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Guide pour visiter la casbah d'Alger?
by Cocottte · 2018-12-10 · 2 replies
Bonjour! Je suis en train de préparer un voyage dans le Sud algérien, et je voudrais faire une pause d'un jour ou deux au retour pour visiter Alger. Nous serons trois. Pour visiter la casbah, je préférerais passer par un guide... Connaîtriez vous quelqu'un de fiable, si possible dépendant d'une agence de voyage pour faire cette visite? Ou auriez-vous une agence à me conseiller? Merci d'avance!
Nowruz 2018: danse et musique traditionnelles afghanes à Paris le 21 mars
by Cocottte · 2018-03-01 · 1 reply
Nowurz c’est dans tout le monde perse et plus généralement dans une zone qui va du Kurdistan à l’Ouzbékistan une grande fête pour célébrer la nouvelle année selon le calendrier solaire. Des multiples manifestations et de grands repas sont organisés dans ces pays pour fêter l’arrivée du printemps.

Et la fin de l’hiver sera aussi fêtée à Paris !

Pour ceux qui sont intéressés par l’Afghanistan, vous aurez l’opportunité de découvrir la danse et la musique traditionnelles afghanes à l’occasion d’un spectacle unique qui aura lieu à Paris le 21 mars 2018 à partir de 19h30.

Par ici pour plus d’informations
10 jours dans le Pamir tadjik
by Cocottte · 2017-05-16 · 17 replies
Je réfléchis à passer 10 jours au Tadjikistan fin septembre. 10 jours c’est pas bien long, et je rêve de faire un tour dans le Pamir, voire dans le Wakhan. Bref, pensez-vous qu’en 10 jours il soit possible de faire un tour genre Dushanbe – Roushan – Karakul – Mughrab – Khorog – Roushan – Dushanbe en prenant des transports locaux, ou c’est irréaliste ?
Géorgie: randonnées à la journée début du printemps
by Cocottte · 2017-04-17 · 2 replies
Bonjour à tous!

Je pars une dizaine de jours en Géorgie fin avril/début mai et j’ai une grosse envie de balades et de steppes…. De collines verdoyantes et de montagnes dépourvues de forêts.

Votre avis sur le(s) coin(s) du pays où il est facile d’organiser des randos à la journée, avec ou sans guide, en ce tout début de printemps ? Sachant que je n’aurai que des baskets de randos, pas de grosses chaussures de marche…

Merci d’avance !
Quelques jours à Bamiyan
by Cocottte · 2017-04-05 · 27 replies
L'Afghanistan, c'est un rêve, pour moi comme pour d'autres, depuis des années. J'ai choisi d'y vivre, engagée dans une ONG avec laquelle j'ai signé un contrat d'un an. Fière de l'action qu'on y mène, et rêvant de pouvoir me balader dans le pays à la moindre occasion. J'ai eu une chance inouïe: celle de passer 5 jours de vacances en son cœur, la région de Bamiyan, avec des amis. J'en suis revenue juste.... heureuse.

Le contexte : Nowruz.

Nowruz signifie littéralement ¨Nouvelle année¨ en persan. C’est une grande fête d’origine préislamique, célébrée chaque année le jour du printemps chez de nombreux peuples du Moyen-Orient et d’Asie Centrale : Perses, Kurdes, Turkmènes, Afghans, Ouzbeks, Azéris…

Les jours qui précèdent le 21 mars sont l’occasion de préparatifs fiévreux : on retire les bokharis, on nettoie la maison de fond en comble, on fait des courses de fruits secs et de vêtements neufs… La nuit de Nowruz, les gens allument de grands feux par-dessus lesquels ils sautent pour symboliser le passage à la nouvelle année.

Le jour de Nowruz, on pose sur la table les Haft sin (les sept « s ») : sept objets dont le nom commence par la lettre « sin » en persan : pommes, ail, germes de blé, pièces, sumac… Et bien sûr, un bon repas familial est organisé.

En Afghanistan, le plus gros de la fête se passe à Mazar-e-Sharif, au tombeau d’Ali : chaque année, des centaines de milliers d’Afghans, principalement chiites, s’y réunissent pour le djanda bâla : la levée du drapeau. Conjuguer fête païenne et fête religieuse, voilà un tour de force qui n’a pas manqué de me surprendre ! Malheureusement, impossible pour nous de nous y rendre car les risques d’attentats par les « garants de la foi pure » n’étaient pas négligeables.

Plus tristes encore, la plupart des afghans n’ont pas pu fêter Nowruz comme ils le souhaitaient, dans les parcs et les jardins, à rendre visite à leur famille élargie, tant les risques d’attentats leur semblaient élevés… De la réalité de vivre dans un pays en guerre.

Nous-même, à Bamiyan, avons eu deux jours de restrictions, avec comme consigne d’éviter soigneusement les rassemblements car des illuminés à ceinture explosives avaient été annoncés comme voulant gâcher la fête. Trois d’entre eux ont d’ailleurs été arrêtés la veille….

Le lieu : Bamiyan

Il y a quatre ans, en vadrouille quelque part en Asie Centrale, je découvrais, éblouie Les cavaliers de Kessel. L’ouvrage traînait pourtant depuis des années sur une de mes étagères, au rayons « à lire » mais la quatrième de couverture ne m’inspirait pas plus que ça. Et pourtant, dès que je commençai à le lire, émerveillement et obsession de l’Afghanistan émergèrent au fond de mes tripes. Kessel faisant la part belle à la région de Bamiyan, je décidai de l’embarquer avec moi pour ce séjour au cœur de l’Afghanistan. C’est donc avec régal que je vous recopie ci-dessous, en italique, quelques passages correspondant aux lieux les plus marquants de cette région….

