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Rio sans langue de bois
Je reviens d'un séjour de 10 jours au Brésil.
J'y ai fait Rio, Ilha Grande et Iguaçu, et j'ai passé Noël et le nouvel an à Rio.
J'ai beaucoup potassé les différents guides, forums, et j'ai lu énormément d'avis qui disent un peu tout et n'importe quoi, surtout question vie sur place et sécurité. Je vais vous épargner les heures d'écumages de forums et de posts dans un français (presque) aussi approximatif que celui de Ribéry. Ça puis les guides qui restent dans le bien consensuel, "faites ce qu'on vous dit et ça se passera comme un charme". On peut diviser les avis en trois idées: - Rio est une ville dangeureuse, *insérer ici une anecdote avec des morts, des couteaux, des pistolets ou les trois*. - Rio ça craint rien, je me balade avec ma Rolex et j'ai jamais eu de problème. - Rio, si on fait attention, ça craint pas plus que Paris.
Difficile de séparer le bon grain de l'ivraie. Mon coté misanthrope et hautain ayant la vie dure, je me suis remémoré des images des hordes de touristes qui pullulent sur les sites et suis parti en me disant que "oui ça doit probablement craindre si on se balade avec son reflex autour du coup et son maillot du Brésil fraichement acheté (pour faire local, of course)". Moi je suis pas si con, je ferais gaffe et ça va bien se passer.
Je m'en suis donc allé, avec l'idée de faire quelques belles photos, j'avais donc investi dans un bridge de 300 et quelques euros, des habits qui je trouvais sobres et/ou de mauvais goûts (oui vous voyez ce T Shirt que vous mettez le dimanche avec délectation car -vous vous en branlez après tout personne ne vous voit-). Ça et puis quelques habits plus corrects, histoire de faire une ou deux photos où ma présence ne viendrait pas gâter la magnificence des paysages.
Règles auto imposées: - Arriver sur place le plus dégueulasse possible, afin de prendre la température, ne rien laisser apparaitre d'intéressant, et aller jeter le plus vite possible à mon hotel la grosse valise qui fait bien touriste. - demander un coffre fort dans chaque hotel, y mettre les objets de valeur + les passeports à chaque départ et faire la grosse valise avec un cadenas. - un peu d'argent dans une poche afin de donner un os à ronger en cas d'attaque, le reste dans une poche cachée. - sortir avec des photocopies du passeport - pas de montres, bijoux, boucle d'oreilles, carré hermès ...
Quant à l'appareil photo: - vérifier d'être entouré de gens pas trop suspects - vérifier la position du représentant des forces de l'ordre le plus proche - revérifier la faune alentour - sortir l'appareil, prendre les photos, ranger l'appareil, revérifier.
Voilà les précautions que j'ai prises.
Les brésiliens: Sont des gens très chaleureux, accueillants, toujours prêts à vous aider. Peuple très bigarré, on voit de toutes les couleurs, mais ne croyez pas que vous passerez pour un brésilien si facilement. En effet, ça ne sera pas la couleur de votre peau qui vous trahira, mais vos vêtements. Si vous voulez vous fondre dans la masse il vous faudra investir, munissez vous de 50 euros, allez à Tati achetez 10 T shirts unis, 5 shorts moches, 1 paire de chaussures (moches, attention c'est important), 2 paires de tongs. Vous voilà brésilien. Si vous vous baladez avec plus de 15 euros sur le dos, vous resterez El Gringo. Les habitants de Rio n'ont aucun goût vestimentaire, et je serais tenté de dire aucun goût tout court. Musique aseptisée, architecture sans charme, même les maillots de bain font surannés. Bref n'y allez pas pour faire sensation, ni même du shopping. (Brasilia serait déjà plus porté mode).
Si vous ne parlez pas portugais, passez champion de pictonnary, tabou, whatever... En effet le brésilien, quel que soit l'age, ne pane pas un mot d'anglais/français/espagnol. A part dans les hotels, et dans certains centres d'informations touristiques. En gros si vous parlez français -anglais et baragouinez une autre langue, plaquez tout, apprenez le portugais et vous pourrez briguer un poste de diplomate au Brésil. Cependant il faut avouer qu'on se fait bien comprendre pour les choses simples, bouffe, taxi, directions, bus, vous vous ferez comprendre assez facilement, et vous serez bien renseignés. Pour lancer une conversation et demander quelque chose de pointu amusez vous.
Le climat: Chaud et humide toute l'année apparemment. J'ai eu des journées changeantes, du style gris le matin, soleil de plomb l'après midi et grosses pluies en fin de journée. Et c'est toujours comme ça. Ne sortez jamais sans un K Way dans votre sac du coup, un pull est amplement suffisant, même si vous êtes frileux.
Arrivée à l'aéroport : Deux choix pour en partir: - navette, pas chère, rapide et sure, vérifiez son trajet avant de vous lancer dedans, car si vous avez 500 mètres à faire pour aller de l'arrêt à l'hotel c'est déjà trop. 2 Reals par personne à peu près. - taxi: demandez de mettre le compteur, vous pouvez rallier Copacabana pour une trentaine de Reals max alors qu'ils vous proposeront tous des courses pour 60/70 Reals.
ATTENTION : Si votre hotel est dans le centre et que vous arrivez le matin, le soir, ou en week end prenez le TAXI, jusqu'à la porte de votre hotel car le centre est un véritable coupe gorge pendant ces périodes. D'ailleurs privilégiez le taxi même pour quitter votre hotel du coup. Si vous tenez à améliorer votre temps au 100 mètres allez donc vous balader dans le quartier le dimanche matin par exemple.
A voir à faire :
Le Pain de Sucre
Allez y en bus, vous avez un téléphérique qui peut vous emmener au premier promontoire. La place et la plage qui sont au pied du téléphérique sont mignonnes et pleines de charme, à gauche de la plage vous trouverez un petit chemin bétonné qui permet de faire le tour de la première montagne, très agréable. Au milieu de ce chemin vous trouverez un chemin de terre qui grimpe à travers la jungle et qui vous emmènera en haut de la première montagne. La balade dure près d'une heure 30, ça grimpe sec, c'est plutôt sympa. Prenez de l'eau et de vraies chaussures par contre. Pas d'autre recommandation pour le pain de sucre, c'est sublime.
Copacabana et Ipanema
Deux immenses plages, bétonnées certes, mais magnifiques, superbe panorama des deux cotés. Vous pouvez aller à Arpoador, sorte de pointe entre les deux plages pour avoir une vue sur les deux. Restez sur vos gardes sur ces deux plages, des touristes se font détrousser en pleine journée au milieu de la plage (pourtant toujours bondée). Evitez à tout prix les petits restos face àa la mer, qui ont l'air de sympathiques cantines. Niveau bouffe, le rapport qualité prix est pire que le Mac Do. C'est tout bonnement infect, et hors de prix (du genre 25 euros la pizza dont même votre chien ne voudrait pas).
Corcovado
Je suis monté par le petit train et redescendu à pied par la route qui traverse la forêt. En passant par le mirador, on marche entre des arbres de 30 mêtres, j'ai même eu le loisir de filmer une famille de singes qui cassait la croûte 10 mètres au dessus de nos têtes. Le mirador est à faire après le Corcovado, car moins bondé et je trouve, plus charmant. (c'est là qu'à été tourné la scène d'OSS117 avec les pétards). Concernant la descente, je l'ai trouvé délectable à souhait mais NE LA FAITES PAS A PIED comme nous. (je vous renvoie à ma conclusion pour le pourquoi du comment).
Prenez un taxi pour vous emmener au mirador, demandez lui de vous attendre et repartez en bas avec lui. D'ailleurs en bas de la descente se trouve une favela, qu'on a traversé en faisant du stop.
Lapa (déconseillé)
Le montmartre de Rio. Vous y croiserez des ruelles crades, et une faune assez variées, des vendeurs à la sauvette côtoient des clochards dans l'indifférence des jeunes cadres dynamiques qui déambulent sous le regard concupiscent de travelos accoudés à la fenêtre de maisons délabrées. Ne vous trompez d'ailleurs pas de rue, il y'a une favela collée au quartier, et il est de ces ruelles qu'on s'essaie à emprunter, mais dès lors qu'on aperçoit les regards interloqués des passants et d'une bande au fond qui stoppe ses activités pour mieux vous regardez arriver, on se dit humblement que plutôt que de satisfaire la curiosité de ces braves gens, on va quand même rebrousser chemin hein. Voilà, à vous de voir si vous voulez sortir votre appareil photo ou arborer votre sac à dos dans ces eaux là. Les seuls trucs à voir seraient les arches de Lapa qui sont très photogéniques (attention j'ai pas dit jolies), et sur la même place se trouve une bâtisse complétement délabrée avec néanmoins un cachet certain avec ses couches de peinture écaillée et une légère mousse qui vient redonner une touche d'authenticité au tout. C'est tout. Pas besoin d'aller plus loin.
J'ai visité ce quartier de jour, l'ambiance change peut être la nuit, mais bon ça m'étonnerait que ça passe du Mordor à Disneyland sitôt le soleil couché.
Beaucoup de guides/gens, disent de venir danser le soir à Lapa, j'ai vu le "quartier dansant" la nuit, en gros c'est trois bars pleins de brésiliens avec de la musique. M'est avis que ça n'a absolument aucun intérêt si vous ne parlez pas brésilien Si vous avez la fibre bobo allez y donc, c'est "so typical", mais allez y en taxi, faites vous poser pile devant, et repartez en taxi. Et ne vous éloignez pas du bar. Et que Toutatis vous garde.
Noel et jour de l'an à Rio.
Noel pas grand chose à en dire, si ce n'est que tout est fermé. Pas évident de trouver un resto à un prix abordable. Jour de l'an, prenez Copacabana, les hotels et restos avec vue sur la mer, prenez les prix pratiqués en général, multipliez les par 20 et vous avez le compte. Un menu le soir du réveillon coute de 200 à 400 Réals. Par personne. Cherchez plutôt des Mc Do, Subway si vous n'avez pas les moyens.
Santa Theresa
Aaaah Santa Theresa. Le quartier bourge de Rio, où il fait bon vivre, où les guides disent que la police rode, où les locaux nous disent que "ne vous inquiétez pas ça craint rien", le quartier où je me suis fait tirer mon appareil photo par un camé à 50 mètres du poste de police. Vous pouvez prendre le Bonde (arrivez y tôt, c'est blindé) pour rejoindre ce quartier plutôt vert où vous trouverez de jolies maisons bourgeoises, des murs avec des tags qui tendent plus vers l'art que vers la dégradation. Ambiance plutôt bobo crassouille dans ces ruelles qui semblent paisibles en somme. On a donc déambulé quelques heures dans ce quartier, en respectant la routine habituelle, pour arriver à l'arrêt de tram où les guides disent de descendre pour commencer la visite. Après quelques arrêts dans des magasins de souvenirs en compagnie de touriste en mode relachés: boucles d'oreilles, appareils photos à la main. La fleur au fusil en somme. En sortant nous nous sommes engouffrés dans une rue, qui semblait tranquille, quand un camé est sorti de derrière une porte (il devait nous avoir repéré depuis quelques ruelles déjà), a agrippé ma lanière d'appareil photo. Là c'est le désespoir qui m'envahit, ce que je redoutais le plus arrivait, malgré les précautions, et j'allais perdre mon appareil avec mes 300 photos et avec lui l'image que j'avais du Brésil, je me suis dit "NON, FUCK THAT BASTARD", j'ai agrippé la lanière moi aussi et ai tenté de lui résister. Dans la panique je me suis rappelé des "si on vous attaque, lâchez tout, ils sont armés et tuent facilement", et dans le flou j'ai cru que ce crevard m'attaquait sans arme, je vais donc pour lui mettre un pain, quand mon père s'est écrié "lâche, lâche putain", j'ai lâche la lanière, et l'autre s'est enfuit avec derrière sa porte pour retourner dans son trou à rat. Il avait un couteau, en fait, et moi la main en sang, j'ai du prendre un coup sans m'en apercevoir. C'est arrivé à 50 mêtres du commissariat, 40 du magasin de souvenir, avec des gens dans la rue. Voilà. Je suis allé au commissariat accompagné par un habitant totalement désespéré pour moi, pour y trouver un policier ne parlant que brésilien, qui avait l'air vraiment désolé pour moi. Il a appelé sa patrouille, sont arrivés deux vermines, qui n'ont pas eu besoin de bien longtemps pour me faire comprendre qu'il étaient pourris jusqu'à la moelle. Il m'ont toisé sans sourciller, sans surprise, sans émotion, eux étaient sous disant partis faire une patrouille de l'autre coté, comme par hasard. Je me suis ensuite rendu à l'hôpital pour 4 points de suture, c'était ce genre d'hôpital où vous vous dites que vous allez repartir de là avec un truc pire que ce pourquoi vous étiez venu.
Conclusion
Si vous allez à Rio, ne sortez avec rien que nous n'accepterez pas de vous faire voler. Vous voulez faire de belles photos, transcendés par la beauté des paysages qui vous entourent ? Oubliez. Ou alors prenez 5/6 cartes mémoires, changez les chaque soir, assurez votre appareil car il a de grandes chances d'y passer. Reste aussi l'option du pc portable et du transfert des photos dessus tous les soirs, tellement agréable à faire en plein voyage, et surtout cela implique de se faire un sang d'encre pour le PC portable aussi. Si on vous attaque, ne résistez pas, j'ai eu énormément de chance. Ces pourritures des favelas sont des tarés, à mon retour j'ai raconté ça et j'ai eu un nombre d'anecdotes ahurissant, des mecs qui se faisaient planter en plein Copacabana pour un sac à dos, des cars de touristes qui se faisaient braquer à Lapa (tiens, Lapa), les mecs qui s'arrêtent pas au feu rouge la nuit de peur de se prendre une balle par un mec planqué près du feu, des mecs qui se font kidnapper contre une rançon ... Cette ville est une ville dangereuse pour les touristes, car de partout on a un faux sentiment de sécurité. Exemple à la descente du Corcovado : on a croisé une voiture de flic ou un taxi toutes les 3 minutes. On se dit "c'est bon c'est tranquille". Durée de l'agression : 20 secondes, et j'ai "résisté". Devinez combien de temps il leur faut pour vous crever et vous dépouiller ? Tous les guides vous le diront, la descente du Corcovado c'est un vrai coupe gorge et seuls les inconscients la descendent à pied. Et rétrospectivement c'est compréhensible. La police est la police de "troupe d'élites", sur 5 gars, vous en avez un qui veut faire bouger les choses et qui s'investit, 2 qui veulent juste pas se faire tuer et 2 qui trafiquent avec les favelas. N'attendez rien des policiers, rien. Rio est une ville sublime, les brésiliens sont des gens charmants, mais elle est gangrénée par ces favelas, et ça désole tous les gens honnêtes.
Je poste ce pavé car sans cette agression, je serais revenu de Rio comme une fleur "ville magnifique blabla, si on fait bien attention ça craint rien, allez y les yeux fermés. Il y'a que les touristes négligents qui ont des problèmes". Là, j'ai une vision plus complète.
Ah et sinon aller visiter une favela avec un guide ça redéfinit le mètre étalon de la connerie. On vous emmène dans une favela en vous disant "attention c'est dangereux mais regardez, bousculez vos aprioris, ça craint pas tant que ça c'est juste que ... Gnagnagna". Vous allez visiter un truc aseptisé, comme un safari avec un lion limite dressé qui bouge pas quand la voiture de touristes arrive. Vous pourrez rentrer et lancer à vos diners mondains des "oui j'ai vu des lions, on s'en fait toute une histoire mais c'est plutôt peinard comme bestiole." Les guides vous diront "aller visiter les favelas peut être un acte humanitaire et bousculer les préjugés", mais par contre y aura d'autres sections où on vous rabâchera de pas entrer dans une favela seul, vous saisissez la nuance ? Bref un bon truc à gogos.
Rideau.
Rajouts:
Les cartes postales (EDIT)
J'avais posé une diatribe sur la poste brésilienne car au bout d'un mois aucune de mes cartes n'était arrivée. En fait elles ont mis un moins et demi, mieux vaut tard que jamais. Elles sont d'ailleurs toutes arrivées, sauf une pour le Canada mais j''ai probablement du mal l'affranchir. Mea culpa donc.
On m'a aussi fait très justement remarquer que je n'avais pas donné mon avis sur le voyage.
Bilan:
En fait c'est assez difficile à décrire en peu de mots, sans tomber dans l'étalage de superlatifs, donc je vais faire court et sobre. Rétrospectivement, c'était merveilleux. Disons que ça m'aurait fait chier de mourir avant d'avoir vu ça, et à chaque fois que je tombe sur des photos ou des vidéos de lieux visités le pincement au cœur ne se fait pas attendre. Extrêmement enrichissant. Pourtant à chaque fois qu'on me parlera d'un futur voyage au Brésil j'émettrai une réserve, c'est une destination que je recommanderai chaudement mais sous certaines conditions.
J'ai beaucoup potassé les différents guides, forums, et j'ai lu énormément d'avis qui disent un peu tout et n'importe quoi, surtout question vie sur place et sécurité. Je vais vous épargner les heures d'écumages de forums et de posts dans un français (presque) aussi approximatif que celui de Ribéry. Ça puis les guides qui restent dans le bien consensuel, "faites ce qu'on vous dit et ça se passera comme un charme". On peut diviser les avis en trois idées: - Rio est une ville dangeureuse, *insérer ici une anecdote avec des morts, des couteaux, des pistolets ou les trois*. - Rio ça craint rien, je me balade avec ma Rolex et j'ai jamais eu de problème. - Rio, si on fait attention, ça craint pas plus que Paris.
Difficile de séparer le bon grain de l'ivraie. Mon coté misanthrope et hautain ayant la vie dure, je me suis remémoré des images des hordes de touristes qui pullulent sur les sites et suis parti en me disant que "oui ça doit probablement craindre si on se balade avec son reflex autour du coup et son maillot du Brésil fraichement acheté (pour faire local, of course)". Moi je suis pas si con, je ferais gaffe et ça va bien se passer.
Je m'en suis donc allé, avec l'idée de faire quelques belles photos, j'avais donc investi dans un bridge de 300 et quelques euros, des habits qui je trouvais sobres et/ou de mauvais goûts (oui vous voyez ce T Shirt que vous mettez le dimanche avec délectation car -vous vous en branlez après tout personne ne vous voit-). Ça et puis quelques habits plus corrects, histoire de faire une ou deux photos où ma présence ne viendrait pas gâter la magnificence des paysages.
Règles auto imposées: - Arriver sur place le plus dégueulasse possible, afin de prendre la température, ne rien laisser apparaitre d'intéressant, et aller jeter le plus vite possible à mon hotel la grosse valise qui fait bien touriste. - demander un coffre fort dans chaque hotel, y mettre les objets de valeur + les passeports à chaque départ et faire la grosse valise avec un cadenas. - un peu d'argent dans une poche afin de donner un os à ronger en cas d'attaque, le reste dans une poche cachée. - sortir avec des photocopies du passeport - pas de montres, bijoux, boucle d'oreilles, carré hermès ...
Quant à l'appareil photo: - vérifier d'être entouré de gens pas trop suspects - vérifier la position du représentant des forces de l'ordre le plus proche - revérifier la faune alentour - sortir l'appareil, prendre les photos, ranger l'appareil, revérifier.
Voilà les précautions que j'ai prises.
Les brésiliens: Sont des gens très chaleureux, accueillants, toujours prêts à vous aider. Peuple très bigarré, on voit de toutes les couleurs, mais ne croyez pas que vous passerez pour un brésilien si facilement. En effet, ça ne sera pas la couleur de votre peau qui vous trahira, mais vos vêtements. Si vous voulez vous fondre dans la masse il vous faudra investir, munissez vous de 50 euros, allez à Tati achetez 10 T shirts unis, 5 shorts moches, 1 paire de chaussures (moches, attention c'est important), 2 paires de tongs. Vous voilà brésilien. Si vous vous baladez avec plus de 15 euros sur le dos, vous resterez El Gringo. Les habitants de Rio n'ont aucun goût vestimentaire, et je serais tenté de dire aucun goût tout court. Musique aseptisée, architecture sans charme, même les maillots de bain font surannés. Bref n'y allez pas pour faire sensation, ni même du shopping. (Brasilia serait déjà plus porté mode).
Si vous ne parlez pas portugais, passez champion de pictonnary, tabou, whatever... En effet le brésilien, quel que soit l'age, ne pane pas un mot d'anglais/français/espagnol. A part dans les hotels, et dans certains centres d'informations touristiques. En gros si vous parlez français -anglais et baragouinez une autre langue, plaquez tout, apprenez le portugais et vous pourrez briguer un poste de diplomate au Brésil. Cependant il faut avouer qu'on se fait bien comprendre pour les choses simples, bouffe, taxi, directions, bus, vous vous ferez comprendre assez facilement, et vous serez bien renseignés. Pour lancer une conversation et demander quelque chose de pointu amusez vous.
Le climat: Chaud et humide toute l'année apparemment. J'ai eu des journées changeantes, du style gris le matin, soleil de plomb l'après midi et grosses pluies en fin de journée. Et c'est toujours comme ça. Ne sortez jamais sans un K Way dans votre sac du coup, un pull est amplement suffisant, même si vous êtes frileux.
Arrivée à l'aéroport : Deux choix pour en partir: - navette, pas chère, rapide et sure, vérifiez son trajet avant de vous lancer dedans, car si vous avez 500 mètres à faire pour aller de l'arrêt à l'hotel c'est déjà trop. 2 Reals par personne à peu près. - taxi: demandez de mettre le compteur, vous pouvez rallier Copacabana pour une trentaine de Reals max alors qu'ils vous proposeront tous des courses pour 60/70 Reals.
ATTENTION : Si votre hotel est dans le centre et que vous arrivez le matin, le soir, ou en week end prenez le TAXI, jusqu'à la porte de votre hotel car le centre est un véritable coupe gorge pendant ces périodes. D'ailleurs privilégiez le taxi même pour quitter votre hotel du coup. Si vous tenez à améliorer votre temps au 100 mètres allez donc vous balader dans le quartier le dimanche matin par exemple.
A voir à faire :
Le Pain de Sucre
Allez y en bus, vous avez un téléphérique qui peut vous emmener au premier promontoire. La place et la plage qui sont au pied du téléphérique sont mignonnes et pleines de charme, à gauche de la plage vous trouverez un petit chemin bétonné qui permet de faire le tour de la première montagne, très agréable. Au milieu de ce chemin vous trouverez un chemin de terre qui grimpe à travers la jungle et qui vous emmènera en haut de la première montagne. La balade dure près d'une heure 30, ça grimpe sec, c'est plutôt sympa. Prenez de l'eau et de vraies chaussures par contre. Pas d'autre recommandation pour le pain de sucre, c'est sublime.
Copacabana et Ipanema
Deux immenses plages, bétonnées certes, mais magnifiques, superbe panorama des deux cotés. Vous pouvez aller à Arpoador, sorte de pointe entre les deux plages pour avoir une vue sur les deux. Restez sur vos gardes sur ces deux plages, des touristes se font détrousser en pleine journée au milieu de la plage (pourtant toujours bondée). Evitez à tout prix les petits restos face àa la mer, qui ont l'air de sympathiques cantines. Niveau bouffe, le rapport qualité prix est pire que le Mac Do. C'est tout bonnement infect, et hors de prix (du genre 25 euros la pizza dont même votre chien ne voudrait pas).
Corcovado
Je suis monté par le petit train et redescendu à pied par la route qui traverse la forêt. En passant par le mirador, on marche entre des arbres de 30 mêtres, j'ai même eu le loisir de filmer une famille de singes qui cassait la croûte 10 mètres au dessus de nos têtes. Le mirador est à faire après le Corcovado, car moins bondé et je trouve, plus charmant. (c'est là qu'à été tourné la scène d'OSS117 avec les pétards). Concernant la descente, je l'ai trouvé délectable à souhait mais NE LA FAITES PAS A PIED comme nous. (je vous renvoie à ma conclusion pour le pourquoi du comment).
Prenez un taxi pour vous emmener au mirador, demandez lui de vous attendre et repartez en bas avec lui. D'ailleurs en bas de la descente se trouve une favela, qu'on a traversé en faisant du stop.
Lapa (déconseillé)
Le montmartre de Rio. Vous y croiserez des ruelles crades, et une faune assez variées, des vendeurs à la sauvette côtoient des clochards dans l'indifférence des jeunes cadres dynamiques qui déambulent sous le regard concupiscent de travelos accoudés à la fenêtre de maisons délabrées. Ne vous trompez d'ailleurs pas de rue, il y'a une favela collée au quartier, et il est de ces ruelles qu'on s'essaie à emprunter, mais dès lors qu'on aperçoit les regards interloqués des passants et d'une bande au fond qui stoppe ses activités pour mieux vous regardez arriver, on se dit humblement que plutôt que de satisfaire la curiosité de ces braves gens, on va quand même rebrousser chemin hein. Voilà, à vous de voir si vous voulez sortir votre appareil photo ou arborer votre sac à dos dans ces eaux là. Les seuls trucs à voir seraient les arches de Lapa qui sont très photogéniques (attention j'ai pas dit jolies), et sur la même place se trouve une bâtisse complétement délabrée avec néanmoins un cachet certain avec ses couches de peinture écaillée et une légère mousse qui vient redonner une touche d'authenticité au tout. C'est tout. Pas besoin d'aller plus loin.
J'ai visité ce quartier de jour, l'ambiance change peut être la nuit, mais bon ça m'étonnerait que ça passe du Mordor à Disneyland sitôt le soleil couché.
Beaucoup de guides/gens, disent de venir danser le soir à Lapa, j'ai vu le "quartier dansant" la nuit, en gros c'est trois bars pleins de brésiliens avec de la musique. M'est avis que ça n'a absolument aucun intérêt si vous ne parlez pas brésilien Si vous avez la fibre bobo allez y donc, c'est "so typical", mais allez y en taxi, faites vous poser pile devant, et repartez en taxi. Et ne vous éloignez pas du bar. Et que Toutatis vous garde.
Noel et jour de l'an à Rio.
Noel pas grand chose à en dire, si ce n'est que tout est fermé. Pas évident de trouver un resto à un prix abordable. Jour de l'an, prenez Copacabana, les hotels et restos avec vue sur la mer, prenez les prix pratiqués en général, multipliez les par 20 et vous avez le compte. Un menu le soir du réveillon coute de 200 à 400 Réals. Par personne. Cherchez plutôt des Mc Do, Subway si vous n'avez pas les moyens.
Santa Theresa
Aaaah Santa Theresa. Le quartier bourge de Rio, où il fait bon vivre, où les guides disent que la police rode, où les locaux nous disent que "ne vous inquiétez pas ça craint rien", le quartier où je me suis fait tirer mon appareil photo par un camé à 50 mètres du poste de police. Vous pouvez prendre le Bonde (arrivez y tôt, c'est blindé) pour rejoindre ce quartier plutôt vert où vous trouverez de jolies maisons bourgeoises, des murs avec des tags qui tendent plus vers l'art que vers la dégradation. Ambiance plutôt bobo crassouille dans ces ruelles qui semblent paisibles en somme. On a donc déambulé quelques heures dans ce quartier, en respectant la routine habituelle, pour arriver à l'arrêt de tram où les guides disent de descendre pour commencer la visite. Après quelques arrêts dans des magasins de souvenirs en compagnie de touriste en mode relachés: boucles d'oreilles, appareils photos à la main. La fleur au fusil en somme. En sortant nous nous sommes engouffrés dans une rue, qui semblait tranquille, quand un camé est sorti de derrière une porte (il devait nous avoir repéré depuis quelques ruelles déjà), a agrippé ma lanière d'appareil photo. Là c'est le désespoir qui m'envahit, ce que je redoutais le plus arrivait, malgré les précautions, et j'allais perdre mon appareil avec mes 300 photos et avec lui l'image que j'avais du Brésil, je me suis dit "NON, FUCK THAT BASTARD", j'ai agrippé la lanière moi aussi et ai tenté de lui résister. Dans la panique je me suis rappelé des "si on vous attaque, lâchez tout, ils sont armés et tuent facilement", et dans le flou j'ai cru que ce crevard m'attaquait sans arme, je vais donc pour lui mettre un pain, quand mon père s'est écrié "lâche, lâche putain", j'ai lâche la lanière, et l'autre s'est enfuit avec derrière sa porte pour retourner dans son trou à rat. Il avait un couteau, en fait, et moi la main en sang, j'ai du prendre un coup sans m'en apercevoir. C'est arrivé à 50 mêtres du commissariat, 40 du magasin de souvenir, avec des gens dans la rue. Voilà. Je suis allé au commissariat accompagné par un habitant totalement désespéré pour moi, pour y trouver un policier ne parlant que brésilien, qui avait l'air vraiment désolé pour moi. Il a appelé sa patrouille, sont arrivés deux vermines, qui n'ont pas eu besoin de bien longtemps pour me faire comprendre qu'il étaient pourris jusqu'à la moelle. Il m'ont toisé sans sourciller, sans surprise, sans émotion, eux étaient sous disant partis faire une patrouille de l'autre coté, comme par hasard. Je me suis ensuite rendu à l'hôpital pour 4 points de suture, c'était ce genre d'hôpital où vous vous dites que vous allez repartir de là avec un truc pire que ce pourquoi vous étiez venu.
Conclusion
Si vous allez à Rio, ne sortez avec rien que nous n'accepterez pas de vous faire voler. Vous voulez faire de belles photos, transcendés par la beauté des paysages qui vous entourent ? Oubliez. Ou alors prenez 5/6 cartes mémoires, changez les chaque soir, assurez votre appareil car il a de grandes chances d'y passer. Reste aussi l'option du pc portable et du transfert des photos dessus tous les soirs, tellement agréable à faire en plein voyage, et surtout cela implique de se faire un sang d'encre pour le PC portable aussi. Si on vous attaque, ne résistez pas, j'ai eu énormément de chance. Ces pourritures des favelas sont des tarés, à mon retour j'ai raconté ça et j'ai eu un nombre d'anecdotes ahurissant, des mecs qui se faisaient planter en plein Copacabana pour un sac à dos, des cars de touristes qui se faisaient braquer à Lapa (tiens, Lapa), les mecs qui s'arrêtent pas au feu rouge la nuit de peur de se prendre une balle par un mec planqué près du feu, des mecs qui se font kidnapper contre une rançon ... Cette ville est une ville dangereuse pour les touristes, car de partout on a un faux sentiment de sécurité. Exemple à la descente du Corcovado : on a croisé une voiture de flic ou un taxi toutes les 3 minutes. On se dit "c'est bon c'est tranquille". Durée de l'agression : 20 secondes, et j'ai "résisté". Devinez combien de temps il leur faut pour vous crever et vous dépouiller ? Tous les guides vous le diront, la descente du Corcovado c'est un vrai coupe gorge et seuls les inconscients la descendent à pied. Et rétrospectivement c'est compréhensible. La police est la police de "troupe d'élites", sur 5 gars, vous en avez un qui veut faire bouger les choses et qui s'investit, 2 qui veulent juste pas se faire tuer et 2 qui trafiquent avec les favelas. N'attendez rien des policiers, rien. Rio est une ville sublime, les brésiliens sont des gens charmants, mais elle est gangrénée par ces favelas, et ça désole tous les gens honnêtes.
Je poste ce pavé car sans cette agression, je serais revenu de Rio comme une fleur "ville magnifique blabla, si on fait bien attention ça craint rien, allez y les yeux fermés. Il y'a que les touristes négligents qui ont des problèmes". Là, j'ai une vision plus complète.
Ah et sinon aller visiter une favela avec un guide ça redéfinit le mètre étalon de la connerie. On vous emmène dans une favela en vous disant "attention c'est dangereux mais regardez, bousculez vos aprioris, ça craint pas tant que ça c'est juste que ... Gnagnagna". Vous allez visiter un truc aseptisé, comme un safari avec un lion limite dressé qui bouge pas quand la voiture de touristes arrive. Vous pourrez rentrer et lancer à vos diners mondains des "oui j'ai vu des lions, on s'en fait toute une histoire mais c'est plutôt peinard comme bestiole." Les guides vous diront "aller visiter les favelas peut être un acte humanitaire et bousculer les préjugés", mais par contre y aura d'autres sections où on vous rabâchera de pas entrer dans une favela seul, vous saisissez la nuance ? Bref un bon truc à gogos.
Rideau.
Rajouts:
Les cartes postales (EDIT)
J'avais posé une diatribe sur la poste brésilienne car au bout d'un mois aucune de mes cartes n'était arrivée. En fait elles ont mis un moins et demi, mieux vaut tard que jamais. Elles sont d'ailleurs toutes arrivées, sauf une pour le Canada mais j''ai probablement du mal l'affranchir. Mea culpa donc.
On m'a aussi fait très justement remarquer que je n'avais pas donné mon avis sur le voyage.
Bilan:
En fait c'est assez difficile à décrire en peu de mots, sans tomber dans l'étalage de superlatifs, donc je vais faire court et sobre. Rétrospectivement, c'était merveilleux. Disons que ça m'aurait fait chier de mourir avant d'avoir vu ça, et à chaque fois que je tombe sur des photos ou des vidéos de lieux visités le pincement au cœur ne se fait pas attendre. Extrêmement enrichissant. Pourtant à chaque fois qu'on me parlera d'un futur voyage au Brésil j'émettrai une réserve, c'est une destination que je recommanderai chaudement mais sous certaines conditions.
Retour de la croisière "Corail et trésors antiques" sur le Costa Allegra
Voilà quelques informations sur cette croisiere faite sur le Costa Allegra.
Le bateau était quasiment complet, tout comme le charter qui partait de France. Le vol Air Cairo, filiale charter d’Egypt air, affrété par Costa. Correct sans plus. A noter un retard de 5h du à l’arrivée tardive du bateau suite à un problème d’hélice. Repas offert à L’Ibis de Roissy par Costa et une nuit blanche à la clé (arrivée sur le bateau vers 4h30) pour repartir en excursion.
Le bateau ancien mais bien redécoré. Pas mal d’espace. Agréablement surpris. D’autres threads doivent en parler. Je ne détaille pas.
Les questions de visa et passeports sont gérés par Costa qui ramasse régulièrement les passeports. Egypte et la Jordanie acceptent les passeports avec tampon d’Israel. Une information m’avait été donnée par l’agence de voyage qu’il ne fallait pas de tampons de pays arabes pour Israel (on retrouve sur internet pas mal de message sur ce problème). Informations démenties par l’office de tourisme israelien. Je suis passé sans problème avec un visa libyen et plusieurs tampons d’autres pays arabes. Ceci étant on peut toujours tomber sur une personne tatillonne. Seul le débarquement à Eilat prend du temps pour les controles (20 mn environ).
L’argent : pas besoin de changer. L’euro est accepté partout (y compris les taxis), on vous rend même la monnaie en euro sur les sites touristiques. Ils ne matraquent pas sur le taux de change. Si vous allez par vous-même en dehors de sites touristiques, il faut peut être prévoir du change.
Le circuit :
Sharm el Sheik Excursion retenue Parc naturel Ras Mohammed et snorkling : visite du parc dans le désert le long de la mer avec plusieurs arrêts et 1 h consacrée au snorkling (avec encadrement) ou à la baignade. Attention on ne se baigne pas n’importe ou. Une touriste allemande a été tuée dimanche dernier par un requin devant son hotel. L’excursion au monastere Ste Catherine a semblé être apprécié.
Eilat : Excursion par nous même à l’aquarium qui vaut la peine avec le trajet en bateau pour voir la barrière de corail (reconstitué) www.coralworld.com/eilat/eng/rarefish.htm puis ballade à Eilat. Tarif du taxi depuis le bateau 10 € (pour 4).
Aqaba : Excursion à Petra c’est superbe : le trajet en car 2h passe dans de très beaux paysages désertiques. La marche à pied jusqu’au site dure un plus d’uneheure avec des arrêts pour des commentaires. Compter 45 mn pour le retour. Ce qui laisse un temps limité sur le site lui-même 45mn qui ne se limte pas au Trésor toujours représenté pour Petra. On aimerait une heure de plus.
Safaga : Escale prévue pour aller à Louxor. Port le plus près de Louxor. Mais long trajet en car. Le port de Safaga est assez surprenant. Rien à faire sur place, installation en mauvais état, route défoncée. Dépaysement garanti au déchargement des camions pour les ferrys vers l’arabie saoudite. . Possibilté de prendre un taxi dans l’enceinte du port . Donc excursion conseillée (par soi même ou Costa).
Sokhna : Escale prévue pour le Caire. Un grand port moderne. Les excursions sur Le Caire permettent d’avoir un aperçu seulement (temps trop court)
Jugement personnel : très beau circuit qui permet de voir des sites et des paysages magnifiques et donner l’envie d’y retourner pour les voir plus en détail. Nous aurions préféré plus de temps à Aqaba et moins à Safaga. Je conseille de voir aussi le désert et la barriere de corail et pas uniquement les sites archéologiques, mais tout dépend du goût de chacun.
Le bateau était quasiment complet, tout comme le charter qui partait de France. Le vol Air Cairo, filiale charter d’Egypt air, affrété par Costa. Correct sans plus. A noter un retard de 5h du à l’arrivée tardive du bateau suite à un problème d’hélice. Repas offert à L’Ibis de Roissy par Costa et une nuit blanche à la clé (arrivée sur le bateau vers 4h30) pour repartir en excursion.
Le bateau ancien mais bien redécoré. Pas mal d’espace. Agréablement surpris. D’autres threads doivent en parler. Je ne détaille pas.
Les questions de visa et passeports sont gérés par Costa qui ramasse régulièrement les passeports. Egypte et la Jordanie acceptent les passeports avec tampon d’Israel. Une information m’avait été donnée par l’agence de voyage qu’il ne fallait pas de tampons de pays arabes pour Israel (on retrouve sur internet pas mal de message sur ce problème). Informations démenties par l’office de tourisme israelien. Je suis passé sans problème avec un visa libyen et plusieurs tampons d’autres pays arabes. Ceci étant on peut toujours tomber sur une personne tatillonne. Seul le débarquement à Eilat prend du temps pour les controles (20 mn environ).
L’argent : pas besoin de changer. L’euro est accepté partout (y compris les taxis), on vous rend même la monnaie en euro sur les sites touristiques. Ils ne matraquent pas sur le taux de change. Si vous allez par vous-même en dehors de sites touristiques, il faut peut être prévoir du change.
Le circuit :
Sharm el Sheik Excursion retenue Parc naturel Ras Mohammed et snorkling : visite du parc dans le désert le long de la mer avec plusieurs arrêts et 1 h consacrée au snorkling (avec encadrement) ou à la baignade. Attention on ne se baigne pas n’importe ou. Une touriste allemande a été tuée dimanche dernier par un requin devant son hotel. L’excursion au monastere Ste Catherine a semblé être apprécié.
Eilat : Excursion par nous même à l’aquarium qui vaut la peine avec le trajet en bateau pour voir la barrière de corail (reconstitué) www.coralworld.com/eilat/eng/rarefish.htm puis ballade à Eilat. Tarif du taxi depuis le bateau 10 € (pour 4).
Aqaba : Excursion à Petra c’est superbe : le trajet en car 2h passe dans de très beaux paysages désertiques. La marche à pied jusqu’au site dure un plus d’uneheure avec des arrêts pour des commentaires. Compter 45 mn pour le retour. Ce qui laisse un temps limité sur le site lui-même 45mn qui ne se limte pas au Trésor toujours représenté pour Petra. On aimerait une heure de plus.
Safaga : Escale prévue pour aller à Louxor. Port le plus près de Louxor. Mais long trajet en car. Le port de Safaga est assez surprenant. Rien à faire sur place, installation en mauvais état, route défoncée. Dépaysement garanti au déchargement des camions pour les ferrys vers l’arabie saoudite. . Possibilté de prendre un taxi dans l’enceinte du port . Donc excursion conseillée (par soi même ou Costa).
Sokhna : Escale prévue pour le Caire. Un grand port moderne. Les excursions sur Le Caire permettent d’avoir un aperçu seulement (temps trop court)
Jugement personnel : très beau circuit qui permet de voir des sites et des paysages magnifiques et donner l’envie d’y retourner pour les voir plus en détail. Nous aurions préféré plus de temps à Aqaba et moins à Safaga. Je conseille de voir aussi le désert et la barriere de corail et pas uniquement les sites archéologiques, mais tout dépend du goût de chacun.
Y en a marre du «vrai»!
À lire les commentaires et récits de voyage, plusieurs touristes déclarent vouloir (ou avoir) visiter le « vrai (visage) » de tel pays. Cette utilisation revient plus fréquemment lorsqu'on parle des pays en voie de développement. Comme si un pays avait un vrai et un faux visage! Chaque endroit du monde possède des citoyens qui vivent dans une extrême pauvreté, dans un état de désespoir... tandis que d'autres citoyens (du même pays) nagent dans un luxe incroyable... mais tous les deux sont vrais!
Si vous parlez de voir la pauvreté d'un peuple, alors appelons un chat un chat! N'y a-t-il pas des visites en autocar de luxe qui parcoure les bidonvilles dans plusieurs pays! C'est comme une nouvelle mode. De la pauvreté, il y en a chez moi tout près. Est-ce que je vie dans le « vrai Québec »? Que l'on parle d'un voyage hors sentier battu, voire d'un circuit alternatif... certes mais toutes les facettes d'un pays sont véritables; la richesse comme la pauvreté.
Et voilà, ma montée de lait est finie!
🤪
Si vous parlez de voir la pauvreté d'un peuple, alors appelons un chat un chat! N'y a-t-il pas des visites en autocar de luxe qui parcoure les bidonvilles dans plusieurs pays! C'est comme une nouvelle mode. De la pauvreté, il y en a chez moi tout près. Est-ce que je vie dans le « vrai Québec »? Que l'on parle d'un voyage hors sentier battu, voire d'un circuit alternatif... certes mais toutes les facettes d'un pays sont véritables; la richesse comme la pauvreté.
Et voilà, ma montée de lait est finie!
🤪
Entre montagnes, plages, déserts et canyons: huit jours au Maroc en septembre 2010 (partie 1 de 2)
Bonjour à toutes et à tous,
Ça y est, mon premier carnet dans ce forum (et certainement pas le dernier !). A mon tour de partager ces quelques moments de découverte avec vous, je ne suis pas très doué pour la rédaction et ces photos sont les premières « vraies » réalisées avec mon nouvel appareil, le Canon EOS 450D. Dans l'ensemble, malgré certaines "potables", je suis plutôt déçu de mes photos, soyez indulgents 😊 En espérant faire « voyager » certains… bonne lecture !
Introduction : Nous sommes 2 couples d'environ 25 et 30 ans. Premier voyage au Maroc pour les plus jeunes et second pour les (plus) vieux 😛. A l’origine, nous pensions partir en Grèce, mais l’envie de dépaysement tellement forte et les budgets tellement faible, nous avons revu notre copie et ce fut un excellent choix !
JOUR 0 : Vol et première nuit à Marrakech (11 septembre 2010) :
Nous avons enfin nos passeports tant attendus, demandés il y a 8 semaines et annoncés la semaine qui précède le départ, pfff le choc lors de la demande, les délais classiques sont de 2/3 semaines mais en été…personne ne travaille ? ! Résultat : aucune réservations tant qu’ils ne sont pas là (stress…). Difficile de se projeter et de planifier quoi que ce soit sans être surs de pouvoir partir. Ils arriveront finalement fin aout (ouf). Tout de suite, réservation du vol, plutôt cher (230€/p), de la première nuit et d’un Riad en fin de parcours auquel nous tenons particulièrement …
Le Vol : Milieu d’après midi, départ de Rennes en voiture pour rejoindre l’aéroport de Nantes. Le vol à destination de Marrakech prévu à 22h05 partira avec à peine quelques minutes de retard. Scotché au hublot, les écouteurs sur les oreilles, je contemple les lieux que nous survolons : Madrid, détroit de Gibraltar et là, déjà, un premier contraste, la côte sud de l’Espagne, depuis là haut à l’air de grouiller de monde (samedi soir oblige), des kilomètres de côtes éclairés…quelques instants plus tard, nous survolons les côtes Marocaines que nous devinons car la différence est tellement frappante : presque aucun éclairage, une sensation d’étendue et de vide, qui sera la première du voyage.
Premiers pas en Afrique ! Arrivés à Marrakech, sortis de l’avion, la température est plutôt agréable vu l’heure (23h). Nous passons les formalités et hop, premier coup de tampon dans mon passeport 😎. Nous avions lu sur le net qu’un bus Alsacity pouvait nous emmener à notre hôtel mais d’après les chauffeurs de taxis, il ne passe plus à cette heure (tardive). Nous prenons donc notre premier taxi, un « grand Taxi » , une vieille Mercedes, qui, j’imagine doit avoir des centaines de milliers de km. Le Chauffeur vraiment sympathique nous explique qu’il est de courant de monter jusqu'à 7 à l’intérieur dont 2 sur le siège passager avant 🤪! Il nous dépose donc à l’hôtel Ibis Centre Gare en quelques minutes. Installés dans les chambres, nous ne nous faisons pas prier, le sommeil viendra tout seul…
JOUR 1 Marrakech & Ouarzazate (12 septembre 2010)
Recherche d’une voiture de location Après une nuit de sommeil, un bon petit déjeuner copieux, première mission du voyage : trouver une voiture de location ! Les prix vus sur le net nous avaient découragé de réserver par avance, nous préférions faire jouer la concurrence. Après avoir consulté une première agence, les prix avaient l’air plutôt intéressants mais les assurances… nous ressortons donc ce fameux guide du routard et nous dirigeons vers une seconde agence : « Concorde Car » qui s’avéra être un excellent choix : tarifs raisonnables, pas de franchises et en plus, un accueil nickel comme nous en aurons souvent au Maroc : explications, conseils, thé à la menthe… holalaa le thé à la menthe ! ce fut presque notre boisson officielle lors du voyage (avec l’eau en bouteille bien sur).
Quelques photos de Marrakech...

