Sur les routes du Bénin, 3 semaines à parcourir le pays en amoureux

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JE
Bonjour à tous, En bonne partie grâce à l’aide reçue sur ce forum, nous avons passé un excellent séjour au Bénin cet été. Comme une sorte de remerciement à tous ceux qui nous ont aidés (en particulier Cambrousse et Thibaut77, MERCI Béatrice et Thibaut pour vos conseils), pour donner un peu envie à ceux qui se posent la question d’aller découvrir le Bénin, et pour le plaisir de partager ce magnifique voyage, voici un petit résumé de ces vacances.

Je vais essayer de faire au mieux, de vous partager nos bons et mauvais tuyaux, faire découvrir les sites qui nous ont le plus marqués… Merci de votre indulgence, et profitez de l’aventure [:)]

Pour replacer un peu le contexte, ma compagne est en stage depuis mai à Cotonou, et j’ai de mon côté habité un an au Sénégal, avant de travailler maintenant aux Emirats Arabes Unis. L’ambiance des rues d’Afrique, la vie des marchés, le marchandage, les repas sur le pouce dans les gargottes, les potentiels risques sanitaires, le climat… On connait déjà un peu, on sait dans quoi on met les pieds et on y retourne donc avec plaisir.

Le Bénin, pourtant, m’a marqué par sa simplicité, la chaleur de son accueil et la bienveillance des gens. Pas une seule fois, je n’ai eu la sensation que le blanc était vu comme une pompe à fric : le visiteur est plutôt considéré comme un ami de passage à qui faire découvrir les richesses locales, et avec qui partager un bon moment. Pratiquement pas de quémandage des enfants sauf en quelques lieux très touristiques du Sud*, pas de talibés comme au Sénégal, et si la vie est dure et qu’on voit bien que le pays n’est pas riche, loin de là, on y sent vraiment une joie de vivre et le plaisir de la rencontre.

Ornithologue et naturaliste, ma seule déception tiendra à constater un réel appauvrissement (pour ne pas dire une quasi disparition) de la biodiversité du pays (surtout dans la partie Sud). Oiseaux et mammifères ont pratiquement disparu au Sud d’Abomey, et pourtant le braconnage est toujours sévère… Quel dommage, même si j’ai aussi conscience de la nécessité pour certains de recourir à la chasse pour survivre…

Arrivés le 28 juillet, je suis resté au pays jusqu’au 22 aout, soit environ 3 bonnes semaines, avec globalement une grosse étape différente pour chacune d’elles. Les prochains posts raconteront donc chacune de ces 3 semaines de voyages.

Bonne route avec nous !

Clémence et Jean



* Amis visiteurs, et "humanitaires/solidaires" en particulier, merci de garder pour vous vos crayons, bonbons et bouteilles vides, plutôt que de les distribuer aux enfants dans la rue, d’y créer un climat de mendicité et de dépendance comme c’est aujourd’hui fortement le cas au Sénégal par exemple, et de « gâter le pays » comme le disent les béninois eux-mêmes.
JE
Semaine 1 : Le Nord : le Pendjari et le pays des Tatas Sombas.

Après une journée d’acclimatation à Cotonou, des retrouvailles heureuses et la rencontre de quelques amis, nous nous embarquons dès le dimanche à bord d’un bus ATT pour rejoindre Natitingou. Si le bus lui-même est confortable, les conditions météo désastreuses et la route particulièrement mauvaise entre Savalou et Djougou rendent le voyage moyennement appréciable. 14h de bus… Le Nord, ça se mérite ! A notre arrivée, M’Boma, qui sera notre chauffeur et guide (et par la suite ami), vient nous chercher et nous emmène à l’auberge du Palais Somba pour un briefing rapide. Sa gentillesse et ses compétences nous séduisent et, le lendemain, c’est le départ pour le parc.

Jour de marché à Tanongou, dans les 30 derniers kilomètres, nous dépassons plusieurs dizaines de femmes qui partent à ce grand rendez-vous hebdomadaire à pied. Leur courage est impressionnant, sous ce soleil, en tong, à cette distance, et chargées comme elles sont… Enfin, plus de 2h après avoir quitté Nati (on a pris notre temps), nous arrivons à l’entrée du Parc. La saison des pluies, déjà bien avancée, entraine une végétation dense et haute, d’où surgissent épisodiquement des paires de cornes dont le propriétaire reste mystérieusement invisible.



Heureusement, cobes et autres antilopes se pressent plutôt sur les pistes et zones dégagées, pas plus attirés que ça par la végétation humide. Au coucher du soleil, la liste des espèces vue est déjà bien remplie, mais nous manquent encore la totalité des "grosses" cibles des touristes français croisés à l’hôtel nous affirment pourtant avoir croisé peu avant 2 lionnes avec leurs petits, et 1 guépard à la mare Mali ! Fichtre !



