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Voyage Bénin-Togo: idées pour trois semaines en août?
Toujours à la recherche d'une destination alliant authenticité et dépaysement j'envisage un séjour au Bénin voir au Togo en août prochain.
D'apès ce que j'ai pu lire leclimat est acceptable surtout au sud mais le nord semble tout à fait faisable également. J'aimerais qq infos sur les moyens de transport et hébergement et idées d'itinéraires.
Apparemment on peut même avoir la chance de voir des animaux au nord
Merci pour vos suggestions
Bons plans pour un voyage au Togo début 2011?
Bonjour
J'envisage de me rendre au togo début 2011 avec mon compagnon
J'y vais pour rencontrer une mère célibataire qui vit à Lomé, mais je voudrais en profiter pour découvrir aussi ce pays.
Qui est déjà allé dans ce pays?
Quels conseils pouvez-vous me donner?
Existe-t-il des associations solidaires qui proposent des voyages chez l'habitant?
Comment trouver un appartement à loué sur Lomé?
Qu'y a-t-il à voir au niveau touristique?
et côté culturel, où faire de la danse ou voir de bons danseurs?
Ah oui, et les vaccinations sont-elles obligatoires?
Bon, sur ce flot de questions, je vous souhaite à tous un BON REVEILLON et une EXCELLENTE ANNEE 2011!!
Merci d'avance pour vos réponses
J'envisage de me rendre au togo début 2011 avec mon compagnon
J'y vais pour rencontrer une mère célibataire qui vit à Lomé, mais je voudrais en profiter pour découvrir aussi ce pays.
Qui est déjà allé dans ce pays?
Quels conseils pouvez-vous me donner?
Existe-t-il des associations solidaires qui proposent des voyages chez l'habitant?
Comment trouver un appartement à loué sur Lomé?
Qu'y a-t-il à voir au niveau touristique?
et côté culturel, où faire de la danse ou voir de bons danseurs?
Ah oui, et les vaccinations sont-elles obligatoires?
Bon, sur ce flot de questions, je vous souhaite à tous un BON REVEILLON et une EXCELLENTE ANNEE 2011!!
Merci d'avance pour vos réponses
Budget de voyage au Togo: juste milieu entre la réalité et payer le "gros prix"?
À quelques jours d'un départ pour un court voyage de 13 jours au Togo, j'ai finalement reçu le prix détaillé du voyage. Celui-ci est en organisation depuis quelques semaines avec une association locale de tourisme solidaire.
Les 4 premiers jours, nous assisterons à des ateliers d'art le matin et échangerons avec des élèves en après-midi. Logement en hotel. (1 adulte et 2 adolescents) Ensuite nous visiterons Kpalimé, Atakpamé, Sokode et Lomé. Logement chez l'habitant. (1 adulte supplémentaire avec nous)
Je me questionne face aux coûts: - transport: 500 000 fcfa (763 euros) ce qui comprend transport aéroport à Avepozo puis 10km/jr les 4 premiers jours (taxi) pour ateliers et le transport pour les visites ensuite. - hébergement: 390 000fcfa (595 euros), hotel pour 4 jours et chez l'habitant ensuite. - restauration: 751 500fcfa (11146 euros), restauration chez l'habitant avec quelques restaurants + tous les repas du guide - droit d'entrée aux sites: 50 000fcfa (77 euros) - transport et breuvages pour artistes lors soirée dgembe: 35 000fcfa (54 euros) - ateliers arts: 60 000fcfa (92 euros) - service guide: 260 000fcfa (397) Total: 2046500fcfa (3120 euros)
Comme nous manquions de temps pour l'organisation, nous avons opté pour le service "tout inclus". Mais je trouve ça quand même dispendieux non? Qu'en pensez-vous? C'est notre premier voyage en Afrique.
Les 4 premiers jours, nous assisterons à des ateliers d'art le matin et échangerons avec des élèves en après-midi. Logement en hotel. (1 adulte et 2 adolescents) Ensuite nous visiterons Kpalimé, Atakpamé, Sokode et Lomé. Logement chez l'habitant. (1 adulte supplémentaire avec nous)
Je me questionne face aux coûts: - transport: 500 000 fcfa (763 euros) ce qui comprend transport aéroport à Avepozo puis 10km/jr les 4 premiers jours (taxi) pour ateliers et le transport pour les visites ensuite. - hébergement: 390 000fcfa (595 euros), hotel pour 4 jours et chez l'habitant ensuite. - restauration: 751 500fcfa (11146 euros), restauration chez l'habitant avec quelques restaurants + tous les repas du guide - droit d'entrée aux sites: 50 000fcfa (77 euros) - transport et breuvages pour artistes lors soirée dgembe: 35 000fcfa (54 euros) - ateliers arts: 60 000fcfa (92 euros) - service guide: 260 000fcfa (397) Total: 2046500fcfa (3120 euros)
Comme nous manquions de temps pour l'organisation, nous avons opté pour le service "tout inclus". Mais je trouve ça quand même dispendieux non? Qu'en pensez-vous? C'est notre premier voyage en Afrique.
Que vaut l'hôtel Clementine de Lomé? (Togo)
Bonjour!
A pâque je vais au Togo ce n'est vraiment pas mon premier voyage au togo mais avec mon copain on a décider cette fois ci de le faire bien et de prendre un hôtel on aime bien l' hôtel clémentine
si quelqu'un y a déjà été je veux bien son avis ????
si non un hôtel hors de lomé mais pas trop loin (sur le route d'Aného ) avec une piscines mais pas trop fréquenté
une idée ???
merci!!!!!
A pâque je vais au Togo ce n'est vraiment pas mon premier voyage au togo mais avec mon copain on a décider cette fois ci de le faire bien et de prendre un hôtel on aime bien l' hôtel clémentine
si quelqu'un y a déjà été je veux bien son avis ????
si non un hôtel hors de lomé mais pas trop loin (sur le route d'Aného ) avec une piscines mais pas trop fréquenté
une idée ???
merci!!!!!
Préparation d'un voyage humanitaire d'un mois au Togo
Salut à tous,
J'éspère que vous pourrez répondre à mes questions! Je pars au Togo durant le mois de mai 2011 dans une association humanitaire. Alors si quelqu'un est parti au même endroit ou autre part en afrique, éclairez moi:
- Quand faut il s'y prendre pour les vaccins? - Assurance? - Visa? - Passeport?
Je ne sais pas du tout ou me renseigner... Merci pour votre aide.
caro
J'éspère que vous pourrez répondre à mes questions! Je pars au Togo durant le mois de mai 2011 dans une association humanitaire. Alors si quelqu'un est parti au même endroit ou autre part en afrique, éclairez moi:
- Quand faut il s'y prendre pour les vaccins? - Assurance? - Visa? - Passeport?
Je ne sais pas du tout ou me renseigner... Merci pour votre aide.
caro
Recherche témoignages de vos chantiers humanitaire au Togo
Bonjour à tous !
Passionnée par l’Afrique de l’Ouest et étudiante en 3ème année de licence de géographie, je viens vous demander votre aide pour quelques témoignages.
En effet, dans le cadre de mon cours sur le développement local, j’ai choisi pour sujet de mémoire de traiter du cas des chantiers solidaires au Togo. Le sujet me touche plus particulièrement puisque j’ai fait partie d’un chantier dans ce pays il y a quelques années.
Je suis donc à la recherche de voyageurs partis au Togo pour un chantier de développement local (enviro, social ou éco) et qui voudraient bien partager leur expérience avec moi sur ce sujet.
Il s’agirait de répondre à quelques questions, qui porteront sur certains aspects du chantier (je ne peux pas donner ma problématique précise pour ne pas influencer les interviews).
Merci d’avance pour votre aide précieuse.
Passionnée par l’Afrique de l’Ouest et étudiante en 3ème année de licence de géographie, je viens vous demander votre aide pour quelques témoignages.
En effet, dans le cadre de mon cours sur le développement local, j’ai choisi pour sujet de mémoire de traiter du cas des chantiers solidaires au Togo. Le sujet me touche plus particulièrement puisque j’ai fait partie d’un chantier dans ce pays il y a quelques années.