Route vers Ouarzazate Après avoir pris possession de la voiture, une Ford Fusion presque neuve, direction Ouarzazate ! La route est vraiment impressionnante par moment, c’est immense et démesuré. A midi nous nous arrêtons manger dans un petit restaurant avec une vue plutôt agréable. La voiture…
Depuis le restau

Sur la route…




Suivant les conseils du patron de Concorde Car, nous nous arrêtons à un site qui, d’après lui, vaut le coup : Aït Ben Haddou, un village typique du sud Marocain composé de bâtiments en terre. De nombreux films y furent tournés (Lawrence d’Arabie, Le Diamant du Nil, La Momie, Gladiator, etc.) Et effectivement, ça valait bien la peine ! Le soleil s’apprêtant à ce coucher, les lumières rendaient l’endroit presque magique.










Ouarzazate sera indéniablement la région de notre parcours que nous préférons.
Après cette journée de route, nous trouvons un Riad sympa et bien placé pour passer la nuit. Programme pour demain : studios de cinéma et route vers les gorges du Dadès…
Ça y est, mon premier carnet dans ce forum (et certainement pas le dernier !). A mon tour de partager ces quelques moments de découverte avec vous, je ne suis pas très doué pour la rédaction et ces photos sont les premières « vraies » réalisées avec mon nouvel appareil, le Canon EOS 450D. Dans l'ensemble, malgré certaines "potables", je suis plutôt déçu de mes photos, soyez indulgents 😊 En espérant faire « voyager » certains… bonne lecture !
Introduction : Nous sommes 2 couples d'environ 25 et 30 ans. Premier voyage au Maroc pour les plus jeunes et second pour les (plus) vieux 😛. A l’origine, nous pensions partir en Grèce, mais l’envie de dépaysement tellement forte et les budgets tellement faible, nous avons revu notre copie et ce fut un excellent choix !
JOUR 0 : Vol et première nuit à Marrakech (11 septembre 2010) :
Nous avons enfin nos passeports tant attendus, demandés il y a 8 semaines et annoncés la semaine qui précède le départ, pfff le choc lors de la demande, les délais classiques sont de 2/3 semaines mais en été…personne ne travaille ? ! Résultat : aucune réservations tant qu’ils ne sont pas là (stress…). Difficile de se projeter et de planifier quoi que ce soit sans être surs de pouvoir partir. Ils arriveront finalement fin aout (ouf). Tout de suite, réservation du vol, plutôt cher (230€/p), de la première nuit et d’un Riad en fin de parcours auquel nous tenons particulièrement …
Le Vol : Milieu d’après midi, départ de Rennes en voiture pour rejoindre l’aéroport de Nantes. Le vol à destination de Marrakech prévu à 22h05 partira avec à peine quelques minutes de retard. Scotché au hublot, les écouteurs sur les oreilles, je contemple les lieux que nous survolons : Madrid, détroit de Gibraltar et là, déjà, un premier contraste, la côte sud de l’Espagne, depuis là haut à l’air de grouiller de monde (samedi soir oblige), des kilomètres de côtes éclairés…quelques instants plus tard, nous survolons les côtes Marocaines que nous devinons car la différence est tellement frappante : presque aucun éclairage, une sensation d’étendue et de vide, qui sera la première du voyage.
Premiers pas en Afrique ! Arrivés à Marrakech, sortis de l’avion, la température est plutôt agréable vu l’heure (23h). Nous passons les formalités et hop, premier coup de tampon dans mon passeport 😎. Nous avions lu sur le net qu’un bus Alsacity pouvait nous emmener à notre hôtel mais d’après les chauffeurs de taxis, il ne passe plus à cette heure (tardive). Nous prenons donc notre premier taxi, un « grand Taxi » , une vieille Mercedes, qui, j’imagine doit avoir des centaines de milliers de km. Le Chauffeur vraiment sympathique nous explique qu’il est de courant de monter jusqu'à 7 à l’intérieur dont 2 sur le siège passager avant 🤪! Il nous dépose donc à l’hôtel Ibis Centre Gare en quelques minutes. Installés dans les chambres, nous ne nous faisons pas prier, le sommeil viendra tout seul…
JOUR 1 Marrakech & Ouarzazate (12 septembre 2010)
Recherche d’une voiture de location Après une nuit de sommeil, un bon petit déjeuner copieux, première mission du voyage : trouver une voiture de location ! Les prix vus sur le net nous avaient découragé de réserver par avance, nous préférions faire jouer la concurrence. Après avoir consulté une première agence, les prix avaient l’air plutôt intéressants mais les assurances… nous ressortons donc ce fameux guide du routard et nous dirigeons vers une seconde agence : « Concorde Car » qui s’avéra être un excellent choix : tarifs raisonnables, pas de franchises et en plus, un accueil nickel comme nous en aurons souvent au Maroc : explications, conseils, thé à la menthe… holalaa le thé à la menthe ! ce fut presque notre boisson officielle lors du voyage (avec l’eau en bouteille bien sur).
Quelques photos de Marrakech...


Route vers Ouarzazate Après avoir pris possession de la voiture, une Ford Fusion presque neuve, direction Ouarzazate ! La route est vraiment impressionnante par moment, c’est immense et démesuré. A midi nous nous arrêtons manger dans un petit restaurant avec une vue plutôt agréable. La voiture…
Depuis le restau

Sur la route…





Suivant les conseils du patron de Concorde Car, nous nous arrêtons à un site qui, d’après lui, vaut le coup : Aït Ben Haddou, un village typique du sud Marocain composé de bâtiments en terre. De nombreux films y furent tournés (Lawrence d’Arabie, Le Diamant du Nil, La Momie, Gladiator, etc.) Et effectivement, ça valait bien la peine ! Le soleil s’apprêtant à ce coucher, les lumières rendaient l’endroit presque magique.