Le lendemain, debout aux premières lueurs, nous repartons avec M’boma qui connait le parc comme sa poche. Enfin, après plusieurs dizaines de kilomètres, nous finissons par trouver ceux que nous attendions le plus : les éléphants ! Ça, c’est un vrai rêve de gosse qui se réalise pour tous les 2 ! Et le tout jeune éléphanteau qui se presse sous sa mère est un cadeau bienvenu ! La suite de la route nous offrira encore quelques belles surprises : un hippo qui pointe les oreilles hors de la mare, un bubale assoupi au bord de la route, un buffle qu’on réveille en sursaut…

Si nous n’aurons pas la chance de croiser de dents pointues sauf un chacal furtivement entraperçu, nous avons malgré tout une belle liste d’espèces à notre actif ! Cobe de buffon, defassa et des roseaux, guib et céphalophe, bubale, hippo, phaco et buffle, éléphants (Waah !), babouins, singes roux et cercopithèques… Ainsi qu’une bonne cinquantaine d’espèces d’oiseaux, parmi lesquels quelques emblèmes, comme le calao géant, le jabiru et la cigogne épiscopale…

Bucorve d'Abyssinie, Francolin à double éperon, Jabiru d'Afrique

Nous profitons de l’après-midi pour nous détendre en piquant une tête dans les chutes de Tanongou (elles se méritent, mais valent le coup !), avant de rentrer à l’auberge de Nati.

Le lendemain, après une brève visite de la ville et un saut au musée pour survoler l’histoire locale, nous partons (en moto cette fois) vers Koussoukoingou. Au milieu des tatas sombas, c’est Mathias qui nous accueille et nous fait découvrir son pays, les spécificités de cette magnifique région et, ce qui en fait sa renommée, son habitat traditionnel. Hébergé dans la maison de De Gaulle, la préparation du repas le soir en famille est pour nous l’occasion de partager avec eux pour un moment la vie de brousse, discutant des plantations en cours et riant avec les enfants.

A l’aube, Mathias vient nous chercher et nous emmène pour une longue randonnée à travers brousse pour rejoindre Boukoumé, quelques 20 kilomètres plus loin. Une bonne et belle marche au milieu des bois, des falaises de l’Atacora, des champs, et des tatas qui parsèment le paysage.



Tata somba de De Gaulle et vue de l'Attacora depuis Koussou

Retour pour la nuit à Koussou, puis, le lendemain matin, à Nati. Pour notre dernière après-midi dans le Nord, nous partons profiter des chutes de Kota, bienvenues avant le long voyage en bus du lendemain.

Heureusement, nous interrompons celui-ci à Bohicon et passons la fin de journée à Abomey. Le championnat national de pétanque qui s’y tient nous offre un joyeux spectacle, et l’occasion de mesurer nos (piètres) talents à quelques autres amateurs. Un moment convivial qui conclut agréablement la journée [;)]



Nous passons le dimanche matin à explorer le patrimoine historique local. Si les palais des rois et les histoires du guide permettent de mieux comprendre l’histoire du pays, nous sommes en revanche bien déçu par les caches souterraines de Bohicon.

Finalement, nous rentrons à Cotonou le dimanche soir, laver quelques affaires et nous reposer avant d’attaquer la seconde partie de notre voyage : le Togo !

A très vite !

C&J



Nos bons plans dans le Nord : L’auberge du Palais Somba à Nati : calme, agréable et accueillante, prix très agréable et personnes de confiance. La visite du Parc avec M’Boma, sous tutelle de Voyage Bénin, et dont une partie de nos frais permet la scolarisation d’un enfant de Natitingou. Nuit chez l’habitant et découvert de l’Atacora et du pays Somba à Koussou, avec l’association EcoBénin, fonctionnement communautaire et justes prix.

Nos mauvaises surprises et déceptions : L’hôtel du Parc Pendjari : comme de nombreux autres avant nous, très déçus par l’accueil (désagréable) et par les tarifs (chers). Auberge ma case au Bénin, à Natitingou : elle nous était vivement recommandée, mais absolument injoignable Auberge Chez Monique, à Abomey : très bruyante et accueil quasi-inexistant. Village souterrain d’Agongointo-Zoungoudo, à Bohicon : grosse déception, pratiquement rien à voir
CA
Ha je vais suivre ton carnet avec plaisir. Ca ravive mes souvenirs. Je suis allee au Senegal en fevrier et la, malgre que le pays soit tres beau, quelle difference dans l accueil... La terangua oui, mais pour les porte-monnaie. Comme j ai regrette le Benin. Contente si j ai pu etre utile. Tes photos sont un regal.

Beatrice
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JE
2ème semaine : Le Togo

Nous quittons donc Cotonou le lundi matin en direction du Togo. Passage de la frontière rapide (les formalités sont simples et claires, tout se passe bien et vite – 10 000 cfa/pers), puis on fonce jusque Lomé. Le temps d’un pique-nique et nous enchainons directement sur un taxi-brousse en direction de Kpalimé, puis deux motos jusque Kouma Konga. Ouf ! Enfin arrivés, après avoir sauté de transport en transport. Hélas, à peine posé le pied dans le village, nous nous faisons littéralement assaillir par les guides du village qui nous sautent dessus et essaient de prendre la direction des opérations, presque agressifs. Pas trop à notre goût, nous qui préférons choisir tranquillement ce qu’on veut faire et prendre le temps de discuter.

Route de Mont Kloto

Finalement, nous partons à pied rejoindre le somment du mont Klouto, d’où nous profitons d’un beau coucher de soleil sur le lac Volta, visible à l’horizon. En redescendant, une escale pour le repas au campement de Klouto nous replonge dans une étrange ambiance coloniale type 1900.