Je suis donc à la recherche de voyageurs partis au Togo pour un chantier de développement local (enviro, social ou éco) et qui voudraient bien partager leur expérience avec moi sur ce sujet.
Il s’agirait de répondre à quelques questions, qui porteront sur certains aspects du chantier (je ne peux pas donner ma problématique précise pour ne pas influencer les interviews).
Merci d’avance pour votre aide précieuse.
Visa de l'Entente pour le Burkina Faso et le Togo?
je m'envole mardi 30/11 pour le B.Faso, visa en poche multi-entrées, afin de passer rapidement au Togo à Dapaong principalement. Or je découvre que maintenant aucun visa n'est délivré à la frontière BF/Togo. est-ce que le Visa de l'entente
à prendre à la "Sureté" de Ouaga est toujours d'actualité... d'autant que 30 personnes suivent fin décembre selon le même itinéraire..
merci d'avance
Mostar3
Togo: billet d'avion pas cher et aide financière pour y faire de l'humanitaire?
Bonjour,
Je compte partir à Lomé autour du 3 janvier jusqu'au 13 février. Je n'ai pas l'habitude de voyager aussi loin et je me demandais quelle compagnie prendre? sachant que j'ai un budget réduit (environ 600 euros pr un aller retour) pouvez vous me donner des sites ou les billets d'avion sont corects?
En même temps si vous avez des petites infos sur Lomé pour moi je suis preneuse^^
Savez vous églament si l'on peut avoir des aides financières pour l'humanitaire?
Merci d'avance🙂
Je compte partir à Lomé autour du 3 janvier jusqu'au 13 février. Je n'ai pas l'habitude de voyager aussi loin et je me demandais quelle compagnie prendre? sachant que j'ai un budget réduit (environ 600 euros pr un aller retour) pouvez vous me donner des sites ou les billets d'avion sont corects?
En même temps si vous avez des petites infos sur Lomé pour moi je suis preneuse^^
Savez vous églament si l'on peut avoir des aides financières pour l'humanitaire?
Merci d'avance🙂
Assurance pour plus de 90 jours au Togo?
Bonjour,
J'ai bien lu les différentes discussions sur les assurances, et il faut avouer que cela n'est pas très simples.
Je vais partir au Togo pour environ 5 mois et je voulais savoir si vous pensiez que c'est une bonne idée d'utiliser pendant les 90 premiers jours l'assurance de la carte visa et ensuite de prendre une assurance comme celle Marco Polo d'avi pour les deux mois restant.
Je m'inquiète un peu par rapport que à l'assurance de la carte visa car il y' a vraiment beaucoup de conditions.
Si vous vouliez me donner votre avis ou me faire part de vos expériences, merci d'avance.
Marine
Association "Graines de Soleil" au Togo?
Bonjour,
je m'appelle Alice , je pense partir en début 2011 au Togo avec l'association "graines de soleil". Je voudrai savoir si vous connaissez cette association et avoir des retours sur votre véccu. Merci pour vos renseignements.
ALICE
je m'appelle Alice , je pense partir en début 2011 au Togo avec l'association "graines de soleil". Je voudrai savoir si vous connaissez cette association et avoir des retours sur votre véccu. Merci pour vos renseignements.
ALICE
Rejoindre Paris à Lomé en camion camping-car
Bonjour à tous
Voila comme le titre l'indique, j'ai l'intention de partir d'ici un mois en camion pour rejoindre le continent Africain,
plus particulièrement au Togo à Lomé.
Le trajet prévu est le suivant :
FRANCE
ESPAGNE
MAROC
MAURITANIE
SENEGAL
GUINEE/MALI
BURKINA
TOGO
Le projet est de revendre le camion soit au Togo soit au Burkina. pour le moment, nous ne l'avons pas acheté
mais nous avons quelques pistes.
J'ai entendu dire que certaine marque était à éviter pour partir sur le continent africain, notament pour la revente!!!
Quelles sont t'elles ???
De plus j'aimerais avoir l'expérience de quelqu'un qui aurait fait un voyage similaire, ou qui serait passé par plusieurs de ces pays, afin de savoir quel budget il faut prévoir pour les passage des différentes frontières, les différents papiers nécéssaire au passage du camion.
De plus j'ai aussi eu vent que si le camion est trop vieux, il ne pourra pas passer certaine frontières ???
Est-ce vrai ???
J'attend vos conseils, réponses, tout est bon à prendre !!!
Merci d'avance !!
Lomé-Dapaong par la route? (Togo)
Bonjour ,
J'envisage un déplacement dans le Nord tu Togo et je cherche combien de temps il faut prevoir pour faire la route (piste ?) Lomé Dapaong . Faut-il un 4x4 impérativement ? Eventuellement y at'il un autre moyen ?
Merci d'avance.
J'envisage un déplacement dans le Nord tu Togo et je cherche combien de temps il faut prevoir pour faire la route (piste ?) Lomé Dapaong . Faut-il un 4x4 impérativement ? Eventuellement y at'il un autre moyen ?
Merci d'avance.
Camp chantier hiver 2010-2011 à ne pas manquer au Togo
Vous êtes motivés, vous voulez agir et en plus apportez votre modeste contribution. AFCOVOL vous accueille avec joie et fait de vous des leaders. Nos camps chantiers hiver sont des camps à ne pas manquer. C’est la où vous découvrirez, la vraie forme culturelle, artisanale et traditionnelle du Togo. Dans la réalisation des ses projets en cette période, AFCOVOL a le devoir de donner le sourire à ces enfants parce qu’étant plus proche d’eux et surtout à leur écoute. Des petits jouets de votre part seront les bienvenus. Des accueils chaleureux seront au rendez-vous dans les villages. Vous avez également la possibilité de prévoir des voyages touristiques avant ou après votre mission. AFCOVOL vous assure et vous garantit le logement et la restauration pour les Volontaires désireux de rester quelque jours avant ou après les chantiers à Lomé. AFCOVOL reste à vos côtés pour faire de votre séjour un succès. Nos différents stages sont effectués tout au long de l’année. Venez vivre une expérience riche, inoubliable où la culture est au service de l'humanitaire. Ecrivez nous: afcovol@yahoo.fr ou afcovol@hotmail.fr
Notre site www.afcovol.org
Nous contacter en France:
Olivier: 0611981273
Mélanie:0625368136
PROGRAMME CHANTIER HIVER 2010-2011 ACTIVITE: Artistique, loisir enfant et distribution des cadeaux aux enfants. DATE: 5 décembre au 26 décembre 2010 LIEU: Kpalimé CODE AFV 037 INSCRIPTION: 180 euros
ACTIVITE: Intégration familliale et distribution des cadeaux aux enfants. DATE: 19 décembre au 9 janvier 2011 LIEU: Kpessi CODE AFV 038 INSCRIPTION: 180 euros
ACTIVITE: Intégration familiale et appui hygénique DATE: 9 janvier au 30 janvier 2011 LIEU: Vogan CODE AFV 039 INSCRIPTION: 180 euros
AFCOVOL vous attends très prochainement au TOGO __ AFRIQUE: coeur du Volontariat est une association au delà de vos espérances.
PROGRAMME CHANTIER HIVER 2010-2011 ACTIVITE: Artistique, loisir enfant et distribution des cadeaux aux enfants. DATE: 5 décembre au 26 décembre 2010 LIEU: Kpalimé CODE AFV 037 INSCRIPTION: 180 euros
ACTIVITE: Intégration familliale et distribution des cadeaux aux enfants. DATE: 19 décembre au 9 janvier 2011 LIEU: Kpessi CODE AFV 038 INSCRIPTION: 180 euros
ACTIVITE: Intégration familiale et appui hygénique DATE: 9 janvier au 30 janvier 2011 LIEU: Vogan CODE AFV 039 INSCRIPTION: 180 euros
AFCOVOL vous attends très prochainement au TOGO __ AFRIQUE: coeur du Volontariat est une association au delà de vos espérances.
Obtention du visa touriste pour un Togolais qui veut visiter Québec?
Bonjour,
Je suis nouvelle sur le forum, alors excusez si je fais un doublon!