Ouarzazate sera indéniablement la région de notre parcours que nous préférons.
Après cette journée de route, nous trouvons un Riad sympa et bien placé pour passer la nuit. Programme pour demain : studios de cinéma et route vers les gorges du Dadès…
Visiter Los Angeles ou non?
Voilà
De retour d'un trip dans l'ouest, je voulais ouvrir une discussion sur le fait d'aller ou non a LA, et surtout de rester quelques jours làbas; en effet en lisant les divers post, 80% étaient négatifs " grande métropole tentaculaire sans âme, ..........." Je me faisais beaucoup de soucis sur le fait de conduire a LA, de fréquenter des quartiers a risque et sur le fait d'avoir réellement des choses a voir, surtout quand on est fan de cinéma: Je ne regrette donc pas du tour d'avoir prolongé mon séjour a LA, et en plus cela m'a permis de me remettre du décalage horaire.
Et bien oui, il y a beaucoup de choses a voir a LA, je n'y ai passé que 3 jours pleins, mais 1 ou 2 jours de plus n'auraient pas été de trop sortie des hollywood, beverly hills, santa monica, venice beach, et universal studio qui vous prennent déjà au moins 2 jours; il reste encore plein de choses a voir Monter au griffith observatory: superbe, aller visiter les cimetieres de hollywood ou westwood :" marilyn monroe " pour le côté nostalgie, voir downtown et son vieux quartier mexicain, monter jusqu'au sign HOLLYWOOD: oui c'est possible, passadena trés joli au style hispanique; aller voir un match des dodger's ou des laker's au stabbles stadium.
De plus il y a plein de restos et de bar sympa a LA: chez MEL'S DRIVE IN par exemple un vrai diner des années 50, 60.
Pour en finir avec ce post, mes enfants ados ont adorés et la conduite a LA , n'est pas difficile du tout, voir trés agréable, même sur autoroute Il faut arréter de ce faire des films sur l'effroyable los angeles, le seul coyote que j'ai vu en 3 semaines de trip ce trouvé sur les hauteurs de hollywood; un - tout de même le prix des parkings, mais en s'écartant un peu des endroits touristique et en marchant un peu, le prix baisse nettement.
PS: de + aprés le choc LA, le retour a la nature d'un trip dans les parcs de l'ouest est d'autant meilleur et la nature est encore plus belle.
De retour d'un trip dans l'ouest, je voulais ouvrir une discussion sur le fait d'aller ou non a LA, et surtout de rester quelques jours làbas; en effet en lisant les divers post, 80% étaient négatifs " grande métropole tentaculaire sans âme, ..........." Je me faisais beaucoup de soucis sur le fait de conduire a LA, de fréquenter des quartiers a risque et sur le fait d'avoir réellement des choses a voir, surtout quand on est fan de cinéma: Je ne regrette donc pas du tour d'avoir prolongé mon séjour a LA, et en plus cela m'a permis de me remettre du décalage horaire.
Et bien oui, il y a beaucoup de choses a voir a LA, je n'y ai passé que 3 jours pleins, mais 1 ou 2 jours de plus n'auraient pas été de trop sortie des hollywood, beverly hills, santa monica, venice beach, et universal studio qui vous prennent déjà au moins 2 jours; il reste encore plein de choses a voir Monter au griffith observatory: superbe, aller visiter les cimetieres de hollywood ou westwood :" marilyn monroe " pour le côté nostalgie, voir downtown et son vieux quartier mexicain, monter jusqu'au sign HOLLYWOOD: oui c'est possible, passadena trés joli au style hispanique; aller voir un match des dodger's ou des laker's au stabbles stadium.
De plus il y a plein de restos et de bar sympa a LA: chez MEL'S DRIVE IN par exemple un vrai diner des années 50, 60.
Pour en finir avec ce post, mes enfants ados ont adorés et la conduite a LA , n'est pas difficile du tout, voir trés agréable, même sur autoroute Il faut arréter de ce faire des films sur l'effroyable los angeles, le seul coyote que j'ai vu en 3 semaines de trip ce trouvé sur les hauteurs de hollywood; un - tout de même le prix des parkings, mais en s'écartant un peu des endroits touristique et en marchant un peu, le prix baisse nettement.
PS: de + aprés le choc LA, le retour a la nature d'un trip dans les parcs de l'ouest est d'autant meilleur et la nature est encore plus belle.
Hôtel Club Sardegna (par Marmara) en Sardaigne: nouvelle discussion
bonjour à tous
l'ancienne discussion ayant été fermée par voyageforum.com, je relance une nouvelle discussion en joignant le lien vers l'ancienne: http://voyageforum.com/...t_reply;so=ASC;mh=24;
bon courage à tous cordialement
l'ancienne discussion ayant été fermée par voyageforum.com, je relance une nouvelle discussion en joignant le lien vers l'ancienne: http://voyageforum.com/...t_reply;so=ASC;mh=24;
bon courage à tous cordialement
Itinéraire Mexico-Panama: bons plans, hôtels, bus etc...
c'est partie je me lance! voici mon itineraire de 48j en amerique central...preparé grace à vous via ce forum!
j'espere que ca aidera ceux qui preparent le meme voyage ... et j'attends bien sur les commentaires de ceux qui connaissent deja!
Mon but n'est pas de tout voir (normal en 45j ca fait un peu court)mais d'avoir un apercu de chacun de ces pays...je ne veux pas non plus que mon voyage devienne une course contre la montre alors j'ai essayé dans mon itineraire d'alterner les grosses distances en bus ( en gras) avec des journées de "repos" au meme endroit. Des que possible je prefere me baser à un endroit et rayonner en bus dans la journee plutot que de changer chaque nuit d'hotel...
Mon budget est de 30euros/j, sachant que je compte dépenser moins au nicaragua et honduras, et plus au costa rica...au final ca devrait s'équilibrer!
Dans mon itineraire j'ai rajouté qq bon plan hotel, des distances et prix de bus (quand je les ai trouvé) et le prix de certaines excursions...j'ai mis tellement de temps à reunir tt ca, j'espere que ca vous aidera!
J1: bus de Mexico-Palenque compagnie ADO, 13h de nuit, 800pesos J2: Palenque 120p J3: visite de Bonampak/Yaxchilan et nuit à la frontiere agence Kukulkan à Palenque 660p
J4: traversé de la frontiere avec Guatemala pour rejoindre Flores ou El Remate J5: Tikal entrée 150 quetzal J6: transfert de Flores à Coban ou Guatemala city J7: transfert de Coban ou Guatemala city à Panajachel J8-J10: Lago Atitlan (San Pedro) et si ca tombe un jeudi ou dimanche excursion au marché de Chichicastengo J11: Lago Atitlan-Antigua 2h de bus J12: Antigua J13: Volcan Pacaya
J14: Antigua-Copan (Honduras) 6h, 25$ en shuttle J15: visite de Copan et transfert à Tela entrée: 30$ bus 5h 24$ J16-J17: Tela J18: Tela-La Ceiba- Roatan bus Tela-la ceiba 1h, ferry 1h 20$ J19-J20: Roatan idée d'hotel pas cher: nativeonroatan.com, Valery's youth hostel, coconut tree J21: Roatan-La Ceiba-Tegucigalpa bus la ceiba-tegu 7h
J22: Tegucigalpa-Leon (Nicaragua) J23: Leon idée hotel: your nice home, tortugabooloda J24: Granada hotel: hospedajevaleria.com J25: Volcan Massaya et marché de Massaya J26: Granada-Ile Ometepe bus jusqu'a Rivas + ferry 60c + bus 30c ou taxi 25$ ou ferry depuis San Carlos (proche granada) (4h)+ taxi 20$ idée finca: goelencanto.com, ometepezopilote.com, fincamagdalena.com J27-28: ile Ometepe
J29: Ile Ometepe-Rivas-Liberia(Costa Rica) posada del tope 5$/nuit J30: Rincon de la Vieja shuttle depuis Liberia 15$ AR entrée parc 10$ hotel "cher" 60$/2 J31: Rincon de la Vieja-Liberia J32: Liberia-Monteverde 4h bus 7$ monteverdebackpacker.com J33: Monteverde J34: Monteverde-Arenal bus: 8h 3$ ou taxi/ferry/taxi: 3h 18$ ou cheval/taxi: 5h arenalbackpackersresort.com J35: Arenal J36: Arenal-San Jose bus 5h 4$ hotel Pangea J37: selon la meteo excursion au volcan Irazu ou Poas prix de 67-89$, excursion proposé par hotel Pangea J38: San José-Corcovado (Palmas ou Puerto Jimenez) bus 9H J39-J40: Parc Corcovado prix d'un guide à la journée 125$ la Sirena nuit (dortoire) : 8$ petit dej: 11$ dejeuner: 15$ diner: 20$ itineraire: J1: palma-los patos-la sirena (J2: la sirena ) si on a le temps et l'argent... J3: la sirena-la leona-puerto jimenez J41: Puerto Jimenez J42: Puerto Jimenez-David (Panama)
J43: David-Panama City J44: Panama City J45: vol Panama-Mexico
Il me reste 3j en plus...je ne prevois rien car c'est ma marge de sécurité!😎
voili voilou...alors vous en pensez quoi? niveau temps c'est bon ou vraiment trop la course? et niveau budget?
j'attends vos com' avec impatience...
Mon but n'est pas de tout voir (normal en 45j ca fait un peu court)mais d'avoir un apercu de chacun de ces pays...je ne veux pas non plus que mon voyage devienne une course contre la montre alors j'ai essayé dans mon itineraire d'alterner les grosses distances en bus ( en gras) avec des journées de "repos" au meme endroit. Des que possible je prefere me baser à un endroit et rayonner en bus dans la journee plutot que de changer chaque nuit d'hotel...
Mon budget est de 30euros/j, sachant que je compte dépenser moins au nicaragua et honduras, et plus au costa rica...au final ca devrait s'équilibrer!
Dans mon itineraire j'ai rajouté qq bon plan hotel, des distances et prix de bus (quand je les ai trouvé) et le prix de certaines excursions...j'ai mis tellement de temps à reunir tt ca, j'espere que ca vous aidera!
J1: bus de Mexico-Palenque compagnie ADO, 13h de nuit, 800pesos J2: Palenque 120p J3: visite de Bonampak/Yaxchilan et nuit à la frontiere agence Kukulkan à Palenque 660p
J4: traversé de la frontiere avec Guatemala pour rejoindre Flores ou El Remate J5: Tikal entrée 150 quetzal J6: transfert de Flores à Coban ou Guatemala city J7: transfert de Coban ou Guatemala city à Panajachel J8-J10: Lago Atitlan (San Pedro) et si ca tombe un jeudi ou dimanche excursion au marché de Chichicastengo J11: Lago Atitlan-Antigua 2h de bus J12: Antigua J13: Volcan Pacaya
J14: Antigua-Copan (Honduras) 6h, 25$ en shuttle J15: visite de Copan et transfert à Tela entrée: 30$ bus 5h 24$ J16-J17: Tela J18: Tela-La Ceiba- Roatan bus Tela-la ceiba 1h, ferry 1h 20$ J19-J20: Roatan idée d'hotel pas cher: nativeonroatan.com, Valery's youth hostel, coconut tree J21: Roatan-La Ceiba-Tegucigalpa bus la ceiba-tegu 7h
J22: Tegucigalpa-Leon (Nicaragua) J23: Leon idée hotel: your nice home, tortugabooloda J24: Granada hotel: hospedajevaleria.com J25: Volcan Massaya et marché de Massaya J26: Granada-Ile Ometepe bus jusqu'a Rivas + ferry 60c + bus 30c ou taxi 25$ ou ferry depuis San Carlos (proche granada) (4h)+ taxi 20$ idée finca: goelencanto.com, ometepezopilote.com, fincamagdalena.com J27-28: ile Ometepe
J29: Ile Ometepe-Rivas-Liberia(Costa Rica) posada del tope 5$/nuit J30: Rincon de la Vieja shuttle depuis Liberia 15$ AR entrée parc 10$ hotel "cher" 60$/2 J31: Rincon de la Vieja-Liberia J32: Liberia-Monteverde 4h bus 7$ monteverdebackpacker.com J33: Monteverde J34: Monteverde-Arenal bus: 8h 3$ ou taxi/ferry/taxi: 3h 18$ ou cheval/taxi: 5h arenalbackpackersresort.com J35: Arenal J36: Arenal-San Jose bus 5h 4$ hotel Pangea J37: selon la meteo excursion au volcan Irazu ou Poas prix de 67-89$, excursion proposé par hotel Pangea J38: San José-Corcovado (Palmas ou Puerto Jimenez) bus 9H J39-J40: Parc Corcovado prix d'un guide à la journée 125$ la Sirena nuit (dortoire) : 8$ petit dej: 11$ dejeuner: 15$ diner: 20$ itineraire: J1: palma-los patos-la sirena (J2: la sirena ) si on a le temps et l'argent... J3: la sirena-la leona-puerto jimenez J41: Puerto Jimenez J42: Puerto Jimenez-David (Panama)
J43: David-Panama City J44: Panama City J45: vol Panama-Mexico
Il me reste 3j en plus...je ne prevois rien car c'est ma marge de sécurité!😎
voili voilou...alors vous en pensez quoi? niveau temps c'est bon ou vraiment trop la course? et niveau budget?
j'attends vos com' avec impatience...
De retour de vingt-quatre jours au Guatemala
Bonjour,
Après avoir puisé de nombreux renseignements dans ce forum, il me paraît logique d'y apporter ma pierre et de donner mon ressenti sur un voyage de 24 jours au Guatemala. Je n'ai pas l'intention de faire ici un descriptif de mon périple, les informations générales sont déjà sur ce forum, mais je suis disposé à répondre à des questions précises voire par mail privé. Je me contenterai simplement, histoire de faire avancer les idées de me focaliser sur deux points précis :
L'insécurité
Nous nous sommes jamais sentis en insécurité flagrante (2 couples de 58 ans), en prenant bien entendu, les dispositions d'usage dans un pays où la pauvreté se lit dans le visage de chaque guatémaltèque. Bien entendu, une touriste s'est fait arrachée des pendentifs de 10 cm de long et doit encore aujourd'hui avoir mal aux oreilles et se plaindre de l'insécurité au Guatemala🙁....La prochaine fois, elle portera des pendentifs de 20 cm de long...😊 Il est vrai qu'il est surprenant de constater dans les épiceries, les pharmacies, les banques, des hommes en armes pour protéger le "fonds de commerce" mais n'avons nous pas chez nous des vigiles discrets mais présents voire des caméras cachées??
Le transport La location de voiture individuelle sans chauffeur est à mon sens une incongruité.En effet, il est difficile de s'y repérer, les routes sont souvent difficilement praticables sauf à rester sur les chemins balisés et donc se contenter de faire les sites prestigieux du Guatemala, mais ce pays mérite de sortir des sentiers battus.Le voyage en routard en chicken bus et autre pick up, pourquoi pas? A une condition : avoir du temps devant soi et ne pas avoir en poche un billet retour avec une date prédéterminée. On sait à quelle heure on est prêt à partir, on ne sait pas à quelle heure on démarrera et encore moi à quelle l'heure on arrivera à destination.Difficile d'organiser un tour de 15 ou 21 jours dans ces conditions Pour ma part, faire appel à un TO me semble une obligation pour voir au mieux, visiter "intelligemment" en mêlant culture et découverte et ce pour plusieurs raisons :Avoir un chauffeur et un véhicule à disposition est une liberté qui a certes un prix mais qui à mon sens (ça n'engage que moi) est indispensable dans un pays où les distances sont importantes et où le temps ne compte pas.Des conseils avant et pendant le voyage s'avèrent bien utiles lorsque l'on se retrouve sur placeÊtre assuré à la sortie d'avoir visité non pas tout le pays mais ne pas être passé à côté de "l'important"Être rassuré de pouvoir entrer en relation téléphonique chaque jour avec le TO Importance du téléphone portable fourni par le TO : appeler son TO pour une information , le guide pour un changement d'horaire, le lanchero au retour d'une visite, les hôtels...).Je n'ai pas la prétention sur ce forum d'imposer des idées qui ne sont que personnelles et je ne me permettrais pas de faire de la publicité pour tel ou tel TO afin de ne pas lancer de polémiques néfastes et inutiles sur ce forum.
J'ai pour ma part apprécié le professionnalisme de mon TO avec qui j'ai échangé de nombreux mails avec mon départ et qui fut de bon conseil tout au long du voyage (surtout sa "secrétaire"😊)
Un seul conseil : n'hésiter pas à vous rendre au Guatemala, c'est un pays à découvrir, qui s'ouvre au tourisme, à condition de bien préparer votre voyage en fonction de vos attentes et vos désirs. A vous de bien choisir votre mode de voyage, votre style de voyage et l'interlocuteur idoine : vous y trouverez des gens natures, peu bavards mais attachants, des paysages époustouflants, des sites archéologiques liés à la culture maya....
A votre disposition
Après avoir puisé de nombreux renseignements dans ce forum, il me paraît logique d'y apporter ma pierre et de donner mon ressenti sur un voyage de 24 jours au Guatemala. Je n'ai pas l'intention de faire ici un descriptif de mon périple, les informations générales sont déjà sur ce forum, mais je suis disposé à répondre à des questions précises voire par mail privé. Je me contenterai simplement, histoire de faire avancer les idées de me focaliser sur deux points précis :
L'insécurité
Nous nous sommes jamais sentis en insécurité flagrante (2 couples de 58 ans), en prenant bien entendu, les dispositions d'usage dans un pays où la pauvreté se lit dans le visage de chaque guatémaltèque. Bien entendu, une touriste s'est fait arrachée des pendentifs de 10 cm de long et doit encore aujourd'hui avoir mal aux oreilles et se plaindre de l'insécurité au Guatemala🙁....La prochaine fois, elle portera des pendentifs de 20 cm de long...😊 Il est vrai qu'il est surprenant de constater dans les épiceries, les pharmacies, les banques, des hommes en armes pour protéger le "fonds de commerce" mais n'avons nous pas chez nous des vigiles discrets mais présents voire des caméras cachées??
Le transport La location de voiture individuelle sans chauffeur est à mon sens une incongruité.En effet, il est difficile de s'y repérer, les routes sont souvent difficilement praticables sauf à rester sur les chemins balisés et donc se contenter de faire les sites prestigieux du Guatemala, mais ce pays mérite de sortir des sentiers battus.Le voyage en routard en chicken bus et autre pick up, pourquoi pas? A une condition : avoir du temps devant soi et ne pas avoir en poche un billet retour avec une date prédéterminée. On sait à quelle heure on est prêt à partir, on ne sait pas à quelle heure on démarrera et encore moi à quelle l'heure on arrivera à destination.Difficile d'organiser un tour de 15 ou 21 jours dans ces conditions Pour ma part, faire appel à un TO me semble une obligation pour voir au mieux, visiter "intelligemment" en mêlant culture et découverte et ce pour plusieurs raisons :Avoir un chauffeur et un véhicule à disposition est une liberté qui a certes un prix mais qui à mon sens (ça n'engage que moi) est indispensable dans un pays où les distances sont importantes et où le temps ne compte pas.Des conseils avant et pendant le voyage s'avèrent bien utiles lorsque l'on se retrouve sur placeÊtre assuré à la sortie d'avoir visité non pas tout le pays mais ne pas être passé à côté de "l'important"Être rassuré de pouvoir entrer en relation téléphonique chaque jour avec le TO Importance du téléphone portable fourni par le TO : appeler son TO pour une information , le guide pour un changement d'horaire, le lanchero au retour d'une visite, les hôtels...).Je n'ai pas la prétention sur ce forum d'imposer des idées qui ne sont que personnelles et je ne me permettrais pas de faire de la publicité pour tel ou tel TO afin de ne pas lancer de polémiques néfastes et inutiles sur ce forum.
J'ai pour ma part apprécié le professionnalisme de mon TO avec qui j'ai échangé de nombreux mails avec mon départ et qui fut de bon conseil tout au long du voyage (surtout sa "secrétaire"😊)
Un seul conseil : n'hésiter pas à vous rendre au Guatemala, c'est un pays à découvrir, qui s'ouvre au tourisme, à condition de bien préparer votre voyage en fonction de vos attentes et vos désirs. A vous de bien choisir votre mode de voyage, votre style de voyage et l'interlocuteur idoine : vous y trouverez des gens natures, peu bavards mais attachants, des paysages époustouflants, des sites archéologiques liés à la culture maya....
A votre disposition
Le Cambodge: un héritage exceptionnel
Après son histoire chaotique et dramatique, le Cambodge ouvre maintenant ses bras au monde et nous avons très vite succombé à la magie de ce pays charmant et passionnant. Nous étions éblouis et saisis d’émotion par les temples majestueux, séduits par sa capitale fascinante et pleine de vie. Nous avons parcouru la campagne cambodgienne et ses paysages de rizières éblouissantes et nous avons pris le temps de flâner dans les provinces. Nous avons longé et navigué sur ses cours d’eau et ses lacs, rejoints les villages des minorités ethniques et admirés la beauté du Nord Est. Nous avons gouté et savouré la cuisine khmère à la fois subtile et épicée. Surtout, nous avons découvert un peuple chaleureux, souriant, serviable et heureux de nous recevoir : c’est la plus grande richesse de ce pays. Notre voyage dans le royaume Khmer nous a tout simplement ravis.
Nous avons pris notre temps. Trois semaines de liberté pour flâner, faire crochets et détours, nous attarder dans les temples et les contrées lointaines. Nous avons circulé en bus locaux sur les grands axes, en bateaux sur les fleuves et les lacs, en tuk-tuk autour des temples de Siem Reap, en moto dop et en moto à Battambang Kratie et Ban Lung, en taxis, en pick-up et en mini-van, et aussi à pied, bien sûr ! Que d’opportunités de faire des rencontres magnifiques, passionnantes, étonnantes et enrichissantes.
Ce voyage, je l’ai d’abord rêvé. Puis je l’ai préparé pendant des mois à force de documentation, de conseils et d’aides sur Voyage Forum, le rendez-vous des amoureux du voyage. J’ai changé souvent mon fusil d’épaule et finalement nous sommes partis, Daniel et moi avec nos sacs, nos dollars, notre guide Lonely Planet, quelques bonnes adresses, quelques réponses à nos attentes et pratiquement aucune réservation. Nous sommes revenus, le cœur emplis d’admiration et de sympathie pour ce peuple magnifique, et les yeux pleins d’images et de souvenirs inoubliables. Siem Reap : la cité des temples
Premier étonnement : notre arrivée à Siem Reap ! Nous avions quitté un village, il y a 10 ans, avec des routes en terre, d’anciennes maisons coloniales, quelques guesthouses et restaurants le long de la rivière. La visite et l’exploration des temples se faisaient alors à la façon des pèlerins d’antan. Aujourd’hui, Siem Reap est devenue une fierté nationale pour les Cambodgiens. C’est une ville dynamique avec ses grands hôtels avec spa, ses bars, ses nombreux restaurants, et, évidemment ses embouteillages de cars de touristes. Heureusement, nous avons retrouvé notre guesthouse qui s’est enrichi d’une piscine, bien agréable après les visites par 38°C à l’ombre, quand il y a de l’ombre !
Nous avons exploré pendant six jours les temples proches et les sites plus éloignés. Des styles et des époques d’une incroyable diversité. Il nous a fallu jongler avec le temps pour essayer d’éviter la foule et la cohue. Donc, départ à 6 heures tous les matins avec l’édition « Angkor, Cité khmère » sous le bras ! Fidèle au rendez-vous, Thor, notre tuk-tuk driver !
Notre programme de tous les jours : grimper les escaliers aux marches irrégulières, longer les sentiers qui mènent d’Angkor Vat à Angkor Thom, escalader les pierres et les racines de Ta Prohm. Nous nous sommes isolés au temple de Banteay Samré, magnifiquement conservé avec sa terrasse cruciforme. Nous avons flâné autour du Banteay Kdei, séduisant temple bouddhiste et petite version de Ta Prohm. Nous avons repris nos forces à Sray Srang, un lieu calme et reposant, pour terminer enfin par un très beau coucher de soleil au Pre Sup.
Puis nous avons parcouru à l’aube la campagne jusqu’à Banteay Srei, la citadelle des femmes avec sa délicatesse et la finesse de ses bas et hauts reliefs. Notre pénible montée par le joli sentier de 2 kms à travers la jungle de Kbal Spean a été récompensée par une baignade dans la rivière de lingas sculptés et dans les cascades qui l’entourent.
Par une route difficile nous avons rejoint Koh Ker, lieu qui semble abandonné dans les forêts du nord de Siem Reap. Là aussi se trouve, entre autre, le temple de Bang Mealea, envahi par une végétation luxuriante. C’est là que Jean Jacques Annaud a tourné le film « Deux Frères ». Plus loin, des temples du groupe de Roluos, avec l’élégant Preak Kô et le temple montagne de Bakong. Nous avons enfin terminé notre parcours Angkorien par Prasat Kravan, Ta Som, Preah Khan, Neak Pean.
On est sollicité sans cesse autour des temples. Mangues, bananes, ananas, boissons, livres, DVD et bracelets nous sont proposés partout par des enfants souriants et à qui il est très difficile de dire non ! Daniel, trempé par la chaleur, achète une belle collection de teeshirt d’Angkor à une vendeuse d’une dizaine d’année qui lui fait le reproche de retourner à son hôtel dans cet état ! Et comment ne pas craquer pour les bracelets de cette petite fille qui a débité en quelques secondes le nom de notre président, la capitale de la France et le nombre d’habitants, sans oublier Carla Bruni !!!
Il n’y a pas que des temples à voir à Siem Reap. Le nouveau musée National Angkor est fascinant et avec une technologie multimédia des plus sophistiquées : un voyage au travers de la gloire de l’histoire et de la civilisation khmère d’Angkor.
Les pagodes récentes de la ville contrastent avec les anciens temples et méritent aussi un peu de temps. Le Vat Dam Nak avec des jardins magnifiquement soignés et agencés et sa bibliothèque française en pleine effervescence. Dans le parc de la pagode, The Giant Puppet Project préparait la grande parade qui partant du Old Market a rejoint les jardins du Palais royal en longeant la rivière. Cette association permet aux enfants des écoles locales, des orphelinats et des enfants de la rue à s’exprimer à travers l’art. Tous ont défilé avec leur création de marionnettes immenses, papillons, chauves souris, singes etc. dans la joie et la bonne humeur. Un spectacle joyeux, spontané et plein de joie !
Et le soir se perdre dans Bar Street, particulièrement animé où tous se retrouve pour prendre un verre, savourer les cuisines du monde entier et se faire masser les pieds par pleins de petits poissons dans des grands aquariums.
Battambang, la petite ville au milieu de la campagne
La majeure partie de la population cambodgienne vit à la campagne et après une légère « overdose de temples », nous avons sillonné en moto, les chemins de terre des environs de Battambang pour découvrir les villages, les artisans, les champs et les vergers.
Le trajet en bateau au départ de Siem Reap traverse les villages flottants, des marécages, d’étroits chenaux et peut être un magnifique voyage. En saison sèche il peut devenir un véritable cauchemar ! On nous avait prévenu mais tant pis !
Un pick–up à 6h du matin fait la tournée des guesthouses et on s’entasse à 14 avec sacs à dos et nos valises. Le bateau semble très vieux et fragile. Des bancs en bois, durs et inconfortables servent de sièges passagers mais il y a plus de personnes sur le bateau que de places ! Un bruit d’enfer d’un moteur sans échappement et une chaleur insoutenable ! Et nous voilà partis pour un voyage de 9 heures !
A travers les villages flottants et les paysages magnifiques, le bateau s’arrête partout pour prendre les locaux, déposés par les barques qui nous accostent. Ils sont surchargés avec leur sacs à provisions, les poulets, la farine, les poissons, les fruits ! Au bout d’une heure le bateau était devenu le radeau de la Méduse ! Un vrai capharnaüm. Tout le long de la berge, des enfants s’amusent de nous voir et nous lancent de bruyants « hello » et s’empressent de nous montrer leurs prouesses dans l’eau. Nous croisons de nombreux longtails qui transportent de tout : la famille, les provisions, des matériaux de construction, etc…
A l’approche de Battambang, le niveau de la rivière est tellement bas que le bateau s’échoue plusieurs fois sur des bancs de sable.
Un trajet très éprouvant mais quel souvenir !!!
Les moyens de transports sont nombreux, variés et faciles au Cambodge. C’est certainement la meilleure façon de vivre avec la population, de partager et de participer à leur vie de tous les jours. Les voyages en bus sont assez folkloriques. Même si les déplacements deviennent plus faciles sur quelques rares routes goudronnées, les bus sont souvent près à rendre l’âme : compteurs kilométriques qui n’indiquent plus de chiffre (par peur ou par lassitude ?), la climatisation fièrement annoncée au moment de l’achat du billet ne fonctionne que si le moteur ne chauffe pas trop, et les pannes sont nombreuses. Nous avons vécu un éclatement spectaculaire d’un pneu en rase campagne ; tout le monde est descendu et a attendu au bord de la route, en plein soleil. Les pauses pipi se font en groupe, les hommes d’un coté de la route et les femmes de l’autre, sans gène ni pudeur !
Il n’y a pas d’arrêt de bus, il s’arrête n’importe où, les gens montent, d’autres descendent, et quand il n’y a plus de places, on en retrouve ! Assis sur les marches, dans les allées, ou à trois sur un même siège, rien n’est un problème. Les Cambodgiens s’adaptent à toutes les situations, grands et petits ont une patience et une nonchalance étonnantes. Les enfants mangent, dorment, sourient et passent des heures dans les transports sur les genoux des parents sans se plaindre.
Nos enfants ont là une leçon à apprendre quand ils se plaignent juste pour traverser Paris !!!
Autres moyens de sillonner les routes de province : les minibus. Ils sont bon marché et souvent bondés. On nous conseille d’acheter une place supplémentaire pour voyager confortablement pour le trajet de Kratie à Ban Lung, route longue et pénible. Excellent conseil car nous nous sommes retrouvés à 21 personnes avec le chauffeur dans un minibus de 9 places ! Nous étions avec un américain à trois sur une banquette de quatre place et nous étions quelque peu gênés de voir les Cambodgiens assis en quinconce les uns sur les autres qui sympathisaient avec nous en nous gratifiant de grands sourires.
Les longtails naviguent sur toutes les rivières, lacs et cours d’eau. Ils sont bruyants mais les emprunter reste pratique et agréable. Ils nous permettent de visiter des villages des minorités sur les rives du Tonlé San, le village flottante de Kompong Khleang sur le Tonlé Sap. Au-delà de son histoire sinistre Kampong Poy ou Barrage de la Mort qui servait aux khmers rouges à éliminer les ennemis de la révolution, est devenu un lieu de ballade pour les Cambodgiens avec son immense jardin de lotus et ses fermes de pêcheurs perchés sur pilotis. Encore des aventures : alors que nous étions arrêtés pour admirer un magnifique coucher du soleil le batelier a rompu le fil du démarreur. Alors qu’il commence à ramer pour rentrer, mais avec une seule rame la technologie nous sauve. Il appelle avec son portable un copain qui vient nous secourir avec son bateau. En arrivant près de notre embarcation, il casse son gouvernail et finalement tombe en panne d’essence ! Nous revenons finalement au bord du lac avec un bon fou rire quelque peu nerveux mais qui clôturera joyeusement cette journée tourmentée !
Un autre moyen de transport excitant : le moto-dop (guide-conducteur et moi en passager) et Daniel seul sur une autre moto. C’est ainsi que nous avons traversé la campagne sur des pistes avec les nids de poules énormes, des chemins en terre dans lesquels les roues de la moto s’enfonçaient, avec une poussière qui s’infiltre partout, dans les cheveux, les narines, les oreilles. Les masques chirurgicaux, tant prisées par les Asiatiques, feront dorénavant partie de nos accessoires indispensables.
Que de bons moments autour de Battambang, avec les paysans dans leur champs et les femmes qui viennent nous accueillir à l’entrée de leur village. Elles rient de bon cœur en étant impressionnées par le ventre de Daniel, mes rondeurs et la taille de mes seins !
Et au détour d’un chemin, ce merveilleux mariage Khmer sous un énorme chapiteau. Sans manières, nous sommes cordialement invités à y participer. Les gens insistent pour que nous prenions des photos et des films. Nous sentons très bien leur envie de partager avec nous leur joie et leur bonheur. Nous admirons les magnifiques costumes colorés des mariés avec leurs garçons et demoiselles d’honneur. On nous invite à nous asseoir avec eux et leur hospitalité et amitié, toutes simples nous fait si chaud au cœur.
A Battambang, nous avons passé trois jours chez Sam, jeune franco –khmer qui est retourné au pays où il a aménagé la maison familiale avec trois chambres pour ses hôtes. Il nous a fait découvrir sa ville et les alentours en évitant totalement les circuits touristiques classiques. Sam a su partager avec nous l’amour de son pays. Son enthousiasme et sa gentillesse nous a rendu ce séjour inoubliable. Nous avons vécu des moments d’intense émotion : la sortie par milliers des chauves souris de la montagne, le ballet des cormorans et des aigrettes au soleil couchant, des familles chinoises et vietnamiennes qui nous invitent pour le nouvel an et la fête de Têt. On brûle avec elles de faux billets de banques, des dollars, francs et euros pour se remémorer nos ancêtres disparus. Nous goûtons aussi des mets cambodgiens sur le bord des chemins: du rat et les blettes grillés, des œufs de canard avec, à l’intérieur, l’embryon, ses plumes et son bec, des gâteaux de bambous au lait de coco, de riz gluant et des haricots noirs, des galettes de riz et de l’alcool de palme. Je retrouve encore l’odeur inoubliable de la pâte à poisson fermentant dans les cuves géantes, difficile à supporter !
Un peu en dehors de la ville, nous empruntons le Bamboo train sur lequel nous avons placé nos motos. Nous nous sommes bien cramponnés pour filer à travers la campagne avec ce train original dans claquement métallique et infernal des rails à peine parallèles.
Ban Lung : le pays de la Terre Rouge
La province de Ratanakiri est réputée pour la beauté de ses sites naturels mais aussi pour ses routes en très mauvais état ! Pendant la saison sèche, les routes sont envahies par une poussière ocre d’où le surnom de la région : « Terre rouge». Nous étions très vite recouverts de cette couleur de la tête aux pieds. Seule une grosse brosse à chiendents peut nous aider à retrouver une apparence humaine normale !
J’ai grimpé sur la moto de Lena, notre guide et Daniel a emprunté la moto de sa femme. C’est ainsi que nous avons visité des villages où vivent plusieurs minorités. On a garé nos motos et on s’est baigné dans le lac volcanique de Yeak Lom malgré les mystérieuses créatures peuplant les eaux selon les légendes des ethnies locales. Nous nous sommes recueillis dans les cimetières noyés dans la jungle. Les morts sont enterrés et leurs tombes sont entourées de sculptures en bois les représentant dans leurs activités durant leur vie.
Les ethnies vénèrent les esprits de la Terre, du Ciel et de leurs ancêtres. Le village que notre guide visite d’habitude a eu trop de malédictions récemment et les habitants du village sont persuadés que les étrangers en passant dans leur cimetière ont dérangé ces esprits. Lena nous emmène dans un village qu’il n’a jamais visité. Nous payons l’entrée dans le village, nous payons pour prendre des photos, nous sommes étroitement surveillés et on nous accompagne partout. Nous sommes également priés d’acheter un paquet de biscuit dans une boutique du village pour honorer les esprits et mettre des offrandes sur les tombes des ancêtres. Finalement, c’est notre surveillant du village qui a mangé tout le paquet !!! Je n’apprécie pas trop cet accueil et Lena non plus et il décide de ne plus revenir avec ses touristes. L’avantage est que nous étions toujours seuls, pas de Coréens ou d’américains dans ces contrées si primitives ! Si ces visites sont toujours intéressantes, souvent j’éprouve une certaine gêne, un sentiment de voyeurisme qui me met mal à l’aise.
Nous n’y avons pas fait de trek mais nous avons pris une douche tonique dans les cascades de Chaa Ong Ka tieng et Kinchaan. Nous avons aussi cherché des améthystes et du zircon dans les mines de pierres précieuses qui sont exploitées sur les bords des routes.
A Ban Lung nous avons logé dans la villa en bois de l’ancien gouverneur de Ban Lung, devenu le « Lodge des Terres Rouges », une oasis de calme et de sérénité, dans un grand jardin luxuriant de belles plantes, fleurs et orchidées sauvages et décoré de totems Jaraï.
Les mariés de la région viennent pour des séances de photos dans ces jardins et autour de la magnifique piscine. Pour moi, massages tous les soirs dans le somptueux spa de l’auberge. Nous avons diné un soir avec Lena et sa femme, qui ne parle pas anglais, qui, une fois passée sa timidité du premier contact, s’est avérée être une jeune femme souriante et curieuse de notre mode de vie. Que des moments de grand bonheur.
Kratie : les dauphins d’eau douce
On aurait pu se passer de notre journée à Kratie sans grand intérêt mais qui nous a permit de faire une pause. Nous avons parcouru la campagne et visité quelques pagodes en moto. Nous avons navigué sur le Mékong pour voir les quelques rares dauphins de l’Irrawaddy et de très beaux paysages tout le long des berges.
Là encore quelques belles rencontres.
Les jeunes lycéens viennent sur les berges au moment du coucher du soleil. Ils engagent la conversation dans le but de pratiquer leur anglais. C’était le cas de ces deux jeunes garçons de 17 ans, en dernière année du lycée, qui habitent à 20 kms de Kratie et retournent chez eux pour le weekend. Ils ont déjà un très bon niveau d’anglais et souhaitent continuer leurs études en langues. Mais les frais de scolarité (300$ pour l’année) et la vie à Phnom Penh, où ils devraient poursuivre leurs études, représentent une somme trop importante pour leurs familles. Les bourses sont rares et souvent ne suffisent pas. Une autre jeune fille de 12 ans s’approche de nous pour discuter et nous invite à venir manger chez ses parents. Daniel et moi, fan de l’émission d’Antoine de Maximy « J’irai dormir chez vous » nous amusons de cette invitation. Elle parle très bien l’anglais et elle nous demande de l’aider à acheter un dictionnaire pour ses études en lui donnant un peu d’argent. Je lui propose d’aller l’acheter directement. Elle est très étonnée et semble si heureuse. Malheureusement il est déjà tard et la librairie est fermée. Elle n’était pas au rendez vous que nous avions fixé pour le lendemain. J’étais vraiment très triste de ne pas pouvoir l’aider.
Nous sommes monté sur le Phnom Sombok (300marches) où j’ai faillit avoir une insolation. Deux nonnes discutent et nous nous arrêtons pour nous reposer à côté d’elles. L’une, sans âge, fume sa cigarette comme si elle fumait un joint et l’autre prend soin de moi en me faisant de l’air avec son éventail. Notre conversation est très limitée car elles ne parlent que le khmer mais, comme d’habitude, nous échangeons sourires et signes de sympathie. Elles nous permettent de les photographier, des modèles hors du temps.
Phnom Penh : La renaissance d’une capitale
Phnom Penh est une ville fascinante où richesse et pauvreté se côtoient à chaque coin de rue. Les mendiants sont nombreux, adultes et enfants mutilés, souvent victimes des mines,
blessés pendant la guerre ou en travaillant et en jouant dans les champs. En haillons ils dorment directement sur le sol le long du Mekong. Triste spectacle.
La ville s’éveille dès 6 heures du matin avec les bruits intenses d’une vie quotidienne trépidantes. Le soir l’animation est entretenue par les cocktails des happy hours et un amok délicieux dans un bon restaurant khmer.
Les nombreux bâtiments du Palais Royal dominent la ville de leurs flèches étincelantes. Dans les jardins luxuriants du Palais, des pagodes couvertes de dorures et la pagode d’Argent qui brille de mille feux au soleil. Le musée national renferme une magnifique collection de sculptures khmères et les salles ouvertes sur un très joli patio qui permet de se reposer à l’ombre des frangipaniers et de faire de nouvelles rencontres.
Le Happy Hour au FCC (Foreign Correspondants Club) sur le quai est une étape incontournable. Fréquenté par les expatriés du monde entier, sa terrasse offre une vue imprenable sur le Tonlé Sap qui se jette lentement dans le Mekong. L’ambiance y est agréable, confortable, tr��s « coloniale ».
Le somptueux Hôtel Le Royal (du groupe Raffles) est imprégné de son passé glorieux et cela se ressent aussi bien dans son style, sa décoration que dans le service. Y prendre un café ou un jus de fruit et se reposer après une longue promenade dans le centre ville est un moment de grand délice.
Le Vat Phnom, site de mille légendes, se dresse sur la seule colline de la ville et nous nous trouvons plongés parmi toutes les festivités du Nouvel An Chinois. Beaucoup sont venus pour prier et pour porter des offrandes : guirlandes de jasmins, fruits, morceaux de viande et os, dégoulinant de graisse que l’on offre aux lions qui gardent l’escalier, les nombreuses statues disséminées sur le chemin qui mène au sommet de la colline, les esprits gardiens aux allures terrifiantes, Vishnou et Nâga. Les vendeurs d’oiseaux sollicitent les visiteurs pour faire des offrandes et les libérer. Surprenant, si l’on observe ce manège, on se rend compte qu’ils sont dressés à revenir dans leur cage ! D’énormes tables sont dressées couvertes de nourriture, de boissons et de billets de banque. Il faut croire que les esprits sont particulièrement gourmands !!!
Le Psar Tuol Tom Pong ou le marché russe grouille de monde et se trouve être un des meilleurs endroits pour acheter des souvenirs et des vêtements. On trouve de tout : objets d’artisanat, des soieries, des bijoux, des instruments de musique, de la maroquinerie, des contrefaçons de tout genre plus une multitude de marchands allant du tailleur au vendeur de pneu, de quincailler aux esthéticiennes. Très amusant et un lieu incontournable !
Le S-21 ou le musée Tuol Sleng est un témoignage des atrocités commises par les Khmer rouges. Comme à Auschwitz la banalité de l’endroit rend la visite très éprouvante. Le film « Bophana » (1996), le documentaire du réalisateur franco-cambodgien Rithy Panh est projeté tous les jours sur place, relatant l’histoire de la révolution Khmer Rouge et racontant le pays transformé en « une prison sans mur ». Ce régime priva les Cambodgiens de ce à quoi ils tenaient le plus : la famille, la nourriture, la terre et la foi. Le génocide a fait plus de deux millions de victimes.
Le Cambodge se reconstruit aujourd’hui mais il y a encore du chemin à faire. Les gens sont heureux et souriants mais vivent encore avec le souvenir de l’horreur des années du régime khmer rouge et évoquent souvent leurs tragédies personnelles, leurs familles décimées et les souffrances endurées. Générations anciennes et nouvelles vivent avec ce traumatisme. La vie est difficile pour les Cambodgiens et le pays reste l’un des plus pauvres d’Asie. Les revenus de nombreux Cambodgiens stagnent, les maigres salaires ne leur permettent pas de vivre décemment. Et malgré des années de massacres, de misère et d’instabilité politique ils on gardé le sourire. On ne peut quitter les splendeurs du Cambodge sans un sentiment d’affection et d’admiration pour son peuple. Et selon les différentes facettes que l’on découvre, le Cambodge a deux visages: un pays qui enchante et déconcerte à la fois, le yin et le yang du Cambodge.
Février/Mars 2010
Nous avons pris notre temps. Trois semaines de liberté pour flâner, faire crochets et détours, nous attarder dans les temples et les contrées lointaines. Nous avons circulé en bus locaux sur les grands axes, en bateaux sur les fleuves et les lacs, en tuk-tuk autour des temples de Siem Reap, en moto dop et en moto à Battambang Kratie et Ban Lung, en taxis, en pick-up et en mini-van, et aussi à pied, bien sûr ! Que d’opportunités de faire des rencontres magnifiques, passionnantes, étonnantes et enrichissantes.
Ce voyage, je l’ai d’abord rêvé. Puis je l’ai préparé pendant des mois à force de documentation, de conseils et d’aides sur Voyage Forum, le rendez-vous des amoureux du voyage. J’ai changé souvent mon fusil d’épaule et finalement nous sommes partis, Daniel et moi avec nos sacs, nos dollars, notre guide Lonely Planet, quelques bonnes adresses, quelques réponses à nos attentes et pratiquement aucune réservation. Nous sommes revenus, le cœur emplis d’admiration et de sympathie pour ce peuple magnifique, et les yeux pleins d’images et de souvenirs inoubliables. Siem Reap : la cité des temples
Premier étonnement : notre arrivée à Siem Reap ! Nous avions quitté un village, il y a 10 ans, avec des routes en terre, d’anciennes maisons coloniales, quelques guesthouses et restaurants le long de la rivière. La visite et l’exploration des temples se faisaient alors à la façon des pèlerins d’antan. Aujourd’hui, Siem Reap est devenue une fierté nationale pour les Cambodgiens. C’est une ville dynamique avec ses grands hôtels avec spa, ses bars, ses nombreux restaurants, et, évidemment ses embouteillages de cars de touristes. Heureusement, nous avons retrouvé notre guesthouse qui s’est enrichi d’une piscine, bien agréable après les visites par 38°C à l’ombre, quand il y a de l’ombre !
Nous avons exploré pendant six jours les temples proches et les sites plus éloignés. Des styles et des époques d’une incroyable diversité. Il nous a fallu jongler avec le temps pour essayer d’éviter la foule et la cohue. Donc, départ à 6 heures tous les matins avec l’édition « Angkor, Cité khmère » sous le bras ! Fidèle au rendez-vous, Thor, notre tuk-tuk driver !
Notre programme de tous les jours : grimper les escaliers aux marches irrégulières, longer les sentiers qui mènent d’Angkor Vat à Angkor Thom, escalader les pierres et les racines de Ta Prohm. Nous nous sommes isolés au temple de Banteay Samré, magnifiquement conservé avec sa terrasse cruciforme. Nous avons flâné autour du Banteay Kdei, séduisant temple bouddhiste et petite version de Ta Prohm. Nous avons repris nos forces à Sray Srang, un lieu calme et reposant, pour terminer enfin par un très beau coucher de soleil au Pre Sup.
Puis nous avons parcouru à l’aube la campagne jusqu’à Banteay Srei, la citadelle des femmes avec sa délicatesse et la finesse de ses bas et hauts reliefs. Notre pénible montée par le joli sentier de 2 kms à travers la jungle de Kbal Spean a été récompensée par une baignade dans la rivière de lingas sculptés et dans les cascades qui l’entourent.
Par une route difficile nous avons rejoint Koh Ker, lieu qui semble abandonné dans les forêts du nord de Siem Reap. Là aussi se trouve, entre autre, le temple de Bang Mealea, envahi par une végétation luxuriante. C’est là que Jean Jacques Annaud a tourné le film « Deux Frères ». Plus loin, des temples du groupe de Roluos, avec l’élégant Preak Kô et le temple montagne de Bakong. Nous avons enfin terminé notre parcours Angkorien par Prasat Kravan, Ta Som, Preah Khan, Neak Pean.
On est sollicité sans cesse autour des temples. Mangues, bananes, ananas, boissons, livres, DVD et bracelets nous sont proposés partout par des enfants souriants et à qui il est très difficile de dire non ! Daniel, trempé par la chaleur, achète une belle collection de teeshirt d’Angkor à une vendeuse d’une dizaine d’année qui lui fait le reproche de retourner à son hôtel dans cet état ! Et comment ne pas craquer pour les bracelets de cette petite fille qui a débité en quelques secondes le nom de notre président, la capitale de la France et le nombre d’habitants, sans oublier Carla Bruni !!!
Il n’y a pas que des temples à voir à Siem Reap. Le nouveau musée National Angkor est fascinant et avec une technologie multimédia des plus sophistiquées : un voyage au travers de la gloire de l’histoire et de la civilisation khmère d’Angkor.
Les pagodes récentes de la ville contrastent avec les anciens temples et méritent aussi un peu de temps. Le Vat Dam Nak avec des jardins magnifiquement soignés et agencés et sa bibliothèque française en pleine effervescence. Dans le parc de la pagode, The Giant Puppet Project préparait la grande parade qui partant du Old Market a rejoint les jardins du Palais royal en longeant la rivière. Cette association permet aux enfants des écoles locales, des orphelinats et des enfants de la rue à s’exprimer à travers l’art. Tous ont défilé avec leur création de marionnettes immenses, papillons, chauves souris, singes etc. dans la joie et la bonne humeur. Un spectacle joyeux, spontané et plein de joie !
Et le soir se perdre dans Bar Street, particulièrement animé où tous se retrouve pour prendre un verre, savourer les cuisines du monde entier et se faire masser les pieds par pleins de petits poissons dans des grands aquariums.
Battambang, la petite ville au milieu de la campagne
La majeure partie de la population cambodgienne vit à la campagne et après une légère « overdose de temples », nous avons sillonné en moto, les chemins de terre des environs de Battambang pour découvrir les villages, les artisans, les champs et les vergers.
Le trajet en bateau au départ de Siem Reap traverse les villages flottants, des marécages, d’étroits chenaux et peut être un magnifique voyage. En saison sèche il peut devenir un véritable cauchemar ! On nous avait prévenu mais tant pis !
Un pick–up à 6h du matin fait la tournée des guesthouses et on s’entasse à 14 avec sacs à dos et nos valises. Le bateau semble très vieux et fragile. Des bancs en bois, durs et inconfortables servent de sièges passagers mais il y a plus de personnes sur le bateau que de places ! Un bruit d’enfer d’un moteur sans échappement et une chaleur insoutenable ! Et nous voilà partis pour un voyage de 9 heures !
A travers les villages flottants et les paysages magnifiques, le bateau s’arrête partout pour prendre les locaux, déposés par les barques qui nous accostent. Ils sont surchargés avec leur sacs à provisions, les poulets, la farine, les poissons, les fruits ! Au bout d’une heure le bateau était devenu le radeau de la Méduse ! Un vrai capharnaüm. Tout le long de la berge, des enfants s’amusent de nous voir et nous lancent de bruyants « hello » et s’empressent de nous montrer leurs prouesses dans l’eau. Nous croisons de nombreux longtails qui transportent de tout : la famille, les provisions, des matériaux de construction, etc…
A l’approche de Battambang, le niveau de la rivière est tellement bas que le bateau s’échoue plusieurs fois sur des bancs de sable.
Un trajet très éprouvant mais quel souvenir !!!
Les moyens de transports sont nombreux, variés et faciles au Cambodge. C’est certainement la meilleure façon de vivre avec la population, de partager et de participer à leur vie de tous les jours. Les voyages en bus sont assez folkloriques. Même si les déplacements deviennent plus faciles sur quelques rares routes goudronnées, les bus sont souvent près à rendre l’âme : compteurs kilométriques qui n’indiquent plus de chiffre (par peur ou par lassitude ?), la climatisation fièrement annoncée au moment de l’achat du billet ne fonctionne que si le moteur ne chauffe pas trop, et les pannes sont nombreuses. Nous avons vécu un éclatement spectaculaire d’un pneu en rase campagne ; tout le monde est descendu et a attendu au bord de la route, en plein soleil. Les pauses pipi se font en groupe, les hommes d’un coté de la route et les femmes de l’autre, sans gène ni pudeur !
Il n’y a pas d’arrêt de bus, il s’arrête n’importe où, les gens montent, d’autres descendent, et quand il n’y a plus de places, on en retrouve ! Assis sur les marches, dans les allées, ou à trois sur un même siège, rien n’est un problème. Les Cambodgiens s’adaptent à toutes les situations, grands et petits ont une patience et une nonchalance étonnantes. Les enfants mangent, dorment, sourient et passent des heures dans les transports sur les genoux des parents sans se plaindre.
Nos enfants ont là une leçon à apprendre quand ils se plaignent juste pour traverser Paris !!!
Autres moyens de sillonner les routes de province : les minibus. Ils sont bon marché et souvent bondés. On nous conseille d’acheter une place supplémentaire pour voyager confortablement pour le trajet de Kratie à Ban Lung, route longue et pénible. Excellent conseil car nous nous sommes retrouvés à 21 personnes avec le chauffeur dans un minibus de 9 places ! Nous étions avec un américain à trois sur une banquette de quatre place et nous étions quelque peu gênés de voir les Cambodgiens assis en quinconce les uns sur les autres qui sympathisaient avec nous en nous gratifiant de grands sourires.
Les longtails naviguent sur toutes les rivières, lacs et cours d’eau. Ils sont bruyants mais les emprunter reste pratique et agréable. Ils nous permettent de visiter des villages des minorités sur les rives du Tonlé San, le village flottante de Kompong Khleang sur le Tonlé Sap. Au-delà de son histoire sinistre Kampong Poy ou Barrage de la Mort qui servait aux khmers rouges à éliminer les ennemis de la révolution, est devenu un lieu de ballade pour les Cambodgiens avec son immense jardin de lotus et ses fermes de pêcheurs perchés sur pilotis. Encore des aventures : alors que nous étions arrêtés pour admirer un magnifique coucher du soleil le batelier a rompu le fil du démarreur. Alors qu’il commence à ramer pour rentrer, mais avec une seule rame la technologie nous sauve. Il appelle avec son portable un copain qui vient nous secourir avec son bateau. En arrivant près de notre embarcation, il casse son gouvernail et finalement tombe en panne d’essence ! Nous revenons finalement au bord du lac avec un bon fou rire quelque peu nerveux mais qui clôturera joyeusement cette journée tourmentée !
Un autre moyen de transport excitant : le moto-dop (guide-conducteur et moi en passager) et Daniel seul sur une autre moto. C’est ainsi que nous avons traversé la campagne sur des pistes avec les nids de poules énormes, des chemins en terre dans lesquels les roues de la moto s’enfonçaient, avec une poussière qui s’infiltre partout, dans les cheveux, les narines, les oreilles. Les masques chirurgicaux, tant prisées par les Asiatiques, feront dorénavant partie de nos accessoires indispensables.
Que de bons moments autour de Battambang, avec les paysans dans leur champs et les femmes qui viennent nous accueillir à l’entrée de leur village. Elles rient de bon cœur en étant impressionnées par le ventre de Daniel, mes rondeurs et la taille de mes seins !
Et au détour d’un chemin, ce merveilleux mariage Khmer sous un énorme chapiteau. Sans manières, nous sommes cordialement invités à y participer. Les gens insistent pour que nous prenions des photos et des films. Nous sentons très bien leur envie de partager avec nous leur joie et leur bonheur. Nous admirons les magnifiques costumes colorés des mariés avec leurs garçons et demoiselles d’honneur. On nous invite à nous asseoir avec eux et leur hospitalité et amitié, toutes simples nous fait si chaud au cœur.
A Battambang, nous avons passé trois jours chez Sam, jeune franco –khmer qui est retourné au pays où il a aménagé la maison familiale avec trois chambres pour ses hôtes. Il nous a fait découvrir sa ville et les alentours en évitant totalement les circuits touristiques classiques. Sam a su partager avec nous l’amour de son pays. Son enthousiasme et sa gentillesse nous a rendu ce séjour inoubliable. Nous avons vécu des moments d’intense émotion : la sortie par milliers des chauves souris de la montagne, le ballet des cormorans et des aigrettes au soleil couchant, des familles chinoises et vietnamiennes qui nous invitent pour le nouvel an et la fête de Têt. On brûle avec elles de faux billets de banques, des dollars, francs et euros pour se remémorer nos ancêtres disparus. Nous goûtons aussi des mets cambodgiens sur le bord des chemins: du rat et les blettes grillés, des œufs de canard avec, à l’intérieur, l’embryon, ses plumes et son bec, des gâteaux de bambous au lait de coco, de riz gluant et des haricots noirs, des galettes de riz et de l’alcool de palme. Je retrouve encore l’odeur inoubliable de la pâte à poisson fermentant dans les cuves géantes, difficile à supporter !
Un peu en dehors de la ville, nous empruntons le Bamboo train sur lequel nous avons placé nos motos. Nous nous sommes bien cramponnés pour filer à travers la campagne avec ce train original dans claquement métallique et infernal des rails à peine parallèles.
Ban Lung : le pays de la Terre Rouge
La province de Ratanakiri est réputée pour la beauté de ses sites naturels mais aussi pour ses routes en très mauvais état ! Pendant la saison sèche, les routes sont envahies par une poussière ocre d’où le surnom de la région : « Terre rouge». Nous étions très vite recouverts de cette couleur de la tête aux pieds. Seule une grosse brosse à chiendents peut nous aider à retrouver une apparence humaine normale !
J’ai grimpé sur la moto de Lena, notre guide et Daniel a emprunté la moto de sa femme. C’est ainsi que nous avons visité des villages où vivent plusieurs minorités. On a garé nos motos et on s’est baigné dans le lac volcanique de Yeak Lom malgré les mystérieuses créatures peuplant les eaux selon les légendes des ethnies locales. Nous nous sommes recueillis dans les cimetières noyés dans la jungle. Les morts sont enterrés et leurs tombes sont entourées de sculptures en bois les représentant dans leurs activités durant leur vie.
Les ethnies vénèrent les esprits de la Terre, du Ciel et de leurs ancêtres. Le village que notre guide visite d’habitude a eu trop de malédictions récemment et les habitants du village sont persuadés que les étrangers en passant dans leur cimetière ont dérangé ces esprits. Lena nous emmène dans un village qu’il n’a jamais visité. Nous payons l’entrée dans le village, nous payons pour prendre des photos, nous sommes étroitement surveillés et on nous accompagne partout. Nous sommes également priés d’acheter un paquet de biscuit dans une boutique du village pour honorer les esprits et mettre des offrandes sur les tombes des ancêtres. Finalement, c’est notre surveillant du village qui a mangé tout le paquet !!! Je n’apprécie pas trop cet accueil et Lena non plus et il décide de ne plus revenir avec ses touristes. L’avantage est que nous étions toujours seuls, pas de Coréens ou d’américains dans ces contrées si primitives ! Si ces visites sont toujours intéressantes, souvent j’éprouve une certaine gêne, un sentiment de voyeurisme qui me met mal à l’aise.
Nous n’y avons pas fait de trek mais nous avons pris une douche tonique dans les cascades de Chaa Ong Ka tieng et Kinchaan. Nous avons aussi cherché des améthystes et du zircon dans les mines de pierres précieuses qui sont exploitées sur les bords des routes.
A Ban Lung nous avons logé dans la villa en bois de l’ancien gouverneur de Ban Lung, devenu le « Lodge des Terres Rouges », une oasis de calme et de sérénité, dans un grand jardin luxuriant de belles plantes, fleurs et orchidées sauvages et décoré de totems Jaraï.
Les mariés de la région viennent pour des séances de photos dans ces jardins et autour de la magnifique piscine. Pour moi, massages tous les soirs dans le somptueux spa de l’auberge. Nous avons diné un soir avec Lena et sa femme, qui ne parle pas anglais, qui, une fois passée sa timidité du premier contact, s’est avérée être une jeune femme souriante et curieuse de notre mode de vie. Que des moments de grand bonheur.
Kratie : les dauphins d’eau douce
On aurait pu se passer de notre journée à Kratie sans grand intérêt mais qui nous a permit de faire une pause. Nous avons parcouru la campagne et visité quelques pagodes en moto. Nous avons navigué sur le Mékong pour voir les quelques rares dauphins de l’Irrawaddy et de très beaux paysages tout le long des berges.
Là encore quelques belles rencontres.
Les jeunes lycéens viennent sur les berges au moment du coucher du soleil. Ils engagent la conversation dans le but de pratiquer leur anglais. C’était le cas de ces deux jeunes garçons de 17 ans, en dernière année du lycée, qui habitent à 20 kms de Kratie et retournent chez eux pour le weekend. Ils ont déjà un très bon niveau d’anglais et souhaitent continuer leurs études en langues. Mais les frais de scolarité (300$ pour l’année) et la vie à Phnom Penh, où ils devraient poursuivre leurs études, représentent une somme trop importante pour leurs familles. Les bourses sont rares et souvent ne suffisent pas. Une autre jeune fille de 12 ans s’approche de nous pour discuter et nous invite à venir manger chez ses parents. Daniel et moi, fan de l’émission d’Antoine de Maximy « J’irai dormir chez vous » nous amusons de cette invitation. Elle parle très bien l’anglais et elle nous demande de l’aider à acheter un dictionnaire pour ses études en lui donnant un peu d’argent. Je lui propose d’aller l’acheter directement. Elle est très étonnée et semble si heureuse. Malheureusement il est déjà tard et la librairie est fermée. Elle n’était pas au rendez vous que nous avions fixé pour le lendemain. J’étais vraiment très triste de ne pas pouvoir l’aider.
Nous sommes monté sur le Phnom Sombok (300marches) où j’ai faillit avoir une insolation. Deux nonnes discutent et nous nous arrêtons pour nous reposer à côté d’elles. L’une, sans âge, fume sa cigarette comme si elle fumait un joint et l’autre prend soin de moi en me faisant de l’air avec son éventail. Notre conversation est très limitée car elles ne parlent que le khmer mais, comme d’habitude, nous échangeons sourires et signes de sympathie. Elles nous permettent de les photographier, des modèles hors du temps.
Phnom Penh : La renaissance d’une capitale
Phnom Penh est une ville fascinante où richesse et pauvreté se côtoient à chaque coin de rue. Les mendiants sont nombreux, adultes et enfants mutilés, souvent victimes des mines,
blessés pendant la guerre ou en travaillant et en jouant dans les champs. En haillons ils dorment directement sur le sol le long du Mekong. Triste spectacle.
La ville s’éveille dès 6 heures du matin avec les bruits intenses d’une vie quotidienne trépidantes. Le soir l’animation est entretenue par les cocktails des happy hours et un amok délicieux dans un bon restaurant khmer.
Les nombreux bâtiments du Palais Royal dominent la ville de leurs flèches étincelantes. Dans les jardins luxuriants du Palais, des pagodes couvertes de dorures et la pagode d’Argent qui brille de mille feux au soleil. Le musée national renferme une magnifique collection de sculptures khmères et les salles ouvertes sur un très joli patio qui permet de se reposer à l’ombre des frangipaniers et de faire de nouvelles rencontres.
Le Happy Hour au FCC (Foreign Correspondants Club) sur le quai est une étape incontournable. Fréquenté par les expatriés du monde entier, sa terrasse offre une vue imprenable sur le Tonlé Sap qui se jette lentement dans le Mekong. L’ambiance y est agréable, confortable, tr��s « coloniale ».
Le somptueux Hôtel Le Royal (du groupe Raffles) est imprégné de son passé glorieux et cela se ressent aussi bien dans son style, sa décoration que dans le service. Y prendre un café ou un jus de fruit et se reposer après une longue promenade dans le centre ville est un moment de grand délice.
Le Vat Phnom, site de mille légendes, se dresse sur la seule colline de la ville et nous nous trouvons plongés parmi toutes les festivités du Nouvel An Chinois. Beaucoup sont venus pour prier et pour porter des offrandes : guirlandes de jasmins, fruits, morceaux de viande et os, dégoulinant de graisse que l’on offre aux lions qui gardent l’escalier, les nombreuses statues disséminées sur le chemin qui mène au sommet de la colline, les esprits gardiens aux allures terrifiantes, Vishnou et Nâga. Les vendeurs d’oiseaux sollicitent les visiteurs pour faire des offrandes et les libérer. Surprenant, si l’on observe ce manège, on se rend compte qu’ils sont dressés à revenir dans leur cage ! D’énormes tables sont dressées couvertes de nourriture, de boissons et de billets de banque. Il faut croire que les esprits sont particulièrement gourmands !!!