Bamiyan a en effet l’extrême bon goût d’être à la fois la région la plus sûre d’Afghanistan, de conserver des traces d’un passé des plus fascinant, et d’offrir des possibilités de vadrouille très variées à ses visiteurs contemporains. Et même sans ces friandises, avoir la possibilité de marcher, oui simplement marcher, du bazar à la guesthouse qui nous accueille, juste chaperonnés par un mahram masculin qui peut être occidental…. Immense félicité, en vérité.

Shar-e-Gholghola



Fatigués en une fin de journée passée à marcher, pressés par des nuages menaçants qui obscurcissent le ciel, nous décidons tout de même d’y faire un détour, plus pour reculer l’heure du retour au bercail que par réelle fascination. Et pourtant, pourtant…. Quel spectacle incroyable s’offrit à nous, dressés sur ses ruines…

« La vallée de Bamiyan apparut d’un seul coup.

Sur son seuil, les voyageurs s’arrêtèrent encore. Cette fois, leur surprise n’était qu’enchantement. Une oasis immense, presque fabuleuse pour une altitude qui approchait de mille pieds, s’étalait devant eux. Elle était toute sillonnée par le vif-argent des eaux, toute verdoyante de massifs feuillus, de bosquets, de jardins, de vergers, toute semée de hameaux. A gauche, très loin et adoucies par la lumière du soir, des montagnes sauvages chevauchaient jusqu’au ciel. Sur la droite, contre la piste, continuait de s’élever la falaise empourprée. »

Les mots de Kessel inscrits dans votre tête, imaginez-vous donc, au moment où vous arrivez au sommet d’une colline, voir les nuages qui se déchirent et qui laissent passer les derniers rayons du soleil, et au même moment la grêle s’abattre sur vos têtes et un arc-en-ciel faire une apparition légère et délicate.

Et tout ça sur les ruines d’une citadelle du XIIème siècle, ravagée par Gengis Khan assoiffé par un désir de vengeance depuis la mort dans la région de son unique petit fils. Shar-e-Gholghloa : la cité du bruit.

Devant ce spectacle, mon cœur emballé en sautait dans ma poitrine. Je me sentais légère comme une plume, portée par un enchantement enfantin. Nez offerts à la grêle, nous cherchions des qualificatifs sans en trouver qui convienne exactement. Instant de grâce…

Les bouddhas



Maintenant que vous avez une idée du panorama qu’offre la ville à qui s’aventure sur ses auteurs, passons au gros morceau, aux géants dont la destruction les a rendus plus célèbres que lorsqu’ils étaient encore sur pieds.

« Dans la vertigineuse muraille qu’ils côtoyaient, roc dressé à pic, lisse, et comme teint du sang le plus pur, ils découvrirent une ouverture aux dimensions prodigieuses. Et l’entaille n’était pas hasard naturel, mais œuvre d’homme. Elle avait la forme d’un cube que dominait une sorte de coupole. Au fond, adossé à l’ombre, veillait un être colossal. Sa stature dépassait la hauteur de trois tours de guet, l’une sur l’autre posés. Son corps emplissait tout l’abri. La tête occupait toute la coupole. L’ovale en était rond et doux et sans visage. Il avait disparu, comme tranché. Le front, dans le clair-obscur de la niche semblait, cependant, vivre et penser.

Par les récits que les conteurs, voyageurs, caravaniers en avaient fait de siècle en siècle, Ouroz, Mokkhi et Zéré elle-même savaient qu’existaient à Bamiyan des monuments immenses, élevés pour un ancien dieu du nom de Boudha. Mais après tant de fatigues et d’épreuves, ils furent terrifiés par cet être géant. Un cavalier n’était qu’un insecte infime auprès de la masse encastrée dabs la roche flamboyante. »

Les bouddhas, oh ces bouddhas, qu’on continue de nommer, qu’on continuer de visiter, même s’il ne reste plus que des cavités vides…. Face à leur immensité, on ne peut qu’être pris de vertige à l’idée de l’acharnement qu’il a fallu aux talibans pour en venir à bout.

Ces monuments datant des alentours du Vème siècle sont les plus hautes statues de bouddhas jamais fabriquées (38 et 55m). Elles témoignaient d’une époque où cette ville était le carrefour du bouddhisme dans cette région du monde : chacune des cavités qui parsèment les falaises était alors habitée par un moine, décorée de statues et de peintures vives. Et nous, sur les traces de cette époque, de grimper les marches, de passer de grotte en cavité, de scruter les parois à la recherche des traces de cette période, et d’être profondément émus par le génie délirant de l’être humain, dans sa folie créatrice comme destructrice….

Shar-e-Zohak (la cité rouge)



Je ne m’y attendais pas. Je ne me souvenais pas avoir lu sa description dans Les cavaliers, je n’avais jamais lu sérieusement mon Petit Futé Afghanistan, et je n’avais pas trifouillé sur Internet pour connaitre de manière exhaustive tout ce qu’il y a à voir dans la région de Bamiyan.

J’en suis restée scotchée.