Je voudrais inviter mon frère à passer 2 ou 3 mois avec moi ici au Québec. Ayant traversé une épreuve difficile (notre père est décédé pratiquement dans ses bras, il y a quelques mois), il a besoin de sortir de son cadre pour se ressourcer. Il travaille mais est en arrêt maladie depuis 1 mois (fatigue nerveuse). Alors, mes questions sont les suivantes:
- Est-ce qu'on pourrait lui refuser le visa touriste sous prétexte qu'il n'y a pas de garanties de retour? Je m'explique: tous ses frères et soeurs sont au Canada et ailleurs + il n'est pas marié et pas d'enfant. Toutefois il a un boulot et notre mère est toujours au Togo.
- Est-ce qu'il y a des documents qu'on pourait leur présenter pour garantir sont retour?
- Est-ce que si je fais une lettre de prise en charge totale de ses frais de voyage et de séjour, on lui demandera encore une preuve de fonds?
- Est-ce que sont état de santé pourrait être un motif de refus? Je précise qu'il n'a aucun problème médical à part cette fatigue due au stress qui fait qu'on lui a prescrit des anti dépresseurs (faible dose) pour 3 mois.
- En cas de refus de son visa touriste, est-ce que cela pourrait avoir des conséquences sur une demande ultérieure de visa permanent. C'est en projet, mais on aimerait qu'il se remette d'abord.
Soit dit en passant, il a déjà visité le Québec, il y a plusieurs années et il a vécu aux USA.
Merci de répondre à mes nombreuses questions. Mais elles sont cruciales pour moi. Je ne voudrais pas risuer de voir son dossier être rejeté.
Soit dit en passant, il a déjà visité le Québec, il y a plusieurs années et il a vécu aux USA.
Merci de répondre à mes nombreuses questions. Mais elles sont cruciales pour moi. Je ne voudrais pas risuer de voir son dossier être rejeté.
Voyage au Togo: quelles précautions prendre?
Bonjour,
je vais probablement partir faire un voyage humanitaire au Togo l'année prochaine et je voudrais connaitre l'expérience de gens qui y sont déjà allés. est ce que c'est un pays d'Afrique dangereux et instable politiquement? Y a t-il de gros risques au niveau de l'hygiène?
Merci d'avance betty
je vais probablement partir faire un voyage humanitaire au Togo l'année prochaine et je voudrais connaitre l'expérience de gens qui y sont déjà allés. est ce que c'est un pays d'Afrique dangereux et instable politiquement? Y a t-il de gros risques au niveau de l'hygiène?
Merci d'avance betty
Togo: le parc national de Fazao
Bonjour,
Je compte visiter le parc national de Fazao et je souhaiterai donc avoir des informations sur ce parc si vous (ou vos connaissances) l'avez deja visité:
Ya t'il une population animale assez impotante au parc Fazao? est il facile de pouvoir y observer des animaux et donc d'y faire un safari?
Je vous remercie pour vos réponses!
Je compte visiter le parc national de Fazao et je souhaiterai donc avoir des informations sur ce parc si vous (ou vos connaissances) l'avez deja visité:
Ya t'il une population animale assez impotante au parc Fazao? est il facile de pouvoir y observer des animaux et donc d'y faire un safari?
Je vous remercie pour vos réponses!
Recherche bénévoles scouts/aide-soignants pour une ONG au Togo
Bonjour ,
L'association Humanitaire des Jeunes Volontaires du Togo , organisation à but non lucratif est à la recherche de bénévoles pour des missions humanitaires. Cette association basée au Togo a pour but d'oeuvrer pour le developpement et l'épanouissement intégral des Jeunes. En France , les volontaires de cette association sont à la recherche des groupes d'étudiants infirmiers, groupe de scouts pour un départ en équipe d'ici l'année prochaine. Les actions de cette ONG sont limitées dans le domaine de la santé, de l'éducation environnemental.
Veuillez visiter leur site pour savoir plus sur leurs missions : www.ahjvtogo.org
Toutes vos demandes seront les bienvenues !
Lolo
L'association Humanitaire des Jeunes Volontaires du Togo , organisation à but non lucratif est à la recherche de bénévoles pour des missions humanitaires. Cette association basée au Togo a pour but d'oeuvrer pour le developpement et l'épanouissement intégral des Jeunes. En France , les volontaires de cette association sont à la recherche des groupes d'étudiants infirmiers, groupe de scouts pour un départ en équipe d'ici l'année prochaine. Les actions de cette ONG sont limitées dans le domaine de la santé, de l'éducation environnemental.
Veuillez visiter leur site pour savoir plus sur leurs missions : www.ahjvtogo.org
Toutes vos demandes seront les bienvenues !
Lolo
Sud du Togo: itinéraire à privilégier lors d’une escale d’un jour?
J'aurai la chance lors d'une croisière de faire une brève escale (10h) au TOGO au port de Lomé.
Nous aurons aussi une escale au Bénin (à Cotonou) ainsi qu’au Ghana (à Tema pour Accra).
Au TOGO, je dois faire un choix entre les 3 excursions suivantes, organisées à l’avance par Princess Cruises, qui habituellement offre d'excellentes excursions culturelles, bien planifées avec les gens du pays.
1ere excursion (histoire et culture – 8h) - Du port de LOMÉ, visite d’Aného via Agbodrafo (45 km sur la côte est). Visites, mentionne-t-on, d’un petit village vaudou, cérémonie des Pierres Sacrées du peuple Guen à Glidji, danses rituelles des Zangbeto au village Hlande. Arrêt à Pedakondji (pittoresque village de pêcheurs).
2e excursion : Du port de LOMÉ, arrêt pour visiter le Marché des Fétiches de Lomé, puis route vers KPALIMÉ (140 km au NO du port – 4h de route AR). Route à travers la forêt tropicale vers le mont Kloto. Lunch dans la vallée de Kpalimé avec spectacle folklorique. Visite d’une école, d’un village Ewe. Au retour, cérémonie de bienvenue par la royauté.
3e excursion (8h): LOMÉ visite du petit Musée national, Marché de Fétichiers, Grand Marché, port de pêche, visite panoramique aussi le long de la frontière Togo-Ghana, dit-on. Dans l’après-midi, visite du village Sanguera (à 30 km au NO du port) : danses et cérémonie voudoue; visite d’un village artisanal.
J’aime avant tout connaître l’histoire et la culture d’un peuple, observer les scènes de la vie quotidienne, l’architecture traditionnelle - lequel de ces choix - pour une première visite au Togo - vous semble le plus propice? En fait, j’hésite surtout entre le 1er et le 2e choix…
Choix difficile - tout me tente – dommage qu’on y passe si peu de temps, 2 jours auraient été tellement mieux 😉, mais je le vois comme une sensibilisation à ce pays, et c'est une grande joie pour moi de pouvoir y aller… Ces croisières offrent un potentiel de retombées économiques sans doute appréciées pour ce petit pays, que l’on dit très beau et très sympa…
Vos arguments et conseils sont bienvenus!
Nous aurons aussi une escale au Bénin (à Cotonou) ainsi qu’au Ghana (à Tema pour Accra).
Au TOGO, je dois faire un choix entre les 3 excursions suivantes, organisées à l’avance par Princess Cruises, qui habituellement offre d'excellentes excursions culturelles, bien planifées avec les gens du pays.
1ere excursion (histoire et culture – 8h) - Du port de LOMÉ, visite d’Aného via Agbodrafo (45 km sur la côte est). Visites, mentionne-t-on, d’un petit village vaudou, cérémonie des Pierres Sacrées du peuple Guen à Glidji, danses rituelles des Zangbeto au village Hlande. Arrêt à Pedakondji (pittoresque village de pêcheurs).
2e excursion : Du port de LOMÉ, arrêt pour visiter le Marché des Fétiches de Lomé, puis route vers KPALIMÉ (140 km au NO du port – 4h de route AR). Route à travers la forêt tropicale vers le mont Kloto. Lunch dans la vallée de Kpalimé avec spectacle folklorique. Visite d’une école, d’un village Ewe. Au retour, cérémonie de bienvenue par la royauté.
