétition de poésie en langue socotri qui se déroulait sur 5 jours : les 3 premiers jours pour sélectionner les 3 finalistes à Hadibo, le 4e jour déplacement à Qalansiya (2e ville de l’île) pour une soirée poésie et le 5e jour finale à Hadibo. Cela a été des moments extraordinaires, j’ai pu grâce à Ismael comprendre le contenu de cette poésie qui permet de raconter son travail, ses difficultés, ses sentiments… Même si bien évidemment je ne comprends pas cette langue il y avait dans les yeux de ces poètes, dans leur expression de magnifiques moments d’émotion.
J’ai pu faire ce voyage tout d’abord grâce à mon guide mais aussi parce que j’avais déjà pris contact avec cette population qui est restée assez longtemps à l’écart du reste du monde et que je respecte énormément. A tous les voyageurs « paparazzis » s’il en est, il est bien évident qu’un tel voyage ne se fait pas appareil photos en main prêt à « shooter » dans tous les sens. Cela semble peut-être un peu direct comme remarque mais malheureusement je croise encore trop souvent au cours de mes voyages des comportements inacceptables. Socotra, c’est aussi une île avec une flore et une faune exceptionnelles, de belles plages, la possibilité de faire de la plongée et faire des treks (avec guide) de niveau et durée variables en fonction de chacun. Le Yémen a perdu son tourisme pour les raisons que tout le monde connait et cela n’a pas arrangé les conditions de vie des Yéménites. Socotra s’en sort un peu mieux grâce à la liaison Sharjah-Socotra qui évite de passer par Sanaa. Il est difficile de transcrire en mots un voyage essentiellement basé sur des rencontres et des émotions partagées (plus facile de décrire un paysage ou un édifice !).
Beaux voyages à tous !
Aller de Sanaa à Socotra? (Yémen)
Bonjour,
Je viens d'arriver à Sanaa et je voudrais aller à Socotra. Les dernières infos que j'ai pu voir sur ce forum à ce sujet datent de 2010 or, les choses ont un peu changé je crois. Quelqu'un aurait-il un contact fiable à me proposer ? Merci.
De l'Egypte au Kenya, sécurité?...
Bonjour,
Nous comptons partir en Novembre d'Europe pour rallier l'Afrique du Sud en Defender par la Turquie, Egypte, Soudan, Ethiopie, Kenya et ensuite les pays de l'est et austraux qui posent moins de problèmes en terme de "sécurité". Pour ceux qui connaissent le Soudan et l'Ethiopie et s'y seraient rendus récemment, est-il effectivement possible de traverser ces pays sans prendre trop de risque? Je crois savoir que la frontière entre l'Ethiopie et le Kenya est plutôt tendue, et le Soudan... ben c'est le Soudan! On ne veut pas prendre de risque inconsidéré et hésitons entre cette option et l'envoi du véhicule par cargo à Durban. Partir d'ici nous arrange cependant beaucoup et rend le voyage encore plus beau, puisqu'on partirait vraiment de devant la maison!
Des avis, expériences, conseils...?
Merci d'avance pour vos précieuses informations!
Gaëtan
Nous comptons partir en Novembre d'Europe pour rallier l'Afrique du Sud en Defender par la Turquie, Egypte, Soudan, Ethiopie, Kenya et ensuite les pays de l'est et austraux qui posent moins de problèmes en terme de "sécurité". Pour ceux qui connaissent le Soudan et l'Ethiopie et s'y seraient rendus récemment, est-il effectivement possible de traverser ces pays sans prendre trop de risque? Je crois savoir que la frontière entre l'Ethiopie et le Kenya est plutôt tendue, et le Soudan... ben c'est le Soudan! On ne veut pas prendre de risque inconsidéré et hésitons entre cette option et l'envoi du véhicule par cargo à Durban. Partir d'ici nous arrange cependant beaucoup et rend le voyage encore plus beau, puisqu'on partirait vraiment de devant la maison!
Des avis, expériences, conseils...?
Merci d'avance pour vos précieuses informations!
Gaëtan
Rub Al Khali: circulation en 4x4? (Oman)
Bonjour,
Nous préparons un voyage en Oman fin Novembre 2012 pour 3 semaines.
Nous sommes un couple qui avons une bonne expérience des déserts et de la conduite en tout terrain suite à de nombreux voyages au sahara.
Nous prévoyons de louer un 4x4 au départ de Mascate puis après une descente par la côte et le Wahiba, d'aborder par le sud au départ de Salalah la partie Omanaise du Rub Al Khali pour remonter au nord du pays.
Savez-vous s'il existe des restrictions de circulation pour les étrangers dans cette partie du Sultanat (Rub Al Khali)?
Quelqu'un connait-il cette partie du pays et pourrait nous communiquer des renseignements utiles comme des points GPS par exemple?
Merci d'avance.
Traversée du Wahiba Sand et Dhofar fin octobre (Oman)
Bonjour,
Après une première visite de presque 3 semaines en Février, je n'ai pas pu attendre bien longtemps avant de revenir dans ce merveilleux pays. Les billets sont pris pour une deuxième session 4x4 et camping du 19 Octobre au 4 Novembre!
Pour le premier périple nous nous étions concentrés sur le nord : wadis, montagnes et la côte jusqu'à Sur avec une brève incursion dans le Wahiba Sand pour une nuit.
Cette fois nous aimerions le traverser, rejoindre Salalah et explorer un peu la région du Dhofar.
Le Oman Off Road nous a été plus qu'utile en Février mais il est peu détaillé pour ce qui est du Sud du pays. Je sollicite donc votre expérience et vos conseils sur les points suivants:
1. Traversé du Wahibala traversée est-elle technique, difficile? Nous serons une seule voiture, est-ce vraiment trop risqué? La piste est-elle facile à suivre sans GPS?Combien de temps faut-il compter?2. Le DhofarQuels sont les sites immanquables? Y-a-t-il des wadis où l'on peut se baigner du genre wadi Shab ou Suwaih? Peut-on aller à l'entrée du Rub al Khali de la même façon que pour le Wahiba Sand?Pour l'itinéraire et plus particulièrement la longue route vers Salalah on avait dans l'idée de longer la côte et passer par Sugar Dunes et Bar al Hikman entre autre. Est-ce que pour le retour la route "intérieure" présente un intérêt et des stops qui en valent la peine?
Merci!
Nico
Après une première visite de presque 3 semaines en Février, je n'ai pas pu attendre bien longtemps avant de revenir dans ce merveilleux pays. Les billets sont pris pour une deuxième session 4x4 et camping du 19 Octobre au 4 Novembre!
Pour le premier périple nous nous étions concentrés sur le nord : wadis, montagnes et la côte jusqu'à Sur avec une brève incursion dans le Wahiba Sand pour une nuit.
Cette fois nous aimerions le traverser, rejoindre Salalah et explorer un peu la région du Dhofar.
Le Oman Off Road nous a été plus qu'utile en Février mais il est peu détaillé pour ce qui est du Sud du pays. Je sollicite donc votre expérience et vos conseils sur les points suivants:
1. Traversé du Wahibala traversée est-elle technique, difficile? Nous serons une seule voiture, est-ce vraiment trop risqué? La piste est-elle facile à suivre sans GPS?Combien de temps faut-il compter?2. Le DhofarQuels sont les sites immanquables? Y-a-t-il des wadis où l'on peut se baigner du genre wadi Shab ou Suwaih? Peut-on aller à l'entrée du Rub al Khali de la même façon que pour le Wahiba Sand?Pour l'itinéraire et plus particulièrement la longue route vers Salalah on avait dans l'idée de longer la côte et passer par Sugar Dunes et Bar al Hikman entre autre. Est-ce que pour le retour la route "intérieure" présente un intérêt et des stops qui en valent la peine?
Merci!
Nico
Huit-dix jours au Yémen: suffisant?
bonjour à tous,
Je compte me rendre au YEMEN, et j aimerai savoir combien de temps faut il prévoir pour en profiter, je pensais partir 8 à 10 jours, est ce suffisant selon vous?
Merci pour tout.
II
Je compte me rendre au YEMEN, et j aimerai savoir combien de temps faut il prévoir pour en profiter, je pensais partir 8 à 10 jours, est ce suffisant selon vous?
Merci pour tout.
II
Oman, du désert à la mer
Les pays côtiers de la péninsule arabique ne se résument pas seulement au gigantisme, à l’opulence et à l’ultra-modernisme des villes des Emirats arabes unis. Plus au sud, au Sultanat d’Oman, on découvre encore une vraie authenticité. Là-bas, les villes ont une taille humaine, des oasis sont nichées au cœur d’un impressionnant massif montagneux et l’immensité du désert ne cesse de fasciner le voyageur.
Oman c’est aussi la mer et le stratégique détroit d’Ormuz avec ses surprenants paysages de fjords d’Orient.
Des impressions de voyages, des souvenirs vécus … et aussi des photos pour illustrer le texte de voyage que je vous propose.
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A l’horizon, malgré les brumes de chaleur et de poussières on aperçoit déjà le port de Mutrah … ma première étape omanaise.

La ville blanche semble blottie au pied d’imposantes montagnes. De part et d’autre de la baie, un parfait arc de cercle, une forteresse ainsi que plusieurs tours de guet juchées sur des éperons rocheux témoignent du passé défensif de la localité. Ici, contrairement aux villes des Emirats arabes comme Dubaï ou Abou Dhabi, aucun gigantesque gratte-ciel ne rompt l’harmonie urbaine ; les habitations et les immeubles de la ville qui s’étendent le long du front de mer ont seulement quelques étages. Immanquablement elle attire le regard, de sa hauteur elle domine la cité avec son élégant bulbe bleu que surmonte son minaret … elle ? C’est la principale Mosquée de ce charmant port de la côte omanaise.

Tout autour de la fameuse mosquée bleue, il faut se balader dans le quartier ancien de la ville : dédales de rues étroites, maisons blanches imbriquées, balcons ouvragés témoignant d’un riche passé. Des demeures qui ont été construites par les Lawatiya qui dès le XVIIème faisaient le commerce des épices jusqu’à Zanzibar. Un quartier où le commerce est toujours bien présent puisque c’est à proximité qu’est situé le souk traditionnel. Le milieu de l’après-midi n’est sans doute pas le moment le plus animé de ce marché permanent ; mais au moins, on peut s’y promener sous ses arcades, en toute tranquillité parmi les nombreuses échoppes. Mais jeter un œil aux étalages est toujours interprété par les marchands comme un souhait d’achat.