Des forteresses, j’en ai vu au cours de mes voyages, je sais comme les anciens Moyen-Orientaux ont privilégié les pics rocheux, les à pic impossibles pour y bâtir leurs forts. Mais arrivés là-haut, tout là-haut…. Accéder à une telle palette de rouge à la convergence de trois vallées, nous en sommes restés époustouflés.

« Les voyageurs débouchèrent alors sur la gorge creusée à l’aube des siècles par la rivière de Bamiyan et là s’arrêtèrent : ils ne savaient plus ce qu’ils éprouvaient.

Le monde subitement était en feu. Les rayons du soleil couchant qui prenait en enfilade l’entaille énorme avaient moins de part dans cet incendie que la couleur de la pierre elle-même. De la base au sommet et à perte de vue, rouges étaient les murailles à pic entre lesquelles écumait et chantait la rivière. Rouges, les colonnades, frontons, portiques, reliefs et fissures. Chaque arête, chaque pli brûlait, étincelait de vermillon, de pourpre, d’écarlate. Quand la paroi était lisse, des flammes en jaillissaient, comme si elles étaient renvoyées par de gigantesque miroirs suspendus au-dessus de l’eau, au cœur des brasiers. Et les formidables ruines de l’ancienne cité forte qui dominait la gorge, haussée sur un piédestal de roc et tirées de sa flamboyante substance, semblaient un bûcher allumé depuis tous les temps passés et pour ceux à venir. »

Datant des XIIème et XIIIème siècle, la citadelle protégeait l’entrée de la cité de Bamiyan. Ce furent donc elle que les mongols trouvèrent en premier sur leur passage lors de leur terrible conquête afghane, ce fut cette bataille qui provoqua la mort du petit-fils de Gengis Khan et entraina les représailles que je vous ai décrites plus haut.

Les ruines restent superbes, l’emplacement majestueux, et la vue époustouflante. Nous y passâmes un moment enchanté, à dominer le monde les cheveux au vent et à se prendre en photo sous toutes les coutures.

Darya Adjahar (la vallée des dragons)



La vallée des dragons, c’est une curiosité géologique mêlant croyances anciennes et islamique.

Dans les temps anciens, un dragon terrorisait les habitants de cette vallée, brûlant tout jusqu’à ce que le roi noue un pacte avec lui : tranquillité retrouvée contre livraison d’une jeune fille par jour. Cela dura jusqu’à ce que la demoiselle promise au dragon soit la fiancée d’Hazrat Ali, le cousin de Mahomet. Bien sûr, le valeureux se présenta épée au poing et entama un combat avec la bête d’où il sortit victorieux. D’un coup d’épée, il le fendit dans sa longueur et le dragon s’abattit sur le sol, du sang jaillissant de sa tête.

Aujourd’hui, on peut voir sur la ligne de crête une fissure de 30 m de long qui aboutit à une source d’eau gazeuse qui teinte la roche sous elle.

Et sur ses contreforts, un mausolée où les habitants du coin se réunissent en ce jour de fête pour pratiquer le djanda bâla. Moment heureux où nous sommes intégrés à la vie locale, où nous engageons la discussion avec les femmes, photographions les gosses et partageons les friandises.

Band-e-Amir



Idée intolérable que celle d’aller en Afghanistan et, peut-être, d’en repartir sans avoir vu ces fameux lacs. C’est ce qui est arrivé à notre ancien chef de mission, et je ne pouvais supporter l’idée que cela puisse se produire pour moi aussi. J’y suis allée donc, et quels souvenirs !

« Malgré la douceur de la lumière du soir, Ouroz ferma les yeux, pareil à un avare qui tombe soudain sur un monceau de pièces d’or et y plonge les doigts aussitôt, pour s’assurer, quoi qu’il arrive, au moins d’une poignée. ¨Si même c’est un mirage d’un instant, je garderai ce que j’ai aperçu¨, se disait Ouroz, les paupières serrées.

Elles se levèrent craintivement et restèrent grandes ouvertes sans ciller. Ce n’était pas un mirage.

De la plage grise où s’était arrêté Jehol, une fissure colossale, gardée sur ses deux flancs par des falaises rouges s’évasait et s’élevait sans cesse vers l’indécise et lointaine frontière du ciel. Cette immense crevasse appartenait toute entière au royaume des eaux. Et si étrange était ce royaume que la raison ne pouvait pas comprendre qu’il existât.

Car l’onde qui accourait de la ligne de crête, au lieu de filer et bouillonner, ainsi qu’elle aurait dû, sur la pente, s’arrêtait soudain – pourquoi et contre quel obstacle ? - et devenait paisible, un étale miroir. Elle ne restait pas inactive pour autant. Sous la surface immobile et lisse, elle filtrait à travers bord, glissait le long de canaux souterrains et, juste au bord du premier bassin, en composait un nouveau que retenait à nouveau une invisible digue. Là, point de repos. L’invisible et merveilleux cheminement reprenait son cours. Le flot du Band-Y-Amir inondait, emplissait, l’un après l’autre les réservoirs ajustés comme des marches. La dernière avait pour seuil la plage qui portait Ouroz ».