3e excursion (8h): LOMÉ visite du petit Musée national, Marché de Fétichiers, Grand Marché, port de pêche, visite panoramique aussi le long de la frontière Togo-Ghana, dit-on. Dans l’après-midi, visite du village Sanguera (à 30 km au NO du port) : danses et cérémonie voudoue; visite d’un village artisanal.
J’aime avant tout connaître l’histoire et la culture d’un peuple, observer les scènes de la vie quotidienne, l’architecture traditionnelle - lequel de ces choix - pour une première visite au Togo - vous semble le plus propice? En fait, j’hésite surtout entre le 1er et le 2e choix…
Choix difficile - tout me tente – dommage qu’on y passe si peu de temps, 2 jours auraient été tellement mieux 😉, mais je le vois comme une sensibilisation à ce pays, et c'est une grande joie pour moi de pouvoir y aller… Ces croisières offrent un potentiel de retombées économiques sans doute appréciées pour ce petit pays, que l’on dit très beau et très sympa…
Vos arguments et conseils sont bienvenus!
Date des cérémonies de la fête Epe-Ekpe au Togo?
Bonjour,
Je vais au Togo dès le 2 septembre (2010) avec une amie, j'ai appris qu'il y avait une fête vodou très importante dans le sud nommé la fête Epe Ekpé (prise de la pierre sacrée). Seulement, je n'arrive pas à trouver la date des cérémonies pour 2010 (il semble que ce ne soit jamais la même date d'une année à l'autre). Quelqu'un serait-il au courant?
Par ailleurs, il y a un très beau parc pour les safaris à la frontière Bénin et Burkina Faso (penjari). Est-il possible de se procurer un visa seulement pour 48 heures à la frontière Togo-Bénin ou encore Togo - Burkina Faso ?
Merci!!! M-Eve
Je vais au Togo dès le 2 septembre (2010) avec une amie, j'ai appris qu'il y avait une fête vodou très importante dans le sud nommé la fête Epe Ekpé (prise de la pierre sacrée). Seulement, je n'arrive pas à trouver la date des cérémonies pour 2010 (il semble que ce ne soit jamais la même date d'une année à l'autre). Quelqu'un serait-il au courant?
Par ailleurs, il y a un très beau parc pour les safaris à la frontière Bénin et Burkina Faso (penjari). Est-il possible de se procurer un visa seulement pour 48 heures à la frontière Togo-Bénin ou encore Togo - Burkina Faso ?
Merci!!! M-Eve
Togo Solo ou les richesses du micro-crédit
Togo solo
mai 2010
Bernard est un jeune homme dont nous finançons la formation d’apprenti-mécanicien à Lomé. Je lui ai rendu une visite surprise. Le garage consiste en une cour de 1000m2, sans un seul bâtiment mais couverte de voitures à des stades divers de réparation ou d’abandon. Celles qu’on n’a pu réparer servent au stockage des pièces et de l’outillage et de dortoir aux apprentis. Bernard, depuis un an et demi et pour encore autant, travaille six jours sur sept du lever au coucher du soleil soit ici, près de l’équateur, douze heures toute l’année. Il n’est ni payé ni nourri mais il est logé dans une superbe épave de Toyota Camry qu’il a pour lui tout seul. Au milieu du garage se dresse un grand acacia sous lequel on rassemble quelques fauteuils en plastique mais surtout des sièges de voiture et je fais livrer un casier de boissons. Nous voilà à dix à parler du métier. J’ai dû insister pour que les apprentis –dont Bernard qui est quand même à l’origine de ma venue – nous rejoignent. Seuls les patrons ont normalement accès à cet endroit. Il faut dire que l’organisation est un peu particulière. Six patrons se partagent la location du terrain et forment ensemble le garage chacun dans sa spécialité (tôlerie, soudure, électricité, mécanique …). Et chacun a son apprenti.
* **
Mon hôtel à Lomé m’a commandé un taxi VIP pour gagner ma case en brousse à 80 km de la capitale. C’est en réalité une Opel Kadett hors d’âge rafistolée et brinqueballante. Le côté VIP tient en ce que j’en serai le seul occupant alors qu’elle charge habituellement six clients. Je propose au chauffeur de prendre d’autres passagers pour améliorer son ordinaire. Il ne se fait pas prier et on embarque illico une femme et son enfant puis une jeune fille qui devrait acheter deux billets sur un vol Air France et enfin un vendeur d’essence –sans ses bidons mais avec les vapeurs. Ils sont tous les quatre sur la banquette arrière et moi comme un pacha sur le siège passager à l’avant. Le chauffeur a le tact de s’arrêter là et je propose pour une meilleure répartition des charges de prendre l’enfant avec moi. On s’arrête d’abord sur un marché pour mes courses et la maman descend d’autorité et négocie pour moi : 8 tomates, 4 oignons, 3 œufs et 2 piments pour 0.60€. Mon dîner est assuré. Puis le chauffeur pris d’une envie soudaine stoppe devant un marchand de glaces, s’en offre une et se prépare à repartir. Je descends et en achète une pour l’enfant. Plus tard la dondon éprouve une grosse faim et nous voilà devant une marchande de brochettes d’escargots. Je la vois dans le rétro qui se régale mais les suspensions souffrent. Plus loin le taxi doit s’arrêter au syndicat pour régler sa dîme journalière. Entre deux arrêts, comme pour refaire le temps perdu on fonce à 110 km/h sur une route souvent réduite à sa partie centrale, les côtés étant retournés à l’état de piste défoncée. La nuit tombée, ma fine équipe, un peu effarée, me dépose devant ma case et le chauffeur, grand prince, me fait spontanément une remise de 10%.
* **
On sème les champs au début de la saison des pluies et cette année elle a un mois de retard. La récolte est d’ores et déjà compromise parce que les plantes n’auront pas le temps d’arriver à maturité avant la récolte qui doit intervenir avant … la prochaine saison des pluies. Et pour un peu que celle là soit en avance ce sera la catastrophe. Dans un village on me demande si la vie est dure aussi en France. Je dis qu’en France tout le monde a une maison étanche ; que tout le monde mange à sa faim ; que tous les enfants vont à l’école parce que c’est obligatoire mais surtout, gratuit ; que si quelqu’un est malade mais qu’il n’a pas d’argent on le soigne quand même. Pendant que l’interprète traduit en éwé (langue de l’ethnie du sud du Togo) j’observe des visages incrédules.
* **
Ma case est à l’écart du village. Dans le chemin, le soir, défilent, regagnant leur village de rares riches à moto, des CSP+ à vélo, des middle class à pied munis d’une lampe torche et enfin des prolos, à pied mais sans lampe et qu’on devine au claquement des tongs sur la piste.
* **
Toute la nuit dans un village pourtant assez éloigné le tam-tam et les chants et les cris ont retenti. Avec les 26°C et l’air saturé d’humidité mes nerfs ont été à rude épreuve.
C’était une cérémonie pour des funérailles.
* **
Le matin et le soir une quinzaine d’enfants forment une procession du point d’eau à leur village. Ils chantent pour s’encourager. Certains portent plus de la moitié de leur poids sur la tête, les filles dans des bassines, les garçons dans des bidons.
* **
La brousse est semée d’apatams (abri sans murs couvert de palmes) qui sont des lieux de culte.
Le dimanche, les prêcheurs font apatam comble chacun délivrant sa vérité, certains avec des mégaphones. Il y a bien ici autant d’obédiences qu’aux États-Unis.
Sans comprendre l’éwé, on devine aux intonations qu’il vaut mieux craindre Dieu ou à tout le moins ses ministres.
* **
Sur le tableau noir du cours de CE2, le titre de la leçon du jour de ECM (Éducation Civique et Morale) est : « je ne chie pas dans la nature » dans une langue certes plus proche de Rabelais que de Voltaire mais néanmoins langue officielle du Togo.
Moi qui adore ça, j’envisage sérieusement l’ouverture d’un cours de contre-culture.
* **
La vie est difficile ici pour un ego déjà un peu enflé. De toutes parts on vous signifie que vous êtes LA solution. Vous êtes forcément bon, vous détenez le savoir et surtout l’argent, donc le pouvoir.