Coucher de soleil sur le Ghana et le lac Volta

Au matin, réveillé à l’aube par les cris d’oiseaux, je pars découvrir la faune locale avant le lever des moins matinaux. Etrange comme un peu de relief et une plus forte pluviométrie peuvent transformer un pays ! Ici, la végétation est luxuriante, et les cortèges d’espèces qui l’accompagne sont fascinants ! De nombreuses espèces d’oiseaux et de papillons sont endémiques de la région, et elle disparaissent dès qu’on quitte la région. Une abondance d’insectes et en particulier de papillons, bien connus dans le milieu, qui attirent des spécialistes du monde entier.



Pourtant, c’est la flore que notre guide nous fait découvrir pendant la matinée. Medley d’espèces ramenées des 4 coins du monde par les anciens esclaves de retour au pays (graines de café du Brésil), les administrateurs coloniaux (arbre du voyageur de Madagascar et Nems d’Inde), les exploitants agricoles (Cacao et cactus d’Amérique Centrale)… Et bien sûr, espèces locales. Nombre d’entre elles ont livré leurs secrets à ceux qui savaient les écouter, et, aujourd’hui encore, la pharmacopée traditionnelle est bien vivante et l’usage des éléments n’a pas encore été remplacé par les techniques modernes, couteuses et polluantes : colle issue des branches, écorce contre les maux de tête et la jaunisse, café et cacao dans l’une des régions les plus productives d’Afrique de l’Ouest), graine imitant le rouge à lèvres ou fruit séché permettant de fabriquer des jouets pour les enfants… D’innombrables mystères et richesses locales à découvrir…

Tatouage à base de sève collante, de cendre, et qui sera par la suite coloré au rouge à lèvres naturel Ananas sauvage... miam [;)] mais le meilleur reste la chair de cacao (pas les fèves, amères tant qu'elles ne sont pas toréfiées, mais bien la chair blanche et sucrée qui entoure chacune d'elles)

C’est à pied également que nous couvrirons les 15km descendant de la montagne pour rejoindre Kpalimé, où nous passerons la nuit.

Le lendemain, nous rejoignons le plateau de Danyi, où nous posons nos sacs au Monastère des Bénédictines. Charmés par leur accueil simple, par la quiétude des lieux (par la qualité de la nourriture [;)], nous décidons de rester là pour 2 jours. Du monastère, nous menons plusieurs excursions sur les routes et pistes pour découvrir le secteur, profitant entre deux du calme (bienvenu, et pas si courant en Afrique) de l’endroit. Ce ralentissement de rythme à mi-parcours est aussi l’occasion de souffler un peu, avant de partir explorer la côte Béninoise.

Plateau de l'ex-Danyi

Après ces deux jours de calme, nous redescendons à Lomé où nous prenons un peu le temps de flâner (sympathique musée national). Pour passer la nuit, nous optons pour une escale chez Alice, loin à la sortie de la ville, et en repartons le lendemain pour Grand-Popo.

Une seconde étape un peu plus courte donc, 5 jours pleins où Togo, où nous avons parfois été un peu déçus de l’accueil par rapport au Bénin, mais dont nous avons bien su profiter quand même. Une étape malgré tout bien intéressante pour le calme de ses montagnes, des particularités écologiques attrayantes et une histoire particulière différente de celle de ses voisins.

Nous restent donc 9 jours pour parcourir la côte béninoise d’Ouest en Est, dernière grande étape de notre voyage.



Nos bons plans et coups de coeur : - le calme, la sérénité, l'accueil et la cuisine du Monastère des Bénédictines du plateau de Danyi - la route sous toute ses formes : à pied, en moto, en taxi-brousse... - les secrets botaniques du Mont Kouto

Nos déceptions et coup de gueule : - des guides un peu agressifs et uniquement intéressés par le business, on ne retrouve pas le plaisir de la rencontre qu'on a eu au Bénin - l'absence de moustiquaire dans toutes les auberges où nous avons dormi - le groupe "humanitaire" perdu en 1960, qui viennent, braves petits blancs sauver ces pauvres petits africains incapables et ignorants de tout. Il est l'heure de comprendre qu'aider, ce n'est pas faire et donner, c'est partager, échanger et accompagner. Hautains, désagréables et méprisants de tout (de l'accueil des villageois à la qualité des repas de chez les soeurs), vous m'avez fait honte et pitié. Commencez par changer vous-même avant de vouloir changer le monde, pour l'instant vous faites plus de dégâts que vous ne réparez d'inégalités ! (désolé pour tout ceux à qui ça ne s'adresse pas directement, mais ceux qui préparent une mission ou un voyage, autant en réfléchir avant que constater les dégâts après...)
CA
100% de votre avis sur l humanitaire. Et beaucoup d humanitaires. Pas tous, mais bin. Leur "naivete" ou manque de reflexion m a toujours etonnee. Certains ont besoin de bac a sable. L Afrique leur en tient lieu.

Quel dommage pour kouma kounta. Ca n etait pas comme cela Lorsque j y suis passee [:/] Mais la region vaut le detour. J y avais mange une mangue sauvage, un delice des dieux. On avait fait a pied le retour de kouma kounta a kpalime. Super.
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JE
3ème semaine : la côte béninoise

Arrivée à Grand-Popo, nous posons nos sacs au Lion’s Bar (vivement recommandé !). Ambiance rasta-roots géniale ! Qui n’a pas rêvé de refaire le monde sur une plage au coucher du soleil, en sirotant noix de coco fraîche ou rhum arrangé ? Les premières heures du dimanche nous trouvent encore sous les étoiles sur la plage, bercés par le bruit des vagues.