Le Psar Tuol Tom Pong ou le marché russe grouille de monde et se trouve être un des meilleurs endroits pour acheter des souvenirs et des vêtements. On trouve de tout : objets d’artisanat, des soieries, des bijoux, des instruments de musique, de la maroquinerie, des contrefaçons de tout genre plus une multitude de marchands allant du tailleur au vendeur de pneu, de quincailler aux esthéticiennes. Très amusant et un lieu incontournable !
Le S-21 ou le musée Tuol Sleng est un témoignage des atrocités commises par les Khmer rouges. Comme à Auschwitz la banalité de l’endroit rend la visite très éprouvante. Le film « Bophana » (1996), le documentaire du réalisateur franco-cambodgien Rithy Panh est projeté tous les jours sur place, relatant l’histoire de la révolution Khmer Rouge et racontant le pays transformé en « une prison sans mur ». Ce régime priva les Cambodgiens de ce à quoi ils tenaient le plus : la famille, la nourriture, la terre et la foi. Le génocide a fait plus de deux millions de victimes.
Le Cambodge se reconstruit aujourd’hui mais il y a encore du chemin à faire. Les gens sont heureux et souriants mais vivent encore avec le souvenir de l’horreur des années du régime khmer rouge et évoquent souvent leurs tragédies personnelles, leurs familles décimées et les souffrances endurées. Générations anciennes et nouvelles vivent avec ce traumatisme. La vie est difficile pour les Cambodgiens et le pays reste l’un des plus pauvres d’Asie. Les revenus de nombreux Cambodgiens stagnent, les maigres salaires ne leur permettent pas de vivre décemment. Et malgré des années de massacres, de misère et d’instabilité politique ils on gardé le sourire. On ne peut quitter les splendeurs du Cambodge sans un sentiment d’affection et d’admiration pour son peuple. Et selon les différentes facettes que l’on découvre, le Cambodge a deux visages: un pays qui enchante et déconcerte à la fois, le yin et le yang du Cambodge.
Février/Mars 2010
Dans 10 ans, la Thaïlande, vous la voyez comment?
Ceux qui decouvrent la Thailande aujourd'hui en reviennent emerveilles..Ceux qui l'ont connus dans les annees 80 et 90 a l'epoque ou le portable et internet n'existaient pas ou presque, pourraient temoigner que c'etait quel que soit l'endroit ou on se trouvait un "vrai paradis"..Il est donc naturel que la nostalgie grandisse quand on voit dans quel sens et a quelle vitesse les choses evoluent.😕
Deja 2010🙁, et depuis les choses ont bien changes, que se soit dans les ghettos a touristes ou meme dans la Thailande profonde, celle que certains appellent a tord ou a raison la thailande authentique...
Mais dans 10 ou 20 ans, comment voyez vous la Thailande ??? comment sera t-elle ? ceux qui la decouvriront voudront-ils y retourner ?
Deja 2010🙁, et depuis les choses ont bien changes, que se soit dans les ghettos a touristes ou meme dans la Thailande profonde, celle que certains appellent a tord ou a raison la thailande authentique...
Mais dans 10 ou 20 ans, comment voyez vous la Thailande ??? comment sera t-elle ? ceux qui la decouvriront voudront-ils y retourner ?
Croisière avec le Pacific Dream de Pullmantur dans les Caraïbes (28 novembre - 6 décembre 2009)
Croisière avec le Pacific Dream de Pullmantur dans les Caraïbes du 28 Nov au 06 Déc 09
Tout d’abord Merci 🙂 à Laetitia pour son article sur sa croisière avec le Pacific Dream qui nous a bien aider sur place.
Voir : http://voyageforum.com/voyage/croisiere_dans_les_caraibes_pacific_dream_experience_quelques_conseils_D3025395/
Dans mon article , j’essaierais de ne pas redire ce qui a été décris dans l’article de laetitia.
Nous avons trouver tout d’abord trouver cette croisiére sur Lastminute.com .
Puis ensuite vu sur Croisière de France.
Avons fait 2 devis (une agence de Nice et une agence de Monaco).
Nous avons choisis Monaco avec QCNS Cruise (un grand Merci à Luna qui a pu nous faire un vol direct Marseille – Madrid).
Nous habitons dans le Gard au dessus d’Avignon. Nous sommes partis de Marignane (avec Air Ibéria) le samedi à 7h30 (n’oubliez pas votre chéque Parking à 15€), et arrivée à Madrid à 9h10.
Oh stupéfaction , on s’est aperçu qu’on avait oublier notre appareil photo dans la voiture… 😕 grrrr !
Attention changement de terminal à Madrid (on passe du terminal 4 au terminal 1, il faut donc prendre une navette).
Ne pas s’affoler l’aéroport de Madrid est immense , et il faut marcher …😐
Obligation de récuperer ces bagages et de les faire réenregistrer.
Vol long courrier avec PLM6007 (747 de Pullmantur) départ 13h30, arrivée (heure locale, décalage 5h) 17h30.
Je confirme les dire de Laetitia, le vol avec Pullmantur, pas extra ! 😕
Boissons payantes, le casque pour les TV payant (3€), Rares films francais, et personnels peu souriants … Repas correct !
Arrivée à St Domingue , on prend le bus pour nous amener au quai d’embarquement (15 mns)…. Wahouuuu, on est impressionner par le bateau !! Faut dire aussi , que pour nous, c’était la première croisière…
Enregistrement pour l’accès à Bord : création d’une carte d’accès magnétique (effectivement , il faut donner son numéro de CB). La solution sinon est de créditer cette carte de 200 dollars/ personne.
On a choisis la CB (ce qui fait que toute les dépenses sont enregistrer et à la fin du séjour , on recoit une facture qui indique le montant qui sera débiter automatiquement sur la carte).
L’autre solution est de payer en espèces la facture.
Pour notre part , on est arriver à 520 dollars avec 3 excursions (à deux) prises avec le bateau et quelques photos et articles divers !
Nota : Environ 1 euro = 1, 4 dollar (ne l’oubliez pas , car dans certaines îles, 1euro = 1 dollar).
Par contre , à l’arrivée à St Domingue on ne s’occupe pas de nos bagages , ils arrivent directement dans la chambre, ouf !!
Et dans le quai d’enregistrement , le p’tit nombre de Français sera acceuillis par la charmante Allemande Jessica Palmer.😊
Et maintenant ….. A bord !!!
😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉
- --
Le Pacific Dream
Nous avons pris une chambre de catégorie H n° 5010 avec un hublot !
Les chambres sont très chouette et bien équipées.
(coffre fort, serviettes de plages, serviettes de toilette, gel douche, gel savon, sèche cheveux, téléphone, TV).
Sur place , il vous propose des chambres de catégorie supérieure pour 120 Dollars de plus (le bateau dans cette période n’est pas remplis 800 touristes au lieu de 1800 ).
Psiiiiitt… à bord , c’est du 110 volts ! Ne pas oublier l’adaptateur sinon c’est 5 dollars (remboursable à la fin du séjour).😉
Dans la chambre tous les soirs , vous aurez droit à votre programme pour le lendemain (festivitées et excursions ).
Sur la TV , il y a qu’une seule chaine en Français , avec des films très nul et mal enregistrés (mais bon, on est pas là, pour regarder la TV)🙁.
Le personnel d’entretien des chambres est très sympa (la plupart des philipins, comme dans tous les gros paquebots).🙂
Le 1er jour (dimanche 29 nov) Navigation :
Navigation toute la journée. Découverte du bateau, de tous ces bars (et bien sur, hic hic hic…. De ces coktails ! Je vous conseille de goutter la caipirinha …. C’est bon !).
Le matin, vous aurez droit à un essai d’évacuation du bateau avec gilet de sauvetage.
Puis après une réunion de bienvenue avec Jessica Palmer et Benjamin ( un Français qui s’occupe des excursions de toute la croisière).
Je vous conseille d’aller voir Benjamin car il vous apprendra pleins de choses et au moins on parle FRANÇAIS avec lui (Il faut dire qu’au bout de quelques jours, la langue Espagnol vous sort un peu des yeux ! ).
Dans cette réunion , on vous présente les excursions à chaque escale (de 30$ à 160$).
Je peux vous fournir la liste des excursions , mais allez voir directement sur le site www.pullmantur.es (Les excursions Calypso).
Sinon le soir à 19h00, soirée du commandant avec son cocktail et bien sur, la photo ! Pour la photo , il faut attendre plus d’une heure (les photos sont vendues autour de 12$).
On a pu acheter un appareil photo jetable (ouf !!), à 8.30$ ! Cela dépanne …🙂
Tous les repas sont servis à 20h00 et on choisit à la carte (c’est excellent !).😉
Il y a du choix (n’hésitez pas à demander plusieurs plats), et les serveurs sont à nos p’tits soins.😛
On était avec le chef de rang MARCO (un mauricien), il est adorable et vous ferra rire.😎
Le soir (comme tous les soirs d’ailleurs) à 22h30, spectacle dans le théatre très luxieux. Allez y , on a trouver que tous les spectacles , étaient géniaux. Puis ils ont une troupe de danseurs et danseuses ( mamamilliaaaaaaaa !! rien que pour les yeux 🤪🤪🤪, cela fait du bien …).
Puis vers minuit , vous pouvez aller profiter de la Discothèque ZOOM , puis ….. ronfffl (les journées sont chargées).
Le 2ième jour (lundi 30 nov) Sainte Lucie:
Miammmm… vous allez apprécier les petits déjeuners à volonté.😛
Nous avons choisis, l’excursion pour la croisière des pitons avec catamaran (66$).
Prévoyez des protections solaires, on a cramé !🏴☠️
Un grand MERCI à Benjamin des excursions, qui a fait le catamaran avec nous, et qui nous a prêter son appareil numérique étanche, avec lequel j’ai pu faire des photos sous marine sur une des plages de Sainte Lucie. Les poissons se laissent photographier, et les fonds marins sont superbes.
Il a gracieusement pu me copier les photos sur une clé USB.
Sur cette ile pas grand chose, et on a pas trouver pour acheter un appareil photo numérique.
Le soir, soirée LATINO TROPICAL (avec des coups de soleil).😏
Tous les jours, les animateurs vous font jouer au BINGO (au vous pouvez gagner des $). Pfeuuu… on a jamais gagner !😕
L’équipe d’animatiôôôônnnne, (prononcer le mot animation , comme si vous avez un cheveux sur la langue 😮, c’est l’accent Espagnol ! On commence à connaître la langue.) vous propose des activitées toute la journée et aussi le soir.
Le 3ième jour (mardi 1 déc) Martinique :
On est aller louer une voiture de location à Fort de France, sur les indications de laetitia.🙂
C’est assez facile à trouver (suivre sur la gauche du port le trottoir vert), qui vous améne dans le centre , pour le quasi seul loueur BUDGET.
Location à 43€ à 10h00, sachant qu’il fallait ramener la voiture avant 16h30.
Donc dur dur , on est pas aller voir une des plus belles plages de l’ile (Plage des salines), mais on est aller acheter un appareil photo caméra numérique dans un Carrefour (à Dillon)… yesss ! et après on est aller manger à un p’tit restau qu’on connaissait à Grande Anse (c’est la 4iéme fois que je pars en Martinique), le restaurant Djiloul (ou le poisson est bon 🙂!), puis plage du Diamant !
Dans les excursions proposées, plantation clément et jardins Balata et Jeep sont à faire … Beaucoup de choses à voir sur la Martinique.
A chaque escale , ne pas oublier de prendre le numéro de tél du bateau , au cas ou il vous arrive un soucis.
Sachez quand même , que le bateau n’attends pas et part à l’heure …
Le soir, spectacle « FOUS et SANS LIMITES », une nouveauté, à ne surtout pas rater, vous allez rire !!😉
Suivi à la discothéque du spectacle du Talent (ce sont des talents qu’on certaines personnes de l’équipage), et là aussi à ne pas manquer, c’est super !!😉
Le 4ième jour (mercredi 2 déc) Guadeloupe :
Nous avons opter pour prendre un taxi à l’extérieur de l’enceinte du port.
A l’intérieur du port une flopée de taxi attende et c’est mini 40€ / personne pour de petites excursions.
On a payer 50€ pour deux, pour qu’il nous améne à la plage de St Anne (superbe plage à découvrir avec son p’tit marché typique) et qu’il vienne nous rechercher !
La plage de St Anne est à envion 35 mns du bateau, il y a de bons p’tits restau et c’est une plage ombragée.🙂
Vous pouvez négocier si vous êtes plusieurs et il a aussi un mini bus :
Patrick (06.90.13.74.88) ou Anne Marie (06.90.57.44.16)
On nous a parler d’une très belle plage qui est à Grande Anse, mais plus éloignée !🙂
Le soir , tjs l’équipe d’animatioooone qui est là pour vous proposez pleins d’activitées…. Et n’oubliez de siroter tous les cocktails !😛
Pssiiit … une petite astuce : étant donner que nous sommes en All Inclusive , bouffe et alcool à gogo, pour éviter de prendre trop de kilos , on s’est forcer à ne jamais prendre l’ascenseur !!! Si si …. Du Pont (4 ou 5), jusqu’au Pont 11, plusieurs fois par jour , ben… cela maintient la forme !🙁
Et on a du prendre moins de 2 kg dans la semaine ( et c’est bien , car on ne s’est pas privé ! hic ).
Le 5ième jour (jeudi 3 déc) St Martin :
Nous avons choisis aussi l’excursion QUAD (101 $) ! et génial … je la conseille !🙂
Excursiôôône qui a durer presque 4h, avec arrêt sur une petite plage privé !
Ce sont des quads de 350 cm3 et y de quoi s’amuser (faut espérer avoir un bon groupe qui suit !). Les moniteurs sont complétement barges à bord de leur engin, mais pas grave, on a pu faire de superbes photos et films avec notre bel appareil Toshiba.
Au retour , miam miam au buffet du bateau (on peut manger jusqu’à 17h00), puis p’tite douche et en avant pour les achats Hightech à prix dégriffé de St Martin !!
Vous trouvez de tout , il faut quand même comparés !
On a acheter un ipod Nano 16Go (dernière génération) à 169$, en France c’est plutot 190€ !!🙂
Puis aussi une carte SD 8GO à 20€, pour notre appareil numérique.
Certains acheter des PC portables, d’autres des appareils photos, des bijoux, des montres, des parfums, etc … C’est à voir et aussi à négocier !
Je crois que ce jour là, c’etait la plus basse température de la croisière (29°C).
Le spectacle du soir « Show de Bulles de savon », spectacle rarissime et quasiment unique au monde😉 ! A voir absolument… suivi de la kermesse sur le bateau (avec pleins de jeux amusant) ! On n’y etait pas , car on etait nase ! Ronffflll ….
Le 6ième Jour (vendredi 4 déc) Tortola :
Je confirme l’avis de laetitia , si il ya une excursion à faire c’est « 😉VIRGIN GORDA 😉»(66$).
Sur cette ile , il n’y a que des banques => Paradis fiscal😎
L’excursion consiste à prendre un bateau pendant 40 mns , pour arriver sur la plus spectaculaire des îles vierges britaniques. On prend un bus safari pendant 10 mns , et on arrive enfin à une magnifique plage ou on peut admirer les fameuses « baignoires », plages paradisiaques équivalent sinon mieux que les seychelles .
Là aussi , on a fait chauffer l’appareil photo.
Il y avait une excursion aussi avec nage avec les dauphins ! Ben , c’est paraît il pas mal ! Cela n’a rien à voir avec Marineland d’Antibes , on nage réellement 1h30 avec les dauphins… c’est remplis d’émotiôônnne !🙂
La soirée spectacle « Au cœur … ABBA » , excellente 😉, à voir aussi !
Le 7ième jour (samedi 5 déc) St Domingue :
Nous sommes rester à bord , on voulait profiter de la journée du bateau !😎
Puis je suis déjà aller à St Domingue , et on etait moins emballer pour faire des excursions.
On a pu profiter à fond des jaccuzis, de la pisicne , des cocktails …
Pour boire un bon café expresso🙂, n’hésitez pas à aller au bar du salon Rendez vous , ou au bar du Casino.
Pour le casino🙂 , gardez quelques dollars avec vous , ce sont des jetons de 25 cts.
Vous pouvez demander des bouteilles d’eau 🙂le soir, ou pour les excursions, au bar du casino (c’est gratuit).
Hey ... psiiit, un autre truc : le mal de terre ! Vous connaissez ?
A force d'être sur le bateau , on suit les mouvements (jour et nuit) et lorsqu'on est sur terre, on a l'impression que cela continue à tanguer... (sans avoir bu, bien sur !!).
Nous avons acheter le DVD de la notre croisière (21.35$), mais c’est plutot un DVD génaral sur la croisiére du Pacific dream dans les caraibes. Il n’y a que quelques passages ou on reconnaît des gens de notre semaine de croisière.🙁
On a débarquer à quai pour prendre un bus (à 15h30), direction l’aéroport.
Les bagages avaient été déjà envoyer à l’aéroport.🙂
Le dernier soucis pour nous, a été l’oubli de notre fameux appareil photo camera Toshiba, dans le « Bar Rendez vous », avec la p’tite carde SD de 8Go, au moment du débarquement !😕
Snif et resnif, surtout pour les photos de Tortola et sa plage et aussi de la dernière soirée.😕
J’ai recontacter le bateau pour cette perte et aussi contacter notre agence, on attends tjs des nouvelles à ce jour !!!😐
Départ de St Domingue à 19h45 …
Le 8ième jour :
… Arrivée à Madrid à 8h45 ! Recup bagage , changement de terminal , puis réenregistrement bagage …
Notre avion pour Marseille etait à 16h50… j’ai essayer de voir pour avancer le vol , impossible , un seul départ pour Marseille le dimanche.
Vol retardé et décollage à 17h30… grrr !🙁
Sol FRANÇAIS à 19h00
Conclusion :
La croisière superbe et le bateau aussi .🙂
Les équipes d’animations et de restaurations superbes aussi.🙂
Un régal sur la nourriture et les cocktails…😛
Un dépaysement complet avec les îles et les excursiôônnnes …😎
N’hésitez à nous posez des questions ou à avoir d’autres conseils pour cette belle croisière sur le Pacific Dream.😎
Bonne croisière aux veinards qui vont partir …
Et …. N’oubliez pas votre appareil photo !!🤪
NATOU et FILOU
Tout d’abord Merci 🙂 à Laetitia pour son article sur sa croisière avec le Pacific Dream qui nous a bien aider sur place.
Voir : http://voyageforum.com/voyage/croisiere_dans_les_caraibes_pacific_dream_experience_quelques_conseils_D3025395/
Dans mon article , j’essaierais de ne pas redire ce qui a été décris dans l’article de laetitia.
Nous avons trouver tout d’abord trouver cette croisiére sur Lastminute.com .
Puis ensuite vu sur Croisière de France.
Avons fait 2 devis (une agence de Nice et une agence de Monaco).
Nous avons choisis Monaco avec QCNS Cruise (un grand Merci à Luna qui a pu nous faire un vol direct Marseille – Madrid).
Nous habitons dans le Gard au dessus d’Avignon. Nous sommes partis de Marignane (avec Air Ibéria) le samedi à 7h30 (n’oubliez pas votre chéque Parking à 15€), et arrivée à Madrid à 9h10.
Oh stupéfaction , on s’est aperçu qu’on avait oublier notre appareil photo dans la voiture… 😕 grrrr !
Attention changement de terminal à Madrid (on passe du terminal 4 au terminal 1, il faut donc prendre une navette).
Ne pas s’affoler l’aéroport de Madrid est immense , et il faut marcher …😐
Obligation de récuperer ces bagages et de les faire réenregistrer.
Vol long courrier avec PLM6007 (747 de Pullmantur) départ 13h30, arrivée (heure locale, décalage 5h) 17h30.
Je confirme les dire de Laetitia, le vol avec Pullmantur, pas extra ! 😕
Boissons payantes, le casque pour les TV payant (3€), Rares films francais, et personnels peu souriants … Repas correct !
Arrivée à St Domingue , on prend le bus pour nous amener au quai d’embarquement (15 mns)…. Wahouuuu, on est impressionner par le bateau !! Faut dire aussi , que pour nous, c’était la première croisière…
Enregistrement pour l’accès à Bord : création d’une carte d’accès magnétique (effectivement , il faut donner son numéro de CB). La solution sinon est de créditer cette carte de 200 dollars/ personne.
On a choisis la CB (ce qui fait que toute les dépenses sont enregistrer et à la fin du séjour , on recoit une facture qui indique le montant qui sera débiter automatiquement sur la carte).
L’autre solution est de payer en espèces la facture.
Pour notre part , on est arriver à 520 dollars avec 3 excursions (à deux) prises avec le bateau et quelques photos et articles divers !
Nota : Environ 1 euro = 1, 4 dollar (ne l’oubliez pas , car dans certaines îles, 1euro = 1 dollar).
Par contre , à l’arrivée à St Domingue on ne s’occupe pas de nos bagages , ils arrivent directement dans la chambre, ouf !!
Et dans le quai d’enregistrement , le p’tit nombre de Français sera acceuillis par la charmante Allemande Jessica Palmer.😊
Et maintenant ….. A bord !!!
😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉😉
- --
Le Pacific Dream
Nous avons pris une chambre de catégorie H n° 5010 avec un hublot !
Les chambres sont très chouette et bien équipées.
(coffre fort, serviettes de plages, serviettes de toilette, gel douche, gel savon, sèche cheveux, téléphone, TV).
Sur place , il vous propose des chambres de catégorie supérieure pour 120 Dollars de plus (le bateau dans cette période n’est pas remplis 800 touristes au lieu de 1800 ).
Psiiiiitt… à bord , c’est du 110 volts ! Ne pas oublier l’adaptateur sinon c’est 5 dollars (remboursable à la fin du séjour).😉
Dans la chambre tous les soirs , vous aurez droit à votre programme pour le lendemain (festivitées et excursions ).
Sur la TV , il y a qu’une seule chaine en Français , avec des films très nul et mal enregistrés (mais bon, on est pas là, pour regarder la TV)🙁.
Le personnel d’entretien des chambres est très sympa (la plupart des philipins, comme dans tous les gros paquebots).🙂
Le 1er jour (dimanche 29 nov) Navigation :
Navigation toute la journée. Découverte du bateau, de tous ces bars (et bien sur, hic hic hic…. De ces coktails ! Je vous conseille de goutter la caipirinha …. C’est bon !).
Le matin, vous aurez droit à un essai d’évacuation du bateau avec gilet de sauvetage.
Puis après une réunion de bienvenue avec Jessica Palmer et Benjamin ( un Français qui s’occupe des excursions de toute la croisière).
Je vous conseille d’aller voir Benjamin car il vous apprendra pleins de choses et au moins on parle FRANÇAIS avec lui (Il faut dire qu’au bout de quelques jours, la langue Espagnol vous sort un peu des yeux ! ).
Dans cette réunion , on vous présente les excursions à chaque escale (de 30$ à 160$).
Je peux vous fournir la liste des excursions , mais allez voir directement sur le site www.pullmantur.es (Les excursions Calypso).
Sinon le soir à 19h00, soirée du commandant avec son cocktail et bien sur, la photo ! Pour la photo , il faut attendre plus d’une heure (les photos sont vendues autour de 12$).
On a pu acheter un appareil photo jetable (ouf !!), à 8.30$ ! Cela dépanne …🙂
Tous les repas sont servis à 20h00 et on choisit à la carte (c’est excellent !).😉
Il y a du choix (n’hésitez pas à demander plusieurs plats), et les serveurs sont à nos p’tits soins.😛
On était avec le chef de rang MARCO (un mauricien), il est adorable et vous ferra rire.😎
Le soir (comme tous les soirs d’ailleurs) à 22h30, spectacle dans le théatre très luxieux. Allez y , on a trouver que tous les spectacles , étaient géniaux. Puis ils ont une troupe de danseurs et danseuses ( mamamilliaaaaaaaa !! rien que pour les yeux 🤪🤪🤪, cela fait du bien …).
Puis vers minuit , vous pouvez aller profiter de la Discothèque ZOOM , puis ….. ronfffl (les journées sont chargées).
Le 2ième jour (lundi 30 nov) Sainte Lucie:
Miammmm… vous allez apprécier les petits déjeuners à volonté.😛
Nous avons choisis, l’excursion pour la croisière des pitons avec catamaran (66$).
Prévoyez des protections solaires, on a cramé !🏴☠️
Un grand MERCI à Benjamin des excursions, qui a fait le catamaran avec nous, et qui nous a prêter son appareil numérique étanche, avec lequel j’ai pu faire des photos sous marine sur une des plages de Sainte Lucie. Les poissons se laissent photographier, et les fonds marins sont superbes.
Il a gracieusement pu me copier les photos sur une clé USB.
Sur cette ile pas grand chose, et on a pas trouver pour acheter un appareil photo numérique.
Le soir, soirée LATINO TROPICAL (avec des coups de soleil).😏
Tous les jours, les animateurs vous font jouer au BINGO (au vous pouvez gagner des $). Pfeuuu… on a jamais gagner !😕
L’équipe d’animatiôôôônnnne, (prononcer le mot animation , comme si vous avez un cheveux sur la langue 😮, c’est l’accent Espagnol ! On commence à connaître la langue.) vous propose des activitées toute la journée et aussi le soir.
Le 3ième jour (mardi 1 déc) Martinique :
On est aller louer une voiture de location à Fort de France, sur les indications de laetitia.🙂
C’est assez facile à trouver (suivre sur la gauche du port le trottoir vert), qui vous améne dans le centre , pour le quasi seul loueur BUDGET.
Location à 43€ à 10h00, sachant qu’il fallait ramener la voiture avant 16h30.
Donc dur dur , on est pas aller voir une des plus belles plages de l’ile (Plage des salines), mais on est aller acheter un appareil photo caméra numérique dans un Carrefour (à Dillon)… yesss ! et après on est aller manger à un p’tit restau qu’on connaissait à Grande Anse (c’est la 4iéme fois que je pars en Martinique), le restaurant Djiloul (ou le poisson est bon 🙂!), puis plage du Diamant !
Dans les excursions proposées, plantation clément et jardins Balata et Jeep sont à faire … Beaucoup de choses à voir sur la Martinique.
A chaque escale , ne pas oublier de prendre le numéro de tél du bateau , au cas ou il vous arrive un soucis.
Sachez quand même , que le bateau n’attends pas et part à l’heure …
Le soir, spectacle « FOUS et SANS LIMITES », une nouveauté, à ne surtout pas rater, vous allez rire !!😉
Suivi à la discothéque du spectacle du Talent (ce sont des talents qu’on certaines personnes de l’équipage), et là aussi à ne pas manquer, c’est super !!😉
Le 4ième jour (mercredi 2 déc) Guadeloupe :
Nous avons opter pour prendre un taxi à l’extérieur de l’enceinte du port.
A l’intérieur du port une flopée de taxi attende et c’est mini 40€ / personne pour de petites excursions.
On a payer 50€ pour deux, pour qu’il nous améne à la plage de St Anne (superbe plage à découvrir avec son p’tit marché typique) et qu’il vienne nous rechercher !
La plage de St Anne est à envion 35 mns du bateau, il y a de bons p’tits restau et c’est une plage ombragée.🙂
Vous pouvez négocier si vous êtes plusieurs et il a aussi un mini bus :
Patrick (06.90.13.74.88) ou Anne Marie (06.90.57.44.16)
On nous a parler d’une très belle plage qui est à Grande Anse, mais plus éloignée !🙂
Le soir , tjs l’équipe d’animatioooone qui est là pour vous proposez pleins d’activitées…. Et n’oubliez de siroter tous les cocktails !😛
Pssiiit … une petite astuce : étant donner que nous sommes en All Inclusive , bouffe et alcool à gogo, pour éviter de prendre trop de kilos , on s’est forcer à ne jamais prendre l’ascenseur !!! Si si …. Du Pont (4 ou 5), jusqu’au Pont 11, plusieurs fois par jour , ben… cela maintient la forme !🙁
Et on a du prendre moins de 2 kg dans la semaine ( et c’est bien , car on ne s’est pas privé ! hic ).
Le 5ième jour (jeudi 3 déc) St Martin :
Nous avons choisis aussi l’excursion QUAD (101 $) ! et génial … je la conseille !🙂
Excursiôôône qui a durer presque 4h, avec arrêt sur une petite plage privé !
Ce sont des quads de 350 cm3 et y de quoi s’amuser (faut espérer avoir un bon groupe qui suit !). Les moniteurs sont complétement barges à bord de leur engin, mais pas grave, on a pu faire de superbes photos et films avec notre bel appareil Toshiba.
Au retour , miam miam au buffet du bateau (on peut manger jusqu’à 17h00), puis p’tite douche et en avant pour les achats Hightech à prix dégriffé de St Martin !!
Vous trouvez de tout , il faut quand même comparés !
On a acheter un ipod Nano 16Go (dernière génération) à 169$, en France c’est plutot 190€ !!🙂
Puis aussi une carte SD 8GO à 20€, pour notre appareil numérique.
Certains acheter des PC portables, d’autres des appareils photos, des bijoux, des montres, des parfums, etc … C’est à voir et aussi à négocier !
Je crois que ce jour là, c’etait la plus basse température de la croisière (29°C).
Le spectacle du soir « Show de Bulles de savon », spectacle rarissime et quasiment unique au monde😉 ! A voir absolument… suivi de la kermesse sur le bateau (avec pleins de jeux amusant) ! On n’y etait pas , car on etait nase ! Ronffflll ….
Le 6ième Jour (vendredi 4 déc) Tortola :
Je confirme l’avis de laetitia , si il ya une excursion à faire c’est « 😉VIRGIN GORDA 😉»(66$).
Sur cette ile , il n’y a que des banques => Paradis fiscal😎
L’excursion consiste à prendre un bateau pendant 40 mns , pour arriver sur la plus spectaculaire des îles vierges britaniques. On prend un bus safari pendant 10 mns , et on arrive enfin à une magnifique plage ou on peut admirer les fameuses « baignoires », plages paradisiaques équivalent sinon mieux que les seychelles .
Là aussi , on a fait chauffer l’appareil photo.
Il y avait une excursion aussi avec nage avec les dauphins ! Ben , c’est paraît il pas mal ! Cela n’a rien à voir avec Marineland d’Antibes , on nage réellement 1h30 avec les dauphins… c’est remplis d’émotiôônnne !🙂
La soirée spectacle « Au cœur … ABBA » , excellente 😉, à voir aussi !
Le 7ième jour (samedi 5 déc) St Domingue :
Nous sommes rester à bord , on voulait profiter de la journée du bateau !😎
Puis je suis déjà aller à St Domingue , et on etait moins emballer pour faire des excursions.
On a pu profiter à fond des jaccuzis, de la pisicne , des cocktails …
Pour boire un bon café expresso🙂, n’hésitez pas à aller au bar du salon Rendez vous , ou au bar du Casino.
Pour le casino🙂 , gardez quelques dollars avec vous , ce sont des jetons de 25 cts.
Vous pouvez demander des bouteilles d’eau 🙂le soir, ou pour les excursions, au bar du casino (c’est gratuit).
Hey ... psiiit, un autre truc : le mal de terre ! Vous connaissez ?
A force d'être sur le bateau , on suit les mouvements (jour et nuit) et lorsqu'on est sur terre, on a l'impression que cela continue à tanguer... (sans avoir bu, bien sur !!).
Nous avons acheter le DVD de la notre croisière (21.35$), mais c’est plutot un DVD génaral sur la croisiére du Pacific dream dans les caraibes. Il n’y a que quelques passages ou on reconnaît des gens de notre semaine de croisière.🙁
On a débarquer à quai pour prendre un bus (à 15h30), direction l’aéroport.
Les bagages avaient été déjà envoyer à l’aéroport.🙂
Le dernier soucis pour nous, a été l’oubli de notre fameux appareil photo camera Toshiba, dans le « Bar Rendez vous », avec la p’tite carde SD de 8Go, au moment du débarquement !😕
Snif et resnif, surtout pour les photos de Tortola et sa plage et aussi de la dernière soirée.😕
J’ai recontacter le bateau pour cette perte et aussi contacter notre agence, on attends tjs des nouvelles à ce jour !!!😐
Départ de St Domingue à 19h45 …
Le 8ième jour :
… Arrivée à Madrid à 8h45 ! Recup bagage , changement de terminal , puis réenregistrement bagage …
Notre avion pour Marseille etait à 16h50… j’ai essayer de voir pour avancer le vol , impossible , un seul départ pour Marseille le dimanche.
Vol retardé et décollage à 17h30… grrr !🙁
Sol FRANÇAIS à 19h00
Conclusion :
La croisière superbe et le bateau aussi .🙂
Les équipes d’animations et de restaurations superbes aussi.🙂
Un régal sur la nourriture et les cocktails…😛
Un dépaysement complet avec les îles et les excursiôônnnes …😎
N’hésitez à nous posez des questions ou à avoir d’autres conseils pour cette belle croisière sur le Pacific Dream.😎
Bonne croisière aux veinards qui vont partir …
Et …. N’oubliez pas votre appareil photo !!🤪
NATOU et FILOU
Hôtel Royal Decameron Baru à Carthagene
Y a t'il quelqu'un qui est au courant si le nouveau Royal Decameron Baru ( Cartagène) qui est supposé ouvrir décembre 2009 dans la revue de Nolitour est sur une île ou presqu'île et les excursions proposé.
Retour d'un voyage de dix-huit jours au Pérou en juillet-août 2009
bonjour à tous,
juste ce petit message pour expliquer ce que l'on a fait comme tour du sud du Pérou pendant 18 jours, nous sommes rentrés le 15 aout donc c'est tout frais, et comme on a tiré beaucoup d'informations de ce site pour préparer notre voyage, si ca peut peut être être utile à quelqu'un de lire ceci j'en serais ravie !
Nous sommes donc partis le 28 juillet à 5 de Paris CDG pour un périple préparé grâce au Routard et à Voyage forum.(il faut préciser que c'est notre premier voyage et que nous ne parlions que peu voire pas du tout espagnol, et que nous avions réservé presque tous nos hôtels par internet avant le départ, par sécurité, ce qui n'était pas nécessaire, nous l'avons vu après)
1er jour : vol (CDG-Caracas, Caracas-Lima), arrivés à l'aéroport, le taxi envoyé par l'hôtel nous attend (1ers pas à l'étranger, et 1ere erreur : nous nous sommes laissés avoir : le transport ne coute normalement que 30soles et nous avons payé beaucoup plus car l'hôtel nous a envoyé un taxi très grand (8 places) et comme notre avion avait du retard, il s'est pris une large marge, mais nous, fraichement débarqués, ne pouvions pas faire grand chose... Arrivée à l'hôtel Espana, sympa, à la déco totalement décalée, avec le petit déjeuner avec le perroquet qui discute avec le patron :)
2e jour : matin : visite de Lima : couvent san Francisco et ses catacombes, très beau, puis place d'armes et le marché artisanal. Le midi, nous avons mangé dans un resto en face du couvent, César quelquechose, dans le routard aussi, bien sympa. L'après midi, départ pour Pisco avec un bus de la Cie Ormeno, commandé par l'hôtel, mais du coup on se retrouve en 1e classe, alors qu'un économique aurait largement suffit mais bon, ce sont encore les balbutiements du début.. Pisco est une ville qui a les traces du tremblement de terre qui a eu lieu il y a 2 ans, les routes sont très cahotiques, nous avons logé à l'hôtel Tambo Colorado, c'est vraiment un hôtel très agréable, les patrons nous ont invités à boire le pisco sour avec eux le soir, c'était très sympa, mais ce serait peut être mieux quand même d'aller à Paracas, qui n'est pas très loin et n'est pas sinistrée donc plus agréable... On a réservé le tour pour les îles Ballestas par une agence, en négociant (on commence à s'y mettre !) on arrive à 35 soles par personne (sur le bateau certains avaient payé 50..). On mange au resto de l'hôtel Hispana pas loin du nôtre, bon sauf pour celle qui a pris la pizza...
3e jour : départ 7h20 de l'hôtel, le collectivo passe nous chercher et en route pour les îles Ballestas : c'était très impressionnant de voir dans la même heure des dauphins puis des lions de mer et des pinguins ! Le midi, on a mangé dans un resto de Pisco, je ne me rappelle plus de son nom. On a pris le taxi (les tchouk tchouk ne passent pas jusqu'à la Panaméricaine à cause de l'état de la route nous a t'on dit) pour prendre un bus pour Ica (on pensait prendre Soyuz comme l'indique le Routard, mais un autre s'est présenté, plus vite et pour moins cher, pas besoin de réserver pour ce bus, on arrive et il y en a souvent). Arrivés à Ica, taxi jusqu'à la lagune de Huacachina, on a fait du buggy dans le désert avec un peu de sandboard, c'était vraiment des montagnes russes en pleine nature, très bonnes sensations, et pour beaucoup moins cher que ce qu'on avait vu proposé par les agences sur internet, il suffit d'arriver sur place et de négocier entre les différents gérants. Ensuite départ pour la station Ormeno pour prendre un bus de nuit pour aller à Arequipa (on avait pris un royal classe pour dormir le mieux possible), et là gros embêtement : 2h de retard pour arriver à Ica car il crève peu après Lima, 1h30 bloqué à Ica pour un problème de phare, donc déjà départ à 23h30 au lieu de 20h, puis à 3h du matin, il recrève en doublant comme un dératé, résultat bloqués 3h au bord de la panaméricaine pour se retrouver dans un bus économique qui n'est finalement arrivé qu'à 16h à Arequipa au lieu de 8h, toute une journée de visite de la ville manquée... Mais bon on a pu faire connaissance avec des familles péruviennes dans le bus, très sympathiques, on se dit alors que c'est vraiment vrai ce qu'on dit sur eux : toujours souriants, toujours prets à proposer de l'aide, des rencontres très enrichissantes ! On a réussi à se faire rembourser une partie du billet de bus mais après 1h30 de discussion...animée diront nous. A noter que nous avons rencontré d'autres voyageurs embêtés aussi par des problèmes d'annulation de bus et tout ca encore avec Ormeno, préférez Cruz del sur).
4e jour : arrivée donc à 16h à Arequipa, ce qui est bien c'est que toutes les agences de bus sont regroupées au terminal, donc pour trouver un bus pour Cabanaconde ca a été facile (on a pris Reyna mais Andalucia est plus pratique car il va directement à Cabanaconde, nous avons dû nous arrêter à chivay et là prendre un bus Andalucia pour Cabanaconde.) On visite quand même un peu, de nuit le place d'armes est vraiment magnifique ! On trouve par hasard el mundo alpaga, dont on avait entendu parler sur le forum : c'et une boutique de produits en alpaga chics, mais il y a également un musée derrière et des lamas, les 1ers que nous ayons vus là bas, il est expliqué comment est faite la laine. Puis on visite la cathédrale et la Compana mais il y a des messes donc la visite est quelque peu écourtée, et la casa rickets là où il y a une banque. Repas du soir à la fameuse crêperie zig zag (qui s'appelle désormais crépissimo, d'où une longue hésitation de notre part sur le pas de la porte, il faut réserver pour avoir le droit de manger à l'étage où il y a surement une belle vue, mais nous n'avons pas pu en profiter, car nous ne savions pas qu'il fallait réserver.. en tout cas c'est vraiment délicieux ! et les jus de fruits frais excellents (particulièrement le jus de raisin). On devait dormir à La Posada del Calcique mais arrivée là le gérant n'avait plus de place, pas de problème il nous a redirigés à l'hotel Amazing Home un peu plus loin, assez sympa, surtout le terrasse sur le toit pour apprécier la ville avec le Misti et le coucher de soleil.
5e jour : départ pour Cabanaconde en bus, avec arrêt à chivay où on a acheté le boleto touristico qui nous a été vérifié plus tard dans le canyon et à cruz del condor (35soles par personne, mais on a entendu certains dire que ce n'est pas nécessaire, on ne sait toujours pas..). A Cabanaconde, juste le temps d'acheter de l'eau et des biscuits et on se met en route. On a fait le trek de 2 jours suivant la carte trouvée à l'hôtel et celle donnée à la sortie du bus (la même que celle de Micmag sur ce site je crois) seuls sans agence, et il n'y a eu qu'une fois sur les 2 jours où l'on s'est trompés et cela ne nous a fait perdre que 20mn.. On passe d'abord par le mirador san miguel d'ou on peut voir tout ce qu'on va parcourir (impressionnant, surout quand on pense à la remontée !), puis on rejoint la route normale pour 3h20 de descente, petite pause au pont en bas ou on est controlés pour le boleto, puis remontée de 25mn pour aller à l'hotel la posada de gloria à san juan, très sympa, pour 15soles on a eu souper, nuit et petit déjeuner.
6e jour : départ à 8h30 pour Cosnirhua (un peu de descente puis de la grimpette avec une charmant jeune fille en haut qui vend des fruits de cactus et des boissons et des barres de chocolat...), puisMalata et enfin sangalla, on arrive vers midi là bas, on commande à manger et le temps de la préparation plongée dans une piscine très agréable pour 3soles par personne (on n'y rencontre que des francais!). Juste après avoir mangé, on est partis avec 1.5L d'eau par personne pour l'ascension vers Cabanaconde. J'en avais très peur n'étant pas très sportive, ca a été dur surtout juste après avoir mangé et en plein soleil, sans beaucoup d'ombre sur le parcours, mais on a tenu bon et résisté aux mules, mais on a croisé une dizaine de personnes qui sont remontées comme ca (50soles par personne). On a mis 4h, donc on a pris notre temps pour aller au rythme de chacun et tout a très bien été, même si les courbatures après on fait bien mal ! On a dormi à cabanaconde à l'hotel Pachamama, notre cpoup de coeur, non pas pour l'hôtel en lui même mais pour le restaurant du soir et les patrons, l'ambiance est jeune, décontractée, et les plats et leurs boissons délicieuses !! On a réservé le bus Andalucia de 7h pour le lendemain car on nous a dit qu'il valait mieux le faire pour être sur d'avoir une place...
7e jour : petit déj à 6h15, le pauvre patron n'a pas du dormir beaucoup car dans son bar restaurant les gens sortent jusque 4h du matin... devant le bus il y a déjà une grande file d'attente, des touristes et aussi beaucoup de locaux qui se font amener sur leur lieu de travail, et beaucoup d'entre eux sont des vendeuses de cruz del condor. On descend là, on reprendra le bus de 9h pour rentrer à Arequipa, ce qui nous laisse 2h pour essayer de voir les condors. On a eu la chance d'en avoir une dizaine qui tournoyaient au dessus de nous, grandiose !! Puis on a repris le bus et rejoint Arequipa, et là on s'est dépêchés de prendre les tickets de bus pour Puno pour pouvoir ensuite visiter le monastère santa catalina que nous n'avions pas pu voir à notre arrivée à cause du bus, et ensuite la cathédrale et la compana de facon plus approfondie. Le soir, on est retournée à la crêperie, c'était vraiment trop bon !
8e jour : journée de bus pour rejoindre Puno avec la compagnie Julsa je crois, comme indiqué sur le routard. Le soir, on est allés au marché sur le port, où la qualité est vraiment bonne et pour beaucoup moins cher qu'ailleurs, on a mangé dans un resto près de la rue piétonne mais pas terrible (ukuku), et on a dormi à l'hospedaje Cricarlet, les patrons sont vraiment très accueillants, adorables, et les chambres confortables.
Voilà, je donnerai la suite demain, j'espère qurtout que cela pourra aider quelques personnes à peaufiner leur voyage ou à se décider à partir, car on avait peur avant de partir pour se débrouiller dans un pays où on ne connait pas bien la langue, mais tout s'est passé très bien, les rencontres sont formidables, comme la population locale, et même s'il faut faire attention de ne pas se faire prendre pour un "paloma" de touriste par les taxis et gérants d'hôtels et d'agence qui sont tous en réseau et se refilent les clients (surtout que nous étions 5, marchandise recherchée si l'on peut dire, et assez naifs au début), une fois qu'on a montré qu'on veux bien payer mais à des prix raisonnables, ca va bien, il n'y a souvent pas besoin de chercher un taxi ou un bus ou un hotel, ce sont eux qui nous trouvent ! Et pour les grandes villes comme Arequipa ou on parle beaucoup des problèmes de taxis, la police est là pour vérifier la licence du conducteur du taxi dans lequel on monte (en tout cas près du terminal ca s'est passé comme ca pour nous), ou sinon il faut prendre des compagnies sures, référencées dans le routard.
Nous sommes donc partis le 28 juillet à 5 de Paris CDG pour un périple préparé grâce au Routard et à Voyage forum.(il faut préciser que c'est notre premier voyage et que nous ne parlions que peu voire pas du tout espagnol, et que nous avions réservé presque tous nos hôtels par internet avant le départ, par sécurité, ce qui n'était pas nécessaire, nous l'avons vu après)
1er jour : vol (CDG-Caracas, Caracas-Lima), arrivés à l'aéroport, le taxi envoyé par l'hôtel nous attend (1ers pas à l'étranger, et 1ere erreur : nous nous sommes laissés avoir : le transport ne coute normalement que 30soles et nous avons payé beaucoup plus car l'hôtel nous a envoyé un taxi très grand (8 places) et comme notre avion avait du retard, il s'est pris une large marge, mais nous, fraichement débarqués, ne pouvions pas faire grand chose... Arrivée à l'hôtel Espana, sympa, à la déco totalement décalée, avec le petit déjeuner avec le perroquet qui discute avec le patron :)
2e jour : matin : visite de Lima : couvent san Francisco et ses catacombes, très beau, puis place d'armes et le marché artisanal. Le midi, nous avons mangé dans un resto en face du couvent, César quelquechose, dans le routard aussi, bien sympa. L'après midi, départ pour Pisco avec un bus de la Cie Ormeno, commandé par l'hôtel, mais du coup on se retrouve en 1e classe, alors qu'un économique aurait largement suffit mais bon, ce sont encore les balbutiements du début.. Pisco est une ville qui a les traces du tremblement de terre qui a eu lieu il y a 2 ans, les routes sont très cahotiques, nous avons logé à l'hôtel Tambo Colorado, c'est vraiment un hôtel très agréable, les patrons nous ont invités à boire le pisco sour avec eux le soir, c'était très sympa, mais ce serait peut être mieux quand même d'aller à Paracas, qui n'est pas très loin et n'est pas sinistrée donc plus agréable... On a réservé le tour pour les îles Ballestas par une agence, en négociant (on commence à s'y mettre !) on arrive à 35 soles par personne (sur le bateau certains avaient payé 50..). On mange au resto de l'hôtel Hispana pas loin du nôtre, bon sauf pour celle qui a pris la pizza...
3e jour : départ 7h20 de l'hôtel, le collectivo passe nous chercher et en route pour les îles Ballestas : c'était très impressionnant de voir dans la même heure des dauphins puis des lions de mer et des pinguins ! Le midi, on a mangé dans un resto de Pisco, je ne me rappelle plus de son nom. On a pris le taxi (les tchouk tchouk ne passent pas jusqu'à la Panaméricaine à cause de l'état de la route nous a t'on dit) pour prendre un bus pour Ica (on pensait prendre Soyuz comme l'indique le Routard, mais un autre s'est présenté, plus vite et pour moins cher, pas besoin de réserver pour ce bus, on arrive et il y en a souvent). Arrivés à Ica, taxi jusqu'à la lagune de Huacachina, on a fait du buggy dans le désert avec un peu de sandboard, c'était vraiment des montagnes russes en pleine nature, très bonnes sensations, et pour beaucoup moins cher que ce qu'on avait vu proposé par les agences sur internet, il suffit d'arriver sur place et de négocier entre les différents gérants. Ensuite départ pour la station Ormeno pour prendre un bus de nuit pour aller à Arequipa (on avait pris un royal classe pour dormir le mieux possible), et là gros embêtement : 2h de retard pour arriver à Ica car il crève peu après Lima, 1h30 bloqué à Ica pour un problème de phare, donc déjà départ à 23h30 au lieu de 20h, puis à 3h du matin, il recrève en doublant comme un dératé, résultat bloqués 3h au bord de la panaméricaine pour se retrouver dans un bus économique qui n'est finalement arrivé qu'à 16h à Arequipa au lieu de 8h, toute une journée de visite de la ville manquée... Mais bon on a pu faire connaissance avec des familles péruviennes dans le bus, très sympathiques, on se dit alors que c'est vraiment vrai ce qu'on dit sur eux : toujours souriants, toujours prets à proposer de l'aide, des rencontres très enrichissantes ! On a réussi à se faire rembourser une partie du billet de bus mais après 1h30 de discussion...animée diront nous. A noter que nous avons rencontré d'autres voyageurs embêtés aussi par des problèmes d'annulation de bus et tout ca encore avec Ormeno, préférez Cruz del sur).
4e jour : arrivée donc à 16h à Arequipa, ce qui est bien c'est que toutes les agences de bus sont regroupées au terminal, donc pour trouver un bus pour Cabanaconde ca a été facile (on a pris Reyna mais Andalucia est plus pratique car il va directement à Cabanaconde, nous avons dû nous arrêter à chivay et là prendre un bus Andalucia pour Cabanaconde.) On visite quand même un peu, de nuit le place d'armes est vraiment magnifique ! On trouve par hasard el mundo alpaga, dont on avait entendu parler sur le forum : c'et une boutique de produits en alpaga chics, mais il y a également un musée derrière et des lamas, les 1ers que nous ayons vus là bas, il est expliqué comment est faite la laine. Puis on visite la cathédrale et la Compana mais il y a des messes donc la visite est quelque peu écourtée, et la casa rickets là où il y a une banque. Repas du soir à la fameuse crêperie zig zag (qui s'appelle désormais crépissimo, d'où une longue hésitation de notre part sur le pas de la porte, il faut réserver pour avoir le droit de manger à l'étage où il y a surement une belle vue, mais nous n'avons pas pu en profiter, car nous ne savions pas qu'il fallait réserver.. en tout cas c'est vraiment délicieux ! et les jus de fruits frais excellents (particulièrement le jus de raisin). On devait dormir à La Posada del Calcique mais arrivée là le gérant n'avait plus de place, pas de problème il nous a redirigés à l'hotel Amazing Home un peu plus loin, assez sympa, surtout le terrasse sur le toit pour apprécier la ville avec le Misti et le coucher de soleil.
5e jour : départ pour Cabanaconde en bus, avec arrêt à chivay où on a acheté le boleto touristico qui nous a été vérifié plus tard dans le canyon et à cruz del condor (35soles par personne, mais on a entendu certains dire que ce n'est pas nécessaire, on ne sait toujours pas..). A Cabanaconde, juste le temps d'acheter de l'eau et des biscuits et on se met en route. On a fait le trek de 2 jours suivant la carte trouvée à l'hôtel et celle donnée à la sortie du bus (la même que celle de Micmag sur ce site je crois) seuls sans agence, et il n'y a eu qu'une fois sur les 2 jours où l'on s'est trompés et cela ne nous a fait perdre que 20mn.. On passe d'abord par le mirador san miguel d'ou on peut voir tout ce qu'on va parcourir (impressionnant, surout quand on pense à la remontée !), puis on rejoint la route normale pour 3h20 de descente, petite pause au pont en bas ou on est controlés pour le boleto, puis remontée de 25mn pour aller à l'hotel la posada de gloria à san juan, très sympa, pour 15soles on a eu souper, nuit et petit déjeuner.
6e jour : départ à 8h30 pour Cosnirhua (un peu de descente puis de la grimpette avec une charmant jeune fille en haut qui vend des fruits de cactus et des boissons et des barres de chocolat...), puisMalata et enfin sangalla, on arrive vers midi là bas, on commande à manger et le temps de la préparation plongée dans une piscine très agréable pour 3soles par personne (on n'y rencontre que des francais!). Juste après avoir mangé, on est partis avec 1.5L d'eau par personne pour l'ascension vers Cabanaconde. J'en avais très peur n'étant pas très sportive, ca a été dur surtout juste après avoir mangé et en plein soleil, sans beaucoup d'ombre sur le parcours, mais on a tenu bon et résisté aux mules, mais on a croisé une dizaine de personnes qui sont remontées comme ca (50soles par personne). On a mis 4h, donc on a pris notre temps pour aller au rythme de chacun et tout a très bien été, même si les courbatures après on fait bien mal ! On a dormi à cabanaconde à l'hotel Pachamama, notre cpoup de coeur, non pas pour l'hôtel en lui même mais pour le restaurant du soir et les patrons, l'ambiance est jeune, décontractée, et les plats et leurs boissons délicieuses !! On a réservé le bus Andalucia de 7h pour le lendemain car on nous a dit qu'il valait mieux le faire pour être sur d'avoir une place...
7e jour : petit déj à 6h15, le pauvre patron n'a pas du dormir beaucoup car dans son bar restaurant les gens sortent jusque 4h du matin... devant le bus il y a déjà une grande file d'attente, des touristes et aussi beaucoup de locaux qui se font amener sur leur lieu de travail, et beaucoup d'entre eux sont des vendeuses de cruz del condor. On descend là, on reprendra le bus de 9h pour rentrer à Arequipa, ce qui nous laisse 2h pour essayer de voir les condors. On a eu la chance d'en avoir une dizaine qui tournoyaient au dessus de nous, grandiose !! Puis on a repris le bus et rejoint Arequipa, et là on s'est dépêchés de prendre les tickets de bus pour Puno pour pouvoir ensuite visiter le monastère santa catalina que nous n'avions pas pu voir à notre arrivée à cause du bus, et ensuite la cathédrale et la compana de facon plus approfondie. Le soir, on est retournée à la crêperie, c'était vraiment trop bon !
8e jour : journée de bus pour rejoindre Puno avec la compagnie Julsa je crois, comme indiqué sur le routard. Le soir, on est allés au marché sur le port, où la qualité est vraiment bonne et pour beaucoup moins cher qu'ailleurs, on a mangé dans un resto près de la rue piétonne mais pas terrible (ukuku), et on a dormi à l'hospedaje Cricarlet, les patrons sont vraiment très accueillants, adorables, et les chambres confortables.
Voilà, je donnerai la suite demain, j'espère qurtout que cela pourra aider quelques personnes à peaufiner leur voyage ou à se décider à partir, car on avait peur avant de partir pour se débrouiller dans un pays où on ne connait pas bien la langue, mais tout s'est passé très bien, les rencontres sont formidables, comme la population locale, et même s'il faut faire attention de ne pas se faire prendre pour un "paloma" de touriste par les taxis et gérants d'hôtels et d'agence qui sont tous en réseau et se refilent les clients (surtout que nous étions 5, marchandise recherchée si l'on peut dire, et assez naifs au début), une fois qu'on a montré qu'on veux bien payer mais à des prix raisonnables, ca va bien, il n'y a souvent pas besoin de chercher un taxi ou un bus ou un hotel, ce sont eux qui nous trouvent ! Et pour les grandes villes comme Arequipa ou on parle beaucoup des problèmes de taxis, la police est là pour vérifier la licence du conducteur du taxi dans lequel on monte (en tout cas près du terminal ca s'est passé comme ca pour nous), ou sinon il faut prendre des compagnies sures, référencées dans le routard.
Avis sur itinéraire dans l'Ouest américain en août 2009
Bonjour,
Vous êtes les experts de l ouest americain sur le site, je prepare le voyage de ma vie avec ma future, et je voulais avoir vos impression sur mon itinéraire que j ai pas mal bossé, comment le trouvez vous? realisable, trop fatigant, interessant bref je vous laisse le soin de l analyser
merci beaucoup de votre aide si précieuse
thibault
Vendredi 7 au lundi 10 aout 3 jours a San francisco avec visite de la ville, alcatraz et hydravion survol de la baie Mardi 11 Aout
Vol pour L.A , direction santa monica dej sur le port à bubba gump, diner au counter best burger bio
Nuit à SANTA MONICA
Mercredi 12 Aout
Journée dédiée à la plage avec dej à Venice Beach diner au father s office
Nuit à SANTA MONICA
Jeudi 13 Aout
Prise de la voiture direction skydiving-visite hollywood sortie le soir à LA avec la boite de l ex boyfriend de tatyana « guys and dolls » sur beverly blvd Nuit à HOLLYWOOD /BEVERLY HILLS 30mns de voiture
Vendredi 14 aout
universal studio pour la journée Arrivee a Palm spring apres deux heures de route en fin d aprem Nuit à PALM SPRING 114 miles / 2h de voiture
Samedi 15 aout
Depart tot le matin pour une longue journée de voiture avec dej à phoenix (4 heures de voiture) et rodeo en fin d aprem a TUCSON diner au mountain oyster club Nuit à TUCSON 382 miles / 5h 45 de voiture
Dimanche 16 aout
Petit dej à la cool piscine et départ pour tombstone dej sur place dans le saloon Crystal palace (1h45 de voiture), visite de la ville phantome et ses spectacles, direction bisbee en fin d aprem Nuit à BISBEE 94 miles / 2 h de voiture
Lundi 17 aout
Journée à Bisbee/Douglas , direction tranquilou vers alamogordo Bien prévoir de l essence car trou du cul du monde Nuit à lordsburg 122 miles /3H de voiture
Mardi 18 aout
Journée voiture pour se diriger vers white sands le but etant d arriver dans l aprem pour profiter du coucher de soleil Nuit à ALAMOGORDO 185 miles / 3h00 de voiture
Mercredi 19 aout
Plus longue Journée voiture du road trip pour arriver à globe en vue de la visite le lendemain.
Nuit à GLOBE 335 miles / 5h45 de voiture
Jeudi 20 aout
Depart le matin pour Apache junction (1h de route mais avec des arrets c est beau) aller se promener a goldfield la gost town et depart en fin d aprem pour SEDONA Nuit à SEDONA 216 miles / 4h de voiture
Vendredi 21 aout
Journee repos et entiere à sedona avec promenades-piscine Nuit à SEDONA Pas de voiture
Samedi 22 aout
Piscine le matin tranquilou, on prend la voiture direction meteo crater à two guns dej la bas et arrivée en fin d aprem à williams et sa route 66 avec diner au typhoon saloon Nuit à WILLIAMS 130 miles/ 2h15 de voiture
Dimanche 23 aout
Depart relativement tot pour profiter toute la journee du Gran Canyon ! imperial tour en helico avec la compagnie papillon. En fin d apres midi la plus belle route nous attend celle qui monte vers PAGE/LEES FERRY prendre la US 89 et passer par marble canyon ! Nuit à LEES FERRY 137 miles / 2h30 de voiture
Lundi 24 aout
Visite le matin d horseshoe bend (redescendre la US 89 il faut prendre un chemin situé à 1 ou 2 kms de la borne 545 et d'une station service ensuite, un chemin de 3/4 de mile) Ensuite direction le lac pour se baigner !!!
Concert de country music le soir sur page
Nuit à PAGE pratiquement pas de voiture
Mardi 25 aout
Visite le matin d antelope canyon Antelope Canyon aprem jet ski !!!
Nuit à PAGE pratiquement pas de voiture
Mercredi 26 aout
Visite le matin des sublimes antelope narrows et depart dans l aprem pour Monument Valley à cheval si possible !!! et jusqu au coucher de soleil ! Nuit à MEXICAN HAT 187 miles /3heures30 de voiture
Jeudi 27 aout
Visite le matin de gooseneck dej dans le colorado a dove creek coucher de soleil dead horse point et direction un petit saloon à MOAB le bar m chuckwagon Nuit à MOAB 174 miles / 3h20 de voiture
Vendredi 28 aout
Visite de ARCHES toutes la journée pour finir en apothéose avec le coucher de soleil a dead horse point ! diner au buck s grill ou Brewery Nuit à MOAB pratiquement pas de voiture
Samedi 29 aout
Depart pour TORREY et visite de capitol reef ! Nuit a TORREY 173miles/ 3h15 de voiture
Dimanche 30 aout
Encore visite petit dej a boulder au mesa restaurant et tranquilou vers un dej à escalante au kiva koffeehouse (1h30 de route) puis on se dirige vers une piscine d un motel pres de bryce canyon qu on doit visiter Nuit à TROPIC 65miles / 1h40 de voiture
Luindi 31 aout
Visite de Bryce Canyon toute la journée , notre dernier Parc Nuit à SAINT GEORGE qui est pas à coté ou sinon un peu plus pres 177miles/ 4h de voiture
Mardi 1 septembre
Depart le matin pour LAS VEGAS arrivée prévue vers 14H pour le check in Apres midi repos , , piscine Soirée casinos !! Nuit à LAS VEGAS 120 miles / 2h de voiture
Mercredi 2 septembre Repos , piscine, spectacle le soir et teuf Nuit à LAS VEGAS pas de voiture
Jeudi 3 septembre Grace matinée apres la teuf et shoping l aprem peut etre pas trop envie d aller a death valley, on verra… Nuit à LAS VEGAS pas de voiture
Vendredi 4 septembre
VOL POUR SAN FRANCISCO Nuit à SAN FRANCISCO
Samedi 5 septembre
RETOUR PARIS
Vous êtes les experts de l ouest americain sur le site, je prepare le voyage de ma vie avec ma future, et je voulais avoir vos impression sur mon itinéraire que j ai pas mal bossé, comment le trouvez vous? realisable, trop fatigant, interessant bref je vous laisse le soin de l analyser
merci beaucoup de votre aide si précieuse
thibault
Vendredi 7 au lundi 10 aout 3 jours a San francisco avec visite de la ville, alcatraz et hydravion survol de la baie Mardi 11 Aout
Vol pour L.A , direction santa monica dej sur le port à bubba gump, diner au counter best burger bio
Nuit à SANTA MONICA
Mercredi 12 Aout
Journée dédiée à la plage avec dej à Venice Beach diner au father s office
Nuit à SANTA MONICA
Jeudi 13 Aout
Prise de la voiture direction skydiving-visite hollywood sortie le soir à LA avec la boite de l ex boyfriend de tatyana « guys and dolls » sur beverly blvd Nuit à HOLLYWOOD /BEVERLY HILLS 30mns de voiture
Vendredi 14 aout
universal studio pour la journée Arrivee a Palm spring apres deux heures de route en fin d aprem Nuit à PALM SPRING 114 miles / 2h de voiture
Samedi 15 aout
Depart tot le matin pour une longue journée de voiture avec dej à phoenix (4 heures de voiture) et rodeo en fin d aprem a TUCSON diner au mountain oyster club Nuit à TUCSON 382 miles / 5h 45 de voiture
Dimanche 16 aout
Petit dej à la cool piscine et départ pour tombstone dej sur place dans le saloon Crystal palace (1h45 de voiture), visite de la ville phantome et ses spectacles, direction bisbee en fin d aprem Nuit à BISBEE 94 miles / 2 h de voiture
Lundi 17 aout
Journée à Bisbee/Douglas , direction tranquilou vers alamogordo Bien prévoir de l essence car trou du cul du monde Nuit à lordsburg 122 miles /3H de voiture
Mardi 18 aout
Journée voiture pour se diriger vers white sands le but etant d arriver dans l aprem pour profiter du coucher de soleil Nuit à ALAMOGORDO 185 miles / 3h00 de voiture
Mercredi 19 aout
Plus longue Journée voiture du road trip pour arriver à globe en vue de la visite le lendemain.
Nuit à GLOBE 335 miles / 5h45 de voiture
Jeudi 20 aout
Depart le matin pour Apache junction (1h de route mais avec des arrets c est beau) aller se promener a goldfield la gost town et depart en fin d aprem pour SEDONA Nuit à SEDONA 216 miles / 4h de voiture
Vendredi 21 aout
Journee repos et entiere à sedona avec promenades-piscine Nuit à SEDONA Pas de voiture
Samedi 22 aout
Piscine le matin tranquilou, on prend la voiture direction meteo crater à two guns dej la bas et arrivée en fin d aprem à williams et sa route 66 avec diner au typhoon saloon Nuit à WILLIAMS 130 miles/ 2h15 de voiture
Dimanche 23 aout
Depart relativement tot pour profiter toute la journee du Gran Canyon ! imperial tour en helico avec la compagnie papillon. En fin d apres midi la plus belle route nous attend celle qui monte vers PAGE/LEES FERRY prendre la US 89 et passer par marble canyon ! Nuit à LEES FERRY 137 miles / 2h30 de voiture
Lundi 24 aout
Visite le matin d horseshoe bend (redescendre la US 89 il faut prendre un chemin situé à 1 ou 2 kms de la borne 545 et d'une station service ensuite, un chemin de 3/4 de mile) Ensuite direction le lac pour se baigner !!!
Concert de country music le soir sur page
Nuit à PAGE pratiquement pas de voiture
Mardi 25 aout
Visite le matin d antelope canyon Antelope Canyon aprem jet ski !!!
Nuit à PAGE pratiquement pas de voiture
Mercredi 26 aout
Visite le matin des sublimes antelope narrows et depart dans l aprem pour Monument Valley à cheval si possible !!! et jusqu au coucher de soleil ! Nuit à MEXICAN HAT 187 miles /3heures30 de voiture
Jeudi 27 aout
Visite le matin de gooseneck dej dans le colorado a dove creek coucher de soleil dead horse point et direction un petit saloon à MOAB le bar m chuckwagon Nuit à MOAB 174 miles / 3h20 de voiture
Vendredi 28 aout
Visite de ARCHES toutes la journée pour finir en apothéose avec le coucher de soleil a dead horse point ! diner au buck s grill ou Brewery Nuit à MOAB pratiquement pas de voiture
Samedi 29 aout
Depart pour TORREY et visite de capitol reef ! Nuit a TORREY 173miles/ 3h15 de voiture
Dimanche 30 aout
Encore visite petit dej a boulder au mesa restaurant et tranquilou vers un dej à escalante au kiva koffeehouse (1h30 de route) puis on se dirige vers une piscine d un motel pres de bryce canyon qu on doit visiter Nuit à TROPIC 65miles / 1h40 de voiture
Luindi 31 aout
Visite de Bryce Canyon toute la journée , notre dernier Parc Nuit à SAINT GEORGE qui est pas à coté ou sinon un peu plus pres 177miles/ 4h de voiture
Mardi 1 septembre
Depart le matin pour LAS VEGAS arrivée prévue vers 14H pour le check in Apres midi repos , , piscine Soirée casinos !! Nuit à LAS VEGAS 120 miles / 2h de voiture
Mercredi 2 septembre Repos , piscine, spectacle le soir et teuf Nuit à LAS VEGAS pas de voiture
Jeudi 3 septembre Grace matinée apres la teuf et shoping l aprem peut etre pas trop envie d aller a death valley, on verra… Nuit à LAS VEGAS pas de voiture
Vendredi 4 septembre
VOL POUR SAN FRANCISCO Nuit à SAN FRANCISCO
Samedi 5 septembre
RETOUR PARIS
De Arles à Rome par la Via Aurelia
Arles-Nice à pieds par la voie aurelia, première marche de printemps
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Deux mois et demi en camping-car: ouest des États-Unis - Canada (3ième partie)
Début du voyage: 1ère partie http://voyageforum.com/...ere_partie_D2397667/ 2ième partie http://voyageforum.com/...eme_partie_D2398576/ 3ere partie Page-Los Angeles