Passant devant une boutique d’étoffes, j’observe avec intérêt un empilement de traditionnelles coiffes brodées, comme celles que portent beaucoup d’omanais. En juste quelques instants, me voilà coiffé à mon tour d’une de ces fameuses kumma, le vendeur m’affirmant que cela me va très bien ! Comme je dois avoir l’air de douter, il change de couvre chef en m’ajustant sur la tête un turban… ainsi le temps de quelques essais, je me retrouve donc transformé en Sultan ou Emir … dépaysant et amusant ! Parmi les autres spécialités du pays, on ne passer sous silence l’encens dont les senteurs, très plaisantes, parfument l’ensemble du souk. L’occasion pour moi d’apprendre que ce parfum est extrait de la résine d’un arbre portant le nom savant de Boswellia sacra, il pousse en nombre plus particulièrement dans le sud du pays.
Il est agréable de poursuivre la découverte en marchant sur la promenade du front de mer, les yeux rivés vers la mer et ses eaux bleues, les mouettes semblent s’être données rendez vous, attirées sans doute par quelques poissons ou déchets. Les oiseaux marins très agités tournoient, crient et se chamaillent … je ne peux m’empêcher de penser en assistant à ce vol à la célèbre scène cinématographique des Oiseaux d’Hitchcock.
Une jolie route serpente sur la corniche en direction de la capitale Mascate, elle se faufile entre les rochers et offre de superbes points de vue, sur la mer ainsi que sur les quartiers de la ville enserrés par les versants montagneux : maisons et immeubles blanchis éclatant sous le soleil sur un fond de parois minérales ocre-brun, un grand contraste de teintes et un panorama photogénique.
Un peu plus loin, on parvient au Palais du Sultan, l’Alam Palace. Une des résidences de sa Majesté le Sultan Qabos bin Saïd, le plus haut dignitaire du pays. Une longue perspective guide le regard vers le palace à l’architecture orientale, quant au luxe et au raffinement de l’intérieur, on l’imagine somptueux. Oman, voici quelques précisions concernant ce Sultanat méconnu : un pays situé au sud-est de la péninsule d’Arabie sur le bord du Golfe d’Oman, successivement sous occupation portugaise (1570-1650) puis sous protectorat britannique jusqu’en 1971. 80 % du territoire est occupé par le désert. Environ 2,8 millions d’Omanais dont plus d’1 million vivent dans la capitale Mascate. Les ressources économiques ? Le pétrole évidemment mais également le gaz naturel, les dattes et le tourisme …
Traverser Mascate, c’est cheminer parmi de larges avenues ponctuées de ronds-points successifs, l’espace ne manque pas au pays du désert ! Ici une arche monumentale surplombe la chaussée. Partout des alignements de palmiers et des massifs fleuris bordés de gazon verdoyants agrémentent la ville, une végétation florissante obtenue à grands renforts d’arrosages, d’ailleurs on distingue nettement entre les plantes les nombreux tuyaux quadrillant les massifs.
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Après ce rapide tour de ville, il est temps de quitter l’agglomération, le but de notre découverte étant l’arrière pays avec ses montagnes et son désert. Passés les derniers immeubles et hangars, de part et d’autre de la route N° 15 (en très bon état) il n’y a de place désormais que pour des étendues rocheuses, un amoncellement chaotique de pierres sur un tapis de poussière. Le vent par moment soulève des nuages de sable et de particules qui tourbillonnent ou volent dans le sillage des véhicules.
Au détour d’un long virage, comme au milieu de nulle part, apparaît un peu de verdure. Une palmeraie puis une ville, Fanja, nichée dans une vallée entre les contreforts montagneux. Devant un tel panorama l’arrêt sur le bas-côté devient irrésistible, histoire de profiter de la vue.


Juste en contrebas, à la lisière des palmiers dattiers, on aperçoit une parcelle cultivée entourée de sortes de rigoles, elles permettent la distribution de l’eau si précieuse dans ces contrées aride. Ce système ancestral d’irrigation appelé « falajs » s’avère très judicieux, il capte l’eau dans des sources souterraines et l’achemine vers les terres agricoles.
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Poursuivons la route à travers le djebel et le massif du Hajar dont les sommets les plus élevés atteignent les 3000 mètres. Après la teinte jaune ocre, c’est maintenant le rouge qui domine dans ce désert minéral.


Par endroits, la montagne est entaillée de profondes gorges, les « wadi ». Comme il n’y a pas de route qui longent ces cours d’eau en parti asséchés, continuer notre route nécessite de rouler directement dans le lit de la rivière sur des pistes, vous l’imaginez, chaotiques et caillouteuses … Quelques filets d’eau persistants obligent notre conducteur à passer prudemment quelques gués. De chaque côté de notre 4x4 de grandes gerbes d’eau se forment, lavant au passage toute la poussière accumulée durant le trajet sur les pistes. Des gués qui peuvent s’avérer de véritables pièges pour les amateurs aventuriers qui n’ont pas une parfaite connaissance des « wadi ». Voilà des touristes qui nous voient arriver avec un accueillant sourire … leur 4x4 est « noyé » dans un de ces gués ! Qu’à cela ne tienne, l’entraide est toujours de mise dans ces lieux isolés ! Une corde est vite attachée au véhicule en détresse, quelques coups d’accélérateur et notre puissant 4x4 tout terrain les tire d’affaire.

Une pause est maintenant la bienvenue près d’une minuscule oasis qui se résume à deux palmiers perdus au milieu de ce canyon aux parois encaissées.
Sortis du wadi, c’est en direction de l’immense désert que nous nous dirigeons. Le sol est maintenant à perte de vue uniformément plat et les routes rectilignes … inutile d’ajouter que le paysage sur cette portion n’a que peu d’intérêt mais c’est un passage obligé pour atteindre notre but !
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Le « désert des déserts », le Wahiba tant attendu approche, le sol est de plus en plus sablonneux. De petites dunes, très régulières, strient la région, des lignes droites parallèles dont la perspective s’estompe au lointain. Une rare végétation faite de quelques touffes sèches et d’arbustes poussent de façon surprenante dans ce lieu torride. C’est aussi l’endroit où nous croisons quelques dromadaires, les seigneurs du désert et dignes compagnons si familiers des bédouins. Leur allure lente nous fait croire un instant qu’ils sont dociles et que l’on peut aisément les approcher, histoire de mieux les observer … mais ils accélèrent aussi tôt le pas, dommage (pour nous !). L’un d’entre d’eux, rencontré un peu plus loin, me permet de lui tirer le portrait … mais oui, vous êtes magnifique de profil avec la mâchoire ouverte en guise de sourire !

Juste devant nous une dune de sable ocre, plus haute que les précédentes, barre l’horizon, nous sommes enfin arrivés aux contreforts du désert de Wahiba. En connaisseur du lieu, notre conducteur fait une pause, pour nous assurer un premier moment de contemplation ? Pas seulement ! Il faut dégonfler les pneus du véhicule 4x4 afin d’avoir une meilleure prise dans ce sol meuble. Et nous voilà rapidement repartis … à l’assaut des montagnes de sable du désert.


Le moteur ronfle en gravissant la pente, toute la puissance du tout terrain est nécessaire, le sable vole dans le sillage des roues … un dernier effort et nous sommes parvenus sur une crête, là où le sable a été durci par le vent. La vue nous enchante, un horizon de dunes, rien que du sable à perte de vue, le regard se perd vers l’infini où le relief semble se confondre avec le ciel noyé dans la brume … Après ces instants de contemplation, la chevauchée reprend, prise d’élan dans une pente puis virage sur le versant d’une dune, passage du sommet d’une crête, puis un piqué impressionnant de la calandre dans le sable ! Nous ne sommes pas au bout de nos émotions d’autant que notre chauffeur, sourire de satisfaction aux lèvres, prend semble-t-il un malin plaisir à nous surprendre par sa conduite sportive ! Une portion très pentue dévalée à toute allure et une ample embardée soulève un nuage de sable et de poussières … le véhicule stoppe enfin sa course folle ! Nous sommes comme au fond d’un cratère et je me demande comment nous allons bien pouvoir en sortir. C’est méconnaître l’habileté des chauffeurs du désert. Pour remonter la pente raide il faut d’abord prendre de l’élan, enclencher toute la puissance des quatre roues motrices, donner sans cesse de petits coups de volant afin de zigzaguer dans le sable … et cela ne suffira pas. Dégonfler un peu plus les pneus, reprendre de l’élan, s’ensabler … puis recommencer. A la troisième tentative, ça y est nous sommes sortis du trou, ouf et bravo au pilote !
L’aventure dans le désert n’est plus qu’un souvenir, nous sommes de retour sur la côte dans le port de Mutrah. La lumière du soleil s’atténue, en partie masquée par la brume pour disparaître ensuite derrière les montagnes omanaises. Les bruits de la ville s’estompent, le crépuscule fait ressortir les lumières urbaines alors que l’appel du muezzin retentit dans la baie, c’est l’heure de la prière du soir, c’est aussi le moment du départ vers une autre région du sultanat.

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Oman présente une géographie particulière, son territoire est éclaté. Le sultanat ne se réduit pas seulement aux régions côtières et désertiques du sud-est de la péninsule arabique, Oman possède aussi une enclave située plus au nord dans le territoire des Emirats arabes unis : la péninsule de Musandam. Ce territoire hautement stratégique, le fameux détroit d’Ormuz, voit transiter pratiquement la moitié du pétrole mondial ! Seulement une cinquantaine de kilomètres séparent l’extrémité de la péninsule des côtes iraniennes et de la ville de Bander Abbas (Iran).

Les premières lueurs matinales donnent un aspect cuivré aux parois des montagnes qui entourent la ville de Kasbah, principale ville de la province de Musandam. Environ 18 000 habitants vivent ici, Kashab signifie fertile ce qui ne semble pas vraiment évident lorsque on arrive dans cette contrée. Certes, il y a bien la verte palmeraie mais tous les alentours ne sont qu’un univers essentiellement minéral ; paraît-il, les cultures se trouvent un peu plus loin parmi les vallées de l’intérieur.