Il en faut peu pour être heureux [;)]

Ce sera pourtant un lever aux aurores le dimanche matin, pour rejoindre Avlo et le bout du monde : Là où le fleuve rejoint la mer, il ne reste rien que le sable et quelques déchets rejetés par les flots. De la bouche du Roy, nous rentrons à pied, 15km le long des plages, espérant apercevoir une tortue un peu précoce, ou un dauphin à l’horizon. Nous nous contenterons de noix de coco et de la remontée collective des filets de pêche.



Sur cette dernière, il convient de noter que les pêches semblent de plus en plus faibles, avec des quantités invraisemblablement petites. Pourtant, dans le même temps, les mailles minuscules des filets permettent la capture de poissons de quelques centimètres seulement, interdisant toute régénération des stocks… Assiste-t-on ainsi à la fin de l’activité de subsidence de centaines de personnes ? Combien de temps pourront-ilsencoretenir avec des stocks de plus en plus faibles qu’ils malmènent tant.

70 personnes, pour finalement remonter quelques dizaines de kilos, est-ce encore vraiment viable...

A ce titre, les gouvernements auraient un rôle important à jouer, en terme de sensibilisation, de réglementation et de contrôle, pour imposer des normes strictes et permettre, peut-être, une recomposition des bancs de poissons, et donc la survie de tous. L’écologie est peut-être une préoccupation de riche, mais aujourd’hui, la destruction de l’environnement menace chacun…

De Grand-Popo, nous remontons vers Possotomé, en taxi brousse puis en moto pour les 20 derniers kilomètres. Nous posons nos sacs au gîte d’EcoBénin, puis partons faire le tour du village. Nous passons la fin de journée sur les avancées dans le lac : un verre au coucher de soleil Chez Théo, ponton et terrasse sur pilotis, romantique à souhait, puis repas Chez Préfet, drôle de cabane sur pilotis un peu plus rustique, mais avec un cachet fascinant digne d’un décor de film… Au matin, c’est Denis, pêcheur au lac et guide assermenté par EcoBénin, qui nous emmène découvrir légendes du lac, culture locale et pêche traditionnelle. Une excursion en pirogue fascinante sur une eau calme, mais d’où nous ne remontons que des filets vides (on est en période de crue, et l’eau douce aurait tendance à chasser les poissons vers les eaux plus saumâtres de l’embouchure du lac).

Apprentissage du lancer de l'épervier avec Denis, lac Ahémé

De nouveau, nous reprenons la route dans l’après-midi, cette fois pour rejoindre Ouidah. Nous sommes agréablement surpris par le calme de la ville, qui contraste avec toutes les autres : dès qu’on quitte la grand-route pour flâner dans ses ruelles, Ouidah a un rythme paisible, avec ses ruelles ensablées et ses airs d’autrefois, rappelés par une architecture d’époques disparues. Si la visite du temple des pythons nous laissera un peu sceptique (vous êtes bienvenus, mais l’entrée coûte tant, plus tout ça pour les photos, et vous pouvez également payer pour faire un souhait au pied de l’arbre sacré, ainsi que pour avoir un python autour du coup… et n’oubliez pas le guide en sortant [;)] ), j’aurais quand même eu la stupéfaction de voir ma douce avec un énorme python autour du coup sans même un mouvement de recul (sans payer, et sans photos [;)] )… Si cette visite nous aura donc un peu déçu, la fin d’après-midi à rire avec des enfants sur la place du fort portugais, à flâner sur le parvis de la cathédrale et à grignoter dans les ruelles nous aura bien consolé. Au coucher du soleil, la terrasse de notre hôtel nous permis de profiter tranquillement de la fin de soirée en profitant des musiques qui montent de la rue (et qui ne s’arrêteront pas de toute la nuit [;)] ). Au matin, nous remontons à pied la route des esclaves jusqu’à la mer, et à la porte du non-retour. Nous poursuivons jusqu’à la porte du retour, petit musée posté un peu plus loin pour accueillir le retour de la diaspora. Certaines salles peuvent y apporter un peu de l’émotion et de la mémoire qu’il manque à la route elle-même…



Au retour, quelques coups de jumelles en traversant les marais permettent l’observation de quelques espèces sympas notamment parmi les petits hérons et martin-chasseur. Après la visite du fort portugais, nous reprenons encore une fois la route, pour rentrer enfin à Cotonou à la nuit tombée.



Apparemment, tout le monde a l'air d'accord sur le fait que le site est bon pour la pêche [;)]

Le mercredi, nous faisons de là l’aller-retour à Porto-Novo sur la journée. Nous savions pourquoi nous y allions, et nous n’avons pas été déçus : le centre Songhaï est un fantastique modèle d’agriculture intégrée et adaptée aux atouts du territoire. Véritable fourmilière à idée et à projet, le centre pourrait être l’une des clés de l’Afrique de demain… Y’a plus qu’à, bonne chance les amis !

Cotonou de nouveau, que je n’ai pas encore pris le temps de découvrir. Pendant que Clémence récupère un peu du rythme de ces derniers jours, je vais me perdre dans le marché, et surtout y rencontrer les fabricants de grigris. Les échanges sont cordiaux, eux heureux de découvrir les noms officiels des innombrables espèces sauvages qui tapissent leurs étals, moi curieux de comprendre l’ampleur du phénomène, son impact… Heureux du temps passé là, et malgré tout un peu perturbé par la quantité d’espèces et d’individus décimés par ces pratiques… (je tiens un court rapport en anglais à la disposition de ceux qui s’y intéressent un peu).