J48 Samedi 6 septembre
Nous commençons la journée par la balade vers Horseshoe Bend ; il faut juste grimper sur une petite colline et redescendre de l’autre côté. Le point de vue est saisissant.
Quelques courses au Wall Mart, avant de se rendre à Antelope Canyon. Il y a de nombreuses voitures sur le parking. Des camionnettes bâchées en sortent à toute allure. Des touristes bardés d’appareils photos bringuebalent à l’arrière…Je décide de renoncer. Nathalie, notre photographe officiel, se rendra seule dans le canyon. Elle revient ravie de sa balade, mais nous nous sommes trompés dans les changements d’horaire et il était trop tard pour photographier les fameux rayons du soleil éclairant le canyon. Elle a trouvé les Navajos sympas et nous raconte, pêle- mêle : la découverte du « Slot Canyon » par la grand-mère de son guide, les serpents à sonnettes, la terre sacrée, le Shamann…
Après 2 hrs de route, nous prenons une place au Goulding Campground, et nous nous dirigeons vers la légende : Monument Valley ! Les monolithes de « La charge Héroïque », la piste du « Massacre de Fort Apache », le coucher de soleil de « La prisonnière du désert »… Tout est tel que je l’imaginais, mais en beaucoup plus beau !
La nuit tombée, nous regagnons le fort, pardon…le camping…
J49 Dimanche 7 septembre
Réveil de très bonne heure pour le lever de soleil. Quel spectacle magnifique !


