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Quelques semaines au Tadjikistan, dans les montagnes et plateaux du Pamir
by Djoop · 2017-11-18 · 52 replies
[ Partie 1 : Premières impressions de Douchanbé à Khorog. ] [ Partie 2 : La vallée du Wakhan. ] [ Partie 3 : D'Alichur à la vallée de Bartang. ] [ Partie 4 : Vallée de Shokh Dara, Zorkul et Shaimak. ]

Bonjour à tous,

Je consulte régulièrement ce forum avant de partir en voyage, mais je n'ai jamais contribué jusqu'à présent. J'ai décidé de poster quelques photos prises au Tadjikistan cet été (il n'est jamais trop tard), principalement dans le sud du Pamir, en espérant qu'elles puissent inciter certains lecteurs à passer du temps dans cette région. J'ai vu en effet lors de ce voyage beaucoup de gens courir après un avion, un visa ou le pays « d'après », alors avis à ceux qui prévoient de s'y rendre : n'allez pas trop vite ! Il y aura peut-être surtout des paysages, car je n'aime pas trop mettre de portraits en ligne sans avoir demandé l'accord. De toute façon, vu la beauté des paysages et la densité de la population, je n'ai pris que très peu de portraits :)

Un petit rappel géographique avant de commencer : le Tadjikistan est situé en Asie centrale, coincé entre l'Ouzbékistan à l'ouest, l'Afghanistan au sud, la chine à l'est, et le Kirghizistan au nord. C'est à dire à peu près au milieu sur la carte ci-dessous.



J'ai fais pas mal de détours lors du voyage, mais voici un tracé plus ou moins approximatif pour donner une idée.  Je n'ai pas tracé le trajet retour car ça devenait illisible, mais j'avais un vol aller-retour donc je suis reparti en sens inverse.

 

Arrivée fin juillet à Douchanbé, au milieu de la nuit. Le hall de l'aéroport est bondé, mais les rues autour de l'auberge de jeunesse sont sombres et désertes. Je visite la ville au petit matin, puis en fin d'après-midi. Entre les deux, la chaleur est étouffante, il me faut un peu de temps pour m'habituer. Je reste trois jours à visiter les lieux et à échanger des informations avec les autres voyageurs. La ville laisse une impression étrange, beaucoup d'immeubles étant vides, à l'abandon ou en travaux. Les quelques parcs sont bienvenus pour s'abriter de la chaleur, mais je m'étonne tout de même de voir autant de fontaines et de dorures. Le contraste entre les artères centrales et les autres quartiers est assez important. J'erre un peu au hasard, la ville est assez calme  on tombe parfois sur de bien jolies maisons là où l'on ne s'y attend pas. Il y a également un bon lot de grandes constructions en béton, parfois ornées de mosaïques soviétiques. Le marché alimentaire « Green Bazaar » vaut le détour, j'y repasserai de nombreuses fois. Plus excentré en allant vers le sud, le « Korvon Bazaar » est composé de plusieurs bâtiments qui s'étendent sur plus d'un kilomètre  on y trouve pratiquement tout, c'est assez amusant à visiter.

[ 1. Boucher au Green Bazar. ]

[ 2. Green Bazaar. ]

[ 3. À l'est du Green Bazaar. Vous l'aurez compris, impossible de ne pas manger de pastèque, et le melon jaune est exquis. ]

[ 4. Entrée nord du Korvon Bazaar. Chacun attend une Marchroutka dans une sorte de cohue étonnamment agréable. ]

[ 5. Monument d'Ismaïl 1er (Samani), en centre-ville. ]

[ 6. Et à deux rues, les bulldozers sur les toits… chercheur l'erreur. ]



[ 7. On ne rigole pas avec le pain ici. D'ailleurs tant qu'il est frais, c'est délicieux. ]

D'un point de vue pratique, je logeais à Green House en arrivant, et avant mon vol retour je suis allé à Yeti Hostel, qui est juste à côté. On peut accéder au Green Bazaar à pied en 10min, et au centre-ville en continuant un peu plus  il est également possible de se rendre à pied à l'aéroport, qui est situé au sud, et pour ceux qui n'aiment pas marcher il y a beaucoup de marchroutkas, notamment en rattrapant les avenues Ayni ou Rudaki, il faut juste identifier les bonnes lignes. J'ai eu beaucoup de mal à trouver un distributeur acceptant ma mastercard et ayant de l'argent (beaucoup sont à sec !), il semble que celui du Sheraton soit une valeur sûre.