Croco, panthère, tortue de mer ou antilope, babouin ou chien domestique, tout y passe...

De même, un peu plus tard sur le port, nous découvrirons de nombreux requins destinés à la découpe… Dure réalité que le massacre de la biodiversité…

Heureusement, Cotonou recèle aussi bien des merveilles que nous prenons plaisir à découvrir, ses petits maquis, ses plages infinies, ses tailleurs, ses marchés… Escale à Ganvié le mercredi, où nous retrouvons une amie routarde de passage avec qui nous avions déjà passé du temps en brousse dans le Nord. Ensemble, nous nous laissons porter entre les maisons sur pilotis, guider par les rues et entre les pirogues du marché… Une sympathique visite dans la Venise du Bénin (le romantique et les touristes en moins [;)] ).

Jour de marché dans les "rues" de Ganvié...

Pour mon dernier week-end dans le pays, nous faisons le choix d’un retour à Possotomé, pour laquelle nous avions vraiment eu un coup de foudre. L’après-midi, c’est Benoit (un autre guide EcoBénin) qui nous emmène à la recherche des singes Mona dans l’une des forêts sacrées du lac. Magnifique rencontre de brousse avec ces petits singes, pas trop inquiets de notre présence.



Un dernier repas somptueux de gambas grillées sur les terrasses si agréables de Chez Théo pour notre dernière belle soirée. Le lendemain matin, nous empruntons un canoé pour un dernier tour sur le lac avant de rentrer…

Voilà, ainsi s’achève la 3ème et dernière partie de notre voyage, avec une dernière escapade sur le lac Ahémé…

Nos coups de cœur : Les auberges : le Lion’s Bar à Grand-Popo pour son ambiance, le gîte de Possotomé pour son calme et son accueil, l’auberge du Retour de la diaspora à Ouidah pour son calme, sa tranquillité et son très bon petit resto. La terrasse de Chez Théo (Possotomé), probablement LE truc le plus romantique du pays, bien agréable (sans tomber dans le gaga) Les explos avec EcoBénin au départ de Possotomé : Au fil de l’eau, forêt sacrée des singes Mona… Enfait, Possotomé, the place to visit ! Le centre Songhaï, à Porto-Novo, et son modèle agricole hallucinant Le marché Dantokpa, la rencontre avec ses vendeurs, l’ambiance générale du plus grand marché d’Afrique de l’Ouest…

Nos déceptions : La pêche incontrôlée : même les plus petits poissons y passent, pour ne rien dire des requins, dauphins et tortues de mer
JE
Voilà, fin du voyage, retour aux pays (France, puis Emirats)...

Un pays absolument fantastique, que je recommande vivement, surtout tant qu'il n'est que peu fréquenté... [;)]

D'un bout à l'autre, pratiquement pas le moindre souci : une demi-journée de maux de ventre chacun (rien du tout au regard de 3 semaines à manger dans les rues d'Afrique...), pas de problèmes techniques, accidents, retards (rien d'anormal pour l'Afrique au moins... [;)]), pas la moindre inquiétude niveau sécurité... Un palu au retour en France (et hop, une semaine d'hôpital...), c'est aussi le risque de partir sans médication (choix réfléchi et assumé...)

Question budget, hors Pendjari, on tourne à environ 700€ pour 3,5 semaines pour 2, hors billets d'avion. Ca couvre donc repas, hébergement (moins 4 ou 5 nuits, à domicile), transports, visites, guides... 100€/sem/pers quoi [:)] Sur les 2 semaines et demi au Sud, on a (presque) réussi à tourner avec 10 000 cfa chacun par jour, en prenant malgré tout le coup de se faire plaisir quand on en avait envie, ou sans jamais rien se refuser...

Merci à ceux qui nous auront suivis jusqu'au bout et qui liront ces dernières lignes [;)]

Au plaisir de vous raconter un prochain voyage, ou, qui sait, de vous croiser sur une piste de poussière rouge [;)]

Bon vent et à votre santé !

Clémence et Jean
CA
Un grand plaisir a lire ce carnet, qui ravive bien des souvenirs. Tu comprendras qu apres ca je suis partie l hiver d apres passer 6 mois dans ce pays... Et deux apres encore 6 mois en mode sac a dos dans toute la region elargie.

Et ma deception au Senegal... Rien a voir. Le jour et la nuit !

La peche.. Une cata... Les fonds sont ratisses par des flotilles venues de partout , europe chine japon je dois en oublier.

Quel dommage que ce pays soit gouvernes par des corrompus. Dommage que vous ayez rate Dany, elle a de tristes histoires sous le coude a ce sujet. Et dieu sait si elle aime le benin et sa population.

Merci encore de ce partage

Beatrice
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JE
Salut Béatrice, Encore un grand merci pour tes encouragements et conseils.