Mais le problème du moment c’est la pluie qui ne vient pas. Tout le monde est au chômage technique (non indemnisé), la houe à portée de main.
Ce matin, dès 7 heures une villageoise est venue me déposer une offrande : un poulet. Un sacrifice donc.
Je décide de m’y mettre. Moins d’une heure plus tard de lourds nuages noirs s’amoncèlent à l’est. A 9 heures, c’est le déluge.
Il faut que je me trouve une robe blanche dans la journée et peut-être un frigo pour demain.
* **
La pluie prise en défaut pendant un mois fait du zèle : ça n’arrête pas.
Je n’ai pas encore trouvé le bouton off.
Notre caisse de micro-crédit est subitement noyée de demandes pour acheter semences et engrais. Des villageois ruisselants –de bonheur aussi- défilent dans le bureau de Rebecca, la gérante, qui sort des liasses de CFA miraculeuses ;
* **
Au maquis (café) du marché, affalé devant une bière tiède. Deux jeunes filles passent, la tête recouverte de bigoudis multicolores.
Je croyais que malgré Jimmy Hendrix et Angela Davis les africaines cherchaient plutôt à aplatir, raidir leurs cheveux.
Revendication ethnique ou dernière tendance fashion ?
Renseignement pris, les grosses frisotes formées par les bigoudis sont jugées plus jolies que les petites d’origine.
* **
Quelle ingratitude ! Personne ne semble faire le lien entre mon arrivée et celle de la pluie. Mais j’ai quand même mon deuxième poulet. Cette fois c’est la mère de Bernard, notre apprenti mécanicien, qui me rend visite aux aurores avec Solenn sa fille de trois ans. En remerciement du soutien apporté à Bernard, elle offre de me livrer ce soir un poulet qu’elle aura cuisiné. Bernard me dit que refuser serait un affront. Je dis qu’à tout le moins je viendrai le chercher à moto pour lui éviter la marche, rendez-vous est pris pour 17h30.
A l’heure dite je viens prendre livraison et me retrouve assis sous l’apatam devant une table basse dressée avec un seul couvert, le poulet et quatre plats d’accompagnement. Je dois manger seul et parler avec eux via Bernard. A ma demande insistante il acceptera, après consultation de sa mère, de partager mon festin ; les autres refuseront.
J’assiste au bain de Solenn dans une bassine : double savonnage, double rinçage puis saupoudrage de talc.
A 18h30, la nuit tombant, confondu en remerciements, je prends congé. Il me faut ramener à la maison la lourde moto chinoise par une piste désormais transformée en bourbier.
* **
Pas mal de gens dans la brousse ont un téléphone mobile. Le seul point d’électricité à 15 km à la ronde est … l’antenne relais de l’opérateur téléphonique. Pour recharger les batteries tout le monde vient donc ici deux fois par semaine. La charge coûte 0.20€ soit deux euros par mois quand le salaire minimum mensuel est de vingt euros. Ajoutez à cela l’achat des cartes prépayées (un sms est au même prix qu’en France et cinq minutes de communication coûtent deux euros) et vous avez un business plan d’une grande pertinence.
Les pauvres sont bons.
* **
Visite des champs collectifs du groupement de producteurs d’Amoussou kopé. Dix-sept personnes cultivent ces surfaces ensemble chaque mardi. Le produit de la vente n’est pas réparti entre les membres mais est constitué en épargne collective auprès de notre caisse de crédit Assilassimé (‘main dans la main’ en éwé).
Ils ont débuté il y a trois ans grâce à un crédit et sont maintenant à la tête d’une épargne qui va servir à leur diversification : certaines femmes vont monter de petits commerces et les profits viendront abonder l’épargne commune.
C’est beau comme du communisme qui n’aurait pas été dévoyé.
* **
A pied, sac au dos je remonte Lomé du sud vers le nord. Comme dans toutes les capitales c’est une orgie de tôle, une débauche de véhicules de toutes sortes. Je ne suis pas climato-sceptique, encore que j’aime bien C. Allègre qui a du courage. Mais mon intuition que la question de la pollution se jouera plus dans les pays pauvres et émergents qu’en Californie ou à Bruxelles ne peut qu’en être renforcée. Peu de moteur ici ont moins de vingt ans ; et les carburants sont ce qu’ils sont. Avant qu’ils aient des moteurs zéro émission de CO2 ou des véhicules électriques, les poulets togolais auront des dents. Et le trou là-haut sera béant. Et peut-être que les mangues bretonnes seront aussi savoureuses que celles d’ici.
* **
Des diverses postures du sommeil pendant le travail dans les rues de Lomé. Une marchande de légumes sur une natte au sol, parmi les petites pyramides de tomates et d’oignons qu’elle semble ainsi couver. Un chauffeur de zem allongé sur sa moto, la tête sur le réservoir, les pieds dans le porte-bagages. Un cordonnier assis sur son banc, la tête dans une montagne de chaussures dressée contre le mur. Un menuisier sur son établi, la tête dans les ciseaux. Une poissonnière, dont les formes généreuses assurent la stabilisation, allongée sur un banc de vingt centimètres de large. Un enfant sur la table du maquis ; Si vous avez besoin de leurs services il faut leur parler doucement : ils reviennent comme d’un autre monde, organisent leurs neurones à la vitesse d’un vieil ordinateur et font le boulot. Mais quelle mouche les a piqués ?
* **
Florilège d’enseignes commerciales. Studio-photo « Dieu seul ». Et il apparaît en image subliminale sur les clichés ? Agence immobilière « Jésus est venu ». Et il a acheté ? Salon de coiffure « Le bonheur vite et bien ». Quand on sait qu’ici certains salons touchent à tout ! Commerce général « Grâce divine infinie ». Et crédit illimité ?
* **
Vincent est un colosse togolais borgne et charismatique. Il a été formé aux problématiques du développement par l’Unicef et supervise les activités de notre caisse de crédit. Je le retrouve à Lomé. Le matin, à l’eau, nous faisons le point sur la caisse et son avenir (atouts/faiblesses, menaces/opportunités). L’après-midi, au sodabi (alcool de palme artisanal) nous refaisons le monde (sans grille d’analyse). A dix-sept heures je capitule.
* **
Aujourd’hui se tient l’assemblée générale annuelle de la caisse de crédit. Vincent et moi prenons un taxi collectif pour regagner les villages. C’est un minibus Nissan, dit neuf places. Il ne part que lorsqu’il est rempli ; au bout d’une demi-heure, à 6h30, nous voilà au complet : nous sommes 18 dont le chauffeur et deux enfants. Une ½ heure plus tard la moitié du cheptel est endormie. Encore deux heures et des zems nous déposent devant l’école où se tient l’AG. Le vendredi matin il n’y a pas classe mais les enseignants et les élèves travaillent dans les champs de l’école. Les produits servent à améliorer l’ordinaire de l’école et celui … des enseignants. 87 membres –sur 150- sont présents. La réunion se tient en éwé et un interprète me souffle l’essentiel. La grande décision du jour est de fixer un ultimatum à ceux qui ne remboursent pas leurs échéances. Dans un mois ils seront convoqués à la gendarmerie. Il paraît que c’est assez efficace pour retrouver des liasses égarées sous les matelas. Mais ils ne dorment pas sur des matelas. Wait and see. Comme le yovo (le blanc, moi donc) est là c’est un peu le show. Certains sont de vrais débatteurs et le vice-président montre un sens consommé de l’art théâtral. Je m’en tire assez bien en concédant un crédit-relais de deux millions (3000€ ça va mieux) pour emblaver les champs qui, avec la pluie, crient famine. Ce crédit de campagne me sera remboursé en septembre 2010. Et un jour peut-être, constatant leur incapacité à rembourser, dans un élan de générosité mâtiné de solidarité nord-sud, j’effacerai la dette. Faute d’argent j’aurai ainsi augmenté mon crédit moral. A bon compte. L’assemblée se termine comme elle a commencé, par une prière.