A première vue, ce que l’on remarque le plus ici, c’est l’animation sur les berges. Face à de rudimentaires pontons flottants, on observe quelques toiles de tentes et des camionnettes que déchargent des hommes affairés. Des cartons, colis et ballots de tous genres s’entassent sur les pontons avant de prendre place sur des embarcations à moteur, toutes alignées près des berges, apparemment chacun attend son tour. Ce commerce, pourtant bien visible, est en fait de la contrebande, mais les autorités ferment les yeux. Les bateaux arrivent en général le matin d’Iran (une heure environ pour traverser le détroit), souvent chargés de chèvres et repartent avec un lourd chargement de matériels (électronique, hifi …) rares et très chers en Iran. On a même vu, paraît-il, le passage d’automobiles, elles sont bien meilleur marché dans les Emirats qu’en Iran ! Ce trafic illégal est toléré, tout le monde y trouve sont compte jusqu’aux nombreux passeurs (officiellement des pêcheurs !) qui font leurs affaires à visage découvert pourrait-on dire … enfin presque ! Puisque deux des hommes du bateau rapide qui nous double en direction des côtes iraniennes sont couverts d’un turban et le visage protégé par un shesh !

Il y a d’autres embarcations à Kashab, plus traditionnelles, les boutres. Très élégants avec leur coque en bois, certains ont un pont terrasse à l’étage. Ce moyen de transport est idéal pour se balader sur les eaux du fjord à l’extrémité de la péninsule. Le fjord d’Oman est loin de ressembler à ceux plus connus de Norvège, on ne trouve pas ici de versants verdoyants ni l’humidité de la Scandinavie ! Cependant, les paysages offrent aux visiteurs une beauté pas dénuée d’intérêt. Le fjord Khawr Khasabi s’enfonce sur 17 kilomètres dans le massif montagneux de la péninsule, son tracé sinueux se faufile entre des à-pics vertigineux. Les strates des parois des falaises apparaissent parfois obliques ou plissées parmi un amoncellement de roches fracturées, brisées et éboulées.

Sur tribord, le boutre contourne une formation rocheuse dont l’aspect évoque un dôme, presque un pain de sucre, les paysages défilent lentement sous nos yeux à mesure que l’on progresse dans ce corridor de montagnes inhospitalières. Il y a quand même quelques habitants sur les bords du fjord regroupés en sept villages. A l’image de celui que nous apercevons droit devant nous. Minuscule hameau d’une cinquantaine d’habitants, quelques maisons blanches et une salle de prière blotties au pied de vertigineuses parois rocheuses en partie éboulées… quant au confort, il est spartiate ! L’eau courante ? Absente bien sûr ! Aussi le ravitaillement en eau est assuré régulièrement par bateau citerne. Sur le rivage sont amarrés deux catégories de bateaux. Ceux aux coques métalliques avec moteur puissant qui permettent de se rendre à Kashab pour le ravitaillement ou pour la scolarité des enfants et les autres, plus traditionnels aux coques en bois, utilisés pour la pêche. On s’en doute, la vente de poissons ne suffit plus à nourrir ces familles isolées, toutes sont aidées par le gouvernement du Sultanat d’Oman … mais la vue de nombreuses maisons en ruine à la périphérie du village est un témoignage de déclin. Il est aisé d’imaginer que les jeunes de ces villages éloignés préfèrent désormais le mode de vie plus animée des cités modernes des Emirats … ainsi va l’air du temps !

D’autres habitants vivent dans le fjord mais sous l’eau … en voilà quelques spécimens venant nous offrir un joli ballet aquatique. A bâbord, trois dauphins sautent au dessus de la surface de l’eau, laissant entrevoir furtivement leur aileron et leur dos luisant sous le soleil. Comme s’ils jouaient avec nous, ils réapparaissent à plusieurs reprises mais jamais où on les attend. Oh ! à droite (et à contre-jour) bravo, le joli trio !


Ce petit spectacle terminé, nous approchons d’une île située au centre du fjord, déserte comme il se doit. Un champ de cailloux où l’on remarque cependant quelques ruines. L’îlot a une histoire, c’est là que les Britanniques avaient installé un relais de liaisons télégraphiques. Et savez-vous comment l’îlot est appelé ? L’île du télégraphe, un nom qui s’imposait à défaut d’en trouver un plus original ! Les eaux qui entourent cette île sont cristallines à souhait et présentent une superbe palette de tonalités passant du bleu au vert, une vraie invitation à la baignade. Je ne m’en prive pas, l’eau est agréable avec 23°C en plein mois de février, et dire qu’aux mois les plus chauds elle peut atteindre les 38°C !
L’heure est au retour, la découverte du fjord prend fin comme mes escales au Sultanat d’Oman. Un pays d’hospitalité où souvent les rencontrent s’achèvent autour d’un café, le traditionnel kahwa. Il nous est offert (et bienvenu) après cette baignade, il est servi ici sans sucre mais toujours accompagné de quelques dattes, le fruit local, qui atténuent un peu l’amertume de la boisson. Choukrane (merci) et Hayyak allaah (au revoir) Oman !
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A l’horizon, malgré les brumes de chaleur et de poussières on aperçoit déjà le port de Mutrah … ma première étape omanaise.

La ville blanche semble blottie au pied d’imposantes montagnes. De part et d’autre de la baie, un parfait arc de cercle, une forteresse ainsi que plusieurs tours de guet juchées sur des éperons rocheux témoignent du passé défensif de la localité. Ici, contrairement aux villes des Emirats arabes comme Dubaï ou Abou Dhabi, aucun gigantesque gratte-ciel ne rompt l’harmonie urbaine ; les habitations et les immeubles de la ville qui s’étendent le long du front de mer ont seulement quelques étages. Immanquablement elle attire le regard, de sa hauteur elle domine la cité avec son élégant bulbe bleu que surmonte son minaret … elle ? C’est la principale Mosquée de ce charmant port de la côte omanaise.

Tout autour de la fameuse mosquée bleue, il faut se balader dans le quartier ancien de la ville : dédales de rues étroites, maisons blanches imbriquées, balcons ouvragés témoignant d’un riche passé. Des demeures qui ont été construites par les Lawatiya qui dès le XVIIème faisaient le commerce des épices jusqu’à Zanzibar. Un quartier où le commerce est toujours bien présent puisque c’est à proximité qu’est situé le souk traditionnel. Le milieu de l’après-midi n’est sans doute pas le moment le plus animé de ce marché permanent ; mais au moins, on peut s’y promener sous ses arcades, en toute tranquillité parmi les nombreuses échoppes. Mais jeter un œil aux étalages est toujours interprété par les marchands comme un souhait d’achat.

Passant devant une boutique d’étoffes, j’observe avec intérêt un empilement de traditionnelles coiffes brodées, comme celles que portent beaucoup d’omanais. En juste quelques instants, me voilà coiffé à mon tour d’une de ces fameuses kumma, le vendeur m’affirmant que cela me va très bien ! Comme je dois avoir l’air de douter, il change de couvre chef en m’ajustant sur la tête un turban… ainsi le temps de quelques essais, je me retrouve donc transformé en Sultan ou Emir … dépaysant et amusant ! Parmi les autres spécialités du pays, on ne passer sous silence l’encens dont les senteurs, très plaisantes, parfument l’ensemble du souk. L’occasion pour moi d’apprendre que ce parfum est extrait de la résine d’un arbre portant le nom savant de Boswellia sacra, il pousse en nombre plus particulièrement dans le sud du pays.
Il est agréable de poursuivre la découverte en marchant sur la promenade du front de mer, les yeux rivés vers la mer et ses eaux bleues, les mouettes semblent s’être données rendez vous, attirées sans doute par quelques poissons ou déchets. Les oiseaux marins très agités tournoient, crient et se chamaillent … je ne peux m’empêcher de penser en assistant à ce vol à la célèbre scène cinématographique des Oiseaux d’Hitchcock.
Une jolie route serpente sur la corniche en direction de la capitale Mascate, elle se faufile entre les rochers et offre de superbes points de vue, sur la mer ainsi que sur les quartiers de la ville enserrés par les versants montagneux : maisons et immeubles blanchis éclatant sous le soleil sur un fond de parois minérales ocre-brun, un grand contraste de teintes et un panorama photogénique.
Un peu plus loin, on parvient au Palais du Sultan, l’Alam Palace. Une des résidences de sa Majesté le Sultan Qabos bin Saïd, le plus haut dignitaire du pays. Une longue perspective guide le regard vers le palace à l’architecture orientale, quant au luxe et au raffinement de l’intérieur, on l’imagine somptueux. Oman, voici quelques précisions concernant ce Sultanat méconnu : un pays situé au sud-est de la péninsule d’Arabie sur le bord du Golfe d’Oman, successivement sous occupation portugaise (1570-1650) puis sous protectorat britannique jusqu’en 1971. 80 % du territoire est occupé par le désert. Environ 2,8 millions d’Omanais dont plus d’1 million vivent dans la capitale Mascate. Les ressources économiques ? Le pétrole évidemment mais également le gaz naturel, les dattes et le tourisme …
Traverser Mascate, c’est cheminer parmi de larges avenues ponctuées de ronds-points successifs, l’espace ne manque pas au pays du désert ! Ici une arche monumentale surplombe la chaussée. Partout des alignements de palmiers et des massifs fleuris bordés de gazon verdoyants agrémentent la ville, une végétation florissante obtenue à grands renforts d’arrosages, d’ailleurs on distingue nettement entre les plantes les nombreux tuyaux quadrillant les massifs.
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Après ce rapide tour de ville, il est temps de quitter l’agglomération, le but de notre découverte étant l’arrière pays avec ses montagnes et son désert. Passés les derniers immeubles et hangars, de part et d’autre de la route N° 15 (en très bon état) il n’y a de place désormais que pour des étendues rocheuses, un amoncellement chaotique de pierres sur un tapis de poussière. Le vent par moment soulève des nuages de sable et de particules qui tourbillonnent ou volent dans le sillage des véhicules.
Au détour d’un long virage, comme au milieu de nulle part, apparaît un peu de verdure. Une palmeraie puis une ville, Fanja, nichée dans une vallée entre les contreforts montagneux. Devant un tel panorama l’arrêt sur le bas-côté devient irrésistible, histoire de profiter de la vue.


Juste en contrebas, à la lisière des palmiers dattiers, on aperçoit une parcelle cultivée entourée de sortes de rigoles, elles permettent la distribution de l’eau si précieuse dans ces contrées aride. Ce système ancestral d’irrigation appelé « falajs » s’avère très judicieux, il capte l’eau dans des sources souterraines et l’achemine vers les terres agricoles.
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Poursuivons la route à travers le djebel et le massif du Hajar dont les sommets les plus élevés atteignent les 3000 mètres. Après la teinte jaune ocre, c’est maintenant le rouge qui domine dans ce désert minéral.