Le Sénégal a aussi bien des richesses a faire découvrir, mais... effectivement, la Téranga a un sens au Bénin, qui n'existe pas (plus ?) au Sénégal... Quitte à faire les 2, autant commencer par le Sénégal, sinon grosse déception pour la suite... [;)]
MO
Bravo pour vos commentaires, Connaissant bien le Bénin, je confirme vos impressions, Je passe plusieurs mois dans ce beau pays depuis des années, Bonne continuation
CH
Tout à fait d'accord avec vous sur l'humanitaire et les critiques que vous tenez. Pierre Rabhi dans son livre "recours à la Terre" écrit: "Ce n'est pas d'humanitaire , c'est d'humanisme dont les gens ont besoin.Car c'est avec lui que se construisent les libertés, les autonomies et les convivialités. Ces choses passent par le ré-enracinement des populations, afin qu'elles puissent de leur terre, de leur eau, de leurs végétaux, de leurs savoirs, de leurs mains, assurer pleinement leur vie et leur survie" L'heure est au développement comme le fait le centre Songhai cité dans l'article et comme le propose le CIDAP (Centre International de Développement Agro-Pastoral) situé à quelques kilomètres de Niamtougou au Nord Togo qui dispose de tout pour vous héberger et vous nourrir pour peu de frais. Vous y trouverez des formateurs passionnés qui sauront vous faire partager leur passion pour l'agro-écologie. Accueil chaleureux et excellents repas! Visite possible chez des entrepreneurs agricoles. Bon voyage cidapbaga@gmail.com (00228) 26 65 02 51/52
CA
merci, Jeanfif, pour ce récit. Je n'étais jamais au Bénin, mais j'ai visité d'autres pays en Afrique occidentale. Des souvenirs montent à la surface...............
RU
Merci pour vos infos. Grâce à vous j'ai amplement profité de mon séjour au Bénin. J'ai passé 13 jours au parc de la Pendjari pour une étude du potentiel en ornithologie à la demande d'ADDBIO. J'ai eu la chance de le faire avec un guide spécialiste dans le domaine, Benoît Yarigo que je conseille à tout visiteur du parc. A cela comme vous, je me suis octroyé une balade dans le pays Somba à moto. J'ai eu la malchance de découvrir une piste abîmée, ultra poussiéreuse, détruite par des travaux routiers absurdes. Une entreprise française a été contractée pour faire une voie express de Nati jusqu'au Togo. Puis j'ai suivi vos pas dans le sud en me baladant en taxi brousse, en taxi collectif et en zem bien sûr? Chez Léon a pour moi, également été un havre de paix. J'ai apprécié rencontrer Denis avec lequel j'ai fait bonne pêche, ainsi que Benoît et les singes Mona. Bref vos indications m'ont été de grande utilité pour organiser mon voyage en solo mais agrémentée de tant de rencontres. Seul l'hôtel "le retour de la diaspora" a été une petite déception. La propriétaire, charmante au demeurant, a fait un AVC et reste hémiplégique. Ne trouvant pas de personnes suffisamment compétentes l'hébergement reste très limite: pas de moustiquaire, électricité de temps en temps, l'eau à la demande... Mais au regard de tout le positif procuré par ce séjour, cela reste bien secondaire. Merci à vous deux, Jean Pierre
CL
Bonjour Clémence et Jean,

Un grand merci pour ce carnet de voyage qui nous sera très utile puisque nous partons 3 semaines au Bénin au mois d'août, quasiment aux mêmes dates que vous l'année dernière ! J'ai quelques questions quant à l'organisation : - vous avez souvent visité avec des guides Ecobenin : vous les avez contactés via le site internet d'Ecobenin ou dans des agences sur place ? - combien de temps à l'avance avez-vous réservé vos hébergements, si vous les avez réservés ? Est-il possible d'arriver sur place et de trouver un logement au dernier moment ? - de même pour les transports : on réserve tout sur place ?

Merci pour vos retours ! C'est notre premier voyage en Afrique, on a hâte 😊

Cléo
En voyage en couple pendant un an de janvier à décembre 2017. Notre blog : www.voyagesdepuislautreboutdusalon.fr Et sur Facebook : Voyages depuis l'autre bout du salon
JE
Salut Cléo, Pour les écoguides, en général on les rencontrait en arrivant dans les villages, c'était assez facile de les retrouver. De même pour les hébergements, en général on appelait la veille pour vérifier s'ils avaient une chambre (appelle peut-être un ou 2 jours avant pour les tata sombas et le Pendjari, c'est plus sûr, parce que si c'est pas possible, tu risques d'être coincée sans autre possibilité). Pour les villes, en général, si l'un est fermé, il est toujours possible de se rabattre sur une autre auberge. On voyageait avec le petit futé et le routard, pas mal de bonnes adresses à y retrouver en cas de "creux". Bon voyage :) N'hésitez pas à faire un petit retour sur le post quand vous rentrez, si de bonnes adresses ont fermé ou si vous en découvrez de nuvelles à ajouter :)
RU
Bonjour Clémence et Jean,

Un grand merci pour ce carnet de voyage qui nous sera très utile puisque nous partons 3 semaines au Bénin au mois d'août, quasiment aux mêmes dates que vous l'année dernière ! J'ai quelques questions quant à l'organisation : - vous avez souvent visité avec des guides Ecobenin : vous les avez contactés via le site internet d'Ecobenin ou dans des agences sur place ? - combien de temps à l'avance avez-vous réservé vos hébergements, si vous les avez réservés ? Est-il possible d'arriver sur place et de trouver un logement au dernier moment ? - de même pour les transports : on réserve tout sur place ?

Merci pour vos retours ! C'est notre premier voyage en Afrique, on a hâte 😊

Cléo

Bonjour Cléo,

J'ai séjourné au Bénin en décembre dernier; dans le nord et le sud.