Band-e-Amir ne s’est pas présentée ainsi à nous. Fin du printemps, altitude supérieure à 3000m, nous arrivons dans un territoire blanc. Le ciel chargé, nous nous engageons sur la neige gelée afin d’arriver au-dessus des lacs. A peine partis, le ciel se découvre, le bleu s’étire, et nous en prenons plein les yeux avec ces superbes montagnes gelées. Surplomber le lac gelé est terriblement émouvant : une grande étendue de glace emprisonne les eaux gelées, on y voit même un renard s’y promener. A un endroit, où peut être l’eau est plus vive, on voit un trou d’eau bleu profond, un autre d’eau verte. Les lacs succèdent les uns aux autres, le ciel nous fait la fête, nous y sommes, nous nous promettons d’y retourner en été, et nous en profitons, ébahis.

Et puis vient l’heure du retour. Il fait beau, donc, vous l’avez compris. Et donc, forcément…. La neige fond. Et nous nous retrouvons à ne pas pouvoir faire trois pas sans s’enfoncer jusqu’aux genoux, jusqu’à mi-cuisse, jusqu’à ne pas pouvoir toucher le sol même ! Explosions de rire, et en même temps épuisement des forces, nous nous félicitons de n’être pas partis trop loin, le retour est bien assez long comme ça…

Finalement, nous nous approchons de l’étendue d’eau gelée, nous faisons confiance à des gamins qui nous assurent qu’on peut s’y aventurer, et en effet, la glace est solide sous nos pieds. Pour la première fois de ma vie, je marche sur un lac gelé ! Nous nous extasions, mais nous commençons à sentir notre peau du visage qui tire…

Hé oui…. Altitude + soleil + neige + oubli de crème solaire = de méchants coups de soleil sur tout le visage. Quelques jours après, nous changerions entièrement de peau, par petits bouts, pétrifiés de honte devant nos collègues. Leçon apprise ! Mais aucun regret.

Et le bonus…

Une balade en raquettes….



Nous devions marcher deux petites heures pour aller « de vallée en vallée » mais…

Il s’est avéré que le guide qui devait nous accompagner était en fait au bazar de Bamiyan. Le vieux du village nous a confié à un ado d’une quinzaine d’année ne parlant pas un mot d’anglais, chargé donc de nous escorter à travers les montagnes. Mais nous avions perdu du temps dans cette affaire, et une de nos amies, prise de panique et d’asthme, ne s’est pas sentie d’aller jusqu’au bout. Nous avons donc dû retourner sur nos pas et siroter le thé au bord du chemin en attendant le retour de notre chauffeur, parti pour la deuxième vallée. Dommage !

Une balade à cheval



LA décision irraisonnable de la semaine : alors que nous ne savons pas chevaucher, monter sur des chevaux ayant participé à un bozkachi la veille et partir en balade sur les chemins d’Afghanistan, sans casque sur la tête.

Au début tout allait bien, je me souvenais de mes sensations mongoles, j’étais à l’aise. Mais un cheval a doublé le mien, qui a moyennement apprécié et est parti au galop le long de la route. Première frayeur, mais j’ai réussi à l’arrêter. C’est lorsqu’il a mis les pieds sur la terre nue d’un chemin de traverse que ma bestiole s’est échauffée. Mais pourquoi, pourquoi donc aller au pas dans un tel cadre ? Une autre amie a voulu tester le trot, ma monture n’a pu se retenir plus longtemps et est partie au grand galop, droit devant, seul dans les montagnes. Quelle trouille ! J’avais beau tirer sur les mors, il ne voulait pas m’obéir, j’ai donc fini par laisser tomber cette idée, juste préoccupée par l’idée de ne pas tomber. Notre guide a fini par me rattraper et arrêter ma monture, mais le retour s’est fait avec une cavalière toute flageolante et préoccupée par freiner les ardeurs d’une bête toute prête à remettre ça.

A l’arrivée, les propriétaires ont fait les beaux, la parade, ils ont cabré les chevaux devant nous. Je me remettais doucement de mes émotions mais je n’ai pu m’empêcher de les admirer, si habitués l’un à l’autre, si fiers et si nobles….

Il me reste encore du boulot pour devenir une vraie tchopendoz, mais sacré souvenir !

« On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va. » Christophe Colomb
Retour de 10 jours dans le Sud-Est iranien
by Cocottte · 2016-09-20 · 9 replies
Bonjour à tous,

J’ai passé une petite dizaine de jours seule Iran, et j’en reviens juste, enchantée. Pour mon troisième tour, j’ai voulu visiter le sud-est du pays en prenant mon temps là où généralement les voyageurs passent en coup de vent. Aucun regret, j’ai du coup pu faire de très belles rencontres, des balades agréables, et me reposer (ce qui était tout de même ma priorité). Et je reviens encore une fois enthousiaste !!

Pour info, au moment où j’y étais, le change était de 39 000 rials pour 1 euro, 35 000 pour un dollar. Et sinon, à part la première nuit à Téhéran, je n’avais rien réservé.

Téhéran

Arrivée le midi à Téhéran, où j’ai passé l’après-midi. J’avais réservé uniquement la première nuit dans une « auberge de jeunesse » qui vient d’ouvrir dans l’est de la ville mais je ne conseille pas vraiment. Effectivement, prix bas ( 12E50 la nuit) mais service minimum, une seule salle de bain pour les deux dortoirs, les propriétaires ne sont pas là la plupart du temps et ont recruté un jeune afghan (dont je doute qu’il ait atteint la majorité) qui essaie de se débrouiller tant bien que mal mais la communication est compliquée.

Je leur avais réservé le service de pickup à l’aéroport (20e) mais le chauffeur qu’ils m’ont envoyé conduisait comme un dingue, et quand je lui ai demandé de ralentir il s’est excusé en m’expliquant que sa femme venait de le quitter. Mouais, pas trop partante pour participer à son suicide !