* **
Edmond est un enseignant du village qui, au fil des rencontres depuis trois ans, a fait de moi « son ami ». Des six enseignants, trois sont payés par l’état (100€ par mois) et trois par les parents du village (20€ par mois). Edmond est de ces derniers. Il est d’une bonhommie et d’une jovialité qu’on devine un peu sur-jouées mais on se laisse faire. L’hiver dernier, alors que nous étions aux États-Unis, sur un ton alarmant il a demandé par sms de l’argent pour payer la scolarité de ses quatre enfants. La somme demandée était élevée pour ici : 65000 FCFA soit cinq mois de son salaire mais avait pour nous une résonance acceptable (100€). Nous avions envoyé l’argent par Western Union. Jusqu’en mars, pas un mot d’explication et tout à coup l’annonce par sms de la naissance d’un cinquième enfant et l’occasion de lancer un nouveau SOS. Nous restons cois, il n’insiste pas. Alerté de mon arrivée, il se présente un soir vers 20h, volubile, fraternel, reconnaissant. Je le reçois sèchement dans le chemin : je viendrai chez lui demain à 10h. Il me reçoit sur ses gardes, nous installe devant une table basse. Sa seconde femme, la nouvelle mère, nous sert à manger. Ça devient pénible cette coutume de servir un repas complet à toute heure. Le menu du jour : salade crue de tomates, oignons et piments puis avec du riz, ces odorants petits poissons qu’on vend sur les étals des marchés, exposés en plein soleil aux escadrilles de mouches folles. L’homme et moi sommes assis et mangeons. La femme ne mange pas, elle reste debout et nous sert. Lorsqu’elle se penche pour le faire, une cascade de sueur quitte son front pour les assiettes. On termine par un verre de sodabi qui devrait maîtriser ma nouvelle flore intestinale. Incorruptible, pour terminer j’attire l’homme à l’écart pour ne pas l’humilier devant son épouse et lui dit tout le mal que je pense de son comportement ; Il m’explique qu’il a été renvoyé de l’école suite à une altercation avec l’inspecteur. Mais que font les syndicats ? Il n’a pas retrouvé de travail mais en espère un à la rentrée en changeant d’académie.
* **
Des gamins de 7 ans se rendent à l’école sans cartable. Certains portent une machette qui leur arrive à la taille, d’autres une houe sur l’épaule. Après la classe les uns couperont du bois pour cuire le diner, les autres iront sarcler les champs de la famille. Il fait nuit à 6 heures toute l’année et il n’y a pas d’électricité dans les villages, donc pas de leçons à apprendre à la maison. Dans la cour de l’école, près de la cloche qui est constituée d’une jante de voiture suspendue dans un arbre et d’une barre de fer, s’amoncèlent des dizaines d’outils. On ne peut s’empêcher de penser aux « raccourcisseurs » rwandais.
* **
Je pars quelques jours vers le nord avec ma chinoise. Toutes les motos du monde ont la même boîte de vitesses, 1ère en bas, 5ème en haut. Les chinoises, c’est l’inverse. Un avant-gout de la volonté de l’Empire du Milieu d’imposer ses propres règles ?
* **
Rebecca, notre gérante, fête son anniversaire. Nous sommes quatre avec Frère Emmanuel et sa nièce Marie-Reine. Frère Emmanuel est le curé de l’immense paroisse dont dépendent les villages où nous intervenons. A ce titre je l’ai déjà rencontré à deux reprises, nous avons parlé, il sait que je ne suis pas croyant. Ce soir il me dit que je mets en pratique la parole d’un certain Jésus. Passages des Évangiles à l’appui. Dieu a de la chance que des personnes qui ne croient pas en Lui, poursuivent Ses desseins. Il n’y aurait pas un peu de récupération, là ?
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Une des grandes affaires de la mondialisation est de donner naissance à des entreprises hyper-spécialisées qu’on qualifie de pure player. La concentration sur un seul métier est censée maximiser la performance. La tendance est à appliquer les mêmes recettes aux pays. Le modèle économique du taxi minibus qui me ramène à Lomé se situe à l’opposé. Les deux rangs arrière ont été déposés et le coffre déborde de sacs d’arachides avec un porte-à-faux d’un mètre. Sur les deux rangs du milieu, nous sommes six, puis huit dont deux jeunes filles avec nourrissons. A l’avant près du chauffeur, un gendarme en uniforme assure le transfert d’un prisonnier menotté. Fret, passagers, transfert pénitentiaire, vive la diversification !
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Sur la lagune, les pêcheurs juchés sur de minuscules esquifs tentent d’abord leur chance chacun de leur côté. Ils lancent au dessus de l’eau des filets circulaires dont le pourtour est muni de petits plombs qui, refermant le filet dans l’eau, piègent le poisson. Puis ils se regroupent en ligne, dos au soleil levant et lancent les filets de concert devant eux. Les poissons qui en réchappent s’enfuient vers l’ouest. La ligne avance et recommence, jusqu’au bout de la lagune. Enfin, ils se regroupent en meute, formant un cercle et lançant les filets vers l’intérieur. Malgré la sophistication (ancestrale, bien sûr) de la technique, la pêche est maigre. Quand ils sortent des chaussures ou autres déchets, ils le rejettent à l’eau. Pour les retrouver le lendemain. Certains pêchent à pied, restant près des rives, de l’eau jusqu’au torse. L’un d’eux est vêtu d’un sweat shirt, capuche relevée, d’un bleu délavé du meilleur effet. Il traîne un panier d’osier flottant. Des rapaces piscivores leur font une concurrence effrontée.
Bernard est un jeune homme dont nous finançons la formation d’apprenti-mécanicien à Lomé. Je lui ai rendu une visite surprise. Le garage consiste en une cour de 1000m2, sans un seul bâtiment mais couverte de voitures à des stades divers de réparation ou d’abandon. Celles qu’on n’a pu réparer servent au stockage des pièces et de l’outillage et de dortoir aux apprentis. Bernard, depuis un an et demi et pour encore autant, travaille six jours sur sept du lever au coucher du soleil soit ici, près de l’équateur, douze heures toute l’année. Il n’est ni payé ni nourri mais il est logé dans une superbe épave de Toyota Camry qu’il a pour lui tout seul. Au milieu du garage se dresse un grand acacia sous lequel on rassemble quelques fauteuils en plastique mais surtout des sièges de voiture et je fais livrer un casier de boissons. Nous voilà à dix à parler du métier. J’ai dû insister pour que les apprentis –dont Bernard qui est quand même à l’origine de ma venue – nous rejoignent. Seuls les patrons ont normalement accès à cet endroit. Il faut dire que l’organisation est un peu particulière. Six patrons se partagent la location du terrain et forment ensemble le garage chacun dans sa spécialité (tôlerie, soudure, électricité, mécanique …). Et chacun a son apprenti.
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Mon hôtel à Lomé m’a commandé un taxi VIP pour gagner ma case en brousse à 80 km de la capitale. C’est en réalité une Opel Kadett hors d’âge rafistolée et brinqueballante. Le côté VIP tient en ce que j’en serai le seul occupant alors qu’elle charge habituellement six clients. Je propose au chauffeur de prendre d’autres passagers pour améliorer son ordinaire. Il ne se fait pas prier et on embarque illico une femme et son enfant puis une jeune fille qui devrait acheter deux billets sur un vol Air France et enfin un vendeur d’essence –sans ses bidons mais avec les vapeurs. Ils sont tous les quatre sur la banquette arrière et moi comme un pacha sur le siège passager à l’avant. Le chauffeur a le tact de s’arrêter là et je propose pour une meilleure répartition des charges de prendre l’enfant avec moi. On s’arrête d’abord sur un marché pour mes courses et la maman descend d’autorité et négocie pour moi : 8 tomates, 4 oignons, 3 œufs et 2 piments pour 0.60€. Mon dîner est assuré. Puis le chauffeur pris d’une envie soudaine stoppe devant un marchand de glaces, s’en offre une et se prépare à repartir. Je descends et en achète une pour l’enfant. Plus tard la dondon éprouve une grosse faim et nous voilà devant une marchande de brochettes d’escargots. Je la vois dans le rétro qui se régale mais les suspensions souffrent. Plus loin le taxi doit s’arrêter au syndicat pour régler sa dîme journalière. Entre deux arrêts, comme pour refaire le temps perdu on fonce à 110 km/h sur une route souvent réduite à sa partie centrale, les côtés étant retournés à l’état de piste défoncée. La nuit tombée, ma fine équipe, un peu effarée, me dépose devant ma case et le chauffeur, grand prince, me fait spontanément une remise de 10%.