Nous empruntons la piste, mais en camping-car, ce n’est pas évident. On s’arrête près de John Ford Point, et l’on décide de faire une petite balade à cheval.


Les Navajos nous montrent comment grimper sur nos montures, cela n’a pas l’air très compliqué. Je prends mon élan et… je manque de retomber de l’autre côté ! Je m’agrippe désespérément à la sangle et je parviens à rester en selle, ouf ! l’honneur est sauf… Notre guide est d’un abord un peu rustre, mais il s’avère sympathique et très bavard.


Après une petite heure, nous sommes de retour à l’enclos, les enfants sont ravis. Nous repartons sans faire la totalité de la piste, nous craignons d’endommager notre véhicule.
Après avoir fait une petite halte à la cabane de Nathan Britless (alias John Wayne dans « La charge héroïque ») nous prenons la direction du Canyon de Chelly.
Après une visite au visitor center, nous nous installons à Cottonwood Campground, un camping très agréable et qui plus est, gratuit.
J50 Lundi 8 septembre Nous trainons un peu au lit ce matin, avant de prendre la South Rim, pour faire l’unique balade autorisée sans accompagnement : la White House Trail.



Nous descendons au fond du canyon, pour découvrir une petite ruine nichée dans une alcôve au bas d’une falaise.

Une fois remontés, nous continuons notre route vers Spider Rock, c’est le point de vue le plus spectaculaire sur le canyon de Chelly.
Les enfants voudraient faire à nouveau un tour de cheval, mais le temps se gâte et il commence à pleuvoir. Nous repartons donc au camping. Nathan a décidé ici aussi de passer son diplôme de Junior ranger et va, avec l’aide de Julia commencer à remplir son questionnaire.
J51 Mardi 9 septembre Ce matin le temps est maussade. Nathan se rend au visitor center pour remettre son questionnaire. C’est une jeune Navajo qui va lui décerner son diplôme. Un vieil indien vient lui serrer la main, Nathan est très fier.
Nous faisons ensuite la North Rim. Plusieurs arrêts aux différents points de vue. En particulier Massacre Cave Overlook ; en 1805 des Navajos avaient trouvé refuge ici, mais les Espagnols les ont débusqués et massacrés. Les Navajos appellent ce massacre « Où deux sont tombés » car une squaw s’est jetée dans le vide entrainant un soldat espagnol. Nous nous dirigeons ensuite vers Mesa Verde. Avant de nous installer au camping, nous devons passer au visitor center afin de réserver nos places pour la visite des ruines le lendemain.
J52 Mercredi 10 septembre Nous partons de bonne heure, pour la première visite de la journée « Spruce Tree House », c’est en fait la seule ruine que l’on peut visiter sans accompagnement.
Nous effectuons la visite sous la pluie. Le village est remarquablement conservé, bien sûr nous ne pouvons pas accéder partout, mais le ranger de garde nous indique que nous pouvons descendre dans une Kiva. Nous sommes tout seuls dans le village, mais ce sera la seule fois de la journée.
Nous remontons en vitesse pour nous rendre à « Balcony House ». Un ranger nous attend et nous intégrons un petit groupe. Nous descendons tout d’abord un long escalier métallique pour nous retrouver au pied d’une échelle d’une dizaine de mètres, que nous allons emprunter pour accéder à Balcony House.

La vue est très belle depuis la terrasse du village. Nous empruntons ensuite un étroit goulet et deux échelles pour remonter en haut de la falaise. Sans être difficile, la visite de Balcony House comporte quelques passages aériens, qui gêneront sans doute les personnes sujettes au vertige. L’avantage, c’est qu’il n’y a pas grand monde, ce qui n’est pas le cas de Cliff palace. Nous aurions pû nous passer de celle là ; on peut apercevoir le village depuis un « point de vue ».
Les visites durent une petite heure, en anglais. On s’aperçoit que les rangers ne connaissent en fait pas grand-chose des Anasazis et qu’ils font beaucoup de suppositions. Nous partons pour l’autre bout du parc, pour embarquer sur un « petit train » qui nous amène à « Long House ». Sous la pluie, encore, nous commençons la descente. Nous entendons pour la troisième fois de la journée, les explications du ranger sur les Kivas ; c’est à peu près le seul domaine où ils ne font pas uniquement des suppositions. Les enfants commencent à saturer, mais restent sages. Heureusement, le site est magnifique.
La pente pour remonter est très raide et nous devrons patienter un bon moment en haut, des personnes âgés ont du mal à terminer l’ascension. Nous restons un peu sur notre faim concernant l’histoire et la culture des premiers habitants de Mesa Verde. Reste la beauté du site et des ruines Anasazis.
J53 Jeudi 11 septembre
Nous partons pour Taos aujourd’hui, en passant par Durango. Nathan veut que l’on s’arrête au concessionnaire Harley Davidson. Il aimerait bien acheter un blouson en cuir ; il adore le look des motards rencontrés depuis notre départ. Ils sont malheureusement hors de prix et il devra se contenter d’un simple écusson.
La route traversée est magnifique : des montagnes, des sapins, des prairies… Cela faisait un bon moment que nous n’avions pas traversé un paysage comme celui là. Nous rentrons maintenant au Nouveau Mexique, et le changement est radical ; le paysage bien sûr, mais aussi les habitations et jusque dans la manière de conduire des habitants… C’est à Taos, il me semble que l’on va entendre les premiers coups de klaxon.
J54 Vendredi 12 septembre J’avais peur de la foule, pour visiter Taos Pueblo, mais il n’y a en fait personne quand nous arrivons sur le parking. Il faut bien sûr payer l’entrée, mais aussi une taxe sur chaque appareil photo et vidéo. Nous sommes un peu déçus par le pueblo ; le temps est gris, le ciel très bas, c’est peut être l’explication.


Nous allons prendre le petit déjeuner sur la plazza. Nous sommes attablés devant un café quand un policier fait irruption dans le bar et m’interpelle : il pensait que ma caméra posée sur la table était une arme… autant dire que je n’étais pas rassuré. Nous avons trouvé d’ailleurs que la police était très présente dans la ville. Nous reprenons la route vers Santa Fe en longeant le Rio Grande.
Nous allons manger mexicain, mais n’étant pas habitués, on va nous servir les sauces à part… Heureusement, car même à faible dose, elles sont explosives !
J55 Samedi 13 septembre

Nous allons déjeuner sur la très belle plazza de Santa Fe. Des indiens sont installés sous les arcades et vendent leur artisanat. On va se laisser tenter par des bracelets en argent et turquoise (du moins nous l’espérons…).
Nous quittons avec beaucoup de regrets Santa Fe et prenons la Turquoise Trail vers le sud. La route est longue et monotone. Nathalie regrettera de ne pas s’arrêter à Madrid, petit village hippie, très coloré et très artisanal. A l’approche d’Alamogordo, ville sans charme, la vue sur les Sacramento Mountains est magnifique.

J56 Dimanche 14 septembre Nous commençons notre visite à White Sands, par un passage au visitor center, qui est tout à fait dans l’esprit new Mexico.
Nous faisons une petite balade sous la pluie et les dunes sont plutôt grises que blanches. Les enfants adorent courir et se rouler dans le sable.
Le soleil apparaît en fin de matinée et le sable prend une couleur blanche éblouissante, on se croirait à la neige ! Ce sable très fin s’avère être du gypse.

Nous partons ensuite vers Las Cruces, puis Silver City. Nous empruntons une petite route quand un orage éclate. Des torrents d’eau boueuse traversent la chaussée. Nous sommes surpris de trouver, en pleine campagne, un poste de douane. Nous devons présenter nos passeports et répondre à quelques questions, mais rien de bien méchant. C’est une patrouille qui surveille la frontière dont nous sommes très proches. Nous empruntons Geronimo Trail. Après quelques miles une odeur de brûlé se dégage de dessous le camping-car ; ce sont des sauterelles grillées, elles sont nombreuses et très grosses par ici. La route s’élève et n’en finit pas de serpenter dans la forêt, nous n’en voyons jamais le bout. Nous arrivons tout de même en fin d’après midi à Silver City, où nous prenons une place au KOA.
J57 Lundi 15 septembre Nous quittons Silver City (ville minière dont les gisements d’argent ont laissé la place aux gisements de cuivre exploités à ciel ouvert) et nous dirigeons vers l’Arizona.
Nous faisons une halte à Stein’s Ghost Town, mais le site est fermé. Nous approchons d’Apache Pass, Nathalie est inquiète, non pas à cause des apaches qui attaquaient les voyageurs à la fin du 19ième siècle (nous avons d’ailleurs vu sur la route un panneau relatant l’histoire de Chato et de son groupe de Chiricahuas qui ont abattu un couple et se sont emparés de l’enfant âgé de 6 ans; malgré une chasse à l’homme rapidement organisée, on ne les a jamais rattrapés ) mais plutôt à cause de l’état de la route. Nous sommes sur une piste et dans un nuage de poussière, le camping-car approche du départ de la balade vers Fort Bowie. Nous nous arrêtons au parking où il n’y a qu’une seule voiture.
Nous arrivons rapidement à l’ancien relais de diligence, puis au site de l’affaire Bascom. Nous pénétrons juste après, dans l’ancien cimetière où gisent plusieurs stèles, dont celle d’un fils de Geronimo et aussi celles de soldats tués par les Apaches.

Nous voici maintenant sur le site de la bataille qui a vu s’affronter les soldats et les Chiricahuas en 1862. Nous montons ensuite la colline qui abrite les ruines du premier fort ; il n’en reste presque plus rien.
Nous continuons ensuite vers le visitor center qui est désert. Nous commençons à nous impatienter ; l’heure tourne et nous voyons enfin arriver le ranger, sosie d’Elie Wallach dans » les 7 Mercenaires ». Il est très gentil et vraiment pittoresque. Il nous explique, dans un mélange d’anglais et d’espagnol, que le fort a été complètement pillé après le départ des soldats en 1894.
Nous prenons le chemin qui conduit au sommet de la colline, parmi les yuccas et les cactus, pour accéder aux positions des guerriers apaches, pendant le combat. Nous prenons position sur un rocher qui domine la vallée. Qui sait…Cochise avait peut-être choisi le même emplacement pour commander l’embuscade …

Nous rejoignons rapidement le parking. Nous remontons dans le camping-car et nous allons franchir le col, bringuebalant dans un bruit de ferraille qui grince. Puis nous prenons la direction du soleil couchant vers Chiricahua National Monument.
J58 Mardi 16 septembre Nous nous sommes encore trompés d’heure ; nous avons vraiment du mal à nous faire à ces changements d’horaires. Nous avons décidé de faire une rando dans le parc. Un ranger nous emmène à Massaï point au sommet du parc. C’est une dame très gentille. Sa mère est française, son père sioux. Elle ne va pas se gêner pour « tailler » Bush et sa politique durant le trajet ; elle attend avec impatience les élections. Une fois arrivés, nous nous mettons rapidement en route car le vent est très froid.
Nous descendons parmi des Hoodoos, qui nous rappellent ceux de Bryce, en moins colorés. Nous grimpons jusqu'à Inspiration Point. La montée dans la forêt est agréable. A quelques centaines de mètres du sommet, nous apercevons Cochise’s Head.
Quelle coïncidence ! On aperçoit clairement le profil d’un Apache, comme si malgré les vicissitudes et tous les tourments qu’ils ont subis, malgré les déportations, cette terre portait leur empreinte indélébile et serait pour toujours Apache…

J59 Mercredi 17 septembre Nous sommes à Chiricahua National Monument et ici comme dans presque tous les parcs que nous avons traversé depuis le début de notre voyage, il n’est pratiquement jamais fait référence aux indiens qui vivaient dans ces lieux. En Utah, il n’y en avait que pour les Mormons. Ici dans les brochures que nous ramassons, on nous raconte en large et en travers l’existence d’une famille de suédois qui est venue s’établir dans la région en 1888. Je veux bien que les pionniers soient mentionnés, mais faire volontairement abstraction de toute l’histoire amérindienne et surtout du génocide, c’est quand même énervant…Nous quittons probablement notre dernier camping primitif, le Bonita Campground, pour rouler vers Bisbee. Sans vraiment pouvoir en expliquer la raison, nous sommes déçus par cette ville minière. Nous ne faisons qu’un petit arrêt et continuons vers Tombstone. Nous apercevons une rue vaguement western ; Nathan enfile sa panoplie et nous partons faire les magasins de souvenirs.

La gorge desséchée par la poussière avalée le long de la piste, nous pénétrons dans le saloon. Un cow-boy entonne des airs country en pianotant sur son orgue « Bontempi ». Il y a soi disant des « gunfight » dans la rue, mais comme les informations sont contradictoires, nous reprenons la route. Les enfants ont adoré Tombstone, moi beaucoup moins.
J60 Jeudi 18 septembre Nous avons fait étape au KOA de Benson, et ce matin les enfants profitent de la piscine. Nous partons en milieu de matinée pour Tucson. Nous visitons la mission San Xavier del Bac. Malheureusement une partie de la façade est recouverte d’une bâche.


Il fait très chaud, Nathalie et Julia sont les plus touchées. Nous arrivons en début d’après midi à Sonoran Desert Museum. Nous décidons de remettre à demain matin la visite du musée, il fait trop chaud. Nous cherchons un camping avec piscine. Le premier que nous trouvons, n’accepte pas de campeurs ayant moins de 55 ans. Les deux suivants n’acceptent pas les enfants, nous trouvons ça incroyable. Tant pis nous retournons à Gilbert Ray Campground. Finalement, nous n’en avons pas fini avec les campings primitifs et c’est tant mieux, le camping est tellement agréable ; nous sommes au milieu des saguaros. Nous allons profiter de cet endroit magique pour filmer et photographier le coucher de soleil sur Saguaro National Parc.

J61 Vendredi 19 septembre Debout de bonne heure, nous voulons être au musée à l’ouverture des portes. Le temps de prendre les tickets et nous pénétrons dans la première pièce, reptiles et invertébrés .Le musée est vraiment très bien fait et dépasse le cadre d’un simple zoo. Bien sûr nous voyons de nombreux animaux, mais aussi un nombre incroyable de plantes et de roches. Nous arrivons maintenant à « Life in the rock ». Un énorme Diamond Back, le plus gros des rattlesnake, lézarde au soleil derrière une vitre, il est vraiment impressionnant ! En ressortant, nous passons devant un buisson et nous entendons le bruit caractéristique d’un serpent à sonnette…
Nous faisons un bond et demandons aux enfants, qui étaient à la traine, de choisir un autre chemin. Nous allons passer toute la matinée, à déambuler parmi les allées, beaucoup plus que ce que nous avions prévu. Il nous faut songer à partir, mais avant un petit tour à l’inévitable gift shop, tant attendu par les enfants. Tout le monde a adoré cette visite, sauf Nathalie qui a beaucoup souffert de la chaleur. Nous remontons vers Apache Junction où nous prenons une place au KOA, qui est quasiment désert.
J62 Samedi 20 septembre Bien que nous ne soyons pas pressés ce matin, nous nous levons de bonne heure ; impossible de faire la grasse matinée, il fait déjà bien chaud. Nous restons toute la journée au camping, profitant de la piscine. Vers la fin d’après midi, nous allons à Goldfield Ghost Town, une ancienne ville minière reconstituée.


Nous payons l’entrée de Lost Dutchman State Park, nous avons décidé d’assister au coucher de soleil sur Superstition Mountain. Nous prenons nos marques, cherchant le meilleur endroit possible pour filmer et photographier. Nous patientons en prenant l’apéritif. Au moment fatidique, c’est la panique, les emplacements choisis ne sont pas forcément les bons. Je cours dans tous les sens pour tenter de trouver un meilleur point de vue. Les paysages sont magnifiques des deux côtés ; à l’est le massif montagneux, à l’ouest le soleil se couche sur la forêt de Saguaros.


Il est temps d’allumer le feu pour les grillades, quel moment inoubliable ! Nous prolongeons encore un peu notre plaisir, mais la nuit se fait plus noire et la nature plus inquiétante. Nous plions nos affaires et retournons au camping.
J63 Dimanche 21 septembre Nous n’avons pas beaucoup mieux dormi que la veille, nous nous engageons donc sur Apache Trail de bonne heure. C’est une petite route qui se transforme rapidement en piste sinueuse. Nathalie est tendue, elle n’aime pas ça. Les paysages sont bien sur magnifiques, des saguaros, des falaises, des montagnes déchiquetés, des canyons, des lacs.



Nous arrivons à Roosevelt Dam après trois heures de route. Cela fait du bien de rouler sur un asphalte parfaitement lisse. La route vers Sedona est très agréable, nous prenons de l’altitude est l’air devient plus respirable. Peu avant Sedona, nous bifurquons pour faire une petite balade vers Cathedral rock. Nous attendons le coucher du soleil près du célèbre panorama ; Nathan en profite pour se baigner. Je suis surpris ; je pensais voir beaucoup plus de monde, mais c’est relativement tranquille.


Nous ne trouvons qu’un seul camping sur Sedona, il y a quand même de la place et sommes accueillis par un employé mexicain d’une extraordinaire gentillesse.
J64 Lundi 22 septembre Nous devions monter à Mesa Airport pour voir le soleil se lever, mais nous allons louper le coche. Le soleil est déjà bien haut quand nous arrivons au point de vue et la lumière n’est pas exceptionnelle.
Nous descendons vers Slide Rock. Je pensais que c’était une balade agrémentée d’une baignade, mais c’est à peine avoir franchi une centaine de mètres que nous arrivons sur place. Les enfants sont ravis de ne pas avoir à faire plus d’effort. Il y a un peu de monde, mais nous trouvons facilement un coin tranquille. Julia et Nathan vont de baigner, malgré l’eau glacée.
Sur le chemin du retour, nous mangeons une glace et partons chercher un camping. Nous allons tâtonner un moment car nous nous référons à une carte erronée. Nous prenons les renseignements pour la balade de West Fork. Il faut repayer 8 dollars pour le stationnement. Comme il y a beaucoup trop de voitures sur le parking, je décide de reporter la balade au lendemain.

J65 Mardi 23 septembre Il est 7 hrs quand nous nous arrêtons sur le parking. Contrairement à hier il n’y a personne. Nous allons longer la rivière pendant plusieurs kilomètres, à travers une forêt de pins. De hautes falaises nous barrent l’horizon. Le chemin s’efface et le passage se rétrécit ; nous supposons que c’est le terme de la balade, nous faisons donc demi-tour.

Nous croisons plusieurs marcheurs. Comme je suis content que nous soyons partis de bonne heure ! D’autant plus que la lumière était bien meilleure ce matin. Nous sommes de retour vers 11 hrs. Nous avons un petit mot sur le pare brise, nous demandant de payer le stationnement, il n’y avait personne au péage tout à l’heure. Nous payons en grommelant. J’ai souvent vu sur le forum décrier les pratiques des navajos, mais je trouve qu’à Sedona c’est pas mal non plus… Nous arrivons au Grand Canyon où nous prenons notre place réservée à Mather Campground. Nous faisons le point sur la rando que nous avons décidé de faire demain jusqu'à Plateau Point. Elle fait 20 kilomètres, Nathalie est un peu inquiète, elle craint de souffrir de la chaleur. Nous allons assister au coucher de soleil à Yavapai Point, et nous devons effectuer 3 fois le tour du parking avant de trouver une place. Le Grand Ganyon est immense, mais pas si impressionnant que ça. Certainement qu’après en avoir tellement entendu parler, nous nous attendions à autre chose.


J66 Mercredi 24 septembre Debout de très bonne heure, pour une rude journée. A peine arrivés au parking, nous entamons la descente. Il est 6h30, le soleil se lève et les couleurs sont plus belles qu’hier soir. Au loin et beaucoup plus bas, nous apercevons le chemin qui se déroule vers Plateau Point, nous donnant une idée des efforts qu’il va falloir consentir pour nous y rendre et surtout pour remonter.


Nous descendons d’un bon pas et nous commençons à croiser des marcheurs qui ont du passer la nuit à Phantom Ranch ou Indian Garden. Certains sont au bord de la rupture, mais nous ne faisons pas les malins, ce sera peut-être notre tour tout à l’heure.

Nous faisons une pause à Indian Garden, avant de repartir.
Si nous étions jusqu'à présent à l’ombre nous évoluons maintenant en plein soleil. Le plateau est très aride et le soleil déjà bien chaud. Nous arrivons à Plateau point ; nous avons une belle vue sur le Colarado et sur le canyon.




Nous traînons un peu, mais il faut songer à remonter. Il y a un point d’eau sur le plateau et nous faisons le plein. Nous montons lentement mais surement, malgré la chaleur. Nathalie tient le coup, Nathan caracole en tête, Julia ressent un peu la fatigue, je vais avoir une défaillance à trois miles du sommet. Heureusement, il y a du sucre dans le sac à dos. Je vais boire plusieurs gorgées d’eau sucrée et je vais terminer la rando dans de meilleures conditions. L’aller-retour vers Plateau Point demande un effort important, mais la balade est faisable, à condition quand même d’avoir un bon entraînement. Nous trinquons (avec un grand verre de limonade glacée) à notre « succès »… Nous profitons de notre dernière nuit dans un camping primitif, nous approchons à grands pas de la fin de nos vacances.
J67 Jeudi 25 septembre Un peu de grasse matinée, ne fait pas de mal. Nous quittons Grd canyon et nous nous dirigeons vers Seligman et la route 66.
La localité joue à fond la carte de cette mythique route et de nombreux magasins de souvenirs déploient leurs atouts pour attirer le chaland. Les enfants sortent du camping-car en piaillant. J’hésite un moment mais me décide quand même à les suivre. Soudain un énorme bus tout noir vient se garer près de nous et un flot de Japonais se déverse dans la rue. Funeste présage ; je juge plus prudent de retourner dans notre véhicule. La famille revient les bras chargés de souvenirs. Nous repartons avant un nouvel arrêt à Hackberry General Store. Il fait très chaud, l’enseigne grince, un vieux monsieur se laisse bercer par le mouvement de la balancelle sur laquelle il somnole…Nous sommes décidément dans un de ces endroits mythiques de l’Ouest…
Nous passons à Peach Springs, nous avions projeté d’aller camper à Havasupaï ; le site est fermé depuis les inondations du mois d’août. Nous le savions bien sûr, mais cela restera comme la plus grosse déception de nos vacances… Heureusement, il n’y a pas eu de victimes, du moins d’après ce que l’on a entendu. Le KOA de Kingman, s’avèrera être certainement le pire camping de ce voyage. J’exagère à peine en disant qu’il nous faut faire attention, en ouvrant les portes, de ne pas rayer le camping-car de nos voisins…
J68 Vendredi 26 septembre Nous repartons de Kingman vers Las Vegas, empruntant à nouveau la route 66. Le district historique de Kingman est en partie préservé. On aperçoit en particulier des motels, avec de grosses enseignes typiques des années 50. Nous continuons vers Oatman ; c’est la partie de route que nous avons préféré. Les paysages ne sont pas sans rappeler ceux du film d’animation « Cars ».Oatman est une ancienne ville minière et tout est fait, ici aussi, pour fixer le touriste, et ça marche. De nouveaux achats souvenirs, je me demande où l’on va bien pouvoir caser tout ça, pour notre retour.

Nous quittons la route 66, direction Vegas. Nous appréhendons notre premier contact avec une grande ville américaine. Le flot des voitures s’épaissit, le nombre de voies est multiplié par deux. Nathalie est prête à me guider. Elle a deux plans de la ville ouverts, posés sur ces genoux. Malgré tous ses efforts, elle ne va me donner que peu de renseignements utiles. Tout avait pourtant bien commençé. J’entendais régulièrement sa voix rassurante qui me disait : « continue tout droit, continue tout droit… ». Malheureusement, à un moment il a bien fallu tourner, et ce fut la catastrophe : « Reste au milieu, tourne à droite en restant sur ta gauche… Il me manque des rues… Mais il est nul ce plan… Ca y est… Tourne…enfin, je crois… » Nous avons tout de même réussi par arriver au camping. La place est chère, mais nous n’avons pas le choix.
Après le repas, nous partons arpenter le Strip. Les casinos rivalisent en surenchère de mauvais goût.
Nous remontons l’avenue jusqu’au Bellagio, pour assister au spectacle des grandes eaux comme à la fin du film Ocean’s Eleven.
J69 Samedi 27 septembre Nous avons quelques petits soucis avec le camping-car et nous ne pouvons pas aller aux « Outlets » comme prévu. Nous traînons toute la journée au camping, il fait vraiment très chaud. Le soir nous repartons visiter la ville, mais cette fois vers Frémont Street. C’est beaucoup plus agréable qu’hier soir. Des groupes de rock jouent dans la rue, puis tout s’arrête… Le noir se fait, …Un coup de tonnerre ! Le ciel semble s’illuminer et l’on entend les premières mesures de « We Will rock You » de Queen, scandées par les passants. Une immense toile est tendue au dessus de la rue et des images y sont projetées.
J70 Dimanche 28 septembre Pour faire plaisir à Nathan et Julia, nous décidons de rester un jour de plus à Vegas. L’après-midi donc, départ pour les Outlets. Et le soir nous allons essayer un buffet ; on nous conseille celui du casino Paris. Le principe est simple : nous payons l’entrée d’une salle de restaurant et nous pouvons manger la quantité de plat que nous voulons. Les enfants vont faire honneur aux désserts. Nous ne sommes pas de fins gourmets, nous ne fréquentons jamais la grande restauration, mais là c’est à peine du niveau d’une cafétéria de supermarché. Les parents sont très déçus, les enfants enchantés…
J71 Lundi 29 septembre Nous quittons enfin Las Vegas, direction San Diego. Nous avions prévu de couper le trajet en deux, en s’arrêtant à Joshua Tree, mais la journée supplémentaire à Vegas, nous oblige à tout faire d’une traite, c’est bien dommage. Nous prenons une place au KOA, cette fois le camping est très agréable.
J72 Mardi 30 septembre Aujourd’hui, ce sont les parents qui trainent les pieds. Nous partons visiter SeaWorld. Nous prenons un ticket jumelé avec Universal. Nous passons toute la journée dans le parc et finalement, tout le monde s’est bien amusé.
J73 Mercredi 1er octobre Ce matin, nous allons au zoo. Il y a beaucoup d’enfants à l’entrée et je préfère aller me balader dans Balboa Park. Vers midi, je retrouve Nathalie et les enfants ; ils ont passé un bon moment malgré le monde.
Nous prenons la route de Los Angeles en début d’après-midi. Nous sommes un peu stressés après notre déroute de Las Vegas, mais tout va bien se passer cette fois. Les enfants voulaient voir la maison des « Cunningham » de la série « Happy Days ». Ils avaient repéré l’adresse sur Google.
Nous faisons donc un détour avant de rejoindre notre hôtel. Nous avions réservé quelques jours auparavant à « Highland Gardens », près d’Hollywood Bld. Nous avons un peu de mal à garer le camping-car, sur le parking, mais nous sommes maintenant habitués à manœuvrer. L’hôtel est très agréable, il possède un patio arboré et une piscine. Nous prenons le repas sur la terrasse de notre chambre, avant d’aller faire un tour sur Hollywood Boulevard.
J74 Jeudi 2 octobre Réveil de bonne heure, mais cette fois se sont Julia et Nathan, les premiers debout, ils sont impatients de visiter Universal. Le studio n’est qu’à quelques minutes en métro.
Nous commençons par « House of Horrors ». Mauvais début, Nathan a très peur, et va appréhender les prochaines attractions.
Nous enchaînons avec la visite des studios. Les files d’attente ne sont pas très longues, heureusement nous sommes en semaine et hors saison.