Dans le sud il est très aisé de circuler sac au dos. Les zem nous amènent partout. Si, par exemple, vous voulez aller vers Ouidah il suffit de leur demander de vous déposer à la station de taxis collectifs appropriées et ainsi pour n'importe quel lieu. De mon point de vue le taxi collectif est le meilleur moyen pour aller d'un endroit à un autre, plus confortable que le taxi brousse et pas cher. Si vous atterrissez à Cotonou je vous propose un hôtel bien agréable et bien placé entre Fidjrossé( vers l'aéroport, la plage) et le port de pêche à voir: le Codiam en demandant une chambre à l'étage telle la AB 131 ventilée. De là il vous sera facile d'aller à Ganvié (négocier avec le piroguier car cela va du simple au double, au guichet il y a un prix officiel) où à Porto Novo pour la journée. Là ne manquez pas le centre SonghaÏ. Comme Clémence et Jean j'ai apprécié Possotomé. Pour y aller de Ouidah prendre un taxi collectif jusqu'à Comé (aller jusqu'au terminal car on peut vous déposer avant à un zem en attente qui vous demandera trois fois le prix. A Possotomé aller chez Léon (je suis toujours en contact avec lui). Il tient le gîte echobénin et là il vous proposera diverses choses à faire avec le pêcheur Denis (j'ai beaucoup apprécié et nous avons fait bonne pêche à l'épervier...) avec Benoît pour voir les singes Mona où emprunter un canoé pour une ballade sur le lac Ahémé. Le long de la côte il y a dune ballade sympa à faire sans guide... A Ouidah évitez l'auberge du retour de la diaspora. A 4km de ouidah sur le chemin des esclaves à visiter avec un guide attitré (office de tourisme en propose) sinon arnaque. L'hôtel se trouve à la porte de la diaspora, en suivant la piste de la côte des pêches sur la gauche quand on fait face à la mer. Il est en bord de plage je crois qu'il s'appelle "le jardin brésilien" assez cossu, climatisé mais il y a des chambres à 8000Cfa, c'est super! Grand Popo est également à visiter, villages de pêcheurs se succèdent le long de la côte. Dormir chez Gildas au Lion Bar 7000Cfa. Rastas sympas, accueillants, possibilité de copieux petit déj. La bouche du Roy est super (12 kms) le long de la côte; possibilité d'y aller en zem et de revenir à pied et rencontrer, échanger avec les pêcheurs...baignades possible, sans danger. Voilà quelques idées pour le sud. Dans le nord j'ai séjourné 15 jours dans le parc de la Pendjari avec un guide ornithologue...Si vous aller à Tanguieta je vous le conseille. Un homme très agréable et rigoureux. Il sappelle Benoît Yarigo. Son n° de téléphone 96140334, son adresse mail benoityarigo@gmail.com C'est un ami et vous pouvez vous adresser à lui de ma part, sans problème. Il connaît le parc dans ses moindre recoin, a été reçu au concours attitré du parc l'an passé et a fait une formation en ornithologie cette année en Côte d'Ivoire. Bref un gars compétent et agréable, attentif. Il pourra vous proposer une ballade sur les hauteurs de Tanguieta à pied et surtout visiter le pays Somba vers Koussoukoinga, et les villages parsemés de maisons Tatas dans l'Attacora. J'y ai été avec lui en moto malgré le désastre de la nouvelle route en travaux (plein de poussière). Là à Kossou il y a aussi des hébergements échobénin. En allant au parc, sur la route de Djougou vous passez près des chutes de Kota à ne pas manquer. Baignade possible. Natitingou a aussi son intérêt notamment le musée de poche. voilà quelques idées mais si vous rencontrez Benoît il se pliera en quatre pour vous satisfaire et tout cela pour un prix très correct.

Quand vous y allez c'est hors saison touristique car c'est en novembre décembre janvier, février mars le temps fort pour visiter ce pays. Moi je ne réservais jamais à l'avance sauf à mon retour au Codiam. Je n'ai jamais eu de soucis. C'est vraiment un pays sympa avec des gens très accueillants. Je vous souhaite un bon séjour. N'hésitez à me contacter si vous souhaitez d'autres infos.

Jean Pierre
CL
Merci Jean et merci Jean-Pierre pour toutes vos informations et vos conseils ! Je reviendrai sur ce poste à notre retour pour vous donner mes impressions 😉
En voyage en couple pendant un an de janvier à décembre 2017. Notre blog : www.voyagesdepuislautreboutdusalon.fr Et sur Facebook : Voyages depuis l'autre bout du salon
CA
des chambres à 8000 au jardin brésilien ?

je n'ai pas compris : le "taxi collectif" (au Bénin chauffeur + 6 passagers) serait "plus confortable que le taxibrousse ??? qu’appelez vous un taxi brousse, donc moins confort qu'un Ch+6

j'ai passé près d'un an au Bénin, là je vois pas [:)]
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RU
Eh oui Béatrice, au "jardin brésilien il y a plusieurs chambres à 8000cfa. Evidemment ce sont les moins chères de l'hôtel. J'y ai séjourné, m'y étant arrêté lors d'une ballade en solo, sac au dos. je suis formel sur le prix même si cela pourrait ne pas être inscrit sur les guides. Quant aux taxis collectifs du genre louages en Tunisie ou taxi co au Maroc...pour les avoir utilisés à plusieurs reprises dans le sud du Bénin nous n'avons jamais été à 6 en plus du chauffeur, une fois à 5 et plusieurs fois à 4+ch; avec peu d'attente de surcroît pour aller à Porto Novo, Ouidah, Comé ou Grand Popo. Quant aux taxis brousses il n'y a pas d'équivoque pour en avoir utilisé fréquemment lors de mes divers séjours en Afrique de l'ouest, au Bénin bien sûr mais plus particulièrement au Mali et au Cameroun... A chacun ses expériences et ses points de vue n'est ce pas!