L’auberge en question :
http://www.hosteltehran.com

Puis balade dans le centre de Téhéran (musée du tapis, ancienne ambassade américaine, diner au Sofreh Khane Ayyaram), je ne m’étendrai pas dessus, rien de particulier à ajouter, je ne suis pas fan de Téhéran.

Le lendemain matin, je me suis rendue à l’aéroport Merhabad en métro, une heure environ depuis l’est de la ville.

Kerman

80 000 le taxi depuis l’aéroport.

J’ai logé chez Omid Gueshouse, à deux pas de la place Azadi. Bon choix pour les petits prix et son emplacement idéal qui permet de prendre les taxi na dar baste très facilement. Par contre, toilettes et douches sont dans la cour, et literie bien rigide. Accueil très sympathique. Prix de la chambre 400 000 rials, 460 000 avec air conditionné.

Prix du taxi na dar baste dans la ville 10 000.

Le midi j’ai tenté le déjeuner dans la chaykhaneh hamam-e-Vakil dans le bazar, je conseille ! Leur kashke badenjan est succulent, le cadre superbe. 150 000 le repas.

Le soir j’ai tenté le restaurant Ganjali Khan à l’entrée du bazar et leur ghorme sabzi, très bien. Si mes souvenirs sont bons, 140 000 le repas.

Pour le soir j’ai également tenté le resto de l’hôtel Akhavan et leur fameux buffet. Je conseille pour la variété des plats servis, les légumes, et la cuisine « familiale ». 10$ le repas cependant, mais je me suis fait plaisir. Vraiment délicieux.

Je me suis promenée et promenée et promenée dans le bazar, je ne m’en lasse pas…. Les alentours du Ali Khan square sont superbes (ne pas manquer le hamam, 150 000). Quand on avance un peu plus loin il y a un centre Bannoo economusée, restauré par la ville de Kerman, où on trouve de l’artisanat du coin de bonne qualité (mais cher) et quelques artisans au travail. Joli, agréable. 50 000 l’entrée pour les touristes, grrr… On peut y manger, je n’ai pas testé. Pour acheter fruits, légumes et dattes, c’est du côté de Maydan-e Shahada, à l’autre bout du bazar.

Kaluts

Le patron de l’hôtel Akhavan m’a organisé un tour privé dans les Kaluts. Coucher et lever du soleil dans le désert + nuit dans un petit village (chez Mustapha et Sekene) à une trentaine de kilomètres, superbe moment. Par contre, même en fin de journée, il y fait TRES chaud encore en septembre.

Taxi : 55$ (Madjid – le grand- était mon chauffeur, absolument adorable) Hébergement + diner + petit déjeuner : 10$. Très bien.

Mahan

Madjid m’a déposée à Mahan sur le retour. Pas trop le choix sur l’hébergement, il n’y a qu’un seul hotel (Mahan Tourist Inn). Très propre, très confortable, très bien. 24e la nuit.

Le mausolée de Nematollah Vali se trouve à une dizaine de minutes à pieds. 100 000 l’entrée, mais on ne peut plus accéder au toit ni au musée.

Pour les jardins, 40 000 de taxi, 200 000 l’entrée. Très agréable. Quelques boutiques d’artisanat, une tchaikhana dans laquelle je n’ai pas mangé. Je conseille clairement d’y aller en fin de journée et de s’y attarder la nuit tombée.

Pour aller à Bam j’ai dû repasser par Kerman. On doit pouvoir attraper une voiture au vol sur la route mais je n’ai pas voulu m’attarder au bord de la route en plein soleil (oui, il fait encore chaud mi-septembre dans le sud). Possibilité de prendre le bus près du mausolée (10 000) mais il ne passe pas toutes les heures et j’ai préféré prendre un taxi pour Kerman – Maydan-e-Bam. 200 000 le taxi.

Bam

Taxi na dar baste de Kerman à Bam : 170 000. 2h de route.

Inévitable Akbar Guest House, gros coup de cœur effectivement. J’y ai passé deux jours alors qu’il n’y a pas grand-chose à faire : thé et dattes à volonté, se poser, bouquiner, papoter. Mr Akbar est un grand monsieur, très connu dans toute la ville, et évoquer son nom nous place en quelque sorte sous sa protection.

Le soir, ses amis s’y rendent afin de discuter avec lui et les touristes de passage, excellent moyen de rencontrer des iraniens anglophones et curieux. Il m’a invité à manger chez lui, et m’a organisé un tour dans la région (qanats et caravanserail) qui reste néanmoins à améliorer car le chauffeur était sympa mais mort de trouille face à la responsabilité de conduire ma petite personne.

Les prix ne sont pas vraiment définis. 15$ la nuit avec petit déjeuner et salle de bain, 30$ le tour, à peu près. Tout est négociable.

J’ai aimé la citadelle. J’y étais à l’ouverture (7h) et c’était un bon choix (il fait TRES chaud à Bam à cette période). Seule visiteuse présente, les ouvriers ont eu à cœur de m’ouvrir les portes et de me faire passer les barrières. Ils ont bien bossé, ça se reconstruit, et perso je trouve ça émouvant même si la majeur partie reste à terre. Un effort à encourager selon moi.

Meymand

Départ de Kerman : aller au terminal de bus pour acheter un ticket pour Shar-e-Babak, 110 000, environ 3h de bus.