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On sème les champs au début de la saison des pluies et cette année elle a un mois de retard. La récolte est d’ores et déjà compromise parce que les plantes n’auront pas le temps d’arriver à maturité avant la récolte qui doit intervenir avant … la prochaine saison des pluies. Et pour un peu que celle là soit en avance ce sera la catastrophe. Dans un village on me demande si la vie est dure aussi en France. Je dis qu’en France tout le monde a une maison étanche ; que tout le monde mange à sa faim ; que tous les enfants vont à l’école parce que c’est obligatoire mais surtout, gratuit ; que si quelqu’un est malade mais qu’il n’a pas d’argent on le soigne quand même. Pendant que l’interprète traduit en éwé (langue de l’ethnie du sud du Togo) j’observe des visages incrédules.
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Ma case est à l’écart du village. Dans le chemin, le soir, défilent, regagnant leur village de rares riches à moto, des CSP+ à vélo, des middle class à pied munis d’une lampe torche et enfin des prolos, à pied mais sans lampe et qu’on devine au claquement des tongs sur la piste.
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Toute la nuit dans un village pourtant assez éloigné le tam-tam et les chants et les cris ont retenti. Avec les 26°C et l’air saturé d’humidité mes nerfs ont été à rude épreuve.
C’était une cérémonie pour des funérailles.
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Le matin et le soir une quinzaine d’enfants forment une procession du point d’eau à leur village. Ils chantent pour s’encourager. Certains portent plus de la moitié de leur poids sur la tête, les filles dans des bassines, les garçons dans des bidons.
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La brousse est semée d’apatams (abri sans murs couvert de palmes) qui sont des lieux de culte.
Le dimanche, les prêcheurs font apatam comble chacun délivrant sa vérité, certains avec des mégaphones. Il y a bien ici autant d’obédiences qu’aux États-Unis.
Sans comprendre l’éwé, on devine aux intonations qu’il vaut mieux craindre Dieu ou à tout le moins ses ministres.
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Sur le tableau noir du cours de CE2, le titre de la leçon du jour de ECM (Éducation Civique et Morale) est : « je ne chie pas dans la nature » dans une langue certes plus proche de Rabelais que de Voltaire mais néanmoins langue officielle du Togo.
Moi qui adore ça, j’envisage sérieusement l’ouverture d’un cours de contre-culture.
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La vie est difficile ici pour un ego déjà un peu enflé. De toutes parts on vous signifie que vous êtes LA solution. Vous êtes forcément bon, vous détenez le savoir et surtout l’argent, donc le pouvoir.
Mais le problème du moment c’est la pluie qui ne vient pas. Tout le monde est au chômage technique (non indemnisé), la houe à portée de main.
Ce matin, dès 7 heures une villageoise est venue me déposer une offrande : un poulet. Un sacrifice donc.
Je décide de m’y mettre. Moins d’une heure plus tard de lourds nuages noirs s’amoncèlent à l’est. A 9 heures, c’est le déluge.
Il faut que je me trouve une robe blanche dans la journée et peut-être un frigo pour demain.
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La pluie prise en défaut pendant un mois fait du zèle : ça n’arrête pas.
Je n’ai pas encore trouvé le bouton off.
Notre caisse de micro-crédit est subitement noyée de demandes pour acheter semences et engrais. Des villageois ruisselants –de bonheur aussi- défilent dans le bureau de Rebecca, la gérante, qui sort des liasses de CFA miraculeuses ;
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Au maquis (café) du marché, affalé devant une bière tiède. Deux jeunes filles passent, la tête recouverte de bigoudis multicolores.
Je croyais que malgré Jimmy Hendrix et Angela Davis les africaines cherchaient plutôt à aplatir, raidir leurs cheveux.
Revendication ethnique ou dernière tendance fashion ?
Renseignement pris, les grosses frisotes formées par les bigoudis sont jugées plus jolies que les petites d’origine.
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Quelle ingratitude ! Personne ne semble faire le lien entre mon arrivée et celle de la pluie. Mais j’ai quand même mon deuxième poulet. Cette fois c’est la mère de Bernard, notre apprenti mécanicien, qui me rend visite aux aurores avec Solenn sa fille de trois ans. En remerciement du soutien apporté à Bernard, elle offre de me livrer ce soir un poulet qu’elle aura cuisiné. Bernard me dit que refuser serait un affront. Je dis qu’à tout le moins je viendrai le chercher à moto pour lui éviter la marche, rendez-vous est pris pour 17h30.
A l’heure dite je viens prendre livraison et me retrouve assis sous l’apatam devant une table basse dressée avec un seul couvert, le poulet et quatre plats d’accompagnement. Je dois manger seul et parler avec eux via Bernard. A ma demande insistante il acceptera, après consultation de sa mère, de partager mon festin ; les autres refuseront.
J’assiste au bain de Solenn dans une bassine : double savonnage, double rinçage puis saupoudrage de talc.
A 18h30, la nuit tombant, confondu en remerciements, je prends congé. Il me faut ramener à la maison la lourde moto chinoise par une piste désormais transformée en bourbier.
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Pas mal de gens dans la brousse ont un téléphone mobile. Le seul point d’électricité à 15 km à la ronde est … l’antenne relais de l’opérateur téléphonique. Pour recharger les batteries tout le monde vient donc ici deux fois par semaine. La charge coûte 0.20€ soit deux euros par mois quand le salaire minimum mensuel est de vingt euros. Ajoutez à cela l’achat des cartes prépayées (un sms est au même prix qu’en France et cinq minutes de communication coûtent deux euros) et vous avez un business plan d’une grande pertinence.
Les pauvres sont bons.
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Visite des champs collectifs du groupement de producteurs d’Amoussou kopé. Dix-sept personnes cultivent ces surfaces ensemble chaque mardi. Le produit de la vente n’est pas réparti entre les membres mais est constitué en épargne collective auprès de notre caisse de crédit Assilassimé (‘main dans la main’ en éwé).
Ils ont débuté il y a trois ans grâce à un crédit et sont maintenant à la tête d’une épargne qui va servir à leur diversification : certaines femmes vont monter de petits commerces et les profits viendront abonder l’épargne commune.
C’est beau comme du communisme qui n’aurait pas été dévoyé.
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A pied, sac au dos je remonte Lomé du sud vers le nord. Comme dans toutes les capitales c’est une orgie de tôle, une débauche de véhicules de toutes sortes. Je ne suis pas climato-sceptique, encore que j’aime bien C. Allègre qui a du courage. Mais mon intuition que la question de la pollution se jouera plus dans les pays pauvres et émergents qu’en Californie ou à Bruxelles ne peut qu’en être renforcée. Peu de moteur ici ont moins de vingt ans ; et les carburants sont ce qu’ils sont. Avant qu’ils aient des moteurs zéro émission de CO2 ou des véhicules électriques, les poulets togolais auront des dents. Et le trou là-haut sera béant. Et peut-être que les mangues bretonnes seront aussi savoureuses que celles d’ici.
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Des diverses postures du sommeil pendant le travail dans les rues de Lomé. Une marchande de légumes sur une natte au sol, parmi les petites pyramides de tomates et d’oignons qu’elle semble ainsi couver. Un chauffeur de zem allongé sur sa moto, la tête sur le réservoir, les pieds dans le porte-bagages. Un cordonnier assis sur son banc, la tête dans une montagne de chaussures dressée contre le mur. Un menuisier sur son établi, la tête dans les ciseaux. Une poissonnière, dont les formes généreuses assurent la stabilisation, allongée sur un banc de vingt centimètres de large. Un enfant sur la table du maquis ; Si vous avez besoin de leurs services il faut leur parler doucement : ils reviennent comme d’un autre monde, organisent leurs neurones à la vitesse d’un vieil ordinateur et font le boulot. Mais quelle mouche les a piqués ?