Par endroits, la montagne est entaillée de profondes gorges, les « wadi ». Comme il n’y a pas de route qui longent ces cours d’eau en parti asséchés, continuer notre route nécessite de rouler directement dans le lit de la rivière sur des pistes, vous l’imaginez, chaotiques et caillouteuses … Quelques filets d’eau persistants obligent notre conducteur à passer prudemment quelques gués. De chaque côté de notre 4x4 de grandes gerbes d’eau se forment, lavant au passage toute la poussière accumulée durant le trajet sur les pistes. Des gués qui peuvent s’avérer de véritables pièges pour les amateurs aventuriers qui n’ont pas une parfaite connaissance des « wadi ». Voilà des touristes qui nous voient arriver avec un accueillant sourire … leur 4x4 est « noyé » dans un de ces gués ! Qu’à cela ne tienne, l’entraide est toujours de mise dans ces lieux isolés ! Une corde est vite attachée au véhicule en détresse, quelques coups d’accélérateur et notre puissant 4x4 tout terrain les tire d’affaire.

Une pause est maintenant la bienvenue près d’une minuscule oasis qui se résume à deux palmiers perdus au milieu de ce canyon aux parois encaissées.
Sortis du wadi, c’est en direction de l’immense désert que nous nous dirigeons. Le sol est maintenant à perte de vue uniformément plat et les routes rectilignes … inutile d’ajouter que le paysage sur cette portion n’a que peu d’intérêt mais c’est un passage obligé pour atteindre notre but !
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Le « désert des déserts », le Wahiba tant attendu approche, le sol est de plus en plus sablonneux. De petites dunes, très régulières, strient la région, des lignes droites parallèles dont la perspective s’estompe au lointain. Une rare végétation faite de quelques touffes sèches et d’arbustes poussent de façon surprenante dans ce lieu torride. C’est aussi l’endroit où nous croisons quelques dromadaires, les seigneurs du désert et dignes compagnons si familiers des bédouins. Leur allure lente nous fait croire un instant qu’ils sont dociles et que l’on peut aisément les approcher, histoire de mieux les observer … mais ils accélèrent aussi tôt le pas, dommage (pour nous !). L’un d’entre d’eux, rencontré un peu plus loin, me permet de lui tirer le portrait … mais oui, vous êtes magnifique de profil avec la mâchoire ouverte en guise de sourire !

Juste devant nous une dune de sable ocre, plus haute que les précédentes, barre l’horizon, nous sommes enfin arrivés aux contreforts du désert de Wahiba. En connaisseur du lieu, notre conducteur fait une pause, pour nous assurer un premier moment de contemplation ? Pas seulement ! Il faut dégonfler les pneus du véhicule 4x4 afin d’avoir une meilleure prise dans ce sol meuble. Et nous voilà rapidement repartis … à l’assaut des montagnes de sable du désert.


Le moteur ronfle en gravissant la pente, toute la puissance du tout terrain est nécessaire, le sable vole dans le sillage des roues … un dernier effort et nous sommes parvenus sur une crête, là où le sable a été durci par le vent. La vue nous enchante, un horizon de dunes, rien que du sable à perte de vue, le regard se perd vers l’infini où le relief semble se confondre avec le ciel noyé dans la brume … Après ces instants de contemplation, la chevauchée reprend, prise d’élan dans une pente puis virage sur le versant d’une dune, passage du sommet d’une crête, puis un piqué impressionnant de la calandre dans le sable ! Nous ne sommes pas au bout de nos émotions d’autant que notre chauffeur, sourire de satisfaction aux lèvres, prend semble-t-il un malin plaisir à nous surprendre par sa conduite sportive ! Une portion très pentue dévalée à toute allure et une ample embardée soulève un nuage de sable et de poussières … le véhicule stoppe enfin sa course folle ! Nous sommes comme au fond d’un cratère et je me demande comment nous allons bien pouvoir en sortir. C’est méconnaître l’habileté des chauffeurs du désert. Pour remonter la pente raide il faut d’abord prendre de l’élan, enclencher toute la puissance des quatre roues motrices, donner sans cesse de petits coups de volant afin de zigzaguer dans le sable … et cela ne suffira pas. Dégonfler un peu plus les pneus, reprendre de l’élan, s’ensabler … puis recommencer. A la troisième tentative, ça y est nous sommes sortis du trou, ouf et bravo au pilote !
L’aventure dans le désert n’est plus qu’un souvenir, nous sommes de retour sur la côte dans le port de Mutrah. La lumière du soleil s’atténue, en partie masquée par la brume pour disparaître ensuite derrière les montagnes omanaises. Les bruits de la ville s’estompent, le crépuscule fait ressortir les lumières urbaines alors que l’appel du muezzin retentit dans la baie, c’est l’heure de la prière du soir, c’est aussi le moment du départ vers une autre région du sultanat.

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Oman présente une géographie particulière, son territoire est éclaté. Le sultanat ne se réduit pas seulement aux régions côtières et désertiques du sud-est de la péninsule arabique, Oman possède aussi une enclave située plus au nord dans le territoire des Emirats arabes unis : la péninsule de Musandam. Ce territoire hautement stratégique, le fameux détroit d’Ormuz, voit transiter pratiquement la moitié du pétrole mondial ! Seulement une cinquantaine de kilomètres séparent l’extrémité de la péninsule des côtes iraniennes et de la ville de Bander Abbas (Iran).

Les premières lueurs matinales donnent un aspect cuivré aux parois des montagnes qui entourent la ville de Kasbah, principale ville de la province de Musandam. Environ 18 000 habitants vivent ici, Kashab signifie fertile ce qui ne semble pas vraiment évident lorsque on arrive dans cette contrée. Certes, il y a bien la verte palmeraie mais tous les alentours ne sont qu’un univers essentiellement minéral ; paraît-il, les cultures se trouvent un peu plus loin parmi les vallées de l’intérieur.


A première vue, ce que l’on remarque le plus ici, c’est l’animation sur les berges. Face à de rudimentaires pontons flottants, on observe quelques toiles de tentes et des camionnettes que déchargent des hommes affairés. Des cartons, colis et ballots de tous genres s’entassent sur les pontons avant de prendre place sur des embarcations à moteur, toutes alignées près des berges, apparemment chacun attend son tour. Ce commerce, pourtant bien visible, est en fait de la contrebande, mais les autorités ferment les yeux. Les bateaux arrivent en général le matin d’Iran (une heure environ pour traverser le détroit), souvent chargés de chèvres et repartent avec un lourd chargement de matériels (électronique, hifi …) rares et très chers en Iran. On a même vu, paraît-il, le passage d’automobiles, elles sont bien meilleur marché dans les Emirats qu’en Iran ! Ce trafic illégal est toléré, tout le monde y trouve sont compte jusqu’aux nombreux passeurs (officiellement des pêcheurs !) qui font leurs affaires à visage découvert pourrait-on dire … enfin presque ! Puisque deux des hommes du bateau rapide qui nous double en direction des côtes iraniennes sont couverts d’un turban et le visage protégé par un shesh !

Il y a d’autres embarcations à Kashab, plus traditionnelles, les boutres. Très élégants avec leur coque en bois, certains ont un pont terrasse à l’étage. Ce moyen de transport est idéal pour se balader sur les eaux du fjord à l’extrémité de la péninsule. Le fjord d’Oman est loin de ressembler à ceux plus connus de Norvège, on ne trouve pas ici de versants verdoyants ni l’humidité de la Scandinavie ! Cependant, les paysages offrent aux visiteurs une beauté pas dénuée d’intérêt. Le fjord Khawr Khasabi s’enfonce sur 17 kilomètres dans le massif montagneux de la péninsule, son tracé sinueux se faufile entre des à-pics vertigineux. Les strates des parois des falaises apparaissent parfois obliques ou plissées parmi un amoncellement de roches fracturées, brisées et éboulées.

Sur tribord, le boutre contourne une formation rocheuse dont l’aspect évoque un dôme, presque un pain de sucre, les paysages défilent lentement sous nos yeux à mesure que l’on progresse dans ce corridor de montagnes inhospitalières. Il y a quand même quelques habitants sur les bords du fjord regroupés en sept villages. A l’image de celui que nous apercevons droit devant nous. Minuscule hameau d’une cinquantaine d’habitants, quelques maisons blanches et une salle de prière blotties au pied de vertigineuses parois rocheuses en partie éboulées… quant au confort, il est spartiate ! L’eau courante ? Absente bien sûr ! Aussi le ravitaillement en eau est assuré régulièrement par bateau citerne. Sur le rivage sont amarrés deux catégories de bateaux. Ceux aux coques métalliques avec moteur puissant qui permettent de se rendre à Kashab pour le ravitaillement ou pour la scolarité des enfants et les autres, plus traditionnels aux coques en bois, utilisés pour la pêche. On s’en doute, la vente de poissons ne suffit plus à nourrir ces familles isolées, toutes sont aidées par le gouvernement du Sultanat d’Oman … mais la vue de nombreuses maisons en ruine à la périphérie du village est un témoignage de déclin. Il est aisé d’imaginer que les jeunes de ces villages éloignés préfèrent désormais le mode de vie plus animée des cités modernes des Emirats … ainsi va l’air du temps !

D’autres habitants vivent dans le fjord mais sous l’eau … en voilà quelques spécimens venant nous offrir un joli ballet aquatique. A bâbord, trois dauphins sautent au dessus de la surface de l’eau, laissant entrevoir furtivement leur aileron et leur dos luisant sous le soleil. Comme s’ils jouaient avec nous, ils réapparaissent à plusieurs reprises mais jamais où on les attend. Oh ! à droite (et à contre-jour) bravo, le joli trio !