Cordialement, Jean Pierre
RU
Bon séjour à vous et désolé pour les fautes de frappe, de français. Je ferai mieux de me relire avant d'expédier mon propos. Bien à vous,

JPi
CA
pas grave, question de nom je pense. c'est vrai qu'on est pas toujours 6, mais j'ai déjà été à 6, et très souvent. ils partent moins chargés quand ça tarde trop à se remplir. J'ai même vu une fois un chauffeur partir avec 2, et nous demander en arrivant à Ouidah de payer chacun le prix de 3 passagers [;)] ben non ... ça ne l'a pas fait, un accord est un accord. mais moi, c'est cela que j'appelle des taxis brousse, pareil au Togo Burkina Mali ... à part ces taxis collectifs, je ne vois que les taxis "normaux" qui ne prennent pas 6 passagers, mais travaillent un peu comme chez nous ...

ha chouette pour les 8000 du jardin brésilien, c'est bon à) savoir, je n'y ai pas pointé le bout du nez...à cause du prix

à Ouidah y'a "chez Vicky" qui est très bien, juste sur la place chacha, et je suis allée aux chambre de secours du restau "coté pêches". Chez Pascal au "jardin secret" (si ça existe encore)top, très confortable, mais pas pour y prendre ses repas, c'est trop long. sur le, lac Ahémé, en face de Possotomé, à Tokpa Domé, Eric du Zion au lac (rasta, pote à Gildas de Grand popo), un endroit rare.
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SI
Bonjour,

A votre retour de voyage au Bénin vous avez rédigé une critique négative à propos de CHEZ MONIQUE à Abomey. Peut-être que Monique n'est pas très chaleureuse à votre arrivée dans son hôtel bien agréable mais sachez que c'est une belle personne. En novembre 2016, j'oublie un collier en or auquel je tiens beaucoup dans notre chambre. Elle a gardé le collier pendant des mois pour le remettre à une personne qui pouvait me le rapporter à Paris. Je le porte aujourd'hui. A cette date nous étions les seuls clients de l'hôtel... silencieux. Pour le reste j'apprécie beaucoup ce que vous écrivez. Michèle
RU
Bonsoir Béatrice,

Oui c'est effectivement une question de mots. En ce qui me concerne je différencie les taxis brousse des taxis collectifs en ce sens où les collectifs prennent un maxi de six personnes. Ce sont des voitures classiques. Les taxis brousse que j'ai utilisé avec mon épouse durant un long voyage au Cameroun ou encore en solo entre Mopti ...et Gao (AR) ... étaient des fourgons qui prenaient une quinzaine de passagers. Pour ne pas se comporter comme des privilégiés nous devions refuser le siège à côté du chauffeur. Il y a de nombreuses photos de ces véhicules quand on clique "taxi brousse" sur internet. Ce sont souvent de vieux véhicules importés de France tels que les fourgons postaux ou autres fourgons Citroën ou Renault. Quand vous évoquez Gildas de Grand Popo cela réveille effectivement, chez moi de bons moments.

Bonne soirée,

JPi
CA
Ha ok. Merci pour ta precision. C est different selon les pays. J ai pris ce genre de minibus aussi. Bondes en general. Bons souvenirs du Mali aussi

[:)]
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TH
Bonjour Jean pierre Je lis avec intêret les posts sur le Bénin .Ma question concerne la location de voitures . Avez vous connaissance du tarif pratiqué pour la location d'un véhicule (avec chauffeur ) ..on m'a prévenu qu'il fallait un budget relativement important mais je n'ai pas la notion de prix ! Nous serions 4 personnes pour partir de Cotonou vers le parc de Pendjari ... Merci
"Bonheur! Je t'ai reconnu au bruit que tu as fait en partant..." D.Rollin
NO
Bonjour, La location au Bénin est assez coûteuse. De 50 à 100 000fcfa/j. Il y a une agence Sixt qui a ouvert l'été dernier à Cadjehoun (pas trop loin de l'aéroport). Peut-être donnent-ils les prix en ligne. Bon séjour.
RU
Bonjour Theser,

Je n'ai pas l'expérience de location de voiture au Bénin. Je me fierai donc à ce que vous dit Renaud dans son message. J'ai simplement comme vous, entendu dire que cela n'était pas donné. Pour ma part je voyage toujours en transport collectif. Bon séjour dans cet agréable pays, Jean Pierre
JU
Bonjour Jean, Mon mari et moi allons partir au Bénin en janvier prochain. Nous recherchons un hébergement à Cotonou autour de 15/20€ la nuit. Aurais tu une adresse à nous conseiller? Merci beaucoup pour ce très intéressant carnet de voyage[:)].
CA
- chant d'oiseau - centre paul VI
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RU
Aux propositions de Béatrice vous pouvez prendre également l'adresse du Codiam. Bon voyage, Jean Pierre
CA
ha oui, je l'avais zappé celui là [;)]
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