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Florilège d’enseignes commerciales. Studio-photo « Dieu seul ». Et il apparaît en image subliminale sur les clichés ? Agence immobilière « Jésus est venu ». Et il a acheté ? Salon de coiffure « Le bonheur vite et bien ». Quand on sait qu’ici certains salons touchent à tout ! Commerce général « Grâce divine infinie ». Et crédit illimité ?
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Vincent est un colosse togolais borgne et charismatique. Il a été formé aux problématiques du développement par l’Unicef et supervise les activités de notre caisse de crédit. Je le retrouve à Lomé. Le matin, à l’eau, nous faisons le point sur la caisse et son avenir (atouts/faiblesses, menaces/opportunités). L’après-midi, au sodabi (alcool de palme artisanal) nous refaisons le monde (sans grille d’analyse). A dix-sept heures je capitule.
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Aujourd’hui se tient l’assemblée générale annuelle de la caisse de crédit. Vincent et moi prenons un taxi collectif pour regagner les villages. C’est un minibus Nissan, dit neuf places. Il ne part que lorsqu’il est rempli ; au bout d’une demi-heure, à 6h30, nous voilà au complet : nous sommes 18 dont le chauffeur et deux enfants. Une ½ heure plus tard la moitié du cheptel est endormie. Encore deux heures et des zems nous déposent devant l’école où se tient l’AG. Le vendredi matin il n’y a pas classe mais les enseignants et les élèves travaillent dans les champs de l’école. Les produits servent à améliorer l’ordinaire de l’école et celui … des enseignants. 87 membres –sur 150- sont présents. La réunion se tient en éwé et un interprète me souffle l’essentiel. La grande décision du jour est de fixer un ultimatum à ceux qui ne remboursent pas leurs échéances. Dans un mois ils seront convoqués à la gendarmerie. Il paraît que c’est assez efficace pour retrouver des liasses égarées sous les matelas. Mais ils ne dorment pas sur des matelas. Wait and see. Comme le yovo (le blanc, moi donc) est là c’est un peu le show. Certains sont de vrais débatteurs et le vice-président montre un sens consommé de l’art théâtral. Je m’en tire assez bien en concédant un crédit-relais de deux millions (3000€ ça va mieux) pour emblaver les champs qui, avec la pluie, crient famine. Ce crédit de campagne me sera remboursé en septembre 2010. Et un jour peut-être, constatant leur incapacité à rembourser, dans un élan de générosité mâtiné de solidarité nord-sud, j’effacerai la dette. Faute d’argent j’aurai ainsi augmenté mon crédit moral. A bon compte. L’assemblée se termine comme elle a commencé, par une prière.
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Edmond est un enseignant du village qui, au fil des rencontres depuis trois ans, a fait de moi « son ami ». Des six enseignants, trois sont payés par l’état (100€ par mois) et trois par les parents du village (20€ par mois). Edmond est de ces derniers. Il est d’une bonhommie et d’une jovialité qu’on devine un peu sur-jouées mais on se laisse faire. L’hiver dernier, alors que nous étions aux États-Unis, sur un ton alarmant il a demandé par sms de l’argent pour payer la scolarité de ses quatre enfants. La somme demandée était élevée pour ici : 65000 FCFA soit cinq mois de son salaire mais avait pour nous une résonance acceptable (100€). Nous avions envoyé l’argent par Western Union. Jusqu’en mars, pas un mot d’explication et tout à coup l’annonce par sms de la naissance d’un cinquième enfant et l’occasion de lancer un nouveau SOS. Nous restons cois, il n’insiste pas. Alerté de mon arrivée, il se présente un soir vers 20h, volubile, fraternel, reconnaissant. Je le reçois sèchement dans le chemin : je viendrai chez lui demain à 10h. Il me reçoit sur ses gardes, nous installe devant une table basse. Sa seconde femme, la nouvelle mère, nous sert à manger. Ça devient pénible cette coutume de servir un repas complet à toute heure. Le menu du jour : salade crue de tomates, oignons et piments puis avec du riz, ces odorants petits poissons qu’on vend sur les étals des marchés, exposés en plein soleil aux escadrilles de mouches folles. L’homme et moi sommes assis et mangeons. La femme ne mange pas, elle reste debout et nous sert. Lorsqu’elle se penche pour le faire, une cascade de sueur quitte son front pour les assiettes. On termine par un verre de sodabi qui devrait maîtriser ma nouvelle flore intestinale. Incorruptible, pour terminer j’attire l’homme à l’écart pour ne pas l’humilier devant son épouse et lui dit tout le mal que je pense de son comportement ; Il m’explique qu’il a été renvoyé de l’école suite à une altercation avec l’inspecteur. Mais que font les syndicats ? Il n’a pas retrouvé de travail mais en espère un à la rentrée en changeant d’académie.
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Des gamins de 7 ans se rendent à l’école sans cartable. Certains portent une machette qui leur arrive à la taille, d’autres une houe sur l’épaule. Après la classe les uns couperont du bois pour cuire le diner, les autres iront sarcler les champs de la famille. Il fait nuit à 6 heures toute l’année et il n’y a pas d’électricité dans les villages, donc pas de leçons à apprendre à la maison. Dans la cour de l’école, près de la cloche qui est constituée d’une jante de voiture suspendue dans un arbre et d’une barre de fer, s’amoncèlent des dizaines d’outils. On ne peut s’empêcher de penser aux « raccourcisseurs » rwandais.
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Je pars quelques jours vers le nord avec ma chinoise. Toutes les motos du monde ont la même boîte de vitesses, 1ère en bas, 5ème en haut. Les chinoises, c’est l’inverse. Un avant-gout de la volonté de l’Empire du Milieu d’imposer ses propres règles ?
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Rebecca, notre gérante, fête son anniversaire. Nous sommes quatre avec Frère Emmanuel et sa nièce Marie-Reine. Frère Emmanuel est le curé de l’immense paroisse dont dépendent les villages où nous intervenons. A ce titre je l’ai déjà rencontré à deux reprises, nous avons parlé, il sait que je ne suis pas croyant. Ce soir il me dit que je mets en pratique la parole d’un certain Jésus. Passages des Évangiles à l’appui. Dieu a de la chance que des personnes qui ne croient pas en Lui, poursuivent Ses desseins. Il n’y aurait pas un peu de récupération, là ?
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Une des grandes affaires de la mondialisation est de donner naissance à des entreprises hyper-spécialisées qu’on qualifie de pure player. La concentration sur un seul métier est censée maximiser la performance. La tendance est à appliquer les mêmes recettes aux pays. Le modèle économique du taxi minibus qui me ramène à Lomé se situe à l’opposé. Les deux rangs arrière ont été déposés et le coffre déborde de sacs d’arachides avec un porte-à-faux d’un mètre. Sur les deux rangs du milieu, nous sommes six, puis huit dont deux jeunes filles avec nourrissons. A l’avant près du chauffeur, un gendarme en uniforme assure le transfert d’un prisonnier menotté. Fret, passagers, transfert pénitentiaire, vive la diversification !
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Sur la lagune, les pêcheurs juchés sur de minuscules esquifs tentent d’abord leur chance chacun de leur côté. Ils lancent au dessus de l’eau des filets circulaires dont le pourtour est muni de petits plombs qui, refermant le filet dans l’eau, piègent le poisson. Puis ils se regroupent en ligne, dos au soleil levant et lancent les filets de concert devant eux. Les poissons qui en réchappent s’enfuient vers l’ouest. La ligne avance et recommence, jusqu’au bout de la lagune. Enfin, ils se regroupent en meute, formant un cercle et lançant les filets vers l’intérieur. Malgré la sophistication (ancestrale, bien sûr) de la technique, la pêche est maigre. Quand ils sortent des chaussures ou autres déchets, ils le rejettent à l’eau. Pour les retrouver le lendemain. Certains pêchent à pied, restant près des rives, de l’eau jusqu’au torse. L’un d’eux est vêtu d’un sweat shirt, capuche relevée, d’un bleu délavé du meilleur effet. Il traîne un panier d’osier flottant. Des rapaces piscivores leur font une concurrence effrontée.