Ce petit spectacle terminé, nous approchons d’une île située au centre du fjord, déserte comme il se doit. Un champ de cailloux où l’on remarque cependant quelques ruines. L’îlot a une histoire, c’est là que les Britanniques avaient installé un relais de liaisons télégraphiques. Et savez-vous comment l’îlot est appelé ? L’île du télégraphe, un nom qui s’imposait à défaut d’en trouver un plus original ! Les eaux qui entourent cette île sont cristallines à souhait et présentent une superbe palette de tonalités passant du bleu au vert, une vraie invitation à la baignade. Je ne m’en prive pas, l’eau est agréable avec 23°C en plein mois de février, et dire qu’aux mois les plus chauds elle peut atteindre les 38°C !
L’heure est au retour, la découverte du fjord prend fin comme mes escales au Sultanat d’Oman. Un pays d’hospitalité où souvent les rencontrent s’achèvent autour d’un café, le traditionnel kahwa. Il nous est offert (et bienvenu) après cette baignade, il est servi ici sans sucre mais toujours accompagné de quelques dattes, le fruit local, qui atténuent un peu l’amertume de la boisson. Choukrane (merci) et Hayyak allaah (au revoir) Oman !
Oman en quelques photos
Bonjour à tous,
Voici un lien vers quelques photos prises à Oman lors de notre séjour en février dernier : http://www.flickr.com/photos/29875452@N03/sets/72157629659831287/show/
Christine
Voici un lien vers quelques photos prises à Oman lors de notre séjour en février dernier : http://www.flickr.com/photos/29875452@N03/sets/72157629659831287/show/
Christine
En bus de Muscat à Sallalah (Oman)
Je compte retourner à Oman et faire une escapade du côté de Sallalah ceci en bus.
Pour ceux qui ont déjà fait ce périple , est il possible de s'arrêter à mi chemin et de reprendre le bus pour une étape suivante ? Le voyage étant particulièrement long , il serait plus aisé de faire un, ou éventuellement deux arrêts sur le parcours.
Sallalah vaut il vraiment le déplacement ?
Est il préférable de louer une voiture à Muscat ?
Merci pour vos précieux commentaires .
Carnet de route "Yémen" de Philippe Bichon
Amoureuse du Yémen depuis quelques années et ayant eu la chance de faire 5 voyages dans ce magnifique pays (dans les zones autorisées -donc pas partout, pour des raisons de conflits-), la lecture du Carnet de Route de Philippe et les magnifiques dessins ou aquarelles qui l'illustrent m'ont permis de faire un 6e voyage "virtuel".
Ce livre s'adresse à tous, ceux qui ont déjà visités un peu ou un peu plus le pays, ceux qui continuent d'en rêver et également les septiques, ceux qui pensent qu'il faut être inconscient pour y aller. (Je redis et j'insiste que bien sûr il faut se limiter aux zones autorisées par la police touristique, il est hors de question d'aller se jeter dans les bras d'Al-Quaida !). Quand le Yémen aura retrouvé la paix, Inch'Allah, j'espère que la lecture de ce très beau carnet de route incitera certains de ses lecteurs à franchir le pas. L'architecture au Yémen est un art, la vieille de Sanaa est tout implement unique au monde, Philippe l'a magnifiquement dessinée et peinte.
A travers le récit de Philippe, vous comprendrez l'hospitalité du peuple yéménite, sa générosité, sa simplicité dans les rapports. Les rencontres et les lieux visités sont très bien décrits dans le récit et remarquablement illustrés par les portraits, les croquis ou aquarelles. Bravo Philippe pour cette magnifique transcription de ton ressenti au pays de l'Arabia Felix !
Retour d'un voyage de trois semaines à Oman
Je rentre d'un voyage de 3 semaines à Oman. Sachant très précisément les lieux que je voulais visiter, j'avais posé la question sur ce site sur la possibilité de se déplacer en transport locaux (comme on peut le faire en taxis collectifs au Yémen). La réponse pour Oman est qu'il existe des bus pour relier les (plutôt) grandes villes avec arrêts possibles en cours de route. Par contre (à part Mascate-Salalah plusieurs bus par jour), les liaisons entre les autres villes sont souvent un bus/jour donc difficile de visiter plusieurs villages le même jour sur un même axe routier.
J'ai fait Mascate-Salalah en bus avec Gulf Transport Company (départ à 7h00 de Mascate, arrivée 12h00 plus tard à Salalah avec arrêt à Nizwa (possiblité de se ravitailler) et dans une "resthouse" pour déjeuner et prière). Très bien, bus très propre, air conditionné et film indien (SRK).
Donc, j'ai alterné des parties voyage avec voiture-chauffeur et déplacement libre (bus, ferry, avion).
Les premièrs 10 jours j'ai fait la côte Mascate-Sur-Ras Al Hadd-Ras Al Jin-Wahiba Sands-Sinaw-Nizwa-djebels : pas besoin de 4x4 pour faire la côte, toutefois attention aux possibles inondations des routes à cause des débordements des wadis (Sur était dans 60 à 80 cm d'eau), désert des Wahiba il faut un 4x4, Sinaw, Nizwa (pas de 4x4 si on ne passe pas par le désert et si on ne visite que les villages accessibles par routes goudronnées.
Pour les djebels et villages accessibles seulement par chemins et en altitude il faut un 4x4. Avec les conditions météo (orages, trombes d'eau) de cette première semaine je n'ai pas pu me rendre dans certains endroits malgré le 4x4.
Pour info, j'avais pris une carte de téléphone Omantel, bien pratique car on reçoit les infos (en arabe et anglais) concernant les problèmes éventuels liés aux intempéries.
J'ai passé 4 jours au Musandam sous un grand ciel bleu, la journée dans les fjords sur un "dhow" est sympa.
Le séjour (5 jours) dans le Dhofar avec un temps magnifique, les deux jours dans le Rub Al-Khali resteront longtemps dans ma mémoire, ce désert est simplement sublime (des milliers d'étoiles, nuit de presque pleine lune, coucher et lever de soleil inoubliables et un sable d'une douceur incroyable).
Sites à visiter (pour la culture) dans le Dhofar : site de Ubar dans le désert, site de Khor Rori (Sumharam) à l'est de Salalah, site de Al Balid à Salalah (au Musée Archéologique de Salalah). Autres lieux (pardon pour les oublis) : les forts de Nizwa, Bahla (de l'extérieur), Al Nakhl, Khasab (Musandam), Taqah (Dhofar), chateau de Jabreen (superbes plafonds), les villages des djebels (trop nombreux pour être cités), les villages abandonnés (Tanuf, Ghul), les maisons anciennes des villes et les magnifiques paysages de ce beau pays (petite rando dans le Jebel Shams vers un village abandonné (W6)). J'ai fait aussi à Mascate la petite randonnée chemin C38 qui permait d'avoir une jolie vue sur Mascate.
J'ajouterai un mot pour la population omanaise très accueillante, un peu timide (me semble-t-il si je compare au Yémen), qui parle très bien l'anglais, vraiment j'ai été enchantée par ces trois semaines de voyage à Oman. Je n'ai qu'une envie comme chaque fois que je quitte un pays attachant : y retrouner !
J'ai séjourné au Corniche hotel (ch. 201) à Mascate (30 euros/nuit), la vue sur la Corniche est fantastique. Inconvénient, un peu de bruit mais il y a des remèdes à la chose.
Voilà brièvement mon retour sur ce joli pays !
Merci à tous ceux qui ont posté des retours de voyage, je m'en suis bien sûr largement inspirée pour préparer mon propre voyage.
Voyage à Oman en utilisant les transports locaux (bus)
Bonjour,
J’envisage de faire un voyage à Oman (4 semaines). Je voyage seule, je ne souhaite pas louer une voiture ou 4x4 car seule ce n’est pas toujours évident de conduire et de chercher son chemin , plus simple avec un(e) co-pilote. Seule, la panne ou problème devient très vite un cauchemar.
Je voyage seule dans la plupart de mes voyages mais certains pays s’y prêtent mieux que d’autres.
Je voudrais savoir si quelqu’un a déjà fait un voyage à Oman en empruntant les bus qui relient
les grandes villes : Nizwa, Sur, Salalah et si sur place il est ensuite facile de trouver soit une voiture
avec chauffeur, taxi ou agence locale pour organiser les visites que je veux faire. Pour le Musandam je prendrai un vol Muscat-Khasab et bateau Khasab-Muscat (pour avoir les vues d’en haut et de la mer).
En résumé mon voyage consiste à découvrir un maximum d’Oman et y retourner ensuite pour faire
un trek par exemple dans les djebels ou visites plus approfondies des déserts.
Voici ce que j’aimerai faire :
Visite Muscat/Djebels et Wadis à partir de Nizwa (Muscat-Nizwa en bus) /Côte de Muscat à Sur (wadis) –Ras Al Had (tortues) /Désert du Wahiba /Muscat-Salalah-Muscat (bus) /Musandam (vol & bateau). J’ai trouvé les horaires de certaines grandes lignes de bus par contre il est difficile de trouver leur itinéraire exact pour des arrêts éventuels en cours de route, est-il possible de se procurer ce genre d’informations sur un site. Quelqu’un a-t-il déjà fait ce voyage ? Des avis de personnes vivant à Oman seraient intéressants. Au vu du coût de la vie à Oman un voyage de 4 semaines en individuel (voiture + chauffeur) avec une agence locale me coûterait beaucoup trop cher. J’essaie donc de trouver une autre solution. D’avance merci.
J’envisage de faire un voyage à Oman (4 semaines). Je voyage seule, je ne souhaite pas louer une voiture ou 4x4 car seule ce n’est pas toujours évident de conduire et de chercher son chemin , plus simple avec un(e) co-pilote. Seule, la panne ou problème devient très vite un cauchemar.
Je voyage seule dans la plupart de mes voyages mais certains pays s’y prêtent mieux que d’autres.
Je voudrais savoir si quelqu’un a déjà fait un voyage à Oman en empruntant les bus qui relient
les grandes villes : Nizwa, Sur, Salalah et si sur place il est ensuite facile de trouver soit une voiture
avec chauffeur, taxi ou agence locale pour organiser les visites que je veux faire. Pour le Musandam je prendrai un vol Muscat-Khasab et bateau Khasab-Muscat (pour avoir les vues d’en haut et de la mer).
En résumé mon voyage consiste à découvrir un maximum d’Oman et y retourner ensuite pour faire
un trek par exemple dans les djebels ou visites plus approfondies des déserts.
Voici ce que j’aimerai faire :