A l’arrivée, prendre un taxi dar baste pour Meymand, 250 000 mais le chauffeur a été un vrai papa.

Comme à chaque étape je me suis pointée dans le village comme une fleur en n’ayant rien réservé, sauf que la guesthouse était fermée. Bonne chose, il y a maintenant deux employés gouvernementaux qui travaillent à Meymand à la conservation du patrimoine et au développement du tourisme dont l’un parle très bien anglais, et il m’a arrangé le coup avec le sourire.

J’ai finalement dormi « chez Salma » : une petite grand-mère adorable, en compagnie de sa famille. Grand moment, zéro confort ! 100 000 la nuit ou le repas préparé avec les herbes du coin, 60 000 le petit dej.

Cela m’a carrément sauvé cette étape car m’a première impression fut désastreuse : les femmes au bord de la route très insistantes pour vendre leurs petits sachets d’herbe, un village minuscule, charmant mais sans grand-chose à voir…. Je me suis demandé ce que j’allais y faire pendant 24h. Et en fait, y rester la nuit chez Salma m’a ouvert les portes, les villageois se sont montrés adorables et accueillants, c’était vraiment chouette.

Voilà voilà ! Disponible pour répondre à vos questions !
Iran pendant l'aïd?
by Cocottte · 2016-08-08 · 5 replies
J'ai dix jours de congés à prendre pendant l'aïd (mi septembre) et j'hésite pour le choix de la destination entre le Tadjikistan et l'Iran, avec un fort penchant pour cette dernière destination, où j'irais pour la troisième fois, direction le sud. 🙂

Votre avis sur la praticabilité de ce pays pendant cette grande fête?
Conseils aux voyageurs pour l'Iran
by Cocottte · 2016-04-13 · 1 reply
L'Iran semble être sacrément à la mode cette année, et les mêmes questions se posent souvent.... Je viens de tomber sur ce site (en anglais) écrit par une iranienne, ses pages de conseil sur son pays seront certainement utiles.... Notamment la section "Comment s'habiller quand on est une femme".😛 www.travestyle.com/...y/iran-travel-guide/
Voyage dans le Kurdistan turc
by Cocottte · 2015-07-16 · 11 replies
Bonjour à tous,

Je pars lundi en Turquie avec une amie et je me demande encore s'il est raisonnable de nous balader dans les régions kurdes en ce moment. J'aimerais avoir l'avis de personnes connaissant bien la Turquie, et cette région en particulier (la rubrique "Conseils aux voyageurs" du Ministère des affaires étrangères, je connais déjà!)

Le séjour sera court (une dizaine de jours). L'idée à priori serait d'aller à Diyarbakir (et de là, le Nemrut Dagi et Mardin) puis Van .

Questions: et-ce envisageable en ce moment d'aller à Mardin? (je pense également partir à la pêche aux infos une fois sur place.....) y a t-il des agences qui organisent un tour vers le Nemrut dagi depuis Diyarbakir? Qu'en est-il, au passage, de la sécurité à Diyarbakir? J'ai lu des infos contradictoires à ce sujet.... (Je ne parle pas de l'attentat récent, lié aux élections, mais de la sécurité au quotidien pour des étrangers) Existe t-il des bus de nuit pour faire Ankara-Diyarbakir? (vu la longueur, autant y passer la nuit, enfin s'ils sont suffisamment confortable)

Si quelqu'un a un contact d'un guide dans le coin, je suis preneuse!

Merci d'avance!
Oman: découvrir les coins reculés
by Cocottte · 2015-02-03 · 14 replies
Nous partons à deux filles à la fin du mois, pour une semaine. Oui, nous avons très envie de découvrir les coins reculés, mais non, conduire un 4x4 dans les dunes ne nous enthousiasme pas....

Nous sommes donc à priori parties pour dormir en couchsurfing (ou tente? à voir) sauf dans le désert où nous essaierons de trouver un petit campement modeste. Pour les déplacements, nous allons louer une petite voiture pour relier les grandes villes, avec l'idée de voir sur place pour s'arranger avec quelqu'un qui nous conduira off road.

Question donc: savez-vous s'il y a des petites agences, ou des antennes locales des grandes agences de Mascate dans les villes de l'intérieur? je pense notamment à Nizwa: nous aimerions faire un tour dans le djebel akhdar. Une idée de ville de départ pourune incursion accompagnée dans le Wahiba?

Merci d'avance!
Défouloir du concours de décembre - les petits machins
by Cocottte · 2014-12-01 · 224 replies
Râleries, questions, commentaires, photos hors concours..... c'est ici!
Concours photo de décembre: les petits machins
by Cocottte · 2014-12-01 · 196 replies
Ouvrir grand les yeux, observer, scruter, se décentrer, s’émerveiller….

Ce sont les petits objets du quotidien qui seront à l’honneur de ce concours….Objets d’intérieur ou d’extérieur, intimes ou publics, d’usage privé ou collectif….. Objets qui, seuls, pourraient être parfaitement insignifiants, mais qui prennent un autre sens dans leur contexte : décor, détournement, lumière particulière.

Mettez à l’honneur ces carafes, ces godasses, ces tapis, ces bougies, ces poignées, ces billets, ces pinceaux, ces stylos, placez-les dans la bonne main, sur le bon mur, dirigez la lumière, réglez votre appareil photo, et laissez la photo apparaître. Un peu de poésie !