Je pars après pour Khorog (au bout de la flèche rouge sur la carte du début), qui est la capitale de la région du Haut-Badakhchan − comprendre : toute la moitié est du pays. Il y a plein de choses à voir entre les deux, mais la plupart des chauffeurs font le trajet en un jour. Mon sac est rempli de consommables prévus pour partir randonner, et j'ai envie de rejoindre assez rapidement les montagnes, je décide de foncer et de m'arrêter au retour − ce que je n'aurai bien évidemment pas le temps de faire. Il y a aujourd'hui deux routes pour effectuer le trajet, mais la route du sud est bloquée suite à des éboulements, et nous prenons donc la route de montagne. À partir de Qalai Khumb, la route longe le Panj, dont les eaux vives et boueuses nous séparent de l'Afghanistan.

[ 8. Départ matinal, pour s'assurer une place. ]

[ 9. Crevaison après quelques dizaines de kilomètres. Certaines voitures font presque voyager dans le temps. ]

[ 10. Pause déjeuner en route. Ça sera du plov. ]

[ 11. Une certaine expertise dans la construction des ponts… ]

[ 12. Euh… peut-être ai-je parlé un peu vite. ]

[ 13. En montant vers le col. Bravo aux quelques cyclistes doublés en route. ]

[ 14. Diantre, comment un tel pli a t-il pu se retrouver avec le temps sur un sommet comme cela ? ]

[ 15. Col de Sagirdasht (3252m, m'enfin on avait arrêté de compter bien avant). ]

Nous ferons tout de même de nombreux arrêts sur la route, plus ou moins prévus. On notera entre autres une crevaison après 30km (on était encore sur l'asphalte !), ou encore un poids lourd avec remorque bloqué au milieu de la piste, bloquant le trafic dans les deux sens pendant plus de deux heures. À chaque poste de contrôle, le chauffeur doit laisser quelques billets. Nous arriverons finalement vers 2h du matin, c-à-d. plus tard que toutes les prévisions. Je passe deux jours dans la ville, qui est encaissée au début de la vallée de Gunt et parsemée de peupliers, et m'habitue petit à petit. Ma descente (en thé) augmente de jour en jour, c'est très certainement un signe d'adaptation. Je n'ai pas encore saisi toutes les subtilités de la cuisine locale, mais mes espoirs sont plutôt modérés de ce côté.

[ 16. Franchement, je crois qu'il faut arrêter de râler contre ceux qui se garent en double file, là c'est un autre niveau quoi. ]

[ 17. Khorog, le Gunt et les peupliers. Quoi de plus ? ]

Je m'arrête là à cause de la limitation à 20 photos. Cela pourrait être le premier post d'une série de 4, est-ce que la suite intéresse quelqu'un ?

La suite : [ Partie 2 : La vallée du Wakhan. ]
Correspondance annulée avec Uzbekistan Airways, report 3 jours plus tard
by Djoop · 2017-06-13 · 4 replies
Bonjour,

j'ai acheté il y a quelques mois un vol AR Paris/Dushanbe avec une escale de 3h à Tashkent dans les 2 sens. J'ai reçu hier un mail m'annonçant que le vol aller Tashkent > Dushanbe était annulé, et j'ai été replacé automatiquement sur le vol suivant… 3 jours plus tard ! J'ai l'impression qu'ils avaient 2 vols par semaine lorsque j'ai réservé, et maintenant plus qu'un. Je n'ai bien entendu pas vraiment l'intention de dormir 3 jours dans l'aéroport.

L'achat ayant été effectué par Travelgenio pour plusieurs raisons, je les ai contacté et ils m'ont dit qu'ils voyaient avec la compagnie aérienne ce qu'ils pouvaient me proposer, mais j'ai quelques doutes vu la réputation de cet intermédiaire… Indépendamment de cela, je me demande quels sont les droits du client dans ce cas ?

- Je sais que je peux me faire rembourser le vol, mais mon intention est de partir, et tous les autres vols à d'autres dates sont au minimum 200-300€ plus cher, donc ça ne paraît pas judicieux. - Est-il possible de leur demander de prendre en charge un Tashkent>Dushanbe sur une autre compagnie si eux n'ont pas de vols ? (Pour peu que ça existe, j'ai l'impression qu'ils n'y a pas d'autres vols directs.)

Si quelqu'un a en tête une idée qui ne consiste pas à passer 3 jours dans la zone internationale de l'aéroport, ni à payer 60€ le visa de transit pour Tashkent + le coût d'aller à Paris faire ledit visa, je suis preneur :)

Et accessoirement : je sais que je ne peux m'en prendre qu'à moi-même pour être passé par Travelgenio, mais le mal étant fait… ceux qui ont déjà eu ce genre de mésaventures savent-ils quel est le meilleur moyen le plus efficace de régler ce genre de situation ? Appeler Travelgenio et attendre une réponse lorsqu'ils promettent qu'ils vont faire quelque chose ? Appeler directement la compagnie à un coût exorbitant ? Essayer de joindre un bureau en France de la compagnie ?

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