Visite Muscat/Djebels et Wadis à partir de Nizwa (Muscat-Nizwa en bus) /Côte de Muscat à Sur (wadis) –Ras Al Had (tortues) /Désert du Wahiba /Muscat-Salalah-Muscat (bus) /Musandam (vol & bateau). J’ai trouvé les horaires de certaines grandes lignes de bus par contre il est difficile de trouver leur itinéraire exact pour des arrêts éventuels en cours de route, est-il possible de se procurer ce genre d’informations sur un site. Quelqu’un a-t-il déjà fait ce voyage ? Des avis de personnes vivant à Oman seraient intéressants. Au vu du coût de la vie à Oman un voyage de 4 semaines en individuel (voiture + chauffeur) avec une agence locale me coûterait beaucoup trop cher. J’essaie donc de trouver une autre solution. D’avance merci.
Retour du Yemen, femme solo
Bonjour à tous,
Juste pour faire un petit retour sur la situation récente au Yemen. Je suis partie deux semaines en solo fin décembre/ début janvier. Comme vous l'aurez sans doute déjà lu sur d'autres post, c'est un pays merveilleux, qui mele à la fois paysages grandioses, une population ultra accueillante (sans etre oppressante comme ca peut être le cas au Maghreb), des modes de vie tres traditionnels, une architecture remarquable, etc...
Comme je m'y attendais, malgré la carte toute rouge de la MAEE, je me suis sentie au Yemen bien plus en sécurité que dans de nombreux autres pays (comme le Mexique par exemple, où l'on risque sans doute beaucoup plus pour ses biens et sa personne, mais ce n'est pas le fait de terroristes islamistes... et la carte est toute verte sur le site de la MAEE).
Il y a une réelle incompréhension des yemenites face à la désertion touristique, et effectivement tous les etablissements et infrastructures qui avaient commencé à fleurir avant les années 2000, sont aujourd'hui pour la plupart à l'abandon et font peine à voir. Les Yemenites accusent les medias d'avoir desservi leur cause, et les inevitables amalgames islam/terrorisme/danger. Je ne cherche pas à minimiser les problemes qui existent sans doute au Yemen. Certaines zones sont bien sur à éviter et de toute façon prohibées, notamment au Nord du pays, en raison d'affrontements locaux. Mais dans toutes les zones ou on vous laissera aller, on se sent particulièrement en sécurité.
Et puis la grande surprise, c'est la facilité surprenante avec laquelle on obtient son visa. Aucune remarque sur le fait d'y aller en tant que femme seule. Pas de demande de contacts sur place, d'agences. Ni meme de réservation d'hotel... Juste déposer la demande à l'ambassade où une yemenite souriante a pris mon dossier (qui etait déposé en plus par une tierce personne) et quatre jours plus tard c'etait bon.
En ce qui concerne les permis pour les différentes zones que vous voulez visiter, il s'agit d'une simple formalité qui prend 30mn aupres d'un fonctionnaire aimable au beau milieu de la veille ville de sanaa. Rien de bien contraignant. Il faut juste avoir une idée assez précise de son parcours. Si ce n'est pas le cas, faire un panning provisoire qu'il sera toujours possible de modifier aupres des polices touristiques locales. Aucun probleme pour voyager en tant que femme seule. Aucune remarque ou quoi. Pas de probleme pour utiliser les taxis partagés. Il faut montrer patte blanche aux check points sur la route (qui sont assez nombreux), parfois 5 à 10 mn d'attente, et c'est tout. Les yemenites sont très tolérants au niveau du foulard. Pas besoin d'en porter un dans Sanaa. J'ai l'impression que ça n'aurait pas choquer non plus les gens dans les autres villes, mais personnellement je me sentais plus a l'aise avec en dehors de sanaa.
Mon parcours: sana'a, shibam/kawkaban (au nord de sanaa), Hadramout (seyyun, shibam, Sif), Manakha (et autres villages des Haraz moutains). Je n'ai donc pas d'infos sur Aden, ou Socotra. Si vous avez peu de temps, je conseillerai en priorité les Haraz mountains qui pour moi offrent les paysages les plus extraordinaires. Il n'est toujours pas possible de rejoindre l'hadramout par la route. Une fois sur place je n'ai pas réussi à échapper à la police locale qui m'attendait à la descente de l'avion et qui m'a flanqué un garde du corps armé pour deux jours. Je n'ai pas réussi à leur faire comprendre que je voulais voyager en taxi partagé, et comme à ce moment là je ne savais pas s'il y avait de toute façon des taxis partagés pour Sif, apres une heure de negociation j'ai fini par accepté un chauffeur que la police me proposait pour un prix somme toute raisonnable. Je pense qu'en insistant un peu plus ils m'auraient laisser y aller en taxis partagés (qui existent bien pour se rendre à Sif). De facon générale, la plupart des gens de la police touristique que j'ai croisé se sont montrés tres sympathiques. A Seyyun le chef a meme fini par me laisser vadrouiller seule (sans garde du corps) jusqu'à Shibam le deuxieme jour. En comparaison des Haraz, j'ai été un petit peu déçue par Shibam/kawkaban (au nord de Sanaa, pas le shibam de l'hadramout qui lui vaut bien le détour). Si vous passer par là néenmoins, ca vaut le coups de faire un arret chez l'innénarable Yahyah à Kawkaban, que plusieurs membres de ce forum connaissent (j'y ai retrouvé la trace de Phil64 dans les beaux portraits à l'aquarelle de Yahyah et sa fille Fatima!).
Alors rapport au qat, la plante qui lobotomise une bonne moitié de la gente masculine du pays, il sera difficile d'y échapper. Personnellement, a part m'avoir permis l'expérience sensorielle du ruminant, ça ne m'a fait aucun effet, et je dois peut-etre m'en estimer heureuse car pour certains autres voyageurs, ça s'est fini au petit coin. Apres enquete, il faut persévérer sur plusieurs heures de machouillage pour atteindre un etat correspondant à un join... si tout se passe bien!
Au final, j'ai envie de dire qu'on peut difficilement trouver un pays plus propice au voyage: démarches faciles, population accueillante, dépenses très limitées sur place, très riche culturellement, paysagement, architecturalement, suffisemment de gens qui baragouine en anglais, dépaysement garanti...
Quelques petites images attachées pour conclure sur la beauté de l'Arabie Heureuse...
Bon voyage!
Juste pour faire un petit retour sur la situation récente au Yemen. Je suis partie deux semaines en solo fin décembre/ début janvier. Comme vous l'aurez sans doute déjà lu sur d'autres post, c'est un pays merveilleux, qui mele à la fois paysages grandioses, une population ultra accueillante (sans etre oppressante comme ca peut être le cas au Maghreb), des modes de vie tres traditionnels, une architecture remarquable, etc...
Comme je m'y attendais, malgré la carte toute rouge de la MAEE, je me suis sentie au Yemen bien plus en sécurité que dans de nombreux autres pays (comme le Mexique par exemple, où l'on risque sans doute beaucoup plus pour ses biens et sa personne, mais ce n'est pas le fait de terroristes islamistes... et la carte est toute verte sur le site de la MAEE).
Il y a une réelle incompréhension des yemenites face à la désertion touristique, et effectivement tous les etablissements et infrastructures qui avaient commencé à fleurir avant les années 2000, sont aujourd'hui pour la plupart à l'abandon et font peine à voir. Les Yemenites accusent les medias d'avoir desservi leur cause, et les inevitables amalgames islam/terrorisme/danger. Je ne cherche pas à minimiser les problemes qui existent sans doute au Yemen. Certaines zones sont bien sur à éviter et de toute façon prohibées, notamment au Nord du pays, en raison d'affrontements locaux. Mais dans toutes les zones ou on vous laissera aller, on se sent particulièrement en sécurité.
Et puis la grande surprise, c'est la facilité surprenante avec laquelle on obtient son visa. Aucune remarque sur le fait d'y aller en tant que femme seule. Pas de demande de contacts sur place, d'agences. Ni meme de réservation d'hotel... Juste déposer la demande à l'ambassade où une yemenite souriante a pris mon dossier (qui etait déposé en plus par une tierce personne) et quatre jours plus tard c'etait bon.
En ce qui concerne les permis pour les différentes zones que vous voulez visiter, il s'agit d'une simple formalité qui prend 30mn aupres d'un fonctionnaire aimable au beau milieu de la veille ville de sanaa. Rien de bien contraignant. Il faut juste avoir une idée assez précise de son parcours. Si ce n'est pas le cas, faire un panning provisoire qu'il sera toujours possible de modifier aupres des polices touristiques locales. Aucun probleme pour voyager en tant que femme seule. Aucune remarque ou quoi. Pas de probleme pour utiliser les taxis partagés. Il faut montrer patte blanche aux check points sur la route (qui sont assez nombreux), parfois 5 à 10 mn d'attente, et c'est tout. Les yemenites sont très tolérants au niveau du foulard. Pas besoin d'en porter un dans Sanaa. J'ai l'impression que ça n'aurait pas choquer non plus les gens dans les autres villes, mais personnellement je me sentais plus a l'aise avec en dehors de sanaa.
Mon parcours: sana'a, shibam/kawkaban (au nord de sanaa), Hadramout (seyyun, shibam, Sif), Manakha (et autres villages des Haraz moutains). Je n'ai donc pas d'infos sur Aden, ou Socotra. Si vous avez peu de temps, je conseillerai en priorité les Haraz mountains qui pour moi offrent les paysages les plus extraordinaires. Il n'est toujours pas possible de rejoindre l'hadramout par la route. Une fois sur place je n'ai pas réussi à échapper à la police locale qui m'attendait à la descente de l'avion et qui m'a flanqué un garde du corps armé pour deux jours. Je n'ai pas réussi à leur faire comprendre que je voulais voyager en taxi partagé, et comme à ce moment là je ne savais pas s'il y avait de toute façon des taxis partagés pour Sif, apres une heure de negociation j'ai fini par accepté un chauffeur que la police me proposait pour un prix somme toute raisonnable. Je pense qu'en insistant un peu plus ils m'auraient laisser y aller en taxis partagés (qui existent bien pour se rendre à Sif). De facon générale, la plupart des gens de la police touristique que j'ai croisé se sont montrés tres sympathiques. A Seyyun le chef a meme fini par me laisser vadrouiller seule (sans garde du corps) jusqu'à Shibam le deuxieme jour. En comparaison des Haraz, j'ai été un petit peu déçue par Shibam/kawkaban (au nord de Sanaa, pas le shibam de l'hadramout qui lui vaut bien le détour). Si vous passer par là néenmoins, ca vaut le coups de faire un arret chez l'innénarable Yahyah à Kawkaban, que plusieurs membres de ce forum connaissent (j'y ai retrouvé la trace de Phil64 dans les beaux portraits à l'aquarelle de Yahyah et sa fille Fatima!).