Les paysages, les monuments seront hors sujets, mais les détails de bâtiments ne le seront pas (porte, poignée, …). Seront hors sujet également tous les objets non fabriqués par l’homme (pierre, végétaux ou autres). Les objets ne sont pas nécessairement posés, ils peuvent être aussi suspendus, accrochés.... Un seul objet peut être le sujet de le photo, cela peut aussi être deux ou trois objets associés (mais évitez le bric à brac, merci!) Pour donner une limite de taille, on dira que sont dans le sujet tous les objets pouvant tenir dans une ou deux mains (pas forcément jointes). L'humain n'est pas dans le thème, mais il peut néanmoins apparaître sur le photo, tant qu'il n'est pas le sujet principal.

Tout insignifiants soient-ils, ces objets doivent néanmoins nous faire voyager, que ce soir par leur usage, leur esthétique, ou le décor où ils se trouvent. Merci de nous indiquer où la photo a été prise, et, s’il y a lieu, de nous raconter sa petite histoire. Attention, objet insignifiant ne signifie pas photo insignifiante !

Etant organisatrice de ce concours, je n’y participerai pas (parce que c’est comme ça), je place donc ici quelques unes de mes photos que j’aurais pu y proposer….

Vous êtes invités à proposer jusqu’à 3 photos sur ce post du lundi 1er décembre au samedi 20 décembre à minuit, heure de Paris. De préférence, ne mettre qu’une seule photo par message, en la numérotant. Les votes auront lieu du dimanche 21 décembre 00h01 au samedi 27 décembre àminuit, heure de Paris. Vous voterez pour 3 photos, en indiquant clairement le nom de l’auteur, le numéro de la photo, et le nombre de points que vous lui attribuez (ex : Pseudo N°3 : 1 point). Les miniatures des photos choisies sont les bienvenues ici.

Le gagnant est celui qui obtiendra le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, ou, à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de janvier qu'il organisera. Les ex-aequo à une autre place que la première ne seront pas départagés.

On peut voter sans avoir participé, participer sans voter, ne pas participer et ne pas voter….

La diaporama suivra bientôt (c’est que je n’ai encore jamais fait ça moi !)

Bon concours à tous !

Pour les râleries et les questions, c’est ici….

Photo 1: carafe, Jordanie Photo 2: planisphère en farsi, Iran 😉 Photo 3: chapelet et pierre à prière, Iran Photo 4: disjoncteurs en plein air, Liban
Yazd en août (Iran)
by Cocottte · 2014-08-03 · 3 replies
Je saiiiiiiis, ce n'est pas la bonne saison.... Mais je n'ai pas pu y aller cet hiver, et comme je ne sais pas si je retournerai une troisième fois en Iran.... 😇

Nous avons prévu de commencer notre périple iranien par le plus "chaud" (question températures) pour finir par le plus "frais" (la région de Tabriz). Donc, Yazd et Shiraz au début de notre périple....

Pensez-vous qu'il soit possible de faire des excursions autour de Yazd au mois d'août? j'imagine que les tours dans le désert à pied ou à dos de chameaux ne sont pas franchement conseillés, mais qu'en est-il du triptyque Chak-Chak / Meybad / Kharanagh? Histoire d'avoir une idée du nombre de jours qu'on passerait dans ce coin. A priori nous ne sommes pas pas parties pour aller au caravansérail Zein-O-Din, hors budget.
Trekking en Iran
by Cocottte · 2014-05-13 · 23 replies
Bonjour à tous les connaisseurs d'Iran!

Je retourne dans ce pays en août avec une amie (2ème voyage pour moi) et nous souhaitons faire quelques jours de rando/trekking dans les montagnes afin d'échapper un peu à la chaleur estivale qui ne manquera pas de nous accabler à Shiraz, Esfahan, Yazd ou Téhéran. Pensez-vous que les températures nous permettront de marcher en cette saison dans le Nord / Nord-Ouest du pays?

J'ai en tête de marcher dans la célèbre vallée d'Alamut, mais peut-être connaissez-vous d'autres coins où la marche est agréable? Précision, l'ascension de haut pic ne nous tente pas, nous voulons surtout découvrir à vitesse d'homme des coins un peu plus isolés.

Je préfère passer par un guide local.... ça existe? Une petite agence iranienne spécialisée dans les activités sportives ferait mon bonheur total! 🙂 Ou peut-être connaissez-vous un iranien anglophone qui pratique ce genre d'activités....

D'avance, merci!😎
Kurdistan irakien, infos mai 2014
by Cocottte · 2014-05-06 · 20 replies
Infos toutes fraiches du Kurdistan irakien, peut-être que cela pourra servir à d’autres !

Argent Taux de change fin avril 1$ = 1 210 dinars irakiens. Les commerçants acceptent les dollars sans problème, dans les grandes villes du moins. Possibilité de changer au bazar d’Erbil (sur le trottoir extérieur), sinon payer dans un magasin en dollars et il rendra la monnaie en dinar. Emmener du cash, les distributeurs de monnaie sont rares et les retraits apparemment surfacturés. Aux dernières nouvelles, les deux fonctionnant à peu près se trouvent à l’hôtel Rotanna et dans le family mall.