Nous terminons par « Water World » et Shrek. Bien que nous ayons passé toute la journée à Universal, nous n’avons pas pu tout faire.
Nous arpentons ensuite le « Hall of Fames » sur Hollywood à la recherche de nos stars préférées. C’est vite lassant et nous allons avaler un hamburger au Mel’s Drive In…


C’est notre dernière soirée aux Etats-Unis, nous évoquons quelques souvenirs, l’ambiance est morose.
J75 Vendredi 3 octobre Nous partons tout d’abord vers Santa Monica. Nous avons commencé nos vacances près du Pacifique nous allons les terminer sur les plages de Californie quelques 1800 kms plus au sud.



Nous ramenons notre véhicule. Nathalie est stressée, elle a peur d’oublier quelque chose. Tout le monde est un peu triste et Nathan ne peut contenir ses larmes, quand de la navette qui nous amène à l’aéroport, il jette un dernier regard sur le camping-car.
Nous allons devoir laisser nos 4 « Laguioles » aux Etats-Unis. Nous avons oublié de les mettre dans nos valises au moment de l’enregistrement, et il est bien sûr hors de questions de les prendre dans l’habitacle. Nathalie dans sa précipitation, va déclencher une alarme, en tentant d’ouvrir une porte qui donne sur le tarmac. Début de panique, la sécurité intervient, on s’excuse platement. Les passagers nous lancent des regards noirs, je tente de disparaître en vain derrière une plante verte. Il est maintenant temps d’embarquer, Nathan d’un ton solennel déclare avant de pénétrer dans l’avion : « Amérique, je reviendrai…
CONCLUSIONS
Au moment d’entreprendre ce voyage, j’avais un peu d’appréhension. J’avais tellement parcouru les pistes des Rocheuses, pagayé sur des lacs immenses après m’être immergé dans des forêts à perte de vue, j’avais souffert du froid dans le Montana et de la chaleur en Arizona, tout cela dans mon imaginaire bien sûr. J’avais donc peur d’être déçu, peur que ce voyage ne soit pas à la hauteur de mes espérances…Et ce fut finalement encore plus beau que je ne l’avais imaginé. Je ne pensais pas qu’il existait encore en 2008, des territoires aussi vastes, aussi sauvages et encore vierges de toute trace humaine. J’ai amené ma famille dans ce périple alors que les Etats-Unis n’étaient pas leur destination préférée. Mais en voyant leurs sourires (et le mien ) tout au long de ce voyage, je repensais à la phrase qui clôt le film « Into The Wild » : « Le bonheur ne vaut d’être vécu que s’il est partagé ». Je dois avouer que je suis parti avec des a priori sur les américains, mes vilains préjugés ont rapidement volé en éclats au bout de quelques jours à leurs contacts ; Qu’importe leurs origines, ils se sont révélés accueillants, chaleureux et serviables en toute simplicité. Et que dire de cette émotion qui m’a saisi quand j’ai vu un indien pour la première fois ? Cette même émotion qui faisait battre mon cœur d’enfant quand, dans un western se découpait sur le ciel, la silhouette menaçante d’un Sioux ou d’un Apache. Malheureusement, comme dans la plupart de ces films, leur histoire s’est mal terminée comme en atteste la misère qui caractérise les réserves. Presque des étrangers sur leur propre territoire, « Comme des ombres sur la terre » pour citer James Welch.
Bien entendu j’espère pouvoir y retourner un jour, il nous reste encore tellement de choses à découvrir. Moins égoïstement, je souhaite à chacun, qu’importe sa condition, de pouvoir réaliser son rêve au moins une fois dans sa vie.
Je laisse la parole au reste de la famille pour clore ce carnet de voyage.
Nathan : - J’y retourne demain : Partout !!!! Mais surtout à Banff et ses musées, au Wyoming manger du bon steak, faire du cheval à Monument Valley, à Moab et son camping, à Las Vegas… - Ils ne sont pas prêts de me revoir : House of horror (Universal studio) ! Mon plus grand regret: être passé devant le "plus grand gift shop du monde" à las Vegas et de ne pas y être rentré ;papa et maman en avaient marre des gift shop . je ne leur pardonnerai jamais...
Julia : Papa m’a conté tellement d’histoires sur les indiens que j’ai commencé à m’y intéresser et après avoir lu plusieurs bouquins sur le sujet, il me tardait de voir le site de la bataille d’Apache Pass et celui de Little Big Horn. Depuis notre retour je demande à regarder des westerns (peut-être pas les plus anciens en noir et blanc avec John Wayne…)et Papa s’empresse de répondre à mes attentes ! Même si j’ai (juste un peu) râlé pour faire certaines randonnées, quand je me retrouve maintenant en cours de maths, je retournerais bien au lac Berg ou au fond du Grand Canyon !!! Une copie qui se froisse et j’entends les feuilles des cottonwoods qui bruissent, un coup de vent frais et je me revois allongée sur l’herbe à regarder les étoiles avec mon frère dans l’Utah, des cris dans la cour et je me retrouve au Grand Canyon ou au Yellowstone entourée d’une horde de japonais qui mitraillent le paysage avec leurs appareils photo… -J’y retourne demain : Les plages de Washington, Victoria sur Vancouver’s Island, Jasper, Maligne lake, Montana, Wyoming-Cody, Cathedral Valley, Moab, Monument Valley, Santa Fe, Las Vegas, Los Angeles.
Nathalie : Moi qui ne rêvais que de la Cordillière des Andes comme destination de voyage, maintenant je n’ai que le Canada et les U.SA à la bouche. Je repense au film « Into the wild » sorti avant notre départ (et au film « Camping-car » qu’on se repasse chaque semaine, la larme à l’œil…) et je nous revois au Canada, presque tout seuls, entourés de forêts à perte de vue, de sommets impressionnants et de glaciers dont les craquements sinistres résonnent encore dans mes souvenirs…Et je me dis que c’est décidément ce que j’ai préféré et puis… Et puis je repense aux « fire-places », aux grillades de chamallows, aux magnifiques « milky way » de l’Utah, à la balade à cheval de Monument valley, au raid en jeep à Canyonland, aux couchers de soleil sur les saguaros…et là je me dis que finalement, ça aussi j’ai adoré… On a eu faim à Robson, on eu froid à Maligne, on a eu peur à Cathedral Valley, on a eu chaud à Moab, on a subi les assauts des Japonais au Yellowstone (entre autre …), mais qu’est ce que je ne donnerais pas pour revivre un seul de ces instants qui me paraissent merveilleux avec le recul ! Même le pain de mie aurait une saveur incomparable… Nous avons suivi Pascal sur les pas de Jérémiah Johnson, de Cochise et Géronimo sans savoir où on allait…Il nous a raconté toutes leurs histoires et on continuait à le suivre en l’écoutant ; on aurait pu le suivre longtemps comme ça… il y avait tant à voir et il reste encore tant à découvrir !Dis Pascal, c’est quand qu’on repart ?


J48 Samedi 6 septembre
Nous commençons la journée par la balade vers Horseshoe Bend ; il faut juste grimper sur une petite colline et redescendre de l’autre côté. Le point de vue est saisissant.
Quelques courses au Wall Mart, avant de se rendre à Antelope Canyon. Il y a de nombreuses voitures sur le parking. Des camionnettes bâchées en sortent à toute allure. Des touristes bardés d’appareils photos bringuebalent à l’arrière…Je décide de renoncer. Nathalie, notre photographe officiel, se rendra seule dans le canyon. Elle revient ravie de sa balade, mais nous nous sommes trompés dans les changements d’horaire et il était trop tard pour photographier les fameux rayons du soleil éclairant le canyon. Elle a trouvé les Navajos sympas et nous raconte, pêle- mêle : la découverte du « Slot Canyon » par la grand-mère de son guide, les serpents à sonnettes, la terre sacrée, le Shamann…
Après 2 hrs de route, nous prenons une place au Goulding Campground, et nous nous dirigeons vers la légende : Monument Valley ! Les monolithes de « La charge Héroïque », la piste du « Massacre de Fort Apache », le coucher de soleil de « La prisonnière du désert »… Tout est tel que je l’imaginais, mais en beaucoup plus beau !
La nuit tombée, nous regagnons le fort, pardon…le camping…J49 Dimanche 7 septembre
Réveil de très bonne heure pour le lever de soleil. Quel spectacle magnifique !


Nous empruntons la piste, mais en camping-car, ce n’est pas évident. On s’arrête près de John Ford Point, et l’on décide de faire une petite balade à cheval.


Les Navajos nous montrent comment grimper sur nos montures, cela n’a pas l’air très compliqué. Je prends mon élan et… je manque de retomber de l’autre côté ! Je m’agrippe désespérément à la sangle et je parviens à rester en selle, ouf ! l’honneur est sauf… Notre guide est d’un abord un peu rustre, mais il s’avère sympathique et très bavard.

Après une petite heure, nous sommes de retour à l’enclos, les enfants sont ravis. Nous repartons sans faire la totalité de la piste, nous craignons d’endommager notre véhicule.
Après avoir fait une petite halte à la cabane de Nathan Britless (alias John Wayne dans « La charge héroïque ») nous prenons la direction du Canyon de Chelly.
Après une visite au visitor center, nous nous installons à Cottonwood Campground, un camping très agréable et qui plus est, gratuit.J50 Lundi 8 septembre Nous trainons un peu au lit ce matin, avant de prendre la South Rim, pour faire l’unique balade autorisée sans accompagnement : la White House Trail.



Nous descendons au fond du canyon, pour découvrir une petite ruine nichée dans une alcôve au bas d’une falaise.

Une fois remontés, nous continuons notre route vers Spider Rock, c’est le point de vue le plus spectaculaire sur le canyon de Chelly.
Les enfants voudraient faire à nouveau un tour de cheval, mais le temps se gâte et il commence à pleuvoir. Nous repartons donc au camping. Nathan a décidé ici aussi de passer son diplôme de Junior ranger et va, avec l’aide de Julia commencer à remplir son questionnaire.J51 Mardi 9 septembre Ce matin le temps est maussade. Nathan se rend au visitor center pour remettre son questionnaire. C’est une jeune Navajo qui va lui décerner son diplôme. Un vieil indien vient lui serrer la main, Nathan est très fier.
Nous faisons ensuite la North Rim. Plusieurs arrêts aux différents points de vue. En particulier Massacre Cave Overlook ; en 1805 des Navajos avaient trouvé refuge ici, mais les Espagnols les ont débusqués et massacrés. Les Navajos appellent ce massacre « Où deux sont tombés » car une squaw s’est jetée dans le vide entrainant un soldat espagnol. Nous nous dirigeons ensuite vers Mesa Verde. Avant de nous installer au camping, nous devons passer au visitor center afin de réserver nos places pour la visite des ruines le lendemain.J52 Mercredi 10 septembre Nous partons de bonne heure, pour la première visite de la journée « Spruce Tree House », c’est en fait la seule ruine que l’on peut visiter sans accompagnement.
Nous effectuons la visite sous la pluie. Le village est remarquablement conservé, bien sûr nous ne pouvons pas accéder partout, mais le ranger de garde nous indique que nous pouvons descendre dans une Kiva. Nous sommes tout seuls dans le village, mais ce sera la seule fois de la journée.
Nous remontons en vitesse pour nous rendre à « Balcony House ». Un ranger nous attend et nous intégrons un petit groupe. Nous descendons tout d’abord un long escalier métallique pour nous retrouver au pied d’une échelle d’une dizaine de mètres, que nous allons emprunter pour accéder à Balcony House.
La vue est très belle depuis la terrasse du village. Nous empruntons ensuite un étroit goulet et deux échelles pour remonter en haut de la falaise. Sans être difficile, la visite de Balcony House comporte quelques passages aériens, qui gêneront sans doute les personnes sujettes au vertige. L’avantage, c’est qu’il n’y a pas grand monde, ce qui n’est pas le cas de Cliff palace. Nous aurions pû nous passer de celle là ; on peut apercevoir le village depuis un « point de vue ».
Les visites durent une petite heure, en anglais. On s’aperçoit que les rangers ne connaissent en fait pas grand-chose des Anasazis et qu’ils font beaucoup de suppositions. Nous partons pour l’autre bout du parc, pour embarquer sur un « petit train » qui nous amène à « Long House ». Sous la pluie, encore, nous commençons la descente. Nous entendons pour la troisième fois de la journée, les explications du ranger sur les Kivas ; c’est à peu près le seul domaine où ils ne font pas uniquement des suppositions. Les enfants commencent à saturer, mais restent sages. Heureusement, le site est magnifique.
La pente pour remonter est très raide et nous devrons patienter un bon moment en haut, des personnes âgés ont du mal à terminer l’ascension. Nous restons un peu sur notre faim concernant l’histoire et la culture des premiers habitants de Mesa Verde. Reste la beauté du site et des ruines Anasazis.
J53 Jeudi 11 septembre
Nous partons pour Taos aujourd’hui, en passant par Durango. Nathan veut que l’on s’arrête au concessionnaire Harley Davidson. Il aimerait bien acheter un blouson en cuir ; il adore le look des motards rencontrés depuis notre départ. Ils sont malheureusement hors de prix et il devra se contenter d’un simple écusson.
La route traversée est magnifique : des montagnes, des sapins, des prairies… Cela faisait un bon moment que nous n’avions pas traversé un paysage comme celui là. Nous rentrons maintenant au Nouveau Mexique, et le changement est radical ; le paysage bien sûr, mais aussi les habitations et jusque dans la manière de conduire des habitants… C’est à Taos, il me semble que l’on va entendre les premiers coups de klaxon.J54 Vendredi 12 septembre J’avais peur de la foule, pour visiter Taos Pueblo, mais il n’y a en fait personne quand nous arrivons sur le parking. Il faut bien sûr payer l’entrée, mais aussi une taxe sur chaque appareil photo et vidéo. Nous sommes un peu déçus par le pueblo ; le temps est gris, le ciel très bas, c’est peut être l’explication.


Nous allons prendre le petit déjeuner sur la plazza. Nous sommes attablés devant un café quand un policier fait irruption dans le bar et m’interpelle : il pensait que ma caméra posée sur la table était une arme… autant dire que je n’étais pas rassuré. Nous avons trouvé d’ailleurs que la police était très présente dans la ville. Nous reprenons la route vers Santa Fe en longeant le Rio Grande.
Nous allons manger mexicain, mais n’étant pas habitués, on va nous servir les sauces à part… Heureusement, car même à faible dose, elles sont explosives !J55 Samedi 13 septembre

Nous allons déjeuner sur la très belle plazza de Santa Fe. Des indiens sont installés sous les arcades et vendent leur artisanat. On va se laisser tenter par des bracelets en argent et turquoise (du moins nous l’espérons…).
Nous quittons avec beaucoup de regrets Santa Fe et prenons la Turquoise Trail vers le sud. La route est longue et monotone. Nathalie regrettera de ne pas s’arrêter à Madrid, petit village hippie, très coloré et très artisanal. A l’approche d’Alamogordo, ville sans charme, la vue sur les Sacramento Mountains est magnifique.
J56 Dimanche 14 septembre Nous commençons notre visite à White Sands, par un passage au visitor center, qui est tout à fait dans l’esprit new Mexico.
Nous faisons une petite balade sous la pluie et les dunes sont plutôt grises que blanches. Les enfants adorent courir et se rouler dans le sable.
Le soleil apparaît en fin de matinée et le sable prend une couleur blanche éblouissante, on se croirait à la neige ! Ce sable très fin s’avère être du gypse.
Nous partons ensuite vers Las Cruces, puis Silver City. Nous empruntons une petite route quand un orage éclate. Des torrents d’eau boueuse traversent la chaussée. Nous sommes surpris de trouver, en pleine campagne, un poste de douane. Nous devons présenter nos passeports et répondre à quelques questions, mais rien de bien méchant. C’est une patrouille qui surveille la frontière dont nous sommes très proches. Nous empruntons Geronimo Trail. Après quelques miles une odeur de brûlé se dégage de dessous le camping-car ; ce sont des sauterelles grillées, elles sont nombreuses et très grosses par ici. La route s’élève et n’en finit pas de serpenter dans la forêt, nous n’en voyons jamais le bout. Nous arrivons tout de même en fin d’après midi à Silver City, où nous prenons une place au KOA.J57 Lundi 15 septembre Nous quittons Silver City (ville minière dont les gisements d’argent ont laissé la place aux gisements de cuivre exploités à ciel ouvert) et nous dirigeons vers l’Arizona.
Nous faisons une halte à Stein’s Ghost Town, mais le site est fermé. Nous approchons d’Apache Pass, Nathalie est inquiète, non pas à cause des apaches qui attaquaient les voyageurs à la fin du 19ième siècle (nous avons d’ailleurs vu sur la route un panneau relatant l’histoire de Chato et de son groupe de Chiricahuas qui ont abattu un couple et se sont emparés de l’enfant âgé de 6 ans; malgré une chasse à l’homme rapidement organisée, on ne les a jamais rattrapés ) mais plutôt à cause de l’état de la route. Nous sommes sur une piste et dans un nuage de poussière, le camping-car approche du départ de la balade vers Fort Bowie. Nous nous arrêtons au parking où il n’y a qu’une seule voiture.
Nous arrivons rapidement à l’ancien relais de diligence, puis au site de l’affaire Bascom. Nous pénétrons juste après, dans l’ancien cimetière où gisent plusieurs stèles, dont celle d’un fils de Geronimo et aussi celles de soldats tués par les Apaches.
Nous voici maintenant sur le site de la bataille qui a vu s’affronter les soldats et les Chiricahuas en 1862. Nous montons ensuite la colline qui abrite les ruines du premier fort ; il n’en reste presque plus rien.
Nous continuons ensuite vers le visitor center qui est désert. Nous commençons à nous impatienter ; l’heure tourne et nous voyons enfin arriver le ranger, sosie d’Elie Wallach dans » les 7 Mercenaires ». Il est très gentil et vraiment pittoresque. Il nous explique, dans un mélange d’anglais et d’espagnol, que le fort a été complètement pillé après le départ des soldats en 1894.
Nous prenons le chemin qui conduit au sommet de la colline, parmi les yuccas et les cactus, pour accéder aux positions des guerriers apaches, pendant le combat. Nous prenons position sur un rocher qui domine la vallée. Qui sait…Cochise avait peut-être choisi le même emplacement pour commander l’embuscade …
Nous rejoignons rapidement le parking. Nous remontons dans le camping-car et nous allons franchir le col, bringuebalant dans un bruit de ferraille qui grince. Puis nous prenons la direction du soleil couchant vers Chiricahua National Monument.
J58 Mardi 16 septembre Nous nous sommes encore trompés d’heure ; nous avons vraiment du mal à nous faire à ces changements d’horaires. Nous avons décidé de faire une rando dans le parc. Un ranger nous emmène à Massaï point au sommet du parc. C’est une dame très gentille. Sa mère est française, son père sioux. Elle ne va pas se gêner pour « tailler » Bush et sa politique durant le trajet ; elle attend avec impatience les élections. Une fois arrivés, nous nous mettons rapidement en route car le vent est très froid.
Nous descendons parmi des Hoodoos, qui nous rappellent ceux de Bryce, en moins colorés. Nous grimpons jusqu'à Inspiration Point. La montée dans la forêt est agréable. A quelques centaines de mètres du sommet, nous apercevons Cochise’s Head.
Quelle coïncidence ! On aperçoit clairement le profil d’un Apache, comme si malgré les vicissitudes et tous les tourments qu’ils ont subis, malgré les déportations, cette terre portait leur empreinte indélébile et serait pour toujours Apache…
J59 Mercredi 17 septembre Nous sommes à Chiricahua National Monument et ici comme dans presque tous les parcs que nous avons traversé depuis le début de notre voyage, il n’est pratiquement jamais fait référence aux indiens qui vivaient dans ces lieux. En Utah, il n’y en avait que pour les Mormons. Ici dans les brochures que nous ramassons, on nous raconte en large et en travers l’existence d’une famille de suédois qui est venue s’établir dans la région en 1888. Je veux bien que les pionniers soient mentionnés, mais faire volontairement abstraction de toute l’histoire amérindienne et surtout du génocide, c’est quand même énervant…Nous quittons probablement notre dernier camping primitif, le Bonita Campground, pour rouler vers Bisbee. Sans vraiment pouvoir en expliquer la raison, nous sommes déçus par cette ville minière. Nous ne faisons qu’un petit arrêt et continuons vers Tombstone. Nous apercevons une rue vaguement western ; Nathan enfile sa panoplie et nous partons faire les magasins de souvenirs.

La gorge desséchée par la poussière avalée le long de la piste, nous pénétrons dans le saloon. Un cow-boy entonne des airs country en pianotant sur son orgue « Bontempi ». Il y a soi disant des « gunfight » dans la rue, mais comme les informations sont contradictoires, nous reprenons la route. Les enfants ont adoré Tombstone, moi beaucoup moins.J60 Jeudi 18 septembre Nous avons fait étape au KOA de Benson, et ce matin les enfants profitent de la piscine. Nous partons en milieu de matinée pour Tucson. Nous visitons la mission San Xavier del Bac. Malheureusement une partie de la façade est recouverte d’une bâche.


Il fait très chaud, Nathalie et Julia sont les plus touchées. Nous arrivons en début d’après midi à Sonoran Desert Museum. Nous décidons de remettre à demain matin la visite du musée, il fait trop chaud. Nous cherchons un camping avec piscine. Le premier que nous trouvons, n’accepte pas de campeurs ayant moins de 55 ans. Les deux suivants n’acceptent pas les enfants, nous trouvons ça incroyable. Tant pis nous retournons à Gilbert Ray Campground. Finalement, nous n’en avons pas fini avec les campings primitifs et c’est tant mieux, le camping est tellement agréable ; nous sommes au milieu des saguaros. Nous allons profiter de cet endroit magique pour filmer et photographier le coucher de soleil sur Saguaro National Parc.
J61 Vendredi 19 septembre Debout de bonne heure, nous voulons être au musée à l’ouverture des portes. Le temps de prendre les tickets et nous pénétrons dans la première pièce, reptiles et invertébrés .Le musée est vraiment très bien fait et dépasse le cadre d’un simple zoo. Bien sûr nous voyons de nombreux animaux, mais aussi un nombre incroyable de plantes et de roches. Nous arrivons maintenant à « Life in the rock ». Un énorme Diamond Back, le plus gros des rattlesnake, lézarde au soleil derrière une vitre, il est vraiment impressionnant ! En ressortant, nous passons devant un buisson et nous entendons le bruit caractéristique d’un serpent à sonnette…
Nous faisons un bond et demandons aux enfants, qui étaient à la traine, de choisir un autre chemin. Nous allons passer toute la matinée, à déambuler parmi les allées, beaucoup plus que ce que nous avions prévu. Il nous faut songer à partir, mais avant un petit tour à l’inévitable gift shop, tant attendu par les enfants. Tout le monde a adoré cette visite, sauf Nathalie qui a beaucoup souffert de la chaleur. Nous remontons vers Apache Junction où nous prenons une place au KOA, qui est quasiment désert.J62 Samedi 20 septembre Bien que nous ne soyons pas pressés ce matin, nous nous levons de bonne heure ; impossible de faire la grasse matinée, il fait déjà bien chaud. Nous restons toute la journée au camping, profitant de la piscine. Vers la fin d’après midi, nous allons à Goldfield Ghost Town, une ancienne ville minière reconstituée.


Nous payons l’entrée de Lost Dutchman State Park, nous avons décidé d’assister au coucher de soleil sur Superstition Mountain. Nous prenons nos marques, cherchant le meilleur endroit possible pour filmer et photographier. Nous patientons en prenant l’apéritif. Au moment fatidique, c’est la panique, les emplacements choisis ne sont pas forcément les bons. Je cours dans tous les sens pour tenter de trouver un meilleur point de vue. Les paysages sont magnifiques des deux côtés ; à l’est le massif montagneux, à l’ouest le soleil se couche sur la forêt de Saguaros.

Il est temps d’allumer le feu pour les grillades, quel moment inoubliable ! Nous prolongeons encore un peu notre plaisir, mais la nuit se fait plus noire et la nature plus inquiétante. Nous plions nos affaires et retournons au camping.J63 Dimanche 21 septembre Nous n’avons pas beaucoup mieux dormi que la veille, nous nous engageons donc sur Apache Trail de bonne heure. C’est une petite route qui se transforme rapidement en piste sinueuse. Nathalie est tendue, elle n’aime pas ça. Les paysages sont bien sur magnifiques, des saguaros, des falaises, des montagnes déchiquetés, des canyons, des lacs.



Nous arrivons à Roosevelt Dam après trois heures de route. Cela fait du bien de rouler sur un asphalte parfaitement lisse. La route vers Sedona est très agréable, nous prenons de l’altitude est l’air devient plus respirable. Peu avant Sedona, nous bifurquons pour faire une petite balade vers Cathedral rock. Nous attendons le coucher du soleil près du célèbre panorama ; Nathan en profite pour se baigner. Je suis surpris ; je pensais voir beaucoup plus de monde, mais c’est relativement tranquille.

Nous ne trouvons qu’un seul camping sur Sedona, il y a quand même de la place et sommes accueillis par un employé mexicain d’une extraordinaire gentillesse.J64 Lundi 22 septembre Nous devions monter à Mesa Airport pour voir le soleil se lever, mais nous allons louper le coche. Le soleil est déjà bien haut quand nous arrivons au point de vue et la lumière n’est pas exceptionnelle.
Nous descendons vers Slide Rock. Je pensais que c’était une balade agrémentée d’une baignade, mais c’est à peine avoir franchi une centaine de mètres que nous arrivons sur place. Les enfants sont ravis de ne pas avoir à faire plus d’effort. Il y a un peu de monde, mais nous trouvons facilement un coin tranquille. Julia et Nathan vont de baigner, malgré l’eau glacée.
Sur le chemin du retour, nous mangeons une glace et partons chercher un camping. Nous allons tâtonner un moment car nous nous référons à une carte erronée. Nous prenons les renseignements pour la balade de West Fork. Il faut repayer 8 dollars pour le stationnement. Comme il y a beaucoup trop de voitures sur le parking, je décide de reporter la balade au lendemain.
J65 Mardi 23 septembre Il est 7 hrs quand nous nous arrêtons sur le parking. Contrairement à hier il n’y a personne. Nous allons longer la rivière pendant plusieurs kilomètres, à travers une forêt de pins. De hautes falaises nous barrent l’horizon. Le chemin s’efface et le passage se rétrécit ; nous supposons que c’est le terme de la balade, nous faisons donc demi-tour.

Nous croisons plusieurs marcheurs. Comme je suis content que nous soyons partis de bonne heure ! D’autant plus que la lumière était bien meilleure ce matin. Nous sommes de retour vers 11 hrs. Nous avons un petit mot sur le pare brise, nous demandant de payer le stationnement, il n’y avait personne au péage tout à l’heure. Nous payons en grommelant. J’ai souvent vu sur le forum décrier les pratiques des navajos, mais je trouve qu’à Sedona c’est pas mal non plus… Nous arrivons au Grand Canyon où nous prenons notre place réservée à Mather Campground. Nous faisons le point sur la rando que nous avons décidé de faire demain jusqu'à Plateau Point. Elle fait 20 kilomètres, Nathalie est un peu inquiète, elle craint de souffrir de la chaleur. Nous allons assister au coucher de soleil à Yavapai Point, et nous devons effectuer 3 fois le tour du parking avant de trouver une place. Le Grand Ganyon est immense, mais pas si impressionnant que ça. Certainement qu’après en avoir tellement entendu parler, nous nous attendions à autre chose.

J66 Mercredi 24 septembre Debout de très bonne heure, pour une rude journée. A peine arrivés au parking, nous entamons la descente. Il est 6h30, le soleil se lève et les couleurs sont plus belles qu’hier soir. Au loin et beaucoup plus bas, nous apercevons le chemin qui se déroule vers Plateau Point, nous donnant une idée des efforts qu’il va falloir consentir pour nous y rendre et surtout pour remonter.


Nous descendons d’un bon pas et nous commençons à croiser des marcheurs qui ont du passer la nuit à Phantom Ranch ou Indian Garden. Certains sont au bord de la rupture, mais nous ne faisons pas les malins, ce sera peut-être notre tour tout à l’heure.

Nous faisons une pause à Indian Garden, avant de repartir.
Si nous étions jusqu'à présent à l’ombre nous évoluons maintenant en plein soleil. Le plateau est très aride et le soleil déjà bien chaud. Nous arrivons à Plateau point ; nous avons une belle vue sur le Colarado et sur le canyon.



Nous traînons un peu, mais il faut songer à remonter. Il y a un point d’eau sur le plateau et nous faisons le plein. Nous montons lentement mais surement, malgré la chaleur. Nathalie tient le coup, Nathan caracole en tête, Julia ressent un peu la fatigue, je vais avoir une défaillance à trois miles du sommet. Heureusement, il y a du sucre dans le sac à dos. Je vais boire plusieurs gorgées d’eau sucrée et je vais terminer la rando dans de meilleures conditions. L’aller-retour vers Plateau Point demande un effort important, mais la balade est faisable, à condition quand même d’avoir un bon entraînement. Nous trinquons (avec un grand verre de limonade glacée) à notre « succès »… Nous profitons de notre dernière nuit dans un camping primitif, nous approchons à grands pas de la fin de nos vacances.
J67 Jeudi 25 septembre Un peu de grasse matinée, ne fait pas de mal. Nous quittons Grd canyon et nous nous dirigeons vers Seligman et la route 66.
La localité joue à fond la carte de cette mythique route et de nombreux magasins de souvenirs déploient leurs atouts pour attirer le chaland. Les enfants sortent du camping-car en piaillant. J’hésite un moment mais me décide quand même à les suivre. Soudain un énorme bus tout noir vient se garer près de nous et un flot de Japonais se déverse dans la rue. Funeste présage ; je juge plus prudent de retourner dans notre véhicule. La famille revient les bras chargés de souvenirs. Nous repartons avant un nouvel arrêt à Hackberry General Store. Il fait très chaud, l’enseigne grince, un vieux monsieur se laisse bercer par le mouvement de la balancelle sur laquelle il somnole…Nous sommes décidément dans un de ces endroits mythiques de l’Ouest…
Nous passons à Peach Springs, nous avions projeté d’aller camper à Havasupaï ; le site est fermé depuis les inondations du mois d’août. Nous le savions bien sûr, mais cela restera comme la plus grosse déception de nos vacances… Heureusement, il n’y a pas eu de victimes, du moins d’après ce que l’on a entendu. Le KOA de Kingman, s’avèrera être certainement le pire camping de ce voyage. J’exagère à peine en disant qu’il nous faut faire attention, en ouvrant les portes, de ne pas rayer le camping-car de nos voisins…J68 Vendredi 26 septembre Nous repartons de Kingman vers Las Vegas, empruntant à nouveau la route 66. Le district historique de Kingman est en partie préservé. On aperçoit en particulier des motels, avec de grosses enseignes typiques des années 50. Nous continuons vers Oatman ; c’est la partie de route que nous avons préféré. Les paysages ne sont pas sans rappeler ceux du film d’animation « Cars ».Oatman est une ancienne ville minière et tout est fait, ici aussi, pour fixer le touriste, et ça marche. De nouveaux achats souvenirs, je me demande où l’on va bien pouvoir caser tout ça, pour notre retour.

Nous quittons la route 66, direction Vegas. Nous appréhendons notre premier contact avec une grande ville américaine. Le flot des voitures s’épaissit, le nombre de voies est multiplié par deux. Nathalie est prête à me guider. Elle a deux plans de la ville ouverts, posés sur ces genoux. Malgré tous ses efforts, elle ne va me donner que peu de renseignements utiles. Tout avait pourtant bien commençé. J’entendais régulièrement sa voix rassurante qui me disait : « continue tout droit, continue tout droit… ». Malheureusement, à un moment il a bien fallu tourner, et ce fut la catastrophe : « Reste au milieu, tourne à droite en restant sur ta gauche… Il me manque des rues… Mais il est nul ce plan… Ca y est… Tourne…enfin, je crois… » Nous avons tout de même réussi par arriver au camping. La place est chère, mais nous n’avons pas le choix.
Après le repas, nous partons arpenter le Strip. Les casinos rivalisent en surenchère de mauvais goût.
Nous remontons l’avenue jusqu’au Bellagio, pour assister au spectacle des grandes eaux comme à la fin du film Ocean’s Eleven.J69 Samedi 27 septembre Nous avons quelques petits soucis avec le camping-car et nous ne pouvons pas aller aux « Outlets » comme prévu. Nous traînons toute la journée au camping, il fait vraiment très chaud. Le soir nous repartons visiter la ville, mais cette fois vers Frémont Street. C’est beaucoup plus agréable qu’hier soir. Des groupes de rock jouent dans la rue, puis tout s’arrête… Le noir se fait, …Un coup de tonnerre ! Le ciel semble s’illuminer et l’on entend les premières mesures de « We Will rock You » de Queen, scandées par les passants. Une immense toile est tendue au dessus de la rue et des images y sont projetées.

J70 Dimanche 28 septembre Pour faire plaisir à Nathan et Julia, nous décidons de rester un jour de plus à Vegas. L’après-midi donc, départ pour les Outlets. Et le soir nous allons essayer un buffet ; on nous conseille celui du casino Paris. Le principe est simple : nous payons l’entrée d’une salle de restaurant et nous pouvons manger la quantité de plat que nous voulons. Les enfants vont faire honneur aux désserts. Nous ne sommes pas de fins gourmets, nous ne fréquentons jamais la grande restauration, mais là c’est à peine du niveau d’une cafétéria de supermarché. Les parents sont très déçus, les enfants enchantés…

J71 Lundi 29 septembre Nous quittons enfin Las Vegas, direction San Diego. Nous avions prévu de couper le trajet en deux, en s’arrêtant à Joshua Tree, mais la journée supplémentaire à Vegas, nous oblige à tout faire d’une traite, c’est bien dommage. Nous prenons une place au KOA, cette fois le camping est très agréable.
J72 Mardi 30 septembre Aujourd’hui, ce sont les parents qui trainent les pieds. Nous partons visiter SeaWorld. Nous prenons un ticket jumelé avec Universal. Nous passons toute la journée dans le parc et finalement, tout le monde s’est bien amusé.

J73 Mercredi 1er octobre Ce matin, nous allons au zoo. Il y a beaucoup d’enfants à l’entrée et je préfère aller me balader dans Balboa Park. Vers midi, je retrouve Nathalie et les enfants ; ils ont passé un bon moment malgré le monde.
Nous prenons la route de Los Angeles en début d’après-midi. Nous sommes un peu stressés après notre déroute de Las Vegas, mais tout va bien se passer cette fois. Les enfants voulaient voir la maison des « Cunningham » de la série « Happy Days ». Ils avaient repéré l’adresse sur Google.
Nous faisons donc un détour avant de rejoindre notre hôtel. Nous avions réservé quelques jours auparavant à « Highland Gardens », près d’Hollywood Bld. Nous avons un peu de mal à garer le camping-car, sur le parking, mais nous sommes maintenant habitués à manœuvrer. L’hôtel est très agréable, il possède un patio arboré et une piscine. Nous prenons le repas sur la terrasse de notre chambre, avant d’aller faire un tour sur Hollywood Boulevard.J74 Jeudi 2 octobre Réveil de bonne heure, mais cette fois se sont Julia et Nathan, les premiers debout, ils sont impatients de visiter Universal. Le studio n’est qu’à quelques minutes en métro.
Nous commençons par « House of Horrors ». Mauvais début, Nathan a très peur, et va appréhender les prochaines attractions.
Nous enchaînons avec la visite des studios. Les files d’attente ne sont pas très longues, heureusement nous sommes en semaine et hors saison.