Alors rapport au qat, la plante qui lobotomise une bonne moitié de la gente masculine du pays, il sera difficile d'y échapper. Personnellement, a part m'avoir permis l'expérience sensorielle du ruminant, ça ne m'a fait aucun effet, et je dois peut-etre m'en estimer heureuse car pour certains autres voyageurs, ça s'est fini au petit coin. Apres enquete, il faut persévérer sur plusieurs heures de machouillage pour atteindre un etat correspondant à un join... si tout se passe bien!
Au final, j'ai envie de dire qu'on peut difficilement trouver un pays plus propice au voyage: démarches faciles, population accueillante, dépenses très limitées sur place, très riche culturellement, paysagement, architecturalement, suffisemment de gens qui baragouine en anglais, dépaysement garanti...
Quelques petites images attachées pour conclure sur la beauté de l'Arabie Heureuse...
Bon voyage!
De retour du Yemen (Socotra, Sanaa, Djebels)
Je rentre (retour hier) d'un voyage de deux semaines au Yemen (le 5e voyage). Je suis allée une semaine à Socotra (trek de 5 jours pertubé par une journée de très forte pluie) et découverte de paysages fabuleux que je ne connaissais pas encore (wadis). J'ai passé la 2e semaine entre Sanaa et les Djebels.
Toujours pas possible d'aller à Shihara, Rada ou bien Mareb. L'Hadramaout en avion
depuis Sanaa pour Mulkhalla ou Seyun avec un permis spécial.
Sanaa beaucoup plus calme que ce que j'ai connu notamment le suq en raison de la
fête de l'Aïd et de la Gulf Cup qui se déroule à Aden (équivalent de notre coupe d'Europe de foot). Hélas le Yemen a perdu ses deux premiers match donc pas de fête
dans les rues de Sanaa, dommage !!!
Je confirme que dans les régions autorisées il n'y a aucun risque à découvrir le Yemen, pays pour lequel je ne connais pas de mots pour décrire sa beauté.
Heureusement certains d'entre nous ne se laissent pas impressionner par les discours... j'ai rencontré des Italiens, Allemands, Japonais, etc. et quelques Français.
Bon voyage à ceux qui franchiront le pas et surtout toujours voyager avec le respect
des peuples que nous visitons.
Retour en Arabie heureuse... (Yémen)
Je ne pensais pas retourner de sitot au Yemen, mais voila que l'on m'invite pour trois semaine, je me voyais mal refuser !
Le ministere du tourisme nous invite. Nous, c'est 4 francais, 1 anglais , un ecossais et 2 espagnols pour voyager, dessiner, peindre et exposer a Sanaa dans le cadre du festival d'ete de Sanaa. Une aubaine pour moi pour revoir des amis croises l'an passe et enrichir le carnet de l'annee precedente de nouveaux dessins, en particulier certains que je n'avais pu faire a cause de la pluie ou la chaleur.
Voici en direct live, les mails envoyes de la bas...
J'essayerai d'ecrire un peu plus, mais la faut que je me replonge dans le suq de Sanaa...
A tres bientot
n'hesitez pas a laissez votre commentaire !
Phil
MARDI 5 JUILLET 2010 As salam ou walecoum ! Ca y est, me revoilà a Sanaa, le voyage démarre plutôt bien puisque, comme je l'espérais, nous logeons dans une des plus hautes maison-tour de la vielle ville, le Best Hotel, et j'ai donc retrouvé avec plaisir la manager qui avait apprécié mes carnets l’an passé. Voyage impecc’ ; on a sympathisé avec le steward qui nous a déjà invité chez lui, on l'appellera quand on aura le temps... et il nous a offert a chacun une miniature de maison-tour ! Magnifique chambre avec qamareyas, portes traditionnelles, TV, frigo (cool pour l'insuline) et au 5eme donc une vue du tonnerre sur le vieux Sanaa, je pense que le croquis depuis la fenêtre s'imposera...! Là, on s'apprête à dîner avec les deux british (des peintres hors pairs!) sur la terrasse surplombant cette ville magique, les 2 espagnols arrivent demain. Il fait moins chaux qu'en France ! 25 degrés à l'arrivée à 18h. A bientôt ! Je file manger et retrouver les autres.
JEUDI 7 JUILLET 2010 Salam, L'air est très sec, il ne pleut pas et il ne fait pas trop chaud non plus, nickel ! Super ambiance dans le groupe. Pas encore eu de présentation officielle ni de repas « prout prout », on est en fait traités comme de simples touristes et ces 1ers jours, on a eu l'après-midi entier de libre à Sanaa pour aller croquer. Je me suis fait inviter par des jeunes, qui m'ont reconnu, à manger une salta par terre devant la grande mosquée. Des rencontres comme j'aime !! Hier, on a croqué dans la rue avec Aurélie et Stéphanie. C’est génial d'être ensemble, mais il faut vraiment que je bosse les portraits car avec Stéphanie à côté... elle assure vraiment : en 2 jours, près de 15 portraits magnifiques. Aurélie, je n'aimais pas trop ce que j'avais vu d'elle, mais là, je la trouve très inspirée par le Yemen ; c'est super ce qu'elle a fait. Chacun a son style, c'est ça qui est génial. Les Anglais sont aussi bien sympas : Charles fait de superbes aquarelles très rapides, souvent sans crayon, direct au pinceau ! Phil l'Ecossais et les 2 Espagnols sont de vrais peintres, pas du tout habitués à croquer à l'extérieur. Du coup, ils comptent bosser d'après des photos qu'ils prennent dans la journée. Etonnant ! Alors que nous produisons pas mal, eux ne feront peut-être que 6 peintures... On ne sait toujours pas vraiment pour l'expo, mais on s'amuse bien... et c’est le pied d'être dans cet hôtel, un petit luxe au cœur du Vieux Sanaa. Mais c’est trop bizarre de commander au resto sans débourser un centime... Aujourd'hui, nous avons joué aux touristes en minibus ; on a enchaîné 5 villages pour lesquels il m'avait fallu presque une semaine lors de mon premier voyage ! A Kawkaban, on a pu s'arrêter chez Yahia où j'avais passé 4 nuits. Génial !! Je leur ai offert les copies de leurs portraits, et je suis passé un peu pour la vedette du groupe… quel bonheur de revoir cette famille ! Avant cela, on a pu s'arrêter assez longtemps au Wadi Dhar, ce qui m'a permis de dessiner ce palais emblématique que je n'avais pas pu croquer l'an dernier à cause de la pluie. C'est vraiment chouette ce groupe, car on se motive les uns les autres. Par exemple, arrêtés devant le paysage de canyon du Wadu Dhar, je me suis poussé à croquer le paysage ; je ne suis pas mécontent et dans l'ensemble, ce fut un bon exercice de rapidité ! Bon, je vais arrêter là, car demain, lever tôt pour aller en montagne. Là aussi j'espère revoir Ahmed et Kamal pour leur donner les portraits. Je retrouve donc avec grand plaisir le Yemen, et tout le groupe est charmé par l'accueil dans la rue, la bienveillance des gens, si loin des clichés... je me régale aussi à parler l'arabe.
VENDREDI 8 JUILLET 2010
Salam, Quel pied ce voyage ! Toujours une super ambiance avec le groupe. Hier, visite express (et même pire) en montagne. J'ai retrouvé non vieil ami Ahmed, le guide avec qui j'avais passé 5 jours l'an dernier. Bien fatigant toute cette route pour si peu de temps resté sur place. Nous avons eu droit à une escorte : d'abord un pick-up avec une grosse mitrailleuse montée dans la benne (ambiance...) puis des policiers avec kalachnikov dans une voiture de police avec sirène !! Bien pratique pour doubler ! J'ai retrouvé mon pote Guillaume et nous sommes allés manger un kebab avec un pote yemeni ; génial de pouvoir profiter de mon temps. Les 2 british ont décidé de rester à Sanaa pour avancer leur peinture à l'huile. Du coup, moi aussi j'ai décidé de ne pas aller à Taez. 5h aller plus 5 heures retour pour voir au pas de course des villes et villages que j'ai déjà vus, j'ai préféré zapper ! Et j'ai bien fait : le guide a compris, et j'ai bien bossé aujourd'hui, tout en faisant plein de rencontres, comme lors de mes voyages en solo. J'ai fait les dessins que je n'avais pas faits l'an dernier, trop content ! Je ne sais pas si c'est l'émulation du groupe, mais je crois bien que je progresse. Ce matin, un bon moment de partage avec les gens assis dans la rue pour dessiner une scène de rue. Quand je pense à Phil dans sa chambre qui peint, rien à voir avec ce que je peux vivre et partager avec les gens ! Soudain, j'entends quelqu’un crier mon nom : "Philip !" Ali me retrouve un an après et m'invite a boire le thé dans sa maison. Il est vrai que, vu le peu de touristes qu'il a pu avoir en un an, ce n’est pas dur de se rappeler de moi. Il vient de se marier, comme son frère d'ailleurs. Je lui demande si sa femme est jolie, comment elle s'appelle... et bien, il m'apprend qu'au Yémen, c’est impossible de savoir le prénom de sa femme, et seule sa famille proche peut la rencontrer ! Sympa, non ??? A défaut de pouvoir lui faire la bise ou même de la voir, je fais le portrait d'Ali après lui avoir fait un cours sur le diabète. Bien sûr ici, pas de sécu. Je me suis renseigné à la pharmacie si je pouvais avoir des bandelettes au cas où… possible, mais à 9 500 la boîte de 50, soit pas loin de 28 euros !!! Soit 110 euros pour une consommation d’1 mois, j'imagine même pas le prix de l'insuline.... Je retrouve ensuite le petit resto sympa de Bab el Yemen. Il est un peu tard, mais j'arrive à trouver à manger. Je m'installe dehors. Sitôt fini, je vais me laver les mains, et reviens prendre un chai (thé). Je découvre alors 3 gamins à ma table en train de dévorer mes restes ! Des vieux assis sur un banc sont très élégants avec leurs châles colorés. Du coup, je ne résiste pas à leur titrer le portrait, ce qui provoque un véritable attroupement de gens de tous âges, et je deviens l'attraction de la place ! Je ne suis pas mécontent de mes portraits monochromes.... Pas rassasié, je passe la porte et retrouve la place pour continuer mon croquis de l'autre jour dont je suis assez fier. D'ailleurs Phil, prof d'art à l’Edinburgh College of Art School and Architecture me dira plus tard, que s’il devait m’acheter un dessin, ce serait celui-là.... Nous mangeons ensemble après qu'il m'ait montré son travail. Il a fait développer des photos 20x30 cm et les a accrochées au mur, au dessus d'une toile sur laquelle il reproduit debout la photo, mais je n'échangerais pas mes dessins et mes rencontres de la journée pour l’une de ses peintures a l'huile.... Demain encore une journée a Sanaa en solo, trop cool !! Bien content aussi de retrouver mon arabe de jour en jour ; j'adore parler cette langue, en fait. Sinon, il ne fait pas trop chaud et même limite frais tout en haut sur la terrasse de notre fabuleux hôtel. Il a plu un peu hier après-midi et en fin d'après-midi aujourd'hui, suffisamment pour que je me réfugie sous un étal dans le souk.