Moyens de transport Eh bien… le taxi ! Les transports en commun semblent rarissimes dans le pays. Quelques bus brinquebalants sont visibles en ville, mais je n’ai rien vu pour aller d’une ville à l’autre. Pour rejoindre les grandes villes, aller dans les garaj (direau taxi garaj la Dohuk, par exemple) et prendre des taxis partagés. Pour Suleimanyeh, 15 000 dinars la place à l’arrière, 20 000 à l’avant. Pour les excursions en dehors des grands axes, le plus pratique est de louer un taxi à la journée. Entre 150 et 200 dollars en fonction du trajet et de la longueur de la journée.On doit pouvoir négocier plus serré mais notre chauffeur avait refusé de discuter du prix et on lui a mis les billets quasi de force entre les mains sans trop savoir si c’était trop ou pas assez…

Sécurité J’y étais en pleine période d’élections, autant dire « période hautement sensibles ». Toujours se balader avec son passeport dans la poche, onvous le demandera 5 fois par jour minimum. Nombreux check-point autour d’Erbil, aéroport hyper sécurisé…. Les kurdes ont la phobie des attentats (ils ont été durement touchés en septembre 2013). Les jours d’élections, concrètement, cela se traduit par les routes coupées dans tous les pays, et le « chacun chez soi ». Impressionnant, mais si vous pouvez éviter, cela est largement préférable ! Certaines routes vous font passer par des zones contrôlées par l’armée irakienne. Formellement déconseillé. On a pris la route Erbil-Suleimaniyeh (via la banlieue de Kirkouk), Erbil-Dohuk (via la région de Mossul), pas eu de pb. Mais bon, pas à conseiller.

Filles On voit peu les femmes. Attendez-vous à vous faire regarderde manière curieuse et peu discrète, mais rarement déplacée. Privilégiez quand même les tenues couvrantes si vous n’aimez pas vous sentir déshabillée du regard. Les relations avec les hommes kurdes ont toujours été cordiales, aucune drague n’a été tentée, pas entendu (ou compris) non plus de propos déplacés. D’une manière générale, les kurdes ont un sens de l’accueil absolument phénoménal. Un vrai plaisir ! Lancez un choni ! (salut enkurde) et vous aurez un magnifique sourire en retour. Nous avons le souvenir de grands moments partagés, de beaux fou rires, d'instants improbables et finalement très beaux.

Langue Bon courage ! Les kurdes parlent donc le kurde (mais pas tous le même). La plupart comprennent l’arabe, et le parlent à peu près, mais avec réticence. Enfin, avec des européens, ils s’adaptent (surtout dans les bazars !), ils sont déjà bien étonnés qu’on parle une langue de la région. Le farsi ou le turc vous aideront aussi. Les anglophones ne sont pas si fréquents ! On a néanmoins rencontré deux francophones, dont l’un est guide à Amna Suraka (l’ancienne prison des servicesde renseignement irakien). Les jeunes semblent se mettre aux langues occidentales mais il y a encore du boulot !

Randonnée J’ai tellement galéré à trouvé quelque chose que je partage avec plaisir mes trouvailles ! Actuellement, un groupe FB est actif et un expatrié fait des randonnées régulièrement le vendredi. Chercher Rock Ur Bones et justifiez votre demande auprès de l’administrateur si vous êtes intéressés. Sinon, en contactant Nature Irak et en étant renvoyée de mail en mail, je suis tombée sur un super guide près de Barzan, au Nord. Il connaittrès bien sa région, parle parfaitement anglais et est très sympa. Si intéressé, contact en mp.

Hébergement Aucune info à vous donner, nous étions hébergée chez un ami à Erbil….

Repas Kebab kebab et kebab dans les restos Essayez d’y échapper, ou du moins demandez où on peut en manger des vraiment bons ! Parce que les kebabs au gras, on a inventé mieux… Dans les bazars, trouvez les restos bondés et suivez vos voisins de table. On a eu de bonnes surprises ainsi (poulet – riz tout à fait correct). A Erbil, demandez où on peut manger du mazghouf, le plat national irakien(carpe grillée), un délice, mais à commander deux heures à l’avance minimum ! Si on vous invite à partager un pique nique ne refusez surtout pas. Les kurdes sont les ROIS du pique-nique !

Guides pratiques : Quasiment rien…. Un chapitre de 30 pages dans le LP Middle East 2012 (téléchargeable). Un guide Bradt sur l’Irak uniquement culturel. Deux sites de voyageurs pratiques :
http://backpackiraq.blogspot.com/ http://www.f0ll0w-me.fr/...for-cheap/traveltips

Dispo pour plus d'infos! 🙂
Visa pour le Kurdistan (Irak): une ou multi entrées?
by Cocottte · 2014-03-19 · 3 replies
Quelqu'un pourrait-il m'indiquer si le visa de 15 jours accordé à l'arrivée à l'aéroport d'Erbil est un visa une ou multi entrées? En d'autres termes, puis-je sortir d'Irak vers la Turquie (Diyarbakir) et y retourner ensuite, tout ça par la route?

Merci d'avance!
Oman: bon plan pas cher?
by Cocottte · 2014-02-04 · 3 replies
Avec une copine on a bien envie de faire un tour là bas fin 2014 mais lorsque je vois le prix des différentes agences, y compris locales, je manque de m'étrangler!!!

On voudrait faire de la rando, et pour cela passer par un guide local. Savez-vous s'il existe une agence omanaise "modeste", qui ne prenne pas des prix exorbitants, comme cela se fait en Jordanie par exemple??? Dodo sous tente, confort minimal, ça nous irait très bien....

Si vous avez ça sous le coude..... un grand merci! 🙂

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