Nous terminons par « Water World » et Shrek. Bien que nous ayons passé toute la journée à Universal, nous n’avons pas pu tout faire.
Nous arpentons ensuite le « Hall of Fames » sur Hollywood à la recherche de nos stars préférées. C’est vite lassant et nous allons avaler un hamburger au Mel’s Drive In…

C’est notre dernière soirée aux Etats-Unis, nous évoquons quelques souvenirs, l’ambiance est morose.
J75 Vendredi 3 octobre Nous partons tout d’abord vers Santa Monica. Nous avons commencé nos vacances près du Pacifique nous allons les terminer sur les plages de Californie quelques 1800 kms plus au sud.



Nous ramenons notre véhicule. Nathalie est stressée, elle a peur d’oublier quelque chose. Tout le monde est un peu triste et Nathan ne peut contenir ses larmes, quand de la navette qui nous amène à l’aéroport, il jette un dernier regard sur le camping-car.
Nous allons devoir laisser nos 4 « Laguioles » aux Etats-Unis. Nous avons oublié de les mettre dans nos valises au moment de l’enregistrement, et il est bien sûr hors de questions de les prendre dans l’habitacle. Nathalie dans sa précipitation, va déclencher une alarme, en tentant d’ouvrir une porte qui donne sur le tarmac. Début de panique, la sécurité intervient, on s’excuse platement. Les passagers nous lancent des regards noirs, je tente de disparaître en vain derrière une plante verte. Il est maintenant temps d’embarquer, Nathan d’un ton solennel déclare avant de pénétrer dans l’avion : « Amérique, je reviendrai…
CONCLUSIONS
Au moment d’entreprendre ce voyage, j’avais un peu d’appréhension. J’avais tellement parcouru les pistes des Rocheuses, pagayé sur des lacs immenses après m’être immergé dans des forêts à perte de vue, j’avais souffert du froid dans le Montana et de la chaleur en Arizona, tout cela dans mon imaginaire bien sûr. J’avais donc peur d’être déçu, peur que ce voyage ne soit pas à la hauteur de mes espérances…Et ce fut finalement encore plus beau que je ne l’avais imaginé. Je ne pensais pas qu’il existait encore en 2008, des territoires aussi vastes, aussi sauvages et encore vierges de toute trace humaine. J’ai amené ma famille dans ce périple alors que les Etats-Unis n’étaient pas leur destination préférée. Mais en voyant leurs sourires (et le mien ) tout au long de ce voyage, je repensais à la phrase qui clôt le film « Into The Wild » : « Le bonheur ne vaut d’être vécu que s’il est partagé ». Je dois avouer que je suis parti avec des a priori sur les américains, mes vilains préjugés ont rapidement volé en éclats au bout de quelques jours à leurs contacts ; Qu’importe leurs origines, ils se sont révélés accueillants, chaleureux et serviables en toute simplicité. Et que dire de cette émotion qui m’a saisi quand j’ai vu un indien pour la première fois ? Cette même émotion qui faisait battre mon cœur d’enfant quand, dans un western se découpait sur le ciel, la silhouette menaçante d’un Sioux ou d’un Apache. Malheureusement, comme dans la plupart de ces films, leur histoire s’est mal terminée comme en atteste la misère qui caractérise les réserves. Presque des étrangers sur leur propre territoire, « Comme des ombres sur la terre » pour citer James Welch.
Bien entendu j’espère pouvoir y retourner un jour, il nous reste encore tellement de choses à découvrir. Moins égoïstement, je souhaite à chacun, qu’importe sa condition, de pouvoir réaliser son rêve au moins une fois dans sa vie.
Je laisse la parole au reste de la famille pour clore ce carnet de voyage.Nathan : - J’y retourne demain : Partout !!!! Mais surtout à Banff et ses musées, au Wyoming manger du bon steak, faire du cheval à Monument Valley, à Moab et son camping, à Las Vegas… - Ils ne sont pas prêts de me revoir : House of horror (Universal studio) ! Mon plus grand regret: être passé devant le "plus grand gift shop du monde" à las Vegas et de ne pas y être rentré ;papa et maman en avaient marre des gift shop . je ne leur pardonnerai jamais...
Julia : Papa m’a conté tellement d’histoires sur les indiens que j’ai commencé à m’y intéresser et après avoir lu plusieurs bouquins sur le sujet, il me tardait de voir le site de la bataille d’Apache Pass et celui de Little Big Horn. Depuis notre retour je demande à regarder des westerns (peut-être pas les plus anciens en noir et blanc avec John Wayne…)et Papa s’empresse de répondre à mes attentes ! Même si j’ai (juste un peu) râlé pour faire certaines randonnées, quand je me retrouve maintenant en cours de maths, je retournerais bien au lac Berg ou au fond du Grand Canyon !!! Une copie qui se froisse et j’entends les feuilles des cottonwoods qui bruissent, un coup de vent frais et je me revois allongée sur l’herbe à regarder les étoiles avec mon frère dans l’Utah, des cris dans la cour et je me retrouve au Grand Canyon ou au Yellowstone entourée d’une horde de japonais qui mitraillent le paysage avec leurs appareils photo… -J’y retourne demain : Les plages de Washington, Victoria sur Vancouver’s Island, Jasper, Maligne lake, Montana, Wyoming-Cody, Cathedral Valley, Moab, Monument Valley, Santa Fe, Las Vegas, Los Angeles.
Nathalie : Moi qui ne rêvais que de la Cordillière des Andes comme destination de voyage, maintenant je n’ai que le Canada et les U.SA à la bouche. Je repense au film « Into the wild » sorti avant notre départ (et au film « Camping-car » qu’on se repasse chaque semaine, la larme à l’œil…) et je nous revois au Canada, presque tout seuls, entourés de forêts à perte de vue, de sommets impressionnants et de glaciers dont les craquements sinistres résonnent encore dans mes souvenirs…Et je me dis que c’est décidément ce que j’ai préféré et puis… Et puis je repense aux « fire-places », aux grillades de chamallows, aux magnifiques « milky way » de l’Utah, à la balade à cheval de Monument valley, au raid en jeep à Canyonland, aux couchers de soleil sur les saguaros…et là je me dis que finalement, ça aussi j’ai adoré… On a eu faim à Robson, on eu froid à Maligne, on a eu peur à Cathedral Valley, on a eu chaud à Moab, on a subi les assauts des Japonais au Yellowstone (entre autre …), mais qu’est ce que je ne donnerais pas pour revivre un seul de ces instants qui me paraissent merveilleux avec le recul ! Même le pain de mie aurait une saveur incomparable… Nous avons suivi Pascal sur les pas de Jérémiah Johnson, de Cochise et Géronimo sans savoir où on allait…Il nous a raconté toutes leurs histoires et on continuait à le suivre en l’écoutant ; on aurait pu le suivre longtemps comme ça… il y avait tant à voir et il reste encore tant à découvrir !Dis Pascal, c’est quand qu’on repart ?

Suite des "Rencontres insolites avec des grizzlys, chercheurs d'or et autres dans l'Ouest Américain"
sur la suggestion de Kashtin je reprends son post à mon compte pour poursuivre les récits de petites histoires vécues près de la nature en invitant tous ceux qui pourraient en avoir à nous les faire partager.
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )
Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘��y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize
Sauver les ours de la décharge de Z
Chose bien connue de tous, en Amérique du Nord, parmi les endroits les plus fréquentés par les ours de toutes sortes (noirs, grizzlys, blancs) en dehors des rivières à saumons, champs de blueberries etc… ont figuré malheureusement depuis des décennies les décharges (garbage dumps) associées à la proximité d’une collectivité humaine. Il fut un temps où, tout comme en France, toute collectivité avait sa décharge ouverte à tous vents. A l’heure actuelle on parle plutôt de centre d’enfouissement (landfill) clôturés, mais les ours sont malheureusement toujours attirés par les poubelles.
Cette année-là, dans les années 1970, sur la côte nord-ouest de l’île de Vancouver nous avions installé un camp d’une quinzaine de personnes. Le site choisi en bordure d’une belle rivière de montagne fournissant eau potable pour faire du TANG !! ( boisson qui accompagnait couramment les repas) était de plus dégagé, permettant donc en tout temps un accès facile et sécurisé à l’hélicoptère, indispensable pour se déplacer rapidement en montagne.
(Hélicoptère léger sur flotteurs du type de celui utilisé. OKANAGAN HELICOPTER a disparu en tant que tel en 1987 )Il était néanmoins accessible aux 4x4 car proche de la route (alors simple gravel road) conduisant au village de logging de Z……. situé, plus en aval, à l’embouchure de la rivière, au fond de l’inlet (fjord). Ce village avant de devenir une importante base de logging avait d’ailleurs pris naissance vers 1930 lors d’une des toutes dernières ruées vers l’or historiques, d’importance relativement locale, activité certes plus excitante que celle de bûcheron mais beaucoup moins pérenne !! C’était presque un siècle après celle de Californie et plus de trente ans après celle du Klondike.
Le cadre était enchanteur, la rivière aux eaux claires, encaissée au pied des montagnes permettait d’agrémenter de temps en temps l’ordinaire de truites sauvages ou autres steelheads. Derrière nous les sommets enneigés, devant nous la côte Pacifique accessible à notre Zodiac. Et en plus on était payés pour vivre là !!!! Dieu que la nature est belle et sereine parfois !! 🙂🙂
Entre notre camp et le village, à seulement quelques centaines de mètres de nous mais complètement noyée dans la végétation, totalement invisible depuis la route se trouvait la décharge-poubelle locale. A vrai dire nous ne l’avions pas repérée de prime abord mais en réalité elle ne nous gênait pas. Bien entendu les ours (noirs, pas de grizzlys dans l’île) la fréquentaient assidûment et en termes de voisinage nous n’avions peut être pas suivi à la lettre les consignes de sécurité maintenant répandues (ne le répétez pas… il y a de toutes manières prescription...😛).
La coexistence Ce que nous avons découvert par contre c’était que le site sur lequel nous nous étions établi se trouvait sur un des itinéraires préférés de nos voisins et qu’ils n’avaient pas l’intention d’en changer. Pour descendre de la montagne ils continuèrent donc à l’utiliser, en tout cas de nuit, de sorte que souvent le matin on trouvait des traces de pas dans le sable et en plein milieu du camp, entre les tentes. Nous avions une tente cuisine, jamais ils n’y ont tenté la moindre incursion. Nous prenions bien entendu certaines précautions de base quant aux provisions et aux déchets alimentaires mais quand on voit ce qui nous est survenu en des circonstances différentes où les ours se sont attaqué au réfrigérateur fermé pour aller y chercher la nourriture on peut s’étonner rétrospectivement. Le fait est que nos voisins étaient gavés de nourriture de la poubelle, littéralement gavés. Il suffisait de voir leur tour de taille et leur nonchalance. Comme de simples touristes (j’allais dire vulgaires 😛, pardon), le soir après notre propre repas nous allions fréquemment de l’intérieur de nos 4x4 les observer évoluer autour de nous sans nous prêter attention. Allons dire bonsoir aux ours disait l’un d’entre nous et d’autres suivaient. Il y en avait jusqu’à une dizaine qui cassaient la croûte en fourrageant dans les déchets de la journée. C’est à peine s’il levaient la tête pour nous observer, il était difficile de croire que l’on avait affaire à des animaux sauvages, des fauves en puissance et certains d’entre nous devaient parfois résister à la tentation de sortir du 4x4 pour aller leur faire causette.
Un peu à l’écart des tentes-vie, accessible par une sente étroite au milieu de la végétation arbustive et buissonneuse dense, nous avions installé notre out-house (la cabane au fond du jardin dirait l’humoriste).

Deux gros mâles, bien gras, placides et débonnaires (d’allure en tous cas) avaient pris l’habitude d’y faire la sieste en pleine journée. On les avait surnommés "les moines" Pour se rendre à nos commodités il fallait quand même rendre des précautions, éviter de les surprendre. C’est là que nous utilisions une grosse clochette bien sonore, un peu comme les lépreux au Moyen Age pour les avertir de notre arrivée. Si quelqu’un voulait aller aux toilettes donc, on lui rappelait "fais attention aux moines". Il arrivait que nous les trouvions si bien installés qu’ils ne daignaient pas bouger. A ce moment-là nous jugions plus sage de faire demi-tour. Après tout, ils étaient là avant nous n’est-ce pas ? Chaque matin l’hélicoptère emmenait par rotations successives les membres de l’équipe faire leur travail. Chaque soir il allait les chercher. La course de l’hélicoptère l’amenait à passer à très basse altitude au-dessus de la décharge. Les premiers jours nos voisins avaient tendance à s’égailler dans tous les sens, comme du bétail (cela me rappelle, ce qui n’a rien à voir avec notre sujet actuel, un bush pilote du Québec qui, dans la région du lac Saint-Jean, adorait piquer sur les troupeaux pour voir les pauvres bovins courir dans tous les sens ; je ne sais pas si c’était très bon pour la lactation !! ). Au bout de quelques jours ils s’étaient accoutumés et comme tout un chacun levaient simplement la tête vers notre aéronef, nouvelle preuve s’il en était besoin de la rapidité d’accoutumance de l’ours (ils deviennent rapidement "habituated" selon les termes du Professeur Herrero, spécialiste de l’ours à l’université de Calgary).
Nous les aimions bien nos ours, eux des bêtes sauvages, nous des humains, nous partagions le même environnement, buvions la même eau de la même rivière, mangions même parfois les mêmes blueberries du brûlé voisin, profitions du même soleil. Un soir que, dans la tente cuisine, nous dînions, une bonne douzaine d’entre nous dont le pilote de notre hélicoptère, un ancien RCMP ( gendarme de la Royal Canadian Mounted Police), nous sursautons à des coups de feu tout proches, suivis de hurlements affreux. Instantanément nous avons compris : Nom de Dieu ILS tirent sur nos ours !!!. ILS c’était bien sûr les bûcherons du village voisin. Nous nous précipitons tous, renversant les bancs de la cuisine, géologues, prospecteurs, étudiants, pilote et son mécanicien…, sautons dans les véhicules les plus proches et fonçons vers la décharge… Et c’était bien vrai… un enfoiré de villageois, il n’y a pas d’autre mot, était simplement venu faire un carton pour essayer sa 30-06 toute neuve, il n’était même pas intéressé par le trophée ni bien sûr par la viande, ce qui aurait pu être une raison. Il voulait seulement tester son arme sur un ours et maintenant n’ayant même pas été capable d’ajuster son tir sur un animal immobile, il l’avait seulement blessé et on entendait ses plaintes s’éloigner dans la forêt. Trouillard, de plus, il n’osait pas poursuivre la bête pour l’achever proprement. Notre pilote ex RCMP oublie alors qu’il n’en est plus un, devient rouge de colère, il arrache la 30-06 des mains de son propriétaire, l’engueule copieusement, fait mine de lui balancer une gifle, déclare qu’il lui confisque son fusil tout neuf, qu’il n’est pas prêt de le revoir et qu’il sera poursuivi pour braconnage. Là-dessus avec un autre résidant du village armé arrivé sur place, il part sur la trace de l’animal dont on entend toujours les plaintes et… au bout d’un moment on entend deux autres coups de feu puis plus rien… Aucun fou de la gâchette n’est revenu dans le secteur de la décharge pendant notre présence dans les parages. Nos ours donc ne nous ont jamais causé d’ennuis et nous ne leur avons jamais causé, mais une nuit ils nous ont fait bien rigolé sans être réellement impliqués eux-mêmes. Mon épouse et moi avions un chat tigré qui nous suivait partout "dans le bois". Ce chat avait un comportement intéressant à observer. Premièrement quand nous arrivions sur un nouveau site il s’éclipsait pour environ 48 heures peut-être pour reconnaître son territoire et le marquer à l’instar de ses ancêtres félins sauvages. Il revenait d’ailleurs souvent avec des traces de luttes voire des blessures. Deuxièmement une fois implanté sur un site, il restait la journée au camp à somnoler comme tout bon chat mais, la nuit tombée, s’éclipsait de nouveau, à la chasse, et pour quelques heures seulement. Il rentrait au milieu ou vers la fin de la nuit mais pas d’une manière banale… Nos tentes consistaient en un "squelette" de contreplaqué assemblé par clous, sur lequel on tendait la toile de tente proprement dite, toile de tente qui était censée passer par-dessus le contre plaqué, pour être étanche à la pluie, mais que souvent on laissait pendre à l’intérieur de la paroi. De sorte que le chat sautant sur la toile de tente faisant toit, se laissait glisser sur elle à l’intérieur du contreplaqué et atterrissait directement sur nos sacs de couchage ce qui, la plupart du temps, nous réveillait mais nous en avions l’habitude et n’y prêtions pas attention, et tout le monde replongeait dans le sommeil.
Une nuit, notre chat – était-il euphorique, avait-il consommé une herbe particulière – s’est trompé et a réintégré sur le coup de 3 heures la tente, proche de la mienne, d’un couple de collègues. A l’arrivée brutale mais surtout inattendue de notre greffier sur leur sac de couchage: réveil en sursaut et émoi de nos voisins. Lui, mal réveillé, pensant qu’un ours s’écartait de son code de bonne conduite, bondit en dehors de sa tente en gesticulant et criant à mon intention sachant que j’étais le seul à avoir une carabine à portée de main : "JP ta Winchester!… ta Winchester!!…" - --
Les ablutions du grizzly
Un petit matin brumeux dans les Monts Skeena en Colombie Britannique... Ce jour là, après avoir quitté notre camp, je me trouve seul à marcher en montagne, et avance dans une zone oû une végétation relativement dense cède sa place vers la hauteur à des pierriers chaotiques puis à des reliefs rocheux. Une forte brume matinale traîne autour des zones humides basses et le paysage y a un aspect cotonneux qui amorti les sonorités. Pour progresser plus facilement, sortir de ces zones basses et atteindre les hauts terrains rocheux (qui m'intéressent) j'ai emprunté fortuitement une sente animale d'à peine plus de 50cm de large sur laquelle ma démarche involontairement feutrée n'aurait pas paru ridicule à un Mohican😉...Et voilà qu'il me semble entendre un bruit rythmé sortir de la brume devant moi; il devient plus net au fur et à mesure que j'avance, maintenant avec précaution, sur l'étroit passage. C'est une sorte de '''splash'' qui me rappelle celui qu'égrennent les castors au fil des nuits passées au bord de l'eau en frappant la surface avec leur queue...sauf que, a priori, il me semble que nous sommes plutôt dans un environnement à marmottes qu'à castors ...En arrivant près d'une trouée, sur un large replat occupé par un lac de la taille d'un à deux terrains de football, je comprends l'origine de ce ''splash''😮... Au travers du dernier écran d'une sorte d'épinettes et à moitié noyé dans la brume qui stagne sur le plan d'eau, à une cinquantaine de mètres, peut être, je le vois de trois quarts. Le grizzly, en bon plantigrade, debout dans l'eau, frappe l'eau de ses ''bras'' de manière répétée, il semble s'asperger ''le torse'' comme le ferait un homme..Il ne m'a, à l'évidence, ni vu, ni entendu ni surtout senti.. tout celà probablement à cause du brouillard.. et continue ses ''ablutions''. J'imagine qu'il se gratte en même temps qu'il s'asperge, pour se débarrasser de parasites, j'imagine car je ne tiens pas à m'approcher pour mieux voir .. J'en reste bouche bée pendant un instant😮😮 car si j'avais déjà vu des ours batifoler dans l'eau', chose plutôt banale, je n'en avais jamais vu se comporter de cette manière particulière. Mais comme je ne tiens pas à passer pour un intrus et déranger l'intimité de mon voisin car j'ai reçu une bonne éducation, je fais demi-tour et m'éclipse en douceur sur la sente..en veillant maintenant à ne pas faire de bruit, et en regardant fréquemment derrière moi..

le camp: cinq tentes blanches au fond de la vallée dans les montagnes Skeena--
Le prospecteur intrépide
En Amérique du Nord pendant, disons …un siècle et demi, le prospecteur, héros de la tradition orale, de fictions écrites, voire d’œuvres cinématographiques a participé au mythe : trouver le bon filon (the mother lode) et faire fortune( strike it rich). Il est, pour moi en tous cas, indissociable de la saga de l’Ouest, notamment de ses diverses ruées vers l’or tant Américaines que Canadiennes. Souvent doté d’une forte personnalité, individualiste, frugal, rustique, apte à vivre ou survivre seul en montagne ou dans le désert, dans le chaud et dans le froid il était aussi communément haut en couleur.
Le prospecteur traditionnel, n’a certes pas disparu mais son âge d’or est malheureusement bien derrière lui, pour nombre de raisons. A l’intention de Marie j’ajouterai que la prospection, la recherche minière existent toujours en Amérique du Nord, en particulier au Canada, ou sur d’autres continents. Elles ont d'ailleurs existé bien avant la prospection pétrolière ( depuis le Néolithique à vrai dire… çà ne date pas d’hier😉), et à mon avis existeront encore bien après l’âge du pétrole. Mais, un peu comme pour le pétrole les outils sont devenus plus complexes, largement hors de portée de notre personnage.
La variante la plus emblématique, celle qui frappait le plus l’imaginaire collectif était bien sur le chercheur d’or. Accompagné de son fidèle burro, armé de son pic, de sa pelle et de sa bâtée (le chapeau chinois), il parcourait au XIX siècle et une partie du XX ème sierras, déserts et rivières. J’aime bien celui qui vous accueille à l’entrée du Museum des Superstitions Mountains près de Apache Junction, pas loin de Phoenix.

Des personnages proches de çà, avec barbe et chapeau informe, une paire de bottes éculées, la jeep ayant néanmoins détrôné le burro, on en rencontrait encore un ou deux au début des années 70 dans les casinos du centre-ville ‘historique’ de Las Vegas attablés aux bars du Frémont alors que le Strip était encore, pour partie, proche du terrain vague . A cette même époque on rencontrait d’ailleurs autant de prospecteurs que de touristes étrangers sur les routes du sud Utah !! . . L’or n’était pas le seul rêve poursuivi, l’argent, le cuivre, l’uranium et d’autres métaux pouvaient également faire la fortune de ceux qui outre les connaissances techniques, le flair et la chance étaient également pourvus du sens des affaires pour mener à bien les discussions avec les compagnies minières ou les associés qu’ils devaient forcément trouver pour mener leur aventure à terme. Quelques uns ont effectivement fait fortune, d’autres, plus nombreux ont réussi à gagner correctement leur vie mais la majorité n’a fait que survivre ou poursuivre un chimère…
Voici donc une anecdote qui concerne un prospecteur de Colombie Britannique au caractère bien trempé quoique quelque peu déroutant parfois...
Cet homme là prospectait dans le Nord de la Province, notamment la région de Terrace, Hazelton, Smithers les Omineca, les Skeena et plus au nord…..où il avait acquis les droits miniers sur un certain nombre de terrain en altitude et éloignés de tout. Pour s’y rendre, ayant déjà eu l’occasion de faire une ou deux bonnes affaires ( a couple of nice deals comme il disait) il avait son propre Cessna lui donnant accès aux lacs qu’il utilisait pour se rendre rapidement sur ses ‘’propriétés’’. A la fin de cet hiver là, au moment de reprendre la saison de prospection, se posa le problème habituel. Il faut évaluer l’avancement de la fonte des glaces : le lac sera-t-il pris ou sera-t-il libre ? Est-ce que j’équipe mon avion de flotteurs (pour l’eau) ou de skis (pour la neige et la glace) ? That is the question… comme aurait dit Hamlet. Notre homme aurait pu pratiquer un vol de reconnaissance afin de vérifier. Mais ce fort caractère discutant de la question en passant me voir, estime que ‘��y’a pas de problèmes, on est pas trop haut, la glace doit être fondue et le lac libre donc je pars avec mes flotteurs et on verra bien…’’ . Il est venu, il a vu, il est revenu mais .. sans son avion😠. Il a vu en effet que la ''débacle" n'était pas achevée, la glace n’était pas toute fondue sur tout le lac.. donc avec ses flotteurs il a atterri sur la partie libre, laquelle s’est avérée trop courte, il est donc monté sur la glace qu’il a traversé sans coup férir, est rentré derechef dans la forêt, poursuivi son chemin, la tête baissée (çà c’est moi qui l’imagine), fauchant une rangée de petites épinettes à gauche, une rangée de petites épinettes à droite laissant de ce fait derrière lui une aile à gauche, une aile à droite, pour finalement s’immobiliser à court d’énergie cinétique. Il s’en est sorti avec des contusions mais son avion… doit toujours être là bas quelque part dans la montagne…au milieu des épinettes qui ont dû grossir depuis😉…
L’année suivante mon chemin a de nouveau croisé celui de ce personnage dans des conditions différentes mais tout aussi insolites, encore dans la région des Monts Omineca du nord de la Colombie Britannique à quelques heures de piste de Germansen Landing. Me trouvant la nuit tombée au camp, en bordure de cette piste en principe utilisée par des 4x4, j’entends un bruit curieux, sorte de raclement métallique, venant de loin et associé au son, plus familier, d’un moteur . Qu’est ce que ce truc peut bien être… cela fait un peu penser au cliquetis produit par un engin chenillé (genre char d’assaut ou bulldozer) qui roulerait sur une surface dure, mais.. non çà ne ressemble en vérité vraiment à rien que nous connaissions…Intrigués, nous sortons de la tente et scrutons l’obscurité . Le bruit devient plus fort mais toujours aussi mystérieux.. peut être une rencontre du troisième type ? Non !! Mais qu’est ce que c’est que cette patente me dit mon Raynald le cook venu de l’Est pour l’été😮 . Une faible lueur apparaît, de toute évidence associée à ce bruit et l’ensemble, bruit et lumignon, progresse en se déhanchant vers notre camp à l’entrée duquel il stoppe. Alors que la patente approche du camp notre projecteur l’illumine et la scène est beaucoup plus triviale que ce que l’on pouvait imaginer : simplement une voiture banale, un sedan... banal sauf qu’il n’a plus aucun pneu et roule donc sur ses 4 jantes ou plutôt ce qu’il en reste, des moignons de jantes à vrai dire, de déformation inégale qui plus est d’oû le déhanchement. Un feu de stationnement est tout ce qui subsiste du système d’éclairage de cet équipage d’où débarquent mon prospecteur et son fils de 14 ans….tabarouet…il est pas mal maganné son char me dit Raynald
Ils sont partis de Smithers, le père et le fils, il y a une dizaine de jours pour une tournée de prospection. Le père a emmené son fils pour lui apprendre les premiers rudiments et le former à la vie rustique dans le ‘’bush’’ A cet égard ils n’ont pas été déçus …. En effet ils n’ont pas eu de chance… au retour de leur tournée à pied dans la montagne, ils ont crevé successivement tous leur pneus dont les lambeaux jalonnent maintenant la piste, et comme la saison de chasse n’est pas encore ouverte : personne sur leur route pour leur fournir de l’aide😠. Ce caractère bien trempé, sachant que les géologues étaient présents plus au nord dans les montagnes a décidé de tenter de les rejoindre. Ils n’avaient cependant emporté que des provisions bien insuffisantes, presque complètement épuisées, et ne se nourrissent depuis deux ou trois jours que d’oignons, d’une boîte de thon et de quelques tranches de pain au fond d’un sac . ‘’Bon sang si vous pouviez nous offrir quelque chose à manger…’’.
Cà a été un vrai plaisir de voir de quelle manière ils ont dévoré T-bones, patates et pie à la mode et avalé la cafetière de café que Raynald leur a servis. Un vrai plaisir de les regarder
cochize
Qui prépare un tour de l'Amérique du Sud en camping-car?
Bonjour,
Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.
Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.
Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).
Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.
A bientot peutetre
Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.
Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.
Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).
Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.
A bientot peutetre
Croisière sur le Carnival Valor en mars 2009
Bonjour,
Nous sommes une famille qui allons voyager ensembles : trois couples et deux amies. Pour ma part, c'est ma première croisière et comme cela fait un bail que j'ai voyagé, j'ai quelquessss questionsss hihi!
Nous serons sur le carnival valor. Nous avons je crois cabine avec balcon. 1-Je voulais savoir si les cabines avaient une salle de bain avec un bain ou une douche? 2- Y a-t-il un séchoir et un fer à repasser? 3-j'imagine des serviettes de douche 4-Comment me suggerez-vous de composer ma valise? pour un homme et une femme. En fait les grands voyageurs habitués quels conseils me donneriez-vous? 5-en lisant, j'ai compris qu'il y avait un prix forfait pour les liqueurs. et pour les jus et l'eau? Sinon l'eau du robinet du bateau est-elle bonne à boire...franchement? 6- Concernant les activités qu'on paie en supplément. Bon elles sont plus cheres sur le bateau. Donc il faut les prendre au port. Ma question est : est-ce évident de trouver ceux responsables pour exemple activités nager avec un dauphin pour payer moins chers. Ma crainte est qu'il n'y est pas de place et que l'heure du départ du bateau arrive? Donc comment gérer tout ca? y a -t-il des activités qui sont mieux d'être prise sur le bateau?J'attends vos suggestions. 7-y-a-t-il besoin d'une prise universelle pour dans notre chambre? 8- Pour appeler mes enfants, que me conseillez-vous comme système le moins cherrant par téléphone. Pour ceux qui me diront lorsqu'on a pied a terre ok mais ou après? 9- prenne-t-il toutes les sortes de cartes de crédits sur le bateau? Doit-on avoir de l'argent cash can ou américain? sur les iles peut-on payer de facon sécuritaire avec carte débit?
ouf! Beaucoup de questions qui vous envahissent, mais dont j'ai besoin de votre expérience afin de profiter au max de ce rêve qui approche.
Merci à tous et toutes de me raconter vos expériences....ha oui dernière question ...pour les vaccins??Tétanos? Hépatite?
a+ Pacifik bleu il y a des chanceux qui partaient cette semaine!Bon voyage!
Nous sommes une famille qui allons voyager ensembles : trois couples et deux amies. Pour ma part, c'est ma première croisière et comme cela fait un bail que j'ai voyagé, j'ai quelquessss questionsss hihi!
Nous serons sur le carnival valor. Nous avons je crois cabine avec balcon. 1-Je voulais savoir si les cabines avaient une salle de bain avec un bain ou une douche? 2- Y a-t-il un séchoir et un fer à repasser? 3-j'imagine des serviettes de douche 4-Comment me suggerez-vous de composer ma valise? pour un homme et une femme. En fait les grands voyageurs habitués quels conseils me donneriez-vous? 5-en lisant, j'ai compris qu'il y avait un prix forfait pour les liqueurs. et pour les jus et l'eau? Sinon l'eau du robinet du bateau est-elle bonne à boire...franchement? 6- Concernant les activités qu'on paie en supplément. Bon elles sont plus cheres sur le bateau. Donc il faut les prendre au port. Ma question est : est-ce évident de trouver ceux responsables pour exemple activités nager avec un dauphin pour payer moins chers. Ma crainte est qu'il n'y est pas de place et que l'heure du départ du bateau arrive? Donc comment gérer tout ca? y a -t-il des activités qui sont mieux d'être prise sur le bateau?J'attends vos suggestions. 7-y-a-t-il besoin d'une prise universelle pour dans notre chambre? 8- Pour appeler mes enfants, que me conseillez-vous comme système le moins cherrant par téléphone. Pour ceux qui me diront lorsqu'on a pied a terre ok mais ou après? 9- prenne-t-il toutes les sortes de cartes de crédits sur le bateau? Doit-on avoir de l'argent cash can ou américain? sur les iles peut-on payer de facon sécuritaire avec carte débit?
ouf! Beaucoup de questions qui vous envahissent, mais dont j'ai besoin de votre expérience afin de profiter au max de ce rêve qui approche.
Merci à tous et toutes de me raconter vos expériences....ha oui dernière question ...pour les vaccins??Tétanos? Hépatite?
a+ Pacifik bleu il y a des chanceux qui partaient cette semaine!Bon voyage!
Tourisme et sécurité au Guatemala: mon expérience personnelle
Ce thème a été largement abordé dans ce forum, aussi, je ne prétends pas amener d'éléments fondamentalement nouveaux, mais donner mon point de vue au sujet de la sécurité à l'issue de 2 semaines au Guatemala.
Tous les guides de voyage parlent des risques d'agression encourus par les visiteurs. Indiscutablement, le pays est sujet à une grave violence. Pendant tout mon séjour, la presse du Guatemala a fait état quotidiennement de meurtres et de rapts. Une famille de 6 personnes, dont 2 jeunes enfants, a été tuée à l'arme blanche. Au nord du pays, les habitants se sont fait justice eux-mêmes, et ont lynché 7 personnes, dont un ado de 16 ans, soupçonnées d'enlèvements.
Pour autant, je dois dire que, bien que voyageant seul, je n'ai jamais été inquiété, et je ne me suis jamais senti menacé. Je crois que la violence s'exerce d'abord et avant tout sur la population du pays, les femmes en particulier (Géo consacre 2 vidéos à ce thème sur son site).
Néanmoins, le fait que je n'aie rencontré aucun problème ne signifie pas que personne n'en rencontrera, il est donc indispensable (mais il n'y a a pas qu'au Guatemala) de prendre quelques précautions.
Conseils pratiques : éviter les lieux déserts en petit groupe le matin avant 10H et l'après-midi après 16H. De plus, il est bon de se renseigner auprès des gens du coin (chauffeurs de taxi, conducteurs de toucs-toucs) sur la dangerosité de tel ou tel site, en général, les gens sont bien au courant, et renseignent volontiers.
Autres conseil, "au cas-zou" : Ne porter qu'une petite somme dans la "banane" ventrale, qui servira de "fusible" en cas de problème, et planquer le passeport et le gros de l'argent dans des caches invisibles. Personnellement, j'avais une pochette accrochée à la ceinture, mais portée sous le pantalon, et quasi invisible, complétée par une pochette à porter sur la cuisse ou la jambe. Cet attirail est léger, peu coûteux, et, pour un voyage en effectif réduit, je trouve qu'il constitue une solution sûre, à moins que les voleurs n'exigent un strip-tease intégral, évidemment, mais je ne crois pas que ce soit très probable...Restent les appareils photo et autres caméscopes, là, il n'y a pas grand chose à faire pour les sauver en cas d'agression sérieuse. Si l'on dispose de plusieurs appareils, emporter le moins coûteux, et se dire que, dans tous les cas, il vaut mieux voir filer son matériel que tenter une résistance qui pourrait mal tourner.
A noter par ailleurs que, sur les grands sites touristiques (Tikal, Panajachel), les risques sont à mon avis très réduits, compte tenu de leur fréquentation (à la rigueur, attention aux pickpockets). De même, les groupes importants sont beaucoup moins exposés, je pense, que les voyageurs isolés.
En résumé, j'estime qu'il serait dommage de renoncer à un voyage dans ce beau pays par crainte des vols, il suffit de quelques précautions simples pour éviter les problèmes.
Il n'en n'est pas de même, hélas, pour les guatémaltèques, qui doivent vivre dans un pays où la violence a remplacé la guerre civile et frappe en priorité la population pauvre (de loin la plus nombreuse), qui n'a guère les moyens de se défendre.