MARDI 5 JUILLET 2010 As salam ou walecoum ! Ca y est, me revoilà a Sanaa, le voyage démarre plutôt bien puisque, comme je l'espérais, nous logeons dans une des plus hautes maison-tour de la vielle ville, le Best Hotel, et j'ai donc retrouvé avec plaisir la manager qui avait apprécié mes carnets l’an passé. Voyage impecc’ ; on a sympathisé avec le steward qui nous a déjà invité chez lui, on l'appellera quand on aura le temps... et il nous a offert a chacun une miniature de maison-tour ! Magnifique chambre avec qamareyas, portes traditionnelles, TV, frigo (cool pour l'insuline) et au 5eme donc une vue du tonnerre sur le vieux Sanaa, je pense que le croquis depuis la fenêtre s'imposera...! Là, on s'apprête à dîner avec les deux british (des peintres hors pairs!) sur la terrasse surplombant cette ville magique, les 2 espagnols arrivent demain. Il fait moins chaux qu'en France ! 25 degrés à l'arrivée à 18h. A bientôt ! Je file manger et retrouver les autres.
JEUDI 7 JUILLET 2010 Salam, L'air est très sec, il ne pleut pas et il ne fait pas trop chaud non plus, nickel ! Super ambiance dans le groupe. Pas encore eu de présentation officielle ni de repas « prout prout », on est en fait traités comme de simples touristes et ces 1ers jours, on a eu l'après-midi entier de libre à Sanaa pour aller croquer. Je me suis fait inviter par des jeunes, qui m'ont reconnu, à manger une salta par terre devant la grande mosquée. Des rencontres comme j'aime !! Hier, on a croqué dans la rue avec Aurélie et Stéphanie. C’est génial d'être ensemble, mais il faut vraiment que je bosse les portraits car avec Stéphanie à côté... elle assure vraiment : en 2 jours, près de 15 portraits magnifiques. Aurélie, je n'aimais pas trop ce que j'avais vu d'elle, mais là, je la trouve très inspirée par le Yemen ; c'est super ce qu'elle a fait. Chacun a son style, c'est ça qui est génial. Les Anglais sont aussi bien sympas : Charles fait de superbes aquarelles très rapides, souvent sans crayon, direct au pinceau ! Phil l'Ecossais et les 2 Espagnols sont de vrais peintres, pas du tout habitués à croquer à l'extérieur. Du coup, ils comptent bosser d'après des photos qu'ils prennent dans la journée. Etonnant ! Alors que nous produisons pas mal, eux ne feront peut-être que 6 peintures... On ne sait toujours pas vraiment pour l'expo, mais on s'amuse bien... et c’est le pied d'être dans cet hôtel, un petit luxe au cœur du Vieux Sanaa. Mais c’est trop bizarre de commander au resto sans débourser un centime... Aujourd'hui, nous avons joué aux touristes en minibus ; on a enchaîné 5 villages pour lesquels il m'avait fallu presque une semaine lors de mon premier voyage ! A Kawkaban, on a pu s'arrêter chez Yahia où j'avais passé 4 nuits. Génial !! Je leur ai offert les copies de leurs portraits, et je suis passé un peu pour la vedette du groupe… quel bonheur de revoir cette famille ! Avant cela, on a pu s'arrêter assez longtemps au Wadi Dhar, ce qui m'a permis de dessiner ce palais emblématique que je n'avais pas pu croquer l'an dernier à cause de la pluie. C'est vraiment chouette ce groupe, car on se motive les uns les autres. Par exemple, arrêtés devant le paysage de canyon du Wadu Dhar, je me suis poussé à croquer le paysage ; je ne suis pas mécontent et dans l'ensemble, ce fut un bon exercice de rapidité ! Bon, je vais arrêter là, car demain, lever tôt pour aller en montagne. Là aussi j'espère revoir Ahmed et Kamal pour leur donner les portraits. Je retrouve donc avec grand plaisir le Yemen, et tout le groupe est charmé par l'accueil dans la rue, la bienveillance des gens, si loin des clichés... je me régale aussi à parler l'arabe.
VENDREDI 8 JUILLET 2010
Salam, Quel pied ce voyage ! Toujours une super ambiance avec le groupe. Hier, visite express (et même pire) en montagne. J'ai retrouvé non vieil ami Ahmed, le guide avec qui j'avais passé 5 jours l'an dernier. Bien fatigant toute cette route pour si peu de temps resté sur place. Nous avons eu droit à une escorte : d'abord un pick-up avec une grosse mitrailleuse montée dans la benne (ambiance...) puis des policiers avec kalachnikov dans une voiture de police avec sirène !! Bien pratique pour doubler ! J'ai retrouvé mon pote Guillaume et nous sommes allés manger un kebab avec un pote yemeni ; génial de pouvoir profiter de mon temps. Les 2 british ont décidé de rester à Sanaa pour avancer leur peinture à l'huile. Du coup, moi aussi j'ai décidé de ne pas aller à Taez. 5h aller plus 5 heures retour pour voir au pas de course des villes et villages que j'ai déjà vus, j'ai préféré zapper ! Et j'ai bien fait : le guide a compris, et j'ai bien bossé aujourd'hui, tout en faisant plein de rencontres, comme lors de mes voyages en solo. J'ai fait les dessins que je n'avais pas faits l'an dernier, trop content ! Je ne sais pas si c'est l'émulation du groupe, mais je crois bien que je progresse. Ce matin, un bon moment de partage avec les gens assis dans la rue pour dessiner une scène de rue. Quand je pense à Phil dans sa chambre qui peint, rien à voir avec ce que je peux vivre et partager avec les gens ! Soudain, j'entends quelqu’un crier mon nom : "Philip !" Ali me retrouve un an après et m'invite a boire le thé dans sa maison. Il est vrai que, vu le peu de touristes qu'il a pu avoir en un an, ce n’est pas dur de se rappeler de moi. Il vient de se marier, comme son frère d'ailleurs. Je lui demande si sa femme est jolie, comment elle s'appelle... et bien, il m'apprend qu'au Yémen, c’est impossible de savoir le prénom de sa femme, et seule sa famille proche peut la rencontrer ! Sympa, non ??? A défaut de pouvoir lui faire la bise ou même de la voir, je fais le portrait d'Ali après lui avoir fait un cours sur le diabète. Bien sûr ici, pas de sécu. Je me suis renseigné à la pharmacie si je pouvais avoir des bandelettes au cas où… possible, mais à 9 500 la boîte de 50, soit pas loin de 28 euros !!! Soit 110 euros pour une consommation d’1 mois, j'imagine même pas le prix de l'insuline.... Je retrouve ensuite le petit resto sympa de Bab el Yemen. Il est un peu tard, mais j'arrive à trouver à manger. Je m'installe dehors. Sitôt fini, je vais me laver les mains, et reviens prendre un chai (thé). Je découvre alors 3 gamins à ma table en train de dévorer mes restes ! Des vieux assis sur un banc sont très élégants avec leurs châles colorés. Du coup, je ne résiste pas à leur titrer le portrait, ce qui provoque un véritable attroupement de gens de tous âges, et je deviens l'attraction de la place ! Je ne suis pas mécontent de mes portraits monochromes.... Pas rassasié, je passe la porte et retrouve la place pour continuer mon croquis de l'autre jour dont je suis assez fier. D'ailleurs Phil, prof d'art à l’Edinburgh College of Art School and Architecture me dira plus tard, que s’il devait m’acheter un dessin, ce serait celui-là.... Nous mangeons ensemble après qu'il m'ait montré son travail. Il a fait développer des photos 20x30 cm et les a accrochées au mur, au dessus d'une toile sur laquelle il reproduit debout la photo, mais je n'échangerais pas mes dessins et mes rencontres de la journée pour l’une de ses peintures a l'huile.... Demain encore une journée a Sanaa en solo, trop cool !! Bien content aussi de retrouver mon arabe de jour en jour ; j'adore parler cette langue, en fait. Sinon, il ne fait pas trop chaud et même limite frais tout en haut sur la terrasse de notre fabuleux hôtel. Il a plu un peu hier après-midi et en fin d'après-midi aujourd'hui, suffisamment pour que je me réfugie sous un étal dans le souk.
Obtenir un visa d'entrée au Yémen en tant que femme seule?
bonjour à tous,
un membre me dit qu'il n'est plus possible pour une femme seule d'obtenir un visa d'entrée même si elle voyage avec un TO français... je précise : inscrite seule dans un groupe encadré mais pas en voyage individuel. je pensais m'inscrire pour un circuit de 2 semaines chez NF (qui propose supp ch indiv) ou Adéo...
Quelqu'un a-t-il des infos ????
l'ambassade du Yémen à Paris a-elle une adresse mail ?
j'ai envoyé un message à l'adresse trouvée sur le site infos du gouv mais il m'est revenu non distribué...
je rêve du Yémen depuis longtemps... Vais enfin pouvoir y aller ????
Ankhesapaton
un membre me dit qu'il n'est plus possible pour une femme seule d'obtenir un visa d'entrée même si elle voyage avec un TO français... je précise : inscrite seule dans un groupe encadré mais pas en voyage individuel. je pensais m'inscrire pour un circuit de 2 semaines chez NF (qui propose supp ch indiv) ou Adéo...
Quelqu'un a-t-il des infos ????
l'ambassade du Yémen à Paris a-elle une adresse mail ?
j'ai envoyé un message à l'adresse trouvée sur le site infos du gouv mais il m'est revenu non distribué...
je rêve du Yémen depuis longtemps... Vais enfin pouvoir y aller ????
Ankhesapaton











